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Cours d’initiation à la comptabilité – IR-DSM

INTRODUCTION GENERALE
« Heureuse celles des entreprises qui appliquent les bons principes comptables, le
royaume des marchés leur appartient », « Qui ouvre une entreprise recrute un comptable »,
« Qui croit en la comptabilité dans son entreprise lui assure la longévité « … Telles sont
autant de paradigmes dont se servent les comptables pour prouver l’importance de leur
discipline pour tout projet en général, et pour l’entreprise en particulier. Ceci est d’autant plus
vrai que la comptabilité, avant d’être une science avec une méthode et un objectif, est d’abord
une technique de restitution de l’information dans une entreprise. C’est dans cette optique que
la gestion, et plus précisément la comptabilité s’intègre prioritairement dans la formation de
tout apprenant sérieux, surtout ceux des filières professionnelles.

Le présent cours d’initiation à la comptabilité s’inscrit donc dans l’atteinte de cet


objectif et s’adresse aux étudiants novices des filières GRH, Banque, Management des projets
et Business Administration. Il assoie les bases de la comptabilité, et ne prétend donc pas faire
de ses étudiants des experts comptable, mais un leader accompli, capable de lire les
documents comptables et financier. Dans le souci de permettre une compréhension plus
simple de ce cours, et en tenant compte du niveau des apprenants, nous l’avons structuré en
neuf (9) chapitres qui n’ont pas la prétention d’être exhaustif. Il appartient donc à l’apprenant
de les compléter par ses lectures personnelles.

Chapitre 1. Le droit comptable

Chapitre 2. Les principes comptables

Chapitre 3. La notion de patrimoine

Chapitre 4. L’analyse des flux économiques

Chapitre 5. Le principe de la partie double : le compte

Chapitre 6. Les opérations d’achat et de vente des marchandises

Chapitre 7. Les Soldes Intermédiaires de Gestion

Chapitre 8. Les ratios

Chapitre 9. Le crédit bail et les titres (Filière Banque)

Par Sylvestre Stéphane MVONDO ADA ; Doctorant en Sciences de Gestion


Cours d’initiation à la comptabilité – IR-DSM

CHAPITRE 1. LE DROIT COMPTABLE

I. GENERALITES

La comptabilité est née de la coutume, en dehors des règles juridiques. C’est pour cette
raison qu’elle a toujours été considérée comme une technique destinée à produire des comptes
rendus (établissement des comptes). Dans ces conditions, il a toujours été difficile de parler
d’une théorie juridique comme théorie explicative de la comptabilité.

Puisque le plus souvent, les faits comptables sont les faits juridiques, c'est-à-dire des faits
résultant directement des opérations réglementées par le droit (les achats, les ventes, les
locations, les prestations de services, les paiements, les emprunts …). Elle a toujours
emprunté à de multiples disciplines juridiques les textes qui la composent.

Exemple : Le droit commercial pose le principe de l’obligation par le commerçant de tenir


une comptabilité, et énumère les livres comptables obligatoires en précisant la manière dont
ils doivent être tenus.

Le droit fiscal, en ce qu’il est appelé à définir les bases de la perception d’impôts et
taxes a partir d’éléments comptables marque très fortement de son emprunte la tenu de la
comptabilité.

Ces textes d’origines variées ont souvent été incomplets et fragmentaires. Plusieurs
disciplines ont ainsi vu le jour dans le but d’expliquer la comptabilité, mais aucune n’a été
absolument satisfaisante. En effet, se sont les générations des comptables qui, en se trouvant
affronté aux divers cas d’espèces qui enfreignent la pratique journalière des comptes ont petit
à petit mis au point les différents principes et différents postulats qui devraient régir la
comptabilité (Plans comptables, principes comptables …).

Devant cette diversité et multiplicité des textes concernant la comptabilité, certains


auteurs ont préconisé la création la création d’un texte comptable unique et homogène, c'est-à-
dire l’établissement d’une véritable loi comptable, cette loi devant compléter les textes de
base reconnus très insuffisant.

C’est donc avec l’amplification du phénomène de l’internationalisation, de la globalisation


et de l’interconnexion des marchés qu’a vu le jour l’acte uniforme relatif au droit comptable
OHADA qui constitue désormais le véritable droit comptable pour les pays signataire dont le
Cameroun.

Par Sylvestre Stéphane MVONDO ADA ; Doctorant en Sciences de Gestion


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II. LE SYSTEME COMPTABLE OHADA

1. Genèse et objectifs

Le Système Comptable OHADA (SYSCOHADA) a été adopté par le conseil des


ministres de l’OHADA réuni à Yaoundé, capitale du Cameroun. Son acte uniforme a été
publié le 20 novembre 2000 dans le journal officiel de l’OHADA n° 10 conformément aux
articles 9 et 10 de l’harmonisation du droit des affaires en Afrique signé à Port Louis, capitale
de l’Île Maurice le 17 octobre 1993.

