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Ph. : A. Yacef

CHAN 2011 (Groupe A) Hier au stade Khartoum (Soudan) Algérie-Gabon (2-2) Les Verts n’ont pas
CHAN 2011 (Groupe A)
Hier au stade
Khartoum (Soudan)
Algérie-Gabon (2-2)
Les Verts
n’ont pas osé
P. 32
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Météo MMOONNNNAAIIEE LL''eeuurroo àà 11,,336644 1177°° PÉTROLE ddoollllaarr àà AAllggeerr LLee
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L'huile d'olive, SSAANNTT ÉÉ
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un anti-douleur

naturel !

PP. 15 et 18

Selon des avocats

La dépénalisation de l’acte de gestion mettra fin à la “confusion” et libérera l’acte d’entreprendre

P. 3

6 Rabi’El Aouel 1432 - Mercredi 9 Février 2011 - N°14122 - Nouvelle série - www.elmoudjahid.com - ISSN 1111-0287

- Nouvelle série - www.elmoudjahid.com - ISSN 1111-0287 LA REVOLUTION PAR LE PEUPLE ET POUR LE

LA REVOLUTION PAR LE PEUPLE ET POUR LE PEUPLE

Le Président de la République reçoit les ministres des AE d’Iran et de Corée

Alger-Téhéran
Alger-Téhéran
Alger-Séoul
Alger-Séoul

Une coopération plus dynamique

MM AAllii AAkkbbaarr SSaalleehhii
MM AAllii AAkkbbaarr
SSaalleehhii

Le ministre iranien des Affaires étrangères, M. Ali Akbar Salehi, a souligné hier à Alger la nécessité de raffermir les relations unissant l'Algérie et l'Iran dans les domaines commercial, économique, industriel et technologique. Dans une déclaration à la presse à l'issue de l'audience que lui a accordée le Président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, M. Salehi a exprimé son sou- hait "d'approfondir les relations entre les deux pays dans les domaines commercial, industriel, économique et technologique conformément à la volonté des dirigeants des deux pays".

Un partenariat gagnant-gagnant

MM. KKiimm SSuunngg HHwwaan
MM. KKiimm SSuunngg
HHwwaan

Le ministre des Affaires étrangères et du Commerce extérieur de la République de Corée, M. Kim Sung Hwan, a réaffirmé hier à Alger la volonté de son pays de déve- lopper un partenariat "gagnant-gagnant" avec l'Algérie. "J'ai fait part au Président Abdelaziz Bouteflika de la volonté de la République de Corée d'oeuvrer au développement d'un partenariat gagnant-gagnant entre les deux pays, notamment dans le domaine économique", a déclaré à la presse M. Kim Sung Hwan, à l'issue de l'audience que lui a accordée le Chef de l'Etat.

PP. 4-5

Experts et spécialistes, invités par EEll MMoouuddjjaahhiidd sur le thème des NTIC et de leur relation avec la croissance économique

Le programme e-Algérie 2013 introduit notre pays dans la société de l’information PP. 16-17 Ph.
Le programme e-Algérie 2013
introduit notre pays dans la société
de l’information
PP. 16-17
Ph. : A. Hammadi

Algérie-Espagne

PP. 16-17 Ph. : A. Hammadi Algérie-Espagne Mise en service imminente du gazoduc Medgaz P. 4

Mise en service imminente du gazoduc Medgaz

P. 4

Algérie-France

Rencontre à Paris sur les opportunités d'investissements et de partenariat en Algérie

P. 5

Quotidien national d’information — 20, rue de la Liberté - Alger — TTééll

:: (021) 73.70.81 — FFaaxx :: (021) 73.90.43 — 52 e Année — AAllggéérriiee :: 10,00 DA - FFrraannccee :: 1 €

2

2 EL MOUDJAHID 17° à Alger, 22° à Adrar Ghoul Education nationale à Blida Météo Repos

EL MOUDJAHID

17° à Alger, 22° à Adrar Ghoul Education nationale à Blida Météo Repos pédagogique à
17° à Alger,
22° à Adrar
Ghoul
Education nationale
à Blida
Météo
Repos pédagogique à partir
de demain après-midi
Des brumes et nuages
bas
sont annoncés en début de
Le ciel se dégagera,
matinée, sur le Nord
du pays.
par la
de journée. Les
vents seront de
suite, en cours
secteur est
à nord-est (20/30 km/h) et la
mer sera
Les élèves scolarisés inscrits au niveau des trois paliers scolaires bénéficieront
d’un repos pédagogique à partir de demain après-midi. Ils reprendront le chemin
de l’école, le 16 février 2011.
Pour rappel, les vacances du printemps auront lieu durant la période s’étalant
du jeudi 17 mars 2011, l’après-midi au dimanche 3 avril 2011, le matin. Les
vacances d’été débuteront le 4 juillet.
belle.
Au Sud, le temps
sera généralement
En vue de moderniser le
réseau routier de la wilaya de
Blida et dans l’objectif
d’assurer une meilleure fluidité
à travers de nouvelles dessertes,
le ministre des Travaux publics,
M. Amar Ghoul, effectuera
aujourd’hui une visite de travail
et d’inspection dans cette
wilaya.
voilé. Les vents
de secteur
est à nord-est (20/40 km/h) avec des
seront
Ould Abbès
soulèvements
de sable
sur le Sahara
central et le sud de
la
Saoura.
Aujourd’hui, le mercure affichera 17° à Alger , à
Tlemcen, et à Oran, 16°
à Annaba
et à Chlef , 13° à
11° Sétif, 19° à Ghardaïa,
Batna, 12°
à
Constantine,
Salah et 22° à Adrar.
21° à In
La grève des
paramédicaux
"totalement injustifiée"
Khaldi
à Aïn Defla
L’appel
de la Coordination
des associations
de soutien
au programme
du Président
Le
ministre
de
la
Formation
et
de
Les grèves déclenchées, les 2 et 8 février, par le
personnel du corps des paramédicaux sont "totalement
l’Enseignement
professionnels,
M.
El Hadi
injustifiées", a estimé hier, le ministère de la Santé, de la
Population et de la Réforme hospitalière. "Les grèves du 2 février, ainsi que celle
de ce jour, 8 février 2011, sont totalement injustifiées et ont été déclarées illégales
par la justice, car non fondées", a relevé le ministère dans un communiqué. De
ce fait, le ministère a indiqué que les établissements publics de santé sont
"opérationnels" et que les professionnels de la santé sont "mobilisés" pour prendre
en charge les citoyens.
La même source rappelle que le nouveau projet de statut avec LMD (licence-
master-doctorat) et la classification à la catégorie 11 a été déposé à la direction
générale de la Fonction publique avant le premier février et ce, "conformément
aux engagements pris par le ministère auprès de l'ensemble du corps des
paramédicaux, ainsi que les engagements pris par le ministre de la Santé, de la
Population et de la Réforme hospitalière, M. Djamel Ould Abbès, lors de la
rencontre du Conseil national du syndicat algérien des paramédicaux", a-t-on
précisé.
Khaldi, effectuera aujourd’hui
une
visite
de
travail
et
d’inspection dans la wilaya de
Aïn Defla.
Rentrée
professionnelle
A l’issue de la réunion des membres du bureau natio-
nal, des coordinateurs des circonscriptions administra-
tives d’Alger la capitale et de ses communes, des repré-
sentants de la société civile et de la jeunesse, hier à El
Biar, la coordination nationale des associations de soutien
au programme du Président de la République a fait par-
venir hier soir un communiqué à notre rédaction dans
lequel elle appelle « l’ensemble des militants et des natio-
nalistes sincères, notamment les jeunes, à faire preuve de
vigilance, d’être prudents pour renforcer la paix et la sta-
bilité du pays, réalisées grâce à l’œuvre de réconciliation
nationale, initiée par le Président Abdelaziz Bouteflika. »
La 2 e session
le 27 février
Ce matin, à 11 h, `
au siège du journal Ech-Chourouk
La deuxième session de la rentrée professionnelle
aura lieu le 27 février 2011. Pas moins de 264.000 nou-
veaux postes de formation seront ouverts, dont plus de
65.000 en formation résidentielle, 18.827 pour la forma-
tion en cours du soir et 4000 pour la formation à distan-
ce.
Conférence de presse sur la finale
éliminatoire mondiale WBC
Benhamadi
Zakat
Plus de 8.000 crédits
Le comité d’organisation pugilistique 2011 de boxe anglaise professionnelle
organise une conférence de presse, ce matin à 11 h, au siège du journal Ech-
Chourouk. Cette conférence portera sur la finale éliminatoire mondiale WBC,
entre deux boxeurs talentueux : le Britannique d’origine nigériane, Ajose
à Oran
bonifiés accordés depuis
2004
Olusegun, premier mondial WBC et l’Algérien Ali Chebah, troisième mondiale.
Quelque 8386 crédits bonifiés destinés au financement de
projets d'investissement ont été accordés dans le cadre du
fonds de la zakat depuis son entrée en vigueur en 2004, a-
t-on appris mardi auprès du ministère des Affaires
religieuses et du Wakfs. "8.386 crédits bonifiés ont été
Du 20 au 23 février
à la SAFEX, Pins maritimes, Alger
M. Moussa Benhamadi
ministre de la Poste et des
Technologies de l’information
et de la communication
effectuera aujourd’hui une
visite d’inspection dans
différentes structures de la
Salon national de l’entrepreneur local
accordés depuis l'entrée en vigueur du fonds de la zakat en
2004", a précisé à l'APS M. Adda Fellahi, conseiller en
communication auprès du ministre des Affaires religieuses
Poste et des Télécoms relevant de la wilaya d’Oran.
Le point de départ se fera ce matin à partir du siège
de la wilaya.
Sous le haut patronage du ministre de l’Industrie, de la Promotion de
l’investissement et de la PME, M. Mohamed Benmeradi, un Salon national de
et du Wakf, en marge d'une conférence organisée par le
l’entrepreneur local (SNEL 2011),
centre d'Ech-Chaab pour les études stratégiques sur le
fonds de la zakat.
Ces crédits ont été consacrés au financement de divers
projets, notamment au profit des universitaires et des
diplômés des instituts de formation professionnelle.
Tizi-Ouzou
9 tonnes de crevettes
royales exportées en 2010
sera organisé par le groupe CPM
Consulting, du 20 au 23 février à la
Safex, Pins Maritimes à Alger.
Ce Salon a pour objectif
d’encourager et de vulgariser les
outils de création et de
développement des PME par le biais
de business plans, de plan marketing
annuels, d’études de marchés,
propositions de solutions
informatiques et NTIC.
Huit tonnes et 786 kg de crevettes royales ont été
exportées en 2010, et pour la première fois, à partir de la
wilaya de Tizi-Ouzou, a-t-on appris auprès de la direction
Du 9 au 15 juillet,
à Tizi-Ouzou
de la pêche et des ressources halieutiques.
Le bilan de
l’année écoulée fait état également de la prise, dans les
zones de pêche maritime de la région, d’une quantité de
827 tonnes de poissons blancs et pélagiques. Quelque 116
tonnes de loup de mer et de daurade ont été également
produites par la ferme aquacole de Mellata, sur le littoral
d’Azeffoun, a-t-on indiqué. S’agissant de la pêche
aquacole, il est fait état de la pêche au niveau des
barrages, exploités par concession, de 149 tonnes de
poissons d’eau douce, constitués notamment par les carpes
royales et grande bouche. La wilaya de Tizi-Ouzou compte
quelque 419 marins pêcheurs (tous grades confondus)
8 e festival culturel
«Raconte-Arts »
activant au niveau des ports de Tigzirt et d’Azeffoun, avec
une flotte constituée de 180 petits métiers, 12 chalutiers,
27 sardiniers et un thonier.
Le village Taourirt Amokrane à Tizi
Ouzou abritera du 9 au 15 juillet
prochain, la 8e édition du festival
culturel itinérant «Raconte-Arts».
Cette manifestation culturelle annuelle
initiée par la ligue des arts
cinématographiques et dramatiques de
Tizi-Ouzou, le comité du village de
Taourirt Amokrane et l’association
Imnayen du même village, sera placée
sous le thème « Ecouter la voix des
Solidarité
ancêtres, éclairer la voie de l’avenir »
Attribution de bus de
transport scolaire à
Laghouat
et animée par quelque150 artistes de
différentes disciplines dont une
trentaine venant d’Italie, d’Espagne et
de France. Au programme, nuits du
conte, récitals poétiques et de chants,
rencontres littéraires, spectacles de rue
Une flotte de 13 bus destinés au transport scolaire a été
attribuée, mardi, en faveur de certaines communes de la
wilaya de Laghouat, a indiqué le chef de l'exécutif de la
et défilés, théâtre, cinéma, atelier
thématiques et expositions-ventes des
produits du terroir.
wilaya
Inscrite dans le cadre de l'amélioration des
conditions de scolarisation des élèves en régions
enclavées, l'opération est la seconde d'un programme du
ministère de la solidarité nationale portant affectation à la
wilaya de Laghouat de 29 bus, de 26 places chacun, a
précisé le wali de Laghouat.
Selon le même responsable, 24 de ces bus sont destinés aux
communes et le reste aux associations juvéniles et écoles
pour personnes aux besoins spécifiques. Une enveloppe
financière conséquente a été consacrée par la wilaya au
renforcement du transport scolaire, pour l'acquisition
d'autobus, de 50 places chacun, pour les élèves des
communes d'El Ghicha, Ain Sidi Ali, Sidi Makhlouf et El
Haouita, a-t-on ajouté de même source. Un parc de 10 bus
avait été mis , en octobre dernier, à la disposition de 9
communes rurales et enclavées de la wilaya Laghouat, pour
Hier à 9 h19 à
Mouzaïa (Blida)
Secousse
tellurique
de magnitude 3.7
Une secousse tellurique de magnitude
3.7 sur l'échelle de Richter a été
enregistrée hier à 9 h19 (heure locale)
dans la wilaya de Blida, a indiqué le
Centre de recherche en astronomie,
astrophysique et géophysique
le transport scolaire, et d'un établissement spécialisé
relevant du secteur de la solidarité nationale.
La flotte de transport scolaire dans la wilaya de Laghouat
(CRAAG) dans un communiqué.
L'épicentre du tremblement de terre a
été localisé à 10 km sud de Mouzaia,
est passée, à la faveur de cette opération, à 130 véhicules,
a précisé la même source.
a fait savoir le même responsable.
Mercredi 9 Février 2011

Nation

EL MOUDJAHID

3

Selon des avocats

La dépénalisation de l’acte de gestion mettra fin à “la confusion” et libérera l'acte d'entreprendre

Maître Miloud Brahimi Maître Mokrane Aït Larbi Maître Zahouane Maître Farouk Ksentini
Maître Miloud Brahimi
Maître Mokrane Aït Larbi
Maître Zahouane
Maître Farouk Ksentini

L e projet de dépénalisation

favorablement accueilli par

des avocats qui ont estimé qu'elle mettra fin à "la confusion" ayant fait des victimes parmi les cadres gestionnaires et libérera l'acte d'entreprendre. Le Président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, avait chargé le gouvernement, lors du Conseil des ministres, tenu jeudi, de préparer les dispositions légis- latives appropriées en vue de la dépénalisation de l'acte de ges- tion. "J'invite les cadres et gestion- naires publics à s'atteler sereine- ment à leur mission, en faisant confiance à l'Etat qui les emploie et à la justice indépendante", avait souligné le Président Bouteflika lors du Conseil des ministres. Maître Miloud Brahimi a affirmé, à ce sujet, que "contraire- ment à ce que l'on pense, c'est la mesure la plus importante prise par le Chef de l'Etat lors du der- nier Conseil des ministres même si, de toute part, on parle plutôt et beaucoup de la levée de l'état d'ur- gence". Cet avocat explique que "le système a existé avant l'instau- ration de l'état d'urgence et il exis- tera après sa levée, par contre la pénalisation de l'acte de gestion

de l'acte de gestion a été

est consubstantielle à ce système". Il a ajouté que dépénaliser l'ac- te de gestion est "un signe beau- coup plus fort afin d'évoluer dans la bonne direction", parce que, de son point de vue, "il y a eu une injustice énorme endurée par nos cadres gestionnaires qui, enfin, ne vont plus fonctionner comme un

l'avocat Hocine Zahouane qui estime que la décision du Chef de l'Etat est "positive" et permettra de "lever les ambiguïtés" et de mettre fin à "la confusion qui a fait des victimes" parmi les cadres gestionnaires. Pour Me Zahouane, "il faut

mesure où l'article 421 du code pénal qui pénalisait les infractions liées à la mauvaise gestion a été abrogé en 1988. L'article 421 de la loi 82-04 du 13 février 1982 stipulait que "qui- conque, n'ayant, dans des cir- constances dépendant de sa volonté, pris ou tenté de prendre

paravent à l'absence de lutte réelle contre la corruption". Pour nombre de magistrats, contactés par l'APS, dépénaliser l'acte de gestion c'est "libérer l'ac- te d'entreprendre", soutenant que l'acte matériel de l'infraction de la mauvaise gestion est "difficile-

dissiper la confusion entre l'acte de gestion qui relève de l'admi-

nistration et le pénal qui relève du criminel", précisant que la sanc- tion pour une "gaucherie" ou une erreur de gestion "doit être disci- plinaire". Enfin, Me Farouk Ksentini qualifie la décision de dépénaliser

les mesures nécessaires relevant de ses prérogatives pour éviter ou

limiter le dommage, aura de ce fait, laissé périr, se détériorer, ou se dissiper, des biens, du maté- riel, des matériaux, des produits industriels ou agricoles, des valeurs ou documents appartenant

ment détectable et est toujours

l'acte de gestion de "salutaire",

à

l'Etat ou à l'un des organismes

sous l'appréciation des magis-

estimant qu'elle permettra de

visés par l'article 119, est puni

trats". Ils estiment aussi que l'ac-

"donner du punch à l'économie".

d'un emprisonnement de deux ans

te de la mauvaise gestion reste au

Il

a également souligné que dans

à

cinq ans et d'une amende de

niveau de l'action disciplinaire et

le

cas d'une mauvaise gestion, "on

2000 à 10 000 DA".

tout gestionnaire relève d'une

peut se satisfaire d'une sanction

L'article 119 cite les magis-

tutelle qui peut le sanctionner

disciplinaire ou de licenciement

trats, les fonctionnaires, les offi-

pour avoir failli. L'avocat Mokrane Aït Larbi a, pour sa part, souligné que "ce n'est pas à

au lieu d'avoir recours au pénal". Pour Me Bouchachi, il est plus important de penser à combattre

ciers public ainsi que toute per- sonne investie d'une fonction ou d'un mandat, même temporaire,

la justice de gérer l'acte de ges-

la

corruption, la dilapidation des

rémunéré ou gratuit et concourt, à

tion", déplorant que beaucoup de

deniers publics et le gaspillage. Il

ce titre, au service de l'Etat, des

cadres gestionnaires ont été jugés

a

estimé que la question de ges-

collectivités locales, des établisse-

sur des actes de gestion. "La justice pénale ne doit intervenir que dans les cas d'abus de pouvoir et de détournement. Tout le reste doit être dépénalisé", a-t-il soutenu. Le même avis est exprimé par

tion doit être "largement débat- tue" et "non réglée par une ins- truction". Cependant, d'autres juristes soutiennent que la mauvaise ges- tion a été juridiquement dépénali- sée depuis fort longtemps, dans la

ments et organismes de droit public ainsi que des entreprises publiques économiques et de tout organisme de droit privé assurant la gestion d'un service public.

