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Conducteurs en équilibre 1

Corrigés des exercices 2.1 à 2.26 26.2 1.2

Exercice 2.1 :
1/ A l’état d’équilibre, les charges se répartissent sur la surface du conducteur c'est-à-dire
sur la surface de la sphère. A l’intérieur du conducteur la charge totale est nulle.
2/
Q
= Q
S =
4 R 2
C / m2 ( )
S = 4 R2
3/ Dans un conducteur en équilibre, le champ électrostatique est nul.
4/
1 Q
E= E= (V / m )
0 4 0 R2
5/
Q 1 Q
E4 r2 = E= (V / m )
0 4 0 r2

Exercice 2.2 :
1/
Qint = 80 20 Qint = 60.10 6 C
Qint Qint
E= =
0 SG 4 RG2 . 0

E = 84,3.106Vm 1

2/
Q 'int Q 'int
E'= '
=
0 SG 4 rG2 . 0

E ' = 2,81.106 Vm 1

3/
q + Qi = 0 Qi = 20 µ C
4/
Qe + Qi = 80 µ C , Qe + 20 = 80 Qe = 60 µ C

Exercice 2.3 :
1/
Qint Qint
E= =
0 SG 4 RG2 . 0 .

E = 5, 4.106Vm 1

2/
= 9+5 , = 14 µ Cm 1

3/

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Conducteurs en équilibre 2

Qint l
E= = E= , E = 8, 4.106Vm 1

0S 2 rl 0 2 r 0

4/
Qint Tl
E= = E= , E = 4,5.106Vm 1

0S 2 Rl 0 2 R 0

Exercice 2.4 :
1/
C=4 0 R 2
1
2
Ep = 4 0R R 2 , E p = 4 R3 pe
V =
2
2
R 2
2 2
0
0

2/ Au cours de l’opération de décharge, l’énergie qui était sur la surface de la sphère se


transforme en énergie calorifique par effet joule dans le fil joignant la sphère à la terre.
3/ L’énergie fournie par la source de tension à la sphère est E p = qV = CV 2 , c’est le
double de l’énergie emmagasinée dans la sphère conductrice à la fin. L’autre moitié s’est
transformée en énergie calorifique au cours du transfert des charges à travers le fil métallique.

Exercice 2.5 :
Q 3
Q2 = Q2 = 10 9 C
R1 R1 13
Q1 R2 = Q2 R1 Q1 = Q2 +1
R2 R2
1/
Q = Q1 + Q2 Q1 = Q Q2 R1 10 9
Q1 = Q2 Q1 = 10 C
R2 13

2/
Q2 Q2
W= W= W = 4,5.10 9 J
2C 8 0 R1
3/
W = W1 + W2
1 Q12 Q22
Q12 Q22 W= + W = 4, 46.10 9 C
W= + 8 0 R1 R2
8 0 R1 8 0 R2
On remarque une perte d’énergie, bien qu’elle soit négligeable. Puisque l’effet du fil
n’est pas pris en considération, on peut expliquer la perte d’énergie comme étant une
transformation en radiation électromagnétique à l’instant de la connexion des deux sphères.
4/
2 2
Q1 Q2 1 4 R1 2 4 R2 R
= = 1
= 2
R1 R2 R1 R2 2 R1
5/

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Conducteurs en équilibre 3

Qint S
ES = = E=
0 0 0

E1, surface = 1

0
E1, surface R2
E2, surface = 2
= 1
=
0 E2, surface 2 R1
R2
1
=
2 R1

Exercice 2.6 :
1/
Q1
E ( r ) .S = Q1
0 E (r ) =
4 0 r2
S =4 r 2

2/ Sachant que V = 0 :
r uur Q1 dr Q1 1
V1 V = Edr V1 = V1 =
R1
4 0 R1
r2 4 0 R1
Q1 = 4 0 R1V1 , Q1 = 1,1µ C
+ +
+
'''' 1111
+
-
Q
-
Q
1111

+
Q

+ + + + + + +
1111

+ + R1
'''' 1111
+
Q

+ R1
+
Q

+ +
1111

+ + +
+ + + V1
+ + V1
+ + +
+ + + + +
R2 + R2
+ +
+ + (b )
(a)
2/

R2 R2
r uur Q' dr Q1' 1 1
V1 V2 = Edr V1 = 1 V1 =
R1
4 0 R1
r2 4 0 R1 R2

R1 R2
Q1' = 4 V
0 1 R2
R2 R1 Q1' = Q1
R2 R1
Q1 = 4 0 R1V1
R2 = 2 R1 Q1' = 2Q1 , Q1' = 2, 2µ C

Conclusion : La charge de la sphère S1 varie aussitôt que la cavité S2 est reliée à la terre.

