Vous êtes sur la page 1sur 26

République Algérienne Démocratique et Populaire

Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la recherche Scientifique

Université Batna2 (campus de fesdis)

Faculté des Sciences de la Nature et de la vie

Département D’écologie Environnement

Exposé sur la
sécurité au
laboratoire

• 1 Année Master: Ecophysiologie et Développement des Plantes


• Module : Hygiène et sécurité au laboratoire de Biologie
• Enseignant chargé du module :Mlle Zekri J
• Groupe : (11 )
• Présenter par :
Merabet Amina / Merarda Achouak / Merraouche Nassaiba

Yahia Nawel / Benaldjia Hanine / Khettal Abir

• Date de remise :19/09/2020

2019 /2020
SOMMAIRE
I.INTRODUCTION
II.Définition
II.1.Laboratoire
II.2.Sécurité

III.LES RISQUES SPéCIFIQUES


III.1.Risques physiques III.3. Risques biologiques
III.2. Risques chimiques III.4. Risques radioactifs

III.5. risques liés à l'expérimentation animale

IV. les règles générales de


sécurité (réglementation
générale )
IV.1.La prévention IV.2.L’intervention

V. accessibilité au laboratoire
VI. que faire lors d'un accident ou
incident au laboratoire ?
VII. conclusion
I.INTRODUCTION
Le travail en laboratoire requiert :
-Des opérations et des montages délicats
-La manipulation de produits dangereux ( toxique ,
inflammables , explosifs )
L’exécution de ces travaux peut etre à l’origine d’accidents ou
d’intoxications graves
Le personnel de laboratoire devrait :
- Connaître et appliquer rigoureusement les règlements de
sécurité .
-Etre au courant des implications et des risques associés à la
manipulation .
-Etre capable d’intervenir efficacement en cas d’accident .
Toute personne qui travaille dans un laboratoire , qui ne tient
pas compte des règles de sécurité :
-Court un risque tés élevé .
-Dont les conséquences peuvent être catastrophiques pour
elle- même et ses collègues .
-Sa responsabilité est très engagée .
-La sécurité au laboratoire n’est pas uniquement une
question de moyens .
-Beaucoup de problèmes peuvent se résoudre de façon peu
couteuse par :
* L’acquisition des bonnes pratiques de travail
* Une formation bonne connaissance de l’outil de
travail .
Penser ( sécurité ) c’est réfléchir avant d’agir = faire preuve
de bon sens .

II.Définition :
II.1.Laboratoire : local pourvu d’installation et
d’équipements et des expériences dans le cadre de :
- Recherches scientifiques
- D’analyses médicales ou de matériaux divers (aloments)
- De tests techniques
- D’enseignement scientifique et technique .

II.2.Sécurité : absence de danger , confiance et


tranquillité résultant de cette absence de danger .
Synonymes (linguistiques) : fiabilité , sérénité , sureté ,
tranquillité .
En laboratoire , ne pas confondre sécurité et sureté .

III.LES RISQUES SPéCIFIQUES :


Le danger… c’est « tout ce qui est susceptible de causer une
blessure ou une maladie au travailleur ». Le risque… c’est « la
possibilité ou la probabilité que le danger puisse causer une
blessure ou une maladie ». 3 Il est influencé par le degré
d’exposition, le mode d’exposition et la gravité des effets. Les
voies d’exposition… sont le contact direct, l’absorption
cutanée ou oculaire, l’inhalation, l’ingestion ou l’injection
accidentelle.

*Les types de risques… À quoi peut-on s’attendre?

III.1.Risques physiques:

 Toujours lire le manuel d’instruction avant d’utiliser une


nouvelle machine ou un nouveléquipement et suivre les
directives du fabricant. S’assurer d’avoir la formation requise
pour opérer une machine ou un équipement. Maintenir un
programme d’entretien. Porter les ÉPI recommandés.

*Voici quelques pictogrammes de sécurité à retenir :


*et Voici quelques exemples d’équipements auxquels une attention
particulière doit être portée :

III.2. Risques chimiques :


 L’utilisation de produits chimiques réactifs peut conduire à
différents risques de nature physico-chimique (explosion,
inflammation, dégagement de chaleur…) ou de nature toxique.

*Les produits chimiques réactifs sont ainsi répertoriés dans


différentes classes de danger :

III.3. Risques biologiques :


 Il concerne les expérimentations en bactériologie et en culture
cellulaire.

