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Cours de sociologie et économie de l’éducation :30h

1. Intitulé du cours.
L’enseignement est à la fois une voie, un moyen pour assurer l’éducation à
l’homme. Cette éducation doit être rentable, utilitaire et pratique.
2. But du cours.
Ce cours vise de nous familiariser avec les faits sociaux et les éléments de
l’économiques de l’éducation.
3. Nécessité du cours.
Le Congo Démocratique a plusieurs problèmes liés à l’éducation. Nous pouvons
citer quelques-uns :
- L’intellectualisme vide
- La discrimination sociale la délinquance des ages
- L’enseignement livresque
- L’analphabétisme
- Le sous-développement….
Ces problèmes ne peuvent trouver solution que quand le congo définisse son
propre système éducatif.

4. Plan
Introduction
Chap.1 Généralités
1.1. Définition
1.2. Observation économique de l’éducation
1.3. Observation sociologique de l’éducation
1.4. Domaine de la sociologie et de l’économie de l’éducation
1.5. Orientation de la sociologie de l’éducation.
Chap.2 Problème des systèmes d’enseignement
2.1. Préambule
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2.2. L’école unique


2.3. Idéologie égalitaire
2.4. Inégalités scolaires à l’échelle mondiale
2.5. Education permanente.
Chap.3. Signification économique de l’éducation et les contraintes de l’économie
sur l’éducation.
3.1. Préambule
3.2. Définition de l’éducation dans une perspective économique
3.3. Coûts de l’éducation
Conclusion
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Introduction du cours
Le choix de la matière à développer dans ce cours n’est pas aisé car la
sociologie et l’économie de l’éducation constituent deux vastes domaines d’étude,
embrassant plusieurs thèmes aussi intéressants les uns les autres.
Pour un cours de sociologie et économie de l’éducation, toute matière
choisie peut donner lieu à des réflexions intéressantes dans la mesure où toute
question économique de l’ »éducation a des implications sociologiques comme il n’y
a aucun aspect sociologique de l’éducation qui n’ait des incidences économiques.
En plus, on commence à s’interroger sur les effets de l’éducation sur la société et
vice versa. Or, l’éducation est porteuse d’espoir, elle émancipe l’homme, le rend
libre. Pour ce faire, l’école doit être conçue de manière à résoudre les problèmes de
la société et non vivre en antagonisme. L’éducation vise donc à intégrer l’individu
dans la société pour qu’il soit utile à cette société. De toutes les façons, l’éducation
libère l’être humain de certaines conditions parfois mauvaises au lieu qu’il soit
esclave de certaines situations.
Depuis plusieurs années, l’expression sciences de l’éducation supplante
progressivement le concept unique de la pédagogie dans l’étude du fait
éducationnel. Plusieurs classifications des sciences de l’éducation ont été
proposées et adoptons celle de G. MIALARET qui repartit le tableau général des
sciences de l’éducation en trois catégories :
1. Les sciences qui étudient les conditions générales et locales de
l’éducation ;
2. Les sciences qui étudient la situation d’éducation et les faits
d’éducation eux-mêmes ;
3. Les sciences de réflexion et de l’évolution.
La sociologie de l’éducation et l’économie de l’éducation appartiennent
à la première catégorie qu’elles partagent du reste avec l’histoire de l’éducation et
l’éducation comparée.
Terminons cette introduction en disant que les législateurs ont accordé
un volume à ce cours (30 heures) avec un intitulé concis « sociologie et économie
de l’éducation », car l’éducation est un phénomène essentiellement social. C’est un
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processus d’humanisation qui fait des hommes, des véritables hommes. Par ce
processus d’éducation, on socialise l’enfant, on lui apprend à vivre dans la société.
Pour ce faire, l’école en tant que réalité sociale doit pouvoir œuvrer dans le sens
d’une adaptation aux conditions du milieu et exigence du moment. Cependant, le
fait qu’un diplômé (out put) ne puisse pas trouver d’emploi correspondant à sa
qualification spécifique n’est pas un scandale. Mais, le fait que le même diplômé
ne puisse pas ou ne veuille pas une fonction répondant à une utilité sociale et fuit
cela est un scandale.
Donc, cette expression n’était pas l’émancipation d’A. Compte et
l’auteur l’a abandonné au profit du concept « SOCIOLOGIE » qui est l’étude de
la réalité sociale. Elle est née à partir du moment où l’on a observé les faits sociaux,
en les séparant des jugements de valeur. Le progrès les plus marquant accomplis
dans la réflexion sur les phénomènes sociaux ont vu le jour en période de crise ou
à propos d’une crise, lorsque les évènements débordent les cadres accoutumés ou
les solutions traditionnelles.
Les phénomènes sociaux se divisent en deux grands ordres. D’une part,
il y a des groupes et leurs structures. Il y a donc une partie spéciale de la sociologie
qui peut étudier les groupes le nombre des individus qui les composent et les
diverses façons dont disposés dans l’espace : c’est la morphologie sociale ; d’autre
part, il y a des faits sociaux qui se passent dans ces groupes : les institutions ou
les représentations collectives celles-ci constituent a véritablement parlé, les
grandes fonctions (religieuse, juridique, économique, éducative, etc.) est étudiée à
part et fait l’objet d’une série de recherches relativement indépendantes.
De ce point de vue, il y a donc une sociologie de religion, de la politique,
de l’économie, de l’éducation, etc. la sociologie générale est constituée des
recherches sur l’unité de tous les phénomènes sociaux.
La discipline qui fait l’objet de ce cours est récente et que selon les pays
et les écoles, son nom varie : sociologie de l’éducation, socio pédagogie, pédagogie
sociale, socio-économie de l’éducation.
Les définitions ci-dessous nous aident à éclaircir l’objet de cette
discipline.
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La sociologie de l’éducation est la science qui décrit et applique les