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Conducteurs en équilibre 4

Exercice 2.7 :
La répartition de la charge consiste en une charge + q que l’on
peut considérer comme ponctuelle, son niveau de potentiel étant
nul (V = 0 ) .
Avant de placer la charge + q au voisinage du plateau, le xe + xe
plateau n’était pas chargé. Lorsqu’on approche la charge + q de ce +q
q
plateau, et par effet de l’électrisation par influence, le plateau se
charge négativement, tel que son potentiel reste nul. Il résulte de
ceci l’attraction de la charge par le plateau.
La charge + q et le plateau créent dans l’espace une répartition V =0
de potentiel caractérisée par son niveau de potentiel nul (Surface
équipotentielle) en x = 0 .
Si on remplace le plateau par une charge q ponctuelle située à la distance xe , on aurait
la même répartition de potentiel (le plan médiateur à un potentiel nul V = 0 ). On appelle cette
charge ( q ) l’image électrique de la charge + q par rapport au plan. L’attraction entre la
charge + q et le plateau de potentiel nul (V = 0 ) est la même attraction produite entre la
charge + q et la charge q .
La force appliquée sur la sphère, d’après la loi de Coulomb, est donc :
1 q2
F=
4 0 4 xe2

Exercice 2.8 :
1/
q 1 1
M , V (M ) =
4 0 r1 r2 V (M ) = 0
r1 = r2 = r

r r r
E ( M ) = E+ + E
r Y r r r
r r E+ r E+ = E+ x + E+ y
E+ x = E E+ y
x r r r
r E =E x +E y
E M
q 1
! r E+ = E =
r E 4 0 r2
E y
r r
E+ x = E x r r
r r E ( M ) = 2 E+ x
E+ y = E y
O a X
q +q r r r q 1
E ( M ) = E x = 2 E+ cos .u x " E ( M ) = cos
2 0 r2
2/

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Conducteurs en équilibre 5

Qint
# = ES =
0 =E 0

Qint = S
q 1
E= cos
2 r2 1 qa
0
=
a 2 r3
cos =
r
3/
q cos
d # = 2 E+ cos .dS d# = dS
2 0 r2
q
#=
0
Qint q
#= = Qint = q . Ce résultat prouve qu’il existe une influence totale entre la
0 0
charge + q et le plan conducteur à condition qu’il soit infini : q = q .

Exercice 2.9 :
$Ex $E y $Ez dq
d # Er = + + dv =
$x $y $z 0
Q
# = int
0
$Ex $E$E y
%
+ + z =
$x $y $z 0
r r
Premier cas : E = Cxu x

$Ex $E y $Ez dq
d # Er = + + dv =
$x $y $z 0
14243
0

dE x
=C
dx
dv = dxdydz # Er = Cv , # Er = Ca3
d # Er = Cdv

La charge interne est :


3
q= 0 Ca
La densité de charge est :
dE x
%= 0 %= 0C
dx
r r
( r
Deuxième cas : E = C yu x + xu y )

