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les ouvertures
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Le milieu de partie (théorie élémentaire 2).

Les f"males (théorie élémentaire 3).


Lttllek Pltc ltltlatt

théorie élé1nentaire 1

les
ouvertures
Traduit de l'allemand par Sylvain Zinser

PAYOT·DIFFEC
106, boulevard Saint-Germain, 75006 Parla

1981
Cet ouvrage reproduit tel quel le texte de la première édition française
parue en 1976.

Tous droits de traduction, de reproduction et d'adaptation réservés pour


tous pays. Ludek Pachman, Eroffnungspraxis im Schach. @ 1976 by
Wilhelm Heyne Verlag München.
INTRODUCTION

Les hommes ont une qual ité rem a rquable : i l s prennent tout
très au sérieux et font une science même de leurs d i stractions.,
comme le sport ou le jeu.
Il y a plus d'un siècle, l e jeu d'échecs était encore une
aventure i ntel lectuelle sédu i sante. Mais depu i s ont paru des
m i l l iers de l ivres de théorie, et une encyclopédie échiquéenne,
pour peu qu'elle veu i l l e réu n i r les connaissances théoriques
actuel les, devrait avo i r des d izaines de m i l l i ers de pages.
Dans les cercles d'échecs, les cafés, les fam i l les, jouent
pourtant avec enthousiasme des m i l l ions d' hommes qui n'ont
aucun dési r de deveni r Grands Maîtres, soit qu' i l s n'aient n i
l e temps n i l 'envie d 'étudie r d e s m i l l iers d e parties e t d e l i re
de g ros l ivres d 'échecs. En outre, i l y a ceux q u i aimeraient
bien deveni r G rands Maîtres, mais q u i , jusqu'à présent, n'ont
fait que les p remiers pas sur le chem i n de l a maîtrise.
A tous ces joueurs d'échecs qui ne sont déjà plus des débu­
tants, mais q u i ne sont pas non plus des maîtres, notre
" Théorie Echi q uéenne Elémenta i re ,. est desti née.
Dans le premier volume sera traité le thème très étendu
des ouvertures. Le s.ens de cette phase du jeu doit avant tout
être expliqué au lecteur, et il ne doit apprendre à fond que
quelques ouvertures i mportantes. C'est pourquoi nous nous
consacrons en priorité aux jeux ouverts et semi-ouverts (les
ouvertu res commençant par le coup 1 . e2-e4) et nég l i geons
volonta i rement les complexes jeux fermés. I l faut d'abord étu­
dier ce q u i est simple, sinon la progression est i mpossi ble.
- 8 -

Nous voud rions encore donner u n conse i l pratique au lec­


teu r peu expéri menté : pou r éviter des confusions en rejouant
les parties et les vari antes, i l est ra ison nable de d i sposer de
deux échiquiers. Sur l 'échiquier normal o n rejoue les coups
de chaque partie ou de chaque variante pri ncipale, et sur le
second (u n petit échiquier de poche) o n rejoue les variantes
secon dai res et l 'on suit les commenta i res ou l ' o n effectue ses
propres analyses sur le thème donné.
LA NOTATION ECHIQUEENN E

La transcri ption de parties Les pièces sont i n diquées


d 'échecs est appelée • nota­ par l ' i nitiale majuscul e de leur
tion ... Sa con naissance est nom :
i n dispensable tant pou r la Roi = R , Dame = D, Tour
pratique de la compétition (où = T, Fou = F, Cava l i e r= C,
l ' i n scription des coups est pion= P.
obligatoi re) que pou r l ' étude Veut-on décrire le mouve­
de l a l i ttératu re échiquéenne. ment d'une pièce, on écrit
En France, ainsi que dans d'abord son nom en abrégé
l a plupart des autres pays eu­ a i nsi que la case où e l l e se
ropéens, on uti l ise la notation tient à l'origine, et après un
a l gébrique. Chaque case de ti ret la case où e l l e aboutit.
l'échiquier est ind iquée par
Ainsi, par exemple, Cg 1 -
une lettre minuscule (a à h) et
f3 signifie l e coup d u Cavalier
par un chiffre (1 à 8).
de g1 à f3. Pou r les coups de
pions on omet l 'initiale P. Si,
par exemple, un pion joue de
e2 à e4, ce double pas sera
noté de la faÇon suivante :
e2-e4.
Quand u n e pièce ou un
pion prend u ne pièce ou un
pion ennemi, on remplace le
ti ret par le signe X . Si le
coup donne échec, on l 'ac­
compagne du signe + , par
exemple Ce4-f6 + . La prise
en passant est indiquée par
a b e d e g h l 'abrégé e . p . , par exemple
-10-

e5 x d6 e.p. La notation q u e en f3, et le coup Ta 1 -a4 par


nous venons de décri re s'ap­ T1 a4 si une deuxième Tou r se
pel l e " notation complète "· tient e n aB ou a7. Les pa rties
Dans ce l ivre, nous l ' ut i l i sons peuvent être notées en colon­
pour les variantes pri ncipales nes, l e coup blanc précédant
ou dans les parties pour les l e coup n o i r, ou en cas de n o­
coups réellement joués. Les tation a b régée, en l i gne, lee
variantes seconda i res et les coups blancs et noi rs se suc­
remarques dans l es parties cèdent à l a su ite . Avant l e
commentées seront i ndiquées coup bla nc, i l y a toujours
en notation abrégée. l'i ndi cati on du numéro du
Dans ce système on n ' i n­ coup.
dique pas l a case de départ Le petit roque est indiqué
de l a pièce. Par exemple, l e par le signe 0--0 , et l e g rand
coup Cg 1 -f3 est transcrit roque par 0--0-0 .
simplement par Cf3, et le Dans l a l ittérature échi­
coup e2-e4 u n i quement par quéenne sont également uti­
e4. La prise reste i n d i quée l i sés certa i n s signes p lacés
par x : e5 X d6 = e x d6, après les coups q u i fac i l itent
Dd1 x a4 = D x a4, etc. le commenta i re ou l'ana'yse.
Dans l e cas où deux piè­ Nous nous l i mitons dans ce
ces de même n atu re peuvent l ivre aux signes suivants
aller sur une même case, on
ajoute l'indication de la co­ ( 1 } un coup assez fort ;
lonne ou de la rangée (on ap­ u n coup fort ;
pell e colonnes, les huit l i gnes ! ! u n coup très fort et sur-
de cases verticales, par prenant ;
exemple d 1 -d8, et rangées (?} u n coup assez faible ;
les huit l i gnes de cases hori­
zontales, par exemple a3-h3} ? u n coup faib l e ;
sur laque l l e se trouvait a u dé­ ?? u n coup très faible, u n e
part la pièce q u i joue. Le g rosse faute ;
coup Cb1 -d2 est transcrit ! ? u n coup à double tran­
par exemple par Cbd2 si u n chant aux conséquen·
deuxième Cava l i e r s e trouve ces obscures.
LES PRINCIPES D E BASE DES OUVERTURES D'ECH ECS

Dans la partie d'échecs, on nomme ouvertu re la phase du


jeu où les deux adversaires p réparent l ' insta l l ation de leurs
forces, dével oppent leurs pièces et forment leurs chaînes de
pions.
La position de départ des pièces et des pions est connue
de tout débutant.

a b e d e g h

Dans cette position de départ, seu ls les Caval iers peuvent


jouer, les autres pièces étant i m mobi l isées par leur propre
rangée de pions. Pa r nécessité, pou r leur permettre de pren­
dre part a u combat, l 'objectif de base du jeu dans l 'o uvertu re
est l e développement des pièces.
Sous ce terme, on entend l ' i nsta l l ation des pièces sur des
- 12 -

cases où e l l e s peuvent exe rcer a u mieux l e u rs fon cti o n s


a g ressives et défensives. I l ré s u lte déjà de la m a rc he des
pi èces que les cases les plus favorables pour le déve loppe­
ment, particu l i è rement pour les Cavaliers, sont les ca ses
du centre de l'échiquier. C'est pourq u o i , dans les ouve rt u res
correctement jouées, on n e re ncontre que très rarement d e s
coups comme Cb1-a3 o u Cg 1 -h3.
Pa r contre , les cases habituelles pou r le déve l oppement
des Cava l i ers sont c3 (c6) , f3 (f6) , d2 (d7), e2 (e7) . Ce
pri n c i pe vaut aussi pour les autres pièces : les cases favora­
bles pour le développement des Fous sont c4 (cS), bS (b4) ou
f4 (fS) et gS (g4) . Naturellement, il n'est pas possible en toute
circonstance d a rri ve r à une installation aussi active de s p i èces
'

et l ' on doit souvent (par exemple pour se défe n d re de d i ffé­


re ntes menaces) poste r son Fou en e2 (e7), et dans certa i n e s
ouvert u res modernes on aime a u ss i déve lopper le F o u en g 2
(après g 2-g3 b i e n entendu) et b2. L e s Tou rs (après l e roq u e
e t u n c o u p de l a Dame) peuvent être ava ntageusement pos­
tées sur les col o n nes centrales (d et e).

De nombreux débutants l ' a dve rsa i re la poss i b i l ité de


commette nt une faute séri e u ­ mettre rap i dement ses pi èces
se dès les pre m i e rs c o u p s de e n j e u . C 'est la ra ison pou r
l e u rs parties : ils ve u l ent dé­ laq u e l l e u n e ouvert u re autre­
veloppe r a u p l u s vite l e u r piè­ fo i s assez appréc iée, la dé­
ce l a p l u s fo rte : l a Dame. fense Sca n d i n ave , a prati que­
Dans la p l u pa rt des cas, cet­ ment d i sparu de la prati que
te sortie est défavo ra b l e : l a actu e l l e .
D a m e d o i t hab itue l l e ment n 'ê­
1. e2-e4 d7-d5
tre m i se en jeu q u ' après les
2. e4 X d5 Dd8 X d5
pi èces légères et l e roque. La
ra i son en est q u ' u n dévelop­ Qu a n d on choisit aujour­
pement prématu ré de la Da­ d ' h u i l e coup 1 . . . . d5, on n'u­
me offre un objectif d ' atta­ ti l i se p l u s que l a suite à dou­
q u e bien ven u pour les piè­ bl e tra n c h a nt 2 . . . Cf6 ! ?, qui
.

ces a dverses, car sa haute peut même i m p l i q u e r u n sa­


va l e u r l 'o b l i g e à recu l e r sous c rifice de p i o n (les Bl ancs
les attaques, ce qui sig n ifi e peuvent p rotéger l e pion de
très souvent u n e séri euse p l u s par 3. c4 1 ?, ce qui est
perte de temps d o n n a nt à toutefo i s d outeux, car après
- 13 -

3 . . .. c6 1 4. d x c6 C x c6 les préparée et doit en consé­


Noi rs obtiennent u n e avance quence être i nefficace .
de déve loppement) .
3. . . . . . . g7-g6
3. Cb1 -c3 ! 4. Dh5-f3 Cg8-f6
C'est u n e façon typique Contre la men ace répétée
d 'exploiter u n e positi on expo­ en f7, les Noi rs se sont défen­
sée (dével oppement préma­ d u s par deux coups utiles q u i
tu ré !) de l a Dame adverse : o n t favorisé l e u r développe­
l e dével oppement uti le d ' u n e ment. Ce la est aussi va lable
pièce est h é à u n e attaque de pou r l e cou p g6, ca r le Fou
l a Dame. Les Noi rs doivent peut m a i ntenant être posté en
donc jou e r l e u r Dame encore g7.
u n e foi s et les B l ancs ont A présent, les N o i rs me­
obtenu d ' u n e certa i n e man i è­ nacent déjà Cd4 attaqu ant la
re le cou p de développement Dame et en même temps c2,
Cc3 en cadeau . Nous d i sons ce qui fo rcera it l a Dame à une
q u e les B l ancs " ont gagné retra ite totale ( D d 1 ). C'est
u n temps "· pa r contre, à la pou rquoi les Blancs doivent
s u i te de l e u r coup de Dame, perd re encore un • temps •.

les N o i rs " en ont perdu u n ...


5. c2-c3 Ff8-g7
Nous comprenons mai nte­ 6. Cg 1 -e2 d7-d6
n a nt bien pou rquoi le débu­
tant doit être préven u contre I l est tout à fait évi dent que
de pare i l les ouve rt u res, com­ les Noi rs sont m ieux dévelop­
me c'est le cas par exemple pés et q u 'en conséq uence
des prem iers coups suivants : ils ont l ' avantage. Ils peuvent
éventuellement, par Fg4,
1 . e2-e4 e7-e5 pou rsu ivre e ncore u n e foi s la
2. Dd1 -h5 ? Dame exposée.
Attaque le pion eS, mais e n Dans d ' i n nombrables livres
cet endroit la D a m e sera ex­ d 'échecs, nous trouvons de
posée. nombreux exemples effra­
2. . . . . . . Cb8-c6 yants, où, pou r un dévelop­
pement nég l i gé, la partie est
Défense de eS et en même perdue en quelques coups
temps u n bon coup de déve­ seuleme nt. C'est l e cas dans
loppement ! l a partie h i storiq u e su ivante
3. Ff1 -c4 1. e2-e4 e7-e5
2. Cg1 -f3 d7-d6
Les Blancs jouent très
agressivement, mais leur atta­ Ce n 'est pas encore u n e
que n 'est pas suffisamment faute, bien que l a p rotection
-14-

du .Pion eS par l e dével oppe· Les N o i rs n'aperçoivent


ment d ' u n e pièce (Cc6) soit pas u n e petite tou rnu re tac­
pré1·érab l e . tique, mais après le coup
L e c o u p d6 est u n e pré­ juste 4. . . . Cf6 aussi, les
paration uti le pou r le déve­ Blancs a u raient eu deux
lopnement u ltérieur (la route temps d ' avance dans l e déve­
du Fc8 e st ouverte), mais il a loppement qu'i l s a u ra ient pu
le désavantage que l e Fou uti l i ser pour obte n i r un jeu
Roi ne peut plus être déve­ actif a u centre par S. d4.
loppé en cS ou b4, et qu'i l
doive se contenter de l a case 5. Cf3 X e5 1 Fg4 X d 1
e7 ou éventuel lement g7 Après s . . . . d x es 6. D X g4
(après g6) . les B lancs ont u n bon pion
3 . Ff1 -c4 de p l u s, ce qui leur garantit
la victoi re.
Semble très bon, m a i s les
Blancs d i sposent d'une con­ 6. Fc4 X f7 + Re8-e7
ti nuation encore plus forte 7. Cc3-d5 mat
avec 3. d4. Nous y revien­ Com m e nous ne l 'Ignorons
drons p l u s tard. plus (1 . e4 eS 2. DhS ?), c'est
3. . . . . . . h7-h6 ? une faute sérieuse que de se
laisser séd u i re, dès l a phase
Une perte de temps typi­ initiale, par des coups d'atta­
q u e du débutant. Les N o i rs que i nj u stifiés. Avant le déve­
voient q u 'après 3. . . . Cf6 loppement de toutes les pièces
i l s doivent compter avec il est très rarement bon de
la dan g e reuse attaque s u r jouer p l u sieu rs fois la même
leur point faibl e f7, e t i l s pièce pou r menacer di recte­
veulent p répare r le coup Cf6. m ent la position adverse. La
Leu r ca l c u l est faux pour partie numéro 1 , jouée à Lei p­
deux raisons : z i g en 1 8S3, nous en offre un
1 ° U n e bien mei l l e u re p ré­ exemple instructif.
paration à Cf6 consistait
dans le coup de développe­ B lancs : Noirs :
ment uti le 3 . . . . Fe7.
Comte VITHUM v.d. LASA
2° De s u ite 3 . . . . Cf6 1 ? est
aussi possible, bien que ris­ 1. e2-e4 e7-e5
qué : si 4. CgS les Noirs ré­
Le sens de ce coup d'ou­
pondent 4. . . . dS ! S. e x dS
vertu re ne nécessite prati­
h6 1 6. Cf3 et s'emparent eux­
quement pas d'autres expli­
mêmes de l ' i n itiative a u prix
d'un pion . cations. Par 1 . e4 (de même
que par eS) on ouvre la voie
4. Cb1 -c3 Fc8-g4 ? au Fou Roi (f1 , f8) et on oc-
- 15 -

cupe en même temps une po­


sition au centre q u i , comme
nous pourrons l e constater
plus tard, est de g rande im­
portance.
2. Cg1 -f3 Cb8-c6
Ces coups sont également
logiques et forts. Nous
voyons en même temps une
différence i mportante entre l a
conduite de l a p a rt i e par les
Blancs et par les Noirs : les a b e d e g h
Blancs (en rai son du trait) ont
habituellement l 'occasion de alors deux su ites cou rantes et
mener un développement p l u s bonnes :
a ctif (Cf3 menace l e pion 1° 4 . ...Fc5 5. Fe3 Df6 (ici ,
e5 1), tandis que les N o i rs doi­ ce coup de Dame e� très
vent souvent se contenter bon , ca r les B lancs doivent
d'être sur la défensive (Cc6 couvri r leur Cd4 par c3 et pri­
est un coup défensif). ver a i n s i l e u r Cava l i er Dame
3. d2-d4 de sa case nature l l e de déve­
loppement ! ) 6. c3 Cge7 7.
Ce coup (aujourd ' h u i rel a­ Cc2 (après 7. Fe2 suit
tivement peu joué) caracté­ le coup très fort 7.
rise la partie Ecossai se ,. ;
• . d5 ! mais 7 . Fb5 0-0 8.
. .

tous les systèmes d'ouvertu­ 0-0 est une bonne alternati­


re usuel s ont l e u r appellation, ve) 7 . . . . F x e3 8. C x e3 DeS !
i l s portent habituel l e ment soit (aucune règle d'e l a théorie
le nom de leur auteur, soit échiquéenne ne doit être ap­
celu i du pays où i l s ont été p l iquée dogmatiquement et i l
util isés pour l a première fois. e n v a aussi d e l a règ l e vou­
lant que la Dame ne soit pas
3. . . . .. e5Xd4
m i se prématu rément en jeu.
.

(Voir diagramme ci-après) Dan s cette position précise,


4. Ff1-c4 1 ? la Dame noire est très bien
en e5, e l l e est favorablement
Ce coup doit être expl iqué " centra l isée " et ne peut pra­
plus en détai l . La su ite 4. C X tiquement pas être attaquée
d4 condu isant à l a véritable par des pièces blanches) 9.
parti e Ecossai se serait logi­ Df3 0-0 1 O. Fc4 d6 cwec jeu
que et i rait pratiquement d'el­ égal.
l e-même pou r u n joue u r peu Ou 4 . . . . Fc5 5. Cb3 Fb6 6.
expérimenté. Les Noi rs ont a4 (menace le gain d'une piè-
- 16 -

ce par 7. aS) 6 . . . . Df6 7. De2 m i è re varia nte, les Noirs exer­


Cge7 8. aS Cd41 9. C X d4 çaient une pression contre la
F X d4 1 O. c3 FeS également case centra l e d4, ici ils choi­
avec des chances égales. si ssent d'attaque r e4) S. Cc3
Nous sommes i c i témoins que Fb4 ! (le Cc3 est à p résent
dès les premiers coups, des " cloué ,. et le pion e4 est à
comp l i cations se sont produi­ nouveau attaqué) 6. C x c6
tes, ce q u i n 'est pas habituel b X c6 7. Fd3 (7. eS serait ici
dans les ouvertures " norma­ m o i n s bon à cause de 7 . . . .
les •. CdS et les Blancs d oi vent
On pou rrait encore poser l a couvri r c3) 7 . . . . dS 8.e X dS c X
q uestion : pou rquoi, après 4 . . . . dS et les chances sont aussi
FcS, les Blancs n'échangent­ éga l i sées. Mentionnons ici
i l s pas en c6 ? Si les N o i rs encore deux suites moins fa­
reprennent du pion, l e u r camp vorables pour les Noirs après
est affl i g é de ce que l ' o n 4. C x d4 :
n o m m e d e s " p i o n s doublés ..
(deux pions su r la même co­ 3° 4 • C X d4 S. D X d4. Ici
•••

lonne), ce qui peut être désa­ les B l ancs sont m i eux. Leur
vantageux. Après S. C x c6 les Dame est favorablement cen­
N o i rs ont toutefois une petite tra l i sée et n e peut pas être
astuce tactique : S. . . . Df6 ! facilement repoussée de d4,
(menace D x f2 mat) 6. De2 car les N o i rs ne d isposent
(ou d2) D x c6. Il est c l a i r plus de Caval ier pou r jouer
m a intenant que, par leur Cc6 1 .
échange fautif, les Blancs ont 4° 4
• Dh41 ? (les Noirs
..•

pris du retard de développe­ gagnent ainsi même u n pion,


ment : leur seule pièce c;féve­ car l a défense de e4 par S.
loppée est la Dame et elle Dd3 ne serait pas bonne à
bouche la route du Fou Dame cause de S. . . . Cf6 6. C X c6
ou du Fou Roi. Les Noirs ont d X c6 7. Cc3 Fb4 ( 1 ) 8. eS
entre temps gagné un temps Cg4) S. C bS (ou aussi S. Cc3
important par la menace de Fb4 6. CbS D X e4 + 7. Fe2
mat. et dével oppé activement F x c3 + 8. C x c3 Dd4 9. Fd3
leur Fou Roi . Cge7 1 0. 0--0 0--0 11. CbS
E n règ le générale, on peut Db6 1 2. Fe3 et les Blancs ont
d i re q u ' i l n 'est habituel lement un jeu très prometteu r, car
pas avantageux d'échanger les N o i rs ont dû perdre trop
une pièce qui a déjà joué con­ de temps avec leur Dame) 5.
tre une autre qui n'a exécuté . . . D x e4 + 6. Fe3 Rd8 (c'est
qu'un coup. Ici, le Cc6 n ' a la conséquence sérieuse de
loué q u ' u n coup, alors que le Dh4 : les Noirs doivent renon­
Cd4 en a déjà fait deux. cer au roque pour se proté­
2° 4 • ••.Cf6 (dans notre pre- ger de la menace C x c7 + ) 7.
-17-

Cd2 (et mai ntenant la Dame ... d6 7. a3 FaS 8. b4 1 Fb6 9.


n o i re est poursuivie ! ) 7 . . . . Db3 Dd7 1 O. C X c3 suivi de
Dg6 8 . Cf3 a 6 9 . Cbd4 Cge7. Fb2) 7. F x b2 et les Blancs
Les N o i rs ne parvien nent pas ont u n e énorme avance de
à développer harmonieuse­ développement plus que suffi­
ment leurs forces et par u n sante pou r compenser le sa­
second sacrifice de p i o n les crifice des deux pions.
Blancs ont une occasion fa­
5. Cf3-g5?
vorable d'augmenter encore
leur avance de développe­ Cette fois, c'est un gambit
ment : 1 0. Fd3 1 D X g2 1 1 . Tg 1 parfa itement faux, les N o i rs
Dh3 1 2. Tg3 Dh5 1 3. Tg5 Dh6 pouvant faci lement parer l'at­
1 4. De2 su ivi de �- taque contre f7. Par contre, 5.
Cette varilmte (4. ... Dh4) c3 1 est juste. Si alors 5. . ..
est importante pou r une rai ­ d x c3 ! ? les Blancs ont le
s o n : n o u s avons rencon­ choix entre deux bonnes pos­
tré pou r la première fois s i b i l ités :
une façon de jouer que l' o n 1 ° 6. C x c3 d6 7. Db3 avec
désigne s ou s l e nom de u n jeu d 'attaque pour l e pion
• ga mb it ,. . J o uer u n gambit sacri fié.
c'est, dès l 'ouverture, sacri­ 2° 6. F x f7 + R x f7 7.
fier du matériel (habituelle­ Dd5 + Rf8 8. D x c5 + De7 9.
ment u n pion, p l u s ra rement D x e7 + Cg x e7 1 0. C x c3
deux ou plusieurs pions ou d5 ! 1 1 . e x d5 Cb4. En raison
même une pièce) pou r accé­ de la menace Cc2 + les Noirs
lére r son développement et regagnent le pion d5 et s'as­
obte nir d'autres avantages, surent l'égalité. La mei l leure
par exemple la supériorité au su ite pour les N o i rs après 5.
centre de l 'échi q u i e r. Nous c3 ! est d3 1. Certes, les
a u rons encore !'occasion de B l a ncs peuvent p rendre le
reve n i r sur les gambits, m a i s pion d3, mais i l s n'en tirent
profitons-en pou r constater aucun avantage, car le pion
que le coup de la partie 4. Fc4 c3 obstrue la case de déve­
i ntroduit un gambit : l e gam­

loppement du Cavalier.
bit Ecossai s ,. . Les Blancs {Voir diagramme ci-après)
renoncent à récupérer le pion
et pour l ' avantage d'un déve­ 5. . . . . . . Cg8-h61
loppement rap i de permettent La case f7 menacée est
à l 'adversa i re sa défense. a i n si protégée dans le temps
4. . . . . . . Ff8-c5 où une pièce est développée
Bien que h6 ne soit pas une
4. . . . Fb4 + (?) serait très case i déale pou r le Caval ier,
risqué pou r les N o i rs : 5. c3 ! i l y est quand même plus actif
d x c3 6. 0-0 1 c x b2 (ou 6. q u 'à la maison, en g8.
- 1 8-

Blancs conti nuent alors par


1 O. 0-0 ! après quoi C X e4 ?
échoue à cau s e de 11. DdS +
su ivi de D X e4).
I l en résulte nature l l ement
une question : les Blancs ne
peuvent- i l s pas effectuer l a
m ê m e combinaison après S .
. . . Ch6 ! ? Exami nons l a chose
de plus près : 6. C x f7 1 ?
C X f7 7. F X f7 + R X f7 8.
DhS + g6 9. D x cS et compa­
a b c d e f g h rons les deux positions, celle
après S . . . . CeS ? et l 'autre ré­
Certains lecteu rs pou r­ sultant de S . .. . Ch6 1.
raient peut-être s'étonner que Après CeS ? i l y a un
les Noirs ne jouent pas le Cava lier noir non déve­
coup agressif S. . . . CeS. La loppé en g8, après Ch6 ! le
case f7 serait également cou­ Cava l i e r noir est dévelop­
verte et, en outre, l e Fc4 atta­ pé en c6, et cette ci r­
qué. constance change complète­
Malgré cela, S . . . . CeS ? se­ ment le jugement de la posi­
rait une faute sérieuse, les tion. Le Cc6 couvre l e pion d4
Noirs péchant contre u n des et les Noirs peuvent augmen­
principes essentiels d'une sai­ ter leur avance de développe­
ne condu ite de l a partie dans ment en attaquant la Dame
l 'ouvertu re, selon lequel on blanche selon une recette
doit profiter de chaque occa­ co n nue : 9. . .. d6 1 1 O. D c4 +
sion de développer une piè­ Fe6 ou 1 0. DbS TeS, etc., et
ce. S . . . . Ch6 ! est un coup de dans tous les cas les Noi rs
développement, S. . . . CeS ? ont u n net avantage.
n'en est pas un, car l e Cava­ Dans toute la théorie des
l i e r a déjà été développé en ouvertu res on ne trouve pas
c6. d'exemple plus i n structif de
Le châtiment pou r S. . . .
la signifi cation d'un dévelop­
CeS ? serait i n structif : 6. C x pement rapide !
f7 1 C x f? 7. F x f7 + R x f7 a. 6. Dd 1 -h5
DhS + g6 9. D x cs. Les
Blancs ont l'avantage car l e Les Blancs ne sacrifient
R o i noi r est exposé e t le pas en f7 et renforcent ainsi
pion d4 ne peut pas être dé­ la pression contre cette case.
fendu (après 9. . . Df6 c'est
.
Mais tout leur plan manque
n ature l lement le pion c7 q u i de sol i dité.
tombe, e t si 9 . . . C f6 l e s
.
6. . . . . . . Dd8-e7 1
- 19 -

Les Noirs doivent en même 9. Fc4-cl3 Cf8-g4 !


temps couvri r .f7 et cS ; par
c ontre 6. ... 0-0 ? serait fau­ Certes, c'est aussi u n coup
tif à cause de 7. F X f7 + 1 T x d'une pièce déjà développée,
f7 (7 . . . . C x f7 ? ? 8. D x h7 mais les Noirs peuvent se le
m at) 8. C x f7 C x f7 9. D x cs permettre, car presque toutes
avec gai n de la qual ité. leurs pièces occupent déjà
des positions actives. Avec
7. f2-f4 d7--d6 son coup su ivant, le Cavalier,
sur gain de temps, va revenir
Nous pouvons constater
dans sa position centralisée
que, sans exception, tous les
" normale ...
coups noirs précédents ser­
vaient le développement, ce 1 0. h2-h3
q u i n'était pas le cas des
coups blancs (S. CgS était u n 1 0. CXh7 ? ne va pas à
c o u p d ' u n e pièce déjà déve­ cause de g6 ! et les Blancs
loppée, 6. DhS mettait préma­ perdent du matériel (1 1 . Dh3
turément la Dame en jeu 7. f4 Ce3).
était un coup d 'attaque i n utile
pour l e développement. 1 0. . . . . . . Cg4-f6
1 1 . Dh5-f3 ?
8. o-o Cc6-a5
I l fal lait jouer ici 1 1 . De2
Les Noirs ne pensent pas à pour laisser au CgS u n e re­
accélére r sensi blement le dé­ traite en f3. Bien entendu, les
veloppement adverse par le N o i rs conservent alors sans
nouveau gai n de pion 8. . . . ri sque leu r pion de plus et
d3 + 9. R h 1 d X c2 1 0. Cc3. 8. term i nent leur développement
. ..0-0 serait également très par h6, Cc6 et 0-0.
douteux à cause de 9. f5 me­
na çant 1 O. f6 ! . Au l ieu de ce­ 11. h7-h6
la, par CaS, i l s veulent élimi­ 1 2. Fc1 -d2 Cas-e&
ner la pression contre f7 . Il 1 3. b2-b4 Fc5-b6
existe bien u n dicton vou lant
qu'u n Cavalier à la bande soit La prise en b4 était aussi
une honte (en a l lemand : tout à fait satisfaisante, mais
Spri nger am Rande i st eine les N o i rs veulent exploiter de
Schande), et pendant u n mo­ la manière la plus si mple leur
ment les Noirs vont avoi r avantage positionne!.
leurs deux Cava liers ainsi 1 4. b4-b5 Cc6--d8
placés, mais ici cette règ le 1 5. e4-e5 d6 X e5
con naît son exception : les 16. f4 X e5 Cf6--d7
pièces blanches seront rapi­
dement contra intes à la dé­ Natu rel lement pas 1 6.
fe nse. Dxes ? ? 1 7. Te 1 .
-- 20--

1 7. Cg5 X f7 1 ? sont déjà fam i l iers. Les


B·lancs choisissent mai nte­
S u r 1 7. Ce4 C x e5 les nant le développement •ita­
Blancs n 'ont plus rie n à espé­ l ien• de l e u r Fou : en c41e Fou
rer non plus. I l s tentent en­ se trou·ve visiblement très bien
core un sacrifice de p ièce ( i l est lbraqué vers le point le
q u i est toutefois désa morcé plus fatibl e de l a position noi­
par des moyens simples. re : l a case f7) . Nous analy­
1 1. . . . . . . C d8 x n serons p l u s tard les raisons
1 8. e5-e6 D e 7 X e6 pou r le,squel les ce coup n 'est,
de nos jours, plus aussi popu­
Pa rfaitement possi b l e m a i n- l a i re qu' i l l e fut au cou rs des
tenant, car après 1 9. Te 1 1: u n siècles passés.
.
des Caval i e rs noirs p e u t s In­
terposer. e n e5. I l su ivit en­ 3. . . . . . . Ff8--c5
core : La réponse symétrique est
1 9. Ff4 Cf6 20. Cd2 o-o 21 . la p l u s simple. Nous verrons
Fc4 Df5 22. Db3 Dh5 23. Tae 1 p l u s ta rd la continuation 3 . . . .
R h8 24. Cé4 C X e4 25. T X e4 Cf6 (dénommée défense

Cd& 26. Te5 d3 + 27. R h2 Dh4 des deux Cava l i ers ) . •

28. Fg3 Fg1 + ! 29. R h 1 T X


Voi l à bien longtemps que 3. . . .
f 1 ! 30. F X h4 Fd4 + 3 1 . Rh2 Cd4 ? f u t essayé pour tendre u n piè­
F X e5 + 32. Fg3 F X g3 + 33. ge. Nous savons déjà qu'un tel coup
R X g3 d2 34. abandonne. avec u n e pièce déjà développée est
contra ire à la raison. Les Bl ancs peu­
Aujourd ' h u i les B l a ncs vent continuer tranquil lement par 4.
abandonneraient bien plus c3 Cxf3 + 5. Dxf3 et i l s sont a l ors
tôt la partie, vers l e v i n gtième nettement mieux.
coup à peu près ! L'i dée du coup 3. . . . Cd4 consiste
dans la possi b i l ité 4. C x e5 1? Dg5
Suit mai ntenant u n exem­
et si ma i ntenant 5. C X f7 ? (gagnant
ple d ' u n développeme nt � on la Th8 !) suit 5 . ... D X g2 6. Tf1 D x
et tra n q u i lle de part et d au­ e 4 + 7 . Fe2 Cf3 mat. Cette combi­
tre, dans une vari ante de la n ai son p l a i ra certai nement au débu­
partie Italienne con n u � � ou s tant, mais un joueur expéri menté
.
le nom de " G i ucco p1an1ss1- trouve i ci aussi une réfutation : 4 .
mo "• expression ital ienne Cxe51? D g 5 5 . FXf7 + ! Re7 6.
que l'on pou rrait tradui re par 0-01 DXe5 7. F X g8 T X g8 8. c3
jeu très tra n q u ille Ce6 9. Te 1 d6 1 O. d4. Certes, pour
la pièce sacrifiée les Blancs n ' ont
• "·

1 . e2--e4 e7--e5 que deux pions (tro is pions sont


2. Cg1 --f3 Cb8--c6 à peu près équ ivalents à une
3. Ff1 --c4 pièce légè re), mais le Roi noir reste
très exposé au centre et les pions
Les deux premiers coups centraux blancs sont très agré ssifs.
des B l a ncs et des Noi rs nous De s défenses solides mais assez
- 21 -

passives sont 3 . . . . Fe7 (• partie sible aussi , et si 5. Cg5 ? (un


Hongroise ) ou 3. .. . d6. Dans les

coup fautif que nous connais­
deux cas les Bl ancs jouent 4. d4 et sons mai ntenant 1 ) alors 5.
obtiennent une supériorité sensibl e
g râce à leur développement actif et
Ch6.
à leur bonne position au centre,
5. Cb1 -c3
par exemple : 3. . . . Fe7 4. d4 d6
5. Cc3 Cf6 6. h3 (pour empêcher En généra l , i l est recom­
Fg4 : c'est égalëment· une e�ceptlon
mandable de placer le Roi en
où une tel le perte de te'inps est
uti le 1) 6 . . . 0--0 7. 0--0 e X d4 8.
sécurité par le roque aussitôt
que possible. Dans la plupart
.

C Xd4 CeS 9. Fe2 1 Fd7 1 O. f4, etc.


des ouvertu res, on roque (ha­
bituel lement d u petit côté, le
g rand roque exigeant beau­
coup plus de préparation 1) à
la p remière occasion.
Dans cette position concrè­
te , 5. 0-0 (?) ne serait pour­
tant pas bon . La rai son en est
qu 'après 5 . . . . d6 6. Cc3 le
clouage Fg4 ! serait très gê­
nant pou r les Blancs, les
N o i rs menaçant par Cd4 suivi
de F ou C x f3 de démo l i r le
roque blanc.
a b e d e g h
L a partie Knorr-Tchigorine dispu­
tée en 1 900 eut un déroulement I nté­
La position de base de la
ressant Après 5. 0--0 (?) d6 les
partie Ita l ienne. Comme nous Blancs continuèrent par 6. FgS avec
l ' appren drons dans u n chapi­ l'i ntention de développer éventuelle­
tre u ltéri e u r, les Blancs dis­ ment leur Cava l ier Dame en d2 pour
posent i c i d ' u n e conti n uation év1ter l ' affaibl issement de leur aile
b ien plus agressive que le dé­ Roi. I l suivit pourtant 6. .. h6 7.
.

veloppement tra n q u i lle sui­ Fh4 (7. FXf6 était mei lleu r, bien que
va nt q u i con duit au G i u cco •
les Noi rs a1ent ensu ite une position
Pi a n i ssimo •.
très confortable) 7. . . . gS 1 8. Fg3
hSI 9. CXgS h4! 1 0 C X f7 h X g3 1 1
4. d2-d3 11. C x dB Fg4 1 1 2 Dd2 (perd immé­
diatement, les Blancs devaient lais­
Natu re l l ement, les Blancs ser leur Dame en prise en jouant
peuvent i nterve rti r ce coup 1 2. Cxc6) 1 2 . . . . Cd4 1 1 3. Cc3.
avec le suiva nt, c'est-à-d i re 4. (Une autre jol i e combi naison au­
Cc3 su ivi de 5. d3. rait déc idé après 13. h3, à savoir 13 .
... Ce2 + 14. Rh1 TXh3+! 1 15 gXh3
4. . . . . . . Cg8-f6 Ff3 mat) 13 .... Cf3+ Il 14. g Xf3 Fx
Ici d'abord 4 . . . . d6 est pos- f3 et les Blancs abandonnèrent, car
- 22-

la menace est 15. .. g X h2 mat, et


.

après 15. h X g3 Th 1 mat.

5. . . .. . . d7-d6
6. Fc1 -g5
C'est le développement le
plus natu rel et aussi l e plus
attrayant du Fou Dame. Le
Cf6 est cloué et les Blancs
menacent de conti nuer par
CdS, après quoi l ' affaiblisse­
ment de la position noire (F
ou C X f6) serait i névitable ; il a b e d e g h
serait toutefois peu dange­
reux ici car les Noi rs n 'ont Comme les Blancs mena­
pas encore roqué 1 Pou r cette cent de jouer CdS (renfo rçant
raison , 6. ... 0-0 serait une la p ression contre f6 1) 6. ...
lourde faute à cause de 7 . . . .
0-0 ? ressemblerait ici à u n
CdS. suici de. Des problèmes i nté­
6. Fe3 est aussi une possib i l ité ressa nts surviennent après l a
i ntéressante. On pourrait cro i re que réponse symétrique 6. . . . Fg4
l'échange en e3 serait maintenant fa­ 7. CdS Cd4. Maintenant 8. F x
vorable aux Noirs, les Bl ancs se re­ f6 n e p romettrait aucun avan­
trouvant avec des pions doublés 1 tage à cause de 8. . . . F X f3 !
Ces pions doublés sont toutefois
9. F x d a F x d 1 1 0. F x c7 F x
Ici plus une force qu'une faiblesse,
car les Bl ancs peuvent util iser après
c2 1 1 . b4 bS! avec u n jeu égal,
le petit roque l a colonne f ouverte u n cas ra re où les N oirs peu­
pour l'attaque. Les Noirs peuvent Ici vent i m iter aussi longtemps les
i nfliger même à l'adversai re des se­ coups de l 'adversai re 1 Toute­
conds p1ons doublés : 6. . . . F X e3 fois, les Blancs ont une suite
7. f x e3 CaS 8. Fb3 C X b3 9. a x b3, pl u s forte avec 8. c3 1 F x f3
mais les deux Tours blanches se­ 9. g X f3 Ce6 1 0. Fh4 1 et les
rai ent ainsi rapidement actives : les
Noirs n 'arrivent pas à résou­
colonnes ouvertes sont toujours des
bases d'opérations favorables pour
dre tous l e u rs problèmes, si
ces pièces 1 1 O. . . . gS 1 1 . Fg3 et leur aile
Comme l'échange en e3 n'est pas
Roi est plus sérieusement af­
bon, les Noirs ont u n meilleu r coup fa i b l i e que cel le des Blancs.
en 6 . ... Fb6 1 et maintenan t l 'échan­ Une suite appréciée mais
ge en b6 (7. F x b6 a x b6) leur lais­ très compliquée est ici 6 . . . .
serait une colonne ouverte pour leur CaS ! ? (avec l ' i ntention d'éli­
Tour. m iner l 'actif Fc4). SI alors 7.
{Voir diagra mme cl-après) Fb3 l e jeu est vite égalisé : 7.
. . . C x b3 8. a x b3 Fe6 9. 0-0,
6. . . . .. . h7-h6 .etc.
- 23 -

De g rosses compl ications F blanc est repoussé dans


s u rqissent toutefois apr:ès 7. u n e position passive en g3.
Cd5 1 ? C X c4 8. d X c4. A Ici aussi nous pouvons cons­
présent les B lancs doivent tater combien il est i mportant
compter avec le sacrifice 8. pour les Noirs de ne pas ro­
. . . F x f2 +! ?. 9. R x f2 ? serait q u e r trop tôt : après le roque,
mauvais. Les Blancs rëstent g5 ne serait plus acceptable à
certes ave� une qual ité de cause de C x g5! h X g5 et
plus 9 . . . . C x e4 + 1 0. Rf1 F x g5 et les Blancs menacent
C X g5 1 1 . C X g5 D x g5 1 2. Cd5 ou Df3. Avant le roque,
C x c7 + Re7 1 3. C x a8 Fe6 un parei l sacrifice serait tou­
(menaçant F x c4 + ) 14. b3 tefoi s i ncorrect, comme le
T X a8, mais les N o i rs ont u n montre u n bref essai : 7. Fh4
P en échange, e t l ' i nsécu rité (?) g5 8. C X g5 ? h X g5 9. F X
dans laquelle se trouve le Roi g5 Tg8 1 1 0. h4 ( 1 0. Fh4 Tg4)
blanc rend toute col l abora­ 1 O. . Fe6 (po u r échanger le
. .

tion complète des forces C après Cd5) 1 1 . Df3 Tg6


blanches i mpossible. su ivi de Cd4 et les Noi rs doi­
Mais sur 8 . . . . F X f2 + 1 ? vent gagner.
les Blancs peuvent eux-mê­
mes sacrifier un P : 9. Re2! 7 . .. .. . . Dd8 X f6
Fb6 1 O. Tf1 avec u n jeu pro­ 8. Cc3-d5 Df6-d8 !
metteur grâce à la pression
8 . . . . Dg6 1 ? est i ntéressant
sur la colonne f ouverte.
mais pas particuliè rement
Mais les Noi rs ont aussi bon. Certes, 9. C X c7 + ? se­
quelque chose d'un peu rait ici fautif à cause de 9. . .
m ieux : 7. Cd5! ? C X c4 8.
.

Rd8 1 O. C X a S D X g2 1 1 . Tf 1
d X c4 c6 1 9. C x f6 + g X f6 Fg4 (de telles tou rn u res doi­
1 0. Fh4 Dd7 1 . Si maintenant vent être envi sagées dans de
1 1 . F X f6 (autrement suit De6 nombreuses vari antes d'ou­
et f5 et les Noirs se débarras­ vertures 1 ) mais les B lancs
sent de leurs pions doublés) peuvent jouer mieux : 9. De2 1
les Noirs continuent par 1 1 . . . .
Fg4 (9 . . . D X g2 ? 1 0. Tg 1
Tg8 1 2. Fh4 (la menace était
.

suivi de 1 1 . C x c7 + ) 1 0. c3!
aussi De6 su ivi de D X c4 + ) (et toujours pas 1 0. C x c7 +
1 2 . . . . Dg4 et i l s regagnent leur Rd7 1 1 . C X a8 à cause de 1 1 .
P avec u n très bon jeu. On . . . Cd4 1 2. Dd 1 Df6!, etc.) 1 0.
peut en profiter pour consta­
. . . Fb6 1 1 . a4 1 et les Blancs
ter que le • G iuco pian issi­ sont m ieux ; i l s menacent 1 2.
mo ,. ne conduit pas ob l igatoi­ b4 en forçant u n affaiblisse­
rement à u n jeu tra n q u i l l e! ment de la position noire par
7. Fg5 X f6 1 2 . . . . a6 1 3. C x b6 c x b6.
Après 7 . Fh4 suit g5 et le 9. c2-c3
- 24 -

N o u s verrons encore ce Db3 0-0 1 et les Noirs ont


cou p de p l us près dans diffé­ une position tout à fait satis­
rentes positions. Les Blancs faisante (1 5. F x b7 ? Tb8 1).
constru isent leur position
centrale. La menace est (par 10. . . ... . Fc5-b6
exemple : après 9. . . 0-0) . 11. Cd5Xb6 a7Xb6
1O. d4 e x d4 11. c x d4 et les 12. d3-d4 e5Xd4
Blancs obtiennent u n net 13. Cf3Xd4
avantage d'espace.
C'est aussi u n moment l m­
9. . . . . . . Cc6-e7! portant : si 13. c x d4 (ce q u i
Un pri ncipe stratégique im­
est souvent très avantageux
portant pou rrait être formulé dans des positions analo­
a insi : quand u n adversaire gues 1), les Noi rs liqu ident l a
a u n avantage d'espace (ou position blanche au centre
menace d'en obteni r un) par 1 3 . . . . dS 1 14. e X dS CX
l 'éch a nge de pièces légères d5. Reste ensuite u n pion
peut fac i l iter la défense. • isolé ,. (c'est-à-di re qui est
séparé des autres pions) en
10. b2-b4 "..... d4, ce qui peut représenter
u n désavantage positionne!.
Ici, 10. c4
f reste rait sans
effet car après 1 O . . . . C x d5 1 1 . 13.
F X dS e X d4 1 2. c X b4 Fb4- +
les Blancs doivent renoncer Le jeu est parfaitement
au roque : 13. Rf1 FaS 14. éga l .
LA LUTTE POUR LE CENTRE

Des exemples précédents il appa raît assez c l a i rement que la


tâche des pièces dans l ' ouvertu re est défi n i e sans équ ivoque :
e l l e s doivent être développées rapi dement et de façon active.
Mais q u ' e n est- i l des pions ? Comme le montrait c l a i rement
l ' exemple effrayant du mat de Leg a l , les coups de pions i n u­
tiles q u i reta rdent le développement des pièces ont sou­
vent des conséquences fu nestes. Avant tout, il fa ut, à
cet égard, éviter, comme le fa it souvent le jou e u r i n ex­
pé ri me nté, d' " assu rer " sa position par les coups a3 (a6)
ou h3 (h6). Ces coups des pions de la bande doivent p récisé­
ment toujou rs être concrètement justifiés, sinon ils ne sign i ­
fient que m a uvaise perte de temps e t faute séri euse !
Les coups de pions dans l ' ouverture sont avant tout u n sou­
tien pour l e développement des pièces. Cette règ l e n e doit
toutefois pas être p rise de ma n�ère trop stri cte, comme si les
pi ons ne devaient servi r q u 'à ouvri r des l i gnes pou r les piè­
ces non dével oppées et q u ' i l s a ient ai nsi achevé total e­
ment leu r tâche. S'en ten i r à cette conception l i m itée de l a
fonction d u pion, pou rrait a m e n e r à u n début de p a rt i e d e ce
genre :

1. e2-e4 g7-g6 (Voir diagra m me ci-après)


2. d2-d4 Ff8-g7 Les N o i rs n 'ont e n aucune
3. C g 1 -f3 b7-b6(?) mani ère négligé lel,Jr déve lop­
4. Ff1 -d3 Fc8-b7 pement : ils ont développé
5. 0-0 l e u rs Fous dans les délais les
- 26 -

plu s b refs . Toutefois, i l s se


trouvent sou d a i n devant des
p roblèmes d i ffi c i les : la pour­
su ite d u déve loppement de
leurs p ièces est liée à de
grosses d i fficu ltés : a près le
dével oppement de l e u rs Ca­
val i ers en f6 ou c6 i l s doivent
s' attendre à ce q u ' i l s soient
menacés pa r u n e nouve l l e
avance d e s p i o n s ( e4-eS ou
d4-dS) .
a b c d g h

Que l l e faute les N o i rs ont- i l s cc;>mm i se ici ? I l s n 'ont consi­


déré que l e facteu r temps, sans penser a u facteu r espace :
i l s ont l a i ssé aux Blancs les m a i n s l i b res au centre de l'échi­
quier, sans obte n i r en échange la m o i ndre compensation.
De la signifi cati on des cases centrales pou r le développe­
ment actif des pièces résu lte la nécessité logique de s'assurer
au centre un espace suffi sant. Les pions sont préci sément
l 'élément l e plus i mportant dans l a l utte pour la domination du
centre. Dans notre dern ier exemple les Blancs ont atteint sans
pei n e l a formation centra l e i déale : le centre de pions solide
d4, e4 soute n u par des pièces. S i les B l a ncs jouent au premier
coup 1 . e4, et nous nous occuperons pou r l e moment exclusi­
vement de ce coup " classique ,. , l e u r i ntentio n est de pousser
l ' autre pion au centre (d4) le plus vite possible et de s'assu­
rer a i n si u n e supériorité au centre. Pou r l e u r part, les Noirs
doivent entreprendre quelque chose l à-contre. Le moyen le
plus rad i cal est la réponse symétrique 1 . . eS. Le pion noir
. .

contrôle mai ntenant l a case d4, et s i , à l e u r coup su ivant, les


Blancs conti nuent par d4, le pion d4 est pris et l ' éq u i l i b re cen­
tral est m a i nten u . La prépa ration de la poussée d2-d4 reste
toutefo i s u n élément stratégique i mportant de la plupart des
ouvertu res résu ltant de 1 . e4 eS et qui· forme nt ce que l'on
appelle les ..Jeux ouverts •• Cette appe l l ation contient déjà
u n e des ca ractéristiques i m portantes des systèmes d'ouvertu re
découlant de 1. e4 eS : après l e premier coup blanc et noir,
le jeu prend habitu e l lement u n caractère • ouvert •, les
pièces sont le plus souvent développées rapidement et sans
- 27 -

encombre et des l i gnes sont ouvertes par des échanges de


pions. Nous con n a i sson s déjà un des débuts ouverts classique,
la partie Italienne. Nous allons examiner sa théori e d ' u n peu
pl u s près sur l a base de deux parties de combinaisons modè­
les.

PARTIE N° 2 sont c lairement mieux, avant tout en


raison du " hors-jeu • de la Dame
Blancs N oirs : blanche. Mals 7. d3 1 est plus fort :
ROSSOLIMO R ICEMAN 7 . . .. 0-0 8. Fe2 1 Te8 et Il est con­
testable que les Noirs aient dans
Porto-Rico 1 967 leur mei l leur développement une
compensation suffisante pour le plon
1 . e2-e4 e7-e5 sacrifié.
2. Cg1 -f3 Cb�6
2o 3. ... Cf6 1 4. d4 C xe4 (mals
3. Ff1-c4
pas 4.... exd4 à cause de 5. eS
De nos considérations sur suivi de 6. c X d4 et les Blancs ob­
l a signification d'un fort cen­ tien nent précisément la supériorité
tre de pions résulte l a ques­ au centre) 5. d5 Cb8 6. Fd3 CeS

tion de savoi r si les Blancs 1. Cxes Cxd3 + 8. Cxd3 d6 9.


0-0 Fe7 1 0. Df3 0-0 ou aussi 5.
ne doivent pas ici par 3. c3
. . Ce7 6. Cxes Cg6 7. C X g6 hx
p répare r l a poussée d4 (pour,
.

g6 8. De2 De7 9. Fe3 ThS 1 et dans


après e X d4 pouvoir repren­ les deux cas les Noirs obliennent
d re avec u n pion !). Après 3. un jeu complètement égal.
c3 survient le • début Pon­
ziani • rarement employé de 3. Ff�S
nos jour.s. Le coup 3. c3 né­ 4. c2-c3
gli ge sérieusement l e déve­
loppement et permet aux
Noi rs, dans de nombreuses
variantes, de s'emparer de
l ' in itiative. Deux conti nua­
tions noires ont l a préféren­
ce :
Jo 3 ....d5 (bon Ici, car après 4.
e X d5? D X dS les Blancs ne dispo­
sent plus du coup Cc3 qui aurait
pu exploiter l a position exposée de
la Dame noi re) 4. Da4 1 Cf6 1 ? 5.
Cxes Fd6 1 6.Cxc6 b X c6. A pré­
sent le gain d'un deuxième plon est_
a b e d e g h
trop dangereux pour les Blancs : 7.
D X c6 +? Fd7 8. Da6 d X e4 9. Fb5
0-0 1 0. f X d7 D X d7 et les Noirs Ici , l e coup c3 est déjà bien
- 28 -

plus justifié qu'au coup précé­ lier, il doit être a mené dans une
dent : mai ntenant l e coup 4. bonne position e n deux coups) 9. .. .

d4 est l i é à un g a i n de temps RhS (9. . . . CdS est pius faible à cau­

en raison de l ' attaque du FcS I . se de 1 O. Ffi CeS 1 1 . Cc4 f6 1 2.


a4 1 c6 1 3. C X b6 a x b6 1 4. Db3 +
4. . . . . . . Cg8-f6(1) suivi de Dx b6 avec gai n de pion.
Les Noirs ont l'intention de renfor­
Le coup c3 sign ifie ici u n cer leur centre par f6 et c'est pour
certa i n reta rd d a n s l e déve­ éviter semblable tou rnu re qu'ils
loppement blanc, et les N o i rs écartent d'abord le Roi) 1 0.Cc2 CdB
peuvent au m i eux t i re r parti 1 1 . b3 1 Fe6 1 2.Ff1 1 CgB 13. Ce3
de cette c i rconsta nce en dé­ f6 14.CdS et les Blancs sont beau­
veloppant leurs pièces : le dé­ coup plus actifs. La manœuvre de
veloppement du Cava l i e r est Cavalier Ca3-c2-e3-d5 est très
en outre l i é à u n e attaque caractéristique pour la condu1te mo­
deme du jeu et nous rencontrerons
contre e4.
u n plan sim i laire dans la part1c Espa­
Dans cette position sont gnole.
également uti l i sées deux au­
tres conti nuations qui l a i ssent 5. d2-d4 e5 X d4
toutefoi s l 'In itiative aux 6. c3 X d4 Fc5-b4 +1
Blancs :
U n e différe nce i mportante
1 0 4.... d6 5. d4 e x d4 6. c X d4
avec l a variante 4. . . . d6 (au
Fb6 (6. ... Fb4 + sera it fa i ble ici,
car après 7. Rfl 1 le ga i n de pièce
l ieu de Cf6) consiste en ce
par S. d5 suivi de Da4 + menace)
que les N o i rs ne doivent plus
7. Cc3 Cf6 S. Fe3 Fg4 9. Fb3 1 (le jouer mai ntenant 6 . . . . Fb6 ?.
deuxième coup avec le Fou est ici Pa r sa mobil ité l e centre
parfa itement fondé : si par exem­ blanc prendrait alors une
ple : 9. 0-0 il pourrait suivre 9 . force énorme : 7 . dS Ce7
... C X e4 1 1 0. C X e4 d5) 9 . .. 0-0 (ap rès 7 . . . . CaS 8. Fd3 avec
10. Dd3 TeB 1 1 . 0-0 Fh5 1 2. Cd2. la menace 9. b4 gagnant une
Grâce à ce regroupement de leura
pièce) 8. eS Cg4 9. d6 1 e x
p ièces, les Blancs consolident leur
d6 (ap rès 9 . .. . F x f2 + 1 0.
position centrale et gardent u n net
avantage d'espace.
Re2 les N o i rs perdent une
pièce, car les Blancs ne me­
2o 4. ... De7 5. d4 1 Fb6 (après
nacent pas seulement 1 1 . d X
5. ... e X d4 suit 6. 0-0 , et si mai n­
e7 mais aussi 1 1 . h3. Si 9 . . ..

tenant 6. ... d X c3 les Blancs ob­


C x f2, est possib l e entre au­
tiennent a lors par 7. C x c3 une énor­
me avance de développement) 6.
tres 1 0. Db3 C x h 1 1 1 . F x
0-0 d6 7. h3 1 (à nouveau très bon
f7 + Rf8 1 2. FgS et gagne)
Ici, çar autrement Fg4 pou rrait suivre 1 0. eXd6 Cc6 1 1 . FgS Cf6 (ou
et li!!s Blancs ne pourraient pas main­ 1 1 . . . . f6 1 2. Fh4 et l a posi­
teni r leur position centrale d4-e4) tion n o i re est sans espo i r, car
7 . ... Cf6 S. Te1 0-0 9. Ca3 1 (pu is­ le Roi ne trouve aucun ref-u­
que la case c3 est i nterd ite au Cava- ge) 1 2. 0-0 0-0 1 3. Cc3 et
- 29 -

les N o i rs sont perdus, car i l s de pion d4-e4. M a i s par leur


n ·ont pas d e défense suffi­ coup su ivant, les No irs peu­
sa nte contre CdS. Si 1 3. . . . vent pourtant l i q u ider i mmé­
h6 1 4. Fh4 g S l e sacrifice 1 S. diatement l ' u n des deux pions
C X gS 1 fait déjà l a décision : orguei l ieux.
1 S . . . . h X gS 1 6. F x gS par
8. d7-d5 1
exemple 1 6. . . . TeS 1 7. CdS
Te6 1 8. Ce7 + 1 C x e7 1 9. F x La façon la plus précise
e6 Cg6 (1 9 . . . . f x e6 20. F x pour les N o i rs de rétab l i r
f6) 20. Fb3 Rg7 2 1 . Te 1 et les l 'équ i l i bre centra l . Si p a r con­
N o i rs ne peuvent abso l u ment tre 8 . . . . C x e4 1 ? (avec l ' i dée
plus conso l i der leur position. 9. C X e4 dS avec égal ité) les
Bla ncs disposent d'un dange­
7. Fc1 -d2 reux jeu de sacrifice : 9. dS 1
Pou r d'autres possibil ités, C x d2 1 0. D X d2 Ce7 1 1 . d61
voi r la partie no 3 ! c x d6 1 2. 0-0-0 ! et les
N o i rs ont pris u n g ros re­
7. . . . . . . Fb4 X d2 + ta rd de développement (le
En tout cas plus sol ide que Fc8 est enfermé par les
7 . . . . C X e4 ! ? 8. F X b4 C X pions 1 ) et les Blancs mena­
b4 9. F X f7 + ! R X f7 1 0. cent de mobil iser efficace­
Db3 + dS 1 1 . D X b4 et l a po­ ment toutes leurs forces par
sition du Roi noir est assez The 1 . De même, après 1 2. .. .
i ncertaine. Dc7 peut suivre 1 3. The1 1 ,
par exemple 1 3. . . . D x c4 +
8. Cb1 X d2 1 4. R b 1 f6 1 S. D X d6 Df7 1 6.
T x e7 + 1 D x e7 1 7. Te 1 , etc. ,
8 ou 1 4 . . . . 0-0 1 S. T x e7 b6
1 6. D x d6 Fb7 1 7. CeS et les
Bla ncs conservent u n e forte
6 pression.
9. e4Xd5 Cf6 X d5
1 0. Dd1 -b3
4
Le centre blanc est démo l i
e t le p i o n d 4 Isolé, c e q u i peut
sign ifier un sérieux désavan­
tage en fi nale. C'est pou rquoi
les Blancs doivent poster
l e u rs pièces l e plus active­
a b c d g h
ment possible et mai nteni r la
position noire sou s pressio n .
On pou rrait croi re mai nte­
nant que les B l ancs ont at­ 1 0. Cc6-e7
teint leur but : le fort centre 11. 0--0 0--0
- 30 -

12. Tf1 -e1 c7-c6 dS 1 6. D x ds 1 c x ds 1 7. T x


c7). Mai ntenant les N o i rs per­
Pou r les Noirs i l est avant
d i rent rapi dement dans u n e
tout i mportant de conserver
vieille partie Schiffers-Har­
solidement sous contrôle la
case dS. S i pa r exemple 1 2 . . . . monist ( 1 887) après 1 4 . . . .
Cf4 ? 1 S. CgS Ceg6 1 6. TeS 1 1
Te8 1 ? la su ite 1 3. T x e7 !
T x e8 1 7. F x f7 + et la posi­
avec ga i n matériel, serait
possible, par exemple 13 . . . . tion n o i re s'effondra (1 7 . . . .
Rf8 1 8. C X h7 + R e 7 1 9.
D(T) X e7 1 4. F X d5 ou 1 3 . . . .
Te 1 + Ce6 20. T x e6 + ! R x
C x e7 1 4. F x f7 + suivi de
f7 2 1 . T x c6+ . etc.).
F x ea.
Seu l 1 4 . . . . Df4 1 au l ieu de
Le coup du texte est égal e­
1 4. . . . Cf4 ? était juste, après
ment l i é à une menace posi­
quoi la position reste en· équi­
tionnel l e : si les Noirs par­
l ib re , bien que les Blancs
viennent à jouer 1 3 . . . . bS, les
puissent encore renforcer la
Blancs doivent soit échanger
position de leurs pièces : 1 S.
leur fort Fc4 contre le Cava­
Te4 Df6 1 6. Tce 1 FfS 1 7. TeS
lier noi r, soit le reculer su r une
Cg6 1 1 8. Ce4 1 F X e4 1 9.
position moins active. Ce qui
explique l a réponse b l anche. TS X e4 Cb6 20. Ff1 Tab8 2 1 .
aS CdS 22. Fc4 Dd8 1 joué
1 3. a2-a4 (1) b7-b6 ? dans une partie Kiffmeyer­
Comme le montre la suite, Pachman à Stockholm 1 97S.
cette tentative de mettre l e 1 4. Cf3-e5
Fc8 en jeu par b7 est complè­
tement fausse. Voilà quelques Les pièces blanches sont à
années on affectionnait ici présent extrêmement actives,
l a continuation 1 3 . ... Db6, la menace est 1 S. C X c6 !
mais l 'on a constaté que 1 4. C x c6 1 6. F X dS.
aS ! D X b3 1 S. C X b3 était
avantageux pou r les Blancs, 1 4. . . . . . . Fc8--b7
par exemple 1 S. .. . Fe6 1 6. 1 5. a4-a5 !
CeS ou 1 S . . . . Ff5 1 6. CeS Cb4 Avec l a menace 1 6. a6 Fc8
1 7. Tac 1 CedS 1 8. a6 ! bS 1 9. 1 7. C x c6 ! . Si 1 S . . . . bS alors
F x ds c x ds 20. Cc6 C x c6 1 6. a6 b X c4 1 7. D X b7 est
2 1 . T x c6 et les Blancs ont décisif.
une finale n ettement m e i l leu­
re, car les pions b5 et dS 1 5. . . . . . . Ta8--c8
nécessitent protection. 1 6. Cd2-e4 1
On considère 13 . . . . Dc7 (Voir diagrom me ci-après}
come l a mei lleure su ite, sur
quoi les Blancs jouent 1 4. L'action des pièces blan­
Tac 1 (menaçant de gagner ches est décisive. Si 16 . . . ( bS
u n e pièce par 1 S. F X dS C X suit 1 7. Fd3 suivi de 1 8. CeS.
- 31 -

h3 signifiera une nouvelle


menace sérieuse contre le
Roi n o i r !
20. . . . . . . Cf4-e6 ?
Cette faute permet une su­
perbe combinaison fi nale. Le
m e i l l e u r coup 20 . . . . Cg6 eût
toutefois été à peine suffi­
sant, les Blancs conti nuant
par 2 1 . Cg5 1.
21 . Fc4 X d5 c6 X d5
a b c d e f g h
22. Ce4-f6 + Rg8-h8
23. Dg4-g6 1 1
1 6. Dd8-c7
1 7. a5-a6 Fb7-a8 Une surprise géante. A pré­
1 8. Db3-h3 ! sent 23.. . . . fX g6 coûte i mmé­
Les Cavaliers blancs cen­ d iatement le Roi après 24.
tra lisés permettent une atta­ C x g6 + ! h X g6 25. Th3 mat,
q u e d i recte sur le roque. La et 23 . . . . g x f6 24. D x f6 +
menace est dissimu lée et élé­ Cg7 25. Tg3 Tg8 26. C X f7 +
Çlante : 1 9. Cg5 h6 20. Cg x f7 coûte l a Dame.
T X f7 2 1 . C X f7 R X f7 22. 23. . . . . . . Dc7-c2
De6 + Rf8 (22. . . . ReS 23.
F x d5 c x d5 24. Tac 1 ! Fc6 N 'est suffisant qu'en appa­
25. T x c6 ! e t gagne) 23. Ta3 ! rence : les Noirs se p rotè­
et les Noirs n 'ont plus de dé­ gent contre la menace D X h7
fense contre Tf3 + . mat.
1 8. . . . . . . Cd5-f4 24. Ta3-h3 ! abandon
1 9. Dh3-g4 Ce7-d5
(24 . . . . D x g6 25. C x g6 +
20. Ta1 -a3 !
f x g6 26. T x h7 mat, 24 . . . .
La dernière réserve se hâ­ f x g6 ou 24 . . . . g x f6 25. T x
te vers le champ de bata i l le, h7 mat, 24 . . . . h 6 25. T x h6 + !
l ' a rrivée de l a Tou r en g3 ou etc .)
TEMPS, ESPACE ET MATERIEL

Jusqu'à présent le lecteur a été fami l iari sé avec deux élé­


ments fondamentaux de la lutte échiquéenne qui ont précisé­
ment une grande sign ification dans l 'ouverture :
1 ° Avec le facteu r temps (développement des pièces, gain
de temps, perte de temps) ;
2° Avec le problème de l'espace (l utte pou r l e centre =

l utte pour l 'espace).


Le troisième élément fondamental est le matéri e l , représenté
par un certain nombre de pièces et leur valeu r. Cette valeu r
est avant tout très importante lors de div.e rses manœuvres
d 'échange et peut, - sous réserve de facteu rs assez compli­
qués qui, dans chaque position �oncrète , i nfluencent l a valeur
de chaque pièce (par exemple dans les positions ouvertes,
les Fous sont supérieurs aux Cavaliers, et c'est l ' i nverse dans
les positions fe rmées), - être formu lée de la façon mathé­
mati que formelle su ivante :
Pion . . . . . . . . . . . . = 1.
Fou - Cavalier . . . . . . = 3.
Tou r . . . . . . . . . . . . = 5.
Dame . . . . . . .. .. = 9.

C 'est préci sément dans l 'ouve rtu re que l 'on peut au mieux
observer l ' i nterdépendance des trois éléments fondamentaux,
temps, espace et matéri e l . Il est même possi ble de parler d'un
- 34 -

taux de change, car très souvent le temps ou l 'espace se


la isse gagner par du matéri e l , mais c'est aussi l ' i nverse : le
vol d'un pion dans l 'ouverture (au cas où le jeu de l'adversai re
n'était pas complètement malsa i n) conduit habituel lement à
une notable perte de temps. Dans notre partie n° 2, le cou p
4 . c3 (après 1 . e4 e 5 2. Cf3 Cc6 3 . Fc4 Fc5) conduit pou r les
Blancs à u n gain d'espace a u prix d'une perte de temps.
Pou r l a théorie des ouvertu res, chaque système où temps,
espace, ou les deux, sont gagnés par un sacrifice matériel
est très i m portant. Comme nous l ' avons déjà mentionné, ces
systèmes sont appelés gambits. Il y a deux raisons pri ncipales
justifiant u n sacrifice m atériel (un ou même plusieurs pions,
exceptionnel lement une qual ité, une pièce ou même une Tou r) :

1 ° Accélération d u développement des pièces, accroisse­


ment de leur action et de leur col laboration ;

2° Gain d 'espace, occupation du centre .

Un exemple typique d e
g a m b i t dont le b u t n ' est q u ' u n
g a i n de temps, est l e gam­
..

bit nordique • :
1 . e4 eS 2. d4 e X d4 3.
c3 ! 1 d X c3 4. Fc4 ! 1 (les
Blancs peuvent jouer aussi 4.
C X c3, obtenant une avance
de développement pour le
prix d ' u n seul pion) 4 cX . ..•

b2 5. F X b2.
(Voir diagramme cl-après)
a b c d g h
Comment doit-on juger une
tel le position ? Les Bl ancs ont développement dans les cinq
sans aucun doute u n déve­ premiers coups. Dans de tels
loppement i déal : leurs Fou s cas, i l est habituel lement très
menacent sérieusement l a po­ dangereux pou r le parti pos­
sition ennem i e (attaque con­ sédant l ' avantage matérie l de
tre les poi nts f7 et g7). Pou r s'accrocher à son buti n . La
deux pions, l e s Blancs ont mei l l eu re , ou tout au moins l a
déjà gagné i c i deux temps de plus sol i de méthode pour
- 35 -

combattre u n gambit est de I D 5. c4 cS 6. d X c6 (sinon les


ren d re le matéri e l gagné au Noirs ont une position complè­
bon moment, non seulement tement 1 symétrique avec un temps
de p l us 1 ) 6 . . . . C X c6 et i l est évi­
pour contester l ' avance de
dent que les Noirs sont Ici très
développement adverse, mais
bten.
souvent aussi afi n de pouvo i r
2D 5. Fc4 C X d5 6. Db3 De7 + 7
s'assure r m ê m e u n e avance
Ce2 Cb6 et le s Noirs sont un pqu
de développement ou u n autre
m ieux.
avantage positionne!.
3D 5. Fb5 + c6 6. d X c6 b X c6 7
Dans l e gambit nordique, Fc4 est encore le plus prometteur
les Noirs peuvent l e fai re par pour les Blancs.
les coups 5 • .•• d5 (!) 6. F X dS
Cf6 7. F X f7 + 1 R X f7 8. D X Mais revenons à présent à
d8 Fb4 + 9. Dd2 F X d2 + 1 0. l a partie Italienne q u i nous est
C X d2 cS ! 1 1 . f4 Cc6. I l s ont déjà fam i l ière, car ici aussi
même déjà un petit avantage u n tel gambit est possible,
matériel (leur Th8 est prête à bien q u ' i l ne soit plus a i mé
l 'action !) et ava nt tout u n e depuis des dizaines d'an­
majorité de p i o n s à l 'a i l e Da­ nées.
m e qui peut assu rer u n cer­
tai n avantage en fi nale, ce q u i PARTIE N° 3
sera l e thème de notre pro­ Blancs : Noirs :
pos dans le troisième volume
de notre série. STEIN ITZ BARDELEBEN
(Jouée à Hasti ngs 1 895)
Les gambits dont l'objectif
n 'est qu'une avance de dé­ 1 . e4 eS 2. Cf3 Cc6 3. Fc4
veloppement peuvent aussi FcS 4. c3 Cf6 S. d4 e X d4 6.
être réfutés par leur refus. c X d4 Fb4 + .
Ainsi, dans notre exemple, les
7. Cb1-c3 l ?
Noirs obtiennent un bon jeu
s ' i l s conti nuent après 1 . e4 e5
2. d4 e x d4 3. c3 par 3 . .. .

dS ! 4. e X dS (si 4. e5, l 'ac­


ceptation du sacrifi ce de pion
par d X c3 est a lors nettement
favorable aux N o i rs) 4. . .•

Cf6 ! . Nous pouvons consta­


ter mai ntenant q ue précisé­
ment à cause de l e u r coup «

d'attaque .. 3. c3 les Blancs


ont pris du retard de dévelop­
pement. Une petite analyse
de la situation su rvenant
après ces quatre coups : a b c d g h
- 36 -

Les six pre m i e rs coups 1 ° 1 3 . . . . 0-0 conduit à la nullité


nous sont bien connus par la après des compl ications intéressan­
partie no 2. Là , les Blancs tes : 1 4 . C X h7 1 R X h7 1 5. Dh5 ,.
jouèrent tra n q u i l lement 7. Rg8 1 6. Th4 f5 1 7. Dh7 + Rf7 1 8.
Fd2, ce coup passant aujour­ Th6 1 Tg8 1 (1 8 . . . . Fd7 7 serait mau­
vais à cause de 1 9. Fe2 1 su1vi de
d ' h u i pou r la mei l le u re su ite.
20. Fh5 + ) 1 9. Tel 1 Df8 20. Fb5 1
Voi l à quatre-vingts ans, la
rh8 2 1 . D X h8 g X h6 22. Dh7 + Rf6
suite de gambit 7. Cc3 était 23. T x e7 1 D X e7 24. D X h6 + avec
aussi très popu l a i re . Mais en échec perpétuel.
fait, pou rquoi les Blancs sa­
2° 1 3. ... h6 1 1 est à double tran­
crifient-ils leur pion central ?
chant, mais toutefois prometteur.
Leu r idée est, après 7 . ... C X
Certes, après 1 4. De2 h X g5 1 5.
e4, d'offri r u n second pion par Tel Fe6 ! 1 6. d X e6 f6 le Roi noir
8. 0-0 l et d'exploiter l e re­ reste exposé au centre, mais les
tard de déve loppement adver­ Noirs ont une position très solide .
se par u n e attaque SÇ!ns mer­ Ou 1 4. D h 5 0-0 1 5. Tae1 CfS e t
c i . Une variante dans laquelle l e s Noirs mai ntiennent l e u r p i o n de
les Noirs jouent pou r s'accro­ plus.
cher à leur buti n peut nous
montre r à quels dangers ils Avant que nous ne poursui­
sont exposés : 8. ... C X c3 9. vions notre partie, mention­
b X c3 F x c3 (9. . . . dS ! est nons encore que les Blancs
mei l le u r, bien que les Blancs disposent ici d'un autre gam­
conservent aussi des pers­ bit : 7. Rf1 ! ?. Si mai ntenant
pectives d'attaq ue, par exem­ C X e4 (?) i l s obti ennent a l o rs
ple 1 0. c x b4 d x c4 1 1 . Te 1 + par 8. dS ! Ce7 9. Dd4 Cf6 1 0.
Ce7 1 2. FgS ! f6 1 3. De2 ! f x FgS une attaque assez dange­
gS 1 4. D x c4 su ivi de 1 S. C x reuse (par exemple 1 O . . Cg6 . .

gS ou 1 S. CeS) 1 0. Fa3 ! dS ! 1 1 . Cbd2 h6 1 2. Te 1 + et les


(1 0 . . . . Ce7 1 1 . F x f7 + R X f7 Noirs doivent renoncer au ro­
1 2. Db3 + ) 1 1 . FbS ! F X a 1 1 2. que). La su ite juste est ici l e
Te1 + Fe6 1 3. CeS, et en dé­ refu s du gambit p a r 7 . ... d 5 1
pit d ' u n aussi gros avantage par exemple 8. e X dS C X dS
matéri e l , les N o irs sont sans 9. De2 + Fe6 1 0. FgS Fe7, etc.
défense. Mais ils peuvent se
7. . . . . . . d7-d5
défendre bien mieux : 8. ...
F X c3 ! 9. dS ! (après 9. b x c3 Ici aussi les No irs choisis­
suit dS ! et l ' attaque touche à sent u n e méthode parfaite­
sa fi n , par exemple 1 0. Fa3 ment sa ine : i l s refusent le sa­
d x c4 1 1 . Te 1 Fe6 1 2. T x e 4 crifice de pion et l i q u i dent le
DdS t , etc.), 9 . . . . Ff6 1 1 0. Te 1 centre blanc.
Ce7 1 1 . T x e4 d6 1 2. FgS !
F x gs 1 3. C x gs et mai nte­ 8. e4 X d5 Cf6 X d5
nant deux conti n u ati ons sont 9. 0--0 !
possi bles : Ce sacrifice de pion ne peut
- 37 -

pas être accepté : 9. . . . C X 1 6. c7-c6 ?


c3 1 0. b X c3 F x c3 1 1 . Fa3 !
U n e faute très sérieuse,
Fb4 1 2. Te 1 + ! Rf8 1 3. F X
b4 + C x b4 1 4. Db3 ou 9 . . . après laquelle les N o i rs ne
parviennent plus à termi ner
.

