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'ETAT CIVIL

AP ICA

tenu l

~o~u ..ICS

Ed A U1
91 OCTOBRE 1171
QRGJNISATIQ{ C<W4DNE AFRICA,1NP;
1i7!' JU.URICI!NNE
O.C.A".

REFOlU L'E:. TAT CIVIL

liN KILIl!lJ AFRICAIN

TCIlME II

AŒ'ES ID SarmAIRE

Tanu à

IlAURICE

du 21 au 28 Kai 1979
AVANT
3 •
.. PROPOS
1 P

Trois ans après le Séminaire de Lomé (févrie:t'l-!llaXs 1976) qui


avait permis aux participants de renéohir sur la définition d'un oadre
généraJ. de réforme de l'Etat Civil, le Séminaire de Ma1U'ioe (21 au 28
mai 1979) entre également dans la deuxième phase du projet OCAM d !l'Amé_
lioration de l'Etat Civil en milieu afrioain" et se si tue dans le prolon-
gement naturel de oelui de Lomé.

En effet, la Conférenoe des Chefs d'Etat et de Gouvernement de


l'OCAM, réunie à Kigali (février 1977), avait approuvé les recommandations
du Séminaire de Lomé, et avait invité tous les Etats membres à mettre sur
pied une oommission nationale de réforme de l'Etat Civil, en vue d'assurer
l'application de oes recommandations. Malheureusement, pour des raisons
diverses, oes reoonnn.a.ndations n'ont pas pu ~tre appliquées c1a.ns les Etats
membres.

Dans le souci de sensibiliser davantage les responsables teoh-


niques des Etats membres à oe projet,let ~_ :}énéral de l'OCAM a
oonvoqué le Séminaire de 11aurioe afin de faire le point de la situation
au niveau de chaque Etat et de rediscuter, pour mieux les approfondir,
les différents points reoommandés par le Séminaire de Lomé.

A part les neuf pays membres de l' OCAM, d'autres pays afrioains
tels que le Burundi, la République Populaire du Congo, la République G8I-
bonaise, le Ma.li et le Zatre étaient représentés à oe Séminaire. On notait
en outre la participation des organisations nationales et internationales
telles que la Commission :EConomique des Nations Unies pour l'Afrique (CFA),
le Fonds des Nations Unies pour les Aotivités en matière de Population
(FNUAP) le Vital statistios Improvment Projeot des Etats Unis (VISTn1),
l'Us-.AID, l'OMS, l'Institut National des Etudes Démographiques (INED-FRANCE),
le Ministère Français de la Coopération et l'Union Douanière et Economique
de l'Afrique Centrale (1IDEAC ).

A l'issue de fruotueuses discussions sur chacun des points ins-


orits à l'ordre du jour, plusieurs déoisions importantes ont été prises,
entre autres :

.1.
- 2

- la révision des textes régissant l'Etat Civil en vue d'assurer


le bon fonctionnement du système renové d'Etat Civil ;
- l'institution, au sein de la Fonction Publique de chaque Etat,
d'un oorps du pers onnel d 'Etat Civil ;
- l'organisation de .séminaires périodiques nationaux et régionaux
pour un échange d'expérienoes ;
- l'élaboration, dans chaque Etat, de programmes diversifiés de
sensibilisation et de motimtion s'adressant aux cadres du
PE\Y'S et aux populations urbaines et rurales.

La présente publioation contient le compte rendu des travaux du


séminaire, les différentes reoommandations adoptées, les oommunications
de tous les P8\Vs et de toutes les organisations internationales qui ont
pris part aux travaux, ainsi que les documents de base qui ont été pré-
sentés par le Seorétariat Général.

Noua tenons une fois encore à exprimer notre pro~e.adè.ugxat:f.tude au

Gouvernement JI'B.1'lticien pour avoir accepté que l'Ile Maurice abrite ces as-
sises et pour les facilités de toutes sortes qui ont été données aux parti-
oipants.

Qu'il nous soit également permis de réitérer nos 'W1ifsremeroiements


à toutes les organisations nationales, sous-régionales et internationales qui
ont bien voulu prendre part aux travaux de ce séminaire, et, en particulier,
au "VitaJ. Statistics Improvment Project" des Etats-Unis, au Fonds des Nations
Unies pour les Activités en matière de Population, et à la Commission Econo-
mique des Nations-Unies pour l'Afrique, pour nous avoir foumi d'une part
l'assistance technique nécessaire pour la mise au point des dossiers du
séminaire, d'autre part, l ' as sis tance financière qui a contribué au sucoès
de cette renoontre.
.fOMMAIRE
~:-:-:-:-:-:-:-:-:~:-

PAG:E5
Avant-Propos
Rapport Général sur le Séminaire••••••••••••••••••••••••••••• 1 à 41
Motions de Remerciements••••••••••••••••••••••••••••••••••••• 48 et œ
Liste des Partiaipants••••••••••••••••••••••••••••••••••••••• 50 à 52
~ Disoours••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••• 53 à 60

ANNElΠl - CommuniAAtions des Pa:'!s :

61 à 63
* Béni~ ••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••
* Burundi••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••• 64 à 66
61 a... 69
* :Empire centrafrioain••••••••••••••••••••••••••••
* Congo~ •••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••• 70 à 75
* Gete d'lvoire•••••••••••••••••••••••••••••••••• ~ 76 à 79
* Gabo~ •••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••• 80 à 82
83 a... 85
* Haute-Volta•••••••••••••••••••••••••••••••••••••
* Mali ••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••• 85 a... 89
* Ma'UJ:'1 oe. •• •• •• •••
fi • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • 90 ~ 91
a...
,/
* Niger•••••••••••••••••••• ,~ ••••••••••••••••••••• 92 99
* R'WS.tld.a,•••-••••••••••••••••••••••••••••••••••••••• 100 à 104 1/'
107 . /
...
* Sénégal•••••••••••••••••••••••.••••••••••••••••• 105 a
* Togo •••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••• 108 à 113 /
* Zilia•••••••••••••••••• ••••••••••••••••••••••••• 114 à 117

A.NNEXE II - Doouments de base

- Projet d'ordre du jour ••••••••••••••••••••••••• 118


Calen~er des Trava~ ••••••••••••••••••••••••• 119 à 120
- Présentation Générale de l'évolution du projet
OCAM sur la réforme de l'Etat Civil••••••••••••• 121 à ~6
Mise en place d'un Centre National ••••••••••••••
dt~at Civil•••••••••••••••••.•••••••••••••••••• 127 à 132
Formation et reoyolage du personnel••••••••••••• 133 à, 140 /

- Développement de l'Etat Civil au niveau


des Communautés Rurales •••••••••••••••••••••••• ~ 141, à 155
Simplification ou réformes des textes
légi.slatLf's et des fo:t"IlIU1aires •••••••••••••••••• 156 à 173

. /~
- 2 -

ProgTamme de Sensibilisation et de Motivation


de la Populatio~•••••••••••••••••••••••••••••••••• 174 à 181
Autres réfo~es•••••••••••••••••••••••••••••••••••• 182 à 189
- '!'rai toment, stockage et extraction des
Statistiques de l'Etat Civil••••••••••••••••••••••• 190 à 199
Organisation administrative d'un système d'état
oivil~ ••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••• 200 à 215
Evaluation du Cot'lt d'un Système rénové
d'Etat Civil••••••••••••••••••••••••••••••••••••••• 216 à 219
L'Amélioration de l'Etat Civil au Pérou•••••••••••• 220 à 236
-1-
RAPPORT CŒNERAL SUR lE SEMINAIRE
OCAM RELATIF A LA REFORME DE L'ETAT CIVIL

(Maurioe - 21/28 mai 1919)

1. la Conférenoe des Chefs d'Etat et de Gouvernement de l'OCAM rémlie à Kigali


en février 1911, après avoir approuvé les reoommandations du séminaire de
Lomé sur la réforme de l'état civil (25 février - 3 mars 1916) a demandé aux
Etats membres de l'OCAM de mettre en oeuvre lesdites reoommandations, notam-
ment ln instituant une Commission Nationale de Réforme de l'Etat Civil dont
les activités devraient 3tre suivies par le Seorétariat Général de l'OCAM.
Pour des raisons diverses, ces recommandations sont restées lettres mortes en
oe qui conoerne la plupart des Etats membres.

2. Devant oette situation, le Seorétariat Général de l'OCAr>1, fi4èle à.l'esprit


des reoommandations prises par les Chefs d'Etat et de Go)lvernement, a oonvoqué
un séminaire auquel il a assigné les objeotifs suivants 1

- faire le point au niveau de ohaque PB\V's des travaux entrepris dans le oadre
de l'applioation des reoommandations du séminaire de lDmé, ainsi que des
difficultés renoontrées ,

- faire profiter les Pél\Y'S moins avancés dans oe domaine des expériences des
.PBtYs qui ont déjà atteint un niveau appréoiable dans l'application de la
réforme de l'état civil, en l t occurenoe les Pél\Y'S de l'Union Douanière et
Economique. de l'Afrique Centrale et les autres pays non membres de l'OCAM ,

- rediscuter, pour mieux les approfondir, les différents points reool1lIlandés


par les partioipants du séminaire de lDmé ,

- réfléohir sur les moyens à mettre à la disposition du Seorétariat Général


pour aider les pays membres à dynamiser au mieux l'applioation des
reoonmandations de Lomé ;

•••1•••
-2-

- demander aux organismes nationaux ou internationaux de renseigner les


participants sur toutes les possibilités d'aide teclmique ou finanoière
que les P8\Y'S a.ffrioains peuvent attendre d'eux.

3. Ce séminaire a été organisé par le Secrétariat Général de l'OC~i aveo la


participation teclmique de la Commission Economique des Nations Unies pour
• l'Afrique, .du Fonds des Nations Unies pour les Activités en matière de
Population, de l'Union Douanière et Economique de l'Afrique Centrale et du
Vital Statistics Improvment Project des Etats Unis. Deux organismes ont eu
en outre à accorder des facilités finanoières en prenant en oharge le tI~

international et le séjour des délégués des Etats : le Vital Statistios


Improvment Project des Etats Unis 'et le Fonds des Nations Unies pour les
Activités en matière de Population.

4. le séminaire s'est tenu à l'hetel la Pirogue, à Maurice, du 21 a.\t 28 ma.i 1979.

5. les pa;ys suivants de.l'OCAM'-étaJ..eat-représQntés :.Bénin, eSte d'Ivoire,


•.,. -
Empire Centrafricain, Haute-Volta, Maurice, Niger, Rwanda, Sénégal et Togo

6. les pa;ys. suivants.nOlll membres de l'OC.4M ont également pris part aux
travaux: Burundi, Congo, Gabon, Mali, za.5:re.

7. On notait en outre ;ta. participation des organismes internationaux et


nationaux suivants :

- Commission Economique des Nations Unies pour l'Afrique,


- Fonds des Nations Unies pour les Activités en matière de Population,
- Organisation Mondia1.e de la Santé,
- Union Douanière ct Economique de l'Afrique Centrale,
- International Institutc for Vital Rogistration and.Statistics,
- Vital Statistics Improvment Project des Etats Unis,
... UB-AID des Etats Unis,
- Ministère Français de la Coopération;
- Institut National d'Etudes Démogr?phiques~

.../ .. ~
-1)-

8. La séance solennelle dloU'lte:rturè a été présidée par son Exoelleme


M. OHtlR13URRUN, Ministre du DévNoppement et de la. Planification ~

de Maurioe. Prenant le premier la parole au nom du Secrétaire (Jénéral de


1iOCAM, M. Kouanvi TIOOUE, Directe'ur des Affaires Economiques, Fina.naièNs
et des Transports de 1'00»1, a tout d'abord remercié les autorités
Maurioie1U1es pour leur hospiteJ.ité et les institutions internatiOnales et
nationales, en partiouU~ le Fonds des Nations-Unies poUl' les .Aetivités
en matière de population et le Vital Statistics Improvment P;rojeot pour
leur ooncours financier et technique. EnRite, M. TIOOUE, aPrès avoir
souligné la pla.oe de 11 état oivil dans un pays et le r~le de premier plan
qu'il est appelé à. jouer dans la planifioation du déveloPPeJllent économique et
social, devait retracer l'évolution du projet OCAM et préciser la place du
s'mi naire dans cet-be évolution. Il deva.it en outre indiqua!' les objectifs
assignés à. la rencontre de Maurioe, oompte tenu des i.nsutfisanOAB-oons1;a'Wes
dans la mise en oeuvre des reoomma.nda.tions du. .séminaire 4e Lomé. Il a
terminé en mettant l'a.ooent sur les résultats pratiques et oonorets attendus
de oes assises qui doivent donner un nouvel ~·-au..-P1'OJot:'()OA~

9. SUooédant au reltt'ésentant du Secrétaire Général f S.E. M. GHURBUBRUN


Ministre du Développement et de la Planification de Maurioet devait se
félioiter du ohoix de son Pa\Ys pour abriter le séminaire. Il devait ensuite
faire l'historique du système d'état civil à. )Ia.urice, institué depuis 1967
sous la. colonisation franÇ)a.ise. Bien que le système soit ancien et dcno
rodé, le représentant du Gouvernement mauricien estime impériaux de le
revoir et de le redéfinir pour l'refléter les aspirations et objectifs
futurs du p~s". A oe propos,. il oompte que les délibérations auxquelles
le séminaire donnera lieu ~a.ider son p~s à. tirer le meilleur parti
possible de la renoontre. ,Il termine son propos en remeroiant notanment
les organisations internationales pour leur assistance financière et
technique.

10. Le Séminaire a eu ensuite à. désigner son Bureau qui se oompose oomme suit 1

- Président : !I. Fran9is JEAN-PUlŒE (Maurioe)


- Vice-Président : I.1. Sylvestre ADJA1iOU'roNON (Bénin)
- RaPporteur 1 1<1. Jean-Baptiste NTAl4WEMEZI (Rwanda.)

..1·.
- 41 -

11. Le Séminaire, après les oormnmrtaires du Seorétariat Général de l 'OCAM


et diverses observations, a arr'@té oomme suit l'ordre du jour de ses
travaux 2

1. Séa.noe d'ouverture (PM)


2. Eleotion du Bureau (PM)
3. Adoption de l'ordre du jour (PM)
4. Présentation générale de l'évolution du projet OCAM sur
la réforme de l'état oivil
5. Conummioations relatives aux réformes et à la situation de
l'état oivil dans les différents Pél\YS
6. Cadre général des réformes à entreprendre:

a) mise en place d'un Centre National d'Etat Civil


b) développement de l'état oivil au niveau des oommunautés
rurales
0) formation et recyclage du personnel d'encadrement et
d'exécution
d) simplification ou réforme des textes législatifs et des
formulaires
e) sensibilisation et motivation de la population sur le problème
de l'état oivil
1. Projet de manuel de formation
8. Autres réformes :
a) traitement des données d'état civil
b) stockage et réoupération des doownents
0) organisation administrative du système de l'état oivil
d) autres approches dans l'amélioration du système de l'état oivil.

9. Description du pro j et VISTIM au Pérou


10. Tentative d'évaluation du oom d'un système rénové d'état oivil
11. Présentation par chaque org~~isation de ses possibilités en
ressouroes financières et techniques : AID, VISTIM, CEA. OMS,
FAC, FNUAP, DJED, IIVRS
12. Visite d'un Centre d'Etat Civil
13. Rapport
14. Séanoe de olSture.

.·1·.
-2-

POINT 4: Présentation &énérale de l'évolution du projet OCAJ1 sur


la réforme de l'Etat Civil.

12. Le Secrétariat Général de l'OCAM a, dans son exposé, dégagé les trois
Pl'inoipales phases de l'exécution de son projet d'amélioration des E\Ystèmes
d'état oivil dans les ~s de la sous-région à savoir :

1) l'étude et l'analyse des pratiques actuelles de l'état civil


2) la recherohe d'une méthodologie pour l'établissement d'un Etat Civil
rationnel et efficace en milieu africain,
3) la recherohe de moyens techniques et financiers néoessaires pour
l'application de la réforme retenue.

Il a ensuite précisé la phase dans laquelle se situe l'actuel séminaire.

13. Et, à la fin de son exposé, .le Secrétariat a précisé les cinq objectifs
Pl'incipaux que le Seorétariat Général de l 'OCAM poursuit dans l'Organisar--
tion du Pl'ésent séminaire :

a) faire le point, au niveau de chaque P~St des travaux entrepris


dans le oadre de l'applioation des recommandations du séminaire de
Lomé, ainsi que des difficultés rencontrées ;

b) faire profiter les ~s moins avancés dans oe domaine, des ~enoes


des p~s qui ont déjà atteint un niveau appréciable dans l'applioation
de la réforme de 1 t état oivil ;

0) redisouter, pour mieux les approfondir, les différents poihts


recommandés par les partioipants du séminaire de Lomé ;

d) réfléohir sur les moyens à mettre à la disposil.tion du Secrétariat


Général pour aider les PaJ"s membres à dynamiser au mieux l'application
des recommandations de LoméJ

e) demander aux organismes nationaux ou internationaux de renseigner


les partioipants sur toutes les possibilités d'aide teohnique ou
financière que les PaJ"s africains peuvent attendre d'eux•

••1. •
- li. -

14. Après oet exposé introduotif t le Séminaire ad' abord félioité le


Seorétariat Général de l'OCA'! pour les actions qu'il a menées en vue
d'améliorer les ~stèmes d'état oivil dans la sous-région et a noté
que le système d'enregistrement des faits d'état oivil existe dans la
presque totalité des pays afrioains ; mais oe qu'il faut déplorer est
que oe système ne fonotionne pas bien.

Il y aurait intér~t à améliorer oe système de façon à h rendre rentable


et à l'utiliser pour l'obtention des données démographiques.

15. Le représentant de la CE! a informé les partioipants que son Organisation


vient de terminer une étude sur les "Méthodes et les pratiques en
matière de système d ' état oivil en Afrique". Pour l'élaboration de oette
étude, la CEA a préféré utiliser une approohe globale en examinant les
différents problèmes qui se posent au niveau de l'organisation des
systèmes d'état oivil dans l'ensemble des pays de la région. Par ailleurs
la CE! envisage d'organiser en 1980 la réunion d'un groupe de travail
sur l'état oivil en Afrique où seront représentés aussi bien les pays
franoophones que les pays anglophones de la région. En réponse à une
question, le représentant de la CEA a indiqué que l'étude mentionnée
oi-dessus paraîtra d'abord en anglais dans le proohain numéro du
Bulletin d'information statistique de la CEA, puis en français dans le
numéro suivant du m~me bullet in.

16. Le représentant de l'I:NED (Institut National d'Etudes Démographiques) a


une fois enoore attiré l'attention des participants sur le fait qu'un
oertain nombre d'informations statistiques fort intéressantes peuvent
~tre retirées des systèmes d'état oivil tels qu'ils fonctionnent actuel-
lement dans certains pays africains surtout au niveau des c!Ç'andes villes.

17. Tout en encourageant le Secrétariat Général de l 'OCAM dans ses actions


en vue de l'amélioration des systèmes dl état oivil existant dans les
pays de la sous-région, les partioipants ont demandé à oe dernier de
mettre tout en oeuvre pour un heureux aboutissement de son pro~et•

../ ..
POINT 5: Communications relatives aux réformes et à la
situation de l'état civil dans les différents Pays.

18. Le Séminaire de Lomé sur la réforme do l'état civil a retenu un


certain nombre de recommandations que les :E.'tat s ont été chargée...de
mettre en oeuvre et parmi celles-ci, il y a notamment lieu de oiter
oelle relative à la création dans chaque Etat d "une Commission Nationale
de Réforme de l'I:!.'tat Civil. Les Etats étaient invités à tenir le
Secrétariat Général de l'OCAM il1formé de la mise en oeuwre de oes
recommandations. Jusqu'à la tenue du séminaire de Maurice, très peu
d'Etats ont notifié au Secrétariat Général la mise en oeuvre des reoom-
mandations préconisées, cependant qu'il ressort de ces notifications
que ces recommandations ont été suivies de manière peu satisfaisante. Le
Secrétariat Général a alors dép~ché une mission auprès des Etats membres,
mission dont il ressortait que des efforts restaient encore à faire
pour l'application effective des recommandations de Lomé. Par exemple,
trois pays seulement (l' ]}npire Centrafricain, le Niger et le Togo) ont
oréé une Commission Nationale d'Etat Civil.

19. Cet-lie situation est due à plusieurs facteurs :

- dans certains pays, les rapports de mission des participants au


séminaire de Lomé semblent n'avoir jamais été communiqués aux autorités
oompétentes et les recommandations sont de ce fait restées lettres
mortes;

dans d'autres, l'organe administratif national qui détient le pouvoir


de déoision dans 10 domaine de l'organisation administrative de l'état
oivil n'est pas encore suffisamment motivé pour une queloonque réforme;

- dans d'autres enfin, l'intérêt peu compris d'un système effioace


d'enregistrement des faits d'état civil oblige les responsables techni-
ques, soit à réétudier entièrement tout le système d'enregistrement,
soit à oommenoer à sensibiliser au préalable les autorités et les
oadres de l'administratim

20. Le séminaire de liJaurice a donné l'oocasion aux Etats membres de l'OCAM


d' e.xpliciter les raisons qui étaient à l'origine des carences constatées
et d'indiquer éventuellement les amorçes de réformes tentées.
21.
.-
Quant aux: pays non membres de l'OCAN l'occasion leur a été donnée
de faire part de le'U.!'s expériênces. Il a été porté à la connaissanoe
du sémiBa:1re qu'un projet d'amélioration du système dtétat oivil est
en oours pour l'élaboration d*un projet de réforme du système d'état
civil au l.fuli.

22. Toutes les comrmmications présentées par les différents pays membres
et oe'wc non mombres de l'OCAM seront publiés dans les Actes du Séminaire.

Point €§: Mise en plàCe d'Un Centre National. d'Etat Qivil

23. Après l'exposé introductif du Secrétariat qui a mis l'accent sur la


nécessité de créer au niveau de chaque ],\f;at, un organe central suffi-
samment fort qui organiserait administrativement et dirigerait techni-
quement toutes les activités du s,ystème d'état civil, le séminaire a
noté que le fait que la gestion du s,ystème d'état civil dans les pays
de la sous-région relève de trois ministères: l'Intérieur, la Justice
et le Plan, qui finalement en lui accordent pas l'importanoe qu'il
mérite, freine le bon fonctionnement du s,ystème.

24. La reCOmmandation du séminaire de Lomé de mettre en place un organe


central afin de faire la coordination des activités visant à une
organisation harmonieuse d'un système cohérent d'état oivil a été soutenue
et appuyée par l'ensemble des participants.

25. Le ohoix est laissé toutefois à chaque Etat de trouver la dénomination


exacte à son organe oentral d'état civil. Il peut ~tre dénommé :
Centre National d'Etat Civil
Direction Centrale d'I!.'tat Civil
Office National d'Etat Civil.

Ce qui importe, c' est que cet organe soit responsable administrativement
et techniquement de la gestion du système d'état civil sur tout le
territoire national.

..1. ·
- 9 -

26. De m~me, il appartient à chaque Etat de préciser la tutelle administr8l""


tive de cet organe central compte tenu do ses propres structures. D'une
manière générale, le Séminaire a insisté ~ la nécessité de placer
oet organe dans une position favorable qui puisse lUi permettre de
résoudre le plus rapidement possible tous les problèmes qui risqueraient
de freiner le bon fonctionnement du système. A ce propos, le représentant
de la CEA a suggéré que cet organe central pourrait être placé au sein
du Ministère qui aurait plus de racifications au niveau de tout le pays.

21. Le Séminaire est d'avis que, quelle que soit la position retenue pour
cet organe, il doit revenir au Ministère de la Justice de continuer à
jouer son rtHe de contr'eleur judiciaire qui permet de conférer aux: actes
émis un caractère juridique.

28. Tout en acceptant toutes les attributions proposées par le Secrétariat


Général de l'OCAI~ pour cet organe central, le Séminaire a pensé que son
organigramme devait tenir compte des problèmes spécifiques propres à
chaque Etat. De oe fait, l'organigramme de l'organe oentral devait ~tre

laissé aU choix de chaque Etat.

29. En ce qui concerne la mise en place de cet organe central, le Séminaire


est d'avis que la Commission Nationale du Réforme d'],'tat Civil dont la
création a été demandée à tous les Btats membres par le Secrétariat
Général de l 'OClU,l, devra tout mettre en oeuvre pour rechercher toutes
les solutions aux énormes problèmes que poserait cette mise en place.
A ce propos, le Séminaire recommande à tous les ~s qui ne l'ont pas
enoore fait, de se penoher sérieusement sur la mise sur pied de cette
Commission Nationale de Réforme d'Etat Civil afin de hâter le processus
de création de cet organe central d'état civil.

30. Toutefois, le séminaire pense que la oréation de l'organe central


d'état Civil ne devra pas conditionner la disparition de la Commission
Nationale- de Réforme. Cette Commission n.ationale de Réforme devra
continuer à jouer un r81e consultatif dans la prise de certaines
décisions fondamen-tales au niveau de cet organe oentral •

.·1· ·
- ft)-

31. S'agissant du financement de cet organe central, le séminaire a retenu


qu'un effort devra ~tro fait par chaque Etat dans le but de prévoir ce
financement ~u budget natio~ laquelle prévision n'exclut nullement
la possibilité de recherche d'assistance financière extérieure.

Point 6b : Le développement de l'état civil au niveau


des communautés rurales.

32. Après l'exposé introductif du Secrétariat Général de l 'OCAN qui. a mis


l'accent sur le niveau de développement de l'état civil en Afrique et
constaté une erande disparité entre les secteurs urbains et ruraux, le
Séminaire a noté ce qui. suit :

33. Le développement de l'état civil en milieu rural est loin de satisfaire


et l'administration et la population. Les. principaux obstacles qui freinent
ce développement sont connus. Leur nombre, leur caractère et leur tenacité
appellent une attention plus soutenue des autorités administratives
destinée à leur apporter des solutions simples mais effmcaces.

34. C'est pour cela que le Séminaire pense que les Communautés rurales
doivent bénéficier d'un progr~e sinon spéoial, du moins approprié,
afim d'enraJ"er ou d'attenuer les obstacles constatés.

35. Le progr~e qui a été su,,'Sgéré, examiné et retenu par le Séminaire, est
articulé autour de quatre idées maîtresses qui portent sur la sensibili-
sation de la population, la motivation de la population, la ruralisation
de l'état oivil et la formation du personnel de l'état civil.

36. Il ressort des discussions que la ruralisation de l'état oivil est


un besoin indispensable destiné à familiariser la population rurale à la
nécessité et l'intérêt de l'état civil et à accroître sa disponibilité
à effectuer les déclarations prévues.

37. La multiplication des centres d'état oivil a été examir. sous plusieurs
aspeots relatifs à l'inventaire des oentres existants, l'utilisation des
bâtiments disponibles a~)partenant à d'autres administrations, la oréation
de nouveaux centres absolument indispensables. Le Séminaire a mis l'accent
sur la détermination de l'inoidence budgétaire qu'appelle toute la res-
tructuration envisagée.

../ ..
-ft- -

38. Le Séminaire a marqué son intértt POur l'association de l'état civil


sédentaire à oelui dit itinérant par :

- la nomination d'agents itinérants d'état oivil aveo la mise en place


des responsables des postes de déclaration villageois ;
la création des postes de déclaration villageois au niveau de tous
les villages ;

l'introduction et l'utilisation des cahiers de village conçus très


simplement pour recueillir les renseignements fondamentaux relatifs
à chaque évènement (naissance et décès) ;

la simplification des procédures d'enregistrement des déclarations et


d'établissement des actes d'état civil.

39. La simplification des déclarations villageoises a été soutenue par le


Séminaire qui a examiné quatre catégories de renseignements fondamentaux
à recueillir :

les constantes géographiques pour une étude re1àiive à la répartition


géographique de la population,

le sexe et la date de naisssance ou lâge pour l'étude de la oomposition


par sexe de la population et l'établissement des différentes p,yramides
~1ge8 souhaitées,

- les nom et prénoms de l'intéressé pour son identification administrative


et aussi pour quelques contr~nes statistir'ues,

- plus tard, lorsque 1'état civil aura oonnu un développement certain


et sa pratique solidement ancrée dans les habitudes des populations
concernées, on pourra y introduire toutes les variables supplémentaires
souhaitables.

40. La mise en place des structures de base a été reconnue par le Séminaire
comme exigeant des investissements extrêmement importants. Ces incidences
budgétaires doivent être à priori calcuJ.éEtl ci; programmées en vue d tune
recherche des fonds nécessaires.

.·1··
41. A ce niveau, le Séminaire a posé le problème de la ruralisation de
l'état civil au sein de la population nomade de certains pays. Les
participants, les animateurs ainsi que les représentants du Secrétariat
Général de l'OCAM et des autres organisations sont invités à réfléchir
sur les voies et moyens appropriés à adopter.

42. Le Séminaire, en prenant en compte les inquiétudes des pays du Sahel,


a exprimé le voeu qu'une étude de ruralisation de l'état civil en
milieu nomade puisse ~tre engagée par la CEA, financièrement supportée
par les sources de financement s'intéressant à la promotion de l'état _
oivil.

Point 60 : Formation et reo;y:olage du personnel d'encadrement


et d'exé~~tion de l'~tat civil

43. Au cours des discussions qui se sont engagées après l'exposé introductif
du Seorétariat sur le sujet ooncerné, on peut retenir les réactions
suivantes:

44. Le Séminaire a ur.an.imement oonsidéré qu'-un des éléments fondamentaux


de l'amélioration des enregistrements des faits d'état oivil porte sur
l'élaboration et l'exéoution d'un programme approprié de formation et
de reoyolage du personnel d'état oivil.

45. La néoessité d'un tel progTamme a amené le Séminaire à retenir l'idée


de programmes différenciés et appropriés s'adressant l'ml au personnel
:~to:tlt::.J:u:t:m:'.;'.upersonnel nouvoc',U d'Gtc;t civil.

46. Pour le personnel existant, le Séminaire a retenu les idées suivantes


à inoorporer dans le Pl'ograrmne oorrespondant. Elles sont :

(i) le reoyclage ou le renforoement do la formation sur le tas ;


modulation du programme do recyclage compte tenu de la formation sur
le tas reçue sans garantie par le perso1U1el existant, néoessité d'ml
programme substantiel et étoffé, nécessité pour le programme de
oomporter l'aspeot relatif à certaines notions élémentaires faisant
partie des oonnaissances générales (no-tion d'Etat, d'organisation
administrative, étude des ethnies, des psychologies individuelles et

..1·.
-13 -

oollectives des populations ooncernées, des interdits, tabous et


pratiques desdites populations), l'aspeot relatif à la législation
en vigueur en matière d'état oivil ct aussi l'aspeot relatif' à
l'enseignement des procédures d'enregistrement propres à l'état oivil.
Ce reoyclage peut se faire sous forme de cycles d'études (séminaire
et autres) diversifiés comprenant un cycle d'études national gr'oupant
tous les responsables d'état oivil du PatYs et des cyoles d'études
régionaux destinés au personnel d'état oivil de ohaque région du pays

(ii) l'encadrement administratif' et technique (institution d'une formule


permanente de cet encadrement, oonstitution d'un oorps administratif
bien structuré pour le personnel d'état oivil, eto ••• ) ;

(iii) la oréation d'un oorps administratif et


(iv) le changement de l'attitude de l'environnement du personnel d'état
oivil.

47. En ce qui oonoerne le per sonnel nouveaU dt état oivil, le Séminaire a


examiné quelques principes direoteurs du programme oorrespondant qui
sont:
(i) la formation de base indispensable, elle pourrait ~tre rendue
obligatoire ;

(li) le niveau de recrutement direct sans formation de base; actuellement


trop bas. il pourrait ~tre relevé ;

(iii) le recyclage ou la formation d'entretien, à modeler par rapport à


la formation de base ;

(iv) l'encadrement administratif et technique j indispensable, il


sort de oontrôle, de supervision et oomplète la formation de base
en m~me temps qu'il la maintient

(v) l'intégration systématique du nouvel agent dans 10 corps du


personnel d'état civil j l'agent d'état civil doit se sentir
appartenir à un corps administratif' do fonctionnaires j

../ ..
- ~4-

(vi) la sensibilisation de l'administration et de la population, ;


elle est déterminante au niveau de l t administration et de la
population.

48. Les participants au séminaire ont eu à prendre connaissance de quelques


expériences entreprises dans quelques pélJ's au niveau de la formation
des officiers d'état civil et des autres agents au Sénégal, de l'orga-
nisation des séminaires destinés aux officiers d'état civil uniquement
annuelle au Togo.

49. Le Séminaire a exprimé le voeu qu'une étude, à entreprendre par les


organisations s'intéressant à la promotion de l'état civil, soit menée
pour identifier une formule appropriée de formation des chefs de
villages qui se ohargeront des cahiers de villages aux postes de déclara-
tion des villages. De marne 1 il a été admis que le programme de formation
relatif à l'état civil peut ~tre renforoé, par l'enseignement des
notions de oonnaissances générales, de notions spécifiques à l'état
oivil, de la loi en viguem dans le PélJ'S sm l'état civil, des procédures
prévues, des doo'WIlents à utiliser et des précautions à prendre.

50. Certains partioipants ont vivement souhaité que les souroes de finance-
ment donnent lem soutien finanoier à des recherches destinées à fornmlér
des méthodes pour la formation du perso:nnel d'état oivil en milieu
nomade po'ur résoudre les problèmes de partioularités que présentent les
pays du Sahel.

51. Enfin, le Séminaire a invité les organisatems et les ~au~ . de


finanoement à accorder une attention partioulière aux incidenoes budgétaires
qui intervienmmt sm les projets d'amélioration de l'état civil et qui
peuvent oonstituer des dépenses supplémentaires trop lomdes pour être
supportées par les budgets des PélJ's concernés. Un appel a été lanoé aux
'o:t'g::w:uooeS':': de financement s'intéressant à la promotion de l'état oivil
pour rendre disponibles les ressouroes néoessaires à la promotion de
l'état oivil.
~oi.nt 6d : SinrPli:f.ication ou réforme des textes législatifs
et formulaires

52~ Le Sém,inaire a décidé d'examiner ce point de l'ordre du jour en deux


temps :

(1) simplification ou réforme des textes législatifs et


() simplification ou réforme des formulaires

S;mpl~cation ou réforme des textes législatifs

53. Après l'exposé introductif du Secrétsriat, le Séminaire a été d'avis


que la plupart des pays africains doivent procéder à la réforme de
leurs textes législatifs afin de promouvoir le développement de l'état
civil dans la région. Cette réforme pourrait être ~ ~~
le cas des textes datant de l'époque coloniale, ou partielle, portomt
seulement sur certaines dispositions.

54. Les participéIDts ont estimé/que les mesures suivantes pOUITaient


notamment être considérées :

- mesures visant à instituer un état civil unique pour tous,


- mesures visant à développer le système au niveau de toutes les
couches de la population et particulièrement au nive~u des
communautés rurales. A cet effet, les textes législatifs devraient
prévoir la mise en place de structures appropriées tenant compte
des conditions nationales,

- mesures vis2nt à f~ciliter la procédure d'enregistrement. A ce


sujet, le Séminaire a mis l'accent sur la nécessité de fixer
les délais légaux de déclar tion des faits d'état civil en
0

fonction de réalités de chaque pays. Il a pris note de l'expé-


rience en cours d~s deux P2YS, le Sénégal et le C~eroun, qui
ont institué UI:D prolong'2_tion légale de dé'làiL. n a en outre
estimé que les jugements supplétifs pourraient encore être néces-
saires pendant une période transitoire pour suppléer le défaut
d'acte, notamment chez les adultes, m0 is que ces jugements de-
vraient être supprimés à terme. Enfin, un repr6senknt de VISTnf
a suggéré que l'on puisse procéder au déclaration et aux enregis-
trements des faits d' ét~ct civil sur les lieux mêmes des évènements,
-16

par exemple à l'église lors d'un mariage religieux,

- Mesures visant à renforcer le contrôle administratif et juridique


de l'état civil. Sur cette question, les participsmts ont jugé.
utile que l'on prévoie des s~nctions, tant à l'encontre des of-
ficiers d'état civil que des déclar~mts, en vue d'assurer la bonne
marche du système. Toutefois, ils ont recomm~ndé qu'une grBnde
souplesse soit observée en ce qui concerne les déclsrations tar-
dives afin de ne pn,s décourager la population qui ne comprend p?s
enoore très bien l'intérêt de l'état civil,

- mesure visant &. assurer le traitement approprié des données d' éte,t
civil.

55~ Enfin, le Séminaire a été d'avis que la réforme des textes législ~
tifs ne devr:1it intervenir que lorsqu'on ,:"ura mis au point toute la
réorganisation du système et qu'on aura testé au préalable sur le
terrain sœ:nQ.b.~t~

Simplification ou réforme des formulaires

56. Les participants ont noté avec inté~t los suggestions du Secrétariat
relatives au contenu et à la forme à donner aux formu1aires~

57. S'agissant du contenu des formulaires, le Secrétariat a essayé de


donner quelques directives ten-mt compte des pratiques africaines
et permettant aux responsables nationaux de prendre des décisions
appropriées sur le ohoix des sujets à inclure dans leur système d'état
civil. Il a limité le champ de l'étude aux nsisscnces et aux décès,
étant entendu que le contenu des formulsires concernant les autres
faits d'état civil (Ill<:œi::'>ge, divorce, no,iss-nce, etc ••• ) devrait
être examiné par les responsables nationa~ compte tenu des structures
f2Jl1iliales et des valeurs soci:::J.es qui prévalent dans leurs pays.

58. Le Secrétariat a indiqué que les sujets ci-après figurant dans les
formulaires d'état civil de la majorité des 20 pays africains couverts
par l'étude de la CEA ne posent pas de problèmes particul,iers, sauf
en ce qui concerne la détermination de la cause du décès :
"':" 1rl. -

Pour les naissances

- date de l'enregistrement ou de la déclaration de l'évèn~'J

- date de l'évènement,
- nom et prénoms du nouveau-né,
... sexe,
.. nom et prénoms du père,
-date de naissance et âge du père,
.. profession du père,
.. lieu de résidenœe habituelle du père
~ nom et prénoms de la mère,
date de naissance et âge de la mère,
~ profession de la mère,
- lieu de résidence habituelle de la mère~

Pour les décès

- date de l'enregistrement ou de la déclaration de l'évènement,


date de l'évènement,
lieu de l'évènement,
- nom et prénoms du défunt,
.. date de naissance ou âge du défunt,
sexe du défunt,
.-état matrimonial du défunt,
~ieu de résidence habituelle du défunt,
- JŒctession du défunt,
... lieu de naissance du défunt,
- cc.œe du décès~

59 Il a été précisé que d'autre sujets, notamment ceux relatifs à la


fécondité, au type d'activité, au niveau d'instruction et à l'alphabé--
tisation, sont également utiles mais que leur inclusion dans les formu-
laires d'état civil devraient être eX8Juinén avec précaution, en tenant
compte des besoins nationaux et des conditions de chaque pays~

60~ Le Séminaire a été d'avis qu'il est né«essaire de porter sur les formu-
laires les renseignements relatifs à la fois au lieu de l'évènement et
au lieu derésidenee habituelle du défunt ou de la mère (ou des p~rents)
du nouveau-né afin de permettre la tabulation des données au niveau
régional.
/
-'tI-

61 En oe ~ui concerne la forme à donner aux for~~s, le Secrétar2~t


a préoan!sé que les fiches de déclaration ou leurs copies soient utilisées
et par conséquent conçues pour le traitement des données d'état civil afin
de réduire les dépenses en p~pier, surtout drillS les cas ~ un des volets
d'acte sert à cette fin. Il a en outre s~~gtré que l'on s~pare les renseigne-
ments purements statistiques de ceux devant servir à l'établissement de
l'acte proprement dit en vue de faoiliter le tr;w::dl de transcription des
agents d'état civiH

62~ On Qen outre rappelé que, selon, ;Les pratiques existantes en Afrique, on
distingue deux types de registres 1 lœ registrœ à feuillets uniques et les
registres à volets détachables~

63. Le Séminaire a soutenu l'idée que l'on apporte des soins p2~ticuliers à
la présentation et à la conservation des actes d'état civil~ Il a noté
l'expérience d'un pays OÙ les registres ou volets détachables sont tenus
en deux exemplaires dont les souohes sont conservéee l'une au centre
d'ét;;,t oivil ayant dressé l'acte et l'autre au Ministère de la Justice en
en vue des vérifications éventuelles~

64. A l'oocasion de l'examen de ce point de l'ordre du jour, un représento.nt,


du VISTTIiÏ a décrit bi!ièvement le système nord américain de l'état civil :

Un seul formulaire, en un ou plusieurs exemplaires, est utilisé. Il est


rempli au lieu de l'évènement (par exemple drJls les form~tions s~nitaires
pour les nsissances et les déoès qui y sont intervenus, à l'église pour
les mariages religieux) ou au 0 entre d' ét t civil looal ~ L'ensemble
des formulaires individuels constitue les actes de l' état civil~ On les
relie en volumes de 999 pages. Leur numérotation représente le numéro de-
naissance, de mariage ou de décès. Les formalaires individuels sont offi-
cialisés par le "Registrar General". La profession et l'oocupaJhion des
parents présentent peu d'intérêt dans le contexte de l'expérience nord
américG.ine.

~ .. / ...
Point 6e 1 Sensibilisation et motivation de la ~opulati..9..!!
EOUX l'état civil

65. Les discussions qui ont suivi l'exposé introductif du Secrétariat ont -
fait ressortir la nécessité de mettre sur pied un programme bien struc-
turé de sensibilisation et de motivation de la population de l'état
civil.

66. Cette population doit être mise en confiance sur les objectifs de l'ins-
titution et convaincue de son intérêt individuel et matériel~ Les objec-
tifs du programme de sensibilisation et de motivation seraient donc :

- d'expliquer à la population ce. que c'est que l'état civil et à quoi


servent les actes d'état civil,

de féuniliariser cette population avec les procédures de déclaration


des évènements,

de l'informer des efforts entrepris 'par le gouvernement pour rendre


cette tâohe faoile,

de lui indiquer les avantages qu'il y a de posséder les actes d'état


civil et les inconvénients de ne pas les avoir,

- de la convainore à coopérer parce que c'est un acte unique à accomplir~

67. Sur le plan de l'or~...nisation du programme, le Séminaire a reconnu


l'intérêt de la création d'une cellule de communication au sein du centre
nation,:;,1 ou de la Direction nationale de l'étp,t civil et de comités de
communication au niveau rôgional. La cellule de conmnmic<".tion ser?it
chargée de fornnùer, ile planifier et de mettre en exécution un programme
nationaldntégré de cormnunication utilisant aussi bien les m"".ss media
(radiO, télévision, journaux, affiches, films et articles publicit.<'.ires
eto) que les rencontres face à face au cours de réunions de TIk~sse~
Les comités régionaux de communication, comprenant des autorités adminis-
tratives locales, des notables, des :personn~.lités respectées et reconnues
dans leur cormnunauté, seraient responsables de la mise en service du
prodgT2JIlIUe de communication au niveau 10c2J. en tenJnt compte des condi-
tions spécifiques des différentes régions.
... 5-

68. Le Sémin:üre a insisté sur la nécessité de commencer p8.r œa:Ubiliser les


autorités et les csdres qui constituent souvent les premiers obstRcles
au développement de l'étai civil. i l a en outre estimé qu'il serait utile
d'identifier les groupes de population visés par le progr2J!lIlle de communi-
cation (population urbaine et semi-rurale, poptùation rurale, population
estudiantine, fonctionnaires et corps consitués du gouvernement etc.~.)
en vue d'un choix judicieux des thèmes publicitaires et du matériel
nécessaire. Un accent partioulier devrait être mis sur la population
rurale.

69~ Parmi les moyens de communications qui pourraient être utilisés, on a


indiqué notamment les organes du parti d;IDS les pays où il existe un
parti unique, les écoles, les églises, les mosquées et les temples ainsi
que les communautés villageoises~ On ~urrait en outre, prél'axer des
fiches teohniques et fascicules publicitaires comme support de ces moyens~
L'utilisation de la presse écrite ainsi que la presse parlée et- .audiovi-
suellea été également suggérée. Enfin, on a préconisé l'organisation de
campagaes nationales et régionc.les d'étnt civil à l'occasion desquelles
pourraient être attribués des prix "état civun~

70~ Un délégué a fait de la pratique en cours en Belgique et qui consiste-à


remettre aux parents un livret de caisse d'épargne lors d'une déclara-
tion de naiss2nce. Une telle pratique pourr3it contribuer à la motivation
de la population.

71. Un représentant du VISTIlI a indiqué qu' en 1926, au Québec, on avait décidé


de "mobiliser" les parents lors du baptême de leur enfant en leur posant
quelques questions d'ordre statistique et démographique. En 1875, une telle
fatb9 de mobilisation a faibli à cause des changements socio-réligieux
et on a décidé de mobiliser les parents à l'hôpital même dès que la nais-
apIOOà...se:.~~-

~ ~.I ...
-~ -
POINT 7 : Projet de .I!!.aJlUcl de formation d:u personne1 d 'e'tat "';vU
-.....
72. Le Secrétariat a: fait un extosé global relatif au rrincil'e du manuel tYiJe
de formation du personnel d'état civil rroposé rar le séminaire de Lomé, à
la concertion du manuel et au rlan détaillé envisagé pour la rédaction de
celui-ci.
73. Des discussions qui se sont engagées, on peut retenir les rropositions
suivantes retenues rar le séminaire :

Ca) énuméIler les éveènements dans un ordre chronologique d'intervention


dans la vie d'un homme, à savoir naissance, mariage et décès ;
(b) le document envisagé doit décrire un cadre général devant l,ormettre
à chaque pays d'élaborer un guide national d'aprlication à l'usage
de son personnel d'état civil. Ce dernier document doit prendre en
considération les réalités nationales concernées et mettre un accent
particulier SlÎU' la diffusion de la loi en vigueur dans le pays con-
cerné;
(c) le plan de manuel devra respecter une certaine chronologie des su-
jets étudiés; à cet effet, plusieurs propositions ont été faites.
La majorité des ~artioirants a retenu la proposition suivante qui
sera soumise à l'examen de la Commission technique OCAM-UDEAC qu'on
chargera de la finalisation du manuel. Il s' a gi t de :

Numératation des chapitres


E • 1 E

O. C. A. M. 1 Proposition majoritaire
_..._-- .. ---
Chapitre 1 Chapitre 1
2 2
3 3
4 4
5 5
6 6
7 7
8 8
9 9
10 10
11 11
12 12
-~ -
74. Le Séminaire a souhaité que cette Commission technique se réunisse avant

-la fin de l'année en cours. Les assurances du Secrétailiat Général de


l'OCfJJ ont été données au Séminaire.

POINT 8 : Autres réformes

75. Le Séminaire a écouté l'exrosé introductif du Secrétariat relatif aux


autres réformes qui comprennent le trai toment des données d'état civil,
le s tockago et la récupération des documents, l t organisation administra-
tive du système d'état civil et les autres a:.proches dans l'amélioration
du systèmo d' état civil.

76. Pour le traitement des données, los points exposés ont retenu l'attention
du Séminaire qui les a aj.".:prouvés ; il s'agit des dOlmées prioritaires
reoueillies, des études llossibles, de l' oXj?loi ta tion des données recueillies
dcns les grandes villes, de l'exploitation effective et actuelle dos données,
des préoautions élémentaires à prendre pour assurer une bonne exploitation
des dOYU1ées disponibles et de l'analyse des données.

77. Le Séminaire a invité tous les ::"ays afrioains à intensifier leurs efforts
en vue d'obtenir dans la réforme législative, l'établissement d'une fiche
statistique, son envoi au centre de traitement, l'exrloitation complète
des données disponibles, l'analyse, la IJublication et la diffusion des
résultats obtenus sur l'état civil.

... / ...
-i}-

78~ Le Séminaire a enfin considéré que le problème du contrôle de oouveI:'-


ture de l'état. civil est délicat oar 11 faut observer d'une manière
ou d'une autre, mais d'une façon indépendante de l'ét8.t civil, les
évènements qui se produisent au cours d'une période donnée. et les com-
parer à l'ét~t civil.

79. Donc à défaut, on en est ramené à con:tparer, en général globalement, les


résultats de l' ét8.t ~v:tl,pour une période donnée à des estimations
provenant. de sources diverses ITk~is s'appliquant souvent à d'autr~s

périodes: c'est le cas dans la majorité des p"',ys afric8,ins OÙ l'on


dispose seulement des résultats d'une enquête ancienne, réalisée par
sondage et de validité parfois incertaine (cas général pour la mortalité)~

80~ Les recensements eux-mêmes permettent d'estimer les taux, soit direc.
tement, soit par examen de la pyr:unide des âges ; quant aux enquêtes,
elles peuvent être menées selon des modalités diverses, mais dans tous
les oas, la qualité des résultats est.surtout tributaire du soin appor-
té à la collecte. Cette réserve est d'autant plus impontante qu'il
s'agit en l'occurence d'un instrument de contrôle.

81 ~ D'où en tout état de oause la signification très approximative des taux


de oouverture proposés~

82~ En oe qui concerne le stockage et la récupération des documents, le


Séminaire s'est inCluiété des mFmvaises conditions de centralis'-ction de
oes documents~ Il a affirmé que la mobilité des loc8.ux destinés à cette
conservation des documents constitue un d~r certqin avec l'augmenta-
tion du volume de la docurnont8tion disponible sur l'état zivU. n a
lancé un appel aux pays africains afin que les autorités nationales
trouvent une solution per!lk1Ilente ou tout au plus de longue durée pour
la conservation des documents.

83~ Enfin, les points relatifs à l'organisation .administrative du système


d'étD..t civil et des autres approches dans l'amélioration du système
d'état civil étant contenus le premier dans le m-muel de formation du
personnel d'état civil et l'autre dans le point re1r.1tif à la rura1isation
de l'état civil au niveau des communautés rurales, n'ont pas été exami-
nés à ce statde.
-Z4-

84. Deux représentants du VISTD~ ont présenté à l'oocasion de l'ex~nen de oe


point de l'ordre du jour deux communications relatives au "traitement,
stockage et extraction des statistiques do l'état civil ll et 1I1'organisa-
tion adrJinistrative d'un système d'état civil il •

POINT 10 : Le cc?!.~ A'un système d'état civil rénové

85. Après l'exIJosé du Secrétariat présentant le problème au Séminaire,


celui-ci a considéré que cette étude non envis%~e initialement ne
pouvro. t J)as présenter des dormées cp.:i.ffrées étant donné sa complen té.

86. Cependant, le Séminaire arl'rouve les différents éléments à considérer


dans une éventuelle étude de oe genre dans 10 cas d'une réforme globale.
Ces éléments sont les locaux, le persollilel, les véhivules (ou moyelw de
déplaoement), les documents, autre matériel, la sensibilisation, la for-
mation, le traitement, l'analyse et la Imblication, la oiroulation des
doouments les contreles divers et les autres éléments on listés (sto~ge
et conservation des doc~~ents).

87. Dans le cas d'une réforrae partielle, le Séminaire a recommandé que les
pays tiellilent compte dos facteurs suivants dans la formulation de leur
projet: la pOlJUlation de la zone modèle d'expérimentation, la dL~ion

ou l'étude géographique de la zone modèle, la méthodologie envisagée dans


le cas du pays, les sources de financement et d'autres éléments éventuels •

...1...
POJliJT 11 : Rréscn_ta t:!-_<?.1L'p_a;r::_c.h~<l~~_o...r~'1!.:i;.~~ti.q,g de ses possibilités
en resso~ces financi~e_s ej techniques

COMMISSION ECONOMIQUE POUR L'AFRIQUE

88~ Le représentant do la CEA a ir.ldiqué que son Organisation n 'est p~,s une
source de finoncement mais elle ll1tervient essentiellement dans le do~~ine

de l'assistance technique.

89. En matière de projet d'amélioration du système d'état civil en Afrique,


la CEA est en mesure d'aidœr les pays dans les différentes phases des
opérations depuis la phase des travaux prépa.ratobes et de l'élaboration
dlun document de projet jusqu'à la phase finale d'exécution du.projet~
Eiledispose actuellement d'un conseiller régional en matière d'état civil
et d'une équipe de conseillers régionaux pouvant égalerrent fournir une
assistance en ce dom::::..ine en plus des tâches qui leur sont normalement
dévolues~ Cette équipe comprend deux: conseillers régionaux en statistiques
démographiques, un conseiller régional en sondages, un conseiller région2J.
en traitement des données; deux spécialistes d'enquête sur les ménages
et deux conseillers en fo~~tion statistique~ Pour avoir les services de
oes oonseillers régionaux, il suffit d'adresser une. demande au bureau du
PNUD local en précisant los objectifs de la mission, la durée et les dates
souhaitées~ De telles missions sont de courte durée, ne dépassant pas un
mois~ Dans le cas où elles doivent durer plus d'un mois, elles doivent,
en principe, être chargées sur le chiffre indicatif de planification du
~nID des pays sollicitant l'assist~ce~

90~ La CEA entreprend égs.lem(mt des études méthologiques et formule des direc-
tives qui tiennent compte des conditions africaines~ Comme on l'a déjà
indiqué, une étude sur les "Méthodes et les pratiques en mr'tière d 'ét~,t
civil en Afrique" vient d'être èl.ohévée .Ct--car'J. publiée d,Ils le Bulletin
d~information statistique de la CEA~ La CEA a en outre assisté l'OCAl! et
l'UDEAC dans l'élaboration de l'avant-projet de m~uel de formation du

~~./.~.
- 26-

personnel d'état civil qui a été soumds au séminaire et est prate à.


apporter sa oontribution dans la mise au point de ce manuel.