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Conducteurs en équilibre 6

$Ex $E y $Ez
d # Er = + + dv = 0 # Er = 0
$x $y {$z
14243
0 0

La charge interne est : q = 0


La densité de charge est :
$E x $E y $E z %
+ + = % =0
$x $y $z 0
144 42444 3
0

Exercice 2.10 :
Le conducteur S1 porte sa charge propre q11 = C11V1 , en plus de la charge q12 = C12V2 qui
résulte de l’influence du conducteur S2 . Il en est de même pour le conducteur S2 :
q1 = C11V1 + C12V2 (1)
q2 = C21V12 + C22V ( 2)
Puisque la distance qui les sépare est très grande par rapport à leurs rayons, le potentiel de
chaque sphère est équivalent au potentiel d’une charge ponctuelle, il est égal donc à la somme
de leurs potentiels inductifs, soit :
1 q1 1 q2
V1 & + ( 3)
4 0 R1 4 0 d
1 q2 1 q1
V2 & + ( 4)
4 0 R2 4 0 d
On met le conducteur S1 au potentiel (V1 f 0 ) , et, on relie le conducteur S2 à la terre
(V2 = 0 ) , on obtient par ordre :
q1' = C11V1 ( 5)
q2' = C21V1 ( 6)
1 q1' 1 q2'
0= + (7)
4 0 d 4 0 R2
On en déduit de l’équation ( 7 ) que :
d '
q1' = q2 (8)
R2
R2 '
q1 ( 9 )
q2' =
d
En remplaçant le résultat ( 8 ) dans ( 3) , avec ( d ff R1 , R2 ) , on trouve :
1 d ' 1 1 R1 R2 d 2
V1 & q2 + q2' V1 &
4 0 R1 R2 4 0d 4 0 dR1 R2
1 d
V1 & (10 )
4 0 R1R2
Par identification des deux équations ( 9 ) et ( 6 ) , on trouve le coefficient d’influence :

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Conducteurs en équilibre 7

1 R1 R2
C21 =
4 0 d
En remplaçant le résultat ( 9 ) dans ( 3) , avec ( d ff R1 , R2 ) , on trouve :
1 1 R2 ' 1 R1 R2 d 2 '
V1 & q1' + q1 V1 & q1
4 0 R1 4 0 d d 4 0 d 2 R1
1 1 '
V1 & q1 (11)
4 0 R1
Par identification des deux équations (11) et ( 5 ) , on trouve la capacité d’influence :
C11 = 4 0 R1
On porte, à présent le conducteur S2 au potentiel (V2 f 0 ) , et on relie le conducteur S1 à
la terre (V1 = 0 ) . En suivant le mêmes raisonnement que précédemment, on arrive à :
1 R1 R2
C22 = 4 0 R2 , C12 = = C21
4 0 d
Discussion :
a/ Si les deux conducteurs étaient infiniment éloignés l’un de l’autre, on aurait :
C12 = C21 = 0 , ce qui prouve qu’il n’y a pas d’influence mutuelle, autrement dit, chaque
conducteur est isolé, donc : C1 = C11 et C2 = C22 .
b/ Si les conducteurs étaient semblables et distants de d = R1 = R2 , on aurait :
C11 = C22 = C12 = C21 = 4 0 d

La solution serait plus rapide, si on utilise les matrices :


On écrit les équations (1) et ( 2 ) sous la forme :
q1 C11 C12 V1
=
q2 C21 C22 V2
On peut aussi écrire les équations ( 3) et ( 4 ) sous la forme :
V1 1 R1 1 d -1 q1
=
V2
d -1 R2 1 q2 4 0

On remarque que la première matrice, qui représente la matrice des coefficients et des
capacités d’influence, est équivalente à l’inverse de la matrice centrale dans la deuxième
matrice, et en tenant compte des caractéristiques des matrices, on a :

1
C11 C12 R1 1 d -1 C11 = 4 R1
=4 0
0
C21 C22 d -1 R2 1
C22 = 4 0 R2
C11 C12 R2 1 -d -1
=4 0 R1 R2 R1 R2
C21 C22 -d -1 R1 1 C12 = C21 = 4 0
d

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Conducteurs en équilibre 8

Exercice 2.11 :
1/ .
Q Q
= CU ' U'= U ' = 10V
2 2C
2/
1 1
W ' = CU '2 + CU '2 W ' = 10µ J
2 2

+Q +Q / 2 +Q / 2
U C C U' C C
Q Q/2 Q/2

Commentaire : La différence entre les deux résultats est la perte de 10 µ J !! Cette perte
d’énergie n’a pas disparue !!!
Interprétation : Lors de la liaison des deux condensateurs, le courant de décharge produit
un champ magnétique : les 10 µ J se sont transformés en radiation électromagnétique (C’est
comme l’effet qui se produit au niveau des antennes d’émission des ondes radio).
Pour se convaincre, on place un poste radio à proximité du circuit : on entend un
crépitement caractéristique qui résulte de la réception d’ondes électromagnétiques émises au
moment de la fermeture du circuit. Pour la même raison, on peut entendre à la radio ces
crépitements lors de l’éclatement d’un tonnerre.