F x c3 1 0. b x c3 C x c3 ? ? 1 1 .
De1 + . l e u r développement. Au l ieu
de cela il fa l l ait jouer tranqu i l ­
9. . . . . . 0 Fc8-e6 ! lement 1 6 . . . . Rf7 ! c e q u i leur
1 0. Fc1 -g5 Fb4-e7 a u rait assu ré u n jeu égal . I l s
11. Fc4 X d5 Fe6 X d5 s e l ai ssent pou rtant écarter
1 2. Cc3 X d5 Dd8 X d5 de leur plan par le dern i e r
1 3. Fg5 X e7 Cc6 X e7 coup adve rse d a n s la cra i nte
1 4. Tf1 -e1 que les Blancs, après 1 6. . . .
Rf7 , ne sacrifient l a qual ité
Le jeu s'est simpl ifié et les pou r deux pions par 1 7 . D x
Blancs peuvent avoi r d'éven­ e7 + ! ? D X e7 1 8. T x e7 +
tuels soucis pou r leur pion R x e7 1 9. T x c7 + . Mais ce
i solé d4. Par contre, les N o i rs calcul éta it tout à fait faux car
doivent encore mettre leu r les N o i rs a u ra ient pu conser­
Roi en sécurité. Comme le ro­ ver la supériorité par 1 9. . . .

que n'entre pas en l igne de Rd6 20. T x b7 TheS ; (mena­


compte (le coup préparatoi re çant Te l + suivi du mat) 2 1 .
1 4 . . . . Dd6 a u rait pou r répon­ h3 Tc7.
se 1 5. De2), i l s doivent assu­
rer à leur Roi une retraite en 1 7. d4-d5 ! !
f7 ; une tell e manœuvre est Un beau sacrifice de p i o n ,
appelée roque a rtificiel
• •.
les Blancs obtiennent la case
1 4. d4 pou r l eu r Caval ier.
0 0 0 0 0 0 f7-f6
1 5. Dd 1 -e2 Dd5-d7 1 7. . . . . . . c6 X d5
1 6. Ta1 -c1 1 8. Cf3-d4
La menace est mai ntenant
1 9. Cf5 ! avec u n gain i mmé­
diat.
1 8. 0 0 0 0 0 . Re8-f7
1 9. Cd4-e6 Th8-c8
Les N o i rs devaient se dé­
fen d re contre 20. Tc7. Suit à
présent une superbe combi­
naison forcée.
20. De2-g4 g7-g6
20 . . . . T x c 1 ? 2 1 . D x g7 +
a b c d e g h Re8 22. Df8 mat.
- 38 -

21 . Ce�S + I Rf7-e8 tention d ' u n é'ément stratégi­


22. Te1 X e7 + ! ! que p l u s d u ra b l e , comme g a i n
d'espace ou dom i n ation d u
N 'est simple qu 'en apparen­ centre, mérite une plus gran­
ce (22 . . . . R X e7 23. Te 1 + Rda de attenti o n . Notre premier
24. Ce6 + Rea 25. Cc5 + , 23. exemple appartient à c e ty­
. . . Rd6 24. Db4 + Tc5 25. pe, c' est le gambit Evans q u i
Te6 + ou 24 . . . . Rc7 25. Te7) a j o u i a u siècle dernier d ' u ne
car, en réal ité, les Noirs ont énorme popu larité.
une défense cachée.
22. . . . . . . R e8-f8 ! PARTI E N° 4
Ahuri ssant : les Noirs dis­ Blancs Noirs :
posent mai ntenant de deux ANDERSSEN D U FRES N E
menaces, T X c 1 + su ivi du
(Jouée en match, 1 852)
mat, et D X g4!.
23. Te7-f7 + ! Rf8-g8 1. e2-e4 e7-e5
2. Cg1 -f3 Cb8-c6
Natu rellement pas 23. . . . 3. Ff1 -c4 Ff8-c5
D x f7 à cause d e 24. T x ca + 4. b2-b4 ! ?
n i 23. . . . Rea à cause de 24
l'officier d e marine Evans,
D X d7 mat.
qui uti l isa l e premier ce début
24. Tf7-g7 + 1 Rg8-h8 au commencement du siècle
dernier, n 'était pas u n fort
Ou 24 . . . . Rfa 25. C x h7 + joueur, et i l a sans doute sa­
et gagne (25. . . . R X g7 26. crifié ce pion bien légère­
D X d7 + ou 25 . . . . Rea 26. ment. Son gambit est pou r­
D X d7 mat). tant parfa itement fondé et en·
25. Tg7 X h7 + ! abandonne core uti l isé épisodiquement
dans la pratique actuelle.
la suite pou rrait être 25 . . . . Dans la partie Ita l i enne, les
Rga 26. Tg7 + Rha 2 7 . D h4 + Blancs jouent 4. c3 pou r pré­
R X g7 2a. Dh7 + Rfa 29. parer d4. Nou.s avons vu que,
Dha + Re7 30. Dg7 + Rea (30 . dans ce cas, les Noirs ont suf­
. . . Rd6 3 1 . D X f6 + ou 30 . . . . fi samment de temps pou r en­
Rda 3 1 . Dfa + ) 31 . Dga + Re7 treprendre une contre-attaque
32. Df7 + Rda 33. Dfa + Dea au centre (4. . . . Cf6 1 et plus
34. Cf7 + Rd7 35. Dd6 mat. tard 8. ... d5 1 } . C'est pour­
les systèmes de gambit ap­ quoi les Blancs sacrifient un
puyés sur une base stratégi­ pion afi n d'atti rer le Fou en
que plus profonde où l e sacri­ b4 et de pouvo i r réal i ser l ' i m­
fice de pion ne vise pas seu­ portant coup c3 avec gain de
lement à accélérer le déve­ temps. M a i s ne s'agit-il pas
l oppement, mais aussi à l 'ob- ici aussi d ' u n simple gain de
- 39 -

temps ? N o n , c a r l e sens d u o utre l e s deux conti n u ations


cou p c 3 n ' est p a s d ' accélérer su ivantes :
l e dével oppement, mais de 1 o 5. . . . Fc5 (plus faible c.ue FaS,
gagner de l ' espace a u cen­ car en c5 l e Fou sera attaqué par
tre ! d4 !) 6. d4 e X d4 7 . 0-0 (est éga­
lement prometteur 7 . c X d4 Fb4 +
4. . . . . . . Fc5 X b4
8. Fd2 ou 8. Rf1 1 ?, en comparai­
Le refu s d u gambit l a i sse son avec les variantes anal ogues de
l ' Ital ienne, les Bla ncs ont un temps
aux Blancs u n e certa i n e i n i ­
de plus . . . et un pion de moins 1) 7.
ti ative :
.. . dG (7. . . . d X c3 ne serait pas
1 ° 4. ... Fb6 5. a4 1 a6 6. Cc3 1 bon : 8. F x f7 + 1 R x f7 9. Dd5 +
Cf6 (6 . ... C x b4 ? 7. C x e5 Dg5 8. suivi de D X cS) 8. c X d4 Fb6. Cette
Df3 ! ) 7. Cd5 C x d5 8. e x d5 e4 9. position s'est présentée dans de
d X c6 0-0 ! 1 0. Fb2 ! (1 0. Cg1 ? nombreuses parties a nciennes et fut
Df6) 1 O. . . . e X f3 1 1 . D x t3 et les même appelée • position normale •

Blancs sont un peu mieux grâce à de ce gambit. Comparons-la avec la


l a grande action de leurs Fous. position analogue de la partie Ita­
lienne (4. c3 d6, a u lieu de Cf6) .
2o 4 . ... Fe7 5. c3 1 (5. b5 serait
dans laquelle les B l ancs n'ont pas
beaucoup plus fa ible : 5. . . . CaS 6.
encore roqué, mals par cortre ont
C x es C x c4 7. C x c4 dS 8. e x d5
encore un pion en b2 1 .
D X dS et les Noirs regagnent leur
I c i aussi, les Blancs ont d e bonnes
P avec avantage) 5. ... Cf6 6. Db3
perspectives d'attaque, par exem­
0-0 7. d3 et les Blancs ont un petit
ple : 9. Cc3 1 Fg4 1 O. Fb5 1 (mena­
avantage Ici auss i .
çant 1 1 . d5) 1 O . ... R f8 (mei l leur que
5. c2-c3 10 . . . . Fd7 1 1 . e5 1 ) 1 1 . Fe3 Cge7
1 2. a4 o u 9 . . . . Ca5 1 0. Fg5 1 f6 1 1 .
Ff4 C x c4 1 2. Da4 + Dd7 1 3. D x
c4 Df7 1 4. CdS 1 Fe6 1 S. Da4 + Fd7
1 6. Dc2 1 TeS 1 7. a4 Fa5 1 8. Tfb1
et les Blancs exercent une forte
pression.
2o 5 . ... Fe7 1 (c'est la défens9 la
plus solide qui correspond aussi a u
m ieux au principe qu'un gambit doit
être combattu en rendant l e maté­
riel au moment le plus favorable)
6. d4 (menace à présent fortement
7. Db3, et la case f7 ne peut pas
être protégée) 6 . . . . Ca5 1 7. C x e5
C X c4 8. C X c4 d5 9. e x d5 D X dS
a b d e g h 1 0. Ce3 Dd8 ou Da5 et les Noirs
ont un jeu très commode.
5. Fb4-a5
Dans cette variante, les
Les Noirs ont encore en Blancs peuvent également
- 40 -

conti nuer par 7. Fd3, mais le 1 5. c4 avec un jeu très obscur ; pour
Fou abandonne ai nsi sa posi­ les deux pions sacrifiés, les Blancs
tion agressive. Les N o i rs ont ont de bonnes perspectives d'!ltta­
le choix entre 7. . . . e X d4 8. que.
c x d4 d5 1 ? 9. e x d5 D x d5 2o 1 0. Fa3 Ca5 1 1 . C x e5 1 ? C x
1 O. Cc3 Dh5 et la restitution b3 1 2. a x b3. Maintenant, les Noirs
encore plus sol ide du pion : ne peuvent en aucun cas défendre
7 . . . . d6 8. d x es d x es 9. e x leur énorme ava ntage matériel, mals
eS Fe6 avec une complète ils doivent s'efforcer d'obtenir une
position égale par 1 2. ... DeS 1 1 3
égal ité. .

F x e6 F x e6 1 4. Cd2 Cf6 1 5. Cec4.


6. d2-d4 1
7. 0-0 d4-d3(?)
Leu r pion c3 se trou­ Les Noi rs veu lent ai nsi
vant ainsi cloué, les Blancs éviter que les B l ancs renfor­
doivent a g i r de façon a i guë. cent l e u r centre (c X d4) tout
Après 6. 0-0 les N o i rs ont en se refusant la responsabi­
à nouveau une occasion fa­ l ité risquée 7 . . d X c3, appe­
. .

vorable, en rendant le pion, de. lée .. défense comprom i se • .

s'assurer un petit avantage Comme exemple nous vous


positionne! : 6. . . . d6 7. d4 donnons la varia nte pri ncipale
Fb6 ! par exemple 8. d X eS suivante : 8. Db3 Df6 9. eS 1
d X e5 9. D X d8 + C X d8 1 0. Dg6 (9 . . . . C x es ? ? 1 0. Te 1
C x e5 Fe6 1 1 . Cd2 Ce7 1 2. d6 1 1 . Da4 + , etc.) 1 0. C x c3
Fa3 f6 ! 1 3. Cd3 Cg6� etc. Cge7 (après 1 0 . . . . F x c3 1 1 .
6. . . . . . . e5 X d4 D x c3 suivi de 1 2. Fa3 les
N o i rs ont également du mal
Comme dans la variante 6. à conso l i der leur position) 1 1 .
0-0 d6 les Noirs peuvent Fa3 0-0 1 2. Tad 1 1 (mais pas
aussi renoncer à leur P de 1 2. CdS ? C X d5 1 3. F X f8
plus et jouer 6 .. d6 (1). Ou­
. .
Cf4 et les N o i rs gagnent)
tre la récupération du pion (7. 1 2 . . . . TeS 1 3. Fd3 1 (à présent
d X e5 d X e5 8. D X d8 + C X la Dame noire est pou rsui ­
d8 9. C x eS Fe6) qui ne don­ v i e 1 ) 1 3 . . . . D h 5 1 4. Ce4 C x
ne visiblement rien ici non eS (autrement suit 1 5. Ceg5
plus, 7. Db3 entre encore en menaçant 1 6. C x f7 1 D x f7
l igne de compte. Peuvent sur­ 1 7. Fc4) 1 S. c x es D x es 1 6.
veni r alors les variantes sui­ Fb2 De6 1 7. DbS I . C'est la
vantes : 7 . . . . Dd7 (après 7. façon dont s'était poursu ivie
. . . De7 ou Df6 ? suit 8. dS et une partie Lasker-Marshal l .
Da4 + , le FaS restant sans En dépit de trois pions de
défense 1) 8. d X eS d X eS 9. moins, les Blancs ont une
0-0 Fb6 et maintenant : attaque décisive, par exemple
1 o 1 0. Td 1 De7 1 1 . a4 1 Ch6 1 1 2. 1 7 . . . . Fb6 1 8. CgS ou 1 7 .
a 5 1 ? F x a5 1 3. Fa3 Df6 1 4. Fb5 Fd7 Db6 1 8. DeS.
- 41

La conti n uation 7 . . . . d6 8. 1 7. Ce4-f6 + 1


c x d4 Fb6 ! conduit à l a " va­
ri ante normale " qui nous est Autrefois. on ne cherchait
déjà con n ue.. pas aux échecs l e gain ava nt
tout, mais l a beauté. Aujour­
8. Dd1 -b3 Dd8-f6 d ' h u i , au lieu de cette gén i a l e
9. e4-e5 ! Df6-g6 com b i n a i son gagnante, on
1 0. Tf1 -e1 Cg8-e7 se contenterait de l a su ite
1 1 . Fc1 -a3 b7-b5 ! ? prosaïque 1 7. Cg3 Dh6 1 8.
Fc 1 De6 1 9. Cg5 Dd5 20. Fc4
U n parei l sacrifice de dé­
viation éta it fréquent dans de 1 7. . . . . . . g7 X f6
nombreuses v i e i l les vari an­ 1 8. eS X f6 Th8-g8
tes de cette ouvertu re. L' idée 1 9. Ta1 -d 1 ! Dh5 X f3 ?
en est d'él i m i ner l a pression
Permet u n e fi n d ' u n e beau-
des pi èces b l a n ches sur la
té i n habitu e l l e . De toute ma­
diagonale a2-g8 et d 'obte n i r
n i è re les N o i rs éta ient per­
u n e co lonne ouverte pou r la
dus, par exemple 1 9 . . . . Tg4
Tou r. Après 1 1 . . . . 0--0, les
20. Te4 CeS 1 ? 2 1 . T x e5 T x
Blancs pou rsu ivent l eu r atta­
g2 + 22. Rf1 ! T x f2 + 23.
q u e par 1 2. Cbd2 suivi de
Re1 D X f3 24. T x e7 + Rf8
Ce4 et F x d3.
25. Te3 + , etc.
1 2. Db3 X b5 Ta8-b8
20. Te 1 X e7 + ! Cc6 X e7
1 3. Db5-a4 Fa5-b6
Ou 20 . . . . Rd8 2 1 . T X d7 + !
Natu re l l ement pas 1 3. . . . ReS 22. Td8 + ! ! C x dB (22 . . . .
0--0 ? 1 4. F x e7 C x e7 1 5. T X d B 23. g X f3) 23. Dd7 + ! !
D x as. R x d7 24. Ff5 + su ivi de 25.
1 4. Cb1-d2 Fc8-b7 Fd7 mat !
1 5. Cd2-e4 Dg6-f5 ? 21 . Da4 X d7 + 1 1 Re8 X d7
Après cette perte de temps 22. Fd3-f5 + Rd7-e8
il n 'y aura plus de salut. 1 5. 23. Ff5-d7 + Re8-f8
. . . d2 ! 1 6. Ce x d2 0-0 était 24. Fa3 X e7 mat
rel ativement le mei l l e u r. Il Le gambit Roi est une très
faut natu rel lement considé­ ancienne ouvertu re q u i con­
rer que dans ce cas, sans le tient une profonde idée stra­
moindre sacrifi ce, les Bl ancs tégique. Pou r l ' i l l u strer, nous
obtiennent une attaque sou­ choisissons cette foi s une
tenue par 1 7. Ce4. partie moderne dans laquelle
triomphe l a défense. Ce se­
1 6. Fc4 X d3 Df5-h5
rait toutefois dommage si
La menace éta it 1 7. Cd6 + nous devions a i nsi détourner
ou Cf6 + gagnant la Dame. nos lecteu rs de ce début des
- 42 -

p l u s i ntéressants et i n struc- 2° 5 . ... Fe7 6. Fd2 d5 1 7. e x d5


tifs ! C X dS 8. Dg3 C x c3 9. F x c3 Ff6.
etc.

PARTIE N° 5 Le début du Fou ( 1 . e4 eS)


N o i rs : 2. Fc4 est u n e très ancienne
Bla ncs .
ouverture (ana lysée déjà au
ELEY BOUWMEESTER XVe siècle) . Ici, les N o i rs
(Jouée aux Pays-Bas, 1 972) peuvent se montre r i m média­
1. e2-e4 e7-e5 tement actifs a u centre : 2 .
2. f2-f4 ! ? C f6 ! . Si m a i ntenant 3 . d3
a l o rs c6 ! est très bon, les
Jusqu'à présent nous nous Noirs arrivant eux-mêmes à
sommes exclusivement con­ la constru ction centrale d5.
sacrés a u fo rt coup 2 . Cf3, et Après 3. Cc3 outre des coups
accesso i rement nous avons tranqu i l les comme Fb4 ou
mentionné la su ite 2. d4 e X Fc5, les N o i rs peuvent aussi
d4 3. c3 ! ? . S i , a u l i e u de 3 . jouer 3. ... C X e4. Nous ver­
c3, les Blancs regagent le rons encore cette tou rn u re
pion, survient après 3. D X d4 tactique dans d ' autres ouver­
la partie du centre q u i , pou r tures. I l est i mportant de sa­
des ra isons b i e n compréhen­ voi r que la réponse fréquem­
si bles, n 'est pas particu l ière­ ment employée par les
ment a i mée : 3. . . . Cc6 ! joueurs peu expéri mentés 4 .
(ga i n de temps ! ) 4. De3 Cf6 F x f7 + ? est fa i b l e à présent :
S. Cc3 (si S. eS les N o i rs peu­ 4 . . . . A X f7 S. C X e4 d5 6.
vent jouer u n gambit très pro­ DhS + Rg8 7 . Cg5 De7, et
metteur : S . . . . Cg4 6. De2 l e u r centre p u issant assu re
dS ! 7 . e x d6 + Fe6 8. d X aux N o i rs l ' avantage, e n dé­
c7 D x c7 et l e u r avance de pit de l e u r a i l e Roi un peu
dével oppement vaut certa i ne­ paralysée. Comme après 3 . . . .
ment p l u s q u ' u n pion, ou aus­ C x e4 l a su ite 4 . C x e4 n e
si 6. De4 dS ! 7 . e x d6 + Fe6 donne rien à cause d e 4 . . . .
8. Fa6 1 ? D x d6 ! 9. F x b7 dS, les B l a n cs ont l ' habitude
Db4 + 1 O. D X b4 C X b4 1 1 . de conti nuer ici par 4. Dh5 1 ?
Ca3 Tb8,etc.) et les N o i rs •
Cd6 5. Fb3 1 (5. D X e5 + De7
peuvent choisir entre deux 6. D x e7 + F x e7 con d u i rait
bonnes su ites d'éga l i sation : à u n e position de n u l l ité).
1 o 5 . . . . Fb4 6. Fd2 o-o 7. 0-­ Mai ntenant les Noi rs ont le
o-o TeB 8. Fc4 1 CeS (8 . . . . F X c3 choix entre l e développement
est trop dangereux : 9. F X c3 C X e4 tranqu i l l e S . . . . Fe7 6. Cf3 Cc6
1 0. Df4 1 Cf6 1 1 . Cf3 d6 1 2. Cg5 et 7. C x es 0-0 ! et de g rosses
les Blancs ont l 'attaque : à nouveau com p l i cations survenant après
un gambit 1) 9. Fe2 d6 1 O. h3 Fe6 s. ... Cc6 1 ? 6. Cb5 1 g6 7.
1 ; . f4 Cc4 1 2. F x c4 F X c4. etc . , ou : Df3 f5 8. Dd5 De7 ! 9. C x
- 43 -

c7 + Rd8 1 0. C x as b6. Les Noirs ont en outre encore d'autres


B lancs ont ici u n e q u a l ité de poss ibi l ités comme 5. . . . Fb4, 5. . . .

p l u s (le CaS est perdu), m a i s Fc5 6. d4 Fb4, 5. . Fg4 ou 5. . . .


..

l e u r position- n ' est p a s déve­ Cc6) 6. d4 0-0 7. Fd3 f 5 8. e x f6


loppée, l e u r Dame sera expo­ F x f6 1 9. 0-0 (les Blancs ne doi­
sée après Fb7 et l ' issue de vent pas gagner u n pion en e4, car
après Te8 l e clouage leur coûterait
cette variante risquée n 'est
du matériel) 9. . . . Cc6 et les Noirs
pas claire du tout.
égal isent sans difficrJité, par exem­
La troisième poss i b i lité ple : 1 0. Ce2 Ff5 1 1 . c3 Dd7 ou 1 0.
pou r les Blancs après 2. Fc4 C X e4 d X e4 1 1 . F X e4 C X d4 1 2.
Cf6 consiste en un gambit Cg5 ! ? Ff5 ! 1 3. c3 (1 3. F x f5 C X
dont le seul but consiste à f5 1 4. D X d8 Ta X d8 1 5. T x f5 ?
accélérer l e dével oppement : Fd4 + ou 1 5. Ce6 Fd4 + 1 6. Rh1 ? ?
3. d4 !? e x d4 4. Cf3 C X e4 s. Cg3 + 1 ) 1 3. . . . F X g5 1 4. F X g5 D X
D X d4 Cf6 6. FgS Fe7 7 . Cc3 g5 avec une complète égal ité.
c6 1 8. 0--0-0 dS 9. The 1 Fe6 2o 2. . Cc6 3. Fc4 (les Blancs
..

1 0. Fd3 Cbd7 1 1 . D h4 CeS 1 2. peuvent ici d'une façon analogue au


Cd4. Pou r le pion les B lancs gambit Roi normal
• aussi jouer
• ..

exercen t u n e pression gê­ 3. f4 1 ?) 3. ... Cf6 4. d3 Fb4 5. Cf3


n a nte, mais après 1 2 . . . . Cg8 ! d6 6. 0-0 F x c3 7. b X c3 CaS 8.
les Noi rs peuvent parfaite­ Fb3 C x b3 9. a x b3 0-0 et les
ment se défendre. Blancs n'ont qu'un avantage i nsigni­
Une autre ouvertu re cor­ fiant.
recte bien que peu pratiquée, 2. . . . . . . e5 X f4
après 1 . e4 eS, est l a partie
Viennoise 2. Cc3. Les Bl ancs N atu rellement, les N o i rs ne
choi sissent un coup de déve­ sont pas forcés d'accepter le
l oppement sain bien que sacrifice de pion (dont nous
moins agressif (2. Cf3 atta­ exp l i querons le but p l u s tard).
que le pion eS a lors que 2. Passif bien que sol ide serait
Cc3 ne contient aucune idée le refus par 2. . d6 ou 2 . . .
.. .

d ' attaque semb l a b l e 1 ) . Les Cc6 3. Cc3 d6, et après 2. .. .


N o i rs disposent ici d ' u n choix Cf6 les Bl ancs obti ennent
assez l a rge de bonnes conti­ u n petit avantage par 3. Cf3 !
n u ations, par exemple : C x e4 4. d3 Ces s. f x es dS
6. d4. Deux formes de refus
1 o 2. . Cf6 3. f4 1 (3. Fc4 con­
..
sont toutefois parfaitement
duit à la partie du Fou déjà exami­ jouables :
née, et après 3. Cf3 Cc6 survient
la partie des quatre Cavaliers dont 1 ° 2 . . Fc5 3. Cf3 (3. f X
..

nous nous occuperons plus tard) 3. eS ? ? serait u n e g rosse faute


... d5 1 (3. ... e X f4 ? serait ici tout à cause de 3 . . . . D h4 + 4. g3
à fait mauvais, car après 4. e5 De7 D x e4 + su ivi de D X h 1 ou
5. De2 le Cavalier doit reculer en 4. Re2 D x e4 + S. Rf2 FcS + )
g8) 4. f X e5 C x e4 5. Cf3 Fe7 (les 3. . . . d6 4 . c3 (ici aussi 4.
- 44 -

f x es d x es s. C x es ? ? se­ De2 FfS ! S. Cc3 [S. g4 ?


rait une g rosse faute à cause 0--0 1 9. g X fS TeS] S . . . . De1
de S. . . . Dd4 ! ) 4. . . . Cf6 S. 9. Fe3 F x e3 1 0. D x e3 C x
f x es d x es 6. C x es De7 7. c3 1 1 . D x e7 + R x e7 1 2. b X
d4 Fd6 S. Cf3 (S. Ff4 C x e4 c3 F X c2 avec u n e fi nale
9. Fd3 CeS ! ) S . . . . C x e4 9. égale, ou S. Cd2 e X d3 6. F X
Fe2 0-0 1 O. 0--0 cS avec d3 C X dS 7 . De2 + Fe7 S.
égal ité. Outre 4. c3, les Ce4 0--0 9. Cf3 Cd7 1 O. 0--0
Blancs peuvent aussi conti­ C7f6 1 1 . CeS et les B l a ncs
nuer plus tra n q u i l lement par n 'ont q u ' u n avantage m i n ime,
4. Fc4 Cc6 S. Cc3 Cf6 6. d3, ou S. De2 Fg4 ! 6. Cf3 D X dS
mais là non plus, les N o i rs 7. Cbd2 FfS S. Ch4 Fg4 9.
n 'ont pas g rand-chose à Chf3 FfS avec répétition de
cra i n d re, par exemple : 6. . . . coups) S . . . . Fb4 6. Fd2 0--0 !
a 6 (po u r p réserve r le FcS de 7 . C x e4 TeS ! S. F X b4 C X
l 'échange par Ca4) 7. fS CaS ! e4 9. d x e4 T x e4 + 1 0. Fe2
S. FgS c6 ! 9. De2 bS 1 0. Fb3 TX b4 1 1 . Dd2 Dd6 et les
Db6 avec des chances éga­ N o i rs regagnent leur pion
les, ou 6 . . . . Fe6 7 . FbS (après avec u n jeu éga l .
7 . F x e6 f x e6 s. f x es d x es
l es N o i rs sont bien g râce à
la colonne f ouverte) 7 . . . . a6 �
S. F x c6 + b x c6 9. De2 (9.
f x es d x es 1 0. C x es ? ?
Dd4) 9 . . . e x f4 1 0. F x f4
. 6
DbS ! 1 1 . Cd 1 0--0 avec éga­
l ité.
4
2° 2• •.. d5 3. e x dS e4 !
(ici les N o i rs offrent eux­
mêmes u n pion pour restrei n ­
dre l a position blanche ; ce
système se nomme .. contre­
gambit Falkbeer ) 4. d3 (i l
,.

a b c d e f g h
est conséquent d'él i m i ner ra­
pidement l e gênant pion e4.
Si les Bl&ncs en restent à Si nous considérons rapi­
leu r g a i n de pion, les N o i rs dement cette position, . nous
obtiennent u n jeu actif, par nous éto n nerons peut-être de
exemple 4. Cc3 Cf6 S. Fc4 l a raison pour laquel l e les
FcS ! 6. d4 e x d3 e. p. 7. D X d3 Blancs ont bien pu sacrifier
0-0 S. Cge2 TeS, etc.) 4 . . . . le pion : les N o i rs menacent
Cf6 ! S. Cc3 (i l y a en outre très fortement Dh4 + : Je sa­
tro i s su ites de possi bles : S. crifice de pion a en appa­
d x e4 C x e4 6. Cf3 FcS 7. rence aussi affa i b l i l a position
- 45 -

du Roi blanc ! Pou rtant, l a 1 3. d6 1 D X d6 1 4. F X g5 1


situation d e s Blancs n ' est en h X gS 1 S. Dd3 Te8 1 6. F X
rien défavorable, car d ' i mpor­ f7 + ! et les Blancs gagnent.
tants avantaQes positionnais U n peu mieux pour les
sont à leur actif : avant tout, N o i rs est le contre-sacrifice
le pion n o i r centra l a été 4 . . . . dS s. F x ds et seu le­
écarté de eS et les Blancs ment mai ntenant 5. ... gS.
ont a i nsi la possibi l ité de s'as­ Mais dans ce cas aussi , le
s u rer la supéri o rité au cen­ jeu se développe en faveu r
tre. En outre, ils peuvent par d e s Blancs : 6. g3 1 Dh6
l a su ite uti l i se r la colonne f (après 6 . . . . f x g3 suit 7 . Df3 1
ouverte pou r monter des g2 + 8. R X g2 Ch6 9. Dg3 !
attaques dangereuses. Mais D x g3 + 1 0. h X g3 et les
tout d'abord i l convient natu­ B l a n cs ont une fi nale avan­
rel l ement de mettre son pro­ tageuse) 7. d4 ! Cf6 8. Df3 !
pre Roi en sécu rité ! C x ds 9. e x ds Fd6 1 0. Cc3
3. Cg 1 -f3 FfS 1 1 . h4 ! (une action typi­
que q u i démol it l a chaine des
La su ite natu re l l e : les pions noirs) 1 1 . . . . g4 1 2. Df2
B l ancs empêchent Dh4 + . et les Bla ncs sont m i eux.
Cer tes, les variantes très Après 3. Fc4 les N o i rs ont
aiguës 3. Cc3 ! ? ou 3. d4 1 ?
·

toutefois une bien mei lleure


ont été essayées, mais dans contin uation avec 3 • ••• Cf6 1
les deux cas après 3. . . . 4. Cc3 (4. eS dS 1) 4 . . . . c6 ! .
D h 4 + 4 . Re2 l e R o i est e n Vo ici donc à nouveau l a pré­
insécu rité, c e q u i n ' est pas paration ca ractéristique du
entièrement compensé par coup dS. Les N o i rs choi sis­
les temps que les Noi rs doi­ sent cette poussée souvent
vent perdre avec leur Dame aussi quand e l l e impl ique u n
(qu i doit jouer après Cf3 !). sacrifice d e p i o n . Les varian­
Par contre, 3. Fc4 est une tes possi bles sont :
bonne réponse au coup du
texte. 3 • •..D h4 + ne se jus­ t o 5. e5 d5 1 6. e x f6 d X c4 7.
tifi e plus, car après 4. Rf1 la f X g7 F X g7.
Dame noire est fi nalement 2o 5. De2 d5 1 6. e x d5 + Fe7 7.
plus exposée que le Roi d x c6 C x c6 8. Cf3 0-0 9. 0-0
blanc, comme l e montre clai­ Fc5 + 1 0. Rht Fg4 et les Noirs ont
rement l a varia nte su ivante : nettement Je meilleur jeu grâce à
4. . . . gS S. Cc3 fg7 6. d4 ! leur ava nce de développement.
Ce7 7. p3 1 f X g3 8. Rg2 ! Dh6 3o 5. Cf3 ? b5 1 6. Fb3 b4 suivi de
(après 8 . . . . g X h2 ? ? 9. T x C x e4.
h 2 l a Dame serait perdue ! ) 40 5. Df3 d5 J 6. e x d5 Fd6 7.
9. h x g3 Dg6 1 O. Cf3 h6 1 1 . Cge2 0-0 et les Noirs ont égale­
CdS ! C x ds 1 2. e x ds � ment u n jeu très prometteur.
- 46 -

Cc6 1 3. b3 1 De6 1 4. Cc3


s u ivi de 1 5. Cd5 et les Blancs pren­
nent l ' ava ntage . Ou 6 . . . . d5 7. e x
d5 (7. F x d5 Cf6 8. D X f4 Fe7 est
moins bon) 7. .. Fd6 8. d3 Ce7 9.
F X f4 F X f4 1 0. D X f4 0--0 1 1 . Cc3
Cg6 1 2. Dg3 Cd7 1 3. Tae t et ici
non plus, les Noirs ne parviennent
pratiquement pas à se défendre car
leur roque est affaibli et leur aile
Dame n'est pas développée.
Mais après 4. Fc4 les Noirs d ispo­
sent d'un meilleur coup : 4 . . . . Fg7 1
(avec l ' idée, après 5. h4, de défen­
a b d e g h dre suffisamment l a chaîne de pions
par 5. . . . h6 1), après quoi la suite
3. d7-d5(!) peut être : 5. 0--0 d6 6. d4 h6 7.
c3 Cc6. Les Blancs ont à présent un
La " défense moderne ,. fort centre, mais les pièces noires
qui , si e l l e n 'est pas l a p l u s sont bien placees pour l a défense.
forte, est certai nement l a plus Les Blancs doivent prendre des me­
c;ures énergiques : 8. g3 ! g4 9.
sol ide poss i b i l ité à disposi­
Ch4 f3 et m a intenant, soit 1 O. Db3
tion des N o i rs. De7 1 1 . Ff4 suivi de Cbd2 et Taet
Dans les siècles passés, on ou même 1 0. Cd2 Ff6 1 1 . Ch X f3 !
jouait presque exclusivement g X f3 1 2. D X f3 et les Blancs ont
3. . .. g5 avec l ' i dée de proté­ une forte menace 1 3. e5 1 d X e5
ger efficacement le pion f4 et 1 4. Ce4.
éventuellement, de menacer 2o 4. h4. Les Blancs veu lent ainsi
g5-g4 (après u n départ du détrui re l a chaine des pions noirs
Cf3 su ivrait à nouveau et s'emparer du pion f4. Exami­
Dh4 + ). Les Blancs ont alors nons brièvement le gambit Kieserit­

deux méthodes fondamenta­ zki • 4. ... g4 5. Ce5 1 (après 5.


Cg5 1 ? h6 les Bla ncs doivent sacri­
lement différentes :
fier le Caval ier en f7, ce qui n'est
t o 4. Fc4. SI les Noirs réal i sent pas entièrement correct) 5. ... Cf6
ici leur menace et jouent 4. ... g4, (toute une série d'autres coups a
suit u n sacrifice de pièce prometteur été essayée ici sans succès parti­
5. 0--0 1 (le gambit Muzio) 5 . . . . cul ier. A i nsi. 5 . . . . h5 ? est une suite
g X f3 6. D x f3 e t l a position noire faible à cause de 6. Fc4 Th7 7. d4
est très exposée en ra1son des dan­ Fh6 8. Cc3 Cc6 9. F x f7 + 1 T x f7
gers qui l a menacent sur la colonne 1 O. C X f7 R X f7 1 1 . F X f4 1 F x f4
f. Nous nous l imitons ici à deux 1 2. 0--0 D X h4 1 3. T X f4 + Rg7 1 4.
exemples typiques : 6 . . . . De7 7. Dd2 d6 1 5. Taft et dans la partie
D X f4 1 Dc5 + (7 . ... Ch6 8. Cc3 1 Bronstein-Doubinine, Moscou 1 947,
c6 9. d4 d6 1 0. Fd2 Tg8 1 1 . Taet J 'attaque blanche se révéla décisive.
Fh3 1 2. Tf2 n'est pas mei lleur) 8. Dans cette variante, c'est le triom­
d4 1 D X d4 + 9. Fe3 D X c4 1 0. De5 + phe de la colonne f 1) 6. d4 1 (plus
Ce7 1 1 . D X h8 Cg6 1 2. D X h7 fort que la viei lle continuation 6.
- 47 -

Fc4 dS 7. e x dS Fd6 1 , etc., 6. C X 2° 3. ... Fe7 1 ? (le gambit


g4 ? entre encore moins e n considé­ Cunningham, les Noi rs veu­
ration à cause de 6 . C x e4 7 .
...
l ent menacer l e Roi blanc
De2 d5 8. d3 F X g4 9. D X g4 Cg3)
avec Fh4 + ) 4. Cc3 1 (semble
6 . ... d6 1 7. Cd3 C X e4 8. F X f4
De7 9. De2 Fg7 1 O. c3 Ff5 1 1 . Cd2 être l a continuation l a plus
C x d2 1 2. D x e7 + R x e7 1 3. R X d2 forte. Après 4. Fc4 Fh4 + ? 5.
Cr:6 1 4. Fe2 et l ' o n arrive à une Rf1 les Blancs sont m ieux,
position très i ntéressante dans la­ m a i s les N o i rs ont une forte
quel le se réal ise plei nement l'idée réponse avec 4. . . . Cf6 ! 5.
du gambit Roi de pression sur la Cc3 C x e4 ! ou 5. e5 Cg4
colonne f. Les Blancs ont un pion su ivi de d6) 4 . . . . Fh4 + (si
de moins, mais, en dépit de l'échan­
mai ntenant 4. . . . Cf6, les
ge des Dames, i ls conservent les
meil leures perspectives. car après
B l ancs jouent 5. d4 d5 6.
Thf1 ils peuvent précisément opérer Fd3 ! ) 5. Re2 et les B lancs
sur la colonne f. ont une position satisfa isante
(en dépit de l ' i n sécu rité de
Outre 3. . . . g5 et d5, les l e u r Roi !) car la manœuvre
N o i rs di sposent encore des Fe7-h4 + a coûté trop de
tro i s conti nuations usuel les temps aux Noirs. Par exem­
su ivantes : p l e 5 . . . . Fe7 6. d4 g5 7. Rf2
d6 8. Fc4 Ch6 9. h4 ! ou 5 . . . .
1 ) 3 . Cf6 4. e5 Ch5 (de
. . .
Fg5 6. d 4 Fh6 7 . Rf2 g 5 8.
cette case le Cava l i e r défend Fc4 d6 9. Tf1 ! g4 1 0. Rg1 !
l e pion f4, m a is d'autre part i l g X f3 1 1 . D X f3 (comparez
peut y être exposé) 5. De2 ! avec le gambit Muzio 1) ou
(une suite i ntéressante due à 5 . . . . d5 ! 6. C x d5 Cf6 7. Cc3
Alekhine : les B l ancs empê­ Fg4 8. d3, etc.
chent d5 à cause de e x
d6 + ! et veu lent préparer l e 3° 3.... d6 (recommandé
qrand roque) 5 . . . . Fe7 6. d4 voi là quelques a nnées par R .
0-0 7. g4 ! {ici aussi les Fi scher ! ) 4. d4 g5 5. Fc4
Bla ncs doivent ouvri r les (après 5. h4 g4 6. Cg5 h6 les
l i gnes à l ' a i l e Roi ! ) 7 . . . . f x B l ancs doivent à nouveau sa­
g 3 8 . Dg2 ! d6 9. h X g3 Fg4 crifier le Cava l i e r en f7 sans
1 O. Ch2 ! C x g3 ! 1 1 . Tg 1 ! e n obte n i r des contre-chan­
(natu rel lement pas 1 1 . D X ces suffisantes, bien que les
g3 ? ? à cause de 1 1 . . . . Fh4, N o i rs doivent jouer avec une
mais après 1 1 . e x g4 e x h 1 extrême précision ! ) 5 . . . . Fg7
1 2. D X h 1 Fh4 + 1 3. Rd1 Cc6 et les No i rs atteignent une
l es N o i rs a u ra ient eu égale­ varia nte déjà discutée (3. . . .
ment u n e position superbe) g 5 4. Fc4 Fg7), où l a possi­
1 1 . . . . Fc8 1 2. Ff4 Cf5 1 3. Fd3 b i l ité 4. h4 est empêchée.
g6 1 4. Cg4 et les B lancs ont Les N o i rs peuvent éven­
u n e attaque dangereuse con­ tue l l ement réa l i se r la même
tre l e roque noi r affa i b l i . i dée par 3 . h6 (4. Fc4 g5
...
- 48 -

su ivi de Fg7), mais i l s ris­ 2° 5. c4 c6 1 6. d4 ! (6. d x


quent pou rtant une su ite c6 sera it m o i n s bon : 6 . . . . C x
a i guë et peu claire : 4. d4 gS c6 7. d4 Fg4 et les Noi rs sont
S. h4 Fg7 6. g3 ! ? g4 7. Ch2 très bien déve loppés) 6. . . .
f X g3 8. C X g4 d6 9. c3, etc. c x dS 7. Cc3 Fb4 8 . Fd3 1 ?
(8. F X f4 est plus sol id e ,
4. e4 X d5 Cg8-f6 1 mais les N o i rs, ici aussi ,
C'est l ' i dée du coup précé­ obtiennent quelqu'avantage :
dent. Par contre, 4. . . . D x dS 8 . . . . 0-0 9. Fe2 d X c4 1 0.
serait fa ible : S. Cc3 DhS 6. F x c4 CdS ! , etc.) 8 . . . . De7 + 1
Fe2 Fg4 7. d4 F x f3 8. F x f3 9. Rf2 F x c3 1 0. b X c3 Ce4 +
Dh4 + 9. Rf1 c6 1 0. g3 1 f X g3 1 1 . Rf1 (ou 1 1 . F x e4 d x e4
1 1 . Rg2 et les Blancs pren­ 1 2. F X f4 e X f3 1 3. Te 1 Fe6
nent l ' avantage. 1 4. dS 0-0, etc.) 1 1 . . . . d x c4
1 2. F x e4 1 ? (1 2. F x c4 Fe6 1
1 3. dS ? DcS I ) 1 2 . . . . D x e4
1 3. Rf2 Fe6 ! . 1 4. Te 1 DdS 1 S.
TeS Dd7 et dans l a partie
Karlsson-Pachman ( 1 974) les
N o i rs conservèrent leur pion
de p l u s , car 1 6. dS échoue à
cause de 1 6 . . . . Cc6 1 1 7. Te 1
0-0-0 1.
5. . . . . . . c7-c6 1
Les N o i rs doivent jouer ici
très énergiquement, sinon i l s
a u raient d u m a l à égal i se r :
a b c d e f g h
1 ° s . . . . Cbd7 6. 0--0 1 e x
5. Ff1 -b5+ dS 7. c4 Cf6 8. d4 Fe7 9. F x
f4, etc.
Deux autres coups entrent
ici en l i gne de compte : 2° S . . . . Fd7 6. De2 + Fe7
7. Fc4 1 0--0 8. 0-0, etc.
1 ° 5. Cc3 C x ds (S. . . .
Fd6 ! est b o n aussi : l e s N o i rs 6. d5 X c6 Cb8 X c6 1
renoncent à regagner l e pion
dS et se concentrent à la Botvi n n i k a m i s en pratique
défense de f4) 6. C x dS D X la manœuvre suivante : 6. . ..
dS 7 . d4 Fe7 ! (po u r répondre b x c6 7 . Fc4 CdS. Il est tou­
à 8. F x f4 ? par De4 + ) 8. c4 tefo i s apparu que les B l ancs
De4 + 9. Fe2 Cc6 1 0. 0-0 prennent ici l ' avantage s ' i l s
FfS 1 1 . Te 1 0-0-0 1 2. Ff1 mobi l i sent rapidement leurs
Dc2 avec égal ité. pions centraux : 8. Cc3 1 Fe6
- 49 -

9. Fb3 Fd6 1 O. Ce4 1 su ivi de n 'ont pas seulement rendu


1 1 . c4, i m médiatement le pion, mals
ils en ont sacrifié encore un
7. d2-d4 Ff8-d8 1 a utre. Le résu ltat est c l a i re­
ment visible dans la position
7 . . . DaS + 8. Cc3 Fb4
.
du diagramme : l a seu l e pièce
n 'est pas recommandable à bla nche développée
• est •

à cause de 9. � F x c3 1 0. la Dame que les N o i rs mena­


De2 + Fe6· 1 1 . b X c3 D X c3 cent de gagner par TeS.
(ou 1 1 . . . . CdS 1 2. Fd2) 1 2.
F X f4, etc. 1 3. 0-0 Dd8-c7
1 4. Cb1 -d2 Ta8-e8
8. Dd1 -e2 + 1 5. De8-c4 g7-g5 1
l i faudrait donner ici la pré­ Habituellement, u n parei l
férence au roque, mais après coup peut être douteux, car
8. � � 9. c4 Fg4 les son propre Roi est dénudé,
N o i rs ne sont pas plus m a l , mais ici les pièces noi res
l e Fou blanc n 'est p a s b i e n sont si actives, que l ' attaque
p lacé en bS. de pions décide en quel ques
coups.
8. ...... Fc8-e8
9. Cf3-g5 0-0 1 1 8. Cd2-f3 Cf6-e4 1
1 0. Cg5 X e6 f7 X e6
1 1. De2 X e6 + Rg8-h8 Mais pas i m médiatement
1 2. Fb5 X c6 b7 X c6 1 6 . . . . g4 à cause de 1 7. CeS
F x es 1 8. d X eS et le pion
f4 tombe.

1 7. Tf1 -e 1 g5-g4
1 8. Cf3-e5 Fd6 X e5
1 8. . . . T X eS ? serait ici un
faux calcul : 1 9. d X eS Db6 +
20. Fe3 1 .

1 9. Te1 X e4 Fe5-d8
20. Te4 X e8 Tf8 X e8
21 . Dc4-f1

La poussée f4-f3 est tout


a b c d e f g h
aussi forte après 2 1 . Fd2.

Une nouve l l e fois les N o i rs 21 • . . . . . . f4-f3 !


ont uti l i sé u n e méthode effi­ 22. g2 X f3 g4 X f3
cace contre u n gambit : i l s 23. Df1 X f3
- 50 -

Ou 23. Fh6 F X h2 + 24. Le s Blancs abandonnent,


Ah1 Dg3. car après 25. Af2 25. . .
.

Te2 + 1 dé cide immédiate­


23. . . . . . . Dc7-g7 + 1 men t.
24. Df3-g2 Te8-et +
LES NOIRS JOUENT LA CONTRE-ATTAQUE

Comme nous l 'avons déjà remarqué, les Blancs tentent


habituellement de l i e r leurs coups de développement à cer­
ta i nes menaces, par exemple après 1 . e4 e5 2. Cf3, ce coup
de Cava l i e r implique une menace d u pion e5.
Dans les premiers coups de la partie Ita l ienne, seu ls les
Blancs opéra ient avec de tel l es menaces, les Noirs devant se
défendre avec pru dence. C'est la rai son pour laquelle après
1 . e4 e5 2. Cf3 Cc6 3. Fc4 auprès des joueu rs qui attaquent
eux-mêmes vo lontiers, le . coup Fc5 n'est oas aussi popu l a i re
que 3. . Cf6 (attaque contre e4 1), q u i caractérise la • défense
..

des deux Cavaliers plus ra rement dénommée partie Prus­


,. •

sienne • • C'est sans doute u n e réponse des plus actives, mais


aussi des p l u s ri squées, à 3. Fc4. Les problèmes q u i surgissent
ici sont si i nté ressants, que nous arions consacre r deux parties
modèles à cette l i gne de jeu .

PARTIE N° 6 Pou rquoi considérons-nous


cette défense comme ris­
Blancs : Noirs : quée ? Survient m a i ntenant
KOUINDJI Kt.OVAN l ' une des rares situations où
les Blancs nég l igent l e déve­
(Jouée en U . R . S . S . , 1 973) loppement dans l 'ouverture
pour mener u n e attaque di­
1 . e2-e4 e7-e5 recte.
2. Cg1 f3 - Cb8-c6
3. Ff1-c4 Cg8-f6 ? r 4. Cf3-g5 1 ?
- 52 -

Le g ra n d joueur et pédago­ pendant pas claire, par exemple :


que a l lemand, le Doctéu r Tar­ 6 . . . . De7 7. C X hB d5 1 a. e x ds
Cd4 1 9. h3 1 (autrement suivrai t Fg4)
rasch, tenait en son temps
9 . ... Fh4 1 et les Noirs ont toujours
cette attaque pou r u n coup une attaque dangereuse, bien qu'a u
.. de m azette .. , p réci sément prix, cette fois, d'une Tour entière 1
parce q u ' e l l e néglige l e déve­ Dans la troisième suite blanche
l oppement. Actuel lement, u n e Après 4. ... Fc5 1 ? surviennent éga­
autre opi nion prévaut : 4. Cg5 lement de belles compl ications :
passe pou r une suite, certes 30 5. d4 (?) d5 1 6. F X dS ? (mieux
risquée, m a i s ryéanmoins par­ 6. d X cS 1 d X c4 et après l'échange
faitement valable. des Dames les Bl ancs peuvent ten i r
la null ité) 6 . . . . C X d4 1 7. C X f7 (ou
4. . . . . . . d7-d5 7. F x f7 + Re7 B. c3 h6 9. c x d4
La seu l e défense de la ca­ D X d4 1) 7 . . . . De7 B. C X hB Fg4 1
9. Ff7 + (n'est pas mei l leur 9. f3
se f7 . A l a fi n du siècle der­ C X dS 1 0. f X g4 Cb4 1 1 . Ca3 o-
n ier, l e Maitre tchèque Trax­ 0-0 ou 9. Dd2 C X dS 1 0. e x d5 Ff5
ler a, sur 4. Cg5, m i s en pra­ 1 1 . o-o C x c2 1 2. g4 Cd4 1 1 3.
tique u n e réponse gén iale Dd1 Fe4, etc.) 9 . . . Rfa 1 0. f3 e x
.

mais quand même malsaine : e4 1 1 1 . f X g4 (1 1 . h4 Df6 1) 1 1 . ...


4• ...Fc5 ! ?. Les N o i rs igno­ Dh4 + 1 2. g3 C X g3 1 3. Fg5 1 D X g5
rent l a menace sur f7 et pe r­ 1 4. h X g3 De3 + 1 5. Rf1 Cf5 1 1 et
mettent à leu r adversai re de les Noirs gagnent.
prendre ce pion de deux ma­ Toutes ces variantes sont
nières : assez d i ffi c i les, m a i s aussi
1 o 5. F x n + ? Re7 6. Fb3 (la me­ très i n stru ctives, c'est pour­
nace éta it h6) 6. ... Tf8 7. d3 d6 quoi nous vous en recom­
8. h3 DeS l aisse complètement l ' i ni­ mandons u n e étu de appro­
tiative aux Noirs ; i l suit Dg6 avec fondie !
une très dangereus ? attaque.
2o 5. C x n F X f2 + 1. Un deuxiè­ 5. e4 X d5
me sacrifice stupéfiant. Si les 131ancs
l'acceptent,. ils peuvent tout au plus
espérer la n u l l ité : 6. R X f2 C x
e4 + 7 . Rg1 (7. Re3 ? serait mau­
vals : 7 . . . . Dh4 8. g3 C x g3 1 9.
h X g3 Dd4 + 1 0. Rf3 d5 1 1 . Th4 e4 +
1 2. Rg2 o-o 1 et les Noirs gagnent)
7 . ... Dh4 8. g3 C X g3 1 9. C X hB 1
(9. h X g3 serait dangereux pour les
Bl ancs : 9. ... D X g3 + 1 0. Rf1
0-0 1 1 1 . d3 d5 1 1 2. F X dS Cb4
1 3. Fb3 c6 suivi de CdS et le Cf7
tombe) 9 . . . . Cd4 l 1 0. h X g3 D x
g3 + . 1 1 . Rf1 Df4 + et les Noirs ont
l'échec perpétuel.
La continuation 6. Rf1 1 n'est ce- a b c d e f g h
- 53 -

I l y a peu de positions q u i pion sacrifi é , les N o i rs ont une


a ient été si souvent l 'objet position écrasante (me i l leur
d'analyses a u ssi déta i l lées dével oppement et avantage
q u e cel le-c i . La première d 'espace).
question est de savo i r pou r­ La variante p ri ncipale de
quoi les N o i rs ne doivent pas l a défense 5. . . . Cd4 ! ? est
reprendre si mpl ement en d5. 6. c3 b5 ! 7. Ff1 C x d5 8.
Après 5. ... C X d5 les B l ancs Ce4 ! Ce6 ! 9. F X b5 + Fd7 10.
ont même deux suites q u i F X d7 + D X d7 1 1 . 0-0 Fe7
l e u r assu rent u n e victo i re élé­ ou 1 O. Da4 f5 1 1 . F x d7 +
gante : D x d7 1 2. D x d7 + R x d7 1 3.
1 ° 6. C X f7 1 R X f7 7. Df3 + Re6
C g3 C eS ! et, dans les deux
(autrement les Bla ncs gagnent le cas, les N o i rs ont u n actif jeu
Cd5) 8. Cc3 Cb4 9. De4 1 c6 1 0. a3 de p ièces compensant le pion.
Ca6 1 1 . d4 Cc7 1 2. Ff4 1 Rf7 1 3.
F x e5 et les Noirs n'ont pratique­ 6. Ff1 -b5 +
ment plus de défense suffisante (la
U n e autre possi b i l ité i m por­
menace est entre autres 1 4. F x c7
D x c7 1 5. C x d5, etc.).
tante est ici 6. d3 h6 7 . C f3
e4 ! 8. De2 C x c4 9. d x c4
2o 6. d4 1 Fb4 + (d 'autres coups Fc5 ! et les B la ncs sont pla­
sont encore plus fa ibles : 6. ... e x
d4 7 . o--o Fe7 8. C x f7 1 R x f7 9.
cés devant des problèmes
Df3 + Re6 1 0. Cc3 1 d X c3 1 1 . Te 1 + sérieux, par exemple :
Ce5 1 2. Ff4 Ff6 1 3. F X e5 F x e5 1 o 1D. c3 b5 1 1 1 . b4 Fe7 1 2 . Cfd2
1 4. T x e5 + 1 R x e5 1 5. Te1 + Rd4 Fg4.
1 6. F x d5, etc., ou 6. , .. Fe6 7. C X
e6 t x e6 8 . d x e5 C x e5 9. Dh5 + , :.10 1 O. o--o (),-() 1 1 . Cfd2 Fg4
etc . , o u 6 . . . . Fe7 7 . C x f7 1 R x f7 1 2. De1 Dd7 1 1 ·3 . C x e4 (ou 1 3.
8. Df3 + Re6 9. Cc3 Cb4 1 O. De4 Cb3 Ff3 1 ) 1 3 . .. . C x e4 1 4. D .l( e4
c6 1 1 . a3 Ca6 1 2. Ff4, etc.) 7. c3 Tae8 1 5. Df4 Fe2 1 6. Te1 F x c4 1 .
FA7 8. C X f7 1 R X f7 9. Df3 + Re6 3o 1 0. Cfd2 Q--0 1 1 . Cb3 Fg4 1 1 2.
1 O. De4 1 Ff8 1 1 . f4 1 et ici non plus Df1 Fb4 + 1 3. c3 Fe7 1 4. h3 Fh5
les Noirs n'ont pas de défense suf­ 1 5. g4 Fg6 1 6. Fe3 Cd7 1 .
fi sante contre la pression toujours
4 o 1 0. h 3 o--o 1 1 . Ch2 e 3 1 1 2.
c: roissante .
F x e3 F x e3 1 3. f x e3 Ce4 1 4. o--o 1
Cg3.
5. . . . . . . Cc6-a5
5o 1 O. Ff4 (1) g5 1 1 1 . C x g5 1 (1 1 .
En outre , les N o i rs dispo­ Fg3 ? Fg4 suivi de (),-()) 1 1 . ... h X
sent encore de la variante g5 1 2. F X g5 Ff5 1 3. Cd2 De/ 1 4.
i ntéressa nte suivante : 5 . ••. Cb3 Fd6. Cette dernière variante
Cd4 1 ?. Si mai ntenant 6. d6 1 ? n'est pas claire ; dans toutes les au­
su it 6 . . .. D x d6 7. F x f7 + tres, les Noi rs sont nettement mieux
(mai s pas 7 . C X f7 ? Dc6 ! et 6. . . . . . . . c7-c6
les N o i rs gagnent) 7 . . . . Re7
8. Fb3 C x b3 9. a x b3 h6 1 0. Ces derniers temps, oh re­
Cf3 e4 1 1 . Cg 1 Rf7 et pou r le vient à la possi b i l ité autre-
- 54 -

foi s sous-estimée 6 • Fd7 et


••.

après 7. De2 on conti n u e


par 8. . . . F e 7 ! , par exemple :
9. Cc3 0-0 et les Noirs b

peuvent parfaitement égali­


ser.
7. d5 X c6. b7 X c6
8. Fb5-e2
La retraite .. active 8. ,.

Fa4 ? serait complètement


fausse à cause de 8. . . . h6 et
maintenant : a b e d e g h
1 ° 9. Cf3 e4 1 0. CeS
Dd4 1 1 1 . F x c4 + C x c6 1 2. A n ouveau u n cas où l 'on
C X c6 DdS et l e Cava l i e r doit pécher contre toutes les
b l a n c e s t captu ré. règles. Cette retra ite excen­
2° 9. Ch3 Fg4 1 1 0. f3 F x trique e n apparence s'est, au
h3 1 1 . g X h3 FcS ! et les cours des dernières années,
Blancs sont dans u n e situa­ révélée m e i l leure que l a su ite
tion pitoyable l 1 2. c3 CdS usue l le d'auparavant 9. Cf3 e4
suivi de D h4 + ). 1 O. CeS Fd6 1 (par la pou r­
su ite du Cava l ier, les Noirs
Par contre, 8. Df3 mérite
gagnent du temps pou r leur
davantage l 'attention ; les
développement 1) et à pré­
N01rs offrent au mieux un se­
sent :
cond pion par 8. . . . Tb8 ! :
1 ° 9. F X c6 + C x c6 1 0. D X 1 o 1 1 . d4 e x d3 1 e. p. (plus fort
c6 + Cd7 1 1 . d3 Fe7 1 2. Cf3 que 1 1 . . . De 7. après quoi 1 2. Fd2 1
0-0 1 3 . De4 Tb4 1 4. De2 serait trÀs bon pour les Blancs, par
exemple : 1 2 . . . . F x e5 1 3. d x es
e4 1 1 S. d X e4 CeS et les
o x es 1 4. Fc3 ou 1 2 . . . . Cb7 1 3.
Noirs pri ren t l ' avantage dans 0-0 0-0 1 4, Ca3 1 ) 1 2. C X d3 Dc7
l a partie Zicherl - Krzisn i k 1 3. h3 o-o 1 4. o-o Tb8 1 1 5. Cc3
(1 9S6). c5 et les Noirs ont un jeu de pièces
2° 9. Fd3 h6 1 0. Ce4 CdS excellent pour le plon sacrifié.
1 1 . Cbc3 Cf4 1 2. Ff1 fS 1 3. 2o 1 1 . f4 e x f3 (après 1 1 . .. . o-o
Cg3 g6 1 4. d3 Fg7, et les 1 2. Cc3 1 TeS I 1 3. 0-0 F x es 1 4 .
Noirs sont nettement mieux f x es Dd4 + 1 5. R h 1 D x es 1 6.
ici aussi (Paoli-Kiuger, 1 954). d4 e x d3 1 7. F x d3 Fg4 1 8. Dd2
Cb7 1 9. Df2 les Blancs ne sont qu'un
8. . . . . . . h7-h6 peu mieux) 1 2. C X f3 Dc7 1 3. 0-0
( Voir dlarramme ci-G,ris) Cg4 1 ? (1 3 . . . . 0-0 1 4. d4 cS entre
en ligne de compte) 1 4. h3 Fh2 +
9. Cg5-h3 (1) 1 5. Rht h5 1 6. d4 Fg3 1 1 7. Fd3 1
- 55 -

Fe6 1 8. De2 0-0-0 avec un jéu cher : 1 0. 0-0 0-0 1 1 . d3


obscu r et très compliqué. et m a i ntenant :
3° 1 1 . Cg4 ? C X g4 1 2. F X g4 Dh4
1 3. F x c8 T x cs 1 4. De2 0--0 est 1 ° 1 1 . ... F X h3 1 2. g X h3 Dd7 1 3.
avantageux pour les Noirs. Ff3 1 D X h3 1 4. Cd2 1 Tad8 1 5. Fg2
Df5 1 6. DE!1 Tfe8 1 7. Ce4 Fb6 1 8 .
9. . . . . . . Fc8-c5 ! ? C X f6 + D X f6 1 9. R h t c5 20. Dc3
(Fischer-Bisguier, 1 963). Les Blancs
I l est parfaitement juste ont ici clairement l ' avantage, les
que les N o i rs ne pressent pions noirs sont plus sérieusement
pas l 'échange F X h3, car affa i b l i s que les Blancs. O n vo it

le Cavalier blanc ne d i s­ évidemment que cette méthode ne


serait pas uti l i sable après 9. . . .
pose pas d'autre case que
Fd6, car au quatorzième coup les
g 1 . 9. . . . Fd6 ( !) semble tou­ Noirs gagneraient i m médiatement
tefois pl u s fort q u e le coup par e5-e4 1 .
d u texte. Les Bl ancs veulent
2 ° 1 1 . . CdS 1 2. Cc3 C X c3 1 3.
roauer dans les proch a i n s ..

b X c3 Dh4 1 4. R h 1 F x h3 1 5. g X h3
coups, et h2 e t f 2 s o n t l e s D X h3 1 6. Ff3 Fd6 (le Fou joue en­
poi nts fa ibles de l e u r posi­ core un coup pour se placer sur la
tion ! bonne d iagonale 1 ) 1 7. Fg2 Dh4 1 8.
Après 9 . . . . Fd6 les Blancs Df3 et les Blancs ont l 'avantage ici
doivent atten d re pou r roquer aussi.
précisément à cause de la
fa i b l esse de la case h2. Dans L'i dée du coup 9. Ch3 ( 1 )
l a partie Tri ngov-Gel ler ( 1 97 1 ) ressort c l a i rement d e ces
survint 1 O . d 3 0-0 1 1 . Cc3 exemples : les Blancs sont
Cd5 1 2. Ff3 C x c3 1 3. b x c3 p rêts à rendre l e pion en h3
Dh4 1 4. Cg 1 f5 1 5. g3 Df6 pou r occuper avec l e ur Fou la
1 6. Ce2 e4 1 et les Noirs eu­ diagonale favorab l e h 1 -a8 1 .
rent u n bon jeu . Le coup 1 O . Cc3 est moins
Tout cela n 'est pas c l a i r. La précis que 1 O. 0-0 ou 1 O. d3,
su ite (9 . . . . Fd6) 1 0. d4 ! n ' as­ car les N o i rs ont mai ntenant
su re-t-el l e pas aux Bl ancs les une possibil ité favorable
m e i l l e u res perspectives ? 1 O. d 'amener leur D en h4 sans
. . . e4 1 1 . Cf4 ou 1 O. . . . F X h3 avo i r à jouer d 'abord l e Cf6.
1 1 . g x h3 e4 1 2. h4 0-0 1 3.
h5. 10 • . . . . . . Dd8-d4 1
11. d2-d3 Dd4-h4
1 0. Cb1 -c3
Après 1 1 . . . . F x h3 les
Dans de nombreuses par­ Blancs ont natu re l l ement le
ties, les Blancs roquèrent ici coup i ntermé d i a i re 1 2. Fe3,
sans égard à l a démolition car su r 1 2 . . . . D h4 peut su ivre
possi ble de leu r aîle ·Roi par ia jolie com bina ison su ivan­
F x h3 : c'est précisement la te : 1 3. g3 Db4 1 4. a3 D X b2
méthode i ntrodu ite par A. Fis- ( 1 4 . . . . Db6 1 5. Ca4) 1 5. Ca4
- 56 -

Fb4 + 1 6. a x b4 D x b4 + 1 7.
Fd2 DbS 1 8. c4 Da6 1 9. CeS
et les N o i rs perd e nt le CaS.
1 2. 0--0 !
1 3. Rg1-h1
Les N o i rs sont ai nsi forcés 4

d'échanger en h3, autrement


su ivrait 1 4. Cg1 et 1 S. Cf3.
1 3. Fc8 X h3
1 4. g2 X h3 Ta8-d8(?)
1 4 . . . . D x h3 1 S. Ff3 n e a b e d e g h
fera it que répon d re aux
sou h aits des Blancs. Par con­ reuse attaque. 20. Ff3 ? perd
tre 14 . . . . F x f2 1 S. Ff3 Tad8 ! de su ite à cause de 20. . . .
mérita it d'être séri eusement Te 1 + ! 2 1 . D x e 1 D x f3 + et
·
envisagé. C'est a u ssi u n e après 20. Fd2 Cg4 2 1 . D g 1 les
possi b i l ité supplémenta i re N o i rs ont l 'échec perpétuel :
q u e les N o i rs obtiennent 2 1 . . . . T x e2 ! 22. C x e2
après 1 0. Cc3 (au l i e u de Df3 + 23. Dg2 Cf2 + 24. R g 1
0-0 ou d3). Ch3 + . etc.
1 5. f2-f4 ! e5 X f4 1 7. Tf4 X f6 1
Les N o i rs ont sans doute La sol ution juste : u n e p ièce
escompté q u ' i l s pou rraient adverse i mportante pou r l ' at­
conti nuer m a i ntenant par 1 5. taque est é l i m i née, et le ro­
. . . e4 ; m a i s su ivra i t a l o rs 1 6. que n o i r est démol i . De cet
De1 1 et les N o i rs sont forcés i n stant les Blancs s'emparent
d 'échanger les Dames car de l ' i nitiative.
après 1 6. ... D x h3 survien­
drait 1 7. C x e4. 17 . . . . . .. g7 X f6
1 8. Cc3-e4 Fc5-d4
1 6. Tf1 X f4 Dh4 X h3 1 9. Fe2-g4 1 Dh3-h4
(Voir diagra m me ci·oprès) 20. Fc1 -d2
O n a l ' i mpression mai nte­ Avec deux menaces : F X
nant que par 1 7. b4 ! ? les aS et Fe 1 (capturant l a Da­
Blancs peuvent immédiate­ me ! ) ; les Noi rs doivent en
ment obte n i r un avantage conséquence donner i m mé­
matériel déci sif. Mais ce n ' est di atement un pion.
pas le cas : 1 7 . . . . Fd4 ! 1 8.
T x d4 T x d4 1 9. b x as Te8 1 20. . . . . . . f6-f5
et les Noi rs ont u n e dange- 21 . Fg4 X f5 Td8-d5(?)
- 57 -

Une activité i njustifiée. Les Rg2 T X f1 35. C X f1 Rf5 36.


N o i rs deva i e nt penser à la Rf3 ReS 37. Ce3 h5 38. Cg2
défense et j o u e r tout de su ite Fg 1 39. h3 Rd4 40. Cf4 aban­
Cb7 pou r chercher u n échan­ donne (40 . . . . Rc3 4 1 . Ce2 + ).
ge de p i èce au coup su ivant
par Cd6. PARTIE N° 7
22. Dd1 -f3 Ca5-b7 Blancs : Noirs :
Bien enten du 22 . . . . F X b2 ? FLORIAN DEUTSCH
n ' e ntre abso l u ment pas en (Jouée à Budapest en 1 973)
l i g ne de com pte à cause 23.
Tg 1 + et l a To u r est amenée 1. e2-e4 e7-e5
pou r l ' attaque fi n a l e contre le 2. Cg1 -f3 Cb8-c6
Roi par g3. 3. Ff1 -c4 Cg8-f6
4. d2-d4
23. Fd2-e 1 Dh4-e7
24. Df3-g4 + Rg8-h8 C' est avec Cg5 l 'autre ter­
25. Dg4-h5 De7-e6 ! me de l 'alternative. Deux au­
tres coups seu lement peuvent
Une défense spi ritu e l l e de
entrer en sérieuse considéra­
h6 (après 25 . . . . Rg7 26 Fh4
tion :
eut été très fo rt) , m a i s e l l e
ne suffit p a s non plus. 1 o 4. d3 peut, après Fc 5 ,

con d u i re au "' Giuocco pia­


26. Ce4-g3 Cb7-d6 nissimo , q u e nous con nais­
sons d éj à . Mais après une
Cela coûte la q u a l ité et les
construction a u ssi tran q u i l l e
Blancs conservent sans ri s­
q u e l e u r P de p l u s. Après 26.
d e s Blancs, les N o i rs peuvent
. . . Df6 les Blancs a u ra i e n t conti nuer aussi de façon re­
toutefois gagné de la manière ten ue : 4 . . . . Fe7 5. Cc3 d6 6.
h3 (autrement Fg4 serait gê­
su iva nte : 27. Fd2 ! Rg7 28.
Tf1 Cd6 29. Dg4 + Rh8 30. na nt) 6 . . . . � 7 . � CaS,
Fe4, etc. etc.
2° 4. Cc3 permet la tou r­
27. Ff5 X e6 Td5 X h5 n u re typique su ivante : 4 . . . .
28. Cg3 X h5 f7 X e6 Ç x e4 ! 5. C x e4 d 5 6 . Fd3
29. Fe 1 -g3 Cd6-f5 d X e4 7. F x e4 Fd6 8. d4 (si
Les Blancs gagnent sans au l i e u de cela 8. F x c6 +
peine à présent, par exemple b X c6 9 . d4 les Noi rs peu­
30. c3 eut suffi ; ils choisis­ vent pou rsuivre favorable­
sent l a manière l a plus sim­ ment par 9 . . . . e4 !) 8 . . . . e X
ple : d4 (encore p l u s préci s que 8.
.. . C X d4 9. C x d4 e x d4 1 0.
30. Te1 C X g3 + 31 . C X g3 D X d4 � 1 1 . Fe3 De7) 9.
Tf6 32. b3 R h7 33. Tf1 Rg6 34. F x c6 + b x c6 1 0. D X d4 1 (si
- 58 -

1 O. C x d4 les N o i rs peuvent les Noirs disposent de deux


sacrifier u n pion : 1 O. . . . bonne su ites :
0-0 ! et après 1 1 . C x c6
D h4 i l s obtiennent u n e atta­ 1 ° 5 . . . Cg4 6. o-o (est moins
.

aue dangereuse) 1 0 . . . . 0-0 bon 6. F X f7 + R X f7 7. Cg5 + Rg8


8. D X g4 h6 9. Cf3 d6 o u 8. Df3
1 1 . 0-0 cS 1 2. Dc3 Fb7 . Les
Fb4 + 1 9. c3 Cg x e5 1 1 0. Dd5 +
N o i rs o n t i c i une position Rf8, etc. Par contre, les Blancs peu­
complètement satisfa i sante. vent compter sur u n avantage mini­
Ce rtes, l eu rs pions de l ' a i l e me après 6. De2 De7 7. Ff4 d6 8.
D a m e sont affa i b l i s , m a i s i l s e x d6 D x e2 + 9. F X e2 F X d6 1 0.
o n t la pa i re d e Fous (les deux F x d6 c X d6 1 1 . Ca3) 6 . ... d6 7.
Fou s contre Fou et Cava l i e r e X d6 F x d6 8. Te l + Rf8 et i l n 'est
d e l ' a dversa i re) , c e q u i , d a n s pas clair s i les Blancs ont une com­
pensation s uffisante pour le plon sa­
d e tel les positions ouvertes,
crifié.
peut s i g n ifier u n avantage
stratégique, problème q u e 2° 5 • d5 6. Fb5 Ce4 7. C X d4
..•

n o u s aborderons d a n s le deu­ Fd7 8. F X c6 b x c6 9. o-o Fe7 1 0.


xième vol u m e de notre séri e . f3 CeS I l . f4 Ce4 1 ou aussi 9. . . .
Fc5 1 O . f3 Cg5 1 1 . Fe3 o-o 1 2.
4. . . . . . . e5 X d4 Dd2 f6 1 . etc.

4. . . . C X e4 ? est nettement Par contre, dans la posi­


plus fa ible à cause de 5. d x tion du diagramme, 5. C g5(?)
eS et les Blancs menacent ne promet pas g rande chan ce
fortement 6 . DdS. d'attaque à cause de 5. . . .
dS 6 . e x ds Ces 7 . D x
d4 (si 7 . FbS + les N o i rs ont
u n jeu très prometteu r après
7 . . . . c6 8. d x c6 b x c6 9. Fe2
DdS) 7 . . . . C X c4 8. D X c4
D X dS 9. De2 + ! (9. D X c7 ?
Fd6 1 0. Dc3 D X g2) 9 . . . . Fe6 !
1 0. 0-0 � 1 1 . C x e6
TeS 1 (encore m e i l l e u r q u e 1 1 .
D X e6) 1 2. C x c7 T x e2
1 3. C x ds C x ds et en dépit
de leu r pion de moins, les
N o i rs sont p lutôt mieux : la
domination de l '.av.ant-dern i è­
b e d e g h '
a re rangée (septième pou r les
Blancs et deuxième pou r les
5. 0-0 Noi rs) est en fi nale un avan­
tage énorme que nous abor­
Une autre possib i lité i m poi­ derons dans le troisième vo­
tante est ici 5. eS après quoi lume 1
- 59 -

5. . . . . . . Cf6 X e4 Le début d'une m anœuvre


par laquelle les B l ancs peu­
O n pou rrait estimer que ce vent regagner les deux pions.
coup est assez ri sq u é , car le Une possi b i l ité intéressante
Cava l i e r est immédiatement m a is pas entièrement suffi­
cloué, mais les Noi rs ont i c i sante est e n cet endroit 7.
des resso u rces défensives Cc3 ! ? d X c3 (bon est aussi
suffisantes. Le jeu se déve­ 7 . . . Fe6 8. C x e4 d X c4) 8.
loppe de m a n i è re très i ntéres­
.

F x d5. A présent il serait


sante après 5. •.. Fc5 6. eS mauva i s de vou l o i r défendre
( l ' attaq u e• Max-Lange ) 6.
,.
la pièce, après 8. . . . f5 ? les
. . . dS (ici a u ssi 6. . . . Cg4 est Blancs obtie n nent une atta­
une bonne poss i b i l ité, la meil­ que gagnante par 9. Cg5 ! .
leure su ite doit être alors 7 . Juste est 8. . . . Fe6 ! 9. F x e4
Ff4 d6 ! 8 . e x d6 F x d6 9. F x (9. T x e4 ? ? Ce7 ! ) 9 . . . . Fb4 !
d6 D X d6 1 0. FbS et les et les N o i rs sont b i e n .
Blancs regagnent leu r P) 7 .
e x f6 ( o u 7 . FbS Ce4 8. C x 7. . . . . . . Dd8 X d5
d4 Fd7 de façon identique à 8. Cb1 -c3 Dd5-a5
la variante S . eS) 7 . . . . d x c4
8. Te1 + Fe6 9. CgS DdS I ( i l La suite l a p l u s popu laire ,
faut averti r i c i le l ecteur con­ m a i s la s� ite l a p l u s simple,
tre une faute g rossière : 9 . . . . est peut-etre i c i 8 .Dd8 9.
.•.

Dd7 ? ? 1 0. C x e6 f X e6 1 1 . T x e4 + Fe7 ! 1 0. C x d4 f5 1 1 1 .
DhS + et les Blancs gagnent Tf4 0--0 1 2. C x c6 D x d 1 +
le FcS. 9 . . . . 0--0 ? est égale­ 1 3. C x d 1 b X c6 ou 9. C x e4
ment mauva i s à cause de 1 O. Fe 7 1 0. Fg5 Fe6 1 1 . F x e·7
T x e6 ! f x e6 1 1 . f7 + R h8 1 2. R x e7 ! . Sur d ' autres cases
DhS h6 1 3. Dg6 ! h X gS 1 4. la Dame noire sera i t en core
DhS mat ! ) 1 O. Cc3 ! (le pion p l u s exposée , par exemple 8.
d4 est cloué : 10 . . . . d x c3 ? ? ..• Dh5 9. C x e4 Fe6 1 0. Fg5
1 1 . D X dS de même q u e l e
, ·
h6 ? 1 1 . Ff6 ! Da5 ( 1 1 . . . . g x
Fe6 !) 1 0 . . . . DfS 1 1 . Cce4 0- f6 ? ? 1 2. C x f6 + ) 1 2. e x
0--0 1 1 2. C x e6 f x e6 1 3. d4 1 g x f6 1 3. C x f6 + Re7
g4 ! DeS 1 4. f X g7 Thg8 1 S. 1 4. b4 ! C X b4 1 5. C x e6 1
FgS 1 et dans cette position R X f6 1 6. Dd4 + et les Blancs
très a iguë les Blancs sem­ gagnent (Rossolimo Pri ns � 1

blent avo i r les meilleures per­ 1 952).


spectives. 9. Cc3 X e4 Feâ-e6
6. Tf1 -e1 d7-d5 ( Voir diarramme ci-après)

Le Ce4 est défendu avec 1 0. Fc1 -d2 1 ?


gain de temps !
Une su ite tranchante actuel­
7. Fc4 X d5 ! lement très popul a i re ; dans
- 60 -

1 0 . Dh5, ou même 1 0
.. . . ...

