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Introduction

Dans l’exposé précédent nous avons tous vu la mémoire centrale.


Dans cet exposé on va voir les différentes types de mémoires de
masses utilisées dans les ordinateurs. Nous nous intéressons
maintenant au fonctionnement des différents types de mémoires
de masses c’est-à-dire celles qui conservent leur contenu même
lorsqu’elles sont hors tension.

I) LES CARTES PERFOREES


Les Carte perforées sont de petits rectangles de cartons qui
permettaient de stocker l'information au tout début de
l'informatique. Cette information était contenue sous forme de
trous placés à certains endroits précis. Inventée en 1725 par Basil
Bouchon pour les métiers à tisser, la carte perforée a été utilisée
comme appareil de stockage de données vers les années 1800 par
Herman Hollerith directeur d’IBM. Cette carte consistait en 80
colonnes contenant chacune 12 lignes de perforation pour une
capacité de 960 octets de stockage. Vue l'évolution de la
technologie et de la croissance des données numériques, la carte
perforée s'est trouvée abandonnée au profit des disques &
bandes magnétique dont leurs capacités de stockage peuvent
aller jusqu’à 5 To.

1
II) Les disques magnétiques et bande
magnétique
a)Les disques magnétiques
Principe:
Ils sont constitués d'une surface rigide recouverte d'un revêtement
magnétique. L'information y est écrite par polarisation magnétique
et y est lue par détection de cette polarisation au moyen d’une tête
de lecture / écriture.
La tête de lecture/écriture:
La tête flotte au-dessus de la surface du disque par un effet de
coussin d'air dû à la vitesse de rotation du disque.
Tête de lecture/écriture
* Les têtes de lecture/écriture sont de type GMR (Giant Magnéto
Résistif) qui utilise l’effet tunnel. La facilité de passage des
électrons d’une zone de potentiel à une autre est liée à la
magnétisation de ces zones. Ce type de tête permet des densités de
l'ordre de la dizaine de Go/cm2. L’écriture est faite par une tête de
type électro-aimant classique.
champ magnétiquesurface magnétique

Le revêtement : Il s'agit d'une couche magnétique. Depuis peu on


utilise la technologie PMR (Perpendicular Magnetic Recording)
qui utilise une polarisation perpendiculaire à la surface du disque.

2
Organisation de l’enregistrement: La surface l’enregistrement
est divisée en pistes concentriques. La tête de lecture/écriture se
déplace d'une piste à l'autre.
Capacité:
La capacité d'un disque dur depend des valeurs suivantes :

BPI (Bit Per Inch1) c'est à dire la densité d'information sur une
piste. Le BPI est lié à la qualité du revêtement du média
d'enregistrement mais aussi au mode d’enregistrement c’est à dire
au nombre de changements de polarité du média par bit enregistré.
TPI (Track Per Inch) c'est à dire la densité des pistes sur la surface.
Les surfaces :
Pour augmenter la capacité totale de l'unité de disque on empile
plusieurs surfaces et on associe une tête de lecture/écriture à
chacune selon le schéma suivant:

Un pouce (inch) représente 25,4 mm.

Moteur
d’entraînement
Surface magnetique des disques

Organisation de l'information :

3
La capacité d'une piste entière est trop importante pour une
utilisation normale. On les divise en parties plus petites appelées
secteurs. Certains systèmes d'exploitation regroupent ensuite les
secteurs en clusters pour en faciliter la gestion.

b)LES BANDES MAGNETIQUES


Elles constituent un atout intéressant de stockage des
informations du fait de leur grande capacité. Le ruban plastique
est recouvert d'une mince couche sensible au champ magnétique
correspondant à l'état binaire: les zones non magnétisées
représentent le "0", les zones magnétisées représentent le "1".
Sous forme d’enroulement en bobine libre d'une largeur d'un
demi-pouce généralement, puis en cassette de types variés ,la
bande magnétique a vu sa capacité d'enregistrement s'accroitre
de manière considérable, mais le temps nécessaire pour dérouler
la bande afin d'accédé à la position voulue reste trop long pour
nombre d'applications et réserve donc ce type de stockage à des
enregistrements de sécurité.

