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Module

Outils de gestion

Initiation au fonctionnement
économique, comptable et
financier de l’entreprise

EMAC

Bibliographie
Initiation à la logique comptable – Michel Salva- Editions Dyna’Sup Vuibert
Comprendre l’analyse financière- Michel Salva – Editions Dyna’Sup Vuibert
2

Finance d’entreprise- Pierre Vernimmen – Editions Dalloz

Le fonctionnement économique et financier d’une entreprise

L’objet d’une entreprise est la réalisation de produits et/ou de services :


- vente de marchandises pour un commerçant ( activité de commerce ou distribution ou
de négoce): l’entreprise achète et revend en l’état les marchandises
- fabrication de biens ou produits finis à partir de matières premières ( activité
industrielle)
- production de services ( activité de prestations de services)

Pour mettre en oeuvre son activité, l’entreprise a besoin de moyens :


- techniques, permettant la production des biens et services ( local, machines,…)
- humains ( embauche de personnel en fonction des compétences voulues en interne ou
appel à des prestataires de service externes)
- commerciaux ( plan de communication, stratégie de distribution, marketing)
- financiers ( capital de départ apporté par les actionnaires, emprunts ou autres auprès
d’organismes financiers ) qui vont permettre de financer les moyens techniques,
humains et commerciaux.

La vie économique de l’entreprise génère donc des échanges avec différents acteurs
partenaires:
- en amont, des fournisseurs de marchandises et/ ou de matières premières, ou autres
consommables et de prestations de service
- en aval, des clients qui achètent les marchandises, les biens et les prestations de
service produits par l’entreprise
- l’état qui prélève des impots et taxes
- les associés
- les banquiers
- le personnel
- les organismes sociaux

L’ensemble de ces acteurs constituent l’environnement économique de l’entreprise.

1-A la création d’entreprise

Un ou plusieurs hommes décident de mettre en commun leur argent et leurs compétences pour
lancer une activité.

Le choix de l’activité et du fonctionnement de l’entreprise relève d’objectifs implicitement ou


explicitement formulés par les créateurs d’entreprise fonction de leur cadre de références :
- leur passé personnel et professionnel
- leurs motivations et valeurs
- leur connaissance du marché ( perspectives de croissance, concurrence, besoins
qualitatifs et quantitatifs des clients, règlementation,…)
- leurs moyens financiers,…

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Ils vont donc décider :


- de leur activité : commerciale, industrielle ou de services
- des moyens techniques, humains et commerciaux dont ils ont besoin
et trouver les financements nécessaires au lancement de l’activité.

Ils constituent leur patrimoine de départ matérialisé par un document nommé BILAN DE
DEPART, établi à la date de démarrage de l’activité.

BILAN DE DEPART AU 01/01/N

BESOINS A FINANCER RESSOURCES FINANCIERES

Investissements : Capital apporté par les actionnaires


Frais d’immatriculation de l’entreprise
Frais de recherche Emprunts
Dépot de nom/marque/brevet
Acquisition de fonds de commerce
Terrain
Constructions / Batiments
Aménagements de batiments
Matériel et outillage
Matériel de transport
Matériel informatique et de bureau
Mobilier de bureau
Cautions versées

Stock :
Marchandises
Matières premières

Trésorerie de départ pour faire face aux


premiers couts de lancement ( loyers,
assurances, frais de communication, couts
d’embauche….)

TOTAL BESOINS = TOTAL RESSOURCES

2- Réalisation de l’activité sur un exercice ( 12 mois)

2.1-Les moyens sont mis en place, le financement assuré, l’entreprise peut démarrer son
activité.
Elle lance une production permettant la réalisation des biens et prestations de service à
commercialiser.

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Pour produire son activité ( réalisation du processus économique), l’entreprise va :


- consommer des marchandises en vue de les vendre ( activité de négoce)
- consommer des matières premières et autres consommables (ex: emballages) pour
fabriquer des produits finis en vue de les commercialiser sur le marché (activité de
production industrielle)
- réaliser des prestations de service ( conseils, conception de logiciels,….) pour des
clients ( activité de production de services)
- consommer de l’énergie
- utiliser des prestataires externes, donc acheter des prestataires de service à des
fournisseurs : loyer, location, maintenance/entretien de matériels, appel à sous-
traitance, assurances, publicité, avocat / expert comptable, frais de déplacements, frais
de télécommunications services d’une banque,…
- payer des taxes pour participer au financement des infrastructures publiques ou
relatives à la règlementation ( taxe professionnelle, taxe d’apprentissage, taxe
construction, taxe formation continue,…)
- rémunérer ses salariés et payer les cotisations patronales sur salaires
- rémunérer les banquiers ( intérets sur emprunts et agios)

L’activité de l’entreprise comprend donc :


- des charges : ensemble des biens et services consommés par l’utilisation des moyens
techniques, humains, commerciaux et financiers
- des produits : ensemble des biens et services réalisés par l’entreprise lors de la
consommation de charges

La finalité première de l’entreprise est de créer plus de richesses qu’elle n’en consomme.

Pour calculer le résultat dégagé par le processus économique ( Produits – Charges), il est
établi un document synthétisant les charges et les produits par nature : LE COMPTE DE
RESULTAT. Il porte sur une période d’activité de 12 mois ( sauf exception), appelée
exercice.

COMPTE DE RESULTAT SIMPLIFIE DE L’EXERCICE N


(ETAT DE L’ACTIVITE de l’entreprise sur 12 mois)

CHARGES CONSOMMEES (CHARGES) POUR PRODUIRE ( PRODUITS)

Achats consommés de marchandises Ventes de marchandises


Achats consommés de matières premières ou Production
autres consommables
Autres achats et charges externes
Impots et taxes
Salaires
Charges sociales
Frais financiers Produits financiers
TOTAL CHARGES TOTAL PRODUITS

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2.2- Tout au long de son processus économique et de ses échanges avec ses acteurs de
l’environnement économique, l’entreprise prend des risques :
- risque lié à la perte de valeur de ses moyens techniques ( usure irréversible avec le
temps, perte de performance technique liée à l’évolution technologique)
- risque d’insolvabilité d’un client ( non paiement d’une facture de vente)
- risque lié à une perte de valeur marchande du stock
- risque lié à un évènement particulier trouvant son origine dans l’exercice en cours
mais dont la réalisation sera ultérieure : départs à la retraite, indemnités de
licenciement, procès,… ( charges futures)

Par principe de prudence, l’entreprise va constater des charges pour prévenir ce risque de
perte de valeur ( ce qui entraîne une diminution du résultat ):

- dotation aux amortissements pour les risques liés aux moyens techniques. Des taux ou
tranches de taux fiscaux sont établis par nature de moyens techniques
(Immobilisations), en fonction d’une durée de vie estimée.
Dotation annuelle d’amortissement = Valeur d’acquisition de l’immobilisation x taux
fiscal ( amortissement linéaire)
Une autre méthode peut être appliquée dans certaines conditions ( la méthode
dégressive) qui accélère l’amortissement les premières années.

- dotation aux provisions pour les autres risques

Le compte de résultat est donc ainsi modifié :

COMPTE DE RESULTAT SIMPLIFIE DE L’EXERCICE N

CHARGES PRODUITS
Achats consommés de marchandises Ventes de marchandises
Achats consommés de matières premières ou Production
autres consommables
Autres achats et charges externes
Impots et taxes
Salaires
Charges sociales
Dotation aux amortissements
Dotation aux provisions
Frais financiers Produits financiers
TOTAL CHARGES TOTAL PRODUITS

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2.3-Par ailleurs, l’entreprise peut constater des opérations exceptionnelles qui sont des
opérations non courantes de son activité, par exemple des cessions d’immobilisations.

