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Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique

Université de Mouloud Mammeri Tizi-Ouzou

Département de Génie de la Construction

Alimentation En Eau Potable

Option : Master 1. Ouvrage Hydraulique

2019/2020

SOMMAIRE
Introduction générale

CHAPITRE 01 : ESTIMATION DES BESOINS EN EAU POTABLE


1. Introduction
2. Estimation de la population futur
3. Consommation moyenne journalière
4. Caractéristique de la consommation moyenne en eau

CHAPITRE 02 : RESERVOIRS


1. Introduction
2. Rôle des réservoirs
3. Caractéristique des réservoirs
4. Unité des réservoirs
5. Classification des réservoirs
6. Choix du type de réservoir
7. Emplacement des réservoirs
8. Fontainerie d’équipement des réservoirs

CHAPITRE 03 : DISTRIBUTION


1. Introduction
2. Chois du type de réseau de distribution
3. Choix du tracé
4. Choix du type de matériaux
5. Equipement du réseau de distribution (appareils et accessoires)

CHAPITRE 04 : ADDUCTION ET POMPAGE


1. Introduction
2. Choix du tracé
3. Type d’adduction
4. Choix du type de conduite
5. Condition économique
6. Pompe
6.1. Définition
6.2. Principe de fonctionnement
6.3. Les critères généraux d’une pompe
6.4. Pompe centrifuge
6.5. Pompe volumétrique

CHAPPITRE 05 : DEVIS QUANTITATIF ET ESTIMATIF


1.Introduction
2. Les taches usuelles dans un projets de distribution d’eau potable

Introduction générale :
Depuis l’antiquité, la recherche de l’eau et de la nourriture était la préoccupation majeure de l’être humain. Les
groupe d’homme s’installaient alors prés des points d’eau, au bord des rivières des lacs et au voisinage des source
naturelles. Cependant la croissance démographique donne naissance à des collectivité de plus en plus importante,
concentré par la suite dans des cités. Les besoins en eau, ne cessant de s’accroitre, se faisait Alors sentir.

par conséquent, elle a fallu trouver et maitre en œuvre des systèmes permettant de capter, et d’élever et de
véhiculer l’eau depuis des sources d’approvisionnement lointaines.

Estimation des besoins en eaux

1. Introduction

Le calcul des besoins en eau d’alimentation pour une agglomération exige une fixation impérative des normes de
consommations unitaires pour chaque catégorie Cette norme unitaire est définie comme un rapport entre le débit
journalier et l’unité de consommateur ou habitant.

En règle générale, l’estimation en eau dépend de plusieurs facteurs : l’évolution de la population, des équipements
sanitaires, du niveau de vie de la population, les ressources en eau susceptibles d’être mobilisés pour satisfaire les besoins
en eau.

2. Estimation de la population future

Si on connait le taux de croissance annuelle de la population, dans ce cas on peut exprimer la croissance géométrique
par la relation des intérêts composés :

Pn = P0 .(1+τ)n
Avec :

 Pn : population future prise à l’horizon quelconque (hab).


 P0 : population de l’année de référence (hab).
 n : nombres d’années séparant l’année de référence a l’horizon considéré

3. Consommation moyenne journalière

La consommation moyenne journalière, est le produit de la norme unitaire moyenne journalière, exprimée en
mètre cube par jour avec le nombre de consommateur devise par mille.
Qmoy.j = (Qi . Ni)/1000

Avec :

 Qmoy.j : consommation moyenne journalière en m3/j


 QI : dotation en l/j/hab ;
 NI : nombre de consommateurs

4. Caractéristique de la consommation en eau :


4.1. Coefficient d’irrégularité maximale (Kmax.j) :

Du fait de l’existence d’une irrégularité de la consommation horaire au cours de la journée, on doit tenir compte de
cette variation en déterminant le rapport :

Qmax. j
Kmax.j = Q
moy. j

Ce coefficient consiste à prévenir les fuites et les gaspillages au niveau du réseau en majorant la consommation
moyenne de 10% à 30%

4.2. Coefficient d’irrégularité maximale horaire (Kmax h) :

Ce coefficient représente l’augmentation de la consommation horaire pour la journée. Il tient compte de


l’accroissement de la population ainsi que le degré du confort et du régime de travail de l’industrie.

