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Chapitre 3 : Religion et culture à l’âge industriel

Intro° :
Les transformations éco et sociales, le nouveau contexte mondial, soulèvent des
questions nouvelles aux religions. Elles trouvent aussi un écho et des réflexions
originales ds l’art et la littérature.

I. Les Eglises face à la modernité

A. Une déchristianisation relative


- Le XIXe est marqué par une ↓ de la pratique religieuse. Ms mvt lent, qui commence
au XVIIIe. En Fce, cela a été renforcé par la R° : absce d’ordination de prêtres pdt
plusieurs années, on mq de prêtres.
En 1826 : Mgr Macchi fait un sombre tableau : « plus de la moitié de la pop° est
ignorante complète des devoirs chrétiens et est plongée ds l’indifférence. A Paris, un
huitième à peine de la pop° est pratiquante et on peut se demander s’il y a ds la capitale
10 000 hommes à pratiquer ». Constat corroboré par de nbx témoignages de l’époque.
- Laïcité a été posée comme principe pdt la R° F et les philosophes des Lumières ont
vivement critiqué la place de la relig° ds l’Etat. Anticléricalisme, critique de la religion
par les socialismes, le marxisme, qui a un certain écho ds les milieux ouvriers. Doc 3 p
55

- Toutefois, si la pratique religieuse (= aller à la messe le dimanche) est en ↓, en


revanche la foi, le catho reste très ancré ds les mentalités. Le catho est très largement
majoritaire en Fce : en 1875, 2% de non baptisés à Marseille, 15% à Paris ms exception.
L’emprise de l’Eglise reste très forte en milieu rural (cf p 50): avec le maire et
l’instituteur, le curé est le 3e perso du village. La plupart des villageois se retrouvent à la
messe le dimanche.
Toutefois, il faut aussi relativiser, selon les rég° : emprise très forte en Bretagne par ex
(doc 1 p 50), bcp – ds le SO et ds la rég° parisienne.

Cela entraîne une certaine remise en question de l’Eglise face aux réalités du mde
moderne.

B. L’Eglise face aux transformations des sociétés


- la Bible semble remise en Q° par les progrès des sciences. Doc 1 p 54 : une œuvre qui
constitue un véritable choc : Darwin, L’origine des espèces (1859) : nos ancêtres étaient
des singes : mythe de la Genèse s’effondre. Protestations ds les milieux cathos. Darwin :
naturaliste GB. S’intéresse au mécanisme de modification morpho chez les êtres
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vivants. Hypothèse de la sélection naturelle = les individus les + aptes st destinés à
survivre, les autres à disparaître.

- L’Eglise cath a d’abord refusé catégoriqt la modernité. En 1864, le pape Pie IX


condamne les « erreurs de notre temps » : parmi ce qu’il dénonce :  la place des sc, de la
raison humaine, l’intervention de l’Etat ds les affaires de l’Eglises, l’idée de sépa° de
l’Eglise et de l’Etat, le divorce, la nécessité pr l’Eglise de s’adapter au mde moderne.
A la fin du XIXe, la situation a bien évolué.
- La condition ouvrière touche les Eglises chrétiennes. L’Eglise catho veut proposer une
alternative à l’interprétation marxiste de la lutte des classes, et proposer d’autres
solutions : Cf doc 4 p 55 + questions :
→ il n’y a pas de classes ennemies, il y a un ordre voulu par Dieu, qu’il faut accepter.
→ Toutefois, au nom des valeurs chrétiennes de charité, on ne peut exiger n’importe
quoi des travailleurs : durée du tps de tvl, tvl des femmes et des enfants etc.
→ Léon XIII, à travers cet encyclique, montre la volonté de l’Eglise de s’adapter au
mde moderne : c’est le texte de base du catho social.
- L’Eglise modernise ses formes d’actions, et vise tout particulièrement le mde ouvrier :
→ missions de prêtres ds les banlieues ouvrières,
→ création de syndicats chrétiens.
→ mvt comme le Sillon de Marc Sangnier, revue créée en 1894, qui veut transformer la
société ds le sens de l’idéal chrétien. Il critique la cond° ouvrière, œuvre ds les
syndicats, se prononce pr la DDHC. Ttefois, ses idées st condamnées par le pape en
1910, en raison de l’engagement direct des prêtres ds la pol. et notamment en faveur de
la démocratie.
L’Eglise oriente son action également vers la jeunesse :
→ dvt des patronages : le curé propose aux jeunes de la paroisse des acté sportives. A
partir de 1907, le scoutisme fait son appa° en Angl et se généralise.
→ création des JOC, en 1925 par le père Cardijn en Belgique, qui rassemble les jeunes
des paroisses de tte la Fce, pr plusieurs jours (jeux, célébrations…).

C. Un renouveau chrétien
La situation évolue donc au cours du siècle :
- Dvt des missions chrétiennes, nott ds les colonies. Rôle ds l’éduc° des peuples
colonisés est reconnu et encouragé par les Etats colonisateurs. Missionnaires dévoués à
une cause, espérance de vie moy : 40 ans.
- dvt des pèlerinages, surtout inspirés par le culte marial. A Lourdes, 1858, Bernadette
Soubirous a une appa° de la Vierge. → engouement, enthousiasme, regain de la foi,
miracle. Des milliers de pers viennent chq année sur les lieux de l’appa°, où on

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construit en 1876 la basilique du Rosaire : 140 000 pèlerins en 1873, 1M400 000 en
1908.
Ce regain de la foi s’explique par l’inquiétude que provoque les transfo° du siècle, le mq
de réponses données par la sc aux angoisses existentielles et métaphysiques, l’usure du
scientisme ds les années 1890. Pr bcp, la relig° reste un espoir face aux horreurs de la 1 e
g. mond.
- architecture religieuse en pleine expansion( ¼ des égl fçses construites au XIXe) :
basilique du Sacré-Cœur à Paris.
- pèlerinages de masse, rendus possible par le chemin de fer (trains spéciaux). Création
d’un hebdo, le pèlerin magazine, qui regp des articles sur les pèlerinages et des horaires
de chemin de fer.