Avant toute manipulation, chacun doit savoir à quelle classe de


pathogénicité pour l’homme appartient le micro-organisme qu’il va
cultiver.

* Le classement est le suivant :

* Classe 1 :
*Confinement L1

Micro-organismes non génétiquement modifiés de classe 1 (n'ayant


aucun pouvoir pathogène pour l'homme et ne constituant pas une
menace pour l'environnement).

Micro-organismes non pathogènes génétiquement modifiés portant


des fragments d'ADN étranger sans pouvoir pathogène Cellules
animales et végétales normales ou immortalisées et plantes
transgéniques ne produisant pas de virus ou ne produisant que des
virus de classe 1, Ea1 ou Ep1.

*Classe 2 :
*Confinement L2

-Micro-organismes non génétiquement modifiés de classe 2 (qui


peuvent provoquer des maladies chez l'homme mais dont la
dissémination dans l'environnement est peu probable, qui sont sans
risque pour la collectivité et contre lesquels une prophylaxie ou des
traitements efficaces sont connus)

-Micro-organismes génétiquement modifiés de classe 2 dans lesquels


les vecteurs ou les séquences clonées n'augmentent pas la classe de
risque

-Micro-organismes non pathogènes génétiquement modifiés portant,


soit des gènes codant pour des protéines ayant un pouvoir
pathogène limité, soit des fragments importants de génome de
micro-organismes de classe 2, Ea2 ou Ep2

-Cellules animales exprimant un virus de classe 2 ou Ea2

-Cellules animales abritant des vecteurs d'expression qui contiennent


des gènes codant pour des protéines ayant un pouvoir pathogène
limité ou des fragments de génomes humains ou d'animaux inconnus
ou des fragments importants de génome de micro-organismes de
classe 2 ou Ea2

-Cellules végétales et plantes transgéniques produisant des virus de


classe Ep2

-Au laboratoire BioPeroxIL, les micro-organismes utilisés en biologie


moléculaire sont toutes des bactéries de classe 1.

-Les lignées cellulaires animales utilisées en culture cellulaire peuvent


être de classe 1 ou 2.Cependant, elles seront toutes cultivées en
confinement 2 en salle 215A, 215B ou 215C.

*Liste non-exhaustive des lignées cellulaires cultivées au laboratoire


BioPeroxIL :
III.4. Risques radioactifs :

 L’utilisation de matières radioactives est entièrement


règlementée par la Commission canadienne de sureté nucléaire
(CCSN) que ce soit pour l’utilisation, l’achat, le transport et
l’élimination.

-L’UQTR doit posséder un permis de possession et d’utilisation


délivré par la CCSN qui l’engage à assurer la conformité des
laboratoires et des pratiques qui y ont cours.

-Les matières radioactives:


Une matière est dite radioactive lorsqu’elle émet des rayonnements
ionisants, c’est-à-dire une énergie suffisante pour ioniser un atome
ou une molécule. Ce rayonnement se présente sous forme de rayons
gamma

( ), de rayons X, de particules alpha ( ), de particules bêta ( ) ou de


neutrons. On appelle radionucléides les isotopes radioactifs. Les
fiches signalétiques des radionucléides sont disponibles sur le site
Web de la CCSN.

-L’utilisation et l’acquisition de matière radioactive doivent être


préalablement approuvées par le CBGMD. La formation sur la
radioprotection est obligatoire pour toute personne qui a à
manipuler, même à l’occasion, du matériel radioactif dans le cadre de
ses activités reliées à l’UQTR. Il existe deux formations à cet effet:

-Radioprotection, sources scellées et jauges nucléaires, ainsi que


Radioprotection et sources nucléaires ouvertes.

-La radioprotection :

*Les risques reliés à l’utilisation de matières radioactives dans un


contexte de laboratoire dépendent de plusieurs facteurs, dont le type
de rayonnement, l’énergie du rayonnement et la dose (ponctuelle et
cumulée).

*L’UQTR a créé un Guide de radioprotection spécifique à ses besoins


qui est disponible sur le site Web du CBGMD et de la GMD. Les
utilisateurs de matières radioactives doivent appliquer les pratiques
sécuritaires générales et spécifiques décrites dans ce guide et tenir
compte de sa règlementation (acquisition, transport, élimination).
III.5. risques liés à l'expérimentation
animale :
Pour manipuler des animaux, il faut : être formé à l’expérimentation
animale.