institutions, les groupes, les processus sociaux, c’est-à-dire la relation sociale dans
laquelle et par laquelle l’individu acquiert et organise son expérience. (E. Georges
PAYNE).
Selon DE COSTER, S et HOTYAT, F. , la sociologie de l’éducation est
l’étude des institutions et de rapports sociaux en relation avec l’éducation. Ce
terme éducation est entendu au sens large comprenant à la fois l’institution et
l’influence formative.
La sociologie de l’éducation comprend donc l’étude de l’individu et de
la société comme interdépendant ; l’interaction et son objet. Elle n’est ni éducation
seule ni le milieu seul, mais l’un et l’autre comme processus éducatif global.
La sociologie et l’économie de l’éducation est une science qui étudie
comment le système éducatif vit et fonctionne et de quelle manière il est rentable ;
elle observe ce système d’éducation du dehors ; ses objectifs et moyens dont il
dispose ainsi que les résultats qu’il produit par rapport à son fonctionnement. En
effet, c’est la société qui :

- Assigne à l’éducation ses objectifs


- Lui procure les moyens matériels et humains pour réaliser les dits objectifs
- Est le bénéficiaire des résultats obtenus.
- Economie, du latin oeconoma, c’est un bon ordre dans la conduite et
l’administration de tout établissement qui s’alimente par la production et
par la consommation. C’est un bon emploi d’une chose quelconque.
- Education, du latin ex-ducere qui signifie tirer hors de ; conduire vers.
- Eduquer c’est faire acquérir les connaissances utiles à la vie
- Faire l’éducation de l’enfant c’est le tirer de l’état de faiblesse physique,
intellectuel, moral, religieux et sexuel dans lequel il se trouve et le
conduire à l’état de perfection où l’on veut l’amener.
Pour Léon MISSINE, l’éducation est l’ensemble des actions et des influences
exercées intentionnellement par un adulte sur un non adulte et orientée vers un
but qui consiste à stimuler les dispositions qui aident l’individu (non adulte)
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1.2. Observation économique de l’éducation


Il est vrai que la formation des hommes joue un rôle important dans la
croissance économique. Cette tendance s’est accentuée surtout avec l’accélération
du progrès technique et technologique qui a provoqué une multiplication de la
demande des techniciens qualifiés de tous niveaux. La complexité et la diversité
des emplois et services ont nécessité aussi le développement d’un enseignement dit
général. Cette tendance a accrédité l’idée que le niveau de formation détermine le
niveau de productivité et de ce fait est un des facteurs de la croissance économique.
C’est ce qui a amené maints gouvernements à développer l’éducation et
à accroitre aussi le budget lui alloué.
En effet, chaque pays dépense chaque année une part importante de son
budget au profit de l’enseignement. Par ailleurs, les fonds alloués par l’Etat, on
le sait ne représentent pas la totalité de l’effort financier consenti en faveur de
l’enseignement. En plus, du budget alloué à l’éducation nationale, il convient
d’ajouter :

- La part du budget alloué par d’autres ministères en faveur des


actions de formation ;
- Les dépenses consenties par les familles ;
- D’autres sources de financement telles que :
 La coopération internationale
 L’autofinancement des institutions scolaires
 Le travail des étudiants et des professeurs (différentes
recherches scientifiques)
Devant des sommes importantes et leur accroissement quasi
exponentiel, il est légitime de se poser des questions sur :

- L’utilité de telles dépenses


- Leur usage plus ou moins rationnel
- Leurs effets et leur rendement économiques etc.
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Enfin, l’éducation est justiciable d’une observation économique pour sa


double qualité :

- D’un bien de consommation privé et public


- D’un bien d’investissement privé et public
En effet, c’est un bien de consommation privé : chacun de nous lui
attribue une valeur propre, et y trouve un profit immédiat, une satisfaction.
Ex :