COMPTE DE RESULTAT SIMPLIFIE DE L’EXERCICE N

CHARGES PRODUITS
Achats consommés de marchandises Ventes de marchandises
Achats consommés de matières premières ou Production
autres consommables
Autres achats et charges externes
Impots et taxes
Salaires
Charges sociales
Dotation aux amortissements
Dotation aux provisions
Frais financiers Produits financiers
Charges exceptionnelles Produits exceptionnels
(ex : valeur nette comptable du bien cédé = ( ex : prix de cession d’une immobilisation)
valeur d’acquisition – amortissements
constatés depuis la date de mise en service
jusqu’à la date de cession du bien)
TOTAL CHARGES TOTAL PRODUITS

2.4 - La présentation des achats consommés et de la production

2.4.1- Les achats consommés


Sur le compte de résultat, vous ne trouverez pas la ligne Achats consommés, mais 2 lignes :
- Achats
- Variation de stock

Au 1er jour d’ activité d’un exercice, l’entreprise part avec un stock initial. Tout au long de
ses 12 mois d’exercice, elle achète des marchandises et/ou des matières premières. A la fin de
l’exercice, elle procède à un inventaire des quantités de marchandises et/ou matières
premières qui restent dans ces entrepots ou magasins. Cette quantité présente le dernier jour
de l’exercice est valorisée et constitue le stock final.
Stock initial, achats et stock final sont les données enregistrées en comptabilité pour établir le
compte de résultat.
Par déduction, on obtient les achats consommés = Stock initial + Achats – Stock final.
Stock initial – Stock final = Variation de stock.

2.4.2 La production de produits finis


De même sur le compte de résultat, vous ne trouverez pas une ligne production de produits
finis, mais 2 lignes:
- Production vendue
- Production stockée

La production vendue correspond au montant des factures de ventes réalisées au cours de


l’exercice.

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Au cours de l’exercice, l’entreprise a réalisé une production pour vendre ( production vendue)
et a constitué un stock en vue de ventes ultérieures, afin notamment d’éviter la rupture de
stock et répondre à des commandes à livrer plus tard ( Stock de produits finis existant à la fin
de l’exercice dans les entrepots = Stock final).
En début d’exercice, l’entreprise possèdait également un stock initial.

La production de l’exercice a donc été égale à:


Ventes + Stock final – Stock initial
Autrement écrit:
Production de l’exercice = Production vendue + Production stockée ( Stock final – Stock
initial de produits finis)

Le compte de résultat est modifié ainsi :

COMPTE DE RESULTAT SIMPLIFIE DE L’EXERCICE N

CHARGES PRODUITS
Achats de marchandises Ventes de marchandises
Variation de stock de marchandises Production vendue de biens (produits finis)
Achats de matières premières ou autres Production vendue de prestations de
consommables service
Variation de stock de matières premières
ou autres consommables Production stockée ( de produits finis)
Autres achats et charges externes
Impots et taxes
Salaires
Charges sociales
Dotation aux amortissements
Dotation aux provisions
Frais financiers Produits financiers
Charges exceptionnelles Produits exceptionnels
TOTAL CHARGES TOTAL PRODUITS

NB :
Ventes de marchandises + Production vendue de biens + Production vendue de prestations de
service = CHIFFRE D’AFFAIRES

2.5- On distingue trois types d’opérations :

- Les opérations d’exploitation contenant l’ensemble des opérations qui concourent


directement à la réalisation de l’objet de l’entreprise ( commerciale, industrielle,

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services) et qui correspond à l’utilisation de l’outil économique ( moyens techniques,


commerciaux et humains).

PRODUITS D’EXPLOITATION – CHARGES d’EXPLOITATION


= RESULTAT D’EXPLOITATION

- Les opérations financières globalisant l’ensemble des charges et produits financiers


entraînés par les choix de financement de l’outil économique ( structure financière de
l’entreprise)
PRODUITS FINANCIERS – CHARGES FINANCIERES
= RESULTAT FINANCIER

- Les opérations exceptionnelles regroupant les opérations non courantes de


l’entreprise ( cession d’immobilisations, par exemple)
PRODUITS EXCEPTIONNELS – CHARGES EXCEPTIONNELLES
= RESULTAT EXCEPTIONNEL

RESULTAT D’EXPLOITATION
+RESULTAT FINANCIER
=RESULTAT COURANT AVANT IMPÔT

RESULTAT COURANT AVANT IMPÔT


+RESULTAT EXCEPTIONNEL
-PARTICIPATION DES SALARIES AUX RESULTATS DE L’ENTREPRISE
- IMPÔTS SUR LES BENEFICES
=
RESULTAT NET

Le résultat avant impôt est déclaré à l’Administration des Impots qui prélève l’impôt société.
( 15% pour la tranche de bénéfice inférieure à 38 120 euros, 33,33% au delà ).

Si Résultat Net > 0, l’entreprise a réalisé un BENEFICE ( l’entreprise a créé de la richesse par
son activité)
Si Résultat Net < 0, l’entreprise a réalisé un DEFICIT ( appauvrissement de l’entreprise qui
n’a pas su générer un montant de produits suffisant pour couvrir ses charges)

3- En fin d’exercice

Il s’agit de clôturer la période (exercice ) et d’évaluer le patrimoine de l’entreprise à la date de


fin d’exercice (ex 31 Décembre N). Comment a t’il évolué ?

► La valeur des immobilisations est modifiée :


- En augmentation par l’acquisition au cours de l’exercice d’autres moyens techniques
- En diminution : perte de valeur constatée en dotation aux amortissements ou par la
cession d’une immobilisation en cours d’exercice

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►Le stock de départ ( stock initial) a été utilisé soit pour produire ( matières premières) soit
pour être vendu ( marchandises et produits finis).
Un inventaire est fait pour connaître la nouvelle valeur en stock des marchandises, matières
premières et produits finis à la date de clôture de l’exercice ( stock final).
La valeur de ce stock a pu aussi être dévalorisée par une provision ( perte de valeur
marchande)

►Apparaissent de nouvelles lignes:

- les ventes effectuées au cours de l’exercice n’ont probablement pas été dans leur
totalité payées par les clients à qui l’entreprise accorde généralement un délai de
paiement. Le solde non encaissé s’appelle des créances clients enregistrées sur la ligne
Clients et comptes rattachés.
Ces créances ont pu par ailleurs être dévalorisées par une provision ( risque de non
paiement/insolvabilité du client)

- La trésorerie de départ a également évolué


-des ventes encaissées ( augmentation des disponibilités en banque ou en
caisse),
-et des paiements effectués aux fournisseurs (immobilisations, achats et prestations
de service), des paiements à l’état ( impots et taxes), des paiements aux salariés
( salaires), des paiements aux organismes sociaux ( charges salariales), des
paiements aux banques ( remboursement de capital d’emprunt, intérêts et agios),….
( diminution des disponibilités)

► Le capital d’origine s’est valorisé du résultat net réalisé au cours de l’activité des 12 mois
précédents ( bénéfice net = création de richesse par l’activité de l’entreprise) ou dévalorisé
( déficit = appauvrissement de l’entreprise au cours de son activité).
Une opération d’augmentation du capital a pu aussi être réalisée au cours de l’exercice, par
appel de fonds aux actionnaires.

Des décisions sont prises en Assemblée Générale en N+1 à l’issue de la clôture de l’exercice
N et après approbation des comptes pour distribuer ou non une partie du résultat de l’exercice
aux actionnaires sous forme de dividendes ( diminution des capitaux propres sur l’exercice de
décision N+1, donc l’exercice suivant la réalisation du bénéfice).

► La valeur d’origine des montants empruntés a diminué des montants de capital remboursé
( hors intérêts) ou augmenté d’un nouvel emprunt contracté au cours de l’exercice.

