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1

Le produit scalaire et ses


applications

Table des matières

1 Définitions et propriétés 2
1.1 Définition initiale . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2
1.2 Définition dans un repère orthonormal . . . . . . . . . . . . . . . . . 2
1.3 Définition projective . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
1.4 Propriétés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
1.5 Projection . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
1.6 Applications . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
1.6.1 En physique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
1.6.2 Lignes de niveau . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8

2 Relations métriques dans un triangle 9


2.1 Relation d’Al Kashi . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
2.2 Relation des sinus . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
2.3 Théorème de la médiane . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13

3 Trigonométrie 14
3.1 Formules d’addition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14
3.2 Formules de duplication . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16
3.3 Formules de linéarisation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18

PAUL MILAN 17 mai 2011 P REMIÈRE S


2 1 DÉFINITIONS ET PROPRIÉTÉS

1 Définitions et propriétés
Les trois définitions suivantes sont équivalentes. On pourrait choisir comme
point de départ chacune d’elle.

1.1 Définition initiale

Définition 1 : On appelle produit scalaire de deux vecteurs ~u et ~v, le


nombre réel noté ~u · ~v tel que :

1 2 2 2

~u · ~v = ||~u + ~v|| − ||~u|| − ||~v||
2

Par convention, on écrira : ~u · ~u = ~u2 .


−→ −→
Exemple : Calculer le produit scalaire AB · AD pour la figure suivante :

−→ −→ −→
Comme ABCD est un parallélogramme, on a AB + AD = AC donc :

−→ −→ 1 −→2 −→2 −→2 


AB · AD = AC − AB − AD
2
1
= ( AC2 − AB2 − AD2 )
2
1
= (36 − 16 − 9)
2
11
=
2

1.2 Définition dans un repère orthonormal

Définition 2 : Dans un repère orthonormal (O,~ı,~), le produit scalaire de


deux vecteurs ~u et ~v de coordonnées respectives ( x; y) et ( x 0 ; y0 ) est égal à :

~u · ~v = xx 0 + yy0

On peut aussi utiliser la notation matricielle :


   0
x x
· 0 = xx 0 + yy0
y y

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1.3 D ÉFINITION PROJECTIVE 3

Montrons que cette définition est équivalente à la définition initiale.


On rappelle que si un vecteur ~u a pour coordonnées ( x; y) alors :
||~u||2 = x2 + y2
On a alors :
1  −−→ 2 
~u · ~v = ||u + v|| − ||~u||2 − ||~v||2
2
1h i
= ( x + x 0 )2 + ( y + y 0 )2 − ( x 2 + y2 ) − ( x 02 + y 02 )
2
1 2
= ( x + 2xx 0 + x 02 + y2 + 2yy0 + y02 − x2 − y2 − x 02 − y02 )
2
1
= (2xx 0 + 2yy0 )
2
= xx 0 + yy0
−→ −→
Exemple : Déterminer le produit scalaire : AB · AC

−→ −→
   
3−2 −1 − 2
AB · AC = ·
0−2 1−2
   
1 −3
= ·
−2 −1
= 1 × (−3) + (−2) × (−1)
= −1

1.3 Définition projective

Définition 3 : Le produit scalaire de deux vecteurs ~u et ~v est défini par :

~u · ~v = ||~u|| × ||~v|| × cos(~u, ~v)

Montrons que cette définition est équivalente à la définition dans un repère


orthonormal.
Prenons un repère orthonormal (O,~ı,~) dont le premier vecteur ~ı soit coli-
néaire et de même sens que le vecteur ~u. Le vecteur ~u et ~v ont pour coordonnées
respectives ( x; y) et ( x 0 ; y0 ), avec :

x 0 = ||~v|| cos(~u, ~v)


( (
x = ||~u||
et
y=0 y0 = ||~v|| sin(~u, ~v)
On a donc :

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4 1 DÉFINITIONS ET PROPRIÉTÉS

~u · ~v = xx 0 + yy0
= ||~u|| × ||~v|| × cos(~u, ~v)

Cette définition revient à projetter le vecteur ~v sur le vecteur ~u.


