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Master 2 CCI

Février 2009
UE  Réseaux Locaux
    Durée : 1 heure 30
Notes de cours et calculatrice autorisées

Le barème est donné à titre indicatif.

Cours (8 pts)
Les réponses aux questions suivantes doivent être concises mais les affirmations justifiées.
1. Quel   est   un   des   avantages   des   protocoles   à   accès   aléatoires   comparés   à   des   protocoles 
d’accès basés sur des techniques multicanaux ?
Par exemple, ils ne nécessitent aucune synchronisation.

2. Est­ce que les paquets RTS sont prioritaires sur les paquets de données envoyés sans RTS­
CTS ?
Non, car ils suivent le même processus d'accès au médium (DIFS + Backoff).
Est­ce que les paquets  CTS sont prioritaires  sur les paquets  de données envoyés sans RTS­
CTS ?
Oui car le CTS suit un RTS après un DIFS sans écoute du médium.
 
3. A quoi correspond la détection virtuelle de signal dans IEEE 802.11 ?
A s'assurer qu'il n'y a pas de communication en cours dans une zone cachée.

4. Est­ce que deux entités non en vision directe peuvent néanmoins communiquer en sans fil ?
Oui cela est possible grâce à la réflexion des signaux sur des obstacles.

5. Donnez un inconvénient à la technique ALOHA.
Il n'y a pas d'écoute du médium radio avant l'envoi d'un paquet.

6. Quel va être le profil de trafic lissé par un seau percé (leaky bucket) :
– si les temps inter­paquets du trafic entrant sont plus petits que le temps inter­paquets 
appliqué par le seau ?
Le trafic en sortie aura un temps inter­paquets correspondant à celui appliqué par le seau.

– si les temps inter­paquets du trafic entrant sont plus grands que le temps inter­paquets 
appliqué par le seau ?
Le trafic en sortie aura un temps inter­paquets correspondant à celui qu'il avait en entrée.

7. Est­ce que RTSP est forcément envoyé au­dessus d’UDP ?
Non.

8. Donnez un avantage à l’utilisation d’un serveur de streaming dédié comparé à un serveur 
web.
Il   n'est   pas   obligé   d'utiliser   HTTP   et   peut   donc   utiliser   des   protocoles   de   communication  
adaptés aux contraintes des applications de streaming.

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Exercice – Débits de 802.11 (8 pts) 
Les réseaux considérés ici utilisent le standard 802.11b. Une trame de données 802.11b est une 
trame constituée d’un en­tête physique, d’un en­tête MAC et de données utiles (provenant de la 
couche 3). Ces données utiles font 1000 octets dans tout l’exercice. Les paramètres importants sont 
donnés dans le tableau suivant : 

Paramètre Valeur
Temps DIFS  50 µs
Temps SIFS 10 µs
Temps EIFS 364 µs
Temps en­tête physique 192 µs
Taille en­tête MAC pour les données 34 octets
Taille de l’ACK 14 octets
Taille du RTS 20 octets
Taille du CTS 14 octets
Temps de backoff moyen 310 µs

On   supposera   que   le   temps   aléatoire   séparant   deux   émissions   consécutives   de   paquets   sur   le 
médium radio correspond au backoff moyen. On supposera aussi qu’il n’y a pas de collision. Enfin 
802.11 fournit une équité d’accès dans les réseaux où tout le monde s’entend. Par conséquent, sur le 
long terme, on peut supposer que toutes les stations du réseau ont accédé au médium le même 
nombre de fois. 
 
1­ Quel est le débit réel d’une station qui est seule sur le réseau et qui envoie avec une modulation à 
11 Mb/s un paquet de données en mode point­à­point ?
Le temps pour échanger une trame 802.11 correspond donc à (noté T­802.11) :
T­DIFS + T­Backoff + T­En­tête­PHY + [(Taille MAC + Taille Données)*8]/Débit­Physique + T­
SIFS + T­En­tête­PHY + (Taille ACK * 8)/Débit­Physique
= 754 + [(Taille MAC + Taille Données)*8]/Débit­Physique + + (Taille ACK * 8)/Débit­Physique  
(µs) = 1516 micros

Ceci donne un débit d'environ 5,27 Mb/s pour des paquets de 1000 octets et un débit physique de 
11 Mb/s.

2­ Quel est le débit réel d’une station qui est seule sur le réseau et qui envoie avec une modulation à 
11   Mb/s un   paquet   de   données   en   mode   point­à­point   avec   le   mécanisme   de   RTS­CTS   ?   On 
supposera que ces derniers sont envoyés à un débit physique de 11 Mb/s. Un paquet RTS (ou CTS 
ou ACK) est composé d’un en­tête physique et des données RTS (ou CTS ou ACK).
La séquence réalisée avec les RTS/CTS est la suivante : DIFS – Backoff – envoi RTS – SIFS – envoi  
CTS – SIFS – envoi données – SIFS – envoi ACK
Donc le temps nécessaire pour envoyer un paquet de données avec les RTS/CTS = T'
=  T­DIFS   +   T­Backoff  +   T_En­tête­PHY   +   (20*8)/débit_phy   +   T_SIFS   +   T_En­tête­PHY   +  
(14*8)/débit_phy   +   T_SIFS   +  T­En­tête­PHY   +   [(Taille   MAC   +   Taille   Données)*8]/Débit­
Physique + T­SIFS + T­En­tête­PHY + (Taille ACK * 8)/Débit­Physique
= 745 + 418,7 + [(Taille MAC + Taille Données)*8]/Débit­Physique + + (Taille ACK * 8)/Débit­
Physique = 1934,7 (micros)
 
Ceci donne un débit d'environ 4,13 Mb/s pour des paquets de 1000 octets et un débit physique de 
11 Mb/s.

