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INTRODUCTION GENERALE

On sait que le développement économique dans les pays privilégie la construction verticale dans
un souci d’économie de l’espace. Cependant, il existe un danger représenté par ce choix, de la
construction verticale, à cause des dégâts que peuvent lui occasionner les séismes.

Après le séisme du 21 Mai 2003 de BOUMERDES, des études faites par des experts comme
Victor DAVIDOVICI, ont abouti à des modifications du Règlement Parasismique Algérien. Ce
règlement vise à assurer un niveau de sécurité acceptable des vies humaines et des biens vis-à-vis
des actions sismiques par une conception et un dimensionnement appropriés.

Dans le cadre de ce présent projet de fin d’étude, nous proposons de faire une étude technique
complète de dimensionnement et de vérification pour un bâtiment de R+8, avec sous-sol, en
première partie.

L'étude de la première partie de ce projet sera menée selon les étapes principales suivantes :

 La première étape portera sur la présentation complète de l’ouvrage, la définition de ses


différents éléments.
 La deuxième étape sera la précision des caractéristiques des matériaux utilisés.
 La troisième étape sera la détermination des actions verticales présentes dans le bâtiment
et le pré-dimensionnement des éléments structuraux et non structuraux du bâtiment.
 La quatrième étape portera sur le calcul des éléments non structuraux (acrotère, escalier).
 La cinquième étape portera sur le calcul des planchers et leurs ferraillages.
 La sixième étape portera sur l’étude dynamique du bâtiment et la détermination de l’action
sismique. L’étude du bâtiment sera faite par l’analyse du modèle de la structure en 3D sur
le logiciel de calcul ROBOT STRUCTURAL ANALYSIS 2014
 La septième étape portera sur le calcul du ferraillage des éléments structuraux (poteaux,
poutres et voiles) Les résultats vont être vérifiés par rapport aux exigences de l’ RPA 99.
 La huitième portera sur l’étude de l’infrastructure.

Dans la deuxième partie , on se propose de voir l’effet de la variation des dimensions,


de la localisation de trois variante et des conditions de rigidité des extrémités des
voiles sur le coût d’une structure dont le système de contreventement est constitué
de cadres et de voiles et cela sans omettre l’aspect sécurité.
 On terminera le travail par une conclusion générale.

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CHAPITRE I Généralités
I.1. Introduction :

la stabilité de l’ouvrage est en fonction de la résistance des différents éléments


structuraux (poteaux, poutres, voiles…) aux différentes sollicitations (compression, flexion…)
dont la résistance de ces éléments est en fonction du type des matériaux utilises et de leurs
dimensions et caractéristiques.

Donc pour le calcul des éléments constituants un ouvrage, on se base sur des règlements
et des méthodes connues (BAEL91, RPA99 modifie 2003) qui s’appuie sur la connaissance
des matériaux (béton et acier) et le dimensionnement et ferraillage des éléments résistants de la
structure.

I.2. Présentation De L’ouvrage :

Le projet faisant l’objet de cette étude est un bâtiment R+8 étages plus un sous-sol, Cet
ouvrage est contreventé par des portiques auto stables (poteaux, poutres) et des voiles.

Le bâtiment est situé dans la ville de constantine (ville nouvelle), classée par le règlement
parasismique algérien « RPA 99 VERSION 2003 » comme une zone de sismicité moyenne

« Zone II a ».

D’après la classification des RPA99 version 2003, le bâtiment est considère comme un
ouvrage d’importance moyenne (groupe d'usage 2).

Fig1.1 Localisation géographies

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CHAPITRE I Généralités

Fig1.2 Vue de la façade principale

I.3. Description De L’ouvrage :

 Un sous-sol utilisé comme parking.


 Un rez-de-chaussée à usage commercial (locaux).
 Du 1ème au 8éme étages, sont à usage d’habitation.

Fig1.3 Schéma de repérage : Bloc D

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CHAPITRE I Généralités
I.4. Dimensions De L’ouvrage :

I.4.1. En Plan :

 La largeur totale Lx = 26.70 m


 La longueur totale Ly = 10.00m

Fig1.4 Vue en plan d’un étage courant

I.4.2. En Elévation :

 La hauteur totale du bâtiment : H=31.11m.


 La hauteur du sous-sol h=2.55m.
 La hauteur du rez-de-chaussée h=4.08m.
 Hauteur des étages courants h= 3.06m.

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CHAPITRE I Généralités

Fig1.5 Vue en élévation

I.5. Les Eléments De La Structure :

♦ Structure De Contreventement :

D’après le règlement parasismique algérien RPA99ver.2003, et d’après les conditions de


l’article 3.4. A : Le système est constitué de voiles et de portiques. Dans ce dernier cas les voiles
reprennent plus de 20% des sollicitations dues aux charges verticales. On considère que la
sollicitation horizontale est reprise uniquement par les voiles.

