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LES LOIS PHYSIQUES 3.

Principe d’Archimède
Tout corps, plongé dans un
liquide subit de la part de
1. Rappel : Pression celui-ci une poussée
C'est l'application d'une force sur une surface. verticale dirigée de bas en
Pression = Force / Surface haut égale au poids du
volume de liquide déplacé.
En plongée, on utilise une ancienne unité : le bar
1 bar correspond à une force de 1 kgf appliquée sur une surface de 1 cm²

1.1. Pression atmosphérique ~1 bar au niveau de la mer


3.1. Poids apparent
1.2. Pression relative (ou "hydrostatique"- subie dans l’eau) Poids apparent = Poids réel - Poussée d'Archimède

PR = PROFONDEUR (M)
10 4. Loi de Dalton
Par simplification, nous prendrons : 80% d’azote + 20% d’oxygène
1.3. Pression absolue (ou pression totale)
C'est la pression totale à laquelle est soumis le plongeur. A température donnée la pression d’un mélange gazeux est égale à la
somme des pressions qu’aurait chacun des gaz s’il occupait à lui seul le
PA = PATM + PR volume total.
P.PARTIELLE = X X P.ABSOLUE.
100
2. Loi de Mariotte
Le volume d’un gaz est inversement proportionnel à la pression qu’il subit,
ceci à température constante. La pression partielle (Pp) d’un gaz constituant d’un mélange est égale à
P x V = cste la pression totale du mélange multiplié par le pourcentage du gaz dans
Exemple : le mélange.
Surf P1=1b V1=1l P1 x V1 = 1L
10m P2 =2b V2=0.5l P2 x V2 = 1L Exercice - Un plongeur respire de l’air à 40m. Calculons la quantité d’azote
20m P3=3b V3=0.33l P3 x V3 = 1L et d’oxygène respirer.
P = 5b
Conséquences : PPO2 = 20x 5 / 100 = 1 b
Surpression pulmonaire PPN2 = 80 x 5 / 100 = 4 b
Total = 1 + 4 = 5 b
Gilet de remontée
BAROTRAUMATISMES.
4.1. Applications o avec un masque, le champ visuel est réduit – effet de tunnel
o Toxicité de l'azote (1/4),
o Toxicité de l'oxygène o les objets paraissent plus gros (1/3) et plus proches (1/4) –
o Manque d'oxygène saisie d’un objet
o Toxicité du gaz carbonique o la clarté de l’eau : plus il y a des particules en suspension est
o Plongée "aux mélanges" plus la luminosité est faible.

5. Dissolution des gaz : loi de Henry 8. L’acoustique


A température donnée, la quantité de gaz dissous à saturation dans un L’eau est un meilleur conducteur acoustique que l’air.
liquide est proportionnelle à la pression du gaz au-dessus du liquide. Les sons se propagent dans l’air à 331 m/s (prendre 330) tandis que dans
l’eau, les sons arrivent à une vitesse de 1435 m/s (prendre 1500).
Avantages
6. Calcul d’autonomie
o les bruits d’hélices peuvent être entendus de très loin
La consommation en air d’une personne au repos est de l’ordre de 6l/min au
o attirer l’attention en tapant son poignard contre sa bouteille
repos (~12 cycles de ~0,5l).
o chocs sur l'échelle d'un bateau et en surface - le sifflet attaché à
Pour une personne exerçant une activité modérée (marche ou plongée par
la "stab"
exemple), elle est de l’ordre de 12 à 20l/min.
o utilisation des pétards de rappel
Par simplification, nous prendrons : 20l/min
Inconvénient, l’origine des sons ne peut être déterminée.
Exercice - Combien de temps pourra rester un plongeur à 20m, sachant qu’il
est parti avec un 15l gonflé à 200 bars, qu’il consomme 12l/min, et qu’il
débutera sa remontée dès qu’il passera sur réserve (50b- on suppose qu’il est
instantanément descendu à 20m).
Calcul d’air disponible : 15l x (200b – 50b) = 2250 l
Consommation d’air : 12l/min x 3b = 36 l/min
Durée de plongée : 2250l / 36l/min = 62,5mn = 1h02’30’’