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III)disques optiques
Ils utilisent le principe de la lecture par rayon laser. On peut
distinguer 3 types selon les possibilités offertes :
Optical Read Only Memory : disque enregistré lors de la
fabrication et ne pouvant être que lu. Write Once Read Many :
disque pouvant être écrit une seule fois et lu à volonté.Write
Always Read Many : disque pouvant être écrit et lu à volonté.
L'organisation de l'information pour les supports de données suit la
norme ISO 9660 ou ses extensions (Joliet ...)
Les OROM
Leur contenu est défini lors de leur réalisation (pressage) il ne
peuvent être que lus et en aucun cas modifiés.
Principe :

Le principe de lecture d'un disque optique est le


suivant :Le rayon émis par le laser est réfléchi par la
surface du disque puis détourné par le miroir semi-transparent pour

5
venir converger sur la cellule photo-électrique. Lorsque le rayon
rencontre un trou sur la surface du disque, le rayon ré- fléchi n'est
plus renvoyé vers la cellule photo-électrique.On peut ainsi lire des
valeurs binaires (trou /absence de trou ou 0/1) au fur et à mesure de
la rotation du disque. *
Le CD-ROM
Le diamètre du disque est de 12 cm. Il supporte une piste spirale
dont le début est au centre du disque. Elle fait 22188 tours (on
trouve donc 600 passages par mm).
Le CD-ROM utilisait initialement la méthode dite CLV (Constant
Linear Velocity) qui consiste à maintenir constante la vitesse
linéaire ce qui impose de ralentir la vitesse de rotation du disque au
fur et à mesure que la tête se déplace vers l'extérieur mais permet
d'avoir un débit d'information constant en tout point du disque.
Cette méthode est conservée pour les graveurs de CD.
On emploie maintenant la méthode CA V (Constant Angular
Velocity), le débit d'information n'est alors plus constant. Les
vitesses de rotation peuvent atteindre 12000 tours/minute.
La capacité d'un CD-ROM est de 650 Mo, toutefois certaines
formes d'enregistrement permettent d'obtenir des valeurs
supérieures.
* Le CD-ROM Audio
Le son y est enregistré sous forme d'échantillons à 44,1KHz avec
16 bits par canal. Le débit est donc de 176Ko/s. Il peut contenir 74
minutes à 99 minutes de son.
* Le DVD-ROMLe DVD (Digital Versatile Disk) ou (Digital Video
Disk) : d’un diamètre de 8 ou 12 cm, il utilise le même principe
que sur les CD-ROM mais la densité a été augmentée en réduisant
la taille du spot (on utilise un laser à 635-650nm au lieu de

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780nm). Cette réduction de la taille du spot permet d'atteindre une
densité plus élevée tant en BPI qu'en TPI. Elle permet de :
- diminuer la taille des trous (0,4m au lieu de 0.83).
- resserrer les pistes (0,74m de piste à piste au lieu de 1,6).
L'effet du chevauchement entre les pistes peut être compensé
par la lecture simultanée des deux pistes voisines qui permet
une compensation du signal lu en fonction des deux signaux
voisins.Enfin, pour augmenter encore la capacité on utilise les
deux faces du disque, qui est donc constitué de 2 disques collés
dos à dos. De plus on peut exploiter plusieurs couches sur
chaque face. L’utilisation de plusieurs couches permet aussi de
réaliser des DVD-CD. On fait alors une couche profonde au
format CD- ROM tandis que la couche superficielle reste au
format DVD. Ainsi un lecteur de CD ne saura lire que la
couche profonde en raison de sa longueur d’onde dans le
rouge, tandis qu’un lecteur de DVD saura lire les deux
couches.

CD & DVD
a)Disque compact
 « CD » redirige ici. Pour les autres significations, voir CD (homonymie).

Disque compact

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Type de media
Disque optique
Capacité
0,21 à 0,91 Go, en grande majorité 0,74 Go
Mécanisme de lecture
Diode laser de longueur d'ondede 780 nm
Développé par
Philips, Sony Corporation
Dimensions physiques
Ø 12 cm / 8 cm
Utilisé pour lecteurs CD, chaînes hi-fi, ordinateurs, consoles de jeux
vidéo
modifier 

Un CD (abréviation de « Compact Disc » en anglais1), ou disque


compact, est un disque optique utilisé pour stocker
des données sous forme numérique.

Le Compact Disc a été développé par Sony et Philips et lancé


en 1982.