► D’autres lignes apparaissent:


- Les achats de marchandises, matières premières et prestations de service effectués
auprès des fournisseurs n’ont pas tous été payés par l’entreprise au cours de la période
écoulée ( délai de paiement accordé par les fournisseurs). Le montant en attente de
paiement figure sur une ligne Dettes fournisseurs et comptes rattachés
- Il en est de même vis à vis de l’Etat , du personnel et des salariés ( Dettes fiscales et
sociales) et des fournisseurs d’immobilisations ( Dettes sur immobilisations)
- Des provisions de prise en compte de risques correspondant à des dettes ultérieures
( procès, départs à la retraite, indemnités de licenciement,..) peuvent avoir été
constatées.

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Le BILAN SIMPLIFIE de clôture d’exercice ( ETAT du PATRIMOINE de l’entreprise) se


présente ainsi :

BILAN SIMPLIFIE AU 31/12/N

ACTIF ( = Avoirs) PASSIF ( = Engagements)

Brut Amort Net


Dépréc

Actif immobilisé: Capitaux propres


Frais d’établissement Capital social
Frais de recherche RESULTAT EXERCICE
Nom/marque/brevet
Fonds de commerce Total I (capitaux propres)
Terrain
Constructions
Matériel technique
Autres immob corporelles Provisions
Immobilisations financières Pour risques
Pour charges
Total I ( immobilisations)
Total I I (provisions)
Actif circulant
Stock Marchandises
Stock Matières premières Dettes
Stock produits finis Emprunts ( valeur restant
dûe)
Créances clients Dettes fournisseurs
Dettes fiscales et sociales
Disponibilités Dettes sur immobilisations

Total II (actif circulant) Total III (dettes)

TOTAL ACTIF TOTAL PASSIF

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La traduction comptable du fonctionnement économique et


financière de l’entreprise

1-Objectifs

L’entreprise diffère par sa taille, sa structure juridique, économique et sociale.

→ se pose la question de l’évolution de cette richesse au cours du temps pour :


- décider du partage de cette richesse ;
- estimer les potentialités de l’entreprise ;
- décider d’une participation au capital ;
- d’asseoir l’impôt …
→ différents partenaires ont intérêt à connaître la situation économique et financière de
l’entreprise :
- les propriétaires (actionnaires, associés, individus propriétaires…) ;
- les dirigeants ;
- les salariés ;
- l’état ;
- les prêteurs ;
- les fournisseurs, les clients ;
- les concurrents ;
- les investisseurs potentiels ;
- les associations de consommateurs, de protection de l’environnement…

Nécessité pour l’entreprise de diffuser une information lisible par tous, fiable et
normalisée.

l’information doit être à la fois synthétique pour être rapidement interprétée et


suffisamment détaillée pour faciliter la décision.

La comptabilité répond à ces exigences.

« la comptabilité est un système d’organisation de l’information financière permettant de


saisir, classer, enregistrer des données de base chiffrées et de présenter des états reflétant une
image fidèle du patrimoine, de la situation financière et du résultat de l’entité à la clôture de
l’exercice » Plan comptable général, article 120-1

2-La procédure comptable

Le système comptable comprend différents outils qui permettent:


- de saisir l’information : le journal
- de trier l’information : le grand-livre des comptes

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- de synthétiser l’information : la balance des comptes et les états de synthèse ( bilan


et compte de résultat)

► Le journal
Permet d’enregistrer chronologiquement les échanges économiques avec les partenaires selon
des imputations comptables ( codification du Plan Comptable Général) et de classer par nature
les opérations.
Une opération comptable s’analyse toujours en un flux d’entrée ( DEBIT) et un flux de sortie
(CREDIT) ( partie double de la comptabilité), de montant identique : DEBIT = CREDIT.

Une augmentation d’actif est une Entrée au patrimoine ( Débit) – ex : immobilisation (avoir),
stock (avoir), créances clients ( rentrée d’argent future = avoir), entrée d’argent en banque ou
caisse (avoir).
Une diminution d’actif est une Sortie de patrimoine ( Crédit).

Une augmentation de passif est une sortie de patrimoine ( Crédit), car augmentation
d’obligations vis à vis de tiers ( actionnaires, banquiers, fournisseurs, état, organismes
sociaux, personnel).
Une diminution de passif est une entrée au Patrimoine ( Débit) car diminution d’obligations
vis à vis de tiers.

Une charge est une entrée d’activité en vue de réalisation de production ( Débit).
Un produit est une sortie d’activité car livraison (ex : vente) ou en attente de livraison à tiers (
ex: stock de produits finis) ( Crédit).

Les données enregistrées sur le journal sont :


- la date de l’enregistrement
- la nature de l’opération entrée et son affectation comptable
- la nature de l’opération sortie et son affectation comptable
- les références du document enregistré

Exemple :
L’entreprise HP reçoit, le 15 septembre N, la facture N° 20. Elle émet, le 20 septembre N, la
facture N° 132.

Le 15 septembre N, facture N° 20, acquisition d’un ensemble mobilier de bureau réglé au


comptant 8 000 € par chèque bancaire.

Le 20 septembre N, facture N° 132, vente de marchandises pour un montant global de 12 000


€, pour moitié au comptant, l’autre moitié à crédit.

Analysons et enregistrons ces opérations au journal et au grand livre.

Analyse des opérations :

-Facture n°20 :
Acquisition d’une immobilisation = Entrée au patrimoine ( augmentation d’actif) =
Enregistrement Débit pour 8 000
Règlement par chèque bancaire = Sortie du patrimoine ( diminution d’actif) =
Enregistrement Crédit pour 8000

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DEBIT = CREDIT = 8000


-Facture n°132
Ventes de marchandises = Sortie d’activité ( Livraison à un client) =
Enregistrement crédit pour 12000
Encaissement = Augmentation des disponibilités = Entrée au patrimoine ( augmentation
actif)= Enregistrement débit pour 6000
En attente encaissement du client = Créance client = Entrée au patrimoine (augmentation
actif) = Enregistrement débit pour 6000

DEBITS = CREDIT = 12000

Enregistrement au journal :

Débit Crédit
15.09.N

2184 Mobilier ( ENTREE AU PATRIMOINE = ↑ 8 000


512 ACTIF )IMMOBIL) Banques ( SORTIE DU PATRIMOINE- ↓ ACTIF) 8 000

Achat bureau – Fact n° 20

20.09.N
512 Banques ( ENTREE AU PATRIMOINE= ↑ 6 000
ACTIF ) )
411 Clients ( ENTREE AU PATRIMOINE= ↑ ACTIF ) 6 000

707 Ventes de marchandises ( SORTIE D’ACTIVITE ) 12 000


Livra
ventes – Fact n° 132

20 000 20 000

► Le grand livre des comptes

Reprend toutes les écritures contenues dans le journal et les répertorie par nature de compte
d’enregistrement. Le grand-livre et le journal fonctionnent simultanément.

D 2184 Mobilier C D 512 Banques C

8 000 8 000

Débit = Crédit

D 512 Banques C D 411 Clients C D 707 Ventes C

6 000 6 000 12 000

Sommes Débit = Crédit

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Pour un compte donné, on fait la somme des débits et la somme des crédits.
Si somme débit > Somme crédit, le solde du compte ( Débits – Crédits) est débiteur
Si somme débit < Somme crédit, le solde du compte ( Débits – Crédits) est créditeur.

Ex:
Le solde du compte banque est un solde débiteur de 6000
Le solde du compte ventes est un solde créditeur de 12000

► La balance

Traduit la synthèse du grand livre et indique le solde de chacun des comptes. Elle permet
également de vérifier l’application de la partie double :
Débit = Crédit

Intitulés des Totaux Soldes


N° des comptes
comptes Débits Crédits Débiteurs Créditeurs
…….. ……… ……….. ……… ……… ………

→ rôle de la balance :
- la balance constitue un moyen de contrôle des enregistrements dans les comptes.
- la balance permet de déceler les erreurs d’enregistrement (montant différent entre
les comptes débités et les comptes crédités ; enregistrement d’un même côté ;
erreur de totalisation des débits ou des crédits ; erreur dans le calcul des soldes).
- la balance constitue également un moyen de gestion  : la présentation des comptes
par ordre en favorise et l’interprétation.

