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Notes pour étudiants de G3 ISPT

SECURITE
TECHNIQUE
HST

BUKASA BINENE
1

1. INTRODUCTION

La sécurité est aussi ancienne que l’humanité.


Depuis les premiers âges, l’homme n’a jamais cessé de fabriquer des
ustensiles, des outils, des équipements des machines et d’inventer des
méthodes pour transformer son milieu de vie et d’améliorer la qualité de sa
vie.
Assez paradoxalement, cela a toujours fait surgir des nouveaux problèmes
(pollution de l’environnement, fatigue supplémentaire, risques d’accidents de
travail et des maladies professionnelles). C’est ainsi qu’on va trouver très tôt
dans l’histoire de l’humanité une certaine attention pour la sécurité, entre
autre dans le code d’Hammourabi (± 2.000 ans avant J.C.) et dans la bible :
« quand tu bâtiras une maison neuve, tu feras au toit un parapet ; ainsi ta
maison n’encourra pas la vengeance du sang au cas où quelqu’un viendrait
à tomber » (Moïse, Deutéronome 22/8 ; ± 1.500 avant J.C.).
L’évolution de la sécurité est fort liée à celle de la science et de la
technologie. En effet, chaque nouvelle technologie apporte de nouveaux
moyens en matière de prévention. La technologie produit donc des risques
tout comme elle crée les possibilités de prévention.
Mais les choses ne sont pas aussi simples, car une nouvelle
technologie peut être adoptée sans que ses utilisateurs songent à appliquer
les possibilités de prévention qui s’imposent. C’est là où l’aspect socio-
économique intervient dans l’évolution de la sécurité.

2. GENERALITES
2.1. LES TEXTES LEGAUX
Pour des raisons économiques et/ou selon le contexte social (cas
des pays sous-développés), les entreprises peuvent ne pas se préoccuper
comme il faut de la sécurité de leurs employés. Pour parer aux facteurs
inhibiteurs de la sécurité et ainsi le bien-être et l’intégrité physique de la
population active, des lois sont promulguées par les institutions
compétentes de l’Etat.

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Les entreprises sont donc obligées d’assurer un minimum de


sécurité aux personnes qu’elles emploient pendant l’exécution de leur
travail.
L’état promulgue des lois, arrête des mesures d’application en
vue d’assurer la sécurité des travailleurs. Les inspecteurs du travail sont
chargés non seulement de contrôler l’application des règles édictées par
l’Etat mais aussi de donner des conseils quand la situation des risques exige
qu’on aille au-delà de ces lois. Comme les inspecteurs du travail ne peuvent
pas à eux seuls procéder notamment au contrôle de tous les engins,
machines ou appareils dangereux utilisés par les diverses entreprises, l’Etat
mandate l’OCC, ce sont les contrôles techniques légaux.
Comme les accidents se produisent tout de même malgré les
mesures de prévention, l’Etat charge l’INSS pour leur réparation. Au sein des
entreprises à hauts-risques, l’Etat impose l’organisation d’un comité de
sécurité et d’hygiène.
Tout ceci peut se schématiser de la manière suivante :

ETAT
Ministère du travail et de la prévoyance sociale

INSPECTION DU TRAVAIL I.N.S.S


Div. Sécurité Technique Branche risques professionnels
Div. Santé au travail

O.C.C ENTREPRISES
Dpt. Technique
- Sce de sécurité
- Comité de Séc. Et d’hygiène
TEXTE A CONSULTER
1. Ar. M. N° 0013 du 04 Août 1972 modifié par Ar. D. N° 70/77 du 05 Mai
1977
Règlementation des conditions d’hygiène sur les lieux de travail.

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 Mesure de protection collective


- éclairage,
- humidité,
- bruits et vibrations,
- sièges et tables de travail
- eau et boisson
- latrines, urinoir, douches,…
- odeurs,
- propreté,
- poussières, gaz,
- ergonomie (sièges, tables)

 Protection individuelle :
- vêtements de travail, - appareils respiratoires,
- tabliers, - gants, moufles,
- coiffures de protection, - lunettes,…
- chaussures,

 Obligation de l’employeur
- causerie
- entretien EPI

 Obligation des travailleurs


- EPI
- défense de fumer
2. Ar. D. N° 71/77 du 05 Mai 1977
Saturnisme.
3. Ar. M. N° 0057/71 du 20 Décembre 1971
- Protection contre les atteintes des machines et des organes
mécaniques.
- Protection contre les atteintes de débris, d’éclats ou de matières
quelconques.