Cet ouvrage est classé comme étant un ouvrage courant d’importance moyenne, car sa hauteur
ne dépasse pas 48m, c’est le groupe 2.

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CHAPITRE I Généralités
♦ Planchers :

Les planchers sont de deux types :

 planchers en corps creux : (hourdis + table de compression) dans tous les niveaux et
balcons,
 planchers en dalle pleine aux niveaux du sous-sol cage d’escalier.

Les planchers des étages courants sont en corps creux, pour les raisons suivantes :

 Facilité de réalisation,
 Les portées de notre projet ne sont pas grandes,
 Réduire le poids du plancher et par conséquent l’effet sismique,
 Raison économique.

Fig1.6 Plancher à corps creux. Fig1.7 Plancher en dalle pleine.

♦ Escaliers

Les escaliers utilisés dans ce bâtiment sont des escaliers droits avec trois volés et deux paliers

Inter‐étage.

♦ Ascenseur :

Un ascenseur de forme rectangulaire

♦ Maçonnerie :

La maçonnerie la plus utilisée en ALGERIE est en briques creuses. Pour cet ouvrage, nous
avons deux types de murs :

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CHAPITRE I Généralités
a. Murs extérieurs :

Le remplissage des façades est en maçonnerie non rigide, elles sont composées de :

Une cloison en briques creuses à 8 trous de 10 cm d’épaisseur.

Une lame d’air de 5 cm d’épaisseur.

Une cloison en briques creuses à 8 trous de 10 cm d’épaisseur.

b. Murs intérieurs :

Cloisons de séparation de 10 cm d’épaisseur.

Fig 1.8 Brique creuse

♦ Revêtement :

Le revêtement de la structure est constitué par :

Au sol, carrelage de 2 cm pour les chambres, les couloirs et les escaliers.

Céramique recouvrant tous les murs dans les salles d’eau.

Enduit de plâtre pour les murs intérieurs et les plafonds.

Mortier de ciment pour crépissages des façades extérieurs.

♦ L’acrotère :

Comme la terrasse est inaccessible, le dernier niveau du bâtiment est entouré d’un acrotère
en béton armé de 60 cm de hauteur et de 10 cm d'épaisseur. L’acrotère à pour buts d’assurer la
sécurité et d’empêcher l’écoulement des eaux pluviales stagnées dans la terrasse sur la façade.

♦ Terrasse :

Terrasse inaccessible

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CHAPITRE I Généralités
I.6. caractéristique des matériaux : (BAEL 99).

Le calcul des ouvrages en béton armé est effectué à partir d’hypothèse des études qui tiennent
compte, en particulière, des caractéristiques, physiques, chimiques et mécaniques des matériaux
(béton, acier).

Les caractères des matériaux concernent :

 Les résistances caractéristiques à la compression et à la traction.


 Les déformations (allongement et raccourcissement).
 Les diagrammes déformations contraintes.

Telle qu’elles seront conformes aux règles techniques de conception et de calcul des structures en
béton armé du BAEL.

I.6.1. Béton :

a. Composition :

On appelle béton, le matériau constitué par le mélange, dans les proportions convenables, de
ciment, granulats et eau. Le béton armé est le matériau obtenue on enrobant dans le béton des
aciers disposés de manière à équilibrer les efforts de traction ou à renforcer le béton pour résister
aux efforts de compression s’il ne peut pas à lui seul remplir ce rôle.

b. Dosage du béton :

Le dosage du béton est le poids du liant employé pour réaliser un mètre cube de béton.

Dans notre ouvrage, le béton est composé de granulats naturels dosés à 350 Kg/m3. Ce dosage
est destiné à offrir les garanties de résistance et à présenter une protection efficace de l’armature.

c. Caractéristiques physique et mécaniques :

♦ Masse volumique :

On prendra dans notre cas une masse volumique de 2500Kg/m³.

♦ Résistance à la compression :

Désignée par fc28 (résistance à la compression à 28 jours), elle et obtenue par écrasement en
compression axiale sur des éprouvettes cylindriques normalisées (1632) cm² dont la hauteur est
double du diamètre et leur section est de 200 cm². Pour des calculs en phase de réalisation, on
adoptera les valeurs à j jours, définies à partir de fc28, par :

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CHAPITRE I Généralités
- Pour des résistances fc28≤ 40MPa :

j
f cj= fc28 si j <60 jours.
4,76  0,83 j

fcj= 1.1fc28 si j ≥60 jours.

- Pour des résistances fc28> 40MPa :

j
fcj= fc28 si j ≤ 28 jours.
1,4  0,95 j

fcj = fc28 si j > 28 jours.

La figure I.9 montre le schéma d’évolution de la résistance du béton en compression en fonction


de son âge.