Les gestionnaires publics réconfortés

gestion, "ne doit pas aboutir au risque zéro" car, a-t-il dit, les actes de fraude prémédités comme le détournement et la dilapidation de biens ainsi que la non application de la loi portant préjudice à l'éco- nomie "doivent être réprimés davantage et traités dans un cadre pénal". De son côté, l'Union natio- nale des entrepreneurs publics (UNEP), unique association regroupant les gestionnaires du secteur public en Algérie, a quali- fié d'acte "majeur" cette décision. Cette mesure "va être un élé- ment majeur pour conforter les gestionnaires du secteur public et, partant, libérer leurs initiatives pour le renforcement de la straté- gie de relance de l'outil de produc- tion", a affirmé l'organisation dans un communiqué. Pour sa part, le vice-président de la Chambre algérienne de commerce et d'industrie (CACI), Améziane Medjkouh, a estimé que la décision de dépénali- ser l'acte de gestion constitue "une normalisation" de procédures de

gestion.

Il s'agit "d'une normalisa-

tion qui va alléger la charge qui pesait sur l'ensemble des gestion- naires, notamment ceux du secteur public", a déclaré M. Medjkouh à l'APS. "On est désormais revenu au régime général (en matière de responsabilité des gestionnaire) appliqué d'ailleurs à travers le monde", a-t-il ajouté. Selon lui, une telle décision permettra dorénavant à l'ensemble des décideurs de pouvoir prendre des décisions dans un cadre "pure- ment économique et sans avoir une épée sur la tête qui jusqu'à présent les ligotait quand il s'agit de

M. Abderrahmane Benkhelfa M. Réda Hamiani
M. Abderrahmane Benkhelfa
M. Réda Hamiani

prendre une décision". De son côté, le vice-président du Cercle d'action et de réflexion autour de l'entreprise (CARE), Slim Othmani, a relevé que la décision de dépénaliser l'acte de gestion est une décision "très importante" car elle va donner "plus d'autonomie aux entreprises et aux banques et leur permettra de s'exprimer pleinement sur le mar- ché". "A la faveur de cette mesure, on va finalement voir quelles sont les réelles capacités des entreprises publiques". De ce fait, a-t-il poursuivi, les managers publics vont ainsi "se comporter sans injonction aucune et assumer leurs responsabilités face à un conseil d'administration ou face au propriétaire qui est l'Etat". Par contre, les erreurs administratives ou les insuffi- sances de procédures doivent être traitées dans un cadre profession- nel, a-t-il conclu.

Pour le président du Forum des chefs d'entreprises (FCE), M. Réda Hamiani, cette décision était "très attendue" et "réclamée" par les gestionnaires, notamment par les banquiers qui, a-t-il dit, "avaient des marges de manœuvres très restreintes dans la mesure où, à chaque prise de risque, ils encou- rent de graves peines au niveau du pénal". Lors du dernier Conseil des ministres, le Président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, avait chargé le gouver- nement de préparer les disposi- tions législatives appropriées pour la dépénalisation de l'acte de ges- tion. Cette décision est de nature à ''rassurer davantage les cadres ges- tionnaires sans que cela ne puisse signifier l'impunité", soulignait le communiqué du Conseil des ministres.

L es représentants des gestion- naires du secteur public économique se sont félicités

mardi de la décision de dépénaliser l'acte de gestion prise par le Conseil des ministres, la qualifiant d'"élément majeur de nature à conforter les gestionnaires du sec- teur public". "C'est une excellente décision et un encouragement de premier ordre pour des milliers d'interve- nants dans le secteur public écono- mique et bancaire", a dans ce sens, affirmé à l'APS le Délégué géné- ral de l'Association des banques et établissements financiers (ABEF), M. Abderrahmane Benkhelfa. Une telle mesure permettra en particulier de "libérer les décisions (des gestionnaires publics) et tran- quilliser les milliers d'opérateurs publics mais aussi d'enlever la dif- férence entre la gestion publique et privée", a souligné M. Benkhelfa pour qui la levée de cette contrain- te majeure va faire "émerger les capacités réelles des managers publics qui vont travailler désor- mais dans un contexte de compé- titivité et de rentabilité écono- mique". Elle aura également un impact positif sur les durées de traitement des dossiers, notamment dans le secteur bancaire réputé pour son risque élevé essentiellement dans l'octroi des crédits, l'évaluation des

projets et le contrôle des opéra- tions de commerce extérieur, a-t-il ajouté. Le représentant des banquiers a, toutefois, tenu à expliquer que la mesure de risque induite par la décision de dépénaliser l'acte de

Réformes

et développement

Des retombées socioéconomiques positives

L es mesures prises en Conseil des ministres s’ap- parentent à un véritable

plan d’action visant à booster la dynamique nationale qui est appe- lée à atteindre sa vitesse de croi- sière avec l’application du pro- gramme d’investissements publics s’étalant jusqu'à 2014. Opportunes, les décisions du Président de la République, vien-

nent accompagner une étape déterminante pour l’avenir du pays. Il n’y a que ceux qui se confinent à dessein dans un néga- tionnisme pathologique qui ne

voient pas venir les changements qualitatifs sur lesquels l’Algérie a mis le cap en décidant souverai- nement de construire une démo- cratie et réaliser l’aspiration populaire à un Etat de droit qui garantisse la justice sociale. N’est -ce pas là l’objectif escompté par les réformes engagés en profon- deur dans tous les secteurs et par une politique de développement dont personne ne nie aujourd’hui les retombées socioéconomiques en dépit des faiblesses persis- tantes et dont les pouvoirs publics

ont pleinement conscience. ? Le

plan quinquennal 2010/2014 consacre la consolidation des

résultats réalisés à l’ombre des programmes mis en œuvre depuis 1999 et la poursuite de l’œuvre d’édification et de l’élan réforma- teur. Dans ce contexte, l’Algérie se prépare à s’investir davantage dans la construction de la démo- cratie participative et l’avènement d’une gouvernance imprégnée des normes en vogue universellement, celle qui promeut la citoyenneté et préserve l’intérêt général. C’est

à l’ombre de ces impératifs que

l’on appréhende la volonté du Président de la République de concrétiser l’objectif d’améliora- tion de la gouvernance, d’autant que cette dernière est de nature à permettre la relance du dévelop- pement national et à améliorer substantiellement les conditions de vie des citoyens. Les instruc- tions du Chef de l’Etat à l’endroit de l’exécutif s’inscrivent dans cette quête permanente de confé- rer l’efficacité requise à l’action

de l’Etat et d’instaurer la rigueur dans la gestion des moyens et des deniers de l’Etat aux fins de réali- ser les objectifs stratégiques notamment ceux inhérents à la satisfaction des besoins en loge- ments et en postes de travail pour ne citer que ces deux segments du plan quinquennal qui a pour ambition de résorber les déficits en créant 3 millions d’emplois et en venant à bout de tout l’habitat précaire. Le dernier Conseil des ministres s’apparente à une feuille de route

à même de permettre au gouver-

nement de s’investir pleinement dans la concrétisation de la poli- tique prônée par le Chef de l’Etat. Le programme du Chef de l’Etat

est intense et porteur de réelles perspectives pour le pays. L’Algérie qui change, opère une mue qualitative et conforte sa cohésion et son unité. Pour l’ar- chitecture du projet de l’Algérie moderne et en phase avec la ten- dance mondiale et avec les aspira- tions citoyennes, les échéances économiques et politiques qui jalonneront le quinquennat s’ap- parentent aux dernières retouches conduisant à l’émergence. S. Lamari

Coopération

4

EL MOUDJAHID

Le Président de la République reçoit le ministre iranien des AE

Alger-Téhéran

Une nouvelle dynamique dans les relations bilatérales

M. Ali Akbar Salehi Ph. : A. Yacef
M. Ali Akbar Salehi
Ph. : A. Yacef

L e Président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, a

reçu hier à Alger, le ministre iranien des Affaires étrangères, M. Ali Akbar Salehi qui effec-

des Affaires étrangères, M. Ali Akbar Salehi qui effec- L e ministre iranien des Affaires étrangères,

Le ministre iranien des Affaires étrangères, M. Ali Akbar Salehi, a sou- ligné hier à Alger la nécessité de raffermir les relations unissant l'Algérie et l'Iran dans les domaines commercial, écono- mique, industriel et technolo- gique. Dans une déclaration à la presse à l'issue de l'audience que lui a accordée le Président de la

tue une visite de deux jours en Algérie. L'audience s'est déroulée à Djenane El-Mufti en présence du ministre des Affaires étran- gères, M. Mourad Medelci et

République, M. Abdelaziz Bouteflika, M. Salehi a exprimé son souhait "d'approfondir les relations entre les deux pays dans les domaines commercial, industriel, économique et tech- nologique conformément à la volonté des dirigeants des deux pays". Le chef de la diplomatie ira- nienne a indiqué avoir abordé avec le Président Bouteflika,

du ministre délégué chargé des Affaires africaines et maghré- bines M. Abdelkader Messahel.

lors de cette audience, différents sujets. Par ailleurs, M. Salehi a rendu hommage au Président Bouteflika, indiquant que " le Président Bouteflika, en plus du fait qu'il soit président d'un peuple et d'un pays séculaire, il est aussi une personnalité inter- nationale militante".

Rencontre avec le Premier ministre

Le Premier ministre, M. Ahmed Ouyahia, a reçu hier à Alger, le ministre iranien des Affaires étrangères, M. Ali Akbar Salihy, en visite en Algérie, indique un communiqué du cabi-

net du Premier ministre. Le ministre des Affaires étran- gères M. Mourad Medelci a assisté à cette audience, ajoute la même source.

Entretien avec M. Medelci…

ministre des Affaires

étrangères, M. Mourad Medelci, a reçu hier à

Alger son homologue iranien M. Ali Akbar Salehi qui effectue une visite de deux jours en Algérie. Cette visite, entamée lundi, s'inscrit dans le cadre de "la nou- velle dynamique" qui marque désormais les relations bilaté- rales entre l'Algérie et l'Iran durant ces dernières années, en application des orientations du Président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika et son homologue iranien, M. Mahmoud Ahmadinejad, avait indiqué un communiqué du ministère des Affaires étrangères. Elle se veut "une occasion pour évaluer la mise en œuvre des recommandations de la 1ère

L e

session de la haute commission mixte algéro-iranienne tenue en novembre 2010 à Téhéran et co- présidée par le Premier ministre algérien et le premier vice-prési- dent iranien. Plusieurs résultats positifs avaient sanctionné cette session, dont la définition de nouveaux domaines de coopéra- tion, la consolidation du cadre juridique de coopération bilatéra- le, à travers la signature de 10 conventions et mémorandums d'entente dans divers domaines. L'Algérie est le premier pays que visite M. Salehi, après qu'il eut obtenu, le mois dernier, la confiance du conseil consultatif iranien (Majlis Echoura) et sa désignation officielle au poste de ministre des Affaires étrangères, dont il assure l'intérim, depuis le 13 décembre 2010.

… et M. Messahel

L ministre délégué chargé

des Affaires africaines et maghrébines, M.

Abdelkader Messahel a reçu, également le ministre iranien des Affaires étrangères, M. Ali Akbar Salehi. Dans une déclaration à la presse à l'issue de l'audience, M. Messahel a indiqué avoir abordé avec son hôte la coopération bila- térale rappelant dans ce contexte la réunion de la haute commis- sion mixte algéro-iranienne tenue en novembre 2010 à Téhéran. Il a également été question de l'évaluation de la coopération bilatérale notamment s'agissant

e

de la redynamisation des déci- sions de la réunion de Téhéran, a précisé M. Messahel ajoutant que les deux parties ont abordé tous les dossiers dont la création d'un fonds de développement algéro- iranien et la concrétisation de la proposition de création d'un comité d'hommes d'affaires algé- riens et iraniens devant se réunir dans les semaines à venir. Les deux parties ont égale- ment convenu de coopérer dans plusieurs domaines à l'instar du Bâtiment et des Travaux publics et de suivre la redynamisation de la feuille de route (2011-2012) qui fixe toutes les réunions tech- niques entre la précédente ses- sion de la haute commission mixte algéro-iranienne et la pro- chaine session prévue à Alger en 2012 au niveau des ministères des Affaires étrangères des deux pays. L'occasion était pour les deux parties de procéder à "un échange de vues sur les ques- tions d'intérêt commun outre l'examen de la situation et des conflits en Afrique et la réforme de l'Organisation des Nations unies (ONU)", a-t-il ajouté. De son côté, le ministre ira- nien s'est félicité du niveau des relations "séculaires" entre son pays et l'Algérie soulignant la place "de choix" qu'occupe l'Algérie auprès des iraniens et sur la scène internationale. M. Salehi a mis en avant le travail "commun et sérieux" accompli par les deux pays dans les fora internationaux exprimant la reconnaissance que voue son pays au peuple et au gouverne- ment algériens "pour leur soutien aux activités nucléaires ira- niennes à des fins pacifiques". Le commerce, l'industrie, les technologies et les questions internationales d'intérêt commun ont également été abordés lors de cette rencontre, selon le ministre iranien qui a tenu à affirmer la volonté de l'Iran à élargir le tra- vail commun avec l'Algérie, esti- mant que les deux pays étaient complémentaires. Enfin, M. Salehi s'est dit opti- miste quant aux perspectives de la coopération bilatérales annon- çant la création fin mars d'un fonds d'investissements suscep- tible de permettre le lancement de projets mixtes. APS

L e projet du gazoduc Medgaz reliant directe- ment l'Algérie à Algérie-Espagne l'Espagne est opérationnel
L e projet du gazoduc
Medgaz reliant directe-
ment l'Algérie à
Algérie-Espagne
l'Espagne est opérationnel dans
sa partie algérienne et sa mise
en service est "imminente", ont
affirmé hier à Beni Saf dans la
wilaya de Ain Temouchent des
responsables du projet.
La station de compression
de Beni Saf, alimentée par le
pipe-line (GZ4) provenant de
Hassi R'mel (Laghouat) est "fin
prête" pour procéder au pompa-
ge du gaz vers le sud de
l'Espagne, a déclaré à des jour-
nalistes le directeur régional de
la société de transport par cana-
lisation (TRC), filiale du grou-
pe Sonatrach, M. Mohamed
Tayeb Cherif.
Selon ce responsable qui
s'exprimait lors d'une visite de
présentation du complexe de
Beni Saf, tous les essais tech-
niques préalables à la mise à
gaz du gazoduc ont été termi-
Medgaz : la mise en service
du projet est "imminente"
effectuée début novembre
2010.
nés. "Le gazoduc est actuelle-
ment en stand by. Sa mise en
service est imminente", a affir-
mé M. Tayeb Cherif.
De son côté, le responsable
de la société Medgaz à Beni
Saf, Miloud Beddad, a précisé
que les essais techniques liés,
entre autres, au fonctionnement
des équipements de traitement
et de compression de gaz, ali-
mentation en énergie ainsi que
la sécurité des installations
étaient entamés en juin 2009,
alors que la mise à gaz expéri-
mentale des équipements a été
M. Beddad a assuré, dans ce
sens, que ces essais, bouclés en
janvier dernier, ont permis de
s'assurer de la fiabilité du gazo-
duc pour une "exploitation
sécurisée".
S’agissant du volet environ-
nement, une étude d’impact
dans la région menée en amont
du projet a été approuvée et
avalisée par les autorités com-
pétentes, notamment le minis-
tère de l’Aménagement du ter-
ritoire et de l’Environnement,
a, en outre, assuré M. Tayeb
Cherif.
Le complexe de Beni Saf,
situé dans la localité de Sidi
Djelloul à mi-chemin du chef
après avoir achevé les études
de faisabilité.
La société nationale des
hydrocarbures Sonatrach et la
compagnie espagnole Cepsa
détenaient chacune 20% du
capital de Medgaz. Le reste des
actions est réparti à parts
égales (12%) entre Totalfinaelf,
Gaz de France, BP, Iberdrola et
Endesa.
Le projet a été classé par le
lieu de la wilaya de Aïn
Temouchent, est composé de
deux infrastructures à savoir le
terminal arrivée du GZ4 ache-
minant du gaz à partir du gise-
ment de Hassi R’mel sur une
distance de 638 km, et la station
de compression de gaz destinée
à l’Espagne via un tube sous-
marin de 200 km de longueur.
Le GZ4, dont la capacité
annuelle est estimée à 11,4 mil-
liards de mètres cubes, est en
grande partie destiné à alimen-
ter le Medgaz (8 milliards m3
par an), la capacité restante
étant réservée à fournir du gaz
naturel pour les centrales élec-
triques de Hadjret Ennous
(Tipaza) et Terga (Aïn
Temouchent) ainsi que la zone
industrielle d’Arzew en fonc-
tion des besoins de chaque ins-
tallation et aussi de la capacité
du pipeline, explique-t-on.
La station de compression
est, quant à elle, composée de
trois unités: une unité de filtra-
ge, une autre de détente
(décompression de gaz) et une
station de comptage dont la
mission est de comptabiliser le
gaz commercialisé vers
l’Espagne.
La quantité de gaz commer-
cialisée et comptabilisée par
cette unité est soumise à une
vérification quotidienne tripar-
tite de la part du fournisseur
(Sonatrach), le client (Medgaz)
et l’autorité chargée de contrô-
ler le commerce extérieur
(Douanes), a-t-on ajouté. Le
gazoduc Medgaz est d'un dia-
mètre de 24 pouces qui traverse
la Méditerranée et reliera
l'Algérie à l'Europe via
l'Espagne. Il est d'une longueur
de 1.050 km dont 550 km sur le
territoire algérien et d'une pro-
fondeur de plus de 2.000
mètres.
Le consortium Medgaz, créé
en vue de la réalisation de ce
gazoduc a été transformé en
2004 en société de construction
gouvernement espagnol en
2004 dans la catégorie ''A", ce
qui lui confère un caractère
prioritaire dans le plan énergé-
tique espagnol.
Son coût global est estimé à
plus d’un milliard d’euros dont
plus de 420 millions représen-
tant la partie algérienne réalisée
dans sa totalité par une main
d’œuvre locale.