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- Protection contre les chutes.


- Manœuvres, transports intérieurs,…
- Précautions contre l’incendie
- Etc.
4. A. D. N°78/004 du 23/01/78
Institution des comités d’hygiène et sécurité.
(voir aussi le nouveau code du travail, article 128 à 176 ).

2.2. LES ACCIDENTS DU TRAVAIL

2.2.1. NOTION D’ACCIDENT


Un accident du travail est un événement brusque et imprévu,
susceptible de causer une lésion, qui survient par le fait ou à l’occasion de
l’exécution d’un contrat de travail. Attention ! Dans notre pays pour qu’un
accident soit reconnu comme accident du travail, il faut qu’il ait causé une
lésion.
Il est difficile d’imaginer une activité sans le moindre risque. La
chaise sur laquelle vous êtes assis peut se casser. Un risque est un danger
éventuel plus ou moins prévisible. Ce n’est pas une réalité qu’on peut
percevoir physiquement, mais quelque chose d’abstrait, le résultat d’un
raisonnement qui dépend par conséquent des connaissances et de
l’expérience. Les risques sont donc perçus différemment par différentes
personnes et surtout évalués différemment.

2.2.2.LES CAUSES D’ACCIDENTS


Au-delà des apparences, les accidents du travail ne sont pas
l’expression du hasard ou d’une fatalité, l’accident est un concours de
différents facteurs entretenant souvent des relations d’interdépendance.
D’une manière générale, les causes d’accidents sont regroupées
en : « facteurs humains » et « facteurs matériels ».

a. Les facteurs humains

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- L’imprudence ; - L’ignorance ; - Incapacité de


- L’inattention ; - Incapacité de donner des
- La comprendre les instructions.
désobéissance ; instructions.
- La négligence ;
Certains actes sont parfois volontaires, mais le plus souvent il
s’agit surtout d’inattention. Les actes volontaires sont commis pour raison
de confort ou de rapidité.
b. Les facteurs matériels
- absence d’organe de protection sur les machines dangereuses ;
- passages encombrés ;
- désordre ;
- installations électriques défectueuses ;
- outillage défectueux ou mal entretenu ;
- échelles, échafaudages en mauvais état ;
- absence de garde-fou, de mains courantes ;
- éclairage défectueux ;
- mauvais confort ambiant ;
- etc.

2.2.3. ANALYSE ET ENQUETES.


Lorsqu’on fait une analyse ou une enquête, on gardera toujours
clairement le but en tête : c’est une tentative pour découvrir les causes
d’accidents de telle sorte qu’une action appropriée soit entreprise pour éviter
une réapparition. C’est ce qu’on appelle : « LA PREVENTION PASSIVE » : se
servir des leçons des accidents antérieurs pour éviter les accidents à venir.
Durant l’enquête, il faut avoir l’esprit ouvert, collecter les faits avant d’arriver
aux conclusions. Très souvent une enquête s’égare parce que celui qui
l’effectue l’a commencé avec une idée fixe sur les causes probables, cela le
fait passer à côté des faits qui l’auraient conduit vers une conclusion
correcte.

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2.2.4. LES INSPECTIONS ET LES CONTROLES TECHNIQUES


La seconde manière de rechercher les causes d’accidents est
l’inspection et les contrôles techniques. Ils constituent une partie continue
de toute activité de supervision. On inspecte la manière de travailler des
hommes, le matériel et l’équipement (contrôle technique), l’environnement
des lieux de travail ;… Grâce aux inspections, des causes potentielles
d’accidents peuvent être éliminées : c’est la « PREVENTION ACTIVE ».

2.2.5. FORMATION – INFORMATION - SENSIBILISATION


- Chaque nouveau travailleur doit subir un cycle de formation, plus ou
moins important, selon la nature et les dangers potentiels de son
futur travail.
- La formation ainsi que l’expérience pratique obtenues grâce à un
encadrement sérieux, lui permettra d’acquérir maîtrise et attention. Au
fil du temps, cette attention diminuera et il prendra de plus en plus de
risques, on organisera alors des recyclages.
- On peut donc conclure que l’accident du travail survient souvent par
accoutumance, par négligence, par oubli des consignes spécifiques ou
générales, par fraude effectuée sur les machines, par inattention et
témérité. Il est rare qu’il soit constaté d’intentions malveillantes.
Il faudra dès lors, répéter périodiquement toutes les consignes de
sécurité, rappeler toutes les recommandations au moyen d’affiches,
bulletins d’informations, moyens audio-visuels.