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3­ Supposons maintenant qu’il y a deux stations émettrices et deux stations réceptrices sur le réseau 
qui sont toutes à portée de communication. Les RTS­CTS sont utilisés pour envoyer les paquets. 
Une paire de nœuds communicants transmet tous les paquets à 1 Mb/s (trames de données et toutes 
les trames de contrôle) tandis que l’autre paire transmet tous les paquets à 11 Mb/s. Quel est le débit 
réel obtenu sur chacune des paires ? Est­ce que l’anomalie de performance persiste toujours ?
Il faut reprendre la formule et précédente et l'adapter à la station qui envoie avec un débit physique  
de 1 Mb/s (en remplaçant dans la formule Débit­Physique par 1). 
Le temps pour envoyer un paquet de 1000 octets à 1 Mb/s correspond à T'­1 et vaut 9804 (micros). 

Puisqu'on suppose qu'on a équité dans l'accès au médium, sur le long terme chaque station aura 
envoyer   le   même   nombre   de   paquets,   correspondant   à   n.   Par   conséquent,   chaque   station   va  
pouvoir envoyer n paquets sur l'intervalle de temps n.(T' + T'­1) équivalent à n.11739 (micros). Ce  
qui donne un débit pour chaque station de 681 kb/s environ.

Oui l'anomalie de performance persiste toujours car la station rapide a un débit réel très ralenti. 

4­ A quoi sert le temps EIFS ?
L'EIFS sert à protéger une communication lointaine dont on n'est pas sûr de pouvoir entendre  
l'acquittement. 

5­ Le réseau est maintenant composé de deux stations qui envoient des paquets en mode diffusion 
locale. Chaque station détecte l’activité de l’autre sans pouvoir néanmoins décoder ses paquets. 
Quel est le débit réel obtenu pour chacune des stations ? 
En mode diffusion locale, les paquets de ne sont pas acquittés. De plus quand un émetteur envoie  
un paquet, l'autre détecte une activité quelle ne peut pas décoder. Par conséquent, la séquence  
802.11 réalisée sera : EIFS – Backoff – Paquet – EIFS – Backoff – Paquet, en sachant que sur le  
long terme les stations auront émis le même nombre de paquets (puisqu'il y a équité dans l'accès au  
médium radio).

Le temps pour émettre un paquet dans ce cas correspond à : T­EIFS + T­Backoff + T­En­tête­PHY  
+ [(Taille MAC + Taille Données)*8]/Débit­Physique 
= 1628 (micros) = T
Chaque station aura envoyé n paquets sur l'intervalle de temps n(2T), ce qui donne un débit par  
station de 2,46 Mb/s environ.

Exercice – Conditionnement de trafic (4 pts)

Considérez   la figure suivante  montrant un flux passant à travers  deux seaux à jetons  avant   de 


pénétrer dans le réseau. Dans cet exercice, un jeton sera consommé par un paquet. 

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Débit Débit
100 jetons/s 100 jetons/s

Taille du Taille du
seau  :  3000  seau  :  1 
jetons jeton

paquets
   Jeton    Jeton
Attente
consommé consommé
jetons

Observez   les   comportements   des   flux   suivants.   Chaque   tableau   indique   le   nombre   de   paquets 
cumulés dans le temps sortant du conditionneur. Quels sont ceux qui auraient pu être générés par le 
conditionneur de trafic précédent ? Toutes les hypothèses initiales sur les seaux sont possibles.  

Avec ce conditionneur de trafic, 3000 paquets consécutifs peuvent sortir du 1er seau à jetons, mais  
cette rafale de paquets sera lissé par le 2e seau où au maximum 100 paquets par seconde pourront  
sortir. 

Temps (s) 10 11 12 13 14 15 16
Nombre   de   paquets  0 100 200 300 400 410 420
sortants cumulés
Oui, car à chaque seconde moins de 100 paquets sortent. 

Temps (s) 10 11 12 13 14 15 16
Nombre   de   paquets  0 100 200 250 300 400 650
sortants cumulés
Non, car entre les secondes 15 et 16, 150 paquets sortent.

Temps (s) 10 11 12 13 14 15 16
Nombre   de   paquets  0 50 100 1000 1030 1030 1030
sortants cumulés
Non, car entre les secondes 12 et 13, 900 paquets sortent.

Temps (s) 10 11 12 13 14 15 16
Nombre   de   paquets  0 100 100 100 100 100 150
sortants cumulés
Oui, car à chaque seconde moins de 100 paquets sortent.

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Temps (s) 10 11 12 13 14 15 16
Nombre   de   paquets  1 2 3 4 5 6 7
sortants cumulés
Oui, car à chaque seconde moins de 100 paquets sortent.

Temps (s) 10 11 12 13 14 15 16
Nombre   de   paquets  0 3000 3100 3200 3300 3400 3500
sortants cumulés
Non, car entre les secondes 10 et 11, 3000 paquets sortent.

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