Mercredi 9 Février 2011

Coopération

EL MOUDJAHID

5

et le ministre des AE et du Commerce extérieur de Corée

Alger-Séoul : un partenariat gagnant-gagnant

M. Kim Sung Hwan Ph. : A. Yacef
M. Kim Sung Hwan
Ph. : A. Yacef

Président de la

L e République, M. Abdelaziz Bouteflika, a reçu hier, à

Alger le ministre des Affaires

Bouteflika, a reçu hier, à Alger le ministre des Affaires L e ministre des Affaires étrangères

Le ministre des Affaires étrangères et du Commerce extérieur de la République de Corée, M. Kim Sung Hwan, a réaffirmé hier à Alger la volonté de son pays de développer un partenariat "gagnant-gagnant" avec l'Algérie.

"J'ai fait part au Président Abdelaziz Bouteflika de la volon- té de la République de Corée d'oeuvrer au développement d'un partenariat gagnant-gagnant entre les deux pays, notamment dans le domaine économique", a

étrangères et du Commerce exté- rieur de la République de Corée, M. Kim Sung Hwan, en visite de trois jours en Algérie.

déclaré à la presse M. Kim Sung Hwan, à l'issue de l'audience que lui a accordée le Chef de l'Etat. Le ministre coréen a, également, indiqué que son pays était dispo- sé à faire bénéficier l'Algérie de son savoir-faire dans les techno- logies de l'information et de la communication. Rappelant que les présidents des deux pays ont convenu d'établir un "partenariat stratégique", il a souligné l'enga- gement de Séoul à intensifier ses efforts pour promouvoir une

L'audience s'est déroulée à Djenane El-Mufti en présence du ministre des Affaires étrangères, Mourad Medelci.

coopération "digne de ce partena- riat".

Le chef de la diplomatie coréen- ne a précisé, à cet égard, avoir évo- qué avec le Président Bouteflika les moyens de développer "davantage" les relations bilatérales d'amitié et de coopération. Il a relevé, dans ce contexte, l'existence d'une "coopéra- tion active" dans les domaines de l'énergie nucléaire pacifique, l'agri- culture et la pêche. M. Kim Sung Hwan a indiqué, par ailleurs, avoir abordé avec le chef de l'Etat des questions internationales d'intérêt commun.

M. Kim se félicite de l'évolution "rapide" des relations entre la Corée et l'Algérie

L e ministre des Affaires

extérieur de la République

de Corée, M. Kim Sung Hwan, a exprimé, hier, à Alger, sa satisfac- tion de l'évolution "si rapide" des relations entre son pays et l'Algérie. "Nous sommes très satis- faits de l'évolution si rapide des relations d'amitié et de coopéra- tion entre nos deux pays", a décla- ré M. Kim lors d'un point de pres- se commun avec le ministre des Affaires etrangères, M. Mourad Medelci. Il a rappelé , à cet effet ,que les relations diplomatiques entre la République de Corée et l'Algérie ont été établies il y a vingt ans et les deux pays sont liés aussi par un partenariat stratégique depuis cinq ans. "Au cours de ces années relati- vement courtes, nous avons enre- gistré un développement rapide en matière d'échanges commerciaux et d'investissements", s'est-il féli- cité. Evoquant sa réunion avec M. Medelci, le ministre coréen a indi- qué que les deux parties se sont penchées en premier lieu sur "les relations bilatérales et les moyens

étrangères et du Commerce

de les renforcer davantage, ainsi que les questions internationales". "Nous avons discuté des moyens de renforcer davantage ces rela- tions excellentes pour qu'elles puissent se hisser à la hauteur du partenariat stratégique liant les deux pays", a souligné M. Kim. Le ministre coréen a indiqué, à cet égard, avoir évoqué avec son homologue algérien, outre le développement de la coopération, la diversification des secteurs de cette coopération. Parmi les sec- teurs évoqués, il a cité l'agricultu- re, la pêche, les technologies de

l'information et de la communica- tion (TIC) et l'énergie nucléaire pacifique, rappelant à ce propos, que la prochaine commission mixte de coopération sera l'occa- sion pour les Coréens de s'enquérir des opportunités d'investissement dans ces domaines. M. Kim a aussi exprimé la volonté de son pays de partager son expérience en matière de développement, avec

les pays africains. "La Corée a connu la colonisation, et nous avons connu également l'extrême pauvreté. Malgré ces difficultés, nous avons pu réaliser un dévelop- pement économique rapide, et nous devrions maintenant partager notre expérience notamment avec les pays africains", a-t-il ajouté.

Rencontre Medelci - Kim Sung Hwan

Le ministre des Affaires étran- gères, M. Mourad Medelci, a reçu hier à Alger le ministre des Affaires étrangères et du Commerce exté- rieur de la République de Corée, M. Kim Sung Hwan, en visite de trois jours en Algérie. Cette visite constitue une "excel- lente opportunité" pour le renforce- ment des relations entre les deux pays qui ont connu une nouvelle impulsion depuis la visite d'Etat effectuée en Corée, en décembre 2003 par le Président de la République et celle en Algérie en mars 2006 du Président sud-coréen, avait indiqué lundi le ministère des

Affaires étrangères dans un com- muniqué. Au plan économique, la visite de M. Kim Sung Hwan représente une occasion pour examiner les rela- tions de coopération qui enregis- trent, depuis l'établissement des relations diplomatiques entre les deux pays, en janvier 1990, une constante progression, avait souli- gné la même source. Les échanges commerciaux bila- téraux sont passés de 2,6 milliards USD en 2009 à 3,5 milliards USD en 2010 dont 2 milliards d'exporta- tions algériennes.

Point de presse conjoint

M. Medelci invite les entreprises sud-coréennes à s'implanter "durablement" en Algérie

L e ministre des Affaires étran-

invité hier, les entreprises

sud-coréennes à venir s'implanter "durablement" en Algérie pour par- ticiper au programme de développe- ment de l'Algérie. "La conjoncture est favorable, car nous avons réussi l'un et l'autre à traverser la crise (économique mondiale) sans grand dommage et à préserver nos atouts qui sont non négligeables", a relevé M. Medelci lors d'un point de presse conjoint avec le ministre des Affaires étran- gères et du Commerce extérieur de la République de Corée, M. Kim Sung Hwan, à l'issue d'une réunion entre les deux délégations. "En ce qui concerne l'Algérie, nous avons des atouts exceptionnels si nous mettons en relief à la fois les pro- grammes de développement qui sont en réalisation, à même de donner, encore plus que le passé, l'occasion aux entreprises sud-coréennes de venir participer à leur réalisation et de venir s'implanter durablement dans le marché algérien", a-t-il sou- ligné. M. Medelci a qualifié la coopération entre les deux pays d'extrêmement prometteuse, voire exemplaire", rappelant qu'"en si peu de temps, nous avons intensifié nos consultations politiques au point qu'à la faveur de la visite du Président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, à Séoul en 2003, et celle effectuée par son homologue sud-coréen à Alger en 2006, nous avons abouti à un accord de partenariat stratégique et nous sommes en train de le mettre en oeuvre". La réunion a été aussi une occasion de se pencher sur les "axes forts" de la relation bilatérale,

gères, M. Mourad Medelci, a

a-t-il ajouté, précisant que ces axes "sont les uns et les autres fédérés autour d'un objectif central qui est celui du développement durable et de la diversification de nos écono- mies". "C'est donc, dans cet esprit que nous avons convenu de conti- nuer à travailler ensemble dans le domaine des énergies en générale et des énergies renouvelables en parti- culier", a fait savoir M. Medelci, précisant que "les discussions entre les deux pays avancent très bien". Il a ainsi exprimé son espoir de "recevoir de nouveau, le plus rapi- dement possible", son homologue sud-coréen "pour signer un accord de coopération dans la domaine du nucléaire pacifique". "Nous avons également convenu de développer des engagements plus fermes en matière de coopération industrielle à la faveur de la création d'un fonds de coopération industriel qui est maintenant quasiment finali- sé", a indiqué encore le ministre algérien. M. Medelci a ajouté que les deux parties ont convenu de développer "davantage" leurs relations, "pas seulement au niveau bilatérale, mais également à travers la création d'un centre africain de technologies avancées qui pourraient donc avoir une profondeur continentale". Soulignant que la Corée du Sud est à la pointe des technologies nou- velles, il a précisé que c'est dans le domaine des technologies de l'infor- mation et de la communication (TIC) que les deux pays ont conve- nu de coopérer. La coopération algéro-sud- coréenne est "extrêmement concrè- te" dans plusieurs domaines, comme l'énergie et la production de l'ammoniaque, la réalisation des villes nouvelles, comme celle de Sidi Abdallah, a-t-il relevé. "Cette coopération est aujour- d'hui animée par un mécanisme qui fonctionne bien, basé sur la commis- sion mixte, dont la 4e se tiendra avant la fin de ce premier trimestre à Alger", a affirmé M. Medelci. Il a ajouté qu'à l'occasion de la 4e commission, se tiendra à Alger la 8e session de la Task Force. Il s'agira- là, a-t-il souligné, de "deux évène- ments donnant l'occasion de mettre en relief à la fois ce qui existe comme coopération mais surtout de faire en sorte que cette coopération gagne d'autre secteurs, tels que celui de l'agriculture". Concernant ce secteur "impor- tant", il a indiqué que les deux par- ties ont convenu de donner à la coopération, dans le domaine agri- cole, "un potentiel accru dans les prochaines années". "Il y a également l'existence d'une coopération institutionnelle au niveau des deux gouvernements des deux pays, qui est appelée à se déve- lopper", a ajouté M. Medelci, affir- mant avoir "enregistré avec beau- coup de satisfaction que la Corée du Sud est prête à nous accompagner dans l'élaboration de notre vision à moyen et long termes (horizon 2050), sachant que ce pays a mis une très grande expérience en matière de planification et des insti- tuts qualifiés pour nous accompa- gner" dans ce sens.

Algérie-ONU-désarmement

L'Algérie favorable à un traité d'interdiction des matières fissiles destinées à la fabrication d'armes nucléaires

L'Algérie est favorable à l'ou- verture de négociations sur un trai- té d'interdiction des matières fis- siles destinées à la fabrication d'armes nucléaires, a indiqué hier l'ambassadeur, représentant perma-

nent de l'Algérie auprès de l'Office des Nations unies à Genève, M. Idriss Jazaïry. Intervenant à la ses- sion de l'année 2011 de la Conférence sur le désarmement à Genève, M. Jazaïry a souligné que "l'Algérie est favorable à l'ouvertu-

re des négociations sur un traité sur

l'interdiction des matières fissiles

destinées à la fabrication d'armes nucléaires ou autres dispositifs d'explosifs nucléaires, conformé- ment au rapport Shannon CD/1299 du 24 mars 1995 et au mandat qu'il contient". Le rapport Shannon reprend l'accord convenu aux termes de la résolution 48/75 de l'Assemblée générale de l'ONU sur

la même question. Il fournit les cri-

tères de négociation et les éléments d'un tel traité, qui serait non-discri- minatoire, multilatéral, internatio-

nalement et effectivement véri- fiable. Le représentant de l'Algérie

a estimé, à ce sujet, que le traité

recherché devrait permettre la mise en place d'une "norme juridique contraignante, no-discriminatoire et imposable à tous les Etats". Cette norme, a-t-il expliqué, vise à inter- dire la production des matières fis- siles destinées à fabriquer des armes nucléaires ou autres explosifs nucléaires."Le traité est censé, éga- lement, interdire les détournements vers les utilisations interdites des matières fissiles civiles ou de celles récupérées dans le cadre des

mesures de réduction des arsenaux nucléaires", a-t-il ajouté. S'agissant de la portée du traité, M. Jazaïry a estimé que "les matières fissiles concernées par l'interdiction devraient englober toutes les matières pouvant être utilisées à des fins prohibées". Il a, toutefois, relevé que les matières fissiles des- tinées à des fins pacifiques, telles que celles servant comme combus-

tible nucléaire ou pour les propul- seurs des navires "devraient être écartées du champ d'application du traité". Ce traité devrait, aussi, selon le diplomate algérien, répondre à des objectifs tant de désarmement

nucléaire que de non-prolifération.

"Le traité doit s'inscrire dans le pro- cessus aboutissant à l'élimination complète des armes nucléaires", a-t- il souligné à ce sujet. Il a précisé que la conclusion de cet instrument est "une des mesures convenues par consensus, lors des conférences d'examen du TNP de 1995 et de 2000". Au-delà de l'interdiction de la production future des matières fissiles, M. Jazaïry a affirmé que ces négociations devront aborder, d'abord, les stocks des matières en question comme le permet le rap- port Shannon.Il a préconisé, en outre, une "approche plus large" qui impliquerait la vérification des ins- tallations militaires, en plus d'un régime de garanties s'appliquant à l'ensemble des matières, activités et installations nucléaires, civiles ou militaires. M. Jazaïry a plaidé, dans ce cadre, pour un régime de vérifica- tion s'inspirant des dispositions du TNP, des accords de garanties sub- séquents et des définitions des matières fissiles figurant dans le statut de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA).

Nation

EL MOUDJAHID

7

Développement

1111 entreprisesentreprises publiquespubliques engagéesengagées dansdans l'intelligencel'intelligence économiqueéconomique

Emploi

Un modèle type de recherche de travail durable pour les diplômés en cours d'élaboration

U n modèle type de recherche

de l'emploi durable, au profit

des jeunes bénéficiaires du

dispositif de la prime d'insertion des

diplômés (PID), est en cours d'élabo- ration, a-t-on appris hier, auprès de l'Agence du développement social (ADS). "Cette opération porte sur l'élabo- ration d'un fichier d'employeurs potentiels et des métiers existants dans le marché de l'emploi, ainsi que sur les mesures d'accompagnement notamment la réalisation de CV pour des demandeurs d'emploi et l'entre- tien avec l'employeur", a indiqué à l'APS M me Nacéra Merouani, directri- ce des programmes d'emploi et d'in- sertion à l'ADS. Elle porte également sur l'intégra- tion d'une mesure, en coordination avec l'employeur, permettant à accorder aux bénéficiaires, à la der- nière phase de son contrat, d'une demi-journée par semaine pour la recherche du travail. L'intéressé bénéficie de ce modè- le type au cours de la dernière phase de son contrat, en vue de faciliter l'insertion professionnelle de cette catégorie au niveau de chaque wilaya, a expliqué M me Merouani. Il s'agit d'un travail d'accompa- gnement destiné au profit de ces jeunes bénéficiaires de cet emploi d'attente, d'une durée de 2 ans, afin

de l'aider à s'insérer à la vie profes- sionnelle par un emploi durable. Par ailleurs, une fiche d'évalua- tion semestrielle, qui permet à l'em- ployeur de se prononcer sur la quali- té de travail du bénéficiaire au niveau de cette entreprise, au profit du jeune, sur son évolution au sein de l'entreprise par rapport à ses capaci- tés, a-t-elle ajouté. Cette procédure, qui permet de garantir le suivi du bénéficiaire du PID, a été introduite en juillet 2010 au niveau de certains employeurs dans des wilayas et sera généralisée

à partir du mois de mars prochain. Cette fiche est remise à l'ADS ou

à la direction de l'action sociale de

chaque wilaya permettant d'interve- nir au niveau de l'employeur ou du jeune bénéficiaire afin de revoir les lacunes. Le programme du PID a permis, dans le cadre de l'emploi d'attente, de placer 71.281 jeunes diplômés de

l'enseignement supérieur et techni- ciens supérieurs dans des entreprises des secteurs public et privé, adminis- tratif et économique, a-t-elle indi- qué. M me Merouani a expliqué qu'un programme de 54.000 nouveaux postes d'emploi ont été octroyés en 2010 dans le cadre du PID au profit de la frange de diplômés âgés de 19

à 35 ans. Le PID a été créé par un décret exécutif le 30 avril 2008 en rempla- cement de l'ancien contrat pré- emploi (CPE) visant l'insertion pro- fessionnelle des jeunes diplômés de l'enseignement supérieur ainsi que des techniciens supérieurs issus des instituts nationaux de formation. La durée d'insertion est une année renouvelable une seule fois, alors que l'indemnité est fixée à 10.000 dinars par mois pour les universi- taires diplômés et à 8.000 dinars pour les techniciens supérieurs.