PREVENTION PASSIVE

INDIVIDU TACHE MOYENS AMBIANCE DE TRAVAIL


Ne sait pas Nouvelle ou Nouveaux Eclairage, Bruit,
Ne peut pas insuffisamment étudiée Dangereux Chaleur, Poussières,
Ne veut pas Défectueux Vapeurs, Odeurs.
Inadaptés
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ACTIONS
DANGEREUSES CONDITIONS DANGEREUSES

ACCIDENT
Avec conséquence corporelle Sans conséquence corporelle

ACCIDENT EVITE
(situation dangereuse)

ACCIDENT GRAVE ACCIDENT LEGER

Connue Inconnue
Enquêtes immédiates
au plus haut niveau Enquêtes Pas enquêtes

Pas de dégâts
Dégâts matériels
Prises de mesures matériels
immédiates
Pas de
mesures prises
Etude de mesures Remise en état
complémentaires Prise de Enquêtes Pas enquêtes immédiate
mesures

Réalisation des mesures Pas de


complémentaires Prise de mesures Avec action
mesure prises corrective

Sans action
corrective

D A N G E R M A I N T E N U

S E C U R I T E

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PREVENTION ACTIVE

VISITES DE RENSEIGNEMENTS CONTROLES


SECURITE - COMITE TECHNIQUES
- AGENTS (OCC)

ACTIONS DANGEREUSES SITUATIONS DANGEREUSES

ETUDE ETUDE ETUDES ET PRISES DE MESURES


PSYCHOLOGIQUE TECHNIQUE ERGONOMIQUES ET OU TECHNIQUES

CONSIGNES OU INSTRUCTIONS
REFORME FORMATION
MUTATION, etc.

RESPECT DES NON RESPECT DES


CONSIGNES ET CONSIGNES ET
INSTRUCTIONS INSTRUCTIONS

CONTROLES ET
PRISE DE MESURES
CORRECTIVES

DANGER MAINTENU
SECURITE

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2.3. MALADIES PROFESSIONNELLES


Si l’accident du travail se définit comme un événement soudain,
imprévu et violent provoquant habituellement une lésion, et parfois la mort,
la maladie professionnelle peut être définie comme une maladie contractée
du fait de la profession et reliée directement aux risques particuliers d’un
travail.
Le plus souvent la maladie se développe de façon insidieuse,
mais le temps de latence qui s’écoule entre le moment du début de
l’exposition à un agent toxique et les premiers symptômes peut être plus ou
moins long : quelques heures pour une intoxication aiguë, de longues
années pour un cancer, par exemple.
Le diagnostic est souvent difficile à établir à cause de certains agents mal
connus et des facteurs comme la synergie entre plusieurs agresseurs qui
sont difficilement discernables.
La liste congolaise des maladies professionnelles reprend de
façon limitative quelques agents étiologiques susceptibles de provoquer une
maladie professionnelle. Cette liste comprend 16 maladies. (Ordonnance No
66/370 du 30/06/1966). Les maladies professionnelle peuvent être causées
par :
1) Les agents chimiques
Ils peuvent provoquer des intoxications chroniques ou aiguës, ils
sont absorbés par les voies suivantes :
- voie respiratoire (inhalation) - voie cutanée (pénétration)
- voie digestive (ingestion)
Ex. : CO, Pb, Solvants, etc.…, essences (bois), ….

2) Les agents physiques


- Bruit - Vibration
- RX (rayonnement ionisant) - Lumière (éblouissement – UV
- Pression – IR),….

3) Microbes, parasites.

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Tétanos, infections, charbon, etc.


4) Poussières.
Lors du soudage, sablage, travaux dans les mines, concassage, etc.

3. 13LA SECURITE DANS LE MILIEU DU TRAVAIL

Le milieu de travail est l’ensemble de tous les facteurs matériels


dans lequel le travailleur évolue.
Certaines conditions, qui pourraient être considérées comme
secondaires, ont, en réalité, une grande importance : goût du métier,
camaraderie, esprit d’équipe, aspect et état des lieux, éclairage, état et
pureté de l’atmosphère, bruit, etc. Lorsque ces conditions sont défavorables,
elles peuvent amener une sensation de fatigue prématurée, de nervosité, de
désintéressement ou de dégoût, dont les conséquences : inattention,
maladresse, etc., sont préjudiciables au rendement et à la sécurité.