Exercice 2.12 :
1/
1
WE = CU 2 , WE = 9,5.10 4 J
2
2/ a):
QA = QA' + QE' (1)
b)
QA' C2
U = QA' .C1 = QE' .C2 = ( 2)
QE' C1
c) Des équations (1) et ( 2 ) , on obtient les valeurs de QA' et QE' :
QA' = 4, 7.10 5 C , QE' = 3, 2.10 5 C
3/
On remarque que l’énergie n’est pas conservée. La différence est perdue sous forme
d’énergie calorifique par effet joule dans le fil de jonction au moment de la liaison des deux
condensateurs :
'WE = WE WE' , 'WE = 3,8.10 4 J

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Conducteurs en équilibre 9

Exercice 2.13 :
1/ En règle générale, on dit que deux conducteurs sont en influence totale si toutes les
lignes de champ partant de la surface de l’un d’eux arrivent à la surface de l’autre. C’est ce
qui arrive lorsque l’un des conducteurs entoure complètement l’autre. Dans notre cas, on ne
peut rien dire quant aux lignes de champ qui quittent les surfaces externes des armatures.
Cependant, si on reste assez éloigné des bords de chaque armature, toutes les lignes de
champs issues de la surface interne de l’une des armatures, arrivent à l’autre armature. En ce
sens, on peut dire qu’il y a influence totale.
Dans un conducteur en équilibre, la densité de charge est nulle, et par conséquent la
charge est répartie sur la surface.
A cause de l’influence totale, la charge que porte la surface interne est égale et de signe
opposé à la charge que porte la surface interne de l’armature d’en face. A cause de la symétrie
du problème, les densités de charge sont uniformes, et le plan y = d porte une densité
constante égale à .
2/
r r
On a pour chaque armature E = u y .
0
3/

V (0) V ( d ) = d
0

S
C= 0
d
Exercice 2.14 :
On peut simplifier le montage comme indiqué sur la figure suivante :
U
U U
C2
C1 C1 C12 Céq
Q1 Q12 Qéq
C3

La charge du condensateur de capacité C2 est : Q2 = C2U12 Q2 = 20 µ C


La charge du condensateur de capacité C3 est: Q3 = C3U12 Q3 = 10 µ C

Exercice 2.15 :
1/
E=0
Qint
# = ES = =0 Qi = Q
0
Qint = Q + Qi

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Conducteurs en équilibre 10

2/
Qint
# = E 'S = Q 1
0 E' =
4 0 r2
Qint = Q
3/
Q 1
E" =
4 0 r r2 E"p E '
0 r f 0
4/
Q 1
V'=
4 0r
5/
RRi
C=4 0
Ri R
6/
S = 4 Ri2 S
C= 0
d = Ri R d
Telle est la capacité du condensateur plan.

Exercice 2.16 :
On s’aide de la figure suivante :

C1

C6 C2
C0
C6 C6'
C3
" C7' C7 " C0' " C
C4
C7
C5

1/
C = C0' + C0 C = 10 µ F
2/
Q6 = Q6' 6U 6' = 12U 6 U 6' = 2U 6
U 6 = 40V , U 6' = 80V
U 6 + U 6 = 120
'

Q7 = Q7' 9U 7' = 18U 7 U 7' = 2U 7


U 7 = 40V , U 7' = 80V
U 7 + U 7 = 120
'

On en déduit de cela :
U1 = U 2 = U 3 = 80V , U 4 = U 5 = 40V

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Conducteurs en équilibre 11

Q6 = C6U 6 Q6 = 480µ C
Q1 = C1U1 Q1 = 80µ C
Q4 = C4U 4 Q4 = 320µ C
Q2 = C2U 2 Q2 = 160µ C = Q6 = Q6' ; Q7 = Q7'
Q5 = C5U 5 Q5 = 400µ C
Q3 = C3U 3 Q3 = 240µ C
Q7 = C7U 7 Q7 = 720µ C
L’énergie de tout le groupement est donc :
1
W = CU 2 W=0,72J
2

