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ACCORD DE LIBRE ECHANGE CONTINENTAL AFRICAIN (ZLECAF)

FORMATION ET RENFORCEMENT DES CAPACITES DANS LE COMMERCE DES SERVICES


16-18 Novembre 2020
VIA WEBINAIRE
18 Novembre 2020

Services informatiques et autres


services aux entreprises

Sékou Falil Doumbouya


De quels services parle t-on?
Quelques constats et interrogations
u Réalité du marché: Croissance du commerce des services intermédiaires et du
commerce des services nouveaux, en modes 1 et 2 particulièrement
u Les vertus du Protocole sur le commerce des services de la ZLECAf
u S’applique au commerce transfrontières en tant que mode de fourniture
u Offre un cadre pour prendre des engagements spécifiques de libéralisation
u Quelques interrogations
u Les services « électroniques » sont-ils similaires aux services traditionnels?
u Les services fournis par le commerce électronique sont-ils visés par les engagements pris dans
le cadre du Protocole sur le commerce des services de la ZLECAf pour les modes 1 et 2?
u S’agit-il des services directement définis dans W120?
u S’agit-il des intrants des services directement définis dans W120?
u La fourniture transfrontières de services intermédiaires nécessite un transfert de
données depuis l’étranger
u Un résultat du programme de travail de l’OMC sur le commerce électronique:
u moratoire visant à ne pas mettre des droits de douane sur les produits fournis par la voie
électronique.
Mais peu d’attention a été déployée sur les
autres instruments de protection et qui sont :
u L’obligation de présence locale avant d’être autorisé à transférer les
données à l’étranger
u La prescription imposant le stockage local des données
u L’interdiction ou la limitation du transfert des données ou l’accès des
données à l’étranger
u Interdiction de l’utilisation des services de consultation informatique à
distance connus sous le nom de cloud (informatique en nuage)
u Distinction entre les pays vers lesquels les données peuvent être
transférées
u Le stockage local des données est une condition préalable à la
fourniture des services aux entités des secteurs public et privé
u Lois interdisant ou limitant les marchés publics de biens ou services
parce que ces marchés impliqueraient un stockage non local des
données ou des transferts de données à l’étrange
La plupart des accords de commerce en Afrique ne
contiennent pas de chapitres/sections sur le e-commerce

Source: WTO RTA Database


Des exigences de localisation des données existent aussi en Afrique
South
Egypt Kenya Mauritius Morocco
Africa
Transfert de données à l’étranger:
Existe-t-il une exigence de localisation des données? 3 0 0 0 0
Coûts des mesures administratives internes:
Existe-t-il une obligation de consentement stricte pour
la collecte, le stockage et la diffusion des données 0 6 6 6 6
personnelles?
La loi donne-t-elle aux utilisateurs le droit de revoir
leur 0 6 6 6 6
informations stockées?
La loi accorde-t-elle aux utilisateurs le droit d'être
0 0 6 6 6
oubliés ou supprimés?
La notification des manquements au gouvernement et /
0 0 3 0 6
ou aux utilisateurs est-elle obligatoire?
Les analyses d'impact sur la protection des données
0 0 0 0 6
sont-elles obligatoires?
Un délégué à la protection des données est-il
0 0 6 0 6
nécessaire?
Existe-t-il des sanctions administratives en cas de non-
0 3 0 6 3
conformité? Combien?
Le gouvernement a-t-il besoin d'un accès facile aux
6 6 0 0 6
données des entreprises?
Les entreprises sont-elles tenues de conserver les
6 0 0 0 0
données pendant une période de temps déterminée?
Score des pays (0 – 6) 1.152 0.7161 4.4124 0.8148 4.0635

Source: Source: Badran, M and R. Tufail: (2019), Economic Impact of data localization in 5 selected African Coun-
tries, an empirical evaluation
Pourquoi des restrictions sur le transfert
des données ?
u Les pays importateurs de services intermédiaires
ont peur de la non protection des données à
caractère privé de leurs citoyens par les pays
exportateurs de services intermédiaires
u Il y a hétérogénéité de normes de protection
u Comment alors sortir de la tension entre la
libéralisation des services intermédiaires et la
protection des données à caractère personnel?
Deux types de réponses sont mises en
œuvre ou proposées en Afrique
u Des disciplines commerciales (exceptions)
u Article 21.1.c.ii du Protocole du Marché Commun de EAC
u Article 21.1.c.ii du Règlement affectant le commerce des services de COMESA
u Article 10.c.ii du Protocole sur le commerce des services de la SADC
u Article 15.c.ii du Protocole sur le commerce des services de la ZLECAf

u De la coopération sous forme d’harmonisation


u Convention de l'Union africaine sur la cybersécurité et la protection des données personnelles (2014)
u SADC Model Law on Data Protection (2010)
u ECOWAS Supplementary Act A/SA.1/01/10 on Personal Data Protection (2010)
u EAC Framework for Cyberlaws (2008)
Les solutions mises en œuvre ou proposées
apportent de la valeur ajoutée, mais…..

• Elles reposent sur les pays importateurs de services


intermédiaires
• Ces pays sont tentés de mettre en place des restrictions et non
de résoudre la tension
• La solution du premier ordre est la coopération réglementaire et
le pays exportateur (des services intermédiaires) doit prendre des
engagements de protection des données à caractère personnel
du pays importateur de services
• Pour des références sur les cadres réglementaires concernant la
flux de données et la protection de la vie privée, voir l’étude
sectorielle sur les services informatiques et les autres services
aux entreprises (Sékou et Malcolm)
Merci!
Sékou Falil Doumbouya
sekou.doumbouya@gmail.com