Db6 s u rvient comme dans l a


partie 1 1 . Fg5 ! e t les N o i rs
ont des souc i s pou r achever
l e u r déve loppement.
1 1 . Fd2-g5 Ff�7
Les N o i rs n e peuvent pas
a rriver à roguer i c i : 1 1 . . ..
h6 1 2. Ff6 ! ou 1 1 . . . . Fb4 1 2.
c3 ! et i l se déci dent pou r cet
échange, après quoi l e u r Roi
a b c d g h
obtient un refuge apparem­
ment s û r en e7.
de nombreuses variantes, les 1 2. Fg5 X e7 Re8 X e7
Blancs doivent jouer m a i nte­ 1 3. c2-c4 !
nant un véritable gambit 1
Après 1 O. Ceg5 0-0-0 ! U n excel lent sacrifi ce d ' u n
1 1 . C x e6 f x e6 1 2. T x e6 Jecond p i o n . Les B l ancs doi­
les Blancs peuvent regagner vent abso l u ment ouvri r l a po­
leur P, mais les N o i rs s'as­ siti o n , les Noi rs pouvant au­
surent l 'égal ité soit par 1 2 . . . . trement, après Thd8 et Rf8,
Fd6, s o i t p a r 1 2 . . . . Df5. se conso l i der faci lement.
1 0. . ..... Da5-d5 13 . . . . . . . d4 X c3 e.p.
Nous sommes à nouveau Après 1 3 . . . . D x c4 suit 1 4.
témo i n q u ' u n e Dame m i se en Tc 1 ! (le tro i sième sacrifice
jeu dans le stade i n itial de de pion !) pa r exemple :
la partie sert d'objectif à l ' at­
taque des p ièces adverses. 1 o 1 4 . ... D x a2 1 5. C x d4 C X d4
On pou rrait penser que 10 . .. . 1 6. D X d4 avec les menaces T x c7
et D X g7.
Fb4 (développement de piè­
ce 1 ) pare a u m i eux les me­ 2° 14 . ... Dd5 1 5. TeS Dd7 1 6.
n aces contre la Dame. Mais Del 1 menaçant en même ·temps 1 7.
Dg5 + et aussi 1 7. Ce5 1 (1 7 . ... C X
suit a l o rs u n e tou rnu re sur­
eS 1 8. T x c7). C'est pourquoi le
prenante 1 1 . C X d4 ! C X d4 mieux est 1 6 . ... TheS mais apr�s 1 7.
( 1 1 . . . . F x d2 1 2. C x c6 b x c6 Df4 1 les Blancs conservent aussi
1 3. D x d2 est plus fai b l e , les une forte attaque (1 7. ... RfB 1 8.
N o i rs ayant en fi n a l e des CegS RgB 1 9. De4 1 .
pions très affa i b l i s) 1 2. c3
Fe7 1 3. c x d4 Dd5 1 4. Tc 1 D e s retraites de l a Dame
c6 1 5. Fg5 ! F x g5 1 6. Tc5 et sont à pei ne à envisager : 1 3.
les N o i rs doivent lutter pour . . . Dd8 (si non l e Pd4 est per­
l 'égal ité. Après 10 ... Df5 · ou du) 1 4. Cc5 b6 ? 1 5. C x e6
- 61

f X e6 1 6. Cg5 e5 1 7 . Df3 et La fi n sera i t i m médi ate


gagne. après 21 . . . . RbS ? ? 22. T x
e6 ! f X e6 23. Cd7 + .
1 4. Dd1 -c2 1 Cc6-d4
22. Cc5 X e6 f7 X e6
Les N o irs veu l ent simpli­ 23. Te1 x e& Td8-d7 ?
fier le jeu par des échanges,
c'est pou rquoi ils renoncent Une faute dans u n e posi-
au second pion. Après 14 . . . . tion déjà perdante : 23 . . . . c6
c X_b2 1 5. D X b2 leurs gai n s 24. D X g7 est également
matériels ne pou rrai ent être sans espoi r pou r les N o i rs,
m a i ntenus, car b7 et g7 sont car après 24 . . . . Dc7 25. Te7
attaqués en même temps. Df4 (25. . . . T d7 ? 26. DgS +
DdS 27. TeS) 26. Dg4 + D X
1 5. Dc2 X c3 Cd4 X f3 + g4 27. f X g4 i l s a rrivent dans
1 6. g2 X f3 1 u n e fi nale de Tou r perdante
Beaucoup plus fort que 1 6. pour eux.
D x f3 ? après quoi su ivra it 24. De7-f8 + ! Td7-d8
ThdS à l ' avantage des N o i rs. 25. Df8-f5 Db6-d4
Par contre, les N o i rs ont 26. Te6-d6 + abandonne
m a intenant de sérieux soucis,
par exemple 16 . . . . c6 1 7. Le coup 4. . . . Cf6 conduit
Db4 + su ivi de D x b7 ou 1 6 . donc à u n jeu i ntéressant et
... TheS 1 7. Tad.1 D h5 1 S. Cc5, vif, et nous espérons que le
etc. lecteur ne sera pas effrayé
par le fa it q u e nos parties
1 6. . . . . .
. Dd5-c6 modèles a i ent été gagnées
1 7. Dc3-b4 + Re7-d8 par les B l a n cs.
Les N o i rs veu lent réfu g i e r E n outre, les N o i rs peuvent
leur R o i à l 'aide D a m e . 1 7 . . . . songer à la contre-attaque
ReS e u t été à p e i n e mei l l e u r, en core plus tôt dans la par­
par exemple 1 S. Tac1 Db6 1 9. tie, de su ite après 1 . e4 e5
Dc3 ! , etc. 2. Cf3. La contre-attaque 2 . . . .
f5 ! ? (le ..gam bit Letton •)
1 8. Ta1 -d 1 + Rd8-c8 est toutefois de va leur dou­
1 9. Td1 -c1 Dc6-b6 teuse : 3. C x e5 (à d'énor­
20. Db4-e7 a7-a5 mes et i nca l c u l a b l es compl i ­
Pou r, après 2 1 . Cd6 + RbS cations con du i sent l es coups
22. C x f7 F x f7 23. D x f7 , dis­ 3. Fc4 f x e4 4. C x e5 Dg5 ! 5.
poser d ' u n refuge en �7 pou r d4 ! D X g2 6. Dh5 + g6 7 .
Ff7 + RdS ! S . F x g6 D X h 1 +
l e Roi. Mais les Blancs ont
une contin uation encore plu s 9. Re2 D X c 1 1 0. Cf7 + ou 3.
forte. e x f5 e4 4. Ce5 Cf6 5. Fe2
d6 6. Fh5 + Re7 7. Cf7 DeS
21 . Ce4-c5 1 Th8-d8 S. C X hB D x h5) 3 . . . Df6 4.
- 62 -

Cc4 1 f X e4 S. Cc3 Dg6 (ou 1 0 4. ••• Fb4 s. o-o o-o 6. d3


aussi S. . . . De6 6. d3 1 e X (naturellement les Blancs ne gagnent
pas de pion par 6. F X c6 d X c6 car
d3 + 7 . Ce3 d X c2 8. D x c2
après 7. C x e5 les Noirs ripostent
c6 9. Fd3, etc.) 6. d3 1 Fb4 7. 7 . . . . TeS S. Cd3 F x c3 9. d x c3 C x
d X e4 (7. Fd2 est bon aussi) e4) 6 . ... d6 7 . FgS I . La forte menace
7 . . . . D x e4 + 8. Ce3 F x c3 + est à présent CdS contre laquelle
9. b X c3 Ce7 1 0. Fc4 ! d6 1 1 . les Noirs ont deux bonnes défen­
0--0 avec u n meilleur jeu ses : 7 . ... F x c3 S. b X c3 De7 9.
pou r les Blancs, et la contre­ Tel CdS 1 0. d4 Fg4 1 1 1 . h3 FhS
attaque sans nom 2. ... d5 ? 1 2. g4 Fg6 1 3. dS c6 1 ou 7 . ... Ce7
qui est d i rectement mauvai­ 8. Ch4 1 c6 9. Fc4 dS 1 O. Fb3 Dd6,
etc
se : 3. e x dS e4 4. De2 De7
S. Cd4 DeS 6. CbS Fd6 7 . 2o 4
• •..Cd4 1 ? 5. Fa4 (5. C X d4
d4 De7 8 . c4, etc., m a i s les ne conduit qu'à une égal isation lm­
médiate : 5 . . . . e X d4 6. eS d X c3
Noi rs disposent d'un coup
7. e x f6 D X f6 1 S. d X c3. etc. SI
parfaitement sain : 2. ... Cf6 5. C x e5 suit 5 . ... De7 6. f4 C X bS
après lequel survient la dé­•
1. C x bs d6 suivi de D x e4 + ) s.
fense Russe ,. ou
.. défense .. FcS I 6. C x es o-o 1 et les Noirs
Petroff • que nous exami ne­ louent un gambit Intéressant. par
rons avec la partie su ivante. exemple : 7. Cd3 Fb6 S. eS CeS 9.
0--0 d6 1 0. e X d6 Cf6 1 1 1 . d7 1
(1 1 . d X c7 ? Dd6 1 ) 1 1 . ... F X d7 1 2.
PARTIE N° 8 F X d7 D X d7 suivi de TaeS ou S.
Blancs : Noi rs : Cf4 1 ? d6 1 9. d3 Fg4 1 1 O. f3 ChS 1
1 1 . C X h5 (1 1 . f X g4 Dh4 + 1 2. g3
LJUBOJEVI C MAKARITCH EV C X g6) 1 1 . . . . F x hS 1 2. h4 f5 avec
(Amsterdam 1 97S) attaque, ou finalement S. o-o dS 1
9. C X dS C X dS ·1 0. e X dS D X d5
1 . e2-e4 e7-e5 (Dh4 est bon aussi) 1 1 . Cf4 DgS
2. Cg1 -f3 C g8-f6 1 2. d3 Fg4 et dans tous les cas. les
3. Cf3 X e5 Noirs ont de bonnes perspectives
d"àttaque.
Après 3. Cc3 Cc& survient
la • partie des quatre Cava­ L'autre possi b i l ité impor­
liers à laque l l e on parvient
,.
tante et q u i nous parait aller
souvent aussi par un autre d'el le-même est 3. d4 avec
ord re de coups, par exemple les variantes p rincipales sui ­
1 . e4 eS 2 . Cc3 Cf6 3. Cf3 vantes :
Cc6. Comme le développe­ 10 3
• C X e4 4. Fd3 d5 s. c x es
• .•

ment 4. Fc4 permet la tou r­ Fd6 6. o-o o-o 7. c4 Cc6 (Ici, 7.


n u re C X e4 ! que nous con­ . . . F x e5 b. d X e5 Cc6 9. f4 Ff5 est
naissons déjà, l e coup 4. Fb5 peut-être encore plus fort) S. C X c6
est le p l u s popu l a i re. Les b X c6 9. cS Fe7 et les Blancs n'ont
No i rs disposent alors de obtenu qu'un certain avantage d'es­
deux suites fréquemment em­ pace.
ployées : 2o 3• •.• e x cl4 4. eS Ce4 5. D X d4
- 63 -

(ou d e façon plus compliquée 5.


De2 1 ? Cc5 1 6. C x d4 Cc6, etc.)
5 . . . . d5 6. e x d6 C x d6 7. Fd3 (ou
7. Cc3 et après 7 . .. . Cc6 8. Df4,
outre . le développement g6, les
Noirs disposent encore de l a possi­
bil ité Ff5) 7 . .. . Cc6 8. Df4 g6 9. 0--0
Fg7 1 O. Cc3 (après 1 O. Te1 + Fe6
1 1 . Cg5 0--0 1 2. C x e6 f x e6 1 3 .
Dg4 Fd4 1 1 4. D x e6 + Rh8 et pour
le P. les Noirs exercent une forte
pression) 1 O. . . . Fe6 1 1 . Fe3 Df6
avec égal ité.

3. . . . . . . d7-d6 a b c d e g h
Récemment encore, on
croyait que 3. C X e4 ! ?
•••
tefois que les Noirs puissent
était une faute grossière. m a i n te n i r l 'équ i l i b re. Leu r
Après 4. De2 les N o i rs ne mei l le u r développement est 8.
d oivent bien entendu pas re­ . . . Fe7 9. Cc3 Fd7 ! 1 0. 0-
ti rer le Cava l i e r à cause de 0-0 Cc6 1 1 . h3 h6 1 2. Fe3
4. Cc6 avec g a i n de la Dame. 0-0-0. M a i s les N o i rs ont
Ils peuvent toutefois jouer à une su ite plus forte que D x
nouveau u n gambit promet­ e2 + : 7 . . . . Cbd7 ! par exem­
teu r : 4 . . . . De7 5. D X e4 d6 ple 8. D x e7 + F x e7 9. Cc3
6. d4 d x es 7. D x es D x es c6 1 0. 0-0-0 0-0, etc. , ou
8. d X eS Ff5 su ivi de Cd7 et 8. Cc3 h6 9. Fh4 D X e2 + 1 0.
� ou 7. d x es Cc6 a. F x e2 g6 ! 1 1 . 0-0-0 Fg7
Fb5 Fd7 su ivi de 0-0-0. 1 2. Cb5 Rd8 1 3. The1 TeS,
Néanmoi ns le coup du texte etc .
est le plus popu l a i re et cer­ 2° 5. Cc3 C x c3 6. d X c3
tai nement a u ssi l e plus sol i d e . Fe7 7. Fd3 Cc6 8. Ff4 Fe6 9.
4. Ce5-f3 Cf6 X e4 Dd2 Dd7 et les Blancs n 'ont
q u ' u n avantage m i croscopi­
(Voir diagramme ci-après)
que grâce à leur d i sposition
5. d2-d4 de pièces p l u s active.
En outre, trois coups en­ 3° 5. c4 (po u r gêner d5) 5.
trent encore sérieusement en . . . d5 ! 6. Cc3 Fc5 ! 7. d4 Fb4
l igne de compte : 8. Fd2 C X d2 9. D X d2 0-0
1 0. c x d5 Cd7 1 1 . a3 TeS +
1 ° 5. De2 De7 6. d3 Cf6 1 2. Fe2 F x c3 1 3. b X c3 Cb6
7. Fg5 ! D x e2 + a . F x e2. 1 4. 0-0 C x d5 1 5. c4 Cf6
Dans cette position symétri­ avec égal ité.
que, les Blancs ont deux
temps d e plus, i l semble tou- 5. . . . . . . d6-d5
- 64 -

Le coup l e plus lo g ique par C f6 1 1 0. c x d5 C x d5 1 1 . Cc3


lequel les N o i rs évitent de cé­ 0--0 1 2. Fe4 Fe6, etc.
der l e moi n d re avanta g e d 'es­
pace central à l e u r a dversa i­ 9. c2-c3 ! n-f5 1 ?
re. Après 5 . ... Fe7 6. Fd3 Cf6
7. h3 (po u r empêcher F g 4) 7 .
... 0--0 8. 0-0 c6 9. c4 suivi
de 1 O. Cc3 les Blancs con­
servent un certa i n avanta g e ,
b i e n que l a position n o i re
reste très sol i de.

6. Ff1 -d3 Ff8-e7 !


Les N o i rs sont bien i n spi­
rés de ne pas conti nuer ici
par trop a g ressivement. Le
développement symétri que 6.
a b c d 1! h
... Fd6 l e u r donne un jeu d if­
ficile : 7 . 0--0 0--0 8. c4 Fg4
9. c x ds f5 1 0. h3 Fh5 1 1 . Cc3 Les N o i rs soutiennent leur
etc., ou 8. . . . Fe6 9. De2 Cf6 pièce la m ieux placée, l e Ce4,
1 0. cS Fe7 1 1 . b4 ou 8 . . . . c6 m a i s ce fa isant, i l s affa i b l i s­
9. Dc2 1 , etc. sent la position de leur roqu e
futu r. Au s i è c l e dern i e r, des
7. Cb8-c6 ! ana lyses ont toutefois dé­
montré que les Blancs ne de­
Plus précis que 7 • 0-0
•.. vaient pas tenter d'exploite r
après quoi les Blancs obtien­ cet affa i b l i ssement par 1 0.
nent u n avantage m i n i me par c4 ! ? (n i par 1 O. h3 Fh5 1 1 .
8. Te 1 ; la mei l leure su ite c4) car les N o i rs, par Fh4 1 ,
pou r les Noi rs est a l o rs Cd6 ! peuvent i ntro d u i re u n e con­
suivi de Ff5. tre-attaque prometteuse.
8. Tf1 -e1 Fc8-g4 ! ? 1 0. Dd1 -b3 1

Ici aussi , Cd6 est possi ble. Une riposte très dan g ereu­
Le coup d u texte conduit à de se pour les N o i rs : le Pb7
g rosses compl i cations. Tout est attaqué et les N o i rs peu­
d :abord, les Blancs n ' a rrivent vent aussi être rapi dement
absolu ment à rien par 9. F X menacés sur la d i a g onale
e4 d x e4 1 0. T x e4 f5 ! et les a2�g8.
Noi rs récupèrent commodé­ 1 0. . . . . . . c-o '
ment leur P. Ensu ite 9. c4
n 'est pas non plus très dan­ Cette réponse cou rageuse
gereux pou r les Noi rs 9 . . . . est pourtant juste, si 1 0. ...
- 65 -

Tb8 ? 1 1 . Cfd2 1 serait très lente occasion : 1 2 . ... F X f3 1 3. g X


fo rt. Si les B l ancs prennent f3 C x f2 1 1 4. R X f2 Fh4 + 1 5. Cg3
mai ntenant le pion : 1 1 . D X f4 avec une attaque décisive. Mê­
me Capablanca, la célèbre machi­
b7 les N o i rs obtien nent une •

ne à jouer aux échecs pouvait se


dangereuse attaque par 1 1 . . .
••

tromper 1
.

Tf6 1 2. Db3 Tb8 1 3. Dc2 Tg6.


Bien ente n d u , 1 1 . F x e4 ? f X 2o Karpov- K ortchnoy 1 974 : 1 2.
e4 1 2. T x e4 ? n'est pas non h3 1 Fh5 ? 1 3. D X b7 1 (n'est parfai­
tement possible qu'à présent 1) 1 3.
p l u s à envisager à cause
... Tf6 1 4. Db3 Tg6 1 5. Fe2 1 Fh4 1 6.
pri n c i palement de CaS ! . Tf1 1 F X f3 1 7. C X f3 F X f2 + 1 ? 1 8.
Dans une v i e i l l e partie Las­ T X f2 C X f2 1 9. R X f2 Dd6 20. Cg5 1
ker - Pi l l sb u ry ( 1 895) les TfB 21 . Da3 1 DdB 22 . Ff4 h6 23. ·

Blancs jouèrent faiblement Cf3 TeS 24. Fd3 Te4 1 25. g3 1 et


1 1 . Ff4 ? et subirent vite u n e les Blancs gagnèrent. Après 1 2. h3 1
forte attaque après 1 1 . .. . F X juste est l 'échange F X f3 1 1 3. C X
f3 1 2. g X f3 Cg5 1 3. Rg2 Rd7. f3 et maintenant Tb8. Les Blancs
sont un peu mieux, mals le fort
1 1 . Cf3-d2 ? avant-poste en e4 ne doit pas être
sous-estimé non plus. C'est sans
Ce coup aussi est u n e fau­ doute cette possibil ité que Ljuboje­
te décisive (co m m i se par u n vic vou lait précisément empêcher,
très fort Gra n d Maitre , u n e mais se produit à présent une super­
consolation pou r les joue u rs be combinaison.
moins expéri mentés ! ) . Les
B l ancs négl i gent complète­
ment leur dével oppement, et
la pun ition ne se fa it pas at­
tendre. Seul 1 1 . Cbd2 ! éta it
iuste. La menace est alors 1 2.
C x e4 f X e4 1 2. F x e4, et les
N o i rs doivent abso l u ment l a
parer. D a n s deux parties d e
G rands Maîtres, l e s N o i rs
choisi rent mai ntenant le coup
1 1 . ... Rh8 ! ( 1 1 . ... C X d2 1 2.
C X d2 Tb8 est très défavora­
ble à cause de 1 3. Dc2 suivi a b c d e f g h
de 1 4. Cf1 ) avec l ' i ntention
de sacrifier i c i aus.si le Pb7 :
1 2. D x b7 Tf6 ! , etc. : 11. Ce4 X f2 1 1
1 2. R g1 X f2 Fe7-h4 +
1 ° Capablanca-Kostic 1 91 9 : 1 2. 1 3. g2-g3 f5-f4 1 1
Cf1 ? Dd7 ? 1 3. C3d2 1 et les Bla ncs
eurent l 'avantage. Après la partie, Le deuxième sacrifice de
on découvrit cependant que les pi èce doit être déc l i n é :
Noirs ava ient manqué une excel - 1 4. g X h4 ? D X h4 + 1 5. Rf1
- 66 -

Fh3 + perdrait immédiate­ Rg2 Tf2 + suivi de Dh3. Les


ment. Blancs n 'ont donc rien de
mieux que donner une Tou r,
14. Rf2-g2 f4Xg3 ce q u i ne peut naturellement
15. Fd3-e4 que retarder la défaite :
Après 1 5. h X g3 survien- g3Xh2 +
1 6. Rg2-g1
drait le troisième sacrifice,
17. Rg1 Xh2 Dd8-d6 + 1
cette fois décisif : 1 5 . . . . F x Ff4Xe1
18. Rh2-h1
g3 1 1 1 6. R X g3 Dg5 et les
1 9. Db3Xd5+ Dd6Xd5
Blancs sont sans défense.
20. Fe4 Xd5 + Rg8-h8
Mais maintenant le feu d'ar­ Fe1-g3
21. Cd2-f3
tifice se pou rsuit égalèment : Fh3-f1
22. Cf3-g1
15. . . . . . . Fg4-h3 +! 1
23. Cd2 Tae8 24. Ce4 TX
Pou r gagner, sur 1 6. A X h3, e4 1 25. FXe4 Tf2 26. Cf3
un temps d'attaque décisif Fg2 + 27. Rg1 FXf3 28. FXf3
par Dd7 + ! : 1 7. R X h4 Tf4 + T Xf3. Les Blancs abandon­
1 8. A X g3 Dg4 mat ou 1 7. nent.
QU ' EST-CE QUE LE JEU DE POSITION ?

Après les coups 1 . e4 eS 2. Cf3 Cc6 nous nous sommes


occupés jusqu'à présent du coup de développement 3. Fc4.
On pourrait le qualifier de développement tactique : le Fou est
braqué vers l 'u n des points le plus faible de la position adverse
qu'il peut attaquer sérieusement, par exemple après 3 . . . . Cf6
4. CgS ! ?. La plupart des variantes que nous avons examinées
contenaient des tournu res a n imées, des combinaisons, des
sacrifices.
Le jeu prend habituellement un autre caractère, quand au
troisième coup, les Blancs ne développent pas leur Fou en c4,
mais en bS : 1 . e4 eS 2. Cf3 Cc6 3. Fb5.

a b e d e g h
- 68 -

Nous voyons sur le diagra m me la position de départ de la


.. partie Espagnole , l a seu le ouvertu re de tous les débuts
..

ouverts (les ouvertures commençant par 1 . e4 eS) qui partage


dans les échecs modernes, une place d'honneur avec les jeux
sem i-fe rmés et fermés. Quelle est la ra ison de cette popu larité
qui a fa it de la partie Espagnole un des systèmes d'ouverture
dont l a théorie a été développée le plus loin et est une des p l u s
riches ?
En étudiant la position après 3. FbS nous con staton s u n e
différence fon damenta l e entre l e s parties Epagnole e t Ital ienne.
Le coup 3. FbS ne dével oppe pas seu lement une pièce en l a
d i rigeant contre une fai b lesse tactique de l ' a dversai re , mais
contient plutôt une profonde i dée stratégique. I l s'agit avant
tout d'exercer une pression contre le pion e5 en menaçant l a
pièce défensive, le Cc6, e t c'est la conti n u ation logique de
l ' i dée i ntroduite par le coup 2. Cf3. I nsistons sur le sen s de
pression : i l ne s'agit pas d'une menace d i recte d u PeS. La
• menace ,. F x c6 su ivi de C x es n 'est encore qu'une appa­
rence. Voyons-en les conséquences si les Blancs l'exécutent
immédiatement : 4. F x c6 d x c6 S. C x eS Dd4 !. Mai ntenant le
CeS doit se retirer, les N o i rs prennent alors le Pe4 avec échec,
et i l s obtiennent une belle position (la paire de Fou s 1).
Néanmoins, l a position d u FbS sign ifie une menace latente
de la position noire. Si les Blancs protègent d' abord suffisam­
ment leur Pe4 (par exemple avec d3), l a menace F x c6 devient
immédiatement sérieuse.
Ensu ite, le coup 3. FbS vise à clouer une pièce. Si les N o i rs
veu lent développer le Fc8, i l s devront tôt ou tard jouer le Pd7,
et, a u ssi longtemps que les Noirs n 'ont pas roqué, le Cc6
sera immob i l i sé, cloué. De tel s éléments, comme une pression
soutenue contre u n point de la position a dverse, ou la réduc­
tion de l a mob i l ité d'une pièce ennemie, sont des éléments de
la stratégie échiquéenne, et un jeu basé sur de pare i l s élé­
ments est appelé : jeu de position.
En étu d i a nt la partie Espagnole, nous rencontrons p o u r l a
prem ière foi s cette façon de j o u e r qui s e différencie d e s
vieux systèmes " classiques ,. . Commençons m a i ntenant par
u n exemple démontra nt que 3. FbS peut également con d u i re
à u n jeu ouvert et a n i mé.
- 69 -

PARTIE N° 9 piège : 6 . . . . Ce7 1 ? . A pré­


sent, 7 . C X e5 ? ? n e va pas
B l a ncs : N o i rs : à cause de 7 . . . . c6 et au
CHAM KOVITCH AVERBAKH coup su ivant, Da5 + gagne
(U. R . S . S . 1 974) u n e pièce. La su ite j u ste est
7. 0-0 ! c6 8. Fc4 d6 9. Fb3
1 . e2-e4 e7-e5 et les Blancs sont mieux) 5.
2. Cg1 -f3 Cb8-c6 c3 g6 ! 6. 0-0 Fg7 7 . Te 1
3. Ff1 -b5 Cg8-f6 0-0, 8. Cbd2 Fd7 avec u n
j e u éga l . O n rem a rq u e ra q u e ,
Comme après 3. Fc4 , ce d a n s l ' Espagnole, l e jeu peut
coup de déve loppement natu­ reste r j o l i ment fermé, ce q u i
re l doit ici être également n ' est p rati quement p a s l e cas
b o n . I l i nt ro d u i t u n e des p l u s après 3. Fc4.
viei l les méthodes de défen­
se contre l ' Espagnole : l a 2° 4. De2 Fe7 5. 0-0 ( i c i
« défense Berlinoise •.
non p l u s 5. F x c6 d x c6 6.
C x e5 n e gagne pas de P à
4. 0-0 ! cause de 6 . . . . D d4 1 ) 5 . . . . d6
B i e n ente n d u , les B l a n c s 6 d4 e x d4 7 . C x d4 Fd7
p e u v e n t a u ss i protéger tra n ­ (clouage et déclouage !) 8.
q u i l lement le Pe4 avec les F x c6 b X c6 9. Cc3 0-0 avec
coups su iva nts : jeu éga l . Après TeS l a Dame
blanche ne sera pas particu­
1 ° 4. d3 (à p résent la me­ l i è rement bien p l a cée.
n a ce F x c6 suivi de C x e5 !
est rée l l e) 4 . . . . d6 ! (le coup 3° 4. Cc3 c o n d u i t par: i n ­
4. ... Fc5 contient u n e petite terversion de c o u p à u n e po­
p l a i sa nte rie tact i q u e : les sition déjà exa m i née de l a
B l a n c s n e doivent a l o rs plus partie d e s q u atre Cava l i ers.
jouer pour l e gain de P : 5. Comme n o u s a l lons l e voi r
F X c6 ? d X c6 6. . C x e5 ? ? i m médiatement, les Blancs
D d4 7 . Fe3 D X b2 ou aussi n ' ont pas à se fai re d u souci
7 . . . . D x e5 8. d4 D x e4 9. pou r l e u r Pe4, son sacrifice
d x c5 D x g2, etc. Fc5 n 'est pa ssa ger est ici l a conti n u a­
toutefo i s pas u n fo rt coup : ti on la p l u s forte.
après 5. Fe3 ! les N o i rs doi­
vent échanger, et les Bla ncs Constatons q u ' a près 4.
d i sposent dans ce cas de la 0-0 1 le Pe5 est d i rectement
colonne f ouverte, ce q u i , menacé. Jouons l e· mauva i s
comme n o u s l e savons déjà, c o u p 4 . . . . a6 ? pou r l e prou­
représente u n avantage posi­ ver : 5. F x c6 d X c6 6. C X
tionner se n s i b l e : 5. ... F x e3 e5 C x e4 (ou 6 . . . . Dd4 7 . Cf3
6. f X e3. Les N o i rs peuvent et D X e4 ? ne va pa s à cause
m a i nten ant ten d re u n petit de 8. Te 1 ) 7 Te 1 Dd4 8. Cf3 1
- 70 -

et les B l a n cs gagnent u n e et i l s perd i re nt i m médiate­


p ièce : 8 . D x f2 + 9. R h 1
. . . ment un P : 1 3. C x c6 ! C x
f5 1 0. d3, etc.). h2 1 4. D x f7 + ! R X f7 1 S.
C X dB + Ta X dB 1 6. R X h2,
4 • . . . . . . Cf6 ')( e4 etc.
U n e réponse importa nte a u
c o u p du texte est ici 4 . .. .

d6 la défense Steinitz
.. .. . 7

Dans ce cas apparaît l 'élé­


ment stratégique déjà men- o

tionné : le Cc6 est cloué et


l es Blancs peuvent exploiter
cette c i rconstance pou r s'as- "'
surer u n e certa i n e supério-
rité au centre : 5. d4 l (ne me­
nace pas seulement d X eS
mais a u ssi dS !) S . . . . Fd7 ! 6 .
1
Cc3 Fe7 ( l e s N oi rs n 'ont p a s ·

à se soucier pou r l ' i n stant d u a b c d e g h


PeS : si 7. F x c6 après 7 . . .
F x c6 le Pe4 est attaqué ! ) 7 . La position de base de
Te1 (F X c6 ne menace q u e la défense berl i n oi se. Les
mai ntenant) 7 . . . . e x d4 8. B l ancs d i sposent de deux
C X d4 0--0 (ou 8 . . . C x d4 .
bonnes su ites menant à la
9. D X d4 F X bS 1 0. C X bS a6 récupératio n d u P.
1 1 . Cc3 0--0 et les N o i rs ont
une position certes sol ide. 5. · Tt1 -e 1
mais assez serrée) 9. F x c6 !
b X c6 (plu s fort que 9 . . . . F x Et d a n s notre partie, les
c6, après quoi les Blancs peu­ Blancs choisissent l a plus
vent conti n uer par 1 0. CfS) 1 0. simple des deux. L'autre pos­
b3 1 TeS 1 1 . Fb2 Ff8 1 2. Df3 ! . s i b i l ité i m po rta nte est 5. d4 (1)
De telles positions résu ltent et nous a l lons rester u n mo­
de la défense Ste i n itz, sol ide ment su r cette positio n .
mais passive. Les Noi rs souf­ Les Noirs peuvent diffici­
frent d ' u n manque d'espace lement se permettre u n nou­
sensible et ils doivent jouer veau gain d e pion : 5 . . e X ..

avec beaucoup de précaution d4 (?) 6. Te 1 dS (dans l a dé­


pour éviter une i nfériorité dé­ fense des deux Cava l iers une
cisive. Dans une partie Pach­ position semblable avec le
man-Thel en jouée en 1 94S, Fou en c4 était parfaitement
les N o i rs com m i rent mai nte­ jouable pou r les N o i rs, car
nant u ne faute instructive : après dS ce Fou était attaqué,
1 2 . . . . Cg4 ? (avec l ' i dée CeS) alors q u ' i c i , i l occupe une po-
- 71 -

sition beaucoup plus favora­ R X d B 9. Cc3 ReS 1 O. Ce2 Fe6


b l e 1) 7. C X d4. A présent les 1 1 . Cf4 FdS 1 2. C x ds c x ds
Blancs ont deux menaces 1 3. g4 ! Ce7 1 4. Ff4 et les
très fortes : 8. f3 gagnant u n e Blancs sont u n peu mieu)C.
pièce (cette menace déci de
après Fd7 par exemple) et (si 2° 5. •.. Fe7 {1) 6. De2 (6.
Te 1 est m o i n s bon : 6.
les Noirs jouent Fe7) 8. C x
. . . Cd6 7. F x c6 d x c6 8.
c6 ce q u i gagne au moins l a
qual ité. d X eS CfS 9. D X dB + F X
dB par exemple 1 O. FcS
Les Noirs ne peuvent évi­ Cd4 ! . Par u n e i ntéressante
ter u n sérieux désavantage i nterversion de coups, 6.
matériel q u ' avec une contre­ d x es dS ! 7. Cd4 Fd7 con­
attaque subt i l e (la .. variante duit à une position que nous
de Riga ») : 7 . . . . Fd6 ! 8. C x avons déjà traitée dans la dé­
c6 (8. f3 serait mauva i s à pré­ fense des deux Cava l i ers) 6.
sent à cause de 8 . . . . F x h2 + . . . Cd6 7. F x c6 b x c6 ! 8. d x
9 . R X h2 D h4 + o u même 8. eS Cb7 (une position i n habi­
. . . D h4 9. g3 F X g3 ! ou 9. h3 tuelle pour l e Caval ier, mais
F X h3 !) 8 . . . . F X h2 + ! 9. il peut être fac i l ement réacti­
R h 1 ! (après 9. R x h2 Dh4 + vé via cS et e6) 9. Cc3 (ou 9.
1 0. R g 1 D X f2 + les Noirs ont c4 0-0 1 0. Cc3 f6 1 1 1 . Fe3
l ' échec perpétue l , et sur 9. f x es 1 2. C x es De8 1 suivi
Rf1 ils obtiennent même une de d6 et les Noirs égalisent)
forte attaque : 9. . . . Dh4 ! 1 O. 9. . . . 0-0 et deux variantes
Cd4 + c6, etc.) 9. . . . Dh4 1 O. i mportantes sont possi bles
T x e4 + 1 d X e4 1 1 . DdB + ! ici : 1 0. Te 1 CeS 1 1 . Cd4 Ce6
(deux jolis coups assu rent 1 2. Fe3 C X d4 1 3. F X d4 cS
pourtant l 'avantage aux 1 4. Fe3 dS 1 S. e x d6 F x d6
B lancs 1) 1 1 . . . . D x dB 1 2. C x 1 6. Ce4 Fb7 ! et les Noirs ont
dB + R X dB 1 3. R X h2 Fe6 1 4. l 'égalité, car 1 7. C x cs ? ne
Fe3 fS 1 S. Cc3 Re7 1 6. g4 1 va pas à cause de 1 7 . . . . F x
et les Blancs sont clai rement cs 1 8. F x cs DgS, o u 1 0. Cd4
m i eux : le matériel est prati­ FcS 1 1 . Td 1 TeS 1 1 2. DhS
q uement égal (deux pièces (mais pas 1 2. C x c6 ? Dh4 1 3.
m i n e u res contre Tou r et deux g3 Dh3 1 4. Cd4 d6 1) 1 2 . . . .
pions), mais le Fe3 est très De7 ! 1 3. Cf3 CdS ! e t i c i non
actif et les pions noirs peu­ plus l 'équ i l i b re n'est pas rom­
vent être faci lement b loqués pu : les Noirs ont une posi­
par g4-gS et Rg3-f4. tion assez serrée, mais i ls
disposent d ' u n e l iberté de
Après S. d4 ( 1 ) les Noirs manœuvre suffisante.
ont deux suites valables :
5. Ce4-d6 1
1° 5 . Cd6 6. F x c6 d X
...

c6 7. d x es Cf5 8. D X dB + La meilleure retraite ici


- 72 -

a u ssi . Les N o i rs fo rcent l e U n coup m a l he u reux, après


FbS à rec u l e r. lequel les N o i rs to mbent en
léger désava nta ge. J u ste est
6. Cf3 X e5 Ff8--e 7 l a constru ction su ivante : 9.
7. Fb�d3 (!) . . . c6 1 O. b3 CeS 1 1 . Fb2 dS
Le Fou doit être b ra q u é ici 1 2. DhS. Les N o i rs ri sq u e nt
sans perte de temps contre m a i ntenant de tomber d a n s
le roq u e n o i r. u n p iège c a c h é : 1 2. . . . g6 ?
q u i pe rmet u n e superbe com­
U n e viei l l e suite, m a i s i n of­ b i n a i son : 1 3. C x dS ! ! g X hS
fen sive pou r les N o i rs , est 7. 1 4. C x e7 + Rg7 ? ( m i e u x 1 4 .
Cc3 ! ? C X bS (0-0 i m mé d i a ­ . . . D X e7 , m a i s avec u n P de
te ment va a u ssi) S. C d S 0-0 m o i n s la situation n o i re e st
9. C x c6 d x c6 1 0. C x e7 + également sa n s espo i r) 1 S.
RhS et les Blancs do ivent T x hS + ! Cf6 1 6. T x h7 m at.
jouer m a i ntenant 1 1 . C X cS, Ou 1 3 . . . . D X dS 1 4. D h6 et
car l a tentative d ' atta q u e 1 1 . les N o i rs doivent d o n n e r la
D hS 1 ? échoue à c a u se de 1 1 . Dame, car après sa retrai te
. . . TeS ! 1 2. D X f7 Cd6 ! . u n nouveau coup é l é g a n t dé­
cide : 1 S. ThS ! , e tc.
Une jol i e va ria nte, m a i s les
N o i rs p euvent m i e u x jouer :
1 2 . . . . h6 ! (au l i e u de g6 ? 1)
ce qui suffit pou r l ' é g a l ité :
1 3. Tae 1 Fd6 1 4. TSe2 Cf6 1 S.
D h4 Fd7 suivi de TeS, etc .
1 0. Dd 1 -e2 Fe7-f8 (?)
M a i nte nant c ' est p l u s g ra­
ve : 1 0 . . . . Ff6 1 1 . T x eS +
D x e8 1 2. CdS FdS 1 3. b3 D X
e2 1 4. F x e2 c6 eut encore
a b e d e g h été supportable.

7. Cc6 X e5 1 1 . b2-b3 1 Tea x es


1 2. De2 X eS Cf6-e8
Cette simpl ification de l a
position est tota lement cor­ Après ce coup les B l ancs
recte , m a i s 7 . . . . 0-0 est obti ennent très rapi dement
aussi tout à fait b o n , par une forte attaque, m ai s sur
exe m p l e 8. Cc3 CeS ! 9. CdS 1 2 . . . . DeS 1 3. Df4 1 D e 1 + 1 4.
Ff6 1 O. Cg4 d6 ! , etc. Ff1 (menaçant Fb2) 1 4 . . . . De6
1 S. Df3 ! su ivi de Fb2 et CdS
a. Te1 x es 0-0 l a situation des Noi rs serait
9. Cb1-c3 Tf8-e8(?) très difficile.
- 73 -

1 3. Fc1 -b2 d7-d6 1 8. Ch5-f6


1 4. De� g7-g6 1 9. Cb5 X c7 ! Fc8-g4
20. Df3-f4 Ta8-c8
Si 1 4 . . . . Cf6, suit 1 S. D h4
Fe7 1 6. CdS 1, etc. Ou 20 . . . . D x c7 2 1 . D x f6
Fg7 22. D X g7 + ! R X g7 23.
1 5. Ta1 -e 1 Ce8-f6 Te7 + et gagne.
1 6. De4-f3 1
21 . Cc7 X d5 1 Cf6 X d5
Nettement m ieux mai nte­ 22. Te5 X d5 1 abandonne
nant que 1 6. D h4 ? Fd7 1 7 .
Ce4 C x e4 1 S. D x e4 DeS ! (22. . . . D X dS 23. Df6.)
avec une complète égal ité.
Avant que nous n 'en a rri-
16 . . . . . .
. d6-d5 ? vions à la réponse usuel le
des N o i rs sur 3. FbS - 3 . .
Perd immédiatement, mais
. .

a 6 - i l n 'est pas i nuti le de


1 6. . . . c6 ne serait pas suffi ­ nous fam i l i a riser avec d'au­
sant non plus à cause de 1 7.
tres systèmes q u i sont à con­
Ce4 C X e4 1 S. D x e4 (mena­
sidérer pou r les Noirs au
çant 1 9. Dd4) 1 S . . . . f6 ( 1 S . . . .
troi sième coup. Il s'agit de
F�7 1 9. DeS + D x es 20. T x
trois défenses, si nous excep­
e à + FfS 2 1 . Fa3 1 cS 22. Fe4
tons des poss i b i l ités tout à
etc.) 1 9. g4 1 Fd7 20. Dd4 sui­ fa it i n habituel les :
vi de 21 . g5, ou 1 7 . . . . CeS 1 S.
Cf6 + C x f6 1 9. F x f6 Dd7 Après 3. FbS les Noi rs peu­
20. Fb2 Fg7 2 1 . F x g7 R x g7 vent aussi adopter u n déve­
22. De3 DdS 23. De7 ! , etc. loppement " ita l i e n ,.: 3 ...
Fc5 après lequel survien nent
1 7. Cc3-b5 1
l es vari antes pri ncipales sui­
Avec des moyens extrême­ vantes :
ment simples, l es Blancs ont 1 o 4. c3 Cf& S. d4 1 (pl us
m onté une attaque décisive.
aigu et pou r les N o i rs plus
maintenant n e vont n i 1 7 . . . .
dangereux que S. 0-- 0 0-0
Fg7 1 S. C x c7 1 D X c7 1 9. 6. d4, après quoi 6. . . . Fb6 1
F x f6, ni 1 7 . . . . CeS 1 S. T x est parfaitement possi ble, par
eS 1 D X eS 1 9. Df6 De1 + 20. exemple 7. d x es C x e4 S.
Ff1 et gagnent.
D dS CeS 9. FgS Ce7 1 0. Dd1
17. . . . . . . Cf6-h5 Ce4 1 1 . Fh4 dS, etc.) 5 . . . . e X
1 8. Te1 -e5 d4 (ici , S. . . . Fb6 n'est plus
aussi sol i de ; les Blancs pour­
AveG deux fortes menaces : su ivent simplement par 6. F X
1 9. T x dS et aussi 1 9. T x hS 1 c6 ! b X c6 7. C x es 0-0 S.
g X h5 20. F x h7 + 1 R X h7 2 1 . 0-0 1 C x e4 9. Te 1 Cd6 1 0.
D x h5 + RgS 22. DhS mat. Ff4 et obti ennent la m e i l -
- 74 -

leu re position . Ou 6 . . . . d x c6 tion noire soit parfaitement


7 . C x es C x e4 s. De2) 6. défendable.
eS ! (la su ite de gambit 6 . c x
d4 ! ? Fb4 + 7. Cc3 ! ? -
2° 4. c3 f5 1 ?, u n e variante
comparez avec l a partie Ita­ com p l i quée et jusqu'à pré­
l i en n e ! - est ici m o i n s con­ sent peu c l a i re . Nous nous
vai n ca nte : 7 . . . . C x e4 S. l i m itons à u n e recommanda­
0-0 F x c3 9. b x c3 0-0 1 0. tion par laquelle les B lancs
dS ! C X c3 1 1 . Db3 C X bS 1 2. peuvent obte n i r sans risque
D x bs Ce7 1 3. d6 c x d6 1 4. u n petit avantage : S. d4 f X
Fa3 Cg6 ! 1 S. F x d6 TeS èt e4 (S . . . . e x d4 6 . eS 1 d X c3
N o i rs ont l ' avantage) 6. . . . 7. C x c3 Cge7 S. 0-0 est
Ce4 (ma i s pas 6 . . . . CdS ? 7 . plus fai b l e) 6. F x c6 d x c6 7 .
0-0 0-0 S. c X d 4 Fb6 9 . Fc4 C x es Fd6 s . DhS + g6 9 .
Cce7 1 0. FgS DeS 1 1 . Db3 c6 D e 2 D h4 1 0. h3 ! Fe6 (atten­
1 2. Cbd2, et dans la partie tion à la perte de la Dame :
Smyslov-Ba rcza 1 9S2, les 1 0 . . . . Cf6 ? 1 1 . g3 DhS 1 2.
B l ancs e u rent u n c l a i r avanta­ g4 D h4 1 3. Cf3 1 et gagne 1)
ge) 7. 0-0 (7 . c x d4 mène à 1 1 . Cd2 F X eS 1 2. d X eS DgS
de très g rosses complica­ 1 3. 0-0 F x h3 1 4. D x e4,
tions : 7 . . . Fb4 + S. Rf1 1 a6 etc.
9. Fd3 1 dS 1 0. e x d6 Cf6 1 1 1 . 3° 4. c3 Cge7 S. 0-0 (bon
d x c7 D x c7 1 2. Cc3 ou 9. est aussi s. d4 e x d4 6. e x
Fa4 bS 1 0. Fc2 dS 1 1 . e x d6 d4 Fb4 + 7. Fd2 F X d2 + S.
C x d6 1 2. dS Ce7 1 3. Dd4 D x d2 ds 9. e x ds C x d5 1 0.
FaS 1 4. D X g7 TgS 1 S. D X h7 F X c6 + b x c6 1 1 . 0-0 0-0
FfS 1 6. F x fs Cd x fs. Dans 1 2. Cc3, etc.) 5 . . . . Fb6 1 6. d4
les deux cas, les Blancs ont e x d4 7. c x d4 d5 ! s. e x ds
un P de plus mais ont pris du C X dS 9. Te 1 + Fe6 1 0. Fg5
retard de développement) 7. Db6 1 1 Cbd2 1 et bien que
.. dS ! (7 . . . . 0-0 ? s. c x d4 l e jeu reste compliqué, les
Fb6 9. dS Ce7 1 0. Fd3 fS 1 1 . Blancs ont les m e i lleures
Cbd2 CeS 1 2. d6, etc., u n perspectives en raison des
exempl e typique pou r l 'exploi­ menaces Cc4 ou Ce4 (Dame
tation d'un centre puissa nt 1) noire exposée 1).
S. e X d6 C X d6 (le sacrifi ce
de P S. . . . 0-0 ? n'est pas 4° 4 . 0-0 C d4 (après 4 . ...
correct à cause de 9. d X c7 Cf6 1 ? surgit une variante
Df6 1 ? 1 0. F x c6 b X c6 1 1 . a iguë : 5. C x es 1 C x e4 1 6.
c x d4 Fd6 1 2. Te1 Ff5 1 3. C X f7 R X f7 7. Dh5 + g6 S.
Cc3 Tfe8 1 4. C x e4 F x e4 Dd5 + Rg7 9. F x c6 TeS 1 0.
1 5. FgS 1 , Stein-Spassky 1 961 ) Fa4 c6 1 1 . Dd3 Dh4 1 2. g3
9. F x c6 + b x c6 1 0. Te 1 + Dh3 1 3. b4 1 et les Blancs
RfS et les Blancs ont u n petit semb lent avoir l'avantage :
avantage, bien que la posi- 1 3 . . . . C x f2 1 ? 1 4. Dc3 + R g8
- 75 -

1 5. b x c5 ! eg4 1 6. Fb3 + d5 temps, est l e • gambit Jae­


1 7 . c x d6 + Fe6 1 S. Tf2 ! , etc.) nisch • 3 . . . f5 ! ?. Les B lancs
.

5. e x d4 F X d4 6. c3 Fb6 7. peuvent diffici lement accep­


d4 c6 S. Fa4 d6 9. ea3 1 et ter le P sacrifié : 4. e X f5 e4
l es Noi rs doivent surmonter 5. De2 De7 6. F x c6 b x c6 7.
quelques difficu ltés. Voici en ed4 ef6 ou aussi 6. d x c6 7.
notation abrégée une partie ed4 DeS S. ee6 F x e6 9. f x
Lju bojevic-Durao 1 974 qui est e6 Fd6 1 0. ec3 ef6 q u i don­
u n excel lent exemple de con­ nent aux Noi rs u n jeu favora­
d uite précise d u jeu de la part ble. La su ite 4. d3 est trop
des Blancs : 9. Fc7 (9. . . . timide : 4 . . . . f X e4. 5. d x e4
e m ! est p l u s précis, e t si 1 O. ef6 6. 0-0 d6 7 . Dd3 Fg4 ou
Fg5 les N o i rs peuvent conti­ 6. Fc4 FcS 7 . 0-0 d6, etc.
nuer de façon aiguë par 1 O.
. . . h6 1 1 . Fh4 g5) 1 0. dS ! Fd7 La variante pri ncipale du
1 1 . d X c6 b x c6 1 2. ec4 De7 gambit survient après 4. Cc3 1
1 3. f4 ! ef6 1 4. f x es d x e5 f X e4 5. e x e4 dS t ? 6. e x
1 S. b3 1 Fb6 + 1 6. R h 1 e x e4 eS ! (après 6. eg3 les N o i rs
1 7. Fa3 1 De6 (après 1 7 . . . . doivent également jouer avec
Dh4 s u i t 1 S. D d 3 1 ef2 + 1 9. précision : 6 . . . . Fg4 ! 7. h3
T x f2 F X f2 20. ed6 + avec F X f3 S. D X f3 ef6 9. 0-0
une attaque décisive. Mainte­ Fd6 1 0. eh5 ! e x h5 1 1 . D x
nant les N o i rs menacent 1 S. h5 + g6 1 2. Df3 a6 1 1 3. Fa4
. . . eg3 + ! 1 9. h X g3 Dh6 + Dh4 ! ou 9. eh5 Dd6 1 0. e x
suivi du mat 1)" 1 S. Dd3 1 fS f6 g X ffi 1 1 . DhS + Rd7 1 2. c3
( 1 S . . . . ef2 + ? 1 9. T X f2 F X f2 De6 1 3. d3 TeS et le Roi noi r
20. ed6 + RdS 2 1 . Df3 1 ) 1 9. se met e n sécurité par cS) 6.
Tae 1 ! ! Fc7 20. T X fS I ! D X . . . d x e4 7. e x c6.
f5 21 . T x e4 (avec l a menace
22. F x c6 1 F x c6 23. T x
eS + I) 21 . . . . 0---0-0 22.
ed6 + F x d6 23. Da6 + 1 Rc7 7
24. D x a7 + ReS 2S. FbS ! 1 6
abandonne (2S. . . . c X bS 26.
Da6 + Rc7 27. F x d6 mat), 5
25 . ... TdfS 26. F X d6 Df1 + 4
27. F x f1 T X f1, + 2S. Dg 1 T X
g 1 + 29. R X g 1 su ivi d e 30. J
T X e5 et, avec deux P de 2
pl u s, les Blancs gagnent faci­
lement la finale.
Une suite extrêmement in­ a b c d e f g h
téressante après 3. Fb5 et
assez popul a i re ces derniers Dans cette position sauva-
- 76 -

ge, les N o i rs ont trois su ites pourtant d'une réfutation i ntéres­


poss i b l e s : sante. Revenons à la partie du
Grand Maitre tchèque : 1 4 Cf7 !
1 0 7 . . . b X c8 ? 8. F x c6 + Fd7
.
Ff2 + 1 S. Rd1 e3 1 6. Df3 1 C X h2
9. DhS + I Re7 1 0. DeS + Fe6 1 1 . (ou 1 6 . . . . Cf6 1 7. fS I et F X fS
f4 1 (simplement 1 1 . F x aB est bon échoue à cause de 1 8. Cd6 + , mals
aussi : 1 1 . ... D x aa 1 2. D x c7 + après d'autres coups les Blancs
ReS 1 3. Q-0 bien que les Blancs s'emparent du Pe3) 1 7. De4 + RfS
soient ici mal développés) 1 1 . . . . Ch6 I S. F X e3 Fg4 + 1 9. Rd2 D x g3 (1 9.
1 2. D X e4 1 Tb8 1 3. d4 Rf7 1 4. fS I ... Ff3 20. T X h2 1 ) 20. F X f2 D X
et les Blancs prennent l'avantage f2 + 21 . Rc3 TeS 22. CeS g6 23.
(1 4 . . . . C x fs 1 s. 0-0). T x h2 1 D x h2 24. Dd4 1 et les Bl ancs
2o 7 . .. . Dd5 8. c4 Dd6 1 9. C X gagnèrent (Kavalek-Ljubojevlc 1 97S).
a7 + Fd7 1 0. F X d7 + D X d7 1 1 .
DhS + 1 (après 1 1 . CbS Cf6 1 2. Q-0 D a n s cette va ri ante p ri n c i ­
FcS 1 les Noirs trouvent une com­ pale, les B l a n c s para i ssent
pensation suffisante pour le P dans avo i r de très bonnes pers­
leur jeu actif de pièces) 1 1 . ... g6 pectives. Après 1 . e4 eS 2.
1 2. DeS + Rf7 1 3. CbS c6 1 4. D X Cf3 Cc6 3. Fb5 f5 ! ? 4. Cc3
hS l (plus fort que 1 4. Dd4 1 ? TdS 1 les N o i rs peuvent encore
1 S. D X d7 + T X d7 1 6. Cc3 Cf6 1 7. c h o i s i r deux possi b i l ités :
0-0 FcS et en dépit des deux P de
plus, les Blancs doivent affronter des 1° 4 . ...Cf6 5. e x f5 ! Fc5
diffi cultés) 14 . . . . Cf6 1 S. Cc3 TeS (ap rès 5 . . . . e4 les B l a n c s d i s
-

1 6. b3 FcS 1 7. D x eS + A x ee 1 S. posent de deux su ites favo­


0-0 Dd3 1 9. Fb2 D X d2 20. Ca4
Fd4. Jusqu'à présent nous avons sui­
rables : 6. Cg5 d5 7. d3 ou 6.
vi la partie Kavalek·MiShring 1 962. Ch4 d5 7. d4 !) 6. e x es 1
Les Blancs pouvaient · gagner main­ 0--0 ! 7. 0--0 C d4 1 e t les
tenant de façon très intéressante : perspectives d 'attaque noi res
21 . Tad 1 1 F X f2 + 22. Rh1 Df4 23. sont à peine suffi santes, par
F x f6 D X f6 24. Tde1 1 DfS 2S. Te2 exemple 8. Cf3 c6 9. C X d4
e3 26. T X e3 + 1 , etc. F x d4 1 0. Fa4 d5 1 1 . Ce2 Fb6
3o 7. . Dg5 8. De2 Cf6 9. f4 1
. . 1 2. d4 ou 8. Fe2 d5 9. Cf3,
(les Blancs rendent le P avec l 'Idée etc.
de s'assurer un certain avantage po­
sitionne! après 9. ... D X f4 1 O. d4 20 4. Cd4 (le coup d Ale·
. ..

Dd6 1 1 . CeS + c6 1 2. Fc4 Fe6 1 3. khine) 5. Fa4 (5. C x e5 entre


F X e6 D x e6 1 4. Dc4 1. Le Pe4 peut aussi séri e u sement en consi­
devenir faible en finale. Pourtant dération : 5 . . . . Df6 6. Cf3 f x
cette suite est vraisemblablement e4 7 . C X d4 1 D X d4 8. 0--0
l a mei lleure possibilité pour les
c6 9. Fa4 suivi de 1 0. d3) 5.
Nolrsl 9 . ... Dh4 + 1 ? 1 0. g3 Dh3 1 1 .
CeS + c6 1 2. Fc4 FcS 1 3. d3 1 Cg4 1 ?
... c6 (5 . . . . Cf6 6. 0--0 ·Fc5 7.
(semble dangereux, par exemple : C x es 0--0 8. e x fs 1 d5 9.
1 4. D X e4 Cf2 ; 1 4. C X g4 ? F X g4 Cf3 est favorable aux Blancs)
1 S. D X e4 + Rd7 ou 1 4. d4 1 ? F X d4 6. C x es Df6 7. Cf3 f x e4 8.
1 S. D x e4 C x eS I 1 6. f X e5 Fb6 C X d4 1 D X d4 9. 0--0 Cf6
1 7. e6 Tf8. Les Blancs disposent 1 O. d3 1 e t les Blancs sont u n
- 77 -

peu mieux car l a Dame n o 1 re Blancs sont m i eux dévelop­


sera exposée. pés, et les N o i rs ont en outre
Fi n a lement, 3. . . . f5 1 ? est u n P fa ible en d6.
u n e . possi b i l ité noire i ntéres­ Et mai ntenant nous arri­
sante· m a is vraisemblable­ vons enfin au coup· le plus po­
ment pas tout à fait correcte. pu l a i re dans l a partie Espa­
Les Noi rs prennent en gnole : 3 . . a6.
. .

compte des désavantages po­


sitionnais s ' i l s veu lent échan­
ger une pièce légère afi n de
simplifier l e jeu par 3 • Cd4.
••.

Suit au m ieux 4. C X d4 (est


bon également 4. Fc4 Fc5 5.
C x d4 F x d4 6. 0--0 Cf6 7.
c3 Fb6 8. d4 d6, mais les
Blancs obti ennent ici nette­
ment moins q u 'après l 'échan­
ge 4. C X d4) 4 . . . . e X d4 5.
� c6 6. Fc4 (6. Fa4 ne pro­
met q u ' u n avantage m i n i me :
6 . . . . Cf6 ! 7. d3 d5 8. Fg5 a b e d e g h
d X e4 9. d x e4 Fe7) 6 . . . Cf6 .

(après 6 . . . . d5 7. e x d5 e x Les N o i rs uti l isent ainsi le


d5 8. Te 1 + Ce7 9. Fb5 + Fd7 fait que les Blancs ne peu­
1 0. D X d7 1 1 . Dh5 ! Tc8 1 2. vent pas i mmédiatement
d3 1 les N o i rs ne doivent pas s'emparer du Pe5 : après 4.
prendre en c2 avec la Tou r : F x c& d x c6 5. C x es ? ne
1 2 . . . . T x c2 ? 1 3. Cd2 Tc6 1 4. donne abso l ument rien à
Cf3 Te6 1 5. T x e6 D x e6 1 6. cause de 5 . ... Dd4, etc.
Fg5 et leu r développement Pou rtant, l a variante
«

est complètement para lysé. d'échange 4. F X c6 d X c6


,.

S u r 1 2 . . . . Tc6 les Blancs est très popu l a i re ces der­


p ren nent également l ' avanta­ n i e rs temps. Les Blancs ne
ge : 1 3 . Cd2 suivi de 1 4. Cf3) prennent natu re l l ement pas le
7. Te 1 d6 8. c3 Cg4 ! ? (ou 8 . . . . Pe5, mais poursu ivent leur
Db6 9 . Db3 D X b3 1 0. F x b3 développement, et veu lent
d X c3 1 1 . b X c3 et grâce à plus ta rd (pa r exemple en fi­
l eur fort centre les Blancs nale) exploiter Je fa it que les
sont u n peu m i e ux) 9. h3 CeS pions dou blés déva lori sent
1 O. d3 1 (bien m e i l l e u r que. 1 O. quelque peu la structu re des
Ff1 d3 1 1 . f4 Db6 + 1 2. Rh 1 pions noi rs. La forme préfé­
h5 1 et les Noi rs ont une at­ rée actuellement avec la­
taque dangereuse) 1 0 . . . . e x q u e l l e les Blancs tentent de
c4 1 1 . d X c4 Fe6 1 2. b3. Les réa l i ser leur plan est 5. 0--0
- 78 -

(5. Cc3 f6 est commode pour C'est dans ce fait que réside
les Noirs). toute l ' i dée l iée à l a va riante
Exa m i nons brièvement les d 'échange 4. F x c6 ! .
poss i b i l ités q u i en décou lent : 2° 5. . Dd6 (une défense
..

1 ° 5. ... Fg4 6. h3 h5 ! du Pe5 assez peu nature l l e


(l 'échange en f3 serait défa­ mais néanmoins très b o n n e 1)
vorable pour les Noi rs q u i 6. d4 (6. d3 suivi d e Cbd2 et
perd raient l e u r fort atout d e Cc4 est à considérer, par con­
la pai re de Fous 1 ) 7. d3 (ou tre 6. Ca3 ne se vérifie pas
aussi 7. Te 1 Df6 8. h X g4 h x à cause de 6 . . . . b5 1 et l e Ca­
g4 9 . C x e5 1 D x es 1 0. D x val i e r est hors jeu et n ' a rrive
g4 Cf6 suivi de 0-0-0 et l es plus sur la case c4 1) 6 . . . . e x
Noi rs ont des chances d 'atta­ d4 7. C X d4 (ou 7. D X d4 D X
que sur la colonne h pou r le d4 8. C X d4 Fd7 suivi d e 0-
P sacrifié) 7 . . . Df6 8. Cbd2
.
0-0) 7 . . . . Fd7 1 8. Fe3 cS 9.
Fd6 9. Te 1 Ce7 1 0. d4 1 Cg6 Cb3 D X d 1 1 0. T X d 1 b6 1 1 .
1 1 . h X g4 (avant, cette prise Cc3 0-0-0. Comparons
eut été du suicide, mais à pré­ cette position avec cel le ré­
sent les B lancs peuvent se la sultant de la variante 1 o : ici
permettre) 1 1 . ... h x g4 1 2. les Blancs ont l a mei l l eu re
Ch2 T X h2 1 1 3. D x g4 1 (mai s structu re de pions, mais les
pas 1 3. R X h2 ? D X f2 et Noirs ont cette fois en échan­
les Blancs n'ont aucune dé­ ge une compensation q u i
fense suffisante contre la me­ n 'est p a s i n s i g nifiante, l a pai­
nace sur la colonne h après re de Fous 1 I l s peuvent en
Re7 et Th8) 1 3 . . . . Dh4 ( 1 3 . . . . conséquence obte n i r u n jeu
Th4 1 4. Df5) 1 4. D X h4 T x h4 de pièces actif et compenser
1 5. Cf3 Th5. Les Blancs ont a insi complètement le désa­
ici un petit avantage ; cette vantage de leur structu re de
affi rmation n écessite toutefo i s pions. Nous étu dierons de
plus p rès cet i mportant pro­
u n écla i rci ssement : après
l 'échange du Pd4 contre le blème stratégique dans le vo­
lume 2.
Pe5 les Blancs possèdent
une majorité de pions trois Nous voudrions donner ici
contre deux à l ' a i l e Roi, et les u n conse i l au lecteur : en au­
Noirs une majorité de quatre cune c i rconstance, une tel l e
contre trois à l ' a i l e Dame. position ne doit être tra itée
Mais l a majorité n o i re est dé­ passivement p ar les N o i rs, la
valori sée par les pions dou­ pa i re de Fous est u n i n stru­
b lés, et l 'avance de leur qua­ ment d ' attaque et doit être
tre pions n e peut pas a bouti r employée activement ! .
à l a création d ' u n P passé 3° 5 . ...Fd6 (une conti nua­
aussi facilement que c'est l e tion logique en apparence
cas pour l a majorité bla nche. mais néanmoi ns i nféri e u re) 6.
- 79 -

d4 Fg4 7. d x e5 F x f3 8. D X pou rsu ivent habituellement


f3 F x es 9. Cc3 Cf6 1 0. Ff4 ! par 4. Fa4.
et les Blancs ont u n net avan­
tage : les N o irs ont à nou­
veau abandonné sans raison
l e u r a rme de l a paire de
Fous 1
4o 5 .
... f6 6. d4 Fg4 1 (pl u s
fort ici que 6 . . . . e x d4 7 . e x
d4 c5 8. Cb3 D X d 1 9. T X d 1 .
S i mai ntenant les Noirs con­
tinuent par 9 . . . . Fd7 avec l ' i n­
tention de préparer le grand
roque, les Blancs peuvent dé­
velopper activement leur Fou
Dame en f4, ce qui est l i é a b e d e g h
avec la menace positionnel le
Cc3-d5. Pou rtant, si les On peut se demander quel
Noirs jouent 9. ... Fd6, suit sens ava it donc ce coup de
alors 1 O. Ca5 ! et de cette développement si le Fou se
manière i ntéressante le déve­ l a i sse déloger aussi faci l e­
l oppement de l ' a i l e Dame ment sans combat. S i les
no ire est très gêné ; après N o i rs jouent à présent 4 . ..
1 O. .. . b5, 1 1 . c4 ou 1 1 . a4
.

b5 le Fou doit se repl ie r en


sont aussi forts l ' u n que l 'au­ b3 et arrive sur l a même dia­
tre) 7. c3 (les Blancs con­ gonale que dans l a partie Ita­
servent aussi un avantage l ienne où il s'y i nstal l e dès le
m i nime après 7 . d x e5 D X d 1 troisième coup : 3. Fc4. La
8. T X d 1 f x e5 9. Td3 F x f3 position •Espagnole ,. après
1 O. T x f3 Cf6 1 1 . Cc3 Fb4 1 2. 4 . . . b5 5. Fb3 est toutefois
.

Fg5 1 ou 9 . . . . Fd6 1 0. Cbd2 complètement différente de


Cf6) 7 . . . . Fd6 ! (le gain de P " l ' Ita l ienne ,. après 3. Fc4 :
7 . . . . e X d4 8. c x d4 F X f3 9. en b3 le Fou occupe une po­
D X f3 ! D X d4 1 0. Td 1 n 'est sition plus sûre qu'en c4, si
pas recommandable, car les Ca5 il est déjà protégé, et si
coups de Dame coûtent trop les Noirs jouent p l u s tard d5,
de temps aux N o i rs) 8. h3 Fh5 il n ' est plus attaqué comme
9. Fe3 De7 1 0. Cbd2 0-0--0 c 'est l e cas quand il est en
1 1 . Te 1 Ch6 1 avec u n jeu c4. Essayons de conti nuer le
sensiblement éga l . Si mai nte­ jeu pou r les Noirs comme
nant 1 2. F X h6 les N oi rs peu­ dans l a partie Ita l ienne : 5 . . . .
vent uti l i ser l a colonne g pour Fc5 6. c 3 Cf6 7. d 4 e X d4, et
l 'attaque. à présent 8. c x d4 Fb4 + 9.
Après 3. . . . a6 les Blancs Fd2 F X d2 + 1 0. Cb X d2 d5
- 80 -

1 1 . eS 1 ou 8. eS su ivi de 9. 3. Ff1 -b5 a7-a6


c x d4 sont corrects ca r i l 4. Fb5-a4 d7-d6
manque i c i a u x N o i rs l ' atta­ Si les N o i rs jouent ce coup
que csu r le Fc4 l i ée au coup dS. sans l a préparation a6 (3. . . .
C'est l a raison pou r la­ d6), les Bla ncs peuvent obte­
quelle 4 . . . . bS n 'est que très n i r une supériorité très favo­
ra rement joué, avec l ' i dée, rable au centre en jouant
après S. Fb3, d'échanger le immédi atement 4. d4, comme
Fou par CaS. Mai ntenant ne nous avons pu le constater
sont avantageux pour les avec l a défense Ste i n itz.
Blancs n i 6. C x es C x b3 7 . M a i nte n a nt la chose n ' est
a x b3 D e 7 8. d 4 d 6 9. Cf3 plus a u ssi simple : 5. d4
D x e4 + n i 6. F X f7 + 1 ? R x ne peut p l u s être consi déré
f7 7 . C x eS + Re7 ! 8. d4 (ou comme la m e i l l e u re su ite , car
8. Cc3 Fb 7) 8. . . . Cf6 1 9. Df3 les N o i rs peuvent intercaler
Fb7 . Après 6. 0--0 d6 7. d4 S. . . . bS 1. Après 6. Fb3 C X
C x b3 8. a x b3 f6 9. c4 ! les d4 7. C x d4 e x d4 8. o x
B lancs sont m ieux. Apparaît d4 ? ? n e va abso l u ment pas
ici l 'autre désavantage l i é à à cause de 8. . . . cS 1 9. DdS
bS : l ' a i l e Dame n o i re est af­ Fe6 1 0. Dc6 + Fd7 1 1 . DdS
fa i b l i e de façon sensible, et c4 et les N o i rs gagnent u n e
e l l e peut être attaquée par pièce. C'est pou rquoi les
c4 ; dans de nombreuses va­ Blancs n ' ont plus le choix
ri a ntes de I ' Epagnole, les q u 'entre l a su ite éga l i sa nte 8.
Blancs jouent a2-a4 avec l a Fd5 Td8 9. Fc6 + (9. D X d4
m ê m e i dée. Fd7 1 1 0. c3 Cf6 1 1 . Fb3 Fe7,
4 . . . . bS n 'est donc pas un etc.) 9 . . . . Fd7 1 0. F X d7 + D X
coup bri l lant, et en consé­ d7 1 1 . D x d4 Cf6 1 2. 0-0
quence, le Fou reste en a4, Fe7 , et le gambit 8. c3 auquel
b raqué contre c6. Néanmoins les N o i rs répon dent au m i eux
le coup 3. . . . a6 a une signi­ 8 . . . . Fb7 ! (le jeu n 'est pas
fication positive : les N o i rs c l a i r après 8. d X c3 9. C X
peuvent inte rcaler u ltérieùre­ c3 Cf6 1 0. 0-0 Fe7 1 1 . Te 1
ment et au moment le plus 0--0 1 2. FgS· et, en outre , les
favorable, le coup bS. C'est B l ancs peuvent force r la ré­
ce q u e nous a l lons voi r dans pétition de coups par 9. DdS
les parties su ivantes. Fe6 ." 1 0. Dc6 + Fd7 1 1 . DdS),
par exemple 9. c X d4 Cf6 1
PARTIE N° 1 0 1 0. f3 cS ! I 1 1 . Fe3 Fe7 1 2.
B l a n cs : N o i rs : 0--0 0--0 1 3. dS Te8 1 4. Cd2
TATAI PORTISCH Cd7 su ivi de Ff6 et les N o i rs
(Hasti ngs 1 972) ont u n jeu prometteu r.
1 . e2-e4 e7-e5 5. 0-0
2. Cg1 -f3 Cb8-c6 C'est aujourd ' h u i l a su ite
- 81 -

préférée des B lancs dans ce tout simplement ; cette posi­


ce système. Les autres coups tion pou rra surven i r u ltérieu­
su ivants entrent aussi en. rement aussi dans notre par­
consi dération : tie.
1 ° 5. c3 Fd7 6. d4 Cge7 2° 5. c3 f5 1 ?. C'est l a rai­
(après 6 . . . . Cf6 7. 0--0 se son pou r laquelle on a au­
produit la même position jourd'hui l ' habitude de ne
qu'après l e septième coup jouer c3 q u 'après l e roque 1
blanc dans notre partie. En I l peut suivre à présent : 6.
outre, on joue aussi 6. ... g6, e x fs F x fs 7 . 0--0 (ou 7 . d4
par exemple 7. 0--0 Fg7 8. e4 8. CgS dS 9. f3 e3 ! 1 0. f4
d x es d x es 9. FgS Cge7 1 0. Fd6 1 1 . F x e3 Cf6 1 1 2. 0--0
D c 1 ! h6 1 1 . Fe3 CaS 1 2. Td 1 0--0 1 3. Fc2 F x c2 1 4. D x c2
bS 1 3. Fc2 Cc8 1 1 4. Cbd2 h6 1 S. Ce6 De7 1 6. fS F x
Cd6 ou 8. dS Cce7 9. F x h2 + 1 ou 1 0. F x e3 h6 1 1 . Ch3
d 7 + D x d7 1 0. c4 et dans les et les N o i rs ont un jeu chan­
deux cas les N o i rs ont pou r­ ceux) 7 . . . . Fd3 1 8. Te 1 Fe7
tant u n jeu assez désagréa­ 9. Te3 e4 1 0. Ce 1 FgS 1 1 1 .
b l e) 7 . Fb3 ! ? (menaçant for­ Th3 Cf6 1 2. C x d3 e x d3 1 3.
tement 8. CgS) 7 . . . . h6 8. T x d3 0--0 , avec une posi­
Cbd2 (une possi b i l ité i ntéres­ tion sensiblement égale ; les
sante est 8. Ch4 ! ? e x d4 9. Bla ncs ont certes gagné un
c X d4 C x d4 ! 1 0. D X d4 Cc6 P, mais leur position n'est
1 1 . DdS D x h4 1 2. D x f7 + pas développée.
RdB avec u n jeu sensi blem e nt
3° 5. F x c& + b x c6 6. d4
égal) 8 . . . . Cg6 9. Cf1 (une f6 ! . Ce coup assure aux
manœuvre que nous re ncon­ N o i rs un centre sol i de et i l s
trerons encore souvent : le semblent avo i r l 'égal ité.
Cava l i e r vise -PS par e3) 9 . . .
.
Après 7. Fe3 les N o i rs peu­
Fe7 1 0. Ce3 FgS ! (les N o i rs vent se développer selon l e
peuvent a i nsi échanger leur schéma Ce7-g6, Fe7, Fd7
Fo u Roi passif) 1 1 . C x g S ou e6, ou éventuellement par
(les N o i rs ont une position 7 . -g6 suivi de Fg7 .
très conforta ble après 1 1 . 0--0
. . .

F x e3 ! 1 2. F x e3 0--0 1 3 h3. 4° 5 . c4 (avant de dévelop­


TeS ou 1 1 . CdS F X c 1 1 2. T X per le C en c3, les Blancs
c 1 0-0 1 3. 0-0 Cce7) 1 1 . . . . veu l ent accroître leur influen­
h X g S 1 2. g 3 (sinon les N o i rs ce a u centre) S . . . . Fd7 6. Cc3
jouent Cf4) 1 2. . . . Cee 7 ! . En g6 7. d4 Fg7 8. FgS f6 9. Fe3
défendant suffi samment les Ch6 ! 1 O. h3 0--0 suivi de
cases dS et fS, les N o i rs ob­ Cf7 , ou aussi S . . . . Fg4 6. h3
tien nent u n jeu éga l . F x f3 7. D x f3 Cf6 8. Cc3 Cd7
A u l ieu d u coup 7 . Fb3, les 9. d3 Fe7 1 0. 0--0 0--0 sui ­
B lancs peuvent a ussi roquer vi de CeS.
- 82 -

s. . . . . . . Fc8--d 7 sensiblement changée en rai ­


Dans la pratique surgit fré­ s o n d e s coups 0--0 e t F d 7 ;
quemment la su ite a i g u ë 5 . . . .
après 6 . . . . b5 i l pou rrait sui­
F g4 6. h3 h5 1 ? , q u i n 'est tou­ vre : 7 . Fb3 C x d4 8. C x d4
tefo i s pas entièrement cor­ e x d4 9. c3 1 d X c3 (ou 9 . . . .
recte : 7 . d4 1 b5 8. Fb3 C X d3 1 O . a 4 1) 1 O . Dh5 1 g 6 1 1 .
d4 1 ? (ici 8. . . . Df6 1 entre plu­ Dd5 Fe6 1 2. Dc6 + Fd7 1 3.
tôt en l igne de compte) 9. h X D X c3 et le gambit des
g4 ! h x g4 1 O. Cg5 Ch6 1 1 . Blancs est ici bien p l u s pro­
Fd5 et les Noirs n 'ont vrai­ metteu r.
semblablement pas d ' attaque 7. c2-c3
suffisante pou r la pièce sa­
crifiée. Ces dern iers temps, l e
6. d2-d4 1 G rand Maitre soviétique M .
Tai a Introduit une nouve l l e et
Après l e coup préparatoi re prometteuse méthode d'atta­
6. c3 les N o i rs ont u n p l u s que : 7. F x c6 1 F x c6 8. Te 1 !
grand choix, e t en premier et les N o i rs ont le choix
lieu i l s peuvent choisir Cge7, entre :
construction déjà vue, sans
que les Blancs aient la 1 ° 8. . F X e4 (natu rel le­
. .

possib i l ité de d i riger leurs ment pas 8 . . . . C X e4 ? ? à cau­


forces vers J e point fai b l e se de 9. d5 1 ) 9. Cc3 F X f3 1 0.
f 7 : 7. Fb3 ? Cg6 n ' a u rait D X f3 et les Blancs récupè­
bien entendu aucun sens car rent soit le Pb 7, soit le Pe5,
Cg5 n 'est pas jouable. I l en avec le m e i l l e u r jeu dans les
résu lte u n jeu tran q ui l l e : 7. deux cas.
d4 Cg6 8. Fe3 Fe 7 9. Cbd2
0--0 1 0. Te 1 Te8, etc. 2° 8 . . Fe7 9. Cc3 1 (9. d X
. .

De même, 6. c4 ne promet eS C x e4 1 ) 9 . . . . e x d4 1 0.
pas g ran d-chose ici non plus, C X d4 Fd7 1 1 . Df3 0--0 1 2.
les N o i rs pouvant répondre 6. Ff4 et les pièces b lanches
... Cf6 ; par exemple 7. Cc3 sont plus actives, bien que
les N o i rs pui ssent encore es­
Fe7 8. d4 C X d4 9. C X d4 e x
d4 1 O. F X d7 + C x d7 ! 1 1 . pére r l 'égal ité
D X d4 Ff6 ou 7. d4 e X d4 8. ( Voir diagramme ci-après)
C x d4 b5 1 9. c x bs C x d4 1 0.
D X d4 a x b5, etc. Nous voyons à nouveau
da n s l ' Espagnole que les
6. . . . . . . C g8--f6 B l ancs l a i ssent leur Pe4 sans
On peut natu re l l ement se protection. Que se passe-t-il
demander pou rquoi les Noi rs mai ntenant sur 7 . C X e4 ? .
. ..

ne jouent pas ici aussi 6. ... Les possi b i l ités· q u i en résul­


bS (comme c'est le cas après tent sont très i ntéressantes :
5. d4 b5 ! ) 7 La situatio n est 8. Te 1 et à présent :
- 83 -

F x d7 D x d7 1 2. dS I et les Blancs
sont mieux après 1 2 . ... Cd3 1 3. Te3
comme après 1 2. ... c6 1 3. d X c6
b X c6 1 4. Cc4 1 .
2 o 9. ...TaS (un sacrifice d e P
intéressant que les Bl ancs font m ieux
de refuser) 1 0. Cf1 1 (après 1 0. F x
c6 F X c6 1 1 . d X eS d X eS 1 2. C x es
F x e4 1 3. C X f7 1 ? R X f7 1 4. C X e4
D X d1 1 S. CgS + Rg8 1 6. T X d 1 FcS
et les Noirs sont si actifs que les
Blancs n'ont aucune chance de réa­
l iser leur P de plus) 1 0 . ... h6 (les
Noirs préparent le regroupement Ff8
a b e d e g h
suivi de g6 et Fg7 ; si de suite 1 0.
. .. Ff8, le clouage 1 1 . FgS serait gê­
1o a . . f5 9. d x es d x es 1 0.
..
nant) 1 1 . Cg3 Ff8 1 2. h3 CaS 1 3.
Cbd2 C x d2 1 1 . C x es l c x es (1 1 . Fc2 cS 1 4. dS et nous avons une
... Ce4 ? 1 2. DhS + ) 1 2. T X eS + Fe7 position typique dans laquel l e les
1 3. F x d2 et la position noire reste Bl ancs essayent de monter une atta­
assez exposée. que à l 'aile Roi, et où les Noirs dis­
2o 8. . Cf8 9. F x c6 F X c6 1 0.
..
posent vraisemblablement de res­
d x es d x es 1 1 . D x d8 + T x d8 (1 1 . sources défensives suffisantes. Com­
... R X d8 1 2. C X eS FdS 1 3. FgS 1 ) parez avec la partie numéro 1 2 1
1 2. C x es Fe4 1 3. C d 2 (1 3. f3 ? 3o 9 • F� 1 0. Fb3 Cd7 1 1 . Cf1
•••

FcS + 1 4. Rh1 Ff2) 1 3 . ... Fe7 1 4. Rh8 1 1 2. Ce3 f6. Les Noirs ont Ici
C X e4 C X e4 1 S. Fh6 1 et, grâce à aussi une position solide, bien
ce coup ahurissant, les Blancs pren­ qu;assez passive.
nent l'avantage, par exemple : 1 S . ...
g X h6 1 6. T X e4 o--o 1 7. Cc6 1 b X 8. Tf1 -e1 g7-g6
c6 1 8. T X e7 o u 1 S . . . . C X f2 1 6. F X g7 9. Cb1-d2 Ff8-g 7
Tg8 1 7. Ff6 Td2 1 8. Rf1 Cd1 1 9. Cd3
1 0. Cd2-f1
ou 1 S . ... C X c3 1 6. F X g7 Tg8 1 7.
Cc6 1 b X c6 1 8. F x c3 et dans tous Ici aussi, les Blancs choi­
les cas les Blancs ont l 'avantage en sissent l a manœuvre de Ca­
finale.
val i e r toujou rs répétée dans
7. . . . . . . D d8-e7 l ' Espagnole : leur Cavalier vi­
se e3 et d5.
Les Noirs renfo rcent a i nsi
l a case e5 et p réparent le dé­ 1 0. o-o
veloppement de leur Fou Roi 1 1 . Cf1 --e3 1 ?
en g7. Cette pièce est u n peu Ce sacrifice de P passait
plus passive en e7, après 7 . ...
récemment encore pou r par­
Fe7 8. Te 1 0--0 9. Cbd2 s u r­ faitement correct. Dans l a
viennent les variantes sui­ p a rt i e Chamkovitch-Pachman
vantes : 1 975 il fut pou rtant réfuté : 1 1 .
1 o 9. .. . e X d4 1 0. c X d4 Cb4 1 1 . ... e X d4 1 (et non bien enten-
- 84 -

du 1 1 . . . C x e4 1 1 2. Cd5) 1 2. les Blancs ont alors une posi­


c x d4 D X e4 ! 1 3. Fc2 De7 tion un peu plus l i b re .
1 4. Cf5 (ou 1 4. Cd5 C X d5 !
1 5. T x e7 Cc x e7 et, ici éga­ 1 2. . . . . . . e5 X d4 1
lement, les N o i rs ont une com­ Les N o i rs o uvrent la posi­
pensation plus que suffisante tion a u centre au bon moment.
pou r la Dame) 1 4 . . . . F X f5 ! S1 m ai ntenant 1 3. c X d4 l e
(ma i s pas 1 4 . . . . DdS 1 1 5. C X Pe4 serait b i e n entendu i n ­
g7 R X g7 1 6. Dd2 1 CgS 1 7. touchable ( 1 3 . . . . C x e 4 1 1 1 4.
d5 Cce7 1 S. b3 ! su ivi de Cd5) mais les N o i rs conti­
Fb2 + et les Blancs obtien­ nuent par 1 3. . . . DdS 1 et l e u r
nent une attaque décisive sur pression contre e 4 est désa­
l e roque) 1 5. T x e7 C x e7 1 6. gréable ( 1 4. d5 Cb4 1 5. Fb 1
Fg5 TfeS 1 7. F x f5 C x f5 1 S. a5 ! 1 6. Ca6). Sur 1 3. C X d4
F x f6 F x f6 et en dépit de suit également DdS et les
leur petit désavantage maté­ Blancs n 'ont aucun avantage
rie l , les N o i rs sont nettement à espére r. C'est ce q u i expli­
mieux g râce à l 'activité de que leur réaction nerveuse
leurs pièces et à l a pression qui va mener à leur défaite.
sur d4.
1 3. Ce3-d5 ? Cf6 X d5
Au l i eu de 1 1 . Ce3, les
1 4. e4 X d5 Cc6-e5
Blancs devaient jouer 1 1 . 1 5. Cf3 X d4
Fg5 ! . Les Noirs doivent a l o rs
se garder contr.e l a men ace Ne vont n i 1 5. c X d4 ? 1
positionne l l e Ce3-d5. Le C X f3 + n i 1 5. C x e5 F x e5 1
m i eux pou r eux est ici 1 1 . . . . 1 6. c x d4 F x h2 + ! .
DeS ! - une i ntéressante ma­
nœuvre de dégagement - 1 5. . . . . . . De7-h4 1
q u i menace 1 2 . . . . C X d4 1 1 3. Les N o i rs se jettent brus­
c x d4 F x a4 ou 1 3. F x d7 quement à l 'attaque : l a me­
C x f3 + . I l peut su ivre 1 2. Fc2 nace est Cg4 visant f2 et h2.
RhS ! 1 3. Ce3 CgS 1 4. Cd5 Après 1 6. h3 le coup 1 6. . . .
TeS et l 'offensive bl anche est Fg4 1 sera i t même poss i b l e
neutra l i sée par f6 et Cce7. ( 1 7. h X g4 1 C x g4 e t gagne).
11. . . . . . . Ta8--e8 1 6. Te1 -f1 Fc8-g4 1
N atu re l l ement moins fort 1 7. f2-f3 Fg4-c8
que e X d4 suivi de D x e4 Une manœuvre de Fou i n s­
mais les Noirs ont mai ntenant tructive : l a case e3 est affai­
également un bon jeu. b l i e et les N o i rs menacent à
présent Cc4 su ivi de Ce3.
1 2. Fa4-c2
1 8. Fc2-b3 Te8-e7 1
1 2. d5 CdS 1 3. Fc2 su ivi
de 1 4. c4 est à envisager ; Préparant le doublement
- as -

des Tou rs. I l est remarquable PARTIE No 1 1


que les Blancs n 'aient plus
m a i ntenant de coups ra ison­ Bla ncs : N o i rs :
n a bles. Leu r coup su ivant af­ HUBNER KORTCHNOY
fa i b l it encore davantage l ' a i l e (So l i ngen 1 974
Roi.
1. e2-e4 e7-e5
1 9. f3-f4 Ce5-g4 2. Cg1 -f3 Cb8-c6
20. Cd4-f3 Dh4-h5 3. Ff1 -b5 a7-a6
21 . h2-h3 Cg4-f6 1 4. Fb5-a4 Cg8-f6
Encore p l u s fort que 2 1 . . . Les N o i rs jouent donc ce
Ce3 22. F x e3 T x e3. coup de déve loppement uti le
après avo i r i ntercalé a6 Fa4.
22. c3-c4 Tf8-e8 Outre 4 . . . . d6 et la poss i b i l ité
23. Fb3-a4 Fc8-d7 déjà menti onnée 4. . . . bS S.
24. Fa4-c2 Fb3 CaS, les N o i rs d i sposent
encore des conti n u ations sui­
Ou 24. F x d7 C x d7 2S. vanteJ :
Tb 1 Te2 1 et 26. CeS 7 ne va·
pas 4 cause de 26. .. . F X eS 1 o 4. ... FcS est encore plus
27. D x e2 Fd4 + . douteux q u ' a u tro i sième coup
à cause de S. c3 su ivi de d4.
24 b7-b5 !
2° 4 Cge7 après S. c3 !
• . . . . . .