D’une manière générale, ce coefficient peut être décomposé en deux autres coefficients α max et βmax ; tel que :

Kmax.h = α max .β max

Avec :
 α max : coefficient qui tient compte du confort des équipements de l’agglomération et de régime du
travail, varie de 1,20 à 1,40 et dépend du niveau de développement local.

 β max : coefficient étroitement lié à l’accroissement de la population. donne Sa variation en fonction du


nombre d’habitants.

Tableau II-13: min en fonction du nombre d’habitants :

Habiant <1000 1500 2500 4000 6000 10000 20000 50000

βmax 2 1.8 1.6 1.5 1.4 1.3 1.2 1.15

4.3. Consommation maximale journalière (Qmax,j) :


A la phase de réalisation d’un projet d’AEP, les ouvrages et les équipements du réseau doivent être conçus pour
pouvoir satisfaire adéquatement a la consommation maximale journalière ; il s’agit des ouvrages d’adduction (prises
d’eau, station de traitement, station de pompage) et les ouvrages d’adduction (conduites, station de reprise

On entend alors par la consommation maximale journalière le débit maximum du jour le plus chargé de l’année,
soit :

Qmax.j = Qmoy.j . kmax.j (m3/j)

Avec :
 Qmax.j :débit maximum journalier en( m3 /j).
 Qmoy.j : débit moyen journalier en( m3 /j) .
 kmax.j : coefficient d’irrégularité maximale journalière

4.4. Consommation maximal horaire (debit de pointe) :


Le debit maximal horaire correspond a un débit de consommation pendant l’heure la plus chargée de la journée.
Il est utilisé pour le dimensionnement des ouvrages de distribution ( réseau de distribution). Et donné par laa relation
suivante :

Qmax.h = Qmoy.h . kmax.h


Q max. J
Ou : Qmoy.h =
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Réservoirs

1. Introduction

Très souvent, l’installation d’adduction et de distribution d’eau comporte des réservoirs. Le réservoir est un
ouvrage très important dans un réseau d’alimentation en eau potable. C’est un ouvrage hydraulique de stockage d’eau
; soit destinée à la consommation publique, soit de l’eau à l’usage industriel. Il a pour fonction essentiel la régulation
entre le débit consommé et celui approvisionné.

Les fonctions générales assurées par les réservoirs d’eau potable sont multiples et de nature à la fois technique et
économique.

2. Rôle des réservoirs


Les réservoirs constituant une réserve qui permet d’assurer aux heures de pointe les débits maximaux demandés de
plus, ils permettent de combattre efficacement les incendies, en plus les réservoirs offrant notamment les avantages
suivants :

 Régularisation le fonctionnement de la station de pompage.


 Simplification de l’exploitation.
 Assurer la pression nécessaire en tout point du réseau.
 Coordination du régime d’adduction d’eau au régime de distribution.
 Maintenir l’eau d’une température constante et préserver des contaminations.
 Jouer le rôle de brise charge dans le cas d’une distribution étagée.
 Jouer le rôle de relais.

3. Caractéristique des réservoirs


Durant la construction d’un réservoir, les matériaux utilisés doivent être choisi pour assurer :

 Résistance
 Etanchéité
 Durabilité

4. Utilité des réservoirs


Ils assurent plusieurs fonctions à savoir :

 Fonction technique :
 Ils servent à compenser l’écart entre les apports d’eau (par gravité ou pompage) Et la
consommation (débit de pointe et autres) ;
 Ils constituent une réserve pour les imprévus (rupture, panne des pompes, réparation, extension
du réseau …ect)
 Offre la possibilité de pomper la nuit, lorsque les tarifs d’électricité sont les plus bas ;
 Régularité dans le fonctionnement de pompage. Les pompes refoulent à un débit constant
 Simplification de l’exploitation
 Sollicitation régulière des points d’eau qui ne sont pas l’objet des à -coups journalière au moment
de la pointe

 Fonction économique :
 Réduction des investissements sur les ouvrages de production
 Réduction des investissements sur le réseau de distribution
 Réduction des dépenses d’énergie

5. Classifications des réservoirs


Les réservoirs peuvent être classés de diverses façons selon les critères prisent en considération :
5.1. selon le matériau de construction :
Cette classification est basée sur la nature des matériaux de construction des réservoirs :
 Réservoir métallique.
 Réservoir en maçonnerie.
 Réservoir en béton armé.

5.2. Selon la situation des lieux


Les réservoirs peuvent être classés selon leur position par rapport à la surface du sol :
 Réservoir enterré.
 Réservoir semi enterré.
 Réservoir sur élevé ou sur tour.