► Les documents de synthèse ( bilan et compte de résultat)

Ils constituent l’aboutissement de la comptabilité et contiennent l’ensemble des éléments


permettant d’analyser la situation économique et financière d’une entreprise ( bilan et compte
de résultat).

3- Le cheminement comptable

Le Plan Comptable Général édicte des principes et des règles de comptabilisation et oblige
toute entreprise à fournir des comptes structurés permettant de décrire précisément et de
manière homogène l’ensemble des échanges de son processus économique et financier. Toute
entreprise doit également réaliser l’inventaire de son patrimoine une fois par an. La période
d’analyse comptable ( exercice comptable) d’une entreprise est donc généralement de 12
mois.

Le cheminement comptable comporte 5 phases :

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- l’ouverture des comptes : en début d’exercice, la situation patrimoniale de départ


( bilan du 31/12/N-1) de l’entreprise est enregistrée sur le journal et reportée sur le
grand-livre

- l’enregistrement des échanges courants : durant l’exercice, au fur et à mesure de


l’arrivée des documents factures d’achat, factures de vente, chèques, bulletins de
salaire, avis d’imposition de taxes( pièces comptables), ceux-ci sont enregistrés
dans le journal et reportés simultanément sur le grand-livre.
Une balance avant inventaire synthétise l’ensemble des échanges enregistrés et
peut permettre d’établir à tout moment la situation économique et financière de
l’entreprise. Elle est généralement éditée une fois par mois.

- l’enregistrement des écritures d’inventaire : en fin d’exercice, l’entreprise procède


à un inventaire, qui permet notamment de valoriser les stocks, de calculer et
enregistrer les dotations aux amortissements, les dotations aux provisions ( stocks,
clients, risques et charges)
Une balance après inventaire synthétise la situation de chacun des comptes en fin
d’exercice.

- La réalisation des documents de synthèse établis à partir de la balance après


inventaire : bilan à la date de clôture d’exercice et compte de résultat de l’exercice

- La clôture des comptes à la fin de la période pour marquer l’arrêté des comptes et
la fin du cycle comptable.

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EXERCICES – FONCTIONNEMENT COMPTABLE

Exercice 1 : détermination du résultat de l’exercice par comparaison de deux bilans.

Le 1er janvier N, M. Renaud crée un fonds de commerce de librairie-papeterie grâce à un


apport personnel de 1.000.000 € et à un crédit à long terme de 300.000 € accordé par la BNP.
Il acquiert à cet effet :
- un local à usage commercial : 540 000 € qu'il fait aménager, coût des travaux :
130.000 € ;
- du matériel de bureau : 68 000 € ;
- du mobilier : 29 000 € ;
- des marchandises : 616 000 € dont une partie est réglée au comptant, l'autre à crédit.
Après toutes ces opérations, l'avoir disponible en banque s'élève à 27 000 €.
Le 31 décembre N, la situation de l'entreprise est la suivante :
- on constate une dépréciation de l'actif immobilisé de 5 % de la valeur d'origine pour les
bâtiments et de 10 % de la valeur d'origine des autres immobilisations;
- le stock de marchandises est de 789 000 € dont 442 000 € seront réglés à crédit ;
- quelques clients (commerçants) règlent leurs achats à crédit, montant de la créance :
12 500 € ;
- l'emprunt a été partiellement remboursé : 50 000 € :
- à la fin du mois de décembre, M. Renaud a fait l'acquisition de plusieurs ordinateurs :
30 000 € :
- il y a 21 600 € disponibles en banque et 3 200 € d'espèces en caisse.

Travail à faire :
1 - Déterminer le montant du crédit accordé par les fournisseurs au 1er janvier N.
2 - Présenter le bilan au 1er janvier N.
3 - Présenter le bilan au 31 décembre N et dégager le résultat de l'exercice N.

Exercice 2- ( source : Initiation à la logique comptable – Michel Salva- Editions Dyna’Sup


Vuibert)

Deux associés créent une entreprise le 01/01/N:


-Philippe apporte 30000 € d’argent liquide et 10000 € de matériel
-Luc apporte 30000 € de matériel

1-Présenter le bilan de départ

2-Vie de l’entreprise
- le 05/01/N : achat de 70000 € de matières premières payé le 30/04/N
- le 10/01/N : frais de publicité payés comptant : 10000 €
- le 15/01/N : achat d’un matériel de 10000 € payé comptant
- le 15/01/N : ventes de 120000 €de produits dont 50% payés comptant, 25% le 30/01/N
et le solde courant février N
- le 16/01/N : obtention d’un emprunt de 20000 € payé ce jour

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- le 20/01/N : paiement d’un loyer de 5000 €


- le 30/01/N : versement de salaires pour un montant de 20000 €

Travail à faire:
- Reconstituer le compte de disponibilités en banque ( opérationsde janvier N et solde
au 31/01/N)
- Présenter le grand livre des comptes du mois de janvier N, en précisant pour chaque
compte utilisé s’il s’agit d’un compte de bilan ( patrimoine) ou d’un compte de résultat
( activité)
- Etablir les documents de synthèse : bilan au 31/01/N et compte de résultat du mois de
janvier N

Exercice 3- ( source : Initiation à la logique comptable – Michel Salva- Editions Dyna’Sup


Vuibert)
Lecture de documents de synthèse

Bilan au 01/01/N

Actif en € Passif en €

Brut Amort Net


Actif immobilisé
Terrain 20000 20000 Capitaux propres
Matériel 100000 35000 65000 Capital social 90000
Total actif immobilisé 120000 35000 85000 Réserves légales 7000
Résultat exercice 25000
Actif circulant Total capitaux propres 122000
Stock matières premières 30000 30000
Stock produits finis 25000 25000 Dettes
Clients 40000 40000 Emprunts 30000
Banque 2000 2000 Fournisseurs 30000
Total actif circulant 97000 97000 Total dettes 60000

TOTAL ACTIF 217000 35000 182000 TOTAL PASSIF 182000

Compte de résultat exercice N

Charges en € Produits en €
Achats de matières premières 420000 Production vendue 830000
Variation de stock matières premières -20000 Production stockée -10000
Achats et charges externes 50000 Produits cession immobilisation 30000
Frais de personnel 350000
Dotation aux amortissements 15000
Frais financiers 3000

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18

Valeur comptable actif cédé 20000


Résultat exercice 12000

Total 850000 Total 850000


Bilan au 31/12/N

Actif en € Passif en €

Brut Amort Net


Actif immobilisé
Terrain 20000 20000 Capitaux propres
Matériel 110000 30000 80000 Capital social 130000
Total actif immobilisé 130000 30000 100000 Réserves légales 7000
Autres réserves 15000
Actif circulant Résultat exercice 12000
Stock matières premières 50000 50000 Total capitaux propres 164000
Stock produits finis 15000 15000
Clients 20000 20000 Dettes
Banque 29000 29000 Emprunts 40000
Total actif circulant 114000 114000 Fournisseurs 10000
Total dettes 50000

TOTAL ACTIF 244000 30000 214000 TOTAL PASSIF 214000

Informations concernant la cession du matériel :


-Prix de cession : 30000 €
-Valeur brute des immobilisations cédées : 40000 €
-Montant des amortissements des immobilisations cédées : 20000 €

Autre information:
-Dividendes : 10000 €

Travail à faire :
- Justifier l’évolution du capital social et des capitaux propres entre le 01/01/N et le
31/12/N
- Justifier l’évolution du montant des amortissements entre le bilan au 01/01/N et le
bilan au 31/12/N. Expliquer par un tableau ( augmentation, diminution) l’évolution de
l’actif immobilisé entre le 31/12/N et le 01/01/N en distinguant 3 lignes ( Brut,
Amortissement, Net)
- Calculer le montant de la production de l’année N
- Calculer le montant des achats consommés de l’année N
- Justifier l’évolution des stocks de matières premières et de produits finis entre le
01/01/N et le 31/12/N ( entre le bilan et le compte de résultat
- Trouver une explication à l’évolution du compte emprunts
- A quoi correspondent les montants des créances clients et des dettes fournisseurs ?
- Reconstituer le solde de trésorerie au 31/12/N

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19

L’analyse financière de l’entreprise

1-Objectifs

→ l’information financière doit permettre aux gestionnaires d’entreprise :


- de mesurer la richesse de l’entreprise ;
- d’orienter les actions économiques (être un instrument de direction) ;
- d’apprécier les potentialités des entreprises (rentabilité future…) ;
- d’apprécier les risques courus par l’entreprise.

