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Plan National de Prévention du

Risque Sismique
Déclinaison régionale
Languedoc-Roussillon
Actions 2009
Rapport final
BRGM/RP-58539-FR
avril 2010
Plan National de Prévention du
Risque Sismique
Déclinaison régionale Languedoc-
Roussillon
Actions 2009
Rapport final
BRGM/RP-58539-FR
avril 2010
Étude réalisée dans le cadre des projets
de Service public du BRGM PSP09LRO24
B. Colas

Vérificateur : Approbateur :
Pascal Dominique Marc AUDIBERT

Le système de management de la qualité du BRGM est certifié AFAQ ISO 9001:2008


Déclinaison du « Plan séisme » en Languedoc-Roussillon – Actions 2009

Mots clés : risque sismique, prévention, communication, plan séisme, Languedoc-Roussillon

En bibliographie, ce rapport sera cité de la façon suivante :

Colas B., (2010) – Plan National de Prévention du Risque Sismique – Déclinaison Languedoc-
Roussillon, actions 2009. Rapport BRGM/RP-58539-FR, 15 p., 2 ill., 3 ann., 1 CD-Rom

© BRGM, 2010, ce document ne peut être reproduit en totalité ou en partie sans l’autorisation expresse du BRGM.

4 BRGM/RP-58539-FR – Rapport final


Déclinaison du « Plan séisme » en Languedoc-Roussillon – Actions 2009

Synthèse

Le Plan National de Prévention du Risque Sismique, dit « Plan Séisme » est un


programme interministériel étalé sur 6 ans (2005-2010) piloté par le Ministère de
l'écologie, de l'énergie, du développement durable et de la mer - MEEDDM), afin de
réduire la vulnérabilité des personnes au risque sismique et d’accompagner la mise en
place de la nouvelle réglentation parasismique harmonisée à l’échelle européenne
(Eurocode 8).

Ce programme de prévention se décompose en 4 thématiques (chantiers), elles-


mêmes subdivisées en ateliers et en actions. Pour mener à bien ce programme
organismes de recherche, établissements publics, associations, bureaux d’études
privés, collectivités et services de l’Etat sont mis à contribution.

En plus des actions déployées à l’échelle nationale, le Plan Séisme incite aussi les
régions à prendre l’initiative et à animer des actions dites régionales. Ces actions
déclinées à l’échelle locale sont alors pilotées par les DREAL (Direction Régionale de
l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement) des régions concernées qui
jouent le rôle d’animateurs régionaux du Plan Séisme, en s’appuyant sur les
préfectures des départements qui sont les représentants locaux de l’Etat
(www.planseisme.fr).

Une partie de la région Languedoc-Roussillon (départements de l’Aude et des


Pyrénées-Orientales) est concernée directement par la déclinaison du plan séisme sur
le massif pyrénéen (« plan séisme Pyrénées ») dont l’animation a été confiée par le
préfet de massif à la DREAL Midi-Pyrénées.

A l’échelle de la région Languedoc-Roussillon, la révision du zonage sismique


réglementaire en cours affectera l’ensemble des départements. A ce titre, le Brgm,
dans le cadre des actions spécifiques en Languedoc-Roussillon a apporté son soutien
technique à la DREAL et aux DDT(M) pour favoriser l’information sur le risque
sismique :
- réunions d’information avec les représentants des départements et de la DREAL ;
- proposition d’enrichissement et d’adaptation au contexte local de la mallette
pédagogique proposée par le MEEDDM ;
- appui technique pour la constitution d’un dossier régional sur le risque sismique
porté par la DREAL ;
- proposition de plaquettes d’information sur le risque sismique dans les cinq
départements de la région Languedoc-Roussillon (Lozère, Gard, Hérault, Aude et
Pyrénées-Orientales).

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Déclinaison du « Plan séisme » en Languedoc-Roussillon – Actions 2009

Sommaire

1. Introduction...................................................................................................9

2. Actions du Brgm dans le cadre de la déclinaison régionale du plan


séisme Languedoc-Roussillon .................................................................. 11

2.1. PLAN NATIONAL DE PREVENTION DU RISQUE SISMIQUE : « PLAN


SEISME » ..........................................................................................................11

2.2. ACTIONS PLAN SEISME LANGUEDOC-ROUSSILLON..................................12

2.2.1. Réunions d’information...........................................................................12

2.2.2. Malette pédagogique « plan séisme »....................................................12

2.2.3. Plaquette départementale de communication sur le risque sismique ....13

3. Conclusion .................................................................................................. 15

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Déclinaison du « Plan séisme » en Languedoc-Roussillon – Actions 2009

Liste des illustrations

illustration 1 – Chantiers du plan séisme..................................................................................... 11


illustration 2 – réunion du plan séisme régional Languedoc-Roussillon ..................................... 12

Liste des annexes

Annexe 1 - Réunions d’information sur le risque sismique Gard, Lozère et Hérault


Présentation type
Annexe 2 - Classeur départemental d’information sur le risque sismique Proposition
d’enrichissement du classeur national Dossier régional d’information
sur le risque sismique (DREAL LR)
Annexe 3 - Proposition de plaquette informative sur le risque sismique (exemple du
département de l’Aude)

Liste des documents hors-texte

CD-Rom contenant l’ensemble des documents produits dans le cadre du


programme (classeurs, plaquettes). Ce CD-Rom contient également le
fichier numérique du présent rapport.

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Déclinaison du « Plan séisme » en Languedoc-Roussillon – Actions 2009

1. Introduction

Le Plan National de Prévention du Risque Sismique, « Plan Séisme » est un


programme interministériel étalé sur 6 ans (2005-2010) piloté par le Ministère de
l'écologie, de l'énergie, du développement durable et de la mer - MEEDDM), afin de
réduire la vulnérabilité des personnes au risque sismique et d’accompagner la mise en
place de la nouvelle réglementation parasismique harmonisée à l’échelle européenne
(Eurocode 8).

En plus des actions déployées à l’échelle nationale, le Plan Séisme incite aussi les
régions à prendre l’initiative et à animer des actions dites régionales. Une partie de la
région Languedoc-Roussillon (départements de l’Aude et des Pyrénées-Orientales) est
concernée directement par la déclinaison du plan séisme national (www.planseisme.fr)
au massif Pyrénéen : « plan séisme Pyrénées » dont l’animation est assurée par la
DREAL Midi-Pyrénées.

Compte tenu de l’impact de la future révision de la réglementation parasismique


nationale, il s’avère que l’ensemble de la région Languedoc-Roussillon sera affectée
par des modifications de prise en compte de ce risque. A ce titre, la DREAL Languedoc
Roussillon a sollicité le BRGM pour soutenir la déclinaison du plan séisme dans
l’Hérault, le Gard et la Lozère (départements situés hors zones de « plans
régionaux »).

Pour l’année 2009, des actions axées sur l’information et la communication sur le
risque sismique ont notamment été menées.

BRGM/RP-58539-FR – Rapport final 9


Déclinaison du « Plan séisme » en Languedoc-Roussillon – Actions 2009

2. Actions du Brgm dans le cadre de la


déclinaison régionale du plan
séisme Languedoc-Roussillon

2.1. PLAN NATIONAL DE PREVENTION DU RISQUE SISMIQUE :


« PLAN SEISME »

Face au risque sismique, notre société est plus vulnérable qu’au XIXème siècle : on
estime ainsi que des séismes similaires à celui de Lambesc feraient plusieurs
centaines voire plusieurs milliers de morts, sans compter les conséquences
économiques, qui s’élèveraient à plusieurs milliards d’euros.

La rareté des séismes graves sur notre territoire démobilise les décideurs et la
population qui n’acquièrent pas une culture du risque, ce qui constitue un facteur
aggravant vis-à-vis de ce risque.

En 2005, le gouvernement a donc décidé d’engager sur les six années à venir, un
important plan national de prévention du risque sismique (PNPRS) dit « Plan séisme ».
L’objectif principal de ce plan est de réduire la vulnérabilité de la France au risque
sismique en favorisant une prise de conscience des citoyens, des constructeurs et des
pouvoirs publics, mais aussi en mettant en œuvre des dispositions déjà adoptées et en
poursuivant l’amélioration des savoir-faire.

Présenté le 21 novembre 2005 à l’ensemble des professionnels, et au grand public, ce


programme se décline autour de 4 grands chantiers, déclinés en ateliers (voir figure ci-
dessous) et comportant plus de 80 actions opérationnelles (illustration 1) :

illustration 1 – Chantiers du plan séisme

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2.2. ACTIONS PLAN SEISME LANGUEDOC-ROUSSILLON

2.2.1. Réunions d’information

Des réunions d’information ont eu lieu avec les représentants des départements
concernés par la déclinaison régionale. Des présentations sur le risque sismique et les
impacts potentiels de l’évolution de la réglementation parasismique induite par la
révision du zonage de l’aléa sismique de la France ont été exposées.

Ces réunions, rassemblant localement les représentants des services déconcentrés de


l’Etat et des collectivités territoriales (cadre de la Commission Départementale des
Risques Naturels Majeurs, CDRNM du Gard par exemple), ont permis une
sensibilisation à la problématique « risque sismique » dans des départements jusqu’à
ce jour non concernés par ces phénomènes. Un exemple de présentation associée à
ces réunions est reporté en annexe 1.

Date Lieu / Cadre Participants


31-03-2009 Mende Représentants des services de l’Etat
(Préfecture SDPC et DDE)
20-04-2009 Nîmes, CDRNM du Gard Représentants des services de l’Etat
et collectivités territoriales
10-09-2009 Montpellier Représentants des services de l’Etat
(DDE de l’Hérault)

illustration 2 – réunion du plan séisme régional Languedoc-Roussillon

2.2.2. Malette pédagogique « plan séisme »

L’objectif est de mettre à disposition des supports de communication et d’information


pour permettre aux préfets de consulter et d’informer les élus sur le nouveau zonage et
la nouvelle réglementation et que ceux-ci puissent à leur tour informer leurs
administrés. Dans le cadre du Plan Séisme Pyrénées, cette mallette comprend
notamment :
- un fascicule d’information sur le risque sismique en France (BRGM Editions) ;
- un dossier d'information "les séismes" MEEDDM ;
- un article de la revue GeoSciences relatif à la mise en œuvre du Plan Séisme ;
- un classeur sur la prévention du risque sismique.

Les adaptations locales de la mallette pédagogique se font au travers du classeur. Ce


document est identique à 90 % pour tous les départements. Des fiches vierges sont
destinées à être renseignées par les services départementaux pour tenir compte du
contexte local (historique, particularités du département, ....). Le BRGM a assisté les
services de l’Etat pour le remplissage de ce classeur.

12 BRGM/RP-58539-FR – Rapport final


Déclinaison du « Plan séisme » en Languedoc-Roussillon – Actions 2009

Cette action a concerné les départements de la Lozère, du Gard et de l‘Hérault car une
action similaire est prévue dans le cadre du plan séisme pyrénéen pour l’Aude et les
Pyrénées-Orientales. Un exemple de classeur enrichi est présenté en annexe 2.

De la même façon, un appui technique a été fourni à la DREAL pour la constitution


d’un dossier régional sur le risque sismique (www.languedoc-
roussillon.developpement-durable.gouv.fr). Le dossier régional est présenté également
en annexe 2.

2.2.3. Plaquette départementale de communication sur le risque sismique


Les échanges menés avec les services de l’Etat, dans le cadre de la déclinaison locale
du plan séisme, ont pointé la nécessité de disposer de documents de communication
simple sur le risque sismique à l’échelle départementale.
A ce titre, il a été réalisé une plaquette pour chacun des 5 départements de la région.
En effet, à la demande des DDTM de l’Aude et des Pyrénées-Orientales, la plaquette
proposée dans le Gard, l’Hérault et la Lozère a été déclinée à l’ensemble de la région.
Selon le contexte sismique (zone plus ou moins exposée), le contenu a été
naturellement adapté tantôt vers la réglementation tantôt vers la connaissance des
phénomènes. Ces plaquettes, à objectif premier de communication vers le grand
public, ont pour vocation d’être diffusées largement auprès des représentants des
services de l’Etat et des collectivités territoriales potentiellement concernés par le
risque sismique.
Une proposition de plaquette (A3 recto-verso) est présentée pour information en
annexe 3.

BRGM/RP-58539-FR – Rapport final 13


Déclinaison du « Plan séisme » en Languedoc-Roussillon – Actions 2009

3. Conclusion

En 2005, un plan national de prévention du risque sismique (PNPRS) dit « Plan


séisme » a été engagé. L’objectif principal de ce plan est de réduire la vulnérabilité de
la France au risque sismique en favorisant notamment une prise de conscience des
citoyens, des constructeurs et des pouvoirs publics.

Dans la région Languedoc-Roussillon, le Plan Séisme se décline suivant deux lignes :


- « Plan séisme Pyrénées » : plan dit de massif, couvrant les départements de l’Aude
et des Pyrénées-Orientales ;
- Actions du Plan Séisme en Languedoc-Roussillon, garantissant l’uniformité du
niveau d’information sur le risque sismique à l’ensemble des départements de la
région.

Le Brgm, dans le cadre des actions spécifiques au Languedoc-Roussillon a apporté


son soutien à la DREAL et aux DDT(M) pour favoriser l’information sur le risque
sismique :
- réunions d’information tenues avec les représentants des départements concernés
par la déclinaison régionale ;
- proposition d’enrichissement de la mallette pédagogique nationale proposée par le
MEEDDM adaptée au contexte géologique et sismique départemental :
- appui technique pour la constitution d’un dossier régional sur le risque sismique
porté par la DREAL ;
- proposition de plaquettes d’information sur le risque sismique dans les cinq
départements de la région Languedoc-Roussillon.

BRGM/RP-58539-FR – Rapport final 15


Déclinaison du « Plan séisme » en Languedoc-Roussillon – Actions 2009

Annexe 1
-
Réunions d’information sur le risque sismique
Gard, Lozère et Hérault
Présentation type

BRGM/RP-58539-FR – Rapport final


Plan National de Prévention du Risque Sismique
« Plan séisme »

Déclinaison dans le Gard


Risque sismique dans le Gard

1. Rappels

2. Sismicité du département

3. Aléa sismique et zonage

4. Risque sismique

5. Actions GARD
Séisme : libération d’énergie le long d’une 1. Rappels
rupture de l’écorce terrestre (faille)

Séisme caractérisé par :


• son foyer (épicentre / profondeur)
• sa magnitude : énergie libérée au foyer

La Magnitude …
• mesurée sur l’échelle « ouverte » de Richter
• corrélée à la dimension de la faille activée … et aux types
d’ondes générées
Nombre Energie Durée de Coulissage Longueur
Magnitude de séismes libérée la rupture moyen de
par an coulissage
Chili, 1960, M= 9,5
9 250 s 8m 800 km Chine, 2008, M = 8,0 (Sichuan)
8 1 85 s 5m 250 km Italie, 2009, M = 6,3
7 18 15 s 1m 50 km
Lambesc 1909, M # 6,2
6 125 E x 900 3s 20 cm 10 km
St-Paul-Fenouillet, 1996, M= 5,2
5 1500 E x 30 1s 5 cm 3 km
4 5000 E 0.3 s 2 cm 1 km
3 E/30
2 E/900
1

>2
1. Rappels
L’ampleur du séisme est :
• mesurée en enregistrant le mouvement du sol pendant la
secousse (sismomètres ou accéléromètres)
ou
• appréciée en fonction des dégâts (échelle d'intensité de I à XII)

L’ampleur du séisme diminue globalement à mesure que l'on


s'éloigne de l'épicentre

…MAIS peut localement être amplifiée par :

- la topographie ("effet de site


topographique")
- la nature géologique du sous-
sol "effet de site lithologique")

>2
1. Rappels

L’intensité d’un séisme EMS-98

> caractérise les effets du séisme en un I imperceptible


II à peine ressentie
lieu sur les personnes, les constructions III faible
et l’environnement IV ressentie par beaucoup
V forte
> est en général maximale à l’épicentre VI légers dommages
VII dommages significatifs
VIII dommages importants
> est évaluée en France à partir de IX destructive
témoignages auprès du BCSF par X très destructive
référence aux critères d'une échelle XI dévastatrice
XII catastrophique
descriptive

V (EMS) : Ressenti à l'intérieur des habitations par la plupart, à l'extérieur par quelques personnes.
De nombreux dormeurs se réveillent. Quelques personnes sont effrayées. Les bâtiments tremblent
dans leur ensemble. Les objets suspendus se balancent fortement. Les petits objets sont
déplacés. Les portes et les fenêtres s'ouvrent ou se ferment (description résumée).
2. Sismicité
Contexte sismotectonique global

1 à 2 mm/an

1 mm/an

30 à 40 mm/an
30 à 40 mm/an

6 à 10 mm/an
2. Sismicité
Séismes ressentis dans le Gard
2. Sismicité
Séismes ressentis dans le Gard
avec une intensité minimale V (ressenti majoritairement)
Midi-Libre 2-10-1946
Date Appellation séisme Io Imax loc.
18-11-1769 COMTAT (BEDARRIDES) 7 7
16-9-1836 COSTIERE (VAUVERT) 5 5
2-9-1840 COTES DU RHONE (ROQUEMAURE) 5.5 5.5
23-2-1887 RIVIERA DI PONENTE (IMPERIA-BUSSANA) 9 6
11-6-1909 TREVARESSE (LAMBESC) 8.5 6
24-9-1924 COMTAT (CADEROUSSE) 6.5 5
9-1-1927 GARRIGUES (NIMES) 5.5 5.5
7-8-1927 COSTIERE (S. REMOULINS) 5 5
30-9-1946 COSTIERE (LE PONT-DU-GARD) 6.5 7
25-2-1986 COSTIERE (E. REMOULINS) 5 5
2. Sismicité
Séismes ressentis dans le Gard
3. Aléa sismique - Zonage
Aléa sismique
• probabilité d’occurrence d’un séisme de caractéristiques
données (intensité, magnitude…) pour un lieu et une période
donnés
Evaluation
• Aléa régional
– identification des sources
sismiques et réalisation d’un
zonage sismotectonique
– calcul du mouvement
sismique de référence dit « au
rocher » par le biais de lois
d’atténuation des ondes avec la
distance à la source
• Aléa local
– prise en compte des effets de
site, c’est-à-dire des
modifications de la vibration par
les conditions géologiques et
topographiques locales
3. Aléa sismique - Zonage
Aléa régional
• Approche déterministe
– basée sur
conséquences
maximalistes
d’événements passés

• Approche probabiliste
– probabilité qu’un mouvement sismique donné
arrive au moins une fois en un endroit pour
une période donnée
• Zones sources
• Définition de lois
d’atténuation
• Calcul
probabiliste
imposé par les
EC8
3. Aléa sismique - Zonage

Aléa régional (national nov. 2005)


Approche probabiliste => règles EC8
5 zones
par classes d’accélération
probable au rocher

||
0,3 g # 3 m/s²

En LR
+ de territoires concernés
+ haut niveau d’agression sismique
3 – Aléa sismique - Zonage

Traduction en zonage réglementaire


• Traduction
– Responsabilité du GEPP (Groupe d'Etudes et de Propositions
pour la Prévention du Risque Sismique – sous-groupe
zonage sismique)
• cellule aléa sismique (propositions de nouveau zonage)
• cellule étude d ’impact (évaluation économique)

• Entité administrative
– La COMMUNE plutôt que le canton (zonage cantonal 89)

PROPOSITION AVANT ETE 2009 ?


3 – Aléa sismique - Zonage
Conséquences probables
0 = > équivalent Ia (vert)
Ia => équivalent Ib (bleu)
4. Risque sismique

• l’Aléa ne peut être contrôlé … réduire le


Risque implique :
4. Risque sismique

4.1. Connaître le risque


– Aléa, vulnérabilité => risque sismique
– Les scénarios de dommages

4.2. Informer sur le risque Malette pédagogique


– Information citoyenne (DDRM, PAC, DICRIM, IAL …)
– Constructeurs

4.3. Aménager
– La réglementation parasismique Étendue dans le Gard
– Les PPR sismique ?

4.4. Sauvegarder
– Préparation à la gestion de crise

⇒ LE PLAN NATIONAL DE PREVENTION DU RISQUE SISMIQUE


« Plan Séisme » - www.planséisme.fr
Gard : plan séisme … prochaines étapes

1. parution du décret d’application fixant les


nouvelles normes réglementaires à partir de
la carte d’aléa => avant été 2009 ?
2. diffusion de l'information sur aléa
sismique et zonage réglementaire :
• à toutes les collectivités
• professionnels de la construction
3. moyens de communication :
• mallette « plan séisme », internet, plaquettes
types
• conférence presse, réunions publiques,
constructeurs …

PLAN NATIONAL DE PREVENTION DU RISQUE SISMIQUE


« Plan Séisme » - www.planséisme.fr
Merci de votre
attention
Déclinaison du « Plan séisme » en Languedoc-Roussillon – Actions 2009

Annexe 2
-
Classeur départemental d’information sur le
risque sismique
Proposition d’enrichissement du classeur
national

Dossier régional d’information sur le risque


sismique (DREAL LR)

BRGM/RP-58539-FR – Rapport final



       



 

 
 




 

 
 


      
 

  


 
      

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2. Informations générales sur le risque sismique

2.1-Le phénomène sismique

La tectonique des plaques La plupart des tremblements de terre sont localisés sur des failles. Plus
rares sont les séismes dus à l'activité volcanique ou d'origine artificielle
L’hypothèse de la dérive des continents fut présentée par Alfred Wegener en (explosions par exemple). Il se produit de très nombreux séismes tous les
janvier 1912 mais malgré ses arguments et faute d’un mécanisme explica- jours, mais la plupart ne sont pas ressentis par les hommes. Plus de
tif satisfaisant, il ne convainquit pas. Il faudra attendre le début des années 100 000 séismes sont enregistrés chaque année sur la planète.
soixante pour avoir la confirmation de cette théorie par des observations Les failles
géophysiques.

