Vous êtes sur la page 1sur 11

LA SYNTHÈSE (description)

DÉFINITION

La synthèse est une opération intellectuelle par laquelle on rassemble les él : éments de
connaissance concernant un objet de pensée en un ensemble cohérent ; c’est une vue
d’ensemble qu’on obtient ainsi. Autrement dit, c’est rédiger un écrit unique qui rend compte de
l’ensemble de divers documents parlant d’un même sujet. Ils sont centrés sur un problème
précis, en général datés et signés. Le but est donc de rédiger un écrit objectif et ordonné qui
répond à la problématique par confrontation des différents documents. sp

En aucun cas, vous ne donnerez votre avis, mais votre devoir sera entièrement tourné vers
la reformulation de la pensée des différents auteurs. Dans le même temps, vous devrez dire si
ceux-ci sont d’accord, en opposition totale, partielle, si leurs discours sont complémentaires…

MÉTHODOLOGIE

La synthèse se rédige en trois parties : L’introduction, le développement et la conclusion.

A- L’introduction

L’introduction se présente sous la forme d’un seul paragraphe. Trois ou quatre points y
sont exigés.

1- La présentation du thème
2- La problématique
3- La présentation des documents
4- L’annonce du plan
Toutefois, il est permis de ne pas présenter les documents dans l’introduction. Si le
rédacteur opte pour cette forme, il doit néanmoins présenter chacun des documents dans le
développement, au fur et à mesure qu’il les utilise. Il faut faire très attention à ne pas en oublier
parce que c’est une étape obligatoire quel que soit son emplacement. L’ordre peut aussi être 1,
3, 2, 4.

1-La présentation du thème


La présentation du document consiste en une évocation du problème ou de la situation
plus vaste que le sujet, en quelques phrases (2 ou 3). Cette partie évoque le thème tout entier et
permet d’apporter des idées dans un champ qui dépasse largement la question posée.

2- L’énoncé du problème soulevé


Dans le deuxième point, le champ de réflexion est rétréci à la simple question à résoudre.
Cette problématique peut être rédigée sous forme interrogative ou déclarative. Une fois le
problème posé, on devra écrire une phrase permettant d’enchaîner sur le point suivant.
-Exemple :
-Pour répondre à cette problématique, nous avons en notre possession quatre documents.
-Différents auteurs ont étudié ce problème, notamment X dans…, Y dans…, W dans…, Z
dans…
-Cette question a longtemps fait l’objet d’études ; l’une d’elles écrite par X…, l’autre par
Y…
Ceci doit se faire uniquement si le rédacteur a opté pour la représentation des documents
dans l’introduction. Dans le cas contraire, il peut enchaîner de façon directe pour le plan.

3. Présentation des documents 
Il est obligatoire de présenter : l’auteur, le nom de l’ouvrage souligné (il est en italiques
dans le document), le numéro de rang des documents et leur époque ou date précise lorsqu’il
s’agit de journaux. Il est bon de dire de quel type il s’agit : article de journaux, autobiographie,
essai, roman,… et de préciser l’idée principale (idée clé) de chacun des documents présentés.
Par contre, les éditions embrouillent inutilement, il ne faut donc pas les inscrire, de même que
les titres des articles qui n’ont pas d’importance. Il faut faire attention à ne pas être répétitif
dans cette présentation. Il faut varier ou multiplier les formules introductives qui annoncent les
documents pour éviter d’ennuyer le lecteur.
On peut commencer par exemple par : le document 1 écrit par X est extrait de tel ouvrage
et il évoque telle idée, mais on ne pourra présenter ainsi les 4 documents. On peut alors opter
pour : L’idée que l’auteur Y développe est mise en avant par X dans son œuvre (titre) écrite en
(année), quant au document 3, il met en lumière tel point dans l’extrait de (œuvre) dont
l’auteur est W (année), selon Z, il est évident que…, cette idée est développée dans l’extrait de
son œuvre (date).
Vous  pouvez  aussi  grouper  par  2  les  docs  pour  autant  qu’ils  aient  des  points 
communs ; dans ce cas pensez malgré tout à spécifier le nom d’ouvrage et la date pour 
chacun d’eux. Dans tous les cas, on vous demande d’être le plus concis possible dans cette 
présentation qui perd souvent trop de temps dans la rédaction.   
On peut présenter les documents dans l’ordre dans lequel ils  ont été donnés, mais 
aussi, choisir un ordre chronologique.