91. En réponse à une quest ion, le représenta.nt de la CEA a indiqué qu'il


est possible de renforcer les effect ifs de conseillers régionaux dont
son organisation dispose pour fournir une assistance teohnique aux
~s si la nécessité sten fait sentir.

LE FNUAP Er SON ASSISTANCE

M. S.I. LOOKY, Coordonnateur régional du FNUAP


a fait un exposé relatif aux activités de son
Organisat ion.

92. Cet exposé s'art icule autour des points suivants :


- le Fonds a été créé en 1969. l i a son siège à New-York.
- la liste des danaines d'intervention qui constitue des termes de
référence a été distribuée aux partioipants (ello est incorporée
au document de travail 6b et c ••• ) ;

- l'assistange du FNUAP a été présentée en deux volets., indirect


et direct :

• l'assistanoe indirecte se fait à travers les agences.d'exécution


telles que l'OMS, l'UNICEF, ltUNESCO, le BIT, la FAO, etc •••

• l'assistanoe directe se fait aux P8jy's pour les projets nationaux


et les projets régionaux ou soua-.régionaux ;

• le contenu de oette assistance oouvre plusieurs aspects tels que


la coordonnation (Coordonnateurs régionaux du FNUAP), et surtout
les servioos d'expertise et de consultation sur les projets (aspect
technique), la fourniture de matériel et des fonds pour le paiement
des salaires essent iellement •

_ l i a été indiqud la dêharohe à suivre pour la présentat ion officielle


d'une enqume (requ8te officielle; document de projet élaboré selon
la formule F NUA P - 19, examen du document et

1
- Z1

projet aveo le Coordonnateur régional du l1NUAP au siège du l1NUAP


par le Représentant Résident du PNUD/ ooordonnateur du l1NUAP
pour examen.

93. Les participants au séminaire, vivement concernés par un certain


nanbre d'aspects relevant de l'assistance du l1NUAP, ont signalé
les problèmes suivants 1

- comment éviter l'envoi de matériel portant des normes étrangè-


res pour être utilisé en milieu africain où. l'environnement
est autre J

comment se fai t le choix des experts et quel régime de travail


doivent-ils observer dans le P83's ? Horaires nationales ou pas ?

- un projet étant approuvé, l'Agence d'exécution orc (roTD)


exige que les autorisations de dépenses soient obtenues avant
tout engagement de dépenses ; comment assouplir cette mesure ?

- comment s'effectue la procédure d'approbation d'un projet?

- les P83's peuvent-ils bénéficier de quelques exemplaires du do-


cument :FNUAP-19 ?

- quel droit de regard les pays ont-ils sur la gas tion et l' exé-
cuti on du budget approuvé ?

- Y' a t-il, au niveau du :FNUAP, des P83's prioritaires ?


explicaticn sollicitée.

94. Toutes ces questions présentent des problèmes divers ont reçu
des répcnses du Coordonnateur du :FNUAP. Des apaisements ont pu
être donnés aux participants sur la question du matériel qui
n'est pas forcément celui employé dans les pays, le choix des
experts qui se fait par les pays, la procédure d'approbation
d'un projet et le document FNUAP-19. Malgré ces apaisements,
les participants oonsidèrent que la réalité sur le terrain est
tout autre lorsqu t il s'agit de la ges tion des fonds du projet,
l'utilisation des experts et bien d'autres aspects encore•

•.• 1•••
- 2ft'

95. Le Séminaire a reoommandé que la CEA entre en oontact avec


OI'C (DeTD) pour le déterminer à se faire représenter aux réu-
nions teohniques de oe genre organisées2en Afrique.

ORQANISATICN II'lCNDIALE DE LA SANTE

96. OrgBisation spécialisée du Système des Nations Unies oréée


depuis 30 ans avec son siège à Genève.

C'est l' Agenoe du Système le plus déoentralisé oomportant six


bureaux régionaux et au niveau de ohaque pays, des bureaux des
ooordonnateurs.

L' 00 dispose au sein de toutes les Agenoes un budget ordinaire


trèrs important. Les autres sources finanoières de l'Organisa-
tion sont les fonds destinés à des activités spéoifiques.

Les organes délibérants de l' ctf> définissent la politique de


l' 00 (Assemblée Mondiale, Conseil Exéoutif et Cemi tés Régio-
naux). La répartition des ressouroes budgétaires disponibles se
fai t par oyo1e biennal au niveau régional par le Camité de
budget-programme. Cette répartition est faite selon oertains
. oritères et oompte tenu de oertains indioateurs de santé. Au
oours de l'année qui préoède la mise en application du budget-
programme, ohaque pays fait oonnaître la nature de la oollabo-
ration désirée à travers des requêtes. Ceoi se traduit par des
plans d' aotion devant servir de toile de fond à une programma-
tion seotorie1le par étapes.

97. La oollaboration de l' c.r.1S se faits oit direotement à travers


les ressouroes du budget ordinaire (projets pays - inter-p~
et inter-régionaux). loi le programme de formation revêt une
importanoe primordd.ale pour amener les pays à l' autosuffisanoe,
soit indireotement agissant en tant qu'Agenoe d'exéoution pour
le oompte de souroes de finanoement extérieures (multilatérales,
bilatérales et internationales). Un système d'information a été
mis en place (au moyen de profils du pays) pour permettre la
dafinitiQl des priorités et le prooessus de p1anifioation et de
programmation.

. .. / ...
98. Toute activité de 1'00 dans les pays est misé en oeuvre à la
suite de requ~tes des GOUvernements pour résoudre les problèmes
oonsidérés èomme prioritires par les Gouvernements.

L' œs met à la disposition des Etats d' autes interventions que


sont les réunions éduoatives (séminaires, oonférenoes, ateliers,
eto••• ).

En vue de développer la ooopération teolmique entre les pa;ys,


des ~::mrités d'experts nationaux ont été oréés. D'autres réunions
régionales visent à réunir périodiquement les doyens des éooles
ou faoul tés de médeoine et de santé publique eto... En m~me
temps la promotion d' éohanges de travailleurs de la santé fait
partie du prggramme régional de l ' CUS.

L'OMS produit régulièrement des publioations oomme l'Annuaire


des Statisti(lues Sanitaires Mondiales. Un système d'information
est à la disposition des Etats membres pour la diffUsion des
données oentralisées au siège de 1'00.

COOPERATICN FRANCAISE

99. Dans le domaine statistique, la ooopération est assurée par


l'mED, l'INSEE, l'ORSTœ, l'IIlP et le Ministère de la Coopéra-
tion.

L'amélioratien de l'état oivil intéresse la Coopération Française


surtout s'il s'agit d'une opération intégrée, si le PalfS manifeste
un intér~t pour l'opération et si elle bénéfioie déjà d'une aide
extérieure.

Les modalités d'intervention sont les mêmes que d'habitude:

- séjours d'assistants
- missions de oourte durée
- formation dans les écoles de statistique
- stages dans les organismes.

Le problème est de faire oorrespondre l'offre et la demande oar


si nous disponsans de candidats non qualifiés qui sont générale-
ment disponibles, les oandidats oompétents et disponibles sent
- ~;.,
~-

Pour l'état civil, le problème est accru car le domaine est mal
défini (juriste, statisticien ou administrateur) et de toutes
façons n'attire guère les vocations.

Peut-être pourra.i..t-.on améliorer la situation en programmant à


l'avance les demandes de manière à prévoir le recrutement et la
formation adéquats suffisamment à l'avance.

100. La coopération française la plus simple à obtenir est de type


bilatéral.

La démarche est comparable pour l'assistance financière et pour


l'assistance en ~rsonnel : présentation d'une demande au Ministè-
re de la Coopération (qui est seul habilité à transmettre à un
autre Ministère concerné). La transmission de la demande se fait
par l'intermédiaire de la Mission Française de Coopération dans
le pays. L'ensemble des demandes du pays est examiné globalement
(à l'occasion des commissions mixtes par exemple).

Le budget 1979 et les prévisions de budget pour 1980 rendent peu


probable tout financement important qui ne concerne pas la pour-
suite d'une opération en cours.

En revanche, les demandes d'assistance technique en personnel


doivent être plus faciles à satisfaire.

les missions de courte durée (jusqu'à deux mois) sont faciles


à obtenir ;

- la modification de description d'un poste de statisticien


par exemple, ne doit pas poser de gros problèmes.

- l'obtention d'une création de pos te nouveau dépepdra du degré


de priorité consenti par le pays à l'état civil: c'est au
service concerné de sensibiliser son gouvernement à l'impor-
tance du sujet.

101. Les communistians de VISTDlI et de l'US-AID dont la traduction en


français se fera ultérieurement, para!tront dans les Actes du
séminaire.
~' 31
LE PROGRA1fitIE DE AIl) POUR Af.1ELIORER
LES STATISTIQUES DEllOGRAPHIQUES

n est probablement plus facile d'imaginer le pl'ogr8lIù1le de AID


pour l'amélioration des statistiqu~s démographiques en tormes de méthoJ.o-
logies de la colleote des données: recensements, étud.es G-G systèmes d~en­

registrement démographiques. Outre sa contribution :iInpcrtante au FNUAP, AID


fournit des ressources techniques et financières pour tO:"lt le champ d'acti-
vités associé à chacun des trois systèmes d'information.

Recensements

En ce qui concerne les recensements, AID finè1EO(: un programme d'as-


sistan~e pour améliorer la Série de Recensements d0 198C c Ce programme oam-
prend :
a) des séminaires.de formation tels que l'établissement de cartes
de recensement, l'art d'iterriewer, la~:.',b:..1L·cion et l 'édition
de l'informatiou., et d'autres procédés do l'3c::msement. Un manuel
de format ion oonnu sous le nom de POfS'IAlIJ 'lU i ut il ise une appt'o-
che d'étude de cas est en voie d'achèvement e~G sera éventuell&-
ment rédigé en français.
b) des conseiller techniques à court terme

0) du matériel "sofware" pour éd:~ter e-c tY.'.:~i·'.:,:' '.j:J données. Cela


oanprend et COCENTS, un progr mune do ta1n! a:j :ï_cn développé au
début des années 70, et .QQ!!Qg~? la vors:!.:..:::, ;;":301 d'un programme
généralisé d'ordinateurs pour Itéditioü. F~al!.:(;'llreusement, le
programme CŒ-TCOR prend plus d f' temps POt:r élc~"evcr qu'on ne l t avait
1J['évu.. Bien que la version CO~' COR pour l ' cè/::se:nblage des langues
soit disponible, la COBOL n'es!; pas opéré1tjcr:.~lclle en ce manent
mais nous espérons qu'elle le (~eviel1dra avant la fin clô·l•.:année.

Etudes:

En ce qui concerne les études, 1.:1J fil1cmoo dei.lIe T.,J.~Ogr'ammes d'études:


- Un progrnmme que vous connais n' )Z t j' on f~1.US rfJ:~, est l'Etude
Mondiale de la Fécondité. C'est un projet entrepris oonJoi::tement avec .le
FNUAP, l'Institut International de Statist iques et un c(;rha.:i.n nombre d'autres
pBiYs. Entre 40 et 50 pays en développeme: r~ part icipent 0'.1 part ioiperorrl;
-~ ...

à ce programme, qui devrait produire beaucoup de données représentatives au


niveau national et oomparables a.u niveau international. Actuellement, des
plans sont établis pour entreprendre une deuxième série d ~ étude dans un cez-
tain nombre !:le Pa;y'S. Parmi les Pé\YS l...fricains qui participent à ce programme
se trouvent :

I.e Cameroun I.e Ghana


le Ker.wa la Gete d'Ivoire
le I.esotho le Bénin
le Sénégal le. 1>lauritanie
le Soudan

On examine les cas du Togo, de la Tanzanie et de la Zambie pour


une participation possible dans l'avenir.

Ce projet fournit toutes les possibilités pour une assistanoe


technique et financière pour des opérat ions d'études. 1

- Un autre projet d'étude relativement nouveau est entrepris par


le programme POPLAB de l'Université de la Caroline du Nord. POPLAB est pro-
bablement plus connu pour les systèmes de double collecte qu~il a finanoés au
KeI\Ya, en Colombie, a;ux Philippines et au Maroc. Le nouveaU projet fournira.
l'assistance .teohnique et finanoière pour 14 études en matière de féoondité
et de mortalité. Le but fondamental de 00 projet est d~aider les P8iYs en dé-
veloppement à reoueillir des renseignements sur les niveaux et les tendances
en matière de féoondité et de mortalité au moyen d'études par éohantionna.ge.
Dans les p~ où une organisation adéquate des études est en oours, des
données peuvent ~rc recueillies en ajoutant des questions démograPhiques à
la formule, d'interview de la maisonnée. Dans d~autres pays, une étude tout
à fait nouvelle peut ~re organisée. Dans certaines situations, l~étude peut
~tre élargie afin de mesurer des variables oonnexes comme par exemple le star-
tlIt soaio-économique, les caractéristiques de communautés e-~ l ~utilisation du
planning familial aussi bien que les questions fondamentales d'évaluation
démographique. POPLAB fournira l'assistance teohnique et financière pour la.
oonoeption, l'organisation et la mise on pratique des trois genres d~études

en organisant des visites périodiques dans des pays, et dans oortains oaa,
en fournissant un oonseiller résident.
-)3 -

10 projet POPLAB renforce les capacités nationales institutionnelles


pour recueill ir et analysor los données provonant dos études afin dl au&nenter
la probabilité que des études seront repétées dans l'avenir et afin de réduire
la nécessité pour uno as.sistance technique dans ces futures séries d'études.
Pour aocomplir ces buts: (1) la responsabilité institutionnelle locale d'en-
treprendre les études sora oonfiée aux organisations gouvernementales qui
sont autorisées à recueillir ot analyser los données et (2) les démographes,
stat ist iciens et autre personnel technique du Pé!iYS part icipant seront engagés
dans tous les aspects do llélaboration des études y oompris l'€valuation,
l'analyse et la publioation des données.

POPLAB a développé u:.l prototype de questionnaire démographique~

utilise plusieurs méthodes pour évaluer indireoiiament la féoondité et la mor-


talité. On estime que oc questionnaire concis établira la base pour la plupart
des études avec des légères modificat ions dans oertaines situat ions.

Pour certaines études, le que st ionnaire sera élargi pour inclure


l'historique de la naissanoe et pour d'autres études il formera l'essentiel
d'un questionnaire so~oonomique beauooup plus vasto. Pour acoompagner ce
questionnaire de base, POPLAB a également développé une série d'instruction.
pour les interviewers, un projet de plan pour la '~abulat ion, et un brof aperçu
pour l'analyse. Tous oes matériaux sont disponibles en français. Je possède
une brochure du projet pour ceux qui s'y intéresseIT!;.

En oe qui concerne les systèmes d'enregistrement dérnogr:-aphique,


AlD finance le projet VISTTI-t qui a été décrit par le Dr. THORlfER •

.ill.nfin, A]J) développe. o.ctuellcment un nouveau projet pour fournir


une assistance technique e·~ fiIw.noière pour l' évaluat ion et l t analyse des
données dérnogr'aphiques existantes. Bien que co projet n'ai pas été formelle-
ment approuvé au. sein de l'A]J), on est ime que le projet oomprondra des con- .
seillers techniques à oourt terme, des séminairos de format ion et J peut-3tret
dos dons modestes pour la recherche dérnogr:-aphique •

.../ ...
Les ressouroes techniques et finanoières que j'ai décrites sont
disponibles par l'intermédiaire des missions US AID ou des Ambassades des
Etat a-oUnis dans les pajy's i vous pouvez aussi m' écrire directement. La part i-
oipation à l'enquete mondiale de la féoondité doit évid.œvnent &lire adressée
à oette organisation. Nos ressouroes sont quelque pou. l:imitéest ce qui fait
que nous scrnmcs dans l ~ :impossibilité de satisfaire ohaque demande, mais
j'ajouterai aussi qu'on accorde actuellement une :importance aoorue aux ~s

a:f'ricains.

Certains de ces projets peuvent intéresser quelques uns d'entre vou


- 35-
LE PROJET VIST:Œ

VISTIM (Amélioration des StatistiClues DémographiClues) est un programme du


Centre National pour les Statistiques de la Santé du Département de la Santé,
de l'Education et de la Sécurité Sociale des Etats Unis. Le programme reçoit
ses fonds de l'Agence pour le Développement International des Etats Unis.
Son but est d'aider à l'amélioration de l'enregistrement civil et des systè-
mes de statistiClues démographiques dans les PaiVs en développement assistés
par AID. L~assistance est sous forme d'assistance technique et d'assistanoe
financière partielle pour des périodes de 2 à 3 ans.

Les genres dt assistance sont les suivants 1

l. CClNFER11N,CES : En collaboration avec d'autres Organisafuions, développer


et financer des Conférences sur l'enregistrement de l'Etat Ci vil. Des Con-
férences ont é té financées en Asie et en Amérique du Sud, et VISTIM a fi-
nancé cette Conférence pour l'Afrique francophone avec la collaboration
de l' OC.A11. Une Conférence pour l'Afrique anglophone est projetée pour
l'année prochaine.

2. AJjALYSES DES SYSTEMES DES PAY§. 1

En collaboration avec l'Organisation Mondiale de la Santé, des


études sur les systèmes d'enregistrement et de statistiques démographiques
ont été entreprises à la Jamaïque, aux Philippines, en Thaïl~~de, aux Hon-
duras et au Mexique. Le rappcrt sur ces études entreprises sera publié in-
oessamment. D'autres études entreprises par VISTIM comprennent des analyses
des systèmes au Pérou, en Haiti et au Par~.

3. ASSISTANCE LEGALE

Par l'intermédiaire du Contre pour la législation et la Population


de l'Université de JUF'I'S aux Etats Unis, VISTD1 fcrllmi t l'assistance légale
pour l'étude et la réforme de la législation sur l' enregistrement civil. Ces
études sont entreprises par des Organisations légales régicnaJ.es dans di-
verses parties du monde qui sont a 3sooiées avec le Centre pour la législation
et la population. Des études sont l.ctuellement en o::>urs au Brésil, au Pérou,
aux Philippines, en Thaïlande et à Sri-Lanka. Un manuel pour l'étude de toutes
les lois relatives à la législatic1. sur l'enregistrement civil (telle que .la
loi sur les successions, la loi su.:: l'adoption, la 'JlCIll'1 sur les passeports,
ete•••) a été préparée:».
-3~

4. j,êSISTA,NCE CCNSULTATIVE A COURT TERME:


Se servant de son propre personnel et de ses consultants, qui tra.-
vaillent dans des bureaux d'enregistrement dans des Etats de l'Amérique et
au Canada, VISTlM peut fournir des Experts - Consultants à court terme sur
tous les aspects de l'enregistrement civil : organisation du système, éla-
boraticn des formulaires et des documents dans le système, l'informatique,
le microfilmage, Gt la conservation et la réparation des documents. La CQl-

sultaticn est pour une période d'une à trois semaines.

5. FOHvIATION
VISTlM a établi pour la formation des officiers de l'état civil
d'un niveau moyen et d'un bas niveau des cours modulaires qui seront bien-
tSt donnés en fiançais. Les cours complets dureront environ deux semaines
mais la formule modulaire permet la sélection des sujets individuels qui
ne dépendent pas d'autres modules et qui peuvent être réunis pour être
adaptés à diverses situations dans les pays. Les cours sont généraux et
traitent des principes de l'enregistrement. Ils devraient être oomplétés
par une documentation locaJ.e spécifique à chaque Pél\Ys.

VISTIM possède des fonds prévus au budget pour la formation et


aidera les Pél\Ys intéressés dans leur programme de formation.

MODEL1i:5 Er :EXJH.ANTILLœNAGES IlE SYSTEMES D'ENREGISTREMENT.

VISTlM possède des fonds pour aider les PéliYs dans le développement
de systèmes réformés ou de nouveaux systèmes utilisant une approche de ré-
gicn modèle ou d' échantillmnage probable.

Des projets de ce genre sont actuellement en cours à la JamaIque,


au Pérou et en ThaIlande. D'autres .projets sont dans divers stades de dé-
veloppement en Eouador, au Mexique, au Pa.rag'Ua\Y' et en Sanalie.

En développeDènt ces études, une analyse des systèmes actuels est


développée en premier lieu. Sur la base de cette étude, des recommandations
sont faites pour les réformes. Lorsque VISTlM et le pays concerné se seront
mis mutuellement d'accord sur les réformes à introduire et sur d'autres aJ!I-
pects du projet modèle ou du projet échantillon, un contrat est préparé pour
la "Conduite" du projet. L'aide peut inclure le financement du personnel, les
fournitures, l'équipement (excepté les véhicules), les voyages, etc.
- 37~'

Lee paiements ,aao.t. ,fa.i:b& péxi~t au t'ur et ft mes.u:re que le ~


est effectué. 1,e personnel et les .oQlsultants de VISTDI inspectent le prae
jet périodiquement pour fou:t!?ir l r assistance technique.

Les demandes. d 1 ~sistance doivent ~tre faites au ''Population Of


~:LSsJ.on
He al th Offioer à la/uS AID .,à;,.;s c au. du Pava demandeur" qui les transmettra
à Washïngtm. Le personnel de VISTIM or~sera ensuite une. visite p(lUr

discuter le projet.

Des renseignements ccmplémentaires peuvent ~tre .cbtenus en ~


vant au Dire(:teur de VISTIM.

APRESSE 1 Na.ti<.nal Center for Health Sta:t:1ati.


3 700 Eas'b-West Highway
~attsvi.lle, :Maryland 20 782

u. S. A.
... ~l _

Reggpmœ~on nO 1 relati.ve à 1 'Organisati.an d~


système d'Etat Civil rénové

Le Séminaire o. C.A.M. sur la réforme de 1 'Etat Civil, tenu à


l'Ile :Mauriee du 21 au 28 mai 1979.

- CClQSidérant la néoessité de mettre en place une organisation


effioace et bien structurée en vue de promouvoir le développement de l'Eta.t
Civil en Afrique,

- Considérant que peu de progrès a été réalisé dans ce domaine par


les Etats depuis le Séminaire de Lomé. tenu du 25 février au 3 mars 1976,

- Ccnsidérant le déséquilibre total existant entre l'Organisaticn de


l'Etat Civil en milieu urbain et en milieu rural,

Reoommande aux Etats qui nt ont pas enoore oréé une commission natJ.onale
d'Etat Civil de le faire dans les meilleurs délais. Cette oommissicn na"Uonale
aurait pour tâches primordiales de mettre en place un oentre national ou une
direoticn nati.onale d'Etat Civil dent les attributions essentielles seraient
les suivantes :

- ooneevoir tout le système d'Etat Civil aveo ses articulaticns entre


ses différentes antennes nationales et régionales ;
- organiser et diriger, sur le plan national et à l' éohelcn régional,
toutes les activités teohniques et administratives du système 1 oréation et
installation de nouveaux eentres, reorutement, formations et recyolages du
personnel, sensibilisation et motivation de la population, oo11eote des données,
oiroulation des informations, liaisons avec les servioes d'exploitation et
d'analyse des damées, eto.
- Cent:J:aliser et oontr51er (oontra1es administratifs, juridiques et
statistiques) les données enregistrées en vue de leur conservation et de leur
traitement.

Reeomande que les Etats accordent une attention partioulière au


développement de l'Etat Civil au niveau des communautés rurales.

Recommande que les textes regissant l'Etat Civil soient révisés


en vue d'assurer le bon fanctiamement du système renové d'Etat Sirtl. Une
telle ~vision pourrait ~tre cQlllplète ou partielle selon le niveau de dévelop-
pement de l'Etat Civil dans les Etats. Les textes ne devraient 3tre, prœna.~
que lorsqu'on aura testé au pr~aJ.a.ble les différentes réformes envis~es•

. ..1...
- -.'
Souhaite qu'une étude eU%' l'implantation. iJ.e. l'Et~ ci'Vil en
milieu nomade soit entreprise par l'ooAM en oollabOration avec les ~i.ame.e

intéressés afin de tenir compte des problèmes spécifiques de oertains Etats


du Sahel.

Recommande la oonstitution a.u sein de la Fonotion Publique de


ohaque Etat d'un oorps du personnel d'Etat Civil et l' ootroi de oertains
avantages à oe persormel afin de le motiver dans l'aooomplissement de ses
tâches.
- 4'0 -

RECClaMANDATIClN N° 2 RELATIVE A LA FœNJATICN El'


AU ROOYCLAGE' DU PEBSŒl'1"EL D'ETAT CIVIL

Le Séminaire OCAM sur la Réforme de l'Etat Civil tenu à


l'Ile Maurioe du 21 au 28 mai 1979, oonsidérant les lacunes et défaillanoes

oonstatées au niveau de la formation et du reoyolage du personnel d'Etat

Civil,

Et reoonnaissant le besoin pressant d'efforts supplémentaires indis-

pensables dans oe domaine,

Invite les Etats à mettre en place un programme approprié de formation

de base et d'entretien destiné au personnel d'Etat Civil.

Reoommande 11 organisation de séminaires périodiques natiCl'laux et

régionaux pour un éohange d' expérienoes, l'étude de la Loi en vigueur sur

l'Etat Civil et de reoherohe de solutiCllS aux divers problèmes qui se posent

dans oe domaine.
-~
R;EpQ4MANDATICN N· 3 RELATIVE A LA SllNSIBILISATICN

ET A LA MCYrIVATICN DES CADRES NATICNAUX ET DE LA


POPULATIClJ •

Le Séminaire OOA1l sur la Réforme de l'Etat Civil, tenu à l'Ile

Maurioe du 21 au 28 mai 1979, inquiet de l' évoluti on lente de la promotion

de l'Etat Civil due à un manque de sensibilisation et de motivation des

oadres administratifs ainsi que de la population.

Lanoe un appel pressant aux Etats pour qu'ils retiennent l'Etat

Civil parmi leurs objeotifs prioritaires afin de favoriser une meilleure

oonnaissanoe de leurs populations.

Reoommande aux Etats d' élabore:r.: des prcgramm~ diversifiés de

sensibilisation et de motivaticn s'adreasant aux: oadres du ~ et aux: popu-

lations urbaines et rurales en respeotant dana la mesure du possible les.

tradi tions locales.

Invite à oet effet, les Etats à envisager des programmes de campagnes

nationa.les et régionales périodiques de sensibilisation et de motivaticn

intégrées ai possible à certaines activités festivales des populations

oonoernées.
... 4.a -

REOCW'.i.A,N;DATICN N° 4 RELATIVE AU SUIVI JID3 PROJETS

DE REFœME DE LtETAT CIVIL PARLE SECRETARIAT gENEJ.],&t ml Lt OOAM.

Le Séminaire OCAM sur la ré:forme de l'Etat Civil, tenu à l'Ile

Ma.urice du- 21 aU 28 mai 1979,

Considérant que le Secrétariat Général de l'OOAM devra oontinuer à

jouer un rôle acti:f dans le développement de l'Etat Civil en Urique.

ReC,OI!lIIl§lde aux: Etats membres de tenir le Secrétariat Général de

l'OCAM inJormé de toutes les actions entreprises dans le oadre des projets

de ré:forme de l'Etat Civil ;

Invite le Seorétariat Général de J.' OCAM à rémlir dans les meilleurs

délais possibles une commission tecrmi'lue chargée de mettre au point le

Manuel-i;y:pe OCAM-UDEAC de :fonnation du personnel d'Etat Civil a:fin de per-

mettre aux: Etats d'utiliser ce cadre général pour l'élaboration de leur guide

national d'application.
~ 43-

RECO~lIvrANDATIOlJ N° 5 RELATIVE A LA COOPERATION


cEA - VISTIM

Le Séminaire OC.I\.1I su.r la réforme de l'Etat Civil tenu à l'Ile


Maurice <1u 21 au 28 mai 1979.

Après avoir été blfo1.'mé Clue la C:::!lA envisaGe de réUlùr en 1980 un


[?,Toupe de 'lTavail sur l'Etat Civil en Afrique et que le VISTIIi compte orlja-
l'liser éc;alement au cours de la r;l~D1e almée UJl Sérnin;..lire sur l'Etat Civil des-
tiné aux pays anglophones de la ré{;ion.

Invi te la C:cA. et le VISTIE à coordonner leurs actions afin d'éviter


la dispersion des efforts. A cet effet, les de~~ Organisations pourraient
organiser conjointement une seule rémuon ou telur deux réunions séparées sur
des thèmes différents.
,!lEC0LlMANDATION N° 6 TI}ITLA~rrVJJ A LtDTVITATION DU DCTD (om)
A PAR'lTICI}?ER AUX REUlTIonS 1JfPf~rrQUES ORGAIITSEEfL_Et_'~_· A
. .)~j'RI....Q,. . .U_E

Le Séminaire OCAl'::l sur la Réforme de 1 t Etat Civil tenu à l'Ile


ï.~a;u:dce du 21 au 28 Mai 1919 J

Considérant que le Département de coopération technique (DCTn)


dos Naticns Unies est 1torg~1isme d'exécution des projets des pays financés
par le Fonds des Nz:.tions Unies pour les activités en matière de population
et, à ce titre, il doit ~tre oonstamment au COur~1t des problèmes qui se posent;

S.o~te vivement la présence d'un représentant du DOTD aux réunions


techniques organisées en Afrique, ayant des relations avec les projets exé-
cutés par le Département ;

Invit.€ la Cii:A à se mettre en contact avoc le DCTD pour lui trans-


mettre le souhi.:i t du Sémincure et lui souligner l' import,mce de ce souhait.
-45-
Conmn.miqué Final

Suite d'une part au sé;d.naJ.re OCMI sur la Réforme de l'Etat Civil


tenu à Lomé du 25 février au 3 I:1arS 1976 et d'autre part à la Conférence des
Chefs dl Etat et de GouvernemeYlt de l' OCMii tenue à Kigali en février 1977,
un séminaire siest term à lICLurice du 21 au 28 mai 1979. Les objectifs assignés
à cette rencontre étaient les sui VaJ.1.t3 :

- Faire le point au niveau de chaque pays, des travaux entrepris dans


le c8,o..re de l' apf·lication des Recommandations du séminaire de Lomé, ainsi que
des difficultés rencontrées.

- Faire profi t~r les pa)rs nwins avancés clans ce domaine des expérien-
ces deD pays qui ont cléjf~ at-(;oin·~ un niveau appréciable dans l'application de la
Réforme (le l'Etat Civil, en lloccurence les pays de l'Union Douanière et Econo-
mique de l'A.friclue Centrale et les autres pays non membres de l'OCALI.

- Rediscuter, pour mieux les app~r}es divers points recommandés


par les participants du séminaire de Lomé.

- Réfléchir sur les moye:ns à mettre à la disposition du Secrétariat


Général pour aider les pays membres à, dynamiser au mieux l' application des
RecoIilll18J1él'1tions de Lomé.

- Demander aux organismes nationaux ou internationaux de rensei@ler les


participants sur iDutes les possibilités d'aide technique ou financière que les
pays africains peuvent attendre d'eux.

Ce séminaire a été organisé Dar le Secretariat G'~'néral de l'OC/J''I avec


la participation techrùque de la Commission Economique des Nat1.~nies pour
l'Afrique, le Fonds des Nations-Unies pour les activités en ma.tière de Poptù.a.-
tion, l'Union Douanière et Economique de l'Afrique Centrale, et 10 11VitaJ. Ste.-
tistics Improvment project" dos Etats-Unis. Deux Organismes ont eu. en outre à
accorder des facilités financières en prenant en cr~rge le tranaport iutex~

tional et le séjour des délégués: le Vital Statistics Improvment Project des


Etats-Unis et le Fl:hd& des Nations-Unies pour les Acti 'Ji tés en matière de Popo.-
lation.

Le Séminaire s'est tenu à llaurice du 21 au 28 mai 1979.


Les pays suivants do l'OClùi étaient représentés: Bénin, Cete d'IvoiJ:e y
IDnpire Centrafricain, Haute-Volta, Mandee, Niger, Rwanda, Sénégal et Togo.
. . . 46 ...

Les pays suivants non membres de l 'OCLL ont également pris part
aux travaux : :Burundi, COIlç,I"J'O, Mali, Zaïre.

On notait en outre la participation dos organismes internationaux


et nationaux suivants :

Commission EconOT.a.iClUG des Hations-Unies pour l'Afrique ;


Fonds des Nations-Unies pour les Activités en Inatière de Population;
Organisation Mondiale de la Santé ;
- Union Douanièro et nconomiClue de l'AfriClue Centrale;
IIVRS (International Institue for Vital Registration and Statistics)
Vital Stattistics ID2ro~nent Project des Etats-Unis;
- US~ID des Etats-Unis ;
- Ministère l!"'rançais de la Coopération ;
- Institut National d'Etudes Démographiques.

Après le discours cl. 1 introduction prononcé par M. Kouanvi 'lllGOUE,


Directeur des Affaires Economiques, Financières et des Transports, Représentant
le Secrétaire GenéraJ. de 1'OC;\1·, le Séminaire a été ouvert par G.D.E.
Gl-IUR.n""URRUN, 1linistre de DéveloPIJement ot de la Planification Economique de
1:aurice.

Le Séminaire a eu enfJuite à ciGsigner son Bureau qui so compose comme


suit
Président : 1:'1. FrançoÎfê .JEtù1-PIERRE (lIi.:a.urice)

Viae...Président : M. Sylvestre ADJAHDU'IDNON (Bénin)

Rapporteur : M:. Joan-Baptismte NIDt'W]]'IEZI (Rwanda),

et procéder enfin à l'adoption de son ordre du jO~1r qui comporte notmmnent des
comm.unications relatives aux réformes et à la si tuation de l' Etat Civil dans
les différents pa.ys, le cadre gén6rcü des réformes à entreprendre, l'examen du
Projet de manuel de formation et de la présentation par chaque org'd.nisation de
ses possibilités en ressources financières et techniClUGs •

... / ...
- 41 -

Parmi les reoommandationE' qui ont longuement retenu l'attention


du séminaire, il oonvient de mentionner oelles ayant mis un acoent partioulier
sur :

- la néoessité de oréer dans les meilleurs délais les Commissions


Nationales de réformes de l'Etat Civil en vue de mettre en pla08 les Centres
Nationaux dont le rôle est primordial dans l'amélioration du système d'Etat
Civil,

- le développement de l'Etat Civil au niveau des Communautés rurales ;


- la mise au point d'un programme de formation et de reoyolage du
personnel ;
- la sensibilisation et la motivation des oadres nationaux et de la
population en faveur de l'Etat Civil.

Au terme de oes travaux qui se sont déroulés dans une ambianoe de


franohise, marquée par le souoi de parvenir à des résultats effioaces et
pratiques, le séminaire unanime a tenu à exprimer ses sentiments de profcnde
grati tude à Son Exoellenoe Sir Seewoosagur Ilamgoolam, Premier Ministre de
Maurioe, à son Gouvernement et au Peuple Maurioien pour avoir acoepté d'abriter
le séminaire et pour les exoellentes oonditions de travail mises à la disposi-
tion des partioipants.

Il a également tenu à adresser Ses vifs remerciements à tous les


organismes internationaux et naticnaux, en partioulier au Vital Statistios
Improvment Projeot des Etats-Unis, au Fonds des Nations-U'nies pour les Aotivi-
tés en matière de Populations, et à la Commission Eoonomique des Natians-unies
pour l'Afrique dont l'assistanoe partioulièrement effioace a permis le sucoès
de la renoontre.
- 4IJ -

Motion de Rame.rciements N°. 1

Le Séminaire O.C.A.E. sur la Réforme de l'Etat Civil tenu à l'Ile


Maurice du 21 au 28 :Mai 1979,

Tient, au terme de ses travaux, à exprimer sa profonde grati tudc

à S.E. Sir Seewoosagur Ramgoolam, Premier Ministre, à son gouvernement et au

Peuple 1~uricien, pour avoir accepté d'abriter le Séminaire et pour les

excellentes conditions matérielles luises à la disposition des participants.


-49-

Motion de Re~oiements N°. 2

Le Séminaire Q.C.A.lI. sur la Réforme de l'Etat Civil, tenu à l'Ile

Mau;c!oe du 21 au 28 Mai 1979, ;

Tient, au terme de ses travaux, à exprimer ses remerciements les plus

chaleureux à VISmI (Vital Statistics Improvment Project) des Etats Unis, au

Fonds des Nations Unies pour les Âctivi tés en matière de Population, et à la

Cor:Jmission Economique des Nations Unies pour l'Afrique pour l'assis tance pré-

cieuse fournie au Secrétaria·t Général et aux Etats membres et qui a permis le

succès de la rencontre.
- 50 -

LISTE DES. P/illTICIPANW

,_=-=-~:::><::>-c::::----=:~-:::>-e:--=:-'F-::'-::>o:>o=~=-=-'-=-= _-==Y=-=-=-=-::::>OO::><:>O:::l C Q ::>o=-


PAYS OU ORGANIi3'llJ:ON mI,,1fS ET Pl1l!TI.iJOMS ADRESSE

REPUBLIQUE POPULAIl1E
BENIN 1
',1
MI' ADJAIJJ'OfronON•• c. Sylvestre ' c
Directeur du Bureau olltral
-, de Recensement

,------------~
.' '1'-----------,
- -- -------~_.-..• _ COTONOUB.P. 323
INSAE,
......""'-~._-_.--,-.--------

:aIPIRE CENTRiLEID:CAIH
,,
!
1
MI' PAJ:IDI DIill.lTIlT Procureur Impérial près
le tribunal de [,Tande
instance
B.P. 787 131J11GUI
1 1 Chef
.1
1, Mi' YACKOIG'3I:.. J: Elie
1
T
de Service des Etudes
1 Démographiques, HIN1:~)LAN
1 1 B.P. 732 B.',.NGUI

i MI' kAO N'GUEBS.AN l, Directeur Affédres Civiles


l et pénales
COTE D'IVOIRE
! D:linistère de la Justice
1 l, B.P. V 107, ABIDJAN
I

i
I MI' Al,.:ISSAH KOBIlUm Jacques 1 Directeur de la Statistique
~Il.P. V_55, ABIDJAU •
1 Mx 10011 G~éGoire 1 Directeur dGSAffcires
1 Administratives
1 1tinistère de l'Intériettr
HAUTE-VOLTA 1 B.P. 70 34, OUAG2~UC~U
.j ! IUle BAlCYOlJO .lu1XlO lfu.rie
1
Chef de Service dos Etudes

~
II' et Enqu~tes Démographiques
INSD
1 _.. TI.P., 3}4, Oü~~U -I

1 li'Ir Joseph Francî.sJean Pierre 1 Regïstrt":IX général ,Départmen1


1 Port Lo\Ù.s
1 ! 1'Ir Harish J3hunoo \ Contral Statistical Office
"IIILE T',cA'U'UCE
HM. J.
"",'" Il!'
• lf.r VAlŒL llAJCOŒ:iûl.
l1 1"l.l'us-tGro
'.. . _, Rose Hil,l
de la Santé
1 Port L~QÏs,

1 1 ]flJ:' L. G. J3t'.rSO: ,;:';],,,::.u:PE


Llédical Statistician \1

j
,
1
!
; Er ZarouJiloyo
I:ünistère do la Santé
-,-----------~'..,.,----._P,_o..,;r;;",t_L,,;.,ol.ll
1 Eecrêraire Gén6r~ù
·s
........ t-

1
l
J !: Nlil1.i8tè~~a:.:yllIntérieur l '
1 Dirocteur do la Statistique
NIGER l,, Mx ADTIl:IOSE]I Jacql~es
1 Il.T'. 4G7, Niamey
,
1
i 1
I.1r P1)UDE Otu:larou t Procureur de la République
Tribw:1al do 1 ère instance

L = "'" ::2 CI C C == 'C:I iCI Cl j ~ = =-==-= = :::>"Q = ::><:: =-:::>0<::>- Niamey


-~-

PAYS OU ORGANISATION NOMS ET PRENOl,t) ADRESSE

RWANDA MI'. RW.AJ3UKWISI Victor Directeur Général de la


Législation et du Contentieux
Ministère de la Justice
B.P. 160 KIGALI

Mr NTAMWETEMEZI J.Baptiste Statisticien Direction Général


de la- Statistique - _.
J B.P. 46 KIGALI

SENEGAL Mr. MAMADOU Dieng Directeur-Adjoint des Affaires


Civiles et du Soeau
Ministère de la Justioe
DAKAR
MI'. BOUBOU Siby Direction de la Statistique
B.P. 116
DAKAR

TOGO MI'. KINHOLE Lenovissi Inspecteur des Affaires


Administratives
~ünistère de llIntérieur
LOf.m

Mr. FREITAS Kouassi Directeur de la Statistique


J B.P. 118
LOME

GABON Mr. NZE Faustin Directeur Général de la


StatistiqUe
B.P. 2081 1 LIBREVILLE
Mme ROGOr.mE Rose Procureur de la République
Francine Palais de Justice
B.P. 46 1 LIBREVILLE

République Populaire Mme JUDITH Expert P:i:'ojet Etat Civil


du Congo HARRINGTON sIc PNUD, B.P. 465 BRAZZAVILLE

:MI'. r.rrZELE August in Chef de Service de la


Démographie B.P. 2031-CNSEE:
BRAZZAVIlLE
}'ir. MFOULOU RaphalSl Directeur des Statistiques
Démographiques et Sociales
CNSEE B.P. 2031 BRAZZAVILLE

:MI'. NGOULOU Gabriel Chef de Service des Statisti-


ques Sociales
CNSEE B.P. 2031 BRAZZAVILLE

MALI Mme SIBIBE FATOUNAKA Démographe.-lIl.'l.NOoU·. Central do-


Dicko Roocn.ocm:i nt
KOULOUBA, BAMAKO
MI:'. L..-mcinc CAMARA Gouvernorat du District
,- - do BAMAKO
Burundi Directeur de Cabinet au Ministère
do l'Intérieur
B.P. 1910 Bujumbura
Za!re 1,1. Sonz Nkola-Tib Directeur au Département de l'Adminis-
tration du Territoire
KINSHA.3. A, amœE l
UDEAC M. Diafouka Félicien Directeur du Centre Régional d'Rtude
do Populations B.P. 1418
BANGUI (ECA)
CEA Andrianasolo Robin Statistics Division
U1JECA, P.O. BOX 3005
Addis Ababa Ethiopia

FNUAP Sylvère Issif.. \l Looky Coordonnateur Régional du


FNtJAP sic PNT.JD, B.P. 836
Yaoundé Cameroun

FRANCE MM. Maro Sur,g'ers Ministère de la Coopération


DDE/B6 - Bureau" 2262
27, rue Oudinet, 75007 Paris
Robert Blanc INED ,;.. 27 rue du Commandeur,
75675, PARIS CEDEX 14
VISTIM :r.n,~. Robort Thomer Director, vrSTIM National Centre
for Hoalth Statistics,
3700 East-Wèst Highway
Hyattsvillo, Maryland 20782
L.E. Chanoellor Chef Registration ~1ethods­
Hyattsville, Maryland 20782
Jean Haro Fredette Dépar"tement dë Médeoine Sociale
et Préventive, Faoulté de Médecine,
UniversHé LAVAL Cité Universitaire,
Quebec
Canada G1K 7P4
lvIIe Joan Lindsay Section de la Statistique de l'Etat
Civil et dos Régistres des Maladies
Division de Santé, Statistique
CilNADA - OTTAWA
11.D.JJ;. Coward IIVRS cio Registrar General
P.O. BOX 30031
NAIROBI - KI~TYA
AID lC. John E. Lawson Office of Population, l~mography
Division AID
Washinr~on DC USA 20523

OMS Dr. Vincenzo Pansini Coordonnateur des Programmes


OMS ITadagascar

OCAl! r,~: Kouanvi Tigoué Directeur Affaires Economiques


Financières et des Transports
Elhadj Issa Boubé Chef do Service dos Relations
Elctérieurcs
Bockor Kofi-Kuma Chef de Service de la Statistique
- 5~ -

Allocution de Ml'. KOUANVI TlGOUE, Directeur


des Affaires Economiques Représentant le
Secrétaire Général de l'OCAM à l'occasion
de l'ouverture du séminaire OCA!1 sur la Réforme
de l'Etat Civil
Maurice, 21 au 28 mai 1919

Excellence Monsieux le Ministre,


Excellences Messieurs les Ambassadeurs,
Iwssieurs les Représentants des Organisations
Internationales
Messieurs les Délégués,
Mesdames, lIDsdemoiselles, Messieurs,

Au nom du Secrétaire Général de l'OCM[, c'est pour moi un grand


honneur et un plaisir ·~ou~ particulier de prendre la parole en cette occa-
sion ou nous ouvrons le séminaire sur la Réforme de l'~at Civil.

J'aimerai tout d'abord. rrrf acquitter d'un agréable devoir en vous


remerciant, Monsieur le Ministre, d'avoir bien voulu, en dépit des lourdes
obligations de vos fonctions, accepter d'ouvrir personnellement nos travaux,
témoi,:snant par là, do l'intér8t tout particulier que vous porter à nos assises.
Je voudrais à ce propos vous prier respectueusement de bien vouloir.nous faire
notre interpr~te auprès de Son Excellence Sir Seewoosagur Ramgoolam, Premier
}linistre de l'Ile l~urioe, et lui exprimer notre profonde gratitude pour avoir
bien voulu accepter que votre beau pays abrite ces assises et pour les faci-
lités de toutes sortes qui nous ont été données et qui contribueront, nous n'en
doutons pas, au succès de ce séminaire. A en juger par l'efficacité de son
s,ystème de collecte des faits d'état civil, on peut affirmer à juste titre que
le choix de l'Ile Naurice pour abriter ce séminaire n'est pas un fait du hasard.

Qu'il me soit permis égalemBDt d'exprimer notre vive réoonnaissanoe


au "Vital Statistios IfilPI'Ovrnent Project" des Etats-Unis en la personne de son
Directeur ici présent: Mr. Thomer, au Fonds des Nations-Unies pour les Aoti-
vités en matière de Population représenté ici par M.S. LOOKY, ooordo~
l'Afrique Centrale ct à la Commission Economique des Nations Unies pour l'Afrique

./ ...
pour nous avoir fourni d'une part l'assistanoo teohnique néoessaire pour la
mise au point des dossiers de cette rencontre, d'autre part l'assistance finan-
cière sans laquelle nos assises de ce jour n'auront sans doute pas oonnue toute
l'afluenoo que nous constatons on dépit de l'intér~t marqué que nos Etats té-
moignent à l'Etat Civil.

Je n'ai gardé d'oublier toutes les Organisations et Institutions


sous-régionales qui cnt aooepté de partioiper en qualité d'observateur à nos
travaux ct dont la préoieuse oontribution permettra de dynamiser oe projet
OCAl1 d'amélioration de l'Etat Civil dans nos PaYs.

Comme vous 10 savez sans doute, l'intér8t de l'état oivi1 résulte


de ses deux oaractéristiques fondamentales. D'une part l'Etat Civil en tant
qu'institution légale permot à l'Administration d'invidualiser ses ressortis-
sant et, à oes derniers de prouver leur identité et leur situation juridique.
Instrument de base pour la oolleote.des dpnnées relatives aux mouvements
naturels de la population il permet, d'autre part, de déterminer l'importanoe
et la struoture démographique future de la Nation. Ce deuxième aspeot de l'Etat
Civil en fait un outil privilégié pour la planifioation du développement éoo-
nomique et sooial, notamment dans les pays en voie d'émergenoe où les ~b­

pations majeures des dirigeants politiqUes tendent vers une amélioration oons-
tante de la qualité de la vie gr&e à la réalisation d'un équilibre rationnel
entre les populations et les ressouroes.

Monsieur le Ministre,
Messieurs les Ambassadeurs,
Messieurs les Représentants des Organisations
Internationales,
Honorables délé,~és,

Ces quelques oonsidérations illustrent amplement la plaoe essen-.


tielle qui est la votre. dans la promotion du développement de nos Etats, et,
par voie de oonséquenoe, la signifioation et l'importanoe toute particulière
de votre réunion.

Après le séminaire de Lomé (février - mars 1976) qui avait permis


aux partioiPants de réfléohir sur la définition d'un oadre général de réforme

... / ..
- 55-

de l'Etat Civil, le séminaire qui s'ouvre cc matin entre dans le cadre de


la deuxième phase du projet OCA}~ sur l'amélioration des systèmes d'enregis-
trement des faits d'Etat Civil dans nos p~s.

Le projet d'ordre du jour qui sera soumis tout à l'heure à votre


approbation reflète clairement lesobjectifs principaux poursuivis par le
Secrétariat Général de l'OCA!:! dans l'org-anisation du présent séminaire. En
effet, s'agissant.des Etats membres, la parole sera donnée à chaque délégation
qui fora le point, au niveau de sen p~s, des travaux entrepris dans le cadre
de l'application des reoommandations du séminaire de Lomé, tout en mettant en
relief les difficultés renoontrées. Quant aux autres p~s africains, le Secré-
tariat Général suggère à leurs déléga"bions de livrer à tous les participants
leurs expériences dans l'application de leur réforme d'état civil pour permet-
tre aux p~s moins avancés dans ce domaine d'en tirer profit.

Par ailleurs, les différents points retenus par le séminaire de


Lamé comme étapes essentielles dans l'amélioration harmonieuse des s,ystèmes
d'état civil en Afrique feront l'objet de discussions plus approfondies. A la
fin, la parole sera donnée aux divers organismes tant nationaux qu'interna-
tionaux pour renseigner le plus amplement possible les participants sur toutes
les possibilités d'aide technique ou financière que les p~ africains poŒr-

raient attendre d'eux dans le cadre de la réforme do leurs systèmes d'état


civil.

Les déba.ts que nous allons engager doivent ~tre guidés par le souci
majeur de parfaire les travaux du séminaire de Lomé afin de trouver des solu-
tions pratiques susceptibles de déboucher à oourt terme sur l'éta.blissement
d'un s,ystème renové et efficient d'Etat Civil dans nos p~s.

Tels sont en substance, rresdames, ~iessieurs, les noniJreux thèmes


insarits à notre ordre du jour, dont l'importance exceptionnelle nous invite
à circonscrire nos débats à la seule reoherche de résultats pratiques essen-
tiels. C'est le voeu, qtt'au nom du Secrétaire Général de l'OCA1~, je forme
de tout coeur pour le succès de ces assises.

Je vous remeroie de votre bienveillante attention.


- 56-

DISCOURS-DtLMI1TISTRE RA..BINDRAH GIItJRBURRUN A VOCC.ASIONDE L'OUVER'1UIŒ


ID SEMINAIRE DE L'OCi\M.. SUR LA REFORME DE L'ETAT CIVIL LE 21 MAI 1919
A "LA PIROGUE"

Messieurs les Ministres,


EZoellenoes, Ambassadours,
Ii~esdames et Messieurs,

C'est un grand honneur pour moi de présider la séanoe d'ouverture


de oc Séminaire sur la Réforme de l'Etat Civil. J'ai aussi la t~che agréable
de vous oommuniquer les souhaits chalereux de bienvenue de mon gouvernement
et du peuple maurioien. Nous sommes touohés de cc que le choix sc soit ar.r~té

sur notre tle pour aocueillir les délégués des autres p~s~si~c
et nous permettons d'espérer qtte la présente renoontre reserrera les liens
d'amitié et de coopération qui existent déjà entre nos pqys.

Je saisis aussi l'oocasion pour félioiter l'OCAM pour l'excellente


initiative pour orgunisor ce séminaire et son projet "Amélioration de l'Etat
Civil" mis en ohant ier en 1973 dans le cadre de l'Année Mondiale de la Popula.-
tion:.

La joie de vous avoir parmis nous ne nous rend pas inconscients de


la lourde responsabilité qui nous incombe en tant que pays h6te et je vous
demanderai de bien vouloir nous excuser au cas où certains oublis seraient
constatés dans nos efforts de rendre votre séjour aussi agréable que possible.

La. Commission des Réformes dp. Séminaire de Lomé sur l'Etat Civil
avait en 1976 conclu à la nécessité de :

(i) la mise en place d'un Centre National d'Etat Civil;


(ii) le développement de l'Etat Civil au niveau des Communautés
rurales;
(i11) la formation et le recyclage du personnel d'encadrement et
d'exécution;
(iv) la simplification ou la réforme des textes législatifs et
des formulaires ; ct
(v) la sensibilisation et la motivation de la population sur le
problème de l'Etat Civil.

