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CHAPITRE I : NOTION D’ENTREPRISE (RESUME)

Section 1 : Définitions et rôles de l’entreprise


Définissez la notion d’entreprise
L’entreprise constitue une organisation de nature très complexe qui renvoie à une réalité
plurielle : réalité technique et économique, une réalité humaine, une réalité juridique, une
réalité sociétale, une réalité systémique et une réalité culturelle.
• L’entreprise comme réalité technique et économique :
L’entreprise est à la fois :
• Une organisation technique productive : elle produit des biens et des
services destinés à être vendus grâce à la combinaison de moyens humains,
matériels et financiers.
• Une organisation économique distributeur de richesse : elle crée de la
valeur ajoutée (VA = Production – Consommations intermédiaires) qu’elle
répartit en plusieurs destinations. Cette valeur ajoutée, étant le surplus ajouté
à la production, est répartie comme suit : les membres du personnel vont
percevoir leur part sous forme de salaire, l’Etat sous forme d’impôts et taxes,
les organismes sociaux sous forme de cotisations sociales, les prêteurs de
fonds sous forme d’intérêts, les actionnaires et associés sous forme de
dividendes. Le reste (bénéfice non distribué) revient à l’entreprise elle-même
pour l’autofinancement.
• L’entreprise comme réalité sociale : une cellule sociale
L’entreprise est considérée comme un lieu de vie, une cellule sociale où une communauté
de travailleurs vivent en harmonie, communiquent et s’épanouissent. On note ainsi dans
l’entreprise le caractère relationnel entre les employés et aussi la direction et les employés
pour le partage des responsabilités et d’entraide. La dimension sociale de l’entreprise
concerne également la politique sociale de l’entreprise permettant de venir en aide à ses
salariés (service médicosocial, prêts immobiliers, voyage aux lieux saints…)
La responsabilité sociale de l’entreprise désigne la capacité de l’entreprise à prendre en
compte le bien être des salariés
• Une entreprise comme un centre de décision
L’entreprise est une machine à produire des décisions. La procédure de décision dans
les entreprises est faite d’une hiérarchie en fonction des stratégies mises en place pour
atteindre des objectifs. Les décisions sont faites au niveau opérationnel, stratégique,
budgétaire et management tout en respectant le système de décision qui est basé sur
l’organigramme de l’entreprise.
• L’entreprise comme réalité sociétale
L’entreprise est considérée comme une organisation qui s’implique dans la résolution des
problèmes globaux de la société d’ordre économique, écologique et social. A ce titre, on
parle aujourd’hui de plus en plus d’entreprise citoyenne, c’est-à-dire une entreprise qui
est à l’écoute de l’ensemble de ses parties prenantes de plus en plus impliquée dans la
vie de la cité.
La responsabilité sociétale de l’entreprise désigne la capacité de l’entreprise à prendre
en compte non seulement les intérêts des salariés mais également des autres parties
prenantes. Par exemple respecter ses fournisseurs, dialoguer avec des associations de
consommateurs ou des riverains
• L’entreprise comme réalité systémique :
L’entreprise comme réalité systémique repose un système vivant, organisé, finalisé et
ouvert sur son environnement
• L’entreprise, réalité juridique
L’entreprise est considérée comme une entité juridique peut être :
• Une personne morale désignée sous le nom de « société », dont l’existence est
reconnue par la loi indépendamment des personnes ou institutions qui la
possèdent ou qui en sont membres.
• Une personne physique, « entreprise individuelle » qui, en tant qu’entrepreneur
individuel, peut exercer une activité économique.
N.B. : La notion d’établissement : c’est une unité de production géographiquement
individualisée, mais juridiquement dépendante de l’entreprise. L’établissement est dans
le cadre juridique de l’entreprise et peut être un des hôtels d’une chaine hôtelière, la
boutique d’un réparateur de matériel informatique.
• L’entreprise, réalité culturelle
L’entreprise est considérée comme une organisation ayant des règles, des normes, des
valeurs et met en place un système de sanctions et de récompenses pour amener ses
membres à se conformer à ce que l’organisation attend de ses participants. Elle constitue
la base de l’identité de l’entreprise, c’est-à-dire son image.
Section 2 : Classement des entreprises
Trois grands types d'entreprises existent dans tous les pays :
• Les entreprises privées à but lucratif (CSS),
• Les entreprises privées à but non lucratif (ONG),
• Les entreprises publiques (ex : La poste, SENELEC, ...).