4. L’annonce du plan
Le plan peut comporter deux à trois parties. Le plan à trois parties est plus équilibré et
donc recommandé si possible. Il faut composer une phrase originale qui réunit les deux ou trois
étapes du plan de la façon la plus fluide possible. Il faut, le mieux, éviter les expressions :
Nous verrons d’abord…ensuite…après ou premièrement, deuxièmement,…ou dans une
première partie, dans une deuxième partie…Ces exemples ne comportent pas de faute mais
sont le type même de présentation banale. Il faut, en revanche, s’efforcer de parvenir à une
formule moins maladroite. Par exemple : Même si l’on peut considérer que…, il faut aussi
imaginer qu’il existe…malgré tout…ou bien : l’ensemble du dossier nous amène à nous
interroger sur tel aspect de tel problème, par ailleurs ses rôles…et…feront partie de cette étude
ou encore : les approches de ces auteurs nous permettront de mettre en avant tel et tel point que
nous allons faire suivre par l’étude de tel autre aspect.
Le plan peut être aussi présenté sous forme de questions.

B- Le développement
Il comportera autant de grands paragraphes que de parties c'est‐à‐dire 2 ou 3 selon 
le plan. 

Dans un paragraphe, il faut aller à la ligne pour chaque nouvelle idée correspondant aux
sous-parties du plan. Si le plan est bien fait, ces sous-parties se suivront très logiquement et le
rédacteur n’aura pas besoin d’imaginer de liaison entre elles, l’enchaînement se fera
naturellement. A la fin de chaque paragraphe, il pourra faire une phrase qui reprendra le
contenu de la partie terminée.

Pour chaque idée, le rédacteur doit citer l’auteur (avec son nom et la première lettre de
son prénom). Ce point est essentiel ; dans le cas où il n’indiquerait pas les sources, il
disserterait sur un sujet et le travail n’aurait plus de valeur en tant que synthèse. En parlant de
l’auteur, il faut varier l’appellation et éviter d’utiliser systématiquement « auteur ». On peut le
remplacer, selon la fonction de celui-ci, par : romancier, rédacteur, journaliste, intervenant,
essayiste, moraliste, philosophe, sociologue, poète, dessinateur… Mettre des guillemets pour
les D citations ; mais on ne peut pas en faire 2 ou 3 en tout. Car le travail n’est pas un montage
de citations, ni un collage, il faut utiliser son lexique et reformuler. En revanche, il est possible
d’utiliser de reprendre des mots d’un registre technique spécialisé pour lequel le rédacteur
n’aurait aucun synonyme.

Lorsque l’on compare deux auteurs, on peut utiliser ces formules : 

1 corrobore la pensée de 2… 

1 et 2 font tous deux la même analyse du sujet… 

1 soutient 2 quand il affirme que… 

1 préfère l’idée selon laquelle… 

1 pense que…a contrario, 2 affirme que… 

1 et 2 ont des points de vue opposés sur le sujet…   

Pour les mots qui nous servent à introduire les différentes pensées aussi, il y a une
alternative. Ainsi, on peut remplacer le mot idée par : affirmation, contestation, protestation,
complément, question, confirmation, proposition, justification, preuve, précision, constatation,
suggestion, souhait, conseil sous-entendu, nuance, analyse, démonstration, interrogation,
perspective, thèse, réflexion, position…

Des synonymes du mot dire : exprime, affirme, montre, démontre, fait remarquer, soutien
t,  constate, observe, note, pense, émet l’idée.  Attention :  Ces  listes  ne  sont  pas 
exhaustives  et  vous  devrez  vous  interroger  sur  la  cohérence  du 
synonyme que vous aurez choisi par rapport au sens du texte. 

C- Conclusion
Cette conclusion sera objective. Elle est le bilan du développement ; elle apporte la
réponse au problème posé sans jamais aller au-delà de ce que les documents ont permis de
mettre à jour.

   Imaginons un plan du type : le chômage, ses causes et les solutions à mettre en œuvre pour
le juguler. La conclusion pourra prendre la forme suivante : Le phénomène du chômage existe
depuis telle époque, il a tel ou tel type de causes. Les  solutions trouvées pour remédier au
problème sont de telle sorte, elles peuvent prendre telle  forme… 

Attention  à  ne  pas  présenter  les  réponses  à  la  problématique  par  rapport  à  chaque 
document, n’oubliez jamais que vous rédigez une synthèse c‘est à dire que vous confrontez 
des écrits ; une réponse par auteur serait un non‐sens. On ne peut donc considérer valide 
une conclusion qui prendrait la forme suivante : Dans le
document 1, l’auteur dit que….. le document 2 corrobore ces dires alors que le  document 3…
LA SYNTHÈSE DE DOCUMENTS (rédaction)