Ce système comptable entre en vigueur en principe le 18 février en 2001 dans les pays
signataires. Dès lors, l’enseignement et la pratique de la comptabilité dans ces Etats sont
soumis aux dispositions dudit acte. Cet acte consiste en un ensemble de 113 articles complétés
par un plan de comptes, des modèles d’états financiers de synthèse annuelle et de quelques
développements relatifs aux opérations particulières de l’entreprise. L’OHADA a pour
objectif de modéliser les normes et pratiques comptables et de créer un climat propice au
développement des économies africaines par la garantie et la sécurité juridique, judiciaire et
managériale.

L’arsenal juridique comptable et organisationnel mis sur pied par le développement de


l’OHADA a créé un véritable bouleversement par rapport aux normes et pratiques vétustes et
obsolescente jusque là en vigueur dans les pays membres.

2. Les principales innovations introduites par le droit comptable OHADA

 L’adoption de l’année calendaire pour la clôture de l’exercice comptable.

L’exercice comptable s’étale désormais sur une période de 12 mois allant du 1er janvier au
31 décembre de la même année. Toutefois, les entreprises qui commencent leur activité au
cours des 6 mois qui précèdent la date de clôture obligatoire peuvent arrêter leur premier bilan
à la fin de l’exercice budgétaire suivant celui au cours duquel a commencé leur activité.

 La spécification des systèmes comptables en fonction de la taille de l’entreprise.

La présentation des états financiers de synthèse se fait selon les trois systèmes suivants :

 Le système normal

Toute entreprise, sauf exception liée à sa taille soumise au système normal de présentation
des états financiers et de tenu des comptes. Les états financiers annuels comprennent le bilan,
le compte de résultat et le Tableau Financier des Ressources et des Emplois (TAFIRE). Dans
ce système, est rendu obligatoire l’établissement d’un état fournissant des informations
additionnelles dénommé état supplémentaire statistique. De même, est rendu obligatoire un
état annexé qui comporte trois types d’informations : les règles et méthodes comptables, les
compléments d’information relatif au bilan et au compte de résultat, et autres éléments
d’information.

Par Sylvestre Stéphane MVONDO ADA ; Doctorant en Sciences de Gestion


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 Le système allégé

Toute entreprise individuelle dont le Chiffre d’Affaire ne dépasse pas 100 000 000 F CFA
peut présenter ses états financiers selon le système allégé, dans ce cas, les états financiers
annuels comprennent le bilan et le compte de résultat. L’état annexé est obligatoire et
comprend les méthodes d’évaluation et de présentation, le tableau des immobilisations, le
tableau des amortissements et des provisions, le tableau des créances et des dettes, des
informations sur les biens pris en crédit bail, le détail du montant des engagements financiers
donnés, le détails des biens acquis avec clause de réserve de propriété, les éléments
constitutifs de certains postes du bilan et du compte de résultat, le montant de la TVA.

 Le système minimal de trésorerie

Les très petites entreprises dont les recettes annuelles ne sont pas supérieures aux seuils
ci-dessous fixés sont assujetties au système minimal de trésorerie. Ces seuils sont les suivant.

o 30 000 000 FCFA pour les entreprises de négoce


o 20 000 000 FCFA pour les entreprises artisanales et assimilées
o 10 000 000 FCFA pour les entreprises de services

La comptabilité, essentiellement de trésorerie repose sur les mouvements de trésorerie de


l’entreprise. Les entrées et les sorties de tous les documents enregistrés permettent de calculer
le résultat de l’entreprise par la différence entre les recettes et les dépenses de l’entreprise. Les
états financiers comprennent alors trois éléments : le compte de résultat, le bilan et la situation
de l’avoir nette, qui ne font pas mention des montants de l’exercice précédent.

 L’obligation de fournir un état annexé aux états financier de synthèse.

Le syscohada exige des états financiers annuels qui doivent être arrêtés au plus tard dans
les trois mois qui suivent la date de clôture de l’exercice. Pour ses besoins internes,
l’entreprise peut présenter les documents à sa guise. Par contre, pour l’information des tiers,
l’entreprise est tenue de présenter les états selon une forme normalisée. Le tableau ci-dessous
énumère les documents normalisés exigés par le syscohada.

Documents Système normal Système allégé SMT


Bilan oui oui oui(1)
Compte de résultat oui oui oui(1)
Etat des recettes et des dépenses oui
TAFIRE oui
Etat annexés oui oui(2)
Etat supplémentaire statistique oui
(1) Etat élémentaire présenté sur une feuille unique
(2) Avec un contenu allégé

 La mise en place obligatoire d’une organisation comptable qui concerne non plus
seulement les entreprises commerciales, mais toute activité menant des opérations
économiques à but lucratif ou non.

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III. L’ORGANISATION ET LE CONTRÔLE DE LA COMPTABILITE

1. L’organisation comptable

L’organisation mise en place dans l’entreprise doit satisfaire aux exigences de régularité et
de sécurité pour assurer l’authenticité des écritures de façon à ce que la comptabilité puisse
servir à la fois d’instrument de mesure des droits et d’obligation des partenaires de
l’entreprises, l’instrument prévu, d’information des tiers et de gestion.