−→ −→
Exemple : Déterminer le produit scalaire : AB · AC

−→ −→ −→ −→
AB · AC = || AB|| × || AB|| × cos 60˚
= AB × AC cos 60˚
1
= 3×2×
2
=3

1.4 Propriétés

Propriété 1 : Nous nous en remettons au lecteur pour montrer les proprié-


tés suivantes :
1 Le produit scalaire est commutatif :

~u · ~v = ~v · ~u

2 Le produit scalaire est distributif par rapport à l’addition de deux vec-


teurs :
~u · (~v + w
~ ) = ~u · ~v + ~u · m
~
3 Le produit scalaire est distributif par rapport à la multiplication par un
scalaire :
( a~u) · (b~v) = ab × (~u · ~v)

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1.5 P ROJECTION 5

Propriété 2 : Nous nous en remettons au lecteur pour montrer les pro-


priétés suivantes :
1 Si les vecteurs ~u et ~v sont colinéaires et de même sens alors :

~u · ~v = ||~u|| × ||~v||

2 Si les vecteurs ~u et ~v sont colinéaires et de sens contraires alors :

~u · ~v = −||~u|| × ||~v||

3 Si les vecteurs ~u et ~v sont perpendiculaires alors :

~u · ~v = 0

1.5 Projection

−→ −→
Théorème 1 : Soit deux vecteurs AB et CD. On appelle K et H les projec-
tions orthogonales respectives de C et D sur la droite AB, on a alors :
−→ −→ −→ −→
AB · CD = AB × KH si AB et KH sont de même sens.
−→ −→ −→ −→
AB · CD = − AB × KH si AB et KH sont de sens contraires.

On a pour les deux cas les figures suivantes :

Exemple : En utilisant les renseignements portés sur la figure ci-dessous,


calculer les produits scalaires suivants :
−→ −→ −→ −→ −→ −→
AB + AH · AB et AH + HC · AB

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6 1 DÉFINITIONS ET PROPRIÉTÉS

−→ −→ −→ −→ −→
AB + AH · AB = AB2 + AH · AB

si on projette orthogonalement B sur ( AH ), on obtient H, donc :

= AB2 + AH 2

en utilisant le théorème de Pythagore, on a

= AB2 + ( AB2 − BH 2 )
= 2AB2 − BH 2
= 2×4−1
=7

−→ −→ −→ −→ −→ −→ −→
AH + HC · AB = AH · AB + HC · AB

si on projette orthogonalement A sur ( HC ), on obtient H, donc :

−→ −→
= AH 2 + HC · HB
= ( AB2 − BH 2 ) − HC × HB
= 4−1−2×1
=1

1.6 Applications
1.6.1 En physique
On peut utiliser le produit scalaire pour calculer la résultante de deux forces.

→ − →
Soit un point O soumis à deux forces F1 et F2 qui forme un angle de 50 degré. les

→ − →
intensités des deux forces F1 et F2 sont respectivement 300 N et 200 N. On a alors
la figure ci-dessous :

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1.6 A PPLICATIONS 7

D’après la première définition, on a :


→ − → 1 − → − → 
F1 · F2 = || F1 + F2 ||2 − F12 − F22
2

D’après la troisième définition, on a :



→ − →
F1 · F2 = F1 × F2 cos 50˚

On obtient alors :
1 − → − → 2 2 2
 − → − →
|| F1 + F2 || − F1 − F2 = F1 · F2 = F1 × F2 cos 50˚
2
−→ − →
|| F1 + F2 ||2 = 2F1 × F2 cos 50˚ + F12 + F22

→ − → q
|| F1 + F2 || = 2F1 × F2 cos 50˚ + F12 + F22
p
= 2 × 300 × 200 cos 50˚ + 3002 + 2002
' 455, 12 N

On retrouve le produit scalaire en physique pour le travail d’un force. En effet


le travail W d’une force ~F est égale au produit scalaire du vecteur force ~F par le
vecteur déplacement ~`.
W = ~F ·~`

Une dépaneuse remorque une voiture en panne sur une côte de 20 degré. La
tension du câble est constante et les deux véhicules ont une accélération constante.
En supposant que le câble fait un angle de 30 degré avec le plan de la route et que
la tension est de 1600 N, quel est le travail effectué par la dépaneuse sur la voiture
si ele la remorque sur une distance de 0,50 km sur cette route en pente.

L’angle de la route n’a pas d’importance ici. On a alors :


→ −
− →
W = FT · `
= FT × cos 30 × 500

3
= 1600 × × 500
√2
= 400 000 3
' 692, 82 kJ

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8 1 DÉFINITIONS ET PROPRIÉTÉS

1.6.2 Lignes de niveau


Un problème de lignes de niveau consiste à déterminer un ensemble de points
du plan qui vérifient une égalité. Ce nom vient des courbes que l’on trace sur une
carte routière qui correspondent aux points de même altitude.