Exercice 2.17 :
Remarque : On note par l’indice 0 tout ce qui est en rapport avec la position 0° , et par
l’indice 1 tout ce qui se rapporte à la position 180° .
1/ Quand le condensateur est reliée à la batterie, sa charge est :
Q1 = C1U , Q1 = 950.10 12.400 , Q1 = 380nC
2/ La différence de potentiel quand le cadran indique 0° est :
1 Q12
W0 = , W0 = 1, 444.10 3 J
2 C0
3/ L’énergie du condensateur quand le condensateur indique 0° est donc :
Q1 38.10 8
U0 = , U0 = 12
, U 0 = 7, 6.103V
C0 50.10
4/ Le travail nécessaire pour faire tourner le bouton est égal à la diminution de l’énergie
entre les positions 0° et 180° . L’énergie du condensateur quand le cadran indique 180° est:
1 Q12
W1 = , W1 = 0, 076.10 3 J
2 C1

Donc le travail fourni est : w = W1 W0 , w = 1,368.10 3 J


Le signe moins (-) signifie que cette énergie a été dépensée.

Exercice 2.18 :
1/ L’interrupteur K ouvert : regardons la figure(a) correspondante :
VA VB = 3 (VF VB )
VF = 8V
VB = 0 , VA = 24V
2/
VA VB = 3 (VA VG ) 2VA
VG = VG = 16V
VB = 0 , VA = 24V 3

C1 G C2 C1 G C2

F F
R1 R2 R1 R2
A B A B

3/ L’interrupteur K fermé : Regardons la figure(b) correspondante.

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Conducteurs en équilibre 12

VF = VG = 8V
4/ Avant la fermeture de l’interrupteur, chaque condensateur portait la charge :
Q = Q1 = Q2
C1U1 = C2U 2 Q = 7, 69.10 6 C
U1 = VA VG = 16V
Au moment de la fermeture, et temporairement, chaque condensateur portait sa propre
charge :
Q1 = C1U1 Q1 = 7, 69.10 6 C
Q1 ) Q2
Q2 = C2U 2 Q2 = 1, 92.10 6 C
Cependant, cette situation ne dure pas. Lorsque l’état d’équilibre est atteint très
rapidement, les charges des deux condensateurs deviennent égales. Pour que les deux charges
des deux armatures communes au point G s’égalisent, il faut que des charges négatives, les
seules qui peuvent se déplacer, quittent l’armature C1 . Ce déplacement ne s’arrête que lorsque
les deux charges des deux armatures s’égalisent.
Si Q1' est la valeur qui a transité par l’interrupteur, sa valeur est donc :
Q2 = Q1 + Q1' Q1' = Q2 Q1 , Q1' = 5, 76.10 6 C

Exercice 2.19 :
1/
S
C1 = 0 , C1 = 35,8.10 12
F
d
1 Q2
WE = , WE = 1, 25.103 J
2 C1
2/ Si on introduit une plaque de mica, la capacité augmente, ce qui entraîne une
diminution de l’énergie. La permittivité absolue du mica est = 0* . D’où :
S
C2 = * 0 , C2 = 250, 6.10 12
F
d
1 Q2
WE 2 = , WE 2 = 1,8.102 J
2 C2
3/ Dans le cas de la diminution de la distance entre les armatures, la capacité augmente et
l’énergie emmagasinée diminue :
S
C3 = * 0 , C2 = 501, 2.10 12 F
d /2
1 Q2
WE 3 = , WE 3 = 89,8 J
2 C3

Exercice 2.20 :
I. L’interrupteur K1 fermé : Voir figure correspondante ci-dessous :
1/

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Conducteurs en équilibre 13

C1C2
C= C1C2
C1 + C2 q=E , q = 4µC
C1 + C2
q = CV = CE

C1 C2

2/
q
U1 = U1 = 4V
C1
q
U2 = U 2 = 2V
C2
II. On laisse l’interrupteur K1 fermé, et on ferme les interrupteurs K 2 et K 3 . Voir
figure suivante :

C1 C2

R1

1/ Après le laps de temps nécessaire pour la charge du condensateur, le courant


électrique s’annule, mais le générateur impose une tension permanente entre ses bords. En
suivant les deux trajets différents pour calculer la tension entre les pôles du générateur, on
arrive à :
E = U1 + U 2
U1 = 0 q1 = 0
E = U2
Donc, le condensateur C1 se décharge dans la résistance R1 , tandis que le
condensateur C2 se charge sous la tension E du générateur, telle que :
q2 = C 2 E q2 = 12nC
2/ La différence de potentiel entre les bords de chaque condensateur est :
U1 = 0 , U 2 = E = 6V
III. On ouvre les interrupteurs K1 et K 3 , et on ferme les interrupteur K 2 et K 4 . Voir
figure suivante :