Si les transfo° de la sté entraînent des remises en question de la part des Eglises, elles
sont aussi à l’origine de naux courants culturels et artistiques.

II. Art et pratiques culturelles

Les boulvts de la nelle société ind. trouve ses échos ds les courants culturels. En effet,
de 1850 à 1939 : période de foisonnement artistique et litt. en Europe. C’est l’ère où
aussi bien l’art que son public perdent leurs point de repère. Artistes et écrivains se
lancent ds des recherches, expérimentent de nelles voies et de nelles techniques,
bouleversant les canons traditionnels. L’art et la litt cessent aussi d’être une culture
d’élite : grâce aux nvx moyens de communication, ils deviennent accessibles à un gd
nb de gens : c’est la naissce d’une culture de masse.

A. De nouveaux courants artistiques : powerpoint.


 Jusque ds les années 1880, l’académisme reste dominant auprès du public : c’est un
art officiel. Les artistes sortent de l’Académie des Beaux arts, ce st les seuls à pvr
exposer ds les salons. L’académisme répond à des règles esthétiques très strictes : les
toiles st réalisées ds un atelier et doivent respecter les lois de la perspective et de la
répartition de la lumière. Sujets : sc historiques, portraits…
En réaction à cet académisme : artistes d’avant-garde tentent de trouver de nelles voies.
 Le réalisme : tente de peindre la réalité présente, en oppo° avec le mde idéal de
l’académisme. Courbet (1819-1877), fils de paysan, peint des hab de son village
d’Ornans (Franche-Comté) à un enterrement.
 L’impressionnisme : le mot vient d’un tableau de C. Monet (Impression, soleil
levant). Ils se veulent des peintres de leur tps : sujets ds la vie quot, paysages,
ville moderne. Manière de peindre : en plein air, mvts de lumière st rendus par
des touches de couleur (aspect non fini).
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 Le symbolisme : ne veut pas reproduire le réel, contre la civilisa° ind.
 Le fauvisme : courant artistique fr, né au dbt du XXe : qualifiés de « fauves »
(1905) car ils font rugir les couleurs.
 Expressionnisme : expression de 1910 pr qualifier les jeunes peintres qui utilisent
eux aussi la violence des couleurs pr exprimer leur malaise face à la sté. Style
torturé.
 Cubisme
 Le surréalisme : courant né en 1924 à Paris, avec le Manifeste du surréalisme,
d’André Breton. Il appelle à une R° spirituelle : aller au-delà du rationalisme,
trouver la vérité ds les rêves, ds les asso° d’idée, ds l’amour fou. Influence de la
psychanalyse. Peinture : Miro, Dali, Magritte.

B. L’ère de la culture de masse


L’élévation générale du niveau de vie de la bgeoisie, le dévt de naux moyens de
communication, la ↑ du tps consacré aux loisirs, tout cela concourt au dévt d’une culture
de masse : plus de gens ont désormais accès à la culture, même si elle reste le domaine
privilégié de la bourgeoisie.
Doc 1 et 2 p 70 :
 Fin du XIXe : ↑ du nb de tirages de la presse quot. Grâce au financement de la pub,
la presse peut diminuer ses px de vente. La jeunesse devient aussi un public à part :
naissce de la BD (Bécassine, Mickey doc 6 p 71).
 Entre-2-guerres : ↑ du nb de postes de radio x 4 aux USA, par 10 en Fr. La radio est
désormais un média de masse (doc 5 p 71). La TSF connaît un vif succès, les politique
s’en servent pour diffuser leurs discours. Démocratisation. En même temps, la radio est
dénoncée par certains intell. comme un vecteur de stupidité, un danger pour la culture.
 L’image devient omniprésente, grâce à l’invention de la photo, le dévt de la carte
postale, et surtout du cinéma, inventé par les Frères Lumières en 1895. En Fr tout
d’abord, le ciné devient à la fois un art et une ind (Pathé, Gaumont). Puis les USA
prennent le relais: studios d’Hollywood où naît le cinéma parlant (Le Chanteur de Jazz,
de Al Johnson, 1927) puis en couleurs (1935). Réalisateurs comme Chaplin, Buster
Keaton aux USA, Abel Gance en Fr, Fritz Lang (All), Eisenstein en URSS…
Le cinéma est aussi le lieu où l’on va voir les actualités. Ex : décla° de la 1e g. mond.
 Les sports deviennent aussi un loisir de masse. Lgt réservées à une élite, les acté
sportives jouent un rôle croissant ds la sté. Les médias retransmettent les gdes compét°
nationales et interales : ex : JO, 1896, Pierre de Coubertin. Matchs de boxe, football,
cyclisme.

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Le sport se présente comme un nau loisir. Ms il peut être utilisé aussi ds un but
idéologique : ainsi les nazis pensent que le sport est un substitut, une prépa° à la guerre.
Culte du corps parfait, exaltation du dépassement de soi, de l’effort :
Cinéma de Léni Riefenstahl, Les dieux du stade.
1936 : JO se déroulent à Berlin. Ils étaient censés, aux yeux des nazis, illustrer la sup de
la race aryenne.

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