Plan
1. Définition
2. Le corpus ou dossier
3. Le libellé de l’épreuve
4. Les différentes formes de lecture
- La lecture de découverte
- La lecture analytique
5. Le tableau de confrontation
6. La rédaction de l’introduction
7. La rédaction du développement
8. La rédaction de la conclusion objective
9. La rédaction de la conclusion subjective

1. Définition :

La synthèse est un exercice qui consiste à rendre compte de la quintessence d’un dossier
composé de trois à cinq documents. Autrement dit, l’Etudiant doit proposer un texte qui doit
refléter les grandes idées fortes, contenues dans le dossier.

2. Le corpus ou le dossier :

Un dossier ou un corpus est composé par un certain nombre de documents traitant tous
un même thème. Pour l’essentiel, ce sont des textes argumentatifs, ou des textes
iconographiques ou des tableaux statistiques.

3. Le libellé de l’épreuve :

Généralement l’énoncé proposé au début de la synthèse est ainsi libellé : « vous ferez de
ce dossier sur (indication du thème), une synthèse objective, concise et ordonnée puis vous
donnerez votre point de vue sur la question ».

Objective : signifie que l’étudiant n’a pas le droit de donner son avis dans la
synthèse ;
Concise : signifie qu’il faut retenir l’essentiel, c’est-à-dire les idées fortes ;
Ordonnée : c’est-à-dire que la synthèse doit suivre un plan logique, et des
connecteurs logiques. Elle doit comporter une introduction, un développement et une
conclusion.

4. LES DIFFERENTES FORMES DE LECTURE:

4.1. LA LECTURE DE DECOUVERTE :

Elle permet de faire un tour d’horizon des différents textes proposés. Il s’agit de lire
rapidement chaque texte, après il faut repérer les éléments du paratexte et essayer d’analyser
les informations délivrées car c’est une étape préliminaire à l’étude du texte lui-même et
permet d’éviter les contre sens. Les éléments du paratexte sont :

- le titre du texte qui permet de dégager l’idée générale du thème ;

-le nom de l’auteur : la connaissance de sa biographie et son appartenance à un courant


littéraire permettent rapidement d’appréhender le texte ;

- le titre de l’œuvre : il peut se présenter sous forme de texte, d’une expression ou d’une
phrase ;

- la date de parution : elle permet de déduire le siècle de l’écrivain et permet également


d’éclairer le texte, selon une perspective historique ;

- le chapeau : il donne certaines informations cruciales à la compréhension du texte.

Après les informations délivrées par le paratexte, chaque texte est lu rapidement. À la fin
de cette lecture de découverte, l’étudiant doit dégager la problématique sous forme de
question(s) et repérer le document matriciel, c’est-à-dire le document le plus important, le plus
complet et le plus riche en terme d’idées. Il traite pleinement et entièrement le thème ou
envisage les différents aspects du problème. C’est à partir de ce document matriciel que les
autres textes vont être étudiés. Il sert donc d’étalon de comparaison autour duquel est organisée
la synthèse.

Pour chaque texte, il faut identifier le thème, la thèse et les arguments de l’auteur, les
reformuler pour éviter de citer le texte. Il y aura lieu également d’identifier les liens logiques
entre les idées exprimées pour bien marquer leurs divergences, leurs convergences ou leurs
complémentarités.

4.2. LA LECTURE ANALYTIQUE :


Accompagnée du tableau de confrontation, la lecture analytique consiste à suivre le texte
pas-à-pas et à analyser ses moindres indices pour en avoir une compréhension fine et détaillée.
C’est grâce à ce support que l’étudiant pourra dégager les pistes de réflexions. Ces dernières à
leur tour constitueront les principales parties et sous parties du devoir rédigé et seront
indispensables pour construire un plan détaillé afin de répondre à la question posée (la
problématique).

5. LE TABLEAU DE CONFRONTATION

Pour élaborer le tableau de confrontation, il faut d’abord diviser le tableau en 2 parties :

- la première est relative aux informations que vous délivre le paratexte.


*Le Titre
*Le Chapeau
*Auteur
*Ouvrage
*Date de parution
*Nature du document

Puis il faut dessiner à gauche la colonne des rubriques, ensuite la colonne du document
matriciel, de gauche à droite, stratégiquement les colonnes des autres documents, par ordre
d’importance et enfin celle des pistes de réflexion.