Il convient donc de connaitre des critères de classification afin de disposer des clés de
repérage simples.
Quels sont les critères de classification des entreprises ?
Les entreprises peuvent être classées :
• En fonction de leur taille et de leur impact économique
• En fonction de leur secteur d’activité économique
• En fonction de leur statut juridique
• Classification selon la taille (effectif salarié, chiffre d’affaires…)
Par l’effectif salarié (nombre de salariés) on distingue
Les Très Petites Entreprises (TPE) qui emploient moins de 10 salariés
Les Petites et Moyennes Entreprises (PME) sont celles qui emploient moins de 500
salariés. Elles rassemblent les Petites Entreprises qui emploient entre 10 et moins 50
salariés et les Moyennes entreprises entre 50 et moins de 500 salariés.
Les Grandes entreprises (GE) emploient 500 salariés et plus. Ce sont généralement de
Groupe d’entreprises comportant une société mère et des filiales, d’Entreprise Etendue
(ou en réseau) comportant une entreprise pilote travaillant avec de nombreuses
entreprises partenaires.
• Classification des entreprises selon le secteur d’activité économique
(déterminé par leur activité principale)
• Secteur primaire (agriculture, sylviculture, pêche, parfois mines),
• Secteur secondaire (industrie, bâtiment et travaux publics),
• Secteur tertiaire (services),
• Par-delà cette classification classique, des auteurs distinguent un secteur quaternaire
(recherche, développement et information).
• En fonction de leur statut juridique
• Les entreprises privées : Qu’est-ce qui caractérise une entreprise privée ? Citez
quelques exemples d’entreprises privées au Sénégal. Définissez une société
anonyme puis donnez ses caractéristiques.
Une entreprise privée est une entreprise dont l’Etat n’est pas actionnaire majoritaire
mais appartenant soit à une seule personne (entreprises individuelles), soit à plusieurs
personnes (entreprises sociétaires). Les entreprises sociétaires sont classées en trois
catégories : Sociétés de personnes (SNC) ; Sociétés de capitaux (SA) ; Sociétés
hybrides (SARL) qui présentent à la fois les caractéristiques des sociétés de
personnes et de capitaux. Exemple : TFM, IPD, Auchan
Société Anonyme : c’est une société qui exige un capital social de 10 millions pour
la constitution et qui exige deux personnes au minimum de plus et un commissaire au
compte. C’est une société qui n’est pas concernée par la modification de la loi de 2014
qui vise à baisser le capital exigé pour la constitution des sociétés.
• Les entreprises publiques : Qu’est-ce qu’une entreprise publique ? Citez
quelques exemples d’entreprises privées au Sénégal.
Une entreprise publique est une entreprise dont l’Etat est actionnaire majoritaire dont
le capital est détenu majoritairement par l’Etat qui appartient au peuple dans son entier
(les entreprises nationalisées, les établissements publics industriels et commerciaux,
les régies, les concessions. Exemple : la SENELEC, la Poste, la LONASE.
• Les sociétés coopératives, dans lesquelles les associés dirigent (salariés,
consommateurs, habitants, bénéficiaires du service...)
• Les associations à but non lucratif, entreprises privées dont les bénéfices doivent
être intégralement réinvestis,
• Les mutuelles

Chapitre 2 Théories des organisations


Expliquez les concepts suivants : OST (Organisation Scientifique du Travail) ; OAT
(Organisation Administrative du Travail) ; OBT (Organisation Bureaucratique du Travail).
Puis dites l’auteur assigné à chaque concept
1. TAYLOR et l’OST
TAYLOR est à l’origine de l’OST dans son ouvrage intitulé « Principles of Scientific
Management » paru en 1911. L’OST est une méthode qu’il a mis en place dans les
entreprises au début du XXème siècle dont l’objectif est d’améliorer l’efficacité du travail
(organiser les ateliers).
En résumé, les principes suivants constituent le fondement de l’OST :
L’étude scientifique du travail doit être faite par une équipe de spécialités (des
bureaucrates, des experts, des spécialistes). Il s’agit de la division sociale du
travail (séparation des tâches de conception réservées aux managers et des tâches
d’exécution réservées à des ouvriers qui doivent respecter les ordres donnés) et de la
division technique du travail (décomposition du travail des ouvriers en tâches
élémentaires pour éliminer les gestes inutiles et superflus afin d’obtenir un rendement
maximum).