Les plaques lithosphérique

Le séisme est caractérisé par :


L'écorce terrestre est constituée d’une douzaine de plaques plus ou moins • sa magnitude : elle traduit l’énergie libérée par le séisme. Elle s’obtient
rigides qui dérivent à la surface et qui se frottent les unes contre les autres. par la mesure de l’amplitude des ondes enregistrées par un sismomètre ;
Le moteur de ces mouvements est le phénomène de convection qui se pro- • son intensité : elle mesure les effets et dommages du séisme en un lieu
duit à l'intérieur du manteau terrestre sous l’effet de flux de chaleur produits donné. C’est une évaluation statistique sur une échelle descriptive de la
par la désintégration radioactive de certains éléments chimiques de l’inté- manière dont le séisme se traduit en surface. Pour ne pas la confondre
rieur de la terre. avec la magnitude, elle est toujours notée en chiffres romains ;
Le déplacement relatif des plaques engendre à leurs frontières des mouve- • son foyer : point origine de la rupture sur le plan de faille d’où partent
ments de divergence, de convergence ou de coulissage horizontal se tradui- les ondes sismiques ;
sant par des tremblements de terre. C’est pourquoi, la majorité des séismes • son épicentre : point situé à la surface terrestre, à la verticale du foyer.
est localisée le long des limites de plaque. Cependant, les déformations
peuvent se propager à l’intérieur des plaques et engendrer des séismes Paramètres caractérisant les séismes
intraplaque (Mongolie ou Fossé Rhénan par exemple).

Les failles
Un séisme résulte d’une rupture brutale des roches le long d’une faille à la
suite d’une accumulation progressive de contraintes entre deux blocs.
Il existe trois grands types de failles :
• faille inverse ou chevauchante ;
• faille normale ;
Liste des séismes les plus puissants enregistrés depuis 1900 :
• faille décrochante.
• Chili, 1960 M = 9,5 • Sumatra, 2005 M = 8,7
• Sumatra, 2004 M = 9,3 • Tibet, 1950 M = 8,6
Les séismes • Alaska, 1964 M = 9,2 • Kamchatka, 1923 M = 8,5
• Alaska, 1957 M = 9,1 • Indonésie, 1938 M = 8,5
Les séismes génèrent des ondes sismiques se propageant dans toute la • Kamchatka, 1952 M = 9,0 • Iles Kouriles, 1963 M = 8,5
terre. Le passage des ondes à travers le sol provoque des vibrations pou- • Équateur, 1906 M = 8,8 • Chili, 1939 M = 8,3
vant être ressenties à la surface. • Alaska, 1965 M = 8,7 • Chili, 1906 M = 8,2
En France métropolitaine, bien qu’éloignés de la zone de contact direct entre Sismicité historique en France de 430 à nos jours
les plaques tectoniques Eurasie et Afrique, les séismes sont principalement
liés à la convergence de ces deux grandes plaques continentales. Les
chaînes alpines et pyrénéennes sont plus ou moins directement le résultat
de cette collision continentale. Ce sont les zones en métropole présentant
la plus forte sismicité. Celle-ci est néanmoins qualifiée de moyenne au
regard d’autres parties du globe et notamment du bassin méditerranéen
(Grèce, Turquie, Sud de l’Italie et Maghreb).

Zones de rencontre des plaques tectoniques


européenne et africaine

Sismicité
Séismes historiques : Les zones métropolitaines de plus forte sismicité sont :
La base de données nationale SisFrance (http://www.sisfrance.net) compte • l’Est du fossé Rhénan à la mer Ligure ;
environ 6 000 séismes ressentis depuis plus de mille ans sur la métropole • les Pyrénées ;
française. Le plus ancien séisme daté et localisé en France remonte à l’an • le Centre-ouest du sud Finistère au massif central.
463. Plus de 10 000 références bibliographiques ont permis de constituer Liste des séismes ayant entraîné la plus forte intensité sur le territoire
cette base de données gérée par le BRGM en collaboration avec EDF et métropolitain depuis l’an 463 (source SisFrance). Pour chaque séisme est
l’IRSN. donnée l’intensité à l’épicentre, Io :
Sismicité instrumentale en France de 1960 à nos jours • 11 juin 1909, Lambesc (Provence) Io = VIII-IX
• 21 juin 1660, Bagnere-de-Bigorre (Pyrénées centrales) Io = VIII-IX
• 13 août 1967, Arette (Pyrénées occidentales) Io = VIII
• 12 décembre 1855, Haut-Verdon (Alpes provençales) Io = VIII
• 24 mai 1750, Juncalas (Pyrénées centrales) Io = VIII
• 14 août 1708, Manosque (Alpes provençales) Io = VIII
• 12 mai 1682, Remiremont (Vosges) Io = VIII
• 15 février 1644, Roquebillière (Alpes Maritimes) Io = VIII
• 18 janvier 1618, Coaraze (Alpes Maritimes) Io = VIII
• 20 juillet 1564, La Bollène-Vésubie (Alpes Maritimes) Io = VIII
• 13 décembre 1509, Manosque (Alpes provençales) Io = VIII
• 23 juin 1494, Roquebillière (Alpes Maritimes) Io = VIII
• 1er mars 1490, Riom (Auvergne) Io = VIII

Séismes instrumentaux : Liste des séismes majeurs ayant touché les Antilles françaises depuis le
La France est pourvue de deux réseaux nationaux de surveillance sismique XVIe siècle (source SisFrance) :
enregistrant en continu les mouvements du sol depuis les années 1960 :
- le Réseau National de Surveillance Sismique (RéNaSS) géré par l’institut • 21 novembre 2004, Les Saintes (Guadeloupe) Io = VIII
de Physique du Globe de Strasbourg (http://renass.u-strasbg.fr), • 10 novembre 1935, Montserrat Io = VIII
- le réseau national du Laboratoire de Détection Géophysique (LDG) du • 29 avril 1897, Guadeloupe Io = VIII
Commissariat à l’Énergie Atomique (CEA). • 11 janvier 1839 Martinique Io = IX
• 7 novembre 1727, Martinique Io = VIII
Ces réseaux servent à localiser tous les séismes, même très faibles, se pro-
duisant sur le territoire métropolitain ainsi qu’à ses frontières. En plus de la
surveillance, la cartographie des séismes instrumentaux permet de mieux
cartographier les zones sismiques.
Principaux séismes ressentis en Lozère

La sismicité historique est basée sur la compilation d’archives depuis le La commune de Mende, la plus peuplée, aurait ressenti 9 séismes.
Moyen-âge (www.sisfrance.net). La valorisation de ces données permet
de recenser les séismes ressentis effectivement en Lozère. L’intensité
maximale ressentie dans le département est de niveau V-VI (ressenti
fortement – limite possible de légers dommages).

Il est important de noter que les séismes les plus ressentis ne sont pas
forcément situés en Lozère, puisque par exemple, le séisme de Ligure
(1887, Italie, intensité 9), situé à plus de 300 km, aurait été ressenti sur
les communes de Mende et de Villefort au moins. Les principaux séismes
ressentis sont (intensité V et V-VI) sont :

Date Appellation séisme Io Ilocale


Riviera di Ponente
23-2-1887 9 5.5
(Imperia Bussana)
Margeride
23-3-1889 5.5 5.5
(Saint-Chély-d’Apcher)
Margeride
28-3-1889 5 5
(Saint-Chély-d’Apcher)
Trevaresse
11-6-1909 8.5 5
(Lambesc)
Vallée du Lot
25-4-1912 5.5 5.5
(Saint-Géniez-d’Olt)
Margeride
17-1-1924 5.5 5.5
(Langogne)
Aubrac
19-1-1933 4.5 5
(Nasbinals)

La sismicité instrumentale en Lozère

La cartographie des épicentres des séismes ressentis en Lozère est


figurée ci-dessous.
La sismicité instrumentale permet de détecter les séismes, même faible,
non perceptibles par l’homme. Les données des réseaux d’observation
permettent de dresser un état des lieux en Lozère :

Historiquement, et d’après les recensements effectués dans le cadre de


la base de données nationale sur la sismicité historique, 58 des 185
communes que compte le département ont témoigné du ressenti de
séismes.

La magnitude maximale enregistrée effectivement dans le département


est de Ml = 3.4, le 1er juin 1993 au sud de Saint-Chély-d’Apcher.
Les failles

Plusieurs failles majeures ont été reconnues dans le département. On


citera notamment :
la faille de Villefort, accident Nord-Sud situé à l’Est du
département ;
la faille des Cévennes, au Sud-Est du département.
2.Informations générales sur le risque sismique

2.2-L’aléa sismique
L’aléa est une des composantes principales de l’évaluation du risque sis- Zonage sismotectonique de la France
mique. Il exprime la possibilité d’une région à être exposée à un séisme de
caractéristiques données. On distingue principalement deux approches :
• l’approche déterministe : repose sur la détermination d’un séisme de réfé-
rence à partir de l’étude des sources sismiques régionales historiques
(ante 1960) et instrumentales (post 1960). Le mouvement du sol est alors
estimé à partir de ce séisme de référence ;
• l’approche probabiliste : évalue en tout point du territoire le niveau d’ac-
célération du sol susceptible d’être atteint ou dépassé pour une période
de temps donnée.

Aléa régional
L’aléa régional recouvre la caractérisation de l’agression sismique au
rocher affleurant en surface. Il tient compte :
• des sources sismiques ;
• de la magnitude ou intensité de référence ;
• de la localisation de l’épicentre ;
• de la profondeur focale ;
• de l’atténuation du mouvement du sol avec la distance épicentrale.
En règle générale, l’aléa régional décroît avec la distance épicentrale. Aléa local : les effets de site

Paramètres caractérisant les séismes Hormis les problèmes éventuels posés par la rupture en surface de la faille,
deux types d’effets locaux peuvent être mis en évidence :
• des effets directs, dus à la modification du mouvement vibratoire ; ils
peuvent conduire à des "effets de site" ;
• des effets induits, dus à des ruptures du sol : liquéfaction, mouve-
ments de terrain, glissements, éboulements.
Effets des séismes

L’analyse de l’aléa régional nécessite deux étapes :


• identification des sources sismiques : il s’agit de localiser les failles
actives et d’évaluer leur potentiel sismogénique en termes de magnitude L’évaluation de l’aléa local permet de prendre en compte les modifications
ou d’intensité des séismes susceptibles d’être générés par ces failles, de la vibration sismique par les conditions géologiques et topographiques
leur profondeur focale et leur récurrence. En se basant sur des données locales. Elle permet également de définir des zones dans lesquelles des
géologiques et sismiques, ce travail aboutit à la définition d’un zonage effets induits sont susceptibles d’être provoqués par un séisme. À l’échelle
sismotectonique délimitant les zones homogènes dans lesquelles la d’une commune,
probabilité d’occurrence d’un séisme de caractéristiques données est ce travail permet Exemple de microzonage
équivalente en tout point ; d’aboutir à un
• calcul du mouvement vibratoire en surface par l’application d’une loi microzonage sis-
d’atténuation aux sources potentielles identifiées dans le zonage sismo- mique délimitant
tectonique. les zones dans
lesquelles les
amplifications du
mouvement du sol
sont identiques.
2. Informations générales sur le risque sismique

2.2 – L’aléa sismique

dépôts fluvio-glaciaires du plateau de l’Aubrac (Quaternaire) ;


bassin d’effondrement du Malzieu : remplissages détritiques
Cartographie régionale de l’aléa d’âge Tertiaire (Eocène-Oligocène) ;
dépôts argilo-sableux d’âge Miocène.
A l’échelle de la Lozère, aucune étude particulière de l’aléa n’a été
menée à l’échelle départementale.

A ce titre, l’aléa régional est représenté par la carte d’aléa sismique


national fournissant les plages d’accélérations au rocher :
Aléa très faible : a < 0,7 m/s²
Aléa faible : 0,7 m/s² a < 1,1 m/s²
Aléa modéré : 1,1 m/s² a < 1,6 m/s²

Effets induits

Glissements de terrain, chutes de blocs, effondrements de cavités ou


L’ensemble de la Lozère est situé en aléa faible. liquéfaction peuvent être provoqués par une forte vibration du sol.

Concernant les mouvements gravitaires, à l’échelle départementale,


la répartition géographique des mouvements de terrains est illustrée
à partir du recensement non exhaustif de la base de données
nationale sur les mouvements de terrain :
Effets de site
Eboulement RD983, sept. 2007
© DDE48/env Franck CHARLES 2007

Selon la géologie des terrains, une amplification du signal sismique


peut être observée. Les remplissages alluvionnaires récents meubles
agissent en piégeant les ondes sismiques ce qui résulte en une
augmentation du mouvement du sol en surface à certaines fréquences
spécifiques liées aux caractéristiques des dépôts sédimentaires
(épaisseur et résistance au cisaillement).

Aucune étude permettant de cartographier les zones d’amplification


locale ou la quantification de cette amplification n’existe à l’échelle
départementale. La valorisation de la carte géologique schématique à
l’échelle 1:1 000 000 permet de localiser en toute première
approximation les zones pour lesquelles une telle amplification serait
possible :
Les secteurs reconnus comme sensibles sont les gorges du Tarn et
de la Jonte, la vallée du Lot et la zone cévenole en particulier.

On appelle liquéfaction d’un sol, le processus conduisant à la perte


totale de portance du sol. Celui-ci se comporte alors non plus comme
un solide mais comme un liquide. Le risque liquéfaction est plus
important pour les sols composés de sable peu compactés et gorgés
d’eau. Ainsi, les berges des rivières et les zones alluviales sont
jugées comme les plus sensibles. Cependant, compte tenu du
contexte géologique et morphologique de la Lozère, ce phénomène
demeure, a priori, peu probable dans le département.
2.Informations générales sur le risque sismique

2.3-La vulnérabilité

Définition de la vulnérabilité aux séismes Le spectre de la vulnérabilité urbaine

La vulnérabilité caractérise la capacité d'un territoire ou d'un enjeu à

Société urbaine
résister à un séisme donné. Elle se traduit par le niveau des consé-
quences prévisibles (dommages directs ou indirects exprimés en pour- Vulnérabilité Vulnérabilité Vulnérabilité
de dépendance organisationnelle individuelle
centage par exemple) d'un séisme sur les enjeux (personnes, biens,
activités réseaux, infrastructures…).

Vulnérabilité
géographique

Risques urbains

Vulnérabilité
structurelle

Territoire urbain

Source : CERTU

Dommages aux habitations suite au séisme de 1909


à Salon-de-Provence (département des Bouches-du-Rhône) Connaissance de la vulnérabilité aux séismes
Pour réduire la vulnérabilité aux séismes d'un territoire ou d'un enjeu, il est
au préalable nécessaire de la connaître. En matière d'évaluation de la vul-
Risque sismique et vulnérabilité nérabilité, le terme de diagnostic de vulnérabilité est souvent employé
pour désigner les études conduites. Il désigne l'approche technique visant
Le niveau de risque sismique est spécifique à chaque territoire à appréhender le niveau et les facteurs de vulnérabilité et à
exposé à un aléa sismique et fonction : définir les pistes d'actions pour la réduire.
• des caractéristiques de l'aléa local ;
• des caractéristiques structurelles (occupation du sol) et fonctionnelles La précision d'un diagnostic est dépendante des finalités. Pour établir des
(flux et relation entre les enjeux) de la zone concernée ; priorités d'actions entre plusieurs constructions, une approche sommaire
• de la vulnérabilité des enjeux du territoire considéré. de hiérarchisation des bâtiments par niveau de vulnérabilité est suffisante.
Outre l'intensité de l'aléa et la densité des enjeux en présence, la vulnérabi- Si l'objectif est d'arrêter par exemple des techniques de renforcement d'un
lité aux séismes est un paramètre fondamental influant sur le niveau des bâtiment, un diagnostic appro-
conséquences d'un tremblement de terre. Compte tenu de l'impossibilité fondi pouvant aller jusqu'à des
d'agir sur l'aléa sismique, si ce n'est sur les effets induits, la réduction de modélisations de comporte-
la vulnérabilité aux séismes des enjeux est la voie privilégiée ment sous séisme pourra être
d'actions pour diminuer le niveau du risque. nécessaire.
La nature et la précision du
diagnostic requis - examen
visuel depuis l'extérieur ou
Composantes de la vulnérabilité étude détaillée d'une structure
La connaissance de la vulnérabilité, aux séismes ou à d'autres aléas, doit par exemple - déterminent son
porter sur ses différentes composantes. ampleur de mise en œuvre
(technique et temporelle), le
On distingue successivement la vulnérabilité structurelle des ouvrages niveau de compétences à mobi-
ou bâtiments liée à leur conception et réalisation, la vulnérabilité orga- liser (auto diagnostic ou presta-
nisationnelle liée aux modalités d'utilisation d'une infrastructure ou d'un tion d'un organisme expert) et
équipement, la vulnérabilité individuelle exprimant le niveau de déve- donc le coût financier.
loppement d'une culture du risque chez les individus, la vulnérabilité de
dépendance qui traduit enfin les interactions entre les enjeux eu égard au
risque considéré (voir schéma ci-après).
 
 
     
 


  
      
   
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2.Informations générales sur le risque sismique

2.4-L’évaluation du risque sismique

Évaluation du risque sismique à l’échelle d’un bâtiment Logigramme relatif à la réalisation d’un scénario
de risque sismique
L’effondrement des constructions sous séisme est la cause principale des
victimes lors de ce type d’événement. Partant de ce constat, des règles
nationales de construction parasismique ont été rendues obligatoires pour Choix du territoire
la construction des ouvrages neufs et pour les bâtiments existants faisant
l’objet de travaux significatifs (voir fiche 3.3). Pour autant, les territoires sis- Choix des enjeux à traiter :
Choix des caractéristiques
miques français restent aujourd’hui très vulnérables au séisme. En effet, du séisme de scénario
types de bâtiments et d’in-
bon nombre de bâtiments ont été construits avant l’obligation d’application frastructures en particulier
des règles de construction parasismique, et le faible taux de renouvellement
Calcul de l’ampleur de la Inventaire, localisation,
du bâti (1 % par an environ) ne peut palier cette situation. Dans ce cadre,
secousse en différents dénombrement
l’analyse du risque sismique à l’échelle du bâtiment existant est une action points du territoire des enjeux
préventive essentielle qui contribue à la définition d’actions de réduction de
ce dernier.
Analyse de la
vulnérabilité des enjeux
S’il n’existe pas à l’heure actuelle de méthodes normalisées au niveau natio-
nal, deux types d’approche sont mis en œuvre en fonction des objectifs
recherchés pour cerner le comportement d’un bâtiment face à l’aléa sis- Simulation - calcul
mique, et donc le niveau de risque sismique : des méthodes qualitatives et des dommages
des méthodes quantitatives. Cartes
Les approches qualitatives sont basées sur l’analyse de la structure du bâti- Résultats
ment et l’identification de facteurs de vulnérabilité à partir desquels sont Tableaux,
estimés des niveaux de dommages possibles en fonction de l’agression sis- statistiques
mique de référence considérée. Les résultats permettent de juger de l’op-
portunité présumée d’un renforcement et d’en esquisser les pistes qui
seront ensuite confirmées et dimensionnées via la modélisation et le calcul.
Ce type d’approche est notamment utile pour hiérarchiser les priorités d’ac- Dans ce schéma :
tion lorsqu’un parc de bâtiments est concerné.
Les approches quantitatives sont fondées sur des modélisations dont les • le séisme de scénario est un séisme fictif dont on veut évaluer les consé-
méthodes dépendent des caractéristiques de la structure et des objectifs quences ;
recherchés. Ces modélisations permettent d’approcher le comportement • l’ampleur de la secousse varie sur la zone d’étude. Elle diminue globale-
dynamique des constructions sous séisme, d’identifier les concentrations ment au fur et à mesure que l’on s’éloigne de l’épicentre. Elle est égale-
de contraintes potentielles, de localiser et de quantifier les dommages ment modulée par des effets de site.
potentiels. Constituant l’évaluation la plus précise du risque sismique à
l’échelle du bâtiment, elles sont le préalable à la définition des travaux de La simulation consiste, pour un séisme de scénario donné, à évaluer les
renforcement. dommages que celui-ci produirait sur les enjeux inventoriés. En fonction du
type de dommages, cette évaluation peut être directe (dommages aux bâti-
ments, résultant de la confrontation entre agression et vulnérabilité) ou
Évaluation du risque sismique à l’échelle d’un territoire indirecte (par exemple les dommages aux personnes (préjudice humain)
sont déduits des dommages physiques aux bâtiments).
L'approche la plus classique pour évaluer le risque sismique consiste à réa-
liser des scénarios événementiels aussi appelés scénarios de risque sis-
mique. Cette approche est notamment recommandée dans le cadre de
l’élaboration d’un PPRN-sismique (voir fiche 3.5). Elle s’inscrit également
dans le cadre des Scénarios Départementaux de Risque Sismique (SDRS)
(voir fiche 3.4).