.·1.· ·
- 57-

Pendant ce présent Séminaire, nous serons appelés en bref à :

(i) étudier l'évolution du projet OCAM sur la réforme de


l'état oivil ;
(ii) prendre oonscienoe des efforts entreprise dans ohaque p~s
dans le oadre de l'applioation des reoommandations du Sémi-
naire de Lomé, ainsi que les diffi0111tés renoontrées ; et

(iii) nous prononoer sur la direction ~le doit prendre notre recher-
ohe d'un système d'Etat Civil efficient et opérationnel qui
puisse remplir a~ mieux les fonctions essentielles de l'Etat
Civil, à savoir :

(a) en tant qu'institution légale, permettre à l'administra-


tion de conna!tre l'identité et la situation légale de
ses ressortissants ;

(b) en tan:t que souroe de données démographiques, permettre


de suivre los mouvements naturols de la population et
de donner sa struoture démographique aotuelle et futur
pour une meilleure planification du développement écono-
mique et sooial.

En ce qu'il s' ae;it de l'Ile }.Taurioe l'état oivil fut institué en


avril 1967 sous la oolinasation française par une ordonnanoe royale qui de-
mandait au Clergé de consigner les baptèmes, mariag'es et déoès dans un m~me

registre. selon l'ordre des jours. Plusieurs. décrets furent promulgués subsé-
quemment, qui consolidèrent et complétèrent, les ordonnaces antérieures. C'est
ainsi que l'eJ:1...registrement fut étendu progressivement pour oouvrir non seule-
ment les oolons catholiques mais toute la population de l'Ile. En 1799 la
tftche d'enre~istrer les faits d'état oivil fut transférée du Clergé aux Muni-
oipalites. En 1803 on institua dans chaque quartier un Commissaire Civil ohargé
de tenir les registres des naissances, mariages et décès. En 1808 les lois
regissant l'Etat Civil furent réunis sous le ''Code Napoléon" qui f'ftl; subséquem-
ment amendé et oomplété sous )., administration Brita.:rmique. l.fuis oc n'est qu'en
1890 que to~tes les lois françaises et anglaises furent réunies en une seule
ordonnance : 1 'Ordonnanoe nO 26 de 1890 qui est actuellement en vigueur avec
quelques amendements.

./ ...
5.8-

Les données d'Etat Civil à l'Ile Ma'\J.rice sont utilisées par l'ad-
ministration non seulement pour établir l'identité et la situation légale de
ressortissants mauricioas mais aussi comme outil fondamsntal pour la planifi-
cation du développement ôconomique et social. Des plus ~~ples détails sur le
fonctionnement de l'Etat Civil à l'Ile Haurice vous seront fournis au oours
des débats. Maintenant que nous sommes presque à la fin de notre deuxième plan
de développement éconcmique et social nous pensons qu'il est impérieux de
revoir et redefinir notre système d'Etat Civil pour refléter nos aspirations ct
objectifs futures. Nous ospérons qu'après los délibérations nous serons en
mesure de trouver dos solutions pratiques pour notre système d'Etat Civil.

Avant de terminer je voudrais remorcier tous les délégués, les


représentants des agences qui offrent de l'assistanoe teohnique et les invités
pour leurs présences et je souhaite que cc Séminaire soit un grand suooès.

Meroi.
.. 59 -

DISCOURS ID REPTŒSENTANT ID MINISTRE


DU DEVELOPPE1IENT ET DE LA PLANIFICATION
ECONOMIQUE, A L'OCCASION DE LA CLOTURE DE
L'ETAT CIVIL II.G 28 MAI 1979 A MAlmICE.

Honorables Délégués,
Mesdames, .
Messieurs,

Nous voioi à la fin du séminaire de l'OCAM sur la réforme de


l'b'tat Civil dans les pays d'Afrique, ouvert ioi-m~me i l y a huit jours
par le ~finistre du Plan. Il aurait bien voulu 8tre présent à oette ol~turet

mais malheureusemeRt il est retenu par les multiples obligations de ses


fonotions. Il m'a ohargé d'6tre son porte-parole auprès de vous et de vous
oommuniquer son grand regret denc pouvoir 8tre parmi vous oe soir.

C'est pour moi un grand honneur que de. pouvoir ~tre le. porte-parole
de mon gouvernement auprès d'un groupe de juriste, de démographes, de statis-
ticiens dt d'autres experts a11$8i distingués.

Vous aviez an départ un ordre du jour très ohargé, vu la oomplexité


du sujet qui a été traité à oe séminaire. Nombreux sont les problèmes qu'ont
à faire face aujourd 'hui les gouvernements de nos pays pour une réforme qui
menerait à une meilleure oouverture de l'état civil. Ceoi aiderait à l'identi-
fioation d'un plus grand nombre èl(j personnes en vue d'établir leur situation
légale et deviendrait en m~me temps une source très importante de données
démographiques dont nos p~ys ont .ellement besoin. Ces problèmes qui demeurent
une réflexion approfondie ont été soumis à une analyse très détaillée pendant
une semaine. Aussi, c'est avec UJ.1 grand plaisir, aujourd'hui, que nous voyons
qu'en si peu de temps vous avez abattu un travail aussi considérable et que vos
suggestions et reoommandations ~ont maintenant oonsignées dans un rapport final.
Ceoi est un document très précieux et sera outil de base pour l'élaboration de
la réforme tant souhaitée. Il sera d'autant plus utile à d'autres pays qui
n'ont pas partioipé au séminaire.

·1···
60_

Si l' expérienoe aoquise en mat ière d' état civil par ohacun de nos
p~s a été oommuniqué à oe séminaire pour 8trc mise à profit par les autres, il
faut aussi soulii~er que l'apport deI experts de oertains organismes natio-
naux et internationaux, ici présents, a été aussi très profitablo. Nous cons-
tatons aveo beauooup de Jo~e quo ces organismes apporteront aussi un appui
technique et finanoier à. nos p~s pour la mise en place de la réforme.

Nous voulons remercier l'OCAM pour avoir pris l'heureuso initiative


d'organiser ce séminaire 0'[; nous félicitons tous ceux qlli ont été responsables
de l'organisation pour on avoir fait un succès. Nos remerciements vont aussi
aux organismes qui ortt aidé finanoièrement au déroulement de oe séminaire.

Il ne me reste plus, ~.iesda.rnes et Messieurs, qu'à vous souhaiter un


bon retour dans vos pays et plein sucoès dans la lourde tttohe que vous aurez à.
entreprendre pour mettre en applioation les rocomr:1andations deoe séminaire.

Honorables Délégués, I~esdames et Messieurs, je déolare olos le


séminaire de l'OC~I sur la Réforme de l'Etat Civil.
COMMUNICATIONS DES P AYS
COI.1i:,fiThTICATION DID LA DIDLEGATION
DE IJ!. REPUBLIQUE PûFULAIRE DU BENIN

INTRODUCTION

1. L'Etat Civil bien organisé et mis a JOur est une souroe de


données pour la planifioation soierr~ifique du développement ; ainsi
l'initiative de l'OCAl1 doit-el1e ~tre soutenue par les I;\;ats membres.

2. La OOi1fnission nationale de réforme de l'E"liat Civil, reoanmandéa


par la 9ème réunion des Chefs d'Etat et de Gouvernement de l'OCAH dans sa
résolution nO 40jKigali!77j n'a pas été oréée en République Populaire du
Bénin 1

3. Quelles en sont les oauses, qu' attendons-nous du présent sÉfl1inaire,


quel est le oadre politioo-administratif existant dans lequel peut évoluer
un Etat Civil réformé en Répub1 ique Populaire du Bénin et quelles peuvent
3tre les difficultés qui entravent le développement de l'Etat Civil dans
oe p~s ?
./

Facteurs '1l8:.~Lr_~ta.rdé lamis~ sur pied d2 la COllffiission Nationale de


Réforme de 1'1."'1;at Civil.

4. Les rapports faits par les oadres ~a':1t pa.l'ticipé aux préoédents
sÉfl1inaires n'ont pa.s été largement diffusés et de oe fait n'ont pas été
exploités.

5. L'Institut National de la statistique et de l'A.':18lyse Eoonanique


(INSAE) qLti devait réunir et dynamiser cette oCfilluission était préoocupé par
l'exéoution d'une autre opération aussi importante et plus spectaculaire:
le Reoensement Clênéral de la Population et de l'Rabi-l:;ation (R.a.p.R.) n a
eu lieu du 20 au 30 mars 1979.

~~ ~ut nous apporj;er le Présent Saninaire ?

6. n nous permettra de nous instruire des expérienoes des autres et


en partioulier de oelles de l'Ile I.1aurice.
-62.-

7. Le séminaire permettra à l' INSAE de disposer de documents utiles


qu'il diffusera au niveau de toutes les administrations s'occupant de la
gestion de l'Etat Civil à quelque niveau que ce soit.

Cadre politico-administratif' existant

8. Depuis Juin 1978, la République Populaire du Bénin est divisée


en sil; (6) Provinces administrées chacune par un Préfet de Province nom ".~
en Conseil des Mïnistres.

Les six Provinces sont divisées en 84 Districts dirigés chacun par


un Chef de District nommé également en Conseil des Ministres.

Les Districts sont sub-divisés en communes (350 en tout) dirigées


chacune Par un maire élu.

Les Communes sont oomposées de Villages ou quartiers de Ville


dirigéespar des délégués élus.

Toutes les Mairies sont des centres d'Etat Civil, ce qui assure
une couverture de 10 000 personnes en moyenne et 322 Km2 en moyenne pour
un centre d'Etat Civil. Ces chiffres sont élèvés et des efforts restent à
faire ! Nous pensons reprendre l •utilisation des oahiers de village ou de
quartier et les faire fonctionner dans les structures mises en place pour
le R.G.P.R. t structures qui sont appelées à demeurer pour l'élaboration des
statistiques courantes.

Difficultés qui entravent le développement de l'Etat Civil en République


Populaire du Bénin

10. Les conditions requises pour un bon fonctionnement de l'Etat Civil


sont lointd'ttre toutes remplies.

1ère condition: Absence de discrimination sociale, réligieuse ou autre,


Cette eondition est remplie car il y'a démocratisation de l'Etat Civil en
République Populaire du Bénin.

2èmo condition: Nécessite au départ d'un pouvoir centralisateur puissant:


C'est l'Etat Béninois; mais le partage de la gestion de l'Etat Civil par
les Ministères de la Justice, de l'Intérieur et du Plan est préj'udioiable à
son développement. Il y a doncnecessité de créer le Comité National
d'Etat Civil préconisé par l'OCAM.

../ ..
~ème condition: Conviction des autorités de l'utilité de l'Etat Civil.
Tout le monde n'y est pas encore.

i.~me cond~_tion : Couvcr:~ure sanitaire suffisante et existence de bonnes


voies de communication : négatif en zone rurale.

5ème condition: Personnel (officiers, agents ou corrunis) en nombre suffisant


et motivé par un salaire raisonnable : nogatif.

6ème condition: Gratuit' do l'Enregistrement.

CI est un acquis en Republique Populaire du Bénin, mais la


délivrance d'extraits dotll~o lieu à la paie de droits de timbre à apposer
sur oes derniers.

lème oondition : Diffusion régulière dos données. blle n'est pas faite
oar le circuit de trt'nsmissi,on des volets ne prévoit pas l'INSAE oomme
destinataire et de plus, :il no reçoit quo sporadiquement les copies des
états récapitulatifs que devrait lui envoyer chaque centre Principal
d'Etat Civil.

11. Remarque : Le present résumé n'est qu'un complément à la situation de


l'Etat Civil en Républiqne Populaire du Bénin déjà. traces dans le document
du Secrétariat général de l'OCAN intitulé "La situation de l'Etat Civil
dans les pays de 1 t OCAJ:1' •

~9~~e situation nIa en effet pas beaucoup changé en République


Populaire du Bénin depuis la parution du document oité plus haut.
-64-
(:OMMUNICATION DE LA DELl!lJATION DU BURUNDI

Au nom de la Délégation du Burundi que j'ai l'honneur de repr-ésanter


je voudrais dl abord adresser nos remerciements les plus vifs à l'OCAM qui a
bien voulu inviter notre pays non-membre à assister au Séminaire sur la
Réforme de l'état civil à titre d'observateur. C'est une occasion pour moi
d'exprimer notre gra"liitude pour cette invitation qui témoigne du soooi
constant de solidarité africaine qui anime tous nos pays frères.

Cette invitation a été d'autant bien accueillie que les problèmes


devant ttre abordés par le présent séminaire, à savoir la réforme de l'état
civil, requièrent chQz nous en ce moment une grande préoccupation.

En effet, )1'u)nsieur le Président, nous réalisons de plus en plus


l'importance des données sur la population devenues aujourd 'hui indispensabl~

pour la planification efficace du développement économique et social de nos


pays. Peut-on en effet échafauder des plans en ignorant les mouvements
naturels de la population au profit exclusif de laquelle ils doivent nécessai-
rement être orientés? C'est ainsi qu'afin que nos plans de développement
soient orientés vers la satisfaction des besoins essentiels de la population,
mon gouvernement a fourni tous les efforts pour assurer la maîtrise et la
cOlUlaissance parfaite des données sur la population.

A cette fin, avec l'assistance combien estimable du FNUAP auquel


nous voulons ici exprimer toute notre gratitude, nous avons entrepris il y a
déjà 3 ans la réalisation du Renensement Général de la Population qui en est
maintenant à sa phase ortlPiale en ce sens que dès le mois d' aont nous allons
faire le Renensement proprement dit, oe qui nous permettra de posséder avant la
fin de 1980 des données aussi précises que possiblG8sur les différentes
oaractéristiques de nos populations.

Nous voulons aussi que nos efforts dans le domaine de la gestion des
données sur notre papule.tion soient intégrés dans un plan d'ensemble organisé
et struoturé. Nous avons ainsi prévu qu'après le Recensement Général de la
Population, nous entreprenons un projèt d'amélioration de notre SYstème d'état
eivil dont le financement a été demandé déjà.

..1··
-'5 -

Mais quelle est la situation actuelle de notre état civil?

lm puisant ses principes généraux dans 10 décret belge du 4 mai 1895


rendu applicable au Burundi sous la colonisation, l'organisation de l'état
civil est placé actuellement sous la responsabilité du Ministère de l'Intérieur
Département de la Population (créé par Décret n01/56 du 26 avril 1967.
Ll enregistrement des faits d'état civil est ainsi sous la responsabilité dans
les différentes communes de l'administrateur Communal qui est l'officier
d'état civil selon l'ordonnance N° 2/246 du 25 juillet 1961. L'administrateur
Communal est assisté par un Agent recenseur qui recueille dans un registre
les différentes déclarations (naissance - mariage - décès ••• ).

Sommairement, selon l'ordonnance précitée, la déclaration incombe :

- pour les naissances: au père, à la mère ou los personnes présentes à


l'accouchoment ;

- pour les déoès : au père, à la mère ou aux personnes présentes au déoès,


ou vivant sous le nreme to!t ou les voisins.

De l'analyse de oette situation, les déficiences du système actuel


ont été stigmatisées qui sont :

l'absence d'mG structure efficace oaPable de ma!triser l'établis-


sement et le contr"elo des opérations d'enregistrement ;

l'absence des moyens de contr~le de la part du Département


de la population ;

le manque de motivation de la part de la population.

Face à ces déficienoes, une réorganisation s'impOse :

1. Renforcer le oaractère obligatoire de la déclaration


- par une organisation administrative adéquate au niveau de la colline.
Les activités seront supervisées au nivoau do l'Etat par un Bureau
National d'Etat Civil qui dewa avoir des responsables adéquatement
formés G1Jldciov'Cs.cœ:uoiterritoriaux compétents.

··1· ·
- 66

- Le Chef de colline reçoit la responsabilité de transmettre sur


une fiche spéciale les renseignements d1état civil à l'officier
d'état civil ..

- L'administrateur de l'h~pital doit transmettre autant les renseigne-


ments sur les décès survenus dans son établissement ..
- L'administration des cimetières sera intégrée dans ce système.

- Une oampagne de so~sibilisation auprès de la Population sera menée


quant à l'importanoe de la Déclaration.

2. Intégration des fiches d-Etat Civil


- Les dossiers d'enregistrement doivent ~tre groupes dans un dossier
individuel et repert~ sur une fiche spôciale ..

3. Le oontr~le administratif (:'~ statistique devra ~tre renforoé ..

4. La révision de la loi sur l'état oivil s'impose.

L'instauration du nouveau système appelle des moyens appropriés et


des dénarches sont entreprises pour réunir oes derniers.

Avant de terminer, Monsieur le Président, jo voudrai'B ajouter que


no'us profitorons de 11 échange des expériences au OO'lUOS du Séminaire et que
nous nous en félicitons.

Je vous remercie.

MF'ASONI Jean
Délégué du Btn"tU1di.
<:O:MMtJNICATION DE LA DELOOATION DE L'EMPlliE
CENTRAFRICAIN AU SEMJ:NAIREDE L'OCAM SUR LA
REli'ORME DE Lt]1rAT CIVIL.

L'E.C.A. à l'instar des aut!'èB Pa3's mesure désormais i 'importance


capitale de la croissance démographique dans les programmes ci' actions tendant
à llamélior~tion de la Société humaine et par conséquent ressent l'évidence
du r~le des statistiques et notamment les statistiques de l'état civil.

Comme l'ont souligné hier mes collègues délégués de la République


Populaire du Congo et de la République Gabonaise, le problème est envisagé
en Afrique centrale au niveau de l'U.D.E.A.C., dont l'attention des dirigeants
se porte sur l'amélioration, voire, la réorganisation du système d'enregistre-
ment et de statistiques des faits d'état civil.

A cet effet, une ligne directrioe a été tracée à travers le "Projet


d'Amélioration de l'Enregistrement et des Statistiques des Faits de l'Etat
Civil" défini par l'organisation et qui s'effeotuera dans une zone modèle
oomprenant une ou deux provinces complètes y oompris la capitale, et oe gr'S.oe
au ooncours financier des organismes internationaux (notamment le FNUAP)
comp1èté par ailleurs par l'apport de chaque Etat. En outre ch~'des Etats
devra mettre en place en janvier 1919, sa commission nationâi~' d'amélioration
d'état civil.

Le Centrafrique avait tout intér'êt à profiter de l'occasion qui lui


était offerte de se doter d'un élément efficace dans l'action sociale et à un
moindre ooat ; à oet effet est-il entré dans la phase d'exécution du projet
de réforme et met déjà en place certaines structures adéquates aux fins
dl~er le plus t~t possible le système de gestion de l'état oivil que nous
connaissons et qui comme dans la plupart de nos pays oonnait beaucoup
défaillance à savoir :

- l'absence de mobilisation de la population à déclarer les faits


d'état civil
- les difficultés qu'ont les populations du milieu rural à se rendre
aux centres d'éta·t civil parce que ceux-ci peu nombreux sont éloignés
et difficiles à atteindre ;

··1· ·
-~ -
_ l'insuffisance numérique et le manque de formation du personnel
d'état civil;
- la lourdeur et la oomplexité des procédures d'enregistrement ;
- l'absence d'un contr8le administratif et juridique de la tenue
des registres d'état civil.

Ainsi bénéficiant de l'opportunité du dernier recensement général


de la population de 1975, l'Empire Centrafricain a déjà déterminé la zone
modèle qui groupe outre la oapitale BANGUI, les préfectures de la JŒH) GRIBINGUI
et de la GRIBINGUI Economique, oouvrant 'une superficie de 95~461 Km2 sur laquelle -
vit '\me population de 53n~l)OO personnes environ soit 17,4% de la population.

L'action de sensibilisation de la population a déjà été entreprise


et ce par l'intermédiaire des autorités administratives en place dans zone
modèle.

Le recensement de structures administratives de l'état civil dans le


cadre du projet a été fait. Ainsi il a été recensé 18 centres principaux
d'état oivil, et 36 centres secondaires seront crées.

La commission nationale de l'état civil vient d'~tre mise en place


tout recemment par un décret pris en conseil des Ministres et comprend :
- MOnsieur le ~linistre de l'Intérieur ••••••••••••••••••••• Président
- },ionsieur le Ministre du Plan, de la Coopération
Internationale et des Statistiques •••••••••••••••••• Vice-Président
- Le Directeur des Collectivités Territoriales au
:Ministère de l'Intérieur . 0 • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • •' Q. Secrétaire Général
- Le Directeur de la Statistique Générale et des
Etudes Economiques au Ministère du Plan • • • • • • • • • •• Directeur Teclmique
- Le Directeur des Affaires Civiles aU lIlinistère
de la Justice et du Travail ••••••••••••••••••••••••••••• Membre
- Le Chef du Bureau d'Etudes, de la Planification et
des Statistiques au Ministère de la Santé Publique

- Un Représentant du J.linistère de l'Intérieur ••••••••••••• Membre


- Le Directeur des Affaires Sociales •••••• Membre 00 • • • • • • • • • • • • • •

- Le Chef de Service de la Tutelle de la Ville de Bangui •• Membre


- Le Chef de Service de la Tutelle des Communes de
l'Intérie'UI' oo • • • • • • • • • • o • • • • • • • • • • • o o . o . o • • • o o . o . o o o . . . . . . . Membre •

... / ...
~ 69-

Les fonds sont miEl en pla.ce l;'~e au roohcours du FNUAJl qui oontribue
pour 157,497,000 F. CFA auxquels il fa"olt ajouter la par"l:;icipation du. gouverne-
ment centrafricain d'un montant de 6t1.127~')00 F. CFA soit un total de
~ , '
224:,734.. 000 F. CFA ..

Tout semble pr~"t pour lancer llexpérience et malheureusement oela


ne peüt se faire dans l t immédiat pour la simple raison que l'expert qui devrait
superviser les activités n'est pas éncore arrivé ..

Ce projet qui comportera dans sa réalisation 2 vole1ts. A savoir :

1. Une réorganisation et un renforcement de système d'état oivil


existant, s'appuyant sur l'infrastructure a.dnti.nistrative existante
et le personnel disponible ~

2. une enqu~te à mener afin de calculer le taux délIlQgr-aphique et la


oomplétude de l'enregistrement des faits d'état civil dans la zone
. modèle, atU'a à oourt terme à, réaliser 1'amélioration du système
d' état civil existant par a,.')tions directes entreprises dans la zone
modèle, et à long terme per:nettra l'établissement d'un système
d'état civil d'enregistrement et de statistiques des faits d"tat
oivil couvrant tout 10 territoire national.
- 70 ..
COOJNICATION DE LA DELEGATION DE LA REPUBLIQUE
POPULAffiE DU CONGO
«1 ..

A l'issue du sémi.naire de Lomé, organise par ItOCAM du 26 février


au 3 mars 1976, séminaire auquel la République Populaire du Congo a participé.
un projet de réforme de l tIDliat Civil fut mis en place et une requtte de
financement fut adressée ~u Fonds des Nationa-Unies pour les Activités en
matière de Population (F'NUAP). Cette req~te fut approuvée dès Juin 1971
mais l'exéoution du projet dut ~tre retardée à oause de la lenteur occasion-
née par l'am des Nations Unies quant à la recherohe d'un Expert. C'est
seulement en Sepiembre 1978 que les activités du projet ont été relancées
avec l'arrivée en poste de Mme. HARRING'roN, Expert affecté au projet.

Conformément aux recommandations du séminaire de Lomé, i l était


question de mettre en place des structures juridiques devant soutenir le
projet partioulièrement la Conunission Natiol\ale de Réforme de l'Etat Civil.
Celle-ci regrouperait les représentants de tous les départements ministériels
intéressés par les problèmes de l'Etat Civil tels que l'Intérieur, la Justice,
la Santé, le Plan eto. Cette Commission qui jouerait le rale d'organe
oonsultatif du projet donnerait des avip techniques sur les questions .........
à la réforme de l'Etat Civil.

Je dois signaler que dans le oadre des attributions de l'Union


Douanière et Fconomique d'Afrique Centrale (UDEAC), notre projet est donc
,
parraine par oette institution par l'intermédiaire de son organisme spéoialisé :
le Centre Régional d'Etudes de Population (CREP). Ainsi, oertaines actions
du projat sont définies par déoision du Conseil des Chefs d'Etat de cette
Instituti.on et au niveau de ohaque Etat oes décisions sont appliquées sous
forme de décret ou d'arr~té.

Compte tenu du circuit que suit un texte qui doit reoueillir la


signature ou le visa de plusieurs autorités gouvernementales et afin de h.ater
les activités du projet, le Centre National de la Statistique et des Etudes
Economiques (CNSEE) au lünistère du Plan a mis en place un staff de huit
membres qui est composé pour le moment des cadre~ du Centre National de la
Statistique des l4ïudes ]]bonomiques au nom1xr:'e de oip,q et du Ministère de
l'Intérieur au nombre de trois. En applioation des dispositions contenues
dans le dooument de projet soumis aux Natipns Unies ~ la recherche de
finanoement, parmi les h1.:tit cadres il y a :
- 71...

- le Directeur National du Projet qui est


le Directeur Général du CNSEE ;
- le Directeur Technique du projet qui est
le Directeur des Statistiques Démographiques
et Sociales i
- le Directeur Technique Adjoint : un Statisticien
- 2 cadr es du CNSEE
- 3 cadres du Ministère de l'Intérieur.

Ce staff qui travaille directement avec l'Ex:pert des Nations Unies


qui est Chef du Projet est chargé de préparer toutes les dispositions devant
conduire à la mise en place des structures juridiques recommandées par les
différents séminaires ou réunions techniques.

Néanmoins dans le cadre de l'application des décisions des Chefs


d'Etat de l'UDZAC relatives à la Réforme de l'Etat Civil, une mission dtenqutte
st est rendue dans une région, choisie comme ~one modèle afin de se rendre
compte particulièrement de la manière dont l'Etat Civil fonctionne en milieu
rural, faire des propositions de création des nouveaux centres. Dans une deuxième
étape, interviendra la formation et le recyclage du personnel au niveau de la
~one modèle.

Dans notre pa;)7s, l'Etat Civil est administré par le Ministère de


l'Intérieur et contr81é par le Ministère de la J-u.stice. Il eBi; f.nst.ituii par
un terle de l'Assemblée territoriale: la délibération nO 18/51 du 12 déoem1:lre
1951 qui a pris effet le 1er janvier 1958. Ce texte a été complèté par une
disposition du Ministère de l'Intérieur : l'Instruotion nO 1618/INT pris en
1958. C'est un texte d'application qui précise tous les aspects contenus
dans la délibération SU&'001tée.

La structure de 11 E.'tat Civil se greffe au découpage administratif du


Pa\YS. :Eh effet, la plus grande unité administrative au niveau de notre ~s

est la région qui comprend :

en milieu urbain : une commune subdivisée en arrondissement


en milieu rural: des districts et villages.

../ ..
Mais il peut 'ètre cré~ au sein d'un district un ou plusieurs postes

de contrtlle administratif (PCA) lorsque l'étendue du territoire de ce district


est très grande ou lorsque oertaines zones du district sont d'accès diffioile.
Cette subdivision répond au souci de l'Administration d''ètre plus rapproché
de ses administrés.

Ainsi, actuellement le Congo compte 9 régions administratives dont


3 seulement abritent une commune. Brazzaville, compte tenu de son titre de
capitale, est considèrè oomme une oommune au.tonome et par oonséquent n'est pas
incluse dans une région.

En matière d'Etat Civil i l est créé au niveau de chaque chef lieu de


district ou de PCA un centre principal d']''tat Civil qui est habilité à recevoil'
les déclarations de tous faits d'Etat Civil : naissances, mariages, décès.

Dans les grands villages du district particulièrement oeux ou sont


implantés une éoole ou un dispensaire, sont oréés des centres secondaires d'Etat
Civil habilités à recevoir uniquement les déclarations de naissances et de
décès.

Dans les Communes, chaque arrondissement est un Centre d'Etat Civil.


Les Centres principaux sont tenus par les Chefs de district appelés, selon
les oiroonstances, Président de délégation spéciale, Chef de PCA ou les Chefs
d'arrondissement. Ils jouent le r~le d'officiers d'IDtat Civil. Les centres secon-
daires sont tenus par les officiers ~~ de l'Etat Civil qui sont
désignés sur décision du Chef' de région. Ils sont ohoisis parmi. les rna!tres ou
les infirmiers. Mais toute personne d'une parfaite honorabilité et possédant
une instruction suffisant 0 peut 'ètre choisie comme officier -a'1 1 irtiTMi" Cette
tache est exercée gratuitement.

Les faits d'Etat Civil déclarés sont inscrits dans trois registres
différents selon leur na.ture :

- 'un registre de naissance


- un registre de décès
- un registre de mariage.

··1··
-13-

Le délai de déclaration d' 1.Ul fait dl Etat Civil est de 1.Ul mois pour les
naissances et les déoès et de deux mois pour les mariages. Passé oe délai, la
déolaration ne peut 'être reçue que sur présentation d'un jugement supplétif
établi par le Tribunal de 1er dégré, c'est-à,..d.ire, de droit local (Tribunal-
coutumier) qui est installé au niveau de chaque Chef-Lieu de distriot ou de
PCA. Ce jugement est tra.nsorit sur le registre d'Etat Civil oorrespondant de
l'année en oours.

Toutefois la loi demande aux chefs de villa~ge de faire les déclarations


des faits si les déclarants eux~mes sont défa.illants.

Dans le cadre du travail de Réforme qui a été entrepris dans notre pays,
que pouvons-nous dire à 1 f étape actuelle ? AIt issue de la mission d'évaluation du
système que vient d'effeotuer les cadres du staff dans la zone ........, il
ressort que :

1. Les agents d'Etat Civil, officiers et officiers auxilliaires y compris


ne connaissent pas 1 f e&istence du texte qui définit 10 cadre de leur travail.
Cela veut dire que la délibération n 0 78/57 du 12 décembre 1957 ainsi que
l'instruction nO 1618jINIJ.1 qui porte application de cc texte a1cMtpas oonnu d'eux.
Déjà au niveau des responsables, on voit le premier obstacle au bon fonctionnement
du système d'Etat Civil. Le travail sur l'Etat Civil est exercé par routine.
O'est à partir de là qu'apparait la néoessité d'informer et de former les
a.utorités administratives s~~ toutes les dispositions tant juridiques qu'adminis-
tratives relatives à l 'E-~at Civil.

2. Les registres surtout au niveau des oentres seoondaires sont mal tenus.
Cela découle de la première carence constatée plus haut.

3. Un effort est en train d '~tre déployé par le Gouvernement pour la


création des centres secondaires d'I:.'tat Civil en grande quantité en milieu
rural. Mais cet effort doH aller de pair avec l'installation des dispensaires
car jusqu'à présent la création d'un centre seoondaire est soumise à la.
oondition de la pt'ésence d' lm dispensaire dans le village. Pourquoi ne pas
raisonner à 11 inverse ?

../ ..
4. Les registres qui devraient être annuels sont utilisés pend.a.nt deux
années ou plus. Cela est d'Il à. des faits :

(a) le nombre d'actes enregistrés est faible à tel point que


les cinquante feuillets ne sont pas tous utilisés ;

(b) les registres qui étaient fournia8 gratuitement par le Ministère


de l'Intérieur sont maintenant payants.

La conséquence de cette situation est que le centre principal n'est pas


dépositaire en fin d'année de tous les registres des centres secondaires en
vue du contrtile qui est recommandé par la loi.

5. Les actes sont signés par plusieurs ~torités" Ceci enlève le caractère
unitaire de la signature des actes au sein d'une . e circonscription adminis-
trative. A part en milieu urbain ou les actes ne sont signés que par l'Adjoint
au Maire au niveau de lfArrondissement ou le .r.1aire à. la l!airie Centrale, dans
les districts et FeA, il Y aune multitude de signaiïures. Certains officiers
auxilli.a.ires ont droit de sig.11ature dt autres 11. t en ont pas et au niveau du Centre
Principal, le chef de district signe concurremment avec son Adjoint chargé de
le remplacer en cas d' absence prolongée.

6. Les 3ugements supplétifs surtout ceux d'acte de naissance sont déli.vrés


sans que le Tribunal s'enquiert de toutes les ~euves possibles. Puis ~

la dema.nde de jugement ne passe m~me pas à l'audience. Cette pratique avait été
décidée pour que le plaignant soit vite servi.

7. L'archivage des registres est à. déplorer.

8. Les mattras ou los infirmiers qui tiennent les registres dans les
oentres secondaires sont sujets à des affectations .. Ce qui laisse le centre vacant
pendant une période"

9. La souche du reGistre de naissance ne renferme pas toutes les mentions


marginales recommandées pur 10 texte en vigueur. C' est ainsi que les mentions
de décès, de mariage, d'adoption, de changement de nom ou autres qui sont envqyées
dans les districts de naissance des décédés ou maires par exemple ne figurent
pas en marge de leur acte do naissance. Ceci rejoint le prenüer obstacle :
celui de la forn~tion.
- 15-

10. Dans les centres secondaires, contrairement à la délibération, seul


le registre de naissance est déposé par les autorités. Celui des décès qui
est aussi important ne lt est pas.

Après avoir relevé toutes ces défaillances, le travail prdmlordial du


projet consiste à :

1. Sensibiliser la population et les autorités politiques et administratives


à tous les niveaux sur les problèmes de l':B..'tat Civil;
2. Former le personnel tant d'encadrement que d'exécution sur la base des
textes en vigueur ;
3. Opérer un découpage optimal du p8J'"s en vue de la création de nouveaux
centres.
4. D,ynamiser les oentres existants.
5. Informer la population sur les dispositions en matière d'Etat Civil.
des
6. Rendre les ohefs de village au nivea~centres secondaires plus responsa-
bles en leur oonfiant la tenue des registres. En effet au niveau de ohaque
village, il est mis en place une structure politioo-administrative appelée
oomité de village. Celui-ci remplace en fait le Chef traditionnel d''''t
et est oomposé de 9 membres dont un secrétaire sachant obligatoirement lire et
éorire. Et il est prescrit que dans un village ou fonotionne un oentre d'Etat
Civil, le Président du Comité par l'entremise de son Secrétaire est officier
ami 1iai t:JicrG d'Etat Civil. Il a pour r~le de tenir le registre.

Nous pensons que si ceci est réalisé o'es~e que si on s'assure


de la complétude de l'enregistrement tant sur le plan géographique que par
rapport aux événements, on pourra alors envisager la possibilité de retoucher
les textes en vigueur en tenant compte de toutes les carences constatéClio On
envisagera aussi la possibilité d'insérer dans 10 registre un volet dit volet
statistique qui sera destiné au centre de traitement.
- 76-
COMMUNICATION DE LA DELIDATION DE LA COTE D'IVOIRE
AU SEMI:NAIRE OCAM SUR LA REFORME DE L':mAT CIVIL

---c:=oOo:::---

1)- REX::OMMANDATIONS DE LA REUN.l0N DE LOME.

La Cote d'Ivoire n'a pas été représentée à la réunion de LOME~ Elle


ignorait donc les travaux qui s'y sont découlés jusqu'au jour où le repré-
sentant de l,OCAM effectuant sa tournée est arrivé à Abidjan.

Depuis ce jour, un projet de décret, portant création de la Com-


mission nationale de réforme de l'Etat Civil est déposé sur le bureau du
Gouvernement.

En attendant des contacts périodiques et officieux sont pris entre


les responsables des divers départements intéressés aux problèmes de l'Etat
Civil.

II)- L'ETAT CIVIL ACTUEL ET LES PROBLEMHlS

Le système actuel.

Il résulte d'une loi du 7 octobre 1964 qui confie la gestion à


l'autorité administrative et le contrôle à l'autorité judiciaire.

A. Gestion et fonctionnement de l'Etat Civil.

L'ensemble du territoire est divisé en centres principaux d'Etat


Civil, instaJ.lés dans les communes et les chefs-lieux de sous-préfectures
et en centres secondaires, installés dans les principaux villages.

Les centres principaux sont gérés par les officiers d'état civil
ou leurs adjoints en suppléance et les centres secondaires par les agents
de l'état civil.

La diff~rence entre les uns et les autres se situe uniquement au


niveau des pouvoirs. En effet, les officiers d'état civil et les agents
d'état oivil reçoivent:
- les déclarations de naissance ;
- les déclarations de décès et établissement des actes qui
les constatent.
- 7l -

ns reçoivent aussi les déclarations de changement de noms,


d'adoption et de reconnaissance d'enfants.

Mais seuls les officiers d'état civil célèbrent les mariages et


établissent les actes de mariage. ns sont également seuls (avec les no-
taires) à établir les actes constatant le consentement de l'épouse à la
reconnaissance par un mari d'un enfant naturel.

Les déclarations de naissance ou de décès doivent être faites


dans les 15 jours pour compter de l'évènement. Passé ce délai, le décla-
rant est forclos, il devra s'adresser à la justice pour obtenir un juge-
ment.

Supplétif d'acte de naissance ou de décès.

Officiers de l'état civil et agents de l'état civil sont seuls


habilités à dresser les actes d'état civil. Ils doivent respecter des
règles qui sont amplement décrits dans les documents distribués.

Les actes de l'état civil sont enregistrés dans 4 registres:

- registre des naissances


- registre des décès
- registre des mariages
- registre des actes autres que les 3 premiers.

Ces registres sont établis en double, l'un est conservé au centre


d'état oivil, l'autre transmis au greffe pour le contrôle de la justice.

B. Le contrôle judiciaire.

Le contrôle est double :

- Contrôle ocoasionnel : fait par le parquet à l'occasion d'un


acte produit en justice, attaché d' irrégularité ou à la suite
d'une reclamation ;

- Contrôle annuel : il est destiné à vérifier la tenue de l'état


civil, à relever les erreurs qui ont pu être commises, à en
informer l'officier ou l'agent de l'état civil responsable pour
éviter la repétition des erreurs.

I~
- 713 ..

Le magistrat qui procède au controle doit ordonner la modifica.-


tion des actes entachés d'irrégularité.

c. k9s difficultés et les solutions.

Elles sont de deux ordres :

- les difficultés techniques ;


- les autres difficultés.

Difficultés techniques.

C'ést.le problème de la tenue matérielle de l'état civil. Au couxs


de la séance d 'hier, il a été indiqué l'intérêt qu'il Y auxait à avoir un
corps d'officiers d'état civil, fo~s à tenir et à gérer l'état civil.
Je ne reviendrai pas là-dessus.

Mais la grande difficulté de l'état civil est qu' 11 ne couvre pas


la totalité des évènements pour lesquels i l est créé.

Pouxquoi ? Les raisons sont diverses. Je retiendrai seulement:

- l'éloignement des centres de déclaPation ;


- le mauvais comportement des hommescilargés de l'état civil ;
- le caractère nouveau de l' institution.

a)- Eloignement des centres de déclarations

Pour y remédier on a multiplié les centres secondaires d'état


civil.

b)- Efforts endigués en partie par le mauvais comportement des agents de


l'état oivil : lenteur, mauvais accueil.

c)- La nouveauté du système :

On sait la méfiance du monde rural à l t égard de toute insti tu-


tion nouvelle.

./4•••
Les craintes sont plus vives encore en matière d'état civil,
notamment en matière de mariage ott on redoute la procédure judiciaire
et ses conséquences pécuniaires en cas de divorce.

La réticence des paysans serait moins vive si un travail d'in-


formation soutenu avait été préalablement accompli. Ce travail a fait
défaut. Néanmoins l'Administration tente aujourd'hui de combler cette
lacune dans le cadre d'un concours organisé par un organe interministériel,
la coupe nationale du progrès, dotée de prix importants, destL~ée à recom-
penser les efforts individuels et collectifs faits en matière agricole et
sociale.

La mesure de sensibilisation reste encore timide. Une grande


partie de la poptù.ation est donc soumise, faute de déclaration, à la
procédure des jugements supplétifs, procédure plus coûteuse, plus longue~

Le Ministère de la Justice essaie d'attenuer ces inconvénients


en simplifiant la procédure de jugement en supprimant les frais d'enre-
gistrement et en prescrivant aux magistrats des audienCes foraines. Il envi-
sage même une opération d'envergure, a.ninl.ée par des équipes de magistrats
qui devront se rendre dans les centres d'état civil pour expliquer l'état
civil, rendre les jugements.

Toutes ces tentatives se heurtent à des problèmes d'ordre matériel,


moyens de transport, carburant, etc.
-80-

COMMONICATION DE LA DELIDATION DE LA REPtD3LIQUE GABONAISE


AV SEHrNAIRE OCAM SUR LA REFORME: DE L'ETAT CIVIL

La pratique de l'état oivil au Gabon ne fait l'ombre d'aucun


doute tant son existence est le gage de l'époque coloniale.

Mais oette réalité est-elle de nature à satisfaire le besoin


des utilisateurs qui sont les planificateurs et les statisticiens.

En effet le bilan de l'état oivil au Gabon est à la fois posi-


tif et néga t.i,f :
positif dans la mesure ou le taux de couverture de l'état civil
dans les villes est de l'ordre de 95 %du moins pour ce qui ooncerne les
naissances, les décès, et les mariE1ge s sans parler d'autres oaractéristi-
ques telles que les divorces, les unions et séparations légales.

Négatif quand on sait que ce taux est de 40 %pour les naissances


et enoore moins pour oe qui a trait aux décès et autres mouvements en
zones rurales.

Pourquoi cette situation

Le système d'état civil hérité de la coloniale avait pour ses


promoteurs un double but :

suivre les mouvements naturels de leur population ;


- identifier les perSOrJ1eS susceptibles de payer les impôts :
si le but a quelque peu changé avec les indépendances le
contenu et la pratique restent le même.

Par contenu je voudraiS parler du support sur lequel sont enre-


gistrés les faits d'état civil qui je le pense n'a changé que par la sup-
pression de 18 dénommination de l'ancievJ1e métropole, le libellé dans les
documents étant le même.

...1...
Par pratique j'entends les lieux et les circuits qutempruntaient
ces dOOùments et leurs destinataires : aUSsi les aotes d'état olvi1 sont
tô~ours delivrés par les mêmes personnes dans les provinoest les préfeo-
tures et les sous-préfeotures ; oe sont toujours les populations qui vien-
nent .vers oes oentres soit pour déolarer un fait soit pour retirer un acte
et c'est encore les mêmes administrateurs qUi en sont destinataires (mairie,
tribunal et déolarant) aucune centralisation de ces actes n'existe au niveau
nationaJ.~

Enfin comme vous le vOyoz, ce procès que je fais au système actuel


est une réalité dans mon pays et pense de ce fait que notre séminaire inter-
vient à un moment où il apparalt urgent que des solutions appropriées soient
trouver pour mettre un terme à cet état de chose.

Gabon dans le processus d'ame'1ioration de l'état civil

Sur le plan national quelque modification a\l code oivil ont été
apporté surtout ~n ce qui concerne le nombre de destinateurs qui passent
de deux à trois: (Mairie, Tribunal, Ministère de l'Intérieur), abolition
des tribunaux de droit local remplacés par les tribunaux de gTande instance,
pour la délivrance des jugements supplétifs.

Dans le cadre de l'UDELf\.C, un certain nombre da décisions ont été


prises par les Chefs d'Etat:

- invlbntaires des centres d1T·'tat Civil existant ,


- découpage du territoire en postes de déclaration
- mise en place des circuits de transmission des doouments ;
- sensibilisation des autorités et des masses ;
- création d'une commission nationale de réforme de l'état civil ;
- recherche de financement;
- formation du personnel de l'état civil.

Ces décisions prises en Décembre 1978 ne peuvent trouver le\1r


application quelques mois après ; néanmoins un décret du 5 mai 1979 pJ!is
en conseil des ministres crée la commission nationale et désigne ses
membres.
... ~ -
Je pense ~u'à notre retour une première réunion pourra se tenir
pour établir le calendrier d'exécution des travaux ; là encore les ensei-
nolW 'IX'"
gnements ~ue jtirerœ8I,VJ.e ce sémi..n~e nous aideront.

Si plus haut j'ai parlé de ce calendrier, c'est parce ~ue j'ai


en tête la réalisation d'un recensement général de la population ~ui peut
dans un premier temps ralentir le processus de réforme de l'état civil,
mais je pense également ~ue ce recensement aidera la mise en place du
système ~ui tient compte des réalités gabonaises •

. En gros los difficultés ~ue nous rencontrons peuvent se résumer


en ceci :

- absence de financement ;
- non-motivation des populations et des autorités
- lIlan~ue des moyens humains ;
- man~ue d'une structure centralisatrice des données.

Exploitation des données existantes

Comme je l'ai dit tout au début les 95 %~ui représentent le


taux de couverture de l'état civil dans les villes n'ont jamais fait
l'objet d'une exploitation statisti~ue excepté 1976 date à l~uelle une
opération baptisée observation permanente des faits démographiques et
état civil avait vu le jour avec le ooncours du Fonds des Nations Unies
pour les activités en matière de population. Cette enquête qui couvre
un échantillon de 90.000 personnes nous permettra d'avoir les données
sur la fécondité, la mortalité, la stérilité et 10 taux de couverture
de l'état civil dans les zones retenues.

Voilà chers séminaristes quel~ues mots sur la situation de


l'état civil au Gabon.
""' 83'"
c01l4UNICA'rION! DE LA ~ATION. DE, ,LA RE?UBLIQu;E DE
HAUTli}-VOLTA AU SroIDJAIRE OCAM SUR LA. REFORME :DE
L'mAT CIVIL

- -...c::=oOo=

La situation Ge l'Etat Civil en République de Haute-Volta est déjà


oonnue. Des études sur la situation de l'Etat Civil dans les pays de l'OCAM
ont en effet déjà été réalisées par-oi par-là par les ~erts de l'OCAM. Le
séminaire organisé par : 'OCAM à Lomé (Togo) du 25 février au 3 mars 1976 a
également été l'ocoasior. de oonnaître la situation de l'Etat Civil par les
pays partioipants à ce séminaire.

Au cours de oe léminaire, un oertain nombre de recommandations


avaient été faites, en Vole de l' <UIlélioration du système actuel de l'état
civil dans les pays meml:res de l 'OCAM ; évaluation du système aotuel d'Etat
Civil, élaboration de p!ojets de réformes, oréation d'une Commission Na-
tionale d'Etat Civil et;}.

C'est donc dire que les Etats ont donc été invités à prendre des
mesures nécessaires pour qu'il y ait au moiIis un début d'ame'1ioration du
système dans un avenir aussi proche que possible.

La Haute-Volta pour sa part, a déjà entrepris de prooéder à l'éva-


luation de son ElYstème aotuel. Par contre, elle n'a pu enoore, malgré sa
bonne volonté, 3t ce pour des raisons de oonjoncture nationale interne, pro-
céder à la mis~ en place de la Commission Nationale de l'Etat Civil vivement
recommandée à Lomé.

Né~ins, un oertain nombre de mesures nouvelles a été déoidé,


tendant à l'amélioration conorète de l'Etat Civil :

1.. Par Déoret N° 77-502/PRES/IS/FPT/MF du 30/12/77, délégation de


signature du :Ministre de l'Intérieur et de la Sécurité a été donnée aux
Préfets des Départements pour signer les Arrêtés portant création de nou-
veaux centres d'Etat Civil principaux et secondaires.

..~/ ...
84 -

2. Pax lettre N° 00063/PM/CAB en date du 25/9/78, Monsieur le Premier


Ministre, dans le Qadre du changement et de la réadaptation de l'Administra-
tion à l'usage des Administrés, demande en substance au Ministre de l'Inté-
rieur de prescrire aux Chefs de Ciroonscriptions Administratives (Préfets,
Sous-Préfets, Chefs d'Arrondissements et Présidents des Délégations spécia-
les des Comunes) "une véritable organisation étudiée dans sa réalisation
et à l'implantation de centres d'Etat Civil, en même temps qu'une évaluation
conséquente de tous les frais quo cela suppose, à savoir cahiers de recense-
ment, registre de naissanoes, de décès tenus par un responsable pour ohaque
village, plusieurs villages pouvant être rCgTOupés sous la responsabilité
d'un seul agent d'Etat Civil qu'il est possible de reoruter parmi les an-
ciens élèves révenus au villa&re lt fin (le citation.

TI est également prévu. dans la même lettre les modalités de paie-


ment de oes agents :recenseurs dont le recrutement se fait sur la base d'un
agent pour 5.000 habitants ou fraction de 5.000.

Une circulaire a de oe fait été adressée aux Préfets leur demandant


de prescrire à leurs Chefs de Circonsoriptions administratives la nrol tiplioa-
tion des centres secondaires dans leurs territaires respectifs "pour que
d'ici 5 ans, tous les Voltaiques où qu'ils naissent puissent avoir un acte
de naissance au lieu d ''Un Jugement Supplétif d'acte do naissanoe.

Depuis, de nouVàaux centres .d'Etat Civil se créent un peu partout


sur l'étendue du territoil.'€. Faute d'équipement nécessaire (registre, per-
sonnel ete~) ces centres no fonctionnent pas encore.

3. L'ouverture depuis le 27 avril 1979 de 16 nouvelles circonscrip-


tions administratives (arrondissements) renforce ainsi par ricochet, le nombre
de centres principaux d'Etat Civil~

4. Un projet d'étude de l'Etat Civil est envisagé et c'est la Direc-


tion de la Recherche Démographique de l'Institut National de la Statistique
et de la Démographie) qui est chargée de son exécution. Ce projet sera soum.is
au JrIMJ[' pour financement.

...1...
- œ-
NitdlaF~vantf qUI il existe, sur le plan institutionnel un
projet de loi sur la réforme de l'Etat Civil qui a été élaboré par la
soua-eonmû.ssion de la législation civile de la Commission Nationale de
la Codification du Ministère de la Justice. Ce texte est actuellement
soumis à l'examen des autorités compétentes. ~es réformes essentielles
envisagées dans ce projet sont les suivantes :

- le délai de déclaration serait ra:mené de 2 à 1 mois ;


- la tenue de 4 registres (naissances, décès, IIl2..ria.ges et
actes divers) au lieu de 3 comme c'est le oas actuel;

- certaines attributions seraient données aux Chefs de Villages


et de quartiers et l'on se propose de leur conférer la quaJ.i-
té d'Agents auxiliaires de l'Etat Civil.

Ce texte n'est pas encore à la perfection, il est à prévoir


même de s adaptations.

Les difficultés renoontrées pour le bon fo~.ctiormement de l'éta.-t.


civil sont les mêmes que dans les autres pays : diatance assez grande du
v.illage au oentre d'état civil, la non sensibilisation des gouvernants
et des populations, la non exploitation des fiches d'état civil, l1insuf.'-
fisance du personnel, de fournitures, de locaux de stookage etc.

Conclus;\on : Aucune donnée chiffrée ne permet de mesurer avec précision


actuellement la qualité de l'Etat Civil, tant dans sa couverture que .dans
sa complétude. On peut cependant affirmer qu'il y a une tendance à l'aIDé-
lioration de l' er..registrement des évènements en particulier des naissanoes.
Un effort conjugué Etat-8ource extérieure d'aide technique et finanoière
suffirait pour que le système fonctionne mieux.

Pour ce faire un plan de travail a été établi, avec desoription


de l'apport du F.N.U.A.P. d'une part et de celui du Gouvemement Voltaïque
d'autre part. n sera sou.mi.s très prochainement aux Autorités Compétentes
pour approbation. S'il était approuvé, cela permettra à la Haute-Volta de
répondre de façon positive aux nombreuses recommandations adoptées sur
l'Etat Civil dans les pays de l'OCAM.
... 86-

COMMUNICATION DE LA DELEgATION DU MALI AU SEmNAIR,E


OCAM SUR LA REFORME DE L' mAT CIVIL

---c::c::oOo::=--

L'état civil en République du Mali a été organisé à partir de


la loi 68-14 AN/RN du 17 Févri13r 1968. Les grandes orientations de ce
texte sont en ce 'lui concerne :

I. Les centres d'état civil

Les centres d'état civil se divisent en centres principaux,


centres secondaires et centres auxiliaires. Constituent les centres
prinoipaux d'état civil :

(1)- Les Communes;


(2)- Les chefs-lieux d'arrondissement.

Pourront être érigées en centres auxiliaires d'état oivil toutes


les localités où il sera possible da trouver des personnes d'une bonne
moralité et possédant une instruction suffisante pour recevoir les dé-
clarations d'état civil. Les centres auxiliaires d'état civil sont rat-
tachés au centre principal de l'arrondissement dont ils relevent. Le res-
sort territorial de chaque centre auxiliaire est fixé par arrêté du Gou-
verneur de région.

Dans les oommunes, des centres secondaires créès sur proposi-


tion du M:l.ire, par arrêté du Gouverneur de région, fonctionnent.

II. Les Registres

Registre de Naissance :

Sur lequel figurent les actes de reconnaissance d'enfants et les


transcriptions des j~ments relatifs à la naissance et à la filiation
ainsi que les mentions y afférentes.