 Au lieu de m’acheter une nouvelle chemise, je peux décider de m’acheter un


livre
 Au lieu de m’affilier à un club mondain, je m’inscris à un cours du soir
d’anglais, à un centre d’informatique.
C’est aussi un bien de consommation public : l’Etat et la collectivité
affectent une part importante de leurs ressources à l’éducation pour satisfaire la
demande croissante de leurs membres et les besoins plus ou moins exprimés.
Mais en même temps, ces choix que nous considérons comme
consommations, constituent aussi des investissements. L’éducation est un
investissement privé ; nous espérons pour nous-mêmes ou pour nos enfants, que
l’éducation pour laquelle nous dépensons aujourd’hui, sera source de production
à plus ou moins longue échéance.
C’est aussi un investissement public :
L’Etat et la collectivité tiennent le même raisonnement quand ils
décident par exemple de construire une Université, une école plutôt qu’un palais
du peuple.
Les questions de caractère économique que l’on peut se poser à propos
de l’éducation sont nombreuses et variées. Elles se ramènent toutefois, à 4 grands
volets, à savoir :
1. Les ressources humaines
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Il s’agit d’une étude quantitative des facteurs humains intervenant


dans l’industrie « enseignement ». Les ressources humaines sont constituées
principalement par les enseignants et les enseignés, le personnel administratif ainsi
que le personnel d’appoint (technique et ouvrier)
2. Les ressources financières
De sommes importantes sont mobilisées et on doit s’interroger sur :

- Les dépenses et les coûts de l’instruction


- Le financement de l’opération

3. La rentabilité de l’éducation
On étudie essentiellement :

- Le rendement de l’enseignement
- La productivité

4. Le rapport entre l’éducation et le développement économique


L’éducation est censée jouer un rôle dans l’évolution économique d’un
pays et que les pays dits en voie de développement lui ont conféré un rôle quasi
magnifique.

1.3. Observation sociologique de l’éducation


Nous devons accepter au départ qu’il n’y a pas de société humaine sans
éducation et que l’éducation est une caractéristique exclusive de la société
humaine.
D’ailleurs, sans éducation, l’individu peut devenir autre chose. Cfr. les
enfants loups.
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La sociologie de l’éducation peut se situer à deux niveaux :


1. L’école dans la société
On établit les relations de l’école avec la société dans laquelle elle
fonctionne. Les questions les plus importantes qui sont soulevées
sont :
- L’origine sociale des élèves
- La carrière scolaire des élèves
- Leur rendement scolaire
- Les débouchés/ marché du travail
- L’échec scolaire, véritable ennemi des apprenants et des parents
- Le rôle social (idéologique et politique) de l’école.

2. L’école en tant que société


On étudie du dedans les processus sous l’angle sociologique. La vie de
la population scolaire à l’intérieur du système scolaire prend une grande
importance. Sous l’angle sociologique, on étudie entre autres :

- Les taux de scolarisation


- Les effets de la scolarisation (niveau culturel des générations plus
âgées)
- Les disparités scolaires
- La description statistique de la population scolaire (les effectifs, leur
évolution) avec les divers aspects différentiels vus sous les
paramètres de sexe, d’âge, d’ethnie, d’origine, confession religieuse,
etc.
- Les perspectives de la démographie scolaire : une projection esquissée
à partir des données qualitatives et quantitatives observées.

1.4. Domaine de la sociologie de l’éducation


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Les recherches en sociologie de l’éducation bien que récentes, constituent


un domaine immense, vaste et très diversifié. Elles se sont d’abord intéressées à
l’institution scolaire c’est-à-dire l’école et son environnement. Ensuite, l’influence
de la société sur l’éducation (conception sociologique, structure sociale et
économique) ; donc le milieu social.
Comme c’est le cas de toutes les disciplines jeunes, la sociologie de
l’éducation doit tracer ses frontières avec les autres sciences déjà existantes.
Dans la perspective des définitions énoncées ci-haut, la sociologie de
l’éducation englobe les études en rapport avec :

- Le problème des objectifs ou l’influence des conceptions


sociologiques sur les systèmes d’éducation ;
- Les besoins accrus des sociétés en matière d’enseignement et la
tendance à la planification ;
- L’influence des conditions du milieu sur le rendement éducatif ;
- L’école et la classe comme unités sociales dans leurs structures
internes et dans leurs relations avec le milieu ;
- Les échecs sociaux de l’éducation spécialement l’école buissonnière
et la délinquance juvénile ;
- L’école dans ses rapports avec la société et l’économie ;
- Le pouvoir et l’école.
Bref, la sociologie de l’éducation concerne les buts de l’éducation, le
curriculum, les méthodes et les dossiers scolaires mais aussi la relation de l’école
avec la communauté qui l’encadre.
Toutefois, il faut noter que comme toute discipline, la sociologie de
l’éducation se réfère aux méthodes ci-après :
a) Selon l’origine des données
- La méthode documentaire où on se réfère aux données fournies par
autrui, les documents (la documentation)
- L’observation et l’enquête
- La méthode comparative
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- La méthode expérimentale.

