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Planification régionale

INTRODUCTION

La planification régionale, un outil de développement au service de l’économie national. Elle peut


se définir comme l’encadrement du développement économique et sociale par le pouvoir public, à
travers différents projets dont la finalité est tout simplement d’assurer la prospérité économique des
différentes régions. On nous a assigner la tâche suivante : élaborer la planification d’une commune
de notre choix. Dans cette optique une question mérite alors d’être posée en guise de
problématique : « Dans quelle mesure une planification régionale est-elle efficace ? ». Pour y
répondre, il est nécessaire d’aborder le cas théorique et de réaliser une confrontation pratique.

ETUDE THEORIQUE 

Explication des termes clés

Elaborer une planification consiste à choisir entre un certain nombre de stratégie et opter
pour la plus efficiente (c’est-à-dire la plus efficace à moindre coût) et la plus avantageuse
pour l’ensemble de la région ou de la commune bénéficiaire des projets. La planification
nationale et la planification régionale se complète. En effet, l’Etat, mener par le président de
la république dispose de la PGE ou Politique Générale de l’Etat (dans notre cas, l’IEM ou
Initiative pour l’Emergence de Madagascar, avec 13 orientations) pour répondre aux besoins
de l’économie. De leur côté, chaque région dispose de leur propre projet de développement
mais ne s’éloignant pas des grandes orientations macroéconomiques de l’Etat (PGE).

L’Etat dispose de ressource pour agir sur la vie économique. Et c’est à elle de les répartir
équitablement entre les différentes régions, une répartition basée sur les besoins spécifiques
de chaque région et leur politique sectorielle respective (agriculture, élevage pêche,
artisanat, industrie, tourisme, transport, ...)

Pour la réalisation de ces objectifs, une politique de mise en œuvre est menée par le chef du
gouvernement et sa délégation de ministre. Et plusieurs programmes sont assignés à chaque
ministère pour atteindre étape par étape les objectifs fixés.

Ce qui nous amène à la répartition des tâches et du pouvoir, d’où la notion de


décentralisation. Elle consiste à répartir les ressources, moyens et les compétences dont
dispose l’Etat central entre les mains des différentes collectivités publiques territoriales (les
régions, les districts et les communes).
Après ce bref aperçue des notions de base en planification régionale, passons
maintenons au choix, à la délimitation de l’étude et à la partie méthodologique.

Choix et délimitation de la zone et variable d’études 


Dans le cadre de l’élaboration d’un projet de planification, l’on a opté pour une commune au centre
de la région de Vakinankaratra, dans le district d’Antsirabe I, composer d’une seule commune : la
commune urbaine d’« Antsirabe I ».

Passons maintenant aux choix de la variable d’étude. On sait que la région de Vakinankaratra dispose
de plusieurs atouts. Il est tout d’abord nécessaire de les lister suivant leur ordre d’importance. On a
d’abord le secteur industriel, l’agriculture et l’élevage , le tourisme, et l’artisanat.

Le projet va s’orienter vers ses secteurs afin de proposer un plan de développement communal
efficace, qui va profiter à l’ensemble de la collectivité.

Méthodologie

Tout d’abord, organiser des études préliminaires après consultation des informations existante, le
plus important est l’enquête auprès de la population concernée, ceci afin de dégager leur attente et
leurs besoins, ayant pour but d’éviter les projets inutiles et peut bénéfique pour la population.

Ensuite organiser une table ronde, c’est à dire mobiliser les représentant de chaque acteur
économique de la commune qui va bénéficier de la planification. (Ménages, industriels, chefs
d’entreprises, transporteurs publics et privés, syndicats ...), le but est d’élaborer un projet pour
l’intérêt commun.

Ensuite élaborer un diagnostic économique et social de la commune. Pour ce faire, Il est utile de
mobiliser de nombreux spécialistes, ingénieurs et techniciens. En effet, faire appel à ces personnes et
leur équipe va faciliter grandement la réalisation des projets. On peut avoir besoin d’un :
Economiste, Géographe, Sociologue, Anthropologue, Historien, Agronome, Statisticien,
Technocrate...

Il faut savoir que plusieurs acteurs (agents) composent l’économie, et chacun doit être pris en
compte avant la proposition d’un plan ou d’un projet de développement. Pour faciliter l’élaboration
de ce plan, on peut également ajouter à tout cela « la Concertation et le dialogue ». Puis, il y-a aussi
l’ Organisation de procédure bien précise. Et c’est après que l’on peut avancer un projet concret.
ETUDE PRATIQUE

Nous avons pu délimiter la zone et variable d’études et définir la base de l’étude à partir de la
partie méthodologique. Passons maintenant à l’étude qualitative et quantitative afin de pouvoir
proposer un projet adapter au contexte de la commune d’Antsirabe I.

DESCENTE SUR TERRAIN

Une enquête a été réalisée auprès de la population dans le but d’appréhender et de comprendre les
besoins et les réelles attentes de ses dernières. Sur 500 habitants (activités, âge et revenu confondu)
enquêtés, la tendance bascule surtout en faveur d’un emploi bien payé. Car un niveau de revenu
assez élevé va permettre à l’individu de vivre et de faire vivre l’ensemble de sa famille.