3.1. SURFACE DE CIRCULATION


Peu d’ateliers peuvent se vanter de ne pas être préoccupés par le
manque de place. Il ne faut dès lors pas s’étonner que maintenir les couloirs
et passages dégagés soit une préoccupation primordiale pour tous ceux qui
sont concernés par la sécurité.
Et pourtant : les passages dégagés sont la première règle de
circulation exempte de danger. Ce qui se trouve « dans le chemin » est un
danger pour tous.
Pour le premier semestre 1986, 16 % des accidents enregistrés sont
regroupés sous la rubrique chute de la victime, 15 % heurt contre objet en
mouvement, il apparaît manifestement qu’il y a un problème de circulation
qui se pose.

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3.1.1.SOLS DESTINÉS À LA CIRCULATION DES ENGINS MOTORISÉS ET


DES TRAVAILLEURS
Ils doivent présenter les qualités suivantes :
1°. Une bonne résistance mécanique : supporter sans se détériorer les
charges que les engins de manutention seront amenés à transporter ; ils ne
doivent pas s’user anormalement ou irrégulièrement aux endroits où les
conducteurs donnent des coups de frein et d’accélération répétés.
2°. Un bon pouvoir antidérapant. 5°. Une pente qui ne dépasse pas
3°. Une surface unie et régulière 10 %.
4°. Des facilités d’entretien et de
nettoyage

3.1.2.CHEMINS, ALLÉES, PASSAGES DE CIRCULATION


Ils doivent répondre aux critères suivants :
1°. Allées et passages intérieurs destinés aux piétons :
Avoir une largeur d’au moins 0,80 m et une hauteur de 2 m ;
Etre bien dégagés et convenablement éclairés ;
Etre protégés contre les risques d’éboulement d’objets ;
Etre pourvus d’indications SORTIE, ainsi que de signaux matérialisant
les dangers aux endroits critiques (bifurcations, croisements avec
allées destinées aux véhicules, etc.)
2°. Allées intérieures destinées aux engins motorisées :
avoir une largeur égale au gabarit du véhicule augmente de 1 m en cas
de circulation à sens unique.
En cas de circulation dans les deux sens, avoir une largeur égale à
deux fois le gabarit du véhicule augmenté de 1,40 m ;

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Etre convenablement dégagées aux croisements et aux bifurcations


(visibilité et manœuvres faciles) ;
Ne pas présenter de goulot d’étranglement ;
Être munies d’une signalisation de circulation et de sécurité ;
Ne pas servir d’aires de chargement ou de déchargement ;
Etre nettement séparées des allées pour piétons, au besoin au moyen
de garde-corps adéquats.
3°. Recommandations générales :
éviter le stationnement inutile des engins de transport dans ou devant
les passages ;
dégager les ouvertures des portes afin de faciliter la visibilité ;
baliser les sections où les travaux sont en cours ;
signaler les endroits dangereux ;
veiller à ce que les allées, passages, chemins ne soient pas encombrés
par des tuyaux, des conducteurs électriques, des câbles, ceux-ci
doivent se trouver en-dehors des aires de circulation et doivent être
convenablement protégés, par exemple par des planches, lorsqu’ils
traversent des voies de circulation ;

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veiller à l’enlèvement des clous, boulons, déchets etc. (et au port de


chaussures de sécurité)
si du matériel ou matériaux ont été provisoirement entreposés sur les
voies de circulation, il faut éviter leur renversement et assurer leur
stabilité ;
si des matières grasses ont été accidentellement déversées sur le sol il
faut immédiatement le nettoyer ;
limiter sur les chemins extérieurs la vitesse des véhicules en fonction
des caractéristiques des voies (type, pente, largeur, etc.) et des engins ;
prescrire aux piétons de circuler à main gauche dans les allées
intérieures comportant deux voies.
Interdire la circulation en marche arrière des véhicules.

3.2. POSTE DE TRAVAIL


L’implantation des postes de travail dépend de l’organisation
rationnelle des ateliers afin de diminuer et de rendre sûrs les déplacements
indispensables à l’alimentation en matières premières ou en pièces brutes, et
à l’évacuation des produits finis après usinage.
Les locaux de travail ont une hauteur minimum de 2,5 m.
Chaque travailleur doit y disposer d’un espace réel de 10 m3 et d’une
superficie de 2 m2.
Les victimes de plusieurs accidents sont des travailleurs ayant quittés leurs
postes pour aider ou causer avec un camarade.