b) Selon le temps et l’espace


Méthodes longitudinales (historique, projective…)
Méthodes transversales

c) Selon l’approche globale


- L’approche ou méthode fonctionnelle (c’est celle qui essaie
d’expliquer le phénomène par sa fonction, par le role qu’on assume
dans un système social ;
- L’approche dialectique : celle qui appréhende les phénomènes comme
étant à la fois porteurs des contradictions. Il s’agit de l’art
d’atteindre la vérité par les contradictions renfermées dans le
raisonnement ;
- La méthode structuraliste : elle a pour ambition de rendre intelligible
les faits observés en élucident la structure dont ils font partie ;
- La méthode systémique : il s’agit de toute recherche théorique ou
empirique qui selon GUY ROCHET, partant du postulat que la
réalité sociale présente les caractères d’un système interprète et
explique les phénomènes sociaux par des faits.
Il s’agit de découvrir les lois d’arrangements de la réalité considérée
comme un ensemble organisé, ordonné…
Pour clore ce point, nous pouvons dire que cette partie permet à
préciser un ensemble de problèmes qui se posent dans l’éducation et
les apprehender essentiellement en terme d’analyse sociologique.
L’attention sera plus retenue sur :
- L’école et le changement social
- Les relations de pouvoir à propos de l’école et celle-ci peut façonner
de biens de manières les futurs citoyens…
- Les enseignants dans la société (quelle position sociale occupent-ils ?
comment sont-ils conçus dans la société ? leurs influences ?
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- Les élèves et étudiants leurs valeurs professionnelles dans la société :


il faut convenir que la jeunesse estudiantine préfigure l’avenir et elle
est l’œuvre de l’actuel système éducatif.
- Les conditions socio-économiques et la fréquentation scolaire, les
conditions socio-économiques et les résultats scolaires (chances
d’accès à l’école, chance de réussites scolaires…)
Cependant, l’éducation doit s’adapter au rythme de changement mais
sa ligne de conduite générale est déterminée par les conditions
politiques, économiques, sociales et culturelles dans lesquelles se réalise
quotidiennement l’activité éducative.
Ainsi, dans l’analyse et l’interprétation de résultat, lequel doit être
moralement neutre, scientifique, adogmatique, théorique.

- Adogmatique : rien ne doit être conçu comme principe d’autorité. Il


faut qu’il y ait de doute méthodique et les résultats sont susceptibles
d’infirmer ou de confirmer les hypothèses
- Théorique : il faut généraliser les résultats des conclusions émanant
des observations empiriques
- Scientifique : ce qu’on décrit doit être basé sur l’observation
scientifique des faits, cette observation aboutit à l’explication des
causes et à l’établissement des lois.
- Neutre : sans aucun parti pris, sans aucune position du départ.
1.5.Orientations de la sociologie de l’éducation
Alain Gras ordonne la sociologie de l’éducation autour de quatre orientations
principales :

- Approche humaniste
- Approche de l’économie de l’éducation
- Approche interpersonnelle
- Approche macrosociologique
a. L’humanisme en sociologie de l’éducation
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Cette sociologie recherche constamment une nature humaine et à définir les genre
d’éducation qui lui permet le plus grand épanouissement dans un environnement
donné. C’est une sociologie qui n’est pas foncièrement conservatrice. Elle peut au
contraire prévoir, préparer et même provoquer le changement au sein d’une société
donnée.
b. L’économie de l’éducation
Cette approche est fondée sur l’idée de la rentabilité de l’éducation. Elle indique
aussi l’intérêt porté à la relation entre l’offre et la demande au marché de travail
que la considération de ce système comme un circuit d’IN PUT- OUT PUT)
(entrée et sortie).
c. La sociologie des relations interpersonnelles et de changements dans
l’éducation
Il s’agit de l’étude de la socialisation prise au sens d’adaptation à
l’environnement ; autrement dit, la relation que le jeune enfant entretient avec
son environnement et les raisons de performances à celles attendues et après la
mesure de ses capacités intellectuelles.
d. La perspective macrosociologique
Elle étudie les rapports fonctionnels qui unissent les institutions dans le maintien
de rapport de domination plutôt que la manière pour
Chapitre 2. Problématique des systèmes d’enseignement
2.1. Préambule
L’éducation fait de l’homme un véritable citoyen en lui inculquant l’idéologie
dominante dans la société. Toutefois, il y a crise de l’éducation lorsqu’il y a
l’inadaptation de l’éducation aux exigences de la société en mutation. C’est donc
la contradiction de l’éducation et la philosophie de la société (idéologie). Puisque
l’éducation doit répondre aux besoins de la société si l’éducation est en crise cela
entraine la crise de la société. Il faut cependant, reconnaitre que l’éducation est
chose éminemment sociale par ses méthodes, par sa critique, par ses fonctions et
ses trois buts essentiels sont :
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- La reproduction ou la transformation de la société ;