L’organisation comptable doit assurer

 Un enregistrement exhaustif jour pour jour et sans retard des informations de base.
 Le traitement en temps opportun des écritures enregistrées
 La mise à la disposition des usagers des documents requis dans les délais légaux fixés
pour leur délivrance.

Pour maintenir la continuité dans le temps de l’accès à l’information, toute entreprise doit
établir une documentation décrivant les processus de l’organisation comptable. Cette
documentation est conservée aussi longtemps qu’est exigées la présentation des états
financiers successifs auxquels elle se rapporte. Il s’agit du Manuel de procédure comptable.

L’organisation comptable doit au moins respecter les conditions de régularité et de


sécurité suivantes :

 La tenue de la comptabilité dans la langue officielle et dans l’unité monétaire légale du


pays.
 L’emploi de la technique de la partie double
 La justification des écritures par les pièces datées, conservées, classées dans un ordre
définis dans les documents décrivant les procédures et l’organisation comptable
susceptible de servir comme preuve et portant des références de leur enregistrement en
comptabilité.
 Le respect de l’enregistrement chronologique des opérations. Les mouvements
affectant le patrimoine de l’entreprise sont enregistrés en comptabilité opération par
opération dans l’ordre de leur date et de leur valeur comptable. Cette date est celle de
l’émission par l’entreprise de la pièce justificative de l’opération ou celle de la
réception des pièces d’origines externe. Les opérations de même nature réalisées en un
même lieu ou au cours d’une même journée peuvent être récapitulées par période
préalablement déterminées qui ne peuvent excéder un mois. Une procédure destinée à
garantir le caractère définitif de l’enregistrement de ces mouvements devra être mise
en œuvre.

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 L’identification de chacun de ces enregistrements précisant l’indication des origines,


le contenu de l’opération à laquelle il se rapporte, ainsi que les références de la pièce
justificative sur laquelle il s’appui.
 Le contrôle par l’inventaire de l’existence et de la valeur des biens, créances et dettes
de l’entreprise.
 Le recours pour la tenue de la comptabilité de l’entreprise à un plan des comptes
normalisé dont la liste figure dans le syscohada.
 La tenue obligatoire des livres et autres supports autorisés, ainsi que la mise en œuvre
des procédures de traitement agrées permettant d’établir les états financiers annuels.

Les livres comptables et autres supports dont la tenue est obligatoire sont :

 Le livre journal dans lequel sont inscrits les mouvements de l’exercice enregistrés en
comptabilité.
 Le grand livre constitué par l’ensemble des comptes de l’entreprise.
 La balance générale des comptes
 Les livres d’inventaires

L’établissement du livre journal et du grand livre peut être facilitée par la tenue des livres
auxiliaires ou tout autre support en fonction de l’importance et des besoins de l’entreprise.
Dans ce cas, les totaux de ces supports sont périodiquement, et au moins une fois par mois
respectivement centralisés dans le livre journal et dans le grand livre : on parle de système
centralisateur.

Les livres comptables et autres supports doivent être tenus sans blanc, ni altération
d’aucune sorte. Toute correction d’erreur s’effectue exclusivement par inscription en négatif
des éléments erronés, et l’enregistrement exact est ensuite opéré.

Le livre journal et le livre d’inventaire sont cotés et paraphés de façon continue par le
greffe du tribunal.

Lorsque l’organisation comptable repose sur un traitement informatique, cette


organisation doit recourir à des procédures qui permettent de satisfaire aux exigences de
régularité et de sécurité requises en la matière.

Dans les entreprises qui ont recourt à la technique de l’informatique pour la tenue de leur
comptabilité, les documents informatiques écrits peuvent tenir lieux de journal et de livre
d’inventaire ; de ce fait, ils doivent être identifiés, numérotés et datés dès leur établissement
par des moyens légaux offrants toutes garantie du respect de la chronologie des opérations, de
l’irréversibilité et de la durabilité des enregistrements comptables.

Les livres comptables et les pièces justificatives doivent être conservées pendant au moins
10 ans.

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2. Le contrôle de la comptabilité

L’entreprise doit déterminer sur sa responsabilité les procédures nécessaires à la mise en


place d’une organisation comptable permettant aussi bien un contrôle interne et fiable que le
contrôle externe par l’intermédiaire le cas échéant d’un Commissaire au Compte (CAC).

Dans les entreprises qui désignent obligatoirement ou volontairement un CAC, ce dernier


certifie conformément aux dispositions de l’acte uniforme sur la mission du commissariat aux
comptes que les états financiers sont réguliers et sincères et donnent une image fidèle du
patrimoine, de la situation financière et du résultat de l’exercice écoulé.

CHAPITRE 2. LES PRINCIPES COMPTABLES


FONDAMENTAUX
Le syscohada énonce de façon explicite 8 principes de base sur lesquels il se fonde. Ces
principes sont particulièrement importants car leur respect doit permettre à la comptabilité
d’atteindre son objectif, à savoir la présentation des comptes annuels qui doivent être régulier,
sincère et donner une image fidèle du patrimoine, de la situation financière et du résultat de
l’entreprise. Nous allons les étudier successivement.