- La sélection scientifique de la main d’œuvre et l’entrainement de l’ouvrier :
spécialisation des ouvriers dans les tâches où ils sont plus habiles
- Le couplage de l’étude scientifique du travail et la sélection de l’ouvrier : des
travailleurs forment un couple
- La coopération entre le management et la main d’œuvre renforcent la solidarité
humaine car le travail et la responsabilité du travail se partagent d’une manière égale
entre la direction et les ouvriers.
- Donner des primes de rendement aux employés les plus performants
2. L’analyse de FAYOL
Il est considéré comme le père du Management. Il s’est préoccupé de l’administration de
l’entreprise. Pour lui l’organisation administrative est fondamentale au sein de l’entreprise.
Qu’est-ce qu’administrer selon FAYOL ?
FAYOL a développé une théorie appelée P.O.C.C.C. pour donner les tâches dévolues à
l’administration qui signifie :
Prévoir : le programme de l’entreprise est basé sur des prévisions à court et long terme.
Organiser : l’organisation suppose la mise en place d’une structure
Commander : le commandement suppose la mise en place d’une unité de
commandement
Coordonner : la coordination suppose l’harmonisation des actes de l’entreprise
Contrôler : le contrôle suppose la vérification de ma conformité de toutes les actions aux
programmes déjà définis. Ce contrôle doit être suivi de sanctions.
3. L’analyse de Max WEBER
Max WEBER a fait une analyse de l’organisation basée sur l’autorité, il définit ainsi trois
types d’organisations :
• L’organisation charismatique basée sur des qualités personnelles du leader
(personne qui a du charisme = caractère spécifique de l’individu)
• L’organisation traditionnelle qui découle des pratiques des coutumes des
traditions ou des cultures
• L’organisation rationnelle ou légale considérée par Max la meilleure forme
d’organisation car dans cette organisation on note le rejet et coutumes
traditionnelles et des performances personnelles du leader et une structure
hiérarchique supervisant toutes les activités, une structure définissant du travail
et l’autorité de chacune des règles écrites prévoyant toutes les situations.
Dans cette forme d’organisation les administrateurs possèdent de solides compétences
et ils sont nommés et non élus ou employés en vertu d’un contrat. Ils exercent leurs
fonctions sans être propriétaires.

Section 2 L’étude de la Motivation de l’homme au travail par le courant des relations


humaines
L’étude des relations humaines s’est constituée pour réagir contre les principes
classiques des bureaucratiques. Elle a centré son analyse sur les relations entre les
individus et leur motivation en dehors des perspectives de récompenses pécuniaires.
1. L’analyse de MAYO avec l’expérience d’Hawthorne
Il est considéré comme l’inventeur du mot « Relations humaines », son analyse est fondée
sur différents principes :
• Les employés sont gérés par une logique de sentiments : étudier la relation
entre productivité et le moral de l’individu
• La direction est motivée par une logique de coût et d’efficacité. MAYO est
le premier à avoir identifier les fondements non économiques de la satisfaction
au travail (le désir d’être bien avec ses collègues de travail) et qui constituent
des facteurs motivationnels pour l’augmentation de la productivité des
travailleurs
2. L’analyse de MASLOW
MASLOW est psychologue américain connu par sa célèbre pyramide hiérarchisée des
besoins. Pour définir les origines de la motivation humaine, MASLOW a distingué
différents besoins à satisfaire
Besoins d’accomplissement et de réalisation (atteinte des objectifs personnels)
Besoins d’estime (affirmation personnelle, autodétermination)
Besoins d’appartenance (satisfaction d'appartenir à un groupe humanisé)
Besoins de sécurité (besoins liés à la protection)
Besoins physiologiques (besoins liés à la nutrition)
3. L’analyse de HERZBERG par la théorie bifactorielle
L’idée principale de l’auteur est que les circonstances qui conduisent à la satisfaction dans
le travail sont de natures différentes.