Recistre de ~iage

Sur lequel figurent les transcriptions des jugements de divorce


et d'annulation du mariage ainsi que les mentions affâ'entes au mariage.
-87

Registre de déoès :

Sur lequel figurent des jugements déclaratifs et les mentions


oonoernant les décès.

Les registres d'état civil dont les modèles sont fixés par ar-
rêté oonjoint du Ministre de la Justioe et du Ministre de l'Intérieur
sont tenus en double exemplai~e dans les centres prinoipaux et en tri-
ple exemplaire dans les centres Seoondaires et auxiliaires.

Le premier exemplaire est conservé dans les archives du centre


d'état oivil. Le seoond exemplaire ost transmis, après avoir été clos en
fin d' ar.ùlée, au greffe du tribunaJ.. ou de la justice de Paix dont relève
le centre d'état civil, le troisième exemplaire sera transmis mensuelle-
ment par les centres secondaires et auxiliaires aux centres principaux
auxquels ils sont rattachés. A l'occasion de l'établissement de tout aote
d'état .civil i l est remis immédiatement au comparant une copie contre paye-
ment d'une ta.x:Q qui s'élève à 100 FM soit 50 F CFA.

III. Problèmes ou inSuifisances

L'état civil constitue un dos goulots d'étranglement du sec-


teur social au Mali.

D'abord l'organisation actuelle, telle que définie par la loi,


se trouve inachevée - les oentre::! auxiliaires Clui devaient être crées au
niveau dos communautés rurales n'ont pas encore vu le jour pour la plu-
part des villages d'une certaine importance. Ce Clui ramène l'essentielle
des faits d'état civil au niveau des centres principaux implantés cla.ns
les chofs-lieux d'arrondissement. La distance à parcourir devient aJ.ors
grande, 10 tout se traduisant pax .un 1'11!..l.t1que de motivation des populations
ruralos. n faut souligner ici qu'un cœrondissement peut compter suivant
les cas trente six (36) a cinquante six (56) villages. Cette rern.arque si
pertinente doit inciter à l'organisation ot à la mise en place des centres
d'état oivil au niveau dos communautés rurales.

Ensuite le fonctionnement dos centres d'état civil créés s'avère


pour différentes raisons très timide.
- a.s -
La première raison s'explique par la faiblesse des moyens maté-
riels et humains. Au plan matériel l'état civil au Mali conna!t enoore
des problèmes tels que :

- manque de locaux pour la conservation des archives


- manque de mobilier de travail de tout genre.

Au plan humain, c'est le manque de personnel qualifié et voué


à la cause de l'état civil.

Mais en définitive toutes ces carences s'expliquent parla fai-


blesse des moyens de l'état civil qui,face aux diVers domaines d'inter-
vention,a défini des priorités.

Enfin l'étendue du pays 1.204.000 km2, une très bonne partie


désertique, le mode de vie des populations sédentaires et nomades, tous
œs facteurs sont de nature à réduire l'efficience et les prestations
dont les populations sont en droit d'attendre de l'administration.

En définitive le Mali est oonscient des difficultés qu'il ren-


oontre au niveau de l'identifioation de ces nationaux.

Mais malgré toutes ces difficultés le Mali a effectué en 1976


son recensement général. de la population. Au niveau des efforts entrepris,
i l faut noter le dynamisme du Ministère du Plan qui, malgré toutes oes
fluctuations, s'efforcent d'exploiter à bonne escience les données démo-
graphiques fournies par la direction nationale de la Statistique et de
l'Informatique et les Directions régionales.

Les agents de la statistique qui sillonnent les centres d'état


civil à ohaque fin de mois ont de sérieuses difficultés dans la oollecte
des données d'état civil. Néanmoins des dispositions sont prises pour
faciliter la collaboration entre agents d'état civil et agents de la
statistique~

Pour parler perspeotive, il faut dire ~jœ'OjBtarhoemoom


, '
vu
le jour mais que le problème de l'amélioration du système de l'Etat Civil
est envisagé.
Nous avons bien ~ accueilli des experts du FNUAP en mi-février
à Bamako en vue de jeter les bases d'un projet d'amélioration de notre
système d'état civil. Cette mission du FNUAP, n'a pu hélas rencontrer
les autorités oompétentes ct elle est répartie espérant retourner pour
poursuivre les discussions à un niveau plus élevé.

En concluaion, le Mali attend beaucoup de ce séminaire de


1 'Ue ~}faurice, dont sortiront nous an ijommes persuadés des résolutions
beaucoup plus concrètes touchant lea réalités et les particularités de
chaque pays. Plus que des résolutions nous osons espérer que le finan-
oement des diverses actions à entreprendre ne sauront tarder.

Ue M9.urice

le 21 mai 1979
CO:MMIJNICATION DE LA
-~ ..
DELli!lATION DE L'ILE MAURICE AU
SEmNAmE OCAM S'OR LA REFORME DE L':mAT CIVIL.

---=='000=---

Malgré les reoommandations de Lomé, llIle Maurice n'a pas oru


utile de .mettre sur pied une Commission Nationale sur l'Etat Civil étant
donné qu'il existe déjà un Bureau National d'Etat Civil. L'évaluation des
donnéea des recensements de 1952, 1962 et 1972 a demontré que la oouver-
ture d~e~gistremertt des naissances et décès est oomplète dans le pays.
Des pénalités sont prévues par la loi pour la non-déclaration des nais-
sances et des déoès.

Le système d'état civil oomprend un bureau central qui se trouve


dans la oapitale, Port-Louis, 47 bureaux subsidiaires situés dans les dis-
triots, et un bureau subsidiaire dans l'ne de Rodrigues. n n'existe qu'une
seule catégorie de personnel: ce sont les of'ficiers d'état civil, qui ont
la charge de recevoir les données et d'enregistrer tous les actes d'état
civil. ces .officiers sont au nombre de 54, ce qui fait que nous avons un
officier d'état civil pour 18.000 habitants.

Les bureaux d'état oivil enregistrent les naissances, les décès,


les mariages, les morts-nés, ainsi que les divoroes, les enfants naturels
et les ohangements de nom.

En oe qu'il s'agit des naissances, déoès, mariages et morts-nés,


les données statistiques sont reoueillies sur une fiche séparée et à la
f'in de ohaque mois ces fiches sont envoyées au Bureau Central des Statis-
tiques qui assurent l'exploitation des données en oollaboration aveo le
Ministère des Finanoes(qui a la charge de l'ordinateur du gouvernement).

Problèmes
1. La saisie des mariages religieux n'est pas possible à ce stage~
L~s mariages religieux n'étant pas reconnus, il importe aux intéressés

d'aller se faire enregistrer à l'état civil après (ou avant) la oélébra,...


tian. n peut se passer des mois et même des années avant que les mariages
religieux ne soient enregistrés. Certains ne le sont jamais. Un projet de
loi est en cours do préparation au liUlistèro de la Justice en vue de ren-
dre légal les mariages religieux, ce qui permettrait leur saisie éventuel-
lement.
.. ~ .
2. Les renseignements sur les causes de décès laissent à désirer
car bien que 85 %des cas sont attestés par un médecin, il arrive sou-
vent que le médecin soit appelé alors que le malade se meurt ou est déjà
mort.

3. La déclaration d'un évènement se fait dans le district ou a lieu


l'évènement, qui est dans la majorité des cas, le district de domicile.
Mais o'est possible que l'évènement se produise hors du distriot de do-
mioile, e.g. dans un hôpitaJ.~ Pour saisir oorreotement les renseignements
sur le lieu de domioile, l'offioier d'état oivil est demandé d'insorire,
sur la fiohe ttstatistique" , le distriot du bureau d'état civil et le dis-
trict de domicile de la mère (pour les naissances) ; le distriot de rési-
dence du défunt ,(pour les déoès) ; le distriot de résidenoe de ohaoun des
deux époux (pour les mariages).

Donc, si l'évènement a lieu hors du distriot de domioile, le fait


est rapporté non pas au bureau d'état oivil du distriot de domioile, mais
au bureau d'état civil du district ou a lieu l'évènement, oe qui fait qu'un
évènement ne peut être enregistré dans plus d 'un ~~t; civil.
-92-
cm1MUNlCATION lE LA lELEGATIQN DU NIGER AU
SEMINAIRE QCM SIJR LA w:;:roRMEi DE L'ETAT CIVIL
-: ...:-:-:-: ..

Au Niger l'etat civil est encore régi par Parr~té général n 0 4602/AP
du 16 ao'D.t 1950 du gouvernement général de l' AOF. Ce texte a été modifié par
d'autres ar~és dont le dernier du genre daté d'avril 1955. Il va de soit que
oe texte très ancien puisque datant de la période coloniale ne répond plus aux
données actuelles qui prévalent au Niger en matière d'état civil.

fupuis le séminaire de Lomé, suivi de la Conférence des Chefs d'Etat


de l'OCAM à Kigali et tenant oompte des reoommandations qui en ont résultées,
le Niger s'est mis à l'oeuvre dans le but de rénover son système d'état civil.
Ainsi le 29 septembre 1'J77, par un déoret 77-116, le gouvernement a déoidé de
la oréation d'une commission nationale de la réforme de l'état civil. Cette
commission oomprend tous les ministères directem~ intéressés à ce problème.
Il s'agit notamment du MiniS-Gère de ltiIltûriour 1 se voit confier la présj,..
dence de la oommission nationale, du Ministère du Plan qui a été chargé de la
vice-prés idenoe, du Ministère du Déve loppement Rural qui assume le seorétariat.
Sont également membres de la oommission nationale de la réforme de l'état civil:

le Ministère de la Justice

le Ministère de la Fonotion Publique et du Travail

le Ministère de la Santé Publique et des Affaires Sooiales

le Ministère de l'Education Nationale


et enfin le Ministère des Finances.

La Commission Nationale s'est réunie pour la première fois le


12 novembre 1977. Elle a décidé de la formation de trois sous-commissiona.

It. La sous-commission ••••••••••••••


"'9:,;-

1. La sous-commission de l'Enregistrement, du personnel et de la


population qui est présidé par le représentant du Ministère de l'Intérieur.

2. La sous-commission de l'Exploitation des données dont la prési-


dence revient au représentant du Ministère du Plan (Direction de la Statis-
tique ).

3. La sous-commission de la Législation, présidée par le représen-


tant du Ministère de la Just ioo •

Après plus ieurs mois de dures, mais fructueuses discussions t chaque


sous-commission a présenté à la commission son rapport. Ces trois rapports
ont été discutés et amendés. Ils ont été transmis au gouvernement a.veo un
rapport de synthèse. Après une minutieuse étude, le gouvernement a. renvoyé
les rapports à la commission nationale avec des observations pertinentes.

La Commission nationale a repris l'étude des rappor1B en tenant


compte des observations formulées par le gouvernement. Trois rapports défini-
tifs ont été ainsi élaborés et transmis aux instanoes de décisions. Une amplie-
tion du travail accompli a été communiqué au service de l'OC.Abl.

Les rapports des sous-commissions ont tenu compte de la diversité


de notre peuple et de tous les problèmes qui découlent non seulement de cette
diversité i mais aussi de l'étendue du territoire national, et des structures
administratives en place.

C'est ainsi que la sous-commission de l'enregistrement, du personnel


et de la population dans son rapport a mis l'accent sur trois points 1

/Au niveau de •••••••••••••••


- 24-

1. Au niveau de l'EnI'egistrement

2. Au niveau du personnel de l'état civil

3. Au niveau des populations

1. Au niveau de l'Enregistrement

La sous-commission a formulé à ce niveau cinq recommandations.

1. Une sensibilisation continue des populations sur l' importance


et la nécessité ,de l'Enregistrement régulier des actes de l' état civil par
l'intermédiaire:

- des chefs des circonscriptions administratives et des maires

- des chefs de cantons et groupements nomades

- des chefs de villages et de tribus

- de toutes les associations existantes.

2. Que les déclarations soient faites par un membre majeur de la


famille ou toute personnE;! de bonne moralité acceptée par celle-ci ayant
vécu l' évènement.

3. Qu~un cahier d'état civil soit tenu par village ou par tribu
nomade. Ce cahier sera mensuellement présenté au centre secondaire ou prinoipal.

4. ,Que l'ancien tarif de 25 francs par acte établi, payé aux charges
des centres secondaires soit porté à 45 francs.

5. Que les fiches oonçues et anneI.Ôœaux présentes reoommandations


soient régulièrement utilisées au niveaux de chaque village ou de tribu nomade.

/11. Au niveau du personnel ••••••••••••••


-95-

II. Au niveau du Personnel de l'Etat Civil

Sur ce point la sous-commission a formulé trois recommandations.

1. Que les anciens élèves ayant un certain niveau, les matrones,


les marabouts, les agents de l'Etat en poste (personnel de l' eœeignement, de
~a. santé, de l'élevage, de l'agriculture) soient associés à la tenue des c&o-
hiers des villages ou des tribus nomades. Ils sont retribués aux mê'mes taux
que les charges des centres secondaires.

2. Que seuls les officiers d'état civil soient habilités à délivrer


des copies certifi. d'acte d'état civil.

3. Que des séminaires soient organisés périodiquement au niveau


départemental pour la formation des différents agents.

III. Au niveau de la population

fuux recommandations ont été formulées.

1. Une sensibilisation tenant compte du groupe de la population


auquel elle s'adresse (selon qu'il s'agisse de sédentaires ou nomades).

2. (~ue la formation ci-dessus préconisée soit fait à ces deux ni-


veaux (sédentaires ou nomades).

La. sous-commission de l'exploitation des données, après avoir an&-

lysé les renseignements à recueillir pour l'élaboration d'un questionnaire


type devant ~re rempli tant par l'officier de II état civil que les agen.ts
chargés de la collecte de ces renseignements au niveau des villages et tribus,
a retenu un modèle de questionnaire et a formulé des recommandations.

/Que le questionnaire ••••••••••••••


~6 -

1. Que le questionnaire typé soit rempli mensuellement


2. Elle ~ sur la nécessité impérieuse de centralisation
régulière des documents a.u:& chefs lieux de canton, d' arrondis-
sement et dans les comrnunes.

3. Elle souligne l'importance des campagnes de sensibilisation


continue de la population par les responsables en vue de la
réalisation efficace des opérations"

4. Elle recommande qu~une attention particulière soit accordée


aux problèmes relatifs à la transmission des documents, à
l'exploitation et à. l'analyse des données en l'occurence à la
direction de la statistique et des comptœ nationaux.

5. Elle recommande que les déclarations d'état civil ~. com-


muniquée trimestriellement au greffes des Tribunaux des centres
d'état civil.

6. Elle s ouhai1;Éi que la transmiss ion à l' administrat ion centrale


se fasse une fois par mois.

7. Elle recommande qu'en fin d'année un tableau recapitulatif soit


établi sur les registres par ordre alphabétique dans les dif-
férents contres.

8. Elle insiste sur la néoessité d'instaurer en plus du cont:re1e


juridique et administratif, un contr-ele statistique du système
et procéder à une évaluation périodique de la oomplétude des
données.

La troisième sous-eomrl1ission dite de la législation a eu pour mis-


sion de préparer un projet de te~e devant régir notre nouveau système d'état
civil- LI avant projet a du tenir oompte non seulement du travail fait par les
deux autres sous-eommissio~,mais aussi des mutations qu'à connues le Niger
depuis son indépendance.

•••• /eet avant projet •••••••••


- CJT -

Cet avant projet proo1ame que les déo1arations de naissanoes, de


déoés et de mariages seront reçues et enregistrées conformément aux dispo-
sitions insérées dans ce avant projet.

Llo,vtirnr:-projet ':,.:,i une fois adopté sous forme d~ordonnanoe,stipule


que les ohefs-1ieux de départements, d l arrondissement et les oommunes oonsti-
tuent les oentres principaux d~état oivil. Les oentres seoondaires d'état oi-
vil pourront tthre oréés par déor&t pris sur proposition du Ministre de l~Inté­

rieur. Il sera tenu dans les centres principaux d'état civil et les oentres
secondaires, un registre des naissances, des déoés et de mariages. Les régis-
tres oomporteront trois volets dont un volet pour le ou les intéressés, le
second destiné au greffe du Tribunal et le troisième constitue la souche du
régistre et conservé au centre m&le de l'état civil.

Il est institué au niveau de chaque village ou de tribu un oahier


d'état civil qui sera transmis mensuellement au oentre seoondai.:iie ou prinoipal
pour transcription sur les régistres d'état civil et retour.

Ces régistres et oahiers sont ouverts le 1er janvier et olos le


31 déoembre de ohaque année.

Les déo1arations sont reçues dans les oentres principaux par les
sous-préfets, maires ou leurs adjoints. Dans les centres seoondaires par les
chefs de postœ administratifs, ohef de oanton ou de groupement et à défaut
par un fonctionnaire en servioe dans la looalité.

Les dé1carations ,sont faites dans un délai de deux mois et doit


émaner pour les naissances: du père, de la mère, d'un ascendant ou de proohes
parents ayant assisté à l'accouchement ; pour les décès i du conjoint survivant t

/pour les décès ••••••••••••••••


-98-

des ascendants et descendants ou d'ml proche ayant assisté au décès j pour les
mariages, des deux: époux: conjoin'~ement, d'1ll1 des époux: si l'autre se trouve
dans un état d'em~chement légal si sa déclaration a été confirmée par un
représentant de l' époux: em~ché.

Les chefs de villages, de quartiers, de cantons, de tribu pourront


fai»e de déolarationsrelatives aux naissances et aux: décès.

Les mariages et décès sont d'office mentionnés sur les actes de


naissances des intéressés.

La rectification ou la reconstl'tution des actes d' état civil ne


peuvent ~tre effectuées qu'en vertu d'un jugement.

Le texte prévoit des sanotions pénales pour toute personn~' oonvain-

cue:. d'avoir formulé une assertion sciemment fausse.

Voilà retracé brièvement le travail de la commission nationale de


la Réforme de l'Etat Civil. ~ependant avant l'adoption définitive du projet
de texte, la oommission nationale a proposé d'aller sur le terrain, suivre son
application pendant une période de trois mois dans deux zones bien différentes
à savoir une zone nomade et une zone sédentaire. Le ooftt de l'opération a été
évalué à 22.000.000 F. La couunission depuis le mois de novembre 1918 a adressé
une correspondanoe à l'OCAl~ dans le but d'obtenir le financement du projet.
A ce jour la commission n'a reçu aucune réponse sur ce point. Cependant dans
le mois d'avril l'OCAM a adressé une correspondance anonçant la visite d'un
expert devant nous assister dans le oadre de la Réforme. Compte tenu do l ~ ap-
proche des présentes assises la Commission a demandé le ~ de l'arrivée
de l'expert.

fLa délégation••••••••••••••••••
- 99-

La. délégation du Niger souhait.equt au niveau de cette rmcontre


et particulièrement avec la présence à. nos c~tés des organismes que l'OCAM
a bien voulu inviter, une solution appropriée soit trouvée afin de nous
permettre de réaliser concrètement notre réforme de ltétat ci~î.
- too-
Ile Maurice,
21-29/5/19

COMMUNICATION tE LA DELEGATION RWANDAISE


AU SEMINAIRE OCAM SUR LA REFORME IlE
L'ETAT CIVIL

L'Etat Civil au Rwanda dans les Temps Aotuels

La. Conférenoe des Chefs d'Etat de 1 'OCAM a Kigali enterinant les


reoormnandations du Séminaire de Lomé avait demandé à oha.ql..l.e P8iY'S membre de
mettre sur pied une Commission Nationale de réforme d'Etat Civil. Notre
P8iY'S, le Rwanda. n'a pu oonstituer oette Commission suite à la mobilisation
générale des teohniciens du Ministère du Plan et du Ministère de.1 ~ Intérieur
pour le reoensement général de la population qui s'est terminé l~année passée
1918,mais la délégation rwandaise à le plaisir d'annoncer aU Secrétariat de
l'OCAM ainsi qu'aux participants à oe séminaire qu'un projet d~ar~é prési-
dentiel portant création de la dite Commission a été préparé et que d'ici
peu, il sera soumis à la signature du Président de la République. Dans Sa
formule actuelle, la Commission projetée est composée des délégués du Minis-
tère de l'Intérieur, du Plan et de la Justice (administm"'I":':t, statistioiens
et juristes).

La Situation Actuelle

Botre pays connait deux législations en matière d'Etat Civil - une


régissant les étrangers, une autre régissant les nationaux.

les étrangers sont regJ.B par l'Ordo nO 11/28 du 9 février 1955 tandis
que les nationaux par l'Ordo du Rwand&-Bu.7.'::1di n01/39 du 18 mai 1918. Notons
que l'article 3 de cette dernière renvoiepour la rédaction des actes d'Etat
Civil et la délivrance des extraits à la première qui régit les étrangers.
La tenue des régistres d'état civil obéit en outre au prescrit de la Loi du
23 novembre 1963 portant organisation communale et de la loi du 19 février
1964 relative au reoensement, à la oarte d'identité et au changement de
résidence.

/2•••
Pour les Etrangers

Les fonctions d'officier d'état civil sont dévolues au Préfet de


Préfeoture. Nous disposons de 3 régistres -. Naissance - Mariage - Déoès. Le
Préfet ou son délégué t O.E.C, reçoit et dresse les actes que la loi prescrit.
Il en délivro les copies et les extraits. Une copie de ohaque acte dressé est
transmise au Ministère de la Justioe qui assure la distribution des régistres
d'état civil et leur oontrele juridique.

Pour les Nationaux

La loi du 23/11/1963 portant organisation communale fait du Bourg'-


mestre de la Commune officier d'Etat Civil. A oct effet, il dispose de 3 ré-
gistres (naissance-mariage-décès). Signalons l'existence d'un quatrième regis-
tre conservé aux mouvements migratoiresi Toutes lm mentions relatives à l'état
d'une personne et figurant sur les 4 régistres précités sont concentrées SUI'

une fiohe individuelle conservée à la Commune. A chaque régistre déterminé


oorrespond donc une fiche. Un exemplaire de chaque régistre est transmis au
Ministère du Plan pour exploitation statistique et au Ministère de l'Intérieur,
tutellaire des Communes.

Le Registre des naissanoes conjiient 21 mentions 1

N° d'ordre nom et prénom de l'enfant - sexe - date de naissanoe


lieu de naissance - domicile des parents - non et prénoms du père - profession
du père - ftge du père - ethnie du père - nom et prénoms de la mère - profession
de la mère - ~ge de la mère - ethnie de la mère - nO carte d'identité mère -
nature de l'union - date et lieu de mariage - nO carte d'identi-té du déclarant
date de déclaration - N° fiche d'enregistrement.

Le Régistre des mariageS en oontient 16 :

N° d l ordre - nom et prénom - date de mariage - date de naissanoe


nom du préoédent conjoint - nombre d'enfant - lieu de résidenoe antérieure
lieu de résidence après mariage (localité et oonnnune) - nO oarte d'identit' -
-102-

ethnie - nature de la dot - quittatloe nO - signature des oonjoints - nom des


témoins - signautre des témoins - signature du Bour@Tlestre.

I.e Régistre des décès : 18

N° d ' ordre - nom et prénom du défunt - sexe ethnie - da;te de déoès -


cause de déoès - date de déclaration - date de naissance - N° fiche d'enregis-
trement - état civil ou noms du conjoint - domicile du défunt - études faites -
occupat ions - nom du père - nom de la mère - noms et signature des déclarants.

Le Régistre des mouvements migratoires :

- Régistre des entrées : 14

N° d'ordre - noms et prénoms - sexe - date de naissance - Wou


d'origine - état civil - ethnie - profession - date d'arrivée - nouvelle col-
line de résidence - nO carte d'identité - enfants à charge - observations.

- Régistre des sorties : 13

N° d'ordre - noms et prénoms - sexe - date de naissance - lieu de


naissance (localité-préfecture) - date de départ - état civil - colline de
provenance - lieu de destination - ethniE; - enfants à charge - nO oarte d'id.en-
t it é - 0 bservat ions •

Tous ces faUs et actes juridiques sont portés à la oonnaissance de


l'officier d'état oivll dans le délai d'un mois avec une amende de 200 frs.
au~entés de décimes additionnelles en cas de retard. En plus pour les étrangers.,
en cas de déclaration tardive, une autorisation du Ministre a;rant l'état oivil
dans ses attributions (pour le moment le Ministre de la Justice) est requise.

La déolaration de naissance est faite par le père, à. défaut par la


mère, ou par les personnes présentes à l'accouchement. Elle peut également
~re faite par un mandataire munid~?ÎOrit.

/4•••
- 1Pl - .

La déclara~Gion de décès est faite par le père, ou la mère du défunt,


soit par son oncjoint, soit par l'un des plus proches parents de la personne
décédée ou le conseiller de secteur dans lequel le défunt avait sa résidence.

Les officiers d'état civil encou.rcnt dans l'exercice de leurs pro-


fessions des responsabilités aussi bien pénales que civiles (Article 116
Code Civil).

Difficultés ou entraves au développement de l'état civil :

- La gestion tricéphale : nous avons vu que l'état civil des étran-


gers est coiffé par le Hinistère de la Justice tandis que celui des nationaux
par le Ministère du Plan et celui de l'Intérieur, ce qui entraine des diffi-
cultés et len-beurs au niveau.:- de la coordination.

- Les entraves d'ordre financier: les moyens de locomotion pour le


con'brt'Ie teohnique administratif et juridique, équipement etc.

- La forma-bion insuffisante des agents qui reçoiven-t e-b dressent les


actes d'état oivil.

LaV'Ôt'l:UJtê..:- des textes législatifs en matière d'état civil.

L'indifférenoe de la population.

Solutions préconisées :

La Conullission nationale de réformes de l'Etat Civil qui aura pour


but l'étude des possibilités, des modalités de Ihise sur pied opportune d'un
centre national de l'Eta-b Civil.

- La réforme et l'uniformisation des textcs législatifs S'lU' l'état


oivil (cm projet du Code de la Famille).

- Le recyclaoooe des agents de l'état civil au Centre de Perfection-


nement des cadres (Kigali).

- Le recrutement ct la formation des a.g~n-bs au Centre de Formation


des Cadres (l\lUIWIDI)

/5•••
- La prise de conscience des autorités.

La mobilisation et la sensibilisation de la population sur l'impor-


tanoe et l'utilité de If état civil par les mass-rnédia et surtout par les or-
ganes du Mouvement Revolutionnaire National pour le Développement, en parti-
culier les secteurs et cellules proches de la population.

- Organisation des seminaires pour los Préfets et Bourgmestres sur


l'état civil.

N.B. Service Statistique

Notons que les fiches statistiq:ues du Plan ne reprennent du oontenu


des régistres que les mentions suivantes :

Naissanoes : N° d'ordre - nom et prénom - sex - date de naissance - t\ge du


père - ethnie du père - nature de l'union - date de mariage -
profession des parents - études faites des parents.

Déoès : N° d10rdre - nom et prénom - sexe - date de naissanoe - date


de décès - état civil antérieur - profession - études faites.

Mariage : N° d'ordre - nom et prénom de 11 époux et de l'épouse - date


de mariage - état oivil antérieur - oommune de résidenoe après
le mariage - nationalité - profession - études faitea.

Entrées: N° d'ordre - nom et prénom - sexe - date de naissanoe lieu


de provenanoe - date d'entrée - enfants à oharge - état oivil
profession - études faites - nombre de femmes.

Sorties : No d'ordre - nom et prénom - sexe - date de naissance - lieu


de destination - date de sortie - enfant à oharge - éta.t oivil -
motif de sortie - profession - études faites - nombre de femmes.
- 1CS-

COMMUNICATION DE LA DELEGATION DU SENEGAL


AU SEMINAIRE OCAM SUR LA REFORME DE L'ETAT

-
CIVIL

(Ile Maurioe du 21 au 29 mai 1979)

Lorsque, en novembre 1978, M. Bockor, Délégué de l'OCAM, s'est


rendu à Dakar pour s'informer de l'état d'avancement des travaus de la
'Commission nationale' ••••••••••••••••• il n'a pu recueillir al.'O'Ul ren-
seignement valable auprès de la Direction de la Statistique et auprès du
Ministère de la Justioe Sénégalais auxquels il s'était adressé. Il est
dono aussit~ reparti avec le sentiment, que les reoommandations du sémi.-
naire tenu en 1976 à Lomé (TOGO) n'ont pas trouvé un éohc favorable auprès
des départements sénégalais intéressés.

Or la réalité était que les départemenissénégalais intéressés


avaient bel et bien suivi les recommandations de Lomé.

En fait l'esoale de quelques heures à Dakar, de Li. Bockor ne lui


a pas permis de toucher le Il1inistère de l'Intérieur qui justement s'était
attelé à la tftohe dès le lendemain des élections législatives du Sénégal•••••••

Les activités de oe dernier département se sont traduites dans


les faits. En effet au cours du 'Conseil National de développement des Col-
lectivités locales' du 8 janvier 1979 tenu sous la présidenoe du Premier
Ministre.

/Dans le rapport •••


Dans le rapport présenté à oette oooasion par le Ministre d'Etat
Sénégalais, Chargé de l'Intérieur, les problèmes de l'état sivil oooupaient
une place importante •••••••••••••••••••• ou les oonolusions du séminaires de
Lomé reçurent les solutions, oi-après énumérées qui sont ent;t'ées immédiatement
en phase d'exéoution••••••••••••••• En matière d'état oivil :

1. - prévoir à partir du budget 1979-1980 des orédits néoessaires


au reorutement d'agents titulaires du B.E.P.C. ou du D.F.E.M.
pour assister les présidents des oonseils ruraux. L'ensemble
des postes sora prévu en 4 gestions 1

2. ~ faire étudier par le Bureau Organisation et méthodes, la


'lCréation d'un oentre national de l'état civil en vue de sa.
mise en place au cours de la gestion 1980-1981 ;

3. -faire organiser des séminaires de fOI'fIlation en matière d~état

civil par le Ministère de la Justioe ,

4. étudier la simplifioation des registres et formulaires de


l'état oivil. 10 Ministère de la Justice est ma'!tre d'oeuvre.

5.- - est confirmée la déoision prise de confier au Ministère da


l'Intérieur la gestion des orédits destinés à l'éta.t civil J

6. le Délégué Général de la Reoherohe Soientifique et teohnique


désignera un responsable de haut niveau pour étudier et pro-
poser les moyens de conservation des doouments de l'état
oivil. Celui-ci prendra oontact à oet effet, aveo tout les
servioes intéressés (~Ilinistère de la Justice, Ministère de
l'Intérieur, Direotion des Arehives) •

•••••••••••••••••••••••••••

/En matière •••••••••••••••


En matière de mariage : problèmes résolus gT~e au système des
options - monogamie, polygamie limitée à deux, 3 épouses. L'homme ne peut,
en oas d'option, avoir simultanément plus de 4 femmes.

Ltoption, une fois sousorite devient irrévooable sauf si le mari


entend restreindre le nombre d'épouses qu'il s'était fi..:ql. Elle lie l'homme
pour toujours m&le si le mariage pour laquelle elle a été sousorite, venait
~ ~tre dissous.

A o~té de oette forme~ariage il yale mariage oéléVré par l'O.E.e •

••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••• 0
- 108-

COMIIIUNICATION IlE LA IlEI:I.GATION DU TOGO


AU SEMINAIRE OCAN SUR LA REFORME lE
L'ETAT CIVIL

Meroi M. le Président d'avoir bien voulu donner la parole à la


délégation togolaise. Nos remeroiments vont aussi au Seorétariat Général
de l'OCAM qui a pris l'initiative, j'allais dire, l'heureuse initiative
d'organiser le présent séminaire.

Monsieur le Président,
MonsieL~ le Représentant du Seorétaire Général
de 1IOCAM,
Mesdames et Messieurs,

Poursuivant la série des exposés, je voudrais, au nom de la Répu-


blique Togolaise, vous entretenir de la situation de l'Etat Civil dans mon paiY'th

Au Togo, l~Etat Civil est régi par le décret nO 62-89 en date du


2 juillet 1962 portant réorganisation de l'Etat Civil.

En 1962; dono, le législateur togolais a oru devoir oolleoter, rassem-


bler, ordonner et oodifier pour ainsi dire les différents textes relatifs à
la matière de l'Etat Civil.

Ce déoret est venu donc actualiser les anoiens textes régissant


cette matière.

Que dit le déoret nO 62-89 du 2 juillet 1962 ?

Que font dans la pratique, la plupart des Agents de l!Eta-t Civil


ohargés notamment de l~applioation de oe déoret ?

Que faU:\;-il faire pour redresser les erreurs oommises sur le


terrain par les Agents de l'Etat Civil?

/2 •••
1.1onsieur le Président,
Honorables Délégués,

Telles sont les 3 questions auxquelles nous allons ten-ter de


répondre et qui constituent d'ailleurs les trois parties de notre exposé.

D'abord, quo dit le décret, que dit le texte que voioi ?

Il serai-t J vous vous en doutez, quelque peut fastidieux de vous


lire oe texte in extenso, artiole par article. Je m'en vais )Cependant vous
donner leoture de certains artioles, à mon avis, très importants et qui foz-
men-!; à vrai dire, l'ossature, la charpente mt!bB du texte.

L'article 1er dispose l "Aote sora obligatoirement dressé des


naissanoes, mariages ct déoès survenus sur le territoire de la République".

D'entrée, l'artiole 1er fait obligatiën à toute personne vivant sur


le territoire de la République Togolaise, que cette personne soit togolaise
ou étrangère, de faire les trois déolarat ions presorites par les textes. Et
àa.tt<hder.n;i.ère disposition est m&le assortie de sanctions. Ainsi donc aux
termes de l'artiole 25 "sera punie d'une peine de huit jOUI'E, d'emprisonnement
au plus et d'une amende de 3000 à 18000 frS/CFA ou de l'une de ces deux peines
seulement, toute personne qui, tenue de faire obligatoirement les déolarations
à l~Etat Civil aura omis de le faire".

Il oonvient de rappeler en passant que les déolarations sont reçues :

- par les ohefs do Circonsoription au ohef-lieu de la ciroonsorip-


tion
- par les chefs de poste au ohef-lieu du Poste

- par le Maire dt ses Adjoints dans les Communes

- par les Agents d'Etat Civil dans les Centres d'Etat Civil

- et par les Agents Consulaires dans les Postes diplomat iques


- :U&-

Il est institué trois registres d'Etat Civil : les régistres des


naissances, des mari~s et des décès. On pourrait comme le suggère le Pro-
fesseur Jean Marc Predette compléter ces renseignements par. des évènements
tels que le divoroo, les adoptions, les changements de noms, les morts foe-
tales, les légitÎJuations, les reoonnaissances de paternité eto. mais tel
n'est pas encore le cas au Togo - qui so oontente pour le moment des naissanoeE.j
dos mari~O'Qs et des décès.

Chacun dos trois régistres comporte 4 parties ou vol~·.. Le pre-


mier volet oonstitue le régistre d'Etat Civil proprement dit, le seoond volet
es-~ adressé annuellement au juge de Paix pour ~tre déposé au Seorétariat -
greffe du Tribunal ooutumier de première instanoe, le troisième est o:x;pédié
mensuellement au Service de la Statistique aux fins d'exploitation et enfin
le quatrième qui tient lieu d'extrait d'acte d'Etat Civil est remis au déol&-
rant.

Confonnérnent aux dispositions des artioles 12,13 et 14, les déolar-


rations de naissanoe et de mariage doivent mre faites dans los trente jours
qui suivent la naissanoo de l'enfant ou la oélébration du mariage.

S'agissant des déoès, 00 délai est ramené à quinze jours.

L'artiole 16 stipule que la reoonstitution et la reotifioation des


actes de. l'Etat Civil ne peuvent ~tre effeotuées qu'en vertu d'un jugement et
la juridiction oompétente est le tribunal ooutumior de première instanoe
dans le ressort duquel se trouve 10 oentre d'éta-t civil ou l'acte est dressé.

Cela veut dire explioitement quo les agents d'Etat Civil ne sont
pas habilités à tripoter, à remanier les actes m&1e en oas de déolaration
fausses ou erronées.

L'artiole 22 fait obligation à l'offioier ou à l'agent d~Etat

oivil de délivrer à toute personne qui en fait la demande, oopie des actes
qui la oonoerne moyennant paiement d'un droit de timbre dti,gé à 250 flcFA soit
5FF, soit enoore 6,50 roupies en oe qui oonoerne la oapitale.

14•••
- .1'U -

Il Y a lieu de faire remarquer tout de suite qua le montant de ce


droit varie d'une région à une autre et il est tenu compte dans Sa fixation
du pouvoir d'achat des populations concernées.

En revanche, la délivrance de la copie établie au moment où l'acte


est dressé est gratuite. Il en est de m&1e pour la remise du Vole-t nO 4.

En outre f oopie des Actes sera délivrée gratuitoment "en oas d'indi-
gence d'Drnent constatée" ct pour les actes de naissance en vue de la oonstitu-
tion d'un dossier soolaire.

Enfu, dernière disposition importante, "les régistres tenus dans


l"os oentres d'Etat Civil sont obligatoirement visés une fois par trimestre par
le chef de circonscription administrative".

Ce contrele trimest~l, s'il était régulièrement exercé, devrait


normalement permettre de mettre fin à certaines erreurs commises par les Agents
d'Etat Civil.

Ce sont, l\'Ionsieur le Président, Mesdames et Messieurs, oertaines de


ces erreurs que nous allons, à présent, essayer de relever dans la 2ème partie
de notre intervention.

Que font dans la pratique la plupart des Agonts d'Etat Civil dans
les oentres diBséminâ:! à l'intérieur du Pays ?

Au cours dos inspections que nous avons été amenés à offectuer dans
les oiroonscriptions, certains agents d'I!."'tat Civil (ils sont heureusement peu
nombreux) n'ont pas été en mesure de nous présenter le texte de base régissant
la matière.

Cette laou..'l1.O a été heureusement comblée puisque des oopies du déoret


ont ét6 remises à chaque chef de ciroonscription, à qui il appartient d'en
assurer une largo diffusion auprès des Agents d'Etat Civil relevant de son
autorité.

/5...
-1:12:'-

Certains ~nts expédient indifféremment le Volet N° 3 à la Justioe


de Paix au lieu de l'adresser au Servioe de la Statistique, le nO 4 à la St&-
tistique ct vioe-versa.

D'autres erreurs proviennent de la mauvaise numérotation des Aotes


ou enoore de la non-indioation des dates et sexes sur les actes.

Nombreux sont également les A@3nts d~Etat Civil qui perçoivent des
œ-oits à l'occasion de la remise du Volet nO 4 et à 110coasion de la délivrance
de la copie établie au moment où l'acte ost dressé.

Il faut souligner tout de suite que le paiement de ces droits dé-


courage nombre de personnes, surtout les éoonomiquement faibles qui ne se
donnent m&le plus la peine de faire les déclarations de naissance. Après l'ao-
couchement ils quittent subrepticement le oentre de santé ou le dispensaire
pour se rendre direc-bement dans leur village sans passer par l'Etat Civil pax-
ce qu~ils n'ont pas de quoi s'acquitter des droits qui leur sont indtlment
réolamés.

Monsieur le Président, les dispositions qu'il convient de prendre


en vue de pallier aux insuffisances constatées sur le terrain feront l'objet
de la troisième et dernière partie de notre exposé.

Que faut-il dono faire pour redresser les erreurs oommises par les
Agents d'Etat Civil dans l'exercice de leurs fonotions ?

La toute prem~ere mesure à prendre, est, à mon avis, do mettre une


oopie et nêne plusieurs copies du texte régissant la matière à la disposition
des Agents d'Etat Civil.

-Ensuite, i l a été demandé au ohef da oiroonscription de proposer


pour ~re nommés agents d'Etat Civil des garçons atVant un niveau aooeptable.
L'Etat Civil est une matière trop importante, à mon sens, pour etre oonfié à
das jeunes a.Yant à peine le niveau du CEPE.

Ce problème n~est pas particulier au Togo; c'est le oas dans la


plupart des Pél\VS d ~ A#riquo.

/6•••
- 113-

Sous d'autres contrées, ces fonctions sont occupées p~ des institu-


teurs, c'est à dire par des AgentŒ ayant un niveau intelleotuel aoceptablc.

Pour oonclure, il faut souligner que la formation des Agents d'Etat


Civil urge et s'impose car tout bien considéré le recyclage de ces agents
st avère indispensable.

Ce sera cependant un travail do longue haleine qui nécessitera plu-


sieurs mois do préparation à laquelle doivent s'atteler les Ministères de
l'Intérieur, de la Justice et du Plan dont relève le Service de la Statistique
chargé de l'exploitation des données recueillies par les Agents dll!,'tat
, Civil.
En dernière analyse, il s'agira précisement d' incfAquer aux agents d'Etat Civil
une nouvelle méthode de travail conforme à l'esprit du décret nO 62-89 du
2 juillet 1962 portant réorganisation de l'Etat Civil au Togo et aussi à l'esprit
du Séminaire sur la Réfcrme de l'Etat Civil qu'organise actuellement l'OCAM à
1I1aurice.

L'importance de l'Etat Civil dans une Na;l;ion et surtout dans nos


Nations en voie d'émergence n'a pas échappé aux autorités togolaises qui après
le séminaire organisé en 1976 à Lomé sous les auspices du Secrétariat Général
de l'OCAM, ont mis sur pied une Commission Nationale chargée do la Réforme de
l~Etat Civil.

Cette Commission est présidée par le Ministre du Plan ou son repré-


sentant, la première et la 2ème vice-présidences étant respectivement assurée
par le Ministre do l ~ Int érieur et le r1inistre de la Just ice. Le Socrétariat
de la Commission ost confié, vous vous on doutez, au service de la statistique.

La Commission Nationale est actuellement à pied d'oeuvre et les ré-


sultat do ses travaux seront communiqués en temps opportun au Secréta:üa.t
général do l 'OCMI auquel je tiens une fois de plus à rendre au nom do mon P8iY'S,
un vibrant hommage pour son heureuse initiative qui a abouti à co rendez-vous
du donnor et du recevoir, si vous me permettez do paraphraser un éminent chef
d'Etat et poète Africain.

J'en ai terminé, Monsieur le Président. Je vous remeroie pour votre


aimable attention.
-11:4-
COMMUNICATION JE LA JELEGATION DUZAIRE
AU SEMINAIRE OCDl SUR LA REJroRMID lE L'ETAT CIVIL

1. Structures

La pratique de l'état civil au Za!re est l'héritage et le gage de


l'époque coloniale et se fait dans plus de 1500 bureau principaux insta.llés
dans les zones ou conununes (mairies), secondés par des bureaux secondaires dont
le nombre varie suivant l'étendue de la zone. Pour bien saisir ces struotures,
il est bon que je vous rappelle les divisions administratives. Le pa.;rs, dans
son administration, est divisé en 9 entités appellées régions, lesquelles sont
subdivisées en sous~gions, en zones, en collectivités (secteurs), en localités
(groupements) et en villages.

Compte tenu des déficiences constatées dans le système ac'~uel, nous


allons créer des bureaux auxiliaires dans les localités (groupements) et des
postes de déolaration au niveau des villages où les chefs seront obligés de
faire les déclarations de faits.

Sur le plan départeme,ntal, il y a trois ministères (départements)


qui s'intéressent à l'état civil: le département dradministration du territoire
(intérieur), la Justice et le Plan mais aucune centralisation de ces actes n'exis-
te au niveau national. Nous pensons que ce séminaire arrive à temps pour nous
apporter les expériences tentées ailleurs qui pourront nous aider pour alimenter
notre système actuel.

2. Déficiences

Si la pratique relève de l'époque coloniale, elle est loin de s&-


tisfaire le besoin des utilisateurs qui sont les démographes, les plani-ficateurs
et les sta:f;istioiens. Les causes sont multiples et nous citerons à titre
indicatif 1

••j •••
-11; -

-1tabsenoe, au niveau national, d'un organe oentralisateur,


oapable de matiiriser l'établissement et de oontreler les
opérations d'enregistrement.

- le manque de sensibilisation et de motivation de la part de


certains cadres politioo-administratifs et de la population.

- le manque de formation du personnel compétent et oonsoienoieux


de son devoir.

- le manque de moyens humains et financier pour mener à bien


oette t1tohe à la grandeur du Za!re

- l'absenoe d'un système adéquat d'identification

- la non-adaptation des lois en matière d'état civil.


- le délai imparti ne tenant pas suffisamment oompte de grandes
distanoes à parcourir.

3. Perspeotives d'avenir
L'analyse du système amène les responsables à ~er des mesures

qui s'imposent a
- installer un organe au niveau national oapable de mattriser
l~établissement et de oontreler les opérations
- renforoer le oaractère obligatoire de la déolaration des faits
en matière de déoès, naissances et mariages.

- instaurer un fiohier où tous ces faits individuels seront regrou-


pés et ~tre repertoriés facilement le vas éohéant

- revoir la loi sur l'état


. , civil •

Mais le Za!re oonnait des difficultés énormes pour le maintien


de son intégrité territoriale. La guerre au Shaba a mis notre économie par
terre et l'état qui doit faire face aux divers seoteurs de la vie SOCiale,
a défini ses priorités. Néannoins, nous avons essayé d'inserrer dans le budget
de 1980, l'instauration d'un fichier. Nous ne sommes PaJ3 pessimistes mais nous
avons là un travail de persuasion d'abord à tous les niveaux. Il ne sert à rien

···1···

- 1t6-

de deort!ter si l'on est s'O.r que l'on ne sera pas suivi ou que Iton n~a pas
de moyen de l' exéouter.

Nous tendons la main vers les organismes à caractère internatio-


nale pour finanoer notre projet sur la réforme de l'état oivil et de mettre
à notre disposition tous les moyens humains et matériels devant metbr à bonne
fin l ~ opérat ion. Iles études furent menées dans oe domaine au Za1re par un
expert qui nous a den.m.ndé de oontribuer finanoièrement pour 90 cfa. Le Za!re
a d1'1 reouler, oompte tenu de ses diffioultés finanoières et éoonomiques actuel-
les. Ce projet a regagné les arohives.

Conclusion :

Nous rentrons dans notre pays oonsoients qu'il Y a enoore énormé-


ment à faire dans le domaine de l'état oivil. Nous oompterons d'abord sur nos
propres moyens et ensuite t sur le oonoours des organismes internationaux pour
redresser oette situa:tion. C'est un travail de longue haleine et de patienoe
mais nous sommes oonvainous que nous y parviendrons. Les expérienoes de pays
plus avanoés sont là pour orienter et guider nos pas, oompte tenu évidemment
de l'adaptation looale.

