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EIE DE LA CONSTRUCTION DU PONT SUR LE FLEUVE NTEM ET SES ACCES ENTRE LE

CAMEROUN ET LA GUINEE EQUATORIALE : NOTE EXPLICATIVE DE LA COTATION

Le présent document est une note explicative de la cotation de l’étude d’impact environnemental et
social (EIES) du projet visant la construction d’un pont sur le fleuve Ntem et ses accès entre le
Cameroun et la Guinée Equatoriale.

1. Cadre de la mission

- Etude et spécificité

Suite à la volonté des Gouvernements Camerounais et Equato-Guinéenne d’améliorer le


cadre et les conditions de vie des populations, et de consolider des échanges dans la sous région,
la construction d’un pont sur le Ntem est envisagée. Ce projet s’inscrit dans le cadre de la
politique de développement durable de la zone CEMAC. En effet pour trouver une solution durable au
problème d’enclavement dont souffre l’Afrique Centrale, les Chefs d’Etat et de Gouvernement de la
Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC), ont adopté le plan Directeur
Consensuel des Transports en Afrique Centrale (PDCT-AC) à l’occasion de leur onzième Conférence
ordinaire, tenue à Brazzaville (Congo) le 27 janvier 2004. Ce plan est conçu comme l’ensemble des
besoins collectifs de la sous-région en matière de développement des infrastructures dans le secteur
des transports (tous modes confondus), exprimés par les Etats membres lors du premier forum sur le
développement des infrastructures de transport en Afrique centrale tenu à Yaoundé (Cameroun) en
décembre 2003. L’objectif étant de rallier les capitales des états membres ; de constituer pour la sous-
région, un cadre consensuel de négociations en vue de mobiliser les financements nécessaires à la
réalisation des investissements dans le domaine des infrastructures de transport ; faciliter le
développement des échanges et une intégrité économique à travers la libre circulation des personnes
et des biens.

- Situation de la zone d’étude

Suivant le précédent rapport sur le franchissement du fleuve Ntem réalisée en 1958, l’étude se localise
dans la zone de DIpikar en amont de Kribi Kampo (territoire Camerounais)/Rio Campo (territoire
Equato-Guinéenne). En raison des développements intervenus depuis lors, l’étude devrait rechercher
d’autres sites en aval de ce dernier. En effet, le raccordement aux réseaux routiers existants et aux
nouvelles agglomérations pourrait constituer un surcoût et un facteur défavorable pour le projet.

- Objectifs du projet

Le projet concerne la construction d’un pont sur le fleuve Ntem entre le Cameroun et Guinée
Equatoriale et son raccordement au réseau existant, afin d’assurer la continuité de la chaîne de
transport sur la liaison Douala- Campo- Bata. Il permet ainsi de :

a) renforcer et accroître la circulation des biens est des personnes entre les deux Etats ;
b) Faciliter et promouvoir les échanges commerciaux ;
c) assurer une traversée du fleuve en toute sécurité pour les personnes et les biens.
- But de l’étude d’impact

L’Etude d’Impact sur l’environnement portera sur :

 Une étude de portée visant à :


- Identifier les limites physiques de l’étude proposée et son cadre chronologique pour
permettre la consultation initiale des parties prenantes,
- identifier les risques potentiels clés et les types de niveaux des impacts à évaluer et
sélectionner des alternatives à prendre en considération,
- indiquer la disponibilité
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Législation

Phasage du projet

Le projet sera réalisé en trois grandes phases : les taches préalables, les travaux technique de terrain
et les consultations du publiques. Chacune de ces phases se subdivisent en plusieurs étapes.