Fig 1. 9 : Evolution de la résistance fcj en fonction de l’âge du béton.

Pour notre ouvrage, on admet une résistance caractéristique à la compression à 28 jours


égale à 25 MPa.

♦ Résistance à la traction :

La résistance caractéristique à la traction du béton à j jours, notée ftj est conventionnellement


définie par les relations :

ftj = 0,6 + 0,06fcj si fc28≤ 60 MPa.

ftj = 0,275(fcj)2/3 si fc28>60 MPa.

Pour notre ouvrage, on admet une résistance caractéristique à la traction ft28 = 2,1 MPa.

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CHAPITRE I Généralités
♦ Module de déformation longitudinale :

Ce module est connu sous le nom de module de Young ou de module d’élasticité longitudinal,
il est défini sous l’action des contraintes normale à courte et à longue durée.

♦Module de déformation instantané :

Pour un chargement d’une durée d’application inférieure à 24 heures, le module de déformation


instantané Eij du béton âgé de «j » jours est égale à :

Eij = 11000 (fcj)1/3 (Eij et fcj en MPa)

Dans notre cas : Eij = 11000 (25)1/3 = 32164.2 MPa.

♦Module de déformation différé :

Il est réservé spécialement pour des charges de durée d'application supérieure à 24 heures ,
ce module est défini par :

Evj= 3700 (fcj)1/3 (MPa)

Dans notre cas : Evj=3700 (fcj)1/3 = 10818.86 MPa.

♦ Coefficient de poisson : (Art A.2 1 3 BAEL91)

On appelle coefficient de poisson le rapport de la déformation transversale relative à la


déformation longitudinale relative.

ν = 0,2 pour le calcul des déformations et pour les justifications aux états-limites de service
(béton non fissuré).

ν = 0 pour le calcul des sollicitations et dans le cas des états – limites ultimes (béton fissuré).
♦ Les Contraintes limites de calcul :

En se référant au règlement du BAEL 91(modifier 99) ; on distingue deux états limites.

a. Etat limite ultime « E .L .U »

C’est un état au de-là duquel le bâtiment n’est plus exploitable et dont le déplacement entraîne la
ruine de l’ouvrage. La contrainte limite, notée fbu est donnée par :

𝟎.𝟖𝟓 𝒇𝒄𝟐𝟖
ƒbu = , Dans notre cas : ƒbu =14.16 MPa.
𝚹 𝛄𝐛

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CHAPITRE I Généralités
Avec :

  0.9 1h durée  24 h

  0.85 durée 1h

 1 durée  24 h

γb = coefficient de sécurité.

1, 5 cas de situations durables ou transitoires.

γb =

1,15 cas de situations accidentelles.

fc28 : résistance caractéristique à la compression à 28 jours.

Le coefficient de minoration 0,85 a pour objet de couvrir l’erreur faite en négligent le fluage du
béton.

Fig.1.10 : Diagramme contraintes – déformations à l’ELU

d. Etat limite de service « E. L. S »

Etat limite de service est un état de chargement au-delà duquel la construction ne peut plus
assurer le confort et la durabilité pour lesquels elle a été conçue.

Le bâtiment doit vérifier les trois critères suivants :

 Compression du béton.
 L’ouverture des fissures.

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CHAPITRE I Généralités
 Déformation des éléments de la construction.

La contrainte limite de service est donnée par : σbc = 0,6fc28 ( Mpa)

Pour fc28 = 25MPa on trouve : σbc = 15 MPa.

♦ Contrainte limite de cisaillement :

La contrainte admissible de cisaillement est fixée par :

τ u
= min 0,20
𝟎.𝟖𝟓𝒇𝒄𝟐𝟖
𝚹 𝛄𝐛
; 5MPa fissuration peu préjudiciable.

τ u
= min 0,15
𝟎.𝟖𝟓𝒇𝒄𝟐𝟖
𝚹 𝛄𝐛
; 4 MPa fissuration préjudiciable très préjudiciable.

Dans notre cas : τ u = 3,33 MPa fissuration peu préjudiciable.

τ u = 2,50 MPa fissuration préjudiciable très préjudiciable.

I.6.2. Acier :

L’acier est un matériau caractérisé par sa bonne résistance à la traction, nous utiliserons les types
d’aciers suivants :

- Les ronds lisses (R.L) : FeE235 ;

- Haute adhérences (HA) : FeE400 ;

- Treillis soudés (TS) : TLE52 =6 mm pour les dalles.

Contrainte limite de l’acier

a.1 Etat Limite Ultime « E.L.U » :

fe
La contrainte de calcul, notée σs et qui est définie par la relation : σs =
γs

γs: est le coefficient de sécurité de l’acier qui a pour valeur :

1,15 situation durable ou transitoire.

γ s=

1,0 situation accidentelle.