 On a (3) niveaux de formation possible :

*niveau I : pour chercheur assurant la responsabilité scientifique


directe de l’expérimentation sur les animaux et devant, pour cela,
être titulaire d’une autorisation d’expérimenter.

*niveau II : personne, notamment technicien, appelé à participer


directement aux expériences, en dehors des personnes titulaires
d’une autorisation.

*niveau III : personnel animalier affecté à l’hébergement, à


l’entretien et aux soins des animaux.

Il faut suivre la règle de chaque niveau :

-Remplacement : des espèces sensibles par des espèces moins


sensibles ou « non vivantes » (in vitro)

-Réduction : du nombre des animaux au minimum nécessaire à


l’obtention de résultats valides, et aux seules expériences essentielles

-Raffinement : i.e. réduction de la souffrance animale (anesthésiques


et analgésiques indispensables)

**Quels risques et quelles précautions ?

- Contamination par des microbes portés par un animal


apparemment sain : en particulier cas des zoonoses (peuvent être
mortelles !)
-A travers la peau : morsure, griffure, piqûre…

-laver au savon de Marseille puis désinfecter

• Prévention : gants de contention et latex, se laver les mains

-Voie conjonctivale : aérosols, éclaboussures, oculaires de


microscope contaminés, frottement des yeux avec des mains sales

-laver 15 min au rince-œil + collyre antiseptique selon le médecin

• Prévention : se laver les mains, porter des lunettes

-Par ingestion : rare, en portant à la bouche des mains souillées ne


pas faire vomir, ne pas faire boire, voir un médecin en urgence

• Prévention : pas de pipetage oral, lavage des mains, changement


des gants, ne pas boire manger fumer, changer de blouse entre
l’animalerie et les labos

-Par inhalation : rare

• Prévention : éviter la production d’aérosols (balayage), ne pas


fumer, porter un masque

IV. les règles générales de


sécurité (réglementation générale ) :
* Principales règles de sécurité :
Le travail en laboratoire requiert parfois le montage d'appareillages
complexes ou l'exécution d'opérations délicates ; il entraîne aussi la
manipulation de produits qui peuvent être toxiques, inflammables ou
explosifs. L'exécution de ces travaux peut donc être à l'origine
d'accidents ou d'intoxications graves dont les effets sont immédiats
ou insidieux. Tout le personnel de laboratoire, soucieux de
développer un esprit de sécurité, devrait donc connaître et appliquer
rigoureusement les règlements de sécurité, être au courant des
implications et des risques associés à la manipulation en cours et être
capable d'intervenir efficacement en cas d'accident ou d'incendie.
Toute personne au travail dans un laboratoire, qui ne tient pas
compte des règles de sécurité, court un risque élevé dont les
conséquences pour elle-même et ses collègues peuvent être
catastrophiques. Sa responsabilité est donc très engagée.

IV.1.La prévention :
La prévention est la première démarche élémentaire de sécurité.
Prévenir les accidents, c'est tout à la fois avoir une bonne
connaissance du travail à effectuer, respecter l'affichage de sécurité,
avoir un bon comportement au laboratoire, exercer une protection
personnelle efficace, étiqueter, entreposer et éliminer correctement
les produits chimiques.

A. Connaissance du travail à effectuer :


Il faut rechercher le maximum d'informations sur les produits et le
matériel employés, de même que sur les techniques et les réactions
chimiques mises en oeuvre. En cas de doute sur les risques associés à
une manipulation, on doit procéder à une recherche bibliographique
et, si possible, solliciter les conseils d'une personne compétente.

B. Affichage de sécurité et matériel de protection


général :
Le respect des symboles de dangers (solvants inflammables, haute
tension, etc...) est essentiel pour la prévention des accidents ; en
entrant dans le laboratoire, il faut donc localiser ces avertissements
et s'assurer de bien connaître leur signification. Certains numéros
d'appel téléphoniques utiles, tels ceux de l'ambulance et du médecin,
devraient être affichés en permanence dans un endroit accessible à
tous.

*Il doit exister une pharmacie dans chaque laboratoire avec les
produits de première nécessité, coton, pansements, solutions
désinfectantes, biafine pour les brûlures, éosine. On doit connaître
l'emplacement et le mode de fonctionnement des extincteurs, de la
douche d'urgence, des bains oculaires, de la couverture ignifugée et
de la trousse de premiers soins.

Enfin, il est essentiel de connaître l'emplacement des sorties


d'urgence et des dispositifs d'alarmes.

