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L’Université des Sciences et de la Technologie d’Alger (U.S.T.

A) a été créée officiellement par l’ordonnance 74-


50 du 25 avril 1974. Elle a été inaugurée au mois de septembre 1974 ; il y a plus de 45 ans. A partir de 1980, elle prit
le nom de "Université des Sciences et de la Technologie Houari Boumediene" pour être un pôle de formation et de
recherche dans les Sciences et la Technologie. Elle est considérée comme le premier fleuron du pays dans le
développement de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique. Son ambition est d’assurer une formation
de qualité, conforme aux standards internationaux.

Projetée dans le cadre du Plan d’Orientation Général (P.O.G) établi par le COMEDOR (Comité permanent
d’Etudes de Développement, d’Organisation et d’Aménagements de l’Agglomération d’Alger), le projet était conçu
initialement pour recevoir 8.000 étudiants (nombre porté rapidement après à 12.000). L’USTHB en est aujourd’hui à
plus de 40.000 étudiants, uniquement en graduation, avec 30.000 en Licence, 10.000 en Master, et 3.000 environ en
Doctorat. Pour l’année 2019–2020, à elle seule, l’USTHB a inscrit près de 10.000 nouveaux bacheliers. L’USTHB est
sans aucun doute l’université des sciences et de la technologie la plus importante du pays ; sa réputation est
transfrontalière. Elle a produit à ce jour près de 100.000 diplômés dans les différentes filières des sciences et
technologie. Le potentiel d’encadrement de l’U.S.T.H.B. est de près de 2.000 Agents de service, 2.000 enseignants-
chercheurs permanents, dont 45% environ de rang magistral, organisés en équipes de recherche structurées dans 70
laboratoires de recherche agréés.
Le campus a été conçu par le célébrissime architecte international, la vedette de l’establishment architectural, le
brésilien Oscar Niemeyer et réalisé par l’entreprise DNC/ANP. L’œuvre est une illustration de ce qui a été connu à
l’aube du XXème siècle sous le patronyme du « style international ».
Le campus, qui se développe sur une parcelle d’une superficie de 140 hectares, comptabilise une surface d’emprise
au sol de 15,5 hectares et une surface bâtie de 31 hectares environ, représentant un taux d’occupation du sol de 22 %.
Les bâtiments sont érigés en R+1. L’USTHB se compose d’un village universitaire qui abrite le restaurant
universitaire de 10.000 couverts environ, de la Bibliothèque Universitaire d’une capacité de 20.000 ouvrages, de
l’auditorium d’une capacité de 1800 places, du Rectorat et de son annexe, de deux blocs de classes, de deux blocs de
douze (12) Amphithéâtres de différentes capacités, de Huit (08) facultés (Faculté de Biologie, Faculté de Chimie,
Faculté de Physique, Faculté de Génie Civil, Faculté d’Electronique-Informatique, Faculté des Sciences de la Terre,
Géographie et Aménagement du Territoire, avec son Annexe, Faculté de Génie Mécanique et Génie des Procédés "ex
Mines et Métallurgie"), du centre de calcul, des Ateliers, d’une Animalerie et d’une centrale de Cryogénie. Il est
prévu, dans la conception initiale, une zone sportive s’étalant sur une superficie de 40 hectares environ, constituée
d’une piscine olympique, d’un gymnase, d’un stade de football, de batteries de terrains pour les sports collectifs et de
la scène acoustique pour les manifestations culturelles et sportives. La composition s’articule autour d’un espace
public (l’esplanade) qui orchestre et agence l’ensemble des éléments. Elle est animée par un lac artificiel, seule trace
de mémoire de la nature marécageuse du site. Les concepts fondamentaux de l’architecture de l’USTHB sont les
formes pures et simples, le toit terrasse, le plan libre, la façade libre, la fenêtre paysage et le pilotis. La construction
sur pilotis du bloc de liaison des facultés libère le Rez de chaussée, restitue au sol sa continuité et son homogénéité et
dégage la vue sur l’espace environnant. Le béton et le verre sont les matériaux de prédilection et le leitmotiv de
l’architecture. Le béton a été choisi pour ses propriétés mécaniques, physiques et surtout plastiques. L’USTHB est le
théâtre de grandes prouesses techniques et d’innovation à l’exemple de la dalle d’abri, élément reliant le rectorat à son
annexe, qui semble flotter dans l’espace et tenir comme presque par magie, alors qu’en vérité de très fines sustentes en
sont les seuls points de support. Il faut citer aussi le cas des porte-à-faux du passage couvert et du bloc de liaison qui
semblent défier les lois de la physique et que même le séisme de 2003 n’a pas eu raison d’eux. Des portées de poutres,
arrivant dans certains cas à plus de 70m et sans appui intermédiaires, sont rendues possibles grâce à la technique de la
précontrainte. Les colonnes effilées et élancées supportent les charges titanesques des toitures. Il faut citer également
les éléments architectoniques ornant les façades comme les brise-soleil en forme de "O" disposés en péristyle et les
égouttoirs en forme de voûtains inversés disposés en cascade au niveau des façades des blocs des classes qui sont
autant d’éléments innovants introduits. Il faut ajouter à cela les parois incurvées du village universitaire dressées
comme des contreforts et qui ne sont en réalité que des éléments d’ornementation, ainsi que le paravent de l’entrée de
service ouest du village.
A partir des années 90, un Hall de Technologie a été érigé ; puis un peu plus tard ont été réalisés successivement le
département d’informatique, la Faculté des Mathématiques, les deux halls de Travaux Pratiques, l’Espace internet, la
salle omnisport, le Plateau Technique d’Analyses Physicochimiques, le Centre des Archives, le Centre
d’Enseignement Intensif des Langues et l’Unité de Médecine Préventive.
L’étendue des surfaces construites a engendré des difficultés sur le plan de l’exploitation de l’œuvre, notamment
en ce qui concerne la maintenance et l’entretien. Ceci, à long terme, peut induire la déliquescence du patrimoine, voire
la dégradation progressive et ascensionnelle de celui-ci.
A cet effet, des opérations structurées d’envergures (réhabilitation/restauration) doivent être entreprises pour la
sauvegarde de ce patrimoine architectural et de l’œuvre afin de la maintenir et accroître sa valeur d’usage.

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