Nous oroyons oontourner un des plus gTands obstaoles : aveo l'in-


troduction de la oarte pour oitoyens et le ohangement des noms, nous avions de
la peine à identifier les personnes oar oela a'est fait d'une manière peu ra-
tionnelle. Nous oomptons revenir sur le s;ystème d' identifioation sur la oarte
plastifiée dactylosoopique où nous ne nous fierons plus aux renseignements
fournis par l'individu lui-m&1e pour lui redonner le duplioata de la oarte mais
le bureau oonservera sur fiohe les dits renseignements. 1.."'n oe cas de perte, de
volonté de tout ohangement. i l suffira de se présenter au bureau qu~a:ura groupé
les actes pour facilement les repertorier et fournir le duplioa-Iia. En attendant
la mise en place d'une organisation oentralisatrioe oompétente et adéquate,
nous envoyons des formulaires aux zones pour nous donner des renseignements su:::'
les faits de l'état oivil et sur le mouvement démographique de la population
par sexe, par 11ge, eto. Un premier oont~le et vérifioation doivent se faire

••• j •••
-U7--

au niveau de la sous-région qui comprend en son sein plusieurs oommunes. ù:ls


sous-régions, après vérif'ication acheminent à la région qui est l~organe

centralisateur pour les sous-régions • Celle-ci vérif'ie, à son tour, et en-


voie les données à Kinshasa qui centralise au niveau national et les traite.
)7a.lgré leur caractère incomplet (car tous les faits ne sont pas déclarés ni
enregistrés) et fautif (car il arrive que pour l'une ou l t autre raison on
oharge facilement les faits), ces données sont traitées dans nos bureaux pour
avoir une certaine idée sur le mouvement de la population, sur le taux de
natalité, de mortalité, de mariage ou de divorce. Nous savons qu'il ne faut
se fier aveuglement à nos conclusions ou déductions. fus réserves s'imposent
à un honune averti. Et nous sommes persuadés qu'il vaut mieux faire quelque
chose, tout en recherchant la perfection, que de croiser les bras.
1 •

.A..NNEXE II

OOCf.JMENTS DE BASE
118 -

PRO..TE'.r ..ORDRE DU JOUR


SEPrDAIRE OCAM SUR L'ETAT crvn
(Maurice, 21 au 29 mai 1979)

f~ Séance d'ouverture
2. Election du Bureau
3~ Adoption de l'ordre du jour

4~ Présentation générale de l'évolution du projet OCAM sur la réforme


de l'état civil

5. Connnunication relative aux réformes et à la situation de l'état civil


dans les différents pays
6~ Cadre général des réformes à entreprendre :
al mise en plaoe d'un Centre National d'Etat oivil
bl développement de l'état civil au niveau des communautés rurales
01 fornu~tion et recyclage du personnel d'encadrement et d'exécution
dl simplifioation ou réforme des textes législatifs et de formulaires
el sensibilisation et motivation de la population sur le problème
de l' ét::',t civil
7~ Projet de manuel de formation
8~ Autres réformes :
al traitement des données d'état civil
bl stockage et récupération des documents
01 organisation administrative du système de l'état civil
dl autres approches dans l'amélioration du système de l'état civil
9~ Desoription du projet VIST]]{ au Pérou
10~ Présentation par chaque prganisation de ses possibilités en ressources
financière et technique : AID, VISTnI, CEA, OMS, FAC, FNUAP, nrSEE•••
11. Visite d'un Centre d'Etat civil
12. Rapport

13. Séance de clôture.


- 119 -
SID:ITNAIRK OCl"'J.~ SUR L\ REFORME DE L 'mAT CIVE
(Maurice, 21 au 29 mai 1979)

....e:::-c::-=-=-=-=-

Oalel1;.drier §.es JFavaux

... ...
.. -
Après-midi Point 4 ,1 Présentation générale de 1 t évolU!-1
tion du projet OGAM sur la réfor-J TlGOUE 1 EOCKOR
1 me de l' état civU 1 1
Point 5 Communicatiol1S.Te1atives aux 1 Délégué de f 2e délégué
réformes et à la situation de 1 chaque pays 1
ll'Etat civil d2,ns les différents 1 1
=~------+-IJ2~ay.:::....s-------+-1----I~--
Mardi. 22 mai 1 1 1
Matinée Point 5 1 (Suite et Fin) _ 1
Po~t 6al Mise en place d'un centre
1 National d'Et~t Civil , BOCKOR Délégué de
1 Maurice
1
Après-midi 1 Point 6b 1Développement de l'Et:t CivU au 1 ,1 1
1 niveau des coibmunautés rurales 1 Loon , A:NDRLf\NASOLO
11
Point 6c Formation et recyclage du person-l
1
nel d'encadrement et d'exécution 1 LOOK! AlIDRH.NOSOLO