7. La vision dans l’eau


La vision sous l’eau est différente de la vision dans l’air :
o Absorption de la lumière : 50% de la lumière incidente parvient
à 1 m de profondeur, 25% à 5 m, 10% à 10 m et seulement 3%
à 40 m.
o Au-delà, ce phénomène continue et l'obscurité est totale à 400
m les couleurs disparaissent rapidement en fonction de la
profondeur lampe de plongée,
LE MATERIEL Différents types
o mono bouteille enfant (4L)
o mono bouteille
1. Matériel individuel de base o mono bouteille courte
o Masque o bi bouteille
o Palmes o tri bouteille (spéléo)
o Tuba
o Ceinture Réservoir en acier ou en alliage léger (type alu), rempli d'air comprimé
o Combinaison o pression de service de 176, 200, 230, 300 bars et
o capacité (volume intérieur) est comprise entre 4, 6, 9, 10, 12,
2. Le matériel complémentaire 15, 18 litres
o Montre o volume de 0.8 à 4m3.
o Profondimètre
o Tables de plongée immergeables Les volumes les plus courants sont de 12 litres pour le "mono" et de 2 x 9
o Bouée de sécurité ou gilet stabilisateur ("stab") litres pour le "bi".
o Couteau
o Lampe Inscriptions importantes sur la bouteille (indications gravées sur le haut
o Gants, chaussons de la bouteille) :
o Torche ou phare o Le nom ou le sigle du fabricant.
o Compas ou boussole o L’année et le numéro d’ordre de fabrication
o Fixe-palmes o Le volume interne en litres - capacité en eau, (C ou V)
o Parachute de palier o Le poids de la bouteille nue (fût) (PB ou Tare).
o Ordinateur o Le n° de la série de fabrication – ex : 97AA12351
o La désignation du gaz (Air).
3. Le scaphandre autonome o La pression d’épreuve1 (PE à 15 °C).
Permet au plongeur une autonomie pendant un certain temps en lui o La pression de service ou d'utilisation (PS ou PU à 15 °C) – 2/3
fournissant de l’air. de la PE
La date de la mise en service puis des réépreuves suivi du poinçon des Mines
SCAPHANDRE = BOUTEILLE HAUTE PRESSION + DETENDEUR. (en France, tête de cheval) – remplissage d’eau et mise sous pression pour
tester la résistance à la pression.
3.1. Bouteille
Elément du scaphandre, le bloc est constitué par une ou deux bouteilles
("mono" ou "bi"), chaque bouteille étant équipée d'une robinetterie.
Conseils d'utilisation de la bouteille
Périodicité des ré épreuves o Éviter les chocs (risque de fuites)
TYPE CLUB ou PRIVE o Éviter les entrées d'eau en purgeant avant le gonflage et avant
ADHERENTS de gréer le ou les détendeurs :
• corrosion intérieure
BOUTEILLE ACIER 5 ans (si TIV 1 2 ans
fois par an) • oxydation du mécanisme du détendeur
o Serrer le volant de conservation avec modération (écrasement
BOUTEILLE ALU 5 ans 5 ans du clapet = fuite), de façon à ce que le 1er étage soit libre en
pour certains types rotation (ce n'est pas parce que vous serrez fort que l'étanchéité
utilisation interdite au-delà sera meilleure)
de 10 ans o Avant de plonger, vérifier que la réserve est "haute" et,
contrôler la pression avec un manomètre.
o Vérifier les sangles et le joint torique.
o Après montage du détendeur, ouvrir "à fond moins 1/4 de tour"
le robinet de conservation et vérifier que le détendeur
fonctionne.
o En fin de plongée, "baisser" la réserve, démonter le détendeur
et ranger le matériel.
o Eviter d'exposer les bouteilles chargées ("gonflées") en plein
soleil.
o La bouteille craint les chocs et sa chute éventuelle peut blesser
quelqu'un. Ne jamais la laisser debout sans l'avoir sérieusement
fixée.

3.2. Le détendeur
Robinet de conservation Le détendeur fournit de l’air à pression ambiante sur simple demande.
Bouton moleté qui permet d'ouvrir ou de fermer la bouteille pour alimenter
le détendeur. Détendeurs à deux étages
L'air est détendu de la haute pression à la pression ambiante en deux étapes :
Différents types : o le premier étage, fixé à la robinetterie du bloc, détend l'air haute
o robinetterie à une sortie, sans réserve pression (HP) jusqu'à une moyenne pression (PI) égale environ
o robinetterie à une sortie, avec réserve à la pression ambiante (PA) plus 8 à 10 bars. L’air situé dans la
o robinetterie à deux sorties petite chambre va se détendre, en occupant l’ensemble du
volume de la grande chambre (baisse de la pression).
o le deuxième étage ramène l'air de la moyenne pression à la o Le ressort est réglé de telle sorte que le clapet est maintenu à
pression ambiante. l’écart du siège et ceci jusqu’à ce que la valeur MP soit égale à
o Le flexible qui relie le premier 9 b. environ ; valeur à laquelle le clapet est plaqué contre son
étage au manomètre est à la siège.
pression de service (pression du
bloc) Fonctionnement du 2ème étage
o Le flexible reliant les 2 étages est à o Le détendeur est monté sur un bloc et la robinetterie est
la PI. ouverte. La MP s’établit car le clapet du 2ème étage ferme le
o Sur tous les détendeurs volume MP. La force exercée par le ressort est suffisante pour
actuellement sur le marché, les maintenir l’ensemble fermé.
sorties hautes pression sont gravées o Le détendeur est mis en bouche, on s’immerge. L’eau pénètre
"HP" et de plus les filetages "HP" dans la chambre humide et la pression ambiante PA vient
et Moyenne Pression sont appuyer sur la membrane. Celle-ci se déforme sous l’effet de
différents. l’inspiration, et par l’intermédiaire du levier, vient tirer en
arrière le clapet qui se décolle du siège.

