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Chapitre III

Chapitre 3 : Calcul des colonnes de tubage

1- Les colonnes de tubage : Types et Rôles

1-1 Tube guide (conductor pipe) :

Il s’agit d’une colonne de tube très léger ancré dans le sol à une profondeur de
l’ordre d’une dizaine de mètres. Elle a pour buts de canaliser la boue en début de
forage et d’éviter l’affouillement des terrains meubles en surface. Elle est descendue
et cimentée par les entreprises qui préparent l’emplacement et est prolongée par un
tube goulotte.

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Figure 1 : Coupes techniques d’un puits phase par phase

1-2 Tubage de surface :

C’est la première vraie colonne de tubes descendue et cimentée dans le sondage


par les procédés habituels de l’industrie du forage pétrolier. Elle a pour objet : de
coffrer les formations peu profondes qui sont assez souvent éboulantes, d’assurer la
fermeture des eaux douces de surface pour empêcher leur pollution par la boue de
forage, de servir d’ancrage aux obturateurs et d’assise aux dispositifs de suspension
des colonnes ultérieures.
Pour assurer toutes ces fonctions, la colonne de surface est en principe cimentée
jusqu’au jour pour donner la stabilité mécanique de l’ensemble de l’architecture du
puits. Le but recherché pour cette colonne, est la solidité et l’étanchéité à tous les
niveaux.
La longueur de cette colonne varie, suivant les conditions locales, de quelques
dizaines à plusieurs centaines de mètres
1-3 Colonne intermédiaire (technique) :

Cette colonne a pour objet de rendre possible la poursuite du forage dans les
circonstances suivantes :
- Découvert constituant un danger pendant le forage ou les manœuvres
(éboulement des parois, key-seat, …). Les progrès faits dans l’adaptation des
boues de forage au terrain et l’amélioration des méthodes de forage ont
permis de réduire le nombre de colonnes descendues pour cette raison.
- Nécessité d’isoler les formations contenant des fluides sous fortes pressions.
En effet, elles sont forées avec une boue lourde, ce qui présente deux
inconvenants : Difficultés de repérages des indices et risque de pertes dans
des réservoirs sous-jacents à pression normale. Il est alors indiqué de tuber et
cimenter une colonne intermédiaire pour éviter ces inconvénients.
- Nécessité d’isoler les formations contenant des fluides sous faibles pressions.
Il s’agit la du cas inverse du cas précédent. Ces formations sont généralement
forées avec pertes partielles ou totales de boue et il est avantageux de les
couvrir d’une colonne après les avoir traversées. Ceci évite des pertes de
boue couteuses, et réserve la possibilité d’alourdir la boue après tubage, au
cas où le sondage traverserait un niveau contenant des fluides sous pression

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supérieure à la normale. C’est également le cas, lorsque le programme de


forage impose l’emploi d’une boue salée saturée pour forer un massif salifère.
Cette boue a obligatoirement une densité supérieure à 1.23 que les formations
sous-jacentes peuvent ne pas supporter. Il faut alors les tuber.
En l’absence des trois raisons indiquées ci-dessus, il peut être cependant
recommandé de mettre en place une colonne de protection si le sondage doit
reconnaître des horizons profonds.
Avant la pose d’une colonne de protection, la sécurité du sondage est assurée
par les obturateurs fixés sur la colonne de surface.
La colonne intermédiaire est cimentée sur quelques centaines de mètres au-
dessus du sabot.
1-4 Colonne de production :

Cette colonne, dans le cas d’un sondage de développement, est indispensable


pour assurer la protection complète de la couche productrice et la mise en œuvre du
matériel de production
En exploration, si les indices rencontrés justifient les essais plus plongés qu’un
simple test de découvert, on descend une colonne qui a provisoirement les mêmes
fonctions qu’une colonne qui a provisoirement les mêmes fonctions qu’une colonne
de production. En cas d’abondons du puits, la plus grande partie peut être
récupérée.
La colonne de production est posée soit au toit de la couche, soit traverse celle-ci.
Elle est cimentée dans les mêmes conditions que la colonne intermédiaire.
Les colonnes de surface et les colonnes intermédiaires sont communément
qualifiées de colonne technique, par opposition aux colonnes de production ou
d’essais ; les premières ont pour objet de rendre techniquement possible la poursuite
du forage, tandis que les secondes sont justifiées par les nécessités de l’exploitation
d’un réservoir.
1-5 Colonne perdue : (Liner)