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CHAPITRE I Généralités
σs = 204,34 MPa situation durable ou transitoire

Rond lisse

(fe = 235 MPa) σs = 235 MPa situation accidentelle

σs = 347,82MPa situation durable ou transitoire

Haute adhérence

(fe = 400 MPa) σs = 400 MPa situation accidentelle

 Etat limite de service « E.L.S »

 La vérification de la contrainte dans les aciers se fait :

Pour une fissuration peu nuisible : pas de vérification.

2
Pour une fissuration peut préjudiciable :  s  f e (MPa)
3

Dans notre cas : σs= 266,66 MPa. (H.A)

σs=156,66 MPa. (R.L)

2 
Pour une fissuration préjudiciable :  s  min  f e ; max  f e , 110  f tj 
1
3 2 

Dans notre cas : σs= 201,63 MPa. (H.A)

σs= 156,66 MPa. (R.L)

avec η = coefficient de fissuration tel que :

1,0 pour les aciers ronds lisses.

η=

1,6 pour les aciers à haute adhérence.

b. Allongement de rupture :

εs = allongement de l’acier à l’ELU égale à 10‰.

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CHAPITRE I Généralités
c. Module d’élasticité longitudinale :

Le module d’élasticité de l’acier est la pente du diagramme contraintes – déformations ; il


sera pris égale à : Es = 2,1.105 [MPa].

d. Diagramme contrainte déformation de calcul :

Dans le calcul relatif aux états limites on utilisera le diagramme simplifié suivant :

σs = contrainte de l‘acier.

γs = coefficient de sécurité de l’acier.

εs = allongement relatif de l’acier.

Fig.1.11 : Diagramme contrainte-déformation d’acier

I.7. Hypothèse de calcul : (A.4.3.2 BAEL91)

o Les sections droites et planes avant déformation restent droites et planes après
déformation.
o Pas de glissement relatif entre les armatures et le béton.
o Diagramme (σ , ε) à l’E.L.U du béton est parabole-rectangle.
o Résistance à la traction du béton négligeable.
o Les limites de déformations des sections sont :

ε bc= 3.5 ‰ en flexion

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CHAPITRE I Généralités
ε bc= 2 ‰ en compression simple

o Allongement maximal des aciers limite à : ε s = 10 ‰


o Section d’un groupe de plusieurs barres tendues ou comprimées concentrés en son centre
de gravité.
o Diagramme (σs,εs) est linéaire plastique à l’E.L.U.
o On ne tient pas compte du fluage et du retrait.

I.7.1. conclusion

𝑓𝑐28 = 25 MPa

𝑓𝑡𝑗 = 0,6 + 0,06𝑓𝑐𝑗 D’où : 𝑓𝑡28 = 0,6 + 0,06𝑓𝑐28 donc : 𝑓𝑡28 = 2,1 MPa

𝟎,𝟖𝟓.𝟐𝟓
𝒇𝒃𝒖 = = 14,17 MPA : situation durable.
𝟏,𝟓

0,85 𝑓𝑐𝑗
𝑓𝑏𝑢 = D’où 𝟎,𝟖𝟓.𝟐𝟓
𝜃 𝛾𝑏 𝒇𝒃𝒖 = = 18,48 MPA : situation accidentelle.
𝟏,𝟏𝟓

0,20 fcj
τ̅u = min ( ; 5MPa) = min(3,33 MPa ; 5MPa) = 3,33MPa ∶ fiss peu préjudiciable.
γb

0,15 fcj
τ̅u = min ( ; 4MPa) = min(2,5 MPa ; 4MPa) = 2,5MPa
γb
∶ fiss préjudiciable ou très préjudiciable.

𝜎̅𝑏𝑐 = 0,6 𝑓𝑐𝑗 = 0,6.25 = 15 𝑀𝑃𝑎

𝐸𝑖𝑗 = 11000 3√𝑓𝑐𝑗 D’où 𝐸𝑖28 = 11000 3√𝑓𝑐28 = 32164,195 𝑀𝑃𝑎

𝐸𝑣𝑗 = 3700 3√𝑓𝑐𝑗 D’où 𝐸𝑣28 = 3700 3√𝑓𝑐28 = 10818,865 𝑀𝑃𝑎

𝐸𝑠 = 200 000 𝑀𝑃𝑎

Barre H.A, Fe E400, 𝑓𝑒 = 400 𝑀𝑃𝑎

Treillis soudés 𝑓𝑒 = 500𝑀𝑃𝑎

𝟒𝟎𝟎
Ϭs = = 348 MPA : situation durable.
𝟏,𝟏𝟓
𝑓𝑒
Ϭs = d’où
𝛾𝑠
𝟒𝟎𝟎
Ϭs = = 400 MPA : situation accidentelle.
𝟏
15