25. Fc2-d3 b5 X c4
. •••

d6 6. d4 Fd7 conduit par


26. Fd3 X c4 Fd7-b5 1
i nterversion de coups à la
Privant le PdS de sa pro­ variante qui nous est déjà
tection. con nue (4 . . . . d6 S. c3 Fd7 6.
d4 Cge7) .
27. D d 1 -d3 Fb5 X c4
3° 4. ... f5 1 ? est i c i aussi
28; Dd3 X c4 Dh5 X d5
assez ri squé. Comme S. Cc3
29. D X a6 ne marche pas à ne serait pas bon à cause de
cause . de TaS avec gain de S. ... bS 6. Fb3 b4 ! suivi de
la Dame. La partie est prati­ fX e4 (le coup a6 s'est à
quement fi n i e 1 n ouveau révélé uti le ! ) les
Blancs do ive nt combattre ce
29. b2-b3 DdS X c4 gambit d'une autre façon :
30. b3 x c4 Cf6-e4 s. d4 ! e x d4 (S . . . . f x e4 6.
3 1 . Ta 1 -b 1 Ce4-g3 C x es Cf6 7. FgS) 6. eS 1
32. Tf1 -d1 ? Cg3-e2 + (comparez avec l e contre­
33. Abandonne. gambit Fal kbeer : les Blancs
ont ici u n temps de plus 1 ) 6.
(33. . . . Cc3 gagne la qua­ .,. FcS 7. 0-0 Cge7 8. Fb3 !
l ité.) dS 9. e x d6 D X d6 1 0. Te 1
- 86 -

h6 1 1 . Cbd2 bS 1 2. a4 1 et les 8. eS Ce8 s u ivi de d6) 7 . . . .


Noirs sont sensiblement p l u s Ce4 8. C x d4 CeS ! 9 . CfS !
m a l , car i l s ne parviennent 0-0 1 1 0. Dg4 g6 1 1 . F x c6
plus à roquer d'aucun côté. d x c6 1 2. C x e7 + D x e7 1 3.
Dg3 Te8 ! et i l s ont une posi­
5. 0-0 tion satisfa isante en dépit de
Ayant déjà expl iqué l a su ite l ' affa i b l i ssement d e l e u r ro­
analogue dans la défense que, par exemple 1 4. Te 1 FfS !
Berl i noise, nous n ' avons plus 1 S. Ca3 De6, etc.
besoin de nous étendre sur
5. . . . . . . Cf6 X e4
ce coup. N aturel lement, les
Blancs peuvent aussi jouer Exactement comme dans l a
plus tranqu i l l ement et défen­ variante Berl i noise, m a i s l e s
dre l e Pe4. Le coup 5. Cc3 variantes prennent cependant
a avant tout une signifi cation une toute autre a l l u re ! Le
particul i è re ici, par exemple coup du texte i ntrodu i t la
s . . . . Fe7 6. 0-0 (6. F x c6 • variante ouverte ,. de l a
d x c6 7. C x es ne ga g ne pas partie Espagnole ; n o u s ver­
de P à cause de 7 . . . . C x e4 ! rons l ' autre poss i b i l ité dans l a
8. C x e4 Dd4 (DdS), etc.) bS partie n o 1 2.
7. Fb3 d6 8. CdS et mai nte­
nant 8 . . . . Fb7 est la manière 6. d2-d4 1
la plus simple d 'éga li ser, par
exemple 9. C x f6 + F x f6 1 0. La seule su ite à considérer,
FdS Dca 1 1 . Te 1 0-0 1 2. c3 car après 6. Te1 CeS 7 . C x
CaS I ou 9. C x e7 D X e7 1 0. eS Fe7 le Fa4 n'a pas de
Te1 CaS 1 1 . d4 1 ? C X b3 1 2. retraite et se trouve échangé.
a x b3 C x e4 1 3. Dd3 fS 1 4. b7-b5 !
6. . . . . . .
c4 0-0 1 S. c x bs a x bs 1 6.
T x aa F x aa 1 7. d x es d x es Nous savons déjà que 6 . .. .

1 8. D X bS Te8 avec un jeu e X d4 7 . Te 1 est douteux (la


éga l , d'après l a partie Nei­ variante de Ri ga) dont l e dé­
Portisch 1 964. rou l ement est i dentique à la
Après 5. d3, outre S. . . . d6, variante ou les coups a6 et
les N o i rs ont encore u n e au­ Fa4 n 'ont pas été joués.
tre possi b i l ité 5. . . . b5 6. Fb3 Les N o i rs ne peuvent pas
Fe7 7. a4 Fb7 8. c3 dS 9. non plus adopter ici les deux
Cbd2 0-0 ou 7. 0-0 d6 8. méthodes qui sont bonnes
c3 CaS 9. Fc2 cS 1 0. Te 1 dans l a défense Berl i noise ,
Cc6, etc. car n i 6. . . . Cd6 ? ni 6. . . .
La suite 5. d4 est toutefois Fe7 ? 7 . D e 2 Cd6 ne seraient
i ntéressante ; les Noirs jouent l iés à l ' attaque du Fou blanc 1
au m i eux S. . . . e X d4 6. 0--0 Par contre, i l s peuvent uti l i ser
Fe7 ! 7. eS (ou 7. Te 1 0--0 le coup a6 pour édifier une
- 87 -

position défensive active et t e r à quelques variantes es­


sol i de. sentiel les.
La variante classique de ce
7. Fa4-b3 d7-d5 ! système est i ntrodu ite par 9.
7 . ... e X d4 ? est i c i encore c3. Les Blancs p réservent
p l u s mauva is q u ' a u coup pré­ a i nsi leur Fou de l ' échange et
cédent : 8. Te 1 dS 9. Cc3 ! i l s peuvent l ' i nsta l l e r en c2
Fe6 (9 . . . . d x c3 1 0. F x dS) pour l ' attaque. Se pose main­
1 0. C x e4 d x e4 1 1 . T x e4 tenant aux Noi rs u n e ques­
Fe7 1 2. F x e6 f X e6 1 3. C x tion diffi c i le : où doivent- i l s
d4 0-0 1 4. 0ÇJ4. Les Blancs mettre leur Fou Roi ?
pri rent a i nsi l ' avantage dans Le développement 9 . . Fc5 . .

la partie Fischer - Trifunovic semble plus actif, m a i s i l est


1 96 1 . pourtant m o i n s sol i d e : 1 0.
Cbd2 0-0 1 1 . Fc2 conduit à
8. d4 X e5 des variantes i mportantes :
L'échange 8. C x es C x es 1° 11
• C X d2 1 2. D X d2 1 (bien
•••

9. d x eS fac i l ite la défense ; plu s fort que 1 2. F x d2 ? d4 1) 1 2 .


les Noi rs peuvent a l o rs cou­ . . . TeS 1 3. Df4 1 g6 1 4. Cg5 Ff8
1 5. Dg3 Fg7 1 6. f4 avec une posi­
vri r sol i dement leur PdS par
tion d'attaque chanceuse.
c6 et éga l i ser.
2o 1 1• C X f2 1 ? 1 2. T X f2 f6
•••

8. . . . . . . Fc8-e6 1 3. e X f6 D x f6 1 4. Cf1 F X f2 + 1 5.
R x f2 CeS 1 6. Rg1 Tae8 1 7. Fe3 C X
f3 + 1 8. D X f3 D X f3 1 9. g X f3 T X
f3 20. Ff2 ou aussi 1 4 Df1 Fg4 1 5.
Dd3 1 et il n'est pas clair que les
Noirs puissent obtenir une compen­
sation suffisante pour leur petite
perte m atérielle.
3o 1 1 . . f5 1 2. Cb3 1 (les Noirs
. .

obtie nnent plus de jeu après 1 2.


e x f6 C X f6 1 3. Cb3 Fb6 1 4. Cg5 1 ?
Fg4 1 1 5. F X h7 + Rh8 1 6. Dc2 Od6 1 ;
e n outre, 1 4 . ... Fc8 est aussi à con-
sidérer) 1 2. ... Fb6 1 3. Cfd4 C X d4
1 4. C X d4 F X d4 1 5. D X d4 1 (si les
Blancs jouent 1 5. c X d4 les Noirs
a b e d e g h ont l ' occa!Jion de l ancer l ' intéressan­
te attaque suivante : 1 5 . . . . f4 1 1 6.
f3 Cg3 1 1 7. h X g3 f X g3 1 8. Dd3
Une position très i mpor­ Ff5 1 1 9. D X f5 T X f5 20. F X f5 Dh4
tante pour la théorie des ou­ 2 1 . Fh3 D X d4 + 22. Rh1 D x e5 23.
vertu res, et dont l ' examen Fd2 D X b2 24. Ff4 d4 1 et comme
com plet nécessiterait u n l ivre l 'ont démontré de nombreuses par­
entie r. Nous a l lons nous l i m i - ties, les chances des Noirs doivent
- 88 -
être préférées) 1 5. . . . cS 1 6. Dd1 f4 9. D d 1 -e2
1 7. f3 Cg5 1 1 8. a4 1 b4 1 9. c X b4
c x b4 20. Dd4 ! et les Blancs sont Dans notre pa rtie, les
clairement m ieux. B l ancs choisissent u n e mé­
thode moderne due à Kérès.
Comme nous l 'avons écrit, La Dame cède l a place à la
9 . ... Fe7 est plus so l i d e : le Tou r du Roi q u i doit exe rcer
Fou remplit ici parfaitement u n e pression contre d5.
sa fonction défensive contre
l 'attaque b l anche sur l e roque 9. . . . . . . Ff8-e7
à laquel le il faut s'atte n d re.
S u rg i ssent les variantes prin­ D ' autres coups sont i c i
cipales su ivantes : moins uti l i sés e t sont égale­
ment m o i n s bons :
1 ° 1 0. Fe3 0-0 1 1 . Cbd2 C x d2
1 2. D X d2 Dd7 1 1 3. Fg5 (ou 1 3.
1 ° 9. . .. FeS 1 0. Fe3 De7 1 1 .
Tad 1 Tad8 1 4. Dd3 TfeB I 1 5. Cg5 Td 1 l a i sse aux B l ancs u n pe­
Ff5 1 avec jeu égal) 1 3 . . . . TadB 1 4. tit avantage position n e ! .
Tfe1 F X gS 1 5. C X g5 Ff5 1 6. Tad1
Ce7 et les Noirs conservent une po­
2 ° 9. .. . CaS n 'est p a s par­
sition solide. ticu l i è rement bon à cause de
1 0. Td 1 Fe7 1 1 . Cd4 ! c5 1 2.
2° 1 0. Cbd2 0-0 1 1 1 . Fc2 (ou
Cf5 1 F x f5 1 3. F x d5, ou mê­
1 1 . De2 Cc5 1 1 2. Cd4 C X b3 1 1 3.
me tra n qu i l lement 1 1 . c3 e x
C2 Xb3 Dd7 1 4. C x c6 D x c6 1 5.
Fe3 Ff5 ou Dc4) 1 1 . ... f5 1 2. e x f6
b3 1 2. a x b3.
C x f6 1 3. Cb3 (après 1 3. Cg5 suit 3° 9. . . . CeS 1 0. Td 1 C x b3
au mieux 13 . . . . Fg4 1 1 4. f3 Fc8 1
1 1 . a x b3 Dca 1 2. c4 1 Cb4 1
1 5. Tel Fd6) 1 3 . .. Dd7 1 4. Cbd4
C X d4 1 5. C X d4 cS 1 6. C X e6 D X
(après 1 2 . . . . d X c4 1 3. b x c4
e6 et les Blancs ne sont qu'un tout F X c4 1 4. De4 les B l a ncs
petit mieux : les Noirs d isposent exercent une forte p ressi on)
encore d'une variante ai guê et peu 1 3. c x b5 a x b5 1 4. T x aa
claire : 1 3 . . . . Fg4 1 ? 1 4. Dd3 Ce4 1 D x aa 1 5. Fd2 ! c6 1 6. Cd4
1 S. Cbd4 C X d4 1 6. C X d4 Fd6 1 7. Ca6 1 7. b4 1 et les N o i rs ont
h3 (mals pas 1 7. C X bS ? F X h2 + ! des d i fficu ltés à l ' a i l e Dame.
1 8. R X h2 TfS 1 ) 1 7 . . . . Dh4 1 .
3° 1 0. Tet 0-0 1 2. Cd4 (la va­ 10 Tf1 -d 1
riante de Breslau) 1 1 . C x eS 1 1 2.
f3 Fd6 1 1 3. f X e4 Fg4 1 4. Dc2 cS
On j o u e souvent a ussi 1 0.
1 s. F x ds c x d4 1 6. F x aa Dh4 1 1. ... CeS après quoi les tro i s
Ff1 d3 1 8. Df2 D X f2 + 1 9. T X f2 vari antes su ivantes s o n t envi­
T x aa 20. Ff4 Tes 21 . F x es T x es sageables.
ou 1 4. Dd2 Dh4 1 S. h3 cS I 1 6. Df2 1
D X f2 + 1 7. R X f2 Fd7 1 1 8. CfS F X 1 ° 1 1 . F X dS I ? F X d5 1 2.
fS 1 9. e X fS Cd3 + et, dans les Cc3 Fc4 1 1 3. T X dB + T X dB
deux cas, les grosses complications 1 4. De3 b4 1 5. b3 Fe6 1 ( 1 5.
aboutissent à l ' égalisation des chan­ . . . b X c3 ? 1 6. Fa3 1 ) 1 6. Ce4
ces . Td 1 + 1 7. Ce 1 Cd4 1 8. Fb2
- 89 -

C x c2 1 9. De2 T x a 1 20. F x cause de 1 3 . . . . CeS 1 1 4. Fc4


a 1 C x a 1 2 1 . C x cS F X cS et CaS ! ou 1 4 . FbS Cb3, etc .)
il a été démontré par de nom­ 1 3 . . . . C x c3 1 4. b x c3 f6 ! 1 S .
b reuses analyses théori q u e s e x f6 F x f6 et m a i ntenant :
et par l a prat i q u e que, d a n s
J o 1 6. Cg5 F X gS 1 7 . F X gS
cette position com p l i q uée, les
h6 1 8. Fe3 CeS 1 9. Fb3 Dd6
cha nces sont se n s i b lement
20. Td4 cS 2 1 . Tf4 gS ! .
é g a l es.
2° 1 6. Fg5 Rh8 1 (prévient
2° 1 1 . c4 d4 ! 1 2. c x bS
l a menace 1 7 . D X e6 + su ivi
C X b3 1 3. a x b3 a x bS 1 4 .
de F x ds) 1 7 . F x f6 T x f6 et
T x aa D x aa c o n d u i t à u n jeu
d a n s les deux ca s, les N o i rs
a n i mé avec des chances éga­
ont m a i ntenu l 'équ i l i bre .
l e m ent parta gées.
1 3. Fc1 -e3 Fc5 X e3
3° 1 1 . Fe3 0-0 1 2 . c4 b x
1 4. De2 X e3 Dd8-b8
c4 1 3. F x c4 CaS 1 4. F x ds !
F X dS 1 S. Cc3 ! F X f3 1 6. D X 1 5. Fc4-b3 ! D b8-b6(?)
f3 Dea 1 7 . b4 Ca4 1 8. CdS ! Et à p résent, les Blancs
est par contre très promet­ peuvent accroître e n co re leur
teu r pou r les Blancs. avantage déjà décisif. Après
l ' échange d u Fou de cases
b l a n c hes, l a position n o i re
reste pou rtant touj o u rs d i ffi­
c i l e , par exe m p l e 15• CaS 1
...

1 6. Ce 1 1 C x b3 1 7 . a x b3
D b6 1 8. D x b6 c x b6 1 9. b4 1
suivi de 20 f3 et les Blancs
4 ont u n e fi n a l e très supérieure.
1 6. De3-e2 ! Ta8-d8
1 7. Cb1 -c3
De cette faço n , la pièce
n o i re l a p l u s active est écar-
a b c d e 8 h tée.
1 7. Ce4 X c3
1 1. c2-c4 1 b5 X c4 Db6-c5
1 8. b2 X c3
1 2. Fd3 X c4 Fe7-c5(?)
1 9. h2-h3 1
Après ce coup, les N o i rs Empêche le clou age Fg4.
ont u n jeu très diffi c i l e . Ces Bien ente n d u , 1 9. . . . D X c3 ?
dern i e rs temps, on uti l i se fré­ ne va pas à cause de 20.
q u e m ment la suite de N i ls­ Tac 1 .
son : 12 . Dd7 1 1 3. Cc3 !
••.

( 1 3. F x a6 serait .mo i n s bon à 1 9. . . . . . . Fe6-c8


- 90 -

20. De2-d3 Tf8-e8 Avec la menace 27. T X d7 !


21 . Td 1 -e1 ! T X d7 28. F x c6.
Avec l a forte menace 22. 26. . . . . . . Cc6-b8
Cg5 h6 23. Dh7 + Rf8 24. 27. Td1 -b1 Db6-a6
Cf3 ! . 28. Dc4-h4 h7-h5
29. Tb1 X b8 ! Td8 X b8
21 . 0 0 . 0 0 0 g7-g6 30. Fa4 X d7 Da6-d3
22. Ta1 -d 1 a6-a5 ? 31 . Cg5-e4 Tb8-b6
32. e5-e6 1 f7 X e6
Ici , les N o i rs devra ient évi­ 33. Dh4-e7 Dd3-d5
ter le clouage gênant q u i suit 34. Ce4-g5 abandonne
par 22 . ... Ce7 ! bien que leur
position , dans ce cas égale­
ment, eût été stratégiquement PARTIE N° 1 2
i nférieu re, en raison avant
tout de l 'affa ib l issement des Blancs : Noirs :
cases n o i res, conséquence de KOUZMINE AVERBAKH
l 'échange des Fous de cette (U.R.S.S. 1 974)
cou leu r.
23. Fb3-a4 ! Fc8-d7 ? 1. e2-e4 e7-e5
2. Cg 1 -f3 Cb8-c6
Cette faute tactique, a l o rs 3. Ff1 -b5 a7-a6
que les N o i rs commencent à 4. Fb5-a4 Cg8-f6
être à court de temps, décide s. o-o Ff8-e7
i mmédi atement. Mais sur I ntrodu isant le systèm e
d'autres coups, l a position

fermé ,. . En fermant p réventi­


noi re eut été également i nte­ vement l a colonne e les Noirs
nable à la longue, par exem­ écartent l e danger menaçant
ple 23 . . . . Tf8 24. Cd4 1 C x d4 le Pe5 : après 6. f X c6 d X c6
25. c X d4 et les Blancs ren­ 7 . C x es ne donne n atu rel le­
forcent sans peine l a pres­ ment rien à cause de 7 . . . .
sion sur la colonne c contre C x e4. L'échange en c 6 est
le Pc7. toutefo i s uti l i sé occasionnel­
24. Dd3 X dS 1 Dc5-b6 lement, avec la suite 7 . d3
Cd7 1 8. Cbd2 0-0 9. Cc4 f6
Kortchnoy n'avait certaine­ 1 0. Ch4 (ou 1 0. d4 e x d4 1 1 .
ment pas vu lors de son C x d4 Ce5 1 1 2. C x es f x es
vingt-troisième coup que 24 . 1 3. Cb3 Fd6) 1 0 . . . . CeS 1 1 .
. . . D X c3 25. Tc 1 Cb4 coûte­ Cf5 Fe6 ! avec jeu égal.
rait mai ntenant u n e pièce
après 26. D x d7 ! . Avant de pours u ivre l e
cours de notre partie, men­
25. Cf3-g5 1 Te8-f8 tionnons brièvement les pos­
26. Dd5-c4 sib i lités restantes dont dispo-
- 91 -

sent les N o i rs e n plus de 5 . . . . centra l e par c3 et d4, aussi


Fe7 e t 5 . . . . C x e4 : n e p rotègent- i l s pas l e Pe4
1 o 5. ... b5 6. Fb3 Fb7 ! ? pa r Cc3 ou d3. La variante
(la variante d'Arkangel sk) 7 . " Worall 6. De2 est m o i n s
,.

Te 1 ( o u 7 . d4 ! ? C x d4 ! 8 . répa n d u e e t a u ssi m o i n s forte.


F X f 7 + ! ? R X f 7 9. C X e 5 + Les Blancs veu lent i c i i n stal ­
Rg8 1 0. D x d4 c5 ! suivi de l e r l e u r Tou r en d 1 et, comme
De8 ou 8. C x d4 e X d4 9. c3 dans notre partie, renforce r
C X e4 ! 1 0. Te 1 Fe7 1 1 . Dg4 l e u r centre . Cette manœuvre
o-o 1 2. T x e4 F x e4 1 3. o x coûte toutefo i s deux coups et
e4 Ff6 1 4. Fd2 Te8 et dans a , en outre , u n désavantage
cette pos ition a i guë, les chan­ tactique qui nous appa raîtra
ces sont sen s i b l ement éga­ c l a i rement si nous uti l i sons
l es) 7 . . . . Fc5 8 c3 d6 9. d4 pou r les N o i rs l a même ma­
Fb6 1 0. FgS h6 1 1 . Fh4 De7 nœuvre que dans notre par­
et, i c i aussi, l e s N o i rs ont de tie : 6 . . . . bS 7 . Fb3 d6 8. c3
bonnes chances d'éga l i se r. CaS 9. Fc2 c5 1 0. d4 Dc7 1 1 .
Td 1 Q-0 1 2. h3 Fd7 et les
2° 5 . .. d6. M a i ntenant, par
.
B l a n cs ne peuvent pas déve­
6. c3 su ivi de 7 . d4, les l opper l e u r Cb 1 , c a r après 1 3.
B l a n c s peuvent rentrer dans Cbd2 ? c X d4 u n P est perdu
u n e va riante qui nous est (le Fc2 n 'est pas protégé 1 ) .
déjà con n u e (vo i r la partie l e s Blancs choisi ssent i c i
no 1 0). En outre, ils d i sposent h a b itue l l ement u n a utre plan,
encore d ' u n e a utre bonne après 6 . . . . bS 7. Fb3 d6 i l s
poss i b i l ité : 6. F x c6 + b x c6 conti n uent p a r 8. a4 ! pour
7. d4 Fg4 1 ? (après 7 . . . . C x uti l i se r l a position de leur Da­
e4 8. Te 1 fS 9. d x es dS 1 0. m e afi n d ' atta q u e r bS. Il peut
C d4 FcS ! 1 1 . c3 o-o 1 2. f3 su ivre a l o rs 8 . . . . Fg4 ! 9. c3
CgS 1 3. R h 1 ! F x d4 1 4. F X (9. a X bS ? Cd4) et m a i nte­
gS I D x gs 1 S. c x d4 de nant :
même qu'après 7 . . . . Cd7 8.
Ca3 1 f6 9. Cc4 aS 1 0. Te 1 les Jo 9 . o-o 1 0. h3 CaS I I l . Fc2
...

Fe6 1 2. a x bs a x bs 1 3. d4 Fc4 1 4.
B l ancs sont m i eux) 8. d x eS
Fd3 F X d3 1 5. D X d3 Cc4 1 6. T x a8
C x e4 9. e x d6 F x d6 1 0. h3
D x as 1 7. b3 Da2 1 .
FhS 1 1 . Cc3 1 fS 1 2. Dd3 0-0
1 3. Dc4 + Rh8 1 4. C x e4 F x 2 o 9. . b4 1 ? 1 0. F X f7 + (1 0.
. .

f3 1 S. C X d6 FdS 1 6. Df4 et Dc4 promet encore moins : 1 O. .. .


CaS 1 1 . D X f7 + Rd7 1 2. CgS C X b3
les Blancs sont un peu
1 3. D X b3 h6 1 et 1 4. Ce6 ne va pas
m ieux. à cause de 1 4 . .. Dg8 1) 1 0 . ... R X
.

6. Tf1 -e 1 f7 1 1 . Dc4 + dS 1 2. D X c6 F X f3
1 3. g X f3 d X e4 1 4. Dc4 + (14. f X
L a mei lleu re manière de e4 Dd3 1) 1 4 . ... DdS 1 5. D X dS +
couvri r e4. Le p l a n des C X dS 1 6. f X e4 Cf4 avec u n fort
B l ancs implique l'occupation contre-jeu.
- 92 -

6. . . . . . . b7-b5 1 2. d4 Fd6 1 3. Te2 ChS ! 1 4.


Dd3 1 o u même 1 3. Te 1 Cg4
Le s N o i rs doive nt à pré­ 1 4 . h3 Dh4 1 5. Df3 C X f2 ! 1 6.
sent consi dérer l a menace 7 . Fd2 ! F x h3 1 7 . g x h3 e x
F x c6. L a seu l e a utre possi­ h3 + 1 8. Rf1 , etc.) . D ' u n e
b i l ité entrant e n considération masse de possi b i l ités com p l i ­
est 6. d6 après quoi les
...
q u ées , extrayon s seulement
Blancs peuvent jouer soit 7. deux variantes importantes :
c3 Fd7 8. d4, soit 7 . F x c6 +
b X c6 8. d4. 1 ° 1 2. d4 Fd6 1 3. Te 1 D h4
1 4. g3 D h3 1 S. Fe3 Fg4 1 6.
7. Fa4-b3 D d3 Tae8 1 7 . Cd2 Te6 1 ( 1 7 .
. . . f5 sem b l e m o i n s dan ge­
re ux : 1 8. f4 gS 1 ? 1 9. Df1
DhS 20. Dg2 !) 1 8. Df1 D h5
1 9. a4 ! avec u n jeu très tran­
chant et des perspectives un
peu m e i l l e u res p o u r les
B l a ncs.
2° 1 2. F X dS c x d5 1 3. d4
Fd6 1 4. Te3 ! D h4 (les N o i rs
peuvent aussi tenter i c i 1 4 . . . .
f5 ! ? 1 S. C d 2 f4 1 6. Te 1 DgS I )
1 5. h3 Df4 (après 1 S . . . . gS
1 6. Df3 Fe6 1 7 . Df6 ! est fort)
a b c d e f g h 1 6. TeS ! Df6 1 7 . Te 1 1 Dg6
1 8. Df3 Fe6 1 9. Ff4 1 F x f4 20.
7. d7-d6 D X f4 F X h3 2 1 . Dg3 D x g3
22. f X g3 Fe6 23. Cd2 et dans
Les N o i rs peuvent aussi l a parti Tai-Spassky, m atch
jouer 7 .0--0. Si 8. c3, ou­
••. 1 965 , les B l ancs e u rent u n
tre 8 . . . . d6 q u i con d u it à l a avantage petit m a i s sensi ble.
position de l a partie, i l s peu­ Après 6. . . . b5 7 . Fb3 0-0,
vent également reco u ri r à la les B lancs peuvent éviter
su ite aiguë d u gam bit Mar­
.. le gambit Mars ha l l en jouant
shall ,. 8 dS ! ? p a r exem­
• ••• 8. a4. Dans ce cas aussi sur­
ple 9. e x dS C x dS (9. . . . e4 viennent des variantes très
1 0. d X c6 e x f3 1 1 . d4 ! f X g2 i ntéressantes et comp l i quées :
1 2. Df3 ! TeS 1 3. FgS Fg4 1 4. 8 . . . . Fb7 (8 . . . . b4 9. c3 con­
D x g2, etc . , est p l u s fai b le) duit à une va ri ante que nous
1 O. C X eS C X eS 1 1 . T X eS menti onnerons au commen­
c6 ! (la su ite ori g i n a l e de l ' at­ tai re d u neuvième coup des
taq u e éta it 1 1 . . . . Cf6 m a i s en­ B l a n cs) 9. d3 (9. Cc3 est fai ­
su ite les Blancs peuvent se b l e à cause de 9. . . . C d 4 1)
défendre de façon suffisante : 9. ... d6 1 O . Fd2 (ici non plus
- 93 -

1 0. ec3 n 'est pas recomman­ sée aiguë 1 O . . . . d5 1 est peut­


dable, les N o i rs obtenant un être i c i encore p l u s fo rte, par
jeu exce l lent après 1 O. . .. exemple 1 1 . e x d5 e x d4 1 1 2.
ea5 1 1 1 . Fa2 b4 1 2. ee2 d5 1 Fg5 d X c3 ! 1 3. e x c3 ea5,
1 3. e x d5 b3 1 1 4. c x b3 e x etc.) 1 1 . c X d4 ea5 1 2. Fc2
d5 1 5. e x e5 eb4 1 6. Fd2 c5 1 (une atta q u e typique con­
eac6) 1 O. .. . Dd7 1 1 . ec3 tre le centre b l a n c) 1 3. d X c5
ed4 1 1 2. e x d4 e X d4 1 3. ( 1 3. d5 ? ec4 su ivi de efd7
ee2 c5 avec égal ité. ou 1 3. ebd2 e x d4 1 4. F X d4
ec6 1 5. Fe3 d5 1) 1 3 . . . . d X
8. c2-c3 0-0 c5 1 4. ebd2 ed7 1 avec jeu
La manœuvre 8. . . CaS 9.
.
éga l .
Fc2 c5 (voi r l a su ite de la Les Bl ancs peuvent ici
partie 1 ) serait prématu ré, car a u ssi i ntrodu i re u n e action à
1 O. d4 Dc7 1 1 . a4 1 sera it dés­ l 'a i l e Dame q u i exp loite le
agréable pou r les N o i rs, par coup n o i r b5 : 9. a4. Après l a
exemple 1 1 . . . . b4 1 2. e x b4 réponse prati q u ement fo rcée
c X b4 1 3. h3 1 0--0 1 4. ebd2 9 . . . . b4 (si 9 . . . . Fb7 suit 1 0.
Fe6 1 5. ef1 Tfc8 1 6. ee3 g6 d4 et les N o i rs ne d i spose nt
1 7 . b3 eh5 1 8. Fb2, etc. p l u s du clouage Fg4) deux
continuations sont poss i bles :
9. h2-h3
1 ° 1 0. d4 e X d4 ! ( 1 0 . . . .
Un coup prépa rato i re uti l e ! b x c3 1 1 . d X e5 ! ) 1 1 . e x d4
Si les Blancs jouent immédia­ (m a i s pas 1 1 . c x d4 Fg4 1 ) 1 1 .
tement 9. d4, après 9 . . . . Fg4 ! . . . Fd7 1 2. ef5 F x f5 1 3. e x
i l s éprouvent des diffi cu ltés f5 avec u n jeu tranchant et
avec l e u r centre , par exem­ peu c l a i r.
ple :
2° 1 O. aS b x c3 1 1 . d x c3
1 ° 1 O. dS ea5 1 1 . Fc2 c6 1 Fe6 1 2. ebd2 ou 1 O. . . . Tb8
1 2. d x c6 Dc7 ! 1 3. ebd2 e x 1 1 . Fc4 Fb7.
c6 1 4. ef1 Tad8 1 5. h3 (1 5.
(Voir diagra mme ci-apris)
ee3 Fh5 1 6. h3 d5 ! ) 1 5 . . . .
Fe6 (ou a u ssi 1 5 . . . . Fh5 1 6. 9. 0 0 0 0 . 0 Cc6-aS
eg3 Fg6 1 7 . De2 d5 ! ? 1 8.
e x d5 F x c2 1 9. d x c6 Fd3 U n e ma nœuvre i m a ÇJ i née
20. D X e5 Fd6) 1 6. eg5 a u siècle dern i e r par le G rand
d5 1 1 7. e x e6 f x e6 et les M aître russe Tc h i gori n e : par
N o i rs n 'ont pas à avo i r ·
l e coup c5, les N o i rs ve u l ent
peur pou r l e u r stru ctu re d e a u g m enter l e u r i nfluence sur
pions affa i b l i e , c a r i l s ont l a case centra l e d4. Actue l ­
obtenu u n excel lent jeu de lement, toute u n e s é r i e d'au­
tres systèmes de défense est
pi èces.
popu l a i re. N o u s nous l i m ite­
20 1 0. Fe3 e X d4 (la pous- ron s à u n bref s u rvo l de ces
- 94 -

1 0. d4 TeS et si 1 1 . Cg5 1 ?
suit 1 1 . . . . CdS 1 2. f4 Fb7 !)
1 O. d4 TeS 1 1 . Cbd2 FfS 1 2.
Cf1 Fd7 (1 2 . . . . e x d4 ? 1 3.
c X d4 C x e4 1 4. Fd5) 1 3. Cg3
Ca5 1 4. Fc2 c5 1 5. b3 TeS (ou
15 . . . . c X d4 1 6. c x d4 TeS 1 7.
Fb2) 1 6. d5 1 et les Blancs,
ici aussi, sont un peu plus
l i b res.
3° 9 . Cd� (dû également
•..

à Tchigorine) 1 0. d4 Ff6 1 1 .
a b c d e f g h a4 1 Ca5 1 2. Fc2 Cb6 1 3. b4 !
Cac4 1 4. a5 Cd7 1 5. Fd3, etc.
possib i lités en ne donnant
que les variantes les plus im­ 4° 9 . .. Fe6 1 0. d4 1 F X b3
.

portantes : 1 1 . a x b3 1 e x d4 1 2. c x d4
Cb4 1 3. Cc3 c5 1 4. d5 TeS
1 ° 9. . Cb8 (ce coup d'ap­
. .
1 5. Ff4 ou 1 2 . . . . d5 1 ? 1 3. e5
parence quelque peu excen­ Ce4 1 4. Cc3, et ici également,
trique i ntroduit la variante la position des Blancs est
" Breye r ) 1 0. d4 Cbd7 1 1 .

n ettement plus confortabl�.
Cbd2 (après 1 1 . c4 les N o i rs
jouent 1 1 . . . . c6 1 2. c5 1 ? Dc7 5° 9 • Fb 7 1 0. d4 e X d4
••.

1 3. c x d6 F x d6 1 4. Fg5 e x 1 1 . c X d4 d5 1 2. e5 Ce4 1 3.
d4 1 1 5. F x f6 g x f6 1 6. C x d4 Cc3 Ca5 1 4. Fc2 f5 1 5. e x f6
Cc5 et la tentative aiguë 1 1 . F x f6 ! 1 6. C x e4 d x e4 1 7.
Ch4 1 ? a pour réponse l a F x e4 F x e4 1 S. T x e4 c5 !
plus s i m p l e 1 1 . . .. TeS 1 1 2. 1 9. Tg4 ! c X d4 20. Fg5 1 et
Cf5 FfS) 1 1 . . . . Fb7 1 2. Fc2 les pièces blanches sont
TeS (ou aussi 1 2 . . . . c5 1 3. d5 beaucoup plus actives.
c4 1 4. a4 Cc5) 1 3. Cf1 (une
a utre méthode consiste dans 1 0. Fb3-c2 c7-c5
l 'action à l 'aile Dame 1 3. b4, 1 1 . d2-d4
par exemple 1 3. .. . FfS 1 4.
a4 ! , etc.) 1 3. ... Ff8 1 4. Cg3 Ici (comme dans la plupart
g6 1 5. Fg5 1 h6 1 6. Fd2 et les des variantes sus-mention­
nées) les B lancs peuvent
B lancs sont un peu m ieux.
adopter une position d 'attente
2° 9. ... h6 (les N o i rs p ré­ au centre par 1 1 . d3, mais
parent le regroupement TeS cette méthode est toutefois
q u i n ' i ra it pas immédiatement trop passive et ne peut pas
à cause de 9. ... TeS 1 0. être dangereuse pour les
Cg5 1 . La même idée se re­ Noi rs. Le coup d3 est parfois
trouve dans le coup 9. .. . Dd7 joué à l a place de 9. h3, mais
- 95 -

i l ne conduit alors qu'à u n e nous ne jetterons q u ' u n re­


rapide égal i sati o n . g a rd rapide :

11. . . . . . . Dd8-c7 1 ° 1 2 . . . . e X d4 1 3. c X d4
Cc6 1 4. Cb3 a5 1 5. Fe3 a4
Kérès a i ntroduit i c i u n 1 6. Cbd2 est favo rable pou r
coup rappelant l a va riante 9. les Bla ncs, par exemple 1 6.
... Cd7 : 1 1 . . . . Cd7. Les . . . a3 1 7 . b x a3 T x a3 1 8.
B l a n cs continuent a u mieux Dc1 1 d5 1 ? 1 9. Fb3 1 ou 1 6.
par 1 2. Cbd2 c x d4 1 3. c x d4 . . . Cb4 1 7 . Fb 1 a3 1 8. Db3 !
Cc6 1 4. Cb3 ! a5 1 5. Fd3 ! Da5 ! 1 9. d x e5 d X e5 20.
Fa6 1 6. Fe3. D x a3 D x a3 2 1 . b X a3 T x
a 3 22. C x e5 Fe6 23. Cef3 !
1 2. Cb1 -d2 C x a2 24. Cd4 ou 1 6 . . . . Fe6 1 ?
1 7. d5 (bon est aussi 1 7. Fb 1 !
Ici, 1 2. a4 n ' a u rait p l u s menaçant 1 8. d5) 1 7. . . . Cb4
aucun s e n s , car les N o i rs 1 8. Fb 1 Fd7 1 9. Cf1 Tfc8 20.
peuvent jouer Fd7 (avant l e
Dd2 ! Ca6 (20. . . . Cc2 2 1 .
roque, u n t e l c o u p perdrait Tc 1 1) 2 1 . Cg3 a3 22. b3, par­
natu re l l ement une pi èce après tie Geller-lvkov 1 965.
a x b5, a x b5, b4 ! ) .
2° 1 2 . .. . c X d4 1 3. c x d4
Fb7 1 4. Cf1 TacS 1 5. Te2 1
d5 ! ? (la tra nchante attaque

Pa nov ,. ; 1 5. . . . Cd7 1 6. Ce3


Tfe8 1 7 . b3 Ff8, etc . , est p l u s
tranq u i l l e) 1 6. d x es C x e4
1 7 . Cg3 ! f5 ! 1 8. e x f6 F x f6
1 9. C x e4 d x e4 20. F x e4
F X e4 2 1 . T x e4 Dc2 (2 1 . . . .
Cc4 2 2 . Db3 1 ) e t mai ntenant
les B l a n cs pren nent l ' avanta­
ge par 22. Dd5 + 1 Rh8 23.
Ce1 Dc7 24. Ff4.
a b c d e f g h 3° 1 2. .. . Fd7 1 3. Cf1 Tfe8 !
(la vari ante " Yougoslave ,. ;
1 2. Ca5-c6 1 3. . . . Cc4 est m o i n s bon à
cause de 1 4. Ce3 ! C x e3 1 5.
A nouveau l ' i dée de renfo r­ F X e3 Fc6 1 6. Cd2 ! suivi de
cer la p ression contre d4 et 1 7 . f4) 1 4. b3 ! (après l ' i m mé­
de forcer les Blancs à pren­ diat 1 4. Fg5, l a réponse 1 4 . . . .
d re une décision centra l e . Ici Cc4 ! est gêna nte. O n joue
a u ssi, u n g ra n d nombre d ' i m ­ souvent a u ssi 1 4. Ce3 g6 ! et
portantes poss i b i l ités sont à présent soit 1 5. d X e5 d X
à consi dére r, sur lesquelles eS 1 6. Ch2 ! Tad8 1 7 . Df3 Fe6
- 96 -

1 S. Chg4 C X g4 1 9. h X g4 coup pou r très bon , et même


Cc4 soit 1 5. b4 1 ? c X b4 pou r l a m e i l l e u re poss i b i l ité
1 6. c x b4 Cc4 1 7 . C x c4 n o i re . L'expé rience a cepe n­
b X c4, etc.) 1 4 . . . . g6 (ou 1 4. dant démontré q u e les N o i rs
. . . c x d4 1 5. c x d4 Cc6 1 6. deva ient jouer p l u s modeste­
Fb2) 1 5. Fg5 ! Rg7 1 6. Ce3 ment, à savo i r 13 ... CdS ! .
.

Fe6 1 7 . Dd2 et les B l a n c s De cet e n d roit le C peut par­


s o n t m ieux. ticiper à l a défense, ce q u i
e s t de grande i mportance. La
1 3. d4-d5 positi on résu ltant de 1 3. . . .
Après le dern i e r coup des CdS ! a u n e si g rosse s i g n i ­
N o i rs, les Blancs n e peuvent fi catio n q u e nous l u i consa­
pas pou rsu ivre sans sou c i l e u r c rons un d i a g ramme.
manœuvre : aprè 1 3. Cf1 suit
1 3 . . . . c x d4 1 4. c x d4 C x d4
1 5. C x d4 e x d4 et l e Pd4 est
i mprenable car le Fc2 est
• en l ' a i r ! Le mieux mai nte­
,.

nant 1 6. Cg3 Cd7 ! 1 7 . Cf5


Ff6 1 S. Fb3 ! Db6 1 9. Fd5 ce
qui ne conduit toutefo i s q u 'à
u n e rapide égal ité après 1 9 . . . .
Fb7 ! 20. F X b7 D X b7 2 1 .
C x d4 d5.
C'est pourquoi l ' autre terme
de l ' a lternative est plus im­
portant, soit : 1 3. d X e5 d x e5 a b e d e g h
1 3. Cf1 avec l ' i ntention d ' oc­
cuper l a case d5 par Ce3-
d5. Ces dern i e rs temps, on a 1 4. a4 TbS I ( 1 4 . . . . b4 serait
toutefo i s trouvé u n e bonne u n e g rosse fa ute, c a r l a case
méthode défensive : 1 3 . . . . Fe6 c4 se ra i t abandonnée aux Ca­
1 4. Ce3 TadS 1 5. De2 c4 ! va l.ie rs b l ancs. Dans l a par­
permetta nt l ' a ctivation d u Fe7 tie Capablanca-Vidmar 1 924
via c5 !) 1 6. Cf5 (après 1 6. suivit 1 5. Cc4 a5 [ m i eux 1 5.
Cg5 suit h6 ! 1 7 . C x e6 f x e6 . . . Cb7, m a i s les Bl ancs peu­
suivi éventu e l lement de Fc5, vent jouer a l o rs 1 6 a5 !) 1 6.
et les N o i rs ont un actif jeu Cf x e5 ! d x e5 1 7 . d6 et les
de pi èces) 1 6. ... TfeS ! 1 7 . B l a ncs obti n rent l ' avantage)
Fg5 Cd7 ! et les Noi rs é g a l i ­ et les B l a n c s d i sposent à pré­
s e n t complètement. sent de deux plans :

1 3. Cc6-a5 ? 1 o I l s peuve nt fo rce r l a fer­


m etu re complète de l ' a i le
On ten a i t auparavant ce Dame pou r se con sacrer sans
- 97 -

o bstacle à l ' attaque sur l e Ch7 et les Noirs peuvent ou­


roq ue : 1 5. c4 ! (une faute vri r l a colonne f par g6 su ivi
stratégique sera it 1 S . . . . Fd7 de f6, et éventu e l l ement aussi
à cause de 1 6. a x bs a x bs déclencher une dangereuse
1 7. c X bS F X bS 1 S. Fa4 1 TaS attaque par Dd7-h3. Ou 1 7 .
1 9. Te3 1 Cb7 20. Tea3 et les C3h2 h X g4 1 S. h X g4 Ch7 1
B l a ncs l utte nt fi nalement pou r 1 9. Fe3 FgS 1 20. Dd2 De7
l e point d ' appu i c4, Stein­ suivi de g6, Rg7 et les Noi rs
lvkov 1 964) 1 6. Cf1 CeS 1 7. opèrent sur la colonne h. Une
g4 g6 1 S. Cg3 Cg7 1 9. Rh2 f6 tou rn u re très i m porta nte 1 Les
20. Tg 1 Cf7 . La position n o i re B l ancs ne doivent exécuter l e
est très so l i de et, su r un jeu c o u p d'attaque g2-g4 q u ' a u
p récis, peut résister à toute m o m e n t convenable ! ) 1 S. . . .
attaque. C x e3 1 6. F x e3 TeS 1 7 . Cd2
Cd7 1 S. Rh2 c4 et les N o i rs
2° Ils peuvent tenter de ont u n e bonne position.
combi ner l ' attaque sur le ro­
que avec la pression s4r la 14 . . . . . . . Fc8-d7
colonne a : 1 5. b4 c4 1 6. a x 1 5. Cd2-f1
bS a X bS 1 7. Cf1 F d7 1 S. F e3
suivi de g4 et Cg3. Cette mé­
thode (nouvel le) est u n peu
p l u s prometteuse, mais les
N o iif's peuve nt, ici aussi , par­
fa itement ten i r la position.
Reven ons à notre partie
pou r constater comme le C
n o i r est mal p lacé en aS ! .

1 4. b2-b3 !
L'affa i re se présenterait
tout à fa it différemment si les
a b e d e g h
B l a n cs conti nua ient de façon
i m p récise par 1 4. Cf1 ? : 1 4. 1 5. Tf8-b8
. . . Cc4 1 1 S. Ce3 (si 1 S. b3 le
C revient en b6 où i l est Les Noi rs rêvent toujours
bien et soutient efficacement d ' u n e contre-attaque à l 'a i l e
l ' avance des P : aS suivi de Dame q u i a rrivera cependant
c4 ou a4. Conti nuons encore toujours trop tard (la seu l e
u n coup cette variante : 1 S . . . . poss i b i l ité acceptable est l 'ou­
Cb6 1 6. g4 ? hS ! e t c e coup vertu re d ' u n e colonne après
i nattendu donne i mmédiate­ b4, c4, Cb7 suivi de a5-a4 et
ment un c l a i r avantage aux a x b3) . La retra ite i m médiate
N o i rs, pa r exemple 1 7. gS du C par b7 vers dS éta it u n
- 98 -

peu mei l leure que l e coup du g rosse supériorité m atérielle 1


•dxte, bien q u ' i l en coutât l a
perte de deux temps ! 1 9. f2-f4 eS X f4
20. Fd2 X f4 Cf6-d7
1 6. Fc1 -d2 g7-g6 21 . Ch2-g4 Cd7-e5
1 7. Cf1 -g3 22. Te1 -f1 Rg8-h8
23. Dd1-d2 Ce5 X g4(?)
Nous voyons que les
Blancs font attention et ne Fac i lite quelque peu la tâ-
jouent pas impatiemment 1 7. che des Blancs. 23. . . . f6 24.
g4 ?, sur quoi 1 7 . . . . hS I serait Fh6 Dd8 était préférable, mais
très fort ici aussi . Outre l e alors par Tf2 suivi de Taf1 les
coup du texte, 1 7. Ce3 était Blancs peuvent quand même
également prometteu r. Le forcer l a prise en g4.
plan d'attaque eut été alors :
24. h3 X g4 n--f8
Rh2, g4, De2, Tg 1 -g3, Tag 1
e t ensuite, soit l 'avance du Après 24. . . . Ff6 les Blancs
pion h , soit le sacrifi ce de piè­ gagnent par la percée typique
ce CfS. Kouzmine joue plus 2S. e5 1 , par exemple 25. ...
simplement et plus efficace­ F x es 26. F x es d x es 27.
ment : il prépare une attaque Dh6 De7 (27 . . . . Rg8 ou 27 . . . .
de pièce a u cours de laquelle Dd6 28. Ce4) 28. F x g6 1 o u
il veut ouvrir rapidement la 2 s. . . . d x es 26. Fh6 Fg7 27.
colonne f. F X g7 + R X g7 28. Dg5, etc.
1 7. . . . . . . Ca5-b7 25. Ff4-h6 ! Cb7-d8
1 8. Cf3-h2 Fd7-e8
Le C se précipite trop tard
Libère l a case d7 pour le à l a défense de son R, mais
C. Une autre possibi l ité était après 2S . . . . gS les Blancs au­
1 8. ... Ce8 1 9. f4 Ff6, mais les raient gagné aussi rapidement
Blancs auraient toutefois le par 26. eS 1 d x es (ou 26 . . . .
choix entre deux conti nua­ f x es 2 7 . F X g5) 2 7 . Ce4 Dd8
tions possibles de l ' attaque : 28. C X gS I f X g5 29. D X
gS I I , etc.
1 o 20. fS suivi de Cg4, Tf1 ,
etc. 26. g4-g5 1 f6 x g5
27. c3-c4 1 abandonne
2° 20. Cf3 ! ? e x f4 2 1 . F x
f4 F x c3 22. eS ! F x e 1 23. La catastrophe sur l a gran-
D X e 1 et le roque noir est de diagonale est inévita b l e :
sévèrement menacé ; bien 27 . . . . b4 28. Fd3 Cf7 29. T X
entendu les Noirs ont ici une f7 ! F x f7 30. Db2 + .
OUVERTURES AVENTUREUSES

Jusqu'à présent, sur 1 . e4, nous nous sommes exclusivement


consacrés à l a réponse eS. Les Noirs peuvent cependant con­
trôler la case d4 autrement : par 1 . c5. Le caractère d u coup
. ..

cS est toutefois entièrement différent que celui de eS : tout


d'abord, les Noirs font assez peu pour Je développement, car,
comme nous l e savons depui s longtemps, un développement
de la Dame (et cS n'ouvre J e chemin qu'à elle 1 ) n 'est pratique­
ment pas à envisager. Le coup cS ne sert donc presque exclusi­
vement qu'au contrôle de l 'espace central. Après l 'échange du
PB d contre le PN c qui survient habituellement très rapide­
ment, les Noirs ont toutefois une supériorité de P au centre
(deux contre u n). Par contre, leur développement est retardé
et en outre les Noirs sont habituellement l i mités à un espace
restrei nt. Les Blancs peuvent (et en fait, doivent 1), dans la
pl upart des variantes, util iser cette ci rconstance pour monter
une attaque contre le Roi noi r, tandis que les Noirs cherchent
leurs contre-chances à l'aile Dame. Après 1 . e4 cS survient
o rdinairement une l utte diffici le et à double tranchant. Cepen­
dant nous ne pouvons pas conseiller aux joueurs peu expéri­
mentés la • défense Sicilienne • avec les Noirs (toutes les
variantes après 1 . . . cS appartiennent à cette appellation 1) :
.

pour dominer tous les problèmes survenant ici, i l faut posséder


beau coup d'expérience et, avant tout, une technique défensive
parfaitement au point 1
La théorie de cette défense est encore plus étendue que
- 1 00 -

cel l e de l ' Espagnole. Nous nous l i miterons à deux parties et à


u n petit survol des systèmes i mportants.

PARTIE N° 1 3 tefois ainsi un temps pré­


cieux : 2. Cf6 (2. . . . dS est
Blancs : Noirs : aussi simple et bon, car après
KARPOV KORTCHNOY 3. e x dS D X dS la Dame noire
(Match 1 974) ne peut plus être attaquée
par Cc3. La su ite peut être :
1. e2-e4 c7-c5 4. d4 Cc6 S. Cf3 Fg4 6. Fe2
2. C g 1 -f3 e6 ! 7. 0-0 [ou 7. c4 Dd7 8.
dS e x ds 9. c x ds F x f3 1 0.
Les Blancs conti nuent habi­ F X f3 Cd4, etc.] 7 . ... Cf6,
tuel l ement par ce coup, et par etc.) 3. eS CdS (nous verrons
d4 un coup plus tard, pou r ou­ b ientôt une tel l e manœuvre
vri r le jeu et développer rapi­ de C dans une autre ouver­
dement leurs forces. Les au­ ture 1} 4. d4 c x d4 S. c x d4
tres possib i lités sont : d6 1 6. Cf3 Cc6 et les Noirs
1 o 2. Cc3 l a variante fer­

contestent l 'avant-poste eS,
mée ,. est une méthode plus par exemple 7. Cc3 d X eS 1 8.
tranqu i l l e et positionnel l e : 2. d X eS C x c3 ou 7. Fc4 Cb6
... Cc6 3. g3 (3. f4 est aussi 8. FbS Fd7, etc.
une bonne su ite, les Blancs
2. . . . . . d7-cl8
jouent alors 4. Cf3 et atten­
.

dent pour développer le Ff1 Nous verrons encore b riè­


en bS, c4 ou même g2 selon vement les autres continua­
les ci rconstances) 3 . . . . g6 4. tions.
Fg2 Fg7 S. d3 d6 6. f4 (6. Fe3,
6. Cge2 ou même 6. Ch3 sont 3. d2-cl4
des suites aussi fréquemment
employées) 6 . ... e6 1 7 . Cf3 Un système tranqui l l e et
Cge7 8. 0-0 0-0. Cette assez en faveur consiste à
construction des Noirs est échanger ici le Ff1 : 3. FbS +
très élastique : la case d4 Fd7 (3 . ... Cc6 ou 3 . ... Cd7
reste sol idement sous leur sont aussi des réponses pos­
contrôle et i l s peuvent tou­ sibles) 4. F X d7 + D X d7 et
jours répondre à la tentative maintenant les Blancs jouent
d'attaque g4 par fS 1 . soit S. 0-0 Cf6 6. Te1 Cc6
7. c3 e6 8. d4 c x d4 9. c x d4
2° 2. c3 un coup qui nous dS 1 0. eS .Ce4 1 1 . Cc3, soit
est fami l ier. Les Blancs pré­ S. c4 1 ? Cc6 (le gain de P par
parent l 'occupation du centre S. ... Dg4 serait trop dange­
par d4, mais i l s perdent tou- reux : 6. 0-0 D x e4 7. d4,
- 1 01 -

etc.) 6. d4 c x d4 7 . C x d4 q u e les B l a n c s p réparent ici


Cf6 8. Cc3 g6 9. f3 Fg7 1 O. u n e attaq u e s u r l e roque,
Fe3, etc . après l e schéma Tae 1 , Fd3 et
ensuite, soit e4-eS, soit f4-
3. 0 0 0 0 0 0 c5 X d4 fS, et les N o i rs chercheront
4. Cf3 X d4 pou r l e u r part un contre-jeu à
Possi b l e m a i s assez i n of­ l ' a i l e .Dame, p a r C x d4, bS,
fensif est 4. D X d4 Cc6 S. Fb7 et TacS, et la su ite aiguë
FbS Fd7 6. F X c6 F X c6, etc . d e Kérès 6. g4 ! ? dont l ' i dée
est de chasser i m médiate­
4. . . . . . . Cg8-f6 ment le Cf6 et de restre i n d re
D a n s l a plupart des va ri a n­ a i nsi l a positi o n n o i re ; par
tes, i l vaut m i eux jouer ce exemple 6. . . . a6 (les N o i rs
coup aussi vite que possi b l e . peuvent jouer a u ssi 6. . . . h6,
S i les N o i rs l e négl i gent, les par contre la contre-attaque
B l a ncs peuvent souvent très 6 . . . . dS serait fautive à cause
ava ntageusement jouer c2- de 7 . FbS + Fd7 8. e x dS C x
c4 pour ne développer le Cb 1 dS 9. C X dS e X dS 1 0. De2 + .
q u ' e n su ite. Ce serait l e cas etc .) 7. gS Cfd7 8. Fe3 Fe7 9.
ici après l ' i m médiat 4 g6 S. . . • .
Dd2 Dc7 1 O. 0-0-0, etc. Les
c4 Fg7 6. Cc3 Cc6 7 . Fe3 Cf6 B l a ncs ont i c i de bonnes
8. Fe2, etc. chances d ' exploiter leur avan­
ta ge d 'espace pour une
5. Cb1 -c3 g7--g6 dan gereuse attaque. Dans
cette varia nte, les N o i rs peu­
Cette construction est a p­ vent fréquemment p réparer le
pelée variante du Dragon
.. •·
g ra n d roque (par bS, Fb7 ,
Le F déve loppé en g7 doit Cc6) pou r évite r u n assaut de
u ltéri e u rement protéger le pions à l ' a i l e Roi .
roque et en même temps
exercer une pression sur l a U n e va ria nte actu e l l ement
g rande diagonale. l e jeu très en faveu r est i ntrodu ite
prend une tou rn u re entière­ par le coup 5 . ... a6. Les Noirs
m ent différente si les N o i rs veu l ent, après 6. Fe2, a dopter
jouent 5. ... e6 (i ci , le Fou u n e construction i nté ressante
doit jouer modestement en par eS 1 (immédiatement S . . . .
e7). Les Blancs ont alors le e S se ra it mauva i s à cause d e
choix entre l e développement 6. FbS + ! e t l e Cd4 peut oc­
tra n q u i l l e 6. Fe2 (ou 6. Fd3 o u cuper la case fS) où le jeu
6. Fe3 su ivi de l a sortie de se déro u l e à peu près de la
l 'autre F en e2, d3 ou c4) 6. façon su ivante : 6. Fe2 eS 7.
. . . Fe7 7 . 0-0 0-0 8. Fe3 · Cb3 Fe7 8. 0-0 0-0 9. Fe3
Cc6 9. f4 ! a6 1 0. De1 Dc7 Fe6 1 0. f4 Dc7 (ou mieux en­
1 1 . Dg3, appelée variante
• core 1 O . . . . e X f4 suivi de Cc6)
de Scheveningen I l est c l a i r
•. 1 1 . fS Fc4 1 2. a4 1 Cbd7, etc.
- 1 02 -

Après 5. . . a6, l a construc­


. pli cations sauvages ? Oui ,
tion tranchante 6. Fg5 e6 7. m a i s i l faut encore d i re qu'a­
f4 ! ? (à nouveau l a " mar­ près 5. . . . a6 les B lancs d i s­
que ,. Kérès 1 ) conduit à u n posent d'une troisième possi­
véritable labyrinthe de va­ b i l ité a u riche contenu : 6.
riantes. En i l l u stration de ce Fc4 et dans cette variante
à quoi il faut s'attendre dans aussi , nous trouvons de
l a Sicilienne, mentionnons ici nombreuses tou rn u res compl i­
trois exemples typiques : quées avec sacrifices !
1 ° 7 . . Db6 1 ? 8. Dd2 (après 8.
. .

Cb3 les Noirs peuvent forcer l'échan­


ge des Dames par 8 . . De3 + ) 8 .
. .

. . . D X b2 et maintenant, soit 9. Tb 1
Da3 1 0. f5 1 Cc6 1 1 . f x e6 f x e6 1 2.
C X c6 b x c6 1 3. e5 1 d X e5 1 4 . F x
f6 g X f6 1 5. Fe2, so� 9 . Cb3 Cc6
1 0. F X f6 g X f6 1 1 . Fe2 hS 1 2. 0-0
Da3, etc. Ces complications ont été
analysées intensivement et essayées
dans la pratique depuis vingt ans,
mals on a l ' impression qu'elles de­
meurent toujours obscures.
2o 7. ... Fe7 8. Df3 h6 9. Fh4 g5 1 ?
1 0. f X g5 Cfd7 1 1 1 . C x e6 1 ? (la
a b c d g h
simple retraite 1 1 . Fg3 semble être
plus prometteuse) 1 1 . ... f X e6 1 2.
Dh5 + Rf8 1 3. Fb5 1 et les Noirs 6. Fc1 -e3 Ff8-g7
n'ont ici qu'une route étroite vers le
salut : 1 3 . . . . Th7 1 1 4. 0-0 + Rg8 6. . . . Cg4 ? ne va pas à
1 5. g6 Tg7 1 6. Tf7 1 F X h4 1 8. D X h6 cause de 7 . Fb5 + ! mais les
T X f7 1 9. g X f7 + R X f7 20. Dh7 + Noirs menacent mai ntenant
Rea 21 . Dh8 + Re7 1 22. Oh7 + 1 avec de ce coup, car leur Roi dis­
échec perpétuel (22. D X h4 + Cf6). pose d ' u n e case de fu ite en
3o 7 . ... Cbd7 8. Df3 Dc7 9. 0- f8.
0-0 Fe7 1 0. Fd3 (très bon est aussi
1 0. g4 b5 1 1 . a3 Tb8 1 1 2. F X f6 7. f2-f3
C X f6 1 3. g5 Cd7 et les deux partis
attaquent sans merci le Roi adverse) C'est u n e construction ac­
1 O. . . b5 1 1 . The1 Fb7 et à présent,
. tue l l ement très popul a i re. On
les Blancs ont le choix entre 1 2. Dg3 se développait autrefo i s avec
b4 1 ? et Ils doivent maintenant sacri­ le coup tranqu i l l e 7. Fe2 et
fier le C en d5 : 1 3. Cd5 1 e X d5
1 4. e x d5, et le sacrifice immédiat
après 7 . . . . 0-0 8. Cb3 (pour
1 2. Cd5 1 ? C X d5 1 3. e X d5 f X g5 empêcher d6-d5) 8. . . . Cc6
1 4. T x e6 + 1 f x e6 1 5. Dh5 + g6 1 6. surviennent pri ncipalement les
f X g6 + . deux vari a ntes su ivantes :
Cela suffit-il avec l e s corn- 1 o 9. f4 Fe6 1 0 g4 ! ? Ca5 '
- 1 03 -

11. g5 CeS 1 2. Dd2 T cS o u su rviennent après 9 . C X d4


. ..

1 2 . Fd4 Fc4 ! etc. , 10. F X d 4 Fe6 11. Fb3 ! DaS


12. 0-0-0:
2 ° 9. � Fe6 10. f4 DeS !
{meilleur que 1O. ... CaS 11. 1° 12 . F X b3 1 3. c X b3 Tfd8 1 4.
..

f5 Fc4 1 2 . Cxas F x e2 13. Rb1 Td7 15. g4 Tad8 1 6. Df2 b5 1 7 .


Dxe2 Dxas 1 4. g4 ! ). gS Ch5 18. F X g7 C X g7 1 9. CdS .
2° 12 . . . b5 1 3. Rb1 Tfc8 (ou 1 3.
7. . . . . .
. 0--0 . . . b4 1 4. CdS F x d5 1 5. e X dS DbS
8. Dd 1-d2 Cb8-c6 16. Thel a5 1 7. De2 1) 1 4. Thel F x
b3 15. c x b3 b 4 1 6. F x f6 b x c3 1 7 .
8. . d5 sera it prématu ré à
. .
F X c3 Fxc3 (ou 1 7 . . . . T x c3 1 8.
cause de 9. eS CeS 1O. f4 f6 Te2 1) 1 8. b X c3 T x c3 1 9. Te3 TacS
1 1 . 0-0-0 ! , etc. 20. T x c3 D x c3 2 1 . D x c3 T x c3
22. Tc 1 et comme la partie Tal-Por­
9. Ff1 -c4 tlsch 1 961 le démontra, la fi nale est
gagnée pour les Blancs s i les Tours
O n jouait auparavant ici 9.
sont échangées, les Blancs se créant
0--0-0 jusq u ' à ce q u ' o n ait le fameux pion passé éloigné
découvert q u e 9 . . . dS 1 assu­
• •

.
par l'avance so;t du P a, soit du P
rait u n jeu égal au joueu r en b
second : 10. e x dS C x dS 1 1 .
C x c6 b x c6 et mai ntenant : Nous verro n s cela de plus
p rès dans le troisième vol u ­
Jo 12. C X d5 c X d5 1 3. D. X d5 me. U n exemple q u'une va­
Dc7 1 (plus fort que 1 3 . . . . Tb8 1 ? 1 4. riante d'ouvertu re peut débou­
b3 1) 1 4. D x as (ou 1 4. Dc5 Db7 1 5.
Da3 FfS et les colonnes ouvertes b
cher même en fi nale !
et c assurent aux Noirs une bonne
10. h2-h4
attaque) 14 . ... Ff5 1 S. D X f8+ R X
f8 1 6. Td2 Db8 1 7. FbS h5 1 8. Thd1
10. 0-0-0 a l a même va­
F x b2+ 1 19. R X b2 D x bS+ avec
éga l ité.
leu r que le coup du texte, et
après 10 .. . TeS 1 1 . Fb3 CeS
.

2o 12.Fd4 eS! 1 3. Fc5 Fe6 1 (un 1 2. h4. O n reti re souvent vo­


coup étonnant; s i à présent 1 4. F x
lonta i rement le Fc4 en b3, ce
f 8 après 14 . ... D X f8 les Noirs me­
nacent de gagner la Dame adverse
q u i est moins p récis : 1 O.
par Fh6. Il suit alors 1 S. Rb1 Tb8! Fb3 C X d4 1 1 . F X d4 bS 1 12.
ou 1 S. C X dS c X dS suivi de Tb8 et h4 aS 1 3. a4 b X a4 1 4. C x a4
les Noirs obtiennent à nouveau une eS ! 1S . Fe3 Fe6 et les N o i rs
forte attaque) 1 4. Fc4 C x c3 1 1 5. égalisent ; après leur contre­
D x c3 DgS + 1 6. Fe3 D X g2 et les attaque (bS et aS) les Blancs
deux adversaires sont aussi rapides ne peuvent p l u s fai re le grand
à rafler le matériel .
roque. Et le danger de leur
9. . . . . . . Fc8-d7 construction avec 7 . f3 con­
siste p récisément en ce qu'a­
Des variantes i n téressantes près le grand roque, i l s peu­
mais favorables aux Blancs vent p réparer sans inconvé-
-104-

n ient u n assaut de pions à g4 les Noi rs a u raient u n bon


l ' a i l e Roi ! coup avec 1 4. .. Da5 ( i l s
men acent 15 . . T X c 3 ! ) e t si
. .

1 0. . . . . . . Ta8-c8 1 4. R b 1 est à envisager 1 4 . . . .


On joue aussi fréquemment Db8 su ivi d e b5 ou Tfc8.
1 O. . . Da5 1 1 . 0-0-0 Tfc8,
.
1 4. Cf6 X h5
et les deux va ria ntes résu l ­ 1 5. g2-g4 Ch5-f6
tant d e 1 2. Fb3 CeS sont
d'une grande importance :
Jo 13. hS !? C X hS 14. Fh6!?
(après 14. CdS D X d2+ 15. T X d2
l e s Noirs doivent éga l ement être sur
leurs gardes et seul 15.... RfS 16.
g4 Cf6 rendant l e Ph7 leur assure
l'égalité) 14 .... Cd3+! 1 1. Rb1 e x
b2! 16. R X b2 F X h6 17. D x h6 et
les Noirs sont s i sérieusement me­
nacés que seul un étroit passage
leur garantit le salut : 17. . .. T X
c3 1 (de façon surprenante, après 17.
... D x c3+ 1S. Rb1 ils sera i ent per­
dus !) 1S. g4 Cf6 19. g5 Ch5 20.
T X hS T X b3+ 1 (20. . . g X hS ? 21.
.
a b c d g h
F x f7+ ! etc.) 21 . a x b3 gXh5 22.
,

D x h5 TeS avec des chances égales. 1 6. Cd4-e2 !


2o 13. Rb1 (1) Cc4 14. FXc4 T x Cette retra ite parait inof­
c4 15. Cb3 Da6 16. e5 1 ? CeS 17. fensive : pou rquoi les Bl ancs
Cd5 RfS 1 ou 16. h5 Cxh5 17. g4
ne pou rsu ivent- i l s pas logi­
Cf6 1S. e5 C X g4 1 19. f X g4 F X g4
avec de grosses complications.
quement par 1 6. Fh6 ? Dans
ce cas les Noi rs d isposent
1 1 . Fc4-b3 Cc6-e5 d'une contre-manœuvre ca­
chée et prometteuse : 1 6. .. .
Deva nt l ' attaque blanche en C x e4 ! 1 7. De3 (ou 1 7 . C x
plein développement (la co­ e4 T x d4 1 8. Dh2 Fe5 ! et les
lonne h peut être ouverte par Noirs peuvent encore se dé­
le sacrifice de P h5 ou l 'as­ fendre) 1 7 . . . . T x c3 ! 1 8. b X
saut de P renforcé par g4) c3 Cf6 1 9. F x g7 R X g7 et les
les Noirs cherchent du con­ Noi rs ont déjà les mei lleures
tre-jeu sur la colonne c. perspectives, par exemple 20.
1 2. 0--0--0 Ce�4 Th2 ! Tg8 ! 2 1 . Dh6 + Rh8 22.
1 3. Fb3 X c4 Tc8 X c4 Tdh 1 Tg7, etc. Cette possibi­
1 4. h4-h51 l ité montre clairement où se
trouvent les contre-chances
Seu le cette su ite énergique noi res dans ce système : dans
garantit le succès. Après 1 4. le sacrifice de qual ité en c3
- 1 0S -

souve n t empl oyé et dans Une défense contre g4-gS


d'autre s mesu res a i g uës avec suffi sante q u 'en apparence.
lesq u e l les l e s N o irs exp l o i ­ Le seu l cou p ju ste était i c i
tent l eurs a touts : l a col o n n e 1 9 . ... DdB ! l a D a m e devant
c e t l a fo rte position d u F en se hâter ve rs f8 pou r écarter
g7. l e danger de mat. La tentative
20. es ? d x es 2 1 . gS ChS 22.
1 6. Dd8-a5 Cg3 échouerait a l o rs a u fait
1 7. Fe3-h6 Fg7 X h6 que par 22 . . . . Td4 1 23. C x
1 8. Dd2X h6 Tf8-c8 ! hS gXhS 24. T x hS les Noi rs
Et à n o u veau , l ' attaque est s'assureraient de l a case fS
l a mei l l eu re des défenses : pou r leu r Fou : 24 . . . . FfS et
s i les B l a n cs réa l i sent i mmé­ gagne.
d i atem ent l e u r menace pri n ­ Après 1 9. ... Dd8 est juste
c i p a l e 1 9. g5 C h S 20. C g 3 (ou 20. gS ChS 2 1 . Cg3 Df8 ! 22.
Cf4) , i l s se font battre de vi­ DXf8 + R X f8 23. C X hS g X
tesse par le sacrifice de q u a­ hS 24. T X hS Rg7 2S. Td2. Les
l ité en c3 : 20 . . . . T x c3 ! 2 1 . B lancs sont sans auc u n doute
C x hs T x c2 + 22. Rb 1 T x un peu m i eux ; i l s menacent
b2 + ! et les N o i rs sont les de l 'attaque Tdh2. Les N o i rs
plus rapides. peuvent cependant i c i aussi
La tentative 1 9. Td5 ! ? ne sacrifier la q u a l ité : 2S. . . .
manquerait à p résent pas T x c3 1 26. b x c3 T x c3 e t i l
d ' i ntérêt. 1 9 . . . . T4cS 20. gS ! semble q u ' i l s puissent ten i r :
ChS 2 1 . CÇJ3 a i n s i que 1 9 . . . . 27. f4 Fc6 ou 27. Tdh2 T x f3
D d 8 20. eS ! ! dxes 2 1 . gS 28. T X h7 + Rg6.
ChS 22. Cg3 perd rait immé­ 20. g4-g5 ! 1
diatement. Ma i s a près 19 . . . .
Dc7 ! les N o i rs p re n nent tout En l iaison avec le coup sui­
à coup l ' ava ntage : si 20. gS vant, u n e surprise de tai l le :
ChS 2 1 . Cg3 suivrait natu rel­ les N o i rs perdent maintenant
lement à n ouveau l e sacrifice de manière forcée.
de qua l ité en c3. Aussi les
Blancs doivent-i ls j ouer ici un 20. . . . . . . Tc5 X g 5
coup modeste m a i s fort :
Ou 20 . .. Ch5 21 . Cf4 T X
.