La théorie bi factorielle stipule que l’homme connait 2 grandes catégories de besoins à
satisfaire et font partie intégrante de la nature humaine pour permettre d’éviter le
mécontentement et de provoquer la satisfaction : les facteurs de motivation et les
facteurs d’hygiène
Les besoins d’ambiance ou d’hygiène au travail dont la non satisfaction engendre des
mécontentements et conflits (facteurs de démotivation) mais leur satisfaction n’apporte
aucun contentement supplémentaire. Ces facteurs ne sont pas directement liés au travail
et concernent principalement la qualité de l’environnement et le mode de fonctionnement
de l’organisation : conditions de travail, relations interpersonnelles, sécurité, salaire.
Les besoins de réalisation dont la satisfaction entraine une augmentation du degré de
satisfaction au travail et une motivation de l’individu à fournir un meilleur rendement. Ces
facteurs sont intrinsèquement liés au travail et permet à l’individu la possibilité de se
réaliser dans un travail intéressant, d’obtenir de la reconnaissance et de l’avancement,
de prendre des responsabilités.
4. L’analyse de Mac Gregor DOUGLAS portant sur la motivation et le leadership
(Les théories X et Y de Mc Gregor)
Mac Gregor DOUGLAS, psychologue et professeur en management industriel, a repris
les travaux de MASLOW et élaboré dans les années 1960 un modèle de management
fondé sur 2 théories (X et Y) destinées à influencer le type de leadership à adopter en
fonction des groupes d’employés concernés.
• La théorie X affirme que l’homme est naturellement paresseux et n’aime pas
travailler (il éprouve une aversion naturelle), il préfère être dirigé et évite les
responsabilités. Dans cette situation il a besoin d’être contrôlé, dirigé, contraint
au travail et soumis à un système de sanctions défini par la direction qui doit le
contrôler et le menacer avec un style autoritaire.
• La théorie Y affirme au contraire que l’homme n’a pas une aversion naturelle
pour le travail l’individu et il ne s’implique que s’il se voit confier de
responsabilités et prend des initiatives du fait qu’il dispose d’un esprit créatif et
de potentialités qui lui permettent de faire preuve de créativité et d’initiativité.
Dans ce cas de figure, l’employeur doit faire sa promotion
La théorie X ou de type bâton/carotte repose sur les postulats de l’école classique
Chapitre 3 Système d’information et de décision
• Définir les termes suivants : Information ; Système d’information
L’information est tout ce qui augmente la connaissance d’un individu et lui permet de
sortir de l’incertitude. Elle représente pour l’entreprise un instrument de liaison avec son
environnement interne comme externe. Elle permet de réduire le risque d’erreurs dans la
prise de décisions. Elle peut être orale ou écrite
La collecte, le traitement, la diffusion et le stockage sont facilités par le développement
des intranets et de l’internet. Le maintien de la qualité de l’information exige une vigilance
permanente.
Le système d’information ou système de gestion est l’ensemble des informations
circulant dans l’entreprise et les moyens mis en œuvre pour les gérer. Le système
d’information se compose essentiellement d’un ensemble d’éléments (personnel,
matériel, ordinateurs, logiciel…) qui permettent d’acquérir, de traiter, de communiquer des
informations, de mémoriser toutes les informations quelle que soit leur forme, font partie
du système d’information.
• Donner la différence entre une approche systémique et une approche
traditionnelle
L’approche traditionnelle sur la prise de décision comprend 2 modèles :
Le modèle de l’acteur unique considère que la décision est d’abord le fait d’une personne
ou d’un groupe.
Le modèle administratif est aussi très sentimental, c’est celui de l’école scientifique du
travail de Frederick Winslow TAYLOR et Henri FAYOL, considère que la décision
conduit à l’élaboration de procédures à suivre rigoureusement.
L’approche systémique considère que les approches traditionnelles de l’acteur unique
et le modèle administratif ont des limites notamment avec Herbert SIMON qui a démontré
que la rationalité de décideur est limitée.
L’approche systémique éclaire avec pertinence la décision dans les grandes entreprises
car les informations utilisées dans l’entreprise sont en effet liées entre elles et forment un
sous-système du système de l’entreprise. L’approche systémique a permis de prendre en
compte le rôle essentiel joué par l’information dans la gestion.
• Quelles sont les qualités d’une bonne information ?
Les qualités d’une bonne information se définissent généralement par 5 critères :
- La pertinence : l’information est pertinente lorsqu’elle constitue un facteur de choix,
améliore la qualité des décisions, pose un problème nouveau, ouvre des opportunités.