- L’intégration sociale ;
- Le développement de la personnalité.
- En résumé, bien que l’éducation ait pour objet unique et principal
« l’individu » et ses intérêts (besoins, tendances, motivations), elle
est avant tout le moyen par lequel la société renouvelle
perpétuellement les conditions de sa propre existence.
Ainsi, nous pouvons analyser le problème de la société dans une perspective
dynamique (c’est-à-dire il faut caractériser la société par le genre de changement
qui l’affecte).
Ainsi, il se dégage 4 remarques essentielles :
1. Il y a dans chaque société autant d’éducations spéciales qu’il y a des milieux
sociaux différents ;
2. L’éducation varie selon les familles, les milieux socio-culturels et
socioéconomiques ;
3. Chaque société se fait un idéal de l’homme à former. C’est cet idéal qui est
le rôle de l’éducation. Ainsi, chaque type de peuple a son éducation qui lui
est propre et qui peut servir à la définir au même titre que son organisation
sociale, morale ou religieuse ;
4. Chaque société, considérée à un moment déterminé de son développement, a
un système d’éducation qui s’impose aux individus avec une force
généralement irrésistible (on subit l’éducation qui est la contrainte de la
société.
2.2. Avenir des systèmes d’enseignement.
1. L’école unique.
C’est une école qui accepte tout le monde dans une structure unique
d’enseignement. Cependant, même si les enfants sont ensembles ils sont
différents les uns les autres suivant leurs besoins, motivations ; bref ils sont
différents les uns les autres à beaucoup de points de vues. Ne dit-on pas avec
J.J.Rousseau que l’enfant n’existe pas, il n’existe que des enfants tous
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différents les uns les autres. En plus, l’enfant n’est pas un petit adulte (adulte
en miniature).
L’école unique ne peut pas répondre à toutes les attentes de la société qui
présente d’ailleurs divers contrastes (différences intra-individuelles,
différences individuelles, divers besoins, divers intérêts, différentes
capacités…). Donc, il existe au sein des communautés des divisions, de la
ségrégation, des antagonismes, et autres structures. Imposer une structure
unique à l’école, c’est condamner les individus. Dans la vie scolaire, il existe
des filières courtes et celles qui sont longues selon la capacité intellectuelle de
l’individu ainsi que les moyens dont on dispose.
Une structure unique de l’école ne répond pas efficacement aux besoins de la
société et ne l’aide pas à progresser. Lorsqu’une personne ne pas en contact
avec les autres, les progrès est moins de se réaliser de manière efficace. Tout
bouge, tout change. Il faut éviter le statiquo.
2. Idéologie égalitaire.
En parlant de l’idéologie égalitaire, Bourdieu et Passeron analysent les
mécanismes proprement pédagogiques par lesquels l’école contribue à
reproduire les rapports de classe en reproduisant l’inégale répartition entre les
classes du capital culturel. Ces auteurs nous apprennent ainsi que l’école
favorise ceux qui sont déjà socialement favorisés et défavorisent et exclut les
autres en état de faiblesse. C’est donc l’inégalité sociale qui commande
l’inégalité scolaire (les enfants de bourgeois dans les belles écoles, les enfants
de pauvres dans les mauvaises écoles. Les bonnes écoles coûtent chères par
rapport aux autres écoles). On trouve ici l’hypocrisie de l’idéologie égalitaire
lorsqu’elle feint d’ignorer tout ce qui se passe hors de l’école et combien les
disparités s’y donnent libre cours. Dès lors, le véritable clivage ne se joue pas
entre réussite et échec scolaire, il s’agit là, d’un problème lié à l’individu
(différence intra-individuelles et différences interindividuelles).
L’idéologie égalitaire ne permet pas que les enfants aient la même chance
(égalité de chance ou la chance égale) entre les différentes classes sociales
(riches, pauvres, moyens…).
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L’école doit faire de sorte que chacun, avec ses potentialités qu’il doit pouvoir
exploiter, arrive là où il peut arriver ; donc, l’école doit donner à chacun la
possibilité d’évoluer conformément à ses talents, à ses potentialités
intellectuelles et réaliser ce qu’il peut. C’est le mécanisme de compensation que
de condamner tout le monde.
3. Les inégalités scolaires à l’échelle du mondiale.
Ivan Illich nous contraint à admettre que l’école doit être mise en question, car
elle crée des inégalités sociales en ce sens que quand on entre dans une structure
scolaire avec une même base de formation, on y acquiert des connaissances
diverses, chacun selon sa capacité mais on y sort différent.
D’où pour cet auteur, il faut supprimer l’école et avoir une société sans école
(déscolarisation de la société). Cette façon de réfléchir n’est pas correcte et
l’auteur oublie que même si on parvient à supprimer l’école les inégalités
existent toujours.
Le père Ekwa ne veut-il pas aussi qu’on désoccidentalise l’école congolaise
(R.D.C) qui en réalité est basée sur les réalités étrangères.
4. L’éducation permanente.
L’objectif de l’éducation permanente est de transformer la scolarisation en un
processus récurrent c’est-à-dire qu’après une formation de base obtenue de la
manière habituelle, le jeune homme passerait dans la vie active dont il sortirait
régulièrement pour améliorer ses connaissances professionnelles ou bien pour
s’instruire dans un autre domaine du savoir ; tout cela pour parfaire les
connaissances. Ceci impliquerait une modification du cycle de vie qu’on peut
résumer en ce qui suit :
FORMATION-TRAVAIL-EDUCATION PERMANENTE OU
FORMATION-TRAVAIL-RETRAITE.
L’éducation permanente offre à l’individu des chances toujours renouvelées
pour aller le plus loin possible mais il faut s’humilier se rabaisser pour gagner
que s’enorgueillir avec des connaissances peut être déjà dépassées et qui ne sont
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plus de l’heure. D’où l’intérêt croissant de consulter les bibliothèques,