Le diagnostic économique et sociale

La ville d’Antsirabe dispose d’un fort potentielle économique et sociale. La mobilisation des
équipes d’expert ont donné les résultats suivants :

Selon le géographe

La région du Vakinankaratra a été créée lors du découpage territorial de 2004. Elle est
constituée aujourd’hui de 7 districts dont 2 urbains (Antsirabe I et Ambatolampy) et 5 ruraux
(Antanifotsy, Faratsiho, Antsirabe II, Betafo, et Mandoto). Elle est composée de 86
communes et 1002 fokontany (CREAM, 2013). La région Vakinankaratra est localisée dans la
partie sud des Hautes Terres centrales de Madagascar. Elle occupe une superficie de 19 250
km2.

D’après le démographe
Le constat démographique est le suivant, la ville d’Antsirabe compte environs 170 000 habitants. Elle
est composée d’une population multiraciale, majoritairement d’origine « MERINA ». La population
est relativement jeune.

Selon l’Economiste mobilisé lors de l’étude, on remarque que trois activités (secteur) sont les
principales sources de revenu de la population locale, à savoir : l’industrie, l’agriculture et l’élevage,
le tourisme.

INDUSTRIE

Antsirabe est considérée comme la 2ème ville industrielle de Madagascar, après Antananarivo, par la
présence entre autres de grandes industries du Tabac, du Textile/Habillement, de Brasserie, de
Minoterie, de Laiterie et Savonnerie, de Cimenterie.
AGRICULTURE et ELEVAGE

La Région de Vakinankaratra possède d’importantes potentialités de développement agricole, tant


de par son capital naturel qu’humain. La région est aujourd’hui la principale zone de production des
légumes, de lait, de fruits tempérés du pays.

Plus de 80% de la production laitière commercialisée à Madagascar provient de la Région. Il y existe


environ 12.000 éleveurs expérimentés et un peu plus de 37.000 vaches laitières avec une production
de 27 millions annuellement. Malgré tout, la production de lait reste insuffisante dans le pays face à
une demande croissante. Vakinankaratra, surtout la ville d’Antsirabe occupe une place
prépondérante dans la production mais également dans la transformation du lait (fromage, yaourt,
beurre, etc.) avec de nombreuses unités artisanales et agroindustrielles déjà présentes sur place.

TOURISME

Vakinankaratra est une véritable destination touristique avec son paysage montagneux et
volcanique. Ses principaux atouts résident essentiellement dans les sources et les stations thermales
qui abondent dans la Région. C’est une destination de vacances et de découverte proposant des sites
remarquables tels que le Lac Andraikiba, le Lac Tritriva, les villes d’Antsirabe,

La méthode de la table ronde a, quant à elle, permis de dégager les forces et les faiblesses de la
région, tout en tenant compte des enquête et diagnostic réaliser précédemment. En effet, chaque
acteur (préfet, conseil municipal, gouverneur, institutions financières, société civile, représentants
ministériels, syndicats, chefs d’entreprise...) ont exprimé leurs points de vue, ce qui a permis de
synthétiser les informations suivantes :

FORCES
La présence d’une population jeune et relativement qualifiée offre un vivier de main d’œuvre
facilitant l’implantation des usines de transformation.

Les sols souvent fertiles, un climat tempéré permettent une grande variété de productions : cultures
vivrières, céréalières, légumineuses, fruitières, maraichères, lait, viande, pisciculture, etc.

La ville a une capacité hôtelière de 1.704 chambres, qui est insuffisante par rapport au flux
touristique depuis 2014, offrant ainsi une opportunité de nouveaux investissements.

FAIBLESSES
Sur le plan de l’agriculture et de l’élevage : Insuffisance de la production et Absence d’une
politique de subventions aux filières porteurs

Sur le plan industriel : Faiblesse du niveau des recettes fiscales malgès l’implantation de plusieurs
entreprises dans la commune, pollution excessive, mauvaise condition de travail, faible niveau de
salaire

Au niveau touristique : Insécurité, Mauvaise condition routière, mauvaise condition d’hygiène due à
l’accumulation de déchet
ESSAIE DE PROPOSITION DE PROJET DE PLANIFICATION
On entre dans un domaine plus technique. Les bases qualitatives et empiriques ont été
étudiées. Ainsi, il est nécessaire de faire appel à des techniciens qualifiés pour la réalisation
des projets.

Sur le plan industriel

Plusieurs points importants sont à souligné :

. Appui des entreprises locales (SOBA...)

. L’amélioration des conditions de travail des employés

. Mise en place de contrôle et d’inspection des usines de production

. Mise en place d’une politique salariale et allégement des charges salariale

Sur le plan agricole

. Formations des jeunes pour avoir des emploie mieux rémunérer, « éducation primaire pour
tous au minimum »

. Amélioration des procéder de production et subventions d’équipements, afin de satisfaire


et d’assurer l’autonomie alimentaire de la commune et de ses environs.

. Facilité l’accès des pays aux marchés, facilitant la vente de leur production et leur
approvisionnement en matière première.

Sur le plan de l’élevage

. Offrir de meilleurs débouchés aux produits locaux, soutenir les producteurs locaux dans le
cadre de leurs exploitations

Sur le plan touristique

. Réhabilitation des infrastructures routières, soutien de forces de l’ordre, multiplication des


projets d’entretien et d’assainissement (Tana-maro...) 

La création et l’entretien des infrastructures routière sont les plus importantes, facilitant
ainsi le commerce locale et extérieur, ensuite la création d’emplois pour améliorer la
subsistance de la population ( faciliter la création d’entreprise ) et prioriser l’éducation des
jeunes, avenir de la nation.

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