Histoire
Le disque compact fut inventé conjointement par les
firmes Philips et Sony Corporation. Quand les deux entreprises ont
décidé de travailler ensemble en 1979, le projet prévoyait que les
platines laser seraient équipées des puces électroniques les plus

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puissantes jamais commercialisées pour un produit grand public. Les
premiers CD furent commercialisés en 1982.

Principe de fonctionnement

La lentille d'un lecteur de CD.


La technique du disque compact repose sur une méthode optique :
un faisceau de lumière cohérente (laser) vient frapper le disque en
rotation. Les irrégularités (appelées « pits », cavités dont la longueur
varie entre 0,833 et 3,56 µm, et dont la largeur est de 0,6 μm) dans la
surface réfléchissante de celui-ci produisent des variations binaires.
Le rayon réfléchi est enregistré par un capteur. Plus précisément,
lorsque le faisceau passe de la surface plane à cette cavité, il se
produit des interférences : lorsque le faisceau ne rencontre qu'une
surface plane, la longueur d'onde reçue par le capteur est identique à
celle émise par la diode, et fait correspondre à cet état la valeur
binaire 0 ; quand le faisceau passe sur le pit, le capteur détecte les
interférences et la valeur binaire 1 est attribuée2. En effet, lorsque le
laser est émis sur une telle discontinuité, une partie des rayons
lumineux émis sera réfléchie depuis le creux, tandis que l'autre partie
sera réfléchie depuis le plat. Aussi se crée-t-il une différence de
marche entre ces deux rayons réfléchis, c'est-à-dire un déphasage
entre les deux ondes. Or la profondeur du pit est très spécifique à

9
celle du laser utilisé pour la lecture, en effet elle est λ/4, avec λ la
longueur d'onde du laser. Deux ondes issues d'une source cohérente
sont dites constructives (c'est-à-dire que leurs amplitudes
s'additionnent) lorsque la différence de marche
notée δ vérifie : δ = λ·k, avec k un entier relatif. C'est le cas lorsque le
laser se réfléchit sur un plat ou un creux (k = 0). Au contraire, lorsque
le rayon se réfléchit sur un passage creux/plat (ou plat/creux), où
l'onde réfléchie dans le creux parcourt donc la profondeur
du pit multipliée par deux (aller plus retour) soit une distance d = 2λ/4
= λ/2, la valeur de la différence de marche vérifie : δ = λ (k + 0,5),
correspondant à une différence de marche pour des ondes
destructives (dont les amplitudes s'annulent). C'est donc l'intensité du
signal lumineux réfléchi sur la piste du support de stockage et reçu
par le capteur — lequel associe des variations de tension aux
variations d'intensité reçues — qui est codée en binaire3. Lorsque le
disque compact est utilisé comme support pour l’écoute musicale
(premières utilisations), l’information binaire est ensuite transformée
en un signal analogique par un convertisseur numérique-analogique.

Dès son apparition, ce support a été promu par ses inventeurs et les

éditeurs musicaux comme offrant une meilleure qualité sonore que

les autres supports existants (notamment les disques « vinyle »). Ces

qualités sont parfois contestées et de nouveaux supports sont

apparus, dotés d'une résolution supérieure (SACD : Super Audio

Compact Disc, ou DVD-A : Digital Versatile Disc Audio). On constate

par ailleurs, au cours des années 2010, un regain de popularité du

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support vinyle4.

16 grammes b)DVD
 Pour les autres significations du sigle DVD,
voir DVD (homonymie).

DVD

Poids

Un DVD de face.

Type de
media Disque optique

Utilisé pour lecteurs DVD, ordinateurs ,consoles de jeux


vidéo

modifier 

Le DVD, sigle de l'anglais Digital Versatile Disc (« disque


numérique polyvalent »), est un disque optique utilisé pour la
sauvegarde et le stockage de données sous forme numérique. Créé
en décembre 19951, il représente le format vidéo numérique le plus
répandu dans le monde, successeur de la vidéocassette,