L e ministère de l'Industrie, de la PME et de la Promotion de l'investisse- ment a signé récemment des accords

avec 11 entreprises publiques pour les aider

à se doter de "cellules de veille", nécessaires

à la collecte et l'exploitation judicieuses de

l'information économique, a indiqué hier à Alger un responsable du ministère. "En vertu de ces accords de partenariat le

ministère s'engage à fournir une assistance technique à 11 entreprises publiques pour leur permettre de se lancer dans l'intelligen- ce économique, indispensable pour le déve- loppement de leur compétitivité", a précisé

à l'APS le directeur général de la veille stra- tégique, des études économiques et des sta- tistiques au ministère, M. Mohamed Bacha,

en marge d'une rencontre consacrée à la présentation d'un manuel de formation en intelligence économique. Les entreprises signataires activent dans

des secteurs industriels tels que le machi-

nisme agricole, l'électronique, l'industrie pharmaceutique, l'informatique et la méca- nique. Il s'agit notamment de l'ENMTP (matériel de travaux publics), GICA (ciment), ENIE (électronique), SAIDAL (pharmaceutique), ENIEM (électroménager) ou la SNVI (véhicules industriels). Le ministère signera, au cours de cette

année, des conventions similaires avec une dizaine d'autres entreprises publiques pour les aider à se doter de système de collecte et

d'exploitation des informations relatives aux tendances des marchés national et interna- tional, et aux activités des entreprises concurrentes, notamment. L'intelligence économique signifie la col- lecte de l'information à caractère écono- mique, son traitement et son interprétation au moment opportun. C'est un concept basé essentiellement sur les compétences humaines plus que les moyens matériels tel que l'internet qui est actuellement la plus importante source de l'information pour les entreprises. L'élément humain intervient surtout dans l'interprétation et l'analyse des flux impor- tants de données collectées, selon des pro- fessionnels.

Des "états généraux" sur l'intelligence économique en mai

cette méthode, encore timide- ment utilisée en Algérie", a expliqué M. Mohamed Bacha. Cette rencontre nationale

constituera également une occa- sion pour évaluer les résultats des différentes actions menées par le ministère pour la vulgari- sation de l'intelligence écono- mique en direction des entre- prises nationales des secteurs public et privé, a-t-il ajouté. M. Bacha a indiqué, par ailleurs, que le "manuel de for- mation en intelligence écono- mique en Algérie" est un pro- duit 100% algérien qui a néces- sité une année de travail et de concertation entre le ministère

et les différentes parties concer- nées. Quinze entreprises publiques et neuf privées ont participé à l'élaboration de ce manuel qui est "un programme indicatif de modules de formation qu'il conviendra d'assurer aux cadres devant se spécialiser dans l'in- telligence économique et la veille stratégique". Ce document vise notam- ment à aider les établissements spécialisés à créer des pro- grammes de formation, qui répondent aux exigences et aux besoins des entreprises algé- riennes dans le domaine de la gestion de l'information.

D es "états généraux" sur l'intelligence écono- mique seront organisés

en mai prochain, a annoncé hier

à Alger le directeur général de la

veille stratégique, des études économiques et des statistiques au ministère de l'Industrie, de la PME et de la Promotion de l'in- vestissement, M. Mohamed Bacha. "Des états généraux sur l'in-

telligence économique seront organisés en mai prochain en guise de clôture à une série de rencontres régionales, prévues prochainement dans différentes régions du pays pour sensibili- ser les entreprises à adhérer à

Téléchargeable à partir du site internet du ministère, le manuel ambitionne aussi de participer à la définition des bonnes pratiques dans le domai- ne de la formation en intelli- gence économique et en veille stratégique. L'intelligence économique consiste à chercher l'informa- tion à caractère économique, la traiter et l'interpréter en temps opportun, pour l'utiliser dans la prise de décision entrepreneria- le, selon des experts réunis à l'occasion de la présentation d'un manuel de formation sur cette méthode de gestion des données.

Dispositif de promotion de l'emploi

Les jeunes espèrent des procédures allégées

D e nombreux jeunes de la capitale

émettent le souhait de voir, à la

l'absence de qualification, la non rentabilité du projet, le gel de certains créneaux comme le transport ou la location de véhicules et d'engins, mais il est du devoir des respon- sables de bien l'expliquer au postulant, loin de toute opacité", a-t-il insisté. Mourad constate, à la faveur de discus- sions qu'il a eues avec de jeunes promo- teurs, que les créneaux qui semblent, en ce moment, avoir la cote sont l'agriculture, les services, la pêche et l'artisanat. Liès et Slimane, deux jeunes issus des quartiers d'El Madania et de Mohamed- Belouizdad, ont opté, respectivement, pour la boulangerie et la fabrication de pièces pour les poulaillers.

Mieux répondre aux attentes Ils se sont présentés au siège de la direc- tion générale de l'ANSEJ pour suivre l'évo- lution de leurs dossiers et savoir à quel niveau ils se trouvent. "Nous avons hâte que la commission chargée du traitement des dossiers nous donne son aval ce qui, pour nous, sera syno- nyme de lancement du projet", confie Liès. Pour eux, le dispositif de l'emploi des jeunes offre une "réelle" opportunité aux jeunes de monter leur propre entreprise. "Les jeunes doivent faire preuve de

patience. De leur côté, les responsables doi- vent tout faire pour faciliter les procédures", disent-ils. Bachir, également la vingtaine, est aux anges. Et pour cause, la commission vient de valider son dossier pour l'acquisi- tion d'un camion frigorifique. "On m'a demandé de ramener le registre du commerce. C'est un préalable aux contacts devant être établis avec la banque pour bénéficier d'un crédit", se réjouit-il. De leur côté, Farida et Lamia, habitant Hussein Dey, ont décidé de monter un salon de coiffure pour dames. "Nous avons suivi une formation dans ce domaine et avons la chance de disposer d'un local libre, ce qui nous a encouragées à concevoir ce projet", expliquent-elles. Farida et Lamia tiennent, toutefois, à souli- gner que de nombreuses jeunes filles optent pour des spécialités considérées comme étant l'apanage de la gent masculine, à l'ins- tar de l'agriculture et du bâtiment. Les interlocuteurs rencontrés se félicitent tous que l'emploi des jeunes soit érigé en priorité nationale et espèrent que les mesures décidées permettront de mieux répondre aux attentes, d'autant plus, relè- vent-ils, que la plus grande richesse d'une nation c'est sa jeunesse.

APS

faveur des décisions du dernier

Conseil des ministres, les procédures du dispositif de promotion de l'emploi des jeunes allégées et débarrassées de tout aspect susceptible de les empêcher d'en bénéficier. "Nous souhaitons vivement que les der- nières décisions prises en Conseil des ministres soient appliquées sur le terrain rapidement afin de consacrer véritablement le droit des jeunes à l'emploi", indiquent des jeunes rencontrés à la direction générale de l'Agence nationale de soutien à l'emploi des jeunes (ANSEJ) à Ruisseau (commune de Mohamed-Belouizdad). Ils se disent confiants que les mesures prises au sujet de l'emploi des jeunes vont dynamiser les mécanismes mis en place et permettre au jeune désireux de monter son projet d'y arriver sans grande peine. Mourad, la vingtaine, venu déposer son dossier, estime que la communication et le dialogue doivent revêtir une importance "capitale" au sein des structures de l'ANSEJ

afin d'éviter tout "malentendu" ou "blocage" "On comprend parfaitement que le dossier d'un jeune promoteur puisse être rejeté pour telle ou telle raison, comme le manque ou

Mercredi 9 Février 2011

Nation

9

N ation 9 EL MOUDJAHID Energie L'Algérie investira 60 mds de dollars dans les ENRd'ici à
N ation 9 EL MOUDJAHID Energie L'Algérie investira 60 mds de dollars dans les ENRd'ici à
N ation 9 EL MOUDJAHID Energie L'Algérie investira 60 mds de dollars dans les ENRd'ici à

EL MOUDJAHID

Energie

L'Algérie investira 60 mds de dollars dans les ENRd'ici à 2030

L'Algérie investira environ 60 mil- liards (mds) de dollars d'ici à 2030 pour développer la production des énergies renouvelables (ENR), a annoncé hier le P- DG du groupe Sonelgaz, M. Noureddine Boutarfa. Ce montant déjà énorme, pourrait atteindre 70 mds de dollars et sera consa- cré uniquement à la production de 12.000 MW d'électricité solaire destinés au mar- ché national, a précisé M. Boutarfa à la Radio nationale. Sonelgaz, chargée de la mise en œuvre de ce programme, prévoit déjà d'atteindre 650 MW d'électricité pro- duite à partir de ces énergies alternatives en 2015 et compte porter cette production à 2.700 MW à l'horizon 2020 et 12.000 MW en 2030, précise le dirigeant de Sonelgaz, dont le groupe s'est lancé dans un vaste programme d'industrie solaire en Algérie. Sur ces 12.000 MW prévus pour le marché national, 2.000 MW seront tirés des éoliennes, 2.800 des centrales photo- voltaïques et 7.200 MW des centrales thermiques, selon les prévisions de ce pro- gramme, adopté jeudi dernier en Conseil des ministres. Le coût élevé de ces projets doit être relativisé note M. Boutarfa, puisque même le prix de l'électricité tiré

du gaz "reviendrait cher", s'il inclut les

subventions du prix du gaz qui atteignent 8 mds de dollars par an. Le programme tracé à cet effet, prévoit aussi la production, en partenariat, de

10.000 MW, destinés exclusivement à l'ex-

portation, précise-t-il, rappelant que l'Algérie "n'est pas prête à prendre toute seule le risque de financement de ces pro- jets coûteux qui peuvent atteindre égale- ment 60 mds de dollars", selon M. Boutarfa. Ainsi, le coût global des projets prévus pour le marché local et l'exportation pour- rait avoisiner les 120 mds de dollars pour produire 22.000 MW en 2030, précise encore M. Boutarfa, ajoutant que ces pro- jets pourraient créer à terme près de 200.000 emplois directs et indirects. D'ici à 2030, le taux de pénétration en énergies renouvelables en Algérie avoisi- nera les 40%, selon le P-DG de Sonelgaz qui annonce également le développement d'un système de comptage pour les ménages qui désirent produire leur propre électricité. Ce système qui sera conçu et produit par un savoir -faire algérien permettra de calculer les quantités consommées par un ménage et l'excédent qui sera versé dans

Commerce

L'UGCAA plaide pour l'intégration du commerce informel dans les circuits officiels

le réseau public. Sonelgaz, en difficulté financière, a besoin de 6.000 mds de dinars d'ici à 2030, pour mener tous ses investisse- ments, avance encore M. Boutarfa, rele- vant l'importance de la décision du gou- vernement d'allouer 1% des revenus de la fiscalité pétrolière au financement de ce programme. M. Boutarfa estime, par ailleurs, que la révision du code des mar- chés publics et la dépénalisation de l'acte de gestion devraient libérer les initiatives des entreprises. "Trop de réglementation nuit à l'entreprise, il ne faut pas brider les initiatives car ça détruit l'entreprise qui doit être profitable et rentable, mais avec un code d'éthique, de la morale et de l'in- tégrité", a-t-il dit. Il explique à ce propos, que la décision de durcir le code des marchés publics afin de lutter contre la corruption, découle d'une vision des autorités publiques qui consiste à mieux contrôler dans une pre- mière étape pour mieux gérer l'ouverture dans une seconde étape. "On ferme pour bien ouvrir ensuite, c'est cette démarche qui a été entreprise pour les problèmes posés pour le partena- riat et les marchés de gré à gré", explique ce dirigeant.

L'Union générale des commerçants et artisans Algériens (UGCAA) a plaidé hier pour la légalisation ''du petit commerce'' informel, notamment à travers son intégra- tion dans le circuit officiel et sa prise en charge. L'Union a estimé, à la lumière des dernières décisions du Conseil ministériel, que le commerce informel doit être intégré dans le circuit officiel, et participer égale- ment à la croissance économique et la résorption du chômage. Parmi les solutions proposées par l'UGCAA, il y a notamment celles sur la réutilisation des grandes surfaces des ex- Galeries Algériennes (EDGA), pour enca- drer les petits commerçants, activant jusque-là dans l'informel. "L'Etat doit impérativement reprendre les anciennes Galeries algériennes, qui existaient quasiment dans toutes les wilayas et dairas du pays, et les distribuer aux com- merçants ambulants et ceux activant dans l'informel", a estimé dans une déclaration à l'APS M. Salah Souilah, secrétaire général de l'Union. Tout en saluant la décision du Président de la République M. Abdelaziz Bouteflika, qui a chargé le gouvernement de faciliter le transfert du "petit commerce informel'' vers des sites aménagés, l'UGCAA appelle aussi les pouvoirs publics à "récupérer les unités des galeries algériennes dans certaines wilayas cédées aux travailleurs, mais qui ont par la suite changé la vocation commerciale de ces éta- blissements". Pour lui, plusieurs espaces commerciaux qui appartenaient aux entre- prises de distribution des galeries algé- riennes (ex:EDGA), et cédés par la suite aux travailleurs de ces unités ont été trans- formées en salles des fêtes. Il a souligné, à cet égard, que les

anciennes grandes surfaces des EDGA et les Souks El-fellah ont la capacité d'absor- ber un grand nombre de jeunes activant au niveau des espaces informels. Plusieurs ''grandes surfaces'' des ''Ex:Souks-El-fellah'' et EDGA dans cer- taines régions du pays ont été transformées en espaces commerciaux privés gérés par d'anciens employés, alors que dans d'autres wilayas elles ont été aménagées en mar- chés de proximité, notamment à Bouira ou dans la wilaya de Chlef. Selon le ministère du Commerce, il existe 765 sites commer- ciaux informels en Algérie, où plus de

70.000 commerçants sont recensés dans ces

espaces, implantés notamment sur les places publiques, les trottoirs et dans les rues. "L'attribution de certaines unités de Galeries algériennes aux anciens employés de ces établissements n'a pas donné de résultats", d'où la nécessité "pour l'Etat de récupérer ces espaces avant de les distribuer aux petits commerçants de l'informel, qui occupent les trottoirs et les voies publiques", a encore suggéré M. Souilah. Lors du Conseil des ministres tenu jeudi, le Président Abdelaziz Bouteflika avait chargé le gouvernement d'alléger les formalités et procédures destinées au trans- fert du petit commerce informel sur la voie publique vers des sites aménagés, en concertation avec les associations et repré- sentants des concernés. Une mesure, qui a été favorablement accueillie par l'UGCAA. "L'UGCAA, ajoute son premier respon- sable, est prête à contribuer au travail de concertation que comptent engager les pou- voirs publics" avec les associations concer- nées "et nous sommes capables d'apporter notre aide dans tous les domaines, notam- ment celui lié à l'organisation, si l'Etat nous

le demande". Par ailleurs, il a estimé que les conditions de l'application du paiement par chèque pour les transactions de plus de 500.000 Da, qui devait entrer en vigueur le 31 mars prochain et ''gelé'' par le Chef de l'Etat, ne sont pas encore réunies". L'application du paiement par chèque entre opérateurs économiques doit être introduite d'abord, selon lui, "une fois le cli- mat économique assaini", précisant qu'il faut "introduire l'obligation du paiement par chèque et l'exigence de facture dans les transactions commerciales d'une façon pro- gressive". L'autre solution au problème du ''petit commerce informel'' réside dans la facilita- tion, selon des experts, pour ce type de commerçants, de l'obtention d'un registre de commerce. Au niveau du centre national du registre de commerce, des dispositions ont été déjà prises pour intégrer les petits commerçants, notamment ceux ambulants. En 2010, le nombre d'opérateurs écono- miques nouvellement inscrits au registre du commerce avait atteint 364.362 opérateurs de différents secteurs d'activités écono- miques et commerciales, selon un bilan du CNRC. "Les nouvelles inscriptions au registre du commerce au 31 décembre de l'année écoulée se sont élevées à 364.362 inscriptions effectuées par des opérateurs économiques à travers le pays, et dont 90% sont constitués en personnes physiques activant dans le secteur commercial", avait indiqué à l'APS M. El-Hadi Bakir, direc- teur du Registre du commerce auprès du CNRC. Durant l'année 2009, cet orga- nisme a recensé 286.347 nouvelles inscrip- tions, portant à 1.348.621 opérateurs recen- sés à la fin de cette année.

Tindouf

600 logements ruraux réalisés

Les travaux de réalisation de 597 logements, ins- crits à la faveur des programmes d'habitat rural, vien- nent d'être achevés dans la wilaya de Tindouf, ont indiqué les responsables de l'Agence locale d'intermé- diation et de régulation foncières. Cette tranche fait partie d'un programme global de 855 habitations rurales, a précisé le directeur de l’Agence réalisatrice, M. Allal Soughi, qui a fait état de la poursuite des tra- vaux de réalisation de 755 autres unités, dont 185 ont été confiées à l’Agence qui est également versé dans l'immobilier. Il est prévu prochainement la distribu- tion de cette "importante" tranche de logements ruraux réalisés dans les communes de Tindouf et Oum Lâassel, situées à 170 km au nord de Tindouf, selon le même responsable. L'expérience précédente, en matiè- re de distribution de logements ruraux dans les régions de Selafa et Tindouf Lotfi, a amené la com- mission concernée à adopter une nouvelle méthode à même de garantir la transparence et la facilitation de l’opération de distribution, a souligné M. Soughi. Cette nouvelle méthode consiste en l'identification des bénéficiaires sur le plan urbain de chaque quartier et la désignation du numéro de logement du bénéfi- ciaire, selon les titres et l'année de dépôt de la deman- de d'attribution dans l'objectif d’éviter les problèmes enregistrés par le passé, dont le squat de 14 loge- ments, a-t-on expliqué. Les travaux de réalisation de ce programme ont été confiés à plusieurs entreprises afin d'accélérer leur réalisation, a précisé M. Soughi. Les autorités locales s'emploient, à travers ce pro- gramme d'habitat, à éradiquer progressivement l'habi- tat précaire, en adoptant cette nouvelle méthode qui permet aussi aux bénéficiaires de suivre les différentes étapes de réalisation de leurs logements.