1 9. Td1 -d31 gS 22. CcdS TeS 23. C X hS et


gagne.
Couvre une fois encore l a
case c 3 qui est le ta lon 21 . Td3-d5 1 1 Tg5 X d 5
d 'Achi l l e de l a position blan­ 22. Cc3 X d5 Tc8-e8
che ! et renouve l l e la menace
gS suivi de Cg3. Après 22. . . . Dd8 23. Cef4
les N o i rs n 'auraient absolu­
1 9. . . . . . . Tc4-c5 ? ment plus de défense, car l a
- 1 06 -

m e nace 24. C x f6 + e x f6 2S. m e nt très répa ndu e . Nous


ChS ! g X hS 26. Tg 1 + sera i t exa m i n e rons brièvement par
i mparable. la su ite quelques autres pos­
s i b il ités.
23. Ce2-f4 1 Fd7-c6
3. d2-d4
La m e nace éta it 24. C x
f6 + e X f6 2S. D X h 7 + Rf8 Les B l a ncs peuve nt ici choi­
26. CdS. S u r 23. . . . Fe6 l es s i r a u ssi le déve loppem e nt
B l a ncs a u ra i e nt gag né la par­ " Espa g no l 3o Fb5. N aturel­

tie encore plus simplement : leme nt, ce coup n'est a l o rs


24 . C x e6 f x e6 2S. C x f6 + l i é à aucu ne press i o n sur eS,
e x f6 26. D x h7 + Rfa 27 . mais l a deuxième idée de la
D X b7 Te7 28. Db8 + , etc. partie Espa g nole surgit ce­
pe nda nt : si les Noi rs jouent
24. e4-e5 ! immédiatem e nt ou plus tard
La dernière fi nesse ; 24. d6, l e u r Cc6 est cloué. En
C x f6 + e x f6 25. ChS ? de outre , d a ns de nom b reuses
su ite n ' a l lait naturel lement pas va riantes, l 'éch a nge en c6
à cause de 2S. .. . DgS + ! 26. avec détérioratio n de l a struc­
D X gS f X g5 27. Cf6+ Rg7 ture des p i o ns noi rs est à con­
28. C x e8 + F x ea et les sidérer. Pa r exemple après
N o i rs sera i e nt même p lutôt
·
3.000 a6 4. F x c6 d X c6 S. h3 !
mieux en fi nale. Mai ntenant (po u r empêcher Fg4) S . . . . eS
les Noirs ne peuve nt pas 6. � ! (6. C x es ? Dd4) 6.
pre nd re e n eS, car leur Dame ... f6 7. d3 Fe6 8. a4 1 suivi
n'attei nd rait plus la case gS et de b3 et Ca 3-c4 est favora­
2S. C X f6 + suivi de 26. ChS ! ble a u x Blancs, de même que
g a g nera i t i mmédiateme nt. après 3 . oo• e6 l 'échange im­
médiat est bon : 4. Fxc6 bX
24. . . . . .
. Fc6 X d5 c6 S. � dS 6. Te 1 et les
25. e5 X f6 e7 X f6 Blancs peuvent chois i r le plan
26. Dh6 X h7+ Rg8-f8 su ivant : Cc3, b3, Fa3, Ca4
27o Dh7-h8 + abandonne avec attaque du PcS 1.
La su ite p référée après 3.
FbS est 3o 000 g 6 4. 0--0 Fg7
PARTIE N° 1 4 S. Te1 et l es Blancs envisa­
Blancs Noirs gent la construction fam i l ière
c3 su ivi de d4.
MARTINOVIC MUSIL
(Yougoslavie 1973) 3o . . . . . . c5 X d4
4o Cf3 X d4 Cg8-f6
1 . e2-e4 c7-c5
2o Cg1-f3 Cb8-c6 Ici, deux coups sont encore
très popu l a i res. Après 4o g6
000

Une conti nuation égale- les B lancs ont le choix entre


-107-

deux continuations principales o-o et la position exposée du Roi


différentes : noir compense le pion sacrifié.
2o 6. c4 Cf6 7. C1 c3 a6 8. Ca3
1 o S. c4 (le système Maroczy :
• •
Fe7 9. Fe2 ()-() 1 0. o-o b6 1 1 .
les Blancs renforcent leur Influence Fe3 Fb7, etc.
au centre) 5. ... Cf6 (actuel lement
préféré à 5. ... Fg7 6. Fe3 avec la 5. Cb1 -c3 d7-d6
su ite possible 6 . . . Cf6 7. Cc3 Cg4 1
8. D X g4 C X d4 9. Dd1 Ce6 1 0. Tc1 Ici aussi se présentent en­
d6 1 1 . Fd3 suivi de o-o et f4, et les core des a lternatives :
Blancs sont un peu plus l ibres) 6.
Cc3 C X d4 7. DXd4 d6 8. Fe3 Fg7 1 ° 5 . ... e6 (la variante Sici­
9. Fe2 o-o 1 O. Dd2 ou aussi 9. l i en ne des quatre Cavaliers)
f3 o-o 1 0. Dd2 Da5 1 1 . Tc1 Fe6
6. CdbS (ou 6. C x c6 b X c6
12. CdS 1, etc.
7. eS CdS 8. Ce4 fS 9. e x f6
2° 5. Cc3 Fg7 6. Fe3 Cf6 7. Fc4 1 C x f6 1 0. Cd6 + F X d6 1 1 .
(7. C x c6 est moins prometteur : 7. D X d6 D b6 ! avec jeu égal)
... b X c6 8. eS Cg8 suivi de f6) 7. 6 . . . . Fb4 7 . Ff4 ! ? (après 7 .
... DaS (après 7 . . . o-o 8. Fb3 d6
.
a3 F x c3 + 8. C x c3 dS les
9. f3 1 survient une position analo­ Blancs n 'ont qu'un avantage
gue à cel le de la partie numéro 1 3.
m i n i me : la pai re de Fous ! )
Il faut prendre garde à la faute 8.
.. CaS ? 9. eS I CeS 1 0. F X f7 + 1 1
7 . . . . C X e4 8. Cc7 + Re7 (ou
R X f7 1 1 . Ce6 1 1 R X e6 1 2. DdS + 8. . . . Rf8 9. Dd3 dS 1 O. 0-
Rf5 1 3. g4 + 1 et les Noirs se font 0-0 F x c3 1 1 . b X c3 Tb8 1 2.
mater. Est Intéressante également la C x ds ! e x ds 1 3. D x e4 1
variante 7. . . . d6 8. f3 1 ? Db6 1 9. d X e4 1 4. T X d8 + C x d8 1 S.
FbS Dc7 1 0. g4 1 Fd7 ou 9. Cf5 1 ? F X b8 également avec u n pe­
D X b2 1 0. C X g7 + Rf8) 8. o-o tit avantage) 9. Df3 dS 1 0. 0-
o-o 9. Fb3 (ou 9. Cb3 Dc7 1 0. Fe2 0-0 F x c3 1 1 . b X c3 gS I 1 2.
d6) 9. .. d6 1 O. h3 Fd7 1 1 . f4, etc.
.
Fg3 fS et les coups 1 3. c4 ou
4. . . e6 est souvent joué 1 3. Fc4 mènent à u ne position
à double tranchant où les
.

aussi. 5. c4 n 'est alors pas


particulièrement bon à cause Blancs ont peut-être des pers­
de S . . . . Cf6 6. Cc3 Fb4 1 7. pectives quelque peu meil leu­
C X c6 d x c6 1, etc. Après 5. res.
Cb5 (la suite tranqu i l le S. Cc3 2o 5. ... e5 1 ? 6. GdbS !
con duit au système Pau l sen (après 6. Cf3 ou Cb3 Fb4 les
sur lequel nous reviendrons) N o i rs ont un jeu très commo­
S. . . . d6 surviennent des va­ de) 6 . . . . d6 7 . FgS a6 8. Ca3 !
riantes compliquées : (pl us fort que 8. F x f6 g X f6
10 6. Ff4 eS 7. Fe3 Cf6 (7 . ... a6
9. Ca3 dS I 1 0. D x ds Fe6 1
8. CSc3 Cf6 est plus tranquille) 8. 1 1 . D X d8 + T x d8 1 2. Cc4
Fg5 1 Da5 + 9. Dd2 C X e4 1 0. D X Fb4 ou 1 0. C x ds F x a3 1 1 .
a5 C X a5 1 1 . Fe3 Rd7 1 2. C 1 c3 1 b X a3 Fe6 1 2. Fc4 DaS + ou
C X c3 1 3. C X c3 suivi de 1 4. 0- 1 0. e x dS F x a3 1 1 . b X a3
- 1 08 -

DaS ! 1 2. Dd2 Cd4 et les On joue ra rement 7. C x c6


N o i rs ont toujours un bon b x c6 8. Dd3 Fe7 9. 0-0 0-0
jeu) 8 . . . . Fe6 9. Cc4 Cd4 10. 10. Td1. Dc7 11. Fg5 Td8 avec
F X f6 g X f6 1 1 . Ce3 Tc8 12. égal ité) 7 . . . . Fe7 8. 0-0 (ici
Fd3 o u 10 . . . . D x f6 1 1 . Fd3 ! 8. Fg5 pou rrait avo i r pou r
Dg6 1 2. 0-0 Fe7 1 3. Ce3 et réponse 8. . . . C x e4 1, par
grâce à l a fa i b l esse de l a exemple 9. F x e7 C x c3 1 0.
case d5, l e s Blancs ont F x d8 C x d 1 1 1 . T x d 1 R x
l ' avantage positionne!. d8 1 2. T x d6 + Re7 ou 9.
C x e4 F x gs 1 0. C x gs D x
g5 1 1 . D x d6 De7. La tou r­
n u re C x e4 ! se p résente sous
une forme analogue dans de
nombreuses variantes de l a
défense S i c i l ienne ! ) 8 . . . . 0-0
9. Ff3 (ou 9. f4 a5 ! 1 0. a4
Cb4 ! et les N o i rs contrôlent
suffi samment l a case d5) 9 .
. . . Fe6 1 O. Fe3 CaS ! 1 1 . C X aS
D X a5 1 2. Dd2 (menaçant 1 3.
CdS ! ) 1 2 . . . . Tfc8 ! (afi n de
répondre à 1 3. CdS par 1 3 . . . .
D X d2 1 4. C x e7 + Rf8 suivi
a b c d e f g h de R x e7) 1 3. Tfd 1 Db4 1 4.
Tab 1 h6 ! . I c i aussi i l est très
6. Ff1 -c4 i mportant d ' i nterd i re 1 5. Fg5,
et les N o i rs ont un jeu tout à
Auparavant, l e développe­
fait satisfa i sa nt.
ment 6. Fe2 éta it très en
faveu r. Les B l ancs veu l ent C'est l a rai son pou r laquelle
jouer ici l a vari a n te d u D ra­ Je coup 6. Fe2 a presque
gon après g6 o u la vari ante complètement disparu de la
de Scheve n i n gen a p rès 6. . . . pratique récen t e. Outre le
e6. coup du texte, 6. Fg5 (la va­
Le G rand Maitre soviétique riante " Ra user ,. ) est égale­
Boleslavsky découvrit pour­ ment très répandu, par exem­
tant une très bonne riposte ple 6. . . . e6 (ces derniers
6. ... e5 1 . Par exemple 7. Cb3 temps les N oirs continuent
(7. Cf3 h6 1 8. 0-0 Fe7 9. Te 1 très souvent par 6 . . . . Fd7 7.
0-0 1 0. h3 a6 1 1 1 . Ff1 bS Dd2 Tc8 ou 7 . . . . C X d4 8.
est avantageux pou r les D X d4 Da5) 7 . Dd2 ! (ici aussi
Noirs ; le coup h6 empêche les Blancs préparent le grand
Fg5 par lequel l es B lancs roque 1 ) après quoi survien­
pou rraient obten i r l a domi na­ nent les variantes principales
tion de l ' i mportante case d5. suivantes :
- 1 09 -

1 o 7 . ... Fe7 8. 0--0-0 Q-{) 9. 0-0 (si l e s Blancs tentent


f41 (après 9. Fxf6 FXf6! 10. CX d'adopter le schéma q u i nous
c6 bXc6 11. D X d6 Db6! ou après est tam i l i er avec 7. f3, les
9. Cdb5 Da51 10. Fxf6 Fxf6 les
Noirs ont un jeu très prometteur) 9.
N o i rs peuvent changer avan­
000 C X d4 10. D X d4 h6 1 1 . Fh4 Da5 tageusement de plan et jouer
12. Fc4 1 et les Blancs sont mieux ; 7 . . . . e6 ! ) 7 . . . . g6 8. h3 (8.
après 1 2. . .. Td8 ils continuent par Fe3 ? Cg4 !)" 8. . . . Fg7 9. Fe3
13. Thf1 1 suivi de 1 4. f5, et les com­ 0-0. C'est pou rquoi le rep l i
plications résultant de 1 2. 000 e5 1 3. 7. Fb3 ! est le plus précis pou r
f X e 5 d X e5 1 4. Dd3 Fg4 1 ? 1 5. Tdf1 l e s Blancs q u i , sur g6, peu­
l eur sont très favorables, par exem­ vent a l o rs adopter le schéma
ple : 1 5. 000TacS 16. Fxf6 Fxf6 1 7. f3.
T X f6 1 g X f6 1 8. Tf 1 1 suivi d e Cd5.
2o 7 . . . . a6 8. 0-0-0 h6 (ou 8. oo.
7. Fc1 --e3 Ff8--e7
Fd7 9 . f4 h 6 1 O . Fh4 1 CX e4 1 1 1 . 8. Dd 1 -e2 (!)
De1 1 Cf6 1 2. Cf5 Da5 1 3. Cxd6+
FXd6 14. T X d6 0-0-0 15 . Td1 1) I c i les Blancs veu lent aigui­
9. Fe3 1 (après 9. Fh4 va 9. CX 000
ser l e jeu en roquant du g rand
e41 1 0. Df4 g51? 11. DXe4 gXh4
côté pour jeter ensu ite leurs
12. Cxc6 bxc6 1 3. Dxc6+ Fd7.
Si 9. Ff4 les Noirs jouent au mieux
pions à l 'assaut de l 'a i l e Roi .
9. Fd7 !, par exemple : 10. Cxc6
000
Naguère encore, et avant tout
Fxc6 11. f3 d5 1 2. D e 1 Fb4) 9. 000
g râce à l ' ex-champion du
Cg4 (ou'9. 00 0Fd7 10. f4 Tc8 11. Monde Fischer ! , l a construc­
Rb1 b5 1 2. Fd3 Fe7 avec un jeu tion avec 8. 0--0 était très
a igu) 1 0. Cxc6 bXc6 1 1 . Fc5! Fb7 popu.a i re, mais e l l e fut sen­
12. h3 d X c5 1 3. DXdB+ T X dB 1 4. siblement désarmorcée au
TXdB+ RXdB 15. hXg4 et les cou rs du match Fischer­
Blancs sont un peu mieux (Smys­
lov-Botvinnik, match oour le titre
Spassky 1 972, appe lé " Match
mondial 1 957). d u siècle ! "· Avec les N o i rs,
Spassky choisit l a construc­
6. . . . . . . e 7-e6 tion su iva nte, très sol i de : 8.
Sans aucun doute l a répon­ ... 0-0 9. Fb3 (et non i mmé­
se l a plus logique : le Fc4 est diatement 9. f4 à cause de 9.
l i m ité dans son action. Si les . . . dS ! détru i sant le centre
N o i rs veu lent adopte r ici l a blanc : une manœuvre q u i
construction du D ragon , i l s n o u s est déjà connue p a r l a
ne doivent p a s j o u e r i mmé­ partie Ita l i en n e ! ) 9 . . . . a 6 1 0.
d iatement 6. ... g6 ? à cause f4 C X d4 1 1 . F x d4 bS ! 1 2.
de 7. C x c6 b x c6 8. es ! et a3 Fb7 1 3. Dd3 aS ! 1 4. eS
mai ntenant 8. . . . d' X eS ? ? ( 1 4. fS b4 ! , 1 4. D X bS ? Fa6
perd la Dame à cause de 9. 1 4. C x bs F x e4) 1 4 . .. . d x es
F X f7 + ! , tandis que 8 . . . . Cd7 1 S. f X eS Cd7 1 6. C x bS CeS !
ou 8. . . . Cg4 se heurtent à l a 1 7. F x cs F x cS + 1 8. R h 1
forte riposte 9. e 6 ! . Accepta­ DgS e t l e s N o i rs o n t u n jeu
ble est toutefois 6. .. . Fd7 7 . exce l l ent.
110-

8. . . . . . . a7-a6 1 2. g4-g5 Ca5Xb3 +


9. 0-0-0 Dd8-c7 13. a2 X b3 Cf6-d7
1 0. Fc4-b3 Cc6-a5 1 ?
Les N oirs choisissent un s
plan très risqué : ils laissent 7

leu r Roi au centre et veu lent


ouvrir les hostil ités à l ' aile o

Dame sans perdre de temps.


Nous a l lons vite remarquer
que le Roi noir n 'est pas en 4

sécurité en eS. En tout cas,


J
10. 0-0 est plus solide, par
•••

exemple 1 1 . g4 C x d4 1 2. T X
b4 bS ! (après 1 2 . . . . eS les
Blancs ont deux continuations
favorables, la tranquille 1 3. a b c d e g h
CdS C X dS 1 4. T X dS Fe6 1 S.
Td3 et l'aiguë 13. Tc4 Dd8 1 4. 1 4. Cd4-f5 1 ?
gS et si 1 4 . . . . Cg4 alors 1 S.
T x ca 1 D x ca 1 6. CdS) 1 3. gS Un des sacrifices typi ques
Cd7 1 4. Tg 1 (les B lancs veu­ de la défense S i c i l ienne
lent attaquer selon le schéma qui sera analysé et pratiqué
DhS, Tg3-h3). Voici deux pendant des a nnées sans que
exemples : l 'on parvienne à u n j ugement
1 o 14 .. Tb8 (?) 1 S. DhS 1 Td8 (il
définitif. Les sacrifices de
Cava liers en fS ou (encore
. .

fallait jouer Immédiatement 1 S. . ..


g6) et maintenant, dans la partie pius souvent ! ) en dS appar­
Janosevic-Gheorghiu 1 973 les Blancs tiennent aux é léments tacti­
jouèrent fautivement 1 6. eS ? et ils ques les plus i mportants de
furent immédiatement mal après 1 6. cette ouverture .
... dS. Au l ieu de cela 1 6. g6 1 h X g6
1 7. T x g6 1 eût été fort ; les Noirs 1 4. e6Xf5
doivent jouer Cf8 1, car après Cf6 ? 1 5. Cc3-d5 Dc7-d8
le sacrifice en g7 serait décisif. 1 6. e4Xf5 Fc8-b7
2o 14. g6 1 (la bonne défense.
•••
Les Blancs n'ont qu'un
La Dame blanche ne peut plus main­
tenant venir en hS. C'est pourquoi pion pour la pièce sacrifiée,
il faut pour les Blancs jouer d'abord mais il est pou rtant clair que
1 4. DhS et seulement ensuite 1 S. la défense est extrêmement
Thg1 ) 1 S. h4 CeS 1 6. hS TeS 1 7. diffici le pou r les Noirs. Ainsi ,
Th1 Fb7 1 8. Dg4 1 Ff8 1 9. f3 Tad8 par exemple, ils ne peuvent
et dans la partie Duebaii-Kouzmine pas roquer : 1 6 . . . . 0-0 1 7.
1 974 les chances restèrent complè­ f6 ! g X f6 1 8. Fd4 ! TeS 1 9.
tement obscures par la suite. gXf6 Ff8 20. Ce7 + ! Rh8 2 1 .
11 . g2-g4 b7-b5 DhS, etc.
- 111

1 7. f5-f6 ! g7 X f6 23. Ff4Xd6 + Re7-e6


1 8. Th1 -e1 Fb7 X d5
1 9. Td1 X d5 Th8-g8 Si 23. . . . Rea, gagne 24.
De2 + Ce5 25. g x f6, etc.
En dépit de la simplifica­
tion, les Noirs sont toujou rs 24. c2-c4 l bS X c4
confrontés à de sérieux pro­ 25. b3Xc4 Tg5 X g5
b lèmes : ils ne peuvent pas 26. Dh5-h3 + l f6-f5
roquer ici non plus à cause 27. f2-f4 1
de 1 9 . . . . 0-0 ? 20. g x f6 F x Les N oirs ont une Tou r en­
f6 (20. . . . C X f6 2 1 . Fh6 Rh8 tière de plus, mais la situa­
22. Tg5) 2 1 . T x d6 avec les tion exposée de leu r Roi est
menaces 22. Dg4 + ou 22. sans espoir. Si maintenant
Ted 1 . 27 . . . . Tg 1 + 28. Rd2, les me­
20. Fe�f4 naces sont 29. De3 + et 29.
DXf5 mat.
La partie Boudy - Kouzmine
1 973 prit une tou rn u re inté­ 27 • . . . . . . Cd7-f6
ressante : 20. h4 Tg6 2 1 . f4 28. Dh3-e3 + Cf6-e4
Rf8 22. Rb1 TeS 23. Td3 f5 ! ? 29. f4 X g� Ta8-c8
24. Td5 Cc5 ? (ici 24 . . . . Rg8 !
Ou 29. . . . D X g5 30. Ff4
25. T x f5 Cf8 était juste) 25. suivi de 31 . Te5 + .
Dh5 1 Rg8 26. T x f5 Dd7 27.
T X f7 Il R X f7 ! ! 28. D X h7 + 30. b2-b3 Tc8-c6
Tg7 29. g6 + 1 Rf8 30. Dh8 + 31 . Td5-e5 + l Re6-d7
Tg8 31 . g7 + Rf7 32. Dh5 R X 32. De�a7 + Rd7-c8
g7 33. f5 1 et l'attaque blan­ 33. Da7-a8 + Rc8-d7
che aurait d O décider. 34. Da8-b7 + abandonne
Après 20. Fd2 également
essayé ici, les Noirs peuvent Un système très répandu
se défendre suffisamment par de la défense Sicilienne su r­
20 . . . . Rf8 21 . Fa5 D x a51 22. vient après les coups :
DXe7+ Rg7, etc. 1 . e4 cS 2. Cf3 e6 3. d4
c X d4 4. C X d4 a6, la va­ •

20. . . . . . . Re8-f8 riante Paulsen ••


21 . De2-h5 Tg8-g7 ?
(Voir diagramme cl-après)
A présent les Noirs per-
dent, bien que la façon de Si nous comparons cette
gagner soit bien cachée. position avec cel le résultant
Juste était 2 1 . . . . Da5 1 lais­ de 2 . . . . Cc6 3. d4 c x d4 4.
sant entre autres, avec gain C X d4 Cf6 5. Cc3 d6, nous
de temps, la case dB pou r le constatons u ne différence im­
Roi noir. portante : dans la position du
diagramme, la route du Ff8
22. Te1 Xe71 ! Rf8 X e7 reste libre, et dans de nom-
- 1 12 -

8. 0-0 Fb4 1 et mai ntenant


de grosses compl i cations su r­
viennent après 9. Ca4 1 ?. Les
N o i rs ne doivent pas p rendre
le P e4 : 9. . . . C x e4 ? 1 O.
C X c6 D X c6 1 1 . Cb6 Tb8 1 2.
Dd4 Ff8 1 3. Ff3, etc. De
même, 9 . . . . Fd6 1 O. g3 C X e4
aboutit à une mauva ise posi­
tion : 1 1 . C x c6 D X c6 (1 1 . . . .
b X c6 1 2. Cb6 Tb8 1 3. Cc4 1 )
1 2. Cb6 Tb8 1 3. Ff3 fS 1 4. F X
e4 f X e4 1 S. DhS + g6. 1 6.
a b c d e f g h Dh6 FeS 1 7. Ff4 1 Dc7 1 8.
Dg7 ! , etc. (Szabo-Langeweg
breuses variantes, i l peut être 1 964). Actuellement cette va­
développé activement en cS riante est poursu ivie de la
ou b4. Mention nons ici deux façon su iva nte : 9 . . . . 0-0 1 0.
variantes de cet ordre : C x c6 b x c6 1 1 . Cb6 TbB 1 2.
1 ° 5. Fd3 FcS (bien enten­ C x ca Tf x ca 1 3. F x a6 Tee
du, Cc6 et Cf6 sont égale­ (ou Td8) et les N o i rs rega­
ment bons) 6. Cb3 Fa7 . S i gnent le p i o n , car i ls mena­
mai ntenant 7 . Dg4 ? su it 7 . . . . cent, outre C x e4, aussi Fd6
Cf6 1 8. D x g7 ? Tg8 9 . Dh6 avec attaque contre b2 et h2.
F X f2 + 1 et 1 0. R x f2 ? perd Il faut encore démontrer
la Dame après 1 O. . . . Cg4 + . pou rq u o i , dans cet ordre de
En conséquence, les B l a n cs coups, les Noirs n 'ont pas à
doivent jouer beaucoup plus redouter la poussée c2-c4 :
modestement : 7. 0-0 Cc6
8. De2 (ici aussi 8. Dg4 serait 3° 5. c4 Cf6 6. Cc3 Fb4
faux : 8 . . . . Cf6 ! 9. D x g7 Tg8 7. Fd2 (après 7. eS ? suit
1 0. Dh6 CeS ! et les N o i rs 7 . . . . Ce4 ! 8. Dg4 C x c3
ont l'attaque su r l a colonne g) 9. a3 Ff8 ! 1 0. b x c3 d6 !
8. . . . d6 9. Fe3 F x e3 et et après 7 . Fd3 les N o i rs
l 'échange du Fou noir (autre­ égal isent complètement par
ment passif) fac i l ite le jeu de 7 . . . . Cc6 8. Cc2 F x c3 + 9.
la défense. b X c3 dS) 7 . . . . 0-0 ! (me i l -
leur que 7 . . . . F x c3 8. F x c3
2° 5. Cc3 Cc6 6. Fe3 Cf6 C x e4 9. Rg4) 8. eS F x c3 9.
7 . Fe2 (après 6. Fd3 les N o i rs F x c3 Ce4 ! 1 0. Dc2 dS 1 1 .
peuvent l i bé rer leur jeu par e x d6 C x c3 1 2. D x c3 D x
6. ... dS 1 comme Fischer le d6 1 3. 0-0-0 Dc7 ou 1 0.
démontra dans la dern i è re Fb4 ! ? d6 1 1 . De2 ( 1 1 . e x
partie de son match contre d6 ? Db6) 1 1 . . Db6 1 2. Cc2
. .

Spassky en 1 972) , 7 . Dc7


. . . Cc6 1 3. a3 dS ! .
- 1 13 -

Outre les systèmes que Cbd7 8. d6 (autrement suit


nous venons d ' aborder, quel­ 0-0 et Cb6) 8. ... e X d6 9.
ques autres variantes de la De2 + De7 et les Blancs ne
défense S i c i l ienne méritent sont q u ' u n peu mieux.
encore d'être mentionnées :
3° 2. .. a6 3. c4 ! (le coup
.

1° 2. Cf3 Cf6 (la variante natu rel 3. d4 est ici moins


N imzovitch) 3. eS (les Blancs bon à cause de 3. . . . c x d4
n 'obtiennent pas g ran d-chose 4. C x d4 Cf6 5. Cc3 eS I 6.
après 3. Cc3 Cc6 4. d4 dS ! Cf3 Fb4 ! ) 3 . ... Cc6 4. d4 c X
ou même 3 . . . . dS 4. e x dS d4 S. C X d4 Cf6 6. Cc3 eS! ?
C X dS S. FbS + Cc6 6. CeS 7 . CfS ! dS ! ? 8. c X dS F X fS
C X c3 7. d X c3 !) 3 . . . . CdS 9. e x f5 Cd4 1 0. Fd3 C x dS
4. Cc3 ! e6 ! s. C x ds e x ds 1 1 . 0-0 Fb4 ! 1 2. Fe4 1 C x c3
6. d4 Cc6 (plus tranchant que 1 3. b X c3 F x c3 1 4. Tb1 , les
6 . . ,. d6 7 . FbS + Fd7 8. F x Blancs regagnent le P et sont
d7 + D X d7 9. 0-0 Cc6 1 0. mieux g râce à la paire de
e X d6 F x d6 1 1 . Te 1 + Ce 7 Fous.
1 2. d X cS avec u n petit avan­
tage blanc, ou 7 . FgS ! ? DaS + 3° 2. b4 ! ? (le " gambit
8. c3 c X d4 9. Fd3 d X c3 1 0. Sici l ien ") 2. ... c x b4 3. a3
0-0 Cc6 ! avec u n jeu com­ dS ! 4. e x ds D x ds (mena­
p l i q ué) 7 . d x cs F x cs 8. D x çant S. DeS + ) S. Cf3 eS 6.
dS (8. Fe2 d4 ! 9. 0-0 d6 a x b4 F x b4 7 . Fa3 ! F x a3 8.
1 0. FgS Dc7 con duit à un jeu T X a3 Cc6 9. Cc3 Dd6 et les
égal) 8 . . . . Db6 ! 9. Fc4 ! F x Blancs n 'ont pas une com­
f2 + 1 0. Re2 0-0 1 1 . Tf1 FcS pensation suffisante pou r le
1 2. CgS ou 8. .. . d6 9. e x d6 P.
Db6 1 O. Fc4 ! F x f2 + 1 1 . Re2
0-0 1 2. Td 1 ! et i l semble 4° 2. Cf3 d6 3. b4 ! ? c x b4
que, dans les deux cas, les 4 . d4 Cf6 S. Fd3 dS 6. Cbd2
compl i cati ons doivent tourner e6 ! 7. 0-0 Cc6 8. Te 1 Fe i
e n faveu r des Blancs. et, i c i auss i , les N o i rs con­
servent leur P de plus sans
2o 2 . g6 con duit norma­
. . . trop de risque.
lement par i nterversion de
coups à des variantes déjà so 2. d4 c x d4 3. c3 ! ? (le
conn ues, et seule la cons­ gambit " Môra ") 3 . . . . d X c3
tructio n su iva nte a une signi­ (bon aussi est l e refus du
fi catio n particu l ière : 3. c3 gambit par 3. . . . d3 ou 3. . . .
Fg7 4. d4 c x d4 s. c x d4 dS ! Cf6 4 . eS CdS : voi r la va­
6 . e X dS (après 6. eS Cc6 riante 2. c3 !) 4. C X c3 Cc6
suivi de Fg4 ou après 7. h3 S. Cf3 d6 (la construction
hS suivi de Ch6 et les N o i rs avec S . . . . g6 6. Fc4 Fg7 7.
sont bien) 6 . . . . Cf6 1 7 . FbS + 0-0 Ch6 ! est éga lement
- 1 1 4-

très bonne) 6. Fc4 e6 7. o-o FbS + Fd7 9. De2 Cc6 ou 8.


Cge7 ! (plus fort que 7 . . . . Cf6 Fe3 DXd 1 + 9. T X d 1 Fd7
8. De2 a6 9. Td 1 Dc7 1 0. Ff4 1 0. CdS Rd8) 7 . . . D x eS 8.
.

Cd7 1 1 . Tac 1 ) 8. FgS a6 9. Fd2 1 Fe7 1 (8. . . . DXb2 ? 9.


De2 h6 1 O. Fe3 Cg6 et les
· Cc3 1) 9. Fc3 DgS avec éga­
Noirs ont u n e position solide. lité.
6° 2. Ce2 (une construction Remarquons encore qu 'a­
également due à Kérès. Les vec la défense Sicil ienne
Blancs conservent encore la nous avons quitté le domaine
possibi l ité d ' adopter la va­ des jeux ouverts.
riante fermée par g3) 2 . . . . Cf6 Toutes les ouvertures dans
(après Cc6 ou g6 su rviennent lequel les les Blancs jouent 1 .
par interversion de coups les e4 et où les Noi rs répondent
variantes normales) 3. Cbc3 par tout autre coup que 1 . . . .
dS 4. e x ds C x ds s. C x ds eS, appartiennent a u x je4x
D X dS 6. d4 1 eS ! 7. d X .. semi-ouverts •• Nous allons
eS (d'obscures complications examiner les autres systèmes
surgissent après le sacrifice semi-ouverts avec le chapitre
de pion 7 . Cc3 ! ? DXd4 8. suivant.
LES NOIRS PREPARENT d7-d5

Par les coups 1 . . . . e5 et 1 . . . . c5 (après 1 . e4) les Noirs veu­


lent empêcher une occupation adverse directe du centre g râce
au contrôle de la case d4. Mais après 1 . e4, les Noirs peuvent
aussi employer u ne autre méthode : en permettant sans com­
bat la poussée d2- d4, chercher des contre-chances au centre
en préparant l a poussée symétrique d7-d5. Comme nous le
savons déjà, le coup immédiat 1 . . d5 (défense Scandinave)
. .

a le désavantage que les Noirs, après 2. e x d5 D x d5 3. Cc3


perdent du temps pa r le recu l de leur Dame, par exemple :

3. . . . Da5 4. d4 Cf6 5. Cf3 Blancs font mieux ici de ne


Fg4 6. h3 F X f3 (6 . . . . Fh5 pas tenter de protéger le
permet l 'assaut énerg ique 7 . Pd5 : après 3. c4 suit 3 . . .
g 4 Fg6 8 . CeS c 6 9 . h 4 l ) 7. c 6 l e t maintenant 4. d x c6 ?
. . . D x f3 c6 8. Fd2 Cbd7 9. C x c6 serait défavorable car
0-0--0 ou 4. . . . e5 5. Cf3 l les Noirs obtiennent une
Fb4 6. Fd2 Fg4 7 . a3 ! Fd6 (7 . grosse avance de dév_e loppe­
. . . F X f3 8. a X b4 F X d 1 9. T X ment et les Blancs se retrou­
a5) 8 . Fc4l e X d4 9. De2+ vent en désavantage avec
et les Noirs ont toujou rs u n leur pion d a rriéré. Si 3.
jeu difficile. Fb5 + Fd7 4. Fc4 survient
a lors 4. . . . Fg4 ! 5. f3 Fc8 !
Aujou rd' h u i , quand on joue 6. Cc3 Cbd7 7. De2 Cb6 8.
encore 1 . . . . d5, c'est en liai­ Dd3 g6 9. Cge2 Fg7 1 0 .Cg3.

son avec 2. e X d5 Cf6 1. Les 0-0 1 1 . 0-0 a6 1 2. b3 ex


- 1 16 -

c4 1 3. b X c4 bS avec u n bon Dd7 1 O. Cc3) 6. Cc3 Fg7 7.


contre-jeu. Juste est 3. d4 ! h3 0-0 8. Fe3 Cc6 9. Dd2 eS
C x dS 4. c4 Cb6 S. Cf3 g6 1 0. dS Ce7 1 1 . g4 ! fS 1 2. 0-
(ou S . . . . Fg4 6. cS ! F x f3 7. 0-0 ! et les Blancs ont u n
D X f3 CdS 8. Db3 ! b6 9. FgS jeu prometteu r.

C'est pou rquoi l'on p réfère les systèmes où les Noirs cou­
vrent d 'abord la case dS par l ' u n des pions voisins avant de
jouer d7- dS :
1 . e4 e6 = • Défe nse Fra nçaise •·

1 . e4 c6 = "' Défe nse Caro -Ka nn •.

Penchons-nous d'abord s u r I l est assez clair que 3. e X


l a position de base de l a dé­ dS e X dS ne promet aucun
fense Française : 1 . e4 e6 2. avantage particul ier. La posi­
d4 d5. tion est symétrique et les
Noirs n 'ont aucun problème
avec l a pou rsu ite de l e u r
developpement. L a partie
s'achève habituellement par
une n u l l ité rapide, par exem­
ple 4. Fd3 F d6 S. Ce2 (après
S Cf3 l e clouage Fg4 est à
considérer) S . . . . Ce7 6. 0-0
0-0 7 . Ff4 FfS, etc.
Après 3. e x ds e x d5 les
N o i rs sont débarrassés d ' u n
souci sérieux habituel d a n s
cette ouvertu re : à l a su ite de
1 . . . . e6 le Fc8 est coodamné
a b e d e g h à l a passivité.
Des problèmes, beaucoup
Nous voyon s i mméd i atement plus i ntéressants q u'après 3.
que, j u sq u ' à un certa i n poi nt, eX d5, surviennent gu and les
les Noirs se sont même em­ Blancs jouent 3. e5. La posi­
parés de l ' i n itiative : ils me­ tion noire est assez serrée
nacent 3. . . . d x e4 et les et, pour le moment, le Fc8
Blancs sont forcés de proté­ peut tout au plus être déve­
ger le Pe4, de l 'échanger ou loppé très modestement e n
de l 'avancer. d 7 . Néanmoi n s les Noirs ne
- 1 17 -

sont pas mal : i l s peuvent 0--0 1 ? mais cette varia nte


combattre la chaine de pions ne gara ntit pas d ' i ssue nette .
blancs par 3 . cS ! .
. .. S i , au lieu de cela , les Blancs
jouent 6. a3, les N o i rs peu­
vent conti nuer par 6 . . . . c4 ! et
l a case b3 devient fa i ble, par
exemple 7 . g3 Ca5 8. Cbd2
Fd7 9. Fg2 0--0--0 , ou 9 . . . .
Cb3 10. C x b3 Fa4 ! , etc.) 6 .
. . . c X d4 7 . c X d4 Cge7 8.
Cc3 Cf5 9. Ca4 Da5 + 1 0.
Fd2 F04 1 1 . Fc3 F x c3 + 1 2.
C x c3 Db6 et les Noirs
n 'éprouvent aucune difficu lté
( 1 3. Fb5 Fd7). Nous voyons
i c i combien est i m portante la
p ression conséquente contre
a b c d g h le Pd4. Par contre 3 . . . . f6 se­
rait entièrement faux à cause
S i mai ntenant les Blancs de 4. Cf3 Cc6 5. Fb5 et les
pren nent le Pc5, le jeu peut Blancs m a i ntiennent leur po­
se pou rsu ivre de la façon sition centrale sans problème.
su ivante : 4. d X cS Cc6 ! C'est pou rquoi l e p l u s
(plus fort que l' i m m édiat 4 . . . . u s u e l est de protéger l e Pe4
F x c 5 après q u o i 5. Dg4 !
soit par 3. Cc3, soit par 3.
serait désagréable pou r les Cd2. Le deuxième coup sem­
N o i rs) 5. Cf3 F X c5 6. Fd3 ble un peu moins logique, car
f6 ! 7. De2 f x e5 8. C x e5 les Blancs ont des difficu ltés
Cf6 9. Ff4 0--0 1 O. 0--0 Ce4 ! avec le développement du
1 1 . C x c6 b X c6 1 2. Fe3 F x Fc 1 !. Cette varia nte Tar­
e3 1 3. D x e3 Cf6 avec u n jeu
..

rasch est pou rtant parfa ite­


égal. Les pions centraux
,.

ment justifiée .. Si 3. Cc3 Cf6


blancs ont complètement d i s­ 4. e5 Cfd7 les N o i rs jouent
paru 1 au coup su ivant c5 et les
Habituellement, les Blancs Blancs ne d i sposent plus de
p rotègent l e Pd4 par 4. c3. la protection natu relle c3 ;
Dans ce cas, les N o i rs con­ c'est en cela que consiste
tinuent à d i riger leur actio n l ' i dée de 3. Cd2 ! . Revenons
contre le p i o n central : 4. . . . encore sur cette variante.
Cc6 5. Cf3 Db6 ! 6. Fe2 (le
(Voir diagramme ci-après)
développement 6. Fd3 a un
désavantage : après 6 . . . . c X Rejouons d'abord l a partie
d4 ! 7 . c x d4 Fd7 ! le pion d4 su ivante brièvement commen­
est menacé. Il est certes tée, Spielma nn-Havasi 1 928 :
possible de le sacrifi er : 8. 3 . ... d X e4 4. C X e4 (cette
- 118 -

les Noi rs n e doivent pas


jou e r passivement dans la
Fra nça ise, ca r les désava n­
tages de leur position (le
Fc8 passif et le manque d 'es­
pace) se font alors nettement
senti r. Le coup 2 . . dS est
. .

u n coup d a ttaq u e (lié à la


'

menace d X e4) et les Noi rs


doivent aussi conti n u e r acti ­
veme nt. Après 3. C d2 les
coups su ivants sont à consi­
dérer :
a b c d e f g h
1 ° 3 . ... c5 4. e x ds exds
positi on, l a varia nte R u b ins ­
..
(après 4. ... Dx dS la Da me
te in •, peut ég a le m e nt se est quelque peu exposée : S.
produire après 3. Cc3 d X e4) Cgf3 1 c X d4 6. Fc4 su ivi de
4. ... Cf6 (mieux 4. . . . Cd7 ! 0-0 et Cb3, et les Blancs
S. Cf3 Cgf6, mais ici aussi regagn ent le P) S. Cgf3 (ou S.
les Blancs conservent u n net FbS + Fd7 6. De2+ De7 7.
avantage d'espace : 6. C X Fxd7 + Cxd7 a. dxcs ex
f6 + Cxf6 7. Fd3 Fe7 8. 0-0 cS 9. Cb3 D x e2 + ou s . . . .
0-0 9. De2 b6 10. Td1 Fb7 Cc6 6 . De2+ Fe7 ! ? 7 . dxcs
1 1. FgS su ivi de 12 CeS !) 5. Cf6 8. CQf3 0-0 9. Cb3 TeS
C X f6 + D X f6 6 . Cf3 (mena­ 1 0. Fe3 Ce4 1 1 . 0-0-0 Cx
çant 7. FgS) 6 h6 7 . Fd3
• •..
cS) S . . . . Cc6 6. FbS Fd6 ! 7 .
Cd7 8. o-o c5 9 . c3 Fd6 1 0. 0-0 Cge7 a. dxcs Fxcs 9.
De2 De7 1 1 . Ce5 ! a6 1 2. Ff4 Cb3 Fd6 ( p l u s fort q u e 9. . . .
Cf6 1 3. d X c5 F x c5 1 4 . Tad1 Fb6 1 O . FgS 1 f6 1 1 . Fe3 ! ) 1 O .
Cd5 1 5. Fg3 0--0 1 6 . Fb1 Te8 Cbd4 0-0 e t l e j e u est sen­
1 7. Tfe1 Cf6 1 8. Dd3 ! (conti­ s i b l ement égal : les Noirs ont
nue à empêcher l e dével op­ certes un pion isolé e n dS,
pement Fd7) 1 8. ... g6 1 9 . Fh4 mais en échange, i l s peuvent
g5 20. Fg3 Rg7 21 . Cg4 ! ! développer leurs forces sans
Td8 (une superbe conclusion obstacle.
se serait produite après 21 ... 2° 3 . Cf6 4. eS Cfd7 S.
••.

C X g4 22. Dh7 + Rf6 23. D X Fd3 (récemment, on joue fré­


h6 + ! ! C x h6 24. FeS mat ! ) quemment S. f4 avec la su ite
22. D X d8 D X d8 23 . T X d8 S. .. . cS 6. c3 Cc6 7. Cdf3
C X g4 24 . h3 Cf6 25 . Fe5 Fe7 Db6 8. Q3 cxd4 9. c X d4
26 . Te8 Fd6 27. T X c8 1 aban­ Fb4 + 1 O. Rf2 1 suivi de Rg2)
donne. et mai ntenant, l a construction
U n enseignement i mportant avec b6 ! su ivi de Fa6 mérite
est à ti re r de cette partie : en premier lieu une attention
- 1 19 -

particu l ière : les Noi rs échan­ 9. Cf3 Da5+ (après 9 . . . Fg4 .

gent l e ur Fc8 passif contre l e 1 O. Cf x d 4 ! les Blancs ga­


F d 3 et tente nt ensu ite d 'ob­ gnent u n P) 1 O. Fd2 Db6 1 1 .
ten i r u n jeu actif à l'a i l e 0-0 et les Blancs ont c l a i ­
Dame. rement l ' avantage, par exem­
ple 1 1 . . . . D x b2 1 2. Tel Ce7
3° 3 .. Cc6 ! ? 4. Cgf3 Cf6
. .
1 3 . Ce x d4! 0-0 1 4 Cb3 .

5. e5 Cd7 6. Cb3 f6 (u n cas Da3 1 5. Fc 1 Db4 1 6. C x c5,


exceptionnel où cette attaque etc.
contre e5 est bon ne, car les
B l ancs ont pe rdu du temps Une su ite fréquemment em­
par Cd2-b3 !) 7. Fb5 Fe7 8. pl oyée est 3. . . Cf6 : les
.

Ff4 0-0 9. exf6 g X f6 avec Noi rs renfo rcent leur pres­


un jeu a i g u où les perspec­ sion contre e4 ! . Examin ons
tives bl anches ne sont q u'u n b rièvement les poss i b i l ités
peu mei l l e u res. q u i en résu ltent :
Voyon s à présent l e coup 1 o 4. e5 Cfd7 5. f4 (si les
de protection n ature l 3. Cc3. B la n cs veulent a u coup s u i ­
va nt couvri r l e Pd4 par c3,
i l s doivent se résoud re à la
pe rte de temps 5. Cce2. S u it
a l o rs 5 . . . . c5 6. c3 Cc6 7. f4
et m a i ntenant l e coup de blo­
c u s 7 . . . . f5 ! est vra i sem bla­
b l ement l e m ieux ; après 8.
Cf3 Fe7 i l est diffi c i l e pou r
les Blancs d'arriver à u n e
attaque s u r l e roque, e t à
l ' a i l e Dame les Noirs peuvent
être actifs par b5, Db6, etc.)
5 . . . c5 6. d x c5 Cc6 ! 7 . Cf3
.

F X c5 8. Fd3 et mai ntenant,


a b c d g h
soit 8 . . . f5 9. e x f6 C x f6
.

suivi de 0-0, soit 8 . . . . a6 9.


I l faut tout d'abord cons­ De2 Dc7 1 0. Fd2 b5. Il faut
tater ici que les Noirs ne être averti ici d'une faute
peuvent pas se permettre typique : 8. ... 0-0 ? 9. F X
l ' attaque du centre blanc par h7 + 1 R X h7 1 0. Cg5 + Rg8
3. •• • cS ? car cette poussée, 1 1 . Dh5 ou 1 O. . . Rg6 (Rh6)
.

en raison de la position ac­ 1 1 . Dg4 et les Blancs ont une


tive du Cc3, coûte un pion attaque gagnante.
ou u n net désavantage posi­
tionne! : 4. e x d5 e x d5 5. 2° 4. Fg5 Fe7 5. e5 Cfd7
d X c5 d4 6. Fb5+ 1 C c6 7. Fx 6. F x e7 (les Blancs peuvent
c6 + b X c6 8. Cce2 ! F x c5 aussi employer l' " attaque
- 1 20 -

Al ekh i n e-Chatta rd " 6. h4 ! ? ; h3 Ce4 !) 9 . . Cxd2 1 0. Rx


. .

si 6 .. . Fxgs 7. h x g s D x g s
. d2 cS 1 1 . Df4! et les Blancs
les Blancs ont de bonnes sont mieux : la faiblesse des
chances d'attaq u e : 8. Ch3 cases noires dans le camp
De7 9. Cf4 a6 10. D g4; les du joueur en second pèse
Noirs peuvent aussi jouer : plus lourd que la légère insé­
soit 6. ... cS 7. Fxe7 Rxe7! curité dans laquelle se trouve
[mais pas 7. ... DXe7 ? 8. le Roi blanc.
CbS !] 8. f4 Db6 9. Cf3 Dx 4° 4. Fg5 d X e4 (netteme nt
b2 ! 1 O. CbS Ca6 et les mieux ici que la prise analo­
Blancs n'ont pratiquement gue au troisième coup !) S.
rien de mieux que la répéti­ Cxe4 Fe7 (ou S .... Cbd7 6.
tion de coups après 1 1 . Tb 1 , Cxf6+ Cxf6 7. Cf3 cS ! )
soit 6 . . f6 ! ? 7. DhS+! Rf8!
. .
6. Fxf6 Fxf6 7. Cf3 C d 7 8 .
[7. ... g6 ? 8. e Xf6 ! 1 8. e Xf6 Dd2 0-0 9. 0-0-0 b 6 1 O.
Cxf6 9. Df3 cS avec toujours dS! CeS (ou 1 0. .. . CeS 1 1 .
un jeu très a i gu) 6 . ... D Xe7 Cxcs bxcs 12. Fc4 Tb8 13.
7. f4 (ne donne rien 7. CbS à cS eS) 1 1 . Df4 Cg6 1 2. Cx
cause de 7 . . . . Cb6 ! 8. c3 a6 f6 + D x f6 13. D x f6 g X f6 et
9. Ca3 cS 10. Cc2 Cc6 1 1 . f4 l ' avantage b l a n c est m i n i m e .
Ca4 ! avec contre-jeu) 7. . . .
0-0 8. Cf3 cS 9. Fd3 (mena­
PARTIE N ° 1 5
çant à nouveau du sacrifice
1 0. Fxh7 + ! ) 9 . . . . fS ! 1 0. e x Blancs : Noi rs :
f6 T X f6 (ou 1O. . . . D X f6 1 1 . ROMM TATAI
CgS ! DXf4 1 2. F x h7 + Rh8
13. Dd2 ! DXd4 1 4. DXd4 (Natha nya 1 973)
c x d4 1 S. CbS, etc .) 1 1 . Dd2 1 . e2-e4 e7-e6
Cc6 12. dxcs Cxcs 13. 2. d2-d4 d7-d5
0-0 C x d3 1 4. c x d3 ! et les 3. Cb 1 -c3 Ff8-b4
B l ancs ont u n avantage posi­
tionne!, pri ncipalement en ra i- M
son de la position passive du
Fc8.
3° 4. Fg5 Fb4 ! ? (la va- o

riante " Mac Cutcheon , ) S.


eS ! (après S. Fd3 les No i rs
éga l i sent par S. . . . d X e4 6. 4

Fxe4 Cbd7 ! 7 . Ff3 0-0 8.


Ce2 cS) S . . . . h6 6. Fd2 ! F x
c3 7 . bxc3 Ce4 8. Dg4 ! g6
9. Fd3 ! (pl us fort _q u e 9.
Fc 1 ! ? C x c3 1 0. Fd3 cS ! 1 1 .
d x cs DaSI 1 2. Fd2 Da4 1 1 3. a b c d e f g h
- 1 21 -

Le • système Nimzovitch .. de très bonnes cha:1ces : 6. .. . f5 7.


q u i co rrespo n d fi n a l ement le f31 exf3 B . Dxf3 Dh4+ [8... . Dx
mieux à l a tenda nce de cette d4 9. Dg3 !] 9. g3 Dxd4 10. Cb5
ou 6 . . . Cc6 7. Fb5 Ce7 8. Fg5! f6
défense et q u i est pou r cette
9. Fe3 0-0 10. Dd2 fS 11. f3! et
raison aujou rd'hu i le p l u s po­ les Blancs ont tOUJOurs une compen­
pu l a i re . satiOn plus q u e suffisante pour le
p1on) 6. C x e4 Cf6 7. C2g3 �
4. e4-e5 8. Fe2 Cc6 9. CXf6+ Fxf6 10.
c3 eS 1 1 . dS Ce7 1 2. c4 Cg6 13.
En outre, les coups s u i ­
Ch5 Fg5 1 avec une complète éga­
vants sont a u s s i à consi dé­ lité.
re r :
4. c7-c5
1 o 4. ex d5 est, comme le coup
d'avant, tout à fa it inoffensif, par A nouveau u n e attaque
exemple : 4. ... ex d5 5. Fd3 Cc6 l o g i q u e contre le centre
6. Ce2 Cge7 7. � Ff51 B. Cg3! blanc.
Fg61 (B . ... C X d4 9. C X f5 Cd X f5
1 0. F X f5 C x f5 1 1 . C x d5 serai t D'autres coups sont moi n s
favorable aux B l ancs) 9 . Cce2 Dd7 en fave u r e t con d u i sent le
1 O. f4 f5 11 . a3 Fd6 avec des ch an­ pl u s souvent à un jeu straté­
ces égales. g i q u e très d i ffi c i l e :
2o 4. Fd3 d x e4 5. F x e4 cS 6. 1 o 4. .. b6 (par Fa6 les Noirs
.

a3 F x c3+ 7. b X c3 Cf6 B. Fd3 veulent échanger leur Fou passif) S .


� 9. Cf3 C!Jd7 1O. 0-0 b6 et D g 4 FfB1 6 . Ch3 D d 7 7 . Cf4 Ch6 8.
après Fb7 les Noirs ont un jeu satis­ Dh3 Fa6 9. F x a6 C x a6 10. Fe3
faisant. et l es Blancs sont un peu mieux.
3° 4. Dg4? Cf6 S. DXg7 TgB 6. 2° 4. ..•Dd7 (le plan des Noirs
Dh6 cS! 7. a3 Tg6 B. De3 FaS 9. est de continuer par b6 et Fa6, mais
Cf3 C X e4 1 O. Fd3 fS donne aux tout d'abord i l s ôtent sa force au
Noirs l e m e i l l e u r jeu . coup Dg4) S. Dg4 (le pl u s souvent,
4 o 4. Fd2 1? d X e4 S. Dg4 D X d4 on joue immédiatement S. a3) S. ...
6. � Cf6 7. D X g7 TgB B. Dh6 fS! 6. Dg3 b6 7. Cf3 Fa6 B. FXa6
FfB1 9. Dh4 Tg4 10. Dh3 D X f2 1 1 . Cxa6 9. � F X c3 10. b X c3 0-
Fe21 D x g2 (mais pas 11. ... Th4?? � avec un jeu obscur.
12. D X h41 D X h4 13. g3 et la Dame 3° 4.. .. Ce7 S. a3 F X c3+ 6. b X
noire est capturée) 1 2. F x g4 D X g4 c3 b6 (6. ... cS conduit à une va­
13. DXg4 CXg4 1 4. CXe4 Cd7 et riante que nous mentionnons dans l e
les deux pions sont ici un peu plus commenta i re du sixième coup n oir}
forts que l a qual ité. 7. Dg4 Cg6 8. h4! hS 9. Dd 1 1 Fa6
so 4. a3 FXc3+ S. bxc3 d x e4 (9. . .. C x h4 10. g3 suivi de T X hS)
6. Dg4 Cf6 7. D X g7 TgB B. Dh6 cS 10. Fxa6 Cxa6 1 1 . FgS Dd7 1 2.
9. Ce2 Tg6 1 0. Dd2 Cbd7 1 1 . Fb2 Ce2 et l a position n oire est assez
Dc7 avec jeu égal. inconfortable.

5o 4. Ce2 dXe4 S. a3 Fe71 (meil­ 5. a2-a3


leur que l e gain de P S . ... Fxc3+
6. Cxc3 après quoi l es Blancs ont Force le Fb4 à un écla i r-
-122-

cissement et escompte re n­ 1 7. D x e6+ Fd7 1 8. Df6 Ff5


forcer le centre blanc par avec des complications incal­
son échange. Tro 1 s autres culables qui doivent toutefo i s
coups sont e n c o re à consi­ être e n fave u r d e s Blancs.
dére r : La raison pou r laquelle à
cette place 5. . . . c X d4 (?) a
1o 5. Fd2 Ce7 6. Cb5 (ou 6. a3 totalement dispa ru de la pra­
F X c3 7. Fxc3 b6 1 suivi de Fa6) 6.
.. FXd2 + 7. D X d2 0-0 8. c3
tique, est intéressante : 6 .
CfS 9. Fd3 Fd7 10. Cf3 F x bS 11. a x b4 b x c3 7. Cf3 1 Dc7 8.
Fx bS Db6. Le s N oi rs ont échangé Dd4 ! Ce7 9. Fd3 Cd7 1 0.
fav orablement leur Fou et obtenu une 0-0 c x b2 1 1 . F x b2 et les
total e éga lité. Blancs ont u n jeu très actif.
2° 5. Dg41? Ce7 6. d X cS Cbc6!
6. b2 X c3
7. Fd2 0-0 8. Cf3 fS 1 9. Dg3 (9.
exf6 T x f6 s u ivi d e eS) 9 . .. . d4 1 0.
Cb1 FxcS avec des perspectives
égales.
Jo 5. dXc5!? Dc7! (meilleur que
5 . . . . d4 6. a3 FaS 7. b4 ou que
5. .. Ce7 6. Cf3 Cc6 7. Fd3 d4 8.
a3 Fas 9. b4 C X b4 1 0. axb4 Fx
b4 1 1 . 0-0 1 F x c3 12. Tb 1 et les
Blancs ont de bonnes perspectives
d'attaque) 6. Cf3 Ce7 7. Fd3 Cd7
8. 0-0 F x c3 9. b X c3 C x cs 1 0.
Fe3 C X d3 et i ci aussi, le jeu est
sensiblement éga l .

5. . . . . . . Fb4 X c3 + a b c d e g h
5 . .. . FaS ! ? est i c i assez
risqué à cause de 6. b4 ! c X Comment juger cette posi­
d4 (6 . . . . c x b4 7. CbS ! Cc6 ! tion ? Certes, les Blancs ont
8. Cf3 a6 9. Cd6 + Rf8 1 O. un net avantage d'espace et
Fd3 b3+ 1 1 . Rf1 n'est pas bon en outre l a paire de Fous,
pou r les N o i rs) 7. Dg4 ! (7. CbS ce l u i de cases noi res pou­
ne promet pas g rand-chose : vant, dans certa i nes varian­
7 . . . . Fc7 8. f4 Ce7 9. Cf3 tes, après a4, occuper une
Cbc6 1 0. Fd3 Fb8 ! 1 1 . CbX position très active e n a3.
d4 a6 1 2 . Fe3 Fa7 ! : Smys­ Mai s les Noi rs ne sont pas
lov -Botvi nnik 1 954) 7 . . . . Ce7 sans contre-chances : tout
a. b x as ! d x c3 9. D x g7 d'abord i l s peuvent monter
Tg8 1 0. D X h7 Cbc6 1 1 . f4 différentes attaques position­
D x aS 1 2 . Cf3 Fd7 1 3. CgS n e lles s u r la colonne c après
Tf8 1 4. Tb 1 0-0-0 ! ? 1 5. l 'échange ultérie u r c X d4, le
C x f7 T x f7 1 6. D x f7 Fe8 ! Pc2 est a rriéré; cette ci rcons-
- 1 23 -

tance peut avoir u n e g rande Dd3 d x c3. Les Blancs peu­


s i g n i fication si l e s Noi rs vent m a i ntenant gagner u n P
réu ssi ssent à échanger le Ff1 en c3, m a i s cela n e l e u r
par la m anœuvre q u i n o u s assu re enco re aucun avan­
est déjà con n u e b 6 e t Fa6. tage car les Noirs sont très
Un a utre p l a n consiste dans bien développés et obti en­
l e blocus c5-c4, après q u o i nent précisément du contre­
l e s Noi rs peuvent tenter jeu s u r l a colonne c : 1 3. C X
d ' a m e n e r l e u r Fou ou même c3 a6 1 4. Tb 1 TeS 1 5. h4 Ca7 !
l e u r Dam e e n a4. Si les s u ivi de Cb5. On a essayé
B l a n cs l ' e m pêchent en jou a nt a u ssi les coups 1 3. Fe3 Cf5,
a4, ce P peut être captu ré 1 3. h4 et 1 3. Tb 1 toujou rs
a p rè s Da5 et Fd7. L' u n dans avec des résultats peu c l a i rs.
l ' autre, u n e positio n très com­ C'est pourq u o i , ces der­
p l i q uée avec des chances n i e rs temps, l a préfé rence est
réci proques. plutôt donnée à un traitement
Tout d'abord les B l ancs tranq u i l le de l a position après
ont ici une forte menace 6 . . . . Ce7 par 7. Cf3 ou 7. a4
positi o n n e l le : 7 . Dg4 et les su ivi de 8. Cf3.
Noi rs doivent pre n d re en
p re m i e r lieu les mesu res né­ 7. Cg 1 -f3
cessa i res pou r l a pare r. Dan s cette partie égale­
6 . . . . .. . Dd 8-c7 ment, les B l a n cs évitent les
variantes à dou b l e tranchant
Pou r répo n d re à 7. Dg4 par résultant de 7. Dg4. Les
f5. Une poss i b i l ité i m portante Noi rs peuvent toutefo i s ren­
e st offerte par 6 • Ce7. Si
•.• tre r dans la variante sus-men­
a lors 7. Dg4 peuvent surven i r tionnée : 7 . . . . Ce7 8. D x g7
des vari antes sauvages : 7. Tg8 9. D x h7 c x d4 1 0. Ce2
... c X d4! 1 (me i l l e u r que 7 . . . . Cbc6! 1 1 . f4, etc. I l s ont tou­
0-0 8 . Cf3 Cbc6 9 . Fd3 f5 tefo i s u n e a utre poss i b i l ité
1 0. e x f6 T x f6 1 1 . Fg5 Tf7 en réserve : 7 . . . . f5 8. Dg3
1 2. Dh4 h6 1 3. Fd2 et les Ce7 ! ? (après 8 . . . . c x d4 9.
N o i rs ont certa i n s soucis c x d4 Ce7 ! [9 . . . . D x c2 ? 1 0.
avec leu r roq u e affaibli) 8. Fd2 menaçant Tc 1 ] 1 0. Fd2
D X g7 Tg8 9. D X h7 Dc7 ! 1 0. o-o 1 1 . Fd3 b6 1 2. Ce2 Fa6
Ce2 (ou aussi 1 0. Rd 1 Cd7 ! 1 3. Cf4 Dd7 1 4. Fb4 ! Tf7 1 5.
1 1 . Cf3! Cxe5 1 2. Ff4 Dx Ch5 Rh8 et la position noire
c3 1 3. Cxe5 Dxa 1 + 1 4. est quelque peu i nconforta­
Fc1 Tf8 et la prati que a dé­ b l e , bien que sans doute pas
montré que dans cette posi­ mauvaise à proprement pa r­
tion complexe les chances l e r) 9. D X g7 Tg8 1 0. D X h7
étaient sensiblement égales) cxd4 11 . Rd 1 ! Fd7 1 2.
1 0 . . Cbc6 1 1 . f4 Fd7 1 2.
. . Dh5+ Rd8 1 1 3. Ce2 dxc3
- 124 -

1 4. Df3 ! Cbc6 1 5. D x c3 C x précis. Dans deux parties, la


e5 1 6. D x c7 + R x c7 et les su ite fut 1 2 . 0-0 ! et ma i n ­
. . .

B!ancs n 'ont q u ' u n avantage te nant :


mi n i m e .
1 o 1 3. F x h6 ! 1 c4 1 ? (si
7. C g 8-e7 1 3. . . . g X h6 les Blancs ob­
8. a3-a4 tiennent une fo rte attaque :
1 4. Dd2 Rg7 1 5. Df4 Cf5 ? 1 6.
Ce coup est toujours très q4 c4 1 7 . Ff1 Cfe7 1 8. Df6 +
important : les Blancs peu­ Rh7 1 9. Cg5 + ! h X g5 20.
vent souvent, pa r Fa3, exer­ Te3, etc . , ou 1 5 . . . . Cg8 1 6.
cer u n e forte pression sur l a Te3 Tfc8 1 7 . Ch4, etc.) 1 4.
diagonale a3-f8. Fh7 + ! Rh8 1 5. Cg5 (après
8. . . . . . . b7 b6
-
1 5. Fc 1 f6 ! le Fh7 ne s o rt
p l u s) 1 5 . . . . g X h6 1 6. Dh5
Les No i rs ont aussi l e u r Rg7 1 7 . Te3 f6 ! 1 8. Th3 ( 1 8.
contre - plan : i l s veu l ent e X f6 + T x f6 1 9. Tg3 D X g3 !
échanger l e Fou de cases 20. h x g3 h x g5 et les Noi rs
blanches par Fa6. Certes, les obti ennent trop de matérie l
B l ancs peuvent empêcher ce pou r l a Dame) 1 8 . . . . h X g5
plan, mai s l e coup b6 est 1 9. Dh6 + Rf7 20. Dh5 + Rg7
a l o rs quand même uti l e : n u l l e : Hartston-Keene 1 97 1 .
après Fa3 l e Pc5 sera pro­
tégé et l a diagonale a3-f8 2° 1 3. h4 f5 ! 1 4. Fa3 (après
fermée ! q u e les Blancs aient joué h4,
ce coup n e convient pas, car
9. Ff1 -b5 + ! Fc8-d7 l e Fou sera n écessa i re sur la
diagonale c 1 -h6. Fa3 étai t à
La manœuvre Fa6 sera i t
consi dére r u n coup ava nt) 14.
toujours possi b l e après 9. .. .
. . . CaS 1 5. h5 Tf7 ! 1 6. Ch4
Cec6 (?) mais les Noi rs peu­
F x a4 1 7 . g4 Taf8 ( 1 7 . . . f4 !
vent diffi c i l ement perdre au­
.

éta it p l u s fort) 1 8. F è 1 (mais


tant de temps : 1 0. 0-0 Fa6
pas 1 8. g X f5 C x f5 19. C X
1 1 . Cg5 ! , etc.
f5 T X f5 ! 20. F X f5 T x f5 et,
1 O. Fb5-d3 1 Cb8-c6 en dépit de l e u r désavan­
11. o-o h7-h6 tage m atéri e l , les N o i rs sont
m i eux) 1 8 . . . . Fe8 19. g5 h X
Les Noi rs doivent à nou ­
g5 20. F x g s c x d4 2 1 . c x d4
veau patienter pou r le roq u e : Dc3 22. Cg6 Cec6 23. h6 1 ?
1 1 . . . . 0-0 ? permettra i t l e ( i c i aussi, 23. C x f8 R X f8 24.
sacrifice typique 1 2. F X h6 g X h6 25. F X h6 + Re7
h7 + 1 . eut con d u it à un jeu obscur)
1 2. h2-h4 23 . . . . g X h6 24. F x h6 Th7 1
25. C x f8 T x h6 26. C x e6 1 ?
En fait, 1 2. Te1 est ici plus Fh5 (26 . . . . T x e6 27. F x fs
- 1 25 -

Te7 28. Te3, etc.) 27. D c 1 1 6. Dd 1 -d2 Tf8-g8


Tg6 + 28. Rf1 ? (perd i mmé­
d i atement ; j u ste éta it 28. Comme nous le verrons ra­
Cg5 C X d4 29. Rh2 Cf3 + 30. pidement, les Noi rs pe nsent
C X f3 F X f3 3 1 . Df4 ! Dc7 32. toujou rs e ncore à l'activité,
D X f3 Dh7 + 33. Dh3 Th6 cette foi s à l'a i l e Roi , ce q u i
34. Tg 1 + et l e s chances est complèteme nt e rroné. La
s'ég a l i sent à nouveau) 28 . . . .
manœuvre de Cd8-f7 pou r
Cb3 ! ! 29. abandonne. (En soute n i r en pre m i e r l i e u l a
pre m i e r l i e u menace Cd2 + , case h 6 , était à considére r. A
et après 29 cX b3 suit natu­ l ' a i l e Dame, pa r a5 et b5, les
re l l ement 29. . . . Dx d3 + .) Noi rs peuvent a u m i n i mum
Cette partie, Van den Berg­ obte n i r u n pion passé sur la
Keene 1 973, est une ex­ colonne a , ce qui n'offre cer­
c e l l ente démonstration des tes pas de g rosses contre­
possi b i l ités réc i proq ues. E l l e chances, mais gêne néan­
n o u s amène à constate r moins les fo rces blanches
q u e les No i rs doivent jou e r dans u n e certa i n e mesure .
l a contre-atta q u e ava nt tout,
c e qui l e u r pe rmet de ne 1 7. g2-g3 Fd7-e8
pas trop ten i r compte d'éven­ 1 8. Cf3-h4 Dc7-c8
t u e l les pertes matéri el les. 1 9. Rg1 -g2 Fe8 X h5 ?

12 . . . . . . . 0-0 Se produit mai ntenant l 'ou­


1 3. Fc1 -f4 c5-c4 ? verture du jeu favora b l e aux
B l a n cs. Autrement les Blancs
I mméd i atement après l e devra i ent eux-mêmes s'effor­
n o uveau c o u p de l e u r a dve r­ cer d ' ouvri r les l i gnes par l a
s a i re, les No i rs commettent poussée g4.
u n e sérieuse fa ute stratégi­
q u e . La position à l'aile Dame 20. Fe2 X h5 g7-g5
e st bloquée et les B l a n c s 21 . Tf1 -h1 ! g5 X f4
peuvent se consacrer s a n s
souci à l 'attaque s u r l e roq ue. Après 2 1 . . . . g X h4 22. Tx
La très forte menace éta it h4 ou de su ite 22. FX h6 les
1 4. Dd2 su ivi de F x h6, mais No i rs sont perd u s s u r-le­
l es No i rs deva ient l a pare r ch amp.
p a r l a poussée 1 3 . ... fS ! Le
coup Tf7 assu re a l o rs la posi­ 22. Dd2 X f4 Tg8-g7 ?
tion du Roi, et une contre­
atta q u e sur la colonne c doit Une j o l i e fin surviendrait
p o u r l e m o i n s éga l i ser. égal ement après 22. . . . Df8
23. Cf3 Dg7 ? 24. Ff7 ! , etc . ,
1 4. Fd3-e2 f7-f5 mai s 2 3 . . . . CdS ! a u rait tou­
1 5. h4-h5 Rg8-h7 tefo i s perm i s de rés i ster en-
- 1 26 -

core. Dans ce cas, les Blancs f4 + R h6 27. Ff7+ et les N o i rs


peuvent doubl è r l e u rs Tou rs doivent ren d re tout l e u r bu­
par 24. Th4 su ivi de Ta h 1 . tin.
25. . . . . . . Ce7-g6
Ou 25 . . . . Th7 26. f4 + R h6
27. C x c8 T x ca 28. Ff7 + Rg7
29. T X h7 + R X h7 30. F x e6
Tf8 3 1 . Rf3 et l 'avance des
pions b l ancs fa it la décision.
4
26. Cd6 X c8 Ta8 X c8
27. f2-f4 + Cg6 X f4
Ou 27 . . . . Rf5 28. Rf3 C x f4
29. g X f4 Tcg8 30. Fg4 + ! T x
g4 3 1 . Th5 + . etc.
a b c d e 28. g3 X f4 + Rg5 X f4 +
29. Rg2-f2
23. Df4 X h6 + ! !
M a l g ré l 'éga l ité m atéri e l l e , le
U n superbe sacrifice de Roi n o i r est si exposé q u ' u ne
Dame réel lement très effi ­ plus longue résistance est i m­
cace q u ' i l n 'est pas possi ble poss i b l e . S i par exemple 29.
de refuser, car après 23. . .. . . . Th8 s u i t alors 30. Th4 +
Rg8 24. Cg6 Th7 25. Dg5 Tg7 Rg5 3 1 . Ta h 1 Te7 32. Tg4 +
26. Df6, outre l ' attaque, les Rf5 33. Rg3, etc.
Blancs aura ient encore un
pion de plus. 29. . . . . . . Tc8--g 8
23. . . . . . . Rh7 X h6 30. Fh5-f3 Cc6-d8
24. Ch4 X f5 + ! Rh6-g5 31 . Th1 -h6 (?)

L'acceptation du deuxième 3 1 . Th3 su ivi de 32. Tah 1


sacrifi ce conduit immédiate­ eut gagné i ci d e façon plus
ment au mat : 24 . . . . e X f5 25. rapide et plus élégante. Au
Ff7 + Rg5 26. Th5 + Rg4 27 . coup suivant, l es Blancs de­
f3 mat. vaient toujours jouer 32. Th3 ! .

25. Cf�6 ! 31 . . . . . . . Tg7-g6


32. Ta1 -h 1 (?) Tg6 X h6
25. C X g7 ? serait faux 33. Th1 X h6
25. . . Dg8 26. f4 + Rh6 27.
.

Ff7 + R X g7 28. F X g8 T X g8 A p résent, l es Blancs doi­


et les N o i rs p rennent même vent déjà se montre r plus
l ' avantage. M a i nten a nt, l a me­ modestes ; sur u n e bonne
nace est en p rem ier l ieu 26. défense, i l n'y aurait plus de
- 1 27 -

mat, mais l a partie reste ga­ Ff8 demeu re enfermé !), mais,
gnée grâce à la pénétration par contre, gêne aussi m o i n s
de l a Tou r blanche, par exem­ l e dével oppement futu r (le Fc8
ple : 33. . . . T R7 34. Th8 Cf7 reste l i b re !). Dans la Ca ro­
(34 . . . . Td7 ? 35. Tg8 su ivi de Kann les N o i rs n 'ont habituel­
Tg4 mat) 35. Tf8 ! Rg5 (35 . . . . lement aucun problème sé­
Th7 36. F x d5 ! e x d5 37. e6) rieux avec l e u r Fc8 et i l s
36. TeS Rf5 37. Te7 ! , etc. n 'ont pas n o n p l u s beso i n de
se montre r agressifs : cette
33. . . . . . . Tg8-f8 ? ouvertu re passe pou r la plus
34. Th6-g6 ! Rf4-f5 solide de toutes les défenses
35. Tg6-g7 a7-a6 contre 1 . e4 ! .
Ou 35 . . . . Tf1 36. Tg8 su ivi Jouons ici pou r les Blancs
de 37. Re3. l e coup restreignant 3. e5. I c i ,
avant d'entreprendre u n e con­
36. Rf2-e3 abandonne. tre-action à l ' a i l e Dame (c5) ,
les N o i rs peuvent d'abord dé­
La défense 1 c6 (Caro­
• •.•
velopper leur Fc8 : 3 Ff5 !
Kann) sou l ève des problèmes
• ..•

et l e jeu peut a dopter l e dé­


a ssez différents. Nous n ' exa­ rou lement suivant :
minerons que la position ré­
su ltant de 2. d4-d5 : 1 o 4. Fd3 F X d3 5. D X d3 e6 6.
Cc3 (après 6. Cf3 la manœuvre
Da5 + su ivi de Da6 1 est très bonne :
ou le s Bl ancs échangent les Dames
et ils n 'ont plus aucune perspective
d'attaque à l'aile Roi , ou i l s laissent
l a Dame noire sur la diagonale a6-
f1 ce qui est gênant pour eux) 6. . . .
D b 6 7. Cge2 cs 8. d x cs F x cs 9.
o--o C e 7 1 0. Ca4 (après 1 0. a3 l e s
Noirs jouent 1 O . . . . Dc6 1 a f i n de
pouvo i r, sur 1 1 . b4,. reculer leur Fou
en b6} 1 0 . . . . Dc6 1 1 . C X cS D X cS
1 2. Fe3 Dc7 1 3. f4 Cf5 et les Noirs
ont un bon jeu : c'est a insi que
commença l a célèbre partie Nimzo­
a b e d e
vitch-Capablanca 1 927.
g h
2o 4. Ce2 e6 5. Cg3 Ce7 1 6. c4
(ou 6. Fd3 F X d3 7. D X d3 DaS + I
Quelle différence remar­ suivi de Da6) 6 . . . . Fg6 7. Cc3 Cd7
quons-nous en comparaison 8. h4 h6 9. hS Fh7 1 O. Db3 Db6 avec
avec l a position de base de un jeu éga l .
l a défense Fra n çaise ( 1 . e4 e6 3 o 4 . h 4 1 ? (après 4. g 4 1 ? l e s
2. d4 d5) ? Le coup 1 .. . c6 . Noirs jouent 4. . . . Fd7 1 suivi de e 6
fait moins pour le développe­ et cS, après q u o i la position bl anche
ment des p ièces que e6 (le est compromise, mais pas 4 . ... Fg6 ?
- 1 28 -

s. h4 h 6 6. e6 1 f x e6 7. Fd3 1) 4.
. . h6 S. g4 ! ? Fd7 1 ( i c i aussi S. . . .
Fh7 ? sera i t faux à c a u s e de 6. e6 ! )
6 . h S (empêch e l a contre-action pos­
s i ble hS 1, gS FfS. 6. c4 ne serait
pas bon : 6 . . . . e6 7 . Cc3 cS 1, par
exe m p l e : 8. d x cs F x cs 9. c x dS
e x d5 1 0. C X dS F X g 4 ou 1 0. D X
dS Db6) 6 . . cS ! 7 . c3 e6 8. f4
..