Fonctionnement du 1er étage

Conseils d'utilisation du détendeur


o Évitez de laisser traîner le détendeur (vase, sable).
o L’air de la bouteille pénètre dans le détendeur à travers un o Rincez le détendeur à l'eau douce et faire sécher à l’ombre
filtre en bronze fritté, puis passe au travers du siège et du clapet. o Évitez de faire des angles vifs avec les flexibles lors du
o La pression à l’intérieur de la chambre MP et du tuyau rangement.
augmente, et s’exerce donc sur le piston. o Pour que le confort et la sécurité, pensez à le faire réviser
o Au fur et à mesure que cette pression augmente, le piston est annuellement par un spécialiste (un vrai professionnel).
repoussé vers son clapet. o Vérifier l’étanchéité des joints plats, toriques, membranes,
o Lorsque cette pression a atteint la valeur de 9 bars environ, le soupapes (toujours avoir des joints de rechange avec soi)
clapet piston redescend jusqu’à obstruction du siège sur le
clapet et empêche alors l’air de passer vers la chambre M.P.
4. Le manomètre o Fiabilité électronique – panne
Le manomètre permet de connaître à tout moment la pression de l’air o La palanquée fait les mêmes profils de plongée en cas
restant dans la bouteille et indique à quel moment passer sur réserve. d’utilisation d’un ordinateur –matériel individuel personnel (ne
pas plonger le matin avec un ordinateur et l’après-midi avec les
Toujours penser à rincer et sécher son matériel. tables).

5. L’ordinateur de plongée o 2° plongée plus profonde que la 1°


C’est un profondimètre électronique équipé d’un microprocesseur qui exploite o Montée yo-yo, remontées rapides répétée
les informations liées à la plongée pour donner au plongeur des indications o Outil personnel, donc pas de prêt, ni d’échange entre les
relatives à sa décompression. plongées
La table de plongée prend un profil « rectangulaire» alors que o Froid, stress, essoufflement.
l’ordinateur.
L’ordinateur prend un profil « variable », moins pénalisant car le plongeur
est moins saturé d’azote –optimisation du temps de plongée en limitant les 5.2. Entretien
paliers (profil variable + réactualisation des calculs de désaturation o Rincer et sécher les contacts
progressive et continue pendant la remontée). o Protéger des chocs
Les fonctions supplémentaires d’un ordinateur sont : o Protéger du chaud et du froid
o calcul de plongée successive (intervalle, majoration) o En avion, le garder en cabine
o calcul de la vitesse de remontée idéale en fonction de la o Vérifier et changer les piles
profondeur.
o gestion de l’air (pour certains appareils).
o tient compte des remontées trop rapides.
o alarmes visuelles et sonores.
o possibilité de se connecter sur un P.C.(édition de graphique,
carnet de plongée).

5.1. Limites d’utilisation


o Approximation théorique de la réalité physiologique d’où le
risque accru d’accident de décompression (age – syst.
circulatoire moins performant, déshydratation, alcool-
circulation sanguine, traitement médical-perturbation de la Devant cette technologie, il faut tout de même ne pas négliger le fait de
décompression, obésité- graisses fixe très facilement l’azote, connaître parfaitement les lois qui régissent la plongée «en tables», car les
fatigue-prédispose aux accidents de décompression). règles de sécurité qui s’appliquent avec celle-ci sont les mêmes que pour la
o Conception dans le cadre de la plongée loisir, d’exploration, de plongée avec un ordinateur.
préférence dans la courbe de sécurité et dans des conditions de BON SENS
plongée peu contraignante – pas de plongées professionnelles,
techniques.

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