En pratique, un scénario de risque sismique consiste à évaluer sur un ter-


ritoire, grâce à une simulation informatique, les dégâts que pourrait provo-
quer un séisme. Un logigramme relatif à la démarche d’élaboration d’un
scénario de risque sismique est présenté sur la figure suivante.
Apports des scénarios de risque sismique

Les scénarios de risques peuvent servir de point de départ pour


mettre en place une stratégie locale de gestion du risque sismique.
Leurs résultats peuvent aider à la définition et à la hiérarchisation
d’actions diverses : information, communication, préparation à la crise,
aménagement durable du territoire, politique de réhabilitation et de
renforcement des enjeux existants…

Les cartes de dommages obtenues à l’issue de ces scénarios sont


des supports de communication d’une compréhension aisée et
facilitant ainsi la sensibilisation et la responsabilisation des acteurs du
territoire en matière de prévention du risque sismique.

Exemple de carte de simulation de dommages


réalisée dans le cadre du SDRS des Bouches-du-Rhône
(nombre de bâtiments endommagés au niveau D 4 et D5
de l’échelle EMS 1998)

v Evaluation du risque sismique sur le territoire concerné1

En Lozère, aucune évaluation du risque sismique n’est en cours ou


programmée.
2.Informations générales sur le risque sismique

2.5-Les outils de gestion du risque sismique

Spécificités du risque sismique en matière de gestion Information des populations


Contrairement à d’autres risques majeurs, tels que les inondations ou les L’obligation d’information n’est pas spé-
risques technologiques par exemple, le risque sismique présente la spéci- cifique au risque sismique mais com-
ficité de ne pas permettre d’actions visant à maîtriser et réduire le phéno- mune à l’ensemble des risques majeurs
mène. En effet, il n’est pas possible d’empêcher un séisme de se produire. (article 125-2 du code de l’environne-
En matière de réduction de l’aléa, seules des actions visant à limiter les ment). Cette obligation concerne tous
effets induits (chutes de blocs par exemple) sont possibles. les acteurs et certains types et vecteurs
Compte tenu de cette spécificité, la voie privilégiée d’action pour prévenir le d’information sont imposés par la régle-
risque sismique et en limiter les conséquences concerne les enjeux des ter- mentation.
ritoires exposés et la réduction de leurs vulnérabilités.

Les piliers de la prévention du risque sismique


Les quatre piliers de la prévention du risque sismique sont les suivants :
• connaissance du phénomène et du risque ;
• information des populations ; Au niveau des services de l’État, cette obligation se formalise par l’élaboration
• intégration du risque dans l’aménagement du territoire et la construction ; de Dossiers Départementaux sur les Risques Majeurs (DDRM) et la réalisa-
• gestion de crise. tion d’un porter à connaissance continu auprès des collectivités territoriales
sur les risques. Ces actions visent à
mettre à disposition des citoyens et
Rôle et responsabilités des différents acteurs du territoire des collectivités l’ensemble des élé-
ments leur permettant de développer
Le cadre législatif français définit les rôles et responsabilités des acteurs du
leur conscience et leur connaissance
territoire en matière de prévention du risque sismique.
du risque sismique et d’engager à leur
Qu’il soit service de l’État, collectivité territoriale, gestionnaire de réseaux,
niveau des actions de prévention.
citoyen… chaque acteur a la capacité d’agir à son niveau pour réduire le
risque sismique et a des obligations en ce sens en matière d’information et
de mise en place de mesures spécifiques.
De son côté, le maire se doit d’informer les
citoyens sur leur exposition au risque sis-
Connaissance du phénomène et du risque mique et sur les actions à conduire pour s’en
protéger. Cette information se fait notamment
Pour prévenir au mieux le risque sismique, il s’agit tout d’abord de le via l’affichage des risques, la mise à disposi-
connaître. Du point de vue de la connaissance du phénomène, le recueil et tion d’un Dossier d’Information Communal
l’analyse de données relatives aux séismes passés ainsi que la mise en sur les Risques Majeurs (DICRIM) et l’organi-
place de réseaux d’enregistrement des séismes en continu sont développés. sation de réunions publiques lorsqu’au moins
Localisation des réseaux de surveillance un PPR est prescrit ou approuvé sur le terri-
de la sismicité dans les Alpes et en Corse toire communal.
Si la carte nationale relative à
l’aléa sismique et le zonage Enfin, lors de transactions immobilières, l’obligation d’Information – Acqué-
réglementaire français apportent reur – Locataire (article L125-5 du Code de l’Environnement) impose au
des connaissances sur l’aléa et citoyen de communiquer sur l’exposition au risque sismique de son bien.
le risque, les études conduites
au niveau local - telles que les
microzonages, les études sur les
failles actives et les études sur la
vulnérabilité du territoire -
apportent des éléments fonda-
mentaux contribuant à améliorer
dans le temps la gestion du
risque sismique.
 



 


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2.Informations générales sur le risque sismique

2.6-Les responsabilités des acteurs en matière de prévention du risque sismique

Prérogatives de l’Etat, du maire et du citoyen Prérogatives du citoyen

Qu’il soit représentant de l’État, élu ou citoyen, chaque acteur du territoire a Connaissance Aménagement Information Mitigation Préparation
des responsabilités en matière de prévention du risque sismique et plus
Étude de sol Respect des État des Travaux Affichage
généralement de tout risque majeur. Ces responsabilités sont résumées
à l’occasion règles risques de mitiga- immeuble.
dans les schémas ci-dessous (Source : Les rôles des acteurs de la préven- d’un projet nationales et lors de la tion*. Plan
tion des risques naturels, 2008, ministère en charge de l’écologie). de construc- locales en vente ou Commis- particulier
tion ou de matière de la sion dépar- de mise en
réhabilitation. d’urbanisme location tementale sûreté
Étude sur la et de d’un bien. des risques (PPMS) ou
vulnérabilité construction Éducation naturels document
Prérogatives du préfet au séisme de parasismique. à la majeurs. unique.
ses biens. prévention Plan
du risque familial de
Connaissance Aménagement Information Mitigation Préparation sismique. sauvegarde.
S’informer.
Collecte et Plan de Dossier Fonds de Plan d’or-
conservation Prévention du Départe- prévention ganisation * dans la limite de 10 % de la valeur vénale du bien dans le cadre de
des données Risque mental sur des risques des secours l’application de prescriptions d’un PPR
sur l’aléa Sismique les Risques naturels et exercices
et le risque (PPRN- Majeurs majeurs. de crise
sismique. sismique). (DDRM). Commis- sismique. Responsabilités des professionnels de l’aménagement et de la construction
Contrôle de Transmis- sion Scénarios
légalité des sion des départe- départe- Les professionnels de l’aménagement et de la construction (CAUE, archi-
autorisations informa- mentale mentaux
d’urbanisme. tions : état des risques du Risque
tectes, entrepreneurs, bureaux d’études, artisans…) ont un rôle de conseil
Contrôle des des naturels Sismique et d’information. En matière d’information, ils doivent a minima préciser aux
règles de risques. majeurs. (SDRS). maîtres d’ouvrage, le niveau de risque sismique auquel leur projet est
construction Réseau exposé, et les obligations en matière de prévention de ce risque dans l’acte
parasismique. d’alerte. de construire ou d’aménager.
À leur niveau, ils doivent bien entendu respecter les règles de l’art et les
obligations réglementaires nationales et locales. En ce sens, tout profes-
sionnel du bâtiment est susceptible de voir sa responsabilité civile engagée
vis-à-vis des ayants droit en cas de non-respect de l’une des règles de
construction, mais aussi sa responsabilité pénale par le biais d’autres légis-
lations telles la tromperie (art. L. 213-1 et 216-1 du code de la consomma-
tion), la publicité mensongère (art. L. 121-1 du même code), voire la mise
en danger de la vie d’autrui (art. L. 223-1 du code pénal).
Prérogatives du maire Du point de vue des maîtres d’ouvrage, il est de leur responsabilité de
connaître la loi et les réglementations qui en découlent mais aussi de s’as-
Connaissance Aménagement Information Mitigation Préparation surer qu’ils s’entourent des compétences nécessaires et suffisantes pour
mener à bien leur projet dans des conditions satisfaisantes, notamment du
Études com- Plan Local Dossier Opération Affichage point de vue de la prévention du risque sismique. Leur responsabilité peut
plémentaires d’Urbanisme d’Informa- Program- communal.
notamment (PLU). tion mée Plan
donc être engagée au côté de celles des maîtres d’œuvre en cas de conten-
sur l’aléa Schéma de Communal d’Améliora- communal tieux ou de sinistres.
local et la Cohérence sur les tion de de
vulnérabilité Territoriale Risques l’Habitat sauvegarde
au séisme (SCOT). Majeurs (OPAH). et exercices Responsabilités des gestionnaires de réseaux et d’infrastructures prioritaires
des Autorisations (DICRIM). Travaux de de crise
bâtiments d’urbanisme. Réunions réduction sismique. La loi du 13 août 2004 relative à la modernisation de la sécurité civile pré-
communaux. Travaux. publiques. de la voit un certain nombre d’obligations visant à assurer la continuité du service
Droit de Affichage. vulnérabi-
préemption Information lité au pour les réseaux et les infrastructures en cas d’événements majeurs, et donc
urbain. des bail- séisme. de séisme.
leurs et Politique Ainsi, les exploitants des services publics d'électricité, de gaz, d'assainisse-
vendeurs. foncière. ment, de production et de distribution d’eau potable, de réseaux de commu-
Certificat nications électroniques, doivent prévoir les mesures nécessaires au maintien
d’urbanisme.
de la satisfaction des besoins prioritaires de la population en cas de crise.
3.Cadre réglementaire et technique de la prévention du risque sismique

3.1-L’architecture générale des textes législatifs,


réglementaires et techniques
2. Il définit dans l’article R-563-4 et en annexe le zonage sismique du ter-
Cadre général ritoire national comportant 5 zones (0, Ia, Ib, II et III) applicable aux
ouvrages à risque normal (voir fiche 3.2).
La prévention du risque sismique dans les bâtiments, équipements et infra-
structures est encadrée par deux textes législatifs principaux : la loi n° 87-
3. Il précise dans les articles R-563-5 et 7 la nature des arrêtés réglemen-
565 du 22 juillet 1987 relative à l’organisation de la sécurité civile, et pour
taires spécifiant les mesures préventives et en particulier les règles de
le cas particulier des Installations Classées pour la Protection de l’Environ-
construction à respecter pour les ouvrages à risque normal et à risque spécial.
nement (ICPE), la loi n° 76-663 du 19 juillet 1976 relative aux instal-
lations classées.
4. Il précise dans l’article R-563-8 qu’un Plan de Prévention des Risques
Ces textes législatifs ont été codifiés dans le Code de la Construction et de Naturels (voir fiche 3.5) peut fixer des règles de construction mieux adap-
l’Habitation, le Code de l’Environnement ou le Code de l’Urbanisme. tées au contexte local.
Le dispositif réglementaire repose principalement sur les articles R.563-1 à
R.563-8 du Code de l’Environnement (ancien décret 91-461 modifié du
Attention : dans le cadre de l’application des Eurocodes, ce disposi-
14 mai 1991 relatif à la prévention du risque sismique) et les différents arrê-
tif réglementaire va évoluer. De nouvelles règles de construction
tés ministériels d’application en découlant.
parasismique associées à un nouveau zonage sismique de la France
L’articulation des textes actuellement en vigueur, en attente de leur évolu- seront publiées prochainement.
tion, est définie ci-dessous :

Loi du 22 juillet 1987 Loi n° 76-663 Cas des ouvrages à risque normal
relative à la prévention des risques majeurs du 19 juillet 1976
et décret du 14 mai 1991 relative
relatif à la prévention du risque sismique aux installations classées 4 classes d’ouvrage sont définies parmi les ouvrages à risque normal en
fonction du risque encouru par les personnes ou l’activité économique. La
Installations à risque normal nature de ces 4 classes de bâtiments est précisée dans l’arrêté du 29 mai
Installations à risque spécial
4 classes A, B, C et D 1997. Il s’agit donc :

PONTS BÂTIMENTS Barrages Installations Installations


Classe A
nucléaires classées Ouvrages dont la défaillance présente un risque minime pour les per-
Arrêté du Arrêté du
15 septembre 1995 29 mai 1997 de base Arrêté du sonnes ou l’activité socio-économique qui y est assurée.
relatif à la relatif à la 10 mai 1993
classification classification Recomman- Règles fixant les Exemple : hangars agricoles
et aux règles de et aux règles de dations fondamentales
règles
construction construction spécifiques de sûreté
(RFS 2001-01) parasismiques
• les bâtiments dans lesquels est exclue toute activité de longue durée.
parasismique parasismique
applicables aux applicables aux applicables aux
ponts à bâtiments à installations
risque normal risque normal
classées
Classe B
Ouvrages dont la défaillance présente un risque dit moyen pour les per-
sonnes.
Exemple : maisons individuelles
• les bâtiments d'habitation individuelle ;
L’article R-563 - 1 à 8 du code de l’environnemente (décret 91-461 du • les établissements recevant du public des 4e et 5e catégories ;
14 mai 1991,modifié par le décret n° 2000-892 du 13 septembre 2000 et • les bâtiments dont la hauteur est inférieure ou égale à 28 mètres :
par le décret n° 2004-1 413 du 23 décembre 2004) définit donc les grands - bâtiments d'habitation collective ;
principes relatifs aux règles parasismiques applicables aux bâtiments, équi- - bâtiments à usage de bureaux, non classés ERP, pouvant accueillir
pements et installations. simultanément un nombre de personnes au plus égal à 300 ;
1. Il distingue, dans l’article R-563-2, deux catégories de bâtiments, • les bâtiments destinés à l'exercice d'une activité industrielle pouvant
équipements et installations : accueillir simultanément un nombre de personnes au plus égal à 300 ;
• les ouvrages dits à « risque normal » (ORN), décomposés en 4 • les bâtiments abritant les parcs de stationnement ouverts au public.
classes définies dans l’article R-563-3 précisées dans les 2 arrêtés d’ap-
plication ponts et bâtiments (voir ci-après pour les bâtiments) ;
• les ouvrages dits « à risque spécial » (ORS), définis dans l’arti-
cle 6 du décret ;
Classe C Cas des ouvrages à risque spécial
Ouvrage dont la défaillance présente un risque élevé pour les per-
sonnes ou l’activité socio-économique. Les ouvrages à risque spécial sont définis comme les ouvrages pour les-
Exemple : écoles quels les effets sur les personnes, les biens et l’environnement, de dom-
• les établissements recevant du public des 1re, 2e et 3e catégories ; mages même mineurs, résultant d’un séisme peuvent ne pas être
• les bâtiments dont la hauteur dépasse 28 mètres : circonscrits au voisinage immédiat de ces ouvrages.
- bâtiments d'habitation collective ; Il s’agit notamment des barrages ou centrales nucléaires (qui sont soumis
- bâtiments à usage de bureaux ; à des recommandations de sûreté particulières), mais aussi à l’ensemble
des installations classées pour la protection de l’environnement (ICPE).
• les autres bâtiments pouvant accueillir simultanément plus de 300 per-
sonnes appartenant notamment aux types suivants : Pour ces dernières, les règles de construction à appliquer sont définies
- les bâtiments à usage de bureaux, non classés établissements dans l’organigramme en fonction de leur régime d’autorisation et de la zone
recevant du public ; de sismicité dans laquelle elles se trouvent.
- les bâtiments destinés à l'exercice d'une activité industrielle ; Pour les ICPE soumises aux règles de construction définies par l’arrêté du
• les bâtiments des établissements sanitaires et sociaux, à l'exception de 13 mai 1993, il est nécessaire de les dimensionner pour 2 types de séisme
ceux qui sont mentionnés à la classe D ci-dessous ; de référence :
• les bâtiments des centres de production collective d'énergie. • le séisme maximal historiquement vraisemblable dit SMHV ;
• le séisme majoré de sécurité dit SMS.
Classe D
Les bâtiments dont la protection est primordiale pour les besoins de
la sécurité civile et de la défense nationale ainsi que pour le maintien de
l'ordre public et comprenant notamment :
Exemple : hôpitaux, PC crise
• les bâtiments abritant les moyens de secours ;
• les bâtiments définis par le ministre chargé de la défense ;
• les bâtiments contribuant au maintien des communications, et compre-
nant notamment ceux :
- des centres principaux vitaux des réseaux de télécommunications
ouverts au public ;
- des centres de diffusion et de réception de l'information ;
- des tours hertziennes stratégiques ;
• les bâtiments assurant le contrôle de la circulation aérienne de certains
aérodromes ;
• les bâtiments des établissements de santé qui dispensent des soins de
courte durée ou concernant des affections graves pendant leur phase
aiguë ;
• les bâtiments de production ou de stockage d'eau potable ;
• les bâtiments des centres de distribution publique de l'énergie ;
• les bâtiments des centres météorologiques.

Pour ces bâtiments, l’arrêté du 29 mai 1997, définit :


• les règles de constructions à appliquer :
- Règles PS92 (norme NF-P 06-013) pour le cas général ;
- Règles PS-MI 89 révisées 92 (normes NF-P 06-014).
• la valeur minimale de l’accélération nominale en fonction de la zone sis-
mique réglementaire et de la classe d’ouvrage concernée.

Ces règles s’appliquent aux constructions neuves ou, sous certaines condi-
tions, lors de travaux touchant à la structure des bâtiments existants
(voir fiche 3.3).
3.Cadre réglementaire et technique de la prévention du risque sismique

3.1-L’architecture générale des textes législatifs,


réglementaires et techniques

ANNEXES
Liste des textes législatifs et réglementaires : Liste des normes techniques applicables :

- Loi n° 87-565 du 22 juillet 1987 relative à la prévention des risques - Règles PS 92 (DTU NF P06-013) (décembre 1995) : Règles de construc-
majeurs tion parasismique - Règles PS applicables aux bâtiments + Amendement
A1 (février 2001) + Amendement A2 (novembre 2004)
- Loi du 19 juillet 1976 relative aux installations classées
- Règles PS-MI 89 révisées 92 (NF P06-014) (mars 1995) : Règles de
- Articles R.563-1 à R.563-8 du Code de l’Environnement (ancien décret
construction parasismique - Construction parasismique des maisons
91-461 du 14 mai 1991 modifié relatif à la prévention du risque sismique)
individuelles et des bâtiments assimilés - Domaine d'application -
- Arrêté du 29 mai 1997 relatif à la classification et aux règles de construc- Conception - Exécution + Amendement A1 (février 2001)
tion parasismique applicables aux bâtiments de la catégorie dite à risque
- Construction parasismique des maisons individuelles aux Antilles
normal telle que définie par le décret 91-461 du 14 mai 1991 relatif à la
« Guide CPMI Antilles », recommandations AFPS tome IV, nouvelle édi-
prévention du risque sismique
tion 2004
- Arrêté du 10 mai 1993 fixant les règles parasismiques applicables aux
- NF EN 1998-1 (septembre 2005) : Eurocode 8 - Calcul des structures
bâtiments classés
pour leur résistance aux séismes - partie I : Règles générales, actions sis-
- Arrêté du 15 septembre 1995 relatif à la classification et aux règles de miques et règles pour les bâtiments (Indice de classement : P06-030-1)
construction parasismique applicables aux ponts à risque normal
- NF EN 1998-2 (décembre 2006) : Eurocode 8 - Calcul des structures pour
leur résistance aux séismes - partie II : Ponts (Indice de classement : P06-
032)
- NF EN 1998-3 (décembre 2005) : Eurocode 8 - Calcul des structures pour
leur résistance aux séismes - partie III : Evaluation et renforcement des
bâtiments (Indice de classement : P06-033-1)
- NF EN 1998-4 (Mars 2007) : Eurocode 8 - Calcul des structures pour leur
résistance aux séismes - Partie 4 : silos, réservoirs et canalisations
- NF EN 1998-5 (septembre 2005) : Eurocode 8 - Calcul des structures pour
leur résistance aux séismes - partie V : Fondations, ouvrages de soutène-
ment et aspects géotechniques (Indice de classement : P06-035-1)
- NF EN 1998-6 (décembre 2005) : Eurocode 8 - Calcul des structures pour
leur résistance aux séismes - partie VI : Tours, mâts et cheminées (Indice
de classement : P06-036-1)
3.Cadre réglementaire et technique de la prévention du risque sismique

3.2-Le zonage réglementaire sismique de la France

Zonage sismique en vigueur depuis 1991 Évolution à venir du zonage sismique réglementaire français
Le zonage sismique français actuellement en vigueur pour l’application du Les avancées scientifiques et l’arrivée du nouveau code européen de
code de la construction constitue une référence réglementaire depuis la publi- construction parasismique - l’Eurocode 8 – ont rendu nécessaire la révision
cation du décret du 14 mai 1991 relatif à la prévention du risque sismique, du zonage sismique de 1991. Ce contexte a conduit à déduire le zonage sis-
désormais articleR-563-1 à 8 du code de l’environnement. Ce zonage, repo- mique de la France non plus d’une approche déterministe mais d’un calcul
sant pour l’essentiel sur une analyse de la sismicité historique connue probabiliste.
(approche déterministe), divise la France en 5 zones : 0, Ia, Ib II et III. Aussi, une nouvelle carte nationale de l’aléa sismique (voir fiche 2.2) a été
publiée par le ministère de l’écologie et du développement durable le
Zonage sismique réglementaire de 1991 en France 21 novembre 2005. La révision en cours du zonage réglementaire pour l’ap-
plication des règles techniques de construction parasismique s’est appuyée
sur cette dernière.
Le nouveau zonage réglementaire devrait rentrer en vigueur simultanément
aux textes français de transposition de l’Eurocode 8.

