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I

Introduction :

On doit modifier cette introduction


II Les ouvrages de soutènement :
1) Définition :
Les ouvrages de soutènements sont des constructions destinées à prévenir
l'éboulement ou le glissement de talus raides ou verticaux; leur mise en œuvre peut
être faite à titre temporaire ou définitif.

Figure 1 : mur de soutènement

2) Les différents types d’ouvrage de soutènement:

Un ouvrage de soutènement peut retenir soit des terres en remblai, c’est-à-dire rapportées, soit
le terrain en place. On dit, dans ce dernier cas, qu’il s’agit d’un ouvrage de soutènement en
déblai.

L’effort de poussée exercé par le massif de terre retenu peut être repris de diverses manières.
Trois modes principaux peuvent être distingués :

- la poussée est reprise par le poids de l’ouvrage de soutènement


- la poussée est reprise par encastrement de l’ouvrage de soutènement
- la poussée est reprise par des ancrage
En effet la poussée des terres sur le mur a 3 origines :

*surcharge du terrain

*poids propre des terres

*surcharge fictive de cohésion

En fonctionnement normal il ne doit pas y avoir d'accumulation d'eau derrière un mur de


soutènement. Si toutefois c'est le cas, les pressions d'eau seront ajoutées aux contraintes
effectives des terres sur le mur.

La Figure 2.2 montre les divers types d’ouvrages de soutènement classés d’après la distinction
précédente, en séparant les ouvrages rigides des ouvrages souples ou semi-souples.

Figure 2: Classification des ouvrages de soutènement d’après le mode de reprise de la poussée

II existe deux grandes classes d’ouvrages de soutènement :

- Les murs : qui sont composés d’une paroi résistante et d’une semelle de fondation. C’est le
cas des murs en T renversé ou des murs-poids en béton armé ou encore en maçonnerie
(briques, pierres,…) ou formés d’éléments spéciaux (murs végétalisés, gabions métalliques,
…)
- Les écrans :qui sont composés seulement d’une paroi résistante comme la paroi moulée en
béton armé et le rideau de palplanches formé de profilés métalliques emboîtés les uns dans
les autres et fichés dans le sol

On va s’intéresser dans notre cas du type des murs assurant la stabilité par encastrement

3) Un mur de soutènement  (1)

Le terme "mur de soutènement" désigne les ouvrages en maçonnerie, béton ou béton armé
pour lesquels le soutènement est assuré par une paroi résistante encastrée sur une semelle de
fondation. Ils peuvent être de formes diverses et réalisés de multiples façons comme :

*Mur en T renversé : C’est la forme fréquente pour un mur en béton armé dite encore
cantilever du fait du voile encastré dans la semelle. Sans contreforts, il est économique pour
des hauteurs jusqu’à 5 à 6 mètres et peut être érigé sur un sol de qualités mécaniques peu
élevées. Par rapport au mur-poids de même hauteur, à largeur égale de semelle il engendre des
contraintes plus faibles sur le sol.

*Mur à contreforts : on l’utilise Lorsque la hauteur du mur devient importante ou que les
coefficients de poussée sont élevés, le moment d’encastrement du voile sur la semelle devient
grand.

*Autres Types de murs : Pour limiter les poussées des terres sur le voile des murs, on peut
encore adopter les solutions d’emploi peu fréquent. Ces solutions, certes astucieuses et
séduisantes, ont l’inconvénient d’être d’exécution difficile et de grever le coût du mur, même
si l’on peut économiser par ailleurs sur la matière comme le cas des murs ancrés par dalle de
frottement , tirant ou dalle d’ancrage

Figure 3 différents types de murs de soutènement

4) La paroi moulée :

Vu la nature médiocre du terrain ( argileux ) et la nappe d’eau située a 1m de profondeur


sous le TN nous avons eu besoin d’élaborer une paroi moulée durant la construction de la
bâche d’eau de mer
a) Définition de la paroi moulée :

La paroi moulée est un  ouvrage de soutènement par ancrage en béton armé coulé dans le sol .
Elle fait généralement office de barrière d'étanchéité à l'eau ou de soutènement des terres pour
des fouilles assez profondes (> 6 m), voire très profondes (> 20 m).

Il s’agit d’ un procédé qui permet de faciliter le creusement de grandes excavations en


réalisant avant terrassement l'ouvrage destiné à assurer le soutènement latéral des terres.

photo réel svp :D

Figure 4 exemple d’une paroi moulée

b) Les étapes de réalisation de la paroi


moulée :

La paroi se fait sur trois étapes :

*l’excavation

*ferraillage

*le bétonnage

Lors de la réalisation d'une paroi moulée on réalise des murettes guides puis on creuse, à
l'aide de grappins rectangulaires spéciaux, des tranchées individuelles dans le sol ('panneaux'),
jusqu'à la profondeur requise. Pour éviter l'effondrement de la tranchée durant l'excavation,
celle-ci est remplie d'un fluide de support (généralement de la boue béntonitique). Après
l'excavation, le fond de la tranchée est nettoyé et le fluide de support est remplacé. Des cages
d'armature préfabriquées sont alors immergées dans la tranchée et ce dernier est ensuite

bétonnée à l'aide d'un ou plusieurs tubes plongeurs.