5.3. Selon l’usage :


Vu les multi usages des réservoirs on peut les classer suit :
 Réservoir principal d’accumulation et de stockage.
 Réservoir d’équilibre (réservoir tampon).
 Réservoir de traitement.

5.4. Selon la forme géométrique :

Généralement on retrouve dans la pratique trois formes usuelles :


 Réservoir cylindrique.
 Réservoir rectangulaire ou carré.
 Réservoir conique

Comme on trouve par fois des réservoirs à formes quelconques (sphérique, ..).

6. Choix du type de réservoir :


Ce sera bien entendu, une question d’espèce pour chaque cas. Cependant, à chaque fois que cela sera
possible, il sera préférable d’avoir recours au réservoir enterré ou, en élévation au-dessus du sol avec radier
légèrement enterré.
Ce type de réservoir, et les deux premiers principalement, présenteront par rapport au réservoir sur tour, les
avantages suivants :
 Economie sur les frais de construction
 Etude architecturale très simplifiée
 Etanchéité plus facile à réaliser
 Conservation de la température constante de l'eau emmagasinée.

réservoir Semi-enterré cylindrique


réservoir surélevé

7. Emplacement des réservoirs :


L’emplacement du réservoir pose souvent beaucoup des problèmes.
On doit toujours tenir compte des considérations suivantes :
Pour des raisons d’économie, il est préférable que le remplissage du réservoir se fasse par gravité, ce
qui implique qu’on puisse le placer à un niveau bas par rapport à la prise d’eau, (ne pas vérifier dans
notre cas) ;
 L’alimentation du réseau de distribution doit se faire par gravité, le réservoir doit être construit à un
niveau supérieur à celui de l’agglomération ;
 Lorsque plusieurs réservoirs sont nécessaires on doit les implanter de préférence en extrémité du
réseau ;
 La côte du radiée doit être supérieure à la plus haute côte piézométrique exigée dans le réseau ;
 L’emplacement du réservoir doit être aussi choisi de telle façon à pouvoir satisfaire les abonnés par
une pression suffisante ;

8. Fontainerie d’Equipements des réservoirs :


la fontainerie est un type d’équipement des réservoirs situé avantageusement dans une chambre accolée au
réservoir. Elle doit remplir les fonctions suivantes :
 Réception de l’adduction
 Départ de l’eau vers la distribution
 Trop plein, vidange et by-pass permettant le nettoyage.

8.1. Conduite d’adduction ou d’arrivée :


L’arrivée de l’eau dans un réservoir peut être
placée soit à son fond soit à la partie supérieur ou
même déversée au-dessus de la surface libre dans
celui-ci.

La conduite est munie d’un flotteur à son


arrivée, afin d’arrête la pompe dans le cas de
l’adduction par refoulement, où il ferme le robinet
dans le cas l’adduction gravitaire.
Par le haut : soit avec chute libre ou en plongeant la conduite de façon à ce que son extrémité soit toujours noyée.
Le premier cas provoque une oxygénation de l’eau mais il libère facilement le gaz carbonique dissous et par suite il
favorise l’entartrage du réservoir et des conduites.

Par le bas : soit par le bas à travers les parois du réservoir soit par le fond à travers le radier.

8.2. Conduite de distribution ou de départ :


Le départ de la conduite de distribution s’effectue à 0.15 ou 0.20 m au-dessus du radier et cela pour éviter
l’introduction dans la distribution des boues ou des sables décantés. La conduite de distribution doit être munie à son
origine d’une crépine afin d’éviter la pénétration des
dépôts dans la conduite. Pour éviter la pénétration d’air
en cas d’abaissement maximal du plan d’eau, nous
réservons un minimum de 0.5 m au-dessus de la
génératrice supérieure de la conduite. Pour pouvoir
isoler le réservoir en cas d’accident, un robinet vanne est
installé sur le départ de la conduite.

8.3. Conduite de trop-plein :


C’est une conduite qui assure l’évacuation du débit d’adduction excédentaire lors de l’atteinte d’un niveau maximal
dans le réservoir. Cette conduite ne doit pas comporter de robinet
sur son parcours et son extrémité doit être en forme de siphon afin
d’éviter l’introduction de certains cors nocifs dans la cuve.