I. Le principe de prudence
La prudence est définie par l’article 6 de l’Acte Uniforme (AU) OHADA comme
«L’appréciation raisonnable des événements et des opérations ».  En clair, selon ce principe, il
vaut mieux pécher par pessimisme que par optimisme. Par exemple, la règle de prudence vous
interdit de compter comme bénéfice l’accroissement de la valeur boursière d’une action. A
l’inverse, une variation à la baisse d’une action sera comptée comme une perte. Les plus
values potentielles ne sont pas comptabilisées, alors que les moins values le sont. La règle de
prudence nous dit de ne compter que les pigeons que l’on tient en main, et non ceux que l’on
voit voltigés dans notre cours.

La constitution des amortissements et des provisions constituent des illustrations du


principe de prudence.

NB. Se méfier de tomber dans l’excès de prudence qui fausserait l’image de l’entreprise, car
l’excès de prudence abouti souvent à sous estimer le potentiel de l’entreprise, rendant
difficiles les relations avec les investisseurs et entraînant le découragement des actionnaires.

En fin de compte, selon le principe de prudence, les plus values ne sont enregistrées en
comptabilité que lorsqu’elles sont réalisées, alors que les moins values sont comptabilisées
lorsqu’elles sont probables.

Par Sylvestre Stéphane MVONDO ADA ; Doctorant en Sciences de Gestion


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II. La permanence des méthodes : Principe de fixité


Les utilisateurs des états financiers ont besoin de comparer les états de l’année qui
s’achève avec ceux des années précédentes ; une permanence des méthodes s’avère donc
indispensable. En effet, évaluer les stocks par la méthode FIFO à l’année N – 1 et l’évaluer
par la méthode du CMUP à l’année N enlève toute possibilité de comparaison.

Les méthodes comptables peuvent tout de même changer pour trois raisons :

1. Du fait de l’extérieur

A cet effet, on peut évoquer :

- Les changements dus à la réglementation comptable.


- Les changements dus à la réglementation fiscale
- Le changement des taux d’impôt. Dans ce cas, il faut normalement comptabiliser les
impôts, mais en faire mention dans l’état annexé

2. Du fait de l’intérieur

Les dispositions de l’OHADA empêchent les changements uniquement potestatifs :


changement de présentation, de mode d’évaluation ou de référentiel comptable.

Malgré cela, certains changements restent possibles si ont peut les justifier par les
modifications substantielles de conditions d’activité pour la recherche d’une image fidèle.

Exemple : changement de la méthode d’évaluation des stocks en passant du système de


CMUP au système FIFO, la modification du plan d’amortissement de certains biens… (Tous
ces changements doivent être mentionnés dans l’état annexé).

3. Du fait des erreurs commises dans la comptabilité au cours des exercices


antérieurs

S’il s’agit d’erreurs simples, c’est à dire négligence ou fraude, erreur de méthode
comptable (passer une immobilisation en charge par exemple), erreurs de calcul ou
d’estimation, il faudra les inscrire normalement en comptabilité. Et si le montant s’avère
significatif, faire mention dans l’état annexé.

S’il s’agit d’erreurs fondamentales (elles n’arrivent que dans les cas exceptionnels) c'est-
à-dire erreurs enlevant toute crédibilité aux états financiers (exemple : omission volontaire de
certaines opérations). Dans ce cas, la correction consistera à ajuster les capitaux propres.

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III. La concordance entre bilan d’ouverture et bilan de clôture :


L’intangibilité
Le bilan de clôture d’un exercice doit correspondre au bilan d’ouverture de l’exercice
suivant. La conséquence de ce principe est la suivante : les corrections résultants du
changement des méthodes comptables ou résultants du changement des méthodes comptables
ou résultant des omissions des charges et produits se rapportant aux exercices antérieurs ne
peuvent s’imputer sur les capitaux propres, mais doivent s’enregistrés au compte de résultat
du nouvel exercice.

Le syscohada n’admet que deux cas d’imputation sur les capitaux propres : le cas du
changement de la réglementation comptable et le cas de correction d’une erreur fondamentale.

IV. L’indépendance des exercices : La Spécialisation


La vie des entreprises est découpée en période appelée exercice. Au Cameroun, l’exercice
commercial a une durée de un an allant du 1er janvier au 31 décembre d’une année. Ces
exercices ne correspondent pas à la durée d’action des forces économiques de l’entreprise,
mais à un découpage arbitraire mesuré sur le calendrier et imposé de l’extérieur. Ils sont en
principe rigoureusement indépendants les uns des autres et on considère que chaque exercice
est comme un tiers vis-à-vis des autres exercices, de telle sorte qu’apparaissent entre eux des
créances et des dettes.