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Conducteurs en équilibre 14

C1 C2

R1 R2

Les deux condensateurs se déchargent complètement dans les résistances :


q1 = q2 = 0
IV. On laisse K 2 et K 4 fermés, puis on ferme aussi les interrupteurs K1 et K 3 .
1/ La tension entre les bords de chaque condensateur est :

C1 C2

R1 R2

E
E = ( R1 + R2 ) I I= , I = 0, 03 A
R1 + R2
R1 = R2 U1 = U 2 = R1 I U1 = U 2 = 3V
2/ La charge de chaque condensateur est :
q1 = C1U1 q1 = 3µ C
q2 = C2U 2 q2 = 6 µ C

Exercice 2.21 :
Si l’électromètre indique zéro, cela veut dire que les points F et G sont au même
potentiel. Nous voyons sur la figure ci-contre que :
F
q1 q3
U AF = U AG = (1) C1 C2
C1 C3 q1 + q2
q2 q4 + q1
U FB = U GB = ( 2) A U FG = 0
q2
B
C C2 4
D’après le principe de la conservation de la charge, on a : + q3 q4
q1 + q2 = 0 q1 = q2 C3 q3
+ q4C4
q3 + q4 = 0 q3 = q4 G
Dans l’équation ( 2 ) , on remplace q2 et q4 respectivement U
par q1 et q3 , on écrit donc :
q1 q3
= ( 3)
C2 C4
On divise les équations ( 3) et (1) membre à membre, on obtient :

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Conducteurs en équilibre 15

( 3) C1 C3
=
(1) C 2 C4

Exercice 2.22 :
1/ On remarque que E est un point commun aux condensateurs C3 , C4 et C5 ; en même
temps le point D est commun aux condensateurs C1 , C2 et C5 . Le condensateur C5 est seul
entre les points E et D . Le montage qui montre la symétrie est représenté sur la figure
suivante :

C1 D C2
+ q1 q1 + q2 q2

A B
C5 Céq

"
+ q3 q3 + q4 q5 A B
C3 E C4

U
2/ On pose : C1 = C2 = C3 = C4 = C

D’après le principe de la conservation de la charge, et à l’aide de la figure précédente, on


a:
q = q1 + q3 = q2 + q4 (1)
CéqU = CU1 + CU 3 = CU 2 + CU 4
CéqU = C (U1 + U 3 ) = C (U 2 + U 4 ) ( 2 )
D’après la règle des tensions, on peut écrire :
U = U1 + U 2
2U = U1 + U 2 + U 3 + U 4 ( 3)
U = U3 + U 4
De l’équation (1) , on en déduit que :
CéqU = CU1 + CU 3 = CU 2 + CU 4 U1 + U 3 = U 2 + U 4
Reportons ce dernier résultat dans l’équation ( 3) , qui devient :
2U = U1 + U 3 + U 2 + U 4
1
424 3
U 2 +U 4

U = U2 +U4 ( 4)
Des équations ( 2 ) et ( 4 ) on peut calculer la capacité du condensateur équivalent Céq :
(1) CéqU = C (U 2 + U 4 )
Céq = C = 1µ F
( 4) U = U2 + U4
La charge de chaque condensateur : on montre que les charges q3 , q2 , q1 et q4 sont égales :

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Conducteurs en équilibre 16

U1 = U 3 q1 = q3
U2 = U4 q2 = q4
q1 + q2 = 0 q1 = q2 q1 = q2 = q3 = q4
q3 + q4 = 0 q3 = q4

Evaluons la charge q2 par exemple :


q q q
U = U1 + U 2 = 1+ 2 q = q1 + q2 = 2q2
Céq C1 C2
Céq
q = CéqU = 2Cq2 q2 = U
2
q1 = q2 = q3 = q4 = 5.10 7 C
Quant à la charge q5 , elle est nulle : q5 = C5U 5 q5 = 0
La différence de potentiel entre les bords de chaque condensateur est :
U = U1 + U 2
U1 = U 2 = U 3 = U 4 = 50V U 5 = 0
U1 = U 2