Toutes les colonnes précédentes couvrent le trou du fond à la surface et sont


suspendues dans la colonne précédente.
Ces colonnes perdues sont accrochées par un système mécanique (liner hanger)
dans la partie inférieure de la colonne précédemment en place. Elles présentent les
avantages d’économie de tubes, de diminutions du poids, de diamètre intérieur plus

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grand entre la surface et le sommet du liner. Mais il y a également des


inconvénients : plus grande complexité de l’opération de cimentation, la colonne
précédente doit être dimensionnée à la même pression d’éclatement que le liner.

2- Détermination des côtes de sabot :

2-1 Principe :

Au cours de l’avancement d’un forage, la boue doit assurer la tenue des


parois et sa pression doit être suffisante pour empêcher le fluage des formations et
les venues de fluide, mais sans pour autant provoquer des pertes de boue.
Les changements successifs de la nature des formations et des pressions de
pores peuvent rendre ces deux conditions incompatibles. Un casing s’impose alors,
afin :
- D’isoler les formations à faibles pressions.
- De couvrir les terrains de mauvaise tenue.
- De permettre l’approfondissement dans des conditions telles que l’on puisse
contrôler une venue éventuelle.
En plus de son rôle de protection et d’isolement, le premier casing technique
appelé encore casing de surface, permet l’ancrage du bloc d’obturation.
- Passionnément des sabots :
Les différents rôles précédemment indiqués pour les casings techniques
déterminent les choix suivants pour les cotes des sabots.
- Premier casing technique (ou casing de surface) :
Son sabot doit être placé le plus bas possible (sans prendre de risque) dans la
première couverture géologique escomptée, pour disposer en temps utile d’une
fermeture en tête de puits. Il faut bien entendu se conformer à la législation locale si
elle existe.
- Casing technique suivant :
Le sabot doit être placé :

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-Dans les formations dites couvertures que l’on trouve en barrière entre des
réservoirs perméables. Le choix de la cote d’arrêt du forage dans la zone
couverture dépend de la connaissance de celle-ci.
-A une profondeur minimale, en liaison avec la pression de couche attendue et
avec les gradients de fracturation des terrains au sabot de casing.
-A la base des formations instables telles que : argile fluente, sel, etc.
La cimentation doit être prévue pour isoler les réservoirs éventuels couverts
par les casings considérés et assurer l’étanchéité au sabot.
• Casing de production :
La cote du sabot ne pose pas de problème puisque la position et l’épaisseur
du réservoir à exploiter sont bien déterminées.
Le casing de production et parfois le dernier casing technique peuvent être
remplacés par des liners.
2-2 Procédures :

Dans un premier temps, il s’agit de connaître aussi bien que possible les
conditions géologiques du puits, ainsi que et surtout, les pressions de formation et de
fracturation (ces informations sont en général disponibles et permettent des calculs
théoriques qui seront revus suivant les résultats réels du forage). Compte tenu des
informations l’opérateur va bâtir son programme de casing, c'est-à-dire, sélectionner
les différents casings et la profondeur des sabots.

Figure 2 : Principe de détermination des côtes des sabots

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D’une manière pratique, la pression de pore (ou de formation), et celle de


fracturation sont exprimées en densité équivalente et sont représentées en fonction
de la profondeur. Le programme de boue doit prendre en compte une sécurité au
niveau des manœuvres (problème de pistonnage), généralement 5 point de densité
ou 10 bar de surpression par rapport à la pression du fond (0.4 ppg). De même,
suivant les procédures de l’opérateur, il sera tenu compte d’un facteur de sécurité,
qui viendra en déduction de la courbe représentant la pression de fracturation.
Le choix des cotes des différents sabots va se faire du fond vers la surface, à
partir de la profondeur de l’objectif.
Pour atteindre l’objectif, une densité minimale est nécessaire de façon à éviter
une venue : point (a).

