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INTRODUCTION AU DROIT

Chapitre 1 : Introduction à la matière

Conten u
Introduction :.........................................................................................................................................1
I. Définition du droit..........................................................................................................................1
A. Une approche substantielle du droit..........................................................................................1
B. Une approche formelle du droit.................................................................................................2
II. La finalité du droit..........................................................................................................................2
A. L’instauration d’un ordre respecté.............................................................................................3
1) Agencement logique des règles..............................................................................................3
2) La logique de décision............................................................................................................3
3) Un ordre sanctionné...............................................................................................................4
B. L’instauration d’un ordre respectable........................................................................................5
1) Quelle morale ?......................................................................................................................5
C. Le rapport entre Droit et Justice.................................................................................................7
1) La justice positiviste................................................................................................................7
2) La justice selon l’étude du droit naturel classique..................................................................8

Introduction :
  «  Où il n'y a point de justice, il n'y a point de république.  »

On peut commencer ce cours en tentant de se donner une idée primaire de ce qu’est le droit. Le
droit incarne un savoir qui va permettre aux relations sociales de se développer pacifiquement. Il
permet de trouver un mode alternatif à la violence physique de régler un litige et c’est d’ailleurs
l’aspect contentieux duquel on le perçoit le plus souvent.

A l’instar de la médecine et de la théologie, le droit est utile à la vie. C’est pour cela que ces filières
restent des filières d’exigence qui existent depuis les universités du Moyen-Age.

I. Définition du droit
A. Une approche substantielle du droit
Comment peut-on définir le droit ?

Le droit apparaît d’abord comme une somme de règles qui régissent la vie en société. C’est aussi
la décision d’appliquer ces règles à des cas pratiques. Enfin, pour passer de l’un à l’autre on peut
ajouter dans cette définition le discours.

Autrement dit, le droit est un ensemble de données, une culture à connaître ainsi que le savoir
de combiner ces différentes données.

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On parle alors de science et d’un art.

B. Une approche formelle du droit


Quelles sont les règles de la vie sociale ? Quels sont les commandements de la vie sociale ?

En droit, l’autorité qui exprime la règle ou la décision est le pouvoir politique et leurs
démembrements administratifs ainsi que les juges. Ces autorités posent donc des règles. En
revanche, la loi prime sur le juge qui est « bouche de la loi ». Autrement dit le juge n’est qu’un
organe d’application.

Comme signifié précédemment, on peut constater une distorsion entre la loi et ceux qui la font,
et le juge qui applique ces lois.

« L’office de la loi est de fixer, par de grandes vues, les maximes générales du droit : d’établir des
principes féconds en conséquences, et non de descendre dans le détail des questions qui peuvent
naître sur chaque matière. C’est au magistrat et au jurisconsulte, pénétrés de l’esprit général des lois,
à en diriger l’application. »

Loi / Législateur / Pouvoir Po Le juge


- La loi ne peut pas envisager tous les cas de - A l’inverse, le juge est face à des cas
figures dans la vie réelle (une loi est particuliers. Le fait que la règle et sont
abstraite et un fait social et concret). application puisse avoir des conséquences
dramatiques ou absurdes, qui ne sont pas
- Le pouvoir politique voit les choses en prises en compte par le législateur, mène à
masse/grand. Les cas particuliers ne sont une distorsion.
pas ses affaires. Il ne prend en - L’organe juridique tente d’échapper à
considération que la généralité des cas et y l’absurdité de la règle en l’adaptant via la
appliquer des lois. puissance de l’argumentation.

Il est possible que le législateur prévoie une marge de manœuvre sur certaines lois. Dans ce cas-
ci, la loi peut être appliquée sans distorsion.

En revanche ce n’est pas toujours le cas, et pour des raisons d’équité, il y a une adaptation.

On remarque donc qu’il y a une tension entre le législateur qui donne l’ordre, et l’organe
décisionnel qui l’altère.

II. La finalité du droit


A quoi sert le droit ?

Il y a ambiante cette croyance qui dit que le droit poursuit un idéal appelé la justice.

Le droit ne se plie pas à une conception personnelle de la justice. Il a d’abord un but purement
pratique : permettre à la vie sociale d’être prospère et de se développer. Le droit instaure un
ordre dans la société qui permet de donner une idée aux individus de ce qu’ils peuvent faire ou
non et quels sont les conséquences s’ils ne respectent pas cela.

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Il y a donc un lien très fort entre l’idée de justice et la nécessité de poser un ordre dans la société.
Le droit pose un ordre et les moyens de l’appliquer.

A. L’instauration d’un ordre respecté


Les données du droit ne peuvent former un ordre que si elles sont cohérentes les unes par rapport
aux autres.