Mercredi 23 mai
r 1 1 1
Matinée 1 Point 6d 1 Simplification ou réforme des l, ANDRTANASOLOI LOOKY
1 textes législatifs et des formu- , 1
1
Ilaires 1 1
Point 6e 1 Sensibilisation et motivation . ,1 1
, de la population sur le problè- A
.tU'W A "'T.,.'I.SOLO
"'TI'\RT.LlU~ Loon
1 me de l'Etat civil 1 1
~~~---.._--~-------_
"

...... _------
- 120 -
Après-midi r
1
1
0int 7 ~ojet de manuel de formE,tian BOCKOR, ANDRIANASOLO
LOOKY
OCAM
-
- - -
\
!

~Oint 7
eudi 24 mai
Matinée ~rojet de manuel de forro~tion BOCKOR, l\.ND:mNASOLO
(suite et fin) LOOIeY OCAM -

Après-midi Point 8 ~~tres réformes présentation par


1
1 Il'oCAM LOOlCY OCAM
1
Ve~~drc=ed~~~'~-=1~r-'-om-'-t-8--+fJ-:u-t-r-œ-r-é-f-orm-as--(-SU-it-e-)-':-----+-R-e-p-r-é-s-en-t-211-"-t-s-----~V-I-s-'T-n-!i-l -
25 ~ r-Présentation par le VISTThI VISTD.[
[atinee
Point 9 lDescription du Projet VISTIM Représent8Jlts VISTTh!
au Pérou VISITn.[

Après:--tl1di ~oint 10 Présentation par ch?que organi- Représentants


sation de ses possibilités en CE!\.
FNUAP
. ressources financières et AID
echnique VISTIM
OMS
:oom
;amddi 28 mai
1
Matinée Point 11: Visite d'un Centre d'Etat 6ivil Délégué de lfu.urice
t-----~+--------_., - - - - -...... -----------ll--~_---

Après-midi LIBRE

Lundi 28 mai Libre pour les participants


Matinée Rédaction du projet de rapport OCAM + Rapport
général

Après-midi 1Point 12 DisolLSsion du projet de r~p',ort Rapporteur


Général OC/\.M

Mardi 29 mai
Matinée Point 13 Sé,mce de clôture
;3EMlliAIRE O. C•. A. M.
SUR LA REroRME DE L':mrAT CIVIL
(Maurice;· 21 au 29 Mai 1979)
, 1 i l ' , 1 , , 1 ; •

Point 4 - Présentation générale de l'évolution du projet


OCAM sur la réforme de l'état oivil.

Service Statistique
de l'OCAM.
- 121 -
l - INTROrnCTION

La place importante de l'état civil dans l'organisation sociale,


juridique et économiquFl d'une nationa apparatt à travers deux de ses fonotions
principales, à savoir :

- permettre à l'litat, en tant qu'institution légale, d'individua,.-


liser ses ressortissants et, aux individus, de pDouver leur identité et leur
situation juridique. A ce titre, l'état civil s'avère ~tre un instrument de
premier plan pour le contr~le de la population par l'Etat, et la protection
de la personnalité et des droits des individus ;

- permettre, en tant que source de données de mouvements naturels


d'une population, de déterminer l',importance et la structure démographiques.
actuè.1les et futures de la nation: l'état civil est, de par cette fonction,
un outil de base pour la conception et la mise en oeuvre d'une politique
rationnelle visant à l'accroissement et à une meilleure répartitiânn du revenu
national, la promotion d'objectifs.nationaLuc et sectoriels intéressant l'offre
et la demande de biens et services, la formation des cadres et la création
d'emplois, les logements et la mobilisation de ressources en capital; l'état
civil peut également orienter, ce façon judioieuse, les études préalables à
la mise en place d'infrastructures sociales et culturelles telles que les
hepitaux et les équipements socio-éducatifs.

Toutes ces raisons précitées ont amené le Secrétariat Général de


l'OCAM: à mettre en chantier en 1973, son projet "Amélioration de l'Etat Civil"
dans le cadre de l'Année Mondiale de la Population.

Eh effet, dans le but d'aider à la promotion, en milieu afrioain


en général et dans les pays membres en particulier, d'un outil aussi fonda-
mental pour la planification du développement éoonomique et sooial, le
Seorétariat Général de l'OCAM a voulu apporter la preuve conazite de sa par-
ticipation aux efforts de la Coll1tl1\Ulauté internationale visant à une améliora-
tion du niveau de vie des populations.

.../ ...
- 122 -

II - PRINCIPALES PHASES DtJ PROJET D'AMELIORATION DE L'ETAT CIVIL.

A - L'amélioration de l'état civil a été structurée autour de trois volets:

a) - Au oours de la première. phase seraient étudiées et anaJ.;ysées


les pratiques aotuelles de l'état civil, en procédant à une desoription

détaillée de l'appareil administratif mis en place pour la collecte des données
et en ess~ant de dégager les principaux obstacles au développement du système.
notamment les. insuffisances au niveau du personnel et de la circulation de
l'information, l'absence de motivation de la population, les oarences aux
niveaux de l'expl.itation et de l'ana~e des données d'état civil. Cette
étude devrait mettre en évidenoe les similitudes et les différenoes entre les
divers systèmes, ainsi que les particularités propres à chaque p~s.

b) - La deuxième phase serait oonsacrée à la reoherche d'une


méthodologie pour l'établissement d'un état civil ratiopnel et efficace en
milieu afrioain. Cette reoherohe devrait 6tre axée sur :

i) - la réflexion sur la simplification des formulaires d'état


oivil et les prooédures d'enregistrement ;

ii) - la reoherohe des voies et moyens pour oréer la motivation des


populations urbaines et rurales à partir de leur sensibilisa-
tion ;

ii1) - l'examen des avantao~s et inoonvénients d'un système de oahiers


de village appliqué spéoialement au seoteur rural ;

iv) la formulation d'idées de projets susoeptibles d'inspirer


les améliorations ou réformes des systèmes existants ;

v) - la suggestion de mesures propres à favoriser l'harmonisation


partielle ou complète des systèmes d'état civil en Afrique.

0) La troisième et dernière phase du projet ooncernerait la mise


en application des recommandations qui devaient résulter des recherches de .
la précédente phase. A cette fin, le Secrétariat Général devrait rechercher.
en collaboration avec les pays intéressés, les moyens techniques et financiers
nécessaires.
B - Exécution des phases du pr6jet.

a) - La première phase de réalisation du pr6jet a été d'abord


marquée par des missions d'évaluation des statisticiens du Secrétariat Général
de l'OCAH, missions qui ~nt abouti, en juin 1974, à la publication de l'étude
descriptive et analytique de;3 systèmes dl état civil en vigueur dans les pays
de l'OC.A!'·~ et qui s'intitule: "Situation de l'Etat Civil dans les PéWS de
l' OC.A1f".

Cette étude a été completée, en octobre 1974, par une annexe


intitulée "Recueil des Textes et Documents d'état civil" qui renferme les
textes et les documents utilisés pour la collecte des données d'Etat Civil
dans les pays membres. L'utilité de cette étude a été si bien perçue par le
quatrième colloque de Démographie Africaine de Ouagadougou (Haute-Volta; 20
au 24 janvier 1975) qu'il a exprimé le souhait que la CEA procède à son
extension aux pays africains anglt:>phoncs et aux autres pa;y-s africains franoo-
phones membfes de la CEA.

b) - Pour ce qui relève de l'exéoution de la deuxième phase, oonfor-


mément à la résolution nO 25/KIGALI/75, un séminaire . portant sur l'amélioration
de l! état civil en milieu afrioain s'est tenu à Lomé, du 25 février au 3 mars
1976, SOUlïl l'égide du Secrétariat Général de l' OCM,l. Pour l' lIIrganisation de oe
séminaire, lb Seorétariat Général a été aidé teohniquement et finanQièrement
par la Commission Economique des Nations--Unies pour l'Afrique (CE.A)~ le Centre
de Recherche pour le Développement International (CRDI) et le 1.1inistère Fran9ais
de la Coopération. Cette rencontre a regroupé une cinquantaine de responsables
d'état civil, de juristes, d'administrateurs, de statisticiens.et de démographes,
représentant tous les pays membres de l'Organisation, le C6ngo, le Tchad et le
Za!re ainsi que l'Institut de Formation ct de Recherches Démographiques (IFORD).
A l'issue de discussions très fructueuses, les participants à Qe séminaire sont
parvenus à définir un aadre général de réforme de l'Etat Civil, dont les prin-
oipaux points ,seront apprt"fondis au cours du présent séminaire et qui portent
notamment sur 1

1) - la mise en place d'un Centre National d'Etat Civil;


ii) - le développement de l'Etat Civil au niveau des Communautés
rurales ;
ii1 ) - la formation.et le récyo1agc du personnel d'enc~ement et
d'exécution ;

.../ ....
- 124-

iv)- la simplification ou la réforme des textes législatifs et


des formulaires i
v) - la sensibilisation et la m~tivation de la p6pulation sur 10
problème de l'Etat Civil.

Par ailleurs, les participants au séminaire de Lomé ont émis le


voeu que le Secfétariat Général entreprenne la rédaction d'un manuel-type
destiné au personnel d'état civil. Le Secrétariat Général s'6st attelé à cette
t~he, et un projet de ce manuel a été rédi~é, on collaboration avec les
experts du Secrétariat Général de l'UDEAC. La mise au point définitive de
l'avant-projet de ce manuel qui sera discuté au cours de ce séminaire, a été
faite gr&e à l'assistance technique de la Connnission Economique pour l'Afrique
(CEA) et du Fonds des Nations-lJnies pour les activités en matière de popuJ.a,..
t ion (FNUAP).

c) - En prélude à l'exécution de la troisième phase du projet


OCAH sur la réforme de l'Etat Civil, le Secrétariat Général a invité au pré-
sent séminaire toutes les Organisations dispensatrices d'aide afin que cellee-
ci informent tous les participants sur les ressources d'aide technique et
financière dont elles disposent dans le cadre de la réforme de l'Etat Civil
dans les pqys africains.

III - APPLICATION DES RECOlmAlTDATIONS ID SEMINAIRE DE IDME.

La Conférence des Chefs d'Etat et de Gouvernement, réunie à Kigali.


(février 1917), après avoir approuvé les recommandations du Séminaire de Lomé,
a invité tous les Etats membres à mettre sur pied, dans les meilleurs délais, .
une commission nat ionale de réforme de 11 ét at civil compos ée dl administrateurs,
de juristes et de statisticiens, en vae d'~er l'application de ces recomman-
dations.

Une fois mise sur pied, chaque oommission nationale de réforme


était tenue de rendre compte annuellement au Secrétariat Général de l'OCAN de
l'état d'avancement de ses travaux afin de permettre à ce dernier de suivre
l'application des recommandations ~ d'entamer en temps .pportun l'exécution
de la troisième phase du projet.

.../ ...
- 125

Parallèlement, le Secrétariat Général était tenu de poursuivre


d88 démarches en vue d'obtenir l'assistance technique et financière néoessaire
pout' mener à bien la réorganisation des systèmes cihitià-b.:;.~aiabbL>'9.ilg.tiàlt8:;.
membres.
Depuis> le 18 février 1971, c'est-à-dire un an après la tenue du.
séminaire de Lomé, le Secrétariat Générai a donO invité les Etats membres à
constituer leur commission nationale de réforme de l'état civil~ En principe,
la oonstitution de oes oommissions nationales devait ~tre achevée à la fin
de mars 1911.

Jusqu'en octobre 1918, un seul Etat, le Niger, a fait parvenir


au Secrétariat Général les rapports d'activité de sa commission nationale
de réforme de l'état civil.

Dans le but de faire.le point de la situation, le Secrétariat


Général avait, en novembre 1978, envoyé le chef du service statistique auprès
des responsables techniques des Etats membres. Des contacts que ce dernier
avait eus au cours de sa mission, il ressort que des efforts restent encore
à faire ppur l'application effective des recommandations du Séminaire de Lomé.
En effet :

dans certains p~s, les rapports de mission des participants au


séminaire de Ù'lmé semblent n'avoir pas été commnniqués aux
autorités gouvernementales compétentes et les recommandations
sont restées de ce fait lettre morte ;

dans d'autres, l'organe administratif national qui détient le


pouyoir de décision dans le domaine de l'organisation adminis-
trative de l'Etat Civiln'est pas encore suffisamment motivé pour
une quelconque réforme ;

- dans d'autres enfin, l'intér~t peu compris d'un système efficace


d'enregistrement des faits d'état civil oblige les responsables
techniques, soit.à réétudier entièrement tout le système
d'enregistrement, soit à commencer à sensibiliser au préalable
tous les membres de la Commis8ion Nationale de la Réforme de
l'Etat Civil.
... 126-

Face à cette situation, le Secrétariat Général de l'OCM·r ne pispose


d'auoun moyen pouvant motiver davantage les responsables teohniques nationaux
si cc n'est des envois périodiques de lettres de relanoe.

Somme toute, à part l'Ile Maurioe qui a un système partioulièreme~t

effioaoe d'enrégistrement dos actes d'état civil et le Niger qui attend


aotuellement le financement néoessaire pour tester les travaux de sa oommis-
sion nationale de réforme de l'état civil, aucun progrès sensible n'est
enregistré au niveau des p~s de l'OCMq, dans le sens de l'application des
reoommandations du sé'l1inaire de Lomé.

Quant aux autres pays non membres, c'est l'oooasion de savoir ce


qtl'ils ont fait en nous faisant part de leurs expériences. Les communications
sur ce point et les discussions qui en résultenont seront du plus grand
intér~.

IV - OBJECTIFS DU PRESEN'T S:El'UNAIRE.

Le Secrétaria~ Général dans l'organisation du présent séminaire


poursuit cinq objectifs :

10) faire le point, au niveau de chaque pays, des travaux entre-


pris dans le cadre de l'application des recommandations du
séminaire de Lomé, ainsi quo des difficultés rencontrées ;

20 ) - faire profiter los ~s moins avancés dans ce domaine, des


expériences des pays qui ont déjà atteint un niveau appré-
ciable dans l'application de la réforme de l'Etat Civil, en
l'occurence les pays de l'Union lliuanière et Economique de
l'Afrique Centrale (UDEAC) et les ffiltres pays non membres
de l'OCMil ;

3°) - rediscuter, pour mieuElos approfondir, les différents points


recommandés par los participants du séminaire de Lomé ;

4°}-Réfléchir sur les moyens à mettre à la disposition du Secrétariat


Général pour aider les pays membres à ~amiser au mieuxl'appli-
cation des recommandations de Lomé ;

5°) "- demander aux organismes nationaux ou internationaux de ren-


seigner les participants sur toutes los possibilités d'aide
technique ou financièro ~le les p~ africains peuvent atten-
Séminaire O.C.A.M.
sur la Réforme de l'Etat-civil
(Haurioe, 21 au 19 mai 1919)

pt. 6a 1 lUse en place d'un Centre National d'Etat Civil

Service Statistique
de l~OCAM
- 127 -

l INTRODUCTION:

En général t le facteur oommun à tous les obstacles au bon fonotion-


nement du système d'état civil dans la plupart des pa;ys afrioains tient à la
gestion du système.

relève
En effet, l'état civil en tant que système/de trois ministères:

- le Ministère de l'Intérieur a la responsabilité de la [,J'l3stion


administrative et technique du système,
- le Ministère de la Justioe veille à oe que les prooédures mises
en applioation soient en conformité aveo la Loi et oonfère
l'authenticité aux actes enregistrés et délivrés,
le Ministère du Plan à la responsabilité de l'exploitation et
de la diffus ion des données.

La responsabilité partagée entre oes trois départemerrts fait qu'au-


cun d'eux n'accorde à l'état civil l'importance qu~il mérite.

Un Centre National d'Etat Civil s ~avère néoessaire pour faire la


ooordination des activités citées plus haut, en vue d'une organisation har-
monieuse d'un système cohérent d'état civil.

II LE CENTRE NATIONAL lL· D'ETAT CIVIL

2.1. Pourquoi un tel Centre ?

Afin de redonner à l'état civil une place de ohoix dans les prooes-
sus de développement éoonomique et social des Pa.YS afrioains, le séminaire
sur la réforme de l~état civil tenu à Lomé du 25 février au 3 mars 1916 avait
emrisagé un aménagement structurel profond oonsistant en la oréation et la
mise en place d'un organe central suffisaJlllDBtrb fort qui organiserait adminis-
trativement et dirigerait teohniquement l'ensemble des activités du système
d'état oivil. Cc séminaire avait oonvenu d'attribuer à oet organe oentral la
d~tion provisoire de Centre National d'Etat Civil. Le principe général
de la création d'un tel Centre était acquis mais la dénomination nationale
restait du ressort de ohaque Etat.

···1···
-128 -

2.2. Sa tutelle

Selon les structures propres à chaque P8iY's, et afin de vaincre les


difficultés administratives internes, le séminaire de Lomé avait d~oidé que
ce Centre soit placé dans une des positions favorables, suivantes t

au Secrétariat de la Présidence de la République,


au Ministère de l'Intérieur (ou de l~Administration Territoriale),
- ou bien t'!tre aut onome.

Mais, bien que la position du Centre soit laissée au choix de ohaque


Etat, i l doit revenir au Hinistère de la Justioe de continuer à jouer son
reJ.e de contr8leur judiciaire qui permet de conférer aux actes émis un cara.o-
tère juridique qui leur donne une valeur authentique.

2.3. Ses attributions

I.e Centre serait chargé de l'organisation, de 1 ~ administration et, du


fonctionnement du système d'enregistrement au niveau national c~est-à,..dire 1

i) concevoir tout le système d'état civil avec ses articulWons


entre ses différentes antennes nationale et régionales ;

ii) organiser et diriger, sur le plan na-tional et à .l'échelon régio-


nal, toutes les activités teclmiques du système : créa-tion et
installation de nouveaux oentres, recrutement et formation de
la population, collecte des données circulation des informations,
liaisons avec la sources d'exploitation et d~a:n.a.l,yse desd données,
publication d'un bulletin d'information du Centre ;

iii) centraliser et contr8ler (contr'Ole administrat if et statistique)


les données enregistrées en vue de leur conservation et leur
transmission au service technique d~exploitation et d~a.naJ.yse•

./ ...
•. 125 -

Ce Centre devrait ttlire le seul interlocuteur valable du service ohargé de


l'exploitation
, et de l'analyse
'
(le service de la statistique).

Telles sont les diverses attributions que le séminaire de Lomé


a fixées pour le futur Centre National de l'Etat Civil.

Ces attributions appellent, nous semble-t-il, l'organigramme oi-


dessous

i) Section administrative

Attributions

- Recrutement et Direction du PersOlmel


- Gestion du matériel
- Transmission des documents

ii) Section technique


Attributions

- Formation et recyclage du personnel


- Création ct installation des nouveaux Centres d'Etat Civil
et des postes de déclaration
- Contrt'5le administrat if de la tenue des régistres
- Contrele statistique : contrtne quantitatif de la oomplétude
de l'enregistrement, contrele qualitatif des données oollec-
tées.
- Raasamblement, exploitation ct publication des statistiques.

iii) Section chargée de la sensibilisation de la population.

Attributions

- Informer la population sur l~importance et la nécessité de


l'état civil
- Eliminer tous les aspects négatifs qui peuvent décourager la
population à déclarer les faits d~état civil•

.../ ...
- 130 -

- Familiariser la population avec les nouvelles procédures de


déclarat ions •
- Mobiliser certains groupes professionnels, tels que le corps médi-
cal, les enseignants, les administrations locales, les services
dt administrat ion rural ou sociale, les représentants réligieux
etc ••• dans l'Btion de sensibUisation.

Comme on le voit, la mise en place d'un tel Centre National d'Etat


Civil pose d'énormes problèmes institutionnels qu~il faudra surmonter si on
veut redonner à l'état civil toute son importanoe dans le développement éoo-
nomique et social de nos pays.

2.5. Sa mise en place ou sa création

Au lendemain du séminaire de Lomé, le Secrétariat Général de l~OCAM

avait demandé à tous les Etats membres de créer une Commission Natj,onale de
Réforme d'Etat Civil. Cette Commission Nationale de Réforme devrait é'tre en-
tièrement composée de démographe, de statisticiens, d~administrateur civils,

et de juristes, dont la tache essentielle serait de réfléchir sur la mise


en place du Centre Na;tional de l'Etat Civil.

En effet, malgré toute leur bonne volonté, les membres de la Com-


mission Nationale de Réfome d'Etat Civil ne pourront pas consacrer tout
leur temps aux problèmes de la réforme de l'Etat Civil. De ce fait, la cration,
~e à cette Commission, de cet important outil qu'ost le Cen-lire Na:tional
d'Etat Civil apparatt comme l'élément essentiel de'V'.ÏlJlb"éi'avoriser la mise en
application effective des recommandations du séminaire de Lomé. En d'autres
termes, la mise en place du Centre. National d'Etat Civil devra ~re, à notre
avis, la résultante do tous les travaux de la Commission Nationale de Réforme
qui doit disparattro une fois le Centre créé c-t mis en route.

III LES TACHES .DE I.J~ COI;mISSION NJITIONALE DE REFORME D'ETAT CIVIL

3.1. Son programme

Comme énoncé ci-dessus, la Commission Nationale de Réfonnedoit


axer tout son programme d'action sur la recherche des solutions aux énormes
problèmes que pose la mise en place du Centre National d'Etat Civil •

•1... ..
- 131

En effet, la Commission Nationale de Réforme devrat entre autres :


i) arriver à convaincre les autorités administratives de la nécessité
de mettre en place ce Centre National. Cette t~he n ~est pas facile
si on sait l'intérOii parfois, secondaire que ces autorités forte-
ment sollicitées par ailleurs accordent à l'amélioration de l'état
civil. L'argument évident consisterait à montrer que l'améliora-
tion de l'état civil rentre dans le procésaus normal de développe-
ment éoonomique de tout pqys.

ii) préciser les attributions de ce Centre, et ses relations avec les


autres départements tels que la statistique et la justice qui
traitent continuellement du problème d'état civil.

iiii) se pencher sur le choix du Personnel de ce Centre. A ce sujet, i l


serait souhaitable que le Centre soit dirigé par un haut fonction-
naire du HL"1istère de l'Intérieur avec comme oollaborateurs tout
au moins des statistioiens et des juristes.

3.2. Les moyens et leurs acquisitions

Après avoir résolu tous les problèmes qui entourent la oréation du


Centre National de l'Etat Civil, la Commission nationale de Réforme de l'Etat
Civil doit se pencher aussi sur tous les autres problèmes d'ordre matériel à
savoir: la recherohe d<U3 -locaux devant abri-ter le centre, du matériel et des
ressources financières dont a besoin le Centre pour san bon fonctionnmment.

La recherche de l'assistanoe technique et financière d~un organisme


international ne doit pas ~tre perdue de vue. JiU niveau national, la oommission
Nationale doit préparer et faire accepter le premier budget de fonotionnement
du Centre.

En résumé, la résultante de tous les travaux de la Commission Natio-


nale de Réforme doit ~i;re telle que, le responsable du Centre National d'Etat
Civil soit, dès Sa nomination, totalement dégae,"'é de tous problèmes matériels
pour se oonsacrer entièrement au programme d'action recommandé par le séminaire
de Lomé.

J
- 132 -

IV QUELQUES RENARQUES

- En 110 11aurice, il existe le Centre National d'Etat Civil dont


on vient de parler. Les données statistiques d'état civil qui proviennent
de od P8iYs prouvent que le système de l'Etat Civil y est satisfaisant. Mais
auctute étude n'a été faite pour montrer la oorrélation qui s~établit entre
1 ~existenoe de ce Centre National dt la qualité de la colleote des données
de l~Etat Civil. Une telle étude aurait été intéressante et indioative. I.e
moins qu'on puisse dire est qu'un tel système semble efficace.

- Certains Etats Africains avaient déjà pensé à la création d~un

organe central d'Etat Civil, c'est le oas en particulier du Rwanda qui avait,
depuis 1972, un projet de création d'un Office National d'Etat Civil. Ce projet
faisait partie d'une réorganisation générale de l~ensemble des différents
organes de production statistique du pays. Mais nous ne savons malheureusement
pas si ce projet a suivi ou non son cours normal d~exécution.
SEMINAIRE OCAlt~

SUR LA RElfOR:r,m: DE L'ErAT CIVIL


(Maurice, 21 au 29 mai 1979)

Point 6 b : Développement de l'Etat Civil au niveau


des Comnnmaut és Rurales

Point 6 c : Formation et recyclage du personnel


d'encadrement et d'exécution

s. l. LOOKY
Coordonnateur Régional
duFNUAP
- 133 -

SOM MAI R E

Désignation Pages

Introduction 1

I. Programme de formation et de recyclage du


personnel d'état civil •••••••••••••••••••••••••• 1 à 7

1.1. Les problèmes au niveau du personnel d'état


civil existant . 1 à 2

1.2. Les idées en vue de l'établissement d'un pro-


gramme de formation et de recyclage du person-
ne 1 d'état civil •••••••••••••••••••••••••••• 2 à 7

II. L8 développement de l'état civil au niveau des


corrmunautés rura le s •. Q ••••••••••••••••••••••••••• 8 à 18

2.1. La sensibilisation de la population ••••••••• 9 à 12

2.2. La motiVation de la population................ 12

2.3. La ruralisation de l'état civil ••••••••••••• 13 à 18

III. Conclusion . 18 à 19.


INTRODUCTION""

Les problèmes d'état civil ont été examinés dans un document intitulé
"La situation de l'état civil dans les pays de l'OCAM", mai 1974, préparé par
le Secrétariat Général de l'Organisation Commune Africaine et Mauricienne (OCAM).
Cette étude portait sur'~;'~2Z- pays qui étaient à l'époque membres de l'Orga-
nisation. Certains des pays de l'Union Douanière des Etats d'Afrique Centrale
(UDEAC) en faisaient partie 'e'=~~: trouvent donc concernés par les conclusions
de l'étude.

Dans le présent document certaines constatations de l'étude pourraient


. '

être Utl1isées sans autre commentaire.

L'année 1974, Année Mondiale de la Population. reste aussi caractéristique


dans la prise de conscience en Afrique des problèmes d'état civil et de la
prometien rapide de cette institution. En effet, en décembre de la même année,
le Bureau Technique Régional (BTR) de l'UDEAC a mis au point une étude plus
concrète, relative à l'amélioration de l'état civil et intitulée "Vers un
nouveau système d'état civil", Celle-ci examine tous les aspects concourant vers
la mise au point d'un nouveau système d'état civil en tenant compte des struc-
tures anciennes et des innovations indispensables. Il serait certainement
utile aux participants du présent séminaire OCAM de prendre connaissance des
documents ci-dessus mentionnés.

1. PROGRAMME DE fORMATION ET DE RECYCLAGE DU PERSONNEL D'ETAT CIVIL.

L'objectif dans ce document n'est pas d'exposer à proprement parler, un


programme rigide et absolument classique de formation et de recyclage, mais, il
consiste, à la lumière des défaillances constatées, à présenter des recettes et
à suggérer quelques idées qui peuvent constituer les éléments directeurs d'un
programme tentatif.

1.1. Les problèmes au niveau du personnel d'état civil existant.

Ces problèmes ont été mentionnés dans le document de l'OCAM précédemment


signalé. On peut les rappeler brièvement =

(a) le niveau de formation du personnel d'état civil au recrutement est


faible et se situe généralement au-dessous du Certificat d'Etudes
Primaires E1émentaires'(CEPE) ;

./.
135

Cb) le personnel d'état civil ne reçoit aucune formation classique


préalable répondant aux exigences de ses fonctions J

(c) ce personnel se forme, le plus souvent, sur le tas, au contact des


anciens J cette pratique présente quelquefois des inconvénients :
mauvaise assimilation de la procédure d'enregistrement, ignorance de
certains textes législatifs d'importance déterminante, acquisition
de mauvaiees habitudes de bureaucratis, d'absentéisme et de travail
routinier, etc •••

(d) le personnel ne réserve pas toujours un bon accueil aux déclarants

(e) le nombre quelquefois insuffisant des effectifs de ce personnel


entraine des retards inadmissibles dans la réception, l'inscription
et l-snregistrement des déclaratione J

(f) certains agents travaillant bénévolement ont tendance à négliger les


têches qui leur sont confiées J il en est de même de ceux qui ne
sont pas satisfaits du système de rémunération qui leur est appliqué;

Cg) l'utilisation d'un personnel temporaire pour un travail continu


comme celui de la collecte des données relatives aux faits d'état
civil semble conetituer un autre élément négatif pour l'amélioration
de cette institution.

x
Telles sont quelques constatations re1at!ves à l'aspect "formation du
personnel d'état civil". Il faut combattre toutes ces lacunes à leurs racines
en y apportant des solutions simples. autant que possible peu coOteuses mais
efficaces. Cela nous conduit à examiner le problème sous deux aspects relatifs
au personnel existant d'une part et au personnel nouveau de l'autre.

1.2. Les idées en vue de l'établissement d'un programme de formation et


de recyclage du personnel d'état civil.

1.2.1. Le personnel existant.

Les idées qui suivent sont examinées à la lumière des lacunes constatées
au niveau du personnel existant de l'état civil. Et les propositions qui sont
soumises ont pour objectif d'enrayer ou simplement de réduire ces insuffisances •
./.
1~

(a) Le recyclage ou le renTorcément de la Tormation sur le tas.

Dans les conditions actuelles, non seulement le recyclage du


personnel d'état civil existant s'impose, mais, il appara1t comme
un des éléments déterminants dans le redressement du niveau des
connaissances générales et spéciTiques à l'état civil, indispensa-
bles à ce personnel. Là recyclage auquel devra être soumis ce
personnel, devrait répondre à un certain nombre de conditions

(i) il deit être modulé par rapport à la formation sur le tas


déjà reçue ;

(ii) ceci suppose que le contenu de ce recyclage doit être plus


substantiel et plus étoffé qu'un simple programme de forma-
tion d'entretien J

(iii) la consistance de ce programme implique qu'un accent parti-


culier soit mis sur les éléments fondamentaux suivants

,(1) aspect relatif à certaines notions élémentaires


faisant partie des connaissances générales : notion
d'Etat, d'organisation administrative, étude des eth-
nies, des psychologies individuelle et ccllective des
populations, des interdits, tabous et pratiques des
populations concernées, etc ••••

(2) aspect relatif à la législation en matière d'état civil:


mettre en évidence les principes de base signaler le
côté important du caractère actuel de la législation
en vigueur ;
(3) aspect relatif à l'enseignement des procédures d'enre-
gistrement ; mentionner le caractère authentique ou
juridique de l'acte qui implique la bonne foi du pers-
sonnel laquelle est supposée garantig par son serment
et la conTiance publique qui lui est automatiquement
faite par l'Administration et la population; montrer
le rôle limité du jugement supplétif indispensable
essentiellement pour la régularisation de l'état civil
des adultes J inviter le personnel à défendre et à pré-
server la valeur de son travail •
./.
137

(iv) ce recyclage peut se faire sous forme de cycles d'études diversi-


fiés comprenant un cycle d'études national groupant tous les
responsables d'état civil du pays et des cycles d'études
régionaux destinés au personnel d'état civil de chaque région
du pays.

(b) L'encadrement administratif et technique.

A la suite d'un recyclage intensif du personnel d'état civil


existant, il faut absolument instituer une formule permanente d'un
encadrement administratif et technique. Le personnel d'état civil
doit se sentir appartenir à un corps administratif bien structuré
au sein duquel. le maillon qu'il oonstitue. trouve un sens et une
valeur à son travail. Cet encadrement peut donc se traduire en termes
concrets par les actions suivantes

(i) le personnel d'état civil doit bénéficier périodiquement d'un


contrÔle et d'une supervision de son travail par ses supérieurs
hiérarchiques administratifs J à cette occasion. il peut être :

(1) informé des innovations éventuelles en prenant connaissances,


par circulaires ou contacts directs, des nouvelles instruc-
tions ;

(2) rensligné de ce qui se passe ailleurs. dans les autres


centres d'enregistrement du pays. du point de vue des diffi-
cultés et des problèmes divers avec les solutions que ceux-ci
ont reçues J
(3) soumis à la rédaction de rapports d'activitée dans lesquels.
il doit utiliser son expérience pour suggérer des solutions
à certaines difficultés qu'il rencontre •

(ii) ce personnel doit être pleinement associé dans son secteur, à


la campagne de sensibilisation de la population (préparation et
exécution du programme correspondant).

(c) La création d'un nouveau corps administratif.


(i) La révalorisation de la profession du personnel d'état civil
s'impose; cette profession mérite de constitUer un corps
./.
1~

administratif comme toutes les autres professions. Elle devrait se


présenter comme un débouché attrayant avec des avantages conduisant
vers un avenir plus stable et plus séretn.

(ii) ce personnel doit bénéficier des avantages relatifs aux congés


annuels. congés maladie. prestations familiales et autres ; tou~

cela ne peut être qu'au bénéfice de sa profession dès qu'il se sent


protégé. assuré de l'avenir de sa carrière. donc en sécurité ••

(d) Le changement de l'attitude de l'environnement du personnel d'état


~!V!l existant.

Il faut admettre que le personnel de l'état civil existant a


jusqu'ici vécu et travaillé dans un environnement qui lui est hostile
(population non informée. non éduquée , pratiques anciennes toujours
solides au sein de la population non encore acquise à l'état civil
moderne. intérêt de l'état civil non encore perçu. etc ••• ). Dans le
processus destiné à favoriser l'amélioration ou l'établissement d'un
système efficient d'état civil. il faut chercher à changer favorable-
ment l'attitude de l'environnement dans lequel vit et travaille le
personnel d'état civil.

(i) ce personnel doit être compris par son environnement administratif)

(ii) il doit être non seulement accepté, mais également encouragé par
la population concernée qui doit être sensibilisée dans ce sens.
Cela ne peut se faire que grâce à une conversion des mentalités
de la population concernée, résultat d'une campagne de sensibilisa-
tion efficace débouchant sur une motivation profonde et définitive.

1.2.2. Le personnel nouveau.

Il s'agit d'envisager un cadre nouveau permettant la mise en place de


nouvelles structures à préconiser et à adopter en vue d'améliorer le système
d'état civil tel qu'il existe et s'applique aujourd'hui dans nos Etats. Ce cadre
nouveau pourrait se bâtir sur les éléments suivants :

(a) La formation de base.


(i) elle est absolument indispensable et peut être rendue obligatoire l -

.1.
139 -

(ii) elle peut s'obtenir dans des écoles d'administration qui existent
déjà. grâce à l'institution de cours spécialisés en matière d'état
civil pour les postulants à cette carrière

(iii) il s'agit d'une formation com~lète portant sur l'ensemble des


problèmes d'état civil.

(b) Le niveau de recrutement.

(i) si la formation précédente est acceptée et retenue, le problème


de niveau de recrutement ne présente plus une importance absolue
en soi. Tout postulant aux fonctions du personnel d'état civil.
ayant reçu la formation préconisée est automatiquement convenable
sans autres conditions ; et. le pays concerné. dans ce cas,
décide en conséquence de la conduite à adopter pour respecter sa
propre législation administrative ;

(ii) si, par contre, la formation précédente n'est pas obligatoire


dans un pays, alors, fixer un niveau de recrutement devient
indispensable. Dans ce cas. le niveau de la classe de 3ème du
~Ù l'ensei2oement est,déjà
sécondaire est convenable pour les pays/suffisammen~ oeveloppe.
Le postulant recruté subit alors une formation sur le tas et
entame directement ses nouvelles fonctions. Ceux des pays qui
n'ont pas la possibilité de recruter à ce niveau doivent alors
et absolument instituer et exiger la formation de base qui de-
vient fondamentale quel que soit le niveau de recrutement du
postulant élève.

(c) Le recyclage ou la formation d'entretien.

(i) ce recyclage se présente comme une pure formation d'entretien


dont le caractère fondamental est d'être continu. c'est-à-dire
périodique, Cette périodicité ne peut ê~re fixée qu'au niveau
de chaque pays, eu égard au potentiel humain technique devant
assurer une telle formation et aux moyens matériels et finan-
ciers nécessaires

(ii) cette formation d'entretien doit être modulée par rapport à la


formation de base déjà reçue par le personnel concerné J

./.
(iii) le contenu de cette formation d'entretien doit donc être plus léger et
se présenter sous forme de rappel de notions déjà apprises et de
complément relatif à la législation en vigeur par rapport au passé.

(d) L'encadrement administratif et technique.

(i) cet encadrement est si indispensable qu'il doit être permanent

(ii) dans ce cas précis qui concerne le personnel nouveau, il doit. être
fourni sous forme d'assistance nécessaire au démarrage de nouvelles
fonctions $

(iii) par la suite, cet encadrement doit se traduire sous forme d'un contrô-
le et d'une supervision administratife~. institués comme règle indis-
pensable et obligatoire

(iv) l'encadrement précédent doit être complété par un contrôle et une


supervision techniques qui permettent d'améliorer rapidement le rende-
ment et le travail du nouveau personnel.

(e) L'intégration systématique du nouvel agent dans le corps du personnel


d'état civil.

(i) cette intégration doit se faire sans mesures discriminatoires ;

(11) elle devra1t se faire en respectant et en appliquant les règles nou-


vellement instituées dont devra bénéficier entièrement le nouveau
personnel.

(f) La sensibilisation de l'Administration et de la Population.

(i) il faut dynamiser le milieu administratif dans lequel s'insère le


nouveau personnel et obtenir que des contacts administratifs plus
fréquents soient établis et suivis

(ii) il faut sensibiliser la population desservie

(iii) le nouvel agent doit participer à la préparation et à l'exécution du


programme de la campagne de sensibilisation préconisée en (ii) ;

(iv) le nouvel agent doit être présenté, c~ et accepté par les popula-
tions de son secteur de travail.
... 141 -
II. LE DEVELOPPEMENT DE L'ETAT CIVIL AU NIVEAU DES COMMUNAUTES RURALES.

Dans ce chapitre, une série de remarques préalables s'avèrent indispensa-


bles pour clarifier la situation dans laquelle on se trouve face à la stituation du
fonctionnement du système actuel d'enregistrement des faits d'état civil et face
aussi à l'accent mis sur l'étude de l'aspect retenu par le présent chapitre.

(a) Malgré le niveau généralement insatisfaisant des résultats nationaux


du fonctionnement du système d'enregistrement et des statistiques des faits d'état
civil, la situation au niveau des capitales est satisfaisante en ce qui concerne le:
naissances. Le tableau suivant qui présente les couvertures d'enregistrement des
différents événements. illustre suffisamment la constatation précédente

Etat Capitale Ensemble pays

li - Cameroun 94,2 35,7 26,7


12 - R.C .A. 80,3 13,6
13 - COte d'Ivoire (66.0) (20,0) (5,0)
17 - Ile Maurice (100) (100) (100) 80
18 - Madagascar 98,1(1) 50,2(1) 35,4(1) 76,6 50,9 13,8
o - Rwanda 51,2 26,0 20,3
1 - Sénégal 50,3 23,4 ...
3 - Togo (88,8)(2) (13,2) (2) (68.2) (21,4)

) Ces taux sont calculés pour la Province de Tananarive. 2) Ces taux sont donnés pour le sec-
teur urbain. 3).Signifie que les chiffres indiqués proviennent soit de la Direction de la
Statistique, soit de la Mairie de la ville concernée.

;ource : La situation de l'état civil dans les pays de l'OCAM, mai 1974, page 261.

(b) Le contenu du tableau précédent conduit à quelques conclusions dont


une seule (la plus forcée) est retenue pour servir notre commentaire. "La couvertur,
de l'enregistrement est plus complète en milieu urbain qu'en milieu rural".

x
On comprend maintenant pourquoi l'DCAM souhaiterait mettre un accent
particulier sur le développement de l'état civil au niveau des communautés rurales.
En effet, c'est bien dans le secteur rural que les résultats apparaissent les plus
insuffisants si l'on tient compte du coOt-bénéfice des opérations d'état civil.

J.
~ ..
~2

Les étapes indispensables du développement envisagé peuvent éventuelle-


ment porter sur quatre supports qui sont :

2~1. La sensibilisation de la population.

D'une façon générale, les populations africaines conservent un triste


souvenir de tout système relatif à son dénombrement, elles ne sont donc pas
encore acquises, d'une façon définitive, au type moderne de l'état civil. Face à
ce genre d'institution, leurs réactions, bien souvent, sont les mêmes que celles
négatives. qu'elles ont devant les recensements administratifs qui leur sont
bien connus. Devant cette situation, la sensibilisation de la population, grâce
à une solide préparation psychologique en faveur de l'état civil s'impose comme
un préalable à leur motivation. En effet, la population doit être rassurée des
objectifs de cette institution, convaincue de son intérêt individuel et national,
avant de se motiver pour sa bonnD exécution en se transformant en support solide
et indéfectible de l'état civil. Aussi, les actions de sensibilisation doivent
se faire nombreuses, intensifiées, diversifiées et rassurantes pour avoir
quelques chances d'atteindre leur objectif.

La sensibilisation de la population pour une meilleure promotion de


l'état civil devient essentielle, fondamentale et déterminante. Les actions qui
sont préconisées sont peut-être artificielles encore et dans ce cas, il s'agira
de mieux apprendre à connaitre nos populations pour mieux savoir les comprendre
et les aborder avec des solutions radicales.

Une population ne peut être sensibilisée pour une chose que si elle
la connait, la comprend et l'approuve. Pour satisfaire ces trois impératifs, il
faut réaliser un ensemble d'actions destinées à rassurer et convaincre la
population. L'état civil se trouve être une institution qui ne cadre pas toujours
avec les habitudes solidement ancrées dans les pratiques, traditions et coutumes
des populations africaines. Les actions qui seront retenues, doivent être menées
dans un objectif à moyen et long termes.

(a) Le gouvernement doit faire un choix.

Ceci est primordial et fondamental. Ce choix doit être clair et


explicite à chaquefois que cela est possible et il doit aussi constituer
une priorité parmi d'autres. Si l'on veut convaincre la population, il
.J.
faut d'abord que le gouvernement lUi-même prouve que soh choix a été fait dans
l'intérêt de la population et de l'Etat. Sa pfopre conviction. sa détermination
pour faire aboutir son choix. ses sebrifices de tous genres (administratif.
technique et financier) pour ruraliser l'institution afin de le mettre à la
portée de tout un chacun. sont autant de pre~vea destinées à assouplir l'intran-
sigeance des populations pour les conduire vers une adhésion massive.

(b) La création d'un organisme national d'état civil.

Le choix du gouvernement étant acquis. il s'agit de mettre en place.


sur le plan national. un organisme central ou national fort et permanent. respon-
sable administrativement. techniquement et juridiquement de l'état civil en
général. Pendant les premières années de sa création. cet organe doit établir et
exécuter un vaste programme de sensibilisation de la population destinée à
promouvoir l'état civil.

(c) Autres éléments de la sensibilisation.

Il ne s'agit pas. à partir du choix du gouvernement maintenant acquis.


de se lancer uniquement dans des actions intempestives dont les effets. pour des
raisons diverses. ne peuvent être entretenus longtemps. Il faut nécessairement
associer à de telles actions éphémères. d'autres. beaucoup plus permanentes.
jugées efficaces même si elles sont lentes.

(i) L'instruction civique dans les écoles.

On peut valablement utiliser les écoles pour une sensibilisation à


long terme de la population. Cette action au niveau des écoles peut être
intégrée au cours d'instruction civique. Ce sont des enfants qui dans une ving-
taine d'années. deviendront des hommes adultes. responsables d'eux-mêmes et de
leurs familles respectives. Or. leur proportion par rapport à la population
totale. en pays sous développés. n'est pas négligeable. De plus. ils peuvent
rendre des services immédiats en propageant au sein de leurs familles actuelles.
les nouvelles idées qu'on leur apprend sur l'état civil.

(ii) Les campagnes nationale et régionales d'état civil.

L'organisation de telles campagnes de sensibilisation. une fois par an.


sur le plan national d'abord et successivement dans chaque région du pays concer-
_1.
né, sont d'un effet et d'un intérêt certainement positifs. Elles peuvent se faire
sous forme de

(1) semaine nationale d'état civil.

- avec la participation de tous les responsables nationaux et régionaux


d'état civil, de préférence dans la capitale où bien des structures
d'accueil sont disponibles J

- avec un accent sur le choix du gouvernement faisant de la promotion


de l'état civil une priorité comme d'autres actions importantes

- avec une annonce commentée de la création d'un organe national


s'occupant exclusivement de la promotion de l'état civil;

- avec l'appui intensif de la Radio, de la Télévision et de la Presse J

- avec la participation de la population invitée à donner son opinion


sur l'institution et à présenter ses suggestions J à cette occasion,

- avec un "prix état civil" cré~ pour récompenser les mamans d'enfants
nombreux ayant présenté un acte de naissance pour chacun d'eux J

- animée, si possible avec des brochures publicitaires d'état civil


destinées, selon leur contenu, au personnel d'état civil et à
l'information de la population

(2) semaines régionales circulaires d'état civil.

- avec la participation du personnel d'état civil de la région concernée,

- avec l'appui de la Radio, de la Rélévision et de la Presse

- avec la participation de la population J

- avec la distribution des brochures publicitaires.

(iii) Une action nationale, à effet spectaculaire, capable de retenir


l'attention.
Il faut trouver et appliquer une action à effet spectaculaire, capable
J.
- 145 -

de retenir l'attention. Comme dans le cas de la Côte d'Ivoire, cette action


porte sur la régularisation de l'état civil réservé uniquement aux adultes d'un
certain âge ; cette action est limitée dans le temps. Les premières semaines
nationale et régionales d'état civil peuvent être organisées au cours de cette
période.

2.2. La motivation de la population.

Une population sensibilisée se motive d'elle-même. Mais, dans le cas


présent, il faut l'aider à se motiver. On pourrait y parvenir en agissant sur
les éléments suivants :

(a) Revoir le coOt de l'acte.

i) le supprimer
ii) ou l'incorporer dans les impôts
iii) ou encore le rendre modique.

(b) Informer la population des nouvelles facilités prévues.

i) simplification de l'enregistrement de l'événement


ii) rapidité d'obtention de l'acte par le déclarant;
iii) réduction des distances à parcourir entre les villages et le
centre d'état civil. Ceci ne peut être atteint qu'en multipliant
le nombre des centres d'état civil pour les mettre à la portée
de la population rurale.

(c) Annoncer la commodité de la possession des actes.

i) inscription des enfants à l'école;


ii) carte d'identité. certificat de nationalité. etc •••
iii) constitution de dossiers divers (héritage. impOts. prêt. demande
d'emploi, retraite. etc ••• ) ;
iv) mariage et autres ;

(d) Signaler l'inconvénient de l'absence des actes.

i) difficulté d'inscrire les enfants à l'école;


ii) impossibilité d'obtenir une carte d'identité;
iii) obstacle à la constitution d'un dossier quelconque
iv) maintien et paiement d'impôts à la place d'un disparu. etc •••
./ .
2 •• 3. La ruralisation de l'état civil.

L'état civil actuel se présente un peu partout. en milieu rural afri-


cain. sous la forme d'une institution sédentaire. Il ne répond donc pas pleine-
ment aux di~nte~ infrastru~tures administratives existantes. Sa ruralisatio.
devient de ce fait indispensable et implique en conséquence. l'adoption de
certaines mesures pratiques pouvant sUècessivement porter sur

a) La multiplication des centres d'enregistrement.

Multiplier les centres d'enregistrement. c'est en créer de nouveaux


et. la créatiorr de nouveaux centres d'enregistrement découle de la constatation
fournie par le tableau suivant :

Superficie Popula- Nombre. de Nbre mo- Nbre de Rayon


Etat (1000 Km2>tion villages CE yen habi-villages théorique
1000 h) tants par par CE par CE
CE (1000h) (Km)
01. Cameroun 465.5 6 542.0 13 413 926 7.1 14 12.5
02. R.C.A. 625.0 2 612.5 6 850 183 14.3 37 32,9
03. Côte d'Ivoire 322,0 5 421.0 8 122 1 295 4.2 6 8,8
04. Dahomey 112.7 2,576.6 1 876 227 11.4 8 12,6
05. Gabon 267.7 969.0 2 874 48(1) 20.2 60 42,1
06. Haute-Volta 274.0 6 533.0 7 454 632 10.3 12 11,7
07. Madagascar 587.0 8 243.7 783 10.5 15.5
08. Ile Maurice 1.9 847.3 (667) 47 18.0 14 3.4
09. Niger 1 186.4 4 243.0 8 931 312 13.6 29 34.8
10. Rwanda 26.3 4 157.1 1 814 141 29.5 13 7.6
11. Sénégal 196.7 3 329.0 12 990 615 5.4 21 10.1
.2. Tchad 1 284.0 3 818.3 85(1) 49.9 69.3
13. Togo 56.6 2 147.3 2 525 428 5.0 6 6.5

(1) N'indique que le nombre de centres principaux d'état civil.

Source: La situation de l'Etat Civil dans les pays de l'OCAM. mai 1974.
page 263.

.1.
14-1

Le contenu du tableau précédent conduit irrésistiblement à la constata-


tion fondamentale qui sui: "Un centre d'enregistrement donné, supposé appartenir
à l'ensemble des pays étudiés - moins Madagascar et le Tchad - dessert en
moyenne 20 villages totalisant en moyenne 10.700 habitants et distants du centre
d'enregistrement concerné de 16,6 Kms environ. (rayon théorique).

Oans cette situation fictive. il faut reconna1tre ce qui suit :

i) Un centre d'enregistrement pour 20 villages: dest trop J

ii) 20 villages totalisant 10.700 habitants: le chiffre de la


population appara1t raisonnable ;

iii) Mais, 16,6 Kms pour chacun des 19 villages n'abritant pas le
centre d'enregistrement concerné, c'est aussi trop.

C'est en raison de tout cela qu'il devient urgent, de mettre en place,


dans chaque Etat, un programme de ruralisation de l'état civil destiné à pourvoir
chaque village ou localité (1) d'un centre d'enregistrement des faits d'état
civil. Ceci implique l'existence d'un ensemble de moyens en personnel, matériel
et ressources financières. C'est à ce niveau que se situe le choix et par consé-
quent la détermination de chaque gouvernement de porter l'état civil vers et au
sein de la population, plutôt que de persister à amener la porulation vers
l'état civil (formule ne permettant pas toujours une couverture satisfaisante
d'enregistrement, ni géographique, ni par évènement). Mais, étant donné qu'un
programme de cette importance, ne saurait s'exécuter d'un seul coup, en attendant
qu'il se réalise progressivement, une solution transitoire peut être utilisée.

(b) L'association de l'état civil sédentaire à celui dit itinérant.

Aussi longtemps que durera la période transitoire, il est souhaitable


que cette formule d'association coit tentée. Elle a pour avantage, d'accrottre
le taux de couverture géographique des enregistrements et celui (taux de couvertu-
re) de chaque évènement.
L'application de cette association peut se faire de la manière suivante sur
l'exemple concret suivant: "Un centre d'enregistrement donné, supposé appartenir
à l'un des pays étudiés (le Niger, par exemple), dessert en moyenne 29 villages
totalisa~ en moyenne 13.600 habitants et distants du centre d'enregistrement
concerné de 34,8 Kms environ" (rayon théorique).

(1) Le terme village ou localité désigne ici, l'unité géographique ou le centre


_.1.. . . .1.. _ _ ...... ~,"\ -1 11_' .. /
i) Nomination d'agents itinérants d'état civil.

Oans un tel cas. on pourrait. au niveau du centre d'enregistrement


considéré. prévoir un nombre supplémentaire d'agents d'état civil dits
itinérants. Ceux-ci se partegeraient les 28 autres villages n'abritant
pas le centre d'enregistrement considéré. Chacun d'eux visiterait les
villages qui lui reviennent suivant un calendrier hebdomadaire ou mensuel.

ii) Création de postes de déclaration villagois.

Afin de faciliter la tâche à chaque agent itinérant au niveau de


chaque village qu'il couvre. on peut instituer un peste de déclaration
villageois. implanté chez le chef du village et géré par ce dernier.

iii) Introduction et Utilisation des cahiers de villages.

Oans chacun des postes de déclaration villageois. on peut placer


deux cahiers par évènement à enregistrer. Au premier passage de l'agent
itinérant. celui-ci collecte le 1er cahier. dans lequel les déclarations
e
ont été consignées et laisse le 2 cahier qui sera utilisé pour inscrire
les nouvelles déclarations qui interviendront pendant son absence. (Il
peut aussi le déposer à l'occasion de son second passage).

iv) Procédure d'enregistrement des déclarations et d'établissement des


actes d'état civil.

L'agent itinérant. après sa première sortie sur le terrain. revient


à sa base c'est-à-dire au centre d'enregistrement considéré et là. il
procède à l'enregistrement des déclarations recueillies préalablement
par le chef de village. établit les actes correspondants et les fait
signer.

A l'occasion de sa deuxième sortie sur le terrain. il repasse


dans chaque village avec le cahier et les actes correspondants qu'il
distribue aux déclarants en présence du chef de village. Ce sera d'ail-
leurs une occasion pour lui de se faire connaltre de la population et
d'exécuter ce qui lui revient du programme de sensibilisation de la
population en faveur de l'état civil ••

Au moment de son départ. il laisse au chef du village. le cahier en


sa possession contre celui en possession du chef du village. Et l'opéra-
tion continue comme prévue jusqu'à ce que les villages de l'agent itine
14~.

rant, les uns après les autres, disposent chacun de son centre d'enre-
gistrement.

Mais. la mise en pratique du point (c) n'est positivement possible que.


dans la mesure où, on est disposé à accepter certaines innovations supplémen-
taires. Ceci conduit au point suivant.

(d) Simplification des déclarations villageoises.

Le stade actuel du développement de l'état civil en Afrique. reconnu


insatisfaisant est atténué par le fait que cette institution, sous sa forme
moderne. est toute récente dans la plupart des pays africains appartenant à
l'OCAM d'alors (à l'exception de Madagascar et l'Ile Maurice). Elle y a fait
son entrée effective au début du présent siècle (cf. tableau suivant).

Premier texte connu Texte en vigueur


Etat
Référence Date Référence Date

1. Cameroun Ord.Féd.Nigéria 25-10-1917 Loi nO 62-LF.2 11-6-1968


2. R.C.A. Décret 15-06-1939 Ordonnance nO 69-33 01-6-1969
3. COte d'Ivoire Arrêté 16-08-1950 Loi nO 64-374 07-11-1964
.4. Dahomey Décret 15-06-1939 Arrêté nO 4602/AP 16-8-1950
15. Gabon Décret 13-09-1936 Ordonnance 29-12-1969
16. Haute-Volta Décret 15-06-1939 Arrêté nO 4602/AP 16-8-1950
17. Madagascar Arrêté Royal 14-07-1878 Loi nO 61-025 1961
18. Ile Maurice Ordo Royale avril 1667 Ordonnance n° 26 1890
19. Niger Décret 15-06-1939 Arrêté nO 4602/AP 16-8-1950
iD. Rwanda Loi 21-11-1963 Réforme 1969
Î 1. Sénégal Loi 29-09-1916 Loi nO 72-61 12-6-1972
î2. Tchad Décret 15-06-1939 Ordonnance nO 3IINT 20-6-1961
î3. Togo Ordo Allemande 1909 Décret n° 62-89 02)7-1962

(i) Que dans sa mise en place. les pays africains veuillent


aller vite. cela se conçoit car. ils disposent et bénéficient d'expé-
riences multiples des pays développés dont ils peuvent se servir pour
réussir rapidement. Mais. en voulant aller vite. il faut que des
./.
moyens importants (en personnel, matériel et ressources financières)
se fassent disponibles. Or, cela n'a pas toujours été le cas parce que
l'état civil n'a pas reçu ci et là, la même priorité nationale que
d'autres préoccupations. Et, il serait utopique d'espérer qu'il reçoive
maintenant, autant d'attention que souhaitée et espérée J

(11) Aussi, 11 semble plus prudent, d'aborder le développement


de l'état civil, globalement ou en m111eu rural essentiellement, sous
forme d'approches successivement faites de réforme programm~e d'étape
à étape J

(iii) C'est dans cette optique qu'il faut envisager la simplifi-


cation des déclarations villageoises. Ces dernières. rappelons-le,
sont recueillies dans des cahiers de villages; Ces cahiers sont confiés
à des chefS de villages qui sont ou lettrés ou analphabètes. Leur
tâche doit être allégée autant que celle de l'agent itinérant et même
du centre d'enregistrement concerné:
collecter essentiellement les variables fondamentaux absolument
indispensables dans une première documentation démographique facile-
ment exploitable, même manuellement. Ces variables peuvent concerner

(1) les constantes géographiques) pour une étude relative à la


répartition géographique de la population ;

(2) le sexe et la date de naissance 1 pour l'étude de la compo-


sition par sexe de la population, l'établissement de la
pyramide des âges etc •••

(3) les nom et prénoms de l'intéressé ~. pour son identification


a~inistrative et même. pour quelques contrôles statistiques.

(iv) Plutard, lorsque l'état civil aura connu un développement


certain et sa pratique solidement ancrée dans les habitnd~s des
populations concernées, on pourra y introduire toutes les variables
sophistiquées auxquelles on tient tellement.

(e) Mise en place des structures de base.

(i) La mise en place des structures de base constituées essen-


tiellement par la construction des locaux appropriés et exclusivement
réservés à l'état civil entraine dans la plupart des pays étudiés des
.1.
ingestissements extrêmement importants. Or. d'autres structures de
base. déjà existantes auraient pu être utilisées. Ce sont, les dispen-
saires et maternités villageois, les pharmacies rurales, les écoles,
etc •••• Il existe beaucoup de possibilités qui méritent d'être explo-
rées et étudiées en conséquence, grâce à des échanges d'expériences,
des voyages d'études entre ressortissants des pays anglophones et
francophones utnisant, dans ce domaine. des systèmes différents.

(ii) l'étude d'un programme d'amélioration du système d'enregist~

ment et des statistiques des faits d'état civil est indispensable dans
la majorité des Etats étudiés. En milieu rural africain, il faut une
réforme globale et simple quand même l8s étapes pourraient être nom-
breuses à franchir. Si une telle réforme et envisagée, elle doit faire
l'objet d'une étude dans ses moindres détails. Et, c'est ici qu'inter-
vient, la nécessité de la mise en place d'un organisme national d'état
civil, permanent, fort et autonome dans ses attribution, fonctions et
ressources, chargé de cette réforme.

III. CONCLUSION.

Il est clair que le présent document ne présente que des idées que les
discussions qui vont s'engager sauroAt sérier et ordonner au bénéfice des respon-
sables des services nationaux d'état civil et des démographes qui ont aussi leur
rôle à jouer dans la réforme globale de cette institution. Les Techniciens qui
seront chargés d'une telle réforme devront

(a) Eviter la conception actuelle des projets d'amélioration de l'état


civil qui s'enlisent dans des formules~utinières d'exploitation des registres
d'état civil. d'enquêtes à un ou plusieurs passages, de double collecte. etc •••
et faire appel à des récettes simples et efftcaces contre les diffaillances et
lacunes constatées sur le plan national. au niveau du système global d'état
civil ;

(b) Chercher à mieux conna1tre les possibilités d'assistance offertes


par le Fonds des Nations Unies pour les Activit's en matière de Population
(FNUAP). à travers ses domaines d'intervention et les activités de ses bureaux
régionaux en Afrique et en profiter, si besoin est, dans la mise en place ---
et l'exécution des programmes d'amélioration de l'état civil. On trouvera en
/
- 152-

annexe au présent document la liste des domaines d'intervention du FNUAP et


l

celle des Coordonnateurs du FNUAP en poste en Afrique

(c) Intensifier la recherche méthodologique destinée à promouvoir


plus rapidement le développement de la démographie africaine.
- 153 -

A N N E X E S

1. La liste des domaines d'intervention du FNUAP.

2. La liste des Coordonnateurs Régionaux du FNUAP en poste en Afrique.


- 154-

\.

CATEGORIES OES PLANS D'EXECUTION DU FNUAP.

100 DONNEES DEMOGRAPHIQUES DE BASE

110 Recensements démographiques


120 Statistiques de l'état civil et enregistrement
130 Enquêtes par sondage
140 Statistiques économiques et sociales
150 Activités d'appui.

200 DYNAMIQUE DE LA POPULATION

210 PRojets de recherche


220 Services de recherche et de formation
230 Aspects démographiques de la planification

300 POLITIQUE DEMOGRAPHIQUE

310 Elaboration des politiqueq


320 Exécution des politiques

400 PLANIFICATION DE LA FAMILLE

410 Système de diffusion


420 Gestion du programme
430 Techniques de la régulation de la fécondité

500 INFORMATION ET ENSEIGNEMENT


510 Information sur la planification familiale
520 Education sur la population dans les écoles
530 Programmes extra-scolaires

600 ACTIVITES MULTISECTORIELLES

620 Centre de documentation et d'information


630 Formation interdisciplinaire

700 DEVELOPPEMENT DU PROGRAMME


710 Personnel des bureaux extérieurs
720 Infrastructure
730 Frais généraux
790 Autre •••
La liste des Coordonnateurs régionaux du. FNUAP en poste
en Afrique

1. ~vacancy~ Liberia. Nigeria. Sierra Leone


ONDP
P.O. Box 2075
Lagos. Nigeria
2. (vacancy) Ghana
UNOP
P.O. Box 1423
Accra (Ghana)

3. Mr Ibrahim Ba Ivory Coast. Niger. Dahomey. Guinea, Upper Volta


UNFPA Coord1nator and Togo.
UNOP
Boite Postale 1747
Abidjan. Ivory Coast
4. Or Georges Bartet Za!re. Rwanda. Burundi.
UNFPA Coordinator
UNDP
Boite Postale 7248
Kinshasa. Za!re
s. Mr. Hasse Gaenger Cape Verde Islands, Gambia. Guinea Bissau.
UNFPA Coordinator Mali. Senegal. Mauritania.
UNOP
Boite Postale 154
Dakar. Senegal

6. Mr. Garnet Kamwambe Zambia


UNFPA Coordinator
UNOP
P.O. Box 1~66
Lusaka. Zambia
7. Mr. Sylvere I. Looky Cameroon. Equatorial Guinea. Central African Empire.
UNFPA Coordinator Gabon. Congo, Chad. SaD Tome and Principe.
UNDP
Boite Postale 836
Yaounde. Cameroon
8. Mr. Edward Meldahl Ethiopia. Kenya. Saomalia, Tanzania. Uganda.
UNFPA Coordinator
UNoP
P.o. Box 30218
Nairobi. Kenya
9. Or. Daniel Pierotti Comoro Islands. Madagascar. Mauritius, Seychelles
UNFPA Coordinator, UNoP Islands
BP. 1348, Tananarive. Madagascar.
10. Mr. S. Raheem Sheikh Botswana, Lesotho. Malawi. Mozambique, Swaziland.
• "'_"'n "'-~...,.j"n"'+nT'_ UNoP
-T EMINAIRE JE L'OCAM SUR L'ETAT CIVIL

(lIE MAURICE, 21-29 MAI 1979

AMELIORATION DU SYSTEME D'ETAT CIVIL EN AFRIQUE

Simplifioation .u réforme des textes


législatifs et des fomulaires

Robin M. Andrianasol('\
Chef, Seotion des sta.tistiques
démogt'aphiques et sooial.es
.D:i..vision de la Stat ist ique

,
.i
SIMPLIFICATION OU REJroRME liS TEXTES IEGISLATIFS
ET IlES JroRMULAIBES D'ETAT CIVIL.-

- - -__000==---

I. INTRODUCTION

1. Il est généralement admis que l'amélioration du système d'état


oivil dans les Pa.YS afrioains doit tendre vers la simplifioation des procé-
dures d'enregistrement des faits afin de stimuler la motivation de la popu-
lation pour cette institution. L~un des obstacles majeurs au développement
de l'état oivil dans la région est en effet oonstitué par l'attitude passive
de la population, surtout en milieu rural. Cette population est parfois dé-
oouragée par la oomplexité et la lourdeur des prooédures administratives
requises pour l'enregistrement des faits d'état oivil alors que,déjà., elle
ne perçoit pas très bien l'inté~ de l'acoomplissement de oes formalités.

2. ])ms le prooessus de simplifioation du système, la législation et


les formulaires d'état civil nécessitent un examen minitieux afin qu'ils ré-
pondent à la fois aux objectifs de vulgarisation de 1 t institution auprès des
masses et aux exigences de l'état oivil moderne.

II. LES TEXTES LEGISLATIFS


A. Exalnen des textes lêœlatifs existants

3. On essa;yera de passer en revus brièvement quelques dispositions oontenues


dans les textes législatifs existants et qui pourraient oonstituer des f:reins
au développement de l'état oivil.

4. Dans trois pa;rs, le Bénin, la Haute-Volta et le Niger, le texte en vigueur


est l'arrê'té N° 4602 A.P. du 16 a.om 1950 pris par le Haut Commissaire de la
République Française, Gouverneur Général de l'Afrique Oooidentale, s' appli-
quant aux personnes régies par les coutumes locales.

Ce texte, malgré quelques aménagements apportés avant l'indépendanoe d.as


trois pays t ne semble pas avoir reçu des modifioations depuis lors. Il pré-
voit, par exemple, l'obligation des déolarations de naissanoe et de déoès seu-
lement pour toutes les personnes résidant dans les centres prinoipaux ou seoon-
daires d'état oivil et dans les localités situées dans un rayon maximum de 10
kilomètres autour des centres. Dans les autres localités, les déolarations
d'état civil restent facultatives.
5. Mais l'un des inoonvénien-ts majeurs de oe texte est qu'il presorit l'org&-
nisation ~ reoensements administratifs périodiques ayant pour but "de oontr'tllar
la réalité et la véracité des déolarations des assujettis et de reohercher les
fraudes, les abatent ions et les erreurs dt insoript ion" dans les oentres soumis
au régime des déolarations d~état civil obligatoires. Vu soUS un tel angle,
l'éta.t civil re~ des aspects oontraignants qui rappelent les mauvais souve-
nirs des travaux: forcés et de l'imposition abusive de l'époque ooloniale.

6. Dans la plupart des pays d'erpression française au sud du Sahara, les textes
de base en vigueur régissant l'état oivil ont été promulgués après l'indépen-
dance. On relèvera quelques dispositions de ces textes pouvant oonstituer des
obstacles au développement de l'état oivil dans les pays concernés.

7. Comme dans le oas des trois pays déjà mentionnés, l ~état oivil est obliga,-
toire seulement pour une partie de la population du Tchad. En effet, les déolar-
rations ne ooncernent que la population sédentaire et demeurent provisoirement
facultatives sur tout le territoire des ciroonscriptions administratives non
inolus dans le ressort des oentres d'état oivil.

8. Une disposition qu'on retrouve assez souvent (par exemple en &1pire Centra.--
!rioain, en Cete d'Ivoire, au Sénégal et à 1 t Ile Maurioe) stipule que les dé-
olarations de naissanoe doivent émaner du père OU de la mère, de l'un des d&s-
oendants ou des plus proches parents, ou de toute personne ayant assisté à la
naissance ou enoore. lorsque lÇ!. mère est acoouohée hors de son domicile, de 19
personne ohez qui. elle est aooouohée. Bien que l'on puisàe oonsidérer une telle
disposition oomme suffisamment large, elle n'en demeure pas moins restriotive
oar très peu de gens (en dehors du médecin ou de la sage-femme) assistent ef-
feotivement à une naissanoe e-li la personne ohez qui la maman a accouohé peut
bien ~re em~ohâ:o de déclarer l'événement. Quelquefois la présenoe d'un témoin
ohoisi de préférence dans l'entourage de la famille est néoessaire (disposition
a.ppliquée du Cameroun). Il s'agit là aussi d'un facteur limitatif.

9. ~s mft'mes observations sont valables également pour les déoès. Une particu-
larité existe dans le texte de l'Ile Maurioe qui exige que la déolara.tion de
déoès soit faite par deux personnes ayant assisté au déoès, ou ayant été pré-
Sentes au oours de la. dernière maladie du défunt, ou encore une telle personne
et l'occupant de la maison où le déoès a eu lieu. Cette disposition oonstitua
sans doute un :f'.rein à une bonne oouverture des décès Car il est souvent diff:L-
oile de trouver deux: personnes répondant aux conditions exigées.
Compte tenu oependant des oonditions spécifiques do l'Ile Maurice (faible éte~
due du pa;ys, faoilités de communication, enseignement primaire universel, etc••• )
et du fait que l ~état oivil est déjà entré dans les moeu.rs de la population, un
tel obstacle n~est pas ressenti au niveau du fonotionnement de l'institution
comme il le serait pour la plupart des pa;ys africains où llétat civil est en-
core à l'état embryonnaire et où les oonditions locales sont difficiles.

10. Un autre facteur pouvant freiner, le développement de l~état oivil est


l'adopt ion de délais légaux trop oourts pour les déclarations des événements.
La. majorité des textes législatifs des P8iYS francophones au Sud du Sahara pré-
voient des délais légaux de un mois ou moins pour les déolarations des nais-
sancos et des décès. Le délai légal pour la déclaration de déoès au Gabon est
de 48 heures seulement. ~ux PéliVS, le Sénégal et le Cameroun, ont institué une
prolongation légale de délai de un an et de 15 jours respeotivement, tant pour
les naissances que pour les décès.

11. Presque tous les textes régissant l'état oivil dans les pa;ys étudiés pré-
voient 1 ~utilisation des jugements supplétifs pour les déolarations effeotuées.
en dehors des délais légaux. D3 tels jugements sont en général longs et oompli-
qués et sont de nature à déoourager les candidats à la régularisation de leur
état oivil. D9 plus, la transcription du dispositif du jugement ou de l'~é

qui en résulte sur les registres d'état


, civil n'a pas la m&1e valeur que l'aote
,
proprement dit. Les mtt!nes remarques, s'appliquent aux actes de notoriété qui
suppl'ent le défaut d'acte de naissanoe ot qui no peuvent tttre utilisés que
dans des oas exceptionnels prévus par la loi, par exemple en vue du mariage.

12. Enfin, l'une des prinoipales lacunes do nombreux textes législatifs exis-
tants (par exemple Cameroun, Empire Centrafrioain, C'ete d'Ivoire, Bénin, Gabon,
Haute-Volta, Nigtlr et Tohad) est qu'ilS ne contiennent aucune disposition pour
le traitement approprié dos données d'état oivil qui sont utiles pour l~étude

des mouvements naturels do la popu1ation.

B. Réfo;rme ëù3s textes lég;islat ifs


13. A la lumière de ce qui précèdo, i l parait néoessaire de prooéder à la réfonne
de la plupart des textes législatifs existants afin de promouvoir le développe-
ment de l ~ état civil en Afrique. Cette réforme pourrait t!tre profonde, oomme
dans le oas des textes qui datent de l'époque ooloniale, portant seulement SUI'
oertain~s dispositions. Les mesures suivantes pourraient trtro oonsidérées entre
autres:

.../ ...
~ 159 -
- Mesures visant à institœr
7
un état oivil uniqp.e

14. Il faudrait tout d'abord veiller à oe qu'il y ait un état oivil unique pour
tous et bannir la dualité des statuts en vigueur dans 1 f institution héritée du
régime oolonial. D:l m&1e la référ~mce aUX reoensements administratifs devrait
3tre supprimée dans les textes législat ifs.