- La fiabilité : pour fonder une décision correcte, il faut que l’information soit fiable.
- La disponibilité : l’information est une denrée périssable. La valeur de l’information pour
l’entreprise, dépend donc beaucoup des délais de collecte, de transmission et de
traitement des données.
- La confidentialité : l’information doit être protégée en raison de multiples risques
(hackers, virus informatiques, vol des codes d’accès, vol de fichiers,)
- La valeur : l’information pourra être valorisée en fonction de son contenu
• Quel est le rôle de l’information ?
• L’information est un support des processus de gestion
• L’information est un instrument de communication dans l’organisation
• L’information est un instrument de liaison avec l’environnement
• L’information est le support de la connaissance individuelle
• L’information est un instrument de cohésion sociale
• Quelles sont les fonctions du système d’information ?
Pour remplir ces trois objectifs (coordination, contrôle et décision), le système
d’information devra réaliser différentes fonctions :
- La collecte de l’information : l’entreprise doit recueillir de nombreuses données en vue
d’une utilisation ultérieure.
- Le traitement de l’information : l’information doit être transformée en donneés
utilisables par le décideur.
- La mémorisation de l’information : le système d’information est une mémoire
collective que se forgent les différents acteurs de l’entreprise. Il doit donc stocker en
sécurité et durablement les données.
- La diffusion de l’information : le système d’information doit faire circuler l’information
tout en préservant la qualité et la sécurité. La diffusion informatique par les réseaux
internes et externes à l’entreprise est de plus en plus développée (réseau internet et
intranet).
• Qu’est-ce qui différencient l’internet et l’intranet dans la diffusion de
l’information ?
Internet permet d’effectuer des recherches documentaires, de rechercher des
partenaires, même à l’étranger, sans se déplacer, de communiquer sans souci de prix
d’heure ou de distance, de créer une vitrine commerciale pour diffuser ses produits…
Intranet utilise des outils d’internet pour des applications d’entreprises (annuaire interne,
courrier interne, saisie des feuilles de temps, documents de travail) afin de faciliter le
partage d’informations et le travail de groupe.
• Quelles sont les finalités du système d’information ?
Le système d’information a pour finalités de fournir en permanence à chacun des
membres de l’entreprise, les renseignements dont il a besoin pour la prise de décisions,
le suivi des actions mises en place et le contrôle de l’organisation. Les finalités
essentielles d’un système sont donc d’assurer le contrôle, la coordination et la
décision.
• Quels sont les types de décisions que l’on distingue dans une entreprise
selon les niveaux hiérarchiques, donner leurs caractéristiques.
Les gestionnaires font appel à trois types de décisions opérant dans des domaines
différents, dans une durée différente et à différents niveaux de hiérarchie qui sont
respectivement stratégiques, tactiques et opérationnelles.
Les décisions stratégiques sont prises par les dirigeants car elles ont un effet large et
à long terme concernant les orientations générales et la définition du potentiel de
l’entreprise. Ces décisions ont donc des conséquences à long terme et concernent toute
l’organisation
Les décisions tactiques sont l’ensemble des décisions prises par les cadres de
l’entreprise pour l’utilisation efficace du potentiel de l’entreprise. Ces décisions sont donc
liées à la mise en œuvre des choix stratégiques à moyen terme.
Les décisions opérationnelles sont l’ensemble des décisions prises pour la mise en
œuvre quotidienne du potentiel de l’entreprise. Ces décisions ont des effets à court terme
sur le bon fonctionnement car elles permettent de réguler chaque jour la vie de l’entreprise

CHAPITRE 4 : LA STRATEGIE DE L’ENTREPRISE


• Définir la stratégie et donner son objectif
La stratégie est l'ensemble des décisions et des actions relatives aux choix des moyens
et à l'articulation des ressources en vue d'appliquer une politique.
La stratégie vise à rechercher et à obtenir une compétence distinctive (on parle parfois
de savoir-faire différentiel), source d’avantage compétitif et à garantir ainsi la compétitivité
et la rentabilité de l’entreprise sur le long terme. Cela implique de comprendre
l’environnement pour modifier l’équilibre concurrentiel à son avantage.
La stratégie d’entreprise désigne l’ensemble des choix d’allocation de ressources qui
définissent le périmètre d’activité d’une entreprise en vue d’assurer sa rentabilité, son
développement et/ou sa pérennité.