De façon à ne pas dépasser la pression de fracturation du point le plus faible


du découvert, un casing intermédiaire doit être mis en place pour protéger les zones
situées au dessus du point (b), ou le gradient de fracturation est égale à la densité
nécessaire pour pouvoir forer jusqu’au point (a).
De la même manière, pour forer jusqu’au point (b), la densité déterminée au
point (c) sera nécessaire, et imposera de positionner un casing de surface au moins
au point (d) ou plus profond. La situation du sabot sera choisie en fonction des
formations à ces côtes, en optant pour des formations consolidées (c’est-à-dire
calcaire, argile calcaire, anhydrite, argile homogène indurée, …).
D’autres facteurs, (protection d’une nappe phréatique, zone dépletée à basse
pression créant un risque de collage des tiges, formations salines tendant à fluer et
diminuer le diamètre de troue, lois locales ou nationales, expériences passées),
peuvent influer sur le choix de la côte sabot. Quand de tels problèmes se posent, il
s’agit de trouver un compromis qui permettra de conformer à ces problèmes
spécifiques, sans pour autant aller contre les règles de base émises ci-dessus.
Le risque de collage par pression différentielle doit être étudié au niveau de la
côte présentant une transition entre les couches à pressions normales et les couches
à pressions élevées. La différence de pression à ce niveau doit être inférieure à 2200
psi (151 bar) pour pouvoir descendre la colonne de tubage sans avoir des risques de
collage différentiel (valeur expérimentale déduite des expériences de chantiers).
3- Propriétés des tubages :

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3-1 Géométrie du corps du tube :

• Diamètre nominal :
Le corps du tube est défini par le diamètre nominal D (diamètre extérieur). Les
diamètres de tubage (API 5A) sont au nombre de 14 :

La tolérance sur le diamètre extérieur D est de +/- 0.75% pour des diamètres
supérieurs à 4’’ et 0.031’’ pour des diamètres jusqu’à 4’’

• Longueur :
La longueur d’un tube est définie par le range :

• Poids nominal :
Le poids nominal en livres/pied permet de définir l’épaisseur t du tube.
La tolérance sur l’épaisseur est de -12.5%.
La masse réelle d’un tube est calculée par la formule suivante :
WL = (W pe * L) + ew
Avec :
WL : Masse d’un tube de longueur L.
Wpe : Masse linière réelle du corps du tube.
L : Longueur totale de tube avec raccords.
ew : Variation de poids en Kg due au manchon
• Diamètres intérieur :
Le diamètre intérieur d dépond du diamètre nominal et de l’épaisseur t :
d = D -2 t
Mais pour connaître le diamètre intérieur réel, il faut tenir compte de
tolérances déjà précisées sur D et t.

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• Drift :
Le drift (ou diamètre de mandrin) est le diamètre du calibre qui doit passer à
l’intérieur du tube sous l’action d’une force égale à son propre poids.
Les caractéristiques géométriques sont les suivantes :

3-2 Grades d’aciers :

La limite élastique Y suivant l’API est la contrainte qui produit un allongement


permanent sur une éprouvette lorsqu’on lui applique une force de traction. Cet
allongement est généralement de 0.5%.
Le grade s’exprime par une lettre suivie par la limite élastique minimale en
milliers de psi.
L’API considère trois types d’aciers pour tubes de cuvelages.
• Les aciers normaux :

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• Les aciers à haute résistance :

• Les aciers avec fourchette réduite de limite élastique : (utilisés dans les puits
contenant du H2S)

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4- Choix des dimensions de casing :


La dimension des garnitures de casing est déterminée à partir du diamètre
intérieur de la colonne de production et du nombre requis de colonnes.
De bas en haut, l’opérateur détermine le diamètre extérieur du dernier casing,
le dernier diamètre d’outil, puis l’avant dernier diamètre de casing…

Tableau Pratique de Référence

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5- Détermination des hauteurs de cimentation :