8.4. Conduite de vidange :


Cette conduite se trouve au plus bas point du réservoir. Elle
permet la vidange du réservoir pour son nettoyage ou sa
réparation. A cet effet, le radier du réservoir est réglé en pente vers
son origine. Elle est raccordée à la conduite de trop-plein, et
comporte un robinet vanne avant le raccordement sur cette dernière.

8.5. Conduite by-pass :


C’est un tronçon de conduite qui assure la continuité de la distribution en cas des travaux de maintenance ou dans le
cas de vidange de la cuve. Il relie la conduite d’adduction avec celle de distribution.
La communication entre ces deux conduites en marche normale :
 Les vannes (1) et (2) sont ouvertes, et la vanne (3) est fermée ;
 En by-pass, on ferme (1) et (2) et on ouvre (3).
8.6. Matérialisation de la réserve d’incendie :
La réserve d’incendie doit être toujours
disponible afin de répondre aux besoins urgents
dus aux éventuels sinistres (incendies).

Pour éviter que la réserve d’incendie puisse


passer dans la distribution nous adopterons un
dispositif qui est schématisé dans la figure et qui
fonctionne de la manière suivante :

 En service normal, la vanne (1) est


ouverte, le siphon se désamorce dès que le niveau de la réserve d’incendie est atteint et ce grâce à l’évent ouvert à
l’air libre ; ainsi l’eau se trouvant au voisinage du fond est constamment renouvelé.
 En cas d’incendie, on ouvre la vanne (2) pour pouvoir exploiter cette réserve, une vanne (3) supplémentaire est
prévue pour permettre les répartitions sans vider le réservoir

Distribution

1. Introduction
L’eau stockée dans le réservoir, doit être distribuée à l’aide de système de canalisations sur lesquelles,
débranchements seront réalisés en vue de satisfaire les consommateurs. Toutefois, une étude préliminaire doit être
faite afin d’attribuer un diamètre adéquat aux canalisations, permettant d’assurer un débit maximal et une pression de
service optimale pour toutes les catégories de besoins, qu’elles soient domestiques, industriels,…etc.

En effet, l’ensemble de ces conduites constitue un réseau que l’on appelle réseau de distribution et c’est la phase
finale dans un projet d’alimentation en eau potable.

2. Choix du type de réseau de distribution :


Les réseaux de distribution peuvent être classés comme suit :
 Réseau ramifié ;
 Réseau maillé ;
 Réseau mixte.

1.1.Réseau ramifié :
Le réseau ramifié, dans lequel les conduites ne comportent aucune
alimentation en retour, présente l’avantage d’être économique, mais il manque
de sécurité et de souplesse en cas de rupture : un accident sur la conduite
principale prive d’eau tous des abonnés d’aval.
1.2. Réseau maillé :
Le réseau maillé permet, une alimentation en retour, au contraire du
réseau ramifié, une simple manœuvre de robinets permet d’isoler le
tronçon accidenté et de poursuivre néanmoins l’alimentation des
abonnés d’aval. Il est, bien entendu, plus couteux d’établissement, mais, en
raison de la sécurité qu’il procure, il doit être toujours préféré au réseau
ramifié

1.3. Réseau mixte :


Un réseau est dit mixte (maillé-ramifié), lorsque ce dernier constitue une
partie ramifiée et une autre maillée. Ce type de schéma est utilisé pour
desservir les quartiers en périphérie de la ville par les ramifications issues
des mailles utilisées dans le centre-ville.

3.Choix du tracé :
Pour définir le tracé définitif, il est important de penser aux points suivants :
  Minimiser le nombre de passage difficiles (traversée de route, de ravine,etc.) ;
  Eviter les pentes trop fortes ;
  Eviter les zones rocheuses : une tranchée devra être creusée ;
  Préférer les zones accessibles, le long des chemins existants (routes, …etc.) ;
  Penser aux problèmes de propriété de terrain et d’autorisation .