D b6 9. Cf3 Cc6 1 0. Ca3 c X d4 1 1 .


c x d4 Q-0-0 1 2 Cc2 Rb8 et dans
.

la oartie Tai-Pach man 1 961 les Noirs


furent mieux. Une variante bien ex­
centrique où les Blancs, dans les
a
huit premiers coups, ont exclusive­ b c d g h
ment joué des pions ! C'est égale­
ment un bon exemple de la s o l i d i té
de la Caro-Kann contre de tranchants N o u s reviendro n s s u r u n e
essais de réfutation. position se m b l a b l e d a n s no­
tre p roc h a i n chapitre ; ce l l e
4o 4. c 4 (relativement l e m ieux)
4. ... e6 S. Cc3 Cd7! (plus précis
du d i a g ramme ci-dessus est
que s .. d x c4 6. F x c4 Cd7 7 .
. .
encore p l u s .. ouverte ,.et
Cge2, etc.) 6. c x dS c X dS 7 . Cge2 par conséquent p l u s a i g u ë
Ce7 8. Cg3 Fg6 9. Fd3 Cc6 1 O. que celle d u « gambit Dam e " ·
0-0 Dh4! avec une complète éga­ Voyon s brièvement les pos­
lité. s i b i l ités e n décou lant :
Dans la Caro-Ka n n , l 'échan­ 1 a 5 . .. Cc6 6. FgS (6. Cf3
.

ge 3. e X d5 c X d5 n ' est pas Fg4 ! est bien m o i n s dange­


a u ssi inoffensif que dans la reux pour les N o i rs, par
défense França i se, car la po­ exemple 7. c x dS CX dS 8.
sition q u i en résu lte n ' est pas Db3 F x f3 9. gX f3 Cb6 ! 1 0.
symétri q u e ! Certes, le coup dS Cd4 1 1 . Dd 1 CfS ! ou 9 .
de · déve loppement tra n q u i l l e . . . e6 1 0. D x b7 C x d4 1 1 .
4 . Fd3 ne promet p a s g ra n d­ FbS CX bS 1 2. Dc6 + Re7 1 3.
chose ; les N o i rs conti nuent D x bs C x c3 ! 1 4. b x c3 DdS,
par 4. . . . Cc6 S. c3 Cf6, par etc.) 6. . . . e6 (la seu l e autre
exemple 6. Ff4 (ou 6. h3 eS ! ) poss i b i lité sérieuse est la va­
6 . . . . Fg4 7. Db3 ( o u 7. Ce2 riante de gambit 6 . . . . Db6 ! ?
Fh5 ! 8. Db3 Dd7 9. Cd2 Fg6) 7. c x ds C x d4 ! . M a i ntenant,
7 . . . . CaS 8. Da4 + Fd7 9. Dc2 les Blancs . peuvent jouer
Db6 avec un jeu égal : les avec de bonnes chances, soit
N o i rs menacent d'échanger 8. Fe3 eS 9. d X e6 FcS 1 0.
leur Fou passif par FbS. Mais e x f7 Re7 1 1 . Fc4, soit aussi
l a suite 4. c4 ! Cf6 5. Cc3 8. Cf3 C x f3+ 9. DX f3 DX
l ' Attaque Panov est pro­
.. ,. b2 1 0. Tc 1 . Après 6 . . . . dX c4,
mette use. outre 7 . dS CaS 8. b4 c x b3 9.
- 1 29 -

a x b3 b6 1 0. b4 Cb7 1 1 . FbS + ble pour eux : le Fc8 est


Fd7 1 2. Cf3, est également complètement enfermé !) 7.
très fort 7 . F x c4 D x d4 8. c X dS 0-0. Il n 'est d'aucune
D X d4 C x d4 9. 0-0-0 , ou m a n i è re fac i l e pour les
7 . . . . C x d4 8. Cf3 C x f3 + Blancs de conserver leur pion
9. D X f3) 7 . cS ! Fe7 8. FbS de p l u s et d'en ti re r bénéfice.
0-0 9. F x c6 b x c6 1 0. Cf3 Comme m e i l l e u re méthode, on
Ce4 ( 1 0 . . . . Fa6 ? 1 1 . Da4 DeS peut recommander la conti­
1 2. CeS) 1 1 . F X e 7 D X e 7 1 2. n u ation su ivante : 8. Cge2 1 (si
0-0 C x c3 1 3. b x c3 suivi immédiatement 8. g3 a lors 8.
de Tb 1 , Te 1 , etc. et les . . . e6 ! 9. d X e6 F x e6 1 0. D x
Blancs sont nettement mieux b7 Cbd7 est très prometteu r)
car le Fou noi r est m o i n s 8 . . . . Ca6 (après 8 . . . . TeS les
actif que le Cava l i e r b l a n c . Blancs n e jouent pas 9. g3
e6 ! mais 9. FgS ! et si main­
2° 5 ... e 6 6. Cf3 Fe7 7 . e x
.
tenant 9 . . . . e6 suit alors 1 0.
dS ! (ici 7 . cS est moins p ro­ d X e6 F x e6 1 1 . dS I FfS 1 2.
metteu r à cause de 7 . . . 0-0
.
0-0-0 Ca6 1 3. Cd4, etc.) 9.
8. Fd3 b6 9. b4 aS 1 0. Ca4 g3 Db6 1 O. D x b6 a X b6 1 1 .
Cbd7 ! par exemple 1 1 . Ff4 ! ? Fg2 Cb4 1 2. 0-0 Td8 1 3. d6 !
a X b4 1 2. c6 CeS ! 1 3. d x cS et l e fait de rendre le pion
b X c5 et l e u r pui ssante pha­ d u gambit au moment adé­
lange de pions assu re un q u at (à nouveau cette mé­
ava ntage aux Noi rs) 7 . . . . C X thode u n iversel le) assu ra aux
dS (si 7 . . . . e X dS 8. FbS + Blancs u n m e i l l e u r jeu dans
Fd7 9. F x d7 + C x d7 1 0. l e m atch Spassky -Petrossian
Db3 Cb6 1 1 . 0-0 0-0 12 . 1 966 : 1 3 . . . . T x d6 1 4. Ff4
FgS suivi de 1 3. Te 1 ou 8 . . . . Td7 1 S. FeS, etc.
Cc6 9 . CeS Fd7 1 0. 0-0 0-0
1 1 . Te 1 , les Blancs sont clai­ Tout comme dans l a dé­
rement m ieux) 8. Fc4 Cc6 9. fense Française, après 1 . e4
0-0 0-0 1 0. Te 1 ou 8. Fd3 c6 2. d4 dS, c'est la p rotec­
0-0 9. 0-0 Cc6 1 0. Te 1 Ff6 tion du pion e4 q u i est la p l u s
1 1 . Fe4 et ces positi ons ap­ fréquente : 3 . Cc3. Mai nte­
partiennent déjà au '' vérita­ tenant, les N o i rs ne peuvent
ble , gambit Dame. en aucun cas renforcer l e u r
p ression contre e 4 : 3 . . . . Cf6
3° 5 .. g6 6. Db3 ! (on joue
. . ne serait évi demment pas fort
a u ssi 6. c X dS C x ds 7 . Db3 à cause de 4. eS Ce4 S. C x
Cb6 8. FbS + Fd7, mais, i c i , e4 d x e4 6. Ce2 et le pion e4
les N o i rs sont près de l 'éga­ est fa i b l e , o u 4 . . . . Cfd7 S. f4
l i sation) 6 . . . . Fg7 (les Noi rs (S. e6 ! f x e6 6. Cf3 est
doivent sacrifi e r le pion, car très fo rt aussi) S. . . . e6 6.
6 . . . . d x c4 7 . F x c4 e6 8. Cf3 Cf3 cS et, en compara i son
sera i t visibl e ment défavora- avec la variante a n alogue de
- 130 -

la défense Française, les de développement} 8. hS (la méthode


N o i rs ont u n temps de moins. tranquille 8. Fd3 promet encore
Après 3 . ... d X e4 4. C X e4 moins : 8 . . . . F x d3 9. D x d3 Dc7
1 O. Fd2 Cgf6 1 1 . 0-0--0 0-0--0
les Noirs peuvent toutefois i 2 . c4 e6 1 3. Rb1 cS 1 4. Fc3 c x d4
profiter du fait que leur Fc8 i s. C x d4 a6 1 6. De2 Fd6 1 7.
a la route l ibre . Le plus sim­ Ce4 C x e4 1 8. D x e4 FeS I , etc.}
ple est le "' système Capa­ 8 . . . . Fh7 9. Fd3 F x d3 1 0. D x d3
blanca 4 .
" Ff5.
... Dc7 1 1 . Fd2 (ou 1 1 . Th4 e6 1 2.
Ff4 Fd6 1 3. F x d6 D x d6 1 4. Ce4
De7} 1 1 . ... Cgf6 1 2. 0-0--0 e6
1 3. De2 0-0--0 1 4. CeS. A présent,
1 4 . . . . Cb6 1 S. FaS ! TdS I ? 1 6. b4 !
T x as 1 7. b x as conduisent à des
complications qui tournent vraisem­
blablement en faveur des Blancs.
mais 14 . . . C x es 1 S. d x es Cd7 1 6.
f4 Fe7 1 7. Ce4 CeS 1 8. Cc3 est
acceptable pour les Noirs. e n dépit
de leur position serrée.
2o 6. Ch3 Cd7 7. Fc4 Cgf6 8.
Cf4 es 9. C x g6 h x g6 1 0. d x es
DaS + avec égal ité.

a b e d e g h go 6. Fc4 e6 7. C 1 e2 Cf6 8. Cf4


(ou 8. 0-0 Fd6 9. f4 [menaçant 1 0.
fS 1] 9. . . . Dd7 1} 8. ... Fd6 9. Fb3
Les Noirs développent mê­ (9. 0-0 CdS 1 1 O. CghS 0-0 1 1 .
me leur Fou avec attaque Fb3 Cd7 1 2. C X g6 h X g6 1 3. Cg3
contre e4 : 5. Cg3 (après 5. Dh4 i et aussi 9. C x g6 h x g6 1 0.
Fd3 ! ? outre 5 . . . . D X d4 6. FgS· Cbd7 1 1 . 0-0 DaS sont favo­
Cf3 Dd8, les Noirs peuvent rables aux Noirs, comme le démon­
aussi riposter tranqu i l lement tra le match Tai-Botvinnik 1 961 ) 9.
5 . . . . F x e4 6. F x e4 Cf6 6. . .. Cbd7 i (plus fort Ici que 9. . . .
CdS 1 0. C x g6 h x g6 1 1 . Ce4 Fe7
Ff3 Cd7 7 . Ce2 eS. Si 5. Df3 1 2. 0-0 Cd7 1 3. c4) 1 0. Df3 Dc7
les Noirs ont une su ite favo­ 1 1 . h4 0-0--0 1 1 2. h5 FfS I 1 3.
rable avec 5 . . . . e6 ! 6. c3 Cd7 C x fs DaS + 1 4. c3 D x fs. Les Noirs
7 . Ff4 Cdf6 8. Cd2 Ce7 ou 6. éga l isèrent de cette façon dans l a
Fe3 Da5 + 7 . Fd2 Dd5) 5 . ... partie Kérès-Petrossian 1 963.
Fg6 et dans cette position, les 4o 6. C1 e2 e6 7 h4 h6 8. Cf4
Noirs ont de bonnes perspec­ Fh7 9. Fc4 Cf6 1 O. De2 Fd6 1 1 1 .
tives d'égalisation, par exem­ c3 (1 1 . F x e6 ? n e serait pas bon à
ple : cause de 1 1 . ... 0---0 1) 1 1 . . . De7 1
.

(le jeu se déroule d'une manière un


1 o 6. h4 h6 7. Cf3 Cd7 ! (une peu plus tranchante sur 1 1 . ... Cbd7
faute sérieuse serait 7. ... Cf6 ? à 1 2. F x e6 1 [ici, 1 2 . . . 0---0 ne va
.

cause de 8. CeS Fh7 9. Fc4 et les plus à cause de 1 3. F x d7) 1 2 . . . .


Blancs ont une grande supériorité f x e6 1 3. C x e6 D e 7 1 4. Cf5 1 F x
- 1 31 -
f5 1 5. C X g7 + Rf7 1 6. C x f5) 1 2. 7. De2 + Fe7 (7 . . . . De7 8.
Cgh5 C X h5 1 3. C X h5 Tg8 avec des D x e7 + R x e7 9. Ce2 su ivi
perspectives égales.
de 1 O. Ff4) 8. Cf3 Fg4 (ou 8 .
Après 1 . e4 c6 2. d4 d5 3. ... 0-0 9. 0-0 Fd6 1 0. Te 1
Cc3 d X e4 4. C X e4, l a su ite Fg4 11 . De4 1) 9. c3 Cd7 1 0.
4. Cf6 1 ? est beaucoup plus
...
h3 Fh5 1 1 . g4 Fg6 1 2. Ch4
risquée que l e coup de déve­ Cb6 1 3. Fb3 Cd5 14. Fd2, etc.,
loppement 4 . . . . Ff5. Bogolioubov-Alekhine 1 941 .
2° 5. ... g X f6. Maintenant
l a tâche des B lancs est beau­
coup plus compliquée. S'il s ne
jouent pas de façon assez
active, les Noirs peuvent mê­
me par la suite obtenir l'atta­
q u e sur la colonne g, par
exemple 6. Cf3 Fg4 7. Fe2
Dc7 8. 0-0 Cd7 9. c4 ? (9.
Ce1 ! est mei l leur) 9 . . . . 0--
0-0 10. Fe3 e6 11. Da4 Rb8
1 2. b4 f5 1 3. Tad1 Tg8, etc.
Le m ieux pour les Blancs est
la construction suivante : 6.
a b e d e g h
Ce2 ! Fg4 (après 6 . . . Ff5 suit
.

7 . Cg3 Fg6 8. h4 h6 9. h5 Fh7


Par l'échange en f6, les 10. c3 Db6 1 1. Fc4 et après
B lancs peuvent détério re r la 6. .. . h5 est fort 7. Ff4 ! Ff5
structu re des pions noi rs : 5. 8. Cg3 Fg6 9. h4) 7. Dd3 ! . A
C X f6 + ! et maintenant : présent les Blancs menacent
1 ° 3. e x f6. I l est i nté­
...
8. Cg3 suivi de 9. h3, et si
ressant de comparer cette 7 . . . . e5 le sacrifice de pion
position avec cel l e de la va­ 8. Dg3 ! F x e2 9. F x e2 est
riante d'échange de l'Espa­ très fort. Les Noirs n'ont donc
gnole. Pou r la fi nale, les Noi rs pratiquement rien de mieux
ont mai ntenant des pions dé­ que 7 . .. F x e2 8. F X e2 e6
.

val ués sans avoir en compen­ ce quj laisse aux Blancs, outre
sation l a pai re de Fou s ! Cer­ une structure de pions plus
tes. i l s peuvent se développer compacte, aussi l a paire de
a i sément (pa rm i les grands Fous.
joueurs, et non des moindres, En plus de 4 . . . . Ff5 et 4 . . . .
Alekhine affectionnait cette C f6 l e s Noirs disposent en­
façon de jouer 1) mais cela ne core d'une troisième possibi­
les empêche pas d'éviter u n l ité q u i est u n peu plus active
désavantage positionne! dura­ que Ff5 et moins risquée que
ble, par exemple 6. Fc4 ! Fd6 Cf6.
- 1 32 -

PARTIE N° 1 6 e4 7. C.x e4 D X d4 1 les


Blancs n 'ont pas de compen­
Blancs : N o i rs : sation suffisante pou r l e pion)
WESTERINEN PACHMANN 6 . . . . e6 7. Fd2 Cbd7 et main­
tenant, après le développe­
·

(Mannheim 1 97S) ment tra n q u i l l e 8. 0-0 com­


me après J ' attaque a iguë 8.
1. e2-e4 c7-c6 g4 1 ? su ivi de 0-0-0, la
2. d2-d4 suite 8 . . . . g6 1 suivi de Fg7
Les Blancs disposent enco­ s'est vérifi ée.
re ici d'une possibil ité i nté­ Mentionnons encore ici la
ressante avec laquelle i l s peu­ possi b i lité 2. c4 ; les Noirs
vent affa i b l i r les développe­ ont alors deux contin uations :
ments 4. . . . FfS et 4. . . . Cd7 : 1 ° 2 . ... d5 3. e X d5 c X d5
2. Cf3 dS 3. Cc3 (ou dans 4. d4 1 meilleur que 4. c X d5
J 'ordre i nverse 2. Cc3 et 3. a6 1 suivi de Cf6 et C X d5)
Cf3). Si 3 . . . . d x e4 4. C x e4 4. . . . Cf6 conduisant à J' • at­
la méthode de Capablanca taque Pa nov • .

n'est p l u s uti l i sable : 4 . . . . FfS


S. Cg3 Fg6 ? (mieux 5. . . . 2° 2. ... e& 3. d4 d5 4 . eS !
Fg4 1 6. h 3 F X f3 7. D X f3) 6 . donne aux Blancs u n jeu u n
h 4 h 6 7. CeS Fh7 8. D h 5 g 6 9 . peu plus favorable.
Fc4 1 e 6 1 O . De2 e t les Noi rs
sont très mal. De même, 4. . . . 2. . . . . . . d7-d5
Cd7 a aussi ses inconvé­ 3. Cb1-c3 d5 X e4
nients : S. Fc4 1 Cgf6 6. Ceg5 O n peut se demander ici
e6 7. De2 Cd5 8. d4 h6 9. Ce4 si les Noirs n'ont réel lement
Fe7 1 0. 0-0 suivi de Fb3 et rie n d'autre que ce coup q u i
c4 ou 6 . . . . Cd5 7. d4 h6 8. laisse à l 'adversai re une cer­
Ce4 C7b6 9. Fb3, etc. taine supériorité au centre ?
L'échange 4 . . . . Cf6 ! ? pré­ Ces derniers temps 3 . .. g6 a .

sente mai ntenant moins de été fréquemment expéri menté.


désavantages qu 'après 2. d4, A p résent 4. e5 n 'est plus
mais c'est toutefoi s u n e autre aussi favorable à cause de 4.
méthode q u i a ici l a préfé­ ... h5 1 S. f4 Ch6 et les N o i rs
rence : les Noirs n 'échangent développent leur Fc8 en g4
pas au troisième coup e n e4, (si 6. Cf3) ou fS (si 6. Fd3).
mais conti n uent par 3 . •.• Fg4, Les Blancs peuvent toutefois
par exemple 4. h3 F X f3 (4. continuer au mieux par 4. h3 !
. . . FhS ! ? a des conséquences Fg7 S. Cf3 et les Noirs n'ont
moins cla i res : par exemple p l u s que le choix entre l e
s. e x d5 c x d5 6. g4 Fg6 7. développement quelque peu
Ce5 Cc6 8. Fb5, etc) 5. D X excentrique Ch6 suivi de f6,
f3 Cf6 6. d3 (après 6. d4 d x Cf7 et 0-0 et l 'abandon de
,
- 1 33 -

leur position centrale par d X poursu ivent par 6. C x f6 +


e4. (po u r éviter l a perte de temps
résu ltant de 6. Cg3 ! } et après
4. Cc3 X e4 Cb8-d7 6 . . . . C x f6 7 . Fd3 les Noirs
ont encore des problèmes
avec leur Fc8.
Jouons également dans l a
Caro-Kan n l e c o u p 6 . C X
f6 + ; après 6 . . . . C x f6 l e Fc8
est à nouveau l i bre 1 Il peut
su ivre, dans ce cas :
1 o 7. Fc4 FfS 1 (mai s pas 7 . ...
Fg4 ? ? 8. F X f7 + 1 R X f7 9. CeS + :
attention à ce piège qui se présente
dans de nombreux débuts 1) 8. CeS
e6 9. 0--0 (9. g4 Fe4 1 O. f3 FdS
1 1 . Fd3 b5 ou Db6 est trop a igu)
a b e d e g h
9 . . . Fe7 1 0. Tel h6 1 1 . Ff4 0--0
.

1 2. c3 Cd5 1 3. Fg3 Fh4 1 avec une


complète égal ité, ou 8. 0--0 e6 9.
Le lecteur peut se deman­ Fg5 Fe7 1 0. De2 Fg4 1 et tes Noirs
der pou rquoi les N o i rs jouent­ n 'ont ici rien à craindre non plus.
i l s la Caro-Kan n si c'est pou r 2° 7. CeS FfS (ou 7. . . . Cd7 8.
enfermer leur Fc8 : l a Fran­ Ff4 C x es 9. F x es FfS 1 0. Fc4 e6
çaise n'est-el l e pas plus logi­ 1 1 . 0--0 Fd6 1 1 2. F X g7 Tg8 1 3.
que ? Fe5 F X e5 1 4. d x e5 Dh4 avec atta­
que) 8. c3 e6 (8 . . . . Cd7 9. C X f7 1
L'astuce de cette su ite 4 . . . . A x f7 1 O. Df3 suivi de 1 1 . g4 serait
Cd7 ( l e système Nimzo­
..
dangereux) 9. g4 Fg6 1 O. h4 Fd6 1 et
vitch ,. : un tel l ement g rand s i 1 1 . h5 suit 1 1 . .. . Fe4 1 2. f3 F x
nombre de variantes portent e5 1 .
le nom de ce Grand Maitre
q u ' i l peut y avo i r confusion 1) Que peuvent fai re d'autre
consiste en ce que l 'obst ru c­ l es Blancs au sixième coup ?
tion du Fou après Cd7 n 'est 6. Fd3 (?) ne don ne absolu­
pas aussi absolue q u 'après 1 . ment rien ·= 6 . . . . C x e4 7 . Fx
... e6. Jouons mai ntenant le e4 Cf6 1 8. Fd3 Fg4 et les
coup natu rel 5. Cf3 et pou r N o i rs sont à nouveau l i bérés
les Noirs la réponse pare i l le­ de tout souci. I l ne reste de
ment logique 5 Cgf6. Reje­
• ••• fréquent que 6. Cg3 : 6. ... e6
tons à p résent u n coup d'œil (les N o i rs doivent bien enfe r­
sur une va riante de l a Fran­ mer leur Fc8, mais après l a
çaise que nous connaissons perte de temps Cg3 ce n 'est
déjà : a près 1. e4 e6 2. d4 d5 p l u s une catastrophe 1) 7. Fd3
3. Cc3 (d2) d x e4 4. C x e4 c5 8. 0-0 c X d4 9. C x d4
Cd7 5. Cf3 Cgf6 les B l ancs Fc5 1 ou aussi 7 . . . . Fe7 8.
- 134 -

0-0 cS 9. Te1 b6 10. c4 c x d4 e6 + 1 1 f X e6 1 5. Fg6 mat 1 ) 1 1 . CeS


1 1 . C x d4 Fb7 1 2. a3 0--0 , Cbd7 ! 1 2. C 1 f3 C x es 1 3. c x es
etc. ()-...{) et mai ntenant, ni 1 4. Fd2 Dd5 1
1 5. f4 Fd4, ni 1 4. ()-...{) b6 1 (1 5. Df3
5. Ff1 -c4 Dc7 ! et 1 6. D x a8 ne va pas à cause
de 1 6 . ... Fb7 1 7. D x a7 TaS) ne
Les Blancs peuvent tenter donnent aux Blancs d'avantage pal­
autre chose que S. Cf3 ! pable.

5. . . . . . . Cg8-f6 7. h7-h6
6. Ce4-g5 8. Cg5-f3 Ff8-d6
9. 0-0 Dd8-c7
Après 6. CXf6 + C x f6 les
1 0. Tf1 -e 1
Blancs peuvent empêcher le
développement immédiat du Les Noi rs ont ici toujou rs l e
Fc8 par 7. c3 (7 . . . . FfS ? 8. m ê m e p roblème à résoudre :
Db3 avec attaque contre f7 et que fai re du Fc8 ?
b7 !), mais après 7 . . . . Dc7 !
8. Cf3 survient à nouveau 8 . . . .
1 0. b7-b5 !
Fg4. 1 1 . Fc4-d3 Fc8-b7
6. . . . . . . e7-e6
La manœuvre Ce4-gS ser­
vait aussi à forcer ce coup,
mais elle perd du temps !

7. Cg1 -e2
Une continuation très répan­
due est ici 7. D e2 menaçant
d'obteni r une attaque décisive
par 8. C x f7 1 R X f7 9. D X
e6 + . Les Noirs y répondent
par 7 . . . Cb6 8. Fd3 h6 1 (mais
.

p a s 8 . . . . D X d4 ? 9. C1f3 a b e d e g h
Fb4 + [si non 1 0. CeS suivi de
C x f7] 10. c3 F x c3 + 11.
Le Fou occupe toujours en­
Rf1 ! et gagne) 9. CSf3 cS ! ,
core une position très effa­
par exemple :
cée, mais il suffit que c6-cS
1 0 1 0. Fe3 Dc7 1 1 . Ce5 c X d4 1 2. soit joué pour q u ' i l devienne
F x d4 Fc5 1 . la pièce noire l a mieux pla­
20 1 0. d X c5 F x c5 (va aussi 1 0. cée. Nous a llons voi r com­
. . Cbd7, par exemple : 1 1 . c6 b X c6.
. ment cette pièce p récisément
SI 1 1 . b4 ? suit 1 1 . . . . Cd5 ? et Df6. décidera du sort de la partie !
Attention au piège : 1 1 . ... b6 ? 1 2 .
Cd4 1 b X c5 ? 1 3. Cc6 D c7 1 4. D x 1 2. b2-b3
- 1 3S -

Dans une partie Geller­ 1 6. Cd7 X e5


Smyslov 1 969 suivit 1 2. Cc3 1 7. Fb2 X e5 Dc7-c6 !
b4 1 3. Ce4 et les N o i rs
avaient ici une possi b i l ité i nté­ A présent, l e Fb7 accomplit
ressante : 1 3 . . . . cS ! . Certes, déjà u n excel lent travai l : il y
l es Noirs doivent donner a l o rs a menace de mat en g2. et
l e u r Fou de cases noires et cette menace trivia l e n 'est
l a i sser l a paire de Fou s à pas si simple à pare r : 1 8.
l 'adversai re, mais la position Ce4 perdrait une pièce après
active du Fb7 eut été u n e 1 8 . . . . Cd7 ! : 1 9. Fb2 fS ! ou
compensation plei nement suf­ 1 9. F x g7 ! ? R x g7 20. Dg4 +
fisante. Mon partenai re choi­ Rh8 2 1 . Dh4· eS ! et 1 8. Fe4 ?
sit u n e autre méthode. cond u it au même résu ltat
après 1 8. . . . C x e4 suivi de
1 2. . . . . . . o-o fS. Certes, les Blancs ont une
1 3. Fc1 -b2 défense suffi sante avec 1 8.
Ff1 , mais i l s perdent alors
Le Fou n'est-il pas passif à toute i n itiative et les Noirs
ce poste ? En aucune façon, p rennent la d i recti o n des opé­
car i l contrôle l 'importante rations après 1 8. . .. Tfd8.
case stratégique eS, et en
outre, tôt ou tard , les Noirs 1 8. Te1 -e4 1 ?
devront jouer cS pou r activer
le Fb7, et le Fb2 deviendra l u i Un essai i ngénieux. bien
a ussi très actif. q u ' i n suffi sant : 1 8 . . . . C X e4 ?
donnera it aux Blancs une
1 3. . . . . . . a7-a6 attaque décisive après 1 9. F X
e4 Db6 20. Dg4 f6 2 1 . ChS.
La dernière préparation
pou r cS. 1 8. . . . . .
. Fc5-e7 1
1 9. Fe5 X f6 Fe7 X f6
1 4. Ce2-g3 c�5 ! 20. Cg3-h5 1 ?
1 5. d4 X c5 Fd6 X c5
1 6. Cf3-e5 Une foi s encore, les Blancs
y mettent toute leur force :
Parait très fort : les Blancs après 20. Tc1 , 20. . . . FgS !
ont deux menaces, 1 7. C x d7 su ivi de fS serait décisif, et
D X d7 ? 1 8. F x f6 g X f6 1 9. après 20. Tb1 Tfd8 le s Blancs
Fh7 + ou aussi 1 7. ChS I mais n 'ont plus de bons coups.
nous allons voi r i m médiate­
ment qu'une attaque de pièce 20. . . . . . . Dc�3 1
doit presque toujours échouer
quand les pièces d e la dé­ Le cadeau est encore refu­
fense sont bien développées , sé : 20 . . . . F x a 1 2 1 . D x a 1
ce qui .est également le cas f6 22. Tg4 Tf7 23. C x f6+
ici. serait favorable aux Blancs.
- 1 36 -

21 . Ch5 X f6 + Dc3 X f6 p l u s l oi n , souvent au détri­


22. Te4-g4 ? ment de la beauté : ici 29 . . . .
D d4 + 30. R h 1 F x g2 + ! 3 1 .
Fac i l ite l ' attaque finale des R x g2 Tf2 + eut été beaucoup
Noirs. Le mieux éta it 22. Te3, plus élégant !
bien qu'après 22. . . . Tfd8
les N o i rs soient natu rel lement 30. Fd3-f1 Df6-g7 1
aussi maîtres de l a situatio n . Abandon ne.
2 2. . . . . . . h6-h5 1 Après 31 . g3 T x g3 + ! et
après 3 1 . Rf2 f X g2 décident.
Avec l ' i ntention 23. Tg3 h4 Mais nous ne con naissons
24. Tg4 h3 ! ou 24. Te3 Dg5. pas encore tou s les jeux se­
Tf8-d8 !
m i -ouverts ; après 1 . e4 les
23. Tg4-d4
24. Td4 X d8 + Ta8 X d8
N o i rs di sposent encore des
25. Dd1 -f1 Td8-d4 !
possi b i l ités su ivantes :
A) 1 . .. Cc& 2. d4 d5. La
Menaçant 26 . . . . F x g2 1 27.
.

.. défense N i mzovitch du pion


R X g2 Tg4 + .
Roi • . Le coup Cc6 sert aussi
26. f2-f3 g7-g5 ! de préparation i n d i recte à
27. a2-a4 ? d5 : si mai ntenant 3. e X d5
D X d5 4. Cf3 les N o i rs peu­
Après 2 7 . Te 1 ! le plus sim­ vent plus ou moins éga l i ser
ple serait 27 . . . . g4 28. Fe4 par 4 . . . . eS 1, par exemple S.
F x e4 29. f x e4 (29. T x e4 d X eS ? D X d 1 + 6. R X d 1 Fc5
T x e4 30. f X e4 Dd4 + avec 7. Re1 FfS 8. c3 0-0-0 et les
gain de pion) 29. . . . DdB ! N o i rs ont u n jeu énorme, ou
avec une domination décisive mieux 5. Cc3 ! Fb4 6. Fd2,
de la colonne d. etc.
.27. g5-g4 Si 3. eS les N o i rs jouent 3.
28. f3 X g4 ? , .. f6 4. f4 FfS 1 S. Ce2 e6 6.
Cg3 f X eS 7. f x es Dd7 8. C X
28. a x bs g x f3 29. b x a6 fS e x fS et les Bl ancs n 'ont
ne suffisait pas non plus à q u ' u n avantage m i n i me.
cause de 29. . . . Tg4 1 30. a x Le plus désagréable pou r
b7 (30. g3 f2 + 1) 30 . . . . Dd4 + ! les Noirs semble être 3. Cc3 1 ,
31 . R h 1 f X g2 + 32. D X g2 p a r exemple 3 . . . . d X e 4 4. dS
D X a 1 + 33. Df1 Da7, etc. Cb8 (après 4. . . . CeS l es
28. . . . . . . Td4-f4 1 Blancs ont l e choix e ntre S.
29. Df1 -cl1 Tf4 X g4 ? Dd4 ou S. f3 1 ? e x f3 6. C X
f3) s. f3 1 e x f3 6. D x f3 Cf6
Quand on voit u n gain sim­ 7. Ff4 a6 8. h3 suivi de 9. 0-
ple dans une partie, on ne 0-0 et pou r le P, les Blancs
cherche habituellement pas ont une violente attaque.
- 1 37 -

8) 1 . . . . Cf6 (la .. défense Fe2 Fe7 1 1 2. a3 c x d4 1 3.


Alekhine .. ) 2. eS (après 2. C X d4 Cc6 1 4. C X fS e x fS
Cc3 les N o i rs peuvent jouer 1 5. Dc2 Fg5 ! 1 6. Td l F x
soit 2. ... e5 rentrant dans la e3 ! 1 7 . T X d8 + T x d8 1 8.
partie Vien noise, soit 2 . . . . d5) D x f5 0-0 1 9. Tf1 g6, etc. ;
2 . ... Cd5 3. d4 d6. o u l a deuxième méthode : 9.
Fe7 1 0. Fe2 0-0 1 1 . 0-0 f6 !
1 2. e x f6 F x f6, etc.
2° 4. Cf3 Fg4 (après 4. . . .
g 6 l a conti n uation l a p l u s
popu l a i re est 5. Fc4 Cb6 6 .
Fb3 Fg7 7. 0-0 0-0 5. Fe2 e6
6. 0-0 Fe7 7. c4 Cb6 8. Cc3
0-0 (après 8 . . . . Cc6 suit 9.
e x d6 c x d6 1 0. d5 !) 9. Fe3
dS 1 1 0. c5 F X f3 1 1 . F X f3
Cc4 1 2. Ff4 ! b6 ! , etc . , ou S .
. . . c6 6. CgS ! F x e2 (6 . . . . FfS
est plus risqué à cause de
b c d g h 7. e6 1 ? f x e6 8. g4 ! Fg6 9.
Fd3 ! ou 7 . . . . F x e6 ! 8. C x
Un exemple i ntéressant à e6 f x e6 9. Fg4 Cc7 1 0. 0-0
propos de ce que nous avons Cd7 1 1 . Te 1 , etc.) 7 . D X e2
déjà écrit sur l a métamor­ d x es 8. d x es e6 9. 0-0
phose des él éments de base Cd7 1 O. f4 et les Blancs con­
de l a stratégie dans l 'ouver­ servent un avantage d'es­
ture : dans cette défense, les pace.
N o i rs offrent de l 'espace pou r
gagner du temps ; leur action C) 1 . d6 2. d4 Cf6 3. Cc3
···

contre les pions bl ancs avan- g6 " la défense Pire ...


cés accélère souvent leu r dé­
veloppe ment, comme le mon- s
trent les variantes principa- 7

les :
6
1 ° 4. c4 Cb6 s. f4 d x es 6.
f x es Cc6 7 . Fe3 FfS 8. Cc3 s
e6 9. Cf3 et les Noirs sont
4
devant l a tâche de démo l i r le
centre blanc, ce q u ' i l s peu- 1
·

vent obte n i r par deux métho-


des : 9 . . . . Cb4 1 0. Tc 1 cS !
ce q u i amène entre autres l a
varia nte compl i quée suivante
conduisan t à l 'égal ité : 1 1 . a b c d e g h
- 1 38 -

Nous rencontrons ici u n 2° 4. Cf3 Fg7 S. Fe2 (S.


élément nouveau : u n e tacti ­ Fc4 n ' est p l u s actif q u ' e n
que d' attente dans l a lutte apparence : S . . . 0-0 6. 0-0
.

pou r le centre. Les Noirs dé­ Fg4 7. h3 F x f3 8. D X f3 Cc6


veloppent d'abord leur Fou 9. Fe3 Cd7 1 1 0. Tad 1 eS) S.
sur g7 et s'efforcent seu le­ . 0-0 6. 0-0 c6 7. h3 (ou
. .

ment après d'obte n i r du con­ 7. a4 Cbd7 8. Te 1 eS) 7 . . . .


tre-jeu au centre, soit par la Cbd7 ( 7 . . . . Dc7 est bon aussi)
po u ssée eS, soit par l 'attaque 8. eS Ce8 9. Ff4 Cb6 1 0. Dc 1
de l 'a i l e contre l e centre par FfS et les N o i rs ont u n jeu
cS. Nous nous l i m iterons u n e solide.
foi s encore à que lques va­ 3° 4. Fe2 Fg7 S. h4 ! ?
riantes caractéristiques : Cc6 ! 6. Fe3 eS 7 . dS Cd4 !
8. F x d4 e x d4 9. D x d4
1 ° 4. f4 Fg7 S. Cf3 0-0 0-0 su ivi de Te8 et, g râce
(après S. . . . cS 1 es Blancs à leu r fort Fou en g7, les
jouent soit 6. d X cS DaS ! 7. Noi rs ont une compensation
Fd3 D X cS 8. De2 0-0 9. Fe3 suffisante pou r l e P.
DaS 1 0. 0-0 Cc6 1 1 . h3 ! ,
soit aussi 6 . FbS + Fd7 7 . eS 4° 4. f3 Fg7 S. Fe3 c6 8.
Cg4 8. e6 ! F x bs 9. e x f7 + Dd2 bS ! suivi de DaS et Cbd7
Rd7 ! 1 0. C X bS DaS + 1 1 . et les Noirs asp i rent à un
Cc3 c x d4 1 2. C x d4 F X d4 ! co ntre-je u à l ' a i l e Dame pou r
1 3. D X d4 Cc6, etc.) 6. Fd3 jouer ensu ite eS à la pre­
(on joue en outre encore 6. mière occasion.
Fe2 cS 7. d x cs DaS 8 . 0-0 0) 1 . . .. g6 2. d4 Fg7, la
D x cS + 9. R h 1 Cc6 ou 6. Fe3 " défense Robatsch conduit
,.

Cc6 7. FbS ! ou 6. es d x es souvent à l a défense Pi re par


7. f x es CdS, etc.) 6 . . . . Ca6 1 ? i nterversion de coups. Les
(après 6. . . . Cc6 les Blancs Noi rs ont cepen dant souvent
ne j o u ent pas 7. dS Cb4 su ivi la possib i l ité de retarde r le
de c6, mais les coups plus développement du Cg8 pour
forts 7. eS ou 7. 0-0 Fg4 8. se montre r d'abord actifs à
Fe3) 7. eS Cg4 ! 8. h3 Ch6 l 'aile Dame, par cS, ou c6, bS,
9. g4 cS ! 1 O. Fe3 c X d4 1 1 . et pou r leur part, les Blancs
F X d4 Cb4 : un exemple typi­ peuvent jouer soit 3. c4 d6
que de l a façon dont on a 4. Cc3, ce qui conduit ordi­
l ' habitude de combattre le nairement à l a • défense Est­
centre blanc dans cette va­ I ndienne • , soit 3. c3 Cf6 6.
riante ! Fd3 suivi de 0--0 .
U N PSEUDO-GAMBIT

Nous q uittons mai ntenant les ouvertures amenées par 1 . e4


c'est-à-di re les jeux ouverts et semi-ouverts. Tous les débuts
commençant par u n autre premier coup blanc, sont dénommés
• Jeux fermés •·

Outre 1 . e4, le coup le plus ancien et l e plus naturel est 1 . d4.


Sa fonction est très semblable : la route du Fc 1 est ouverte et
par 1 . d4 le centre est également sol i dement occupé. Toutefois,
le caractère de l a position e n résu ltant est complètement dif­
férent. Documentons-nous en jouant des coups analogues à
ceux de l a partie Espagnole, le plus répandu de tous les jeux
ouverts : 1 . d4 d5 2. Cc3 Cf6 3. Fg5.

Les coups 2 . Cc3 et 3. Fg5


ne sont l iés ici à aucune
pression contre d5, q u i est
défendu une foi s de plus par
la Dame ! Les Noirs ont ici
u n jeu assez commode et un
g ra n d choix de bonnes conti­
nuations :
1 ° 3 . . h& 4. Fh4 (si 4. F x
. .

f6 e x f6 5. e4 d x e4 6 . C x e4
Fe7, les Noirs ont u n jeu
encore mei l l e u r que dans la
a b c d e g h variante d'échange de I'Espa-
- 1 40 -

gnole : i l s peuvent roquer ra­ d X e5 Cd7 et les Noirs pren­


pidement et occuper la co­ nent l ' avantage.
lonne e) 4 . . . . e6 S. e4 1 ? gS Après 1 . d4 d5 les Blancs
(S. . . Fb4 6. eS gS est aussi
. doivent donc uti l i ser des
très bon) 6. Fg3 C x e4 (peut­ moyens plus énergiques pou r
être 6 . . . . d X e4 7 . h4 Tg8 renforcer leu r i nfluence au
est-i l encore plus fort ?) 7 . centre. I l s jouent 2. c4 1.
C x e4 d x e4 8. h 4 Fd6 9 . F x
d6 c x d6 1 0. Dg4 g x h4 1 1 .
Dg7 Tf8 1 2. D X h6 DaS + 1 3.
c3 Cc6 1 4. De3 dS avec une
complète égal ité, Wade-Pach­
6
man 1 964.

2° 3. Cbd7 1 (actuelle­
4
••.

ment le plus popu l a i re) 4. Cf3


(après 4. f3 vient 4. . . . c6 S.
e4 d x e4 6. f X e4 DaS 7. Dd2
eS !) 4 . . . . h6 S. Fh4 (ou aussi
5. Ff4 a6 6. e3 e6 7 . Fd3 cS)
5 . . . e6 6. e3 Fe7 7. Fd3 cS !
.

et les Noirs sont u n peu a b c d e r g h


mieux.
En fait, le sens de ce coup
3° 3 • Ff5 4. f3 (4. F x f6
..• ne nécessite pas davantage
e X f6 S. e3 est plus tran­ d 'exp l i cations auprès du lec­
qu i l l e ; l es Noirs peuvent alors teu r attentif : il s'agit d'une
répondre soit 5 . . . c6 6. Fd3
. analogie avec le gambit Roi
Fe6 suivi de fS et Fd6, soit que nous connaissons déjà :
encore plus simplement 5. . . . i l s'agit ici aussi pou r les
Dd7 6 . Fd3 F x d3 7 . D X d3 Bla ncs, sur 2. ... d X c4 de .

f5) 4 . . . . c6 ! (4 . . . . Cbd7 est pouvQ i r dominer le centre,


moins bon à cat:Jse de S. C X éventuel lement de suite par
d5 !) S. Dd2 (5. e4 d X e4 6. F x 3. e4, et de pouvo i r opérer
f6 e x f6 7 . f x e4 Fg6 8. Cf3 u ltérieurement sur la colonne
Cd7 ne promet aucun avan­ c ouverte par c4. La diffé­
tage, et l a variante de gamb it rence consiste en ce que 2 . . . .
6. Fc4 Cbd7 7. Dd2 h6 est d X c4 n ' e st l i é à a u c u n e me­
contestable) 5. . . . Cbd7 6. n a ce pour le Roi blanc, ce q u i
e4 1 ? (ou 6. 0-0--0 h6 7. Fh4 n 'est p a s le cas d a n s l e gam-
e6 8. e4 1 ? d X e4 9. f x e4 F x 1bit Roi, et que les Blancs,
e4 1 0. Te 1 Fh7 , etc.) 6 . . . . d X en conséquence, peuvent se
e4 7. Df4 Da5 8. 0-0--0 e6 ! consacre r i mmédiatement à l a
9. F x f6 C X f6 1 0. f X e4 Fg6 récupération d u pion . C'est
1 1 . Fd3 Fb4 1 2. Cge2 e5 1 1 3. d ' a i l leurs ici un jeu d'enfant :
- 1 41 -

si les Blancs le dési rent, i l s tage m 1 m me après 4. Cf3 1


peuvent regagner i mmédiate­ e x d4 5. F x c4 Fb4 + (moins
ment le pion par 3. Da4 + ; bon serait 5. ... Cc6 6. 0-0
cette variante est habituel l e­ Fc5 à cause de 7 . Cg5 Ch6
ment jouée après l ' i nte rcala­ 8. C x f7 1 C x f7 9. F x f7 +
tion des coups 3. Cf3 Cf6 et R X f7 1 O. Dh5 + , exception­
maintenant 4. Da4 + . n e l lement cette attaque est
Ou les Blancs peuvent bonne dans ce cas précis, car
jouer 3. e3 et i l n 'est pas l es Blancs sont déjà bien dé­
question pou r les Noirs de veloppés) 6. Fd2 F X d2 + 7 .
défendre le Pc4, car après 3. Cb x d2 Cf6 ( 7 . . . . c 5 ne serait
... b5 ? suit 4. a4 ! et si main­ pas bon à cause de 8. Da4 + 1
tenant 4. ... c6 ? 5. a X b5 c X Cd7 9. b4 ! ) 8. e5 Cg4 9. h3
b5 ? 6. Df3 et l 'affa i re tourne Ch6 1 0. 0-0 0-0 1 1 . Cb3
à la catastrophe. Cette va­ Cc6 1 2. Cb x d4 C x d4 1 3.
riante était connue dès le D X d4 D X d4 1 4. C X d4, etc.,
XVI8 siècle et l 'ouverture 2. Pachman-Tringov 1 965.
c4 fut alors appelée gambit
.. Les Blancs n 'ont toutefois
de la Dame . Comme les pas à se presser outre me­
..

Blancs peuvent toujou rs faci­ sure pou r regagner c4, et


l ement récupérer leur pion , i l i l s peuvent tranquil lement se
n e s'agit pas d ' u n véritable permettre le coup préventif
gambit, mais p l utôt d ' u n 3. Cf3 1 (di rigé contre e5) et
pseudo-gambit ; l ' o n en reste seu lement après 3 • ••• Cf6 (3.
t o utefois à sa traditi onnel l e . . . a6 4. e3 b5 ne rend pas
dénom i n ation. davantage possible l a con­
La méthode que nous avons servation du pion du gam­
mention née 3. e3 a cependant bit ; il suit 5. a4 Fb7 ! 6.
son désavantage : les N o i rs b3 ! e6 7. b X c4 b x c4 8. F x
jouent 3 . . . . e5 ! et à p résent 4. c4 ou 6 . . . . c X b3 7 . a x b5
d X e5 sera it fa ible à cause de a x b5 8. F x b5 + . etc., 5 . . . .
4 . . . . D x d 1 + 5. R x d 1 Fe6 c6 ? n e sauve pas l e P non
suivi de Cc6 et 0-0-0 , et 4. plus : 6. b3 ! c x b3 7. a x b5
F X c4 ne conduit seulement c X b5 8. F X b5 + . Le coup 3.
qu'à une complète égal ité : 4. ... a6 est habituel lement uti­
... e x d4 5. e x d4 Fb4 + (5 . . . . l i sé avec l ' idée su ivante : 4 .
C f6 v a aussi , et s i 6 . Db3 e3 Fg4 5. F x c4 e6 6. Db3 F x
a lors 6. . . . De7 + 7. Ce2 f3 7 . g X f3 b5 8. Fe2 : l a
Db4 + ) 6. Cc3 Cf6 7. Cf3 va riante Alekhine) 4 . e3.
0-0 8. 0-0 Fg4, etc. (Voir diagramme ci-après}
Après 3. e4 également, les I l n 'y a ici q u ' u n seul essai
N o i rs peuvent mener la même à consi dérer pou r tenter de
action : 3 . . . . e5 ! et les Blancs soute n i r l e Pc4 u n moment
ne conservent ici q u ' u n avan- encore : 4. . . . Fe6. A p résent
- 1 42 -

cette position normale du


• gambit Dame accepté .. .

voici e n notation abrégée


deux parties complètes :
A. Geller-Hermlin, par cor­
respondance, 1 972 : 7. De2
bS 8. Fb3 Fb7 9. Td 1 (après
9. a4 les Noi rs conti nuent
également par 9. ... Cbd7 1 .
par exemple 1 O. a x b5 a X b5
1 1 . T x aa D x aa 1 2. Cc3 b4
1 3. Cb5 Da5 1 , etc.) 9. ...
a b c d e f g h Cbd7 1 0. Cc3 Db8 (on jouait
autrefois 1 0 . . . . Dc7 mais l 'on
5. Ca3 conduit à l a récupéra­ s'est aperçu que l a Dame était
tion immédiate du Pc4, mais quelque peu exposée après
par S . . . . cS 6. F x c4 F x c4 7. 1 1 . e4 ! c x d4 1 2. C x d4 ; 1 0.
C x c4 Cc6 ou 6. C x c4 Cc6 . .. Db6 est douteux à cause
les Noirs obtiennent de bonnes de 1 1 . a4 ! b4 1 2. a5 1 Dc7 1 3.
chances d'égal i sation. Cepen­ Ca4 D x as 1 4. Fd2 Dc7 1 5.
dant, après que les Noirs Tac 1 ; ici, va aussi 1 1 . e4,
a ient masqué leur P e par tandis qu'après 1 0. ... Fd6
Fe6, les Blancs peuvent jouer était fort 1 1 . e4 c X d4 1 2. T x
de façon beaucoup plus tran­ d4 ! ) 1 1 . dS ! (ici , 1 1 . e4 serait
chante : 5. Cc3 1 c6 (5. . . . cS moins bon à cause de 1 1 . . ..
6. Cg5 !) 6. a4 g6 7. e4 Ca6 c X d4 1 2. C X d4 Fd6 ou 1 2.
8. Cg5 Cc7 9. eS CdS 1 0 C X T X d4 FcS) 1 1 . . . C X dS 1 2.
.

e6 C x e6 1 1 . F X c4 Cec7 1 2. C X dS f X dS 1 3. f X dS e X dS
h4 ! avec u n jeu très supé­ 1 4. T X dS Fe7 1 S. e4 Cb&
ri eur, Pachman - Herink 1 9S8. (après 1 5 . . . . Db7 1 6. FgS 1
C'est P..<? U rquoi les Noirs F x gs 1 7. Tad 1 ! ou 1 6 . . . . Cb6
font m 1eux de ne plus se sou­ 1 7. Tad 1 les Blancs obtiennent
cier du Pc4 et de tenter de une attaque prometteuse) 1 6.
terminer leur développement. Th5 0-0 1 7. eS TeS ? Ouste
Le jeu peut se dérouler de la éta it 1 7 . . . . Dca ! après quoi
façon su ivante : 4. •.• e& S. les Blancs n'auraient conser­
F X c4 cS 6. 0-0 a& (pl u s e n vé q u ' u n m i n i m e avantage)
faveur q u e 6 . . . . Cc6, s u r quoi 1 8. e& l f6 ? perd rapi dement,
les Blancs jouent 7 . De2 1 et car l e P e6 va deve n i r trop
si 7 . . . . c x d4 8. Td 1 ). Par fort ; 1 8. . . . Ff6 ! offrait en­
leur dernier coup les N o i rs core des possibil ités défensi­
préparent bS suivi de Fb7. ves) 1 9. Ch4 (avec l a menace
Comme petit échantil lon des 20. T X h7 R X h7 2 1 . Dh5 +
possibil ités contenues dans Rg8 22. Cg6) 1 9. ... Dd& 20.
- 1 43 -

Cf5 Dc7 32. T X h7 1 aban­ nous avons vu que, sur u n


donne. j e u précis, l e s N o i rs peuvent
Portisch-Radulov, Nice 1 974 : pa rfa itement se défendre . Le
7. a4 Cc6 8. De2 Dc7. O n a , refus du gambit est néa n ­
en outre, essayé i c i deux au­ m o i n s plus e n faveu r. Seuls
tres su ites : 8 . . . . Fe7 9. d x cs deux coups entrent en l i gne
Ce4 ! 1 O. Cd4 C X c5 1 1 . C x de compte : 2 . ... e6 et 2. . . .
c6 b x c6, o u 8 . . . . c x d4 9. c6, que nous a l lons éclaire r
Td 1 Fe7 1 6 . e x d4 0-0 1 1 . p a r deux parties. Avant tout,
FgS Cd5 1 2. F x e7 Cc x e7 parm i les débutants, le coup
1 3. Ce5 Fd7 1 4. Cd2 Fc6 1 S. 2. ... Cf6 est très popu l a i re,
Ce4 et les Blancs n 'ont mais i l est pourtant moins
q u ' u n avantage m i n i me) 9. bon , car les N o i rs abandon­
Cc3 Fd6 1 ? (on jouait aupa­ nent leur position au centre.
ravant 9. Fe7 1 0. Td 1 0-0 La su ite est assez i ntéres­
. . .
. sante : 3. c X d5 C X d5 (3 . . . .
1 1 . b3 Fd7 1 2. Fb2 Tfd8 1 et
les Noirs ont ici aussi des D x d S 4. Cc3) 4 . Cf3 ! (les
perspectives d'égaliser) 1 0. Bla ncs ne doivent pas se
Td1 0-0 1 1 . h3 b6 ? (après presser d'occuper l e centre :
ce coup, les Noi rs tombent en si 4. e4 ? Cf6 5. Cc3 les
désavantage ; juste était ici N o i rs jouent S . . . . eS ! et ont
aussi Fd7 su ivi de TadS) 1 2. un excel lent jeu après 6. d X
d5 e X d5 1 3. F X d5 Fb7 1 4. eS D X d 1 7. R X d 1 Cg4 ou
e4 Tae8 1 5. Fg5 Cd4 ? ( 1 5 . . . . 7 . C X d 1 C x e4. Sur S. Fd3
Fe7 1 6. e S FdS était mei l l e u r) suit a u ssi S . . . . e5 ! 6. d x eS
1 6. C X d4 C X d5 1 7. C X d5 Cg4 7. Cf3 Cc6, etc.) 4. ...
F X d5 1 8. Cf5 ! . T X e4 1 9. Dh5 Ff5 5. Db3 ! Cc6 6. Cbd2
(après cet assaut la partie est (mais pas 6. D X b7 à cause
perdue d ' u n e façon tout à fa it de 6. . . . Cb4 : une tou rn u re
i n attendue : 1 9. . . . g6 20. q u i doit souvent être envisa­
Ff6 1 ! g X h5 2 1 . Ch6 mat ou gée dans le gambit Dame 1)
1 9 . . . . TeS 20. Ff6 !) 1 9 . ... Tfe8 6 . ... Cb6 7. e4 Fg6 8. d5 et
20. C X g7 ! ! T8e5 (20 . . . . R X les Blancs ont un fort centre
c 7 2 1 Dh6 + RgS 22. Ff6 Ff8 ce q u i leu r assu re u n clai �
23. Dg5 + ) 21 . f4 T X f4 22 avantage
CeS ! Dc6 (22. . . . T x eS 23. Les conti n uations suivan­
F X f4) 23. C X d6 f6 24. Te1 ! tes des Noirs sont moins po­
abandonne (24. . . . D x d6 25. p u l a i res :
F X f4 ; 24 . . . . T X g5 25. TeS + 1 o 2 . ... Cc6 (défense Tchi­
Rg7 26. Te7 + RfS 27. Tf7 + ; gorine) 3. Cc3 Cf6 (3 . . . . d x
24 . . . . Td4 2S. T x es f x es 26. c4 4. Cf3 ! Fg4 S. d5 F X f3
CfS, etc.). 6. e x f3 CeS 7. Ff4 Cd3 + S.
En dépit de la débâcle F X d3 c X d3 9. 0-0 ! Cf6 1 0.
noire dans ces deux parties, Db3 ! , etc.) 4. Cf3 FfS (ou 4.
- 1 44 -

. . . Fg4 s. c x ds C x ds 6. e4 7. Ca3 ou 6. Fd2 eS 7. Cc3,


F x f3 7. g X f3 Cb6 8. dS Cb8 etc.) 4 . . . . C x e4 s. d x cs !
9. Ff4 c6 1 0. Db3) s. c x ds C x cs 6. Cf3 e6 7. Cc3 e x dS
C X dS 6. Db3 e6 7 . FgS Dd7 8. D X dS Cc6 9. D X d8 + C x
8. e4 1 C x c3 9. e x fs Cds d8 1 0. CdS Cde6 1 1 . Fe3 et
1 O. 0-0-0 et les Blancs sont les Blancs sont m ieux, Don­
nettement m ieux. ner - O'Kelly 1 96S.
2° 2. ... eS 1 ? (contre-gam­
bit Albin) (comparez avec le PARTIE N° 1 7
contre-gambit Fa l kbeer : 1 . e4
eS 2. f4 dS !) 3. d x es d4 4. Blancs : Noirs :
Cf3 (il faut fai re attention ici FISCHER SPASSKY
à la faute sérieuse : 4. e3 ? (Match pou r l e Championnat
Fb4 + s. Fd2 d x e3 ! 6. F x du Monde, Reykjavik 1 972)
b4 ? ? e x f2 + 7 . Re2 f x
g 1 C + ! 8. T X g 1 Fg4 + et 1 . d2-d4 d7-dS
gag ne) 4 . . . . Cc6 S. a3 (les 2. c2-c4 e7-e6
coups S. Cbd2, S. g3 et S. Ff4 3. Cb1 -c3 Cg8-f6
sont bons aussi , mais pas 5.
e3 ? à cause de Fg4) S . . . . Fg4 Ces deux coups sont pa�
6. Cbd2 De7 7. h3 F X f3 8. fa itement compréhensibles :
C X f3 0--0-0 9. Dd3 h6 1 0. les Bl ancs renforcent l a pres­
g3 g6 1 1 . Fg2 Fg7 1 2. 0-0 sion contre dS, les N o i rs sur­
C x es 1 3. C x es F x es 1 4. protègent cette i m portante
b4 ! . C'est ainsi que se dé­ case stratégi que. Le coup Cf6
rou l a la partie Lasker - Ale­ n 'est pou rtant pas la seule
khi ne, Saint-Pétersbourg 1 914. suite possi ble :
Une fois de plus les Blancs 1 o 3. ... cS (la "' défense
n 'ont pas défendu le pion du Ta rrasch ,. qui mène à u n jeu
gambit et, après sa restitu­ a n i m é et revient à la mode
tion, i ls ont obtenu u n avan­ ces derniers temps) 4. c X dS
tage . positionne!. Prometteu r (la variante symétrique : 4.
est cependant aussi 4. e4 Cc6 Cf3 Cc6 S. e3 Cf6, etc . , con­
s. f4 gS ! 6. fS ! C x es 7 . Cf3 duit à u n jeu très tranqu i l le)
et, après l a récupération du 4 . . . e x dS (la su ite de gam­
.

P, l 'ai le Roi noir est sérieuse­ bit 4 . . . . c x cf4 n'est pas tenue
ment affaibl ie. pou r plei nement satisfa i sante
3° 2 ... cS ! ? 3. c X dS Cf6 !
. à cause de S. D X d4 Cc6 6.
(3 . . . . D x ds 4. Cf3 c x d4 s. Dd1 e x ds 7 . D x ds Fe6 ! 8.
Cc3 ! Dd8 6. D X d4 D X d4 7 . D X d8 + T x · d8 9. e3 Cb4 1 0.
C X d4 laisse à l ' attaquant u ne FbS + Re7 1 1 . Rf1 ! ou aussi
g rosse avance de développe­ de s. Da4 + Fd7 6. D x d4 e x
ment) 4. e4 ! (ou 4. d x cs D x dS 7. D X dS Cf6 8. D d 1 ! Cc6
dS S. D x ds C x dS 6. e4 Cb4 9. e3 Db6 1 O. Cf3 0-0-0 1 1 .
- 1 45 -

Fd2 1 D X b2 1 2. Tb 1 Da3 1 3. 1 2. Cc5 F x cs 1 3. F x c5 TeS


Fc4 1) S. Cf3 ! (après S. d X cS suivi de Fe4 et les Noirs éga­
suit S . . . . Cf6 ! 6. Fe3 Cc6 7 . l i sent.
Cf3 DaS 8 . C d 2 Cg4 1 avec
un bon contre-jeu pou r le P, 2o 3. ... Fe7 con duit sou-
et si s. e4 ! ? l a suite s. . . . vent par i nterversion de
coups à l a variante principale ;
d X e4 6. dS Cf6 7. FgS Fe7 a.
FbS + Af8 1 est favorable aux deux bifu rcations possi bles
Noirs) s . . . . Cc6 1 (S . . . . Cf6 ? sont 4. Cf3 Cf6 S. Ff4 après
quoi les Noirs peuvent conti­
6. FgS 1 Fe6 7 . F x f6 0 X f6
nuer activement par s . . . . cS ! ,
a. e4 1 d x e4 9. FbS + ) 6. g3 1
par exemple 6. d X cS Ca6 !
Cf6 (une autre possibil ité est
la " variante Suédoise ,. . 6 ou 4. c X dS e X dS S. Ff4 c6
6. e3 FfS 7. g4 ! ? Fe6 8. h3
. . . c4 7. Fg2 Fb4 8. 0-0 C g e 7
Cf6 9. Cf3 avec u n jeu aigu.
9. a3 FaS 1 o. e4 0-0 1 1 1 . e X
dS C x ds 1 2. C x ds D x ds . 3° 3. ... c6 4. Cf3 (4. e4
1 3. CeS [ou 1 3. CgS D x d4 est contestable : 4. . . . d x e4
1 4. Dc2 Dd3 1 S. Da4 Fb6 1 6. S. C x e4 Fb4 + 6. Fd2 !
Fe4] 1 3 . . . . DbS 1 4. a4 Da6 D x d4 7. F X b4 D X e4 + 8.
1 S. C X c6 b X c6 1 6. DhS et Fe2 et mai ntenant non pas 8.
les Bl ancs sont u n peu mieux) . . . D X g2 ? à cause de 9.
7. Fg2 Fe7 8. 0-0 0-0 9. d X Dd6 1 suivi de 0-0-0, mais
cS (l'autre possi b i l ité souvent soit 8 . ... Ca6, soit 8 . ... cS 9.
jouée est 9. FgS, contre la- F x cs D X g2 ! 1 0. Dd6 Cd7
quelle Spassky a élaboré le 1 1 . �0 Dc6) 4 . . . . Cf6 (l à
système su ivant : 9 . . . . c x d4 variante " Note boom ,. est
1 0. C X d4 TeS ! . Les N o i rs risquée : 4 . . . . d x c4 S. a4 Fb4
ont un P isolé en dS, mais 6. e3 bS 7. Fd2 aS 1 8. a X bS
un bon jeu de pièces. Peut- F X c3 9. b X c3 ! c X bS 1 O.
être le plus fort est- ï'l le tran- D b 1 ! Fa6 1 1 . Fe2 suivi de
qu i l l e développement 9. b3 ! 0-0 et e4) et su rvient à pré­
Ce4 1 0. Fb2 Ff6 1 1 . Ca4 ! et sent la position de basP. de
mai ntenant 1 1 . . . . bS ? ne va la défense " Dem i -Slave ,.
pas à cause de 1 2. C x cS ! dont i l sera encore question
C x cs J 3. Tc 1 ! ou mieux 1 0. u l térieu rement.
... Fe6 suivi de Tc8) 9 . . . F X
. (VO'fr diagra m m e ci-après}
cS (l e gambit 9. . . d4 ! ? est
.
4. Fc1 -g5
à double tranchant : 1 O.
Ca4 FfS 1 1 . Ff4 Fe4 ! 1 2. Tc 1 A cette place, on joue
DdS 1 3. Db3 ! ) 1 0. Ca4 Fe7 fréquemment l a " variante
1 1 . Fe3 (les Blancs veulent d'échange ,. 4. c x d5 e x dS
contrôler �vec leurs pièces S. FgS Fe7 6. e3 c6 7. Fd3
les poi nts ;mportants d4 et 0-0 8. Dc2 Cbd7.
cS) 1 1 . . . . Ce4 1 2. Tc 1 DaS 1 3. Les Blancs d isposent ici de
Cd4 Fd7 1 ou a ussi 1 1 . . . . Ff5. plusieurs plans :
- 1 46 -

chances : S . ... Cc6 9. Fc4 b5 1 1 0.


Fd3 Fb4 + 1 1 . Fd2 F X d2 + 1 2. D X
d 2 a6 et les Noirs peuvent atteindre
une position égale par o-o et Fb7.
Dans le même match oil notre par­
tie fut jouée, Il suivit 1 3. a4 o-o 1
1 4. Dc3 Fb7 1 , etc.
2o 8. e3 Cc6 7. Fc4 c x d4 s. e x
d4 Fe7 9. o--o o-o 1 0. Te1 C x c3
(ou 1 0. .. a6 1 1 . a3 C X c3 1 2. b X c3
b5 1 3. Fd3 Fb7) 1 1 . b X c3 b6 1 2.
Fd3 Fb7 1 3. Dc2 g6 1 4. Fh6 TeS
ou 7. Fd3 Fe7 1 S. o-o 0-0 9.
Te1 b"6 1, etc.
a b c d e g h
4. . . . . . . Ff8-e7
1 o 9. Cge2 suivi de 1 0 o-o et
Les Blancs menaçaient déjà
.

f3, préparant e4.


de forcer l 'affaiblissement de
2o 9. Cge2 ou 9. Cf3 suivi de
la position noire par 5. F x f6
o-o-o avec l'Intention d'attaquer
à l'alle Roi.
(g x f6). Le coup 4. ... c5 1 ?
conduit ici, après 5. c X d5, à
3o 9. Cf3 TeS 1 O. o--o Cfa (atten­
de g randes complications mais
tion à deux fautes possibles : 1 O. . ..
Ce4 ? 1 1 . F X e4 1 F X gS 1 2. F X h7 +
plutôt favorables aux Blancs.
ou 1 0 . ... h6 1 1 . Ff4 1 Chs ? 1 2. e x 1o 5. .. Db& 6. d X e6 c x d4 1 7.
.

d5 1 gagnant également u n P. car e X f7 + R X f7 S. Ca4 Da5 + 9. Fd2


1 2. ... c x d5 perdrait la Dame après Fb4 1 0. Db3 + CdS 1 1 . F x b4 D X
1 3. Fc7 1) 1 1 . Tab1 1 Ce4 1 2. F x e7 b4 + 1 2. D X b4 C X b4 1 3. Td1 1 et
D x e7 1 3. b4 1 ou immédiatement 1 1 . selon des analyses de H. Platz les
F x f8 F X f6 1 2. b4 1 par quoi les Blancs ont l 'avantage.
Blancs engagent l 'attaque de mino­

2o 5. c X d4 6. D X d4 Fe7 1 7.
rité que nous étudierons de plus
..

près dans le volume 2. e4 1 Cc6 8. Dd2 1 C X e4 1 ? 9. C X


e4 e X dS 1 0. F X e7 D X e7 1 1 . D X dS
Le développement 4. Cf3 o-o (1 1 . ... f5 1 2. Fb5 1 D X e4 +
est moins précis que le coup 1 3. D X e4 f X e4 1 4. Tc1 Fd7 1 5.
Ce2 conduit à une. finale défavora­
du texte, car les Noirs, outre ble : le Pe4 est faible) 1 2. f3 Cb4
le coup de développement 1 3. Dc4 1 FeB 1 4. Dc5 1 D x cs 1 5.
natu rel 4. . . . Fe7, peuvent C x cs Cc2 + 1 6. Rd2 C x a1 1 7.
aussi entreprendre une con­ C x eB f X e6 1 S. Fd3 et, selon une
tre-action au centre : 4. . . . analyse de Kortchnoy, les Blancs
c S 5 . c x d5 C x d5 et mainte­ doivent gagner, par exe11Jple : 1 8.
nant : ... TfdS 1 9. Ce2 T X d3 + 20. R X d3
TdS + 21 . Rc3 Tc8 + 22. Rd2 Td8 +
1 0 8. e4 C x c3 7. b X c3 c x d4 S. 23. Rc1 , etc.
c x d4. Les Blancs ont un fort cen­
tre, mais la variante mise en pra­ Le coup 4. . Cbd7 tend ici
..

tique par Fischer semble égal iser les u n piège intéressant : 5. c X


- 1 47 -

d5 e x d5 6. C X d5 ? ? (les Introduit l e système mo­


Blancs doivent natu rel lement derne joué actuel lement. La
conti nuer ici par 6. e3 Fe7 ou construction auparavant très
c6 : voi r l a vari ante d'échan­ usuel le (le " système Ortho­
ge 1) 6 . . . . C x d5 1 7 . F x d8 doxe •) survient après les
Fb4 + 8. Dd2 F X d2 + 9. R X coups 6. ... Cbd7 7. Tc 1
d2 R x d8 avec gain de pièce. (aprè·s 7. Dc2 les Noirs doi­
Après S. e3, outre le coup de vent jouer 7 . . . . c5, sur quoi
développement normal 5. .. . les Blancs ont le choix entre
Fe7, les Noi rs disposent de l a suite su raiguê 8. � 1 ?
deux possi bil ités ayant une et l a simplification 8. c x d5
significatio n particu lière : C X d5 9. F X e7 D X e7 1 0. d X
1 o S. ... c8 6. Cf3 DaS (la variante c5 C X c5). Voici deux varian­
• Cambridge-Springs ) 7. c X dS I

tes principales de cette posi­
(plus fort que 7. Cd2 d X c4 1 8. F X tion souvent analysée qui
f6 C X f6 9 . C X c4 Dc7 1 0. Tel Fe7 : domina l a scène échiquéenne
les Blancs ont un avantage d'espa­ des années trente et que l'on
ce, et en échange les Noirs possè­ ne rencontre aujourd'hui plus
dent la paire de Fous) 7 . ... C X dS que rarement :
(ou 7 . ... e x ds 8. Fd3 Ce4 9. 0-0 1
et si 9. . .. C X c3 1 0. b x c3 D x c3 1 ° 7. ... c6 8. Fd3 d x c4 9".
les Blancs obtiennent un net avan­ F X c4 CdS (la manœuvre de
tage par 1 1 . e4 1 d X e4 1 2. Te1 1 fS dégagement de Capablanca)
1 3. Tc1 Da3 1 4. Ch4) 8. Dd2 C7b6 1 ? 1 0. F x e7 D x e7 1 1 . 0-0 (ou
(ou 8. . . . Fb4 9 . Tcf 0-0 1 0. e4 1 1 . Ce4 C5f6 1 2. Cg3 e5, etc.)
C x c3 1 1 . b X c3 Fa3 1 2. Tb1 ) 9.
1 1 . . . . C x c3 1 2. T x c3 e5.
Fd3 1 (9. e4 ? C x c3 1 0. b X c3 Ca4
1 1 , Tc1 C X c3 1) 9 . ... C x c3 1 0.
Le m ieux est maintenant 1 3.
b X c3 CdS 1 1 . 0-0 1 D X c3 1 2. De2 Dc2 1 . Par exemple : 1 3 . . . . e4
Fd6 1 3. Tac1 DaS 1 4. Fb1 1 et selon 1 4. Cd2 Cf6 1 5. Tc1 Rh8 1
une analyse de Stahlberg, les Blancs (pour pouvoir répondre à 1 6.
ont d'excellentes chances d'attaque. Fb3 par 1 6 . . . . Fe6 ! } 1 6. b4 1
2o s. ... Fb4 (variante • Manhat ­
D X b4 1 7. C x e4 C x e4 1 8.
tan ) 6. c x dS e x ds 7. Fd3 cS 8.

D x e4 ou 1 3 . . . . e x d4 1 4. e x
Ce2 1 et les Blancs sont m ieux. Cette d4 Cb6 1 5. Te3 ! suivi de 1 6.
construction est un peu plus accep­ Fb3 et, dans les deux cas, les
table pour les Noirs quand les Blancs ont un petit avantage.
Blancs ont joué S. Cf3 et après I l est i ntéressant de comparer
5. . .. Fb4 répondu 6. e3 : 6. la deuxième position avec no­
... cS 7. c X dS e x ds 8. Fd3 DaS 9.
tre partie n° 2. Dans les deux
0-0 1 c4 1 0. Fc2 F x c3 1 1 . b X c3
Ce4 1 et à présent les Noirs égali­
oas, les Blancs ont un P i solé
sent : 1 2. De1 D x c3 1 3. F x e4 d4, mais, en échange, i l s
D X e1 14. Tf X e1 d X e4 1 S. Cd2 h6 contrôlent l a colonne e.
1 6. Ff4 f5 1 7. C x c4 Cf6, etc. 2° 7 . .. . a6. Voici à ce
s. e2-e3 o-o p ropos, en abrégé, l a partie
6. Cg1-f3 h7-h6 Hort - Portisch 1 973 : 8. cS
- 1 48 -

(le passage dans l a variante I l y a encore ici deux pos­


d'échange par 8. c X dS est s i b i l ités i m portantes par les­
souvent adopté. 8. Fd3 sera it quel les les Noirs peuvent
plus faible i c i , car les Noirs soulager leur position : 7 . ...
peuvent conti nuer par 8. . . . Ce4 (la " variante Las ker ,. )
d X c4 9 . F x c4 bS ! 1 0. Fd3 8. F x e7 D x e7 et mai nte­
Fb7 suivi de cS) 8. ... c6 9. nant :
Fd3 b6 1 0. c X b6 D X b6 1 1 .
1 0 e. · c x e4 (?) d x e4 1 0. Cd2 f5
C-0 ! D X b2 1 2. Ca4 Db7 1 3. 1 1 . Tc1 Cd7 1 2. Dc2 c6 1 3. cS e5 1
CeS c5 1 4. C X d7 F x d7 1 5. est pour les Noirs pleinement satis­
C X c5 f X c5 1 6. F X f6 ! g X f6 fa isant.
1 7. Dg4 + Rh8 1 8. Dh4 f5 1 9. 2o 9. Tet c6 1 0. Fd3 C x c3 1 1 .
Df6 + Rg8 20. Dg5 + Rh8 21 . T X c3 d X c4 1 2. F x c4 Cd7 1 3. 0--0
Df6 + Rg8 22. d X c5 Fc6 23. eS conduit à une position dans la­
Dg5 + Rh8 24. Df6 + (de quel le, en comparaison avec le
telles répétitions de coups • système Orthodoxe •,les Noirs ont
sont fréquemment uti l i sées en plus le coup h6, ce qui peut
pour gagner du temps avant prendre une signification particulière.
le contrôle de l a pendule 1) 3° 9. Dc2 c6 10 Fd3 (1 0 C X e4
24. ... Rg8 25. Tb1 Dc7 26. d X e4 1 1 . D X e4 Db4 + 1 2. Cd2 D X
Tb4 1 Ta7 ? ? (i l fal l a i t jouer b2) 1 0 . . . . C x c3 1 1 . D x c3 d X c4
ici 26. . . . Dd8 ! ) et mai ntenant 1 2. F x c4 b6 1 3. o-o Cd7 1 4. e4
les Blancs pouvaient gagner Fb7 1 5. Tfe 1 c5 1 1 6. d5 e x d5 1 7.
e x d5 Df6 1 conduit également à
i mmédiatement par u n e com­
l 'égal ité.
binaison qui ne surviendra
dans la partie que q uatre 40 9. c x d5 C X c3 1 0. b x c3 e x
coups plus tard : 27. Tg4 + ! 1 d5 1 1 . Db3 1 est encore l e plus
désagréable pour les Noire. Récem­
f X g4 28. Dg5 + Rh8 29. Dh6
ment on a découvert la solide cons­
et les Noi rs se font m ater en truction su ivante : 1 1 . ... c6 1 2. c4
f8 ou en h7. Fe6 1 1 3. Fe2 Cd7 1 et les Noirs
égalisent : 1 4. D X b7 ne serait pas
7. Fg5-h4 très bon à cause de 14 . . . Tfb8 suivi
.

On joue aussi 7. F X f6, mais de Db4 + et d X c4.


après 7 . . . . F x f6 les Blancs
8. c4 X d5
doivent compter avec cS, par
exemple : 8. Dc2 cS 1 9. d X cS Naguère encore cet échan­
DaS 1 O. Fe2 d X c4 1 1 . 0-0 ge était consi déré comme la
F x c3 1 2. D x c3 D x c3 1 3. suite l a plus prometteuse ;
b X c3 Cd7, etc. La suite l a aujourd ' h u i on l a tient pour
p l u s popu l a i re est 8. Tc 1 c6 trop paisible et ne promet­
9. Fd3 Cd7 1 0 0-0 d x c4 1 1 .
. tant aucun avantage. D'autres
F x c4 eS 1 2. Ce4 e X d4 1 3. coups ont également été ex­
C X f6 + C X f6 1 avec égal ité. péri mentés :
7. . . . . . . b7-b6 1 ° 8. Dc2 Fb7 9. F x f6 F x
- 1 49 -

f6 1 0. c x dS e x ds 1 1 . � Da4 aS 1 6. Fd3 Tc8 1 7. e4


� cS ! 1 2. d X cS F x c3 ! 1 3 . DdB 1 8. e x ds ! c x ds 1 9.
D X c3 Cd7 mène à l 'égal ité C X dS ! Cd7 ( 1 9 . . . . F x dS 20.
( 1 4. c6 F x c6 ! ) . T x ca D x ca 2 1 . TeS + ) 20.
2 ° 8 . Fd3 Fb7 e t voici l a Fc4 Cf8 21 . C X f6 + D X f6
p a rt i e Polougaievsky - Saidy 22. CeS DgS 23. Dd1 bS 24.
1 972 : 9. F X f6 ! (après 9. � F x e6 C X e6 2S. Cc6 Cf4 26.
Cbd7 1 0. De2 Ce4 ! les N o i rs Df3 et les B lancs gagnèrent.
éga l i sent) 9. ... F X f6 1 0. e X 8. . . . . . . Cf6 X dS J.
dS e x ds 1 1 . 0-0 Cd7 1 2.
D b3 ! (empêche cS) 1 2 . ... c6
Cette construction i ntro­
du ite par le coup 7. . . . b6
1 3. Tad 1 Te8 1 4. Fb1 Db8 ?
s'appe l l e " varia nte Tartaco­
(le début d'une manœuvre
erronée ; juste était Fe7 suivi ver ,. . En son temps, le Grand
de Cf6 pou r agir contre e3- Maitre Ta rtacover reprenait
e4) 1 S. Tfe1 Fe7 1 6. a3 Fd6 ? pourtant du pion en dS, ce
( 1 6. . . . Cf6 ! était toujours qui mène à u n jeu diffi c i l e .
possi ble) 1 7. e4 d X e4 1 8. Après l 'échange d'une pai re
C x e4 Te7 1 9. Fa2 ! (menace de pièces légères, par contre ,
entre autres 20. Cf6 + C x f6 le jeu t e n d vers la n u l l ité.
2 1 . T x e7 F x e7 22. D x f7 + ) 9. Fh4 X e7 Dd8 X e7
1 9. ... Dc7 20. CegS ! Cf6 21 . 1 0. Cc3 X dS
T X e7 D X e7 22 . . D X f7 + Rh8 1 0. Tc 1 Fb7 1 1 . C x ds F x
23. CeS ! abandonne. dS ! est très commode pou r
3° 8. Fe2 avec en exemple les N o i rs.
l a partie Kortchnoy - Cuellar
10 . . . . . . . e6 X dS
1 973 : 8. ... Fb7 9. F X f6 F X f6
1 1 . Ta1 -c1
1 0. c x ds e x ds 1 1 . �
De7 ? (la Dame n 'est pas bien Une possib i l ité importante
e n cet endroit. La suite est 1 1 . Fd3 Fe6 (i l faut men­
exacte fut . jouée dans la par­ ti onner ici que, dans des dis­
tie Kortchnoy-Hübner 1 974 : positions semblables, l 'échan­
1 1 . . . . Cd7 1 1 2. Db3 c6 1 3. ge des Dames par 1 1 . . . .
Tad 1 Fe7 ! 1 4. Tfe 1 Cf6 avec Db4 + 1 2. Dd2 D X d2 + 1 3.
jeu égal) 1 2. D b3 c6 (ou 1 2 R X d2 est toujours défavora­
. . . Td8 1 3. Tad 1 cS 1 4. d x cs ble pou r les Noirs, car leur
F x c3 1 S. D x c3 b x cs 1 6. pion c est a rriéré) 1 2. �
Tc1 Cd7 1 7. Tc2 Tab8 1 8. b3 cS 1 3. d x cs b x cs 1 4. e4
De6 1 9. Td 1 Db6 20. Ce1 ! Tfd8 ! (plus fort que 1 4. . . . d4
Tbc8 2 1 . Fg4, et dans la partie 1 S. Cd2 suivi de f4) 1 S. e X dS
Kortchnoy - Geller 1 97 1 les F x dS avec égal ité.
Noi rs eurent du souci avec
11. . ... Fc8--e6
l e u rs pions fai bles cS et dS)
. .

1 3. Tfe1 Fc8 1 4. Tac1 Fe6 1 S. Après que les Noirs a ient


- 1 50 -

dû reprendre en d5 avec le 20 17 . Ca6 1 1 8. F x a6 (1 8. Dc6


. ..

P, l e Fou est plus actif en e6 D X c6 1 9. F X c6 Tb8 ! et si 20. b3 ?


TeS !) 1 8. . . . D x a6 est beaucoup
qu'en b7. Après 1 1 . . Fb7 l a
plu s fo rt ; à présent, ce sont même
..

suite pourrait être : 1 2. Fe2


les Blancs qui doivent lutter pour
c5 1 3. d x c5 b X c5 1 4. 0-0 l 'égal ité, par exemple 1 9. Da3 D x a3
Cd7 1 5. b4 ! c4 ( 1 5 . . . . c x b4 20. b X a 3 Tb8 s u ivi de Tb2.
1 6. Tc7) 1 6. Cd4 et les Blancs
sont mieux (Trifunovic Pire - 1 5. d4 X c5 b6 X c5
1 947). 1 6. 0--0 ! Ta8-a7
1 2. Dd1-a4 Ce déclouage coûte t rop
Le sens de ce coup va de temps, mais après 1 6. . . .
nous deveni r clair : remar­ Db7 1 7 . Fa4 ! l e s Noi rs n e se
quons que 1 2. Db3 remplit l a sont pas non plus l ibérés de
même tâche ! leurs soucis : le développe­
ment du Cava l i e r coûte en­
12 . c7-c5 core le coup p réparato i re a5.
1 3. Da4-a3 !
1 7. Fb5-e2 Cb8-d7
Le Pc5 est cloué et atta-
qué ! 1 7 . . . . aS est peut-être meil­
leur ici aussi , car su rvient
1 3. Tf8-c8 mai ntenant u n nouveau cloua­
1 4. Ff1-b5 ge d u Pc5 !
On jouait auparavant 1 4.
Fe2. La suite d 'égal i sation est 1 8. Cf3-d4 !
a lors 1 4 . . . . Cd7 1 5. 0-0 Df8
ou même 1 5. . . . Rf8 ! Les �
Noirs menacent c4 et après
1 6. d x c5 b x c5 l es pions 7

• pendants sont ici faciles


• �

à défendre.
1 4. . . . . . . a7-a6 ?
I l est remarquable que ce
3
coup si naturel soit déjà une
faute sérieuse. Les N o i rs de­
vaient jouer 1 4. Db7 ! et
•..

après 1 5. d x cs b X c5 1 6. T x
c5 T x c5 1 7. D x cs i l s dispo­ a b c d e g h
sent même de deux possi bi ­

l ités :
Une excel lente manœuvre :
1 ° 1 7 . . a6 1 8. Fe2 D x b2 1 9.
. . si mai ntenant 1 8 . . . . Cf6 suit
Cd4 Db1 + 20. Fd1 Db7 suffit en­ 1 9. Cb3 c4 20. D x e7 T X e7
core pour l'égalité. 2 1 . Cd4 et le Cavalier atteint
- 1 51 -

une position idéale ou 1 9. . . . Afi n de pouvoir répondre


C d 7 ( 1 9. . . Ce4 20. f3) 20.
. 28. . . Cg5 à 28. Tf7 ? .
.