Carte probabiliste
de l’aléa
sismique de la
France

Source : Ministère de l’Écologie, de l’Énergie,


du Développement durable et de
l’Aménagement du territoire

À chaque zone de sismicité, et en fonction de la classe du projet d’ouvrage Source :


à risque normal envisagé, correspond une accélération nominale de réfé- Ministère de l’Écologie,
de l’Énergie,
rence pour le dimensionnement de la construction. Ces accélérations de du Développement
référence sont définies dans l’arrêté ministériel du 29 mai 1997 rela- durable
tif à la classification et aux règles de construction parasismique applicables et de l’Aménagement
du territoire
aux bâtiments de la catégorie dite « à risque normal ».
Le nouveau zonage réglementaire devrait maintenir le découpage national
Valeurs des accélérations nominales en 5 zones de sismicité croissante :
définies dans l’arrêté ministériel du 29 mai 1997 • zone de sismicité très faible ;
• zone de sismicité faible ;
Classe de l’ouvrage A B C D • zone de sismicité modérée ;
Zone de sismicité
• zone de sismicité moyenne ;
0 - - - - • zone de sismicité forte.
la - 0,10 g 0,15 g 0,20 g
Le nombre de communes concernées subit une augmentation significative
lb - 0,15 g 0,20 g 0,25 g puisque l’on passe de 5 000 communes environ en zone sismique en 1991,
ll - 0,25 g 0,30 g 0,35 g contre plus de 20 000 avec le nouveau zonage. Il est à noter par ailleurs que
si l’approche du zonage de 1991 était cantonale, elle sera désormais com-
lll - 0,35 g 0,40 g 0,45 g
munale pour le nouveau zonage réglementaire.




  


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3.Cadre réglementaire et technique de la prévention du risque sismique

3.2-Le zonage réglementaire sismique de la France

ANNEXES
Liste des Textes réglementaires

- Articles R.563-1 à R.563-8 du Code de l’Environnement (ancien décret


91-461 du 14 mai 1991 modifié relatif à la prévention du risque
sismique)
- Arrêté du 29 mai 1997 relatif à la classification et aux règles de
construction parasismique applicables aux bâtiments de la catégorie dite
« à risque normal » telle que définie par le décret du 14 mai 1991 relatif
à la prévention du risque sismique

Sites internet

Ministère de l’Écologie, de l’Énergie, du Développement durable et de


l’Aménagement du territoire : www.prim.net

Plan Séisme : www.planseisme.fr


3.Cadre réglementaire et technique de la prévention du risque sismique

3.3-Les règles de construction parasismique

Cadre réglementaire général actuel pour les ouvrages àrisque normal Ces règles de calcul visant au dimensionnement parasismique des
structures reposent sur une approche probabiliste du risque sismique.
Les règles de construction parasismique à appliquer pour un Les objectifs de dimensionnement induits par l’application de ces règles
ouvrage à risque normal en zone sismique reposent sur deux normes sont les suivants :
techniques : • protéger les vies humaines ;
• les règles de construction parasismique, règles PS applicables aux • limiter les dégâts ;
bâtiments, dites Règles PS 92 (norme NF P 06-013) ; • garantir l’opérationnalité des structures importantes pour la
• les règles de construction parasismique des maisons individuelles et des protection civile. Au travers de sa transposition française, l’Euro-
bâtiments assimilés, dites « Règles PS-MI 89, révisées 1 992 » code 8 a vocation à remplacer les règles de construction
(norme NF P 06-014). Ces règles forfaitaires peuvent se substituer aux parasismique actuellement en vigueur pour les ouvrages à
règles PS92 sous certaines conditions pour les petits bâtiments de classe risque normal.
B. Le domaine d’application de ces règles est clairement précisé
dans le chapitre I de cette norme. Dans le cadre de cette transposition, d’autres évolutions sont attendues. Il
s’agit en particulier :
Ces règles fixent des exigences en matière de conception mais éga- • d’un nouveau zonage probabiliste (voir fiche 3.2) ;
lement sur les dispositions constructives à mettre en œuvre en fonction • d’une redéfinition des classes de sol ;
des solutions techniques retenues (construction en béton armé, maçonne- • d’une redéfinition des accélérations nominales de référence ;
rie, acier ou bois). • d’une redéfinition des classes d’ouvrage à risque normal.
Durant une période transitoire, il sera possible d’appliquer soit les
Parallèlement à ces règles normatives, existe spécifiquement pour les règles PS92, soit l’EC8, jusqu’à son entrée en vigueur définitive et l’abroga-
Antilles un guide de recommandations intitulé « guide de construction tion des règles PS92.
parasismique des maisons individuelles aux Antilles », dit « Guide CP-MI
Antilles » rédigé par l’association française du génie parasismique
(AFPS), facilitant l’application des règles pour les maisons individuelles Cas des bâtiments neufs
construites aux Antilles.
Dans le détail, les règles applicables aux bâtiments neufs dépendent donc
de la classe du bâtiment et de la zone de sismicité dans laquelle il se trouve.
L’organigramme ci-dessous décrit plus précisément les règles à adopter
selon les situations.

Zone de sismicité

Zone de sismicité Zone de


la, lb, ll ou lll sismicité 0

PPR sismique
oui non
Classe du bâtiment

Pour les ponts « à risque normal » de classe B à D situés en zone de sis-


micité Ia à III, l’arrêté du 15 septembre 1995 précise qu’il existe des règles Classe A Classe B Classe C ou D

de construction particulières à respecter. Ces règles sont décrites dans le


Maison
« Guide AFPS 1992 pour la protection parasismique des ponts » ou dans individuelle Autres
le « Document d’application nationale de l’Eurocode 8 (partie 2, Ponts) ». ou bâtiment
assimilé
bâtiments

France Antilles
Le dossier du PPR peut métropolitaine

Nouveau cadre réglementaire imposer des règles de


construction
Pas de règles
parasismiques
Règles PS-MI
89/92
Règles CP-MI
Antilles
Règles PS-92
Pas de règles
parasismiques
particulières :
se renseigner
Afin d’harmoniser les règles techniques de construction au sein de l’Union auprès de la mairie
Européenne, la commission européenne a lancé un vaste projet d’eurocodes
structuraux, parmi lesquels l’Eurocode 8 relatif au calcul des struc-
tures pour leur résistance aux séismes. Source : Plan Séisme
Par les contrôles et sanctions opérés par l’administration.
Cas des bâtiments existants En vertu des articles L151.1 et L152.1 du Code de la Construction et de
l’Habitation, toute construction de bâtiment peut faire l’objet d’un contrôle
Si les règles PS92 s’imposent aux extensions de bâtiment par juxta-
de l’application des règles de construction dans un délai de deux ans après
position, surélévation ou création de surfaces nouvelles (considérées
l’achèvement des travaux.
comme « bâtiments neufs »), elles s’imposent également aux bâtiments
existants dans certaines situations, lorsque des travaux y sont réalisés
En cas d’infraction aux règles de construction et notamment aux règles de
ou tout simplement lorsqu’ils sont adossés à une extension.
construction parasismique, un procès-verbal mettant en jeu la responsabi-
lité pénale du maître d’ouvrage et des acteurs de la construction peut ainsi
Le schéma ci-dessous décrit en fonction de la classe du bâtiment, de la
être dressé par un agent assermenté et commissionné à cet effet. Des sanc-
nature et de la position des travaux (dans ou hors emprise du bâtiment) les
tions pénales définies par l’article L152-4 du Code de la Construction et de
exigences parasismiques applicables ou non au bâtiment existant et à son
l’Habitation (CCH) peuvent alors être prononcées sur décision du juge à
éventuelle extension.
l’encontre des responsables de ces non-conformités.
Outre ces sanctions, l’article L152-2 du Code de la Construction et de l’Ha-
Conditions d'application des règles de construction
bitation prévoit la possibilité d’ordonner l’interruption des travaux.
parasismique dans le cas de travaux sur l'existant

Cadre réglementaire général actuel pour les ouvrages à risque spécial


Les ouvrages à risque spécial, c'est-à-dire ceux dont les effets en cas de
séisme ne peuvent être circonscrits aux voisinages immédiats desdits
ouvrages, font l’objet d’un cadre réglementaire spécifique. Ces ouvrages
regroupent les barrages, les installations classées pour la protection de
l’environnement et les installations nucléaires de base.

Les barrages et les installations nucléaires de base sont l’objet de recom-


Planchers
nouveaux
mandations et de règles de sûreté spécifiques.
Bâtiment Construction
existant neuve

L’arrêté du 10 mai 1993 fixe les règles parasismiques applicables aux ins-
tallations soumises à la législation sur les installations classées : ce texte
Dans les communes soumises à un Plan de Prévention du Risque Sis- définit les procédures permettant d’évaluer le mouvement sismique au
mique, celui-ci peut en outre imposer pour certaines constructions exis- niveau des installations concernées.
tantes la réalisation de diagnostic de vulnérabilité au risque Pour les installations classées « à risque spécial » situées en zone de sis-
sismique. micité 0 ou IAD, un spectre a priori est défini. Pour les autres (installations
Il peut aussi imposer certains travaux de renforcement sur ces constructions. classées à « risque spécial » situées en zone de sismicité Ib, II ou III), une
étude technique spécifique de l’aléa sismique doit être réalisée.

Contrôle de l’application des règles de construction parasismique

Afin de renforcer l’application des règles PS lors de la construction d’un


bâtiment, l’État met en place un double dispositif de contrôle.

Par l’obligation de fourniture d’attestations au stade du dépôt de


permis de construire puis à l’achèvement des travaux.
Le Code de l’Urbanisme (articles R431-16, A431-10 et 11) impose, pour
les maîtres d’ouvrage soumis à l’obligation de contrôle tech-
nique en zone sismique (tels que définis dans les 4° et 5° de l’article
R111-38 du Code de la Construction et de l’Habitation) de joindre au dos-
sier de dépôt de permis de construire une attestation de ce contrô-
leur technique stipulant que ce dernier a fait connaître au maître d’ouvrage
son avis sur la prise en compte des règles parasismiques dans le
projet concerné.

Ces mêmes maîtres d’ouvrage doivent fournir avec la déclaration d’achè-


vement des travaux une attestation du contrôleur technique stipu-
lant que le maître d’ouvrage a tenu compte des avis émis par ce
contrôleur quant au respect des règles de construction parasis-
mique (articles R462-4 et art. A.462-2 à 4 du Code de l’Urbanisme).

Ces obligations sont applicables aux projets dont la demande de permis de


construire est postérieure au 1er octobre 2007.
3.Cadre réglementaire et technique de la prévention du risque sismique

3.3-Les règles de construction parasismique

ANNEXES
Textes réglementaires : Normes techniques :

- Articles R.563-1 à R.563-8 du Code de l’Environnement (ancien décret 91- - Règles PS 92 (DTU NF P06-013) (décembre 1995) : Règles de construc-
461 du 14 mai 1991 modifié relatif à la prévention du risque sismique) tion parasismique - Règles PS applicables aux bâtiments + Amendement
A1 (février 2001) + Amendement A2 (novembre 2004)
- Arrêté du 10 mai 1993 fixant les règles parasismiques applicables aux ins-
tallations soumises à la législation sur les installations classées - Règles PS-MI 89 révisées 92 (NF P06-014) (mars 1995) : Règles de
construction parasismique - Construction parasismique des maisons
- Arrêté du 15 septembre 1995 relatif à la classification et aux règles de
individuelles et des bâtiments assimilés - Domaine d'application -
construction parasismique applicables aux ponts de la catégorie dite “à
Conception - Exécution + Amendement A1 (février 2001)
risque normal”
- Construction parasismique des maisons individuelles aux Antilles
- Arrêté du 29 mai 1997 relatif à la classification et aux règles de construc-
« Guide CPMI Antilles », recommandations AFPS tome IV, nouvelle édi-
tion parasismique applicables aux bâtiments de la catégorie dite à risque
tion 2004
normal
- NF EN 1998-1 (septembre 2005) : Eurocode 8 - Calcul des structures
- Arrêté du 10 septembre 2007 relatif aux attestations de prise en compte
pour leur résistance aux séismes - partie I : Règles générales, actions sis-
des règles de construction parasismique à fournir lors du dépôt d’une
miques et règles pour les bâtiments (Indice de classement : P06-030-1)
demande de permis de construire et avec la déclaration d’achèvement des
travaux - NF EN 1998-2 (décembre 2006) : Eurocode 8 - Calcul des structures
pour leur résistance aux séismes - partie II : Ponts (Indice de classe-
ment : P06-032)
- NF EN 1998-3 (décembre 2005) : Eurocode 8 - Calcul des structures pour
leur résistance aux séismes - partie III : Évaluation et renforcement des
bâtiments (Indice de classement : P06-033-1)
- NF EN 1998-4 (mars 2007) : Eurocode 8 - Calcul des structures pour leur
résistance aux séismes - Partie IV : silos, réservoirs et canalisations
- NF EN 1998-5 (septembre 2005) : Eurocode 8 - Calcul des structures pour
leur résistance aux séismes - partie V : Fondations, ouvrages de soutène-
ment et aspects géotechniques (Indice de classement : P06-035-1)
- NF EN 1998-6 (décembre 2005) : Eurocode 8 - Calcul des structures pour
leur résistance aux séismes - partie VI : Tours, mâts et cheminées (Indice
de classement : P06-036-1)
3.Cadre réglementaire et technique de la prévention du risque sismique

3.4-Le scénario de risque sismique


Le risque sismique résulte du croisement entre l’aléa et la vulnérabilité des Scénario départemental de risque sismique (SDRS)
enjeux exposés. L’approche la plus classique pour évaluer le risque
consiste à réaliser des scénarios de risque sismique représentant les effets Des scénarios départementaux de risque sismique (SDRS) sont mis en
que pourrait produire un séisme donné en termes de dégâts, de victimes et place progressivement dans les départements les plus exposés a priori à
de coûts (pertes économiques directes et indirectes). l’aléa sismique (zones à sismicité moyenne et forte). Leur objectif est de
construire des indicateurs du risque. Ils constituent non seulement un outil
d’aide à la programmation des Plans de Prévention du Risque Sismique en
Principe hiérarchisant les zones (communes, bassin de risque) prioritaires mais
aussi un outil d’aide à l’appropriation locale du risque.
Sur la base d’un scénario événementiel, il est possible par exemple d’esti- Une étude a été réalisée sur un site pilote comprenant 24 communes des
mer les dommages des différents bâtiments, les préjudices humains (décès Bouches-du-Rhône dans la zone affectée par le séisme de Lambesc de
et blessés) ainsi que les pertes économiques. Des analyses du dysfonction- 1909. Deux grands types de scénarios ont été retenus :
nement des systèmes suite aux séismes de scénario peuvent également être • un scénario d’aléa régional correspondant à la carte d’aléa sismique
menées. Ce type d’étude permet une meilleure prise en compte des risques réglementaire de la France ;
dans les projets d’aménagement. Il constitue également un outil de prépa- • des scénarios d’événement correspondant à des séismes susceptibles de se
ration à la gestion de crise. produire. Huit séismes ont été considérés, 4 de magnitude « modérée », 4
Logigramme relatif aux éléments clés des étapes événements « extrêmes ».
préalables à l'élaboration d'un scénario de risque La vulnérabilité des lieux de vie (habitat, bâtiments scolaires, établisse-
ments commerciaux et professionnels) a été évaluée de manière statistique.
Les résultats sont exprimés en termes de dommages à l’habitat représentés
sur des cartes de synthèse.
Éléments exposés
Cartes de simulation obtenus dans le cadre du scénario
Phénomène naturel
départemental de risque sismique des Bouches du Rhône
Évaluation de l’aléa Évaluation de la vulnérabilité
Données géologiques et sismiques Inventaire
Analyse du système physique Analyse du système urbain
Caractéristique du contexte naturel Détermination des enjeux importants

Aléa Vulnérabilité
Régional Local
Choix du séisme Physique Fonctionnelle Sociale
de scénario
Valeur

Scénario de risque
Dommages
Victimes
Coûts directs et collatéraux

L’échelle de dommages
La mise en œuvre d’un scénario nécessite de : L’échelle adoptée dans l’EMS98 comporte 5 degrés de dommage aux bâti-
• caractériser l’agression sismique. Elle peut découler d’un événement de ments allant des dégâts négligeables à légers (degré 1) à la destruction du
référence (séisme historique, séisme fictif) ou d’une évaluation régionale bâtiment (degré 5).
de l’aléa. Il faut moduler cette agression en fonction de l’aléa local ;
Degrés de dommage de l'échelle EMS 98
• inventorier les éléments physiques exposés. Cet inventaire peut être
complété par une analyse fonctionnelle ;
• évaluer la (ou les) valeur(s) des éléments exposés pour les hiérarchiser
en termes d’enjeux ;
• évaluer la vulnérabilité des enjeux (vulnérabilité physique sous forme de
fonctions d’endommagement, vulnérabilité fonctionnelle...) ;
• appliquer l’agression sismique retenue sur les enjeux pour évaluer, en
termes de pertes et de dysfonctionnement, ses conséquences.
3.Cadre réglementaire et technique de la prévention du risque sismique

3.5-Le PPRN - Sismique

Statut et principes des PPRS • d’apprécier le risque sismique sur le territoire exposé ;
• de prendre en compte le risque sismique dans le développement
Les Plans de Prévention des Risques Sismiques, dits « PPRN- urbain et l’aménagement local en adoptant des prescriptions relatives à
sismique », ont été instaurés par la loi du 2 février 1995 relative au ren- l’urbanisme et des mesures applicables aux bâtiments existants. Des
forcement de la protection de l’environnement, désormais l’article L562-1 à mesures de prévention, de protection et de sauvegarde sont en ce sens
9 du code de l’environnement. Prescrits et approuvés par arrêté préfectoral, recommandées ou rendues obligatoires ;
élaborés par l’État en association avec les collectivités territoriales, ils • d’informer la population des risques encourus.
valent servitude d’utilité publique et sont annexés aux documents d’urba-
Exemple de carte relatif au microzonage réalisé dans le cadre
nisme des territoires concernés.
de l’élaboration du PPRN-sismique de la commune de
Constitués d’une note de présentation (pour expliquer et justifier), de docu-
Pelissanne (département des Bouches du Rhône)
ments cartographiques (pour délimiter et localiser) et d’un règlement (pour
définir des règles et mesures), ils fixent des règles d’urbanisme, de
construction, d’exploitation, de protection et de sauvegarde applicables aux
projets mais également aux biens existants.