4. Choix de type de matériaux :


Pour faire le choix du type de matériau à utiliser dans la construction des conduites, il faut prendre en
considération les critères suivants :
  Le diamètre ;
  La pression de service supportée ;
  Les conditions de pose et de transport ;
  Le prix ;
  La durée de vie ;
  La disponibilité sur le marché

5. Equipement du réseau de distribution (Appareils et accessoires) :


Le réseau de distribution est doté des accessoires qui devront être utilisés pour l’équipement de celui-ci. On en cite :

 Les canalisations : Les réseaux de distribution sont constitués de :


- Conduites principales qui ont pour origine un réservoir ou une station de pompage. Elles assurent
l’approvisionnement des conduites secondaires
- Conduites secondaires qui assurent la liaison entre les conduites principales et les branchements.
 Robinets vannes : Ils sont placés au niveau de chaque nœud, et permettent l’isolement des différents tronçons du
réseau lors d’une réparation sur le réseau. Ils permettent ainsi de régler les débits, leur manœuvre s’effectue à partir du
sol au moyen d’une clé dite « béquille », Celle-ci est introduite dans une bouche à clé placée sur le trottoir (facilement
accessible).

 Bouches ou poteau d’incendie : Les bouches ou les poteaux d’incendie doivent être raccordés sur les conduites
capables d’assurer un débit minimum 17 (l/s) avec une pression de 10 m (1 bar). Ces derniers seront installés en
bordure des trottoirs espacés de 200à 300 m et répartis suivant l’importance des risques imprévus. Clapets : Les
clapets ont pour rôle d’empêcher l’eau d’aller en sens contraire De l‘écoulement prévu.

 Ventouses : Les ventouses sont des organes qui sont placés aux points le plus hauts du réseau pour réduire la
formation du vide dans les installations hydrauliques. Les ventouses sont pour formation spéciale l’alimentation
des poches d’air dans la canalisation des conduites en cas de vidange par pénétration d’air.

 Régulateurs de pression : Ce sont des dispositifs permettant le réglage de la pression de façon à ne fournir au
réseau de distribution que les pressions désirées.

 Robinets de vidange (décharge) : Ce sont des robinets placés aux endroits des points les plus bas du réseau de
distribution pour permettre la vidange ; et seront posé à l’intérieur d’un regard en maçonnerie.

 Pièces spéciales de raccord : Ce sont des composants permettant d’adapter la conduite au tracé prévu au projet :

Les Tés : On envisage des tés à deux ou trois emboîtements permettant le raccordement des conduites
présentant des diamètres différents. Il est nécessaire de prévoir un cône de réduction pour les placer.

 Les coudes : Utilisés en cas de changement de direction.

 Les cônes de réduction : Ce sont des organes de raccord en cas d’existence des diamètres différents

6. Calcul hydraulique du réseau de distribution :


Le dimensionnement et la détermination des débits dans un réseau s’effectuent selon les étapes suivantes :

  Déterminer la longueur de chaque de tronçon ;


  Déterminer les débits spécifiques en considérant les débits en route ;
  On calcul les débits en route pendant l’heure de pointe ;
  Déterminer les débits supposés concentrer aux nœuds.
L’adduction et pompage

1. Introduction :
L'adduction d'eau regroupe les techniques permettant d'amener l'eau depuis sa source à travers un réseau de
conduites ou d'ouvrages architecturaux (aqueduc) vers les lieux de stockage. Le terme adduction vient
étymologiquement du latin : 'ad ducere' (mener ou conduire vers, amener ...)

2. Choix du tracé :
 Le choix du tracé d’adduction doit tenir compte de certains impératifs que l’on se forcera dans la mesure du
possible de respecter.
 Le tracé doit être le plus court possible entre la zone de captage vers le réservoir)
 Aux points hauts du tracé, peuvent se conformés des contentements d’air difficile à évacuer ou des
ventouses seront exigés ainsi apparaît la nécessité d’éviter autant que possible les contres pentes.
 Eviter les profils horizontaux, qui peuvent perturber le régime d’écoulement
 Il serait préférable de suivre les accotements des routes, pour faciliter les travaux ainsi que l’acheminement
des matériaux.
 L’examen des conditions dans lesquelles être établi cette canalisation, aussi bien au point de vue technico-
économique
3. Type d’adduction :
D’après leur fonctionnement, les adductions peuvent être classées en trois groupes :
 Adduction gravitaire ;
 Adduction par refoulement ;
 Adduction mixte.