→ différents partenaires sont intéressés à connaître la situation économique et financière de


l’entreprise :
- les propriétaires (actionnaires, associés, individus propriétaires…) : retour sur leur
investissement financier ( rentabilité des capitaux propres)? participation à une
nouvelle augmentation du capital?
- les salariés : pérennité de l’entreprise?, négociations salariale ( salaire, prime),
promotion
- l’état (collectivités publiques): impôts et taxes, potentiel de création d’emplois
- les prêteurs :solvabilité
- les fournisseurs, les clients :pérennité et solvabilité
- les concurrents :analyse des forces et faiblesses, partenariat éventuel, acquisition
- les investisseurs potentiels 
- les associations de consommateurs, de protection de l’environnement…

L’analyse financière s’appuie sur les documents comptables ( bilan et compte de résultat) afin
de comprendre l’origine et l’évolution des flux économiques et financiers de l’entreprise, en
apprécier les potentialités et les risques, en vue de prendre des décisions stratégiques.

Les informations financières s’analysent toujours en terme d’évolution:


- dans le temps ( étude sur une période d’activité de 3 à 5 exercices)
- et/ou dans l’espace, par comparaison avec les performances d’autres entreprises du
même secteur d’activité ( étude du potentiel de progression)

L’entreprise est confrontée à une double problématique :

-une problématique financière : l’outil économique (acquisition d’investissements, stocks,


décalages de règlement accordé aux clients -créances clients-, compensés en partie par les
décalages de paiement consentis par les fournisseurs et autres acteurs - dettes fournisseurs,
dettes fiscales et sociales,- … ) génère des besoins de financement correspondant au capital
économique.

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20

L’entreprise doit mettre en oeuvre des ressources financières pour faire face à ses besoins de
financement, qui proviennent :
- des actionnaires qui apportent des capitaux et qui en attendent une rémunération
incertaine par la distribution sous forme de dividendes d’une partie du résultat
généré par l’activité d’entreprise
- des organismes financiers qui prêtent de l’argent à l’entreprise moyennant le
paiement certain de ce service ( intérêt sur emprunt)

L’entreprise doit assurer un arbitrage entre la part de financement capitaux propres


(actionnaires) et la part de financement emprunt (organismes financiers) afin de veiller à son
équilibre financier.

La problématique financière s’étudie à travers 2 retraitements du bilan comptable :


-le bilan fonctionnel
-le bilan financier

-une problématique économique : la fonction de l’outil économique est de réaliser l’activité de


l’entreprise ( distribution, production industrielle, production de services) grâce aux processus
de production et commercial.
L’enjeu économique est de générer un niveau de produits suffisant pour couvrir les charges de
l’activité économique afin d’assurer la rémunération des ressources financières correspondant
aux attentes des acteurs financiers (organismes financiers et actionnaires).

La problématique économique s’analyse à travers un retraitement du compte de résultat:


-le tableau des Soldes Intermédiaires de Gestion ( SIG).

Des ratios permettent par ailleurs de faciliter l’étude de l’évolution des données économiques
et financières dans le temps et par comparaison à d’autres acteurs intervenant sur le marché
concurrentiel.

2- Le bilan fonctionnel

Le bilan comptable permet de recenser le patrimoine de l’entreprise à une date donnée:


- l’ensemble des avoirs (ACTIF) : actif immobilisé et actif circulant
- l’ensemble de ses engagements ( PASSIF) : capitaux propres ( engagement vis à
vis des actionnaires) et dettes ( engagements vis à vis des tiers)

Bilan comptable

Recensement des Avoirs: Capitaux propres

-Actif immobilisé
Recensement des Engagements vis à vis de
-Actif circulant: tiers :
- lié à l’activité de l’entreprise -Dettes vis à vis des organismes financiers
( Stock, Créances clients,.) -Dettes liées à l’activité de l’entreprise

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21

- disponibilités en trésorerie ( fournisseurs, fiscales et sociales, …)

Dans une lecture économique, le bilan recense à une date donnée, l’ensemble des emplois
engagés dans le cycle d’exploitation ( Actif ou Capital économique) et analyse l’origine des
ressources de l’entreprise (Ressources financières).

Lecture économique du bilan

Ensemble des EMPLOIS Origine des RESSOURCES


= CAPITAL ECONOMIQUE = RESSOURCES FINANCIERES

1.1-Les capitaux investis pour constituer l’outil économique – CAPITAL ECONOMIQUE-


recense les grandes rubriques suivantes :

a-Actif immobilisé : valeur nette à une date donnée des investissements réalisés par
l’entreprise

b-Emplois et ressources d’exploitation:


Les emplois d’exploitation sont l’ensemble des charges d’exploitation contractées non encore
consommées ou vendues ( stocks) et l’ensemble des ventes non encores payées ( créances
clients et autres)
Les ressources d’exploitation sont les charges contractées au cours de l’exercice de l’activité
non encore payées ( dettes fournisseurs, dettes fiscales et sociales et autres)
Le solde net des emplois et resources d’exploitation s’appelle le Besoin en fonds de
roulement.
Besoin car si emplois d’exploitation > aux ressources d’exploitation, le solde est positif et doit
être financé ( on paye plus vite les charges que l’on n’encaisse les produits d’activité). Ce qui
est généralement le cas des entreprises industrielles.

NB: si emplois d’exploitation < aux ressources d’exploitation, le solde est négatif, on constate
une ressource de fonds de roulement. C’est le cas des entreprises de grande distribution :
stock qui tourne vite, clients qui payent comptant et fournisseurs payés à 60 jours voir plus.

BFR =
Stocks + Créances clients et autres créances
- Dettes fournisseurs – Dettes fiscales et sociales – Autres dettes

c-Trésorerie d’actif : disponibilités en banque et caisse

1.2- Le capital économique est financé par deux grands types de ressources :

a-les capitaux propres : composés des capitaux apportés par les actionnaires à la création
d’entreprise et lors d’augmentations de capital, et des résultats successifs réalisés par l’activité
de l’entreprise non distribués sous forme de dividendes aux actionnaires ( réserves et résultat
de l’exercice)

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22

b-des ressources auprès des organismes financiers : dettes financières qui peuvent être à
échéance à plus d’un an ( emprunts) ou à moins d’un an ( escompte, crédits de trésorerie, …)

1-3- Le bilan fonctionnel à une date donnée, qui permet la lecture économique de l’entreprise
se présente ainsi :

Actif immobilisé net Capitaux propres

BFR
Dettes financières:
Trésorerie d’actif - emprunts (échéancier LMT)
- trésorerie passif ( concours
bancaires moins d’un an)

CAPITAL ECONOMIQUE = RESSOURCES FINANCIERES

1.4-Analyse

A tout instant, l’entreprise doit pouvoir disposer de suffisamment de ressources pour faire
face à ses besoins de financement.

On distingue 2 types de décalages dont chacun s’inscrit dans une démarche cyclique :

-le cycle d’investisement , qui en amont du processus économique, se traduit par un flux de
liquidité ( besoin à financer, donc besoin de liquidité) au moment de l’acte de
l’investissement. Cet investissement génère une activité qui progressivement dans le temps
( sur plusieurs années) va créer de la richesse (résultat conservé).