Soient A et B deux points donnés tels que AB = 6. On appelle Lk l’ensemble


des point M tels que :
−−→ −→
MA · MB = k
1) Déterminer l’ensemble des point M suivant les valeurs de k.
2) Construire, si possible, Lk , dans chacun des cas suivants.

a) k = −10 b) k = −5 c) k = 0 d) k = 7

3) C est tel que ABC est un triangle équilatéral. Comment choisir k pout que C
soit un point de Lk ?

///////////////////

1) Soit I le milieu du segment [ AB]. On introduit le point I dans la relation de


Lk .

−−→ −→
MA · MB = k
−→ − →   −→ − →
MI + I A · MI + IB = k
−→ − → − → −→ − → − →
MI 2 + MI · IB + I A · MI + I A · IB = k
−→ − → − → − → − →
MI 2 + MI · IB + I A I A · IB = k

→ −
− → − → − → − → AB2
Comme I = m[ AB] alors IB + I A = 0 et I A · IB = −
4

AB2
MI 2 − =k
4
AB2
MI 2 = k +
4

Comme AB = 6, on a :

MI 2 = k + 9

Pour que cette égalité soit vérifiée, il faut que :

k + 9 > 0 ⇒ k > −9

Conclusion
√ : Si k > −9 l’ensemble des point M est un cercle de centre I et de
rayon k + 9. Lorsque k = −9, l’ensemble est réduit au point I.

2) L−10 n’existe pas. Les autres cas sont représenté ci-dessous :

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9

3) Si le triangle ABC est équilatéral, la droite (CI ) représente une hauteur du


triangle ABC. On sait que la longueur de la hauteur d’un triangle équilatéral
de côté 6 est égale à :

6 3 √
h= =3 3
2

On a alors :
√ √
k + 9 = 3 3 ⇒ k + 9 = 27 ⇒ k = 18

Conclusion : : Le point C ∈ L18

2 Relations métriques dans un triangle

2.1 Relation d’Al Kashi

Cette relation a pour but de déterminer une relation entre les trois longueurs
d’un triangle soit une généralisation du théorème de Pythagore.

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10 2 RELATIONS MÉTRIQUES DANS UN TRIANGLE

Théorème 2 : Dans un triangle quelconque ABC en prenant les notations


indiquées sur la figure ci-dessous, on a :

a2 = b2 + c2 − 2bc cos Â

Démonstration : On part de la relation :



→ −→ −→
BC 2 = ( BA + AC ) 2
−→ −→
= ( AC − AB) 2
−→ −→ −→ −→
= AC 2 − 2 AC · AB + AB 2
= AC 2 + AB 2 − 2AC × AB cos Â

Ce qui devient en utilisant les notations de la figure :

a2 = b2 + c2 − 2bc cos Â

Exemple : Soit le triangle ci-dessous. Déterminer la longueur BC et les angles


B̂ et Ĉ.

Avec nos notations nous avons alors : b = 3 c = 8 et  = 60◦ . Nous cher-


chons donc à déterminer a les angles B̂ et Ĉ. D’après la relation d’Al Kashi, nous
avons :

a2 = b2 + c2 − 2bc cos Â
1
= 32 + 82 − 2 × 3 × 8 ×
2
= 9 + 64 − 24
= 49

donc :

a=7

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2.2 R ELATION DES SINUS 11

Pour déterminer l’angle B̂, on fait une permutation circulaire de la formule


d’Al Kashi, c’est à dire :

a→b
b→c
c→a
 → B̂

On obtient donc :

b2 = c2 + a2 + 2ac cos B̂
2ac cos B̂ = a2 + c2 − b2
a2 + c2 − b2
cos B̂ =
2ac
49 + 64 − 9
=
2×7×8
104
=
112
13
=
14

On obtient donc :
 
13
B̂ = arccos ' 21, 79◦
14

enfin, on trouve l’angle Ĉ, par complément à 180, soit :

Ĉ ' 180 − 60 − 21, 79 ' 98, 21◦

2.2 Relation des sinus


La formule d’Al Kashi est efficace si l’on connaît deux distances et un angle
ou 3 distances. Par contre si l’on ne connaît qu’une distance, la relation n’est pas
utilisable. On utilise alors la relations des sinus.