3.1. Adduction gravitaire :


Dans une adduction gravitaire le point de captage se situe à une altitude supérieure à celle du réservoir de
déserte de l’agglomération.
L’adduction gravitaire s’effectue, soit par aqueduc, soit par conduite forcée.
 Avec l’aqueduc, il fait appel à l’écoulement libre de l’eau (grâce à la pente)
 Avec les conduites forcées, il est fait appel à l’écoulement sous pression

3.2 Adduction par refoulement :


Dans une adduction par refoulement le captage se situe à un niveau inferieure à celui du réservoir
d’accumulation. Les eaux de captage sont relevées par une station de pompage dans une conduite de refoulement
3.4 Condition d’établissement de l’adduction par refoulement
En vue de l’établissement de la conduite de refoulement, il y aura lieu de tenir compte de certains impératifs
que l’on s’efforcera dans la mesure du possible, de respecter.
Tout d’abord il est importé de cherche un profil en long aussi régulier que possible, établi, de préférence, avec
une rampe toujours dans le même sens vers le réservoir d’accumulation.
Il y a lieu d’éviter en effet les contres pentes qui au droit du point haut ainsi formé, peuvent donner lieu, en
exploitation, a des cantonnements d’air plus ou moins difficiles à évacuer.
Ainsi le tracé idéal est celui qui correspond à une rampe régulière de la station de pompage vers le réservoir Si le
tracé ne peut être accepté que moyennant une succession de points hauts, des cantonnements d’air seront à
craindre en A et B et un ou plusieurs dispositifs antibélier pourront être éventuellement installée.

Par ailleurs dans un but d’économie du projet, il sera tenté d’ailleurs au meilleure profil en long le tracé en plan le plus
court, on y gagnera en frais de premier établissement mais aussi en exploitation de la station, car les pertes de charge
(et donc l’énergie consommé) croissant avec la longueur

4. Choix des types des conduites :


Le choix est porté sur les différentes conduites se fait en fonction de :
 Diamètre ;
 Pressions supportées ;
 Les conditions d’installation ;
 Les revêtements ;
 La disponibilité ;
 Du prix unitaire ;
 Du type de sol ;
 Ne pas omettre d’intégrer le coût de transport qui reste un paramètre important
 Les frais d’amortissement de la conduite varient dans le même sens que le diamètre de celle-ci, et dans
les mêmes conditions du débit véhiculé ;
 Les frais d’exploitation qui seront inversement proportionnels au diamètre de la conduite.

Parmi les matériaux utilisés, nous pouvons citer : L’acier, la fonte, le béton, le PVC (polychlorure de vinyle non
plastifié) et le PE (polyéthylène) à haute densité PEHD ou à basse densité PEBD

5. Conditions économique :
Du point de vue économique, la conduite de refoulement et de la station de pompage sont dépendantes c’est à
dire que : Plus le diamètre de la conduite est petit pour un même débit à relever plus la perte de charge sera grande
d’où l’énergie dépensée sera importante. Les frais d’exploitation de la station de pompage sont décroissants quand le
diamètre augmente, par suite la diminution des pertes de charge.
5.1. Choix du diamètre économique :
Notre étude consiste à déterminer le diamètre économique depuis les forages vers le réservoir .La
détermination du diamètre économique est basée sur l’étude technicoéconomique. Il existe plusieurs formules qui
donnent le diamètre économique qui sont :

A- Formule de BRESSE : Déco = 1.50√ Q (mm)


B- Formule de BONNIN : Déco = √ Q (mm)

6. Pompes :
6.1. Définition :
Une pompe, est un appareil transformateur d’énergie mécanique du fluide en énergie de pression hydraulique
(énergie cinétique) La pompe est destinée à transformer l’énergie donnée par le moteur d’entraînement en énergie
hydraulique en projetant de l’eau en périphérie et par la suite un écoulement continu de la veine liquide. L’aspiration du
liquide continu dans le réservoir est faite à très faible dépression, la pompe a alors produit un débit.

6.2. Principe de fonctionnement :


Devant la grande diversité de situations possibles, on trouve un grande nombre de machines que l’on peut classer en
deux groupes : Les pompes volumétrique comprenant les pompes alternatives (a’ piston, a ’diaphragme,….) et les pompes
rotatives (a’ vis, a’ engrenage, a’ palettes, hélicoïdales, péristaltiques….).

Les turbopompes sont toutes rotatives ; elles regroupent les pompes centrifuges, a’ hélico-centrifuges. Dans le
domaine de pompage de l’eau (alimentation en eau potable, traitement et évacuation des eaux usées). Les pompes les
plus fréquemment utilisées sont les pompes centrifuges.

Il existe un très grand nombre de type de pompes. Ces différents types se divisent en deux grandes familles :
turbopompes (centrifuges), pompes volumétriques.