-le cycle d’exploitation qui est le décalage entre les flux de liquidité négatifs liés au paiment
des charges et les flux de liquidité positifs induits par l’encaissement des produits réalisés.
Ce décalage a lui-même une double origine :
- l’existence d’un cycle de production : on engage des charges ( achats de matières
premières par exemple), puis au bout d’un certain temps on consomme des
charges( utilisation des matières premières pour fabriquer des produits finis) pour
produire, on stocke les produits finis avant de les livrer aux clients. Les charges
sont engagées bien avant de pouvoir réaliser l’acte de vente.
- L’existence d’un cycle commercial : le processus d’achat et de commercialisation
induit des modalités de paiement aux fournisseurs et des modalités d’encaissement
des clients, qui se traduisent par des décalages financiers. Ces décalages génèrent
des créances clients et des dettes fournisseurs.

Les besoins à financer seront plus ou moins élevés selon:


-la politique stratégique d’investissement : acquisition (actif immobilisé) ou location de
machine ( charge), fabrication au sein de l’entreprise ( investissements nécessaires) ou sous

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23

traitance ( charge : appel à des prestataires externes), politique d’expansion par rachat
d’entreprises ou prises de participations ( actif immobilisé financier) ou non,…
-la maîtrise des délais d’exploitation : délai de rotation des stocks, délai de règlement des
clients, délai de paiement aux fournisseurs.
Un délai court de rotation de stock ou de règlement client, ainsi qu’un délai allongé de
paiement aux fournisseurs réduit le besoin en fonds de roulement à financer.
A l’inverse, une rotation longue des stocks, un délai de paiement long accordé aux clients et
un délai réduit de paiement aux fournisseurs augmente le besoin en fonds de roulement à
financer.
D’autre part, le BFR présente un caractère cyclique fortement déterminé par la nature de
l’activité de l’entreprise. Il est composé d’une partie stable ( valeur raisonnable de stock en
fonction des besoins de l’activité, délai acceptable dans la profession de règlement des clients,
délai acceptable de paiement aux fournisseurs) et d’une partie conjoncturelle ( effet
saisonnier, difficultés conjoncturelles de l’activité…).

L’objet du bilan fonctionnel est de mettre en évidence l’équilibre entre les ressources stables
potentiellement affectables au financement au BFR.

Les ressources stables sont composées des capitaux propres et emprunts. Leur vocation est de
financer les besoins stables et en premier lieu les immobilisations nettes ( actif immobilisé).
Le solde des ressources stables après financement des immobilisations permet de déterminer
le fonds de roulement.

Fonds de roulement = Capitaux propres + Emprunts – Actif immobilisé net

Le FDR , montant des ressources stables résiduelles doit permettre de financer la partie stable
du BFR, estimé en moyenne à 70% du BFR.

La différence entre le FDR (ressources stables résiduelles) et le BFR ( besoin d’activité à


financer) permet de déterminer le niveau de Trésorerie Nette de l’entreprise.

FDR – BFR = Trésorerie Nette

Si FDR > BFR, la Trésorerie Nette est >0.


Si FDR < BFR, la Trésorerie Nette est <0.

La Trésorerie Nette est égale par ailleurs à la Trésorerie d’Actif – Trésorerie du passif.

La Trésorerie Nette représente la réserve financière de l’entreprise.

3- Le bilan financier

Le bilan comptable retraité, selon des critères d’exigibilité et de liquidité, permet de mesurer
le risque d’insolvabilité et de défaillance de l’entreprise.

Les objectifs en sont:


- évaluer le patrimoine de l’entreprise
- apprécier le risque de faillite à court terme

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24

Les grandes masses du bilan financier se présentent ainsi :

Actif > 1 an Capitaux permanents


Immobilisations Capitaux propres
Créances > 1 an Dettes > 1 an

Actif < 1 an Fonds de roulement


Stocks financier
Créances < 1 an
Disponibilités Passif < 1 an

L’entreprise doit financer ses actifs supérieurs à 1 an par des capitaux permanents mais aussi
se maintenir une marge de sécurité (le fonds de roulement financier) pour financer les risques
de ralentissement de la rotation des actifs inférieurs à 1 an ainsi que les pertes de valeur de ces
mêmes actifs.

Analyse du bilan financier

-notion d’actif net (représente la valeur patrimoniale de l’entreprise)


Actif – Dettes = Capitaux propres

-Fonds de roulement financier = Capitaux permanents – Actif > 1 an

Ou
Actif < 1 an – Dettes < 1 an

- Ratios de solvabilité

 Financement des immobilisations = Capitaux permanents / Actif > 1 an


( renseigne sur la manière dont sont financées les immobilisations.
Il est souvent supérieur à 1)

 Autonomie financière = Dettes financières / Capitaux propres < 1


et indépendance financière = capitaux propres / capitaux permanents > 0,5
( ces deux ratios mesurent le degré d’indépendance financière de l’entreprise vis à vis de ses
prêteurs)

 Solvabilité générale = Actif total / Dettes totales


( il mesure les capacités de l’entreprise pour honorer ses dettes)

 Ratios de liquidité :
Liquidité générale = Actif< 1 an / Passif < 1 an
Liquidité réduite = (créances < 1 an + disponibilités) / passif < 1 an
Liquidité immédiate = disponibilités / passif < 1 an

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25

( ces trois ratios renseignent sur la capacité de l’entreprise à acquitter ses dettes à court terme)

4-Le tableau des Soldes Intermédiaires de Gestion (SIG)

4.1- Le résultat de l’exercice est obtenu en faisant la différence entre tous les produits et
toutes les charges de l’exercice.
Les soldes intermédiaires de gestion, par une suite de résultats partiels, expliquent la
formation de ce résultat.

Ventes de marchandises
+ Production vendue de biens
+Production vendue de services
= Chiffre d’affaires de l’entreprise

Ventes de marchandises
- coût d’achat des marchandises vendues
= Marge commerciale
(Caractérise la performance sur les activités commerciales ( négoce, distribution))

Production vendue
+ Production stockée
+ Production immobilisée
= Production de l’exercice
(mesure l’effort de production industrielle ou de services de l’entreprise)

Production de l’exercice
-Achats consommés de matières premières et autres consommables
= Marge brute de production
(permet d’apprécier le pouvoir de négociation de l’entreprise vis-àvis-de ses fournisseurs de matières premières,
donc la politique d’approvisionnement)

Marge commerciale
+Marge brute de production
- Autres achats et charges externes
= Valeur ajoutée (VA)
(Richesse créée par l’entreprise du seul fait de son activité d’exploitation)

+ Subventions reçues
- Impôts et taxes
- Charges de personnel
= Excédent brut d’exploitation (EBE)
(ressources générées du seul fait de ses opérations d’exploitation)

+ Reprises et transferts de charges


+ Autres produits
- Dotations aux amortissements et provisions
- Autres charges
= Résultat d’exploitation

+ Quote-part de résultat sur opérations en commun


+ Produits financiers
- Charges financières

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= Résultat courant avant impôt


(Résultat courant après financement de la dette)

Produits exceptionnels
- Charges exceptionnelles
= Résultat exceptionnel
(indépendant de la chaîne de calcul, il est en principe imprévisible)

Résultat courant avant impôt


+ Résultat exceptionnel
- Participation des salariés aux fruits de l’entreprise
- Impôt sur les sociétés
= Résultat de l’exercice
(c’est le résultat revenant aux associés ou actionnaires, il permet de mesurer la rentabilité des capitaux propres)

4.2- L’analyse des tableaux des SIG

L’enjeu des SIG est d’apprécier :