C. Comportement au laboratoire :
- Au laboratoire, il faut être attentif et éviter tout comportement
irréfléchi ou précipité ; de plus, il faut avoir connaissance du travail
réalisé par ses voisins et être conscient des dangers qu'il peut
présenter. Les accidents de laboratoire sont fréquemment provoqués
par l'exécution trop rapide des opérations . Le chimiste ou technicien
doit donc adopter une approche méthodique, prudente et soignée,
se concentrer sur ce qu'il est en train de faire, ne pas se laisser
distraire.

* Sauf en cas d'urgence, on doit donc éviter de courir, de se presser


inutilement et de se bousculer. Il faut proscrire la préparation, la
consommation et la conservation dans le laboratoire de nourriture et
de boissons, afin d'éviter leur contamination accidentelle par des
produits toxiques.

*Dans un laboratoire, on ne doit jamais fumer à cause du voisinage


fréquent de substances inflammables. Le laboratoire doit être équipé
d'un système de ventilation efficace.

D. Protection personnelle :
*Protection oculaire
Au laboratoire et en salle de Travaux Pratiques, le personnel et les
élèves doivent toujours porter des lunettes de sécurité dont le
modèle dépend de la manipulation à effectuer. Des lunettes munies
de côtés transparents suffisent pour la majorité des travaux. S'il y a
danger de projection ou si une réaction se produit à haute
température, le port de lunettes à coque étanche ou d'une visière
protectrice est recommandé.

Les verres de contact ne devraient pas être portés dans le laboratoire


: des vapeurs organiques ou corrosives peuvent les endommager de
façon irréversible ou s'infiltrer sous la lentille.

.Blouses et chaussures : Les blouses doivent être en tissu de coton


résistant et équipés de boutons pression, ce qui permet de les
enlever rapidement si nécessaire ; ils doivent être assez longs pour
protéger les jambes. Il faut toujours porter des chaussures qui
recouvrent entièrement le pied.

.Gants : Le port de gants peut être recommandé ou indispensable


pour certaines manipulations, telles celles de :

- produits corrosifs ( bases et acides forts, oxydants puissants ...)

- produits très toxiques par voie cutanée ( dérivés nitrés, amines


aromatiques ...)

- récipients très chauds ou très froids. Il en existe différents types


fabriqués avec des matériaux naturels ou synthétiques (caoutchouc,
polyéthylène, vinyle, Néoprène, amiante).

.Masque : Un masque à poussière doit être utilisé pour manipuler


certains produits signalés dangereux en cas d'inhalation des
particules solides ( ex. pesée du dichromate de Potassium =
cancérigène pulmonaire )

.Pipetage : L'aspiration avec la bouche doit faire l'objet d'une


interdiction stricte. Cette opération peut être facilement réalisée
avec du matériel peu onéreux : pro-pipettes, poires aspirantes.

E. Entreposage, étiquetage et élimination de produits


chimiques :
- On ne doit pas laisser les produits chimiques s'accumuler sur les
tables du laboratoire ni sous les hottes plus de 2 jours dans les salles
de préparation.

- Aucun produit ne peut être stocké dans les salles qui accueillent les
élèves.

- Si on garde des produits susceptibles de réagir entre eux, il faut les


entreposer de telle sorte qu'ils soient le plus éloignés possible les uns
des autres dans des armoires métalliques, ventilées et fermées à clé.

- Pour assurer une sécurité maximum, le local d'entreposage doit être


bien ventilé et se trouver à l'extérieur des salles de préparation ou de
T.P et, si possible, à température contrôlée.

- Tous les flacons de réactifs doivent toujours porter une étiquette


qui les identifie clairement, même ceux qui ont été préparés au
laboratoire. L'étiquette a pour rôle d'informer l'utilisateur sur les
propriétés dangereuses des substances pures. Elle doit comporter le
nom du fabricant, ses coordonnées, le nom de la substance et le
pictogramme ou sigle correspondant aux risques encourus. On peut
trouver un logiciel pour réaliser ces étiquettes réglementaires avec
sigles légaux.

- Dans le cas de produits préparés au laboratoire, la date de


fabrication doit être indiquée. Pour les produits provenant d'un
fabricant extérieur, il est recommandé de marquer la date de leur
arrivée.

- Un inventaire précis des produits chimiques doit être fait et remis


au Proviseur ou Principal de l'Établissement. Il doit être remis à jour
régulièrement.