RQ. Le seul vrai résultat est celui calculé pour la vie entière de l’entreprise et obtenu à la fin
de son existence. Cependant, il est clair qu’un tel retard est inacceptable et que la mesure du
résultat doit être comme périodiquement pour des raisons juridiques et fiscales suivantes :

- Il faut partager les bénéfices entre les associés pour rémunérer les capitaux apportés.
- Il est nécessaire de fournir une information sur le progrès économique de l’entreprise,
sur les succès de sa gestion afin de disposer d’indicateur de performance et orienter les
décisions ;
- Une fraction du résultat doit être reversée à l’état sous forme d’impôt sur les bénéfices.

V. Le coût historique : Principe du nominalisme


Le principe du nominalisme demande de respecter la valeur nominale de la monnaie sans
tenir compte des variations de son pouvoir d’achat. Ce principe suppose que la monnaie est
une unité de mesure stable.

Le coût historique est donc la valeur de l’élément à son entrée dans le patrimoine de
l’entreprise. C’est ainsi que les actifs sont enregistrés par le montant des liquidités payés pour
les acquérir (coût d’acquisition) ou pour la somme dépensée pour les fabriquer (coût de

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production) et que les dettes figures pour le montant des liquidités nécessaires pour les régler
où elles sont nées.

Le principe de coût historique est universellement appliquée pour sa simplicité (au


moment de l’entré de l’élément dans le patrimoine, on saisie sa valeur qui est conservée en
comptabilité) et son objectivité (il est fondé sur les mouvements réels de valeur constatés par
des écrits : factures, chèques etc. …).

VI. La continuité de l’exploitation


Ce principe préconise que les états financiers doivent être construit et lu comme si
l’entreprise devait continuer son exploitation. Les comptables en donne la définition suivante :
la continuité de l’exploitation est une convention comptable de base selon laquelle lors de
l’arrêté des comptes annuels, il convient d’apprécier si l’entreprise est en activité, s’il n’existe
aucun fait qui pourrait l’empêcher de rester en activité dans un avenir prévisible.

Lorsque la continuité d’exploitation paraît assurée, les comptes annuels sont arrêtés
normalement, c'est-à-dire dans le respect des différentes conventions comptables et des
principes comptables généralement admis.

Lorsque la continuité de l’exploitation n’est pas assurée, les comptes annuels doivent être
établis sur la base de la valeur liquidative (valeur de marché en fonction de l’offre et de la
demande). La continuité de l’exploitation est une notion facile à concevoir, mais difficile à
apprécier. La difficulté d’appréciation résulte de la combinaison d’un nombre de facteurs
objectifs et subjectifs à prendre en considération. En plus, il faut tenir compte de la situation
propre de l’entreprise dans son environnement spécifique.

Généralement, les professionnels publient une liste de critères défavorables au maintient


de la continuité de l’exploitation.

VII. La transparence
Ce principe a d’autres appellations : sincérité, objectivité, clarté et régularité. Pour ce
principe, les états financiers doivent donner une vision sincère du patrimoine de l’entreprise,
de sa situation financière, ainsi que des résultats de sa gestion. En outre, ces informations
doivent être compréhensibles par les tiers.

La conformité aux procédures, la communication claire, le respect de la règle de non


compensation sont les corolaires à ce principe.

VIII. L’importance significative (Relative)

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Pour ce principe, les états financiers doivent relever toute opération dont l’importance
peut affecter les évaluations et les décisions. Il appartient aux comptables, auditeurs et
dirigeants la lourde responsabilité de sélectionner les informations qui ont une importance
significative.

Par ce principe, le comptable est tenu :

- Tantôt d’alléger les comptes en regroupant (au niveau de la présentation) certain


postes, en estimant raisonnablement certain comptes de régularisation (charge à payer
par exemple) afin d’accélérer l’arrêté des comptes. Le comptable est aussi obligé de ne
pas fournir dans l’état annexé les informations qui n’atteignent pas le taux
d’importance significative.
- Tantôt de détailler les comptes. Le comptable doit fournir tous les détails ayant une
importance significative, même non prévue par le système. Exemple : La démission en
vue d’un haut cadre pouvant influencer la productivité. Les nouveaux procédés de
fabrication rendant obsolète l’équipement.

IX. La notion d’image fidèle


L’image fidèle n’est pas un principe de plus, mais le but ultime de tous les principes
comptables. Tous les principes doivent concourir d’une manière simultanée à l’obtention
d’une image fidèle des résultats. L’image fidèle doit être vue sous l’angle des utilisateurs des
états financiers. Il devient par conséquent nécessaire d’indiquer dans l’état annexé les choix à
opérer lorsque le système OHADA offre des solutions alternatives.

Le respect des normes de syscohada devrait aboutir à l’image fidèle ; dans le cas contraire,
le comptable doit, soit fournir des compléments d’information dans l’état annexé, soit déroger
aux règles du syscohada (au cas où les montants seraient significatifs). Exemple : Prise en
compte dans le résultat d’un gain de change réalisé quelques jours après la clôture de
l’exercice).

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CHAPITRE 3 : LA NOTION DE PATRIMOINE

L’entreprise réalise plusieurs opérations au cours d’une période. Il est donc important pour
l’entrepreneur, les associés et les autres agents économiques de connaître la situation de
l’entreprise à une date donnée.