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3.3. ORDRE
Sur l’établi ou sur la machine, l’ordre est une condition
indispensable au bon travail, c’est-à-dire à la sécurité.
Un marbre ou un vé de traçage en déséquilibre au bord d’un
établi sont des dangers en puissance : une clé de serrage oubliée sue le
mandrin d’un tour peut être projetée avec violence.
Par ailleurs, l’influence de la propreté du poste de travail sur le
moral du travailleur, donc sur la qualité du travail et sur l’hygiène et la
sécurité, s’explique d’elle-même.

3.4. AMBIANCE DE TRAVAIL

3.4.1. LE BRUIT(ambiance sonore)


 INTRODUCTION
Origine du son
Vibration mécanique dont la propagation se fait par des
particules du milieu qui entrent en vibration. Chaque particule
reçoit une énergie W (Joules) qui correspond à une puissance

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P = W/t (Watt), l’intensité du son est cette puissance par unité


de surface I = P/S.
Mais qu’est-ce que le bruit ?
Larousse : « un ensemble de sons sans harmonie »
Petit Robert : « un son qui n’est pas musical »
Le Littré : « un ensemble confus de sons »
AFNOR : « toute sensation auditive désagréable ou gênante »
Cette dernière définition a le mérite de souligner combien le
bruit est une notion relative : son intensité compte certes, mais
aussi sa fréquence (grave ou aigue), sa durée, son caractère
inattendu, …

Graham BELL
Physicien anglo-américain du 19ème siècle a donné son nom à
l’unité de mesure des sons ; ses recherches pour faire entendre
les sourds l’avaient conduit à inventer le téléphone.
La sensibilité de l’oreille diffère selon les fréquences, elle est
notamment moindre pour les basses fréquences.
La sensation sonore croît beaucoup plus lentement que l’énergie
émisepar la source, elle croît comme le logarithme de
l’excitation. Si l’intensité varie comme les nombres 1, 10, 100,
1000 la sensation varie comme 0, 1, 2, 3.
Il faut donc beaucoup de bruits pour augmenter de quelques
décibels, il faut aussi – corrélativement – beaucoup d’efforts
pour diminuer de quelques décibels.

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Soit IOl’intensité d’une source sonore de référence et I l’intensité


d’une source quelconque, le niveau sonore de la deuxième
source sera alors :

Le nombre de dB est « corrigé » en fonction des fréquences des


sons, pour tenir compte de la sensibilité variable de l’oreille, on
obtient ainsi le dB(A). On prend pour niveau zéro celui qui
correspond à la plus petite intensité sonore perceptible soit :
Io = 10-12 W/m2
On aura si I = 2Io, S = log 2 = 0,3 B = 3 dB
I = 10 Io, S = log 10 = 1 B = 10 dB

 SENSIBILITE DE L’OREILLE
L’oreille humaine normale peut percevoir des fréquences entre
20 et 20.000 Hz. C’est ce qu’on appelle le champ d’audibilité. Les
fréquences inférieures (infrasons) ou supérieures (ultrasons) ne
sont pas audibles.

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 PHYSIOLOGIE DE L’OUIE

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Oreille externe : système de captage


Oreille moyenne : système d’amplification
Oreille interne : système de détection
Les vibrations de l’air sont captées par le pavillon, traversent le
conduit auditif et font vibrer le tympan, les osselets (marteau, enclume
et étrier) amplifient les vibrations. Le signal amplifié (environ 20 fois)
est alors transmis par l’intermédiaire de l’étrier, qui est relié à la
fenêtre ovale, au liquide contenu dans le limaçon dont les vibrations
sont transformées en impulsions nerveuses (électriques) par l’organe
de Corti. Le nerf auditif transporte à la zone correspondante du
cerveau ces stimuli.

 TRAUMATISME SONORE
Le traumatisme sonore est fonction de la fréquence, de la durée
et de l’intensité du bruit, il est plus accusé pour les sons purs et
les fréquences élevées.
La fatigue auditive est une baisse réversible de l’acuité auditive,
elle s’apprécie par le degré de perte auditive et par le temps que
met l’oreille à retrouver son audition initiale.
La surdité est un déficit permanent de l’acuité auditive.

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L’exposition à un bruit d’intensité élevée produit au début une


sensation d’oreille ouatée au moment où le sujet quitte le milieu
sonore ; cette impression de surdité passagère disparaît
progressivement hors du bruit. En répétant les expositions, cette
première impression de surdité disparaît après quelques jours
d’accoutumance. Toutefois, le déficit de perception persiste dans l’aigu,
il s’installe un déficit permanent qui évolue d’une façon insidieuse, car,
situé au-delà des fréquences conversationnelles, il n’est pas perçu
dans la vie courante.