l’internet…
En définitive, le système scolaire le produit de la société et est un support
essentiel. Il faut que les individus apprennent à apprendre par eux-mêmes que
de donner les connaissances classiques pour garder le statuquo (reproduction
du même le modèle).

Chapitre 3. Signification économique de l’éducation et les contraintes de


l’économie sur l’éducation.
3.1. Préambule.
Peut-on affirmer avec Jean FOURASTIE que « un pays sous-développé est de
facto un pays sous-éduqué ? cette formule a sa part de vérité dans la mesure où
l’on constate généralement que plus un pays est développé plus la quantité
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d’éducation dont bénéficient les habitants est grande. Elle devient erronée
lorsqu’on arrive à conclure que tout effort complémentaire en faveur de
l’éducation joue ipso facto en faveur du développement. Pour ce faire, trois
conditions sont nécessaires pour une contribution de l’éducation au
développement économique.
1. L’éducation n’est capable d’un rôle économique que si son contenu est conçu
en ce sens. Or, le contenu est lié aux finalités poursuivies par le système
éducatif (enseignement). Les finalités favorables au développement
contribuent à accroitre les capacités productives à créer le potentiel
économique de l’éducation.
2. Les caractéristiques propres au milieu socio-culturel auquel l’éducation
permet à l’individu de s’intégrer favorablement dans la société. Dans le cas
contraire elle devient un frein pour le développement comme les croyances,
réactions positives ou négatives héritées, la religion et contre…, jouent
susceptible ment un rôle de frein ou de moteur au développement. Ainsi,
l’éducation, agent de transmission d’une culture dépend du contenu de cette
dernière dans son influence sur l’activité économique.
3. La troisième condition est le caractère complémentaire entre le potentiel
économique de l’éducation et la capacité d’absorption de l’économie.
En effet, si l’on attend de l’éducation qu’elle joue un role positif au
développement, il convient :

- D’une part que l’effort consacré à cette éducation ne vienne pas


déséquilibrer l’allocution des ressources nationales à d’autres
secteurs.
- D’autre part, que l’économie soit à mesure de faire appel au
personnel qualifié issu de différentes filières de formation.
Ces trois conditions ci-dessus énumérées impliquent une nécessité impérieuse qui
est la planification de l’enseignement en termes de besoins que présente la société
pour son fonctionnement à travers le marché d’emploi.
Parallèlement à la demande directe d’éducation qui émane de ceux-là meme qui
sont les bénéficiaires, il existe une demande indirecte qui se rattache aux besoins
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en main d’œuvre de différents niveaux et types de qualification ressentis par les