- S’agissant de la deuxième partie, il faut créer les lignes des informations que nous
donnent les textes.
 Thème
 Problématique
 Idée Générale
 Idée principale 1
 Idée principale 2
 Idée principale 3…..

RUBRIQUES Doc1 Doc Doc 3 Doc 4 Doc 5 Pistes de


réflexion
Titre

Chapeau
P
A Auteur
R I Titre de la
A Titre ouvrage première partie
T
II Titre de la
E Date de parution
deuxième partie
X Nature du document
T III Titre de la

E troisième partie
Thème
T
Problématique
E
X
Idée générale
T Argument 1
E Argument 2
Argument 3

Apres avoir élaboré ce tableau, l’étudiant doit le remplir en rédigeant les informations et
en essayant de les reformuler avec ses propres mots. À la fin de ce travail, l’étudiant doit
maintenant commencer la rédaction de la synthèse.

6. COMMENT REDIGER L’INTRODUCTION D’UNE SYNTHESE DE


DOCUMENTS ?

L’introduction de la synthèse est composée de quatre parties :

1ère partie : il s’agit de trouver un prétexte, une amorce pour parler du thème général ;

2ème partie : il faut présenter les documents du corpus en citant chaque auteur, le titre de
son texte, de l’ouvrage, la date de parution et l’idée générale du texte ;

3ème partie : il faut poser et reformuler la problématique sous forme d’interrogation


directe (question + ?) ou indirecte (il s’agit de voir dans ces textes comment…) ;
4ème partie : il faut annoncer le plan de la synthèse en se référant à la colonne des pistes
de réflexion.

7. COMMENT REDIGER LE DEVELOPPEMENT D’UNE SYNTHESE ?

Le développement doit être conforme au plan annoncé dans l’introduction. Son but est de
conduire le lecteur, vers les réponses apportées, par les auteurs des documents, à la question
posée par la problématique. Donc, il ne faut pas inventer d’arguments supplémentaires. Tout
est déjà dans les documents. Dans cette étape, il faut prendre chaque partie annoncée dans
l’introduction et dire ce que chaque auteur en pense ; ensuite, il faut faire une conclusion
partielle en utilisant certains mots de liaison comme : Ainsi, donc, au total… ils vous seront
précieux pour articuler les différentes parties de votre synthèse ; puis, il faut élaborer une
phrase de transition dans laquelle vous annoncez le titre de la partie qui suit. Enfin, il faut aérer
votre synthèse en utilisant constamment l’alinéa.

Exemple de développement :
Pour ce qui concerne (titre de la 1ére partie) l’auteur du texte 1 pense que(T1) et l’auteur
du texte 2 dit que(T2)….
Au total, les auteurs annoncent que les principales causes de …. Sont : (donner les
causes). Après avoir répertorié les causes de… (titre 1ére partie), les auteurs vont dans la 2 éme
partie pour développer les conséquences de (titre).
S’agissant des conséquences de (titre) l’auteur du texte 2 en pense que (T2) ….
Ainsi, ………….+ transition( annoncer les solutions)
Quant aux solutions de (titre) l’auteur …………Donc……......
Au total, …..

Pour les mots qui nous servent à introduire les différentes pensées aussi, il y a une
alternative. Ainsi, on peut remplacer le mot idée par : affirmation, contestation, protestation,
complément, question, confirmation, proposition, justification, preuve, précision, constatation,
suggestion, souhait, conseil sous-entendu, nuance, analyse, démonstration, interrogation,
perspective, thèse, réflexion, position…

8. COMMENT REDIGER LA CONCLUSION D’UNE SYNTHESE?

La conclusion de la synthèse est composée de deux parties : la conclusion objective et la


conclusion subjective.
- la conclusion objective présente le bilan de la synthèse dont elle résume
l’argumentation. Pour la rédiger, il faut impérativement la présence des expressions
comme : En définitive, en somme, au terme de l’analyse des textes, donc… Ensuite, il
faut faire la récapitulation des conclusions partielles.
- La conclusion subjective permet à l’étudiant de prendre position sur le problème traité
dans la synthèse, il suffit tout simplement de donner son opinion sur la question.
Il faut commencer par sauter deux lignes pour faire une démarcation avec la conclusion
objective, ensuite, il faut rédiger un texte argumentatif d’une quinzaine de lignes pour
défendre son point de vue. Cette conclusion subjective doit rester centrée sur la
problématique du dossier ; elle doit être argumentée et construite : une thèse + deux
arguments + des exemples + des connecteurs logiques + les conclusions partielles+
l’ouverture vers d’autres perspectives.

Vous aimerez peut-être aussi