I. DEFINITION

A. La notion de patrimoine

Le patrimoine d’une entreprise peut se définir comme étant l’ensemble des biens et des
dettes de cette entreprise. L’ensemble des biens et des dettes d’une entreprise peut être
consignés dans un tableau appelé BILAN.

B. La notion de Bilan

Le bilan est un tableau qui représente la situation patrimoniale d’une entreprise à une date
donnée.

II. DESCRIPTION DU BILAN

Le bilan comporte deux parties :

 La partie gauche appelée Actif, correspond à l’emploi qui a été fait des ressources de
l’entreprise ;
 La partie droite, appelée Passif, exprime l’origine des moyens ou des ressources dont
dispose l’entreprise.

Cette présentation se fait sous forme d’une égalité entre les emplois et les ressources, ce
qui nous conduit au schéma ci-dessous qui illustre la signification économique du bilan.

Actif = Passif, Emploi = Ressource

Exemple : soit les éléments ci-après recensés dans une entreprise : terrain, bâtiment, mobilier,
marchandises, capital, fonds en banque, fournisseurs, emprunt, espèces en caisse.

Le bilan de cette entreprise se présente ainsi :

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Actif Passif
Postes Montants Postes Montants
Terrain 5 000 000 Capital 10 000 000
Immeuble 3 000 000 Emprunt 4 000 000
Mobilier 1 000 000 Fournisseurs 2 000 000
Marchandises 6 000 000 Etat 5 00 000
Fonds en banque 1 000 000
Espèces en caisse 500 000

Total 16 500 000 Total 16 500 000


Ce que possède l’entreprise (bien ou emploi) Ce qui finance l’entreprise (capital + dettes ou ressources

III. LE CLASSEMENT DES POSTES DU BILAN

Le classement des postes du bilan selon le syscohada correspond à l’optique économique :


investissement et exploitation à l’actif, financement au passif. D’où le schéma suivant :

Bilan
Actif Passif
Cycle d’investissement Actif Immobilisé Ressources Stables Cycle de financement
Cycle d’exploitation Actif circulant Passif circulant Cycle d’exploitation
Cycle de trésorerie Trésorerie actif Trésorerie passif Cycle de trésorerie
Total Total

A. Classement des postes de l’actif du bilan

On distingue, dans l’ordre :

 L’Actif Immobilisé

Il regroupe les éléments destinés à servir de façon durable dans l’entreprise et qui ne se
consomment pas au premier usage. Ce sont :

 Les charges immobilisées qui sont des actifs fictifs :


- Les frais d’établissement,
- Les primes de remboursements,
- Les charges à répartir sur plusieurs exercices ;
 Les immobilisations incorporelles constituées des logiciels, des marques, du droit au
bail, du fond commercial, etc. Ce sont des immobilisations immatérielles ;
 Les immobilisations corporelles qui sont des biens matériels tels que les terrains, les
constructions, les immeubles, les matériels etc.
 Les avances et acomptes sur immobilisations ;
 Les immobilisations financières qui comprennent les titres de participations, les
autres immobilisations financières (prêts, dépôts et cautionnement versés …).

Par Sylvestre Stéphane MVONDO ADA ; Doctorant en Sciences de Gestion


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 L’Actif Circulant

L’actif circulant regroupe les éléments du cycle d’exploitation :

 Les stocks ;
 Les créances et emplois assimilés.

 La trésorerie Atif

Elle regroupe les disponibilités (Banque, Compte courant postaux, caisse) les valeurs à
encaisser et les titres de placement.

 Les Ecarts de Conversion Actif

Ce sont les pertes probables de change (différences sur les créances et dettes libellées en
devises).

B. Classement des postes du passif du bilan

 Les capitaux propres et les ressources assimilées, ce sont : le capital, les réserves, le
résultat net de l’exercice, le report à nouveau, les subventions reçues…
 Les dettes financières et les ressources assimilées

Ce sont des ressources stables provenant des emprunts ou des dettes contractées pour une
durée supérieure à un an : Emprunt, Dette de crédit bail, Dettes financières diverses,
provisions financières pour risques et charges.

 Le passif circulant

Il s’agit des dettes cycliques. Ces dettes sont contractées envers les fournisseurs, le
personnel, les organismes sociaux, l’Etat, etc.

 La trésorerie-passif

Elle comprend les banques, les crédits de trésorerie et d’escompte, ainsi que les
découverts bancaires.

 Les Ecarts de conversions-passif

Ils proviennent des gains probables de change concernant les créances et les dettes
libellées en devises.

Par Sylvestre Stéphane MVONDO ADA ; Doctorant en Sciences de Gestion


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IV. La position et le signe du résultat

Quel que soit le résultat, on le place au passif du bilan dans la rubrique des capitaux
propres, en le faisant précédé du signe (+) lorsqu’il est positif (profit), ou du signe (-) lorsqu’il
est négatif (perte).