Tfd l , etc.
28. Tc1 -f1 De7-d8
18 . . . . . . . De7-f8 29. Dh3-g3 Ta7-e7
1 9. Cd4 X e6 f7 X e6 30. h2-h4 Tb8-b7
2!1. e3-e4 ! d5-d4(?) 31 . e5-e6 Tb7-c7
32. Dg3-e5 Dd8-e8
Les B lancs obti en nent a i nsi
l a poss i b i l ité d ' i nsta l ler de La position noire est déjà
façon déci sive leur Fou su r l a tota lement sans espoi r. Les
d iagona l e a2-g8. 20. . . . d X B l ancs peuvent tranq u i l lement
e4 ne serait pas bon non p répa rer le coup décisif .
plus : 2 1 . Fc4 Df7 22. Db3 33. a2-a4 ! De8-d8
TeS 23. Tcd 1 suivi de Td6, 34. Tf1 -f2 Dd8-e8
mais 20 . . . . Cf6 2 1 . eS Cd7 ou 35. Tf2-f3 De8-d8
même l 'échange des Dames 36. Fc4-d3 Dd8-e8
20. ... c4 a u ra it perm i s une 37. De5-e4
résistance plus opi n i âtre.
Avec la menace 38. Tf8 + !
21 . f2-f4 ! C X fB 39. T X f8 + D X f8 40.
Dh7 mat.
Menace 22. Fc4 su ivi de 23.
f5. 37. Ch7-f6
38. Tf5 X f6 ! g7 X f6
21 . . . . . . . Dd8-e7 39. Tf3 X f6 Rh8-g8
22. e4-e5 ! 40. Fd3-c4 Rg8-h8
41 . De4-f4 abandonne.
Donne appa remment a u Ca­
val ier noir la case d5, m a i s I l nous faut avouer à pré­
après 2 2 . . . . C b 6 suivra it 23. sent que nous avons quelque
D b3 ! Cd5 24. f5 ! . peu trompé l e l ecteu r. L'ordre
des coups réels dans l'ouver­
22. . . . . . . Tc8-b8 ture de cette partie était 1 . c4
e6 2. Cf3 d5 3. d4 Cf6 4. Cc3
Selon les ci rconstances, l a Fe7 5. Fg5 0-0 6. e3, etc.
menace était a u ssi 23. b4. De tel les transpositions d'une
23. Fe2-c4 Rg8-h8
ouverture dans l ' autre sont
très fréquentes dans les jeux
A p résent 23 . . . . Cb6 coûte­ fermés. La position survenant
rait déjà un P après 24. Db3 ! . après le troisième coup noir,
souvent obtenue précisément
24. Da3-h3 Cd7-f8 par de pareil les transposi­
25. b2-b3 a6-a5 tions (par exemple après 1 .
26. f4-f5 e6 X f5 d4 Cf6 2. c4 e6 3. Cf3 d5)
27. Tf1 X f5 Cf6-h7 n o u s intéresse encore ici.
- 1 52 -

1 4. D X b5 c3 1 1 5. C X d4 1
Dc7 1 6. Fg3 ! e5 1 7 . Db3 ! et
les B l a ncs doivent g a g ner, o u
a u ssi 7 . F x c4 c x d4 8. C x
d4 Da5 (8 . . . . Dc7 9. Db3 !
F x c3 + 1 0. D X c3 C x e4 1 1 .
4
Cb5 !) 9. F x f6 ! F x c3 + 1 0.
b X c3 D X c3 + 1 1 . Rf1 D X
c4 + 1 2. R g 1 Cd7 ! ( 1 2 . . . . Fd7
1 3. Tc 1 Da6 1 4 . C x e6 ! ! f x
e 6 1 5. Tc8 + ! ! ) 1 3. Tc 1 ! Da6
( 1 3 . . . . D x a2 1 4. F x g7 Tg8
1 5. Cb5 !) 1 4 . F X g7 Tg8 1 5 .
a b c d e f g h
a4 ! Dd6 ( 1 5 . . . . T X g7 1 6. Cb5
suivi de Cc7 + ) 1 6. Fh6 et les
Dans notre partie, les Blancs ont u n e position écra­
Blancs jouèrent 4. Cc3 et, sante.
comme nous l ' avons déjà
mentionné, donnèrent aux 2° 4 . ... Fb4 + 5. Cc3 h6 (!)
N o i rs l ' occasion de jouer l a (la va ria nte « Ragoz i n e ") 6.
poussée active c5, dont Spas­ F x f6 (6. Fh4 ? d x c4 7 . e4 ?
sky ne fit natu re l lement pas g5, etc.) 6 . . . . D x f6 7. c x d5
usage en choisissant la cons­ e X d5 8. Db3 (8. Da4 + est
truction so l i de de l a vari a nte mei l le u r : 8 . . . . Cc6 9. e3 0-0
Tartacover. 1 0. Fe2 Fe6 1 1 . 0-0 a6 1 2.
C'est pour cette ra i son q u e Tfc 1 Fd6 1 3. Dd 1 Ce7 avec
l 'on c herc h e d a n s cette posi­ é g a l ité) 8 . . . . c5 ! 9. e3 (9. D X
tion d'autres coups pour les d5 ? est mauva i s : 9. . . . Cc6
B l ancs que 4. C c3. 4. Fg5 1 0. e3 Fe6 1 1 . De4 0-0-0 1 )
conduit ici à des variantes 9 . . . . 0-0 1 0. d x c5 F x c3 +
i ntéressantes, si les N o i rs dé­ 1 1 . D X c3 D X c3 + 1 2. b x c3
cident de ne· pas répondre Cd7 1 3. Td 1 C x c5 1 4. T x d5
par l e coup tra n q u i l l e 4. . . . b6 1 5. Td2 Fb7 1 6. Fe2 Tfc8 !
Fe7 : et le jeu est également e n
complet équ i l i bre ; les Noirs
1 ° 4. ... Fb4 + 5. Cc3 d X c4 vont s'emparer du pion faible
(la variante Viennoise) 6. e4 c3.
c5 7. e5 c x d4 8. Da4 + Cc6
9. � ! Fd7 1 0. Ce4 Fe7 3° 4. ... h6 5. F x f6 (après
1 1 . e X f6 g X f6 1 2. Fh4 T c8 5. Fh4 ? va déjà 5 . . . . Fb4 +
1 3 . Rb1 b5 ! ? ( 1 3 . . . . Ca5 1 4. 6. Cc3 d X c4. etc.) 5 . . . . D X f6
Dc2 e5 1 5. C x d4 1 e X d4 1 6. 6. Cc3 c6 7. Db3 (la su ite
T X d4 Db6 1 7. T x d7 1 R X d7 tranqu i l le 7. e3 devra it être
1 8. Fe2 laisse également aux m e i l l e u re, par exemple 7 . . . .
Blancs une attaque violente) Cd7 8 . Fd3 Fb4 9 . 0-0 De7,
- 1 S3 -

etc.) 7 . . . . d x c4 ! 8. D x c4 2° 4. e3 FfS 1 s. c x dS e x
Cd7 9. e4 e5 1 O. d 5 Cb6 avec dS 6 . Db3 Dc7 7 . Cc3 (ou 7 .
égalité . Ca3 ! ? Cc6 8. Fd2 e 6 9 . T c 1
Au quatri ème coup , l ' ouve r­ Ce4 ! 1 0. Fb5 C x d2 1 1 . R X
ture " Cata lane ,. 4. g3 est d2 ! ? TeS 1 2. Da4 Db6 1 3.
aussi possi b l e . N o u s y revien­ CeS Fd6 ! 1 4. C x c6 b X c6 1 S.
d rons u ltéri e u rement. T x c6 T x c6 1 6. F x c6 + Re7
1 7. Db5 Tb8 e t les Noirs sont
m ieux) 7 . . . . e6 8. Fd2 Cc6 9.
PARTIE N° 1 8 Tc 1 a6 1 0. Da4 Tc8 1 1 1 . CeS
B l a ncs : Noirs : Cd7 ou S. Fd3 e6 ! 6. Cc3 F x
d3 (6. . . . Fe4 ! est bon aussi)
M I KE NAS KOUPREITCH I K
7. D X d3 Cbd7 8. 0-0 Fb4 1
(U. R. S. S. 1 9 7 3) avec des chances égales
1 . d2-d4 dans les deux cas.
d7-d5
2. c2-c4 c7-c6 3° 4. Db3 e6 S. g3 Cbd7 6.
3. Cg 1 -f3 Cg8-f6 Fg2 Fe7 7 . 0-0 0-0 suivi de
b6 et Fb7.
4. . . . . . . d5 X c4
Est amenée ainsi l a • dé­
fense Sl ave Après 4 . . . .
" ·

e 6 survien nent l e s systèmes


.. Dem i-Slaves ,. sur lesquels
nous reviendrons brièvement.
5. a2-a4 (1)
Comme les Blancs ont déjà
joué Cc3 et que les Noi rs ont
poussé c6, il ne faut pas
a b c d e r g h sous-estimer l e danger que
les Noi rs puissent éventuel le­
4. Cb1 -c3 ment défendre l e P du gam­
bit :
D'autres poss i b i l i tés sont :
1 o 5. e4 bS 1 (le • gambit
1 ° 4. c X d5 c x d5 S. Cc3 Slave ) 6. eS (est aussi pos­

Cc6 6. Ff4 et dans cette posi­ sible i c i 6. Dc2 e6 7. Fe2 Fb7


tion symétri q u e les Noirs 8. 0-0 Cbd7 9. Td 1 a6 1 0.
éga l i sent assez faci lement, FgS h6 1 1 . Fh4 Fe7 ; en com­
par exemple 6 . . . . FfS 7. e3 e6 pensation pour l e pion, les
8. Db3 Fb4 ! ou 8. FbS Cd7 ! B lancs ont u n centre puis­
ou aussi 6 . . . . e6 7. e3 Fd6, sant : les chances sont sen­
etc. siblement égales) 6 . . . . CdS 7.
- 1 54 -

a4 e6 ! (beaucoup plus fort très bien posté : i l contrôle


que 7 . . . . Fe6 a. CgS ! C x c3 avant tout l a case centrale e4.
9. b X c3 FdS 1 0. e6 ! f x e6 Deux autres suites sont tou­
1 1 . Dg4 ou que 7 . . . . FfS tefois encore à consi dérer :
a. a x bs Cb4 ! ? 9. F x c4 !
Cc2 + 1 0. Re2 C x a 1 1 1 . 1 o 5. .. . Ca6 (la variante
Da4 1 ) Fc2 1 2. D X a 1 ) a. a x bS « Lasker ") 6. e4 (ou aussi le
C x c3 9. b x c3 c x bs 1 0. tranqu i l l e 6. e3 Fg4 7 . F X c4
CgS I Fb7 1 1 . DhS g6 1 2. Dg4 e6 a. 0-0 Cb4 9. De2 Fe7
Fe7 1 3. Fe2 Cd7 1 4. Ff3 Dca ! 1 0. Td 1 0-0 1 1 . aS Dca 1 2.
et les Noirs sont b i e n , car, h3 FhS 1 3. b3 cS. Après 6.
sur 1 S. Ce4, ils peuvent ré­ CeS su it 6 . . Cg4 1 7 . C x c4
. .

pondre 1 S. . . 0-0 ! 1 6. Fh6


.
eS ! ) 6 . . . . Fg4 7. F X c4 e6 a.
fS ! ; 14 . . . . Dc7 ? sera i t plus Fe3 Fe7 9. 0-0 0-0 1 0. h3
fa ible, car alors le Pe6 ne FhS 1 1 . g4 (ou 1 1 . Fe2 cS I )
serait pas défendu. 1 1 . . . . Fg6 1 2. CeS Cb4 1 3.
Tc 1 cS 1 et, par cette pous­
2° 5 . e3 bS 6. a4 b4 1 (6. sée, les N o i rs obtiennent
. . . CdS ? est mauvais : 7 . a x aussi l 'égal ité dans d'autres
bS C x c3 a. b X c3 c x bs 9. ram i fi cations de cette va­
CeS ! Fb7 1 0. Tb 1 DdS 1 1 . f3 riante.
fS 1 2. Dc2 e6 1 3. Db2 ! : Ru­
binstein-Aiapine 1 91 2), 7 . Ca2 2° 5. .. Fg4 6. CeS FhS 7 .
.

(après 7. C b 1 su it 7 . . . . Fa6 ! g 3 (après 7. f3 suit 7 . . . . Cfd7


a. Dc2 e6 ! 9. F x c4 F x c4 a. C x c4 eS I ) 7 . . . . e6 8. Fg2
1 O. D X c4 DdS 1 1 . Cbd2 Cbd7 Fb4 9. 0-0 0-0 1 0. C x c4 et
1 2. De2 Ce4 1 3. C x e4 D x e4 l es Blancs sont un peu m ieux.
1 4. 0-0 Fe7 1 S. Fd2 0-0 1 6. 6. Cf3-e5
Tfc 1 cS ! et les N o i rs sont
bien, car 1 7. DbS ? a pour Con du it à de très grosses
riposte 1 7 . . . . Tfba l 1 a. D X d7 complication. 6. e3 est beau­
Tb7 1 9. CgS F X gS) 7 . . . . e6 coup plus paisible : 6 . . . . e6
a. F x c4 Fb7 9. 0-0 Fe7 1 0. 7. F x c4 Fb4 a. 0-0 par
De2 0-0 1 1 . Td 1 aS ! 1 2. Fd2 exemple a. . . 0-0 9. Ch4 .

( 1 2. e4 cS ! ) 1 2 . . . . Cbd7 1 3. Cbd7 (mei l le u r que 9 . . . . Fg4


Cc1 cS 1 4. Cb3 Db6 ! avec 1 0. f3 CdS 1 1 . f X g4 ! D X h4
une complète égal ité. Les 1 2. e4 1 ) 1 0. f3 Fg6 1 1 . e4 eS
Blancs récupèrent bien i c i 1 2. C x g6 h X g6 1 3. Fe3 De7
leur P , m a i s c e l a leur coûte 1 4. De2 e X d4 1 S. F X d4 FcS
beaucoup de temps que les et les Blancs n'ont q u ' u n
Noirs peuvent mettre à profit avantage m i nime (Botvinnik­
pou r le développement. Smyslov 1 9S4) ou 9. De2
Cbd7 1 0. e4 Fg6 1 1 . Fd3 FhS 1
5. . . . . . . Fc8-f5 et par cette manœuvre les
En cet endroit le Fou est Noirs obtiennent l 'égalité : 1 2.
- 1 55 -

e5 Cd5 1 3. Ce4 Fe7 1 4. Fd2 Les variantes critiques sur­


c5 ou 1 2. Ff4 TeS 1 3. e5 Cd5 vien nent mai ntenant après 8.
1 4. C x ds c x dS, etc. e4 ! ? F x e4 ! 9. f X e4 C x e4
et à p résent :
6. . . . . . . e7-e6 !
1 o 1 0. Df3 ? D X d4 1 1 1 . D X f7 +
Dans le match Euwe - Ale­ Rd8 1 2. Fg5 + (1 2. D X g7 ? ? F x
k h i n e pou r le titre mon d i a l en c3 + 1 3. b X c3 Df2 + 1 4. Rd1 C X
c3 mat) 1 2 . .. Rc8 1 1 3. D x e6 +
1 93S, l a cont i n u ation su ivante .

Cd7 1 1 4. C X d7 F X c3 + 1 5. b X c3
fut plusieu rs foi s employée : 6. D x c3 + 1 6. Re2 C X g5 1 1 7. Cb6 +
. . . Cbd7 7 . C x c4 Dc7 8. g3 ! Rc7 1 8. C x a8 + Rb8 à l'avantage
eS 9. d x es C x es 1 0. Ff4 des Noirs.
Cfd7 1 1 . Fg2 Td8 1 2. Dc1 f6 2o 1 0. Fd2 D X d4 1 1 . C x e4 D X
1 3. 0-0 m a i s e l l e est toute­
,
e4 + 1 2. De2 F X d2 + 1 3. R X d2
foi s favora ble aux Blancs, par Dd5 + 1 4. Rc2 Ce6 1 5. C X c4 o--
exemple 1 3. . . . Db8 1 4. Ce4 0-0 1 6. De3 Cc5 1 7. De5 f6 1 8.
Fe7 1 S. Dc3 0-0 1 6. Tad 1 D x d5 c X d5 et dans la pratique,
Fe6 1 7. c x es c x es 1 8. les trois pions noirs se révèlent à
CgS ! ou 1 3 . . . . Fe6 1 4. Ce4 ! peu près équivalents à la p ièce blan­
che.
Fb4 1 5. a5 ! 0-0 1 6. Ta4 ! ,
etc. Une autre possib i l ité théo­
rique souvent étud iée est 8.
7. f2-f3 FgS cS (ou aussi 8 . . . h6 9..

Ou 7. FgS Fb4 ! 8. C x c4 Fh4 c5) 9 . d x c5 DdS ! 1 0.


h6 1 9. F x f6 D x f6 1 0. Db3 D x ds e x ds 1 1 . e4 d x e4 1 2.
Ca6 et les Noirs ont un bon C x c4 0-0 1 3. F x f6 g X f6 1 4.
jeu (après 0-0 et Td8, le Pd4 0-0--0 e X f3 1 S. CdS Cc6
devient fai b l e ! ) . 1 6. g X f3 F x cS 1 7. C X f6 +
Rh8 1 8. TdS Cd4 ! avec éga­
7. Ff8-b4 1 l ité (Euwe-Aiekhine, 1 937).
Dans notre partie les
B lancs choisissent une troi­
sième possi bil ité :
8. CeS X c4 Cb8-d7
Après d'autres coups les
Blancs prennent _ l 'avantage :
1° 8• ...CdS 9. Dd2 ! (9.
Fd2 ? Dh4 + su ivi de D X d4)
9 . . . . bS 1 0. Ce3 1 (1 0. CeS
DaS) 1 0 . . 0-0 1 1 . Ced 1
. .

Fg6. 1 2. e4.
2o 8 . 0--0 9. FgS h6 1 O.
...

a b c d e g h Fh4 suivi de 1 1 . e4.


- 1 56 -

9. Fc1 -g5 ( 1 4. C x e4 � 1 5. Df4 1}.


Mais l a suite est bien diffé­
Si les Blancs jouent 9. e4 rente !
les Noi rs doivent obligatoi re­
ment réag i r avec énerg i e : 1 3. Cf6 X e4 1 1
9 . . C x e4 ! 1 0. f x e4 Dh4 +
. . 1 4. Fh4 X d8 Fb4 X d2 +
1 1 . Rd2 ( 1 1 . g3 ? D x e4 + ou 1 5. Re1 -e2
1 1 . Re2 ? Fg4 + ) et mai nte­
nant pas 1 1 . . . . D x e4 ? ? à Après 1 5. D x d2 C x d2 les
cause de 1 2. Cd6 + ! mais 1 1 . N o i rs conservent u n pion de
. . . F X e4, après quoi l a posi ­ p l u s ; à p résent le Roi blanc
t i o n du R o i blanc reste assez est p ri s à parti.
peu sûre. 1 5. . . . . . . d4-d3 + 1
9. . . . . . . h7-h6 1 6. Re2 X d3 Cd7-c5 +
1 0. Fg5-h4 b7-b5 1 ? 1 7. Rd3-e2

Autrement les Blancs par­ Après 1 7 . Rc2 suit simple­


viennent commodément à l a ment Cf2 + .
poussée i mportante 1 1 . e4 et Ta8 X d8
17
gagnent a i nsi un net avantage
• . . . . . .

d'espace., Mai ntenant. ils sont Les N o i rs n 'ont q u e deux


par contre emba rrassés pou r p i èces légères pou r la Dame,
trouver un bon coup : si 1 1 m a i s leur attaque devient
CeS C x e5 1 2. d X e5 D X i rrésistible. N aturel lement, 1 8.
d 1 + 1 3. TX d 1 Cd5 ! 1 4. e4 f x e4 n e va pas à cause de
C x c3 1 5. b x c3 F x c3 + 1 6. 1 8 . . . . Fg4 + .
Rf2 Fh7 1 7. a x b5 c5 les
Noirs sera ient très bien. 1 8. g2-g4 Ff5-e6 1
1 9. Dd 1 -c2 Fe6-b3 1
1 1 . Cc4-d2 e6-e5 1
1 2. e2-e4 ? Encore plus fort que 1 9 . . . .
Fc4 + 20. D x c4.
Et c'est déjà trop a i g u ,
mais i l n'était p a s facile d e 20. Ta1 -c1 Fd2 X c1
percer à j o u r les i ntentions 21 . Dc2 X c1 Td8-d2 +
noires. Juste étai t 1 2. d X e5 22. Re2-e3 Td2-d1
C x e5 1 3. e4 Fd7 avec des
chances sensiblement éga les. A présent. c'est au moins la
Dame q u i est mat 1
12 . . . . . .
. e5 X d4
1 3. Cc3-a2 23. Dc1 Xd1 Fb3Xd1
24. f3Xe4 Fd1 Xa4
Si mai ntenant les Noirs
étaient forcés de prendre en Il suivit encore : 25. b4 Cd7
d2, après 1 4. D x d2 tout se­ 26.Cc3 Fb3 27. Fe2 Rel 28.
rai t en ordre pou r les Blancs Ta1 TaS 29. h4 g5 30. Rd4 f6
-1S7 -

31 . h X g5 h X g5 32. Ta3 Fe6 peuvent toutefois conserver


33. abandonne. l 'équ i l i bre) 9 . . . . h X gS 1 0. F x
Mais revenons encore à la gS Cbd7 et mai ntenant :
position après 1 . d4 dS 2. c4
1 o 1 1 . Df3 Fb7 1 2. Fe2 Db6 1 1 3.
c6 3. Cf3 Cf6 4. Cc3 et F x f6 (1 3. e x f6 ? cS 1 4. dS b4) 1 3.
jouons avec les N o i rs le coup . . . cS I 1 4. Ce4 Tg8 1 S. Df4 c X d4 1
4 . .. e6. Se pose tout d'abord
.
1 6. FhS CcS I 1 7. F X f7 + Rd7 1 1 8.
l a q uestion de savo i r si, par C x cS + F x cs 1 9. � FdS 20.
5. Fg5, l es Blancs ne peuvent F x gB T X gB 21 . h4 c3 et les Noirs
pas forcer la transposition gagnèrent : Zollner-Junge 1 942.
dans une construction " or­ 2o 1 1 . g3 DaS I 1 2. e x f6 b4 1 3.
thodoxe • : Co4 Fa6 1 4. Df3 (est aussi à consi­
dérer 1 4 . a3 1 ? b X a3 + 1 S. Fd2)
1 4 . . . � 1 S. Fe2 Fb7 1 6. Q--0
.

DdS 1 avec un jeu aigu aux chances


sensiblement égales.
3° 1 1 . e x f6 Fb7 1 2. Fe2 Db6 1 ?
(meil leur que 1 2 . ... C x f6 1 3. a4 1)
1 3. a4 1 b4 1 4. aS I Dc7 (1 4 . ... Da6
1 S. b3 1 b X c3 1 6. F X c4) 1 S. a6 1
et les Blancs sont mieux, ou (vrai­
semblablement plus fort) 1 2. . .. Dc7
1 3. h4 b4 1 1 4. Ce4 cS 1 S. Ff3
�.

Le jeu se développe d'une


a utre faço n , et pas forcément
a b e d e g h
tra n q u i l l e non plus, après 5.
e3 Cbd7 6. Fd3 (6. Dc2 est
Dans cette position , les m o i n s en faveur : 6 . . . . Fd6 7.
N o i rs peuvent pourtant pren­ b3 0-0 8. Fe2 d X c4 9. b X c4
d re en c4 : 5 • ... d X c4 ! ? (S.eS 1 O. 0-0 Te8 1 1 . Fb2 e X
. . . h6 6. F x f6 D x f6 conduit d4 Cfa su ivi de Cg6 ou 7. Fd2
à une position très solide que 0-0 8. 0-0-0 eS 1 . ou en­
nous connaissons déjà) 6. e4 core 7. e4 d X e4 8. C x e4
bS ! . Survient a i nsi la va­ C X e4 9. D X e4 eS !).
riante • Botvi n n i k ,. extrême­ (Voir diagramme ci-après)
ment I ntéressante et comp l i ­
quée : 7 . e S h6 8. Fh4 g S 9 . 6. d X c4 (les N o i rs d i s­
.••

C x gS ( o u aussi 9. e x f6 g X posent encore, en outre, des


h4 1 0. CeS 1 D X f6 1 1 . g3 Cd7 . possi b i l i tés 6 . . . . Fd6 7 . e4 1
1 2. f4 C x es 1 3. f x es ! ou d x e4 a. C x e4 C x e4 9. F x
1 1 . Fe2 Cd7 1 2. 0-0 C x es e4 0-0 1 0. 0-0 h6 ! 1 1 . Te 1 1
1 3. d x es D x es 1 4. Ff3 avec eS 1 2. Fc2 ! e x d4 1 3. D x d4 ;
une partie très embro u i l lée, 6 . . . . Fe7 7. 0-0 0-0 8. b3 1
où sur u n jeu précis les N o 1 rs b6 9. Fb2 Fb7 1 0. De2 Dc7
- 1 S8 -

Te1 FdS I ou plus simplement


1 1 . . . . C X eS ! 1 2. C X eS a X
bS 1 3. Df3 Fb4 + 1 4. Re2 Tb8
1 S. Dg3 Dd6 1 6. Cf3 D X g3
1 7. h X g3 Fd6 1 avec égalité)
1 O. . . . Cb6 1 (les coups 1 O. . . .
e 5 1 1 . b3 1 , 1 0 . . . . e x dS 1 1 .
eS I Cg4 1 2. FgS 1 et 1 0. . . .
c4 1 1 . d x e6 f X e6 1 2. Fc2
sont plus faibles) 1 1 . d X e6
( 1 1 . d6 c4 1 1 2. Fc2 eS I ; 1 1 .
0-0 e x dS 1 2. eS Cfd7 1 3.
a
CgS Fe7 1 1 4. DhS C x es 1 ;
b c d e f g h
1 1 . FgS e x ds 1 2. eS h6 1 3.
Fh4 gS, etc.) 1 1 . . . . F X e6 1 2.
1 1 . Ces 1 c5 1 2. f4 et 6. . . . De2 Fe7 1 3. 0-0 h6 1 4. Td 1
Fb4 7. a3 ! FaS 8 . Dc2 0-0 et les Blancs sont u n peu
9. Fd2 Fc7 1 0. 0-0 d X c4 1 1 . m ieux.
F x c4 eS 1 2. Fa2 1 e x d4 1 3.
e X d4 Cb6 14. FgS, et dans 2° 8. . . . b4 9. Ce4 C X e4
tous ces cas, ils ont u n jeu 1 0. F x e4 Fb7 1 1 . Da4 Db6 !
p lutôt difficile) ; 7. F X c4 b5 1 2. Fd2 Fe7 1 3. Tc1 TeS 1 4.
8. Fd3 (les autres retraites 0-0 0-0 suivi de Cf6 et cS
sont moins dangereuses pour ou aussi 9 . . . . Fe7 1 0. C X f6 +
les Noirs : 8. Fe2 a6 9. e4 C x f6 1 1 . e4 cS 1 2. d x cS
b4 ! 1 O. e5 b x c3 1 1 . e X f6 Cd7 ! et les Noi rs regagnent
C x f6 ! 1 2. b x c3 Fd6 ou a. le P avec jeu éga l .
Fb3 b4 ! 9. Ce2 Fe7 1 0. 0-0
0-0 1 1 . Cf4 Fb7 1 2. Te 1 cS)
3° 8 . . .. Fb7 9 . e4 b 4 1 0.
et mai ntenant : Ca4 cS 1 1 . eS Cd� 1 2. C x cs
( 1 2. 0-0 c X d4 1 3. Te 1
1 o 8. ... a6 ( " variante de g6 ! est à double tranchant)
Méran • ) 9. e4 cS 1 0 dS ! 1 2 . . . . C x cs (ou aussi 1 2 . . . .
l a vie i l l e - suite donne encore F x cs 1 3. d x cs C x cs 1 4.
moins : 1 O. e5 c x d4 ! 1 1 . C x FbS + Rf8 1 S. Dd4 Db6) 1 3.
bS ! , par exemple 1 1 . . . . a X bS d x cs F x cs 1 4. FbS + Re7 et
1 2'. e x f6 Db6 1 3. f x g7 F x g7 l es N o i rs ont de bonnes
1 4. 0-0 Cc5 1 S. Ff4 ! Fb7 1 6. chances d'éga l i sation.
LES PIECES CONTROLENT L'ESPACE CENTRAL

Naturellement, après 1 . d4 les Noirs ont aussi d'autres pos­


sibilités que 1 . . . . d5 pou r mener la lutte pour l'espace central.

Une très viei lle ouverture b reuses méthodes de combat,


est la défense Hollandaise ,.
• dont la plus ai guë est le
1 . .. . f5 (le pendant à la dé­ • gambit Staunton ,. 2. e4 1 ?
fense Sicilienne, mais encore f X e4 3. Cc3 Cf6 4. f3 1 e x f3
plus à double tranchant). 5. C X f3 g6 ! 6. Ff4 Fg7 7.
Dd2 0-0 8. {}--0--0 d5 ou
4 . . . . d5 5. Fg5 Ff5 6. f X e4
d X e4 7. Fc4 Cc6 8. Cge2
Dd7 9. 0-0 e6 1 0. De1 ! et
pou r le P, les B lancs ont tou­
jours un jeu prometteur. On
donne toutefois la préférence
à une construction solide où
les Blancs développent leur
Fou Roi en g2 : 2. g3 Cf6 3.
Fg2 et les Noirs disposent de
deux méthodes de base dif­
férentes :
a b c d e f g h 1 ° 3. ... e6 4. Cf3 Fe7 5.
0-0 0-0 6. c4 d6 7. Cc3
Les Blancs ont ici de nom- DeS 8. Te1 Dg6 9. e4 1 f X e4
- 1 60 -

1 0. C x e4 1 C X e4 1 1 . T X e4 systèmes commençant par 1 .


Cc6 1 (1 1 . . . . D X e4 ? 1 2. Ch4 . . . Cf6, et ce terme demeura
ou 1 1 . eS 1 2. Te 1 1) 1 2. Te 1 en usage jusqu'à nos jours.
Cb4 1 o u 6 . . . . dS 7 . Cc3 c6 Par 1 . . . . Cf6 les N o i rs con­
8. Dc2 De8 1 (8 . . . . d X c4 ? trôlent également l a case e4
9. e4 1) 9. Ff4 DhS 1 0. Tad 1 et empêchent ainsi 2. e4. Par
C d 7 1 1 . b 3 R h B ou Ce4 avec a i l leurs. après ce coup de ·c,
toujours un jeu très compl i­ leur structure n 'est pas en­
qué. core déterminée et elle de­
meure élastique. Nous a l lons
2° 3. .. . g6 4. Cf3 Fg7 S. voi r la signification qui peut
0-0 0-0 6. c4 d6 7 . Cc3 en résu lter dans la très popu­
Cc6 1 ? (est à considérer la laire • défense N imzovitch ,.
méthode tranqu i l l e c6 su ivi survenant après les coups 1 .
de Dc7 et eS) B. dS 1 CeS 9. d4 Cf& 2. c4 (nous savons
C x es d x es 1 0. e4 e6 1 1 . d x déjà que l a position après 2.
e6 c6 (ou 1 1 . . . . F x e6 1 2. e x Cc3 dS 1 n 'est pas particul iè­
fS) 1 2. D X dB T X dB 1 3. Te 1 ! rement favorable aux Blancs,
ou 8. . . . CaS 9. Dd3 cS 1 O. c'est pou rquoi i ls jouent le
Fd2 suivi de 1 1 . b3, Tab 1 et coup c4 avant de développer
e4. leur Caval ier Dame) 2. . . e6
A l ' occasion. on joue aussi 3. Cc3 Fb4.
la • défense Benoni ,. 1 . ...
c5 1 ? : 2. dS (après 2. d X cS
e6 les Noirs récupèrent le P
comme dans l e gambit Dame)
2 . . . . eS 3. e4 d6 4. Fd3 1 (4.
6
f4 est prématu ré à cause de
4. e X f4 S. F x f4 Ce7 ! 6. Cf3
Cg6 7 . Fg3 Fe7 suivi de 0-0 ,
4
Cbd7 et CeS) 4. . . . Cf6 s. c3
(S. Ce2 c4 1 6. F x c4 C x e4)
S . . . . Fe7 6. Ce2 0-0 7 . 0-0
s uivi de Cd2, a4 et Cc4.
Dans leur g rande majorité ,
les parties débutant par 1 . d4
ont aujourd ' h u i 1 . ... Cf& pou r a b c d g h
réponse. Au début des an­
nées vingt, lorsque les i dées Sans exagérer, on peut dire
l iées à ce coup fi rent leur que l e développement de l a
a pparition pour la p remière stratégie échiquéenne mo­
fois, el les paru rent si exoti­ derne a commencé avec cette
ques que l e D r Tartacover ouverture. Les Noirs contrô­
usa d'une même appe l l ation : l ent l 'espace centra l avec des
• Jeux Indiens ,. pour tous les pi èces (Cf6 et le clouage du
- 1 61 -

Cc3 par Fb4) et i l s peuvent Les Blancs ont forcé ici


toujours selon leur sou hait l 'échange du Fb4 et obtenu
former leurs P dans l 'espace l a pa i re de Fous. M a i s les
centra l , par exemple, i l s peu­ pions doublés sont u n désa­
vent u ltérieurement jouer dS vantage de leur position qui
et éventuel lement cS (une n ' a rien d' insign ifiant, et dans
tactique connue du gambit les variantes i mportantes les
Dame) ou bien d6 suivi de eS, N o i rs d i rigent leur action pré­
ou encore b6 pour dévelop­ cisément contre le Pc4 :
per le Fou en b7, su ivi de
Ce4 et fS ; dans de nombreux 1 ° S . ... cS (!) 6. e3 b6 1 7.
cas, i l s attaquent rapidement Ce2 (ou 7. Fd3 Fb7 8. f3 0-0
l e centre blanc par cS. La 9. Ce2 Cc6 1 O. e4 Ce8 ! 1 1 .
position n o i re est donc très 0-0 CaS, etc.) 7 . . . . Cc6 8.
élastique, et les B l ancs doi­ Cg3 0-0 9. Fd3 Fa6 1 1 0. e4 !
vent compter avec toutes ces Ce8 ! (les N o i rs doivent em­
possibi l ités. pêcher l e clouage FgS ; 1 O . . . .

c X d4 serait trop dangereux :


En outre, dans de nom­
1 1 . c x d4 C x d4 1 2. eS Ce8
b re u ses variantes, les N o i rs
1 3. Dg4) 1 1 . Fe3 CaS 1 2. De2
peuvent i nfl iger aux Blancs
Tc8 1 3. Tc 1 (ou 1 3. dS D h4 !
des pions doublés en c3 et c4
1 4. 0-0 Cd6) 1 3. . . . Cd6 et
par l 'échange F x c3 + et
les N o i rs ont u n bon contre­
les uti l i ser comme objectif
jeu.
d'attaque. Exami nons d'abord
rapi dement les conti n u ations 2° S . ... cS (!) 6. f3 dS (certes,
blanches moins popu l a i res au les Bla ncs se déba rrassent
quatrième coup : m a i ntenant de leurs pions
A) 4. a3 F x c3 + s. b X c3, doublés, mais ils prennent du
l a " variante Saem isch " . reta rd de développement) 7.
c x dS C x ds ! 8. d x cs (les
Blancs ne peuvent pas bien
mai nteni r le centre, par exem­
ple : 8. Fd2 ? c X d4 9. c X d4
Dh4 + ou 8. Dd2 Cc6 ! 9. e4
Cb6 1 O. FbS Fd7 1 1 . Ce2 CaS
1 2. Tb 1 Tc8 et, dans la par­
tie Botvinnik-Donner 1 9S8, les
N o i rs eurent u n très bon jeu
sur l a colonne c. Ou 8. Dd3
c x d4 9. c X d4 Cc6 ! 1 0. e4
Cb6 1 1 . Ce2 0-0 1 2. Fe3 f5 !
et i c i aussi, les Noirs ont une
position excellente) 8 . . . . fS !
a b e d e g h 9. c4 (après 9. e4 ! ? f X e4 1 0.
- 1 62 -

Dc2 1 les Noirs jouent au 1 o 4. ... d5 (empêche 5. e�


mieux 1 0 . . . . e3 ! 1 1 . Fd3 Cd7 et l e jeu prend mai ntenant u n
suivi de C x cS) 9 . . . . Df6 ! caractère analogue à celu i d u
(9 . . . . Dh4 + est moins bon : gambit Dame) 5. c X dS ( l e jeu
1 0. g3 D X c4 1 1 . e4 Dc3 + 1 2. se pou rsuit de façon beau­
Fd2 DeS 1 3. Fd3 et l a Dame coup plus aiguë après 5. a3
perd trop de temps 1 ) 1 0. F x c3 + 6. D x c3 Ce4 7. Dc2
FgS 1 (si 1 0. Fd2 alors suit 1 0. c5 8. d x cs Cc6 9. c x d5 e x
. . . Cc3 1 1 1 . Dc1 Ca4 1 et les dS 1 0. Cf3 Ff5 1 1 . b4 0-0 [ 1 1 .
Noirs sont mieux, ou 1 1 . Dc2 . . Cg3 ? 1 2. Db2] 1 2. Fb2 d4 !
.

Ce4 1) 1 0 . . . . D X g5 1 1 . c X d5 1 3. g4 1 ou m ieux 6 . . . . Cc6 7 .


e x d5 1 2. D X d5 Df6 1 3. Tc 1 e 3 eS I 8 . d X e5 d4 1 avec éga­
Cc6 et pou r Je pion les Noirs l ité) s . . . . e x ds 5 . . . . D x d5
ont une g rosse avance de est plus é lastique : 6. Cf3 c5 1
développement. 7 . Fd2 F X c3 8. F x c3 c x d4
9. C X d4 e5 1 0. Cf3 Cc6 1 1 .
3° 5. ... 0-0 6. f3 CeS ! e3 0-0 1 2. Fe2 Fg4 et les
(ici aussi , cette méthode de Blancs n 'ont q u ' u n avantage
repl i est au mieux, après 6. m i n i me) 6. Fg5 h6 7. F x f6 (7 .
. . . dS 7 . c x ds e x ds 8. e3 Fh4 est moins bon , car les
les Blancs sont mieux) 7. e4 Noirs, après 7 . . c5 1 8. 0-
. .

b6 1 8. Fd3 Cc6 9. a4 Fa6 1 0. 0-0 F x c3 1 9. D x c3 g5 1 0.


Fa3 d6 1 1 . f4 CaS 1 2. De2 cS Fg3 c X d4 1 1 . D X d4 Cc6 1 2.
1 3. Cf3 fS ! avec u n jeu égal. Da4 Ff5 o u 8. Td 1 Fg4 ! 9. d X
B) 4. Dc2 est par contre c5 d4 1 0. a3 F x cs o u 8. d X
une suite très tranqu i l l e : les c5 Cc6 9 . Cf3 g5 1 0. Fg3 Ce4
Blancs veu lent ici, après F x obtie nnent un excel lent con­
c3 + , reprendre de l a Dame tre-jeu) 7 . . . . D x f6 8. a3 F x
et éviter l a dévalori sation de c3 + 9. D X c3 et les Blancs
leurs pions : son f ici u n peu m ieux. Voici
en exemple l a partie Pach­
man-Kotov 1 963 : 9. . . 0-0 .

1 0. e3 c6 1 1 . Cf3 Cd7 (Ff5


suivi de Cd7 et Tfe8 est plus
logique) 1 2. Fe2 Te8 1 3. 0--0
b6 1 4. Tfc1 ! Fb7 1 5. b4 De6
1 6. Db2 f5 1 ? 1 7. Fd3 g5 1 8.
Tc3. Df6 1 9. a4 g4 20. Cd2 f4
21 . a5 Tad8 ? (Tab8 1 ) 22. a x
b6 a X b6 23. Ta7 Tb8 24. Cf1
Cf8 25. Dc2 Ce6 26. Ff5 1 f X
e3 27. F x e6 + T X e6 28. T x
e3 T X e3 29. C X e3 1 D X d4
30. Dg6 + Dg7 31 . De6 + Df7
a b c d e f g h 32. D X h6 Te8 33. Dg5 + Rf8
- 1 63 -

34. h3 g X h3 35. CfS Te1 X notre partie no 1 9. Mais tout


36. Rh2 Dc7 + 37. g3 Te6 38. d'abord survolons brièvement
Ch6 ReS 39. Dg8 + Rd7 40. les autres systèmes moins
CfS Te2 41 . T X b7 1 aban­ répandus, outre 4. a3 et 4.
donne. Dc2 :
2° 4. ... Cc6 S. Cf3 d6 6. a3 1 0 4. Db3 c5 5. d X c5 Ca6 6. a3
F x c3 + 7. D X c3 aS 8. b3 Da5 1 7. Fd2 F X c3 8. D X c3 (8. F X
0---0 9. g3 ! De7 1 0. Fg2 Ce4 c 3 C X c5 9 . Dc2 Da4 1 ) 8. . .. D x
1 1 . Dc2 fS 1 2. 0---0 eS 1 3. d X c 3 9 . F X c3 C X cS 1 0. f3 Ca4 1 1 .
Fe5 Re7 1 2. Td1 CeS suivi de d6,
eS d x es 1 4. Fb2 ou 6. Fd2
ou aussi 4. .. . Cc6 5. Cf3 d5 1 6.
eS 7 . d x es d x es 8. a3 F x a3 d X c4 1 7. D X c4 DdS I avec éga­
c3 9. F x c3 De7 1 0. e3 aS 1 1 . lité.
Fe2 et dans les deux cas les 2o 4. Cf3 b6 (après 4. .. . cS 1 5.
Blancs ont un avantage mi­ e3 0-0 6. Fd3 d5 survient par Inter­
n i me. version notre variante princlpal è) 5.
3° 4. ... c5 s. d x cs 0---0 ! Fg5 1 Fb7 6. e3 h6 7. Fh4 et les
Blancs ont un jeu prometteur,. par
6. Ff4 (meilleur que 6. FgS exemple : 7. ... g5 8. Fg3 Ce4 9.
Ca6 1 7. a3 F x c3 + 8. D x c3 Dc2 F X c3 + 1 0. b X c3 d6 1 1 . Fd3 f5
C x cS) 6 . . . . F x c5 7 . e3 dS · 1 2. d5 1 e x ds 1 3. c X d5 F x ds 1 4.
8. Cf3 Cc6 9. Td1 ou 7. . . . Cd4. etc.
Cc6 8 . Cf3 b 6 9. Fe2 Fb7 1 0. 3° 4. Fg5 (la • variante de Lénln­
0---0 dS 1 1 . Tfd 1 Dc8 et les grad ) 4 . ... h6 5. Fh4 c5 6. d5 F x

Blancs n 'ont q u ' u n petit avan­ c3 + (après 6 . . .. e X dS 7. c x ds


tage. d6 8. e3 Cbd7 9. Fd3 1 Da5 1 O. Ce2
C X d5 1 1 . 0-0 C X c3 1 2. b X c3
4° 4. .. . o-o (la suite la F x c3 1 3. C X c3 Dc3 1 4. Fe2 1 0-0
plus_ é lastique) S. a3 (si S. e4 1 5. D X d6 les Blancs ont le meilleur
les Noi rs jouent au m ieux S. jeu, et la variante 6. ... b5 1 ? est
. . . d6 1 6. Cf3 Cc6 7. eS d X eS à double tranchant : 7. d X e6
8. d X eS Cg4 ; attention ! à f X e6 8. c x b5 d5 ou 7. e4 1 ? e x d5
présent 9. De4 ? échoue à 8. c X d5 1 g5 9. e5 1) 7. b X c3 e5
cause de 9 . . . . F x c3 + 1 0. 8. e3 d6 9. Dc2 Cbd7 1 0. Fd3 De7
avec des chances égales.
b x c3 Dd1 + 1 1 1 . Rd1 C x
f2 + suivi de C X e4) S . . . . F x
c3 + 6. D x c3 et l a construc­ PARTIE N° 1 9
tion st.�lvante est alors au
m ieux : 6 . . . . d6 7. Cf3 Cbd7 Blancs : Noirs :
8. g3 (ou 8. FgS) 8. . . . b6 9. PORTISCH KARPOV
Fg2 Fb7 1 0. 0---0 Ce4 1 1 . Dc2 (San Antonio 1 972)
fS : les Noirs ont un bon jeu.
La contin uation de loin la 1 . d2-d4 Cg8-f6
plus populaire au quatrième 2. c2-c4 e7-e6
coup des Blancs est la suite 3. Cb1-c3 Ff8-b4
tranquille 4. e3 q u i amène 4. e2-e3 c7-c5
- 1 64 -

Les Noirs ont encore d'au­ F x c4 (ou aussi 8. . . . d X c4)


tres suites possible s : 9. F x c4 d x c4 1 0. 0-0 Dd7
1 1 . e4 Cc6 et les Blancs sont
1° 4• ...d5 S. a3 F x c3 + ? u n peu m ieux.
(S . . . . Fe7 1 est plus fort) 6.
b X c3 0-0 7 . C X d5 e X dS 8. 4° 4 . Cc& S. Fd3 (u ne va­
...

Fd3 cS 9. Ce2 ! b6 (pour ria nte i ntéressante mais favo­


échanger Je Fd3) 1 0. 0-0 Fa6 rable aux N o i rs est S. Ce2
1 1 . f3 F X d3 1 2. D X d3 Te8 dS 6. a3 Fe7 ·1. c x ds e x ds
1 3. Cg3 Cc6 1 4. Fb2 1 Tc8 1 S. 8. Cf4 FfS 1 9. Db3 CaS 1 O.
Tae 1 CaS 1 6. e4 ! et les Da2 gS ! et les Blancs ne
Blancs obtien nent la supério­ doivent pas prendre l e PdS :
rité au centre . 1 1 . Cf x ds C x ds 1 2. C x ds
Fe6 ou 1 2. D X dS D X dS 1 3.
2 ° 4 . . 0-0 m è n e habi­
.. C x ds Cb3 1 1 4. c x c7 + Rd7
tuellement pa r i nterversion de et gagne) S . . . . eS 6. Ce2 dS !
coups à la variante du texte, 1. c x ds C x ds 8. e4 Cb6 9.
par exemple S. Fd3 cS (dS) 6. dS Ce7 avec des chances
Cf3 dS (cS) etc. Une bifu r­ égales.
cation possible est S. Ce2 dS
6. a3 Fe7 7. c x d5 e x ds 8.
g3 Cbd7 9. Fg2 Cb6 1 O. Dd3
aS ! 1 1 . a4 c6 ou encore plus
simplement 7 . . . . C X dS ! 8.
Dc2 C x c3 9. C x c3 cS avec
jeu égal .
3° 4 . . b6 S . Ce2 (ou S.
. .

Fd3 Fb7 6. Cf3 Ce4 7. 0-0 !


fS !) S . . . . Fa6 1 (5 . . . . Fb7 6.
a3 Fe7 s'est moins vérifi é à
cause de 7. dS ! , et après 6.
. . . F x c3 + 7. C x c3 les
Blancs sont aussi u n peu a b c d e r g h
m ieux) 6. Cg3 (ou 6. a3 F x
c3 + 7 . C x c3 dS ! 8. b3 0-0 5. Ff1 -d3
9. Fe2 Cc6 ! 1 0. a4 b x c4 1 1 .
Fa3 Te8 1 2. b X c4 CaS ! 1 3 . Ici aussi 5. Ce2 est possi­
CbS c6 1 4. Cd6 Te7 avec des ble, mais pas particu l iè re­
chances égales) 6. . . . F x c3 + ment avantageux : S . . . . c X d4
7 . b x c3 dS 8. Fa3 ! (8. Df3 6. e x d4 dS 7. a3 (7. cS Ce4
0-0 9. e4 d X e4 1 0. C x e4 8. Fd2 C X d2 9. D X d2 b6
C x e4 1 1 . D x e4 Dd7 ! 1 2. 1 0. a3 F x c3 1 1 . C x c3
Fd3 fS 1 3. D x a8 Cc6 conduit b x cs 1 2. FbS + Fd7 1 3. d x
à l 'avantage des Noirs) 8 . . . . cS aS ! 1 4. 0-0 a4 1 avec
- 1 65 -

jeu égal) 7 . . . . Fe7 8. cS i c i . 6. ... b6 est moins bon à


0-0 ! 9. b4 b6 1 0. g3 b x cause de la pou ssée 7. dS !
cS 1 1 . . d X cS aS 1 2 Tb 1 e x dS 8. c x dS et mai nte­
a x b4 1 3. a x b4 Cc6 et les P nant :
centraux noirs sont i c i p l u s 1° 8 . . C X dS 9. F X h7 + R X h7
..

forts que les P b l ancs d e 1 O. D X dS Cc6 1 1 . 0-0 suivi de


l ' a i l e Dame. 1 2 e4.
5 ...... 0-0 2° 8 . . Fb7 9. e4 TeS 1 0. 0-0
..

F x c3 1 1 . b X c3 C x e4 1 2. F x e4
U n système i ntéressant est T X e4 1 3. Cg5 1 avec une attaque
i c i 5 . ... Cc6 6. Cf3 F x c3 + a i guë, par exemple : 1 3 . ... Th4 1 4.
7. b x c3 d6, les N o i rs ve u l ent g3 Th6 1 5. C X f7 1 R X f7 1 6. F X h6
jouer eS, et ils con servent g X h6 1 7. Dh5 + s u ivi de Te1 ou
égal ement a i nsi la poss i b i l ité 1 3 . . . Te7 1 4. Dh5, etc .
. _

éventuelle du g ra n d roque. 7. 0-0 d5 X c4


Comme exemple, voici une
partie d u match pour l e titre Actuell ement, cet échange
mondial Spassky - Fischer est fe plus popu l a i re. Par con­
1 972 : 8. e4 e5 9. d5 Ce7 1 0. tre, voi l à vingt ans, on pré­
Ch4 ! (autrement les N o i rs féra it le coup 7 . ... Cc6 : 8. a3
jouent h6 suivi de gS, Cg6 et F x c3 (mieux que 8 . . c x d4 . .

préparent le g ra n d roque) 1 0. 9. e x d4 d x c4 1 0. F x c4 Fe7


... h6 1 1 . f4 ! ( 1 1 . f3 ou g3 1 1 . D d3 suivi de Fg5, Tfe 1 ,
gS ! ) 1 1 ... Cg6 ! ( 1 1 . . . . e x f4 Tad 1 , etc.) 9. b X c3 d X c4 (ou
1 2 . F x f4 gS 1 3. eS ! est tout 9 . . Dc7 1 0. c x ds e x ds 1 1 .
. .

à fa it mauva i s pour les Noirs) Ch4 ! Ce7 1 2. g3). 1 0 F x c4


1 2. C X g6 f x g6 1 3. f X e5 ? Dc7.
( i l est remarquable qu 'après
ce coup la position blanche
soit totalement i m m o b i l i sée et
déjà stratégiq uement perdue.
Juste était 1 3. 0-0 0-0 1 4.
fS ! avec u n jeu a i gu) 1 3. ...
d X e5 1 4. Fe3 b6 1 5. 0-0
0-0 1 6. a4 (?) a5 1 1 7. Tb1
Fd7 1 8. Tb2 Tb8 1 9. Tbf2 De7
20. Fc2 g5 ! 21 . Fd2 Dea ! 22.
Fe1 Dg6 23. Dd3 Ch5 ! 24.
T X f8 + T X f8 25. T X f8 + R X
f8 26. Fd 1 Cf4 ! 27. Dc2 ? F X
a4 ! 28. abandonne (28. D X a b e d e g h
a4 D x e4).
Les Noirs préparent e5, q u i
6. Cg1 -f3 d7-d5 leur d o n n e de bonnes chan­
Joué presque exclusivement ces d 'égal i sation :
- 1 66 -

1 ° 1 1 . Fd3 e5 1 2. Dc2 Te8 1 1 3. jeter u n b ref coup d'œil


C x es (après 1 3. e4 suit 1 3 . .. . c4 1
1 4. F X c4 e x d4 1 5. e x d4 CaS ! 1 6. 1 ° 8. . . . b 6 9. a3 c x d4 1 0 .
Fd3 D X c2 1 7. F x c2 C X e4) 1 3 . .. . a X b4 1 d X c3 1 1 . D x d8 T x
C x es 1 4. d x es o x e5 1 S. f3 Fd7 d8 1 2. b X c3 Fb7 1 3. Fe2 ou
1 6. a4 Fc6 1 7. e4 Tad8, etc.
9 . . . . F x c3 1 0. b x c3 Fb7 1 1 .
2° 1 1 . Fb5 Fd7 1 2. a4 CaS 1 3. Te 1 Cbd7 1 2. Fd3 Fe4 1 3.
Fa3 b6 ou 1 2. c4 a6 1 3. F X c6 F X Ff1 ! suivi de Cd2 et e4, dans
c6. les deux cas, g râce à leur
3° 1 1 . Fa2 eS 1 2. h3 e4 1 3. Ch2 pai re de Fous, les Blancs
FfS 1 4. Cg4 J F X g4 1 5. h X g4 h6 sont u n peu m ieux
1 6. De2 Tfe8.
4° 1 1 . Fe2 eS 1 2. Fb2 Fg4 1 1 3. 2° 8. .. . Cc6 9. a3 FaS (9.
dS e4 J 1 4. d X c6 e x f3 1 S. F X f3
. . . F x c3 1 0. b x c3 Dc7, voi r
F x f3 1 6. D x f3 D x c6 1 1 7. D x ce plus haut) 1 0. Dd3 (ou 1 0 . Fd3
b X c6 1 8. c4 Ce4. c x d4 1 1 . e x d4 Fb6 1 2. Fe3
5° 1 1 . Fb2 e5 1 2. h3 FfS (ou 1 2. CdS) 1 0 . . . . a6 1 1 . Td 1 bS 1 2.
... e4 1 3. Cd 2 CaS 1 4. Fa2 c4 1) 1 3. Fa2 c4 ! ? 1 3. De2 Dea su ivi
Fb5 1 e4 1 4. Ch4 Fd7 1 S. c4 c X d4 de eS.
1 6. e X d4 Df4 1 .
3° 8. ... Fd7 (les N o i rs veu­
Dans tous ces cas survient lent conti nuer par Fc6 et
un jeu compliqué et sensible­ Cbd7. Si 9. d X cS i ls ont u n
ment égal. b o n j e u après 9 . . . . F X c 3 1 O.
Par contre, d'autres possi­ b X c3 Fc6) 9. De2 Fc6 1 0. Td 1
b i l ités ne sont pas en faveu r De7 1 1 . CeS Td8 1 2. a3 FaS.
à cet e ndroit : 4° 8. ... De7 9. a3 FaS 1 0.
1 ° 7. . .. Cbd7 a. c x ds e x Dc2 (ou 1 0. De2 Cc6 1 1 1 . Fd2
dS 9. a3 FaS 1 0. b4 1 c x b4 c x d4 1 2. e x d4 Td8 ! 1 3. FgS
1 1 . CbS 1 avec u n jeu blanc h6 1 1 4. F X f6 D X f6) 1 0 . . . .
très prometteur. Fd7 1 1 . Fd3 Tc8 1 2. Fd2 Fb6
1 3. d x cs D x cs 1 4. e4 Cc6,
2° 7. ... b6 a. c x ds e x ds etc.
9. CeS 1 Fb7 1 0. Fd2 Cc6 1 1 .
a3 F x c3 1 2. F x c3 C x es 1 3. 9. Dd1-e2
d x es Ce4 1 4. F x e4 d x e4 La su ite la plus usuelle et
1 S. Dg4 ou aussi 1 O. Ce2 c4 l a plus natu relle. Est aussi
1 1 Fc2 Cbd7 1 2. f4 et dans intéressant 9. Dd3 après quoi
les deux cas, les Blancs ont les Noirs peuvent toutefois
de bonnes chances d'attaque. obte n i r u n bon jeu par 9. . . .
8. Fd3 X c4 Cb� 7 a 6 1 0. a4 1 Dc7 1 , p a r exem­
ple : 1 1 . Fb3 Td8 1 2. Fc2 b6
Ici aussi , les Noi rs dispo­ 1 3. Ca2 aS 1 4. C x b4 a x b4
sent d'une fou le de répon­ 1 S. Te1 eS ! , Gligoric Kérès•

ses. I l n'est possible que d'y 1 963.


- 1 67 -

O n conti nue souvent par 9. bs ' ? 1 6. F x bs T x f7 1 1. e x


Fd3 b6 1 O. a3, ce q u i con duit, eS ! F x e2 1S. C x f7 + D x f7
après 1 0 . . . . c x d4 1 1 . e x d4 1 9. F x e2 et les Blancs doi­
F x c3 { 1 1 . . . . Fe7 suivi de Fb7 vent gagner) 1 S. FdS Df6 ! 1 6.
et TeS est possible aussi) De3 C x f3 + 1 7. g X f3 F X f3
1 2. b x c3 Fb7 1 3. Te 1 TeS 1 S. DgS TacS, etc.
1 4. Fd2, à u n e position dans
1 0. e3 X d4 b7-b6
laquel l e l a pai re de Fous
n 'est pas un avantage sign ifi­
catif, · car les B l ancs doivent
se soucier de leur pion c !
9. . . . . . . c5 X d4
Le jeu se développe de
façon beaucoup p l u s compli­
q uée après les coups sui­
vants :
1° 9
• ••• a6 1 O. a4 Dc7 1 1 .
Ca2 bS ! 1 2. Fd3 {1 2. a x bS
a x bs 1 3. F x bs Fb7 donne
aux Noirs u n jeu très actif) a b c d g h
1 2 . . . . FaS 1 3. e4 ! c4 1 4. Fb 1
eS 1 S. a x bs e x d4 1 6. C x d4 11. d4-d5
Fb6 1 7. Fe3 a x bs 1 S. C x bs
DeS 1 9. Cbc3 CeS 20. h3 ! Cette poussée est u n élé­
Cb3 2 1 . F x b6 C x a 1 22. f4. ment stratégique i mportant
La partie Antochine Kérès -
dans toutes les positions
1 963 en a rriva à ces compli­ avec le pion Dame isolé. Au­
cations, et après 22. ... De6 ! paravant, on jouait d'abord
l a situation n 'eut pas été 1 1 . Td 1 et seu l ement après
c l a i re du tout. 1 1 . . . . Fb7 1 2. dS ! ?. Mais suit
alors 1 2. F x c3 1 3. d x e6
2° 9
. b6 1 0. dS 1 ? F x c3
... F X f3 ! et maintenant :
1 1 . d x e6 CeS 1 ? (après 1 1 .
1 0 1 4. g X f3 f x e6 1 5. b X c3 Dc7 1
. . . FaS 1 2. e x d7 D x d7 1 3. 1 6. F X e6 + Rh8 1 7. Fe3 Cc5 avec
Td 1 De7 1 4. e4 ! les Bldncs égal ité en raison des faiblesses de
sont u n peu m ieux) 1 2. e x pions dans le camp blanc.
f7 + RhS 1 3. b X c3 Fg4 1 4. e4
2o 1 4. D X f3 1 ? Ce5 1 5. e x f7 +
avec des complications sau­ (ou 1 5. De2 Dc7 1 6. Fb3 Ceg4 1 7.
vages sur lesquelles la théo­ g3 Dé5 1 8. D X e5 F X e5 1 9. h3 Ch6
rie n'a pas encore prononcé 20. g4 f X e6 21 . g5 avec égalité,
de j ugement défi n itif, par Donner-Van den Berg 1 965) 1 5 . ...
exemple 1 4 . . . . ChS 1 {mais Rh8 1 6. T X d8 C X f3 + 1 7. g X f3
pas 1 4. ... De7 ? 1 S. Te 1 ! Ta x d8 1 8. b X c3 et le fort plon f7
- 1 6S -

compense p l e i nement la perte de l a après 1 7 . . . . T a d S comme


q u a l ité ; la man i è re l a p l u s s i m p l e après 1 7 . . . . De 7 l ' avantage
d ' é g a l i ser p o u r les N o i rs e s t m a i n ­ blanc n e sera i t q u e de natu re
tenant 1 8 . . . . Td 7 1 9. F a 3 T8 X f7 .
théori q u e . 1 7 . . . . F x f3 1 S g x
f3 éta it a u ssi à consi dé­
1 1 . a3 ne donne rien : 1 1 .
...
re r : l a pa i re de Fou s est
F x c3 1 2 . b x c3 Fb7 et ce
compensée par la stru ctu re
sont même les N o i rs q u i sont
de p i o n s affa i b l ie.
u n peu mieux.
17 . . . . . . . Ta8-e8 (?)
11. . . . . . . Fb4 X c3
1 1 . ... e x d5 1 2. e x d5 se­ Le début d ' u n mauva i s p l a n :
les N o i rs ve u l ent couvri r le
ra it favorable aux B l a n cs :
P f7 par Te7 .
dans ce cas, l e Fb4 est dans
u n e situation très m a l heu­ 1 8. Ta1 -c1 Dc7-b8
reuse. 1 9. Fc4-b5 Te8-e7
20. Fb5-c6 ! Fb7 X c6 ?
12 d5 X e6 Fc3-b4
1 3. e6 X d7 Dd8 X d7 M a i nte n a nt, cela devient
1 4. a2-a3 Fb4-d6 sérieux ; après 20 . . . . TeS ! 2 1 .
La stru ctu re de p i o n s est Cd4 ! l ' avantage b l a n c ne se­
à présent symétri q u e , et la ra it pas encore trop g ros.
q u estion est de savo i r si les Fd6-c5
21 . Tc1 X c6
B l a n cs peuve nt explo iter la
position momentanément mei l­ Autre m e n t 22. Cd4 avec l a
l e u re de leurs pi èc e s . m e n a c e T X f6 s u i v i d e Cf5
sera i t désa g réab l e .
1 5. Tf1 -cJ1
Dans une p a rt i e Port i sch­ 22. Tc6 X f6 ! g7 X f6
Parma, jouée u n an plus tard , 23. Cf3-d4 Fc5 X d4
les Blancs essayèrent autre 24. Td 1 X d4
chose : 1 5. Fg5 TeS 1 6 . Dd3
U n e position i nté ressante
Fc5 ! 1 7 . Db3 Fb7 1 S. F x f6
les N o i rs ont u n e q u a l ité
g x f6 1 9. Ta d 1 Dc7 20. Fd5 et
nette ëfe p l u s , m a i s l ' i nsécu­
les B l ancs n ' e u rent également
rité � e leur Roi est g ra n d e , et
q u ' u n ava ntage m i n i me .
l a defense n ' est pas fac i l e d u
1 5. Dd7-c7 t ou t à mener. C'est pou rquo i
1 6. h2-h3 Fc8-b7 la restituti on i m m é d i ate de l a
1 7. Fc1 -e3 q u a l ité entra i t e n l tg n e d e
compte : 2 4 . . . . T x e3 25. D X
Les pièces b l anches sont e3 DeS ; n atu re l l ement, les
touj o u rs di sposées un peu B l a ncs conse rvent d a n s ce
plus harmo n i e u sement, m a i s cas aussi l e m e i l l e u r jeu ,
- 1 69 -

éventu e l l ement après 26. Td7 pent très souvent d'abo rd leur
D x b2 27 . T x a7 , etc . Cava l i e r Roi : 3. Cf3. Les
N o i rs peuvent a l o rs cho i s i r
24 . . . . . . . Db8-e5 u n e autre défense Indienne ,.

25. De2-f3 i ntéressante, à savo i r 3 . .. b6 :


.

La .. défense Ouest-Indienne ··
Avec l a forte menace 26.
Tg4 + Rh8 27. Fd4. M a i nte­
n a nt, pou r un futu r champion
d u Monde, les N o i rs commet­
tent u n e fa ute tout à fait i n at­
te ndue q u i sce l l e i m méd i ate­
ment le sort de l a partie. I l
fa llait jouer 25. . . . f5 ! . Après
26. Td5 les conti n u ations
su ivantes sont possi bles :
1 ° 26 . ... De4 ? 27. Dg3 +
Rh8 28. Fh6 Tg8 29. Td8 !
T7e8 30. T x e8 D x e8 31 .
Dc3 + et gagne. a b c d e g h

2° 26 • Dg7 27. Fd4 f6 28.


•..

T x f5 Te6 29. Ff4, ou : Le Fou Dame n o i r s'em­


p resse de p rendre l a case e4
3° 26 . D X b2 27. Fd4 !
•..
sous contrôle. Comment les
D c 1 + 28. Rh2 Te6 29. T X f5 Blancs doivent- i l s mai ntenant
menant à des positions dans se développer ? .
lesquel les les Blancs pou rsu i­
vent l e u r attaque, mais où 1 ° 4. Cc3 Fb7 5. Fg5 Fe7
aucune i ssue c l a i re n ' est en­ (le p l u s sol i de, m a i s vont tou­
core en vue. tefois également 5 . . . . Fb4 ou
5. .. . h6 6. Fh4 g5 1 ? [6. . . .
25. . . . . . . Rg8-h8 ? ? Fe7 est p l u s sol i de] 7. Fg3
26. Td4-d5 abandonne. Ch5) 6. e3 Ce4 ! 7. F X e7 D X
S i les N o i rs jouent 26. . .. e7 8. C X e4 F X e4 avec une
De6 ou 26 . . . . D x b2, suit tou­ position sensi b lement égale.
jou rs 27. Fd4 et la catitl f6 ne Voici en i l lustration une par­
peut plus être défendue. tie classique : Nimzovitch­
Marshall 1 928. 9. Cd2 ? (?)
La défense N i mzovitch est (m i eux 9. Fe2 ! et seulement
une arme noi re assez redou­ si 9. . . . Db4 + 1 0. Cd2 1 .
tée que bien des joueurs Après 9 . Fd3 l a su ite 9 . . . .
essayent d ' empêcher. C'est Db4 + 1 0. D d 2 D x d2 + mène
pourquoi, après 1 . d4 Cf6 2. à une complète égalité) 9. . . .
c4 e6, les Blancs dévelop- Fb7 1 0. Fe2 Dg5 1 ( 1 0 . . . . F X
- 1 70 -

g2 1 1 . Tg 1 suivi de T X g7) pou r les Blancs) 4. ... Fb7 (4.


1 1 . Ff3 F X f3 1 2. D X f3 Ce6 . . .Fa6 est risqué ; les B l ancs
1 3. Dg3 D X g3 1 4. h X g3 Re7 protègent a l o rs a u m ieux le
(natu rellement, la frontière de P c4 par S. Da4 ! ) S. Fg2 Fe7
la n u l l ité n 'est pas encore 6. 0-0 0-0 7. Cc3 Ce4 1
dépassée, mais les Noirs dis­ (pl u s fort que 7 . . . . dS 8. CeS
posent pou r l e moins d ' u n c6 9. e4 !). Voi c i une partie
p l a n actif avec Tb8 suivi d e cou rte qui démontre parfaite­
b S p o u r tenter d'ouvri r la co­ ment l es possibil ités de la po­
lonne b) 1 S. g4 h6 1 6. a3 ? a6 sition n o i re : Hug-Hort 1 972 :
1 7. Re2 Thb8 1 8. Ce4 bS ! 1 9. 8. C X e4 (8. Dc2 est tenu
eS dS ! 20. e X d6 + e x d6 21 . pour plus fort : 8. . . . C X c3
f4 TeS 22. fS ? (une activité 9. D X c3 cS 1 0. Td 1 ou 8. Fd2
q u i ne convient absolument d6 9. Dc2 C x c3 1 0. F x c3,
pas, mais après 22. Thf1 CaS etc.) 8. ... F X e4 9. Ff4 (ici, la
les N o i rs aura ient aussi net­ simpl ifi cation 9. Ce 1 est déjà
tement l ' avantage à cause indiquée, par exemple 9. . . .
du coup mécan ique et affa i ­ F X g2 1 0. C X g2 d S 1 1 . Da4
b l i ssant 1 6. a 3 ? ) 2 2. ... CaS ! cS 1 2. Fe3 c x d4 1 3. F X d4
23. A d3 Ce4 24. Tab1 dS 2S. d X c4 1 4. D X c4 DeS ou aussi
Ce3 (après 26. CeS suit 26 . . . . 1 0 . . . . cS 1 ?) 9. ... d6 1 0. Dd2
eS ! e t e4 + ) 2S . ... Te6 26. f X Cd7 1 1 . Tfd1 h6 1 1 2. Ce1 f5 !
e 6 f X e6 27. gS ! ? h X gS 28. 1 3. F X e4 f X e4 1 4. De2 Cf6
ThS Rf6 29. Th3 Tae8 (avec la 1 S. f3 gS I 1 6. Fe3 De8 1 7.
menace 30 . . . . C X b2 + ou 30. Rg2 ( 1 7. f X e4 Cg4) 1 7 . ...
C x a3) 30. Ca2 aS 31 . Tf3 + DhS 1 1 8. h3 Dg6 1 9. Tae1 Tn
Rg6 32. g4 Cd6 33. Ce3 b4 20. f X e4 g4 21 h4 eS I 22.
34. a x b4 a X b4 3S. Cd1 Te2 Dd3 C x e4 23. Cc2 Taf8 24.
36. Tf2 b3 37. Ta1 Ce4 38. Fg 1 F X h4 1 2S. g X h4 Tf3 !
Te2 T8e6 39. Tb1 eS ! 40. Ta1 26. Ce3 Tg3 + 27. Rh1 Tf2 28.
T6e4 41 . TaS CeS + ! 42. abandonne.
abandonne (42 . . . . e4 mat).
4° 4. e3 Fb7 S. Fd3 Fe7 6.
2° 4. a3 (pour empêcher le 0-0 0-0 7. Cc3 dS 8. De2
clouage Fb4 après Cc3) 4. . . . Cbd7 (ou 8 . . . . cS suivi de
Fb7 s . Cc3 d S 6 . c x ds C x dS Cc6) 9. b3 Ce4, etc.
7. e3 Fe7 8. FbS + c6 9. Fd3
cS 1 0. C x dS e X dS 1 1 . b3 Outre 3. .. . b6, après 3. Cf3
Cc6 1 2. Fb2 Ff6 ! ou aussi 6. les N o i rs disposent encore
. . . e x ds 7. FgS Cbd7 8. e3 de trois possib i lités :
Fe7 9. Fd3 0-0 1 0. 0-0 Ce4,
etc. 1 o 3. . . dS, transposant
.

dans le gambit Dame, où,


3° 4. g3 (le développement comme nous l e savons déjà,
le plus usuel et le plus sol ide le développement 3. Cf3 n 'est
- 1 71 -

pas aussi précis que 3. Cc3.


2° 3. ... Fb4 + ( l a défense
" Bogol ioubov ) 4. Fd2 De7

(on a aussi expéri menté 4 . . . .


a5) 5. g3 Cc6 6. F g 2 F x d2 +
7 . Cb X d2 (7. D X d2 ? Ce4
suivi de D b4 + ) 7 . . . . d6 8.
0-0 0-0 9. e4 e5 1 O. d5 Cb8
1 1 . b4 Fg4 ou 4. Cbd2 d5 5.
e3 0-0 6. a3 Fe7 7. b4 (ou
7. b3 b6 8. Fb2 Fb7 9. Fd3
c5, etc.) 7 . . . . b6 8. Fd3 Fb7
9. Fb2 c5 ! , etc. a b c d e f g h

3° 3. ... cS 4. d5 b5 ! ? (le De cette façon , ce n'est


• gambit Blumenfel d "• on pas seu lement le clouage Fb4
donne aujou rd ' h u i l a préfé­ m a i s aussi la construction
ren ce à un tra itement p l u s avec b6 et Fb7 qui est empê­
tra n q u i l le de l a position : 4 . chée. Les N o i rs contrnuent
. . . e x d5 5. c x d5 d 6 6. Cc3 au m ieux par 3. d5 (après
•• •

g6 7. e4 Fg7 8. Fe2 0-0 9. 3. . . . cS les Blancs ont le


0-0 Fg4 ou 9 . . . . TeS 1 0. Cd2 choix entre 4. Cf3 c X d4 S.
Cbd7, etc.) 5. d X e6 (après le C X d4 dS 6. Fg2 1 eS 7. Cf3
refus 5. Fg5 les N o i rs ont p l u s d4 ! 8. 0-0 Cc6 9. e3 Fe7 1 0.
de chances d'ég a l i ser : S . . . . e x d4 e x d4 1 1 . Ff4 1 et 4. dS
e x ds 6. c x d5 h 6 7 . F x f6 e x ds s. c x ds d6 6. Fg2 g6
D x f6 8 . Dc2 d6 9. e4 a6 1 0. 7 . Cc3 Fg7 8. Cf3 0-0 9.
a4 1 b4 1 1 . Cbd2 Fg4 ou 6. . . . 0-0 Cbd7 1 O. Cd2 1 : l e Ca­
d 6 7 . e4 a 6 8 . a 4 Fe7 ! 9. va lier vise c4) 4. Fg2 et main­
Cbd2 C x ds l) s . . . . f x e6 6. tenant :
c x bS dS / . Ff4 Fd6 (7 . . . .
DaS + 8. Cc3 ! d4 9 . Da4 1 ) 1 ° 4. ... d X c4 S. Da4 + (ou
8. F X d6 D X d6 9. Cbd2. Les aussi S. Cf3 c5 6. 0-0 Cc6
Noirs ont un centre puissant, 7. Da4 Fd7 8. d x cs, etc.) s.
mais q u i ne compense pour­ . . . Cbd7 (ou S . . .. Fd7 6. D X c4
tant pas entièrement la perte Fc6 7. Cf3) 6. D x c4 a6 7.
du P. Dc2 cS 8. Cf3 b6 1 avec
jeu égal (9. 0-0 Fb7 9. CeS
Pou r leu r part, après 1 . d4 CdS).
Cf6 2. c4 e6 les Blancs, outre
Cc3 et Cf3, peuvent encore 2o 4. ... Fe7 S. Cf3 0-0 6.
choisir u n troisième coup, à 0-0 Cbd7 (on joue auss i ici
savo i r 3. g3, l ' • ouverture souvent 6. ... d X c4) 7. Dc2 1
Catalane • . b6 8. c X dS C X dS 9. Cc3 Fb7
- 1 72 -

1 0. C x ds F x ds 1 1 . e4 Fb7 (ou 5 . . . . e x ds qui mène à


1 2. Td 1 cS 1 3. d5 e x d5 1 4. des positions de la défense
e x d5, etc. Tarrasch du gambit Dam e ) 6.
Cf3 Cc6 7. 0-0 Fe7 8. Cc3
3° 4 . • ;. cs s. c x ds C x ds 0-0 9. C X dS e x d5, etc.
LUTTE CONTRE LE CENTRE CLASSIQUE

Dans de nombreu ses ouvertures, nous avons vu que les


Noirs metta i e nt toutes leurs forces à empêcher que leur
adve rsa i re n 'arrive à la fo rmation centrale " i déale ,. d4-e4.
Nous a l lons voi r mai ntenant bri èvement une ouverture où
les N o i rs choisissent une tacti que complètement différente :
i l s permettent aux Bla ncs d 'obten i r cette formati on ( i l s la pro­
voq uent même ! ) pour exercer une pression avec toutes leurs
forces d i spon i bles contre le P d4 :

1 . d4 Cf6 2. c4 g6 3. Cc3 Penchons-nous d ' a bord sur


d5, la " défense Grunfeld » , l a prem i è re varia nte critique :
4. c X d5 C X d5 5. e4 C X
c3 (nous voyons m a i ntenant
pourquoi les N o i rs ne jouent
d5 q u ' u n e foi s l e C développé
en c3 ! . Si 5. . . . Cb6 ? les
B l a n cs obti endra ient u n clair
avantage avec leur fort cen­
tre après 6. h3 ! Fg7 7 . Cf3
0-0 8. Fe2) 6. b X c3 Fg7 7.
Fc4 0--0 8. Ce2 (après 8. Cf3
c5 les N o i rs menacent Fg4,
é l i m i nant u n des défenseurs
d u Pd4 1 ) 8 . . . . cS (on emploie
a b e d e g h souvent a ussi une · autre tac-
- 1 74 -

tique, à savoir S. . . . Cc6 9. f6 1 1 6. Dd4 (de nombreu­


0-0 b6 1 0. Fe3 Fb7 su ivi de ses possi b i l ités ont déjà été
CaS et seu lement ensu ite cS) essayées ici : 1 6. Cd4 Fd7 1 7 .
9. o-o Cc6 1 0. Fe3. Fh6 TeS 1 S. f4 TeS 1 ou 1 6.
Fh6 TeS 1 1 7. Cf4 Ff7 ! 1 S. Te1
g5 1 9. Ch3 e5 ! ou 1 6. D b 1
Ff7 1 7. Cd4 TeS 1 8. Db4, etc.)
1 6. ... Ff7 1 7. Fh6 TeS 1 S. Fb5
e5 1 1 9. Df2 Te7 20. Fe3 TeS
21 . F X a7 Cc4 22. Fc5 Tec7
23. Fb4 FeS 24. Cc3 Cd6 25.
F x es o x es 26. Db6 Cf7 27.
De3 Rg7 2S. Td1 Cd6 29. Td3
Dd7 30. h3 Cb5 ' 31 . e x
b5 ? ! (3 1 . d6 1 T X c3 32. F X
c3 T X c3 33. T x c3 C x c3 34.
D X c3 D X d6 conduisait à
l 'égal ité) 31 . ... D X b5 32. a3
a b c d e f g h
Tc2 33. d6 Dd7 34. f4 TeS !
35. f X e5 T X e5 36. Td4 b5
I ci , les N o i rs ont deux mé­ 37. Fd2 Tc4 3S. T x c4 b X c4
thodes pou r affronter le cen­ 39. Dd4 Te6 40. Fb4 c3 41 .
tre blanc : D X c3 T X e4 42. Dc5 g5 43.
Dd5 Te5 44. Dd1 Rg6 45. Rh2
1 ° Partie Gligoric - Portisch h5 46. a4 TeS ! 47. Fa5 Rg7
1 974 : 1 o. ... c x d4 1 1 . c x d4 48. Fb6 g4 49. h X g4 h X g4
Fg4 ! (force le coup f3, ce q u i 50. Dd4 Rg6 51 . a5 f5 52. a6
a p l u s tard d e l ' i mportance Te4 53. Dd5 Dh7 + 54. Rg1 ?
pour les N o i rs dans certa i nes (54. Rg3 ! aurait encore pu
variantes) 1 2. f3 Ca5 ! 1 3. Fd3 sauver la partie) 54. ... g3 55.
(les Blancs obtiennent u n Rf1 Dh1 + 56. abandonne. (56.
petit avantage après 1 3. Tc 1 Fg 1 D X g 1 + 1 57. R X g 1 T x
C x c4 1 4. T x c4 Fd7 1 S. Db3 e 1 mat.)
Da5 1 1 6. Cc3 1 ) 1 3. ... Fe6 !
1 4. d5 ! ? (les Noirs mena­ 2° La variante .. Smyslov : ,.