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du Laserdisc et du Video CD. Le format successeur du DVD Vidéo,
adapté aux signaux TVHD, est le disque Blu-ray.
Le terme Digital Video Disc (« disque vidéo numérique ») a
longtemps été employé par la presse. À l'origine, cette traduction
provient de la Commission générale de terminologie et de
néologie mais a été abandonnée par les industriels impliqués, car elle
se limitait au stockage de vidéos. La dénomination officielle est
« Digital Versatile Disc » (« disque numérique polyvalent »). Elle
précise que ce support convient à tous les types de données
numériques ou informatiques. Pour sa part, l'Office québécois de la
langue française propose d'utiliser « disque DVD » (sigle redondant),
« disque numérique universel » ou « disque numérique polyvalent ».
L'OQLF suggère de traduire en revanche Digital Video Disc par
« DVD vidéo », « disque vidéonumérique » ou « disque DVD vidéo ».
L'usage populaire quasi-universel traite « DVD » comme un nom
commun, voire un adjectif (pour désigner le format, par example).

En 1999, le DVD Forum  (en)  regroupant l'ensemble des acteurs


impliqués, précise que l'initialisme officiel du format se limite aux trois
lettres2, tout en soulignant que les termes Digital Versatile Discrestent
la dénomination officielle du format3.

Histoire
Le support DVD a été développé
par Philips, Sony, Toshiba et Panasonic. En décembre 1995, dix
industriels de la vidéo annoncent leur accord sur un standard
commun. Les premiers lecteurs DVD sont commercialisés
au Japon fin 1996, début 1997 aux États-Unis et
début 1998 en France. Le DVD s’est imposé face à la cassette VHS,
et cela pour plusieurs raisons :

 La technologie mise en œuvre facilite


l’utilisation et la souplesse d’usage : pas de
rembobinage nécessaire,
 Possibilité d’accéder directement à un point
précis du film, chapitrage, accès à des
bonus ;
 Possibilité de voir le film en différentes
langues avec ou sans sous-titrage.

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 La qualité de l’image est très supérieure, et
surtout stabilité de cette image ; les arrêts
sur image sont nets alors que les arrêts sur
image sur VHS sont très vite dégradés.
Sept fois plus de données peuvent être stockées sur un DVD
(soit 4,70 Go ou 4,38 Gio), et plus encore si le DVD est en double
couche (soit8,50 Go ou 7,91 Gio).

LES DIFFERENTS TYPES DE DISQUES DURS :

Un disque dur parfois abrégé DD, HD ou HDD est une mémoire


de masse magnétique utilisé principalement dans des
baladeurs numériques des caméscopes, des
lecteur/enregistreur de DVD de salon des consoles de jeux
vidéo …
Inventé en 1956 le disque dur a fait l’ objet d’ évolution de
capacité et de performances considérables tout en voyant sa
taille diminuer ce qui a contribué à la généralisation de son
utilisation particulièrement dans l’ informatique.

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L’ évolution de la taille des disques durs de 1979 à 2011

Il existe plusieurs types de disques durs 

a. DISQUE DUR IDE :


Le disque dur IDE (Integrated Drive Electronics) ou parallel
ATA, est un disque dur qui permet un débit d’ environ 130
Mo/s. Sa production a été stoppée vers la fin de l’ année 2013
par le constructeur Western Digital qui a lui-même développé
le premier disque dur à interface IDE. Mais il est encore
disponible sur le marché.
Pour le connecter, il nous faut une nappe souple, qui comporte
des connecteurs 40 points. Cette nappe relie directement le
disque dur IDE à la carte mère.

Nappe

14
Ce type d’ interface, IDE est la plus utilisé jusqu’ en 2005 pour
les machines personnelles/grand publics. Mais, actuellement il
est succédé par d’ autres types comme les disques durs à
interface SATA (Serial Advanced Technology Attachment) ou
encore les disques durs SSD (Solid State Drive).

SATA (Serial Advanced Technology Attachment)


Définition et Structure du SATA:
Le SATA est un bus informatique (connectique informatique)
utilisé principalement pour le transfert de données entre un

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ordinateur et un disque dur ou plus récemment avec des
lecteurs graveurs DVD/CD.IL faut noter aussi que le SATA est
une connexion de technologie avancée en mode série. Il est le
successeur de la normale ATA aussi appelée IDE (Integrated
Drive Electronics) qui utilise des câ bles parallèles.
On a tout d’abord le SATA 1, ensuite le SATA 2 et en 2009 il y’a
l’apparition du SATA 3 .Ce dernier est un disque dur récent,
son débit c'est-à -dire sa vitesse de lecture et d’écriture peut
aller jusqu’à 600Mo/S.
Du point de vue structure la connectique SATA est
reconnaissable grâ ce à son câ ble plat et fin en forme de L Pour
la connexion avec le périphérique. Mais également grâ ce à sa
prise d’alimentation fine elle aussi à la différence de la prise
Molex et de la nappe IDE pour l’ATA.
Le schéma ci-dessous montre la structure du disque dur SATA :