Théorème 3 : Dans un triangle quelconque ABC, on a les relations sui-


vantes en gardant les mêmes notations et en appelant S la surface du tri-
angle ABC :
ac sin B̂
S =
2

sin  sin B̂ sin Ĉ


= =
a b c

Démonstration : On a la figure ci-dessous

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12 2 RELATIONS MÉTRIQUES DANS UN TRIANGLE

On a alors :
BC × AH
S =
2

AH AH
Avec nos notations et comme sin B̂ = =
AB c

ac sin B̂
S =
2
En utilisant une permutation circulaire sur la surface du triangle, on obtient :

ac sin B̂ ab sin Ĉ bc sin Â


= =
2 2 2

en multipliant par 2 et en divisant par abc, on a

ac sin B̂ ab sin ĉ bc sin Â


= =
abc abc abc
sin B̂ sin Ĉ sin Â
= =
b c a

Exemple : Soit le triangle ci-dessous. Déterminer la longueur AB et BC.


Avec nos notations nous avons alors : b = 6 2, Â = 105◦ et Ĉ = 45◦ . On
cherche les longueurs AB = c et BC = a
On détermine l’angle B̂ par complément à 180 :

B̂ = 180 − 105 − 45 = 30◦

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2.3 T HÉORÈME DE LA MÉDIANE 13

En appliquant la relation des sinus, on a :


sin B̂ sin Ĉ
=
b c
b sin Ĉ
c=
sin B̂

6 2 sin 45
c=
sin 30

√ 2
6 2×
c= 2
1
2
c = 12
Par permutation circulaire, on trouve a

c sin Â
a=
sin Ĉ
12 sin 105
a =
sin 45
12 sin 105
a = √
2
2

a = 12 2 sin 105
a ' 16, 39

2.3 Théorème de la médiane


Ce théorème permet de connaître la longueur de la médiane à partir de trois
longueurs du triangle

Théorème 4 : Dans un triangle quelconque ABC, on appelle I le milieu


du segment [ BC ], on a alors :

BC2
AB2 + AC2 = 2AI 2 +
2

Démonstration : On a la figure ci-dessous :

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14 3 TRIGONOMÉTRIE

−→ − → −→ − →
AB2 + AC2 = ( AI + IB )2 + ( AI + IC2
−→ − → −
→ − →
= AI 2 + 2 × AI · IB + IB2 + AI 2 + 2 × AI · IC + IC2

→ − → − →
= 2AI 2 + 2 × AI ( IB + IC ) + IB2 + IC2

→ −
− → − → BC
Comme I milieu de [ BC ], on a IB + IC = 0 et IB = IC =
2
 2
2 BC
= 2AI + 2
2
BC2
= 2AI 2 +
2

3 Trigonométrie
3.1 Formules d’addition

Théorème 5 : Soit a et b deux angles quelconques, on a les relations

cos( a + b) = cos a cos b − sin a sin b


cos( a − b) = cos a cos b + sin a sin b

sin( a + b) = sin a cos b + cos a sin b


sin( a − b) = sin a cos b − cos a sin b

Démonstration : Soit les point A et B sur le cercle unité :

−→ −→
Calculons le produit scalaire OA · OB de deux façons différentes

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3.1 F ORMULES D ’ ADDITION 15

−→ −→
OA · OB = OA × OB × cos( a − b) = cos( a − b)

−→ −→
   
cos a cos b
OA · OB = · = cos a cos b − sin a sin b
sin a sin b

On en déduit donc la deuxième formule :

cos( a − b) = cos a cos b + sin a sin b

Pour retrouver la première, il faut remplacer dans la formule ci-dessus b par


−b, on obtient alors :

cos[ a − (−b)] = cos a cos(−b) + sin a sin(−b)

comme la fonction cosinus est paire et la fonction sinus impaire, on a :

cos( a + b) = cos a cos b − sin a sin b

Pour retrouver les formule avec le sinus, on utilise la formule qui permet de
passer du cosinus au sinus, c’est à dire :
π 
cos − θ = sin θ
2
On a alors :
hπ i
− ( a + b)
sin( a + b) = cos
2
h π  i
= cos −a −b
2
π  π 
= cos − a cos b + sin − a sin b
2 2
π  π 
Comme cos − a = sin a et sin − a = cos a
2 2