Figure 5 les étapes de réalisation de la paroi moulée

Mise en œuvre d’un panneau individuel d’une paroi moulée

1. Excavation sous fluide de support des deux extrémités du panneau à chaque fois sur
une largeur de grappin
2. Excavation sous fluide de support de la passe centrale restante
3. Nettoyage du fond de l'excavation et remplacement du fluide de support souillé par un
autre, plus propre, dont la teneur en sable est limitée (< 2 vol%)
4. Mise en place des profilés de jointoiement (sur les bords) et des cages d'armature dans
la tranchée excavée
5. Bétonnage du panneau à l'aide de tubes plongeurs

III Les fondations profondes :


1) Définition :
Les fondations profondes sont celles qui permettent de reporter les charges dues à
l’ouvrage qu’elles supportent sur des couches situées depuis la surface jusqu'à une
profondeur variant de quelques mètres à plusieurs dizaines de mètres. Lorsque le
sol en surface n’a pas une résistance suffisante pour supporter ces charges par
l’intermédiaire de fondation profonde superficielles (semelles ou radiers) .Pour le
calcul de deux types de fondations (profondes ou superficielles) se différencient
essentiellement par la prise en compte d’un frottement sur les parois latérales de la
fondation .Au delà de D/B>6 et D>3m , nous sommes dans le domaine des
fondations profondes

Figure 6 l'utilisation des fondations profondes

2) Classification des fondations profondes :

On distingue 2 grandes classes de fondations profondes :

 Les pieux mis en place par refoulement du sol


Ils concernent les pieux battus et les pieux foncés . Leur mise en place se fait
par vérinage battage ou vibro-fonçage. Il repoussent le sol et le compriment; ce
qui génère un bon frottement latéral.

 Les pieux mis en place sans refoulement du sol


Ils concernent les pieux forés et les puits. Leur mise en place se fait par
substitution. Ce qui à pour effet de remanier le sol et de le décomprimer. Le
frottement latéral est donc diminué, sauf pour certains types de mise en œuvre
(pieux exécutés à la tarière creuse, ou vissés moulés) .

3) Principes d’exécution des principaux types de pieux


3.1.Pieux battus :
Ce sont des pieux soit façonnés à l’avance soit à tube battu exécutés en place. Pour les
premiers il s’agit essentiellement de pieux en métal et de pieux préfabriqués en béton
armé, pour les seconds de pieux battus moulés.
Les pieux métalliques sont généralement sous forme de tube ou en forme de H. Les
tubes peuvent être ouverts ou fermés à leur base. Les pieux métalliques sont mis en
œuvre par battage ou par vibration.
Les pieux en béton armé sont fabriqués sur des aires proches du chantier. Ils sont mis
en œuvre par battage ou par vibration.
L’exécution des pieux battus moulés consiste d’abord à battre un tube muni à sa base
d’une plaque métallique dans le sol, à mettre, si nécessaire, en place la cage
d’armatures, puis à remplir le tube de béton pendant son extraction.

3.2 Pieux forés :


Leur exécution nécessite un forage préalable exécuté dans le sol avec les outils
appropriés avec ou sans protection d’un battus
Figure 7 Pieux tubage ou de boue permettant d’assurer la
stabilité des parois du forage. Après mise en place, si nécessaire, de la cage
d’armatures, le pieu est bétonné en utilisant une colonne de bétonnage, selon la
technique du tube plongeur qui descend jusqu’à la base du pieu.
On fera une place à part aux pieux à la tarière creuse (CFA) qui ont connu un très fort
développement ces dix dernières années et qui sont très utilisées dans les fondations de
bâtiment. Le principe consiste à visser dans le sol une tarière à axe creux sur une longueur
totale au moins égale à la longueur du pieu à réaliser, puis à l’extraire du sol sans dévisser
pendant que, simultanément, le béton est injecté par l’axe creux de la tarière. On distingue
trois types de tarière creuse : les tarières creuses sans enregistrement des paramètres de forage
et de bétonnage, les tarières creuses avec enregistrement des paramètres de forage et de
bétonnage (profondeur, pression de béton, quantité de béton), et ces mêmes tarières équipées
en plus d’un tube de bétonnage télescopable rétracté pendant la perforation et plongeant dans
le béton pendant le bétonnage .Ces pieux ne peuvent, évidemment, être armés qu’après
l’opération de bétonnage. La mise en place des armatures sous leur propre poids ou par
vibration devient délicate pour des pieux d’une longueur supérieure à 12 -15m. Au-delà, des
techniques de béton armé de fibres en acier ont été développées et permettent d’injecter
directement dans le sol les fibres mélangées au béton. Grâce à l’amélioration spectaculaire du
matériel de forage on peut exécuter des pieux de 600 à 1200mm de diamètre jusqu’ ’à des
profondeurs allant jusqu’à 30-35m. Actuellement les pieux à la tarière creuse sont parmi les
moins chers sur le marché .

Figure 9 Fondation de la CFA


3.3 Puits
Les puits sont des fondations creusées à la main. De section circulaire, ils doivent
avoir un diamètre supérieur à 1,20m ; de section quelconque ils doivent avoir une
largeur minimale de 0,80m et une section minimale de 1,1m2.

Les parois du puits sont soutenues par un blindage qui peut-être récupéré ou abandonné.
Après curage du fond du puits, le forage est bétonné à sec.

Figure 10 : fondation profondes et semi-profondes

1) Chap 5 Soutènement ADETS 2015 05 02


2) CSTC.BE