Actif Passif
Actif Immobilisé Capitaux propres + RE net + ou -
Dettes financières
Actif Circulant (stocks, créances) Passif Circulant
Trésorerie-Actif Trésorerie-passif
Ecart de conversion-Actif Ecart de conversion-Passif

V. LA SITUATION NETTE

Un résultat bénéficiaire correspond à une augmentation de la situation nette dans


l’entreprise, alors qu’un résultat déficitaire représente une diminution de la situation nette. La
situation nette (SN) est la valeur réelle de l’entreprise et se détermine de deux façons :

SN = Total Actif – Total des dettes


Ou

SN = Capitaux propres + RE net

Application

Soit les éléments du bilan de l’entreprise JOEL au 31/12/2010

-Capital 10 000 000, Fonds commercial 4 00 000, Matériel 3 350 000, Marchandises


2 250 000, Client 1 150 000, Mobilier 6 200 000, Emprunt 6 000 000, Banque, 5 000 000,
Caisse 2 900 000, CCP 1 750 000, Fournisseurs 5 000 000, Etat 720 000, Réserves 550 000.

Solution

- Calcul du résultat

RE = Total Actif – Total Passif

Total Actif = 400 000 + 3 350 000 + 6 200 000 + 2 250 000 + 1 150 000 + 5 000 000 +


1 750 000 + 2 9 00 000 = 23 000 000

Total Passif = 10 000 000 + 550 000 + 6 000 000 + 5 000 000 + 720 000 = 22 270 000

Par Sylvestre Stéphane MVONDO ADA ; Doctorant en Sciences de Gestion


Cours d’initiation à la comptabilité – IR-DSM

RE = 23 000 000 – 22 270 000 = 730 000

- Bilan de l’entreprise JOEL au 31/12/2010

Postes Montants Postes Montants


Actif Immobilisé Capitaux propres
-Fonds commercial 400 000 -Capital 10 000 000
-Matériel 3 350 000 - Réserves 550 000
-Mobilier 6 200 000 -Résultat 730 000
Actif Circulant Dettes Financières
-Marchandises 2 250 000 -Emprunt 6 000 000
-Clients 1 150 000
Tresorerie Actif Passif Circulant
-Banque 5 000 000 -Fournisseur 5 000 000
-CCP 1 750 000 -Etat 720 000
-Caisse 2 900 000
Total 23 000 000 Total 23 000 000

- Calcul de la situation Nette

SN = Total actif – Total dettes = 23 000 000 – 11 720 000 = 11 280 000

SN = Capitaux propres + RE = 10 550 000 + 730 000 = 11 280 000

VI. LA VARIATION DES POSTES DU BILAN

Chaque opération réalisée par l’entreprise a pour conséquence de modifier le bilan.

A. Opérations n’affectant pas l’équilibre du bilan

Une entreprise présente le bilan ci-dessous au 01/02/2010

Actif Passif
Postes Montants Postes Montants
Bâtiments 6 000 000 Capital 10 000 000
Matériel 4 000 000 Emprunt 4 000 000
Marchandises 5 000 000 Fournisseurs 2 500 000
Clients 1 000 000
Caisse 500 000

Total 16 500 000 Total 16 500 000

Exemple 1. Augmentation d’un poste de l’actif consécutive à la diminution d’un autre


poste de l’actif.

Le 02/02/2010, un client règle 200 000 F en espèces

Par Sylvestre Stéphane MVONDO ADA ; Doctorant en Sciences de Gestion


Cours d’initiation à la comptabilité – IR-DSM

Opérations : Le poste « caisse » augmente de 200 000 alors que le poste « Clients » diminue
de 200 000

Bilan après

Actif Passif
Postes Montants Postes Montants
Bâtiments 6 000 000 Capital 10 000 000
Matériel 4 000 000 Emprunt 4 000 000
Marchandises 5 000 000 Fournisseurs 2 500 000
Clients 800 000
Caisse 700 000

Total 16 500 000 Total 16 500 000

RQ. L’opération a modifié la structure de l’actif du bilan, mais le total du bilan et le passif
reste inchangée : l’équilibre reste le même.

Exemple 2. Diminution d’un poste de l’actif consécutive à la diminution d’un poste du


passif.

Le 03/02/2010, l’entreprise paie un fournisseur avec 500 000 FCFA retirés de la caisse.

Analyse : le poste d’actif « caisse » diminue de 500 000, alors que le poste de passif
« fournisseur » diminue de 500 000 FCFA

Bilan après

Actif Passif
Postes Montants Postes Montants
Bâtiments 6 000 000 Capital 10 000 000
Matériel 4 000 000 Emprunt 4 000 000
Marchandises 5 000 000 Fournisseurs 2 000 000
Clients 800 000
Caisse 200 000

Total 16 000 000 Total 16 000 000

RQ : Cette opération a diminué simultanément, et pour un même montant, un poste d’actif
« caisse » et un poste de passif « fournisseur » ; l’équilibre du bilan n’a pas été rompu.