1) Agencement logique des règles


Le droit juridique est constitué d’une multitude de règles qui se doivent d’être cohérentes les
unes par rapport aux autres. Elles subissent donc une contrainte de non-contradiction (même si
à 1ère vue certaines lois laissent à penser qu’elles sont contradictoires).

Exemple : L’article 311.4 du code pénal sanctionne le vol de 5 ans d’emprisonnement et de


75 000 € d’amende. En revanche le vol entre époux n’est pas considéré comme sanctionné.
Pourquoi ?

Il y a trois manières de ramener à la cohérence des règles qui se contredisent :

 Assigner à une règle un contexte spécifique (cas de l’exemple) : Les 2 règles ne vont pas
se contredire car elles ne sont pas applicables en même temps.
 Faire disparaître une règle au profit d’une autre : c’est une hiérarchisation des
règles/normes.
 Interpréter : faire dire aux règles autre chose pour jouer sur le sens des mots et faire
croire que la contradiction n’était qu’apparente.

On tente d’atteindre un ordonnancement logique des lois pour ses vertus :

- Cela facilité l’apprentissage et la compréhension


- Cela favorise le respect spontané des lois pour les citoyens car elles sont intelligibles,
mémorisables et donc respectables.

Il en convient alors que l’application de ces lois soit logique.

2) La logique de décision
La logique veut qu’un contentieux soit réglé par les conditions d’application de la règle.
Néanmoins il n’est pas toujours évident que l’ensemble des litiges entrent parfaitement dans le
cadre de ce que les règles prévoient/ dans les conditions d’application.

La règle n’est pas toujours clairement énoncée et il est nécessaire de la préciser de l’interpréter
mais il est surtout important d’être logique.

Les avantages qui émanent du fait que les règles soient logiques sont :

- Une garantie de l’égalité des citoyens devant la loi (2 situations identiques seront traitées
également). C’est une vertu sociale importante puisque, comme spécifié précédemment, il
est dans l’idée générale une vision du droit comme étant juste.

- Une prévisibilité des décisions d’application juridique. Les individus peuvent anticiper pour
adopter une conduite rationnelle. Cela permet aussi la sécurité juridique car un individu
prend connaissance de ces libertés et sait ce qu’il peut faire ou non.

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Mais le droit doit être appliqué.

3) Un ordre sanctionné

a) Diversité des sanctions


Quelles sont les différentes sanctions ?

Il existe trois types différents de sanctions dans le droit.

Types de sanctions Description Exemple


Administratives Elles sont prononcées par Délivrance d’un titre de séjour
l’administration
Pénales Elles sont à vocation - Amende (paiement aux
répressives/punitives et caisses du trésor public)
sont spécifiées par la - Peine d’emprisonnement
sanction de la violation de (retrait du délinquant du
cette loi. Elles infligent un circuit social)
mal qui n’est pas
forcément proportionné au
mal causé. Elles ont 2
caractères :
- C’est un « châ timent »
car on considère
qu’elles concernent des
sujets particulièrement
importants à
l’équilibre social
- Profite à la collectivité
nationale pour partie
Civiles Injonction prononcée par - Frais de réparation lors
une autorité qui aura pour d’un accident de voiture.
vocation de prendre effet
entre des personnes civiles
au profit de quelqu’un
d’autre et non à la société.
Elle n’excède pas le mal
causé et rétablit un
équilibre

b) Nécessité des sanctions


Quels sont les enjeux d’une sanction ?

Les sanctions sont nécessaire pour :

 Le législateur :
C’est un moyen pour lui d’être obéit. En effet le droit a des enjeux politiques. Il est
consubstantiel au pouvoir.
 Le citoyen :
C’est un moyen pour lui d’anticiper le comportement des autres, faire valoir une justice
pour ceux qui respectent la loi.
 L’effectivité du droit :

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La France a une activité juridique très importante mais la sanction reste statistiquement
marginale. Elle dissuade.

L’importance pour qu’une règle soit juridique n’est pas qu’elle soit sanctionné (beaucoup) mais
qu’elle soit sanctionable. Cela établit sa juridicité Mais pour qu’une sanction soit appliquée, il
faut aussi qu’elle soit prévue par les législateurs.

c) Le caractère étatique de la sanction


Pour qu’une règle soit considérée comme juridique, il faut que la sanction relève des organes de
l’Etat (Polices, tribunaux…). Toutes les décisions prises par l’administration peuvent être prise
en recours. C’est la justiciabilité d’une règle qui définit son caractère juridique.

Autrement dit, les règles juridiques ne sont qu’une fraction de l’ensemble des règles qui
régissent la vie sociale. Ces autres règles ne sont pas sanctionables par un organe juridique mais
par d’autres agents (Ex : politesse => sanction informelle).