El Tarf

40% du programme d’habitat social non encore lancé

Au total, 6.200 logements sociaux sur 15.520 uni-

tés inscrites durant la dernière décennie au profit de la wilaya d’El Tarf, soit près de 40% du programme, ne sont pas encore lancés en travaux, apprend-on auprès de l’Office de promotion et de gestion immobilière (OPGI). Une enveloppe de l’ordre de 30 milliards de dinars a été consentie pour le financement de ce pro- gramme, selon le directeur de l'Office qui estime que les retards accusés quant au lancement de 6.200 loge- ments sont dus à une "sous- évaluation initiale des projets, entraînant des demandes de réévaluation, au manque d’assiettes foncières dans plusieurs com- munes, à l’absence d’agrégats dans la région et à l’éloignement des sites d’approvisionnement en maté- riaux de construction". A ce jour, précise ce respon- sable lors d’une session ordinaire de l’Assemblée populaire de wilaya (APW), 4.882 unités de ce même programme de logements sociaux locatifs ont été réceptionnés et 4.438 autres sont "en voie de réalisa- tion". Un quota de 8.300 logements, puisé de ces

15.520 unités sociales, est destiné à la résorption de

l’habitat précaire (RHP) dans cette wilaya qui compte

14.000 habitations de fortune, précise le directeur de

l'OPGI d’El Tarf. La mise en £uvre de ce programme, qui concerne- ra dans un premier temps, l’habitat précaire recensé antérieurement à 2007, permettra, outre de contribuer à éliminer les baraquements, de dégager des assiettes foncières qui serviront à la réalisation de nouveaux projets de logements, indique-t-il. Le responsable de l'OPGI souligne, par ailleurs, qu’une opération de réhabilitation de 1.016 logements sociaux locatifs, implantés dans les communes de Bouhadjar et d’El Tarf, a été lancée courant 2010 pour une enveloppe de plus de 6 millions de dinars, don- nant lieu à la réfection de l’étanchéité, au ravalement des façades des immeubles et à l’entretien des parties communes.

12 e SIFTech du 17 au 19 mai au Palais de la culture

Une centaine d’entreprises exposent leur savoir-faire technologique

Des Cyberbus sillonneront des zones rurales à l’occasion.

La 12 è édition du SIFTech, Salon international du futur technolo- gique, se tiendra du 17 au 19 mai prochain au Palais de la culture Moufdi-Zakaria sous le haut patro- nage du ministre de la Poste et des Technologies de l’information et de la communication, a annoncé hier l’organisateur de l’évènement, Krizaldi Communication. Dédié aux professionnels et aux étudiants des filières technolo- giques, le Salon placé sous le thème «Pour un avenir numérique parta- gé» comprend, au-delà de l’exposi- tion des équipements, produits et

services du secteur des TIC d’une centaine d’entreprises nationales et étrangères, des conférences et des ateliers et des espaces réservés aux contacts d’affaires. Après une première édition organisée en 1995 et une aventure régionale respectivement à Oran en 1998, Ouargla en 1999 et Annaba en 2000, le SIFTech revient à Alger pour cinq éditions successives entre 2001 et 2005. Et depuis l’évène- ment a disparu, cinq ans durant, du calendrier des Salons pour revenir cette année sous un nouveau look avec notamment la matinée de la

première journée de la manifesta- tion, le 17 mai, consacrée à la Journée mondiale des télécommuni- cations et de la société de l’infor- mation sous le thèmes «Mieux vivre dans les communautés rurales grâce aux TIC». Des Cyberbus équipés en outils informatiques et connectés au web sillonneront, à cet effet, plusieurs villages et zones rurales pour initier les populations au monde numé- rique. Des données locales sur la faune, la flore, les traditions et richesses des régions visitées seront également collectées pour aider au

développement de contenus. Au niveau du Salon, trois espaces seront consacrés à la pro- motion du savoir-faire algérien, dont l’espace Start'Up au niveau duquel les jeunes entreprises auront l’occasion de présenter leur savoir- faire et de bénéficier de l’expérien- ce de leurs aînées dans le domaine. Le village numérique proposera des solutions opérationnelles alors que la Bourse de l’emploi dans les TIC permettra aux demandeurs d’emploi du secteur de postuler aux postes proposés sur le marché. Quant aux thèmes des confé-

rences, ils seront axés notamment sur la modernisation sur l’infra- structure et les réseaux intelligents, la monétiques, le commerce élec- tronique, la stratégie e-Algérie, les services en ligne, le développement des contenus et applications mobiles et la convergence des réseaux. «SIFTech 2011» aura aussi son journal de 24 pages au format tabloïd qui sera distribué gratuite- ment aux visiteurs à raison de 10.000 exemplaires. Hamida B.

Monde

11

EL MOUDJAHID

Egypte

Quelle alternative ?

L e vice-président

déclaré hier, que la

situation politique en Egypte laisse supposer deux possibilités pour un retour à la stabilité, à savoir le dialogue et l'entente ou le coup d'Etat. Dans une conférence de presse, Omar Souleimane a indiqué que le dialogue et l'entente sontles premiers moyen de réaliser la stabilité dans le pays et d'en finir avec la crise actuelle avec "des pas sûrs accompagnés d'un pro- gramme d'action". Le second est un "coup d'Etat". "Nous voulons, a-t-il soutenu, éviter un coup d'Etat synonyme d'un pas irréfléchi et hâté et ce, pour préserver les acquis et les réalisations de l'Egypte". Il

Omar Souleimane a

a affirmé d'autre part, que la

grande présence de mani- festants à la place Tahrir (Libération) et quelques chaines satallitaires "empê- chent les citoyens de vaquer à leurs occupa- tions". "Nous ne saurons tolérer davantage cette situation et il est donc impératif de résoudre cette crise dans les

meilleurs délais, a-t-il tenu

à préciser. A une question

sur un éventuel départ du Président Moubarak, il a indiqué que le terme "départ" clamé par certains manifestants est "en totale contradiction avec la mora-

le des Egyptiens qui respec-

tent leur président", préci-

sant qu'un tel départ mène- ra indubitablement l'Egypte au chaos. Il soulignera toutefois,

l'Egypte au chaos. Il soulignera toutefois, la nécessité d'exploiter les points positifs de la

la nécessité d'exploiter les points positifs de la révolu- tion des jeunes, estimant nécessaire la poursuite du dialogue avec les jeunes et

Il a cité en outre les efforts du gouvernement pour satisfaire les demandes du peuple et un retour à la normale après

les forces politiques en cue

une paralysie qui a frappé

d'une sortie de crise. Concernant l'appel à la désobéissance civile, M. Souleimane l'a qualifié de "danger pour la société".

tous les services du fait de la fermeture des banques, des comerces, des écoles et des universités ainsi que le couvre-feu.

Une commission créée par le président Moubarak pour amender la Constitution

L e président égyptien Hosni Moubarak a signé hier un décret

présidentiel en vertu duquel il

formé une commission pour

apporter des amendements constitutionnels et législatifs,

a annoncé le vice-président

Omar Souleimane à la télévi- sion d'Etat. Pour appliquer les décisions prises par les parti- cipants au dialogue national,

président Moubarak a signé

le

a

ce "décret en vertu duquel il a formé une commission qui aura pour mission d'apporter les amendements constitution- nels et législatifs néces- saires", a précisé M. Souleimane. Le président a chargé le premier ministre Ahmed Chafik de créer un comité de suivi pour veiller à l'applica- tion de ce qui a été conclu par les participants au dialogue.

Initié par le vice-président, un dialogue national a été lancé dimanche entre le pouvoir et les différentes forces de l'op- position, dont notamment le mouvement des Frères musul- mans, en vue d'une "transition pacifique du pouvoir basée sur la constitution". Les amendements, qui font l'objet de ce dialogue, sont liés au nombre de candidatures à la présidentielle ainsi qu'au

mandat présidentiel, alors que l'élection est prévue en sep- tembre prochain. Dans la foulée du mouve- ment de contestation populai- re entamé depuis 15 jours pour obtenir son départ, Moubarak, a annoncé qu'il ne participera pas à la prochaine présidentielle, en se mainte- nant au pouvoir jusqu'à la fin de son mandat qui expire en août.

Soudan

Al-Bachir : “La sécession du Sud-Soudan est la limite qui sépare la guerre et la paix et non le Nord et le Sud”

La sécession du Sud Soudan "est la limite qui sépa- re la guerre de la paix et pas

forcer la coopération entre le Nord et le Sud du pays. Dans un décret présidentiel, le chef

le

Nord et le Sud", a affirmé le

de l'Etat a reconnu les résul-

Président soudanais Omar Al- Bachir, suite à l'annonce des résultats du référendum sur l'autodétermination de la région sudiste, jugés transpa- rents par la commission réfé- rendaire soudanaise. "La sécession de la région du Sud-

tats du scrutin. "Nous annon- çons devant le monde entier, que nous acceptons les résul- tats et que nous respectons le choix des Sud-Soudanais" et "nous nous engageons à maintenir les liens entre le Nord et le Sud, et nous nous

Soudan est la limite qui sépa-

engageons à maintenir de

re

la guerre de la paix et non

bonnes relations fondées sur

le

Nord du Sud" du pays, a

la coopération", a-t-il assuré.

tenu à préciser M. Al-Bachir

Lors de la cérémonie de

dans une déclaration à la pres-

l'annonce officielle des résul-

se

après l'annonce des résul-

tats lundi soir à Khartoum en

tats du référendum, reprodui-

présence de plusieurs person-

te

hier par la presse soudanai-

nalités étrangères, le président

se. Le Conseil des ministres soudanais, présidé par Al- Bachir, a validé lundi les résultats définitifs du référen-

de la Commission référendai- re soudanaise Mohammed Ibrahim Khalil a affirmé que le vote a été calme, ordonné et

dum qui, a-t-il souligné, a représenté la volonté des populations de la région du Sud Soudan, et a réaffirmé son respect du choix exprimé par les Sud-Soudanais, tout en soulignant la nécessité de ren-

transparent. "Les observa- teurs et les organisations inter- nationales ont reconnu la “transparence et la validité” du scrutin qui a conduit à la sécession du Sud avec plus de 98% de voix", a-t-il assuré.

Ligue arabe

Le sommet arabe de Baghdad se tiendra à la date prévue

L a Ligue arabe a affirmé hier, que le sommet arabe de Baghdad se tiendra à la date prévue, les 29 et 30 mars prochain. Selon des médias citant une source respon-

sable de la Ligue arabe, les préparatifs sont en cours pour la tenue du sommet arabe ordinaire à Baghdad, soulignant le contexte d'instabilité dans lequel il intervient. Il a évoqué à ce propos, des avis de certains politiques et parlementaires ira-

kiens qui ont demandé le report du sommet arabe jusqu'au réta- blissement de la stabilité dans le payset dans d'autres pays

arabes. La source responsable a souligné aussi les déclarations

du ministre irakien des affaires étrangères qui a affirmé que le

sommet arabe "se tiendra", citant les réactions positives de la délégation de l'organisation panarabe de retour de Baghdad en

ce qui a trait aux préparatifs, aux conditions d'acceuil des délé- gations et des mesures de sécurité et de logistique. Quant aux appréhensions liées à la baisse de la participation au sommet arabe, il dira que la participation change d'un sommet à un

autre. Le responsable a apporté enfin un démenti quant aux réserves émises à l'égard de la tenue du sommet arabe à Baghdad.

à l'égard de la tenue du sommet arabe à Baghdad. Il a également salué les autorités
à l'égard de la tenue du sommet arabe à Baghdad. Il a également salué les autorités

Il a également salué les

autorités soudanaises du Nord

et du Sud ainsi que les orga-

nisations internationales pour leurs aides et assistances accordées à la Commission pour garantir la réussite du scrutin. Il a, en outre, appelé les dirigeants soudanais à trouver une solution aux pro- blèmes en suspens entre les deux régions, tout en souli- gnant les liens historiques qui lient le Nord et le Sud.

L'ambassadeur de la Ligue arabe au Soudan Mustapha Moncef s'est dit satisfait de l'atmosphère qui a régné lors du vote qui, a-t-il rappelé, a été honnête et transparent. Le représentant du secré- taire général de l'ONU au Soudan, Hailé Minkérios, a pour sa part qualifié l'annonce des résultats d'évènement d'historique", en félicitant la population sud-soudanaise pour sa participation massive au référendum.

Jordanie

Moody's révise la perspective sur la note de la Jordanie de stable à négative

L' agence de notation Moody's a révisé hier, la pers- pective sur la note souveraine de la Jordanie de stable à négative en raison des pressions écono-

miques et budgétaires sur ce pays, dans un contexte de mécon- tentement populaire au Moyen-Orient. La note souveraine en devises est actuellement à Ba2. Moody's a également abaissé la note sur la dette en monnaie locale de Baa3 à Ba2, pour l'aligner avec celle de la dette en devises, et l'a également assortie d'une perspective négative. Moody's a indiqué que la note Ba2, sur la dette en devises et en monnaie locale, pour- rait encore être abaissée si les troubles politiques aboutissaient à une détérioration des fondamentaux de l'économie jorda- nienne, notamment de la balance des paiements. Cela pourrait en conséquences entraîner une diminution des réserves de change ainsi qu'une hausse du déficit budgétaire. Le taux de chômage est officiellement de 12,5%, soit l'un des plus importants de la région. L'inflation est également forte avec une hausse de l'ordre de 6% de l'indice des prix sur les 12 mois arrêtés à décembre 2010.

Course contre la montre du gouvernement égyptien pour sauver l'économie

L nouveau gouvernement égyptien dirigé par

contre la montre pour sauver l'économie du

pays parallèlement à l'adoption d'une série de mesures pour calmer la vague de protestations que connaît l'Egypte depuis 15 jours. Le gouvernement a ainsi réussi à drainer 13 milliards de livres (1 USD = 5,7 livres) pour faire face à la crise des banques à travers des bons du Trésor qui permettent de répondre aux besoins de liquidités pour couvrir le déficit budgétaire, ont indiqué des sources officielles. Le gouvernement a annoncé d'autres mesures, notamment la hausse des salaires des fonctionnaires de 15% et des retraites. Il a également été décidé de créer un fonds doté de 5 milliards de livres (850 millions de dollars) pour indem- niser les victimes d'actes de pillage et de vandalisme qui ont eu lieu en marge des récentes manifestations. Le gouvernement a aussi prévu des mesures incita- tives au profit des propriétaires d'hôtels et de complexes touristiques afin de leur permettre de garder leurs tra- vailleurs le plus longtemps possible. Selon des sources informées, la crise a fait perdre au secteur du tourisme en Egypte plus de 1,5 milliards de dollars en raison du départ de plus de un million de vacanciers et de la suspension des séjours touristiques en Egypte par les tour-opérateurs. Les propriétaires d'installations industrielles en Egypte (70.000 installations) se sont engagés, lors d'une réunion avec la ministre du Commerce et de l'industrie, Samiha Fawzi, à ne pas licencier leurs employés et à augmenter leurs salaires. Par ailleurs, les banques continuent à ouvrir progres- sivement leurs portes au public alors que la Bourse du Caire ne rouvrira que dimanche prochain.

e

Ahmed Chafik s'est lancé dans une véritable cour-

se

Réunion préparatoire à Paris du segment Afrique-G8

Consensus sur les thèmes à soumettre aux chefs d'Etat

L a

réunion de

Paris des repré- sentants per-

d'Etat L a réunion de Paris des repré- sentants per- sonnels des chefs d'Etat et de

sonnels des chefs d'Etat et de gouverne- ment des pays membres du G8 avec leurs homologues africains du G5+3, à laquelle a pris part le ministre délégué, chargé des Affaires africaines et maghré- bines, M. Abdelkader Messahel, s'est ache- vée lundi par un "consensus" sur les

thèmes qui seront sou- mis aux chefs d'Etat. Cette réunion a donné lieu à un échange de vues sur la préparation du segment Afrique du G8 qui se tiendra à Deauville (France), le 27 mai prochain, a-t-on appris auprès de la délégation algérienne. Le président français, M. Nicolas Sarkozy, a adressé aux chefs d'Etat et de gouvernement des pays membres du G8 et leurs homologues africains du G5+3 des invitations pour participer à la réunion de Deauville. Les discussions au cours de la réunion de Paris, sou- ligne-t-on de même source, ont permis de dégager un "consensus" sur la nécessité de structurer les discussions entre les chefs d'Etat et de gouvernements autour des trois grands volets du partenariat entre le G8 et l'Afrique. C'est ainsi que les chefs d'Etat et de gouvernements aborderont les questions liées à la paix et à la sécurité, sin- gulièrement les conflits qui agitent le continent et leur corollaire, le nécessaire appui à l'architecture africaine de paix et sécurité. Les participants évoqueront, également, le volet du développement qui sera axé cette année sur la croissance, l'investissement et la création d'emplois. Une réunion ministérielle du Forum du partenariat avec l'Afrique qui se tiendra à Paris, le 21 avril prochain, assu- rera les préparatifs de ce thème. Enfin, les chefs d'état et de gouvernement traiteront de la question de la recevabilité mutuelle, qui permettra aux pays du G8 et aux pays africains partenaires de présenter

leurs rapports respectifs sur "la mise en œuvre des enga- gements auxquels ils ont souscrit lors des réunions précé- dentes du segment Afrique du G8". Le sommet de Deauville, qui coïncidera avec le 10ème anniversaire du lancement du NEPAD, adoptera une déclaration spécifique sur le partenariat G8-Afrique qui reflétera les échanges entre les chefs d'état et de gouvernement dans le cadre du segment Afrique. Le groupe dit G5+3 est composé des 5 représentants des cinq chefs d'Etat fondateurs du NEPAD, ainsi que la présidence en exercice de l'Union africaine (UA), la présidence du comité d'orientation du NEPAD et la présidence de la Commission de l'UA. Agences

Société

12

EL MOUDJAHID

Bilan 2010 de la protection civile

70 personnes mortes par inhalation de monoxyde de carbone

• Les asphyxies ont tué au

total 172 personnes et 1.194 ont été sauvées in-extremis.

• Les statistiques portent

sur 65 décès par brûlures et 23 morts causés par l’explo- sion de gaz de butane.