çaient Cc4. Comme 1 4. Da4 1 0. ... Dc7 1 1 . Tc1 Td8 (ren­


a6 ! suivi de bS n 'est pas par­ force la p ression contre d4 !)
ticu lièrement favorable, les 1 2. Dd2 ( 1 2. f4 1 ? Fg4 1 3. fS
Blancs ne d isposent encore g X f5 1 4. h3 1 mène à des
contre cette menace que d ' u n complications) 1 2 . . . . Da5 1 3.
sacrifice de P à double tran­ Tfd 1 c X d4 1 4. c )(: d4 D X d2
chant 1 4. Tc1 1 ? F x a2 1 S. 1 5. T X d2 et en finale les
Da4 Fe6 1 6. d5 Fd7 1 7. Db4 Blancs sont un peu m ieux.
e6 ou 1 5. d5 Fb3 1 6. De1 e6, La partie suivante montre
etc.) 14 . ... F X a1 1 5. D X a1 u n autre système dans l equel
- 1 75 -

les Noirs doivent lutter contre Ici aussi , il y a des répon­


le fort centre a dve rse : ses naturel les.
1 ° 5. e3 0-0 6. c x d5 e x
PARTIE N° 20 dS 7. Fc4 Cb6 8. Fb3 Ca6 1
9. 0-0 cS 1 O. h3 c x d4 1 1 .
Blancs : N o i rs : e X d4 Cc7 ou 6. Fe2 cS ! 7 .
PORTISCH GHEORGH I U d x cs Das 8 . c x ds C x ds 9.
D X d5 F x c3 + 1 0. Fd2 F x
(Man i l l e 1 974)
d2 + 1 1 . D X d2 D X c5 ou 6.
1. d2-d4 Cg8-f6 Db3 e6 ! 7. Fd2 b6 8. c x dS
2. c2-c4 g7-g6 e x ds 9. Fe2 cS ! ou 6. Fd2
3. Cb1 -c3 d7-d5 c6 7. Fd3 Cbd7 8. 0-0 eS I
4. Cg1 -f3 9. d X eS Cg4 ou 6. b4 ! ? c6
7. Fd2 Fg4 8. h3 F X f3 9. D X
Des systèmes fréquemment f3 d X c4 1 0. F x c4 Cbd7 tou­
employés sont l i és avec le jours avec jeu égal.
développement du Fc1 : 2° 5. Fg5 Ce4 6. c x dS C x
1 ° 4. Fg5 Ce4 ! S. Fh4 cS gS 7 . C X gS e6 8. Cf3 (ou 8.
(ou aussi S . . . . C x c3 6. b X Dd2 e x ds 9. De3 + Rf8 1 0.
c3 d x c4) 6. c x dS C x c3 7 . Df4 Ff6 1 1 . h4 c6 1 2. 0-�
b X c3 D X dS 8. e 3 c x d4 9 . h6 1 3. Cf3 Rg7, etc.) 8 . . . . e x
D X d4 ! D X d4 1 0. c X d4 Cc6 dS 9. e3 0-0 1 O. Fe2 c6, etc.
1 1 . Cf3 e6 ! suivi de Fe7 et 3° 5. Ff4 0-0 6. Tc 1 d x c4
les Blancs n 'ont q u ' u n avan­ (ou a ussi 6 . . . cS 7 . d x cS
tage m i n ime. Fe6 ! ) 7. e4 cS 1 8. d x cs D x
2° 4. Ff4 Fg7 S. e3 0-0 6. d 1 + 9. T X d 1 Ca6 1 0. F X c4
c x ds (après 6. Tc 1 cS ! 7 . C X cS avec jeu égal.
d x cs Fe6 ! ou 6. D b 3 d X c4 ! 5. .. ... d5 X c4
7 . F x c4 cS 1 8. d x cs DaS les

N o i rs éga l i sent sans pei ne) 6. Les N o i rs peuvent naturel­


... C X dS 7 . C X dS D X dS 8. lement aussi protéger le cen­
F x c7 Ca6 (les coups 8 . . . b6
. tre par 5. ... c6, mais après
ou 8. . . . FfS sont à con­ 6. c x ds c x ds (6 . . . . C x ds
sidérer : pou r le P, les Noirs 7. e4 ! Cb6 8. Fe3 0-0 9. Td 1
ont du contre-jeu sur l a co­ ou 7 . . . . C x c3 8. b X c3 cS
lonne c) 9. F x a6 (9. Fg3 ? 9. dS ! 0-0 1 O. Fe2 est favo­
FfS ! 1 0. a3 TacS 1 1 . Cf3 Tc2, rable aux Blancs) 7. FgS Cc6
etc.) 9 . . . D x g2 1 0. Df3 D x
. 8. e3 e6 9. Fd3 0-0 1 O. 0-0
f3 1 1 . C x f3 b x a6 1 2. Tc 1 f6 Fd7 1 1 . CeS, les Blancs sont
1 3. Tg 1 Fb7 avec jeu éga l . un peu m i eux.
4. . . . . . . Ff8-g7 6. D b3 X c4 0--0
5. Dd 1 -b3 7. e2-e4
- 1 76 -

a3 TeS 1 3. Td 1 Ce4, etc. Les


Blancs ont u n P passé, mais
les p i èces n o i res sont bien
postées. 9. d x cS ne serait
pas bon à cause de 9. . . .
Fe6 ! 1 O . DbS Tc S 1 1 . D X
b7 ? C x cs 1 2. D x a7 Tc7 !
1 3. Da3 Cd3 + ou 1 1 . c6 T X
c6 1 2. 0-0 ( 1 2. D X b7 T x c3 !
1 3. b x c3 CeS) 1 2 . . . . Dc7,
etc.
2° 8. Fg5 h6 9. Fh4 (une
a b e d e g h poss i b i l ité intéressante est ici
9. Ff4 c5 1 O. dS e6 1 1 . d6 1)
Les B l a ncs ont occupé l e 9 . . . cS 1 0. dS b5 ! (1 0 . . . . e6
.

centre , e t si l e s N o i rs conti­ 1 1 . d6 ! e5 1 2. � ! ) 1 1 .
n uent trop passivement, i l s C x bS DaS + 1 2. Cd2 C x
peuvent s e se rvir de l e u rs P e4 ! ( 1 2. . . . Cb4 ? 1 3. Cb3 ! )
centraux com me i n stru ment 1 3. D X e4 F X b2 ( 1 3 . . . . FfS
d 'attaq ue, par exemple 7. .. .
1 4. Dc4 F x b2 1 S. g4 ! ) 1 4.
c6 S. Db3 Cbd7 ? (S. ... eS ! Tb 1 FfS 1 5. D X fS e x fS 1 6.
éta it ici bien préférable : 9. T x b2 avec un jeu obscu r.
d X eS Cg4 avec des perspec­
tives d'éga l i sation) 9. Fe2 8. Fc1 -e3 Cf6-d7 !
Cb6 1 0. 0-0 Fe6 1 1 . Dc2
Fc4 1 2. Td 1 F x e2 1 3. D x e2, Les N o i rs renforcent ai nsi
etc. Les Noirs doivent en de façon astu cieuse l a pres­
conséq uence tenter d'enga­ sion contre d4. Si mai ntenant
ger i m médiatement la l utte 9. Fe2 suit a l o rs 9 . . . . Cb6 1 0.
contre le centre ennem i , avant DeS (à p résent, la Dame doit
que les Blancs term i nent l e u r protéger le Pd4 ! ) et vont ici
développement. soit 1 0 . . . . Cc6 1 1 . Td 1 Dd6 !
1 2. h3 F X f3 1 3. g X f3 ( 1 3 .
7. . . . . . . Fc8-g4 F X f3 ? D X cS 1 4. d X cS Cc4)
1 3 . . . . Tfd8, soit 1 0 . . . . c6 1 1 .
Cette méthode est due à Td 1 C8d7 1 2. Da5 eS ! .
Smyslov. La .. vari ante Pri n s "
est a u ssi une possi b i l ité i nté­ 9. Dc4-b3 Cd7-b6
ressante : 7 . . Ca6 ! ?. Les
..

N o i rs prépa rent cS. Les deux A cet endroit, 9. ... cS ! ?


variantes suivantes sont a l o rs fut aussi fréq uemment joué
de g rande i mportance : (va ri a nte " You goslave " ) , par
exemple 1 0 dS ! ( 1 0. D X b7 ?
1 ° 8. Fe2 cS 9. dS e6 1 0. F X f3 1 1 . g X f3 c X d4 1 2. D X
0-0 e x dS 1 1 . e x ds FfS 1 2. a8 d X c3 ou 1 2. F X d4 F X d4
- 1 77 -

1 3. D x aa Db6) 1 0. . . . Ca6 1 1 . 1 4. Th1-g1 1


Fe2 Tb8 1 2. Da5 su ivi de b5.
U n excel lent coup position­
9 ... F X f3 mène aussi à de
.
ne!. Jusqu'à p résent, les
g ra n des compl ications : 1 0. coups habituels étaient les
g X f3 ( 1 0. D X b7 ? c5 1 ) 1 0. su ivants :
Cc6 1 1 . Td 1 e5 ! .
. . .

1 ° 1 4. h4 Dd7 1 5. f4 F x e2
1 0. Ta1 -d1 Cb8-c6 1 6. C x e2 c6 1 1 7. h5 c X d5
1 8. h X g6 h X g6 1 9. Fd4 F X
Après 1 0 . ... e5 les Blancs d4 20. T x d4 Rg7 2 1 . Cg3
ne jouent pas 1 1 . d X e5 ? Tg8 1 ou 20. C X d4 Dg4 ! 21 .
C8d7 1 2. Fe2 De7, mais p l u s Cf5 1 g X f5 ! 22. Rf1 d X e4 23.
fo rtement 1 1 . Fe2 ! e X d 4 ( 1 1 . Tg 1 D X g 1 + avec des chan­
. . . F x f3 1 2. d x e5 ! ) 1 2. F x d4 ces égales.
F X d4 1 3. C X d4 F X e2 1 4.
Cd x c2 De7 1 5. 0-0 C8d7 2° 1 4. CbS Dd7 1 5. Tc1 c6 1
1 6. f4 avec un jeu quelque 1 6. C x a7 1 7. F x b6 T7a8 et
peu mei l l e u r. pou r le P les N o i rs trouvent
u n e compensation suffisante
11. d4-d5 Cc6-e5 dans leur bon développement.
1 2. Ff1 -e2 Ce5 X f3 + A p résent, la Tou r blanche
1 2. g2 Xtf3 Fg4-h5 menace éventuellement de
D ' autres coups sont sûre­ passe r à l ' a i l e Dame par g5,
ment désavantageux : et l e sacrifice T X h5 est éga­
l ement dans l ' a i r.
1 0 1 3 . ... Fd7 1 4. h4 1 Dca
1 5. h5 e6 1 6. h x g6 h x g6 1 7 . 1 4. . . . . . . Dd8-d7
a4 ! , etc. Avec la menace 1 5 . . . . Dh3.
2° 13 . ... Fh3 1 4. Tg 1 ! Dd6 1 5. Tg1 -g3 c7--c6
1 5. f4 c6 1 6. a4 ! etc.
Mai ntenant la Dame noire
va se retrouver très exposée
de manière o ri g i nale. Il est
toutefois difficile de trouver
pou r les N o i rs une conti nua­
tion suffi sante. Si par exem­
ple 15 . ... Fe5 suit 1 6. f4 F x
e 2 1 7 . R x e2 ! Fg7 1 8. f5 1 ,
etc.
1 6. d5 X c6 Dd7 X c6
1 7. Cc3-b5 1
Commençant avec ce coup,
les Blancs opèrent avec des
a b c d e f g h menaces tactiques constan-
- 1 78 -

tes : i l s envisagent ici 1 8. De5 1 ) 26. Ce6 1 f X e6 (ou 26.


C x a7 ! gagnant un P. N atu­ . . . f6 27. T X s:�6 + F X g6 28.
rel lement 1 7. . . . a6 ? ne va T X g6 + Rf7 29. C x fS 27. T x
pas à cause de 1 8 . Tc1 su ivi g6 + Rf7 29. Dg7 + ReS 30.
de 1 9. Cc7 et F x b6. Fb5, etc.
1 7. . . . . . . Cb6-c8 2° 24. .. . Cd6 25. e5 CeS
1 8. Td1 -cl5 1 26. Cd5.
Avec l a menace 1 9. T X h5 ! 25 Cc7-e6 Tf8-e8
g X h5 20. Fd4.
Ou 25. . . . Tf1 26. Dc7 1 et
18 • . . . . . . Rg8-h8 gagne.
1 9. Td5-c5 Dc6-f6 26. f3-f4 FhS X e2
Tous les autres coups per­ 27. Tg3-h3 !
dra ient au moins u n pion (1 9. Et mai ntenant la malheu­
. . De6 20. D X e6 f x e6 2 1 .
.
reuse Dame noire est bel et
Cc7). bien captu rée !
20. Fe3-d4 Df6-h4 27 • . . . . . . Dh4 X g5
21 . Fd4 X g7 + Rh8 X g7
22. Db3-c3 + Rg7-g8 27 . . . . D x h3 2S. D x h3 f x
23. Cb5-c7 Ta8-b8 g5 29. C x g5 h 5 30. De6 + .
24. Tc5-g5 1 etc.
Menace de gagner immé- 28. Ce6 X g5 f6 X g5
diatement par 25. De5 ! f6 26. 29. Re 1 X e2 g5 X f4
T x h5.
30. Dc3-c4 + Rg8-g7 ?
24. . . . . . . f5-f6 Perd immédiatement et de
manière élégante, m a i s après
D'autres coups ne sont pas 30 . . . . e6 3 1 . Dc7 Ce7 32. D x
meilleurs : f4 l a situation noi re était éga­
lement totalement sans espoi r.
1 ° 24 . . . . D X h2 25. Ff1 !
(menaçant 26. Th3) 25. . . . h6 31 . Th3 X h7 + ! Rg7 X h7
(avec l ' i ntention 26 T li3 D X 32. Dc4-f7 + Rg7-h6
h3 1 . Si 25. . . . Dh4 alors 26. 33. Df7 X e8 abandonne.
LES NOIRS PREPARENT e7-e5

Comme nous l ' avons déjà constaté, les défenses Indien­


nes " ont une tendance i mporta nte : la poussée des pions
centraux (d, e) est différée, les pièces sont développées pou r
l e contrôle du centre.

Cette idée appa rait aussi Les Noirs renoncent ici com­
dans la défense " Est-In dien­ plètement au double pas de
ne ,. qui survient habituelle­ leur P d, ce que d'ailleurs les
ment après les coups sui­ Blanc.s peuvent empêcher dé­
vants : 1 . d4 Cf6 2. c4 g6 3. fin itivement par 4. e4. Les
Cc3 Fg7. N o i rs veulent jouer ensuite
4. .. . d6 préparant la poussée
e7-e5. L'effet de cette pous­
sée est visi blement renforcée
par le développement Fg7, les
Noirs pouvant alors menacer
d'ouvri r la g rande diagonale
(e X d4) su r laquelle leur Fou
pou rra se montre r très actif.
Un système très fréquem­
ment joué de cette défense
se produit après les coups
su ivants : 5. Cf3 o-o 6. Fe2
(après 6. g3 ? l e coup 6. . ..
Fg4 ! serait fort, par exemple
a b e d e g 1- 7 Fg2 Cc6 8. 0-0 Cd7 1 9.
- 1 SO -

Fe3 eS ! 1 O. dS Cd4, etc. Par les Blancs jouent 1 1 . 0-0


contre le coup 6. . . . Fg4 se­ suit 1 1 . . . . Cf4 1 2. Cd2 CeS 1 )
rait m a i ntenant moins bon : 8 . . . Ces 9 . D c 2 a S ! 1 o . FgS
.

i l su ivrait 7. Fe3 Cfd7 8. Tc 1 1 (après 1 O. Cd2 les N o i rs


ou 7 . . . . eS 8. dS, etc., le Fg4 jouent a u m ieux 1 0 . . . . Fh6 1
doit être échangé, et dispa­ pour échanger leur Fou de­
raît a i nsi u ne pièce impor­ ven u passif. Après 1 0. Ce 1
tante dont les Noirs ont habi­ est bon 1 O. . . . CeS suivi de
tue l l ement besoi n pou r l 'atta­ fS) 1 0 . . . . h6 1 1 . Fe3 1 Cg4 1 2.
que à l 'a i le Roi !) 6. ... eS ! . F x cs d x cs 1 3. h3 Cf6 1 4.
C x es C x ds ! 1 s. c x ds F x
eS avec des chances égales.
3° 7. Fe3 Cg4 (7 . . . . De7
est bon aussi) 8. FgS f6 9.
Fh4 Cc6 1 0. dS Ce7 1 1 . Cd2
Ch6 avec u n jeu compl iqué.
4° 7. 0-0 Cc6 ! (7 . . . . Cbd7
est p l u s passif, les Blancs
pouvant conti nuer favorable­
ment par S. Te 1 1 c6 9. Ff1
TeS 1 0. d5) 8. dS (après 8.
Fe3 le p l u s simple est S. . . .
a b c d e f g h TeS ! , p a r exemple 9 . dS
Cd4 !) S . . . . Ce7 9. Ce 1 (d'au­
1 ° 7. d X e5 conduit seu le­ tres coups sont encore à
ment à une rapide éga l i sa� considérer : 9. Fd2, 9. Cd2 et
tion : 7 . . . . d x es s. D x ds 9. b4) 9. . . . Cd7 1 O. Cd3 (1 O.
T x ds 9. Cds (9. e x es ? e x f3 fS 1 1 . g4 ! est également
e4 ! 1 O. C X e4 F x eS 1 1 . 0-0 i ntéressant) 1 O . . . . fS 1 1 . Fd2
Cc6 ou 9. FgS TeS 1 0. 0-0-0 Cf6 1 2. f3 f4 1 3. cS gS 1 4.
Ca6 ! 1 1 . C x es CeS ! , etc.) Tc 1 avec u n jeu tendu : les
9. . . . C X dS (ou aussi 9. . . . B lancs opèrent ici sur l a co­
Td7 ! ? 1 0. C x es C x ds 1 1 . lonne c - CbS suivi de c x
C x d7 Cb4 1 2. C x bs Cc2 + ) d6, les N o i rs doivent prendre
1 0. c x ds c6 1 1 . Fc4 e x dS pou r leur pa rt les mesures
1 2. F x dS Cc6 avec égalité. défensives Cg6, Tf7, Ff8,
mais i l s peuvent aussi enga­
2° 7. d5 Cbd7 s. 0-0 (S. ger une attaque de P à l 'a i l e
FgS h6 9. Fh4 gS 1 0. Fg3 ChS Roi - hS, g4, etc.
1 1 . h4 1 ? conduit à u n jeu
excessivement aigu ; avant D'autres possi b i lités blan­
tout, est à envisager ici pour ches seront brièvement com­
les Noirs 1 1 . . . . C x g3 1 2. f x mentées au cours de la par­
g 3 g X h4 1 . S i , a u l ieu d e h4, tie su ivante.
- 1 81 -

PARTIE N° 21 1 1 . h3 F X f3 1 2. F X f3 Cbd7
et l a pai re de Fou s blanche
B l ancs : N o i rs : n'a. pas de s i g n i fication con­
BOBOTSOV GLIGOR I C crète, car le Fg7 va deve n i r
(Skopje 1 972) m a i ntenant très actif. Avec
ces deux exemples nous
1 . d2-d4 Cg8-f6 avons appri s de q u e l deuxiè­
2. c2-c4 g7-g6 me contre-jeu, outre l a pous­
3. Cb1 -c3 Ff8-g7 sée eS, les N o i rs di sposent :
4. e2-e4 d7-d6 dans de nombreuses varian­
5. f2-f3 tes, ils peuvent par cS aug­
menter sensibl ement l ' action
Outre S. Cf3 et ce coup, de l e u r Fg7 ! .
deux systèmes ont encore
u n e g rande s i g n i fication pra­
tique :
1 ° 5. f4 (l ' attaque des 4
Pions) S. . . . 0-0 6. Cf3 cS !
(les N o i rs doivent abso l u ment
réag i r avec énerg i e contre le
centre b l a n c géa nt) 7. dS (ou
7 . Fe2 c x d4 8. C x d4 Cc6 9.
Fe3 Fg4 ! et, après ce coup
s uprenant, les N o i rs éga l i ­
sent : 1 0. C x c 6 F x e2 1 1 .
C x da F x d 1 1 2. C x b7 Fc2
ou 1 0. F x g4 C x g4, etc.) 7. a b c d e f g h
. . . e6 8. Fe2 e x ds 9. c x ds
(9. e X dS FfS suivi de Ce4 est
m o i n s entreprena nt) et les Le coup du texte conduit
N o i rs d i sposent i c i de deux à nouveau à u n e vari a nte •

bons plans : 9 . . . . TeS 1 0. Cd2 Saem isch ,. (nous en con­


Cg4 ! 1 1 . F X g4 D h4 + 1 2. g3 n a i ssons déjà une dans la
D X g4 ou 9 . . . . bS ! 1 0. eS défense N i mzovitch !). Les
(1 0. F x bs C x e4 ! ) 1 0 . . . . d x B l ancs p réparent le dévelop­
eS 1 1 . f X eS Cg4 1 2. F X bS pement de leur Fou en e3 (de
(1 2. FgS Db8) 1 2 . . . . C x es 1 3. suite S. Fe3 ne serait pas bon
0-0 , etc. à cause de 5. . . . Cg4) et i l s
roquent du g ra n d côté dans
2° 5. Fe2 0-0 6. Fg5 ( em­ l a p l upart des varia ntes : une
pêche 6 . . . . eS ? car les Blancs analogie avec l a construction
gagneraient a l o rs par 7. d x es dans l a vari ante du D ragon
d X eS 8. D X d8 T X d8 9. CdS) de la Sicil ienne 1
6. . . . cS 1 7. dS e6 8. Cf3 e X
dS 9. e x ds Fg4 ! 1 0. 0-0 Te8 5. 0 0 0 0 0 0 0--0
- 1 82 -

Après 5 • eS la suite 6.
... F x f6 F x f6 24. F x g6 F x g6
d x es d x es 7 . D x dB + R x 2S. T X g6 + Rf7 26. T X f6 + !
dB n e serait abso l u ment pas R X f6 27. Ce4 + RfS 28.
dangereuse pour les N o i rs, ThS + ! avec un mat rapi de)
bien a u contra i re , i l s seraient 1 9. ... b5 20. h X g6 f X g6 21 .
u n peu m ieux car la case d4 f X g6 h X g6 22. f5 ! b X c4 23.
peut être faible. M a i s les Ff1 ! Tb7 24. f X g6 Tab8 25.
B l ancs pou rsu ivent par 6. F X f6 ! F X f6 ( 2S . . . . T X b2 ?
Cge2 ! 0--0 7. Fg5 !. Voici e n 26. F x g7 ! ) 26. Fh3 ! Fd7 (26.
exemple une partie en nota­ . . . T X b2 27. Fe6 + Rf8 28.
tion a b régée : Dh6 + Dg7 29. D X g7 + R X
g7 30. Th7 + R f8 3 1 . Tf1 ! ) 27.
Pachman-Pilnik 1 9S9 : 7 . •.. Df2 ! Tf8 28. g7 ! Fg5 + (28.
c6 8. Dd2 Te8 ? (complète­ . . . F x g7 29. T x g7 + ! R x g7
ment faux, car les B l ancs 30. Tg 1 + ) 29. T X g5 T X f2 30.
peuvent mai ntenant très favo­ Fe6 + abandonne.
rablement ferme r le centre et
attaquer à l ' a i l e Roi . Les 6. Fc1 -e3
Noirs doivent jouer énergi ­
quement : 8. . . . DaS ! 9. dS On pou rrait se demander
c x dS 1 0. c x dS Ca6 suivi de pourquoi les Blancs ne déve­
Fd7 et Tfc8) 9. d5 Dc7 1 0. 0- l oppent pas ici aussi l e u r
C-0 c5 ( 1 O. . . . c X dS serait F o u e n gS : après 6 . FgS l e s
encore plus mauvais : 1 1 . F x Noirs n e jouent plus eS mais
f6 F x f6 1 2. C X dS D X c4 + ? ? 6. . . . cS ! 7. dS e6 et ont à
1 3. Cec3 et gagne) 1 1 . g4 ! nouveau d e bonnes perspec­
a6 1 2. Cg3 Cbd7 1 3. h4 Cf8 tives.
1 4. h5 Fd7 1 5. Fd3 Teb8 (les
N o i rs doivent chercher leur 6. . . . . . . e7-e5
u n ique contre-jeu sur l a co­ Comme les résultats de
lonne b 1) 16 CfS 1 (u n e com­ cette va ri ante p ri ncipale ne
binaison typique ; .) 1 6 • gX
.••
sont pas pleinement satisfa i ­
f5 1 7. g X fS (menaçant d'une sants pou r l e s N o i rs, on a
attaque fracassante sur l a co­ tenté ici d'autres coups :
lonne g que les Noi rs tentent
de fermer par leurs coups 1 o 6. ... Cc6 (actuellement
suivants. Après 1 7 . . . . CeS la très en vogue : les Noi rs ont
su ite 1 8. Tdg 1 f6 1 9. h6 1 f x toujours la possibi lité de
gS 20. h X g7 C X g7 2 1 . T X gS I jouer eS, mais i ls peuvent
Rh8 22. Thg 1 serait décisive) pourtant entreprendre une ac­
1 7 . ... Fe8 1 8. Tdg1 Cg6 1 9. tion à l'aile Dame : a6, Tb8,
f4 1 1 (avec l ' i dée su ivante : bS, etc.) 7. Cge2 (une faute
1 9 . . . . C X f4 ? 20. F x f6, 1 9. serait 7. Fd3 à cause de 7 .
. . . e x f4 20. eS I d x es 2 1 . f x . . . eS 8. d5 Cd4 ou 8. Cge2
g6 f X g6 22. h X g6 h X g6 23. Cg4 ! 9. f X g4 e x d4) 7 . . . . a6
- 1 S3 -

S. Dd2 TeS (après l 'immédiat m a i n s l i b res à l' a i l e Roi : S.


S . . . Tb8 pou rra it suivre 9. Fh6)
. Dd2 Ch5 9. 0--0-0 f5 1 O.
9. h4 ! (si 9. Cc 1 a l o rs 9 . . . e5 !
. e x fs g x fs 1 1 . Fd3 a6 1 2.
est bon à nouveau) 9 . . . . Tb8 Cge2 b5 1 3. Tdg 1 ! b X c4 1 4.
1 O. 0--0-0 avec des chan­ Fb 1 ! su ivi de g4 ! et les
ces réciproques. Les N o i rs Bla ncs ont une très forte
vont ouvri r la colonne b , et attaque.
les Blancs l a col onne h. Une
2° 7 . . Ch5 8. Dd2 fS 9.
fa ute i n structive est ici 1 O. . . .
. .

0--0-0 Cd7 (les N o i rs peu­


h5 ? (j uste est 1 O . . . . b 5 ! d e
vent jouer ici 9 . . . . f4, mais
su ite) à cause d e 1 1 . Fh6 Fh8
dans ce cas l 'acti o n blanche
1 2. g4 ! avec une attaque
déc i s ive ( 1 2 . . . . h x g4 1 3. h5 ! se transporte à l'aile Dame :
1 0. Ff2 Ff6 ! 1 1 . Cge2 Fh4 1 2.
g x f3 1 4. h x g6 f x e2 1 5. g7 !
e x d 1 D + 1 6. C x d 1 et ga­ Fg 1 ! - l e Fou est très impor­
ta nt pou r cette action ! - 1 2.
gne).
. . . b6 1 3. R b 1 aS 1 4. Cc 1 suivi
2° 6. ... b6 (prépare c5) 7 . de b3, a3 et b4, les B l ancs par­
F d 3 ! a6 (mais pas 7 . . . . c5 ? venant fi n alement à la percée
8. e5 ! suivi de Fe4, etc. 7 . . . . cS et les pièces blanches
Fb7 n e s'est pas vérifié non sont suffi santes à protéger
plus : 8. Cge2 c5 9. d5 e6 leur Roi) 1 0. Fd3 Cfd6 1 1 .
1 O. 0-0 e x d5 1 1 . c x d5, Cge2 RhS ! (ce coup est très
etc.) S. Cge2 c5 9. e5 CeS ! i mportant pou r la ra i so n sui­
1 0. e x d6 C x d6 1 1 . d x cs vante : si par exemple 1 1 . . . .
b X cS 1 2. F x c5 Cd7 ! - u n a 6 s u i t 1 2. e x f5 g X fS 1 3.
sacrifi ce de p i o n prometteu r Cg3 ! et les N o i rs sont mal ,
- 1 3. F x d6 e x d6 ou 1 3. Fe3 i l s doivent jouer 1 3 . . . . C X g3
1 4. b3 Cb5 ! , etc. 1 4. h X g3, car 1 3 . . . . f4 est
réfuté par 1 S. C X hS f X e3 1 6.
3° 6. ... c6 7. Dd2 a6 pré­ C X f6 + D X f6 1 7. De2 ! et à
parant i mmédiatement bS, les l a longue le Pe3 sera i ndé­
B l ancs attaquent au mieux ici fendable. Après R hS cette
d e façon tranchante par S. manœuvre ne marche plus,
0-0--0 bS 9. h4 ! , etc. car a u seizième coup les
7. d4-d5 c7-c6 Blancs ne peuvent plus pren­
d re l e Cava l i e r avec échec 1)
Les N o i rs veu lent ouvri r l a et le jeu est sensiblement
colonne c pou r organiser une égal i sé.
contre-attaque équ i l i brant l'at­
taque attendue sur le roque. 8. Ff1 -d3 !
Deux autres possibil ités ont Un développement bon et
été essayées ici : natu rel ; on a ici également
1 ° 7. ... c5 (?) est moins joué l a suite aiguë S. Cge2
bon, car les Blancs ont les c x ds 9. c x ds a6 9. g4 1 ?
- 1 84 -

mais le s N o i rs di sposent tou­


tefo i s d ' u n e i ntéressante con­
tre-attaque 9. . h5 ! par
. . ,

exemple 1 O. h3 Ch7 ! (mena­


çant h4 su ivi de Ff6-g5) 1 1 .
g X h5 D h4 + 1 2. Ff2 D X h5
1 3. Cg3 Dg5 1 4. Fg2 avec u n
j e u obscu r.
8. 0 0 0 0 0 0 c6 X d5
9. c4 X d5 Cf6-h5(?)
Comme le montre la suite,
cette entrepri se n 'est p l u s a b c d !! h
mai ntenant a u s s i favorable,
car les B l ancs di sposent déjà l e u rs gardes : s ' i l s conti nuent
de l a col onne c ouve rte. Les par 1 4. Thf1 ? Fh4 1 5. Fg 1 ,
Noirs doivent, après 9. Cbd7 suit 1 5 . . . . Dg5 ! et l e Ce2 n ' a
1 O. Cge2, soit jouer l e coup pas de retra ite pou r sauver le
d 'attente 1 0 . . . . a6, après q u o i Pg2. I l s di sposent à présent
les B l a n c s font le petit roque, d ' u n e case favorable en c1 ! .
et seulement alors vient Ch5
suivi de f5, soit tenter 1 O. . . . 14 • . . . . . . Ff6-h4
CeS 1 1 . Fc2 a 5 1 après quoi 1 5. Ff2-g 1 Cb8-d7
i l s ont plus de chances d ' éga­ 1 6. Ce2-c1 Cd7-c5
l i ser, bien que les Blancs 1 7. Fd3-c2 Dd8-c7 ?
soient également m i eux.
La faute décisive : l e fort
1 0. Cg-e2 f7-f5 avant-pos�e c5 deva it absolu­
1 1 . Dd1 -d2 f5-f4 ment être défendu, après 1 7 .
Après ce b locus, les Blancs . a5 1 1 8. Cd3 b6 suivi de
. .

vont opérer sans obstacle sur Fd7, la position n o i re serait


l a colonne c. 1 1 . Cd7 1 2. certes inférieure, mais toute­
foi s encore défendable.
• .•

0--0-0 eut été déjà à peine


suffisant, car les B l ancs me­ 1 8. b2-b4 ! Cc5-d7
naça ient toujou rs e x f5 suivi 1 9. Cc1 -b3 1 Cd7-b6
de Cg3 ou aussi Tg 1 suivi de 20. Fc2-d3 Cb6-c4
g4. 21 . Fd3 X c4 Dc7 X c4
1 2. Fe3-f2 a7-a6 22. Cc3-a4 1
1 3. 0--0-0 Fg 7-f6
Les Cavaliers blancs domi-
(Voir diagramme cl-après) nent mai ntenant les cases b6
1 4. Rc1 -b1 1 et a5. Les B l ancs vont à p ré­
sent eux - mêmes chercher
Les Blancs doivent être sur l 'échange du Fh4 pou r affal-
- 1 85 -

b l i r les cases n o i res de façon C x ca g4 37. Ca7 Fd7 38.


d u rable. Cc6 Dg5 39. b5 a X b5 40. a6
Cf6 41 . a7 TaS 42. Tc2 Dg7
22 . . . . . . . Dc4-c7 43. Db6 CeS 44. Cb a5 aban­
Après 22. Fd8 23. Cb6
. . .
don n e .
F x b6 24 . F x b6 Db5 25. Fc7 ! Les N o i rs choisissent sou­
Dd7 26. Tc 1 , l a situation n o i re vent l a construction de l ' Est­
ne sera i t pas moi n s mauva i ­ I n d i e n n e avec un a utre o rd re
se : l a menace est FaS suivi de coups, où les B l a ncs dé­
de Tc7 . vel oppent également l e u r Fou
Roi e n g2. Ce système a
23. Td 1 -c 1 Dc7-d8 a u ssi de nombreuses ram ifi­
24. Ca4-b6 Ta8-b8 cati ons.
25. Fg 1 -f2 Fh4 X f2
26. Dd2 X f2 Ch5-f6 PARTI E N° 22
27. a2-a4 ! Fc8-d7
28. Tc1 -c3 g6-g5 B l a n cs : N o i rs :
Dr
Le se u l p l a n actif pensable OSTE R M EYER PACHMANN
pou r les Noirs sera i t Rh8 (Münster 1 9 74)
suivi de g4 avec ouvert u re de
l a colonne g , mais ils n'y par­ 1 . d2-d4 Cg8-f6
viennent p l u s. 2. Cf1 -f3
29. Th 1 -c 1 Fd7-e8 Jusq u 'à mai ntenant, après
30. R b 1 -b2 Cf6-d7 Cf6 nous avons toujou rs
choisi pour les B l a ncs l e
Ce n ' est pas u ne i dée heu­ coup 2. c4. B i e n entendu, 2.
reu se, mais a utrement, après Cf3 est aussi u n e sol i de pos­
3 1 . a5, les N o i rs sont i m p u i s­ s i b i l ité ; habitu e l l ement sur­
sants. vien nent alors par interver­
sion de coups les ouvertu res
31 . a4-a5 Cd7-f6
que nous conn a i ssons déjà .
Ou 3 1 . . . C x b6 32. a x b6
.
Une des ra res exceptions est
su ivi de Tc7 et CaS. le .. système Torre 2 . ... e6
,.

3. F g5. Les N o i rs ont mai nte­


32. Cb6-c8 ! ·n ant de nombreuses répon­
ses, parm i lesquelles 3 . . . . c5
Avec l a terri b l e menace 33.
4. e3 Db6 et 3. . . . h6 4. Fh4
Da7. Si 32 . . . . Ta8, le plus
g5 ! 5. Fg3 Ch5 méritent une
simple est 33. Db6 D x b6 34. attention particu l i è re.
a x b6. Après 32. . . . Fc6 ! ?
suit 33. d x c6 D x ca 34. c7 2. g7-g6
Ta8 35. Db6, etc . 3. g2-g3 Ff8-g7
32 . . b6 33. C X b6 Fb5 34.
. . 4. Ff1 -g2 0-0
Tc7 C es 35. Tes T x ca 36. 5. 0-0 d7-d6
- 1 e6 -

Les N o i rs persistent donc 8. dS Ce7 et le plus énerg ique


dans l e schéma de l ' Est- l n ­ est a l o rs 9. cS ! : les B l ancs
d i e n n e . L a variante symétri ­ o uvrent i mm é d i atement l a co­
q u e 5 . ... d5 est très sol ide : lonne c. S i 7 . . . . Fg4 est éÇ�a­
6. c4 c6 1 par exemple 7. e x l e m ent fort 8. dS 1 : 8. . . . F X
dS c x dS e. Cc3 Cc6 (ou f3 ? 9. e x f3 ! CaS 1 0. De2,
aussi e. . . . Ce4) 9. CeS e6 ! etc.) 8. h3 Tbe 9. e4 bS ou
o u 7 . Cbd2 Ce4 ! e. b3 C x 9 . . . . Cd7, etc.
d2 9. D x d2 FfS, etc.
6. . . . . . . Cb8-d7
6. c2-c4
Les N o i rs p réparent donc
eS. Cette construction con­
duit à un jeu diffi c i l e pour
eux.
7. C b 1 -c3 e7-e5
8. e2-e4 c7-c6
9. b2-b3 (?)
I l est remarquable de cons­
tater combien cette structure
est dangereuse pour les
Bla ncs, et u n g rand nombre
de parties ont déjà été bril­
l amment perdues de cette
a b c d e f g h façon ! Le s Blancs ont ici
deux coups, ten u s pou r leurs
Diverses variantes peuvent mei lleures conti nuations :
surveni r ici, au choix des
Noirs : 1 ° 9. h3 (préparant le dé­
veloppement Fe3) 9, . . . Db6
1 o 6. ... cS (la variante (en outre, on a joué a u ssi 9.
• Yougoslave • ) 7. Cc3 (ou . .. DaS ou 9 . . . . Tee 1 0. Fe3
7. dS Ca6 e. Cc3 Cc7 [les e x d4 1 1 . C x d4 Ces 1 2. Dc2
Noirs veu lent jouer Tbe et bS] aS, etc.) 1 0. Te 1 e x d4 ( 1 0 . . . .
9. a4 a6 1 O. Ff4 Tbe 1 1 . aS Te8 1 1 . dS I) 1 1 . C X d4 Tee
bS 1 2. a x b6 T x b6 1 3. b3 es ! 1 2. Cc2 ! ou 1 1 . .. . Cg 4 1 2.
1 4. d x e6 C x e6 1 S. Fd2, etc.) Cce2 Cges 1 3. b3 Ces 1 4.
7 . . . . Cc6 dS (après e. d x cs Tf1 1 su ivi de Fe3.
d X cS 9. Fe3 Fe6 ou 9. Ff4
ChS 1 O. Fe3 Das les chances 2° 9. Tb1 , les Blancs cou­
so nt égales) e . . . . Cas 9. Cd2 ! vrent préventivement b2 pour
es 1 1 o. e4 Cee 1 1 . b3 f5. ôter sa force à la manœuvre
Db6. Voici à cet égard l a par­
2° 6 . ... Cc6 7. Cc3 a6 (on tie Kozma-Geller 1 972 : 9. .. •

joue souvent aussi 7. .. . es e X d4 (on joue aussi a6 suivi


- 1 87 -

de b5) 1 0. C X d4 Cg4 1 ? 1 1 . 1 ° 1 2. Dd2 ? Cc5 1 3. Tfe 1


h3 Df6 1 2. Cce2 CgeS 1 3. b3 a5 1 4. Ta b 1 a4 ! 1 5. Fa 1 a X
Cb6 1 4. f4 Ced7 1 S. Fb2 ? b3 1 6. a x b3 Cg4 ! et les
(parait fort, m a i s dans ce tte N o i rs doivent qagner : 1 7. h3
position aussi le Fou n 'est C X f2 1 8. A X f2 T X a 1 ; 1 9.
pas heureusement posté en T x a 1 C x b3, etc. C'est ce
cet endroit. Après 1 5. Fe3 ! q u i arriva dans une partie
su ivi de Cc3 et Dc2, les Zita-Bronstein 1 946.
Blancs auraient eu u n e meil­
leure positio n : avantage d 'es­ 2° 1 2. Dc2 ! a5 (1 2 . . . . D x
pace ! ) 1 S. ... De7 1 6. Rh2 d4 ? 1 3. Ca4) 1 3. Tad 1 CeS
CeS 1 7. Cc3 aS ! 1 8. Fa1 a4 ! 1 4. Fa3 ! et les Blancs sont
1 9. b4 C X c4 ! 20. b x cs d x nettement m ieux.
cS ! 21 Cc2 ? (ap rès 2 1 . Cf3 ! 1 2. Tf1 -e 1 a7-aS
Ce3 les chances eurent été 1 3. Dd 1 -d2 ?
sensi blement éqales) 21 . . ..
Td8 22. De2 Td2 ! 23. D X c4 Ici aussi, 1 3. Dc2 était mei l ­
Fe6 (et u n e foi s encore la leur, bien q u 'après 1 3 . . . . a4 !
Dame est captu rée ! Après l a les N o i rs aient u n bon jeu
meilleure su ite 24. D e 2 T x e2 ( 1 4. b4 a3 !).
25. C X e2 F X a2 les pions
noirs seraient trop forts) 24. 13 . . . . . . . a5-a4 !
D X e6 ? D X e6 2S. Ce3 Fd4 1 4. Ta1 -d1 Dd8-b6
26. f5 De7 27. f X g6 f X g6 28. 1 S. Dd2-c2 a4 X b3
Cg4 Tf8 29. eS T X f1 30. T X 1 6. a2 X b3 h7-h5 1
f 1 hS 31 . Ch6 + ? Rg7 32.
Egal ement typique dans
Tf7 + o x t7 33. c x n R x n
de semblables positions : la
34.Ce4 T x a2 3S. F X d4 e x
menace est 1 7. h4 ! (1 8.
d4 36. Cd6 + Re7 37. aban­
g X h4 Ch5).
donne.
1 7. h2-h3
9. . . . . . . eS X d4
1 0. Cf3 X d4 Tf8-e8 Afin de pouvo i r répondre à
1 7 . . . . h4 par 1 8. g4.
Les N o i rs ont ici u n P faible
e n d6, c'est pourquoi i l s doi­ 1 7. . . . . . . Cf6-d7
vent s'efforcer de valoriser 1 8. Rg1 -h1
leurs pièces aussi activement
q ue possible, ce q u i est pa·r­ Prépare 1 9. f4 qui n'allait
faitement possible dans le cas pas de suite (1 a. f4 ?) à cause
présent. de 1 8 . C X b3 ! .
. . .

1 1 . Fc1 -b2 Cd7-c5 1 1 8. . . . . . . Cd7-e5


La su ite 1 1 . ... Db6 est i nté­ Menace 1 9. . . . Cd3. Su r 1 9.
ressante : Ff1 , 1 9. . . . Ced3 1 serait éga-
- 1 88 -

leme nt fort : 20. F x d3 F x d4 i nterméd i a i re 23 . . . . d X e 4 1 .


et b3 ne peut pas être pro­
tégé. 22 . . . . . . . Cc4-e5
23. Cb3-c1 Ce5 X d3
1 9. Te 1 -e3 24. Cc1 X d3 Fe6-b3 !
M a i s pas i mmédiatement
24 . . . . Fa2 ? à cause de 25.
C x a2 T x a2 26. F x g7 !
25. Dc2-d2 Fb3-a2 !
26. Tb 1 -e 1 Fa2-c4
27. Cd3-f4 d6-d5 !
28. Te1 -c 1 d5-d4
2.9 Cc3-e2 Fc4 X e2
30. Dd2 X e2 Fg7-h6 1
31 . Tc1 -c2 Fh6 X f4
32. g3 X f4 Ta8-a2
33. De2-d2 c6-c5
34. Fg2-f1
a b c d e f g h
U n e tentative désespérée,
1 9. Cc5 X b3 ! a u trement les pions passés
n o i rs déci deront très faci le­
Un sacrifice typique q u i va­ ment (Td8 su ivi de c4) .
lori se l ' acti on des pièces noi­
res. S i m a i ntenant 20. D X b3 34. Te8 X e4
a l ors 20. . . . D x b3 2 1 . C x b3 35. Ff1 -d3 Te4-e7
C x c4 22. Tb 1 C x e3 23. f x 36. f4-f5 c5-c4 !
e3 Fe5 24. Ce2 Ta2 avec u n
g a i n faci le. Le p l u s s i mple : les N o i rs
gagnent m a i ntenant le s deux
20. Cd4 X b3 Ce5 X c4 Fous pou r leur Tou r.
21 . Te3-d3
37. Fd3 X c4 Ta2 X b2 !
Après 2 1 . Fc 1 également 38. Tc2 X b2 Db6-c6 +
suit 21 . . . . Fe6 ! et le Cb3 n ' a 39. R h 1 -g1 Dc6 X c4
aucune retraite favorable. 40. f5-f6 Te7-c7 1
21 . . . . . . . Fc8-e6 M a i ntenant tout est clair
32. Td 1 -b1 4 1 . Dh6 Dc1 + .
Les pièces noires sont si 41 . Rg1 -h2 Dc4-c5
pui ssantes q u e les Blancs,
outre ce coup, ne d isposent 42. Df4 T d7 43. Te2 Dd6 44.
que d ' u n e autre p o ssi b i l ité : Te5 d3 45. Rg1 Df8 46. Dd2
22. CdS c x d5 23. F x g7 m a i s Td6 47. abandonne.
survient alors le fort coup Après 1 . d4 Cf6 2. c4 les
- 1 89 -

N o i rs d i sposent en core de que 6. Ce2 suivi de Cg3 sont


tro i s autres systèmes assez à consi dére r) 6 . . . . 0-0 7. Fe2
popu l a i res : Fg4 ; 8. 0-0 F x f3 1 9. F x f3
CeS ! et après 1 O . . . . FgS ! les
A) 2. .. . cS 3_, dS (le • sys­
N o i rs égal i sent.
tème H romad k a ). •

3° 3 . ... bS I ?, Je .. gambit
Volga ,. ; a u prix d'un pion,
les N o i rs veu l ent ouvri r les
l i gnes à l ' a i l e Dame, par
exemple 4. c X bS a6 S. b X a6
F x a6 6. Cc3 Q6 7 . e4 F X f1
8. R X f1 d6 9. Cf3 Fg7 1 0. h3
0-0 1 1 . Rg 1 Cbd7 1 2. Rh2
Db6 suivi de Tfb8. La prati­
q u e a démontré q u ' i l était
toujours très d u r pour les
B l a ncs d ' a rriver à va lori ser
leur pion de plus d ' u ne façon
q u elconque.
a b e d e g h
4 ° 3. ... d6, l a méthode
Tro i s méthodes fon damen­ d 'attente par laquelle les
tales différentes sont à con­ N o i rs gardent la possibi l ité
sidére r ici pou r les Noi rs : de transposer dans tous les
systèmes déjà mentionnés.
1 ° 3 . .. . e6 4. Cc3 e x dS Hab itue l lement, ils choisissent
S. c x ds d6, les N o i rs veu­ p l u s tard la l i bération au cen­
lent déve l opper leur Ff8 en tre par e6 e n évitant a i nsi la
g7 et m o b i l iser u ltéri e u re­ suite a i guë que nous connais­
ment leur majorité de pions à sons déjà (voi r 1 °) . I l peut
J ' a i l e Dame. Les B l ancs doi­ su ivre : 4. Cc3 g6 S. e4 Fg7
vent agir énerg i q uement a u 6. Fe2 0-0 7. Cf3 e6 (ou
centre : l a constructi on sui­ a u ssi 7 . . . . eS) 8. 0-0 e x ds
vante est par exemple très 9. c x ds TeS, etc.
prometteuse : 6. e4 g6 7. f4
Fg7 8. FbS + Cfd7 (après 8. B) 2. ... d6, la
défense
. . . Fd7 ou 8 . . . . Cbd7 la pous­ .. Vi e i l l e I n d i en n e
Le jeu • .

sée 9. eS serait très · fo rte) 9. rentre fréquemment par i nter­


a4 ! (pour empêcher a6 su ivi version de coups dans l ' Est­
de bS) 9 . . . . a6 1 0. Fd3 0-0 I n dienne, m a i s il y a aussi des
1 1 . Cf3 su ivi de 0-0 et les su ites o ri g i nales :
Blancs sont m i eux. ( Voir diagram me ci-après)

2° 3. .. . eS 4. Cc3 d6 S. e 4 1 ° 3. Cc3 eS 4. Cf3 (4. d X


Fe7 6. Cf3 (6. g3 de même es d x es 5. D X d8 + R x d8
- 1 90 -

Budapest) 3. d x e5 et mai nte­


nant :
1 ° 3 . Ce4 ? 4. Dc2 1 d5 1 ?
. ..

(mieux 4. CeS, mais les Noirs


n 'ont aucune compensation
pour l e P) 5. e X d6 Ff5 6.
Cc3 ! C X d6 (6. . . . Cg3 7 .
Da4 + F d 7 S. Cb5 1 e t gagne)
7. e4 ! C x e4 s. Fd3 C x f2 9.
F X f5 C X h1 1 0. Cf3 Fc5 1 1 .
Ce4 De7 1 2. Fg5 1 f6 1 3. 0-
0-0 et les Blancs gagnent.
a b c d e f g h
2° 3. ... Cg4 1 4. Cf3 1 (ici ,
ne donne pas grand-chose) les B lancs doivent continuer
4 . . . . Cbd7 (ou 4 . . . . e4 5. tranqu i l lement. 4. f4 ? est tout
Cd2 Ff5) 5. e4 (5. Fg5 Fe7 à fait mauvai s à cause de 4.
6. e3 0-0 7. Fe2 c6 S. 0-0 . . . Fc5 5. Ch3 d6 1 6. e x d6
CeS 1) 5 . . . . Fe7 (Pour 5 . . . . g6 0-0 7 . e4 c x d6 S. Cc3 Cc6 et
voi r l ' Est-Indienne 1) 6. Fe2 4. e4 conduit à l'égal ité après
(ou 6. g3) 6 . . 0-0 7. 0-0
. . 4 . . . . C x es s. f4 Cg6 6. Cf3
a6 suivi de c6 et b5. Fb4 + 7. Cc3 d6 S. Fd3 Cd7)
4. . . . Fc5 5. e3 Cc6 6. Fe2
2° 3. Cf3 et mai ntenant les Cg x es 7. Cc3 d6 s. 0-0
Noirs peuvent développer ac­
0-0 9. b3 ! Ff5 1 0. Fb2 TeS 1 1 .
tivement leur Fou en f5 ou g4. Ca4 Fb6 1 2. C x b6 a x b6 1 3.
C) 2. . . . eS 1 ? (le gambit Cd4 et les Blancs sont m ieux.
LES BLANCS JOU ENT LE ROLE DES NOIRS

Notre dernier thème pou rrait être si riche q u ' i l faudrait u n


l ivre entier, - e t épais 1 - pour l 'épu ise r complètement. I l
s'agit des coups blancs autres q u e 1 . e4 e t 1 . d4. A l 'époque
• classique ,. du jeu d 'échecs, i l s n e fu re nt pratiquement pas

envisagés, tant il était n atu rel q u e le centre d ût être occupé


avec l es pions.
Les succès des défenses • I nd i ennes ·· ·amènent pou rtant
à u n e conclusion, bonne en el le-même : ce · q u i est bon pou r
les Noirs n e peut pas être mauva i s pou r les Blancs 1 Et les
systèmes dans lesquels les Blancs jouent en fait le rôle des
Noirs, en laissant à l 'adversaire l e soin d 'occuper le centre,
pou r opérer contre cel u i -ci , devi n rent de plus e n plus popu­
l a i res. Cette stratégie peut diffici lement être recommandée à
des joueurs peu expéri mentés, car e l l e exige baucoup de
connaissance du jeu de position et une technique échiquéenne
m û rie.

La
.. partie Anglaise ,.est etc., est possible aussi) 3.
très répandue : 1 . c4. Après Cf3 (ou immédiatement 3. g3,
1 . . . . e5, les Blancs veu lent après quoi, outre 3 . . . . d5 et
jouer l a défense Sici l ienne 3 . . . . Fb4, 3 . . . . c6 est aussi fré­
avec u n temps de plus, par q uemment joué, par exemple
exemple 2. Cc3 Cf6 (natu rel­ 4. Cf3 1 e4 5. Cd4 d5 6. c x d5
l ement, la méthode fermée 2. c x ds 7 . d3 Fc5 a. Cb3 Fb4
. . . Cc6 3. g3 g6 4. Fg2 Fg7 , 9. Fg2 � 1 0. 0-0 Ff5, etc.)
- 1 92 -

3 . . . . Cc6 4. g3 (4. d4 e4 S. Ch3 CeS 1 1 . b3 d6) S . . . . TeS


Cd2 C x d4 6. Cd x e4 C x e4 9. d3 (9. f3 e x f3 1 0. C x f3
7 . C x e4 Fb4 + S. Fd2 F x dS 1 1 . c x dS D x dS 9. . . . e x
d2 + 9. D X d2 Ce6 1 0. g3 d3 1 0. e X d3 d6, etc.
con duit à des simpl ifications
éga l i sa ntes). Des problèmes entièrement
d i ffé rents se posent après l a
réponse symétri que 1 .c5 :
...

2. Cc3 (ou 2. Cf3 Cf6 et si


3. d4, suit au m ieux 3 . . . . c X
d4 4. C X d4 e6) 2 . . . . Cc6 3.
Cf3 (la va ria nte 3. g3 g6 4.
Fg2 Fg7 S. e3 e6 6. Cge2
Cge7 ou S. d3 d6 conduit à
u n jeu très tranqu i l l e) 3. . . .
Cf6 (3 . . . . . g 6 est moins bon :
4. e3 1 Fg7 S. d4 d6 6. Fe2
Fg4 7. dS, etc.).

a b c d e f g h

Les N o i rs d i sposent i c i des �


possi b i l ités su ivantes :
1° 4 . d5 s. c x ds C x ds
...

6. Fg2 Fe6 7 . ()-'--() Cb6 (si non -1

S. d4 ! suit) S. a3 aS ! 9. d3
Fe7 1 0. Fe3 CdS 1 1 . C X dS
F X dS 1 2. Tc 1 ou aussi 6 . . . .
C x c3 7 . b X c3 e 4 S . Cg 1 fS
9. d3 e x d3 1 O. e X d3 Fe6 1 1 .
Cf3 Fe7 1 2 0-0 0-0. Dans
.
a b c d e f g h
les deux cas, les B l a ncs ont
u n petit avantage : ils su ivent Deux exemples :
ici pas à pas l a construction
noire de l a va ri ante du Dra­ 1 ° 4. d4 c x d4 s. C x d4 e6
gon 1 (S. . . . dS est dangereux à
cause de 6. Da4 1) 6. CbdS
2° 4. ... Fb4 (un système (ou 6. g3 Db6 ! ) 6 . . . . d6 7 .
très modern e et prometteu r) Ff4 e S S. FgS a 6 9 . F X f6 Q X
S. Fg2 (après S. CdS suit, soit f6 1 O. Ca3 f5 suivi de Fg7 et
s . . . C x ds 6. c x ds Cd4,
.
le jeu n 'est pas très c l a i r.
soit S . . . . e4) S . . . 0-0 6. 0-0
.

e4 7. CgS F x c3 S. b X c3 (ou 2° 4. g3 g6 (après 4. . . . dS


S. d X c3 TeS 9. Dc2 De7 1 0. s. c x dS C x dS 6. Fg2 Cc7 les
- 1 93 -

Blancs jouent soit 7 . b3 eS PARTIE N ° 23


8. Fb2 Fe7 9. Tc1 f6 1 0. Ca4
Ca6 1 1 . 0-0 su ivi de Ce1 et B l a ncs : Noirs
f4, soit 7 . 0-0 eS 8. d3 suivi KAVALEK PO MAR
de Cd2, Cc4 et f4) S. Fg2 (Skopje 1 972)
Fg7 6. 0-0 0-0 7 . d4 c x d4
(ou 7 . . . . d6, voi r l a défense 1 . Cg 1 -f3 d7-dS
Est- I n d i e n ne, va ri ante Yougo­ 2. c2-c4
s l ave) 8. C x d4 C X d4 9. D X Le système " Réti " . Deux
d4 d6 1 O. Dd3 a6 1 1 . Fe3 1 et conti nuations ont encore ici
les Bla ncs sont un peu m i e u x u n e grande i m portance :
( 1 1 . . . . C g 4 1 2. Fd4 CeS 1 3.
D d 1 ! et 1 3 . . . . C x c4 ? échoue 1 o 2. b3, l e " système Zuc­
sur 1 4. F X g7 R x g7 1 S. kertort- N i mzovitch ,. ; en fait,
Dd4 + CeS 1 6. f4). les B lancs jouent une Ouest­
I n dienne en premier. Voici la
Après 1 . c4 les N o i rs peu­
partie Plachetka-Zinn 1 974 :
vent natu re l lement aussi ten­
2 . .. cS (ce coup est déjà dis­
te r d ' atte i n d re par u n déto u r
.

cuta b l e . Le dével oppement 2 .


d i fférents systèmes I n d iens,
. . . Fg4 est très b o n e t sol ide,
et c'est alors le coup 1 . . ..
après quoi 3. CeS Fh5 4. g4
Cf6 qui répond l e m i eux à ce
serait fa i b l e à cause d e 4 . . . .
but. Les Blancs ont toutefo i s
f6 ! e t après 3 . Fb2 C d 7 4. c4
l ' avantage de pouvo i r diffé­
les N o i rs ont le choix entre
rer un moment d4, ce q u i a
la constru ction très tran q u i l l e
pour résu ltat d 'affa i b l i r b i e n
4. . . . e 6 S. e 3 Cgf6 su ivi de
des défenses I n d iennes, p a r
c6 et Fe7 , et l a suite aiguë
exemple 2. Cc3 e6 3. Cf3 Fb4
4 . . . . d X c4 s . b x c4 F x f3 6.
4. Dc2 et le contre-jeu contre
g x f3 eS) 3. e3 ! (ma i s pas 3.
d4 par cS manque i c i aux
Fb2 ? f6 et les Noi rs édifi ent
N o i rs , et tentent- i l s de déve­
un centre p u issant. Après 3.
l o pper l e u r Fou en b7 pour e3, 3 . . . . f6 est natu re l lement
contrôler e4, q u e l e s B l a ncs
plus fa i b l e à cause de 4. d4)
peuvent réag i r par d3 et e4.
3 . ... Cf6 4. Fb2 Cc6 ? (u n
Ou 3 . . . . b6 4. e4 Fb7 S. d3 coup natu re l mais faible ; i l
et le Fb7 a beaucoup m o i n s faut jouer soit e6, soit g6 su ivi
d ' effet q u e dans l a défense
de Fg7) S. FbS ! e6 6. CeS
O uest- I n d i e n n e . Le centre re­
Dc7 7. 0-0 Fd6 8. f X c6 +
ten u a donc certai n s avanta­
b X c6 9. f4 0-0 1 0. Tf3 ! . Les
ges ! Bla ncs peuvent exploiter la
Le coup 1 . Cf3 est aussi grosse activité du Fb2 pour
très répandu ( I n d i en n e en une attaque d i recte) 1 0. ••.

pre m i e r). Voici à cet éga �d Cd7 1 1 . Th3 ! g6 ? ? (perd


une partie courte commentee i m méd iatement en ra ison
en déta i l . d'une combi naison i nattendue.
- 1 94 -

Après 1 1 . . . . C x es 1 2. f x es car autrement 9. . . . Ch6 1


F X eS 1 3. DhS fS 1 4. D X h7 + suivi de Cf5 surviendra it. La
Rf7 1 S. Cc3 les Roi noi r est suite 3. b4 1 ? est aiguë : 3.
en i nsécu rité, mais aucune . . . f6 4. d3 eS S. a3 Fe6 6. g3,
décision d i recte n 'est possi­ tan d i s q u e le développement
b l e) 1 2. Dh5 1 ! abandonne préféré des Blancs est 3. g3
(1 2 . . . . g X hS 1 3. Tg3 + Rh8 cS 4. Fg2 Cc6 S. 0---0 eS 6.
1 4. C x f7 mat, ou 1 2 . . . . Cf6 d3 ; ils jouent le système
1 3. Cg4 1 g X hS 1 4. C X f6 + .. H romadka ,. avec u n temps
Rh8 1 S. T X hS h6 1 6. C X de plus.
dS + . etc.).
3° 2. .. c6 ; les Blancs peu­
.

2° g3, les Blancs jouent vent alors rentrer par 3. d4


une Est-Indienne en premier. dans la défense Slave d u
Ici aussi les Noirs doivent gambit D a m e , ou pou rsuiv're
observer une attitude retenue leur développement dans le
à l 'égard du centre, une très style .. Réti ,. : 3 b3 FfS (ou
bonne méthode est par exem­ 3. . . . Fg4) 4. Fb2 Cf6 S. g3
ple 2. . . . c6 3. Fg2 Fg4 1 4. e6 6. Fg2 Fe7 7. 0---0 0---0
0-0 Cd7 S. d3 e6 1 6. Cbd2 8. d3 suivi de Cbd2.
Fd6 7. h3 FhS 8. e4 Ce7, etc.
3. g2-g3 Cg8-f6
2. . . . . . . e7-e6 4. Ff1 -g2 Ff8-e7
Les Noi rs ont en outre en­ La méthode d'échange con­
core trois autres possibi l ités : nue de l 'ouvertu re Catalane
1 ° 2 . . d X c4 3. e3 e6 4.
..
4. ... d X c4 est ici u n peu
F x c4 suivi de d4 conduit moins efficace : si S. Da4 +
alors à des positions du gam­ su ivi de D X c4 les Blancs
bit Dame accepté. Les Blancs peuvent souvent aussi opére r
peuvent aussi conti nuer par au centre selon l e schéma d 3
3. Ca3, et vont maintenant, e t e 4 . Une su ite intéressante
soit 3. . . . cS 4. C X c4 Cc6 S. est en outre S. Ca3 ! ? F X a3
g3 f6 1 su ivi de eS, soit même 6. b X a3 su ivi de Fb2, ce Fou
3 . . . . eS I ? 4. C x es F x a3 s. devenant fort.
Da4 + bS I 6. D x a3 DdS 7. 5. o-o
o-o
Df3 1 Cf6 avec jeu éga l .
( Voir diagramme ci-après)
2° 2 . .. . d4 ; maintenant 3.
e3 conduit à un jeu égal en Une position typique pour
rai son de 3. ... Cc6 4. e x d4 l e " début Réti •,les pions d
C X d4 S. C X d4 D X d4 6. et e restent longtemps en
Cc3 eS 7 . d3 c6 1 8. Fe3 a rrière, et entre temps les
Dd6 1 ; les Blancs doivent Blancs développent leurs piè­
jouer 9. d4 e x d4 1 0. D X d4, ces sur les a i les pou r exercer
- 1 9S -

B lancs veu lent auparavant


poster leur T en d1 et seul e­
ment opérer a u centre par
c X d5 su ivi de d4.
9. . . . . . . Fc8-b7
1 0. d2-d3
Toujours l a même tactique
retenue : les Blancs veulent
avo i r la possi b i l ité d'avancer
soit le P d, soit Je P e sur la
quatrième rangée
a b c d e f g h
10 • . . . . . . Tf8-e8
une pression contre le centre Ce n 'est, certes, pas en­
adverse. core une faute, mais pas non
plus u n coup précis. 1 O. .. .

6. b2-b3 ! c7-c5 Dc7 suivi de Tad8 est meil­


7. e2-e3 leur. Les Noirs ont même
Empêche la possibi l ité d4, alors la possib i l ité d'échanger
après quoi le Fb2 serait hors en c4 et, par Db8-a8, de
jeu. doubler Dame et Fou sur la
g rande diagonale de façon
7 • . . . . . . Cb8-c6 i ntéressante. Cette manœu­
8. Fc1 -b2 b7-b6 vre de Dame est due éga le­
8 . . . . d4 ne sera it pas par­ ment à Réti, q u i l 'employa
ticul ièrement bon : les Blancs souvent avec les Blancs.
jouent alors 9. e X d4 c x d4 Par TeS, les Noirs veu lent
1 0. Te 1 1. La poussée eS est désamorcer la manœuvre at­
ainsi empêchée pou r un mo­ tendue c X d5, car i l s pour­
ment et les Blancs peuvent raient alors reprendre avec le
attaquer le Pd4 par Ca3-bS pion, et l a Tou r serait en vis­
ou c2. à-vis avec l a Dame blanche.
Mais les Blancs peuvent acti­
9. Dd1-e2 ver leur centre d'une manière
Une autre possib i l ité con­ différente.
siste en 9. Cc3 Fb7 1 0. c x d5 1 1 . Tf1 -d1 Fe7-d6
C X d5 1 1 . C X d5 D X d5 1 2. 1 2. Cb1 -c3 a7-a6
d4 1 . Les Blancs menacent
fortement 1 3. CeS, mais il Afin de pouvoir développer
semble toutefo i s que 1 2. . .. leur Dame en c7, les Noirs
CaS 1 mène à un jeu égal. Le doivent d'abord i nterd i re Cb5 ;
coup du texte est lié à une u n désavantage du coup
idée plus compliquée : les Fd6 1 .
- 1 96 -

13 d3-d4 1 sion contre dS est maintenue


et si 1 9 . . . . d X c4 ? après 20.
Mais à présent, la Dame C x c4 F x g2 2 1 . R X g2 l a
noire est soumise aux • ra­ positi on blanche, g râce à l a
yons X de la Tou r blanche 1
,.
dom ination de la colonne d ,
1 3. c5 X d4 est d e l o i n supérieure.
1 4. Cf3 X d4 1 Cc6 X d4 2° 1 8. c x d5 1 ? Fa6 1 9. d x
1 5. Td1 X d4 Fd6-e5 e6 Ta7 1 20. e x f7 + T x f7 2 1 .
1 6. Td4--d 3 a6--a5 CdS F x d3 22. T x d3 menant
Empêche 1 7. c x dS, car 1 7. à une situation dans laqtJelle
. . . Fa6 coûterait alors l a qua­ les Blancs ont deux pions
l ité. pour l a qualité, et sont pou r
cette ra ison sans aucun
1 7. Ta1 -d 1 doute u n peu mieux.
1 7. . . . . . . Fb7-a6 ?
Les Noi rs ne pensent qu'à
la possib i l ité 1 8. c x ds et ne
voient pas une plus forte me­
nace 1
1 8. e3-e4 ! Dd7-b8
1 3. e4 X d5 Fe5 X c3
20. Td3 X c3 ! Cf6 X d5
O u 20 . . . e x ds 2 1 . Te3 1 et
.

l es Noi rs doivent perd re le


pion cloué dS.
a b c d e f g h 21 . Tc3-d3 1 Cd5-b4

Un bon exemple de la ma­ Autrement, les Noirs per­


nière dont on peut assiéger d raient soit la qual ité (après
le point centra l adverse (dS). Cf6 ou e 7), soit deux pièces
Les Noirs avaient mai ntenant pou r la T (après 22. c X dS).
u n seu l coup qui évitait en­ 22. Td3-d7 1 Ta8-a7
core des pertes matériel les : 23. Td7 X a7 Db8 X a7
1 7. . . . Db8 ! . Les Blancs 24. a2-a3
avaient alors le choix entre
deux possib i l ités : Et le Cava l i e r est capturé :
24 . . . . CdS 2S. F ou T X dS.
1 ° 1 8. Ca4 F X b2 1 9. C X
b2 leur assurant u n petit 24. Cb4-a2
avantage positionne! : l a pres- 25. Fb2-a1 abandonne.
REPERTOIRE DES O UVERTURES

Pages
Partie Ecossaise ( 1 . e4 e5 2. Cf3 Cc6 3. d4 e x d4 4.
C x d4) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15
Gambit Ecossais ( 1 . e4 e5 2. Cf3 Cc6 3. d4 e x d4 4.
4. Fc4) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14
Partie Italienne ( 1 . e4 e5 2 . Cf3 Cc6 3. Fc4 Fc5) :
A) • Gi ucco pianissimo ,. (4. d3) . . . . . . . . . . 20
B) Système classique (4. c3) . . . . . . . . . . . . 27
Gambit Nordique ( 1 . e4 e5 2. d4 e X d4 3. c3) . . . . . . 34
Gambit Evans ( 1 . e4 e5 2. Cf3 Cc6 3. Fc4 Fc5 4 b4) .• 38
Gambit Roi ( 1 . e4 e5 2. f4) . . . . . . . . . . . . . . . . 41
Partie du centre ( 1 . e 4 e 5 2. d 4 e X d 4 3. D X d4) . . . . 42
Défense des deux Cavaliers ( 1 . e4 e5 2. Cf3 Cc6 3. Fc4
Cf6) :
A) Système classique (4. Cg5) . . . . . . . 51
B) Le système 4. d4 et autres . . . . . . . . 57
Gambit Letton (1 . e4 e5 2. Cf3 f5) . . . . . . . . 61
Défense Petroff (1 . e4 e5 2. Cf3 Cf6) . . . . . . 62
Partie du Fou ( 1 . e4 e5 2. Fc4) . . . . . . . . . . . . 42
Partie VIennoise ( 1 . e4 e5 2. Cc3) . . . . . . . . 43
Partie Eepagnole (1 . e4 e5 2. Cf3 Cc6 3. Fb5) :
A) La défense Berl i noise (3. . . . Cf6 4. 0---0 C X e4) 69
- 1 98 -
Pages
B) La défense Steinitz (3. . . . Cf6 4. o-o d6) . 70
C) La défense 3. . . . Fc5 . . . . . . . . . . . . 73
D) Le gambit Jaeni sch (3. . . . f5) . . . . . . . . 75
E) La variante d 'échange (3 . . . . a6 4. F x c6) 77
F) La défense Steinitz d i fférée (3 . . . . a6 4. Fa4 d6) . 80
G) La défense ouverte (3 . . . . a6 4. Fa4 Cf6 5. o-o
C x e4) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . • • 85
H) La défense fermée (3 . . . . a6 4. Fa4 Cf6 5. o-o
Fe7) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 90
Partie des quatre Cavaliers (1 . e4 e5 2. Cf3 Cc6 3. Cc3
Cf6) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 62
Défense Sicilienne ( 1 . e4 c5) :
A) La variante du Dragon et systèmes avec g7-g6
(2. Cf3 d6 3. d4 c X d4 4. C x d4 Cf6 5. Cc3
g6) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 00
B) Les systèmes avec e7-e6 (2. Cf3 Cc6 3. d4 e x
d4 4. C X d4 Cf6 5. Cc3 d6 suivi de e6) . . . . 1 06
C) Le système 3. Fb5 (2. Cf3 Cc6 3. Fb5) . . . . . . 1 06
0) La variante des quatre Cavaliers (2. Cf3 Cc6 3.
d4 c x d4 4. C x d4 e6) . . . . . . . . . . . . • . 1 07
E) La variante Pau l sen (2. Cf3 e6 3. d4 c X d4 4. C X
d4 a6) . . . . . . . . . . . . 111
F) Autres . . . . . . . . . . . . . . 1 13
Défense Scandinave ( 1 . e4 d5) . . . . 1 15
Défense Française ( 1 . e4 e6) . . . . . . . . . . . . 1 16
Défense Caro Kann ( 1 . e4 c6) . . . . . . . . . . 1 27
Défense Nimzovitch du PR (1 . e4 Cc6) . . · . . . . . . 1 36
Défense Alekhlne (1 . e4 Cf6) . . . . . . . . . . . . . . 1 37
Défense Pire · ( 1 . e4 d6 2. d4 Cf6 3. Cc3 g6) . . 1 37
Défense Robatsch (1 . e4 g6) . . . . . . . . . . 1 38
Partie du pion Dame (1 . d4 d5 2. Cc3) . . . . . . . . 1 39
Gambit Dame (1 . d4 d5 2. c4) :
A) Gambit Dame accepté (2 . . . . d x c4) . . . . . . . . 1 40
B) La défense Tchigorine (2 . . . . Cc6) . . . 1 43
C) Contre-gambit Albin (2 . . . e5) . . . . . . . . . 1 44
- 1 99 -
Pages
0) Défense Symétriq u e (2 . . . . c5) . . . . . . . . 1 44
E) L a défense O rthodoxe ( 2 . . . . e6) . . 1 44
F) La défense Sl ave (2 . . . . c6) . . . . . . . . . . 1 53
Défense Hollandaise ( 1 . d4 f5) . . . . . . . . . . . . 1 59
Défense Nimzovitch ( 1 . d4 Cf6 2. c4 e6 3. Cc3 Fb4) . . 1 60
Défense Ouest-lndlienne ( 1 . d4 Cf6 2 . c4 e6 3. Cf3 b6) . 1 69
Défense Bogolioubov ( 1 . d4 Cf6 2 . c4 e6 3. Cf3 Fb4 + ) . 1 71
Gambit Blumenfeld (1 . d4 Cf6 2. c4 e6 3. Cf3 c5 4. d5 b5) 171
Partie Catalane ( 1 . d4 Cf6 2 . c4 e6 3. g3) . . . .. .. .. 1 71
Défense Grunfeld ( 1 . d4 Cf6 2. c4 c5 3. Cc3 d5) . . . . . . 1 73
Défense Est-Indienne ( 1 . d4 Cf6 2. c4 g6 3. Cc3 Fg7) • • 1 79
Système H romadka ( 1 . d4 Cf6 2. c4 c5) . . . . . . . 1 89
Défense Vieille Indienne ( 1 . d4 Cf6 2 . c4 d6) . . . . . . 1 89
Gambit Budapest ( 1 . d4 Cf6 2 . c4 e5) . . . . . . . . . . 1 90
Partie Anglaise ( 1 . c4) . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 91
Début Réti et système Zuckertort-Nimzovitch ( 1 . Cf3) . . 1 93
REPERTOIRE DES PARTIES

Pages
A) Pa rti e s commentées en détail :
Anderssen-Dufresne (N° 4) . . . . . . .. 38
Bobotsov-G i i goric (N° 2 1 ) . . . . . . . . 1 81
C h a m kovitch-Averbach (N° 9) . . . . .. 69
Eley-Bouwmeeste r (N° 5) . . . . . . .. 42
Fischer-Spassky (N° 1 7) . . . . . . . . . . 1 44
Flori an-Deutsch (N° 7) . . . . 57
Hübner-Kortchnoy (N° 1 1 ) . . 85
Karpov-Kortchnoy (N° 1 3) . . 1 00
Kava l e k-Pomar (N° 23) . . . . 1 93
Koui n dj i-Kiovan (N° 6) . . . . . . 51
Kouzm i ne-Averbakh (N° 1 2) . . . . . . .. 90
lju bojevic-Makaritchev (N° 8) . . . . 62
Marti nov i c- M u s i l �o 1 4) . . . . . . 1 06
M i kenas-Koupreitch i k (N° 1 8) . . 1 53
Ostermeyer-Pachman (N° 22) . . 1 85
Portisch-Gheorg h i u (N° 20) . . . . 1 75
Portisch-Karpov (N° 1 9) . . . . . . \ . 1 63
Romm-Tata i (N° 1 5) . . . . . . . . . . 1 20
Rossol i m o-Aiceman (N° 2) . . . . . . 27
Ste i n i tz-Bardeleben (N° 3) . . . . . . 35
Tatai-Po rtisch (N° 1 0) . . . . ... • 80
Vithu m-Von der lasa (N° 1 ) . . . . 14
Westeri nen-Pachman (N° 1 6) . . . . 1 32
- 202 -
Pages
B) Parties avec de brefs commentaires :
Antochi ne-Kérès . . . . . . . . 1 67
Geller-Hermlin . • . . . • • • • 1 42
Gl igoric-Portisch . . . . . . • • 1 74
Hartston-Keene . . . . . . 1 24
Hort-Portisch . . . ... . . . . 1 47
Hug-Hort . . . . . . . . . . • • 1 70
Karpov-Kortchnoy . 65
Kavalek-Ljubojevic 76
Knorr-Tchigorine . . 21
Kortchnoy-Cvellar . 1 49
Kozma-Gel l e r . . . . . . . . 1 86
N imzovitch-Marshal l . . . . . . .. .. 1 69
Pachman-Kotov . .. .. • . .. 1 62
Pachman-Pi l n i k . . . . . . . . .. 1 82
Plachetka-Zi n n . . . . . . . . . . .. 1 93
Portisch-Radulov . . . . . . . . .. 1 43
Polougaievsky-Saidy . . . . . . .. .. 1 49
Tai-Portisch . . . . . . . . . . .. .. 1 03
Van den Berg-Keene . . . . . . .. .. .. 1 25
Zol lner-Junge . . . . . . . . .
. . . . . .. 1 57
TABLE DES MATIERES

Pages
I ntroduction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
La notation échi q uéenne . . . . . . . . . . . . . . .
. 9
Les pri ncipes de base des ouvertu res d 'échecs . . 11
La l utte pou r l e centre . . . . . . . . . .
. 25
Temps, espace et matérie l . . . . . . . . 33
Les Noirs jouent la contre-attaque . . . . 51
Qu 'est-ce que le jeu de position ? . . . . 67
Ouvertures aventu reuses . . . . . . . . 99
Les Noirs p répa rent d7-d5 . . . . . . . . 1 15
U n pseudo-gam b it . . . . . . . . . . . . . . 1 39
Les pièces contrô lent l ' espace centra l . . . . 1 59
Lutte contre l e centre classique . . . . 1 73
Les Noi rs p réparent e7-e5 . . . . . . . . . . 1 79
Les Blancs jouent l e rôle des Noirs . . . . . 1 91
Répertoi re des ouvertu res . . . . . . . . . . . . 1 97
Aépe!1o i re des parties . . . . .. 201
Table des matières . . . . . . . . . . . . . . . 203
Cet ouvrage reproduit par procédé photomécanique
a été achevé d 'imprimer sur presse CA MERON
dans les ateliers de la S.E.P.C.
à Saint-Amand ( Cher) , le 3 juin 1981

Dépôt légal : 2• trimestre 1 98 1 .


N• d'impression : 683.
Imprimé en France