Objectifs des PPRS


Les PPRN-sismique sont prescrits :
• pour préciser la réglementation nationale localement en raison de l’exis-
tence d’effets liés au site ou d’effets induits importants ;
• dans les communes des zones de sismicité où les enjeux et leur vulné-
rabilité sont les plus forts.
Les objectifs d’un PPRN-sismique sont prioritairement la protection des
vies humaines mais visent également à la limitation des dégâts et à la
garantie d’opérationnalité des structures importantes pour la protection
civile et la facilitation du retour à la normale.
Dans la mesure où les séismes sont parfois accompagnés d’effets induits,
et plus particulièrement de liquéfac-
tion et mouvements de terrain, l’éla-
boration du PPRN-sismique est
fréquemment incluse dans une Source : DDE 13 et CETE Méditerranée
démarche plus globale de PPRN-
multirisques susceptibles d’inté- Le niveau de précision et de complexité des études techniques de caracté-
grer les risques de mouvements de risation des aléas, des enjeux et de leur vulnérabilité dépend du niveau de
terrain, voire d’inondations. sismicité auquel le territoire est exposé, de l’étendue du périmètre du
Comme pour les autres risques PPRN-sismique et de l’importance des enjeux en présence.
majeurs, priorité est donnée 1
Le décret du 23 décembre 2004 , spécifique au risque sismique, autorise un
aujourd’hui à la prise en compte des
PPR sismique à fixer des règles de construction parasismique plus adap-
enjeux et de leur vulnérabilité pour
tées aux valeurs locales des actions sismiques lorsque ces valeurs ont été
établir le règlement ainsi qu’à la
déterminées. Pour autant, si les caractéristiques de définition de la charge
qualité des plans plutôt qu’à leur
sismique de calcul sont adaptées en tenant compte du microzonage, le
nombre.
niveau de protection à atteindre, dépendant du type d’ouvrage considéré et
de la zone de sismicité dans laquelle le projet est prévu, reste inchangé. Il
relève du référentiel réglementaire national.
Possibilités offertes par un PPRN-sismique Au travers de l’approche territoriale et d’une connaissance plus fine de l’aléa
(microzonage), le PPRN-sismique génère une meilleure perception et
La mise en place d’un PPRN-sismique permet :
acceptabilité des contraintes constructives à respecter par les intervenants
• de cartographier l’aléa sismique et de qualifier les effets
locaux concernés (maîtres d’ouvrage et professionnels du bâtiment notam-
induits (liquéfaction et mouvements de terrain) ;
ment) dans la mesure où celles-ci peuvent être adaptées au contexte local.
• de définir, dans certains cas, des spectres de réponse prenant en
compte les caractéristiques locales des sols ;
1 Décret du 23 décembre 2004 modifiant le code de la construction et de l’habitation et le décret du 14 mai
• d’évaluer la vulnérabilité des personnes et des biens, existants ou
1991 relatif à la prévention du risque sismique
futurs, au regard des projets de développement ;
Territoires prioritaires pour l’élaboration d’un PPRN-sismique
Au même titre que pour les autres risques majeurs, une liste de PPRN-
sismique à prescrire, classés par ordre de priorité, doit être
établie au niveau départemental. Cette liste peut être notamment éla-
borée dans le cadre de la réalisation d’un schéma départemental de préven-
tion des risques ou d’un scénario départemental de risque sismique.
Ces priorités sont notamment fondées sur :
• le niveau de sismicité du territoire concerné ;
• l’occurrence dans un passé récent de séismes ;
• l’éventualité d’effets de site ou d’effets induits importants qui
imposent de préciser la réglementation nationale au niveau local ;
• la densité, l’importance d’enjeux existants exposés ;
• la vulnérabilité particulière du territoire aux séismes ;
• le développement non maîtrisé d’enjeux exposés ou la
connaissance de projets d’envergure pouvant augmenter de façon signi-
ficative la vulnérabilité du territoire ;
• une volonté spécifique locale de mieux gérer le risque sismique ;
•…

Vers un tome II du guide technique pour l’élaboration des PPRN-sismique


Un tome II du guide méthodologique relatif aux Plans de Prévention des
Risques naturels (PPR) – Risques sismiques publié en 2002 est en prépa-
ration actuellement.
Ce tome II, outre une actualisation des références réglementaires
et techniques, vise à développer l’analyse territoriale préalable à
la rédaction du règlement du
plan et plus particulièrement
l’approche de la vulnéra-
bilité.
Il précise les principes de
rédaction du règlement
notamment du point de vue
des mesures de réduction de
la vulnérabilité applicables
aux biens existants.
La parution de ce document
est prévue pour 2008.
3.Cadre réglementaire et technique de la prévention du risque sismique

3.5-Le PPRN - Sismique

ANNEXES
Textes réglementaires Ouvrages techniques

- Circulaire interministérielle DPPR/SDPRM du 23 avril 2007 relative au - Plans de Prévention des Risques Naturels Prévisibles (PPR) - Cahier de
financement par le fonds de prévention des risques naturels majeurs de recommandations sur le contenu des PPR. Ministère de l’écologie et du
certaines mesures de prévention développement durable, 2006
- Arrêté du 12 janvier 2005 relatif aux subventions accordées au titre du - Guide de la concertation - Plans de Prévention des Risques naturels
financement par le fonds de prévention des risques naturels majeurs de (PPR). La documentation française, 2003
mesures de prévention des risques naturels majeurs
- Guide méthodologique relatif aux Plans de Prévention des Risques natu-
- Arrêté du 12 janvier 2005 fixant le montant maximal des subventions rels (PPR) – Risques sismiques. La documentation française, 2002
accordées pour les acquisitions amiables et les mesures mentionnées au
2° du I de l’article L.561-3 du code de l’environnement
Sites internet
- Décret du 23 décembre 2004 modifiant le code de la construction et de
l’habitation et le décret du 14 mai 1991 relatif à la prévention du risque - Ministère de l’Ecologie, de l’Énergie, du Développement durable, et de
sismique l’Aménagement de territoire : www.prim.net
- Article L-562-1 à 9 du code de l’environnement (ex. loi du 2 février 1995 - Plan Séisme : www.planseisme.fr
relative au renforcement de la protection de l’environnement)
3.Cadre réglementaire et technique de la prévention du risque sismique

3.6-La gestion de crise

Principes généraux Exemple d’analyse de la vulnérabilité d’un réseau routier


en cas de séisme
maquette de présentation de l’outil SISRoute
Selon l’intensité et donc la gravité d’un séisme survenant en France, il peut
survenir une crise dont la gestion passe par la mise en œuvre de différentes
mesures adaptées à l’enjeu.
Ces mesures portent sur des actions à mener : avant, pendant et après
la crise.
Elles sont de la responsabilité de différents acteurs : l’État, garant de la
sécurité sur le territoire national, les communes et bien sûr chaque indi-
vidu concerné par le risque sismique sur un territoire donné.
La qualité de la préparation à cette crise par chacun de ces acteurs
exerce une influence directe sur l’ampleur et les conséquences de la crise.

Agir avant la crise


Pour se préparer à la crise, 2 types de démarches doivent être menés en
Source : CETE Méditerranée
étroite relation :
• la première vise à développer les actions de prévention ;
L’information préventive
• la seconde consiste à planifier les interventions et les secours pendant
À destination des populations, elle constitue un élément important dans la
la crise.
stratégie de prévention. La loi du 22 juillet 1987 a instauré le droit des
citoyens à une information sur les risques majeurs auxquels ils sont sou-
La prévention mis sur tout ou partie du territoire. Parmi les différentes formes de commu-
La connaissance du risque nication préventive possibles, deux documents concourent à cet objectif :
Afin de prévenir le risque sismique, il est indispensable de bien le connaî- • le dossier départemental des risques majeurs (DDRM) élaboré
tre. Ce point est abordé plus précisément dans la fiche 2.4. par le préfet recense à l'échelle d'un département l'ensemble des risques
majeurs par commune. Il explique les phénomènes et présente les
La réduction de la vulnérabilité mesures de sauvegarde ;
S’il est nécessaire de bien déterminer localement la nature de l’aléa • le document d'information communal sur les risques majeurs
(voir fiche 2.2), aucune méthode ne permettant d’en prévoir la date et les (DICRIM). Ce document présente les mesures de prévention et les
conditions de survenue, les actions de prévention vis-à-vis du risque sis- mesures spécifiques prises dans la commune. Le DICRIM doit être
mique portent donc principalement sur la réduction de la vulné- accompagné d'une communication (au moins tous les deux ans si la
rabilité de ces enjeux en suivant les recommandations formulées sur la commune est couverte par un plan de prévention des risques) et d'une
fiche 2.3. campagne d'affichage. Ces documents sont disponibles en mairie.
Afin d’assurer l’efficacité du dispositif opérationnel de gestion de crise, il
convient en particulier d’identifier toutes les infrastructures appelées à jouer Exemple de DDRM
un rôle important dans l’organisation des interventions et des secours pen- Dossier Départemental des Risques Majeurs des Bouches du Rhône
dant la crise (PC crise, hôpitaux, moyens de communication…), d’en ana-
lyser la vulnérabilité et de mettre en œuvre d’éventuelles actions de
renforcement visant à assurer la continuité de leur utilisation pen-
dant la crise.
En ce sens, la circulaire interministérielle du 26 avril 2002 relative à la pré-
vention du risque sismique demande une action exemplaire de recense-
ment, de diagnostic, de renforcement, de reconstruction ou de
déplacement des bâtiments de classe C et D appartenant à l’État et situés
en zone sismique. Cette même circulaire demande également dans le cas
d’élaboration de PPRN sismique (voir fiche 3.5) de faire appliquer ces prin-
cipes pour tous les propriétaires de tels bâtiments.
La planification Intervention de secours suite à un séisme
Les actions de planification visent à définir tout ce qui devra être mis en Bourmedes Algérie 2003
œuvre si la crise se produit. Elles reposent sur l’élaboration de plans d’in-
tervention et de secours à différentes échelles territoriales.

Au niveau de la commune
Le maire, détenteur des pouvoirs de police, a la charge d’assurer la sécurité
de la population. Il peut mettre en œuvre le Plan Communal de Sauve-
garde (PCS), adapté aux moyens de la commune.
Il comprend notamment :
• le document d'information communal sur les risques majeurs (DICRIM) ;
• le diagnostic des risques et des vulnérabilités locales ;
• l'organisation assurant la protection et le soutien de la population et pré-
cisant les dispositions internes prises par la commune afin d'être en
mesure à tout moment d'alerter et d'informer la population et de recevoir
une alerte émanant des autorités ;
• les modalités de mise en œuvre de la réserve communale de sécurité
civile quand cette dernière a été constituée.

Le PCS est obligatoire dans les communes dotées d'un plan de prévention
des risques naturels prévisibles approuvé ou comprises dans le champ Source : Pompiers de Salon de Provence
d'application d'un plan particulier d'intervention.
Les schémas départementaux de risque sismique (voir fiche 3.4) consti-
Au niveau de l’État tuent également un outil d’appui important pour l’élaboration de ces diffé-
Dès lors que l’ampleur de la crise dépasse le territoire d’une commune, ce rents plans de secours et d’intervention vis-à-vis du risque sismique.
qui est presque toujours le cas lors d’un séisme, c’est le préfet qui aura à
gérer la crise, avec éventuellement et suivant l'importance de la catastrophe
le préfet de la zone de défense. La coordination globale est assurée par la Agir pendant la crise
direction de la défense et de la sécurité civiles du ministère de l'Intérieur. Ils
disposent pour cela de différents outils :
• le Plan Particulier d’Intervention (PPI) organisant la protection des
L’alerte
populations riveraines d’installations localisées et fixes qualifiées à Le risque sismique n’étant pas prévisible, aucune alerte préventive ne peut
risques : sites « SEVESO », Installations Nucléaires de Base, grands bar- être activée face à ce risque.
rages, gares de triage. Ce plan peut donc s’appliquer en cas de séisme Dès la survenue du séisme, un dispositif d’alerte performant doit cependant
touchant l’une de ces installations ; être mis en œuvre afin de déterminer le plus rapidement possible la
• le Plan de Secours Spécialisé (PSS) Sismique pour gérer le cas nature et l’ampleur du séisme. Au-delà de vingt-quatre heures après
particulier associé à ce type de risque. C’est un complément essentiel de la survenue du séisme, les chances de retrouver des survivants diminuent
la politique de prévention qui décrit l’organisation générale des secours en effet rapidement. De la qualité de l’alerte et de l’information recueil-
et détaille pour chaque service la conduite à tenir en cas de séisme ; lie dépendra la rapidité et l’efficacité d’intervention des secours
• le Plan Rouge qui peut être déclenché en même temps que les précé- mis en place en application des différents plans décrits précédemment.
dents s’il y a de nombreuses victimes ; L’objet du Réseau national de surveillance sismique (Rénass) est
• le Plan Orsec (départemental ou de zone) qui prévoit l’organisation donc de connaître immédiatement la région touchée par le séisme et sa
générale des secours et l’ensemble des moyens publics et privés à mobi- magnitude.
liser en cas de catastrophe. L'organisation des secours se compose d’un
tronc commun de dispositions générales et modulables de gestion de Le respect des consignes
crise applicables en toutes circonstances et de dispositions spécifiques Pendant la survenue du séisme, des consignes simples doivent être appli-
propres à certains risques préalablement identifiés. C’est ce plan qui sera quées par chacun. Elles sont généralement présentées dans le DICRIM. Il
généralement activé lors de la survenue d’un séisme destructeur. convient ainsi en particulier de rester où l'on est en veillant :
• à l'intérieur : à se mettre près d'un mur, une colonne porteuse ou sous
Afin de tester l’efficacité de ces plans, des exercices sont organisés. Le des meubles solides, s'éloigner des fenêtres ;
15 février 2007, un exercice portant sur la simulation d’un séisme touchant • à l'extérieur : à ne pas rester sous des fils électriques ou sous ce qui peut
25 communes autour de la ville d’Aix en Provence a ainsi été organisé dans s'effondrer (ponts, porte-à-faux, toitures…) ;
les Bouches du Rhône. • en voiture : à s'arrêter et ne pas descendre avant la fin des secousses, se
protéger la tête avec les bras ;
• à ne pas allumer de flamme.

La mobilisation des secours


Les plans prévus au niveau de la commune du département, de la zone voire
du territoire national sont alors activés dans les conditions prévues et en
fonction des observations effectuées sur le terrain.
Agir après la crise
Le retour dans les locaux
Aucun retour dans les locaux ou activation des réseaux d’eau, de gaz ou
d’électricité ne doit être effectué sans autorisation des services de sécurité.
Le retour doit en outre s’accompagner de mesures de précaution telles que
vérifier l’opérationnalité des réseaux d'eau et d'électricité, nettoyer
les produits toxiques renversés, ne pas fumer à l'intérieur des
bâtiments...
Il est également recommandé de prendre des photos des dommages
causés aux constructions (extérieurs, intérieurs). Elles seront utiles pour les
déclarations de sinistre.

L’indemnisation
La loi n° 82-600 du 12 juillet 1982, désormais l’article L-125-1 à 6 du code
des assurances, modifiée, relative à l’indemnisation des victimes de catas-
trophes naturelles a fixé pour objectif d’indemniser les victimes de catas-
trophes naturelles en se fondant sur le principe de solidarité nationale. L’état
de catastrophe naturelle ouvrant droit à indemnisation est fixé par arrêté
interministériel. Cet arrêté détermine notamment la nature des dommages
résultants de cette catastrophe et couverts par la garantie « catastrophe
naturelle ».

Le retour d’expérience
Les retours d’expérience constituent un outil essentiel permettant d’amélio-
rer les connaissances sur les dommages causés par des séismes et de faire
ainsi évoluer la stratégie de gestion de crise en vue d’une future crise.
Des missions post-sismiques composées d’experts peuvent être dépêchées
sur le site dans les jours suivant le séisme.
3.Cadre réglementaire et technique de la prévention du risque sismique

3.6-La gestion de crise

ANNEXES
- Loi n° 2004-811 du 13 août 2004 de modernisation de la sécurité civile (1)
- Décret n° 2005-1 156 du 13 septembre 2005 relatif au plan communal de
sauvegarde et pris pour application de l'article 13 de la loi n° 2004-811 du
13 août 2004 de modernisation de la sécurité civile
3.Cadre réglementaire et technique de la prévention du risque sismique

3.7-Le «plan séisme»

Les enjeux du Plan Séisme Sismicité historique de la France Métropolitaine


sur la période 1300-2005
Le risque sismique est une réalité en France.
C'est aux Antilles, situées à la frontière de deux plaques tectoniques, que
la sismicité est la plus élevée. En France métropolitaine, la sismicité est
considérée comme modérée en comparaison de celle d'autres pays du
pourtour méditerranéen. Pourtant des séismes destructeurs peuvent s’y
produire, comme celui dit de Lambesc, le 11 juin 1909.

Source : SisFrance - Autorisation BRGM nécessaire pour publication

Face à ce risque, notre société est plus vulnérable qu’au XIXe siècle : on
estime ainsi que des séismes similaires à celui de Lambesc feraient plu-
sieurs centaines voire plusieurs milliers de morts, sans compter les consé-
quences économiques désastreuses, qui s’élèveraient à plusieurs milliards
d’euros.
La rareté des séismes graves sur notre territoire démobilise les décideurs et
la population qui n’acquièrent pas une culture du risque, ce qui constitue
un facteur aggravant vis-à-vis de ce risque.

Les Alpes, la Provence, les Pyrénées et l’Alsace sont considérées


comme les régions de France métropolitaine où le risque sismique est le Les objectifs du Plan Séisme
plus fort. Dans ces régions montagneuses, outre les effets mêmes d'un
séisme, les très nombreux glissements de terrain potentiels peuvent avoir En 2005, le gouvernement a donc décidé d’engager sur les six années à
des conséquences catastrophiques. Les autres régions où la sismicité n'est venir, un important plan national de prévention du risque sismique
pas négligeable sont des massifs anciens (Massif armoricain, ouest du (PNPRS) dit « Plan séisme ».
Massif Central, Vosges).
L’objectif principal de ce plan est de réduire la vulnérabilité de la
France au risque sismique en favorisant une prise de conscience des
citoyens, des constructeurs et des pouvoirs publics, mais aussi en
Sismicité historique des Antilles mettant en œuvre avec fermeté des dispositions déjà adoptées et en
poursuivant l’amélioration des savoir-faire.

Présenté le 21 novembre 2005 à l’ensemble des professionnels, et au grand


public, ce programme se décline autour de 4 grands chantiers, déclinés
en ateliers (voir figure ci-dessous) et comportant 80 actions opération-
nelles, parmi lesquelles :

Chantier 1
Mieux former, informer et connaître le risque, notamment :
Source : SisFranceAntilles - Autorisation
• en renforçant les actions de formation initiale et continue des profession-
BRGM nécessaire pour publication nels de la construction ;
• en informant le public et les collectivités notamment des règles à respec-
ter et des mesures de protection à adopter ;
De nombreux acteurs impliqués
• en ayant une meilleure connaissance des risques locaux au travers d’éla- Ce Plan Séisme national implique donc de nombreux acteurs :
borations de microzonages ou de scénarios départementaux de risque • des services de l’État chargés de l’application du Plan Séisme et notam-
sismique et en améliorant la qualité des Plans de Prévention du Risque ment de la déclinaison opérationnelle ou réglementaire de ses différentes
Sismique ; composantes ;
• en capitalisant la connaissance autour du risque sismique et des acteurs • des collectivités, appelées à multiplier les actions de sensibilisation,
compétents pour le traiter : création d’une base de données du bâti, d’an- d’information et de prévention sur leurs territoires ;
nuaires des organismes compétents, en assurant un suivi des diagnos- • des experts, contribuant à la qualité et à l’efficacité des mesures adop-
tics et renforcements réalisés dans les départements ; tées ;
• en renforçant la connaissance sur l’aléa et le risque : en cartographiant • des professionnels de la construction chargés de veiller au respect des
les failles majeures, en modélisant les séismes pour mieux en détermi- règles de construction parasismique ;
ner les conséquences, en multipliant les stations de surveillance et en • des chercheurs, des enseignants, du grand public et de bien d’autres
analysant les impacts humains, sociaux, économiques et sanitaires de acteurs…
tels séismes. Chacun à son niveau doit contribuer au succès du Plan Séisme et de son
objectif majeur de réduction de notre vulnérabilité vis-à-vis du risque
Chantier 2 sismique.
Améliorer la prise en compte du risque sismique dans la
construction :
• en révisant le zonage sismique actuel ;
• en instaurant de nouvelles règles de construction parasismique ; Le Plan Séisme Antilles
• en renforçant le contrôle de leur application ;
• et enfin en multipliant les opérations de diagnostic et de renforcement Le Plan Séisme pour les Antilles s’inscrit dans le cadre du plan national de
des bâtiments existants. prévention du risque sismique, lancé en 2005. Complémentaire au Plan
Séisme national et lancé en janvier 2007, le plan séisme Antilles prévoit de
Chantier 3 financer le renforcement du bâti existant. D’une durée de sept ans, il est doté
Concerter, coopérer, communiquer entre tous les acteurs du d’une enveloppe s’élevant, pour sa première phase, à 343 millions d’euros,
risque, notamment : provenant à 73 % de l’État et pour partie de crédits européens. Seront prio-
• en développant des indicateurs d’efficience de la politique de prévention ritaires les bâtiments de gestion de crise et les infrastructures, des dizaines
du risque sismique ; d’écoles maternelles et primaires et des logements collectifs. Par ailleurs, le
• en incitant les collectivités territoriales à élaborer des projets de prévention ; plan hôpital 2012, annoncé par le ministère en charge de la Santé, prévoit
• en disposant d’un plan national d’expertise post-sismique. plus de 600 millions d’euros, notamment pour mettre aux normes les CHU
de Pointe-à-Pitre et Fort-de-France.
Diverses actions ont déjà été engagées dans le cadre de ce plan : sensibili-
Chantier 4 sation de la population, formation des bureaux d’études et des architectes
Contribuer à la prévention du risque tsunami notamment : aux règles de la construction parasismique, étude du risque…
• en améliorant le dispositif d’alerte des autorités et de la population ; Ainsi, les bâtiments indispensables pour pouvoir porter secours aux vic-
• en évaluant et en cartographiant les risques en Méditerranée et aux times en cas de crise ont été inventoriés, et leur vulnérabilité sismique a été
Antilles ; évaluée.
• en sensibilisant les populations exposées.