III.1 Phase 1 : taches préalables


La phase préalable de subdivise en deux étapes :

Etape 1 : Mobilisation des experts


Tous les experts proposés dans la présente méthodologie (permanents comme consultants au
sein de la firme), sont mobilisés pour une réunion technique de lancement de l’étude. Au cours de cette
réunion, qui revêt un caractère de confirmation des experts proposés, une copie des termes de
référence de l’étude est mise à la disposition de chaque expert pour l’appropriation effective de tous les
contours de l’étude.
Cette étape va de l’annonce de l’attribution du marché à L’URAD jusque la signature de l’Ordre
de Service (OS) de commencer les prestations (qui n’est pas une période contractuelle).
Etape 2 : Revue de la documentation et élaboration du plan de travail
Dès notification de l’OS de démarrage des prestations, les experts suscités sont remobilisés. A
cet effet, les termes de références sectoriels, spécifiques à chaque prestation, conçus par le Directeur
des Projets en collaboration avec les compétences internes, sont remis aux experts clés. Cette
politique, propre au Cabinet URAD participe de la démarche qualité, très chère au Bureau, dans
l’exécution de ses prestations. Ces documents remis constituent avec les TDR de l’étude le cahier de
charge de chaque expertise.
Cette étape va de la délivrance de l’OS de démarrage des prestations jusqu’à la transmission
du rapport d’établissement ou plan de travail et la première descente sur le terrain qui durera trois jours.

PHASE 2 : TRAVAUX TECHNIQUE DE TERRAIN


Cette phase se déroulera principalement en deux étapes distinctes et complémentaires que
sont l’étape de la descente préliminaire de terrain et l’étape des enquêtes socio-économique et
d’évaluation des impacts sur le milieu biophysique.
Etape 1 : Descente préliminaire de terrain (état des lieux)

Cette étape va consister à la première visite de site par tous les membres de l’équipe, aux fins
de recueillir les données existantes et leur localisation (renseignements généraux, consommations,
description du site, …) et surtout de confirmer le planning de mise en œuvre de la mission
préalablement établi au cours de l’étape 2 de la phase 1, au terme de laquelle le rapport
d’établissement (le plan de travail) sera transmis. Elle revêtira trois actions principales : action
administrative, les sessions de formation et une action technique d’étude d’impact environnemental.

 Action 1 : Descente administrative


Sur ce plan, il sera question non seulement d’identifier tous nos interlocuteurs directs et tous les
responsables techniques et environnementaux dans le dans le département……., et dans les
arrondissements traversés par le tronçon mais aussi, de procéder à la présentation des membres de
l’équipe aux autorités administratives, judiciaires et traditionnelles de la zone d’étude.

 Action 2 : session de formation


Contribution au transfert du savoir-faire au cours du processus d’étude d’impact sur
l’environnement grâce à l’organisation des ateliers a l’implication d’Experts locaux à l’équipe du
consultant.

 Action 3 : Descente technique d’Etude d’Impact Environnemental


Cette Etape 1 de descente préliminaire de terrain (état des lieux) pourra durer quatorze (14)
jours tout au plus. Elle sera sanctionnée par l’élaboration et le dépôt de notre deuxième rapport qui est
le rapport d’avancement de l’étude.
Etape 2 : enquêtes socio-économique et évaluation des impacts sur le milieu biophysique (20 jours)
Les enquêtes socio-économiques et les évaluations des biens affectés par le projet se feront de
manière simultanée.Elle se fera dans la zone d’impact direct du projet c’est-à-dire dans les villages
situés dans la zone d’influence. Les parties qui constitueront cette étape 2 et qui se déclinent en deux
actions sont : les enquêtes socio-économiques, l’évaluation des biens touchés le cas échéant et aussi
l’évaluation des impacts sur le milieu biophysique.

L’objectif est d’avoir l’influence du projet sur les activités sociales, économiques et
environnementales des ménages. Elaborer les cartes ressources avec les chefs de villages traversés,
aux fins de déterminer les potentiels naturels et économiques de la vie autour du tronçon. Il sera aussi
question de procéder à une collecte de principales données socio-économiques de la zone,
susceptibles d’évoluer du fait de l’augmentation du trafic dû à la construction du pont.

PHASE 3 CONSULTATIONS DU PUBLIQUES


Les consultations du publiques sont organisées avec pour objectif d’informer et sensibiliser toutes
les parties prenantes (autorités administratives, locales, traditionnelles et religieuses, leaders d’opinion,
syndicats, ONG et populations locales) sur les activités devant être menées lors de la mise en œuvre
du projet. En outre, elles doivent être informées des impacts potentiels du projet sur l’environnement et
les mesures qui seront prises pour les gérer.

EQUIPEMENT ET MOYENS