-d’une part les conditions de création de valeur ajoutée
-d’autre part, d’analyser la répartition de la valeur ajoutée

a-Les conditions de création de valeur ajoutée


La création de valeur ajoutée dépend :
-du métier de l’entreprise
-des choix stratégiques en matière d’outil économique ( immobilisations ou sous traitance,
choix technologique des investissements vs effectif, compétences humaines internes ou appel
à des compétences externes, niveau de frais généraux,….)
-du niveau des ventes et/ou production, et du pouvoir de négociation de l’entreprise sur le
marché aval ( parts de marché, politique tarifaire négociée avec les clients)
-du pouvoir de négociation de l’entreprise auprès de ses fournisseurs ( politique
d’approvisionnement, politique tarifaire négociée avec les fournisseurs)

b-La répartition de la valeur ajoutée


La fonction de la VA est de :
-maintenir le patrimoine en l’état ( politique d’amortissement et de provisions)
-rémunérer les acteurs parties prenantes : les pouvoirs publics à travers les impôts et taxes, les
salariés ( salaires brut, charges sociales patronales et participation aux fruits de l’entreprise) et
les acteurs financiers (les banquiers via les frais financiers – notamment intérêts sur emprunt-
et les actionnaires par le niveau de résultat net qui permet la rentabilité des capitaux propres)

L’objectif est de vérifier :


- la rentabilité économique des capitaux engagés ( capital économique)
- la rentabilité des capitaux propres pour les actionnaires

4.3-la capacité d’autofinancement (CAF) 


La capacité d’autofinancement représente le dégagement potentiel de trésorerie si tous les
produits encaissables étaient encaissés et si toutes les charges décaissables étaient décaissées.

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27

Elle correspond au flux de liquidité potentiellement généré par l’activité considérée comme
courante ( hors incidence des opérations exceptionnelles).

Excédent (ou insuffisance) brut(e) d'exploitation


+ Transferts de charges d'exploitation
+ Autres produits d'exploitation
- Autres charges d'exploitation
+/- Quotes-parts d'opérations faites en commun
+ Produits financiers
- Charges financières
+ Produits exceptionnels
- Charges exceptionnelles
- Participation des salariés
- Impôts sur les bénéfices

=Capacité d'autofinancement

Ou

Résultat net de l'exercice


+ Dotations aux amortissements et aux provisions
Exploitation
Financières
Exceptionnelles
( Attention aux transferts de charges)
- Reprises sur amortissements et provisions
Exploitation
Financières
. Exceptionnelles
- Subventions d'investissement virées au compte de résultat
- Produits des cessions d'éléments d'actif
+ Valeur comptable nette des éléments d'actif cédés

= Capacité d'autofinancement

Les banquiers mettent à disposition de l’entreprise des ressources temporaires lui permettant
de financer la mise en oeuvre de son outil économique. L’utilisation de l’outil économique
lors de l’activité de l’entreprise génère des ressources (potentiel de trésorerie créé par le
résultat d’activité) qui doit permettre de rembourser les dettes financières.

C’est donc la CAF qui va permettre à l’entreprise de rembourser ses dettes financières et les
banquiers sont particulièrement sensibles à son appréciation.
L’entreprise doit pouvoir rembourser l’ensemble de ses dettes financières en 3 ans maximum
de CAF:
Ratio Dettes financières / CAF < à 3

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5-Quelques ratios permettant d’apprécier la situation financière de


l’entreprise

Rappel : analyse dans le temps et dans l’espace

Evolution globale de l’activité:


- évolution du chiffre d’affaires en %
- évolution des composantes du chiffre d’affaires en %
- évolution de la production de l’entreprise en %

Analyse de la performance d’exploitation (SIG)


Création de VA
- Taux de marge commerciale ( Marge commerciale / Ventes de marchandises)
- Taux de marge brute de production ( marge brute de production / Production
vendue)
- % de frais généraux / Production ( si activité uniquement industrielle) ou chiffre
d’affaires ( si activité négoce et industrielle)
- Taux de Valeur ajoutée / Production ( si activité uniquement industrielle) ou
chiffre d’affaires ( si activité négoce et industrielle)
- Valeur ajoutée/effectif

Répartition de VA
- Frais de Personnel / Effectif ( coût moyen du personnel) à comparer avec
VA/effectif qui doit être suffisante pour au moins faire face au coût moyen du
personnel
- % de VA affecté aux impôts et taxes : I et T / VA
- % de VA affecté aux charges de personnel: Charges de Personnel / VA
- % de VA au maintien de l’outil économique en l’état : Dotations aux
Amortissements et provisions / VA
- % de VA affecté à la rémunération des banquiers : frais financiers nets des
produits financiers / VA

Profitabilité d’exploitation : Résultat d’exploitation / Production ( si activité


uniquement industrielle) ou chiffre d’affaires ( si activité négoce et industrielle)
Permet de connaître le niveau de résultat d’exploitation généré pour 1 euro de chiffre
d’affaires ou de production

Rentabilité économique : Résultat économique / Capital économique


Résultat économique = Résultat d’exploitation + Produits financiers + Résultat
exceptionnel
Permet de calculer le résultat généré par 1 euro de capital économique ( valeur de
l’outil économique mis en oeuvre)

Le résultat économique permet, après incidence de l’impôt société prélevé par l’Etat,
de rémunérer les acteurs financiers:
- banquier : intérêt sur emprunt ( frais financiers)
- actionnaire : résultat net
-

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29

Résultat Net = Résultat économique – Frais Financiers – Impot société

Analyse de la maîtrise du BFR

- Délai de rotation de stocks de marchandises :


(Stock final marchandises/ Consommations de marchandises) x 360 j
- Délai de rotation de stock de matières premières:
(Stock final matières premières/ Consommations de matières premières) x 360 j
- Délai de rotation de stocks de produits finis
(Stock final produits finis/ Production exercice) x 360 j
- Délai moyen de règlement des clients
(Créances clients / Chiffre d’affaires TTC) x 360 jours
- Délai moyen de règlement aux fournisseurs
(Dettes fournisseurs / ( Achats + Autres achats et charges externes)TTC)x 360 jours
- Poids du BFR : (BFR / Chiffre d’affaires HT) x 360 jours

Analyse de la politique financière pour le banquier


L’objectif pour le banquier est de minimiser le risque de non-remboursement. Ce risque peut
être apprécié par 4 indicateurs notamment :

- Risque d’autonomie financière :


à partir du bilan fonctionnel : Dettes financières / Capitaux propres < 1
ou à partir des ratios d’autonomie financière du bilan financier ( voir ci- dessus
p 25)
- Risques de solvabilité et de liquidité : voir bilan financier ci-dessus p 25

- Equilibre fonctionnel : FDR/ BFR > 70%

- Capacité de remboursement des dettes financières : Dettes financières / CAF > 3

Analyse de la politique financière pour l’actionnaire

L’objectif de l’actionnaire est de maximisr la rentabilité des capitaux propres, qui se calcule
par le ratio :

Résultat Net de l’exercice / Capitaux propres

Le niveau de rentabilité des capitaux propres Rcp dépend de 3 effets :


-la rentabilité économique Re générée par l’outil économique mise en oeuvre
-la part de résultat économique affectée à la rémunération des banquiers fonction du taux
d’intérêt i
-la politique financière adoptée par l’entreprise : répartition entre appel aux actionnaires et
appel de fonds auprès de banquiers, donc recours plus ou moins important aux emprunts,
calculé par le ratio DF (Dettes financières) / CP ( capitaux propres)

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30

L’effet de levier L permet de mesurer l’impact du risque financier pour l’actionnaire en


fonction des choix de politique financière:
L = Rcp – Re

Si le capital économique n’est financé que par des capitaux propres, il n’y a pas de frais
financiers.Le résultat net est égal au Résultat économique – Impot société

RN = Re ( 1- tx IS)

L’effet de levier est nul.

Qu’en est il lorsque l’entreprise fait aussi appel à des emprunts?


Il faut tenir compte de l’incidence du taux d’intérêt i et du poids des dettes financières /
capitaux propres

L = Rcp – Re = (Re-i) (1-tx IS) x DF /CP

Lorsque la rentabilité économique Re est supérieure au coût de la dette i, il y a augmentation


de la rentabilité des capitaux propres du fait de la dette financière.