- Mesures visant à généraliser le système

15. I.e système d'état oivil devrait avoir une couverture nationale, c'est~
qu'il devrait toucher toutes les oouches de la population. A oet effet, les
textes législatifs devraient prévoir la mise en place de struotures appropriées,
tenant oompte des oonditions nationales. On pourrait par exemple oréer des p0s-

tes de déolaration dans les régions éloignées des oentres d~état civil, oanme
oela a été suggéré dans le projet UIEAC. On pourrait également préooniser l~uti­

lisation de oahiers de village. L'expérienoe du Sénégal à ce sujet est très


enriohissante. les ohefs de village notent les naissances et décès survenus
dans leur circonsoription sur des carnets d'un modèle donné. Ces oarnets sont
transmis chaque mois au oentre d'état civil dont dépend le vill~ en vue do
l'établissement dos actes. Dans le cas où le chef de vill~ est illetré, il
peut 3tre assisté par une personne lettrée du m&1e village ou d'un village voi-
sin.

_ lr1esUJ;'eS visant à faciliter ;La procédure d'enregistrement

16. En vue de faciliter au maximum les formalités requises, i l serait souha.:i:t....


bIc que los déclarations de naissance ou de décès soient faites par une seule
personne. les seules conditions seraient que cotte personne doit posséder une
pièce d'identité valide, qu~ellc dispose de tous les renseignements nécessaires
à l'enregistrement des faits déclarés et qu'elle représente les parents ou pro-
ohes parents du nouveau né ou du défunt. En milieu rural où beaucoup de gens
risquent de ne posséder aucune pièce d'identité, lesddéolarations de naissanoe
et de déoès pourraient t'Hire faites par les chefs de village, de fraction, de
tribu, etc ••• Ce sont en général des notables qui sont bien oonnus de leur
entour~.

17. La. fixation des délais légaux de déclaration des faits d~état civil devrait
tenir oompte des conditions de ohaque pays (problèmes de communication, coutumes,
etc ••• ). En outre, la prolongation légale de délai pourrait ~tre instituée. Le
déolarant devrait alors produire à l'appui de s.a déclaration un certifioat éma-
nant d'un médecin ou d'une sage-femme ou faire a.ttester le fait par une porsonna
- 160 -

las jugements supplétifs pourraient enoore t'!tre nécessaires pendant un certain


temps, surtout pour régulariser l'état oivil des adultes, mais ils devraient
~tre supprimés à terme. En attendant, il serait souhaitable de simplifier la
procédure de jugement à oe sujet.

_ Mesures oonoornant le traitement des données d'état oivil

18. L'objeotif premier de l'état oivil est oertes de permettre à l'Administra-


tion d'individualiser des ressortissants et aux individus de prouver leur iden-
tité et leur situation juridique. mais i l n'en demeure pas moins que oette ins-
titution oonstitue également une souroe privilégiée de données démographiques
relatives aux mouvements naturels de la population. Il est dono important qua
les .terles législatifs régissant l~état oivil prévoient un mécanisme permettant
de traiter ces données de façon appropriée.

III. lES FORMULAIRES D'ETAT CIVIL

19. La procédure d'enregistrement des faits d'état civil se déroule en gr:oos


comme i l suit dans de nombreux pays afrioains.

20. la déclarant se présente au bureau d'état oivil du lieu de 1 t événement.


Il Y remplit un formulaire appelé en général déolaration (de naissance ou de
déoès). Dans le oas où le déolarant ne sait lire ni écrire, il fait une déola-
ration verbale qui est portée sur le m~e formulaire par un agent de l'état
oivil. Pour los évéÙQments intervenus dans des oentres médioaux, oeux-ci sont
tenus de faire parvenir aux centres d'état oivil de leur ciroonsoription les
déclarations oorrespondantes en utilisant des formulaires diversement appelés
selon les pa;y-s "fiohe de déolaration" ou "avis do déolaration" ou "certificat
(médical)" ou "déolaration" ote ••• do naissance ou de déoès. Malgré tout, un
représentant de la famille ooncernée par 1 t événement est quelquefois tenu de
sc présenter au contre d' état oivil pour y compléter la déclaration.

21. Une fois los formalités de déclaration accomplies, l~officier d'état oivil
prooède à l~établissemont de l~acte oorrespondant avec l'aide de ses agents. laS
actes sont oonsignés dans des registres appropriés. Il existe en général des
registres séparés pour ohaque événement (naissance, décès, mariage, ote ••• ).

22. On se limitera dans ce document à l'examen des formulaires utilisés pour


recevoir les déolarations ot pour enregistrer les faits (los fiohes de déola-
rat ion et les actes proprement dits). La s implificat ion ou la réforme préoo-
nisée pourrait porter à la fois sur 10 contenu et la forme do ces formulaires.
A. Contenu des formulaires

23. Ù)S fiohes de déolaration donnent lieu à l'établissement des actes prapre-
ment dits. lb ce fait, les dDux formulaires contiennent à peu près les rrênos
renseignements.

24. I.e prinoipal oritère qui doit guider le ohoix des sujets à en inclure dans
un système d'état civil est la satisfaction des besoins nationaux. Mais on doit
également tenir compte du degré de coopération et de oonnaissanoe des personnes
qui ont à fournir ou à reoevoir ct enregistrer los renseignements.

25. Les tableaux 1 ot 2 qui figurent en annexe donnent une liste des prinoipaux
sujets reoommandés par les Nations Unies 11 pour l'enregistrement des naissances
ot œs déoès et montrent dans quelle mesure oes sujets ont été inolus dans les
formulaires oonoernant 20 pa;ys africains.

26. On n'a oonsidéré que les sujets d'ordre pu.rcment statistique. D'autres ren-
seignements tels que le numéro d'enregistrement, le lieu d'enregistrement, les
cariotéristiques do l'officier de l'état oivil et du déclarant, figurent égale-
ment sur les formulaires et sont utiles pour des raisons administratives et
légales afin de permettre l' ident ifioation des personnes ct des événements
oons idérés.

27. A la lumière de ces tableaux, on peut olasser oomme i l suit les différents
suje~s selon los priorités qui lou.» ont été accordées par los 20 Pa.Ys ....., .
rés a

Pour les naissanoes


(i) Sujets retenus par 15 à. 20 ;pW!'!
• Date de l'événement
• Lieu de l'événement
• Sexe
• Profession du père
• Profession de la mère

(ii) Sujets n'X2ntl§ par 10 à 14 ;pgys


• Date do l'enregistrement ou de la d.êclaration de l'événement
• A{!}3 de la mère
• Age du père
• Lieu de résidenoe habituello de la mère
• Lieu de résidence habituelle du père
- 162 -

(iii) Sujets retenus par 5 à 9 pays


• Type de naissance (c'est-&-dï.re accouchement simple ou multiple)

• Légitimité
• Nombre total d'enfants nés vivants issue de la mère
• Groupe national et/ou ethnique de la mère
• Nationalité (citoyenneté) de la mère
• Lieu de naissance de la mère
• Lieu de naissance du père
• Groupe national et/ou ethnique du père

(iv) Sujets retenus par 4 Pa,ys et moins


• Personne qui a assisté l'accouchée
• Enc1J:ooit préois de l'événement (hepital, autres établissements, maisons
privées eto ••• )
• Poids à la naissanoe
• !)urée de la gustation
• Durée du mariage
• Niveau d~instruotion do la mère
• Niveau d~instruotion du père
• Aptitude à lire et à éorire do la mère
• Aptitude à lire et à écrire du père
• Nationalité (citOYenneté) du père
• Type d~aotivité de la mère
• Type d~activité du père

Pour les décès


( i) Sujets retqnus par 15 à 20 pays
• Date de l'événement
• Lieu de l'événement
• Age du déf'tmt
• Sexe du défunt
• Profession du défunt
• Lieu do résidence habituelle du défunt

(ii) Sp.,iets retenus par 10 à 14 Pa,YS


• Date de Penregistrcment ou de la déclaration de l'événement
• Etat matrimonial du déf'lmt
• Lieu de naissance du déf1.Ult
• ClR.use du décès.
-
(ii1) Sujets retenus PAP 5 à 9 P9lfS
• Groupe national ct/ou ethnique du défunt
• Nationalité (oitoyenneté) du défunt
• Endroit précis de l'événement (h~pitalt autres établissements, maisons
privées, eto ••• ).

(iv) Sujets retenus par 4 Pays ct moins


• Af!f3 du oonjoint survivant
• Niveau d' instruotion du défunt
• Aptitude à lire et à écrire du défunt
• Nombre total d'enfants nés vivants du défunt (pour les femmes qui sont
en %'0 de proœréer ou qui ont dépassé cet ~O'Q)
• Type d~a.otivité du défunt
• Certificateur (médecin, représentant de l'autorité publique, sage-
femme, infirmière ou toute autre personne qui a signalé
la cause du décès).
• Personne qui a assisté l'accouchée (pour les décès d~enfa.nts de moins
d'un an).
• Re1if,J'Î.on du défunt
• Lieu do naissance de la mère
• Lieu de naissance du père
• ProfeSSion do la mère
• Profession du père
• Lieu do résidence habituelle des parents.

28. La. simplification ou la réforme des formulairos d~état civil pourrait


s'inspirer des pratiques des différents pays telles qu'elles sont présentées
ci-dessus.

29. Il paratt indiqué quo les sujets olassés dans los rubriques (i) ot (ii),
tant pour les naissanoes que pour les déoès, soient retenus en totalité oar ils
ne posent pas de problèmes particuliers, sauf en oe qui ooncerne la détermina-
tion de 1~1tge dans la mesure où la naissanoe n'a pas été enregistrée à l'état
, oivil et 1 ~ indioation de la oause du déoès. Il eriste des méthodes qui permet-
tent de prooéder à une estimation de 1 '!go, par exemple en se servant do oalen-
driers historiques, ou par référenoe aux ~s des autres membres du m~e ménage
dont on oonna!t les liens de parenté avec la personne dont l'1lgo est à détermi-
ner. Los renseignements relatifs à la oause du déoès sont en général sujets à
oaution s'ils n~ont pas été fournis par des médeoins. Pour cotte raison, il
"'''' ...."i+. Dl"obablernent néoessairo de négliger oette question au niveau de l'eJO-
30. Enfin, i l est important de porter sur les formulaires les renseignements
relatifs à la fois au lieu do l~événement et au lieu de résidence habituelle
du défunt ou do la mère (ou parents) au nouveau né afin de permettre la tabu-
lation de données régionales. Cooune dans la plupart des pays les faits d~état
civil doivent ~tre déclarés au lieu de l'événement, los ohiffres relatifs aux
centres urbains ont tendanoe à 6tre gonflés en raison du phénomène d'exode de
la population rurale vers ces centres pour y acoouoher ou se faire soigner.

31. Les sujets contenus dans les rubriques (i1i) et (iv) sont également utiles
mais leur inolusion dans les formulaires d'état civil devrait ~re examinée en
fonction des besoins et des conditions de chaque P8iY8.

32. Il faudrait indiquer qu'il est parfois difficile d~obtenir des rensei~

ments valables sur certains de ces sujets et qu'il est nécessaire, pour y re-
médier, de s'assurer de la coopération des personnes concernées par les événe-
ments et d'une bonne formation du porsonnel d'état civil. Par exemple la ques-
tion relative au nombre total d'enfants nés vivants issus de la mère, qui est
utile pour déterminer la fécondité pendant toute la vie écoulée, risque d~&tre

interp~ée comme portant seulement sur le nombre d'enfants vivants .darla le


ménage alors qu'elle concerno aussi los enfants vivant ailleurs et oeux qui
sont déoédés. le m&1e, la question sur la durée do gestation (d'un enfant né
vivant ou d~un foetus mort) nécessite une réponse assez préoise car il 13 'agit

de déterminer le nombro de semainos entières qui 130 sont éooulées entre le


premier jour do la dernière monstruaction de la mère et la date e:x:a.cte de
lIacoouchement. En outre la question sur le type d'activité pose le problème
de la notion de population active qui est encore assez vague en Afrique. Il
n'est pas aisé do olasser à cet égard certains groupes comme les travailleuœs
familiaJ.es non rémunérées dans If ag:riculture, los jeunes gens qui cherchent
du travail pour la première fois, les personnes retraitées qui touchent des
pensions et qui en m&1e temps ont un autre travail, etc ••• lbs règles d.evra.iont
mre établies pour la classifioation de tels groupes par les pays intéressés.

B. ]lQ;tme à. donner aux fermulaires

33. On examinera rapidement sous quelles formes pourraient ~re présentés les
fiohes de déolaration et les actes (et partant les registres) en vue do facili-
ter la prooédure dtenregistrement et de permettre une exploitation appropriée
dos donnéos d'état oivil.

.../ •..
- 165 •

ws fiohes de déolarati.2.!!:

34. Les fiches de déolaration se présentent en général sous la forme de feuilles


imprimées ou ronéotypées contenant des questions auxquelles doivent répondre les
déclarations en vu.e de l'établissement des actes.

35. On suggère que oes fiohes soient oonçues de manière à faciliter le traite-
ment des données de l'état oivil. Si l'on oonsidère que des doouments ne peu-
vent pas O'tre envoyés au Servioe Technique ohargé de l'exploitation, on pour-
rait sc faire des oopies qui pourraient ~tre appelées ~iches statistiques".
On devrait prévoir au oeté d.'t'oit de ohaque fiche (de déolaration ou statisti-
que), des grilles permettant de oodifier les renseignements utiles du point
de vue statistique.

36. Il ost en outre proposé de partager la fiohe en deux parties. La partie


supérieure oontiendra les questions intéressant 1fétat oivil sur le plan a..dt-
ministratif et juridique. Certaines de oes questions ont également un inté~

statistiqua. La partie inférieure comportera dos quostions purement statisti-


ques.

37. On trouvera oi-après, à titre d'illustration seulement, un modèle de oette


fiohe.

38. Les raisons qui militent en faveur dos propositions oi-dessus sont que de
nombreux pays afrioains disposent maintenant d'ordinateurs et qu'il serait
souhaitable do prévoir le traitement des données d'état oivil sur oes outils
modernes et puissants. On a suggéré on outre d'utiliser la fioho de déolara.-
tion ou sa oopie oomme document de base pour le traitement des données afin
de réd.ui.rc au maximum les dépenses surtout dans les oas où les volets d ~ acte
sont utilisés à oette fin. En effet, une telle fiohe peut trtre présentée sous
la forme de papier ordinaire sur lequel on imprime avec une machine duplio&-
trioe les questions devant faire l~objo·b do la déclaration. Enfin, il a paru.
utile de séparer los renseignements purement statistiques do oeux devant s~

vir à l'établissement de llacte proprement dit en vue de faciliter le travail


de transcription des agents dfétat oivil.

En effet, les actes doivent réfléter fidèlement les déolarations et les


ratures ainsi que les .renvois doivent ~t.re évités dans toute la mesure du
- 166 -

Modèle da fiche da déclaration Cà titre d 1 illustration seulement)

DECLARATION DE NAISSANCE (OU FICHE STATISTIQUE IE NAISSANCE)

Circonscription d'état civil de ': •••••••••••••••••••••••••••••


Acte nO : •••••••••••••••• No rien écrire dans
les colonnes oi-
dessous
Date de l'enregistrement '••. .• ••••••••••••••.
Date de naissance ':. "t--'1/
/ ...............
• . 1
• ..,-/

Lieu de naissance (Commune,


Sous-préfecture, Province)
• • • • • • • • • • • eo ••
Z Z·····, J
Nom ••••••••• & • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • •
Nouveau né Prénoms •••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••
Se~ .o.o ~ .•..........•..........••• Li
Nam •••• 0 . 0 • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • •
Prénoms ••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••
Père Date de naissanoe •••••••••••••••••••••••••••••••
Lieu de naissance •••••••••••••••••••••••••••••••
Domicile •••••••••••••••••••••••••••••••••••••••• / /-/ 1
Nationalité ••••••••••••••••••••••••••••••••••••• 1 /-/ 1
Nom •••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••
Prénoms •••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••
Mère Date de naissance •••••••••••••••••••••••••••••••
Lieu de naissanoe •••••••••••••••••••••••••••••••
Domicile •••••••••••••••••••••••••••••••••••••••• 1 /-/ 1
Nationalité ••••••••••••••••••••••••••••••••••••• 1 /-11
Nom •••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••
Déclarant Prénans •••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••
Lien de parenté avec le nouveau-né ••••••••••••••• _1---,1
Adresse oomplète •••••••••••••••••••••••••••••••••

Partie statistique

Père
ProfeSSion ••••••••••••••••••••••••••••••••••••••
Aptitude à lire et à écrire •••••••••••••••••••••
8-/ /
Niveau d'instruction •••• 0 ••••••••••••••••••••••••
LJ
Profession •••••••••••••••••••••••••••••••••••••• 1 /-/ /
Aptitude à lire et à écrire ••••••••••••••••••••• Li
Niveau d'instruction •••••• 0 •••••••••••••••••••••
Li
Date de mariagu ••••••• 0 ••••••••••••••••••••••••• 1 1-/ /
Nombre total d'enfants nés vivants ••••••••••••••• / / 1
Fait à ••••••••••••• 10 ••••••••••••••
10 déclarant,
L'agent de 11 état civil,
~s actes et les registres

39. Comme on l'a déjà mentionné, les actes sont consignés dans dos :registres
d'état civil, 501011 les pratiques existantes en Afrique, on distingue deux
types de registre : les registres à feuillai3uniqucs et les registres à volets
détachables.

40. Dans les pays où 1 t on ut ilise les ra gistres à feuillets tU'liques, oomme la
ome d'Ivoire, l'Ile Maurice et Madagascar, ces registres sont en général tenus
en deux exemplaires dont l'un est conservé au oentre d'état oivil ou au ohef
lieu do la oiroonsoript ion d ~ état oivil et l'autre transmis au greffe du tri-
bunal. Dans le oas do l'Ile Vmurioe, le deuxième exemplaire est adressé au
Bureau Central d~état oivil de Port-Louis qui assure 10 oontrele du système en
m&le temps qu~il joue 10 rele de centre d'état civil. Coux des pays de co grou-
pe ou l'exploitation des données d~état civil est assurée utilisent la fiohe do
déolaration oomme document de base. Dans certains cas, une premièro oopie do
l'acte est remise gratuitement au déclarant. Pour le décès ou le mariage un
avis de mention est envoyé au centre dl éta.t oivil du lieu do naissance pour
transoription en marge de l'acte de na.issance.

41. La. majorité des pays africains utilisent des registres à volets détachables.
Ces registres sont en général tenus en un seul exemplaire, sauf dans 10 cas du.
Cameroun où i l existe deux registres à volets détachables pour chaque événement.

42. L':u.tilisation de oes volets d'acte se fait en prinoipe de la manière sui-


vante : un volet sert de souohe et est gardé au oentre d~état oivil, un volet
est envoyé augroffe du tribtU'lal, un volet est remis au déolarant, enfin, dans
quelques pays seulement, un volet doit t!tre transmis à la Direction de la sta--
tistique aux fins d'exploitation mais oette transmission n~est pas effeotive la
plupart du temps. Quelcrue6ois, un volet est envoyé au centre d~état civil du
lieu de na.:ùlsanco dans le oas d~un décès et tient lieu de mention.

43. Le oas du Cameroun ost intéressant. Le volet-souche du premier registre


est oonservé par le centre d'état civil aorant dressé l~acte et le volet de
droite est remis au déclarant. 10 volet-soucho du deuxième registre est déposé
au greffe du tribunal au Ministère de la Justice pour conserlTation on vue des
vérifications éventuelles tandis que le volot de droite est adressé à la Dirco-
tion de la statistique et de la oomptabilité nationale pour exploitation. Ltoxis-
tonce de doux registres par événement semble etre dictée par le souci d~appo:x­

~~,.. ilt">!:l l'loins particuliers à la présentation et à la conservation dos actes


- 168-

44. On peut oiter parmi les avantages des registres à feuillets uniques une pré-
sentation solennelle, oonforme à l'importance que P on doit attacher aux actes,
uno conservation a.isée car ils sont d'un format plus grand que les souches des
registres à volets (deux ou trois actes peuvent en effet ~tre établis sur un
m~e feuillet) et la reliure ost en général mieux soignée, et une réduction
sensible des dépenses en matière de papior.

45. !J::l principal avantage des registres à volots détachables est de faciliter
le travail des agents de l'état oivil oar llacto et los autres formulaires qui
en découlont sont réunis on une seule pièce avant leur séparation et envoi aux
différents destinataires. Mais cotte présentation comporte aussi des inconvé-
nients. D~abord, l'acte établi Re présente sous forme do souche, cc qui ne lui
confère pas un caractère très solennel. Ensuite les actes déposés au greffe du
tribunal sont en liasses, co qui ne facilite pas la conservation ct les rochet-
ohes éventuelles. Enfin le coftt do tels registres ost relativement élevé car i l
faudrait du papier de bonne qualité tant pov.!' l'acte que pour les autres fonn'lr
laires qui y sont rattachés.

46. Dans le cas où la formule de registres à volots détachables est acceptée, i l


par~ utile de tenir de tels registres en deux exemplaires (comme au Cameroun)
afin d'éviter oertains des inconvénients mentionnés plus haut.

41. Enfin, il est suggéré de n~incluro dans les actes d'état oivil que les ron-
seignements eSsentiels intéressant direotement l'institution. Les renseignements
purement statistiques no devraient figurer que sur les fiohes de déclaration et/
ou les documents destinés au traitement des données. Cette suggestion vise à
simplifier la procédure d'enregistrement dos événements qui constitue 1 ~un des
principaux objectifs d'un projet d ~ amélioration de l'état civil en Afrique.

DT. CONCLŒIONS

48. On n~a pu aborder dans ce document que quelques aspects d'une réforme éven-
tuelle des textes législatifs relatifs à l'état civil. Il va sans dire qu~uno

telle réforme fait partie intégrante des actions à mener dans le oadre d'un
projet d'amélioration de l'état civil. Ces actions sont multiples et variées
et portent sur tous les aspects do l'ensemble du système.
- 169 -

49. La réforme des textes législatifs ne devrait intervenir qu'à la fin de


tout le processus, une fois qu~on aura mis au point toute la réorganisation
du systèmo et qu'on aura préalablement testé sur le terrain son fonctionnomont.
La rédaction des textes nécessite la partioipation d'une équipe multi-disoipli-
naire comprenant entre autres des juristes, des administrateurs, des planifioér
tours et des statisticiens.

50. On n~a pas jugé utile de recommander dans co document une liste-typo de
sujets. On a tout simplement essayé de donner quelques directives tenant oompte
des pratiques africaines et pcrmet1ant aux responsables nationaux do prendre
des déoisions appropriées sur le choix des sujets à inolure dans leur système
d'état oivil.

51. On a en outre fait des suggestions quant aux formes qui semblent les mieux
appropriées pour la présentation des formulaires d'état oivil, partioulièrement
les fiches de déolaration et les actes, y oompris los registres. On a essBiY'é
de mettre en lumière les inoonvénients et les avantages qui découlent des prar-
tiques existantes en Afrique.

52. Enfin, l~accent a été mis dans le présent document StlI' los naissanoes et
les décès car il semble possible d!apporter des ooléliorations sensibles à plus
ou moins oourt terme dans la couverture de ces deux événements. Mais oela 110

veut P,as dire qll'il faille nég1igor l'enregistrement des autres faits d~état

oivil : mariage, divoroe, adoption ou rejet d'enfant, reoonnaissanoe, etc •••


Il appartiendra à ceux ,qui seront ohargés do réorganiser le système d'état
civil dans leur pa;ys d'examiner les obstacles qui limitent la saisie do ces
faits oompte tenu des structures familiales et des valeurs sociales qui pré-
valent.
A N N E -! E

TABLEAU 1 : Enregistrement des naissances - Sujets :reoommandésp_ar _].~_~_N~ti()~-!L!l.ies ~t JeUJ:'__uti].)~?~tion d~s_ 20 pays afrioai1

~ ~ §
~
•.-1 op
0 ~ 8 ~
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~
~
op (])

~
".-1 al 0
~ !=Cl
0
!=Cl 0
<0
0 l:I:l ç:1 tJ) tJ) tJ) tJ) 8

1)- CaractéristiCluesil.e l'événement


* Date de naissance x x x x x • x x x x x x x x :x: x x x x x
*
*
Date de l'enregistrement
Ilieu de naissanoe
-
x
x
x
-x x-
x
x
x
x
x
x
...
x
x
x
:x:
x
x
x
x
x
x
x
:x:
x
:x:
x
x
x
x
x
x
x
-
x
x
x
* Type de naissance x - - - - - - ... x- - -... ...... x x ... ... ... ... ... x X

~f Personne qui a assisté l'accouchée ... - - - - -... - ... -... - ... ... ... -
... x
* Endroit précis de l'événement
(hospitalisation)
x - x - - - - x x - ... ... ... - - x

II)- Caractéristiques de__:Lrenfant


* Sexe x x JI: JI: X X X x :x: :x: x x x x :x: :x: x x x x
* Légitimité :le -... :x: - -... -... ... x :le
-... :le ... ... ... ... x ... x
-
* Poids à la naissance
* Durée de la gestation
:le - - ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... x

In)- 9axactéristigues de la mère


* Age ou
* Nombre
date de .naissance
total d'enfants nés vivants
:le :le :le :le X :le :le ... :le
- :le :le - - X ... ... x x x

issus de la mère x - :le


- ... - ... ... :le ... X - ... ... ... - ... ... :x: x
* Durée ou da te du mexiage ... - - - ... - ... - ... - x - ... ... - - ... x ... x
/

TABLEAU 1 : Enregistrement des naissances - Sujets reoommandés par les Nations-Unies et leur utilisation dans 20 pays

.~ ~
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op 'r-! 0
~ fG
0
fG 0
<0
0 ril P:l ~ r.o Ui (f.l r.o 8

*'Niveau d'instruotion
* Aptitude à lire et à écrire
- -
Je
- - - - - - x

* Groupe national et/ou ethnique Je - - - -


...
-x x x- ... ... x x x - - - - - x
* Nationalité (citoyenneté)
* TYpe d~actiV'ité
x ... ... x - x - - ... - X

'lI- Profession Je x x Je X Je Je Je Je Je X X X X X X - - x
* Lieu de résidence habituelle
* Lieu de naissance
Je

- ...
x Je

x
Je

Je
Je

X
xU
...
.:L/x
X ...
•... ~ ~
- -
li

Je
-... X
...
Je

:x:
...
...
...
-
X

x
X

IV)- Caractéristiques du père


* Niveau d'instruction ... ... ... ... - - ... - x
* Aptitude à lire et à écrire
* Groupe nationaJ. et/ou ethnique
x
x
...
...
...
...
... ... ...
- - ...
- -
x ...
... -
... -
...
x
...
:x:
-
x
-
* Nationalité (citoyenneté) x - ... x - - ... x x ... - ... ... x
* Type d'activité
*:Profession
x
x
-x -... ...
x
-x x- ...
X
x
:z:
... ...
x x
...
x
...
x
-x x
x :x: x x x x
* Dieu de résidence habituelle ... ... ... x x rU ~.( '2 ... ~ x2J x ... Je X X

* Lieu de nàissance ... ... ... Je Je ... X ... ... ... ... x ... ... x - ... x

11 Lieu de résidence habituelle des parents * Sujets de première priorité - Principe et recommandations pour .
gJ District de résidence du nouveau né Système de statistiques de l'état civil, Série M nO. 19, Rév~ 1
TABLEAU 2 : Enregistrement des déoès ... Sujets recommandés par les Nations Unies et leur utilisation dans 20 pays africains

-- -~- ... - - - ~._- ------ ----- - - - ----~-~--------- ----- - - - - - - - --.-_.- - -

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1)- Caractéristiques de l'événemeD;t


* Date du décès Je X x x x x x x x x x x x x x x x x x ;)

* Date d'en±egistrement x Je x x x x x x x x x x x
'lE- Lieu du déoès x x x x x x x x x x x x x x x - x
* Cause du déoès x x - x x Ji X x x x x x
* Certif'ioateur x x x x
-~ Endroit préois de l'événement x x x X x

II)- Caractéristiques du défunt


* Age du déf'lIDt x x x x x x x x x x x x x x x x x x x
* Age du oonjoint survivant
* Sexe du défunt x x x x x x x x x x x x x x x x x x x
* Etat ma triroonial x x x x x x x ... x x x x
* Niveau d'ïnstruction x
* Aptitude à lire et à écrire
* Groupe nationaJ. et/ou ethnique ... x JI: JI: :le :x: JI: X
* Nationalité (oitoyenneté) x x x • x
* Nombre totaJ. d'enfants nés vivants • x
(pour les femmes en âge de procréer
ou 8.Jr ant d.épassé cet âge)
'1'ABLEAU 2 : Enregistrement des décès - Su.jets recommandés par les Nations Unies et leu.::è utilisation dans 20 pays africains(sui

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* Type d'activité
* Profession - x - x x x - x Je X Je X X Je Je X X X Je

* Lieu de résidence habituelle - X x X x x - - Je X Je X Je Je Je X Je X X

* Lieu d.ennaissance Je x - X Je X - X
- X
- X - - x x - - x

* Religion1! - - - - - - - - - - x - - - - x

* 111)- Caractéristiques des parents


* Lieu de naissance du père - - - x
* Lieu de naissance de la mère - - - x
* Profession du père - - - - - - - - - - - x

* Profession de la mère - - - - - - - - - - - x

* Lieu de résidence habituelle - - - x x - - - - - - x

li Sujet non recommandé par les Nations Unies

* Sujets de première. priorité - Principes et recommandations par un système de


statistiques de l'état civil, Série Mno. 19, Rév. 1
SEMINAIRE DE L'OCAM SUR L'E'TAT CIVIL
ILE MAURICE, 21-29 MAI 1979

AMELIORATION DU SYSTEME
D'El'AT CIVIL EH AFRIQUE

Programme de Sensibilisation et de MOtivation


de la Population

Par

Wesner Joseph
Conseiller Régional
Division de la Statistique
CEA - Addis Abéba.
... 174-

TABLE ms l>Ul.TImES

Paraœ:aphes
Introduotion 1 - 5
Objeotifs de la Campagne de sensibilisation 6 - 9

Justifioation de la oampagne de sensibilisation 10 - 13


Programme d'action ••••••••••••••••••••••••••••• 14 - 28
Sur le plan de l'organisation •••••••••••••••• 14 - 20
Création d'une oellule de oommunication ••• 14 - 19
Création de comités de publicité •••••••••• 20

Sur le plan des moyens de communioation 21 - 28


- la sensibilisation par les organes du parti 21
- la sensibilisation depuis l'école •••••••••• 22
- la sensibilisation par les représentants
réligieux ••••••••• e • • • o.o • • o • • • • • • • o • • • • ~.. 23
- la sensibilisation par les chefs de village 24-
et agents des servioes de vulgarisation.
- la rédaction des fiohes techniques et fasci-
oules publicitaires ••••••••••••••••••••••••• 25
- Organisation d'année ou de semaine d'état-
oivil •••••• .q • • • • • • • • • • • 0 • • • • • • • 0 " • • 4ft • et • • • • • 26
- utilisation de la presse écrite 27
- utilisation de la presse parlée et audio-
visu.elle •••. 0 • • • «) 0 • 0 0 • • CI 0 • 6 •••• 0 • 0 0 • (l •• ., • ô •• 28
- Critique des divers moyens de oommunioation 29 - 40
- Action offioielle à effet de redressement 41 - 43
INTRODUCTION

1. A l'exception de l'Ile Maurice (année 1667) et de Madagascar (année 1888),


l'établissement de l'état oivil en Afrique date de l'époque coloniale.

2. Durant cette période, seuls les colons avaient pour obligation de


déclarer les faits d'état civil qui les touchaient ( naissance, décès et
mariage). Presque à la mtme époque, dans oertains Pa8's de l'A:f'rique
Orientale et plus tard ailleurs oette formalité fut étendue aux asiatiques.

3. L'institution de l'état civil pour tous a un passé relativement récent en


Afrique. La réorganisation du système et le remaniement des textes législatifs
à cet effet ont eu lieu après l'indépendance dans la plupart'des états
africains, c'est à dire depuis une ou deux décades seulement.

4. Malgré les dispositions légales qui depuis font obligation à tous les
groupes de population de déclarer, la couverture des faits d'état oivil reste
encore très inoomplète dans nombre de pays et la qualité des données colleo-
tées peu fiable.

5. Les raisons avanoées pour cet état de choses, parmi d'autres, est le manque
de motivation des populations.

OBJ1OOTIFS DE LA CAMPAGNE DE SENSIBILISATION

6. Reconnaissant le rt3le fondamental d'un système effioace d'enregistrement


des faits d'état oivil et les nombreux avantages tant juridiques, administra-
tifs et statistiques qui en découlent t un grand nombre de pays d' Af'rique
portent depuis quelque temps un renouveau d'intér~t envers Itamélioration des
systèmes existants ohez eux qui pour la plupart sont défectueux et peu
appropriés.

7. Si tous les efforts sont tournés vers l'amélioration de oes systèmes les
ohances de succès sont très limitées sans une vaste oampagne d'information,
de sensibilisation. d'éducation et de motivation des populations notamment
en milieu rur al.

8. Les objeotifs de la oampagne de oommunioation et de sensibilisation sont


donc :
- de faire oomprendre à. la population oe que o'est que l'état civil et à
quoi servent les actes d'état civil
- d'informer la population sur les avantages qu'il y a de posséder oes
actes d'état civil et les ~ ~ d & ~ ~
- de motiver la population à. déclarer à. la I!J.airie ou au Centre d'Etat
Civil dans la juridiction où elle réside les faits d'état civil qui,le
- 176 -

_ de l'informer des efforts entrepris par le gouvernement pour rendre


cette t~che facile.
éventuellement la convaincre à coopérer, parce que c'est un acte civique à
accomplir, une bonne chose pour la population et pour le pa;rs, et
l'amener à déclarer tous les faits d'état civil qui la touchent.

9" La Campagne de oornrm.mication constitue ainsi un support aux efforts


d'amélioration de la couverture de 1 t enregistrement et de la qualité des
données.

JUSTIFICATION DE LA CP.JWAGNE

10. Cette campagne est d'autant plus nécessaire du fait du triste souvenir
que les populations africaines ont d'une façon général.e de tout système relatif
à son dénombrement. Face à ce genre d'institu"hion. leurd réactions, bien
souvent sont les ~mes que celles qu t elles ont devant les rec~ements1 adminis-
tratifs qui leur sont bien connus et qu'ils redoutent"

11. Devant cette situation, la préparation psychologique ou encore la sensibi-


lisation de ces populations en faveur de l'état civil s'impose oomme une
préalable à leur motivation. En effet, ces populations doivent être rassurées
des objectifs de cette institution, convainoues de son intér~t individuel et
national, avant de se motiver pour sa b01U1e exéoution en se transformant en
support solide et indéfectible de l'état civil.

12. Ce n'est pas toujours facile, lorsqu'on oonnatt la mentalité de oes populélf""
tions ooncernées qui se font disponibles, écoutent, assimilent ce qu'()jlleur
dit, réfl60hissent longtemps ou en donnent l t impression et déoident final.ement
de maintenir leur attitude première, craintive et soupçonneuse des intentions
profondes de l'administration.

PROGW~'1E D'ACTION

Sur le Plan de l'Organisation


a) Création d'une cellule de comraunication.
14. La création d'une oellule de communication est de toute importance pour
formuler, préparer le planning et exécuter un programme intégré de communica.-
tion utilisant facultativement aussi bien ~_L'J les "mass mediall que les renoon-
tres face à face avec les populations.

15. Parmi les moyen::~ de communication on peut ici mentionner la radio t la


télévision, les jo-urneaux, les affiches, les m.ches techniques, les réunions
de masse, les films publicitaires et articles publicitaires ••• etc ..
- 177

16. Les gt'oupes de population visés par la oampagne doivent être olairement
identifiés en vue d'un choix judioieux. des thèmes publicitaires et du matériel
qui oonstitue le oontenu des fiohes teohniques.

17. Parmi ces groupes de population on peut citer la population urbaine et


semi-rurale, la popu.1ation rurale, la population estudiantine, les travailleurs
logés en grand nombre dans les camps de travail, les oamps mUitaires, les
fonctionnaires et officiels des corps oonstitués du gouvernement, le corps
réligieux et le corps enseignant etc.

18. Dans l'exécution de son progranune, la cellule de cOrnIl1lU1ication.a. comme


support le oomité de publicité qui doit ~tre représentatif dans tous les cas
que la oa,rnPaoone publicitaire vise la population totale ou la population d'une
région.

19. Il est important que le responsable de la cellule de oommunication ait la


compétence et les qua,lités requises pour remplir toutes las tâches attendues
de lui. Il doit avoir une bonne formation et de l'expérience dans les campagnes
publioitaires, une bonne connaissance des divers moyens de lJOmmunioation tels
que radio, TV, presse ~rite, presse parlée et audio-visuelle ; il doit aussi
être familier aveo les structures et le fonctionnement des administrations
régionales et looales, être au courant des ressouroes en équipement et matériel
dont disposent les agences publioitaires déjà établies sur la place ; il doit
pouvoir faire preuve d'initiative et avoir une bonne capacité de ooopérer avec
les autres servioes pouvant aider à la mise sur pied de la campagne. En plus
~o t1tohoo oitéoa pI.uo .h.a.Ut, il est d'office Secrétaire Exécutif du Comité
de publicité. ct ost lui qui prépare l' agenco des réunions, aussi bien que le
matéri.el d'information et les doouments techniques à soumettre au Comité.
b) Création de Comités de publicité
20. Les membres de oes comités doivent oomprendre les autorités adnùnistratives
los notables, les personnalités respectées et reconnues dans leur oommunauté
et oapahles d f apporter le lJ['estige et le su.pport politique néoessaires aux
efforts dfamélioration dos systèmes dfétat oivil existants.

Sur le Plan des moyens de oommunioation


21. La sensibilisation par l'utilisation des organes du parti dans les PtWS
où il y a un parti 'unique.
../ ..
~ 178-

22. La sensibilisation depuis l'école: on peut valablement utiliser les


écoles pour une sensibilisation à long terme de la population. Cette aotion
&1 niveau des écoles peut être intégrée au cours d'instrœtion oivique. Ce sont
ces enfants qui dans une vingtaine d'années deviendront des hommes et femmes
adultes, responsables dteux-m~mes (elles-mêmes) et de leurs familles respeotives.
Or leur proportion par rapport à la population totale en Pavrs en voie de
développement n'est pas négligeable. De plus, ils peuvent rendre les services
immédiats en propageant au sein de leurs familles actuelles, les nouvelles
idées qu'on leur apprend à l'école sur l'état oivil.

23. La sensibilisation par l'intervention des représentants religieux: les


églises, les mosquées et les temples étant des lieux publics où se rassemblent
les fidèles, les officiers de ces lieux peuvent ~tre associés à l'notion con-
sistant à sensibiliser la population en faveur de l'état civil. Aussi à l'occ&-
sion des cérémonies religieuses une ou deux séances pourraient ~tre consacrées à
l'état civil.

24. La sensibilisation par l'intervention des chefs de village : Au niveau du


village, il faut utiliser le ohef, les notables, les agents des services de
V'1.'W-garisation pour une action dt incitation de la population à déclarer les faits
d'état oivil.

25. La rédaction de fiches techniques et fascioules publicitaires. Les fiches


techniques et fascioules publicitaires doivent ~tre préparées oomme guide et
matériel de publicité à l'usage des différents groupes mentionnés plus haut.

26. L'Organisation d'année ou de semaine d'état civil, nationale ou régionale:


avec la participation de tous los responsables d'état civil de la région
concernée; avec l'appui intensif de la radio, de la télévision et de la Presso;
avec la participation de la population invitée à donner son opinion sur l'insti-
tution et à présenter ses suggestions à cette oocasion ; avec distribution de
brochures publicitaires ct affichés. A cette occasion un "Pt'ix état civil"
pourrait ~tre remis aux mamans d'enfants nombreux qui auraient présenté tous les
actes de naissance correspondants.

21. L'utilisation de la presse écrite: les articles du genre "flash" ou de


fond peuvent être publiés dans le quotidien national Ou dans les journaux
locaux. De plus, uno interview publiée du coordPl,,;tp du projet· état oivil
e st aussi ut ile.

28. L'utilisation de la presse parlée et audiovisuelle: par le truchement de


ln. radio et de ln. télévision, une partie appréo.iable de la population peut ~tre
- 179

CRITIOUE
"=
DES DIVERS IDYENS DE CO:MJI;IDNICATION

29. La radio souven-c considérée en Afrique oorrnne moyen effioace de "mase-


oommunication'n'a-c-ceint en réalité qu'une audience limitée et ~rivilégiée.

D'abord il n'est pas toujours facile de déterminer le territoire du pays qui


est couvert d'une façon satisfaisante par les émissions-radib. _ plus les
studios d'émission se trouvent le plus souvent localisés dans les villes ou
les responsables de la programmation et de la production sont membres de
l'élite urbaine. En oonséquenoe la majorité des programmes se trouvent ou
oonsoiemment ou L~consoiemment destinés à une élite.

30. Une autre limitation de la radio en tant que moyen de "mas&'oOomnrunioation"


est la distribution des récepteurs dans 10 pays. Il est vrai que leur nombre
a sensiblement auementé avec l'apparition des I;l.transistors ll , la distribution se
trouve encore linûtée aux centres urbains et agglomération avoisinantes.

31. Dans nombre de pays afrioains, la distribution des Postes récepteurs parmi
les masses rurales est encore faible et la portée d'un programme efficace de
oommunication par la radio reste limitée aux centres urbains et agglomérations
voisines.

32. Le faible taux d'alphabétisation et ltétat archa!que des routes en Afrique


oonstituent autant de limitations à l'utilisation des mass-media oomme moyens
efficaces de communioations.

33. Les campagnes de publicité menées jusqu'ioi en Afrique sont malheureusement


le plus souvent rnodélées sur les campagnes réalisées dans les pays industriali-
sés. Elles sont courtes, pas au point et "message orienté".

34. Les études faites de.ns les PEJ;Y's en voie de développement ainsi bien que
dans les centres industrialisés ont démontré que les ~f oonsidérées
isolément, ne sont pas effioaces pourpers'Uader les groupes de population visés
à adopter de nouvelles idées. Car, il ne suffit pas d'informer, il faut
qu'ultérieurement les populations visées soien:h:~: ~ées, dM.s le oas qui nous
ooncerne à l'idée de se présenter aUX CentrCSd t état oivil dans leur juridiotion,
ohaque fois qu'il survient dans leur foyer un fait d'état oivil.

35. Un spécialiste on communication suggèro quo l'individu avant d'adopter


une idée nouvelle passe par 5 étapes successives.
- 180 -

Peroeption
intértt
Essai
Evaluation
Adoption

36. Los études, dont il est fait mention plus haut, ont montré que les mass
media sont particulièrement utiles et efficaces à aiguiser la perception et à
susciter ltintér~t dans une nouvelle idée. Une .fois que la perception et
l'intér~t sont crées, l'évidence suggère que l'influenoe des leaders d'opinion
fournit par ces communications face à face avec les cornrmmautés ~ stimulus qUi
fait passer l t individu des étapes dt essai et dt évaluation à l f adoption de
l'idée nouvelle.

31. Les leaders d'opinion sont ceux qui, placés dans un système sooial donné,
sont capables d'influencer le comportement et les attitudes des individus dans
leur oommunauté d'Ulle façon régulière. Les leaders d'opinion jouissent de oe
privilège à cause de leur adhérence aux normes socicl.es de la oomntlU'lauté où
ils se trouvent. Ils sont vus le plus souvent comme "super-normative".

38. On doit se rappeler qu'en général, autant qu'il y a de oommun entre deux
personnes autant quo la oommunication est facile et la oonfiance récinroque
aisée.

39. Les communioations face à face et les réunions de masse sont très efficaces
dans les sociétés à. struct'LlI'es traditionnelles, rurales et semi-rurales, presque
toujours méfiantes des messages radio et autres mass media uontr81és par le
Gouvernement, uniformes dans leur présentation et remplis de rhétoriques des
bienfaits de la modernisation.

40. Les leaders dt opinion peuvent se trouver PGU'mi les représentants régionaux
ou looaux du Parti ; Parmi lo;...corps enseignant, lé corps religieux ou le corps
médioal ; parmi los responsables des services de vulgarisation ou toute person-
ne exerçant une influence et UJ:1;} autorité morale sur la oommunauté.

ACTION OFFICIELLE A EP.B']TIl DE REDRESSEMENT.

41. Regularisation de l'état civil dans une région, une zone ou. une localité
ootte action porte sur la régularisation de 1 t état civil dans un délai fixe,
dans uno région, une zone ou uno looalité.
- 181

42. Création de cimetière central. il est courant en .Afrique que les parents
enterrent leurs morts à. domicile, dans une portion de terre à ctlté de la oase
d~habitation. La création de cimetière central fera obligation aux parents
d'obtenir un permis d'inhumer et de déclarer le décès.

43. Obligation faite à la population de présenter les actes d'état oivil


lons de la constitution des dossiers que ce soit pour l'inscription à. l'école,
pour obtenir une oarte dtidentité:iIit pour oonstituer un dossiar queloonque.
SEMINAIRE 0 CAM
SUR LA REFORME lE L~ETAT-CIVIL

(MAURICE, 21 AU 29 MAI 1979)

POINT 8 - AUl'BES REFURMES

Sylvère WOICY
Coordonnateur Régional
F NUA P
6.1. Traitement des données de l'état civil

Le document intitulé "La Situation de l'état civil dans les PéWS


de l t OCAW' a fait un tour d 'horizon des- pays concernés par 1'étude et a
abouti aux conclusions relatives à une immense possibilité d'exploitation
des données recueilles et à une exploitation limitée de celles-ci.

a) Les données recueillies

Elles peuvent se résumar à celles contenues dans le tableau qui


est tiré de la page 258 du document porté en référence au paragraphe 6. 1..

-
-'-mvenéniëtit' Données prioritaires recmeillies
-
* Date et lieu de naissance ,•
Naissance * sexe de l'enfant ,• 1
* professions des parents; -1

* .
date et lieu du-décès 1
Décès * sexe du défunt •1
* .
date et lieu de naissance du déf\mt •
--* état matrimonial. .' ..

* date et lieu de mariage ,•


Mariage * dates et lieux de naissance des futurs époux • , .
* professions et domiciles des futurs époux. ..

L'ensemble de ces données prioritaires permet de construire des


tableaux croisés présentant un intérllt démo,'j'I'aphique inoontestable. Etant
donnée la. disponibilité de toutes les données si;'5!lalées dans le tableau
précédent, il suffirait de clisposer d'un état civil satisfaisant pour pré-
tendre valablement aux études indiquées dans le paragraphe qui suit •

..-.1•••
- -183- -

b) Les études possibles


Il s'agit des études possibles qu'on pourrait faire à partir
des données s~gnalées précédemment et qui sont éffeotivement saisies et
enregistrées :

i) la répartition des naissances par unité géographique ;

ii ) la distribu.tion des naissances par sexe ;

iii) la répartition des naissances selon les professions des parents ;


iv) la distribution des décès par unité géographique;

v) le phénomène du mouvement migratoire intérieurs en croisœil


les lieux de décès et de naissance du défunt ;

vi) 1* évolution des décès selon 1'état matrimonial des défunts ;


vii) la répartition des mariages par unité géographique ;

viii) la répartition des mariages suivant les ~s des époux ;


ix) la répartition des mariages selon les professions des époux,
etc • ••

0) L'explOitation des données recueillies dans les grandes villes


Il est également admis que la collecte des données d'état civil
dans les grandes villes est relativement satisfaisante. Il serait souhait~

ble que leur exploitation reçoive une plus grande attention en vue de
permettre une ana~se plus approfondie dos phénomènes étudiées.

d) L'exploitation effective et actuelle

Elle est carente ou simplement limitée. L'illustration de ceoi.


en est faite par le tableau ci-après tiré du document porté en référence,
page 259.

...1.··
--1a/-

~ = ::::>-c:::--=--=-=-=-=-=-=-=~~·=-=-=-=-=-=r=-=-=-=&4~=_·=·· . :::r.,"::::._=.,' .. =-=.. . . =_.. =:.... :=--:...... ==-=-=.. . =-=-=-:-=-=--=:--


Etat Exploitation actuelle
I----------------.. . . --.-·---~-------:----------- ..I
01 - République Unie du Cameroun exploitation non assurée, projet en oours
I----------_._---------+~--_.--------
----.-.~.--_. ----------
02 - République Centrafrioaine exploit~tion limitée assurée uniquement pour
Bangui : simple ~ des évènements

03 - Côte d'Ivoire pas~dtexploitation, projet à envisager


après exécution du recensement général de la
population pr8Vl1 pour février 1975

, 04 - Dahomey -a pe~ne cormnencee ; se l'J.IlU·te aux '. ":",,,1J!1lIW


publicâtion du décompte des naissances, des 1

décès et des mariages par uni té Administratif

05 - Gabon - exploitation limitée au niveau de Libreville


simple dé~ des naissances et décès par
mois et par sexe et par mois pour les magLages

06 - Haute Vol ta - pas d'exploitation

07 - Madagascar - exploitation mécanographique ~11œécfaite


pour tout le pays par l'INSEE étude par pays

08 - Ile Maurice - exploitation mécanographique détaillée faite


pour tout le pays •• voir étude par pays 1

09 - Niger 1 - pas d'exploitation -',


10 - Rwanda - exploitation limitée, manuelle •• pour
... les mariages ,• répartition par sexe et par
âge poux les doux autres évènements

- - =-=-=-=-=-=-:=-.;:-:-=-==-: ..==-~~~~g-e:~~~~~=_=_=_=_=~=_=-=-=__~
- 185 -
En oonolusion, il appara!t que les diffio~ltés d'exploitation
des données relèvent de deux facteurs déterminants :

i) le oentre de traitement des dOnnées, bien souvent, n'est pas


destinataire des documents à traiter pour une SXIG'''*tSbn
approfondie des données d*état civil recueillies ;

ii) lorsque oe oentre de traitement des données en est destinataire,


il se trouve bien souvent que les transmissions des documents
à traiter sont mal assurées et accusent des retards et des
interruptions néfastes à une exploitation suivie.

e) Précautiotaélémentai:res à prendre pour assurer une bonne exp10itp.tion


des données diSponibles.

i) établir un cirouit simple et rapide de transmissions des


données à traiter depuis le oentre d'enregistrement au oentre
de traitement ;
dans
i1) prévoir/la loi un volet destiné aux traitements des données 1

ii1) mettre au point un s,ystème de oontrele permanent pour veiller


à la régularité .de la oirculation des documents suivant le
circuit établi ;
iv) maintenir une exploitation manuelle des documents au niveau
des oentres d'enregistrement pour l'établissement des états
réoapitulatifs ;

v) amener les oentres de traitementàaméliorer le traitement des


données oontenues dans les doouments reçus en adoptant une
exploitation méoanisée ;
vi) amener les oentres de traitement des données à prendre l'habi-
tude de publier les résultats de l'exploitation effeotuée.

6.2. L'analyse des données


Malgré l'insuffisance de l'exploitation actuellement assurée dans
les PÇ\YS intéressés, quelques estimations fragmentaires- des taux de oou-
verture des évènements enregistrés ont pu etre faites ~ obtenues, soit
pour l'ensemble du pa;vs , soit peur la oapitale.

.../ ...
- 186-

Ces résultats peuvent t3'tre consultés dans 10 tableau qui suit et qui est
tiré de la page 261 du document porté en référence.

...e:::-c:-=-=:'*"C:"'='C:-=:-e: : c-c c-e::-<::::--=-=-c:-e=-e:-e:-e::-c::-=-e::-e::-e=- F-=-;=-=-=-e:-e::--=-e::-e::-e=


~. - ~ ~
_--" -._-
.;-- .. ... ~-
-
. - .. '.- - - --- - -
.- . -
CAPITALE ENSEHBLE PAYS
ETAT
Naissance Décès Mariage Naissance iIIlécès Mariage

01 - Cameroun 94~2 35!7 26;-7 ••• ••• • ••


02 - R.C.A. .80",3 13',6 • •• ••• • •• • ••

03 - cete d 'Ivoi~ ••• ••• • •• (~6fO) (20;0 ) (5;'0)

07 - Ile Maurioe (100) ( 100) ••• (100) 80 • ••


. ... ..
08 - Madagasoar 98~ 1 (1 ) 50,2(1) 35,4 (1 ) 76;6 50,9 13;-8
.
.'
10 - Rwanda ••• ••• • •• 51,2 26,0 20,3

11 - Sénégal ••• • •• • •• 50,3 23,4 • ••

13 - Togo (88;8)(2) (13,:)(2 ••• (68~2) (21,4) • ••

( 1) Ces taux sont calculés pour la Provinoe de Tananarive -


(2) Ces taux sont donnés pour le secteur urbain -
(3) Signifie que les chiffres indiqués proviennent soit de la Direction de la
Statistique, soit de la l~irie de la ville ooncernée -

Ces estimations permettent de faire les constatations suivantes :

* la couverture de l'enregistrement est plus complète en milieu


urbain qu'en milieu rural;

* l'enregistrement des naissances est dans l'enBemble satisfaisant ;


c'est certainement le fait d'état civil le miiàEua~prêhendê r

* la saisie des décès.nécessite encore de gros efforts, meIDe dans


les centres urbains, en dehors du cas de l'Ile Maurice.
/'

. ges est ~elq'lle


o La situatien a.e }., en:re~ st;rement <les
0-
1'll8Xl.a

1?eu. ~éÎjan:tet car "1.es tram. tiens locales, solidement ancrées àans les

habitu.des de la populatien, résistant enoore aUX pratiques modernes de leu:r:

saisie. En effet, le caraotère traditionnel des maxiages et lA oaraotère

sooial i.nsta:uxé pour l'ordre moral restent enoore incompatibles dans le

contexte des réalités africaines.

Dana les pays où une tentative a été faite pour déteminer la

oouverture des mariages, nous laissons les chiffres parler ~es~

On voit donc que le problème de la saisie des mariages reste entiEœ.

A notre avis, seul le temps apporwa une solution ai'fioaoe à un men 1 sur

enregistrement de cet évènement.

6.2. .. ~ et réoupérati,on des documents

a) Stookaœ ou OOllSemtion des documents

LI enregtstrement d'un acte se fait, avec tau t au plus,

un maximum de cinq (5) volets de l'acte répartis entre cinq

(5) destinations (of. chal'. relatif aux oiroui ts de tra.nsmisaion)~

Chacune des destinations ne Joue


. pas foroément le rele de lieu de oonse~

tion car le but de leur rassemblement à oet endroit ne relève pas de la m~me
raison. En e~fet, en oonsidérant l'aote fondamental
qui oonsti.tue le document
principal qui détermine les 5 dest:i.na tions
et oriente les dixeotio'h<'l
..= des allll,I.1;JS
4-._
actes,
.
notamment,
l'acte d .
e .n.aJ..9sa.noe, les 5 destina.ti ons se présentent dans
1 f ordxe suivant :
- 188-

..
Aote Destination

de 1. Un eJCemplaire reste dans la souohe du reg[sb:e


l) (regoit en marge, transoription du mariage
L) et celle du déoès avec possibilité de oon-
trtl12 et de reoonstitution.) _
Naissance 2. Un exemplaire est remis au déolarant (il est
irréoupérable car il sert à l'utilisation
personnelle de l'individu)~ Il ne peut dono
reoevoir auoune nouvelle inscription.

3. Un exemplaire e~t adressé à la municipal! té


du .village de l'interessé
(l'ensemble des aotes émis dans un m&1e centre 1
d'enregistrement est diffioile à rassembler.
Mais cet exemplaire regoi t en marge la trans-
oription du mariage et du déoès)

4. Un exemplaire est envoyé, pour conservation et


éventuellement pour contrele au greffe du
tribunal. Il reooi t, en marge, transoription
du mariage et déoès

5. Le dernier exemplaire, volet statistique est


adressé au centre de traitement des données.
Il ne reooit auoune nouvelle inscriptio~

En conolusion, il a;ppara!t que sur 5 destinations des différents


volets d'un acte de naissance :
i} deux destinations, à savoir, le oentre d'enregistrements ayant
émis Paote et le greffe du tribunal, conati tuent des lieux de stockage ou
de conservation. Stookage ou conservation apparatt oonnne l'objectif principal
de l'envoi des documents oorrespondants à ces endroits. La oonséquence
heureuse de oet objeotif est qu'à chacun de oes lieux, un contrele quelconque
(administratif et/(JU statistique) est possible. De plus, en oas de dispari-
tion ou de destruction d'une des souroes de stockage ou de conservation,
l'autre permet la conatitution par duplioati.on etc•••

. ./...
~
- 189-

li) une destination, la munioipalité du village natal de l'interessé,


permet juste un contrele limité à l'individu natif de oe village, les autres
des
volets des aotes/autres individus non natifs de ce village, se trouvent ailleurs.

lli) et, les deux dernières destinations, déclarant et centre de trai-


teroent des données, restent irréaupérables.

On ne peut donc garantir le bon fonctionnement d'un tel système que dans la

bonne oirculation des à.oouments de lem: point de départ (centre de ua! teroent
des données) sans oublier les trois autres destinations qui doivent ~tre

respectées (déclarant, municipalité du village natal et greffe du tribunal)

b) Récupération des d~~neF~s

La récupération des documents utiles se fait dans une triple optique:

i) assurer la conservation permanente de l'information recueillie


utilisable aux fins admimstrative et statistiqu~

ii) garantir la reoonstitution de l'information disparue ou. détru.i te

paJ:! duplioation.

ill) procéder aux différents contreles indispensables.

Le paragraphe a) précédent indique les différentes destinations

auxquelles oette récupération peut et doit se faire.

6. 3. Organisa tion adminis t-.cative du s ys tène d' éta_t... oivil


On se reportera au chapi tre relatif à ce sujet.

6.4~ Autres approohes do l'amélioration du système d'état ci"4.1

loi aussi, on so rCIJOrtera 3,U chapitre 8 b) relatif au développement

de l'état civil au niveau des communautés ruxaJ.es.

~ ..1.. ~
ORGANISATION CQ1.1MITNE AFRICATh"E "f_. 1')0 _/.::
l,) I .. 0
a ",.,)
El! WiURICIENNE
O.C.A.l\.~.

SIDmiIAIRE OCAM SUR LA REFORME DE L ':mAT CIVIL

(Maurice, 21 au 29 Mai 1979)

Pt. 8 b : Autres réformes :

Trai tement, stockage et Elctraction des


statistiq~ de l'Etat Civil.

JOan LINDSAY
Aé,"Cnt de reche:rohe
Section de la Statistique de
l'Etat Civil et des registres
des maladies
Division de la Santé
Statistique CANADA
- 190-

Introduction

Les statistiques de l'état civil servent à deux fonctions princi-

pales 1) établir des certificats à partir des actes de l'état civil et


2) produire des statistiques. Il est probablement souhaitable et peut-

être bion plus efficace qu'un seul organisme remplisse les deux fonctions.

Au Canada, cependant, los provinces assrunent la première fonction et l'ad-


ministration fédérale, la deuxième.

Je traiterai d'abord de l'évolution du rôle de l'aŒnL~stration

fédérale et de celui des provD1coS en ce qui concerne les statistiques de

l'état civil, surtout depuis 1945, et du rôle qu'a joué le traitement des

données à ces deux paliers de gouvornement. J'aborderai eùSuite certains

aspects du stockage, de l'extraction dt du traitement des statistiques

de l'état civil à Statistique Canada à l'heure actuelle et de certaines


utilisations concrètes et possibles de ces données.
- 191 -

Responsabilités de l'âdministration fédérale et des proVinces

à l'égard des statistiques de l'état civil :

Selon la constitution, les responsabilités à l'ég2~d dos sta-

tistiques de l'état civil sont partagées: l'administration fédérale est

chargée de la production de statistiques et les administrations provinciales

sont responsables de l'enregistrement des actes de l'état civil et de la

délivrance des certificats. La création de l'organisme fédéral chargé de

la statistique, COTlllU d'abord sous le nom de Bureau fédéral de la statis-

tique puis de Statistique Canada, remonte 2, 1918. L'une des premières

séries statistiques élaborée et produite fut la statistique nationale de

l'état civil.

L'administration fédérale a adopté une loi-type de la statis-

tique de l'état civil et a incité toutes les provinces à l'appliquer.

Cette loi a servi de base à la collaboration avoc les provinces et a per-

mis de tenir des statistiques de l'état civil uniformes à l'échelle natio-

nale.

L'adoption e11 1945 d'une loi prévoyant le versement d'alloca-

tions familiales, c.-à.d. une sonnne d'argent verséestous les mois pour

ohaque enfant de moins de 16 ans, a inoité la population à déclarer toutes

les naissances. Par suite de l'adoption de cette loi, Statistique Canada

devait envoyer des répertoires mensuels des naissances au ministère fédéral

qui octroyait ces allocations pour permettre de vérifier la validité de

chaque demande de prestations. Statistique Canada établissait également des

exemplaires des répertoires des naissances, des mariages et des décès pour

aider les provinces à tDouver les actes de l'état civil.


- 192-

Pour chaque événement, une fiche-répertoire et uno fiche statis-

tique étaient perforées. Les fiches statistiques étaient mises en forme

et utilisées pour permettre la totalisation des données comme leur nom

l'indique. En outre, dos fiches de modification étaient perforées à par-


tir des formules de correction ou de modification reçues.

De 1945 à 1965, les méthodes de traitement des données ont

commencé à se perfectionner. Au début, le traitement des doru~ées compor-

tait l'utilisation de trieuses et de tabulatrices. Au début des années

1960, on a commencé à utiliser l'ordinateur.

A mesure que la demande de donnéos à jour s'accroissait dans

les provinces, plusieurs d'entre elles ont commencé à trouver inacceptable

le délai d'élaboration des répertoires et des totalisations do Statistique

Canada.

Elles ont donc entrepris de mettre sur pied leurs propres ser-

vices de traitement des données, et Statistique Canada a oommencé à leur

payer les exemplaires des dossiers lisibles par une machine, d'abord

sous forme de fiches, p~ùs sur bandes magnétiques. En effet certaines


provinces avaient connuoune expansion et n'avait pas besoin de l'aide de

l'administration fédérale. Cependant, en raison du manque de ressources

ot de la taille do lour population trop réduite pour nécessiter l'utili-

sation du système de traitement des données, toutes les provinces n'ont

pas établi leur propres services de traitement des données.

stockage des données

Le stocl~acoo des dossiers de la statistique de l'état civil cons-

titue un aspeot de la collaboration ontre l'administration fédérale et les

provinces. Lorsquo les bureaux provinciaux enregistrent les actes de l'état


.. 193.....

civil, ils leux donnent un numéro (un pour chaque événement) dans des volumes

de 999 dossiers. Les dossiers sont microfilmés, dont un exemplaire est envoyé

à Statistique Canada et l'autre est conservé par la province. Ils sont conservés

par volume pour cbaque événement. Les dossiers sont reliés en registres, le

nombre de dossiers par registre étant fonction de la taille des formules. (Un

volume peut ~tre constitué de plus d'un registre).

Gr~e à ce système de stockage en double, Statistique Canada et

les provinces sont protégés contre la perte dt actes de l' état civil qui

pourrait survenir à la suite d'une oatastrophe. Si des dossiers étaient

détruits à un endroit, on pourait se servir des doubles pour les reproduire.

Le:: numéro d'enregistrement comprend un numéro de volume à trois

chiffres et un numéro de dossier à trois chiffres. Ce numéro ainsi que

1'armée de 1'événement et le code de la provinc€UOQnstituent un numéro unique

qui peut servir à extraire des actes de l'état civil ou des résumés lisibles

par une machine créés à parfu des actes de l'état civil.

'.Iraitement des données - si tua tion actuelle :

Al' heure actuelle ,certaines provincES peuvent extra.i.xe des

statistiques de Pétat civil '~ l'aide de microfilms et m&e d'ordinateurs

au lieu d'effectuer des reoherches manuelles dans des répertoires puis dans

des registres d'actes de l'état civil classés par numéro.

A Statistique Canada, les statistiques de l'état civil sont main-

tenant traitées à l'aide d'une banque électronique de données. Cette banque

pem.et un accès sélectif aux données stockées sur disques par opposition au

traitoment séquentiel qui se fait à l'aide de bandes magnétiques qu'onuti-

l isai t avant 197.3.


Une fois en possession des données, Statistique Canada les codes

(si cela n'a pas déjà été fait par ln province qui les en~oie), les intro-

duit dans le fichier central et les met en forme. Ensuite, on éxécute les
totalisations. Une fois les données annuelles mises en forme, elles sont

stockées sur bandes et non sur . disques. Nous pourrons peut~tre conserver
.
les données sur disque un jour, à l'heure actuelle, il en oottterait beau-

coup plus che~. Cela pourrait devenir prntique seulement si on les utili-

sait très s~lvent, c'est à dire si plusieurs totalisations étaient exécu-

tées chaque semaine.

Les données sont soumises à une vérification minutieuse et lorsqu'on

ne peut résoudre une erreur découverte en obtenant les rennseignements

exacts à partir des exemplaires microfilmés des statistiques de l'état civil,

on communique avec les pronvinces. On effectue des contreles de validités

et de corrélation. C'est-à-dire que chaque code de chaque poste doit 6tre

valide et certaines valeurs de certains codes doivent oorrespondre à un

autre oode. Par exemple, certaines causes de décès ne s'appliquent qu'aux

hommes ou aux femmes ou à certains groupes d'ages.

Deux éléments en particulier ont un ,'STand nombre de valeurs diffé-

rentes. Ce sont les codes géographiques (pour toutes les municipalités oomp-

tant 1,000 habitants ou plus) ct les causes de décès qui Imllrt codées selon la

Classification internationale des maladies adaptée en usage aux Etats-Unis

(CIIlA). Ces deux éléments sont stockés dans des "répertoires de données"
qui sont la source de renseignements permettant de vérifier les codes des

dossiers au moment de la mise en forme. Les répertoires servent également

à produire des totalisations. Les codes sont assortis à leurs équivalents

alphabétiques qui servent à créer les titres ou rubriques des tableaux.


195 ...

Les dossiers traités comprennent environ 360,000 naissances,

170,000 décès, 3,000 mortinaissances et 200,000 mariages par année. Au

lieu de verser los données du répertoire et les données statistiques à

des dossiers distincts, on crée un seul dossier pour cha~le événement,

et les modifications sont apportées aux dossiers originaux.

Elaboration récente d'une base de données sur la mortalité

L'un des objectifs de la Section de la statistique de l'état

civil de Statistique Canada est l'élaboration de bases do données ohro-

nologiques aocessibles sur l'état civil. Jusqu'ioi on s'en est tenu

uniquement aux données sur la mortalité en raison de la prossion qui

s'est exeroé pour qu'on utilise ces données à un certain nombre de fins.

Il pourrait peut~tre ~tre utile de mentionner brièvement quelques-uns des

problèmes auxquels nous avons fait face pour améliorer oes données et les

erreurs à éviter à cet égard :

1. Nous avons constaté que nous n'avions pas les renseignements du réper-

toire lisible par une maohine d'une province pour toute une année et

qu'il fallait les reproduire à l'aide du miorofilm du répertoire. Il

est donc évident qn'il faut avoir plus d'une copie de chaque document.

2. Les systèmes de codage doivent etre uniforme et de préférence identi-

ques. Cela n'est pas toujours possible. Par exemple, les oodes géograr..

phiques des comtés ou des divisions de recensement et des municipalités

ont changé avec le temps. Les régions ont été fUsionnées ou subdivisées
ou les limites ont été oomplètement modifiées dans le
.'

--~ô-

cadre de la réorganisat ion dos divisions de recensement. Dans ce dernier cas,

on ne peut à peu près rien y faire ; cependant, dans les deux premiers cas,

les répertoires de données chronologiques peuvent servir à éviter de recoder

des régions pour les rendre canpàiûbles chaque fois que les données sont uti-

lisées. Ces répertoires contiendraient au oours d'un certain nanbre d'années

tous les codes qu.i équivaudraient à la miine région. En fait, nous ne disp~

sons pas encore de répertoires de données pour régler ces problèmes, mais nous

projetons d'en. avoir bient8t. ra deuxième meilleure solution est de tenir des

dossiers précis et complets. des codes avec assez de détails pour que les ren-

seignements puissent ~tre interprétés oorreotement par les personnes qui ne

sont pas familières avec les détails des modifications qui se sont produites.

Sans dooumentation suffisante, il est certain que les données seront mal uti-

3. lisées.• Les dOlUlées sont plus faciles à tltiliser s'il n'y a qu'un dossier par

personne. Pa.rm i les travaux effectués jusqu ~ ioi, l'une des t~es les plus

importantes a été la fusion des dossiers de mcxlifioation aveo les dossiers

régionaUx (des dOimées sur la mortalité de 1950 à 1973). Il est beaucoup plus

faoile d'inoorporer les ohangements dïrecrtement dans le dossier en tenant un

dossier canplet des modificat ions apportées. Il est également utile de verser

d'autres renseignernents sur le ncm de famille dans le dossier originaJ._ pour trouver

les actes de l'état civil d'un individu.

Postobservation médicale informatisée ;

Par suite de la prévoyance de ceux qui, en 1945, ont élaboré la


loi-type de la s-I;atistique de l'état civil et du perfectionnement ulté-

rieur des méthodes da.~des dormées, nous avons des données


- 197-

portant sur presque trente ans qui sont uni:fonnes pour los provinces et

qui ont été mises sous une :fonne lisible pa:t" une machine aveo soin et

précision. Nous avons la chance de disposer de données nat ionales qui

peuvent servir à de nanbreuses :fins d i:f:férentes. (Les :fiches etat ist iques

les plus vieilles dont nous disposons ont été créées pour les données de

1949, bien que nous totalisions rare.'îlent les données pour oette année,
mais à partir de 19.50). Les renseignements recueillis au oours des

années varient jusqu'à un certain point f et i l y a oertaines di:f:férenOes pro-

dans le nanbre de données déclarées à divers manents par dif':férentes pro-

vinces. Ce penda.rrli, l'essentiel des renseignements statistiques :fondamen-

taux a toujours :fait l'objet de déclarations minutieuses, et on a aooordé

une attention partioulière à la qualité des renseignements d' ident i:ficat ion

de sorte que les statistiques de l'état oivil peuvent ~tre extraites lors-

qu t il Y a une demande. On peut non seulement e:f:fectuer un gr-and nanbre

dt analyses stat ist iques à 1 r aide de ces données, mais on peut aussi coupler

oes dossiers à d ~ autres dossiers et aocroltre ainsi le oorpu.s de oonnais-

sances permet-liant d'analyser les problèmes de santé.

Un certain nanbre de genres de risques pour la santé peuvent

3tre détectés grttce à la postobservat ion des malades après qu i i l ont été

exposés à divers agents. On peut :faire des associations statistiques entre

des agents et des oauses particulières de déoès qui peuvent :faire ressortir

la nécessité de procéder à une enqu~te appro:fondie. c'est le cas notamment

de la nécessité d'enle'Vm'" ou de d:imdnuer dos substances dans l' environnement

ou dans les lieux de travail et de la suppression de certains médicaments

du marahé ou de la réduction de leur emploi s'ils sont dangorau.:x:.


_.. ,..
- 1~­

Les techniques informatiques perfectionnées* permettant de cou-

pIe:: des dossiers à l'aide de dossiers des statistiques de l'état civil et

d'autres données sur la scmté. Les techniques de mémorisation par or di-

nateur font des proGTès continuels, et il est maintenant plus facile de

stocker de grandes quantités de données couvrant de longues périodes.

Statistique Cenada est en train d'élaborer un système génsral de posto-

servation médicale en collaboration avec le Service d'épidémiologie de

l' Ins ti tut national du cancer du Canada; ce système facilitera le couplage

des dossiers. En réalité, i l s'agit là du domaine qui me touche le plus.

Un certain nombre d'études ont été proposées. Certaines sont en cours et