Exercice 2.23 :
Q0 = CU 0 = q + q ' = ( C + C ') U 2
C
U= U0
C +C'
1 C 2U 02 1 C2
We 2 = ( C + C ') We 2 = U 02
( C + C ') 2 C +C'
2
2
L’énergie emmagasinée dans l’ensemble des condensateurs est donc ( 2 ) (1) :
1 CC ' 2
'We = We 2 We1 = U0
2 C +C'
Le signe moins (-) indique la diminution de l’énergie. L’énergie consommée a été
transférée au milieu extérieur sous forme d’énergie calorifique, dans la résistance R . La
puissance de cette transformation est d’autant plus grande que le temps de décharge est plus
petit, et la résistante plus faible.
Pour s’en assurer de cela, on calcule l’énergie dissipée par effet joule : soit i l’intensité
instantanée du courant électrique dans le circuit. La forme de ce courant est exponentielle. Sa
U
valeur initiale est 0 , car à cet instant, le condensateur de capacité C ' était sous une tension
R
nulle. La constante de temps est + = RCéq .
U 0 t /+
Donc : i = e
R
L’énergie dissipée par effet joule est donnée par :
U2
WJ = Ri 2 dt = R 02 exp ( 2t / + ).dt
0 0
R
1 U 02 1 CC '
WJ = + WJ = U 02
2 R 2 C +C'

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Conducteurs en équilibre 17

La puissance moyenne au cours de la transformation du système, si on admet que


l’opération s’est produite en l’intervalle de temps t = 5+ , est :
WJ 1 U 02 + 1 U 02
Pmoy = = Pmoy =
t 2 R 5+ 10 R
Si On approche la valeur de la résistance de zéro, la transformation est brutale. La
puissance calorifique transformée conduit à un échauffement très important, même si la
quantité de l’énergie fournie est indépendante de R .

Conclusion : Il faut éviter la jonction de ces deux sources de tension, c’est à dire les
condensateurs chargés. Si la résistance est celle de l’interrupteur, qui est obligatoirement
faible, l’instant de la fermeture conduit à sa détérioration.
Il est strictement interdit de réaliser un montage pareil.

Exercice 2.24 :
1/
La relation entre i et uC :
q A = Cuc
du
dq A i= C C
i= dt
dt
2/ L’équation différentielle de l’évolution de la tension uC est :

uC = uR
duC 1 du
uR = Ri uC = RC uC + C = 0
dt RC dt
duC
i= C
dt
3/ a)
1 1
a=0 a=
RC RC
:
A exp ( a.0 ) = U 0 A = U 0 , A = 10V
b) + = RC
+
c) C= , C = 2.10 3 F
R
d) La dimension de la constante de temps est homogène au temps :

+ = RC [+ ] = [ R ][C ]
uR [U ] [U ] I [T ]
R= [ R] = [+ ] = [ ] [+ ] = [T ]
i [I ] [ I ] [U ]
dt [T ]
C =i [C ] = [ I ]
duC [U ]
4/ a):

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Conducteurs en équilibre 18

duC
i = C. U0 t
dt i= exp
t C RC
uC = U 0 e RC

U0
b) : i ( 0) = , I0 = 0,3A
R
U0 t
c) i(t) = exp , i ( 0,5 ) = 0, 2A
R RC
t
d) u ( t ) = U 0 exp , u ( 0,5 ) = 8.10 3 V
RC
e) La durée écoulée dépasse plus de cinq fois la valeur de la constante de temps + , on
trouve une valeur de uC proche de zéro. Donc, on peut considérer que le condensateur s’est
déchargé.
5/ L’expression de l’énergie emmagasinée dans le condensateur C au temps t = 0 est
1 1
WE = CU 02 . Pour le condensateur C ' ( C ' f C ) on a WE' = C 'U 02 . Puisque U 0 est constante,
2 2
on a WE' f W .