Les différentes stratégies peuvent être regroupées en
• Quelles sont les étapes d’une démarche stratégique ?
L’élaboration de la stratégie d’entreprise peut s’articuler principalement en cinq points :
1ère étape : Définition de l’activité de l’entreprise (portefeuilles d’activités) et
identification de sous-ensembles pouvant faire l’objet d’analyse indépendante
segmentation stratégique.
2ème étape : Analyse concurrentielle de chaque activité de l’entreprise pour
comprendre les forces structurant son environnement et les ressources et compétences
qu’elle est capable de mobiliser.
3ème étape : affectation d’une stratégie à chaque activité après analyse
concurrentielle :
4ème étape : allocation de ressources nécessaires à chacune des activités après
spécification d’une stratégie en privilégiant celles les plus prometteuses
5ème étape : Modification de la chaîne de valeur pour ne pas uniquement se limiter à la
gestion du portefeuille d’activités existantes.
• Quelle est l’approche stratégique proposée par l’école de HARVARD ?
(Matrice SWOT, modèle LCAG et démarche stratégique)
Les premiers modèles stratégiques d’Harvard sont marqués par les travaux de M.
PORTER repris par d’autres chercheurs de l’université Havard que sont Alfred
CHANDLER et H. Igor ANSOFF qui ont révolutionné respectivement l’analyse de la
concurrence et des choix stratégiques avec la matrice SWOT et le modèle LCAG.
La démarche stratégique SWOT part d’un double diagnostic à la fois interne et externe et
se poursuit suivant les différentes phases du modèle LCAG.
La matrice SWOT : cette vision de PORTER a été formalisée dans la célèbre matrice
SWOT (initiales de Strengh = Force ; Weakness = Faiblesses ; Opportunies =
Opportunités ; Threats = Menaces). La conception d’une telle stratégie repose sur la prise
en compte d’une part des forces et faiblesses de l’entreprise et d’autre part des menaces
et opportunités de l’environnement de l’entreprise.
Matrice SWOT
Facteur stratégique Interne Externe
Bon Force Opportunité
Mauvais Faiblesse Menace
Modèle LCAG
Cette vision stratégique a été formalisée dans le modèle LCAG par 4 auteurs de la
Harvard Business School dont les lettres LCAG sont les initiales du modèle. Il s’agit de
Learned, Christensen, Andrews et Guth).
Les différentes phases stratégiques du modèle LCAG sont :
Diagonstic interne (forces et faiblesses)
Diagonstic externe (menaces et opportunités)
Définition des objectifs de la firme
Formalisation du diagnostic
Choix des orientations stratégiques
Mise en œuvre des choix.
• Quelles sont les forces et les faiblesses pouvant ressortir du diagnostic
de l’entreprise ?
Parmi les forces apparaissent les ressources (matérielles, immatérielles et financières)
et les compétences et ressources humaines de l’entreprise (savoir-faire pour innover
en matière de recherche, d’expertise)
Parmi les faiblesses apparaissent la petite taille de l’entreprise en termes de moyens
humains et financiers pour assurer le développement de l’entreprise.
• Quels sont les principes et les buts d’un diagnostic interne et externe ?
Le diagnostic interne vise à déterminer le potentiel de l’entreprise et à souligner ses
forces et ses faiblesses.
Les forces et les opportunités constituent en quelque sorte des « leviers de
performance » pour l’entreprise concernée, alors que les faiblesses et les menaces
peuvent remettre en cause cette performance.
Le diagnostic externe permet de déceler les opportunités et les menaces qui
proviennent de l’environnement afin de déterminer les facteurs clés de succès qu’il
convient de maitriser.
• Quels sont les choix stratégiques qu’on peut adopter dans les domaines
d’activité des entreprises ?
Le choix du domaine d’activité (ou encore de la direction de la croissance) laisse plusieurs
alternatives possibles aux entreprises parmi lesquelles on peut citer entre autres :
spécialisation ; intégration ; diversification ; internationalisation ; recentrage ; domination
par les coûts concentration ; croissance ; impartition,…
• Rappelez la notion de diversification et quels sont ses avantages et
inconvénients ?
La diversification est une stratégie adoptée par les grandes entreprises et qui consiste à
aborder un domaine d’activités différent de ses activités habituelles.