Rô le du SATA
La norme Serial ATA ou SATA permet de connecter à une carte
mère tout périphérique compatible avec cette norme. Elle
spécifie notamment un format de transfert de données ainsi
qu’un format de câ ble. L’interface SATA est de plus en plus
présente dans les PC de bureau. En effet elle apporte un gain de
vitesse et la possibilité de se connecter à chaud.

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Différences entre le SATA, l’IDE et le SSD
La différence entre le SATA, l’IDE et le SSD se situe au niveau
des branchements. En effet pour le SATA les câ bles sont
connectés en série alors que pour l’IDE ils sont branchés en
parallèle .Tandis que les SSD sont constitués de mémoires
flash, ce sont de grosses cartes mémoires, à l’instar de celles de
nos appareils photo et Smartphones. On note aussi une
disparité en ce qui concerne la vitesse de lecture et d’écriture.
En effet le SATA 3 a un débit d’environ 600Mo/S contre
130Mo/S pour l’IDE, le SSD à quant à lui un débit de 3Go/S. En
outre les disques durs SATA et SSD ont une meilleure durée de
vie que ceux de l’IDE. Les schémas suivants montrent une
différence entre le SATA, le SSD et l’IDE.

C’EST quoi UN disque


dur SSD?

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 La définition du disque SSD expliquée de façon simple. C’est quoi un disque
SSD ? Quel est l’intérêt d’un disque SSD ? Différence entre disque SSD et disque
dur classique
Vous en avez peut-être entendu parler ? Mais savez-vous ce qu’est un
disque dur SSD  ?

Rafraichissons-nous la
mémoire
Rappel de la définition
d’un disque dur
Je vous rappelle rapidement qu’un disque dur permet le stockage de
données lorsque votre ordinateur est éteint.
Beaucoup de personnes se mélangent un peu les pinceaux entre la
RAM (mémoire) et le disque dur (mémoire de masse) , c’est pourquoi
je vous propose un petit tableau comparatif :
Attention, ce tableau compare la RAM à un disque dur classique (pas

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un disque dur SSD)  
Disque dur classique (non SSD) :
RAM : mémoire volatile
mémoire de masse

Le disque dur classique (non SSD) est


La RAM est constituée de composants composé de plateaux tournants à
électroniques grande vitesse et de têtes de
lecture se déplaçant sur ces plateaux)

Les informations contenues dans la Les informations stockées sur le


RAM sont perdues lorsque l’on éteint disque dur restent enregistrées même
l’ordinateur si on éteint l’ordinateur.

L’accès aux données est beaucoup


L’accès aux données est très rapide
plus lent qu’avec de la RAM

Les disques dur permettent de stocker


des volumes très importants de
Il n’est pas possible de stocker de
données.
grandes quantités de données dans la
Pour les disque dur on parle
RAM. On parle de Go
maintenant en To.
Voir la différence entre To et Go.

Le prix du stockage
Le prix du stockage
( ratio Coût/Volume ) est beaucoup
( ratio Coût/Volume ) est beaucoup
plus élevé que pour un disque dur
plus faible que pour de la RAM.
classique.

La RAM ne tombe que rarement en Il n’est pas rare qu’un disque dur (ou

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qu’une partie de celui-ci) tombe en
panne. Les données inscrites sont
alors perdues (ou difficilement
récupérable) !.
panne.
Bien souvent, cela est dû aux parties
mécaniques du disque qui peuvent
s’abîme : N’oubliez pas vos
sauvegardes.

 Disque dur vs             Disque


mécanique   dur SSD
Constitué de plateaux tournants et de têtes
de lecture/écriture. Stockage des données dans composants
mémoire électroniques
Lecture / Ecriture sur piste magnétique

Qui gagne ?

Silencieux : Pas de bruit car aucune pièce


 
en mouvement.