B. L’instauration d’un ordre respectable


La respectabilité est très utile et souhaitable. Cette légitimité garantie la spontanéité de
l’obéissance. Cela permet à l’irrespect de la règle d’être marginal et donc de concentrer les
organes juridiques vers des cas pathologiques (ceux qui ne respectent pas les lois).

S’il y avait une masse de personnes qui ne jugerait pas la règle légitime, l’Etat ne pourrait réagir
en usant de ses règles C’est pourquoi la communication est un moyen de donner un exemple.

Comment diffuser la légitimité ?

Le droit se dit inspiré de valeurs qui sont jugées « bonnes » dans les mœurs. Ici il y a deux
références qui font consensus : la justice et la morale.

1) Quelle morale ?
Le droit est le reflet d’une civilisation et la civilisation est le fruit de l’Histoire, d’une culture et de
la transmission d’une hiérarchie de valeurs. Ce qui veut dire que le droit est le reflet de cette
hiérarchie.

Le droit français est élaboré sur une morale bien identifiée /en miroir de représentations
morales bien identifiées. Cette morale est à la conjonction du stoïcisme et du christianisme. C’est
la science du bien et du mal.

On peut distinguer un ensemble de vertus dites « bonnes » :

- Sincérité
- Prudence
- Altruisme / Charité
- Fidélité / Constance / Loyauté
- Respect (d’autrui et de soi-même)
- L’individualisme (considération de la dignité d’une personne)
- Responsabilité.

«  Ne fais point à autrui ce que tu ne voudrais que l’on te fasse ».

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Le droit s’est construit sur cette morale. Cette morale s’est laïcisée mais elle reste présente et la
même dans le fond aujourd’hui. En effet, durant la 2 nde moitié du XXème siècle, elle a été
relativisée et concurrencée par un mouvement hédoniste. Cela a mené à une subjectivisation de
la morale. On a assimilé bien et plaisir.

Le problème est que si l’on ne réfléchit qu’à la maximisation du bien être individuel, on atomise
la morale classique et on en anéantit certains aspects. (Ex : la tempérance).

Il y a une concurrence à la morale classique qui vient la délégitimer en prô nant que le bien et le
mal sont des points de vue.

 Il y a une affinité entre la morale et le droit. Les 2 s’expriment sous la forme d’un
commandement, ils sont l’expression de hiérarchie des normes. Le droit devient de plus
en plus invasif dans la vie sociale puisque les régulateurs traditionnels s’amenuisent.

« Les lois sont veines sans les mœurs ».

 Il y a aussi des éléments de distinctions.


o La morale n’a pas le même objectif que le droit : la morale classique recherche un
perfectionnement de l’ind tandis que le droit n’a qu’un but pratique et social. Il
n’est pas un idéal.
o Le lieu où père la règle est aussi différente. La morale intervient sur l’esprit
tandis que le droit agit sur des comportements des individus envers d’autres
(phénomènes sociaux).

On ne peut donc distinguer le droit et la morale par les sanctions. Une faute morale n’est pas
forcément une faute juridique.

Synthèse

Le droit gagne à s’inspirer de la morale et s’en inspire. Mais, l’évolution de cette morale fait que
la force de cette inspiration varie en fonction des domaines. Le droit et la morale s’inspirent tous
deux du bien-être de l’individu.

Pour ce qui est de la vie familiale, conjugale et sexuelle, le droit s’est retiré de la représentation
morale du bien et du mal. Il laisse libre à chacun de la définir.

Cela est différent du XIXème siècle où au contraire l’Etat sanctionnait particulièrement les
comportements non-vertueux dans la sphère privée et familiale.

Il y a des zones de recoupement lorsque le droit sollicite les conceptions de bien et de mal
(comme la morale).

Exemples :

- Le terme de bonnes mœurs a été rayé de la réalité juridique sauf dans l’art 6 du code civil.
- La prescription ne satisfait pas toujours les règles morales.
- La faute : lorsqu’on dit qu’un comportement est fautif, on porte un jugement de valeur qui
porte sur la morale.

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C. Le rapport entre Droit et Justice
L’intimité du rapport entre le droit et la justice sont révélés d’abord par le fait que le service
public qui pratique du droit est appelé « le palais de Justice » (terme galvaudé).

Comment le droit appréhende-t-il la juste ?


Qu’est-ce qui est juste ?

Il y a 3 conceptions courantes de la justice dans le discours des juristes.

1) La justice positiviste
Le positivisme est un courant de pensée. Le positivisme juridique est une conception du droit
d’après laquelle le droit se ramène à ce qu’il est posé tel quel par une autorité régulièrement
instituée à cet effet.

La question de rapport entre droit et justice ne s’oppose que très peu. La légitimité   de la force
de droit est garantie par l’investiture de celui qui dans cette règle est légitime, qu’elle soit posée
par une autorisée par une autorité régulière ou non (cela dépend des critères procéduraux qui
donnent la légitimité du pouvoir.