L es asphyxies par le monoxyde de carbo- ne (CO2) dans notre pays sont désor- mais légion et endeuillent malheureuse-

ment des dizaines de familles algériennes chaque année. Rien que pour ces derniers jours, l’on compte une douzaine de victimes qui sont décédées suite à l’inhalation du gaz toxique émanant essentiellement des appareils de chauffage en cette période hivernale où le froid amène les citoyens à faire usage de plus en plus de ce moyen. Mais, souvent par inconscience ou négli- gence, les gens oublient l’aération de la maison

qui s’avère le meilleur gage de sécurité devant les fuites du gaz CO2 qui se dégagent du chauf- fage et aussi du chauffe-bain, des appareils qui sont souvent de piètre qualité et défectueux

dans leur fonctionnement, allant jusqu’à être la

cause principale des drames. Le bilan annuel de 2010 des accidents domestiques établi par les services de la pro- tection civile fait état de 70 décès causé par l’inhalation monoxyde de carbone pour un total de plus de 300 interventions effectuées par les agents de la PC qui ont réussi à secourir quelque 785 personnes. A ces chiffres, l’on ajoutera 10 victimes qui ont été asphyxiées par le gaz de butane alors que 10 autres personnes ont trouvé la mort par inhalation du gaz naturel. Les statistiques de la protection civile indiquent également 29 décès par étouffement causé par l’obstruction des voies respiratoires, 4 victimes qui ont été asphyxiées par des gaz toxiques et une cin- quantaine de personnes mortes par d’autres types d’asphyxies. Ce bilan macabre aurait pu être plus lourd ne serait-ce l’intervention des agents de la pro- tection civile qui ont secouru et sauvé 242 per-

sonnes victimes d’asphyxie du gaz naturel, 55 des asphyxies causées par le gaz butane et une

centaine de citoyens qui ont failli périr suite à l’asphyxie des gaz toxiques et autres types d’asphyxies. Au final, on compte en 2010 pas moins de

172 personnes qui sont décédées par asphyxie

(tous types confondus) et 1.194 personnes secourues et sauvées par la protection civile. Le bilan annuel de la protection civile pour les accidents domestiques révèle, ailleurs 65 décès par brulures et 883 personnes secourues

sur un total de 800 interventions effectuées par les pompiers tandis qu’en matière d’explosions causées généralement par le gaz butane, ils sont 23 personnes qui ont péri pour un total de 64 interventions. A propos des intoxications, les statistiques de la PC portent sur 1.980 interventions qui se sont soldées par deux décès contre 2.735 per- sonnes secourues et soignées. Enfin, au chapitre des accidents divers, la protection civile compte en 2010 quelque 16.503 interventions et a constaté à cet effet

245 morts et 12.726 blessés. SAM

Béjaïa
Béjaïa

Bilan annuel (2010) de la PJ

La vigilance et l’efficacité par les chiffres, au service de la sécurité publique

A ttroupement : néant , crimes et délits contre la paix publique : 15 affaires

enregistrées, 34 personnes arrêtées dont 2 femmes et 11 autres placées sous mandat de dépôt. Au chapitre des crimes et délits commis par des particuliers contre l’ordre public , ce sont 65 affaires qui ont été enregistrées, 82 personnes inculpées et 27 autres placées sous mandat de dépôt. Concernant les crimes et délits contre la sécurité publique, l’on fait savoir qu’il a été enregistré 50 affaires, que 97 personnes ont été inculpées dont 12 femmes, et qu’également 57 autres ont été placées sous mandat de dépôt. Au chapitre des faux, 57 affaires ont été enregistrées , 52 personnes arrêtées dont 2 femmes et 7 autres placées sous mandat de dépôt.

Dans la rubrique «crimes et délits contre les personnes», 516 affaires ont été enregistrées, 586 per- sonnes inculpées dont 42 femmes et enfin, 124 autres placées sous mandat de dépôt. Les crimes et délits contre les familles et les bonnes mœurs ont enregistré 28 affaires avec 43 personnes incul- pées dont 15 femmes et 20 autres placées sous mandat de dépôt. Crimes et délits contre les biens, toujours durant l’année 2010 : 410 affaires enregistrées, 318 per- sonnes arrêtées dont 6 femmes et 102 autres placées sous mandat de dépôt . Puis ce sont 9 affaires, 16 inculpés et 3 personnes placées sous mandat de dépôt qu’ a eu à enregistrer le chapitre «Atteinte à l’économie nationale». Par ailleurs, toujours selon la cellule de communication de la sûreté de

wilaya, les «mandats de justice sur instruction du procureur» se répartissent comme suit : 87 man- dats d’amener, 122 mandats d’ar- rêt et 94 mandats de dépôt. Le «taux de réussite » ( Problèmes résolus), nous dit-on, pour 2272 jugements judiciaires, 324 commissions rogatoires et 10018 instructions du parquet est de 91 , 88 %. Affaires de drogue. Là aussi , ça n’a pas été le calme plat puisqu’il a été enregistré 51 affaires avec l’implication de 59 personnes, la mise sous mandat de dépôt de 50 autres et , bien enten- du, des quantités de stupéfiants saisies dont voici le détail : 685, 05 grammes de cannabis, 63 kg de cannabis toujours, 92 graines de stupéfiants , 50 arbrisseaux de cannabis et 283 comprimés de psychotropes . Chapitre accidents

de la circulation, ce sont 484 acci- dents de la circulation routière ayant causé le décès de 24 per- sonnes «de Tazmalt à Kherrata» (secteur police), et des blessures à 484 citoyens. Volet suicides, enre- gistrées 95 tentatives chez 24 hommes et 59 femmes (majeurs), 2 mineurs de sexe masculin et 10 mineurs de sexe féminin . Malheureusement , il y a eu , durant donc cette année 2010, 17 suicides suivis de décès (11 hommes et 6 femmes). Pour clore et toujours à propos de suicides , les statistiques, selon la sûreté de wilaya , font ressortir des chiffres plutôt «optimistes» :

moins un par rapport à 2009, moins six par rapport à 2008 et moins dix-sept par rapport à 2007. Mustapha Bensadi

Aïn-Témouchent

Démantèlement d’un réseau de trafiquants de drogue

Un réseau de trafiquants de drogue, composé de trois individus âgés entre 28 et 40 ans, a été démantelé cette semaine à El Amria, par les éléments de la brigade de recherches et d’inves- tigations d’Aïn-Témouchent, a indi- qué hier la sûreté de wilaya dans un communiqué. Selon le document, les trois indivi- dus, qui fournissaient les jeunes en drogue, ont été interceptés en flagrant délit de détention d'une quantité de 1,680 kg de kif traité, ainsi que d’un montant de 31.000 dinars. Des perquisitions effectuées à leurs domiciles ont abouti à la découverte et la saisie de 28 comprimés d'anxio- lytiques, de 9.000 dinars et de six armes blanches, a précisé la même source. Les trois individus ont été placés sous mandat de dépôt par le parquet d’El Amria, a conclu le communiqué.

Nouvelle saisie des gendarmes

Nouvelle saisie des gendarmes

29 kg dans un véhicule à Tébessa et des plants de cannabis à Timimoun

29 kg dans un véhicule à Tébessa et des plants de cannabis à Timimoun

Une nouvelle saisie de drogue a été opérée par les services de la gendarmerie nationale. Pas plus loin qu’avant-hier, les représentants de la loi ont réussi à mettre la main sur 29 kilogrammes de kif traité dans la région de Tébessa, indique la cellule de communication du commandement de la gendar- merie nationale. Les mêmes services ont découvert au sud du pays un champ de culture de cannabis. Ainsi, agissant sur renseignements, les gendarmes de la brigade de Hammamet ont interpellé deux per- sonnes à bord d’un véhicule, en possession de 13,5 kilogrammes de kif traité. La fouille du véhicule a conduit à la découverte et la saisie de 14,860 kilo- grammes de la même substance dissimulée dans le châssis du véhicule. La section de recherches de la gendarmerie nationale de Tébessa procède à l’en- quête. Dans la wilaya d’Adrar, agissant sur renseigne-

ments, les gendarmes de la compagnie de Timimoun ont interpellé une personne et saisi dans son domi- cile, 129 plants d’opium, 480 plants de cannabis avec 486 grammes de la même substance, 180 grammes de poudre noire, un téléphone cellulaire et la somme de 61800 DA, représentant le produit de vente de stupéfiants. Entre autre, les gendarmes de la brigade de Batna Sud ont présenté devant le Procureur de la République, près le tribunal local, une personne confondue de détention et commercia- lisation de stupéfiants. Une quantité de kif traité a été saisie. Elle a été placée sous mandat de dépôt et écrouée. Par ailleurs, les gendarmes de la section de sécurité routière de Chelghoum Laïd, effectuant une patrouille, ont interpellé une personne à bord d’un camion, transportant 15 tonnes et 900 kg de déchets de cuivre (câbles électriques), sans facture. M.M.

Trafic d’armes

Trafic d’armes

Un fusil de chasse et des munitions saisis

Un fusil de chasse et des munitions saisis
Les gendarmes de la brigade d’Aouf (Mascara) ont présenté devant le Procureur de la République,

Les gendarmes de la brigade d’Aouf (Mascara) ont présenté devant le Procureur de la République, près le tribunal de Ghriss, une personne pour détention illégale d’arme et de munitions de chasse. Un fusil de chasse et neuf cartouches de calibre 16 ont été saisis. Elle a été placée sous mandat de dépôt et écrouée pré- cise la cellule de communication du commandement de la gendarmerie nationale. M.M

Justice

Perpétuité pour

constitution

d'un groupe

terroriste

Une peine de réclusion à perpétui- té a été prononcée hier, par le tribunal criminel près la cour de justice d'Oran statuant dans une affaire de "constitution d'un groupe terroriste armé". Cette peine a été prononcée par contumace à l'encontre de K. D., âgé de 27 ans, recherché depuis février 2010 suite à une plainte dépo- sée auprès des services de sécurité par trois bergers de la région de Béni S'nouss (Tlemcen). Les plaignants faisaient paître leur troupeau lors- qu'ils furent "abordés, volés et mena- cés de mort par deux individus munis chacun d'une arme d'assaut de type kalashnikov". Dans leur déposition, ils avaient identifié de manière formelle l'un des deux assaillants, en l'occurrence K.D., déclarant également avoir été délestés de leurs puces télépho- niques. L'instruction de ce dossier a été diligentée par le pôle pénal régional d'Oran spécialisé dans la lutte contre le crime organisé.

Tlemcen:

10 ans de réclu- sion criminelle pour un trafiquant de drogue

C'est une affaire qui a laissé coi l'assistance du procès d'un narcotrafi- quant qui n'est pas comme les autres. En effet lors d'une patrouille les éléments de la brigade des douanes de Bab El Assa ont remarqué deux mulets portant une lourde charge et provenant des frontières du Maroc. Après une fouille minutieuse, ils s'aperçoivent que celles-ci portaient une impression- nante quantité de drogue. Voulant arri- ver jusqu'au propriétaire des stupé- fiants, les éléments de la douanes aler- tent leurs homologues de la gendarme- rie et de la filature des deux animaux s'impose alors. Ces derniers parcou- rent alors une distance d'environs 3 kin et arrivent devant une maison en construction, et comme ils y sont habi- tués ils ne tardent pas à entrer. C'est à ce moment que ces éléments sécuri- taires ont procédé a la saisie de la quantité de drogue dont ils étaient chargés. La perquisition opérée au niveau de cette construction permet aux éléments sécuritaires de saisir 231 kg de drogue qui étaient convoyés par les deux animaux. Ils mettent égale- ment la main sur des jerricans en plas- tiques, identiques à ceux se trouvant sur le dos des bêtes. Après vérification, il s'est avéré et selon les éléments de l'enquête que ces derniers servaient fort probablement à la contrebande de carburant, une enquête est alors ouver- te pour déterminer à qui appartenait la dite maison. Les investigations finissent par démontrer que la maison en construc- tion appartenait à T.A un jeune homme de 24 ans. Interpellé et interrogé à pro- pos des faits, ce dernier nie en bloc les griefs retenus à son encontre. Ayant bénéficié d'un non-lieu le mis en cause est interpellé une seconde fois pour répondre des mêmes griefs, devant la chambre d'accusation. Appelé hier devant le tribunal de la cour d'Oran, le prévenu comparait alors pour répondre de grief d'importation de drogues. Lors de son réquisitoire, le repré- sentant du ministère public met en exergue tout les moyens utilisés par les trafiquants pour transporter les stupé- fiants et requiert à l'encontre du préve- nu la peine maximale. La défense plaide quant à elle la non culpabilité de son mandant, vu que toute l'affaire n'était basée que sur les interrogations. Aux termes des délibérations le mis en cause sera condamné à 10 ans de réclusion. Sofiane.Z

Culture

EL MOUDJAHID

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C ulture EL MOUDJAHID 13 La vie et l'œuvre du miniatu- riste et peintre Ali Ali-Khodja
C ulture EL MOUDJAHID 13 La vie et l'œuvre du miniatu- riste et peintre Ali Ali-Khodja
C ulture EL MOUDJAHID 13 La vie et l'œuvre du miniatu- riste et peintre Ali Ali-Khodja

La vie et l'œuvre du miniatu- riste et peintre Ali Ali-Khodja

ont été évoquées lors d'une ren-

contre organisée lundi après- midi à la Bibliothèque nationa-

le du Hamma (Alger), à l'occa- sion de la commémoration du 1 er anniversaire du décès de l'ar- tiste. M. Mustapha Ourif, cri- tique d'art et directeur général

de l'Agence algérienne pour le

rayonnement culturel (AARC)

qui avait côtoyé le plasticien a

mis en exergue ses qualités artistiques, "un artiste très

ouvert sur la modernité", a rap- pelé ce galeriste professionnel. "L'œuvre d'Ali-Khodja repose particulièrement sur la couleur", a précisé M. Ourif, avant de rappeler les débuts artistiques du plasticien et notamment son apprentissage

de la miniature et de l'enlumi-

nure auprès de ses oncles maternels, Omar et particuliè- rement Mohamed Racim, maître de la miniature. Pour sa part, Abderrahmane Ali-

Khodja, fils de l'artiste disapru,

retracé le parcours de son père, un homme de culture

"féru de musique andalouse et

musique universelle". Né en

de

a

1923 à Alger, Ali Ali-Khodja s'initia d'abord à la miniature

qu'il enrichira de nouvelles gammes de couleurs et de

motifs de sa création, tout en

gardant son authenticité. Il

entamera ensuite un chemine-

lui

ment personnel en s'appuyant sur trois dimensions qu'il appel-

lera "le questionnement, le dépassement, la transcendan- ce". Ayant une vision contempo- raine des arts plastiques, sa peinture opéra une mue en plu- sieurs étapes. D'abord par l'in- troduction d'une source lumi-

neuse dans la miniature avec un léger mouvement vers la

perspective, puis la suppression

du cadre illuminé qu'il réalisera dans un format plus grand avant de passer à la peinture figurati- ve de chevalet. Après avoir pris comme thé- matiques le végétal et les sujets animaliers, il fait son

entrée dans l'art semi- figuratif avant d'abou- tir à l'abstrac- tion qu'il réa- lise en privi-

légiant la cou- leur. "Ali Ali- Khodja dessi- nait en pei- gnant. Il s'exprimait par la couleur. Ses dernières œuvres sont des apothéoses de couleurs gaies", avait écrit, dans une note de présentation, Mustapha Bouamama, spécialiste en his-

Ali Ali-Khodja
Ali Ali-Khodja

toire de l'art. Un autre élément important de la recherche plastique de l'artiste est le rap- port entre l'infini- ment petit et l'infini- ment grand : "Le monde est fait d'atomes. La vie dans ma peinture, c'est cette vivacité de couleurs. Elles s'attirent et se repoussent et de ce mouvement contraire se dégage la vie", aimait-il à dire. Ali Ali-Khodja, qui a ensei- gné à l'Ecole des Beaux-arts de

1961 à 1994, compte à son actif de nombreuses expositions dont la première remonte à 1941 et la dernière en février 2009 (au Centre culturel de la Radio Algérienne). L'artiste qui a réalisé le 1 er timbre algérien (5 juillet 1963), les armoiries d'Alger ainsi que plusieurs affiches notamment celle du 1 er Festival culturel panafricain d'Alger, a laissé à la postérité une œuvre d'une gran- de richesse.

Théâtre regional de Batna

Quatre nouvelles pièces cette année au programme

Le théâtre régional de Batna (TRB) projette de monter quatre nouvelles pièces cette année en encourageant les œuvres de jeunes comédiens, selon son directeur, Mohamed Yahiaoui.

M.Yahiaoui. Une autre nouvelle pièce en dialecte Chaoui sera également mon- tée en prévision de la prochaine édition du festival national du théâtre Amazigh, ainsi qu'une autre pour enfants intitulée ''le prince heureux" adaptée de "Songe d'une nuit d'hiver" d’Oscar Wilde. La quatrième pièce de la saison 2011, déjà en chantier depuis deux semaines, s'in- titulera "Le marais des loups". Elle est adaptée de "Franck V" de l'écrivain suisse Friedrich Dürrenmatt. Des journées de formation aux arts dra- matiques et aux techniques du spectacle au profit de jeunes comédiens et ama-

Le théâtre régional de Batna (TRB) projette de monter quatre nouvelles pièces cette année en encourageant les œuvres de jeunes comédiens, selon son directeur, Mohamed Yahiaoui. "Le TRB prévoit de mettre en scène quatre nouvelles pièces théâtrales cette année en avantageant des œuvres de jeunes comédiens et dramaturges de la région notamment, comme la pièce "El- Halladj" tirée d’un texte du défunt auteur irakien Mohamed Kacim et qui sera présentée à Tlemcen dans le cadre de la manifestation « 'Tlemcen, capitale de la culture islamique », a ajouté

teurs de théâtre, sont également au pro- gramme, a encore indiqué M. Yahiaoui, rappelant que des journées similaires, organisées l'année dernière, avaient obtenu un "franc succès". Par ailleurs, le TRB organise depuis le début de cette année des spectacles hebdomadaires. Il prévoit, dans ce cadre, de présenter la pièce Agouar Emenhouss (primée meilleur spectacle lors du 2 ème festival national du théâtre amazigh) à travers l'ensemble des 61 communes de la wilaya de Batna, a assuré le directeur du Théâtre régional de Batna.