Le déficit, primitivement centré dans l’aigu (4000 Hz) s’élargi


progressivement vers les basses fréquences. L’extension de la
surdité vers les fréquences finit par atteindre et troubler la
perception de la parole.

Bref le bruit peut occasionner les fatigues auditives et nerveuses qui se


traduisent par une diminution
de l’attention dont les conséquences peuvent être graves. Le bruit rend les
avertissements inaudibles et entraîne des malentendus.

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On distingue généralement :
 Les troubles directs de l’audition (surdité) qui sont caractérisés
par trois stades :
- Stade audiométrique ou déficit transitoire (2500 – 4000 – 6500
Hz) à -50 dB.
- Stade de latence totale ou déficits définitifs (1600 – 4000 –
6500 Hz) à-40 dB
- Stade de latence subtotale : troubles de la perception de la
parole, l’ouvrier doit être retiré du bruit (600 – 4000 – 8500 Hz)
à -55dB
- Stade d’infirmité (4000 Hz) à -70 dB
 Les réactions des fonctions cardiovasculaires, hématologiques,
respiratoires et neurologiques.
 PRINCIPE DE LUTTE ET MOYENS PRATIQUES
- Au stade du bureau d’études : prévoir des constructions insonorisées,
répartir la superficie disponible en isolant les sources de bruit
inévitables.
- A la source : remplacer les machines bruyantes par des types plus
silencieux, assurer un entretien régulier.
- Isolation : isoler les sources de bruit par des cloisons recouvertes d’un
matériau amortissant et sans fuites sonores.
- Absorption : revêtir les parois et les capotages de matériaux
absorbants.
- Bruits de masse : isoler tous les points d’appui des machines
- Isoler les personnes : cabines
- procurer les moyens de protection de l’ouïe.

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3.4.2. TEMPERATURE
Les conditions de température, d’humidité, de pureté de l’air
demandent à être étudiées pour obtenir des conditions de travail
favorables.L’aération naturelle ou mécanique des locaux de travail, la
détection et la captation des poussières, fumées et gaz résultant des
fabrications, sont indispensables pour maintenir les conditions convenables
d’hygiène et éviter les intoxications ou autres atteintes à la santé des
travailleurs.
Bases physiologiques
L’homme est un être à sang chaud dont la température interne doit être
maintenue entre d’étroites limites (environ 37oC). les températures de l’air
ambiant par contre sont très variables (climat, circonstances industrielles).
L’homme éprouve une sensation de bien-être dans certaines ambiances
déterminées : c’est la ZONE DE CONFORT, en dehors de cette zone, les
ambiances sont perçues comme chaudes ou froides. Ce confort ne dépend
pas uniquement de la température, mais également d’autres facteurs tels
que : l’humidité l’air, la vitesse de l’air, les habitudes vestimentaires, le sexe,
l’âge, la charge de travail, etc. L’homme peut dans certaines limites,
s’adapter au chaud ou au froid, par des mécanismes réguateurs

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physiologiques (sueur, frissons) ou par des moyens techniques (vêtements,


écrans, chauffage, refroidissement). Mais cette adaptation physiologique
n’est pas illimitée.
Le travail en atmosphère froide : dans notre pays, c’est souvent le travail
dans les installations frigorifiques. L’homme se protège du froid par des
vêtements adéquats ou en se soustrayant du froid à des intervalles réguliers
(réchauffement).
Le travail en atmosphère chaude : très fréquent ici chez nous. Les échanges
de chaleur entre le corps et le milieu se réalise par :
Conduction (pieds, siège, . . .)
Convection (peau – air ambiant)
Rayonnement (corps et surfaces avoisinantes)
Evaporation
Le corps humain produit de la chaleur par des processus métaboliques
(assimilation et combustion des aliments ingérés) et par le travail musculaire
(activité physique). L’organisme contrôle la perte de chaleur grâce à la
thermorégulation. Si l’environnement est tel que cette perte de chaleur ne
peut se faire, la température du corps s’élève : c’est la fièvre ; si la
température atteint des niveaux de 39 à 40oC, des lésions apparaissent aux
organes vitaux.
Charge de travail
Plus le travail est lourd, plus la production de chaleur interne sera
importante. Dans une ambiance chaude, la charge de travail (le caractère
pénible du travail) aura une grande influence sur la thermorégulation
(régulation tendant au maintien de la température centrale à un niveau
constant). La charge de travail peut être évaluée à partir de la consommation
d’oxygène, la fréquence cardiaque, mais aussi d’une manière relativement
précise par des tableaux donnant la consommation d’énergie exemple :
Métabolisme basal (au repos complet, l’homme consomme une
certaine énergie pour entretenir les processus vitaux : fonctionnement
du cœur, des poumons, des reins, du foie, etc.)
Homme 70 kg : 70 kcal/h
Femme 60 kg : 60 kcal/h