= sin a cos b + cos a sin b

On retrouve la dernière formule en remplaçant b par −b et compte tenu des


parités des fonctions cos et sin, on obtient alors :

sin[ a + (−b)] = sin a cos(−b) + cos a sin(−b)


sin( a − b) = sin a cos b − cos a sin b

Exemple : En remarquant que :

5π π π
= +
12 6 4

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16 3 TRIGONOMÉTRIE

5π 5π
calculer la valeur exacte de cos et sin .
12 12
En appliquant les formules d’addition, on a :

5π π π
cos = cos +
12 6 4
π π π π
= cos cos − sin sin
6 4 6 4
√ √ √
3 2 1 2
= × − ×
2 2 2 2
√ √
6− 2
=
4

5π π π
sin = sin +
12 6 4
π π π π
= sin cos + cos sin
6 4 6 4
√ √ √
1 2 3 2
= × + ×
2 2 2 2
√ √
6+ 2
=
4
Remarque : Pour se souvenir des formules d’addition, on peut remarquer :
ê Avec le cosinus on ne "panache pas" tandis qu’avec le sinus on "panache".
ê Avec le cosinus et a + b, on met un "moins" entre les deux termes. Avec le
sinus pas de problème de signe

3.2 Formules de duplication

Théorème 6 : Pour tout angle a, on a les relations :

cos 2a = cos2 a − sin2 a


= 2 cos2 a − 1
= 1 − 2 sin2 a

sin 2a = 2 sin a cos a

Démonstration : La formule sur le sin 2a est l’application directe des for-


mules d’addition. Les formules sur le cos 2a font intervenir la relation entre cos2
et sin2 . En effet :

cos 2a = cos( a + a)
= cos2 a − sin2 a

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3.2 F ORMULES DE DUPLICATION 17

En appliquant la formule cos2 a + sin2 a = 1, on obtient les deux formules sui-


vantes

= cos2 a − (1 − cos2 a) = 2 cos2 a − 1


= (1 − sin2 a) − sin2 a = 1 − 2 sin2 a

Exemples :

1) Calculer cos 2x dans les deux cas suivants


3
a) cos x =
5
1
b) sin x = −
3

a) On ne connaît que le cosinus donc :

cos 2x = 2 cos2 x − 1
 2
3
=2 −1
5
9
= 2× −1
25
18 − 25
=
25
7
=−
25

b) On ne connaît que le sinus donc :

cos 2x = 1 − 2 sin2 x
 
1
= 1−2 −
3
1
= 1−2×
9
9−2
=
9
7
=
9

πi
h
2) a est un réel de 0, tel que :
2
p √
2+ 3
cos a =
2

a) Calculer cos 2a.


b) À quel intervalle appartient 2a. Déduire alors a.

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18 3 TRIGONOMÉTRIE

a) On ne connaît que le cosinus donc :


cos 2a = 2 cos2 a − 1
p √ !2
2+ 3
=2
2

2+ 3
= 2× −1
√ 4
4+2 3−4
=
√ 4
3
=
2
h πi
b) Comme a ∈ 0, alors 2a ∈ [0; π ], on en déduit donc :
2
π π
2a = et donc a =
6 12

3.3 Formules de linéarisation

Théorème 7 : Pour tout angle a on a les relations :

1 + cos 2a
cos2 a =
2
1 − cos 2a
sin2 a =
2

Démonstration : Ces formules se déduisent directement des formules de


duplication avec le cos 2a. En effet :
1 + cos 2a
cos 2a = 2 cos2 a − 1 ⇒ 2 cos2 a = 1 + cos 2a ⇒ cos2 a =
2
1 − cos 2a
cos 2a = 1 − 2 sin2 a ⇒ 2 sin2 a = 1 − cos 2a ⇒ sin2 a =
2

π π
Exemple : Calculer cos et sin .
8 8
On a :
π
π 1 + cos 2
cos2 = 8
8 2
π
1 + cos
= 4
2

2
1+
= 2
2√
2+ 2
=
4

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3.3 F ORMULES DE LINÉARISATION 19

π
Comme cos > 0, on a
8
p √
π 2+ 2
cos =
8 2
De même, on a :
π
π 1 − cos 2
sin2 = 8
8 2
π
1 − cos
= 4
2

2
1−
= 2
2√
2− 2
=
4
π
Comme sin > 0, on a
8
p √
π 2− 2
sin =
8 2

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