Patrimoine

Réhabilitation des vieux villages et ksours de M'sila

Une enveloppe de 447,57 mil- lions de dinars a été mise en place pour la réhabilitation des vieux vil- lages et ksours de la wilaya de M'sila, ont indiqué lundi les ser- vices de la wilaya. Cette opération, déjà entamée sur le terrain, exige "du temps, beaucoup d’attention et une main d'œuvre qualifiée'' afin de préserver les spécificités culturelles et artis- tiques de l'architecture traditionnel- le du Hodna, a-t-on expliqué. L'absence de travailleurs ayant un véritable savoir-faire lié, notam- ment, à la production de matériaux de construction authentiques, en particulier le pisé, a rendu néces- saire l'intégration de matériaux nou- veaux, dont le ciment et le plâtre, a- t-on ajouté, estimant que malgré tout l'objectif de ce programme consiste à préserver et à réhabiliter le mode de construction tradition- nel. Pour atteindre ce but, il est appa- ru important d'associer des universi- taires spécialisés en architecture traditionnelle de sorte à faire des chantiers de réhabilitation de ''véri- tables ateliers d'histoire, d'art et de culture", a-t-on indiqué à la wilaya de M’sila. Pour le président de l'Association de solidarité avec les jeunes ruraux de M'sila, la sauvegarde du patri- moine architectural local nécessite d’intégrer un module de maçonne- rie traditionnelle dans l'offre de for- mation professionnelle afin de dis- poser, à terme, d’une main-d’œuvre qualifiée pour ce type d'actions salutaires pour la préservation de la mémoire. La plupart des campagnes de M'sila sont parsemées, rappelle-t- on, de ksours construits il y a plu- sieurs siècles et qui subissent aujourd’hui une dégradation constante en l'absence, a-t-on noté à la direction de l'urbanisme et de la construction, de "mécanismes clairs d'entretien adaptés à l'évolution démographique de ces centres urbains".

Cinq nouvelles productions théâtrales à Oran

Cinq nouvelles productions théâtrales sont programmées pour cette saison culturelle à Oran, a indiqué la Direction du théâtre régional Abdelkader Alloula (TRO).

-Parmi ces créations, une pièce intitulée "Siphax" en hommage au roi Numide sera montée dans le cadre de l'événement "Tlemcen, capitale de la culture islamique",

a fait savoir Azri Ghaouti, le responsable du TRO. Ecrite par le dramaturge Bouziane Benachour, cette œuvre sera mise en scène

par Moulefraa Aïssa qui réalisa, pour rappel,

l'épopée

(La

historique

"El-Lou'loua"

Perle) à l'occasion du cinquantenaire de la Révolution du 1er Novembre 1954. Le public aura également droit à "Une chaise pour un gouverneur", adaptée par Belkeroui Abdelkader de l'œuvre d'un auteur égyptien, alors que la mise en scène a été confiée à Khaled Megherbi, un jeune diplô-

mé de l'Institut supérieur des métiers des arts du spectacle et de l'audio-visuel

(ISMAS) de Bordj El-Kiffan. Les répéti- tions de cette dernière pièce ont été déjà entamées, a-t-on signalé, ajoutant que la troisième représentation s'intitule "Aouicha et Mabrouk", écrite par Djenet Boualem et mise en scène par Hammouda Bachir. Les enfants ne sont pas en reste puisqu'il est prévu deux spectacles ludiques ayant pour titres "El-Houta oua el jirane" (La

baleine et les voisins) et "En-Nemla oua el- khir" (La Fourmi et le Bien), signées respec- tivement Medjehri Missoum et Safia Cheggag. Ces nouvelles productions inter- viennent dans le cadre du programme du ministère de la Culture visant à promouvoir l'adaptation d'œuvres de dramaturges algé- riens et du patrimoine littéraire universel, a- t-on souligné.

Un grand nom du cinéma marocain tire sa révérence

Le Cinéaste, écrivain, poète et dessinateur marocain, Ahmed Bouanani connu des cinéphiles marocains pour avoir réalisé le long métrage culte "Le Mirage" (Assarab) en 1979 est décédé dimanche à l’âge de 73 ans, a-t-on annoncé lundi à Rabat.

Considéré comme une véritable légende du cinéma au Maroc, Ahmed Bouanani a participé au long-métrage "Wechma" (1970) de Hamid Benani, un autre film qui a façonné l’histoire du cinéma au Maroc. Ayant connu longtemps la cen- sure, Bouanani avait déclaré dans une interview à l’hebdomadaire "Tel Quel" qu’à partir du milieu des années 1960, je ne pouvais réaliser aucun film. La plupart de mes œuvres, je les ai alors fait signer par

d’autres. C’était la seule façon pour moi d’exister. "La censure voyait des choses que moi je ne voyais pas", a-t-il dit. Né en 1938 à Casablanca, Ahmed Bouanani a étudié à l'Institut des hautes études cinématographiques (IDHEC) de Paris, devenu en 1986, Ecole natio- nale supérieure des métiers de l'image et du son (ENSMIS). Il est surtout connu dans la réa- lisation de courts métrages mais aussi comme scénariste. Ermite, Ahmed Bouanani s’était exilé avec

sa femme, la costumière Naïma Saoudi, à Aït Oumghar, une tribu nichée aux fins fonds des mon- tagnes de la région de Demnate (centre du Maroc), après avoir perdu sa fille El Batoul, dans l’in- cendie qui avait ravagé son appar- tement à Rabat en 2003, emportant au passage l’œuvre de toute une vie. Ahmed Bouanani avait révélé plusieurs cinéastes marocains, dont Daoud Aoulad Syad pour qui il a écrit quasiment tous ses films.

cinéastes marocains, dont Daoud Aoulad Syad pour qui il a écrit quasiment tous ses films. Mercredi

Santé

EL MOUDJAHID

15

Un "bébé-médicament" né en France

Un premier "bébé-médicament", donneur compatible pour l'un de ses aînés atteint d'une grave maladie génétique, est né en France, ont annoncé les professeurs René Frydman et Arnold Munnich.

annoncé les professeurs René Frydman et Arnold Munnich. I ndemne de la grave maladie dont souffrent

I ndemne de la grave maladie dont souffrent ses aînés, le petit garçon, né le 26 janvier,

permettra de soigner l'un d'eux pour lequel il est un donneur compatible. Le petit Umut ("espoir" en turc) Talha, qui pesait 3,650 kg à sa naissance est "en très bonne santé", a indiqué le Pr René Frydman. Ce "bébé-médicament", que

les spécialistes appellent "bébé du double espoir", est né par fécon- dation in vitro après un double diagnostic génétique pré-implan- tatoire (DPI) permettant le choix des embryons. Cette procédure de double dia- gnostic a permis de s'assurer d'une part que l'enfant était indemne de la grave maladie génétique (bêta-thalassémie) dont souffrent les premiers

enfants de la famille, mais aussi qu'il pouvait être donneur com- patible avec l'un de ses aînés malades. Cette compatibilité des tissus (HLA) permet d'envisager ulté-

rieurement, une greffe de sang du cordon ombilical qui a été prélevé après sa naissance, afin de soi- gner un de ses aînés. La bêta-thalassémie est une maladie génétique grave et invali- dante.

Cause

Pas tous égaux devant la caféine

La caféine, à dose habituelle (soit 400 mg/j), aurait un effet pro- tecteur contre la maladie de Parkinson.

Sur le plan chimique, la caféine est une méthylxanthine, comme la théophylline du thé et la théobromi- ne du chocolat… Cette structure moléculaire explique ses effets bronchodilatateurs (relaxant les bronches), potentiellement intéres- sants chez l'asthmatique. Et surtout ses vertus éveillantes et psycho sti- mulantes, louées par bien des consommateurs. Du moins par ceux qui y sont sensibles, car nous ne sommes pas égaux devant la caféi- ne. Chez certains, elle aurait des effets stimulants, chez d'autres une action anxiogène. Sont en cause certaines enzymes de l'organisme qui varient génétiquement et influencent son métabolisme. «La

caféine, qui a des effets anxiogènes, est transformée par une enzyme du

des effets anxiogènes, est transformée par une enzyme du paraxanthine, un métabolite qui est, lui, anxiolytique.

paraxanthine, un métabolite qui est, lui, anxiolytique. Cette enzyme aux effets anxio-

lytiques est très active chez les per- sonnes qui ressentent surtout les effets psychostimulants de la caféi- ne. Il l'est beaucoup moins chez d'autres, qui seront donc très sen- sibles surtout aux effets anxiogènes du café.» Sans surprise, les ama- teurs de café appartiennent plutôt au premier groupe…Il est aussi bien connu que la caféine accélère un peu le rythme cardiaque, ce qui la fait déconseiller aux personnes

foie en d'anémie, elle rend Se couvrir en cas de fièvre n’abaisse pas la température
foie
en
d'anémie,
elle
rend
Se
couvrir en cas de
fièvre n’abaisse pas la
température !
S e couvrir en cas de fièvre est une erreur, notamment chez les
enfants : cela ne fait pas «sortir» la fièvre ou la maladie,
mais peut entraîner convulsions et déshydratation.
Rappelons que la fièvre est un moyen de défense de l’organisme,
qu’il est rarement «utile» de lutter contre elle si le sujet n’est pas
gêné ou mis en danger par elle. La fièvre disparaîtra toute seule.
En cas de convulsion, rafraîchir progressivement l’enfant l’aide-
ra à se rétablir spontanément, car c’est la rapidité de l’aug-
mentation de la température qui cause les convulsions.Si on
cherche à abaisser la fièvre, des compresses tièdes, un
bain légèrement plus froid que la température cor-
porelle, le port de vêtements légers suffisent.
Ces mesures provoquent des frissons,
qui font augmenter la tempé-
rature

nécessaires à la survie des transfusions sanguines répétées. En Espagne, le

premier "bébé- médicament" était né en 2008. Le sang de son cordon ombilical avait per- mis de gué- rir son frère atteint d'une grave forme d'anémie congénitale.

sujettes à la tachycardie. Elle est aussi légère-

ment hypertensive. «Mais les données épidémiolo- giques sont assez contra- dictoires, estime l'épidé- miologiste Tobias Kurth (Inserm U708, Paris). Nous avons besoin d'études plus pré-

cises pour comprendre les effets cardio-vasculaires de la caféine.»

L'implantation d'un défibrillateur combiné à une resynchronisation cardiaque est plus efficace chez la femme

resynchronisation cardiaque est plus efficace chez la femme Une étude publiée lundi a révélé que l'implantation

Une étude publiée lundi a révélé que l'implantation d'un défibrillateur combiné à une resynchronisation cardiaque par impulsions électriques est deux fois plus efficace chez les femmes que chez les hommes pour empêcher une défaillance du cœur ou un décès.

blir un rythme normal lorsque le cœur se met à battre de façon désordon- née, un phénomène appelé fibrillation. Cette nouvelle approche de traitement combiné de l'insuffisance cardiaque est appelée CRT-D (car- diac resynchronization the- rapy with defibrillator). L'analyse comparative de l'efficacité de cette approche a révélé qu'elle permettait de réduire l'inci- dence des défaillances car- diaques de 70% chez les femmes contre 35% chez les hommes. Le taux de mortalité a même diminué de 72% chez les femmes. "Les études précédentes montraient que les traite-

C es scientifiques ont

analysé les résultats

ments cardiaques préven- tifs avaient des effets com- parables chez les hommes et les femmes", souligne le cardiologue Arthur Moss, professeur de méde- cine à l'Université de Rochester (Etat de New York, est), principal auteur de cette recherche parue dans l'American College of Cardiology, revue publiée par le Journal of the American Medical Association (JAMA). "Les résultats de notre analyse sont surprenants mais très importants car il s'agit du seul traitement cardiaque qui est nette- ment plus efficace chez les femmes que chez les hommes", a-t-il conclu.

d'un essai clinique

dit MADIT-CRT paru en 2009 dans le New England Journal of Medicine qui avait porté sur 1.820 parti- cipants aux Etats-Unis, au Canada et en Europe. Par ailleurs, cette étude clinique de quatre ans et demi comparait l'efficacité d'un défibrillateur implanté combiné à un petit appareil envoyant des impulsions électriques au cœur pour stimuler l'oreillette droite et les ventricules droit et gauche de manière coor- donnée et synchronisée à un défibrillateur seul. Le défibrillateur seul agit dif- féremment, envoyant un choc électrique pour réta-

Santé, créativité et efficacité avec la sieste

réta- Santé, créativité et efficacité avec la sieste La sieste a de nombreux bénéfices : elle

La sieste a de nombreux bénéfices : elle réduit le stress, améliore la mémoire et la concentration libère la créativité et rééquilibre le fonctionne- ment nerveux. Ainsi faire une pause de quelques minutes permet de rester dynamique en rechargeant efficacement les batte- ries. Les personnes qui ont un emploi du temps très chargé utilisent d'ailleurs la sieste pour réduire leur temps de sommeil la nuit : pratiquée quotidiennement cette dernière peut faire gagner 1 à 2 heures de sommeil par jour.

16 Forum EL MOUDJAHID
16
Forum
EL MOUDJAHID

Experts et spécialistes, invités par El Moudjahid sur le thème

Leprogrammee-Algérie2013introduit

Le programme e-Algérie, lancé depuis deux ans, per- mettra à l'Algérie d'entrer

dans la société de l'information, a indi- qué hier, M. Benmehrez Cherif, res-

ponsable du programme "e-algérie" au sein du ministère de la Poste et des Technologies de l'information et de la communication. "Le programme e-algérie est un

creuset d'opportunités pour les jeunes. 100.000 emplois peuvent être créés à

la faveur des activités sociales induites

par ce programme", a fait savoir M. Benmehrez qui s'exprimait dans le cadre du forum du quotidien El Moudjahid. Selon M. Benmehrez, le programme e-algérie va "faciliter la vie au citoyen" dans la mesure où l'utilisation des tech- nologies de l'information et de la com- munication (TIC) prendra le relais des "procédés classiques". "Il est évident qu'entre faire la queue, durant de longues heures, pour obtenir un document et la possibilité d'avoir ce même document en recourant à l'Internet, le choix final est des plus évi- dents", a dit en substance M. Benmehrez. Selon lui, et au rythme où vont les choses, les ingénieurs ne peuvent pas se targuer de "tout maîtriser" et que, de ce fait, il y

a lieu de les former et de les

recycler par des spécialistes. Le directeur général du réseau ANIMAPP, M. Younès Grar a, pour sa part, insisté pour dire que le fait que les jeunes constituent l'écrasante majorité de la population est un facteur à même d'assurer la réussite du processus d'utilisation des TIC dans notre pays. "Tout un chacun sait que les jeunes sont accrocs pour ce genre de tech- nologies et qu'ils veulent à tout prix être à la page. Le terrain est donc des plus propices", a-t-il dit. Au sujet de l'Internet, M. Grar a fait savoir que la connexion à celui-ci se fera, dans très peu de temps, par le biais du téléphone portable (et pas seulement à partir d'un micro-ordinateur) au regard de l'ancrage de la téléphonie mobile au sein de la société. Selon lui, le téléphone por- table peut, dans un proche avenir, jouer un rôle important dans le cadre du commerce électronique à la faveur de l'option intitulée "paiement sans contact". Le directeur général de "Vorax Technologies", fournis- seur d'Internet, M. Mebarek Boukaba a, pour sa part, indi- qué que pour assurer un "meilleur ancrage" des TIC dans notre pays, il y avait lieu, au préalable, de réunir l'envi- ronnement législatif et régle- mentaire "adéquat". Pour lui, des contraintes, à l'image d'une administration trop "lente", voire faisant preuve de "bureaucratie", freinent l'essor des TIC dans notre pays. En outre, a-t-il ajouté, bon nombre d'entrepreneurs ignorent l'importrance du recours aux TIC dans leurs activités de tous les jours, "d'où l'importance des efforts qu'il y a lieu de déployer dans ce sens". Au cours des débats, l'unanimité a été totale quant au fait qu'il y avait lieu d'assurer un environnement à même d'accélérer le processus d'utiliation à grande échelle des TIC. APS)

Ph. A. Hamadi
Ph. A. Hamadi

Par Tahar Mohamed Al Anouar

sites. Nos entreprises demeurent ainsi par- faitement invisibles sur le marché internatio- nal. Le chiffre d’affaires pour les télécoms était évalué à 4,7 milliards de dollars en 2009, dont la part consacrée au matériel logiciels et services ne compte pas beaucoup d’activités, alors que ce sont les créneaux les plus porteurs. Aux Etats-Unis, pour ne prendre que cet exemple, c’est la ten- dance inverse que l’on constate. On accorde moins d’importance à la machinerie pour aller surtout vers le contenu (40% du sec- teur).

Les NTIC, ce sont 40% du PIB

fait beaucoup de nouveaux métiers. Les 100.000 emplois peuvent être créés facile- ment à travers ces services d’accompagne- ment. L’exemple de l’Inde est édifiant à cet égard. L’orateur fait allusion à une progres- sion fort importante de ce pays à travers les NTIC, qui a amené à qualifier l’Inde, de bureau du monde avec des ressources humaines, hautement qualifiée et une baisse significative des prix des télécoms et à gran- de vitesse. Tout cela explique le phénomène et la multiplication d’activités à forte valeur ajoutée. Depuis, les centres de recherche ont commencé en effet à fleurir en Inde pour appuyer l’industrie locale. Cette stratégie de développement a tiré l’économie indienne vers le haut, et favoriser la montée en puis- sance des classes moyennes urbaines. Le développement des NTIC dans notre pays permettra de répondre aux besoins natio- naux et favoriser l’export. Le réseau internet permettra cette relation entre les entreprises nationales et les clients étrangers potentiels. Cette technologie devrait favoriser l’adhésion de notre pays à la société de l’information, tranquilliser le citoyen, avoir un service sans avoir à effec- tuer de déplacement. Il y a donc beaucoup d’intérêt à mettre ces solutions en place.

Les jeunes, une grande disponibilité

Les jeunes ont une grande facilité d’utilisa- tion de toutes ces technologies. Dans son intervention, M. Kaïd Khaled recense les avantages liés à la croissance économique que favorise le développement des NTIC, qu’il classe en tant que troisième révolution industrielle à côté du développement du nucléaire, de la biotechnologie, les énergies renouvelables. L’orateur relève que NTIC et

croissance économique sont deux notions qui se rejoignent à travers le grain de temps qui est apporté par les NTIC, la gestion du temps. Les NTIC contri- buent à faire évoluer

M. teur au président
M.
teur
au
président

délégué

La table ronde qui a eu lieu hier au Centre de presse d’El Moudjahid consacrée aux tech- nologies de l’information et de la communication (TIC) en tant que moteur de la croissance écono- mique a regroupé experts et spécia- listes.

Benmehrez, res- ponsable du pro- gramme e-Algérie 2013 au ministère de la Poste et des TIC, M.

Kaïd Khaled, administra-

sein

l’Université de la for- mation continue (UFC),

expert consultant, M. Nassim Ali Bey président d’ANIMAP et M. Grar Younès, DG ANIMAP,

M. Jamal

directeur général

à

Technologies, M.