Quels sont les avantages de la diversification
La diversification est un moyen de croissance et permet
• Une meilleure répartition des risques
• Une réduction des risques de dépendance à un produit ou un marché
• D’augmenter la rentabilité en s’orientant vers de nouveaux marchés porteurs
La diversification comporte-t-elle des risques ?
• Nécessite des investissements lourds
• Alourdissement des structures
• Modification structurelle et organisationnelle entrainant des coûts élevés
• Risque de dilution des ressources, de perte d’identité et d’affaiblissement de la
culture d’entreprise
• Rappelez la notion de spécialisation et quels sont ses avantages et
inconvénients ?
La spécialisation est une stratégie consistant pour une organisation à se développer sur
son domaine d’activité courant (approfondir ses activités autour des produits existants
grâce à la maîtrise d’un savoir-faire particulier). C’est souvent la stratégie des PME et
peut se faire sur plusieurs variantes :
• Spécialisation sur un produit ou groupe de produits,
• Spécialisation sur une technologie particulière,
• Spécialisation sur une catégorie de clients ou une zone géographique
Quels sont les avantages et les risques de la spécialisation ?
La spécialisation a de nombreux avantages et un risque important.
Parmi les nombreux avantages, on peut citer
• Réduction des coûts grâce aux économies d’échelle (effets d’échelle et
d’expérience)
• Véhicule une image de spécialiste, gage de qualité pour les consommateurs
• Permet à l’entreprise d’avoir le monopole et d’acquérir une place de leader sur
le marché
• Acquisition d’un savoir-faire différentiel (avantage compétitif)
• Simplicité de mise en œuvre
• Identification facile d’une entreprise par rapport à son métier
La spécialisation présente cependant des inconvénients majeurs :
• Grande dépendance de l’entreprise par rapport à son produit (son marché ou
sa technologie),
• Difficultés de reconversion en cas de changement défavorable de
l’environnement
• Perte de flexibilité et de réactivité face à son environnement
• Rappelez la notion de différenciation et quels sont ses avantages et
inconvénients ?
La différenciation consiste donc à distinguer un produit ou un service de ceux des
entreprises concurrentes et de créer pour ce produit une situation considérée unique dans
toute la branche (offrir un produit ressenti différent voire unique par le consommateur). La
différenciation peut porter sur le produit mais aussi sur la marque, l’emballage, la publicité,
l’image de marque et vise à créer un marché captif. C’est une stratégie souvent imposée
par les marchés et développée en phase de maturité (réponse à la demande de
nouveauté).
Avantages : elle permet aux entreprises de se protéger des baisses de prix de la
concurrence
Inconvénients : elle occasionne des coûts élevés
• Rappelez la notion de concentration et quels sont ses avantages et
inconvénients ?
La concentration consiste pour une entreprise à se concentrer sur des niches ou créneaux
(segments très limités du marché). Les créneaux possibles sont : un marché délimité sur
le plan géographique, un groupe de consommateurs, ...). Cette stratégie de niche
correspond plus aux PME car elles ne disposent pas de ressources suffisantes pour
s’attaquer à l’ensemble d’un marché.
Avantages : elle répond mieux aux exigences de l’objet-cible ou des coûts bas.
Inconvénients : capitaux difficiles à trouver
• Dans quelle circonstance une entreprise doit-elle envisager une stratégie
de recentrage ?
Une entreprise peut envisager de se recentrer quand elle observe une baisse du niveau
global de sa performance. Elle décide donc d’abandonner les activités les moins rentables
et conserver et investir dans le métier le plus rentable.
• Quelles sont les possibilités de recentrage possibles ?
• Recentrage sur le métier
• Recentrage géographique
• Recentrage sur la mission
• Rappelez la notion d’intégration et quels sont ses avantages et
inconvénients
L’intégration est une stratégie courante et déjà fort ancienne qui consiste pour une
entreprise à intégrer de nouvelles activités qu’il s’agisse de création de nouvelles activités,
d’acquisition ou d’établissement de liens étroits avec des partenaires.
Quels sont les avantages et les inconvénients de l’intégration ?