Les hauteurs de cimentation dépendent du rôle et du type de colonne de
tubage
• Colonne de surface :
Elle est autant que possible cimentée sur toute sa hauteur, pour lui permettre
de supporter les diapositif de sécurité et d’être parfaitement ancrée en surface.
• Colonne technique :
Il faut que :
- Le sabot soit bien cimenté, ce qui nécessite une hauteur de ciment d’au moins
150 m,
- L’espace annulaire soit cimenté lorsque des raisons particulières rendent cette
opération indispensable : Zone contenant des fluides corrosifs ou couche
contenant des fluides devant être protégés.
Cette cimentation de l’espace annulaire des colonnes techniques sera
d’ailleurs, suivant les cas, réalisée en un seul étage à partir du sabot ou en deux
étages.
• Colonne de productions :
L’opération de cimentation est, dans ce cas, très importante car le ciment doit
non seulement ancrer la colonne, mais aussi réaliser une étanchéité aussi parfaite
que possible entre le trou et le tubage, et surtout durable.

6- Performances des casings :

Les valeurs des différentes propriétés de performances des tubes de cuvelage et


de production, conformes aux API 5CT, sont données dans le formulaire du foreur.
Ces valeurs sont des minima et ne comprennent pas de coefficients de sécurité.
Dans le calcul des colonnes de tube de cuvelage ou de production, on appliquera
dans chaque cas les coefficients de sécurités convenant à l’application particulière
envisagée.
• Pression d’écrasement :
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Quatre formules sont utilisées pour ce calcul. La formule à utiliser dépend de la


valeur du rapport D/t et du grade d’acier.

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• Pression d’éclatement :

Les valeurs minimales d’éclatement, données dans les lignes 10 des tableaux du
chapitre C du formulaire du foreur, sont des valeurs calculées au moyen de
l’équation :

Le facteur 0.875 de la formule correspond à la tolérance de -12.5% sur


l’épaisseur t.
• Résistance à la traction :

Les valeurs de résistance à la limite élastique du corps du tube, données dans les
lignes 11 du chapitre C du formulaire de foreur, sont des valeurs calculées au moyen
de l’équation :

Avec Ap : Section d’acier du corps du tube (ligne 5 du formulaire).

7- Calcul des colonnes :

Pour le calcul des colonnes, il faudra prendre en compte les contraintes


maximales auxquelles les tubes pourront être soumis au cour de leur descente, de la
cimentation, des phases de forage postérieures et d’une éventuelle phase de
production. Ces contraintes peuvent avoir un caractère aléatoire et ne jamais être
réalisées. Il ne peut pas en être autrement et des différences dans les calculs de
colonnes peuvent être le résultat de coefficient de sécurité différent comme
d’hypothèses dans les contraintes (par exemple puits vidé ou pas). Les hypothèses
dans les contraintes seront différentes suivant le type de colonne.
Pour l’étude des hypothèses de contrainte à prendre en compte, on distinguera deux
familles différentes :

- Les puits d’exploration

- Les puits de développement


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7-1 Puits d’exploration :

7-1-1 Colonne technique :

7-1-1-1 Ecrasement :

L’hypothèse à prendre en compte est celle d’un vidage partiel lié à l’entrée dans une
couche voleuse en fin de phase de forage suivante (sauf cas particulier ou l’on sait
que les pertes peuvent être totales).

La pression intérieure sera celle due à la colonne de forage équilibrant la pression


hydrostatique engendrée par la zone voleuse.

La pression extérieure à considérée est :

- Face aux zones non cimentées : celle due à la colonne de la boue utilisée lors
de la cimentation avant le laitier.
- Face aux zones cimentées : la pression de formation.

La pression intérieure sera celle due à la colonne de boue de forage équilibrant la


pression hydrostatique engendrée par la zone voleuse.

7-1-1-2 Eclatement :

L’hypothèse à prendre en compte est celle du puits plein de fluide de formation,


fermé. Dans le cas de l’exploration, le fluide à considérer est du gaz.

La pression extérieure à considérée est la même qu’en 7-1-1-1.

En surface, la pression intérieure est la pression de pore maximum attendue,


diminuée de la pression due à la colonne de gaz et augmentée d’une pression
supplémentaire en tête de 500 psi pour permettre le bull heading.