Mebarek

Boukaba, directeur général de VORAX Technologies et vice-

l’Association des four-

nisseurs d’Internet.

Les NTIC

en tant

que catalyseur

Dans son intervention M. Cherif Benmehrez, relève que dans le vaste programme de développement des NTIC, le ministère de la Poste et des TIC, s’est positionné en tant que cata- lyseur et non pas comme un don- neur d’ordres. L’orateur rappelle la progression des NTIC dans notre pays en soulignant que pour la seule télé- phonie mobile, on a connu une véritable explosion. On compte en effet 32 millions d’abonnés, l’Internet 800.000 abonnés, et pour l’ADSL deux millions d’accès instal- lés. On compte un peu plus de 400.000 inter- nautes.

Moins de 15% des entreprises sont équipées

S’agissant des entreprises, la situation n’est pas aussi bonne. Moins de 15% des entreprises sont connectées, moins de 40% des PME sont équipées. Concernant le web, on compte seulement quelques milliers de

de Zerouk, HB de
de
Zerouk,
HB
de

Chérif

En Algérie, les NTIC for- ment 4% du PIB. 150.000 personnes sont directement employées, spécialisées dans les NTIC. 100.000 emplois nou- veaux devaient être générés à l’avenir, ce qui reste malgré tout en deçà des besoins escomptés. Il faut penser en effet à la modernisation et l’effet d’entraînement sur la société algérienne que constitue le déve- loppement des NTIC, tendance qui favorise la création d’em- plois.

Un programme

ambitieux

Pour M. Grar, e-Algérie 2013, est un programme ambitieux. Beaucoup d’activi- tés économiques et autres pourront être facilitées (internet et commerce électronique, le e- administration, etc.), au total, ce

sont tous les services dont a besoin le citoyen qui peuvent tirer le bénéfice du développement des NTIC. Le développement a donné lieu à l’émergence d’autres

services en ligne, au développement du maté- riel pour y accéder (PC, téléphones portables, etc.). Il y a aussi les

réseaux d’accès qui ont démontré leur fiabilité. Il

y a le contenu à mettre en

place, c’est là une grande préoccupation. Pour M.

y totale

été grande à

L’unanimité

fait le a qu’il à

avait

quant

au d’assurer

un

lieu

même

environnement

processus

daccélérer

dutilisation

échelle des TIC

l’activité des entreprises et accroître leur perfor- mance à travers un envi- ronnement concurren- tiel, bien sûr, et si les investissements infor- matiques permettent d’assurer les change- ments nécessaires, dans l’organisation des entreprises.

Grar Younès, le program- me e-Algérie 2013 introduit notre pays dans

la société de l’information.

L’intervention de sociétés spécialisées, une nécessité

Il nous faut aujourd’hui créer cet envi- ronnement pour se développer. Ce sont tous ces progrès qui doivent être pris en charge par des entreprises spécialisées qui vont elles-mêmes être créatrices d’emplois, en

Des bouleversements

en profondeur

Pour l’orateur, l’informatique, les réseaux, la “net économie” ont tout bouleversé. Le web social et le e-commerce décollent. Tous les indicateurs l’attestent, note M. Kaïd Khaled. Le poids des blogs et des réseaux communautaires s’accroît.

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17 EL MOUDJAHID Forum
17
EL MOUDJAHID
Forum

des NTIC et de leur relation avec la croissance économique

notrepaysdanslasociétédel’informatique

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L’entreprise modifie ses relations avec ses col- laborateurs, ses partenaires et ses clients. Pour M. Kaïd Khaled, l’évolution est structurelle et irréversible et va conduire vers une producti- vité toujours améliorée. Les NTIC resteront un extraordinaire levier de croissance. En matière de formation, l’UFC s’inscrit pleine- ment dans le programme e-Algérie 2013, notamment dans le volet formation avec le contenu en lignes, les tuteurs en lignes.

De nouveaux métiers émergent

Il y a de nouveaux métiers qui émergent et qui viennent se greffer. Ils favorisent un nouveau mode de formation dans l’enseignement supé- rieur, l’orateur rappelle la convention cadre signée entre l’UFC et la fonction publique qui permet la formation en ligne pour l’ensemble des fonctionnaires. L’apport des NTIC permet une réduction substantielle des coûts de for- mation, une souplesse dans l’organisation du travail, formation individualisée, la mise à niveau des compétences, l’investissement des connaissances acquises, l’absence et la vacan- ce du poste de travail réduite à leur minimum. Pour l’apprenant, il y a un large choix, sou- plesse et flexibilité, réduction du temps de for- mation, échanges plus importants, possibilité d’évaluer les connaissances, tous ces avan- tages ne se retrouvent pas dans les formations classiques.

Les NTIC ont un grand rôle dans la croissance économique

Les NTIC ont un rôle très grand dans la croissance économique, et pour l’entreprise cela est particulièrement visible aux Etats-

Unis et en Europe. Elles vont sans doute jouer très rapidement le même rôle en Algérie grâce

à des innovations de procédé majeures, elles

permettent des gains de productivité impor- tants pour les entreprises qui les adoptent.

Elles stimulent ainsi à la fois l’offre et la demande. De même, elles contribuent à l’élé- vation du niveau général des connaissances et

à l’accumulation du capital humain, ce qui est un atout pour la croissance future. Le taux de pénétration de la téléphonie mobile et de l’internet en Algérie a fait un

bond extraordinaire ces dernières années. Il en sera de même pour le e- learning. Dans le cadre de la moder- nisation du fonctionnement des ser- vices du secteur du commerce et de la facilitation de l’accès à l’information économique, le ministère du Commerce et celui de la Poste et de TIC, ont, selon une information rap- portée par le quotidien Le Temps, convenu il y a quelques jours d’une convention de coopération pour assu- rer la mise en exploitation du système télématique du CNRC. Elle vise à moderniser le registre du commerce

en vue de faciliter l’accès à l’infor- mation économique et commerciale. Sydjilcom est le nom choisi pour ce portail. Il devra être mis en ligne avant la fin du 1 er semestre 2011. Cette convention, rappelle l’orateur, permettra également l’initiation de projets pilotes pour le paiement par téléphonie mobile et terminal de paiement, la mise en œuvre du registre du commerce électronique et l’assistance au CNRC pour la mise en exploitation du réseau. M. Kaïd Khaled a révélé combien la bureaucratie pouvait être néfaste à ces perspectives de croissance à tra- vers les NTIC. Dans le cadre d’un partenariat conclu entre l’UFC et une firme allemande, spécialisée dans les laboratoires virtuels en électronique, l’université de la formation continue a lancé une formation en ligne : “Tic systems electro- nics”, plus de 500 étudiants ont pu suivre cette formation qui a dû être interrompue au bout de trois semestres pour des problèmes de dédoua- nement et de vide juridique en la matière afin de trouver une solution.

Les réformes doivent aller en profondeur

Intervenant à son tour, M. Jamal Zerouk relève, lui aussi, l’absence de personnel quali- fié, les contraintes subies en matière de finan-

cement des investisse- ments. Réforme ban- caire et réforme admi- nistrative sont plus que jamais nécessaires sur le terrain pour changer les comportements et faire évoluer les menta- lités pour une pénétra- tion des NTIC mis au service de l’économie nationale et de la crois- sance. Pour l’orateur, le marché local lui- même n’est pas adapté. Le marché de la carte à puces, créneau d’HB technologies est déte-

nu sur le plan mondial par de grands acteurs qui dictent leurs conditions aux gouverne- ments de leurs pays. Les NTIC en tant que

levier pour la création d’emplois

l’orateur

affiche à ce sujet son pessimisme. Le directeur général de VORAX technolo- gies et vice-président des fournisseurs d’accès à internet, M. Mebarek Boukaba, relève pour sa part que le besoin existe, le programme pour le développement des NTIC est là, mais c’est la machine de son point de vue qui ne démarre pas. Résultat, on assiste à une fuite des cerveaux. L’échec ne concerne pas seule- ment le secteur des NTIC, mais selon l’ora- teur, l’ensemble du secteur économique. Nous n’exploitons pas au maximum les moyens qui sont les nôtres.

Un environnement contraignant

L’orateur relève que l’environnement législatif et réglementaire porte une énorme responsabilité dans ce marasme. Hérité du passé (période ottomane et colo-

niale), il est forcément centralisateur encore et non adapté. Il donne une importance capitale à l’administration au détriment de l’économie. L’absence de stabilité sur le plan réglementai- re et administratif nuit beaucoup au dévelop- pement de l’activité économique et de l’inves-

tissement et décourage l’entrepreneur. S’agissant de l’emploi, c’est aux entreprises d’en favoriser la création et non à l’Etat. M. Boukaba relève que les contraintes au niveau

l’Etat. M. Boukaba relève que les contraintes au niveau contre chez nous sur le terrain. Avec

contre chez nous sur le terrain. Avec le pro- gramme e-Algérie 2013, cela représente, si les objectifs sont réalisés, plus de 4 milliards de dollars à ajouter aux 4 milliards actuels. Ces 4 milliards seront consacrés au contenu. M. Jamal Zerouk, intervenant lui aussi dans le débat, relève que l’acteur principal du déve- loppement des NTIC, demeure le citoyen qui est le premier moteur de l’économie. Il faut aller, dit-il, vers une culture des NTIC, seule capable de favoriser leur implémentation. Le vivier existe.

Le contenu continue à poser problème

Pour M. Ali Bey Nassim, président d’ANIMAP, le réseau existe, 32 millions de portables sont utilisés, c’est le contenu qui continue à poser problème, et cela est soulevé depuis plusieurs années. On peut faire beau- coup de choses avec le mobile, dit-il. Pour M. Benmehrez, c’est vrai que le citoyen est au centre des TIC. Il parle volontiers de forma- tion de masse initiée par le ministère de la Poste et des TIC à travers le e-Algérie 2013. Mais il s’agit d’une formation segmentée, enseignants, fonctionnaires, jusqu’à la femme rurale.

Il y a une diversité dans les contenus

S’agissant de l’administration en ligne, c’est une dynamique qu’il faut mettre en ligne, mais on sait que les contraintes restent nombreuses. S’agissant des ressources humaines, 10.000 spécialistes dans les TIC sont formés par an, c’est trop peu et c’est loin de nos ambitions fait remarquer le responsable du pro- gramme e-Algérie 2013. On ne communique pas assez non plus, relève l’orateur. Avant de parler de formation, il faut faire prendre conscience de ce que permettent d’apporter les NTIC dans l’entreprise pour ne citer que cet exemple, M. Boukaba, interve-

nant dans le débat note que sur les 10.000 spécialistes formés, la plupart partent à l’étranger.

sont disponibles pour s’investir dans un grand nombre d’opéra- tions favorisant le développement des TIC. Les centres d’appel, des applications sur le mobile peuvent contribuer à faire sauter des ver- rous bureaucratiques et affranchir le citoyen de bon nombre de diffi- cultés qui compliquent son quoti- dien. Ces jeunes sont en avance sur les décideurs, des milliers sont sur Facebook. Il y a des compé- tences qu’il s’agit de savoir utili- ser. Si chaque APC, mettait en place des structures, ce serait des milliers de jeunes qui pourraient être recrutés et se lancer dans des

applications. Le développement des solutions mobiles permettrait à une insti- tution comme Algérie Poste de régler le pro- blème du manque de liquidités, à travers le virement de compte à compte, 30% des salaires sont représentés aujourd’hui par le paiement de charges qui se règlent en numé- raires.

3.500 bureaux de poste

3.500 bureaux de poste existants, ça pour- rait signifier 10.000 emplois qui permettront à leurs bénéficiaires de créer. Cela réussit ailleurs. Aujourd’hui, il est encore difficile de convaincre dans notre pays de pareille démarche, alors que nous arrivons en tant que concepteurs de telles solutions, de convaincre

des institutions et entreprises étrangères. Il y a, selon le point de vue de l’orateur, un gap important qui se creuse entre jeunes et déci- deurs et ceci est préoccupant. Les évolutions dans le monde des TIC sont bien assimilées par les jeunes, il faut se retourner vers eux, libérer les initiatives, cela créera de l’emploi. M. Ali Bey affirme croire en les compé-

tences

répondant aux questions, il y a des ressources

et nous avons l’obligation de faire aboutir le

programme de développement des TIC.

M. Benmehrez,

algériennes. Pour

Un créneau d’opportunités

Il s’agit d’un programme qui est un creuset d’opportunités pour les jeunes.

L’administration électronique, les services en ligne, ce sont les jeunes qui sont les plus aptes pour en assurer le développement. Il y a des milliers d’emplois en perspective si l’on va dans cette direction 100.000 emplois, c’est par prudence que ce chiffre est avancé, en fait il y

a un effet d’entraînement. Une dizaine de

ministères sert de plate-forme actuellement pour le développement de services en ligne. Le ministère du Commerce, pour ne prendre que cet exemple, est bien avancé dans le domaine. M. Zerouk Jamal, rappelle que Algérie Poste a été l’institution pionnière en matière de TIC. M. Grar Younès insiste sur le fait que les TIC sont une véritable révolution à travers notamment la création de nouveaux métiers générant de nouvelles compétences (dans l’éducation, le contenu, la sécurité informa- tique, etc.).

La sous-traitance a sa place dans les TIC

S’agissant d’une question sur la sous-trai- tance et les TIC, M. Grar note que ce volet a été pris en charge. Il s’agit d’un volet impor- tant qui permet la création de centaines d’en- treprises et de milliers d’emplois. Pour M. Benmehrez, on a 7 fois moins de compétences qu’un petit pays comme Singapour. Il nous faudrait au moins un million de compétences pour atteindre le niveau de Singapour actuel- lement. M. Boukaba, intervenant suite à des questions, relève qu’à la différence de l’Algérie, des pays comme Singapour précisé- ment, la Chine ont libéré l’initiative privée. L’Etat n’intervient pas. Il y a des facilitations pour la création de PME, la création d’em- plois. Je vous fais confiance à priori, tel est le leitmotiv dans ces pays. Il faut laisser les gens travailler. Si une telle mentalité arrivait à gagner l’Algérie, on pourra rattraper le retard, note M. Boukaba. Il faut réformer, il faut aussi impliquer professionnels et spécialistes et non pas les laisser partir à l’étranger. T. M. A.

et non pas les laisser partir à l’étranger. T. M. A. de l’environnement, pénalisent l’ensemble des

de l’environnement, pénalisent l’ensemble des entreprises du secteur public, comme privé.

Libérer les initiatives

L’orateur évoque les évolutions dans d’autres pays, positives à nos yeux, la Chine par exemple, qui ont permis à l’économie d’avancer et aux entreprises de s’afficher à l’international, alors qu’ils subissaient les mêmes contraintes que nous dont elles ont pu s’affranchir. Le moteur de la croissance demeure bien l’entreprise. Les Chinois n’ont pas la même conception du secteur informel que nous. Il s’agit d’une activité utile dont vivent 30% des Chinois. L’exemple espagnol en la matière est révélateur. L’informel, enten- du dans ces pays, est un excellent support pour l’économie nationale. Pour l’orateur, l’écono- mie est une machine fragile et complexe à la fois, qui ne peut se fonder que sur la seule loi de l’offre et la demande. Il faut donc la pré- server de toute dérive.

Les NTIC ne peuvent s’accommoder de contraintes

Intervenant dans le débat, M. Cherif Benmehrez, rappelle que les TIC ne peuvent s’accommoder des contraintes que l’on ren-

80 ISP ont baissé le rideau

Il rappelle qu’en 2003, il y avait 80 ISP (fournisseurs d’accès à internet), il n’y en a plus aucun aujourd’hui. Chaque ISP faisait travailler 10 ingénieurs au moins. Le manque de réactivité des pouvoirs publics face au pro- blème existant est jugé préoccupant par l’ora- teur d’autant que les contraintes qui pèsent sur les entreprises se sont accrues. M. Boukaba suggère la création d’un observatoire pour arriver à une régulation de la situation et écou- ter les spécialistes. Pour M. Grar Younès, répondant aux interrogations des participants, ce sont dans le monde, les entreprises qui investissent dans les TIC qui se développe- ment le plus. La disparition des ISP chez nous est particulièrement pénalisante en effet. On a besoin pour permettre au programme e- Algérie 2013 de se déployer, de lever un grand nombre de contraintes, de pesanteurs bureau- cratiques.

La volonté politique existe

La volonté politique existe. Les jeunes

Santé

18

EL MOUDJAHID

Inflammation

des gencives

L'inflammation des gencives est un problème fréquent à ne pas négliger, car il témoigne d'une réaction de la gencive à un problème qui touche soit les dents, soit l'os sur lequel sont insérées les dents. Les signes La gencive peut être simple- ment douloureuse et légère- ment gonflée de façon globa- le. Elle peut être gonflée et gênante, voire douloureuse.

dans ce cas, elle est souvent rougie, avec des sortes de bourrelets qui entourent la base des dents. Ce gonfle- ment provoque souvent des saignements de la gencive, en particulier lors du brossage des dents. Lorsque ce gonflement touche une seule dent, cela témoigne d'un problème den- taire : soit abcès dentaire , soit alvéolite . Enfin, il peut arriver que du pus s'écoule. Il s'agit alors le plus souvent d'un abcès den- taire qui a percé. Les causes :

La première des causes est la gingivite , laquelle peut avoir de nombreuses causes qui ne sont pas seulement locales. Les autres causes sont les abcès dentaires , et l'alvéolite, pour aller plus loin : Abcès dentaire; Alvéolite; Gingivite.

aller plus loin : Abcès dentaire; Alvéolite; Gingivite. Le miel, des vertus extraordinaires ! La médecine

Le miel, des vertus extraordinaires !

Gingivite. Le miel, des vertus extraordinaires ! La médecine redécouvre les fabuleuses vertus santé du

La médecine redécouvre les fabuleuses vertus santé du miel et des produits de la ruche Non seulement ils soignent brûlures, bouffées de chaleur, problèmes de prostate, ulcères, mais ils ont aussi des propriétés anti-âge, contre l’arthrite, les mycoses ou la fatigue

Le pollen, efficace contre les bouffées de chaleur Une étude danoise réalisée en 2005 sur 64 femmes a montré que