Exercice 2.25 :
r r
1/ Dans un conducteur en équilibre, le champ E est nul, et par conséquent divE = 0 .
r
D’après la forme différentielle du théorème de Gauss, divE = % / 0 . Donc % = 0 .
2/ En raison de la symétrie sphérique du système des deux conducteurs en état d’équilibre
électrostatique, le champ qui est un vecteur radial, est contenu dans tous les plans contenant
uuuur r r
l’axe OM ; donc le champ radial E ( M ) et porté par u .
En plus de ce qui vient d’être dit, il n’y a pas de variation du champ par rotation autour de
O . Cela veut dire que les valeurs du champ ne dépendent pas des variables et . .
r r
D’où, on peut écrire E ( M ) = E ( r ) u et V ( M ) = V ( r ) .
3/ La répartition des charges sur les surfaces des conducteurs.
En raison de la symétrie sphérique de l’ensemble des conducteurs, les charges se
répartissent uniformément sur leurs surfaces. La charge 2Q du conducteur externe ( C ') se
répartit sur ses surfaces interne et externe.
Puisque les conducteurs ( C ) et ( C ') sont en influence totale, il existe obligatoirement sur
la surface interne du conducteur ( C ') la charge +Q .
La charge restante +Q apparaît sur la surface externe du conducteur ( C ') .
On peut démontrer ceci, en appliquant le théorème de Gauss : Le champ est nul sur une
sphère de rayon , tel que 2 R p r p 3R . Le flux du champ externe est donc nul, et par
conséquent la charge interne de cette surface doit être nulle.
4/ Graphe de E ( r ) : On applique le théorème de Gauss à la sphère de rayon tel que
Q
R p r p 2 R . La charge interne est Q . On obtient : 4 r 2 E ( r ) = .
0
On applique le théorème de Gauss à une sphère de rayon tel que r f 3R . La charge
+Q
interne est +Q . On obtient : 4 r 2 E ( r ) = .
0

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Conducteurs en équilibre 19

On a donc :
Q
Pour R p r p 2 R : 4 r 2 E ( r ) =
0

+Q
Pour r f 3R : 4 r 2 E ( r ) =
0
Le champ est nul à l’extérieur de cet espace étudié, et discontinu à la traversée de tout
plan chargé.
1 d ( r E ( r ))
2 2
r
5/ : divE ( M ) = 2 = 0 , en effet, dans ce problème, il n’y a aucune densité
r dr
volumique de charge en aucune position. La charge est répartit sur les surfaces des
conducteurs.
E (r )

0 R 2R 3R 4R

E = f (r )

6/ Graphe V ( r ) du potentiel :
Le potentiel est continu. On l’obtient en partant de l’infini où sa valeur est nulle. Par
intégration de V ( r ) = E ( r ) dr dans les différents cas, on obtient :
Q 1
Pour r f 3R : V ( r ) =
4 0
Q 1
Pour 3R f r f 2 R , le potentiel est constant : V ( r ) =
4 0 3R
Q 1
Pour 2 R f r f R , on a : V ( r ) = +K
4 0 2R
Q 1 Q 1
La constante d’intégration K est telle que V ( 2R ) = +K = , on
4 0 2R 4 0 3R
Q 1 5Q 1
trouve à la fin V ( r ) = + :
4 0 r 4 0 6R

V (r )

0 R 2R 3R 4R
V = f (r )

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Conducteurs en équilibre 20

Q 1
7/ Le potentiel du conducteur ( C ') est : VC ' =
4 0 3R
Q 1
Le potentiel du conducteur ( C ) est : VC =
4 0 6R
1 Q
La différence de potentiel est donc : VC ' VC = U =
4 0 2R
En utilisant la relation fondamentale des condensateurs Q = CU , on obtient la capacité de
ce condensateur sphérique : C = 8 0 R
8/ La forme de quelques lignes de champ orientées (voir figure ci-dessous)

( C ')
2Q

+Q

(C )

1 Q2 Q2
9/ Energie du condensateur : W = W=
2 C 16 0 R

Exercice 2.26 :
S x.L
1/ C= 0 = 0 C = 2.65 ×10 12
F
2d 2d

2/
Q = CV
x.L
S x.L Q= 0 V ; Q=1.1 × 10 -9 C
C= 0 = 0 2d
2d 2d
3/
QD = QE = +QB = QA =Q'
S
C1 = 0
C1C2 d 2 0S
Céq = ; Céq =
C1 + C2 S 3d
C2 = 0

d /2

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Conducteurs en équilibre 21

L.x
Q'= CéqV = 2 0
3d
Q ' = QD = QE = +QB = QA =1.4 × 10 9 C

A A+ + + + + + +
d
D D
U E d U E+ + + + + + +
B 2 B

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