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Travail très léger (travail assis : bureau, couture, lecture, . . .) : 90


kcal/h
Travail léger (assis avec légers mouvements des mains : dactylo,
assemblage, conducteur auto, . . .) : 150 kcal/h
Travail mi-lourd : 250 kcal/h (peinture, lavage, maçon, . . .)
Travail lourd : 350 kcal/h (marche rapide, forge, . . .)
Amélioration des conditions de travail
Réduction de la charge de travail (mécanisation par exemple) d’après
certaines normes, les températures limites sont :
o 30oC pour les travaux légers
o 27oC pour les travaux semi lourds
o 25oC pour les travaux lourds
Réduction du rayonnement thermique (écrans)
Amélioration de la ventilation
Amélioration de l’état de l’air (humidité)
Introduction des temps de récupération (pour ramener la température
interne à 37oC)
Résistance des vêtements aux échanges de chaleur, notion de CLO :
vêtement de ville 1 CLO ; tenue légère de travail 0,6 CLO
Boissons rafraîchissantes pour remplacer les liquides perdus, éviter de
boire plus de 250 ml à la fois.
3.4.3. ECLAIRAGE
Travailler avec un éclairage insuffisant peut causer de la fatigue
mais ne peut léser définitivement les yeux, comme on le croit communément.
Lorsque le niveau de l’éclairement n’est pas suffisant, l’effort à fournir lors
d’un travail est plus important et par conséquent ce travail va être exécuté
avec moins de précision. Dans des cas sérieux, un mauvais éclairage peut
causer des yeux surmenés et irrités ainsi que des maux de tête.
Nos yeux sont conçus pour fonctionner dans la lumière du jour dans un
environnement ombragé (par exemple en dessous d’un arbre, environ 10.000
lux). Pour diverses raisons notre éclairage artificiel est moins puissant : les
lampes qui produisent la même intensité sont trop chères et produisent
trop de chaleur. L’éclairage artificiel comprendra toujours un éclairage

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général afin d’uniformiser dans toute l’étendue du local, la lumière et d’éviter


les ombres dangereuses et gênantes.
Bref un bon éclairage doit être :
a. suffisant pour permettre une bonne vision du champ de travail ;
b. ne doit pas éblouir, ni directement, ni indirectement ;
c. être uniforme ;
d. être suffisamment diffusé pour éviter des ombres trop accusées sur le
champ de travail et des contrastes prononcés ;
Les avantages d’un bon éclairage sont entre autres :
a. la diminution des accidents du travail (30 %) ;
b. l’amélioration des conditions d’hygiène visuelle. Un éclairage
défectueux fatigue l’œil et peut le rendre inapte plus ou moins
profondément à sa fonction ;
c. la diminution de l’absentéisme ;
d. l’amélioration du facteur « ambiance psychologique ».

3.4.4. QUALITE DE L’AIR


Causes de la viciation de l’air
Causes humaines
o Respiration : un homme consomme 24 litres d’oxygène par
heure et rejette 20 l de CO2 par heure.
o Transpiration : elle augmente la teneur en vapeur d’eau de l’air
ambiant
o Odeurs : les odeurs « humaines » sont dues à la décomposition
de la sueur et des matières grasses rejetés par la peau.
Causes industrielles :
o moteurs, etc.
o Fumées (soudure, fonderies et forges)
o Poussières : elles sont dangereuses quand leur diamètre est
inférieur à 5 microns, elles peuvent véhiculer des microbes et
des bactéries.
Ventilation

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25

Chaque travailleur doit disposer dans les locaux de travail de :


o Un espace réel de 10 m3
o Une superficie libre de 2 m2
o 30 m3 d’air frais par heure
Le renouvellement de l’air peut se faire soit de manière naturelle soit grâce à
une ventilation artificielle. Le nombre de renouvellements d’air doit être
augmenté s’il y a risque de nuisances, par exemple en cas de chaleur
humide excessive ou en cas de pollution de l’air par des substances nocives
ou dangereuses.
Toxicité
Tous les corps étrangers, gaz, solides ou aérosols ne peuvent être tolérés que
dans certaines limites compatibles avec la santé des du personnel appelé à
séjourner dans cette ambiance. (TLV).
La toxicité des différents polluants est variable suivant leur nature. La
connaissance de leur présence et de leur concentration dans l’air ambiant
est de première importance pour juger du risque éventuel qu’ils peuvent
présenter/