centres de décision économique. Bref, le système d’enseignement doit s’efforcer de
satisfaire une demande sociale et une demande économique d’éducation.
La logique de la démarche qui vise à réaliser une certaine adaptation de la
production du système d’enseignement aux besoins en main d’œuvre peut
s’exprimer en trois propositions :
1. Connaitre la main d’œuvre actuelle et sa structure par qualification ;
2. Estimer la production totale à l’année horizon et définir les emplois
correspondants à sa réalisation. L’objectif final est d’établir la structure
par profession ou qualification que devra présenter la population active
pour assurer cette production.
3. Traduire les objectifs d’emploi en objectif d’éducation.
3.2. Définition de l’éducation dans une perspective économique.
Rappelons que d’après le dictionnaire général de HATZFELF, avant 1527, on ne
trouvait pas le mot éducation dans la langue française. C’est à partir de 1549
qu’on trouve ce mot dans le dictionnaire français latin de Robert Estienne. On a
pris ce mot du latin « Exducere » parce que à cette époque de la renaissance
(époque des humanistes), le latin était l’unique langue scientifique. Ce qui est
typique est que du temps de Rabelais, on employait ce mot pour indiquer plusieurs
choses : éducation de plantes, éducation des animaux, instruction des personnes
(hommes).
Le mot éducation en langue française est plus commode que précis. On lui découvre
aisément une série de substituts partiels et imparfaits tels qu’enseignement,
instruction ou formation, savoir vivre, ect. Cependant, toutes ces considérations
mises à part, il peut etre donné une délimitation plus complete.
Posons que l’éducation est toute action de formation principalement sur les
enfants et adultes.
Suivant le moyen par lequel est atteint ce résultat, on distingue deux types
d’éducation :
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a. L’éducation formelle : elle se réfère à toute activité délibérée de formation


visant au développement des facultés intellectuelles et à l’acquisition de
connaissances générales ou spécialisées y compris celles conduisant à
l’obtention d’une compétence professionnelle. Elle a donc pour instrument
essentiel l’école ou l’université. Il faut cependant (aussi) prendre en
considération le milieu de travail lorsqu’il assure des actions spécifiques de
formation des hommes.
b. L’éducation informelle qui englobe tous les phénomènes qui en dehors d’une
volonté délibérée d’action spécifique de formation influencent les attitudes,
les comportements, les modes de pensée, les connaissances diverses etc. c’est
l’éducation diffuse par opposition de l’éducation directe par une institution
spécialement conçue à cet effet.
Pour les économistes, l’éducation est avant tout un mode d’utilisation des
ressources rares susceptibles d’emplois.
Pour comprendre comment ces in puts s’intègrent dans la problématique
économique, il faut examiner les out put (sorties).
Il faut savoir que, dans sa signification économique, l’éducation constitue
un facteur de croissance économique. Ici, il faut voir, comment l’éducation
est perçue par rapport aux facteurs économiques. Les économistes partent
de trois facteurs : les éléments naturels ou matière, le travail ou la machine,
l’argent ou les capitaux communs aux hommes. Cette tradition des
économistes déduit que lorsqu’on augmente un élément ou un facteur, on
produit plus. La question serait celle de la qualité de ces facteurs.
L’économiste Edouard DENISON dans ses recherches a démontré que la
croissance de la production nationale s’appliquerait par l’augmentation du
travail. L’auteur démontre aussi statistiquement que la croissance de la
productivité est aussi fonction d’autres choses que ces trois conditions ci-
haut énumérées.
Cette étude a permis aux différents responsables de l’enseignement quel que
soit le niveau où ils se trouvent de prendre conscience de l’importance de
l’école, d’améliorer le budget éducatif. Une démonstration évidente fut
faite en URSS.
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On a constaté aussi que le rendement économique a augmenté. Aussi, il faut


comprendre que l’augmentation de la formation ne se traduit pas par une
croissance économique, au contraire, on constate que plus il y a des gens
formés, plus il y a des voyous ; plus il y a de pédagogues, plus les enfants
sont mal éduqués (formés) ; plus on a des agronomes, plus les gens mangent
mal ; plus il y a des médecins, plus les gens sont mal soignés…
Bref, l’éducation est affirmée dès le départ comme étant une dimension de
production d’où il faut l’augmentation des écoles, l’amélioration des
conditions scolaires, l’allocution de budget important à l’éducation…

3.3. Coûts de l’éducation.


Avant d’entrer dans le vif du sujet, il y a lieu de spécifier les deux notions
importantes : coût et dépense

 La dépense est une notion comptable. C’est l’action de dépenser de l’argent ;


c’est le montant d’une somme à payer. Il s’agit donc de l’argent que l’on
dépense pour effectuer l’éducation (minerval des élèves, pour acheter des
chaussures).
 Le coût est une notion d’ordre économique. Il fait intervenir ces biens. Le
coût est comme une prévision budgétaire, ce que cela peut coûter. Ceci peut
ne pas être égal aux dépenses effectuées (soit plus, soit moins, soit égal).
Par exemple1 : le coût réel pour une famille peut être inférieur ou supérieur aux
dépenses apparentes.
Par exemple2. Le coût de l’éducation par an pour enfant de l’école primaire dans
une école de la ville peut être 1000 dollar, mais les dépenses réelles peuvent être
1500 dollar.
Le coût de l’enseignement pose d’énormes problèmes chez les différents payeurs
qui participent à la paie du système éducatif (système scolaire), notamment :