quelques-unEtl sont déjà terminées. Bon nomb:ce de ces études comportent

l'examen des risquesprofessiannels et du nombre excessif de causes connexes

de décès.

Lorsqu'il s'ab~t de nombres assez petits, ce genre d'étude peut

être effectuée ID?nuellemont; on assortit alors les autres données à un

répertoire de mort2~ité. Les facteurs les plus importants sont ~, q~~tité

et la qualité des renseignements d'identification et l'uniform1té dans le

codage des divers éléments. Ce sujet ne suscite peut-être pas un intérêt

immédiat, mais j'en fais état pour donner une idée des utilisations possibles

des données pour la recherche.

*La méthode de couplage des dossiers a été élaborée au Canada :p:rii.nC.ipaJ.ement


par R.B. Newcambe, l.P. Fellegi, et A.B. Sunter.
- 199-

Conclusion :

En conclusion, il a été éta~li qu'il est possible de remplir les

fonctions statistique et administrative de façon distincte pourvu qu'il

y ait suffisamment de collaboration entre les organisations ou les admi-


"
nistrations publiques intéressées et :une uniformité dans la collecte des

données. Les deux: fonctions doivent être compatibles~ Tout pays a avan-

tage à ce que ses données soient compatibles sur son territoire et aveo

celles des autres pays pour permettre la réalisation d'études épidémio-

logiques et démogJ:'aphiques comparatives.

Remerciements:

Je tiens à remercier M. John SiIL~s, chef de la Section de la Statistique


de l'état civil et des registres des maladies dont le préedeux: concours et
les renseignements historiques qu'ils a fournis ml ont permis d.e rédiger le
présent document ainsi que les autres membres de la Division de la santé pour
les renseignements qu'ils ont donnés sur divers aspects du présent document.
ORGANISATION COHrmNE
~ICAlNE Er Ii1AURICIENNE
O.C.A.M.

Sém inaire 0 .C .A.M •

sur la Réfome de l t Eliat - Civil

(Maurice, 21 au 29 mai 1979)

pt 80 1 Autres Réformes a

Organisation Administrative d'un EtY'sIIème d'Etat-Civil

Jea,n...:.rYiaro Frédette
Professeur f Département de
Médecine Sociale et Prévent ive
Université Laval
9lébec
-200-

INTRODUCTION

Par système d' état oivil nous entendons "le système légal et adminis-
tratif qui d'abord sanctionne l'existe.nce légale d'évènements tels les naissances,
les mariages et les décès et qui de plus, s' intéresse aux statistiques qui dé-
coulent de tels évènements, soit les statistiques du mouvement de la population".
Un vrai ewstème d' état civil doit oependant aller au-delà des naissances, des
mariages et des déoès pour englober aussi les diV1tl'oes et autres types de l'Uptures
d'unions, les adoptions et les changements de nans, de m&e que pour 3tre oanplet.
les morts foetales, les légitimations, les reoonnaissanoes de patemi:hé, les
annulations de mariage et les séparations légales.

D'ABORD CINQ GRANDS PRINCIPES D'ACTION

Le modèl e d' organisat ion adm inistrat i va que je propose pour le fono-
tionnement .d'un système d'état oivil repose Ca) sur l'aotion manifeste et
fonnelle d ~une agence nat ionale unique ; Cb) sur l ' intégrat ion rat iannelle de
données légales et statistiques ; (0) sur la partioipation active et totale
de la population; (d) sur la mise en cirou.lation facile et rapide des données
oolleotées et traitées et finalement, (e) sur l'adaptation oontinuelle du f:ij"&-

tème au milieu sooial, politique et administratif où il est implanté.

1• Une agence nat ionale unique

L' implantat ion ou le progrès d'un système d 1 état oivil nat ional ne
peut s'effectuer sans la prise en oharge du système par une agence nationale
unique.

n doit exister quelque part dans le gouvernement un organisne ou


une personne responsable et ident ifiable qui prenne offioiellement charge du
système de l'état oivil et des statistiques du mouvement de la population.

Untel organisne ou une telle personne doit jouir d'un prestigO


positif et d'une crédibilité très grande. Aussi, faut-il confier la responsao-.
bilité du E\Ystème national de l'état oivil à. un ministre ou à un ministère
- 201 -

qui lui aocorde un niveau d'intérê't visible, ooncret et oontinu.. En


oonséquenoe, l'organisne duquel dépend directement de système de l'ôtat oivil
ne devrait dono pas se retrouver tout atl bas de 11 organigramme gouvernemental
ou ministériel. Ù3 recrutement du personnel ne devrait pas non plus s'effeotuer
pq.nni les personnes les moins oanpétentes ou les moins formées, marne quand il
s~agit de tnches très humbles.

Revient à un telle agenoe unique toute la responsabilité, sur le tez-


ritoire nat ional, de la bonne marche et de 1 t efficaoité du système de oollecte
des données de l'état oivil ; du traitement des données reoueillies (validation;
mise en archives montage de EtY'stème de repérage, etc ••• ) ; de l'exploitation pri-
maire des données du mouvement de la populat ion (validat ion, oodifioat ion saisie,
oanpllations régulières, eto ••• ) ainsi que de la valeur des extraits des actes
ou. de celle des oertificats d'état oivil.

Canme on le verra plus loin, une telle agence peut bien opérer à l' in-
térieur d'un EtY'stème oentralisé que d'un EtY'stème décentral isé, au ohoix des
adm inistrat ions ou des oiroonst anoes •

g. Une intégration rationnelle des données légales et statistiques.

Dans plusieurs PéWS, surtout dans ceux où on utilise l'expression


"Registration of Vital Statistics", on oonsidère que l'enregistrement des faits
d' état oivil poursuit deux objectifs : d' abord 1'enregistrement légal en bonne
et due forme d'évdnements aussi courants quo les naissanoes, les mariages, les
décès, les adoptions, les divorces, eto ••• ct en seoond lian, la oollecte de
données statistiques à des fins de oompilations et d'a~sos offioielles.

Un tel oontexte où s'imbriquent si int imement des object ifs qui oonoez-
nent des données i..'1dividualisées (autherrtioité des actes qui concernent l'individu)
que l'on oonvertit en un amalgame stat ist ique anorunne, un tel conte:âe exige de
ses responsabDs respocrl; ifs un degré de oompréhension et de oanpêt ence qui
pemette le respect d~exigences fort disparates, mais toutes essentielles au
bon fonctionnement du système, sous ses aspects légal et statistique.
- 202 -

Pour monter un lWstème d 1 état civil qu.i oouvre tout le pa;ys et qui
se rend jusqu.'awe individus,. il faut que les responsables concernés oanmuni-
quent régul ièrement et de façon efficace entre eux pour que s'agencent en un
tout oohérent des aot ions entreprises en vertu dt object ifs crnununs, mais
suscitées pa;!:' des ocmpétenocs et des spéoialistes de formation fort différente.

Non seulement faut-il que les personnes aux prises avec une diffi-
ou.lté qu.eloonque puissent reoourir à une aide technique appropriée, mais enoore
i l faut que les responsables looaux et régionaux soient mis au courant des
nouvelles procédures décrétées au niveau central, qu~ils en voient l'utilité
et qu'ils puissent les appliquer sans erreur.

Pour y arriver, il faut donc que l'agence .nationale déjà mentiormée


soit sensible au fait que la qualité des données qu.~elle oollige ne dépasse
pas la qualité des données recueillies par le dernier de ses agents looaux.

3. Participation de la population.

L'eIU'egistrement à l ~ état civil oonst ituo une aot ion tellOOlent rOl.:l!-
t inière et de fait tellement simple dans la plupart des pa;y-s, que le gr-and
public est enclin à ne lui porter guère attention ou à négliger de s'y ooni'œ:-
mer •..Aussi faut-il oont inuelloment ~ensibiliser la PQpulat ion à la néoessité
d&i~eindre à If eIU'ogistrement/ r, état civil Sax'ptlieeBOOprésente une nais-
sanoo, un mariage, un décès, oto.

En somme, il faut s~assu.rer quo tous les gens saohent qu'il existe
un ewstème d'état civil qu t ils oonnaissent dans quelles oiroonstanoos leur
coopération est requise ; où ils doivent s'adresser ; quels gestes ils doivent
poser. l i faut aastii leur faire ocmprendre quelles sont les conséquences POUr

eux, les leurs et leurs deocendants, de ne pas se oonformer ou.x prescriptions


légales et administratives du lWstème d'état civil de leur Pé\Ys.

En l'et our de la coopérat ion de la populat ion, i l n f est que normal de


lui rendre les services EJU,Xquels elle a droit. C'est ainsi qu'il est essentiel
de prévoir l'émission d'ro...r1iraits d'actes là où les gens en ont besoin, soit
- 203 -

On doit oependant réaliser que pour aocorder toute la crédibilité


désirée à de tels extraits, il faut que ces derniers soient émis selon des
procédures offioielles qui devront s'adapter à la oompétence légale et aàminia-
trat ive des niveaux looal, régional et central en cause.

4. Mise en circulat ion facile et rapide des données oollectées et traitées.

Afin de b~t ir des filières d'état civil claires, faciles à .olasser


et à repéter, i l faut absolument que chaque évèncmerrli enregistré à l'état civil
le soit sur un formulaire exolusivement réservé à ce type d'événement et exolu-
sivement réservé à l'enregiBtre;j1cnt d'un seul événement à la fois. C'est ainsi
qu'une naissanoe vivante s'insarit sur un formulaire (une fiche, un oa.hier, un
registre) exclusivement réservé nux naissances vivantes, un décès sur un fC1J:"wo
mulaire de décès et ainsi de suite.

Ainsi le transpor-t de l'information,dmJ fon:nl1airesou de leur copie,


d'un lieu. à l'autre, du looaJ. au régional, vers le contral, s'effeetu()-t'il
plus faoilement. Le traitement et la olassifioat ion de tels formulaires se trou-
vent aussi s:implifiés et a.océlérés, oar on peut alors les séparer à leur arrivée
et les oonfier à des équipes spéoialisées dans le traitement d'enregis·trements
spéoifiques.

Un organisne responsable de la oollecte et du traitement des données


de l'état oivil d'une oorrl:irôo n'agit pas pour le simple plaisir d'accumuler
des données légales ou. statistiques intéressantes. l i doit se donner oanrne
objeatiffJ ferme de les diffuser de la façon qui réponde le mieux aux besoins
et ce, dans les meilleurs délais possibles, bien avant quo ceux qui les utili-
sent ne le considèrent oaume déjà trop vieillies ou hors oontexte.

Un :;vstème national qu.i déoentralise l'émission d'extraits d'actes


à plusieurs paliers administratifs s'expose par ailleurs à subir davantage
l'assaut des fraudeurs, les a.dministrat ions locales étant moins souvent en
garde oorrl:ire de tels procédés ou. personnes. S'il en est ainsi, une façon de
- 204

parer les ooups, c'est de d:iminuer l' :importanoe et l'utilisat ion des o.x:traits
émis au niveau looal par rapport à ceux émis au niveau régional, ainsi que
l'importance et llutilisation de ces derniers par rapport à ceux émis au ni-
veau. central. Ces derniers seuls ne oonst ituant quo les vérita.bles extraits
reoonnus par l'Etat à des f'ins d'émission de documents of'f'iciels, tels les pu.
passeport s •

5. Adaplia.tion continuelle au milieu sooial, politique et aàministra.tif'.

Une des qual ités essent ielles d'un bon système d'état civil est d'3-
tre adapté au milieu social, politique et aàministratif' du ooin où il est :im-
planté. Puisque dans un milieu donné les canposantcs oitées évolueront néces-
sairement aveo le temps, il peut 8tre :important de modif'ier en conséquenoe le
système de l'état oivil af'in de lui conserver son ef'f'ioaoité ou af'in d'enoore
augmenter oette dernière.

Il reste cependant qu'avant d'amoroer des changements substantiels,


on doit s'assurer de ne pas oouper aveo· le passé, tant mU' le plan des données
ncminatives au légales que sur celui des données statistiques.

En ef'f'et, que d:iJ:'ait-on d'un système d'état civil moderne qui aurait.
tellement modif'ié son f'onet ionncment, ses prooédés de travail, ses f'ormula:iJ:'es,
ses archives, ses systèmes de répârage, etc. quI il ne lui serait plus possible
de retracer aucun des anootres des populat ions actuellement vivantes ? Il
s'agit probablement là d'un ai'f'ront impardonnable à l'esprit f'amilial et au
respect d'â élllX anciens, sans ocmpter les inconvénients légaux qui en résulte-
raient aujourd'hui m&1e pour bien des individus qui doivent prouver leur f'iliation.

De marne, dans le domaine statistique, f'aut-il conserver, publier et


di:ffuser des tabloélllX et des analyses qui permettent do f'aoilèment canparer llê
situation d'nujourd'hui à oolle d'hier ••• af'in de prévoir le mieux possible
celle de demain ou encore, tout simplement pour bien oanprendre celle d'aujaur-
d'hui.
.. 2(;5 -

Nous considérons qu'un système d'ôtat civil ne peut ~tre mis en pla.-
ce ni se développer sans 1 ~ apport d'une vol ont é pol i tique et adm inistrat ive
olairement exprimée. Un tel:;wstème axé sur l ' int égr-at ion rat ionnelle des
données légales et stat ist iques relat ives aux événements majeurs de la vie
(naissances, mariages, décès, etc.) ainsi què sur la par-liidipation totale des
individus et des familles, un tel EtYstème se doit de fournir en retour un pro-
duit (documents authentiques et données statistiques) de qualité indiscutable
et facilement accessible. L' adaptat ion d'un tel:;wstème à l ' évolut ion pol it i-
coad1ninistrative d'une société lui permet d'assurer dans le temps et l'espace
la pérennité de la oozmaissance de ses fluctuations dânographiques et de oolle
de ses lignées ancestrales.

UN SSCENARIO DE L'EVOLUTIOn DE ~t ORGANISATION ADIHNISTRATIVE D'UN SYSTEm


D'mAT CIVIL

Une des façons d'illustrer l' applicat ion des principes que nous avons
mis de l'avant serait de créer un cadre idéal où nous pourrons tenter de les
appliquer en éliminant plusieurs des contraintes auxquelles nous sommes régu-
lièrement oonfrontés. Voioi donc ••• le 1er janvier de l'année 2000 marque, pour
le Pé\Ys qui nous intéresse, la vingtième année de fonctionnement de son EtYstème
nat ional de l'état civil. A ussi, en profitonlr-nous pour esquisser les princi-
pales étapes .de l'évolution du système mis en plaoe à la suite du séminaire de
l'OC.AMf(Sllr l~état civil, tem du 21 au 29 mai 1979 à Haurioe. Il faut dire que
des représentants de ce pays avaient activement partioipé au séminaire sur l'état
civil de 1crné, du 25 février élt1. 3 mars 1976.

Une volonté polit igue

.Au oours des trois années écoulées ontre ces deux séminaires, le
gouvernement avait reoonnu l ~ importance d'un projet de ::wstème nat ional d'état
civil et le oonseil des miniotres avait spêcif'iquernent oonfié la responsabilité
de sa ooncrétisation au ministre de la santé. On oonsidérait en effe-t que le
- 206 -
réseau santéqua.drillait tellement bien le territoire national qu'il atteignait
sans trop de difficulté charon des habitants du Pav"s, surtout lorsqu'il s'agis-
sait de naissanoes ct de décès. Quant à lui, le ministre de la santé désirait
ardement plus do données démographiques ct sooiales pour planifier et programmer
une opération d'envergure en santé publique, marne au sein dos populations les
plus éloignées et les plus démunies. Il faut savoir que le Pav"s (1 250 000 kilo-
mètres carrés) oomptait au reoensement de 1975, 5 500 000 habitants. 10 oin-
quième de oos gent habitaiClyl; oinq villes oomptant entre 305 000 et 75 000
habitants. 10 restant de la population se distribuait sur un territoire aooiden-
té ct sous des olimats très va.:riables.

Par ailleurs, le gotlvcrnement élu en 1978 était parvenu au pouvoir


en pt'Snant une politique de déoentralisation pour la décade 1980. Les ministres
du plan, de la justioe et de la santé oonstituaient un triumvirat qui avait
mobilisé les éléments les plus d;ynamiqueJI et les plus oompétents de la fono-
tion publique.

Une volorrl;é administrative

Le 1er janvier 1980, la Direction générale des fichiers statistiques


de population (DGFSP) du ministère de la santé se vO'lJait charger de la mise en
branle d'un nouveau E\Y'stème d~enregistrement à l'état oivil aveo mission spéoi-
fique de s'intéresser tout d'abord à une couverture à 100% des naissances, des
déoès ct des mariages.

Qp.and à lui, le ministère de la justioe, de pa;[' sa Direction Générale


du oode oivil, devait oontribuer à l'établissement des normes légales du nou-
veau symème et co, dans le plus grand respect des exigences historiques du
code civil et de l'authorrl;ioi:i:;é des actes d'état civil oonservés depuis quel-
ques décades ioi ct là sur le territoire, évidemment surtout dans les grandes
villes et dqns quelques villages catiers. Le ministère de la justice avait aussi
élaboré oanme objeot if des oinq pro:ohaines années do faire couvrir pa;[' le ~s-­

tème administratif de la DGFSP 1fensemble des événements d'état oivil soit, en


plus des naissances, des mariages ct des décès, les morti.na.issances, les adpptions,
les .légitimat ions, les reconnaissances de paternité et de maternité, les divoz-
ces, les annulations de mariagai les séparations légales, ainsi que les ah~
gements de noms 0
- 207-

SUr 10 plan administratif intérno, le minis-cère de la santé avait


recruté dans le courant de l'année 1979 un spécialiste en santé publique fort
oompétent et expérimenté en administration et on épid&niologie, poU!' asSUll1er
la direction de sa DGFSP. Son expérience et sa formation devaient lui permettre
d'intégroer en un tout oohérent des préoocupations tant d'ordre légal que sta.-
t ist ique ou. soient ifique.

Personnel et struoture administrative.

On avait permis au directeur général de recruter un porsonnel suf-


fisant et oanpétent à qui d'une part il a oonfié dos responsabilités purement
légales relatives à l'authenticité dos aotes et à lfânission des extraits d'ac-
tes ou de certifioats d'état civil (la Direction de l'état civil).

Une autre partie de son personnel fut placé mœ l'exploitation des


dOlmées collectées: validation, codification géographique et des causes des
déoès, saisie et traitÛ1llent informatique, mise en archives, E\Y"stèmo de repé-
rage infoImatisé et sur microfilm, eto. (la Direction de l'exploitation).

Un noyau petit mais compétent de statisticiens et de démographes fut


aussi recru.té afin de contr8ler la qualité des données recueillies et d'orga-o
niser le traitement et la diffusion des stat ist igues du mouveillent de la popu-
lat ion, tant à des fins de planificat ion centrale ou de recherche scient ifi-
que, qu'à des fins d'utilisation rapide et régulière par les unités administra,.
tives décentralisées du réseau santé et dos autres administrations gouverna-
mentales ou para,...gouvernementales du territoire nat ional (])a Direct ion de la
démographie) •

Coopération interministérielle

Avant de songer à la mise en place de la mécanique administrative


pour aller chercher dans le chDlIlp les donnéos relatives EXUX événements d'état
civil, les ministères en cause, celui de la santé, de la justice et du plan,
créèrerrli divers comités et sous-canités ministériels ct autres afin d~agcnoor
en '1IInutout oohérent les exigences administrat ives et fonot ionnelles du ewstème
(Santé) ; les normes légo.les (Justice) ainsi que los pr~equis pour une produc>-
tion statistique efficaoe (Santé et Plan, Oe dernier par son fureau central de
la statistique).
- 208 ....

Pour ne oiter qu'un exemple, on peut affirmer que le haut degré d'of-
fioaoité des oomités et oelle dos personnels des différelltes directions générales
s'est olairement manifestéo dans los formulaires ct les cahiers de direotives
oonjointes que les part ies en présence approuvèrent.

Los formulaires.

C'est ainsi qu'on décida d'adopter des formulaires individuels pour


chacun des événements déclarés et à enregistrer à l'ô-tat civil. Chacun de ces
formulaires répondait à la fois aux prescript ions lésales du code civil et aux
exigences d'un traitement électronique des données recueillies et ce, tout en
n'exigeaalw que des efforts normaux de la part de oeux qui avaient à los remplir
et à les traiter.

Informat ique et microfilm.

Pour les premières années d'existence du nouveau l:Wstème d'état civil


on désirait déjà miser sur la puissance des ordinateurs pour la réalisation des
prinoipales phases du traitement des formulaires, mélis on ne voulut cependant
introduire une telle nouveauté à l t intérieur de la machine gouvernementale du
~s que de façon graduée e-c en misant beaucoup sur la oanbinaison informatique-
microfilm.

Des obje~tifs pré ois

La direct ion de l' expl oit at ion de la DGFSP mit de l'avant, dè13 1980,
les oèjectifs suivants: (1) traiter w canplct tous les fonnulaires reçu.s dans
le mois qui suit leur récept ion (ce délai en est maintenant à trois jours depuis
plus de six ans) ct (2) rendre toutes les données traitées (naninat ives et statis-
tiques) disponibles aux organisnes ou personnes autorisées dans les su mois de
leur collecte dans le champ (oe délai, après atre passé Èl" trois mois il y a douze
ans, est rendu à trento jours deptüs au-delà de trois ans).

~Ilobilisation de la populat ion.

Pour arriver à de tels résultats ; il fallait donc, en plus d'une oI'-


ganisa-'c ion centrale oompétente, bien structurée, bien ooordonnée, bie!1 oontrelée
et bien supportée techniquai1Ont, il fallait dono wssi -i;rouvcr moyen de mobili-
ser au max:imum la population touchée par les événeraents à enregistr<ll' à l'état
civil ainsi que les officiels looaux et régionaux de l t état civil.

On sait déjà que plus de la moitié de la population connaissait un


système d' ét a-~ civil qui fonet ionnait assez bien dans oertaines régiolS du.
pélùTs. Cependant, en plus d'uno efficacité relative, oc ~stèmo n'engendrait
- 209-

pas, sur le plan international, une crédibilité valable correspondant au poids


du pays dans la balance des grandes décisions mondiales.

On s'appuya donc sur la fièreté de la population pour lui proposer


une participation. accrue et assidue à l'intérieur du nouveau s~tème d'état
civil. Ce sentiment de fièreté nationale fut encore accentuée au début de la
décade 19f'O, lorsqu'on implanta des structures régionales qui invitèrent les
représentants locaux à se manifester politiquement en dehors de leur patelin
respectif.

Non seulement on développa ce qu'on pourrait appeler de la propagan-


de ou de la publicité, mais aussi on tenta de véritables efforts d'éducation
des populations adulte et jeune pair' lie truchement du monde de l'éducation et
de la santé. Pour illustrer quelque peu, disons que les nouveaux pa.rents se
voyaient remettre un feuillet court mais clair sur l'obligation de recourir à
l'enregistrement de la naissance de leur enfant à l'état civil; que les nou-
veaux époux, dès l'enregistrement de leur mariage, étaient déjà mis au courant
des obligations que leur imposait le système de l'état civil en tant que ci-
toyens et futurs parents. Les familles éprouvées par un deuil se voyaient
aussi remettre un document qui leur faisait mieux comprendre pourquoi on les
questiormait sur la personne décédée et les circonstances de la mort.

Il va sans dire que tout le personnel du réseau santé, de la sage-


femme au médecin. spécialiste, reçut au niveau de sa formation professionnelle
ou universitaire, de l'information sur le système de l'état civil et qu'il tllfr!-
mobilisé directement dans la déclaration des naissances vivantes et des décès
sur les formulaires officiels.

Bureaux locaux et régionaux

La transmissiŒ1 des formulaires, dès les débuts, s'effectua à partir


de bureaux locaux (parfois très humbles dans leur organisation) vers des bu...
reaux régionaux ou de zone. On envisage maintenant que da."1S quelques années,
la collecte des données s'effectuera plutôt du lieu de l'évènement vers la
DGFSP sans intermédiaire, étant donné de bien meilleurs communications terres-

... / ...
- 210

- <! •

tres et aériennes. La prochaine étape sera la transmission électronique, mais


••• n'anticipons pas.

Même si le système national de l'état civil reçut un accueil favora-


ble de la population, ce n'est vraiment que depuis janvier 19[}5 que l'on est
assuré que la réforme entreprise cinq ans auparavant avai t6été bien engagé.
En effet, on introduisit cette alli~ée-là deux nouveautés fort intéressantes.
D'abor!, on remit aux parents, (lors d'une naissance) et aux nouveaux époux
(lors du mariage) une copie de la déclaration qu 1 ils avaient effectuée auprès
de l'officier local d'état civil. Un tel document, en plus de leur être utile
à 'des fins d'identification pour leur entrée ou celle de leur enfant dans le
réseau santé, dans celui de l'éducation et celui du travail, un tel document
leur faisait saisir l'importance de l'enregistrement à l'état civil. Même les
analphabètes étaient lIimp:r.essionnés" par un tel document.

L'autre mesure, encore très efficace en terme administratif, fut


de mettre en place au niveau local, par l'intermédiaire de l'organisation admi-
nistrative régionale, des postes de renseigneülent ou d'information où. chacun
pouvai t trouver toute l'aide nécessaire pour se conformer aux obligations créées
par le système de l'ét~t civil. On sait que dans les pays model~es, il existe
des bureaux pour aider à bien formuler son rapport d'impôt ou son inscription
à l'assurance-chômage. Pourquoi n'en exis terr'l.Ï t-il pas pou:c renseigner sur
l'état civil, lorsque le besoin s'en fait sentir?

Déclara.tions à partir du lieu où se produit l'évènement

Il reste cepend2nt que peut-être la plus gr0nde caractéristique de ce


nouveaU système d'état civil fut de miser sur une simplification de son fonc-
tionnement. La déclaration d'état civil s'effectue sur les lieux de l'évène-
ment par les acteurs principaux. A titre d'exemple, disons que le père et la
mère répondent, lors d'une naissance, aux questions posées par l' accoucheur:.. -et

... / ...
- 211 ...

les réponses consignées par ce dernier sur le formulaire officiel de "Déclara-


tion d'une naissance vivante" devient le document que convertira en acte d'état
civil ae Directeur de l'état civil dès sa réception à la Direction de l'état
civil de la Direction générale des fichiers statistiques de population (mFSp)~
On sait déjà que ce même document de linéclaration d'une naissance vi"2ante"
contient les renseignements statistiques nécessaires à l'établissement des sta-
tistiques nationales de natalité. Et ainsi de suite, mutatis mutandis, pour
les autres évènements enregistrés à l'état civil à gT31ldeur du pays.

S.anc ti ons.

Au milieu de la décade 1980 1 on dut se résigner à imposer des sanc-


tions véritables à certaines personnes et familles qui ne se conformaient pas
du tout aux prescriptions de Il état civil. Mais de telles sanctions fUrent si
bien agencées que tout en punissant "au mérite" les récà1citrants, ces sanc-
tions stimulèrent l'entourage à encore mieux comprendre et à Se conformer plus
fidèlement à la loi de l'état civil.

Communications entre les paliers administratifs concernés.

Une partie du succès du système d'état civil, mis en place i l y a


deux décades, repose sur l'efficacité des communications établies entre les
differents paliers de son administration. De la mFSP partait régulièrement
des directives, des mises au point, des procédures de contrôle ou d'évaluation
relatives s la transmission des données et à leur qualité, edldS. Acheminées au
palier régional, les dites directives étaient reprises à ce niveau pour être.
adaptées de façon réaliste au problème des unités locales de collecte. Ainsi,
l~ Ilifférents paliers de collecte, de transmission et de traitement demeu-
raient en contact étroit et pouvaient rapidement régler les problèmes à mesure
qu'ils surgissaient.

pour faciliter cette communication, on découvrit vite la nécessité


d'envoyer périodiquement au niveau régional et local des inspecteurs pour aider
sur les liifttt, tant les administrations concernées que les populations aux
prises avec des problèmes d'état civil. On a atDài rendu le système plus près

...1.. ·
.... 212 -

de la population.

Emission dtextr~ts d'act~s et de certificats.

On sait déjà que l'on remet aux parents, aux individus et aux famil-
les une copie des déclarations qu'ils ont faites à l'état ciVil. De tels do-
cuments se sont avérés fort utiles en bien des occasions, mais ils ne couvrent
cependant pas les circonstances précises où un extrait dl acte de l'état civil
ou un certificat d'état civil est requis.

Pour faciliter à la population l'acquisition de tels documents, dans


les meilleurs délais, il fut établi dès le début de la décade 1980 q~e de tels
extraits ou certificats seraient délivrés au niveau local et régional, de même
qu'au niveau central. Au début, de tels documents se délivraient sans fraièc,
mais depuis trois ans un coût nominal est exigé~

Lutte contre la fraude

En même temps que l'on a établi un système comptable pour l'encaisse-


ment de tels honoraires, on en a profité pour mettre en place un système de
lutte contre l t obtention i'lmuduleuse des certificats de naissance. Même si
ces derniers sont émis exclusivement que par la DGFSP, il reste que l'on avait
découvert quelques cas où des individus avaient abusé de la bonne foi des
fonctionnaires en cause.

Informations statistiques

En relation étroite avec le Bureau central de la statistique, la


Direction de la démographie du ministère de la santés ' était fixé comme objec-
tif de rendre disponible le plus de données possible, dans les meilleurs délais.

Dès que l'on eut mai trisé un tout soit peu le nouveau système infor-
matique du ministère, des tableaux standardisés devant répondre à la très
grande majorité des demandes furent iil1bliés. dana"::"'lmtdoonment.annuelt en mit
aussi à la disposition du public et des chercheurs une série de tableaux: plus
-213

complexes et non diffusés de routinei La liste de tels tableaux reçut une

.
publicité assez bien orchestrée qui attira plusieurs clients spécialisés•

Partage dE:LJa recherche démographique ontre le II!h"?-J.st(~re de la santé et cel,g,


du pl@1

La Direction de la démographie du ministère de la santé, afin d' atti-


rer et de motiver ses statisticiens et démographes, leur permis de procéder à.
des recherches qui dépassaient les simples exigences d tune dém,graphie de tou-
tine et celles du contrôle de la qualité des données collectées. La série des
"données et statistiques" ainsi publiée se cOIDpm'e très bien du point de vue
quali té aux recherches, études et publications démographiques du :Bureau cen-
tral de la statistique, sans cependant les chevaucher.

La statis~igue 9..escend ,jusgu' au niveau loc~

Sur le plan de la statistique, il faut aussi savoir que la Direction


de la démographie pousse son action jusque sur le plan local.

C'est ainsi que toute personne qui participe au système de collecte


des données de l'état civil (médecin, infirmière, célébrant des mariages reli-
gieux, officier de l'état civil, etc.) reçoit annuellement une compilation
statistique des données qu'il a transmises. Cette compilation que l'on peut
considérer Ilpersonnaliliéell est placlb en regard de compilations nationales
choisies. Ainsi, chaque participant officiel au système de l'état civil re-
D':O~l une image précise de Sa contribution personnelle au système, en plus de
voir claireIùent ce à quoi Sa contribution sert au niveau de la démographie
nationale.

Décentralisgtiqrr

Le programme de décentralisation gouvernementale ne fut vraiment ef-


ficace que vers les 1987. Cependant, le système de l'état civil évoluait déjà
dans un système décentralisé depuis 1983.

En effet, cette année-là débutait la mise en place de bureaux d'état

... / ...
- 214-

1
' .. .

civil d8ns les grandes villes et dans les plus grands villages de la côte.
L'ex:t6l!lsion de tels bureaux à la région de la plaine centrale fut complétée
vers les 1989.

Ces bureaux (décentralisés) d'ét~t civil se virent confier deux mis-


sions bien précises: (a) organiser une collecte efficace des données de l'é_
tat civil et (b) établir un système (décentralisé) d'émissions d'extraits
d'actes d'état civil au niveau local et au niveau régional.

Sans revenir s~' la description du fonctionnement du système national


de l'état civil, disons cependant que les bureaux d'état civil furent mis en
place pour aller chercher de l'information Où elle est (hôpitaux, dispensaires,
cliniques f8,miliales, ministres du cul te, sages-feIlJl1.los, médecins, infirmières,
etc.); la (faire) recueillir de la façon la plus adéquate et la (faire) trans-
mettre dans les meilleurs délais à la DGFSP.

Installés près de la population, les personnels de ces bureaux peullJli


vent plus facilement s'intéresser aux gens et aller che-·cher des renseigne-
ments qui autrement échapperaient au système de collecte. Attentifs aux b~

soins de la population qu'ils desservent, de tels bureaux peuvent plus facile-


ment adapter 10 système de collecte aux capacités et aux problèmes des person-
nes du milieu.

La coordination des bureaux locaux s'effectue par les bureaux régio-


naux de l'état civil. De ceux-ci partent directives et instructions pour Q~e

collecte efficace oU.pour une correction des situations mal engagées. On y


procède en effet à un contrôle strict du délai de transmission des données du
local au régional en plus de porter attention à la qualité du travail de décla-
ration, du moins en qui a trni t aux questions laissées en blanc.

C'est aussi le bureau régional Qui est responsable de la formation


de base des personnels des bureaux lœ6ÙXsèt:'alelfh.:.1ui..qnibuendimiàu.a.'"ldans 'lme
très large meGu:ce aU recrutement des personnes dont on a besoin à la DGFSP.
C'est encore le bureau régional qui est responsable d'organiser des séminaires
ambulants d'état civil au niveau de la région et d'exprimer au niveau central

... / ...
- 215 - ./
1

les besoins spécifiques de la région en ce qui a trait à l'êtat oivil.

L'action la plus visible des burea~régionaux d'état civil, en ce


qui a trait à ce que perçoit la population, c'est le mécanisme d'émission des
extraits d'actes de l'état civil & effet, les gens qui ont besoin de tels
documents s'adressent au bureau local d'état civil, à son comptoir de service,
et procèdent à des demandes d'extraits lorsque la copie de leur déclaration à
l' état civil no suffit pas.

De telles demandes sont acheminées très rapidement au bureau régio-


nal qui prépare les documents demandés et le retourne au bureau local, lequel
se charge de faire parvenir le document au demandeur.

Il slagi t actuellement dlune procédure plus lourde que celle d'avant


19~, car cette ~1née-là on a d~ décider do conserver les copies offioielles
de déclaration à l' état civil au niveau régional, faoe à l'épidémie de fraudes
enregistrées dans deux des trois régions frontalières. Au niveau régional, la
prévention de la fraude s'est révélée plus efficace et moins oot1teuse.

C' est aussi le bureau régional qui juge de transmettre la demande


des requérants au niveau oentral lorsques los besoins exprimés doivent pluiiet ~

~tre comblés par un cortificat d'état oivil émis sous autorité gouvernementale
que par un simple extrait d'aote émis sous autorité régionale.

Le futu.;.

Après vingt ans d'existence, de rMage de perfectionnement et dladaP":"


tation continuo, l'actuel système d'état civil semble devoir ~tre orienté d'ici
oinq à dix ~1.9 dans 10 sens d'un registre do population où serait oombiné en
une m&ne unité les préoccupations d'état oivil, de recensements et de statis-
tiques démogTaphiquos. I:..'n effet, un groupe d'étude oomprenant des universitaires,
des juristes et des fonctionnaires vient d' ~tre mis sur pied par le gouve.rnement
en vue de la produotion d'un rapport sur "1es avantages administrati..f::,et statis-
tiques d'un reOCl1.9ement perpétuel de la population nationale".

Québec, le 17 avril 1979.


ORGANISATION COMMtTh1JIl AFRICADlE
El' MA.URICIENNE

O. C. A. M.

S~aire O~C~A.M. sur la réforme


de l'Etat Civil

Pt 10a - Eo'a1uation du Coût d'un système


renové d'état civil~

Sylvère LOOKY
Coordonnateur du F.N.U~A.P.
Yaoundé.
216

~ cont d'un système renové d'Etat Civil

Introduction 1 Il est difficile de présenter dans la présente étude des données


chiffrées - celles-ci n'auraient aucune signification compte
tenu de la complexité du problème étudié et de la diversité
des cas à travers les pa;ys concernés. Aussi on ne présentera
qu~une idée de la démarche à suivre.

Etat civil actuel

La situation de l'état civil en Afrique ou simplement dans certain


pa;ys àfricains ne donne pas encore satisfaction. Combien dépense-t-on cepen.-
dant pour obtenir ce résultat né&~tif ? Il n'est pas facile de calculer ce
cont pour la bonne raison qu'à chaqu.e niveau l'état civil ne dispose pas for-
cément et pleinement de tous les éléments indispensables à son exécu,tion. (;tu.el-
ques exemples montrent la complexité de la détermination de ce cont :

a) les structures d'installation; ce sont les locaux qui impliquent


des dépenses énormes faites sous forme d'investissements de base. Or, dans la
situation actuelle, ces locaux ne sont pas toujours et uniquement utilisés
pour l'état civil; ils sont d~utilisation associée à d'autres activités admi-
nistratives auxquelles les Autorités nationales donnent bien souvent plus
d'importance pour ne pas dire la priorité. A ce niveau donc, il faudra pour
calculer le cont de l'état civil de déterminer ou l'estimer, ne tenant compte
des autres activités permanentes qui y sont exercées en m~e temps que de
leur importanoe ;

b) au niveau du personnel d'état civil, une seule catégorie consti.-


tuée par les officiers partage son temps à des activités nmltiples et adminis-
tratives. ~ temps consacré à l~état civil est ou non selon le pa;ys suffisam-
ment significatif. Comme dans le premier cas, il faudra ·tout de m&1e l'estimer;

0) dans le oas des documents utilisés :par l'état oivil le même pro-
blème se pose au niveau de quelques formulaires intermédiaires (fiche de dé-
claration ou de oonstat dans les formulaires sanitaires), le permis d~inhu,..
mer, (les extraits, copies, bulletins, etc.) et certains autres documents
tels que les livrets de famille, le certificat de nationalité, etc. Par contr8
les documents exclusivement utilisés pour les faits d'état civil seront comp-
tabilisés à oe titre (registres, actes, eto.).
d) Tous les autres éléments, non cités ci-dessus, sont en mesure,
selon les pratiques do..ns ch'1quo pays, d'être entièrement comptabilisés cm compte
de l'éb"t civil~

Etat Civ:iJ. rénové

a) Cas géJ;1ér2<J...
On examinera le C2,S générnl. C'est celui d~ns lequel toutes les
réformes sont envisagées. Ch'J.que p;::;,ys, à partir de cela, retiendr::" ce qui
correspond à sa situation spécifique.

Structures
Compos2!ltes Anciennes Nouvelles Remarques
Cout
E P E P

1. Locaux X X X X à tous les niveaux CN.EIl, C


toutes directions au 1
niveau de toutes les uni-
tés géog.t'8..phiques adminis-
tr",tives, tous les centres
et de déclar2,tion

2. Personnel X X X X à tous les nive2"ux CNEC, etc. C2


-plus sensibilisation, forma.-
tion, traitement, contrôle,
etc.

3~ Véhicules X X X X à tous les nivo:-;.ux C3


moyens de dépla- mmc, autres directions
ment centres dt ,.5 t~",t civil, postes
de déclar;'.tion, sensibilisa-
tion, et contrôle.

... / .. ~
- 218 -
-----_._._---~-------------

structures
Composantes Anciennes Nouvelles Rerna:rques Oout
E p E p
--------_ . ._-_._-_._.~------ -------_._._- -_ .. --_._-------
_._--

4~ Documents dlét~t X X x X Ex2~Uner chaque catégorie de


Civil doc~~ents, et décider suivant
utilisation.

5. Autre matériel X x X X FourniJ~es et mGtfriel


du buro,m, matériel de voi-
tures publicit2ires etc~

6. Sensibilisation X X x X PersOlmel hors ét:'-'.t civil, C6


matériel publicit,.,.ire utili-
sé (Presse, Radio, Télévision
etc.) SéminGires ou cycles
d'études, etc.

7. Formation du pe:r- X x X X Formation do base; formateum ~

sonnel d ' état civil autres forw,tions, fourniturœ


et ITk~tériel utilisés, véhicules
et carburent, etc~

8. Traitement, ana.1.y-- X X x X Temps personnel, temps machine C8


fournitures, impressions, etc~

9. Oirculation des X X X X Finis généraux (post:::ge, four- ~


documents niturcs, ote ••• ) temps utilisa-
tion, etc.

10. Contrôle divers X x x x Contrôle o.dministr·'tif (technique) C10


juridique -enregistrements de
couvertures, exploitation des
registres divers - Considérer
tous les éléments mis en jeu
dans une telle étude~

11. Autres éléments X x x X Les d(~torminerdo.ns ch que


non-listés C',,8 et de les prendre en con-
sidération.

12 • Précautions à
prendre - ~ Tro.vail de r8floxion pour
prévenir des dangers éventuels

13. Coût total _ _ _ Ct


C1 + C2 + ••••• + C12
- 219

b) Oas particulier

Le cas pGrticulier concerne une ou plusieurs reformes TIkqis, elles


sont en nombre l.irnité ne cou.vr~nt 1X3-S entièrement le système d:ms son-
ensemble. i l pout ainsi s'agir de cas dt expérirncntRtion d'ills une première
phase et d'extension d3ns la phLse suivante pour couvrir tout le territoire 1

national. Ici aussi, plusieurs facteurs interviennent; ils sont générn.1ement:

(i) la population de la zone modele d'expérimentation;


_(il) la dimension ou l'étendre géoG'Tc,phique de la zone modèle f
(iii) _ la méthodologie utilisée;
(1v) - la source de fin:mcement;
(v) - les autres éléments éventuels.

Dans un tel oas, le tableau précédent sera utilisé pour déterminer


les divers ooûts qui, par sonnnation, donneront le ooût total de l'opér'tion
envisagée.

4~ .Q2.nclusion : (a) pas ùe présentation de données chiffrées


(b) une telle étude peut se f8,ire sur un c: s concret,
donc réel où lIon tienQra compte du choix des réalités
nationales et des divers f,:,ctours en présence~
- 220-

L'A}reLI~RLTION nE L'ETLT CIVIL AU FEROU

l. INTRODlCTION

Les st2tistiques bèSées sur l'étdG civil peuvent fOlœnir des


données de base que Iton peut utiliser pour l'étude (le toute une gamme
do prol)lèmes qui ont iraH à la santé publique, à la planification sociale
et économique, au développement en ces domaines et à l'évaluation des
résultats obtenus. Ci"bons entre autres applications, la formulation des
lois en matiGre <le santé publique et l'évcüuation des besoins de la popu-
lation dans ce damainei la distribution des services médicaux propremont
dHs e":; des services connexes i l'estimation des tendances actuelles et
futlœ8s de la croissence clémogTaphiquel. et l'évaluation des proerammes en
matière de population. Cependant, l'utilité de ces statistiques est grr:r-
VOr.1O'r;b~o-OlJprolfl:io() si le champ qu'elles couvrent est incomplet, si les
données ne sont pas fiables ou si les conclusions ne sont pas publiées à
~Gemps et dans une pro8cn[;,:rcion adaptée à l'utilisation spécifique 'lui leur
sont :;,JrOprJOo.~.

Si ces caractéristiques fournissent des renseignements utiles


à la collectivité et aUX administrations publiques, l'état civil rc..1d.:.
aussi de grands services pour la protection d'un grand nombre des droits
fondamentaux de personnes, par exemple en matière d'identité, de reconnais-
sance ou de preuve de nationalité, d'~G~' de droit d'héritaee, et d'obli-
gations découlant de la paterni"lié.

Le manque de données commodes, fiables et complètes sur les


évènements démoeraphiques, publiées rêcsulièrement et noua; une présen-
tation adéqua:i;e, et le manque d'un système accessible et sth' d'enregistrement
de l'état cvil sont des problèmes que l'on rencon~re dans la plu.part des
pays en développement. Il en découle que ceux qui sont chargés de plD!lifier

•••j •••
- 221 -

le développement et les autres experts en sont réduits à recourir à


d'autres sources de données moins exactes et moins satisfaisantes.
En coutre, les particuliers ne sont pas à m~me de jouir pleinement
des droits et de la protection qui leur est d'Ct de par la loi.

Au Pérou, CŒŒae dans beaucoup d'arrGres pqrs en développement,


l'inscrjption des naissances et des décès dans les régistres de l'état
civil est encore loin dr~tre complète. L'institut national de la statistique
(INE) du Perou estime qu~au moins 20 %des naissances et 30 %des décès
qui se produisent dans le pqvs ne sont jDmais enregistrés. Parmi les raisons
auxquelles on attribue le plus souvent des déficienmes figurent le manque
d'inté~t de la part de la population, le manque de publicité faite pour
le système, le caractère inadéquat du rézeau de bureaux d'enregistrement,
l'irrégularité qui préside au mouvement des documents qui sont envoyés vers
ces bureaux ou qui en émanent, les procédures compliquéc8 suivies pour l'en-
registrement tardif de ces évènements, plus la formation inadéquate et
l'instnbilité des employés de l'état civil. fu plus, les régistres de l'état
civil sont mal entretenus et no sont pas suffisamment coordonnés entre eux,
les données statistiques ont toujours été sous-utilisées et les résultats
ne [~ont publiés qu'avec de longs retards.

Ayèurli reconnu le besoin d'une banque moderne de données suffisamment


complè~;es et exactes pour permettre de suivre l'évolution démographique.
et de disposer des doru1ées nécessaires pOlIT la planification de projets,
l'affectation de reSS01ITCeS à l'évaluation de programmes, le Gouvernement
du Pérou a établi récemmen-l; (en 1975) l'institut national de la ste,tis·l;iCiue(tBE),.~
oelui-ci est chargé de collecter, de clwser et dt analyser les données s-liatis-
ques, y compris les s-l:;"djÎf:;tiques de l'été.{:l; civil, les recensements et les
enqu~tes spéciale- • En outre, l'I~2 est chargé de l'élaboration et de l'amé-
lioration du système de l'état civil.

• ••j •••
- 222 -

L'nŒ est donc en meuure de concevoir tout un système litt.érâl<:Ji1limt


à par-cir de zéro. Il oz-li également habilité à apporter des modifications
de carac Gère ju.:~idique aux procédures de collecte des données t e-l; de proposer
des chè1l1c;ements daIlD los d1appei1.i~:n$ légales concernant 1'interàction
entre les particulierr.:; et les institu:,ions {:;'Touvernementales. Tout aussi
impotante est la chance offerte à l'INE pour améliorer le flux des documents,
le contrele de la qualité des données et leur publication.

-\ Dans l'accomplissement de cette tt,che t l' lNE a solicité l ' ~sistance


du Centre national de statistiques de santé des EtatS4iJnià, par le biais de son Ji.-

projet VI3TIM (Améliorrrèion des statistiques de l'état civil), pour la concep-


tion et la mise en applica-l;ion d'un système mod01e d'état civil, portant sur
les naissances et les décès au ~érou.

La description ci-dessous du Gystème actuel d'état civil au Pérou


traitera principalement de l'enregistrement et la production de statistiques
rela-tives a'l.lK nais:,;ances et aux décès, puÎElque c'est sur ces deux types
d'évènements que portera essent iellement le projet d' amél iorat ion.

:w système actuellemcmt en vi&,ueur au Pêrou remplit deux :fonc:;ions,


l'une légale et l' f":utre statistique. La fonction statistique consiste à
certifier que certains évènements (naissances et décès) se sont produits,
de façon à ce que cer-iïaines données en matière de santé publique et de
démographie puissent ~re obtenues, anç;lysées et publiées. La fonction légale
est accomplie par l'inscription de l'évènement dans les registres de l'état
oivil.

•••j •••
- 223 -

La respons.abilité du système ac·tue1 est partagée entre quatre


organismes publics : l'Ins'bitut national de la statistique (INE) , les
buree.ux de l'état civil (bureaux rattachés aUX administrations municipales);
18 Ministère de la santé publique , enfin, le Ministère de la Justice.

L'INE peu'b ~'(;re conGidér{.j comme l'organisation centrale du


syE'bème. Suivant les plans actuels, l'INE se propose de donner au pe.ys
un nouveau système à moyen terme d'état civil et de statistiques de
l'état civil. ws documents d'enregistrement (lIActas de Registro ll )
utilisés dans le système sont imprimés et distribués gratuitement aux
bureaux d'état civil par le soin de l'D.\1E. Une fois que les employés de
l'état civil ont rempli ces documents, la partie statistique des formulaires
es-Ii envoyée à l'n'lE aux' fins d'élaboration statistique.

Le bureau de l'état civil est l'organisme par l'intermédidre


duquel l'Etat reconnaH juridiquement le fai-li d'un évènement vital.
Chaque chef-lieu de district possede un bureau de l'état civil. Son
réueau comprend un certain nombre de bureaux dans des localités plus peti~

de Sorte qu'il y a dans le p<:..~s près de 2.000 endroits où les évènement peuvent

···1···
- 224 -
etre enregistrés. Comme les officiers de l'état civil sont des employés
municipaux, leUJ:' nomination ou leur licencHmcn.t~~::, relève du mai:te local.
Dans certains cas, le remplacement du maire peut également signifier le
remplacement de l'offioier de l'état civil.

Le pouvoir judiciaire est chargé de garder un exemplaire du re-


gistre d'état civil (où figurent les certificats de naissance, de décès et
de mariage) au siège des tribunaux de première lfJ:1s.tmloa, car les données
que cœregistres renferment comportent un grand nombre d'implications léga-
les telles que la légitimité, l'identité, la preuve d'~g~ légal, le droit
d'héri tage, etc.

Le Ministère de la Santé Publique est ohargé de rassembler les


données en statisti'lues et de les analyser sur la base des certificats de
naissance et de décès. ,Ce travail se fait ordinairement dans les hôpitaux
de zone. Aux fins de l'administration de la santé, le Perou est divisé en
dix régions sanitaires subdivisées à leur tour en 26 zones d'hOpital, pos-
sédant chacune son hepi tala

Le processus d l enreœ.strement

Pour enregistrer une naissance ou un décès, les déclarants doivent obtenir


au préalable un certificat médical délivré par un médeoin, une sage-fennne "
ou une autre personne autorisée. Les personnes susmentionnées peuvent cer-
tifier un évènement m~me s'il nfy ont pas assisté personnellement.

Les déclarants soumettent ensuite le certificat à l'offioier d'état civil


du dis tri ct ; celui-ci achève le processus d'enregistrement. Pour facili-
ter les choses aux déclarants 'lui rapportent un évènement, les offioiers
de 1 ' état oivil des districts sont autorisés à enregistrer et à reoonnattre
également les naissanoes ou les déoès survenus sans l'assistance ou la
présence d'un médecin.

Se basant sur les renseignements inscrits à la seotion légale du


oertificat médical, ainsi. 'lue sur les informations fournies par les décla.-
rants, les offioiers de l'état civil enregistrent l'évènement dans le regis-
tre civil ("Libo de Aotas") dont ils gardent l'original et une oopie pour
les naissances, les àéoès et les mariages. Une fois rempli, le duplicata du
registre est envoyé au tribunal de preIIJière instance qui a 10 district sous
sa juridiction.
- 225-

L'enregistrement s'effectue sur la base de facto. Les évènements


doivent donc ~tre enregistrés dans le district ou ils se sont produits,
m&le si le bureau Gst si tué à une plus grande distance que le bureau du
district voisin. La loi exige que les naissances soient déclarées dans les
Les
30 jours et les décès dans les 48 heures./corps ne peuvent pas ~tre inhumés
sans permis d'inhumation. Ce dernier, à son tour, ne peut pas ~tre délivré
avant la rédaction d'un. certificat de décès ou avant qu'un médeoin ou un
préposé d'état civil n'ait reconnu le décès. L'enregistrGment retardé d'évè-
nement comporte une procédure légale compliquée.

Dans certains districts d' enregistrGment des grandes villes, un


buxeau auxiliaire de l'état civil est armexé à 1 'hepital de zone 10caJ..
L'officier de l'état oivil du district autorise certains employés de l'hepitaJ.
à enregistrer des évènements, ce qui épargne aux déclarants une vi site au
bureau d'état civil du district. Actuellement, seuls les décès peuvent ~tre

enregistrés de cette manière.

Toutefois, pour que les évènements enregistrés dans .les hepitaux


puissent ~tre reoonnus légalement, les employés auxiliaires d'état civil
doivent transmettre tous les renseignements enregistrés au gujet d'un évè-
nement donné au bureau de l'officier de l' état civil du district, lequel les
fai t inscrire au registre d'état civil en deux copies, un original et un
duplicata. Après l'enregistrement de l'évènement, le bureau d'état civil de
district renvoie la partie statistique à l'hepital de zone où elle sert à
la tabulation de statistiques transférées par la gui te à l'INE.

EPoblèmes rencontrés avec le système existant

Dans le système actuel, l'enregistrement des évènements vi taux au


Perou est loin d'~tre complet. Selon les évaluations de lIIl~E, près de 20 %
des naissances et 30 '/; de décès ou m~e davantage ne sont pas déclarés. Outre
les problèmes que la description du système donnée ci-dessus laisse deviner,
on a identifié les problèmes suivants :

A. Système d'enregistrement

1. Double enregistrement. Les évènements enregistrés dans un


hepital de zone si tué dans un certain dis trict de l ' état

./.
- 226-

civil sont souvent présentés ensui te par des déclarants à


l'officier de l'état civil d'un autre district, oe qui en-
traîne un enregistrement double de l'évènement.

2. Manque d'index central. Comme le Perou ne possède pas de


fichier central, les citoyens doivent s'adresser au bureau
d'état civil où l'évènement a été déclaré s'ils veulent
obtenir oopie du certificat en question.

Système Statistique

1. Transmission des données. Un nombre considérable d'officiers da


:l'état civil de district omettent de transmettre à lIINE, un
rapport sur les évènement enregistrés ou n'envoient que des
rapports partiels. C'est ainsi qu'à la fin de 1977 près d'un
quart des districts d'enregistrement n'avaient encore transmis
aucune donnée statistique pour 1974. et un tiers de plus
n'avaient envoyé que des rapports couvrant au maximum six mois.
Cette non-oommunication de rapports peut ~tre attribuée à
beaucoup de causes : les bureaux de district ne re90ivent pas
suffisamment d'exemplaires de c ertificats en blanc ; les em-
ployés de l'état civol n'envoient pas les certifioats complé-
tés ; les officiers nouvellement nommés n'envoient pas les
certifioats.remplis par leurs prédécesseurs; les certificats
envoyés à l'INE se perdent en route.

2. Trai tement des données. L'INE est passée depuis peu au trai-
tement par ordinateur des données relatives aux évènements
démographiques, I?ais ne dispose pas de matériel suffisant pour
suivre le flux actuel des données qui lui parviennent.

3. Publication. Actuellement l'HlE ne publie pas de rapport an-


rmel sur les statistiques de l'état civil il faut dire ce-
pendant que l'on projette la publication de rapports annuels
dans un avenir rapproché.

1
- 227 -
In. PROJET D'AMELIORATION Dm STATISTIQUES DEMCGR.A:PHIQ,U'EE
AU PEROO.

L'objeotif général du projet ~tltélaboration d'un système d'en-


registrement d'état oivil - statistiques de l'état oivil, dans trois ré-
gions du Perou choisies à tiire de démonstration. Cormne nentionné oi-des-
sus, le système modèle visera essentiellement à la oouverture des nais-
sances et des décès. Une fois terminé ce projet, qui durera deux ans et
demi, le Gouvernement peruvien sera en mesure d'étendre le nouveau système
au pays tout entier. Eh outre, oertains éléments à court terme du projet
seront étendus durant la période du projet de façon à oouvrir déjà le
pays tout entier.

A. Elaboration du système modèle enregistrement d'état oivil -


statistiques de l'état oivil.

L'élaboratic:n et la mise en oeuvre du système modèle dans


les trois zones ohoisies pour la démanétration seront axées
sur les activités suivantes :

1. Amélioration du taux de couverture du système

Dans le système actuel, les déolarants désireux


de faire enregistrer des évènements vitaux ont à faire face
à plusieurs obstacles. Tout d'abord, l'accès au bureau d'état
oivil le plus proohe peut être rendu diffioi1e par le manque
de mayens de transport' ou de cOIlJJIIl.mi.oation pratioa.bles dans
la région. Deuxièmement, l'enregistrement peut,·tHre déoouragé
par le fait que le déolarant doit visiter deux bureaux diffé-
rents pour faire enregistrer un évènement. Enfin les change-
ments fréquents des offioiers de l'état oivil ont pour résultat
que les titulaires ne sont pas suffisamment oompétents pour
s'acquitter oonvenablement de leur fonotion ou sont fréquem-
ment absents de leur bureau. On a donc proposé, pour les trois
zones de démonstration, d'apporter les modifioations suivantes
au système:

...1.·.
- 228 -

AUmnentaticn du nombre des bureaux d'état civil

Afin de faciliter l'accès au réseau d'enregistrement dans


les trois .zones de démonstration, on établira des bureaux auxi-
liaires d'état civil dans les villages isolés, doublant ainsi en
fai t le nombre des points d'enregistrement dans les zones rurales.
Ces postes seront établis dans des dispensaires médicaux ou clini-
ques, ou bien annexés aux services municipaux locaux, ou localisés
dans des écoles. Les zones qui s ont plus à l'écart et qui ne comp-
tent aucun des emplacements potentiels d'enregistrement susmen-
tionnés seront desservis par des employés d'état civil itinérants.

Révision de la législation existante

Un certain nombre d'amendements à la législation existante,


susceptibles d'améliorer la couverture de l'enregistrement, sont
présentement à l'étude. Toute modification éventuelle ne sera ap-
pliquée provisoirement que dans les trois zones de démonstration.
Les modifications proposées sont les suivantes :

- prolonger le délai d'enregistrement et le porter à 45 jours pour


le décès comme pour la naissance, dans les parties les plus écar-
tées des zones de démonstration.

- Conférer à l'INE l'~torité nécessaire pour intervenir dans la


nomination et le licenciement des officiers de l'état civil.

- Simplifier la procédure d'enregistrement de façon à ce que


celui-ci puisse être effectué par une visite à un seul bureau.

Campggne de publicité

Une campagne de publicité sera lancée pour informer la po-


pulation des modifications apportées au système existant et pour
l'encourager à déclarer des évènements vitaux sitôt qu'ils se
produisent. Cette campagne fera USage des moyens de communica-
tion (rà.àio, télévision et .jo~~), aura recours au personnel
ensei~ant et médical, et utilisera des tracts et autres moyens
pour atteindre le peuple.

. ..1...
- 229
2. Amé110ratidnj de la gAAt1ité des dormées

La qualité insuffisante des données obtenues aveo le système


actuel oons ti tue également un sérieux problème au Pérou. Afin d' a-
méliorer la qualité des données oo11eotées, on entreprendra les
activités suivantes :

- modifioation du texte et de la présentation des oertifioats ;


formation et motivation des offioiers de l'état oivi1 et amé-
lioration du oontr~le de la qualité.

Modification du texte et de la présentation des oertifioats

Il sera procédé à me refonte des oertifioats de naissanoe


et de déoès afin de les rendre oonformes aux normes intematicnales
et aux besoins du pays en matière de dormées statistiques. On s'ef-
foroera de ooncevoir des certificats qui ne prévoient pas de double
inscription de certains renseignements et qui ne demandent pas d'in-
formations inutiles. Les .nouveaux certificats seront autant que pos-
sible auto-oodés, afin d'aooélérer le prooessus de codage des don-
nées et de diminuer les erreurs en la matière.

FormatiCll et motivation des préposés d'état oivil

Af'in de former et de motiver les officiers de l'état oivil,


dont beaucoup n'ont jamais reçu la moindre formation devant les
initier à leurs fonotions, il sera procédé à la préparation d'un
manuel et d'autres matériaux de formation.. Ceux-ci oomprendront
une desoription des fonotions et tâches d'un offioier de l'état
civil, ainsi que des renseignements sur l'importance de l'enre-
gistrement à l'état civil et des statistiques de l'état oivil•

...1···
- 230 -

Une fois terminés le manuel et les autres matériaux de formation, une


serie de semaines de formation (5 jours) pour officiers de l'état civil
sera organisées dans les zones de démonstration.

Prooédures de contrele de la qualité

Une série d'activités seront organisées, visant à assurer le


contrele de la qualité des dopnées recueillies dans le système. Ces
activités sont les suivantes :

- Auto-révision par l'officier de l'état civil des oertificats


qu'il a rempli. La oapacité d'auto-oorreotion est un des objectifs
auquels visent les cours de formation.

- Révision par l'officier de district des certificats remplis par


les employés d'état civil auxiliaires.

- Vérification de données par échantill~~cb:1raixrt:.J.om.~Dt2B


de mise sur ordinateur.

- vérification informatisée de l'homogénéité des données, suivant des


programmes standardisés de vérification tels que le CONCOR.

- Amélioration de l.a transmission des documents.

Les insuffisances du système actuel en matière de transmission des


doouments expliquent en grande partie pourquoi la couverture des évènements
vitaux: au Perou est encore tellement insuffisante. C'est pourquoi les efforts
entrepris pour rémédier à cette situation oonstituent une partie importante
du projet •. En outre, connne l'INE se charge de l'impression des fornm.les de
certificat, et reooit des officiers de l'état civil les oertificats une fois
remplis, il occupe une position stratégique qui lui permet de oontreler la
transmission, des documents dans le système. Les activités suivantes seront
entreprises :

.../ ...
- 231 -

Impression des documents

Les certificats et documents nécessaires seront imprimés en


quantités suffisantes pour assurer un approvisionnement adéquat de tous
les bureaux de l'état civil. Comme le manque de réserves suffisantes de
documents est un phénomène assez généralisé au Perou, des fonds destinés
au projet seront utilisés pour fournir suffisamment de documents, non
seulement aux bureaux des zones de démonstration, mais aussi dans l'ensemble
du pays.

Dans les zones de démon~ation, tous les documents seront munis à


l'impression d'un numéro d'ordre devant permettre de suivre la marche de
chaque formulaire individuel. Le numéro de oontrele du dncument constituera
un instrument important pour l'évaluation et le contrele du flux de documents
entre les différents bureaux et organismes tout le long du projet.

Une identification supplémentaire sera rendue possible par un nom~e

d'identification à 13 chiffres, dont une partie sera imprimée d'avance sur


le document. Le nombre renseignera sur l'emplacement du bureau d'état civil
où l'évènement a été enregistré, sur la date d'enregistrement et sur ~e

numéro d'ordre de l'évènement en question dans le district d'enregistrement.

Transmission des documents

Afin de réduire les pertes de documents en transit, on veillera à


ce que soit choisi le moyen le plus snr et la route la plus rapide pour
l'expédition de documents de l'INE aux bureaux de l'état civil et vice-versa.
Les responsables de l'IllE détermineront aussi les intervalles les plus
appropriés pour la transmission de documents, ainsi que la quantité et le
type de documents dont ohaque bureau d'état oivil a besoin.

.../ ...
- 232-

Les mouvements des documents s'effectueront comme suit:

Les certificats remplis par les bureaux auxiliaires seront envoyés


au'bureau dl état civil du district pour révision et inscription au régistre
de l'état civil. Ces m5mes certificats, de m~me que ceux remplis par le
b~1reau de district, seront transmis au service de codage de l'I1TE. Lorsque
les documents sont codés, ils seront transmis au service de perforation
pour inscription sur bande magnétique. Une copie de la banqe sera envoyée
au service d' opérations dl ordinateur pour révis ion par ordinateu.:t.

4. Traitement et publication des données.

Les renseignemen-bs statistiques contenus dans les documents transmis


à l'INE doivent ~tre traités et publiés aussit8t que possible pour qu'ils
puissent rendre un maxinmm de service aux administrateurs, analystuJO'ft-.an"f;rBs
utilisateurs. De m6me, les. renseignements d'ordre juridique doivent ~re

traités et conservés de façon à ~tre facilement accessibles à l'avenir.

Traitement et conservation des données

Comme mentionné précédemment, la capacité d'absorption actuelle de


l'INE est trop faible pour permettre de suivre le flux des données courantes
qui lui parvient, et ne sera sftrement pas à m5me de faire face au travail
supplémentaire que lui imposera le projet. Pour cette raison, le nombre
des machines à perforer sera doublé (porté de huit à seize) pour que le
travail futU1'0 puisse ~tre accompli et que le retard accusé des années
précédentes puisse ~tre comblé.

.../ ...
- 233
Une fois <lue les données ont été inscrites sur la bande magnétique,
il sera prooédé à l'établissement de deux fiohiers centraux: le premier
à usage statisti<lus, le seoond aux fins légales. Des oopies seront faites
de ohaoun de oes fiohiers ou bandes de données ; elles seront oonservées
par mesure de séourité à deux endroits différents. Les données à destination
légale seront également conservées sur microfilm, de sorte <lU t i l exis tera,
une fois le projet terminé, tout un choix de systèmes de conservation dont
on pourra faire alors l'évaluation.

Un index à référenoes oroisées sera dressé et tenu à jour pour


les données oonservées sur bande magnéti<lue ou sur miorofilm, afin de faci-
liter la oonsultation. Les indices contiendront les renseignements sui~c :
lieu (district) et date (année et mois) OÙ l'évènement s'est produit, nom
de la personne intéressée, numéro d'identification de 1 t évènement et, pour
les naissances, nom de la mère. Ceci implique cinCl systèmes dt index pour
les naissances et <luatre pour les décès~

Le traite1œnt des données pour le fichier statisti<lus. fera. usage


de progTammes standardisés pour ordinateur, comme le COCENTS II, afin de
réduire le temps et le personnel nécessaire à cette activité~

Publication

Si l'on utilise un progTamrne standardisé d'ordinateur tel <lue


COCENTS II pour le traitement des données, les résultats apparaîtront, prêts
à être photographiés aux fins d'impression en offset. Dans le courant du
pro jet, l':mE étab1iera la liste complète des tabulations, des rapports et
des autres publications qui devront être produits.

B. Evaluation du système modèle

Après <lue le système modèle aura été mis en application dans les
zones de démonstration, diverses études d'évaluation seront effectuées.
Certaines de ces études seront répétées annuellement, afin de permettre
l'adaptation et l'aIIll§lioration du système modèle durant la période du projet•

... / .. ~
234
On élaborera une proposition d'étude plus poussée du degt'é de couverture
permis par le système modèle; si l'étude proposée est jugée de qualité
acceptable, elle sera exéoutée dans le cadre du projet.

Les études annuelles devront évaluer le mouvement des documents,


le codage, la manipulation et le traitement des données dans le système
modèle. Les évaluations seront basées sur les rapports sommaires, .les
feuilles de révision et les reçus délivrés par les officiers de l'état civil,
les préposés aux services de codage et de perforation des données ainsi que
les erreurs découvertes par le service central de perforation des données
et le progt'a.mme de révision par ordinateur. Le système de transmission des
données sera également évalué grâce à une .oomparaison annuelle entre la liste
des évènements inscrits sur la bande de l'ordinateur et la liste des évène-
ments conservée dans les bureaux de l'état civil.

c. Evaluation du système national

Une étude détaillée du système d'état civil du Pérou et tout


particulièrement de la mesure dans laquelle la règlementation est .observée
en pratique n'a enoore jamais été entrel'Dise • On pense bien que l' inobserva-
tion de larègiementation décrite au début de la présente étude ne représente
en fait qu'une partie assela réduite des problèmes liés au fonctionnement du
système.

Ainsi dono, dans le cadre du présent projet, on effectuera sur le


plan national une étude d'ensemble du système d'enregistrement de l'état
civil. La première phase de cette étude consistera en une enquête menée
auprès de tous les bureaux d'enregistrement et de leur personnel afin d' éva-
luer le fonctionnement de l'enregistrement; à cet effet on examinera
surtout la qualité des données, la mesure dans laquelle elles sont complètes
et leur transmission, ainsi que la compétence des offioiers de l'état civil.
L'enquête se fera sous forme de questionnaires envoyés par la poste.

Après cette enquête, deux équipes effectueront des visites dans


chaque provinoe du pays, et s'entretiendront avec au moins un officier d'état
civil à l'échelon provincial et à celui des districts •

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Ces entretiens auront pour but d'obtenir des renseignements détaillés,
d'observer les installations et de susciter des suggestions en vue de l'amé-
lioration du système.

D. Extension de certains aspects du système modèle à l'ensemble du pays

Le projet ne se bornera pas à implanter le système modèle dans


quelques zones de démonstration, mais élaborera également certaines amélio-
rations qu i i l appliquera dans le pays tout entier.• Les plus 1mportantes de
ces améliorations concernent les points suivants

- la préparation du ~~uel de l'officier de l'état civil


- la révision des certificats actuels de naissance et de décès ;
- la préparation d'un plan détaillé de publications ;
- l'utilisation croissante de l'ordinateur et de programmes stan-
da.rdis~s dt ordinateur afin d'accélérer le traitement des données
et de faoiliter leur publication
- la campagne de publicité.

E. Rapport finaJ.

A la fin de la période du projet (décembre 1981) on prooèdera à


la rédaction d'un rapport finaJ. qui comportera une série de recommandations
pour l'adoption, sur le plan nationaJ., d'un nouveau système :l'enregistrement
d'état civiL Outre ces recommandations, le rapport contiendra une descrip.-
tion de tout ce qui est fondamentaJ.ement nécessaire pour que le nouveau
système puisse être appliqué et évaluer~ le coût de sa mise en vigueur •

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SOURCES:

1. Instituto Nacional de D3tadisticas. Plan de Traba.jo. Proyecto:mE-

VISTIM : Mejoramiento de Estadistioas Vitales. Lima, Peru: INE,

1918.

2. Instituto Nacional de Estadisticas. Boletin Irûormativo No. 1.

Proyecto DJE-VISTIM: lœ.joramiento de Estadisticas Vitales. Lima,

Peru : !NE, 1978.

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