Exemple 3. Diminution d’un poste de l’actif consécutive à l’augmentation d’un poste de


l’actif

Le 04/02/2010, l’entreprise ouvre un compte en banque et y verse 150 000F prélevés de la


caisse.

Par Sylvestre Stéphane MVONDO ADA ; Doctorant en Sciences de Gestion


Cours d’initiation à la comptabilité – IR-DSM

Analyse : Le poste d’actif « caisse » diminue de 150 000F alors que le poste « banque » qui se
craie reçoit directement 150 000F

Bilan après :

Actif Passif
Postes Montants Postes Montants
Bâtiments 6 000 000 Capital 10 000 000
Matériel 4 000 000 Emprunt 4 000 000
Marchandises 5 000 000 Fournisseurs 2 000 000
Clients 800 000
Banque 150 000
Caisse 50 000

Total 16 000 000 Total 16 000 000

Conclusion : Chaque opération réalisée par l’entreprise entraîne une variation du bilan :

- Soit en modifiant la structure de l’actif par une variation des postes ou par une
adjonction de postes ;
- Soit en modifiant la structure du passif par une variation des postes ou par une
adjonction de postes ;
- Soit en modifiant à la fois la structure de l’actif et la structure du passif.

Dans chacun des cas précédents, l’équilibre du bilan n’est pas rompu.

B. Opérations rompant l’équilibre du bilan

Exemple 5. Perte

Le 06/02/2010, l’entreprise trouve un manquant de 30 000 F dans sa caisse.

Analyse : Le poste « caisse » diminue de 30 000 F et il n’y a pas eu compensation par une
augmentation ou une adjonction de poste d’actif et par une diminution de poste de passif.

Bilan après

Actif Passif
Postes Montants Postes Montants
Bâtiments 6 000 000 Capital 10 000 000
Matériel 4 000 000 Emprunt 4 000 000
Marchandises 5 000 000 Fournisseurs 2 000 000
Clients 800 000
Banque 150 000
Caisse 20 000

Total 15 970 000 Total 16 000 000

Par Sylvestre Stéphane MVONDO ADA ; Doctorant en Sciences de Gestion


Cours d’initiation à la comptabilité – IR-DSM

RQ. Après cette opération, l’équilibre du bilan est rompue, les ressources sont supérieurs aux
emplois effectifs, on a Actif < Passif. La différence constitue un emploi définitif non
récupérable : c’est une Perte.

Pour rétablir l’équilibre du bilan, il faut inscrire cette perte au passif, avec le signe (-).

Bilan rééquilibré mentionnant la perte

Actif Passif
Postes Montants Postes Montants
Bâtiments 6 000 000 Capital 10 000 000
Matériel 4 000 000 Emprunt 4 000 000
Marchandises 5 000 000 Fournisseurs 2 000 000
Clients 800 000 Résultat (perte) - 30 000
Banque 150 000
Caisse 20 000

Total 15 970 000 Total 15 970 000


Exemple 6. Gain

Le 07/02/2010, l’entreprise vend en espèces pour 1 500 000 un lot de marchandises achetées à


1 200 000 F ;

Analyse : Le poste « marchandise » diminue de 1 200 000F tandis que le poste caisse


augmente de 1 500 000F.

Bilan après

Actif Passif
Postes Montants Postes Montants
Bâtiments 6 000 000 Capital 10 000 000
Matériel 4 000 000 Emprunt 4 000 000
Marchandises 3 800 000 Fournisseurs 2 000 000
Clients 800 000 Résultat (perte) - 30 000
Banque 150 000
Caisse 1 520 000

Total 16 270 000 Total 15 970 000

RQ. Après cette opération, l’équilibre du bilan est rompu, on a Actif (16 270 000) > Passif
(15 970 000). Il y a un emploi de 300 000F dont l’origine se trouve dans le fonctionnement
dans l’entreprise (Valeur Ajoutée). On dit que l’entreprise a crée une ressource interne.

Pour rétablir l’équilibre du bilan, on inscrit cette ressource interne au passif sous la
rubrique « Bénéfice » avec le signe (+).

Par Sylvestre Stéphane MVONDO ADA ; Doctorant en Sciences de Gestion


Cours d’initiation à la comptabilité – IR-DSM

Bilan rééquilibré mentionnant le bénéfice

Actif Passif
Postes Montants Postes Montants
Bâtiments 6 000 000 Capital 10 000 000
Matériel 4 000 000 Emprunt 4 000 000
Marchandises 3 800 000 Fournisseurs 2 000 000
Clients 800 000 Résultat (bénéfice) 270 000
Banque 150 000
Caisse 1 520 000

Total 16 270 000 Total 16 270 000

Conclusion :

Certaines opérations effectuées par l’entreprise peuvent être :

- Soit les emplois définitifs de ressources, ce sont des pertes qui s’inscrivent au passif
du bilan avec le signe (-)
- Soit des créations internes de ressources qui sont des bénéfices qui s’inscrivent au
passif du bilan avec le signe (+)

Par Sylvestre Stéphane MVONDO ADA ; Doctorant en Sciences de Gestion