L’utilisation d’un type de pompes ou d’un autre dépend des conditions d’écoulement du fluide. De maniéré générale,
si on augmenter la d’un fluide on utilisera plutôt les pompes volumétriques, tandis que si on vent augmenter le débit on
utilisera plutôt les pompes centrifuges.

Fig 1. Domaine d’utilisation des pompes volumétrique et des turbopompes


6.3 Les critères généraux d’une pompe

Principales
caractéristiques
d’une pompe

Vitesse de
rotation Débit Hauteur Puissance Rendement

6.4 Les pompes centrifuges

Une pompe centrifuge est constituée de :

 Une roue à aubes tournant autour de son axe;


 Un distributeur dans l'axe de la roue;
 Une volute.

 Principe de fonctionnement d’une pompe centrifuge :


une pompe centrifuge dans sa forme la plus simple est constituée d’une roue munie d’ailettes radiales et
tournantes à l’intérieure d’une enveloppe corps de pompe. Son principe de fonctionnement est d’utiliser la force
centrifuge crée par la rotation de la roue pour transmettre au liquide pompé de l’énergie. Le liquide à l’aspiration
de la pompe se dirige vers le centre de l’emplisseur (rotor) en rotation d’où il sera propulsé radicalement vers
l’extérieur par la force centrifuge. Cette vitesse est ensuite convertie en pression au niveau du diffuseur.

 Courbes caractéristiques
Connaissant les caractéristiques d’une canalisation équipant une pompe (longueur, diamètre, rugosité des
parois) et des accessoires qui s’y trouvent intercalés, il est possible de calculer, pour différents débits Q possibles qui
la traversent, la perte de charge totale j qui résulte (pour l’ensemble de la canalisation d’aspiration et de la
canalisation de refoulement). On peut traduire résultats en traçant avec l’axe des abscisses et l’axe des ordonnées H
en fonction du Q
6.5. Les pompes volumétriques

Une pompe volumétrique se compose d'un corps de pompe parfaitement clos l’intérieur duquel se déplace un
élément mobile rigoureusement ajusté. Leur fonctionnement repose sur le principe suivant :
 Exécution d'un mouvement cyclique

• pendant un cycle, un volume déterminé de liquide pénètre dans un compartiment avant d'être refoulé à la fin.

Ce mouvement permet le déplacement du liquide entre l'orifice d'aspiration et l'orifice de refoulement. On distingue
généralement :

Pompe
volumétrique

Alternative Rotative

Pompe volumétrique alternative pompe volumétrique rotative


Devis quantitatifs et
estimatifs
1. Introduction :
Afin d’avoir une idée sur le montant et la durée de réalisation, ainsi que les moyens nécessaires pour la réalisation
de n’importe quel projet, il faut passer par le calcul du devis quantitatif et estimatif. Ce calcul consiste à déterminer les
quantités de toutes les opérations effectuées sur le terrain pour la réalisation du projet, ensuite les multiplier par le prix
unitaire correspondant.

2. Les taches usuelles dans un projet de distribution d’eau potable :


Les différentes tâches effectuées par ordre chronologique sont représentées dans le tableau ci-dessus :

2.1. Décapage :
Les travaux de décapage consistent à débarrasser la couche végétale (abatage des arbres …etc.). L’épaisseur de la
couche à éliminer est de10cm.

2.2. Exécution des tranchées :


C’est une opération de terrassement (déblais) qui consiste à faire des excavations. Ces excavations seront faites
par une pelle hydraulique et les déblais seront posés sur un coté de la tranchée, l’autre côté étant réservé au
bardage des conduites.

2.3. Pose du lit de sable :


Cette opération consiste à poser un lit de sable au fond de la tranchée, ce lit aura une épaisseur de 15 cm dans
notre cas.
2.4 Pose des conduites :
Après avoir mis en place le lit de sable, on procède à la pose des canalisations.

2.5 Remblayage des tranchées :


C’est une opération de terrassement qui consiste à enterrer la conduite, en utilisant le sable et le remblai résultant
de l’excavation.

2.6 Construction des regards :


Les regards constituent l’abri de certains accessoires de distribution à savoir les ventouses et les vannes de vidange,
ils sont conçus en béton armé.

2.7 Nivellement et compactage et la remise en état de la chaussée :


Une fois le remblai fait, on procède au nivellement qui consiste à étaler les terres qui sont en monticule, ensuite à
compacter pour augmenter la densité des terres et éviter un tassement par la suite.

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