7-1-2 Colonne de production :

7-1-2-1 Ecrasement :

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On sera amené à considérer de manière différente les tubes situés sous le packer et
ceux situes au dessus.

On peut être amené à vider le tubage sous le packer pour provoquer le débit de la
couche réservoir. De ce fait, sous le packer, les tubes devront résister à un vidage
total.

Au dessus du packer, on considèrera la densité du fluide de complétion et la


pression intérieure induite.

La pression extérieure à considérer est la même qu’en 7-1-1-1.

7-1-2-2 Eclatement :

L’hypothèse à prendre en compte est celle d’une fuite en tête de train de test avec
bull heading.

Comme dans le cadre d’une colonne technique le fluide de formation sera supposé
être du gaz.

En surface, la pression intérieure est la pression du pore maximum attendue,


diminuée de la pression due à la colonne du gaz, augmentée d’une pression
supplémentaire de 500 psi en tete pour permettre le bull heading, la pression
extérieure est nulle.

Au niveau du packer, la pression intérieure est la pression du pore maximum


attendue, diminuée de la pression à la colonne du gaz, augmentée d’une pression
supplémentaire de 500 psi en tete pour permettre le bull heading et augmentée de la
pression hydrostatique due à la colonne de fluide au dessus du packer. La pression
extérieure à considérée est la même qu’en 7-1-1-1.

7-2 Puits de développement :

La différence fondamentale avec le cas de l’exploration est la connaissance des


formations rencontrées et donc du fluide de formation et de la présence ou non de
zones voleuses.

7-2-1 Colonne technique :

7-2-1-1 Ecrasement :

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L’hypothèse à prendre en compte est celle d’un vidage partiel lié à une couche
voleuse pour autant qu’elle existe.

Si elle existe, son gradient de pression est connu et permet le calcul de dénivelé.

S’il n’ y a pas de couche voleuse, il n’y aura pas d’étude de dénivelé.

Le calcul se fera sur les mêmes bases qu’en 7-1 avec les mêmes remarques.

7-2-1-2 Eclatement :

Le fluide contenu dans les zones considérées et sa pression sont connus.

La pression intérieure est la pression de formation attendue diminuée de la pression


due à la colonne de fluide et augmentée de 500 psi si on a du gaz et de 1500 psi si
on a de l’huile pour permettre le bull heading.

La pression extérieure à considérée sera la même qu’en 7-1-1-1.

7-2-2 Colonne de production :

7-2-2-1 Ecrasement :

La pression intérieure sera nulle sous le packer suite à un vidage total qui peut
survenir à cause du bouchage des perforations, la pression intérieure sera donc nulle
sous le packer.

La pression extérieure sera prise comme en 7-1-1-1.

7-2-2-2 Eclatement :

L’hypothèse à prendre en compte est celle d’une fuite en tête du tubing de


production avec bull heading.

En surface, la pression intérieure est la pression de pore diminuée de la pression due


à la colonne de fluide de formation majorée de 500 psi (gaz) ou 1500 psi (huile) pour
permettre le bull heading et augmentée de la pression hydrostatique due à la
colonne de fluide au dessus du packer. La pression extérieure à considérée est la
pression de formation face aux zones cimentées.

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Au niveau du packer, la pression intérieur est la pression de pore diminuée de la


pression due à la colonne de fluide de formation majorée de 500 psi ou 1500 psi
pour permettre le bull heading et augmentée de la pression hydrostatique due à la
colonne de fluide au dessus du packer. La pression extérieure à considérée est la
pression de formation face aux zones cimentées.

7-3 Résistance à la tension :

L’étude de la résistance à l’écrasement et à l’éclatement permet de présélectionner


un type de colonne, pour laquelle on vérifiera la résistance à la tension lors de la
descente de la colonne, dans la boue.

7-4 Coefficient de sécurité :

-Eclatement : le coefficient à prendre en compte est 1,3.

-Ecrasement : Le coefficient à prendre en compte est 1 ,125.

-Tension : Le coefficient à prendre en compte est 1 ,5 à 1,7.

Ces valeurs varient d’un opérateur à l’autre.

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