Chantier 2
Chantier 1 Améliorer la prise en compte
Mieux former, informer et du risque sismique dans la
connaître le risque construction
• Atelier 2.1 : le zonage sismique de la
• Atelier 1.1 : formation
France
• Atelier 1.2 : information
• Atelier 2.2 : mise en place des
• Atelier 1.3 : connaissance locale du
normes européennes de construction
risque
parasismique
• Atelier 1.4 : capitalisation de la
• Atelier 2.3 : améliorer le respect de la
connaissance
réglementation parasismique
• Atelier 1.5 : compréhension de l’aléa
• Atelier 2.4 : connaissance des enjeux
et du risque
et réduction de la vulnérabilité : diag-
nostic et renforcement

Chantier 3
Concerter, coopérer et communiquer
• Atelier 3

Chantier 4
Contribuer à la prévention du risque tsunami
• Atelier 4

Source : Site Plan Séisme (www.planseisme.fr)


Glossaire

Glossaire

accélération maximale : pour un site donné, valeur maximale de l’accé- éléments exposés : population, constructions et ouvrages ou milieux
lération mesurée sur les composantes horizontales de l’accélérogramme en naturels exposés à un aléa.
un point donné. Son unité de mesure est le m/s_.
Classes de vulnérabilité (EMS 98) : l’EMS98 (European Macroseismic
accélération nominale : valeur d’accélération servant à caler les spec- Scale) classe les bâtiments en 6 niveaux (A, B, C, D, E et F) en fonction de
tres de réponse dans la réglementation française (aN). Elle n’a pas de signi- leur vulnérabilité, avec : classe A, la plus vulnérable, à classe F, la moins
fication physique directe. Son unité de mesure est le m/s_. vulnérable.

accélérogramme : enregistrement par un accéléromètre de l’accélération Degrés de dommages (EMS 98) : L’EMS98 (European Macroseismic
du sol pendant un séisme. Scale) définit 5 degrés de dommages aux constructions : D1 - dégâts négli-
geables, D2 - dégâts modérés, D3 - dégâts sensibles à importants, D4 -
accéléromètre : sismomètre qui mesure les accélérations du sol en fonc- dégâts très importants, D5 - effondrement partiel ou total.
tion du temps.
EMS 98 : Échelle macrosismique : l’EMS98 correspond à une nou-
affleurement : lieu où les roches qui forment le sous-sol affleurent à la velle échelle d’intensité macrosismique. L’intensité est évaluée en fonction
surface sans être masquées par des formations superficielles de type : de la répartition qualitative des dommages (de type : quelques, rares, beau-
éboulis, alluvions, sables éoliens, etc. coup) et cela en fonction des différentes classes de vulnérabilité de bâti-
ments.
aléa : événement menaçant ou probabilité d’occurrence, dans une région et
au cours d’une période donnée, d’un phénomène. enjeux : la notion d’enjeu recouvre une notion de valeur, ou d’importance,
ce sont des éléments exposés caractérisés par une valeur fonctionnelle,
anthropique : terme employé pour tout ce qui est relatif à l’espèce financière, économique, sociale et/ou politique importante.
humaine.
épicentre (d’un séisme) : point de la surface du globe situé à la verti-
asthénosphère : couche du globe terrestre située sous la lithosphère, cale du foyer d’un séisme.
c’est la partie du manteau supérieur compris entre 70 à 150 km et 700 km
de profondeur. Il s’agit de la partie plastique du manteau supérieur. Du grec faille : plan de rupture qui divise un volume rocheux en deux comparti-
asthenos, sans résistance. ments et le long duquel les deux compartiments ont glissé l'un par rapport
à l'autre.
coefficient d’amplification topographique : coefficient multiplicateur Les failles peuvent avoir des tailles “continentales” (plus de 1 000 km),
appliqué dans la définition de l’action sismique pour tenir compte de l’effet jusqu'à des tailles d'ordre décamétrique (visibles dans les carrières ou sur
topographique. le bord des routes).

croûte terrestre : partie la plus superficielle du globe terrestre. Elle com- faille active (ou faille sismogène) : faille sur laquelle une rupture et
prend la croûte continentale (épaisse de 30 à 70 km) et la croûte océanique un glissement se sont produits à une période récente (géologique) et dont
(épaisse de 10 km en moyenne). Elle recouvre le manteau supérieur. La on présume qu’elle pourrait engendrer un séisme au cours d’une nouvelle
limite entre la base de la croûte et la partie rigide du manteau supérieur cor- et future rupture.
respond au Moho.
foyer (ou hypocentre) du séisme : zone où s’est initialisée la rupture
échelle MSK : échelle d’intensité macrosismqiue, mise au point en 1964 de la croûte à l’origine du séisme.
par Medvedev, Sponheuer et Karnik. L’échelle d'intensité qui est utilisée
actuellement en Europe est l’échelle EMS 98 (European Macroseismic intensité d’un séisme (ou intensité macrosismique) : caractérise
Scale 98). les conséquences d’un séisme par cotation des effets d’un séisme sur les
hommes, les structures et l’environnement et cela en un lieu donné à la sur-
effet de site : amplification (cas général) ou atténuation du mouvement face. L’intensité en un point dépend non seulement de la taille du séisme
du sol, causée par les caractéristiques locales du site (topographie, sols (magnitude) mais aussi de la distance au foyer, de la géologie locale et de
meubles…). la topographie.

effet induit : effet secondaire déclenché par la secousse sismique tel que isoséiste : courbe reliant les lieux ayant la même intensité macrosismique.
glissement de terrain, chute de bloc ou liquéfaction.
liquéfaction : transformation momentanée sous l'effet d'une secousse réplique : secousse sismique de magnitude habituellement plus faible
sismique des sols (généralement sables ou vases) saturés en eau en un succédant au séisme dit “principal” et dont le foyer se trouve à proximité ou
fluide sans capacité portante. sur le même plan de faille.

lithosphère : ensemble formé de la croûte et de la partie supérieure rigide risque : le risque est le croisement de l’aléa avec les enjeux et leur vulné-
du manteau, la lithosphère est découpée en plaques tectoniques qui sont en rabilité. Il peut être exprimé sous la forme de : a) pourcentage de pertes en
mouvement sur l’asthénosphère (partie plastique du manteau supérieur). vies humaines et blessés, b) pourcentage de dommages aux biens, c) en
atteintes à l’activité économique de la zone analysée.
magnitude : permet d’estimer l’énergie libérée par un séisme à partir des
enregistrements sur les sismographes. La magnitude peut être corrélée avec risque majeur : menace d'une agression d'origine naturelle ou technolo-
des grandeurs physiques associées à la source, comme la taille du plan de gique dont les conséquences pour la population sont dans tous les cas,
faille ou l’énergie libérée sous formes d’ondes sismiques. catastrophiques en raisondu déséquilibre brutal entre besoins et moyens de
secours disponibles.
magnitude de Richter : qualification de la magnitude des séismes, mise
au point en 1930 par C.F. Richter. Elle n’a pas, de par sa définition, de limite scénario de risque sismique : analyse globale des conséquences
théorique supérieure, ni inférieure même si par erreur on parle souvent (dommages corporels et matériels) d’un événement sismique d’intensité
d’échelle de Richter. On estime cependant qu’une valeur limite doit exister. donnée sur une zone d’étude prédéfinie.
La magnitude des plus forts séismes connus à ce jour ne dépasse pas 9,5
(séisme du Chili en 1960). séisme de référence : séisme dont les caractéristiques (magnitude,
intensité, profondeur focale, mécanisme) seront celles utilisées pour la
manteau : situé sous la croûte terrestre, constitué, du sommet vers la prise en compte de l’aléa dans le calcul du risque sismique d’une zone don-
base, d’un manteau supérieur avec une couche rigide puis plastique (asthé- née (site ou région).
nosphère), et d’un manteau inférieur solide.
sismomètre : appareil permettant de mesurer les mouvements du sol à
microzonage sismique : zonage sismique établi généralement aux l’aide d’un capteur mécanique.
échelles 1/5 000 à 1/15 000, sur l’ensemble ou une partie d’un territoire
communal. Le microzonage sismique tient compte du mouvement sismique sismotectonique : analyse des relations entre les structures géologiques
au rocher (aléa régional) et des modifications de ce mouvement en fonction actives et la sismicité. Elle conduit notamment à identifier des failles actives
des conditions locales (effets de site). Les techniques mises en œuvre pour ou sismogènes.
cette cartographie peuvent être plus ou moins complexes selon les moyens
impartis, les connaissances géologiques et sismiques initiales et les spectre de réponse : utilisé par les ingénieurs pour caractériser le sys-
enjeux. tème de forces (ou action sismique) qui s’applique à une structure lors d’un
séisme. Il s’exprime par un graphique donnant la réponse, en terme d’accé-
néotectonique : discipline de la géologie qui vise plus particulièrement à lération, de vitesse ou de déplacement, d’un oscillateur simple en fonction
étudier les déformations tectoniques des terrains ayant eu lieu ces deux der- de la période T, ou de son inverse, la fréquence f.
niers millions d’années (période Quaternaire).
subduction : processus d'enfoncement d'une plaque tectonique sous une
normes de construction parasismique : ensemble de règles de autre plaque de densité plus faible, en général une plaque océanique sous
construction destinées aux bâtiments afin qu’ils résistent le mieux possible une plaque continentale ou sous une plaque océanique plus récente.
aux séismes.
tectonique des plaques : la tectonique des plaques (d'abord appelée
paléosisimicité : discipline qui concerne la recherche des traces de dérive des continents) est le modèle actuel du fonctionnement interne de la
séismes anciens et leur analyse. Il s’agit généralement de travaux menés de Terre, c’est le déplacement en surface des plaques lithosphériques sous l’ef-
pair avec ceux de la néotectonique. fet des cellules de convection qui anime l’asthénosphère, c’est-à-dire des
mouvements ascendants et descendants produits sous la lithosphère dans
période de retour : intervalle de temps moyen entre deux occurrences le manteau plastique du fait de la chaleur dégagée par la désintégration
successives d’un phénomène. Dans le cas d’un modèle probabiliste de radioactive de certains éléments chimiques. Alfred Wegener (1 880 –
Poisson, on utilise souvent pour les séismes et les bâtiments courants une 1 930) est le premier inventeur de cette théorie.
période de retour de 475 ans, ce qui correspond à une probabilité d’occur-
rence de 10 % en 50 ans. vulnérabilité sismique : caractérise la fragilité d’un élément exposé au
phénomène sismique. On l’exprime par une relation entre des niveaux de
plaque tectonique : la couche supérieure rigide (lithosphère) de notre dommages et des niveaux d’agression sismique (courbe de vulnérabilité).
planète est découpée en une douzaine de grandes plaques et de nom- On peut distinguer une vulnérabilité physique (ou structurelle), humaine,
breuses petites. Ce sont ces entités qui sont mobiles et entraînent les conti- fonctionnelle, économique, sociale…
nents dans leur déplacement.
zonage sismique : division d’un territoire en zones supposées homo-
rejet d’une faille : mesure du décalage qui s’est produit entre les deux gènes vis-à-vis des mouvements sismiques auquel il est soumis.
compartiments séparés par la faille. Il peut avoir une composante : soit ver-
ticale, soit horizontale, soit les deux (mouvement composite).
Liens utiles

LOIS

Code des assurances (partie législative)


http://www.legifrance.gouv.fr/rechSarde.do?reprise=true&page=1&lettre=
Code de l’environnement
<http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnCode?commun=&code=CENVIROL.rcv&art=L563-1>
Article L.125-2 - Article L.125-5 - Articles L.562-1 à L.562-7 - Article L563-1
Articles R.125-9 à R.125-22 du code de l'environnement sur le droit à l'information sur les risques majeurs
Articles R.125-23 à R.125-27 du code de l'environnement sur l'information des acquéreurs et des locataires de biens immobiliers sur les risques naturels et technologiques majeurs
Articles R.562-1 à R.562-12 du code de l'environnement sur les plans de prévention des risques naturels prévisibles
Articles R.563-1 à R.563-8 du code de l'environnement sur la prévention du risque sismique

DECRETS

Décret n°82-705 du 10 août 1982 <http://www.jura.uni-sb.de/france/adminet/jo/dec82-705.html> fixant les conditions de constitution et les règles de fonctionnement du Bureau central de tari-
fication des risques de catastrophes naturelles (J.O. du11 août 1982).
Décret n°82-706 du 10 août 1982 <http://www.arehn.asso.fr/soleteau/82706.htm> relatif aux opérations de réassurance des risques de catastrophes naturelles par la caisse centrale de réassu-
rance (J.O. du 11 août 1982).
Décret n°90-918 du 11 octobre 1990 <http://www.legifrance.gouv.fr/texteconsolide/RBHAR.htm> relatif à l'exercice du droit à l'information sur les risques majeurs (J.O. du 13 octobre 1990).
Décret n°91-461 du 14 mai 1991 relatif à la prévention du risque sismique <http://www.legifrance.gouv.fr/texteconsolide/UPHYZ.htm> (J.O.du 17 mai 1991) codifié aux articles R.563-1 à R.563-
8 du code de l'environnement.
Décret n°95-1089 du 5 octobre 1995 <http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=ENVP9530058D> relatif aux plans de prévention des risques naturels prévisibles (J.O. du 11
octobre 1995) codifié aux articles R.562-1 à R.562-12 du code de l'environnement.
Décret n°2000-892 du 13 septembre 2000 <http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=ATEP0080057D> portant modification du code de la construction
Décret n° 2005-1005 du 23 août 2005 <http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=SOCU0411885D> portant *nouvelle obligation de contrôle technique au 1er avril 2006 pour
certaines constructions de bâtiments*
A partir du 1er avril 2006, l’obligation d’un contrôle technique des constructions, qui existait déjà pour certaines d’entre elles (notamment pour les établissements recevant du public des trois pre-
mières catégories et les immeubles de grande hauteur) sera étendue :
• dans les zones de sismicité II et III à tous les immeubles dont le plancher bas du dernier niveau est situé à plus de 8 mètres du sol,
• dans les zones de sismicité I, II et III, aux constructions de bâtiments dont la défaillance présente un risque élevé pour les personnes, soit à la classe C.

ARRETES

Arrêté du 10 août 1982 <http://www.anena.org/jurisque/reglement1/assu/a100882.htm> portant garantie contre les risques de catastrophes naturelles (J.O. du 11 août 1982).
Arrêté du 16 juillet 1992
<http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=ENVP9250115A> relatif à la classification et aux règles de construction parasismique applicables aux bâtiments de la catégorie dite
"à risque normal".
Arrêté du 28 août 1992 <http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=ENVP9250165A> portant approbation des modèles d'affiches relatives aux consignes de sécurité devant être
portées à la connaissance du public (J.O. du 5 septembre 1992).
Arrêté du 10 mai 1993 <http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=ENVP9320200A> fixant les règles parasismiques applicables aux installations soumises à la législation sur
les installations classées (J.O. du 17 juillet 1993).
Arrêté du 15 septembre 1995 <http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=ENVP9540193A> relatif à la classification et aux règles de construction parasismique applicables aux
ponts de la catégorie dite "à risque normal" telle que définie par le décret n° 91-461 du 14 mai 1991 relatif à la prévention du risque sismique (JO du 7 octobre 1995)
Arrêté du 29 mai 1997 <http://aida.ineris.fr/textes/arretes/text0046.htm> relatif à la classification et aux règles de construction parasismique applicables aux bâtiments de la catégorie dite "à risque
normal" (J.O. du 3 juin 1997) (1)
Arrêté du 10 septembre 2007 relatif aux attestations de prise en compte des règles de construction parasismique à fournir lors du dépôt d'une demande de permis de construire et avec la décla-
ration d'achèvement de travaux (JORF n°223 du 26 septembre 2007 page 15747 )

CIRCULAIRE

Circulaire n°91-43 du 10 mai 1991 <http://aida.ineris.fr/textes/circulaires/text0384.htm> (Environnement) relative à l'information préventive sur les risques technologiques et naturels majeurs et
au décret n°90-918 relatif à l'exercice du droit à l'information sur les risques majeurs.
Circulaire DPPR/DRM/PGC du 25 février 1993 <http://aida.ineris.fr/textes/circulaires/text0397.htm> (Environnement) relative à l'information préventive des populations sur les risques majeurs.
Circulaire INTE9300265C du 13 décembre 1993 <http://www.anena.org/jurisque/reglement2/info/c131293.htm> (Intérieur et Environnement) relative à l'analyse des risques et à l'information préventive.
Circulaire DPPR/SDPRM/BICI du 21 avril 1994 <http://aida.ineris.fr/textes/circulaires/text0397.htm> (Environnement) relative à l'information préventive.
Circulaire DPPR/SEI du 27 mai 1994 <http://aida.ineris.fr/textes/circulaires/text0399.htm> (Environnement) relative aux installations classées pour la protection de l'environnement.
Circulaire n° 2000-77 du 31 octobre 2000 <http://aida.ineris.fr/textes/circulaires/text4193.htm> relative au contrôle technique des constructions pour la prévention du risque sismique.
Circulaire interministérielle du 26 avril 2002 <http://www.prim.net/professionnel/procedures_regl/circulaire26042002.htm> relative à la prévention du risque sismique

RÈGLES DE CONSTRUCTION PARASISMIQUE

Règles PS applicables aux bâtiments, dites règles PS92 (NF P 06-013 -DTU Règles PS 92), AFNOR <http://www.afnor.fr/portail.asp>, décembre 1995. Constructions parasismiques des maisons
individuelles et des bâtiments assimilés <http://www.cstb.fr/app/reef/document.asp?xxx=CWL>
Règles PS-MI 89 révisées 92 (NF P 06-014 - DTU Règles PS-MI), CSTB, mars 1995.
Règles parasismiques 1969 révisées 1982 et annexes (DTU Règles PS 69/82), Eyrolles, 1984 (à titre transitoire jusqu'au 1er juillet 1998 pour les bâtiments d'habitation collective dont la hauteur
est inférieure ou égale à 28 mètres).

(1) Applicable à partir du 1er janvier 1998 à tous les bâtiments, mais à partir du 1er juillet 1998 aux bâtiments d'habitation collective de hauteur inférieure ou égale à 28 mètres.
Références

Références
Ouvrages techniques Textes réglementaires1
- Ministère de l’Aménagement du territoire et de l’Environnement, - Articles R.563-1 à R.563-8 du Code de l’Environnement (ancien décret du
DPPR/BICI, 1989, Procerisq, procédures et réglementations applicables aux 14 mai 1991 modifié relatif à la prévention du risque sismique)
risques technologiques et naturels majeurs
- Arrêté du 10 mai 1993 fixant les règles parasismiques applicables aux
- Ministère de l’Aménagement du territoire et de l’Environnement, installations soumises à la législation sur les installations classées
DPPR/SDPRM/CARIAM, 2001, Recueil des textes fondateurs, textes relatifs
- Article R-562-1 à 10 du code de l’environnement (ancien décret du 5 octo-
à la prévention des risques naturels majeurs, Cellule d’information docu-
bre 1995) relatif aux plans de prévention des risques naturels prévisibles
mentaire sur les risques majeurs, 154 pages
- Arrêté du 15 septembre 1995 relatif à la classification et aux règles de
- Mission inter-service des Risques naturels de l’Isère (Mirnat), 2001,
construction parasismique applicables aux ponts de la catégorie dite "à
Mémento du maire et des élus locaux, prévention des risques d’origine natu-
risque normal"
relle et technologique, Institut des risques majeurs (IRMA)
- Arrêté ministériel du 29 mai 1997 relatif à la classification et aux règles de
- Ministère de l’Intérieur et de l’Aménagement du territoire, direction de la
construction parasismique applicables aux bâtiments de la catégorie dite
Sécurité civile, 1994, Organisation-prévention et planification, Services de
“à risque normal”
secours, volume 1 et 2, Journal officiel de la République française, 934
pages - Décret n° 2000-892 du 13 septembre 2000 portant modification du code
de la construction
- Guide méthodologique relatif aux Plans de Prévention des Risques naturels
(PPR) – Risques sismiques - 2002- Ed. La Documentation française - Circulaire du 31 octobre 2000 relative au contrôle technique des
constructions pour la prévention du risque sismique
- Guide de la conception parasismique des bâtiments, Association Française
de Génie Parasismique, Ouvrage collectif, Paris, Ed. Eyrolles, 2004 - Circulaire interministérielle du 26 avril 2002 relative à la prévention du
risque sismique
- Victor Davidovici, 1999, La construction en zone sismique, Moniteur Réfé-
rences techniques, 330 pages - Décret du 23 décembre 2004 modifiant le Code de la construction et de
l’habitation et du décret du 14 mai 1991
- Ministère de l'Écologie et du Développement durable, juin 2004, Les
séismes - dossier d'information - Arrêté du 10 septembre 2007 relatif aux attestations de prise en compte
des règles de construction parasismique à fournir lors du dépôt d’une
- BRGM-EDF-IPSN, 1996, Mille ans de séismes en France – Catalogue d’épi-
demande de permis de construire et avec la déclaration d’achèvement des
centres, Ouest Éditions, 75 pages.
travaux
- Jérôme Lambert, Les Tremblements de terre en France, 1997, Ed. BRGM,
196 pages. (épuisé)
Normes techniques
- Revue sur les risques telluriques, BRGM, Les risques telluriques, n° 4 de la
Revue Géosciences, septembre 2006, Ed.BRGM - Règles de construction parasismique PS applicables aux bâtiments, dites
Règles PS 92 (norme P 06-013), Paris, Éditions Eyrolles, 1996, et amen-
- Milan Zacek, 2003, Conception parasismique, Les Grands Ateliers de L’Isle-
dements A1 (norme NF P 06-013/A1) de février 2001
d’Abeau, 89 pages
- Règles de construction parasismique des maisons individuelles et des
- Milan Zacek, 2003, Vulnérabilité et renforcement, Les Grands Ateliers de
bâtiments assimilés, dites “Règles PS-MI89” révisées 1992 (norme P06-
L’Isle-d’Abeau, 59 pages
014), Paris, Afnor, 1995, et amendements A1 (norme NF P 06-014/A1) de
- Milan Zacek, 2003, Évaluation de la présomption de vulnérabilité aux séismes février 2001
des bâtiments existants, Les Grands Ateliers de L’Isle-d’Abeau, 41 pages
- Construction parasismique des maisons individuelles aux Antilles
- Patricia Balandier, 2003, Urbanisme et aménagement, Les Grands Ateliers « Guide CPMI Antilles », recommandations AFPS tome IV, nouvelle édi-
de L’Isle-d’Abeau, 95 pages tion 2004
- Patricia Balandier, 2003, Sismologie appliquée, Les Grands Ateliers de - NF EN 1998-1 (septembre 2005) : Eurocode 8 - Calcul des structures pour
L’Isle-d’Abeau, 116 pages leur résistance aux séismes - Partie 1 : Règles générales, actions sis-
- Région PACA, BRGM, DIREN PACA et CETE Méditerranée, Le risque sis- miques et règles pour les bâtiments (Indice de classement : P06-030-1)
mique en PACA. 2006 - NF EN 1998-2 (décembre 2006) : Eurocode 8 - Calcul des structures
pour leur résistance aux séismes - Partie 2 : Ponts (Indice de classe-
ment : P06-032)

1En dehors des autres textes de référence visant la prévention des risques majeurs dans leur ensemble

 
 
     
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Direction régionale de l’environnement
Languedoc-Roussillon



LE RISQUE SISMIQUE EN
LANGUEDOC-ROUSSILLON
Dossier d’information

 Définition du phénomène

 Le risque dans la région

 Moyens de prévention
Comment naviguer sur la page Internet de la DIREN-LR consacrée au risque sismique ?