Dans une société démocratique, si l’on considère que la justice fait partie de sa volonté générale
il suffit que l’Etat l’intègre dans ses lois. Il n’y a donc pas de conception de justice au-dessus du
pouvoir puisqu’elle est traduite par l’institution de procédure. Ce que le peuple décide pour lui-
même est juste. Il suffit donc que les faiseurs de règles intègre les volontés du peuple pour que le
droit soit juste.

Les limites de cette vision :

- Allemagne nazie ; Hitler fut élu haut chancelier mais les lois n’ont pas été juste.
- En Inde : le dirigeant élu démocratiquement a décidé la stérilisation massive.

L’école du positivisme à travers l’histoire a montré son insuffisance. Le problème de ce critère


est qu’il est purement formel.

On peut aussi parler de positivisme sociologique : la justice s’aperçoit au regard des


représentations communes dans une société donnée. On se base sur les comportements sociaux
dominants (ce qui est commun de faire).

Exemple :

Si dans une société donnée telle caste est considérée comme mise à part parce que c’est comme
ça, c’est injuste mais cela devrait entrer dans les lois selon le positivisme sociologique. => Les
Intouchables d’Inde.

Néanmoins cette conception reste ancrée dans les esprits des juristes.

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2) La justice selon l’étude du droit naturel classique
Le droit naturel est l’expression d’une conception transcendante de la justice. Contrairement à la
justice positiviste qui ne vient pas d’ailleurs, la justice du droit naturel est quelque chose qui va
transcender l’Humanité.

Au nom de cette conception, le « jus » naturaliste va chercher à s’inspirer, corriger, compléter les
règles de droit à cet idéal de justice.

Il y a un ordre naturel des choses de l’univers. Ce qui est juste est la projection dans les rapports
sociaux de cet ordre naturel des choses. A priori c’est une banale idée dans les domaines de la
science. La chose s’ordonne d’elle-même. Les jus naturalistes projettent ces idées sur la
conception de justice.

Certains comportement sont contre-nature ce qui flétrit l’Homme et génère des conflits et un
disharmonie tandis que d’autres sont dans la nature humaine et génèrent une harmonie dans les
rapports sociaux.

Montesquieu (Esprit des lois) : « Les lois dans la signification des choses. »

Peu importe les paroles du législateur, Certaines choses sont naturellement justes et les lois ne
seront que justes si l’on respecte cet ordre naturel du bien et du mal.

Exemple d’Antigone, écrit par Sophocle :

Le roi de Thèbes fait face à une révolution dont il sort vainqueur. En sanction à cette
désobéissance, il interdit que les corps des combattants qui se sont soulevés contre lui soient
enterrés via l’Edit de Créon. Antigone, dont le frère fait partie des soldats tombés en combattant,
va désobéir car pour elle, cet édit est injuste. Il viole la justice naturelle qui est d’ensevelir les
morts (et c’est une idée universelle). Autrement dit, cette loi n’a pas de valeur à ces yeux car elle
est trop contraire à la justice naturelle.

Mais comment identifier ce qui est naturellement juste ? Est-il même vrai que la nature de
l’homme existe et qu’elle est la même pour tous ?

 Pour les croyants


L’idée qu’il y ait un ordre nature du monde et des choses et pour les croyant assurée puisqu’il
existe une puissance supérieure.

 Pour les athées


L’idée de la nature humaine est une tentation car la simple observation des choses rend cette
hypothèse possible. L’homme, dans ses qualités et ses vices, ne change pas au fil des siècles. Les
lois mises en place depuis toujours ont toutes pour même but de sanctionner des vices tel que le
vol, l’avarice, la colère, l’envie etc… En ce sens il est tentant de croire qu’il existe un bien et un
mal naturel, des attitudes destructrices et constructives et qu’il est donc naturel que l’homme
tende vers le bien. Les règles de droit concourent donc à cette justice naturelle.

Comment déterminer ce qui est naturellement juste dans un cas concret ? Quels sont les
résultats de cette école de pensée pour guider la juriste ?

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Quelques résultats fondamentaux qui découlent de ce courant de pensée :

 1er résultat : L’Homme n’est pas une chose. Il y a une division fondamentale entre l’être
humain et les choses. L’Homme est un « animal social «  (Aristote). Il ne faut pas faire
abstraction de la communauté d’appartenance de l’homme pour apprécier son
comportement. La 1ère communauté d’appartenance est la famille. C’est par là que l’être
nouveau va progressivement s’intégrer dans des espaces sociaux de plus en plus larges
pour devenir un citoyen. La protection de la famille est conforme à la justice. On retient
aussi l’adage suivant : «  ne pas faire aux autres ce que tu ne veux pas qu’on te fasse. »

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