- Le pouvoir public ou l’Etat central


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- Les employeurs qui organisent la formation professionnelle dans les


entreprises où l’on utilise les personnes déjà formulées et le coût est
difficile à évaluer.
- Les particuliers : les familles et autres.
Les dépenses publiques. Ici, il y a deux choses à spécifier :
a. Budget de l’éducation nationale.
Ce budget est souvent minimisé pour faire face aux dépenses de l’éducation. Ce
qu’on a proposé n’est pas souvent en rapport avec ce qu’on a dépensé réellement.
(budget voté et ce qu’on a réellement dépensé). En plus, lorsqu’on suit l’évolution
du budget global, en RDC, on se rend compte parfois que la monnaie dévalue très
rapidement ; toutefois, ces deux dernières années nous connaissons une instabilité
monétaire.
b. Total des dépenses du gouvernement central.
Il faut ajouter aux dépenses du budget de l’éducation nationale, les dépenses
des autres ministères et cela constitue une grande (lourde) charge.
NB : ce qu’on entend par dépenses.

 Des employeurs : c’est ce que l’on dépense pour la formation des agents par
les entreprises : l’argent pour le stage des agents, fonds pour l’encadrement
des écoles dont on a la responsabilité.
 Des particuliers : il s’agit des personnes qui engagent leur argent, par
exemple : les hommes politiques, les hommes d’affaires, les banques (banque
mondiale…), les coopérations (CTB)…
 Des familles (parents). Tout ce qu’elles dépensent pour l’éducation de leurs
enfants (la formation de leurs enfants).
Il est à noter que les dépenses en éducation sont des dépenses d’investissement
économique. L’enfant que l’on éduque devient un produit économique, car quand
il termine ses études, il doit vivre dans la société pour servir cette société par le
travail. (il doit travailler et refuser de travailler, c’est faire perdre à l’Etat de
l’argent qu’il a investi).
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Cependant, quand on éduque aujourd’hui, le rendement se fera sentir


ultérieurement. C’est en ce moment qu’on pourra mesurer le rendement
économique. Il faut aussi savoir qu’on n’effectue pas les dépenses pour le plaisir
de dépenser mais, on dépense parce qu’on sait qu’on va gagner dans le futur. Il
faut cependant dépenser quand c’est retable (la rentabilité de l’éducation). La
personne qui étudie et qui termine les études, a de la chance pour attraper un
travail pour enfin récupérer ce qu’il perdu et servir la société (effets positifs) ;
l’Etat et les parents y trouvent leur compte. Pour l’Etat, au lieu d’utiliser la main
d’œuvre locale qui coûte moins chère que la première. Les parents, les enfants sont
leur relève efficace surtout s’ils ont étudié et ont du travail. N’est-ce pas les
personnes formées sont des enseignants, médecins, ingénieurs, politologues,
sociologues… (effets directs). Les mêmes personnes peuvent donner les avis et
considérations dans les assemblées des parents les comités des parents, entant
qu’intellectuels, donner des conseils, former les gens, exploiter les minerais, soigner
les personnes… (effets indirects).
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Conclusion
La littérature pédagogique de notre pays compte peu d’ouvrages et des travaux
portant sur la sociologie et l’économie de l’éducation. Il s’agit d’une discipline de
l’éducation. Il s’agit d’une discipline récente qui a besoin de plusieurs recherches.
C’est ainsi, dans un premier temps, il a été question d’expliciter les concepts
contenant dans cette jeune discipline, spécifier le domaine et les orientations pour
ainsi soulever le problème des systèmes d’enseignement et donner enfin la
signification économique de l’éducation avec les contraintes de l’économie sur
l’éducation.
Dans plusieurs recherches, il est établi que lorsqu’un pays est sous-développé, il
est de facto un pays sous-éduqué. Ne dit-on pas que l’éducation est un grand
moteur de développement ? c’est un processus d’humanisation qui fait des
hommes, des véritables hommes. L’école, en tant que réalité sociale, doit pouvoir
œuvrer dans le sens d’une adaptation aux conditions du milieu.
L’école actuelle pose problème et répond difficilement aux exigences de la société ;
les individus formés ne sont plus capables de satisfaire à une fonction répondant
à une utilité sociale et préfère faire autre chose qui n’est pas en rapport avec le
diplôme obtenu.
Si l’éducation rend les hommes plus productifs, si l’on peut y voir également un
moyen d’adapter la main d’œuvre aux exigences nouvelles de la technologie, on
conçoit bien sans peine qu’elle puisse contribuer au développement économique en
favorisant l’apport du facteur travail qui n’est pas transférable.
Qu’elle joue rôle moteur ou de simple accompagnement dans le développement
économique, l’éducation est certainement capable d’un apport positif et les
exemples sont lésions. Mais, dans quelle perspective faut-il analyser cet apport ?
L’analyse se situe dans la perspective de l’investissement. Donc, éduquer
quelqu’un c’est investir et non consommer pour consommer comme certains le
prétende.