Qu’est-ce que le risque sismique ?

Approfondissements
Page d’accueil de la thématique
risque sismique Effets induits

Lien Magnitude
Lie
ns
Intensité

Quel est le risque en Languedoc-Roussillon ?

3 thèmes Lien
principaux

Zonage sismique

Quels sont les moyens de prévention ?

n
Lie

Lien

Liens vers sites Internet Possibilité de


Grand public téléchargement de
l’ensemble du dossier

Réalisation : DIREN Languedoc-Roussillon – Décembre 2008


Qu’est-ce que le risque sismique ?

Le séisme est le risque naturel majeur le plus meurtrier et qui cause le plus de dégâts. Si les
mécanismes des séismes sont aujourd’hui mieux connus, tant du point de vue de son origine
que de sa propagation, il reste encore un phénomène imprévisible.

Un séisme correspond à une libération brutale d’énergie lors de la rupture rapide d’une
faille de la croûte terrestre. Cette énergie occasionne une vibration du sol qui se transmet
aux bâtiments. La secousse ressentie à la surface du sol est d’autant plus violente que la
quantité d’énergie emmagasinée avant le séisme est importante.

„ La faille est une


fracture de l’écorce
terrestre. Le foyer est le
point de départ de la
rupture des roches.
L’épicentre est le point
de la surface terrestre
situé à la verticale du
foyer.

Le foyer peut être situé à faible profondeur (quelques kilomètres), on parle alors de séisme
superficiel, ou à grande profondeur (plusieurs dizaines voire centaines de kilomètres), on
parle alors de séisme profond : la profondeur du foyer est un paramètre important dans la
puissance d’une secousse sismique.

Au delà de la secousse, la dangerosité des séismes tient aussi au fait qu’il peuvent parfois
engendrer d’autres aléas naturels. Ces effets induits peuvent s’avérer plus dévastateurs
que la secousse en elle même.

„ L’ampleur d’un séisme


diminue à mesure que l’on
s’éloigne de l’épicentre.
Cependant, elle peut être
amplifiée localement par des
conditions particulières : les
effets de site. Il s’agit du relief
(effet de site topographique)
ou la nature géologique du
sous-sol (effet de site
lithologique).

Réalisation : DIREN Languedoc-Roussillon – Décembre 2008. 1/18


Pour quantifier la puissance d’un séisme, il est possible d’enregistrer les mouvements du sol
pendant la secousse, cela permet alors de déterminer la Magnitude du séisme à
l’épicentre. On peut aussi apprécier, a posteriori, les dégâts occasionnés et traduire ces
observations en déterminant l’intensité du tremblement de terre.

Il se produit tous les jours de très nombreux séismes, mais la plupart ne sont pas ressentis
par les humains. Ce sont en moyenne plus de 100 000 tremblements de terre qui sont
enregistrés dans le monde chaque année.

„ En France, la surveillance de l’activité


sismique est opérée par plusieurs observatoires
nationaux et régionaux qui disposent de
stations sur l’ensemble du territoire
enregistrant l’activité sismique en permanence.
Par exemple, le Réseau National de
Surveillance Sismique couvre l’ensemble des
régions à risque (voir carte ci-contre).
Le Bureau Central Sismologique Français
(BCSF) est chargé de collecter et de diffuser les
informations sismologiques ; Le site Internet du
BCSF propose la liste des derniers séismes
enregistrés en France et dans le monde.
Stations de surveillance de l’activité sismiques du RéNaSS

Capteur sismique © CEA


„ Le Commissariat à l’Energie Atomique
(CEA) dispose aussi d’un réseau de
capteurs sismiques sur l’ensemble du pays
(voir photo ci-contre). Cette instance a
aussi la responsabilité d’alerter les
services de la protection civile en cas de
secousse sismique (direction des
applications militaires).

Le degré de sensibilité d’un territoire au risque sismique n’est pas homogène, il


dépend de nombreux paramètres comme le contexte géologique et tectonique (présence
de failles, quantité d’énergie libérée, etc.), la présence d’effets de sites qui peuvent
localement amplifier la puissance d’une secousse, ou encore la prédisposition à certains
effets induits.

Certaines régions sont donc plus soumises aux tremblements de terre que d’autres.

Réalisation : DIREN Languedoc-Roussillon – Décembre 2008. 2/18


Quels sont les effets induits ?

„ Les mouvements de terrains.


Avec l’amplitude des mouvements du
sol, une secousse sismique peut venir
rompre l’équilibre d’un versant et
occasionner des glissements de terrains
et/ou des chutes de blocs dans les zones
déjà prédisposées à ces phénomènes
(Lozère, Hérault, Pyrénées-Orientales). Taiwan - 1999
© Photo : BRGM.

„ Les avalanches.
De la même manière, une secousse sismique peut être le déclencheur d’avalanches ;
la cohésion du manteau neigeux ou des couches de neige entre elles peut être
rompue par la vibration occasionnée. Un fort séisme dans la chaîne pyrénéenne
peut engendrer une avalanche dans les Pyrénées-Orientales.

„ La liquéfaction des sols.


Un fort séisme peut engendrer la
déstructuration complète du sous-sol qui
perd alors toute portance. Ce
phénomène se produit surtout dans les
sols meubles sablonneux ou vaseux,
typiques des milieux lagunaires
(Camargue gardoise, littoral héraultais).
Caracas - 1967 Les bâtiment construits sur ces substrats
© Photo : BRGM. peuvent alors subir des tassement ou des
basculements.

„ Les tsunamis.
Les séismes, s’ils se produisent dans la 1
mer ou à proximité de la côte, peuvent
être à l’origine de raz de marée ou
tsunamis. L’ampleur de la vague créée 2
est fonction de la distance du foyer par
rapport à la côte et de la magnitude du
séisme. En Languedoc-Roussillon, les
3
départements présentant une façade
maritime sont sensibles aux tsunamis en
méditerranée.
4

Réalisation : DIREN Languedoc-Roussillon – Décembre 2008. 3/18


Qu’est-ce que la magnitude d’un séisme ?

Pour caractériser leur puissance de manière quantitative et pouvoir les comparer entre
eux, les séismes sont traduits sous forme d’indicateurs lisibles sur différentes échelles dont
la magnitude est le plus couramment utilisé.

Amplitude „ Les vibrations générées par le séisme


sont enregistrés au moyen d’un
appareil appelé sismomètre. Celui-ci
restitue une « image » du séisme en
terme d’amplitude de la vibration : le
sismogramme.
Ci-contre : exemple de sismogramme.
Temps
Source : MEDD.

L’interprétation de l’ensemble des sismogrammes ayant enregistré la secousse permet de


déterminer l’amplitude du mouvement du sol et d’en déduire la magnitude du séisme en
question.

Cette magnitude est un chiffre représentant l’énergie globale libérée à l’épicentre


lors de la rupture des roches. Elle est unique pour un séisme donné et se mesure
généralement selon un référentiel international instauré en 1935 : l’échelle de Richter.

L’échelle de richter, propose une méthode d’exploitation des sismogrammes permettant


d’en déduire la magnitude d’un séisme. Il s’agit d’une échelle « ouverte », c’est à dire qu’elle
n’a pas de limite théorique connue ; dans les faits, aucune magnitude n’a dépassé 9.5
(séisme du 22 mai 1960 au Chili).

Augmenter la magnitude d’un degré sur l’échelle de richter revient à multiplier l’énergie
libérée par trente. Ainsi, par exemple, un séisme de magnitude 6 équivaut à la libération
de l’énergie de trente séismes de magnitude 5.

En mesurant l’énergie libérée par le séisme, la magnitude permet d’apprécier seulement


la force du phénomène, elle ne permet en aucun cas de quantifier l’ampleur des
dégâts causés par la secousse.

Réalisation : DIREN Languedoc-Roussillon – Décembre 2008. 4/18


Qu’est-ce que l’intensité d’un séisme ?

L’intensité permet d’apprécier la puissance des séismes de manière qualitative. Elle traduit
la puissance du phénomène en se basant, non pas sur l’énergie libérée, mais sur
l’observation et l’estimation des effets et des dommages engendrés par le séisme sur
les biens (degrés de destruction), les personnes (sentiment de panique) ou encore
l’environnement (modifications du paysage).

En Europe, l’intensité se mesure généralement sur l’échelle EMS 98 (Européan


Macrosismic Scale 1998) qui comporte douze niveaux et remplace l’échelle MSK de 1964
devenue inadaptée. A la différence de la magnitude, l’intensité d’un même séisme peut
varier selon les lieux d’observation du fait de la distance par rapport à l’épicentre, de
la topographie ou encore de la nature du sol.

On ne peut pas établir de relation directe entre l’intensité et la magnitude d’un


tremblement de terre. Un séisme de forte magnitude avec un foyer profond et dans une
région peu peuplée sera moins destructeur et donc qualifié de faible intensité. Au contraire,
un séisme superficiel, même de magnitude moindre pourra être très destructeur et donc
caractérisé par une forte intensité.

„ Les degrés d’intensité de l’échelle EMS 98


Intensité Description des effets

I Secousse imperceptible.

II Secousse à peine perceptible.

III Secousse faible ; ressentie à l’intérieur des habitations par quelques personnes. Intensité III :
secousse ressentie par
Secousse largement observée ; ressentie à l’intérieur des habitations par de
IV
nombreuses personnes. Pour autant, personne n’est effrayé. quelques personnes.
V Réveil de la plupart des dormeurs. Balancement important des objets suspendus
Intensité V : secousse
VI De nombreuses personnes effrayées se précipitent dehors. De nombreuses
constructions classiques subissent des dégâts mineurs à modérés.
ressentie par tous.
La plupart des personnes se précipitent dehors. Les dommages aux bâtiments Intensité VI : début
VII
sont nombreux, à des degrés divers.
de légers dommages.
Forte panique. Les dommages aux bâtiments sont généralisés, allant parfois
VIII
jusqu’à la destruction totale.

IX Panique générale. Nombreuses destructions de bâtiments.

Destruction générale des bâtiments, même les bâtiments bien construits


X
commencent à subir d’importants dommages.
Catastrophe. Dommages sévères même aux bâtiments bien construits, aux
XI
ponts, barrages et voies ferrées. Les grandes routes deviennent inutilisables.

Changement de paysage. Pratiquement toutes les structures sont gravement


XII
endommagées ou détruites.

Réalisation : DIREN Languedoc-Roussillon – Décembre 2008. 5/18


Quel est le risque en Languedoc-Roussillon ?

„ La région Languedoc-Roussillon est,


à l’échelle de la France Métropolitaine,
une région sismiquement active.
Même si les séismes de grande
ampleur sont rares dans la région, elle
est entourée par trois contextes sismo-
tectoniques distincts le : massif
pyrénéen, l’arc alpin et enfin le
massif central. La présence de failles
actives ainsi que les mouvements que
subissent ces massifs forment un
contexte régional exposé au risque
sismique. Ci contre : principales failles
et intensités épicentrales en France
métropolitaine.
Source : Bureau de Recherches Géologiques et Minières – BRGM

La région peut donc trembler périodiquement du fait d’importantes ruptures dans son
sous-sol, mais la sismicité régionale peut être aussi liée à de forts séismes, dont l’épicentre se
situe en Espagne ou en Provence, et dont les effets peuvent se faire ressentir jusqu’en
Languedoc-Roussillon.

Au delà des ruptures dans son sous-sol, le Languedoc-Roussillon est traversé par de grandes
fractures de l’écorce terrestre appelées failles le long desquelles des glissements des roches
générateurs de séismes sont possibles. Trois principales failles sont identifiées (la faille de
Prades, la faille des Cévennes et la faille de Nîmes). Des mouvements le long de ces
fractures ont déjà eu lieu par le passé, mais il est difficile aujourd’hui d’affirmer avec
certitude si de nouveaux mouvements significatifs et potentiellement dangereux se
produiront.

„ En 2005, une cartographie nationale


présentant l’aléa sismique de la France a
été établie. Elle affiche le degré
d’exposition d’un territoire à l’aléa
sismique.
Cette carte fait ressortir en Languedoc-
Roussillon deux secteurs où l’aléa
sismique est particulièrement présent avec
des degrés allant de modéré à moyen.
Il s’agit du Sud-Ouest de la région
(Pyrénées-Orientales et sud de l’Aude)
ainsi que son extrémité Est (Gard
rhodanien).
Source : zonage sismique de la France; MEDDAD, 2005

Réalisation : DIREN Languedoc-Roussillon – Décembre 2008. 6/18


La présence de nombreuses lagunes ainsi que l’importance de sa façade littorale ou encore
la présence de reliefs rendent la région particulièrement sensible à certains effets induits
par les séismes comme la liquéfaction des sols (en Camargue gardoise par exemple) ou
encore les avalanches dans les Pyrénées. Voir à ce sujet la partie « Qu’est ce que le risque
sismique ?»

La sismicité historique dans le sud de l’Aude et les Pyrénées-Orientales.

Situé dans une zone sismique englobant l’ensemble de la chaîne pyrénéenne, le sud-ouest
de la région est de loin le territoire le plus concerné par les séismes en Languedoc-
Roussillon.

„ Les séismes recensés dans la


région depuis le XVème siècle
(carte ci-contre) montrent que
les Pyrénées-Orientales ainsi que
le sud de l’Aude connaissent
régulièrement des tremblements
de terre d’intensités variables.

Même si les secousses sont le plus


souvent très faibles, des secousses
de fortes intensités se sont déjà
manifestées et rappellent que la
possibilité qu’un séisme
important se manifeste est bien
réelle.

Source : Sisfrance – BRGM, EDF, IRSN.

Le tremblement de terre de Catalogne, le 2 février 1428, est le séisme le plus


important recensé dans la région ; il fait partie d’une série de secousses qui ébranlent la
catalogne entre 1421 et 1433. Appelé séisme de la chandeleur, son épicentre se situe dans
la région d’Olot (en Catalogne espagnole) où son intensité a été estimée à 9 sur l’échelle
MSK (nombreuses destructions).

Il a été violemment ressenti dans l’ensemble du Roussillon puisque l’analyse des


archives démontre l’importance des destructions dans la région : à Perpignan, les gens sont
pris de panique ; le clocher d’Arles-sur-Tech s’est effondré, tout comme les remparts de
Prats-de-Mollo et le monastère de Fontclara a été détruit. On dénombrera plusieurs
centaines de victimes.

Si un évènement de cette ampleur se produisait aujourd’hui, cela pourrait avoir


d’importantes conséquences sur les bâtiments non construits selon des normes parasismiques
ainsi que sur les réseaux de communication. Cette secousse reste le plus fort séisme
connu en France métropolitaine.

Réalisation : DIREN Languedoc-Roussillon – Décembre 2008. 7/18


Plus récemment, la dernière secousse significative enregistrée a eu lieu
le 18 février 1996 et a été ressentie principalement dans les Pyrénées-
Orientales, l’Aude et l’Ariège. Son épicentre se situait à Saint-Paul
de Fenouillet où l’intensité a été estimée à 6. Ce séisme, d’une
magnitude de 5.2 sur l’échelle de Richter n’as pas fait de victimes mais
a causé de nombreux dommages au constructions.
Ci-contre : l’indépendant du 19 février 1996. Source : DDRM 66.

„ D’une manière générale les dégâts


engendrés sont modérés, avec
principalement des fissures dans les
murs et les plafonds ainsi que des
chutes de tuiles ou de couronnes de
cheminées. Les bâtiments les plus
anciens ont été endommagés,
comme l’église de Saint-Paul de
fenouillet dont le chapitre s’est
© Photo : DDE 66 fissuré. (photo ci-contre).

L’étude post-séisme du Bureau Central Sismologique Français montre que « la plupart de


la population de l’Aude et des Pyrénées-Orientales a ressenti le séisme. Les vibrations ont
été fortement ressenties dans la région épicentrale où elles ont provoqué la perte
d’équilibre chez les personnes en position debout. »

„ Le séisme de Saint Paul de


Fenouillet a été fortement
ressenti près de l’épicentre ;
mais aussi, dans une moindre
intensité, bien au delà des
frontières du Languedoc-
Roussillon.

Carte d’isoséistes et degrés d’intensité. Source : Sisfrance - BRGM, EDF, IRSN.

Le séisme de saint Paul de Fenouillet est le plus fort enregistré ces dernières années
en Languedoc-Roussillon.

Réalisation : DIREN Languedoc-Roussillon – Décembre 2008. 8/18


La sismicité historique dans le Gard rhodanien.

Le Gard rhodanien est lui aussi soumis au risque sismique. La récurrence et la puissance
des secousses y sont moindres que dans les Pyrénées-Orientales, mais la présence de failles
importantes dans le département et en Provence, font du Gard un territoire concerné par
l’aléa sismique.

„ Le Gard est périodiquement concerné


par des secousses d’intensités variables.
La sismicité du département est
directement liée aux mouvements
tectoniques qui agitent la Provence et le
massif Alpin. Si les intensités épicentrales
enregistrées dans le département sont le
plus souvent faibles, certaines fortes
secousses rappellent que des séismes
importants peuvent se produire
En effet, certaines secousses, se produisant
dans les régions voisines (Vaucluse,
Bouches-du-Rhône, Drôme…) peuvent
être fortement ressenties dans le Gard.
Source : Sisfrance – BRGM, EDF, IRSN.

Le séisme des costières du 30 septembre 1946 a été ressenti dans l’ensemble du sud-est
du département. Dans la région épicentrale de Montfrin, l’intensité du séisme a été estimée
à 6.5 sur l’échelle MSK. Selon la presse de l’époque, la secousse a été ressentie jusqu’ à Nîmes
où les objets suspendus se sont mis à se balancer. A Meynes et Montfrin, où le séisme a
atteint son maximum d’intensité, quelques dégâts matériels sont à signaler avec
principalement des chutes de cheminées alors que dans certaines maisons, la vaisselle s’est
brisée.

„ Le séisme de Lambesc (13)


du 11 juin 1909 est l’une des plus
fortes secousses qui a frappé le
sud-est de la France. Son intensité
à l’épicentre a été estimée à 8.5
sur l’échelle MSK. Le séisme a été
ressenti dans une grande partie
du sud du Pays.

Carte d’isoséistes et degrés d’intensité.


Source : Sisfrance – BRGM, EDF, IRSN.

Réalisation : DIREN Languedoc-Roussillon – Décembre 2008. 9/18


„ Le séisme de Lambesc fut catastrophique pour la région
d’Aix en Provence ; les dégâts furent considérables dans
les villages situés proche de l’épicentre où de nombreuses
constructions se sont écroulées. Le village de Lambesc a été
partiellement détruit et on dénombrera au total plus de 40
victimes.

Ce tremblement de terre a largement dépassé les frontières


des Bouches-du-Rhône puisqu’il a été fortement ressenti
dans l’ensemble du sud-est de la France, et notamment
à Nîmes où les archives confirment que la terre a bien
tremblé dans le Gard ce 11 juin 1909.

Même s’il n’y a pas eu de dégâts, la secousse a été très


clairement ressentie par les nîmois ; divers objets de sont mis à
trembler et un sentiment de peur a parcouru la population.

L’article ci-contre est extrait de l’édition du 12 juin 1909 du


journal du midi. il relate en détails les effets du séisme de
Lambesc dans le Gard. (Source : Sisfrance).