- Les produits chimiques ne doivent pas être stockés de manière


prolongée, ils peuvent se dégrader ( polymérisation, attaque du
récipient .. ) et devenir très dangereux ( production de gaz,
éclatement, explosion ..). Il faut renouveler le stock régulièrement.

- L'élimination des produits chimiques doit être soigneusement


planifiée :En général, de petites quantités de substances solubles
dans l'eau et peu toxiques peuvent être éliminées par l'égout de
l'évier, en faisant circuler de l'eau. Consulter les manuels spécialisés
concernant l'élimination des déchets. Il est souvent possible de
rendre inoffensif un produit chimique toxique par un traitement
approprié et de pouvoir ainsi l'éliminer par l'égout de l'évier. Deux
exemples : on peut neutraliser acides et bases ou encore après
avoir ajouté du thiosulfate à l'iode, on peut le jeter dans l'évier.

- Certains volumes spécialisés décrivent des procédés d'élimination


simples par transformation chimique (Aldrich catalogue) Pour
recueillir les autres types de déchets chimiques, on doit disposer de
récipients résistants, en plastique pour les entreposer avant de les
éliminer. (Opération « Bidon Futé » )

IV.2.L’intervention:
Malgré le respect des mesures préventives, il peut arriver que des
produits soient renversés sur le sol ou projetés sur des personnes.
Les risques de feu, d'explosion ou d'intoxication peuvent alors
augmenter, selon la nature de ces produits.

A. Renversement sur le sol :


- Lorsque le sol ou la table de travail sont contaminés par un produit
peu toxique ou peu volatil, on nettoie en employant du papier
absorbant ; pour les acides, on neutralise préalablement avec du
phosphate de sodium ou avec une solution d'hydrogénocarbonate de
sodium. Il faut porter des gants de protection pendant le nettoyage ;
l'espace affecté doit être rincé à l'eau, puis asséché. Lorsque la
substance répandue est volatile, inflammable ou toxique et que la
quantité renversée est importante, on doit éteindre les brûleurs,
couper le courant des appareils électriques et quitter le laboratoire.

- Les substances suivantes sont particulièrement dangereuses : les


amines aromatiques, les dérivés nitrés, le brome, le disulfure de
carbone, les hydrazines, les nitriles, les éthers et les halogénures
d'alkyle. Dans ce cas, la décontamination et le nettoyage doivent être
effectués par une personne compétente.

B. Projection sur une personne :


- Si des projections d'une substance atteignent une personne et que
des éclaboussures s'étendent sur une grande partie du corps, on doit
utiliser immédiatement la douche de sécurité et retirer aussitôt que
possible les vêtements contaminés ; chaque seconde compte et toute
perte de temps doit être évitée. En retirant les vêtements, on doit
s'assurer de ne pas contaminer d'autres parties du corps,
spécialement le visage et les yeux.

- La région affectée doit être arrosée avec de l'eau froide durant


environ quinze minutes ; il ne faut jamais se servir de neutralisants
chimiques, d'onguents, de crèmes ou de lotions. Aussitôt que
possible, on doit consulter un médecin.

- Si les éclaboussures n'affectent qu'une petite surface de la peau,


rincer abondamment à l'eau froide, puis à l'eau savonneuse ; retirer
les bijoux qui nuisent à l'élimination des produits chimiques pendant
le nettoyage. Si par la suite, on observe une réaction cutanée,
consulter un médecin.

- Dans le cas de projections dans les yeux, laver immédiatement l'oeil


avec de l'eau pendant au moins quinze minutes à l'aide du bain
oculaire ou d'un autre appareil conçu pour cet usage. Pour le lavage,
on doit tenir l'oeil ouvert, le faire rouler constamment en rinçant
abondamment la muqueuse des paupières ; il est souvent plus facile
de se faire aider par une autre personne. Il est recommandé, le plut
tôt possible, d'appeler le médecin ou de conduire le blessé à l'hôpital.

C. Marche à suivre en cas d'accident :


- La première action à faire en cas d'accident grave est de protéger la
victime et, s'il persiste un risque (électrocution, incendie, asphyxie),
tenter d'éliminer le danger (interruption du courant électrique,
utilisation de l'extincteur). Il faut ensuite appeler à l'aide. Si la
personne blessée est inanimée, la soustraire au danger, l'examiner et
lui prodiguer les soins élémentaires (respiration artificielle, garrot,
etc...) pendant qu'on fait alerter le personnel compétent qui prendra
la personne blessée en charge.