Beaucoup moins de dégagement de


chaleur (gardez votre ordinateur portable
 
sur les genoux quelques minutes et vous
comprendrez) 

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Durée de vie : Les disque durs
Les composants électroniques s’usent ! Et
mécaniques ont une durée de vie illimitée.
c’est là le point le plus faible des disques
(tant que la mécanique ne tombe pas en
durs SSD. (j’y reviens plus loin)
panne !)

Coût : à même capacité de stockage, un


disque dur mécanique est bien moins cher
qu’un disque dur SSD. Cet écart à  
tendance à diminuer mais reste significatif
pour l’instant.

 
 
Le disque dur SSD
Le disque dur SSD est un nouveau type de disque dur qui a fait son
apparition depuis quelques années et qui n’utilise pas du tout la même
technologie qu’un disque dur classique. Je ne vous en parle que
maintenant car ce type de disque dur avait un problème assez gênant à
l’époque. (Ce problème existe toujours mais il est de moins en
moins important et sera sans doute complètement corrigé dans les
années à venir). Je vous en parle un peu plus loin. 
Le disque dur SSD utilise des composants électroniques (comme la
RAM) pour stocker les données. Sauf qu’à la différence de la RAM, les
données restent inscrites dans le disque dur même si on éteint
l’ordinateur : exactement comme une clé USB ou la carte mémoire de
votre appareil photo numérique.
Voici la photo de l’intérieur d’un disque dur SSD :

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photo extraite du site http://www.fnac.com/
Comme vous pouvez le constater, l’intérieur d’un disque dur SSD n’a
rien à voir avec celui d’un disque dur mécanique. Il n’y a plus de
plateaux tournants ni de têtes de lecture, tout cela est remplacé par des
composants électroniques.
 
Mais comme d’habitude, plutôt qu’un grand discours, un tableau de
comparaison sera plus facile à lire.

Tableau comparatif entre


disque dur classique et disque
dur SSD.
Avantages du disque dur SDD
Je ne vais pas revenir sur tous les points que j’ai évoqué au-dessus,
mais comme nous venons de le voir, les 2 principaux avantages du
disque dur SSD sont : sa vélocité et sa fiabilité. On utilise les disques
SSD pour accélérer tous les équipements. Si vous remplacez le disque
dur de votre ordinateur par un disque SSD, vous comprendrez de quoi
je parle : votre ordinateur va démarrer et travailler beaucoup plus vite !
 

Inconvénients du disque dur


22
SDD
Je l’ai évoqué plusieurs fois au-dessus, le problème d’un disque
dur SSD actuellement est l’usure. En effet, les cellules qui
enregistrent les données ont un nombre limité d’écriture (pas en
lecture). Ce qui veut dire qu’au bout d’un certains nombre
d’écritures la cellule devient inutilisable ! Les contrôleurs de ces
disques durs gèrent automatiquement ce problème en n’écrivant
plus sur cette cellule et donc vous ne risquez pas de perdre
d’informations : ouf ! Mais cela signifie qu’au bout d’un certain
temps, la capacité votre disque dur SSD diminue.
Rassurez-vous, cette usure n’intervient pas en quelques jours !
Non, il faut des années d’utilisation intense. Mais il faut garder
cette information à l’esprit car cela implique que ce type de disque
dur ne peut pas être utilisé pour tout. En effet, ce type de disque
dur ne doit pas être utilisé si des opérations d’écriture sont
réalisées en permanence (comme c’est le cas sur certains serveurs).
Mais gardez à l’esprit que pour un ordinateur personnel, qui est
utilisé comme par exemple pour stocker les photos de mamie, ou
pour modifier plusieurs fois par jour des fichiers Word, vous ne
risquez pas grand chose.