Pour résumer…

A la lumière de ces évènements historiques, il apparaît clairement que le Languedoc


Roussillon est une région sismiquement active. Sa sismicité est liée d’une part à des
épicentres régionaux, mais aussi à de forts séismes se produisant dans les régions
voisines et qui sont ressentis jusqu’en Languedoc-Roussillon.

La zone la plus exposée est de loin le département de Pyrénées-Orientales et le sud de


l’Aude qui sont soumis à de nombreuses secousses sismiques d’intensité variable. Mais au
delà de la force du phénomène, l’ampleur du risque sismique est lié à l’importance des
enjeux présents dans la région tels que la population de l’agglomération de Perpignan
ou encore les nombreuses stations touristiques.

Le Gard rhodanien est lui aussi concerné dans une moindre mesure ; cependant
l’importance de ses enjeux et sa proximité avec la Provence sismiquement instable, font que
la probabilité s’un séisme important dans le région ne doit pas être négligée.

Enfin, Les départements de l’Hérault et de la Lozère, même s’ils ont connu de faibles
secousses par le passé, ont une sismicité faible qui ne présente pas, au vu de l’état actuel
des connaissances, de dangers majeurs.

Réalisation : DIREN Languedoc-Roussillon – Décembre 2008. 10/18


„ Synthèse des séismes d’intensité supérieure à VI recensés en Languedoc-Roussillon

Intensité à
Date Localisation épicentrale Département concerné
l’épicentre

9 2 février 1428 Catalogne Espagnole Aude ; Pyrénées-Orientales

9 23 février 1887 Riviera di ponente (Italie) Gard

8.5 11 juin 1909 Lambesc (Bouches-du-Rhône) Gard ; Hérault

8.5 12 Août 1798 Catalogne Espagnole Pyrénées-Orientales

8.5 13 Août 1798 Catalogne Espagnole Pyrénées-Orientales

8.5 16 septembre 1450 Catalogne Espagnole Pyrénées-Orientales

8.5 28 novembre 1920 Saint-Paul de Fenouillet (P.O.) Aude ; Pyrénées-Orientales

8 19 novembre 1923 Val d’Aran (Espagne) Aude

7 18 novembre 1769 Bédarrides (Vaucluse) Gard

7 2 février 1783 Vallespir (Pyrénées-Orientales) Pyrénées-Orientales

6.5 23 septembre 1922 Saint Paul de Fenouillet (P.O.) Pyrénées-Orientales

6.5 28 juin 1950 Corbières (Aude) Aude

6.5 30 septembre 1946 Costières (Gard) Gard

6 18 février 1996 Saint Paul de Fenouillet(P.O.) Aude ; Pyrénées-Orientales

6 25 décembre 1772 Vallespir (Pyrénées-Orientales) Pyrénées-Orientales

6 27 décembre 1755 Conflent (Pyrénées-Orientales) Pyrénées-Orientales

6 27 décembre 1755 Conflent (Pyrénées-Orientales) Pyrénées-Orientales

6 28 décembre 1922 Plaine du Roussillon (P.O.) Pyrénées-Orientales


Source : BRGM Languedoc-Roussillon

Cette réalité de l’activité sismique en Languedoc-Roussillon nécessite sa prise en compte et


donc l’établissement d’une stratégie globale de prévention des risques liés aux séismes.

Réalisation : DIREN Languedoc-Roussillon – Décembre 2008. 11/18


Quels sont les moyens de prévention ?

La réalité de l’activité sismique en Languedoc-Roussillon a imposé l’établissement d’une


stratégie globale de prévention du risque sismique.

La loi du 22 juillet 1987 a instauré le droit des citoyens à disposer d’une information sur
les risques naturels majeurs auxquels ils sont soumis sur tout ou partie du territoire, ainsi
que les mesures de sauvegarde qui les concernent. Le risque sismique, même s’il n’est pas le
principal risque en Languedoc-Roussillon, doit faire l’objet d’une information préventive.
L’enjeu est d’informer et faire émerger une véritable culture du risque sismique afin de
prévenir et de préparer au mieux les habitants des zones concernées à une éventuelle
secousse sismique.

„ Les documents d’informations sur les risques majeurs


Nom Contenu

Dossier Départemental des Etabli sous l’autorité du préfet, le DDRM recense l’ensemble des risques pour
Risques Majeurs (DDRM) chaque commune du département. Avec ce document, le préfet porte à la
connaissance des maires les risques majeurs auxquels le territoire est soumis.

Document d’Information
Communal sur les Risques Réalisé par la mairie, le DICRIM fait état des risques présents sur le territoire et
Majeurs. (DICRIM). présente les mesures de sauvegarde prises par la commune.

L’ensemble des principes de prévention et d’information sur le risque sismique (connaissance


de l’aléa, réglementation, sensibilisation du public, etc.) sont affirmés dans un vaste
programme de prévention du risque sismique appelé « Plan séisme ». Engagé en 2005, le
plan prévoit des actions pour une durée de six ans.

„ L’objectif principal de ce plan est de


réduire la vulnérabilité de la France au
risque sismique en favorisant une prise de
conscience des citoyens, des constructeurs et
des pouvoirs publics, mais aussi en mettant en
oeuvre avec fermeté des dispositions déjà
adoptées et en poursuivant l’amélioration des
savoir-faire.
Le site Internet du plan séisme propose un
véritable portail du risque sismique
regroupant des informations sur le risque
mais aussi les actualités de travaux engagés
par le plan séisme et ses déclinaisons
régionales.

Site Internet : http://www.planseisme.fr/


Page d’accueil du site du Plan séisme

Réalisation : DIREN Languedoc-Roussillon – Décembre 2008. 12/18


„ Présenté le 21 novembre 2005 à l’ensemble
des professionnels, et au grand public, ce
programme se décline autour de 4 grands
chantiers, déclinés en ateliers et comportant
80 actions opérationnelles. Les principaux
axes du plan séisme sont :

Œ Mieux former, informer et connaître le


risque.
Œ Améliorer la prise en compte du risque
sismique dans la construction.
Œ Concerter, coopérer, communiquer entre
tous les acteurs du risque.
Œ Contribuer à la prévention du risque
tsunami.
Structuration des travaux du plan séisme. Source : MEDD.

Pour être efficace, la prévention du risque sismique suppose une bonne connaissance de
l’aléa. Pour cela, avec le lancement du Plan Séisme, le ministère de l’Ecologie et du
Développement Durable a publié en novembre 2005 une nouvelle carte de l’aléa
sismique en France. Cette cartographie doit être traduite prochainement en zonage
règlementaire, fixant des prescriptions pour l’urbanisme et les nouvelles constructions. Pour
l’instant, la réglementation en vigueur reste celle fixée par le décret du 14 mai 1991.

La révision du zonage règlementaire de référence doit intervenir prochainement avec


la parution d’un nouveau décret.

„ La réglementation actuelle répond à un


objectif de protection et d’adaptation du
bâti aux sollicitations des séismes en intégrant
des normes de construction parasismique.
Les zones règlementaires classées 1a, 1b, 2 et 3
justifient l’application de ces normes
parasismiques ; dans la région, le Gard
rhodanien, le sud de l’Aude et les
Pyrénées-Orientales sont concernés.

Les constructions sont réparties en quatre classes


de risques selon l’impact qu’aurait leur
défaillance sur les personnes, la vie économique
ou la sécurité civile. Pour chacune de ces classes,
et selon la zone de sismicité, des règles
parasismiques sont édictées pour la
construction de bâti nouveau ou lorsque le bâti
ancien fait l’objet de modifications importantes.
Le zonage règlementaire fixé par le décret du 14 mai 1991.

Réalisation : DIREN Languedoc-Roussillon – Décembre 2008. 13/18


„ Actuellement, les règles PS92 sont en vigueur
en France pour les constructions neuves. Elles
fixent les niveaux de protection requis par région
et par type de bâtiment. Le schéma ci-contre
présente certaines règles parasismiques à prendre
en compte lors de la construction d’une maison
individuelle. Le respect des règles de l’art, autant
dans la conception architecturale que dans le
choix des matériaux et la qualité de la
construction, est un facteur fondamental vis-à-vis
de la résistance au séisme.

En complément de ces règles générales de construction parasismiques selon la zone de


sismicité considérée, d’autres règles, plus spécifiques peuvent être imposées par un Plan de
Prévention du Risque Sismique (PPR sismique).

Le Plan de Prévention des Risques (PPR) est un document réalisé par l’État en concertation
avec les collectivités locales sur des territoires exposés à des aléas d’importance significative.
Il définit notamment les règles d’urbanisme, de construction et de gestion qui s’appliqueront
au bâti existant et futur ainsi que les mesures de prévention, de protection et de
sauvegarde à prendre par les particuliers et les collectivités territoriales.

„ Les Plans de Prévention du Risque Sismique


précisent les mouvements du sol auxquels on
peut s’attendre dans une zone donnée.
.
L’établissement d’un PPR sismique permet de
répondre à plusieurs objectifs :

Œ Cartographier l’aléa sismique et qualifier


localement les effets induits.
Œ Apprécier le risque sismique à une échelle
plus fine.
Œ Evaluer la vulnérabilité des personnes et
des biens existants ou futurs.
ΠPrendre en compte le risque sismique
dans le développement urbain et
l’aménagement local.
ΠInformer la population du risque encouru.

Extrait du micro zonage de l’aléa sismique local de la


commune de Lourdes (65). Source : BRGM.

Réalisation : DIREN Languedoc-Roussillon – Décembre 2008. 14/18


L’établissement d’un microzonage sismique permet donc d’adapter les règles
parasismiques aux spécificités locales, comme les effets de sites.

Le PPR Sismique aboutit à un zonage réglementaire délimitant les zones sur lesquelles des
mesures de prévention, de protection et de sauvegarde sont rendues obligatoires. Le décret
du 23 décembre 2004 relatif au risque sismique, précise qu’un PPR peut fixer des règles de
construction parasismique plus adaptées que celles définies en application du décret du 14
mai 1991.

„ La sensibilisation du grand public au


risque sismique passe notamment par des
actions locales, comme la réalisation d’une
exposition itinérante pour l’information et
la prévention des séismes : le Sismo Tour.
Il s’agit d’informer sur le phénomène, faire
prendre conscience du risque afin
d’induire les bons comportements en
matière de réduction de la vulnérabilité
et de sauvegarde. Cette exposition sera à
Perpignan du 16 au 20 avril 2009
avec le concours de la Préfecture, de la
Source : palais-découverte.fr Direction Départementale de l’
Equipement des Pyrénées-Orientales et
avec l’appui de la DIREN Languedoc-
Roussillon.

Les consignes de sécurité à respecter en cas de séisme

Pendant la secousse

A l’intérieur, s’éloigner des A l’extérieur s’éloigner des


fenêtres et s’abriter sous un bâtiments, pylônes et arbres.
meuble solide. Rester en voiture.

Après la secousse

Ne pas toucher aux fils


électriques éventuellement Couper l’eau, le gaz et
tombés à terre. l’électricité.

Evacuer les bâtiments sans Se tenir informé en respectant les


emprunter d’ascenseurs. consignes données par la radio
(France bleu) et les autorités.

Réalisation : DIREN Languedoc-Roussillon – Décembre 2008. 15/18


Pourquoi réviser le zonage sismique Français ?

La sismicité en France métropolitaine, par les magnitudes attendues, ne peut être


comparée à celle observée dans les zones les plus sensibles de la planète. Cependant, la
situation tectonique de la France ne la met pas à l’abri d’un tremblement de terre
destructeur. Cette réalité a conduit l’Etat français à établir, sur la base de la connaissance
des séismes passés, une cartographie du zonage sismique sur l’ensemble du pays.

La réglementation des constructions tenant compte du risque sismique est introduite par le
décret du 14 mai 1991. En 2005, une nouvelle carte d’aléa sismique de la France est
publiée ; elle sera prochainement traduite en zonage règlementaire qui viendra remplacer
celui de 1991.

Le décret du 14 mai 1991

„ Pour l'application des mesures de


prévention du risque sismique aux
bâtiments, équipements et
installations, le territoire national est
divisé en cinq zones de sismicité
croissante, de négligeable mais non
nulle à forte (voir carte ci contre).

L’étude d’aléa préalable à


l’établissement de ce zonage est
fondée sur des études techniques
datant de 1984 et utilisant
principalement une approche
déterministe. Elle se base sur la
sismicité historique et sur les
conséquences maximalistes attendues
au regard des évènements passés.

Pour chaque canton français, ce


zonage définit un degré de sismicité,
gradué de négligeable à fort.
Le zonage règlementaire régional fixé par le décret du 14 mai 1991.

Cependant l’amélioration des connaissances scientifiques ainsi que l’intégration des normes
européennes de construction parasismique ont nécessité la révision de ce zonage
règlementaire.

Réalisation : DIREN Languedoc-Roussillon – Décembre 2008. 16/18


En effet, l’adoption par le France de la réglementation parasismique européenne
(Eurocode 8) impose une réévaluation du zonage règlementaire. Elle passe d’abord par la
révision de la carte d’aléa sismique en se basant sur une approche de type probabiliste.

C’est cette nouvelle carte d’aléa sismique qui a été dévoilée par le ministère de
l’Ecologie et du Développement Durable en novembre 2005 dans le cadre du Plan Séisme.

La carte d’aléa de 2005

„ Cette cartographie, à partir de


laquelle sera établi le futur zonage
règlementaire, est construite à partir
d’une approche probabiliste ; c’est
à dire en prenant en compte la
probabilité que le mouvement
sismique de référence choisi pour
établir le zonage se produise au
moins une fois en un endroit et une
période donné.

Il s’agit d’ un nouveau tracé des


zones sismiquement homogènes au
regard des mouvements du sol
attendus.

Pour chaque commune du territoire


français. Il définit, cinq classes
d’aléa graduées de très faible à
fort. Un décret, publié
prochainement doit traduire cette
carte d’aléa en zonage
règlementaire. La carte d’aléa sismique de 2005 en Languedoc-Roussillon.

Cette nouvelle carte d’aléa actualise la connaissance de l’aléa sismique en France en


tenant compte des nouvelles données scientifiques disponibles. Elle rend aussi possible
l’harmonisation européenne des normes de constructions parasismiques (adoption de
l’Eurocode 8). Enfin, elle donne une information plus fine puisque, si l’ancien zonage était
établi pour chaque canton, la précision est ici communale.

D’une manière générale, la révision de la carte d’aléa sismique induit une extension des
zones d’aléa. En Languedoc-roussillon, la nouvelle carte d’aléa introduit une
augmentation des territoires concernés (Est du Gard, Hérault et Lozère) ainsi qu’un
plus haut niveau d’agression sismique (Pyrénées-Orientales et Aude).

Réalisation : DIREN Languedoc-Roussillon – Décembre 2008. 17/18


Réalisation : DIREN Languedoc-Roussillon – Décembre 2008. 18/18
Déclinaison du « Plan séisme » en Languedoc-Roussillon – Actions 2009

Annexe 3
-
Proposition de plaquette informative sur le risque
sismique (exemple du département de l’Aude)

BRGM/RP-58539-FR – Rapport final


Comment le risque sismique
est-il pris en compte ?
Les séismes sont inévitables et imprévisibles. Seule la
prévention est envisageable pour limiter les dommages
engendrés. La connaissance de l’aléa puis du risque est Prévention du risque
le point de départ d’une stratégie basée sur la prépara-
-tion à la crise et sur la réduction de la vulnérabilité
des biens (construction parasismique).
sismique dans l’Aude
L’Aude est actuellement concernée, dans sa partie
orientale, par les règles parasismiques (zone 1A et 1B :
sismicité très faible à faible).

La nouvelle carte de l’aléa sismique de la France


prend en compte les dernières avancées de la
Qu’est-ce qu’un séisme ?
connaissance scientifique. Dans le cadre de la
future application de la réglementation européenne
(EC8), un nouveau zonage réglementaire national et les
règles de construction parasismique correspondantes
seront mises en place à l’échelle nationale dès 2010.
Quels sont les effets des séismes ?
Désormais situé en zone d’aléa « faible » à « modéré »,
l’Aude sera soumise à cette nouvelle réglementation
dès parution du décret d’application du zonage national.
Quels tremblements de terre
Quelques règles de construction parasismique dans l’Aude ?

Quelques conseils pratiques


5 principes de base
pour construire en zone sismique Direction départementale
Comment le risque sismique
1) une implantation en terrain sûr
2) une architecture simple et
de l’Equipement et de
l’Agriculture de l’Aude
est-il pris en compte ?
symétrique
3) des matériaux de qualité
4) des techniques de construction
adaptées
5) un entretien régulier

Plan national de Pré


Prévention du Risque sismique

Pour en savoir +
Préfecture de l’Aude : S.I.D.P.C …………………… tel.
DDEA de l’Aude : ………………………………………… tel.
BRGM : Service Géologique Régional …………… tél. 04 67 15 79 80
Site internet de la DIREN
www.languedoc-roussillon.ecologie.gouv.fr/risques/seismes/dossier_sismique.pdf
Site internet du plan séisme : www.planseisme.fr
Même si la France est considérée comme un pays de sismicité « modérée », sa situation
géologique vis-à-vis des plaques tectoniques ne la met pas à l’abri d’un tremblement de Les tremblements de terre dans l’Aude …
terre destructeur. Le dernier séisme ayant engendré des dommages dans l’Aude date de
1996 … La terre tremble régulièrement dans l’Aude
sans toutefois que personne ne le sache.
Historiquement, depuis 1428, 35 séismes
ont été ressentis dans l’Aude (intensité
Qu’est-ce qu’un séisme ? maximale VII).
Un séisme, ou tremblement de terre, résulte du Il est important de noter que les séismes
mouvement brutal des terrains en profondeur, le les plus ressentis dans l’Aude ne sont pas
plus souvent le long d’une cassure ou faille qui forcément situés dans le département. Pour
provoque des vibrations du sol. exemple, le séisme historique de Camrodon
(1428, Espagne, intensité IX épicentrale) a
La magnitude (mesurée sur l’échelle de été ressenti plus fortement que le séisme
Richter) caractérise la puissance d’un séisme et de Saint-Paul le Fenouillet (1996) dans le
correspond à l’énergie libérée par le séisme. En département.
fonction de son niveau, les vibrations peuvent
durer quelques secondes à plus d’une minute Date Appellation séisme Io Iloc.
environ. Ces vibrations peuvent engendrer la 28-6-1950 Corbières (Camplong) VI-VII VII
chute d’objets ou affecter les bâtiments jusqu’à
19-11-1923 Val d’Aran (Viella) VIII VI
leur ruine.
2-2-1428 Camprodon (« Chandeleur ») IX VI
L’intensité (échelle I à XII) permet de mesurer 18-2-1996 St-Paul-de-Fenouillet VI V-VI
les effets d’un séisme sur les hommes, les
constructions ou l’environnement. De manière 15-4-1938 Plateau de Sault V V On dénombre en moyenne chaque année
générale elle diminue à mesure que l’on 14-2-1954 Pays de Sault (Espezel) V V
une vingtaine de séismes de magnitude
s’éloigne de l’origine du séisme (épicentre). supérieure à 3,5 en France. Depuis 1980,
9-4-1939 Donezan (Ax-Les-Thermes) V-VI V
ce sont plus de 500 séismes, de
3-11-1978 Fenouillèdes (Estagel) V-VI V magnitude faible (2 à 3 environ) qui
sont enregistrés dans l’Aude ou en
Effets des séismes ? 15-5-1427 Catalogne VIII V
proximité immédiate. La magnitude
Les effets directs des séismes sont liés aux vibrations du sol, 26-11-1873 Bigorre VII V maximale mesurée dans le département
localement amplifiées en fonction de la géologie et de la est de 4,5 (le 23/04/1981 à l’ouest de
topographie, et le cas échéant à ses déformations (faille en Limoux, sans dommages associés).
surface par exemple). Sous l’effet de ces mouvements, les … quels effets ?
structures bâties peuvent être © Midi-Libre, 2004-04-09 (www.bdmvt.net) Historiquement l’intensité maximale ressentie dans le
affectées de désordres (fissures, Fleury, éboulement sur habitations
département est de niveau VII (1950) : séisme ressenti
rupture d’éléments porteurs)
très fortement et ayant engendré des dégâts matériels (à
pouvant provoquer leur ruine.
Lanet, Camplong d’Aude, Fabrezan, Taurize, Puisserguier
et Tournissan notamment) : lézardes, chute de plâtras,
Les effets indirects ou induits

DRM A uillet
effondrements de plafonds, cheminées démolies.

ude)
sont marqués par des mouvements

o
le Fen
de terrain (chutes de blocs he du Mid
La Dépêc 0)
i

déclenchées par le tremblement 0 /0 6/1 95

(18/0 de St-Paul
Séisme Aquila, Italie 2009 (3

6©D
© Brgm
de terre), la liquéfaction des sols
ou les tsunamis.

2/199
e
Séism
Suite au choc principal, il existe des répliques qui sont des secousses, généralement plus
faibles, correspondant à un réajustement de l’écorce terrestre. icain
Le Rouergue Républ
(30/06/1950)
Centre scientifique et technique Service Géologique Régional Languedoc-Roussillon
3, avenue Claude-Guillemin 1039 rue de Pinville
BP 6009 34 000 Montpellier
45060 – Orléans Cedex 2 – France Tél. : 04 67 15 79 80
Tél. : 02 38 64 34 34