V. accessibilité au
laboratoire :
Les situations de laboratoire peuvent être particulièrement difficiles
pour un étudiant handicapé. Atteindre l'équipement, lire les
étiquettes, voir l'instructeur ou faire une démonstration peut être
difficile. Quelques conseils pour améliorer l'accessibilité dans le
laboratoire:

1/ Étiqueter le matériel, les instruments et les produits chimiques en


gros caractères ou en braille pour les élèves ayant une déficience
visuelle.

2/ Attribuez à la personne handicapée un partenaire ou un ami de


laboratoire. Organiser une orientation sur la disposition du
laboratoire avant la session si cela est justifié.

3/ Assurez-vous que votre visage est visible pour l'élève


malentendant ou sourd lorsque vous donnez des explications ou des
démonstrations.

4/ La fourniture d'équipements de laboratoire et informatiques


accessibles peut nécessiter un ajustement de la hauteur des tables.

5/ L'étudiant peut avoir besoin d'un équipement spécialement


adapté. Consulter les services d'accessibilité aux étudiants
concernant une telle exigence.

6/ Fournir à l'avance des manuels de laboratoire et d'autres


documents sous forme imprimée ou en média substitut si
nécessaire , et accompagner les démonstrations par des descriptions
détaillées.

7/ Comme tous les programmes universitaires ont des exigences très


différentes et que tous les étudiants ont des forces et des défis
différents, l'aspect le plus important à considérer est de toujours
communiquer clairement les choses. Le personnel des services
d'accessibilité aux étudiants est disponible pour consultation.

VI. que faire lors d'un accident


ou incident au laboratoire ?:
Tous les accidents, quelle que soit leur gravité, doivent être signalés
et faire l'objet d'une enquête . Les éléments clés d'un plan de
procédure d'urgence sont résumés par l'acronyme NEAR; Notifier,
évacuer, rassembler, signaler.

 INCENDIES DE LABORATOIRE

Les incendies sont une urgence courante dans un laboratoire de


chimie. En cas d'incendie, procédez comme suit:

1/ Aider toute personne en danger immédiat pour la sécurité, si cela


peut être accompli sans risque toi même.

2/ Activez immédiatement le système d'alarme incendie du bâtiment.


Cela informera automatiquement le Campus Police, ( A&M
Environmental Health and Safety Services et Texarkana Fire
Department) et faire retentir les sonnettes ou les klaxons d'alarme
incendie pour évacuer le bâtiment. Il vaut mieux que ces personnes
répondre et ne pas être nécessaire que de les faire arriver trop tard
pour un éventuel sauvetage.

3/ Si le feu est suffisamment petit, utilisez un extincteur à proximité


pour contrôler et éteindre le feu. Ne pas combattre le feu si ces
conditions existent:

*Le feu est trop gros ou hors de contrôle.

*Si l'atmosphère est toxique.


4/ Si les premières tentatives d'éteindre le feu échouent, évacuez
immédiatement le bâtiment.

5/Les portes, et si possible, les fenêtres, doivent être fermées lorsque


la dernière personne quitte une pièce ou une zone d'un laboratoire.

6/ N'utilisez pas d'ascenseurs; utiliser les cages d'escalier du


bâtiment.

7/ Lorsqu'ils entendent le son de l'alarme incendie, tout le personnel


des zones touchées doit évacuer le bâtiment immédiatement.

8/ Après avoir évacué le bâtiment, le personnel doit se rendre à la


zone de réunion désignée (au moins 150 pieds du bâtiment touché)
où les superviseurs sont responsables du décompte des effectifs et la
comptabilité de tout le personnel.

9/ Aucun membre du personnel ne sera autorisé à entrer de nouveau


dans le bâtiment sans l'autorisation (d'A & M Environmental Santé et
sécurité ou le service d'incendie).

10 / Vous devez signaler tous les incendies à (A&M Environmental


Health & Safety). Tous les incendies seront étudiés par Les agents de
santé et de sécurité environnementaux A&M et / ou le prévôt des
incendies local.

VII. conclusion :
La sécurité au laboratoire n’est pas uniquement une question de
moyens , beaucoup de problèmes peuvent se résoudre de façon peu
couteuse par :

L’acquisition des bonnes pratiques de travail et bonne connaissance


de l’outil de ce travail .

Vous aimerez peut-être aussi