Les avantages :
L’intégration est source d’avantages techniques, financiers et plus largement
concurrentiels :
• Au titre des avantages techniques, on peut citer notamment l’aide à la
rationalisation des activités, une meilleure maîtrise de la qualité et des
technologies utilisées
• L’intégration est source d’avantages financiers car elle permet l’appropriation
des marges et la réduction des coûts par réalisation d’économies d’échelle et
réduction des coûts de transaction
• Les avantages concurrentiels sont également multiples : augmentation du
pouvoir de marché, sécurité accrue des approvisionnements, des avoirs et des
débouchés, élévation également de barrières à l’entrée.
Les inconvénients : Les stratégies d’intégration n’ont cependant plus la faveur de
beaucoup de firmes en raison de points faibles particulièrement contraignants :
augmentation induite des coûts fixes, perte de flexibilité, difficulté à maitriser plusieurs
métiers à la fois
• Rappelez la notion d’internationalisation et quels sont les motifs
d’internationalisation ?
L’internationalisation peut être définie comme un processus temporel et dynamique qui
vise pour une firme à pénétrer des marchés hors de sa zone domestique (marché
national) sur des territoires économiquement, juridiquement et culturellement différents
de ceux de son pays d’origine.
Les facteurs à l’origine de l’internationalisation :
• Des facteurs commerciaux liés à l’étroitesse et/ou la saturation du marché national (le
marché dit « domestique » mais également la possibilité de réguler les ventes compte
tenu des variations de la demande affectant les différents marchés
• Des facteurs industriels classiques : recherche d’économies d’échelle et abaissement
des coûts de production (matières premières, coûts salariaux, etc.)
• Des facteurs institutionnels et réglementaires : les entreprises ont cherché d’abord à
contourner les barrières douanières, puis à exploiter les possibilités ouvertes par le
« désarmement douanier », enfin de tirer partie de l’existence d’espaces économiques
régionaux (Union Africaine, CEDEAO, ALENA, UE, ASEAN, etc.)
• Des facteurs sociaux et culturels que traduit l’uniformisation des goûts sur la planète
• Quels sont les avantages et les inconvénients d’une stratégie de
croissance ?
La stratégie de croissance consiste pour l’entreprise à développer des capacités
(croissance interne avec l’augmentation et accumulation d’actifs matériels) ou acheter des
entreprises ou établissements déjà existants (croissance externe avec l’acquisition
d’actifs financiers en prenant le contrôle de ces actifs matériels).
• Rappelez la notion de stratégie d’impartition ?
L’impartition, c’est le savoir-faire faire. Elle relève du partenariat interentreprises. Elle
consiste à faire appel à des partenaires qualifiés, sources de compétitivité, d’où la
nécessité d’une veille prospective. Elle vise à optimiser l’utilisation des actifs pour une
meilleure création de valeur
Avantages : elle permet la réduction du Besoin en Fonds de Roulement ainsi qu’une
amélioration du goodwill (superbénéfice) ainsi qu’un recentrage sur les métiers de base.
Limites : risque de dépendance accrue vis à vis des fournisseurs ; rôle accru de la
fonction approvisionnements
• Décrire brièvement les autres stratégies non citées que vous connaissez
Stratégie de domination par les coûts (faire le même produit que les concurrents, mais
moins cher) : elle consiste à fonder l’avantage concurrentiel sur des prix compétitifs par
une pratique systématique de réduction des coûts
Stratégie de focalisation : refuser de d’affronter la concurrence en se retranchant sur une
niche de marché.
• Quelles sont les quatre phases que peut connaître une PME pour assurer
sa croissance ?
- La crise de démarrage
- La crise de cash-flow
- La crise du leadership
- La crise de continuité
• Citez les crises de croissance d’une entreprise liées à son personnel.
Les crises de croissance liées au personnel sont :
- Démotivation des équipes,
- Moral des employés faible,
- Productivité diminue
- Turn over s’accroît,
- Problème de culture d’entreprise mal assimilée.
• La stratégie d’externalisation à l’étranger s’apparente-t-elle à de la
délocalisation ?
La stratégie d’externalisation n’est pas à confondre avec de la délocalisation.
La délocalisation correspond au fait de déplacer géographiquement le traitement d’une
activité. Ce traitement est généralement réalisé par la même entreprise mais sur une zone
géographique différente. Alors que l’externalisation consiste à confier la totalité d’une
fonction ou d’un service à un prestataire externe spécialisé pour une durée pluriannuelle.
Le prestataire externe fournit alors la prestation en conformité avec le niveau de service
de performance et de responsabilité.