Plus le rapport DF/ CP est grand, plus les effets sont positifs sur la rentabilité financière :
c’est l’effet de levier.

Lorsque le taux de la dette i est supérieur à la rentabilité économique Re, l’effet est inverse :
c’est l’effet de massue.

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31

Analyse financière : exercices

Exercice 1 : Calculs des SIG et CAF  ; répartition de la VA

L'entreprise Baignac est spécialisée dans la production, le négoce et la distribution


d'équipements marins. N'ayant pas eu le temps nécessaire pour sortir ses états financiers, elle
vous communique un extrait de sa balance après inventaire au 31/ 12/N (annexe 1) afin de
réaliser une analyse du résultat.

1. Établir le tableau des soldes intermédiaires de gestion (modèle fourni en annexe 2) .


2. Déterminer la capacité d' autofinancement.
3. Réaliser la répartition de la valeur ajoutée entre les différents partenaires.

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32

Annexe 1
Extraits de la balance de l’entreprise Baignac au 31/12/N après inventaire

Comptes Intitulés Solde débit Solde crédit


601000 Achats stockés de matières et autres approvisionnements 169 920  
603100 Variation des stocks des approvisionnements 19 200  
603700 Variation des stocks des marchandises 800  
607000 Achats de marchandises 9 280  
608100 Frais accessoires sur achats de matières 24 640  
608700 Frais accessoires sur achats de marchandises 2 400  
609100 RRR obtenus sur achats de matières   8 320
609700 RRR obtenus sur achats de marchandises   480
611000 Sous-traitance générale 12 030  
612200 Crédit-bail mobilier 8 400  
613000 locations 13 210  
616000 Primes d'assurance 7 480  
622000 Rémunérations d'intermédiaires et honoraires 3 200  
622400 Rémunérations des transitaires 500  
623000 Publicité, publications, relations publiques 2 500  
627000 Services bancaires 2 600  
633000 Impôt, taxes et versements assimilés 6 720  
641000 Rémunérations du personnel 58 880  
645000 Charges de Sécurité sociale 24 000  
661000 Charges d'intérêts 5 120  
665000 Escomptes accordés 960  
667000 Charges nettes sur cessions de VMP 992  
671000 Charges exceptionnelles sur opérations de gestion 176  
675000 Valeur comptable des éléments d'actif cédés 2 400  
681000 Dotation aux amortissements et aux provisions 12 640  
686000 Dotation aux amortissements et aux provisions 448  
687000 Dotation aux amortissements et aux provisions 304  
691000 Participations des salariés 640  
695000 Impôts sur les bénéfices 4 640  
701000 Ventes de produits finis   357 600
707000 Ventes de marchandises   9 920
708000 Produits des activités annexes   12 800
709100 RRR accordés sur ventes de produits finis 20 160  
709700 RRR accordés sur ventes de marchandises 800  
713500 Variations des stocks de produits finis   12 800
758000 Produits divers de gestion courante   8 960
761000 Produits de participations   3 520
764000 Revenus des valeurs mobilières de placement   240
767000 Produits nets sur cessions de VMP   1 520
771000 Produits exceptionnels sur opérations de gestion   128
775000 Produits des cessions des éléments d'actif   1 600
781000 Reprises sur amortissements et provisions   80
786000 Reprises sur amortissements et provisions   272
791000 Transferts de charges d'exploitation   1 600

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Annexe 2

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Exercice 3 : Bilan financier ; analyse de la liquidité et de la solvabilité

L’EURL Gornac est spécialisée dans l’achat et la vente de poivriers façonnés artisanalement.
Le chef d’entreprise vous communique son bilan comptable simplifié au 31/12/N pour la
réalisation d’un diagnostic financier.

Bilan de l’entreprise Gornac au 31/12/N

N N
Actif Passif
Brut Amort. et prov. Net Total
Actif immobilisé Capitaux propres
Immob corporelles 240 000 48 000 192 000 capital 120 000
Réserves 18 000
Total I 240 000 48 000 192 000 Résultat (1) 18 000
Emprunts (3) 81 348
Actif circulant
Stocks et en-cours 74 400 74 400 Passif circulant
Créances clients 37 800 2 220 35 580 Dettes fournisseurs 88 950
Autres créances (2) 14 508 14 508 Autres dettes 14 550
Disponibilités 24 360 24 360

Total II 151 068 2 220 148 848

Total général 391 068 50 220 340 848 340 848


(1) le résultat sera prélevé en début d’exercice N+1
(2) ¼ à long terme
(3) dont à moins d’un an : 7950

1 – Présenter le bilan financier de l’entreprise Gornac


2 – Calculer l’actif net et le fonds de roulement financier
3 – Définir et calculer les ratios de liquidité et de solvabilité
4 – Commenter

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Exercice 3 Application SIG - CAF

SOCIETE PACIFIC

L'entreprise PACIFIC est spécialisée dans la production, la distribution et le négoce de pièces

métalliques pour l'industrie.

TRAVAIL A FAIRE :

1°) Présenter, pour l'exercice N :

 le tableau de résultat (Annexe 1),


 le tableau des soldes intermédiaires de gestion (Annexe 2).

2°) Calculer, pour l'exercice N, la capacité d'autofinancement :

 à partir de l'Excédent Brut d'Exploitation (Annexe 3),


 à partir du résultat de l'exercice (Annexe 4).

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37
 

Annexe 1 : Compte de résultat.

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Annexe 2 : Tableau des Soldes Intermédiaires de Gestion.

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Annexe 3 : Tableau de la capacité d'autofinancement à partir de l'EBE.

Annexe 4 : tableau de la capacité d'autofinancement à partir du résultat de


l'exercice.

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Exercice 4 : Rentabilité financière ; rentabilité économique ; effet de levier

La société Itcom, fournisseur d'accès à Internet, doit faire face à la croissance rapide du
marché de ce secteur d'activité. Elle envisage donc de répondre à la demande en réalisant de
nouveaux investissements d'une valeur de 1 000 000 € dès le début de l'exercice N + 1.
Cependant, la direction de cette jeune start-up se pose la question du financement de ces
investissements (capitaux propres ou capitaux externes) et d'autre part de l'incidence sur le
résultat de l'exercice après impôts - et de fait sur le taux de rémunération des capitaux propres
à l'issue d'un financement externe. La société Itcom vous a fourni les informations suivantes :
- le taux de l'impôt sur les sociétés est de 33,1/3 %;
- le bénéfice prévisionnel avant charges financières et impôt sur les sociétés de
l'exercice N + 1 est de 600 000 €;
- le bilan résumé à la fin de l'exercice N avant investissements.

Bilan au 31/12/N en €

Actif Passif
Actif immobilisé Capitaux propres
Immobilisations incorporelles 500 000 Capital (15 000 actions) 1 500 000
Immobilisations corporelles 2 300 000 Réserves 500 000
Résultat après IS 200 000
Actif circulant 1 200 000 Dettes circulantes 1 800 000
Total 4 000 000 Total 4 000 000

1. Déterminer le taux de rentabilité financière des capitaux propres au 31/12/N


2. Déterminer cette même rentabilité au 31/12/N+1 dans les deux hypothèses suivantes :
 H1 : la société finance l’investissement à l’aide de capitaux propres, un capital
risqueur apportant 1 000 000 € en numéraire, suite à une augmentation de capital ;
 H2 : la société finance l’investissement à l’aide de capitaux empruntés. Pour cela vous
retiendrez successivement les trois taux d’intérêts suivants avant impôt : 5% ; 10% et
15%.
3. Retrouver les résultats de la question 2 en vous appuyant sur la formulation de l’effet
de levier puis conclure.
4. A partir de quel coût de la dette (dans le cas d’un financement par emprunt) la
rentabilité financière deviendrait-elle inférieure à celle du financement interne ?
Conclure.

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ANNEXES COURS

Compte de résultat

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BILAN

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Polycopié préparé par Françoise DEVENYI 43

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