Quel est l’intérêt du


disque SSD ?
Vous allez me dire, mais quel est l’intérêt d’un tel disque ? Mon
ordinateur est équipé d’un disque dur (hdd) alors je ne suis pas
concerné par le disque dur ssd.
Eh bien pourquoi pas ? Si vous avez un ordinateur qui rame un
peu, posez-vous la question de changer votre ancien disque en le
remplaçant par un nouveau disque SSD : vous ne reconnaîtrez plus

23
votre ordinateur : il sera plus rapide qu’il ne l’a jamais été !
A titre d’exemple, il y a quelques temps, j’ai remplacé le disque
dur d’un ordinateur d’une amie par un disque dur ssd.
Son portable de 5 ans « ramait ». Depuis qu’il avait
migré sous Windows 10, il fallait plus de 3 minutes pour
démarrer et encore 4 minutes avant d’avoir la main après
avoir ouvert une session.
Avec le disque dur SSD, le démarrage de Windows
prend moins de 10 secondes, et l’ouverture de session est
pratiquement instantanée.
J’espère vous avoir convaincu ! (et je n’ai pourtant aucune action
en bourse chez des constructeurs de disques SSD    ).
Pour changer son disque dur par un disque dur SSD, il y a 2
possibilités soit tout réinstaller, soit recopier l’ensemble du disque
dur sur le ssd.
Si certains d’entre vous sont intéressés, je peux vous faire un
article pour vous expliquer comment changer son disque dur par un
disque dur SSD en recopiant l’intégralité du disque dur actuel.
 

En conclusion : l’avenir
du disque dur SSD ?
Comme je l’écrivais au-dessus, le disque dur SSD existe depuis

24
des années. Mais 3 inconvénients freinaient sa démocratisation
auprès du grand public : le prix, la capacité de stockage et la durée
de vie. Maintenant, les progrès technologiques sont tels, que ces 3
inconvénients majeurs n’existent pratiquement plus et les
constructeurs commencent déjà à proposer des disques durs SSD
de série sur leurs ordinateurs. Dans quelques années, cela sera la
norme et les disques durs classiques (mécaniques) disparaîtront.
Et au fait et pour votre culture , SSD veut dire Solid State Drive :
que l’on peut traduire par : Lecteur à état solide.
CLE USB & CARTE SD

La clé USB ou le flash drive USB est un mini disque dur qui
permet aux utilisateurs d’ordinateurs de stocker et de
consulter d+es données, n’import où et n’import quand.
Le flash drive USB contient une petit puce mémoire qui une
fois insérée dans l’ordinateur, a les mêmes caractéristiques et
remplit les mêmes fonctions qu’un lecteur de disque dur.
IL vous suffit de sauvegarder vos ficher sur le flash drive,
exactement comme sur votre lecteur de disque dur.
Débranchez le flash drive USB et branchez-le sur un autre
ordinateur.
Vos fichiers seront instantanément accessibles.

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Le flash drive est de la taille d’un porte-clés et est simplement
Plug et Play : vous n’avez donc pas besoin de logiciels
supplémentaires.

LECTEUR FLASH DE SECURITE LECTEUR FLASH EN APPARENCE


DE CARTE CREDIT

Une carte SD (Secure Digital) est une carte mémoire amovible


de stockage de données numériques créée en janvier 2000 par
une alliance formée entre les industries panasonic, sanDisk et
Toshiba.
Les cartes SD sont utilisées pour le stockage de fichiers dans
les appareils photos numériques, les systèmes de navigation
GPS où encore les systèmes embarques.

26
Depuis 2010 les cartes SD font office de standard de stockage ;
a la suite de l’abandon progressif des autres formats, on parle
de la carte SDHC pour des capacités entre 4et 32Go et de la
carte SDXC au delà de 32Go. En 2014 leur capacité s’échelonne
jusqu’à 512Go
La carte SD a un format physique proche de celui de la carte
MMC, c’est-à -dire 24*32*2,1 millimètres (24*32*1,4mm pour
la MMC), et pèse 2 grammes. Son volume est de 1613mm3
La carte dispose d’une petite glissière permettant de la
protéger en écriture en signalant au matériel dans de lequel
elle insérée que toute tentative d’écriture de données est
interdite.

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LEXAR PROFESSIONAL SDXC 128 GO SANDISK SDHC ULTRA 32 GO

Conclusion

En résumé, une mémoire de masse est une mémoire de grande


capacité, non volatile et qui peut être lue et écrite par un
ordinateur. L’intérêt des mémoires de masse est de conserver
l'information quand l'ordinateur est éteint contrairement à la
mémoire vive. En 2002 la quantité totale de données dans le
monde était de 5 milliards de Gb, En 2006 elle était de 161
milliards de Gb, en 2010 ,1277 milliards de Gb et elle est estimée
à 7910 milliards en 2015 ;Cela explique la constante évolution des
types mémoires de masse.

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