3.5. COULEURS
La peinture rationnelle des machines et appareillages dans des
teintes en harmonie avec la couleur des murs et des plafonds crée un
« climat » agréable et reposant. Les couleurs participent également à la
sécurité et des normes internationales ont fixé des teintes conventionnelles.
Pour faciliter la tâche des équipes d’entretiens et accroître la rapidité
d’intervention des équipes de secours en cas d’accident, des couleurs
d’identification des fluides peuvent être appliquées sur les tuyauteries.
Exemple : - Air : blanc et noir ; Azote : noir ; CO2 : gris ; Oxygène : blanc ;
acétylène : rouge.
Couleurs et signaux de sécurité :
On conçoit tout l’intérêt d’une matérialisation visuelle des
risques importants pour créer successivement chez le travailleur un réflexe
de protection, puis une information instantanée sur la nature du risque et,

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26

s’il y a lieu, un rappel des mesures à prendre. Cette signalisation de portée


universelle assimilable par tous, y compris les analphabètes est obtenue par
la combinaison des couleurs, des formes géométriques et des symboles ; il ne
pose pas de problème aux daltoniens.
Signification des couleurs de sécurité.
Couleur de Signification ou but Exemples
sécurité d’application
Stop Signaux d’arrêt
Interdiction Dispositif de coupure
Rouge d’urgences
Signaux
d’interdiction
Cette couleur est utilisée également pour désigner le
matériel de lutte contre l’incendie.
Attention ! Signalisation de risque (incendie,
explosion rayonnement,
Jaune action chimique etc.
Risque de danger Signalisation de seuils,
passages dangereux,
obstacles

Situation de sécurité Signalisation de passage et de


Vert sorties de secours
Douches des secours
Premier secours Postes de premiers
secours et de sauvetage
Bleu (1) Signaux d’obligation Obligation de porter un
équipement individuel de
sécurité
Indications Emplacement du
téléphone
(1) N’est pas considéré comme couleur de sécurité que lorsqu’il est utilisé en
liaison avec un symbole ou un texte, sur un signal d’obligation donnant une
consigne de prévention technique.

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Couleurs de contraste et couleur des symboles


Couleur de sécurité Couleur de contraste Couleur des symboles
rouge blanc Noir
jaune noir Noir
vert blanc blanc
bleu blanc blanc

Forme géométrique et signification de signaux de sécurité


Forme Signification
Signaux d’obligation et d’interdiction

Signaux d’avertissement

Signaux de sauvetage, d’indication et signaux


additionnels

Combinaison des formes et de couleurs et leurs significations pour des


signaux.

Formes
Couleurs
Rouge Interdiction Matériel de lutte
contre l’incendie
Jaune Attention, risque
de danger
Vert Situation de
sécurité
Dispositifs de
secours
Bleu Obligation Information ou
instruction

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Quelques signaux de sécurité

Quelques teintes conventionnelles

TUYAUX

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eau extinctrice d’incendie eau potable


vapeur

vapeur extinctrice huile pour moteur


huile lubrifiante

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3.6. NETTOYAGE ET ENTRETIEN


Le nettoyage et l’entretien ont une grande part dans la sécurité
et l’hygiène du travail. Les ouvriers de l’équipe d’entretien doivent bien
connaître les règles générales de sécurité et les dangers que peuvent
présenter les différents ateliers où leur fonction les appelle. Le bon état de
l’équipement de cde personnel est indispensable pour sa sécurité et celle des
autres.
Les opérations de nettoyage et d’entretien se font toujours à
l’arrêt total des machines et transmissions, et après avoir coupé le courant
électrique.
En cas d’impossibilité absolue, toutes les précautions seront
prises pour travailler sans aucun risque.
En ce qui concerne les locaux eux-mêmes et les bâtiments, le
nettoyage maintient les sols propres, non glissants. Les vitres fréquemment
nettoyées assurent un meilleur éclairage naturel.

3.7. DISCIPLINE
La discipline dans les ateliers. Il faut éviter les déplacements
inutiles, les chahuts, les jeux, les gestes inconsidérés autour des machines.
Il est interdit aux travailleurs de prendre leurs repas sur le lieu
de travail afin d’éviter les intoxications par ingestion de produits nocifs.

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4. RISQUES D’ACCIDENTS
4.1. RISQUES MECANIQUES

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4.2.OUTILLAGE A MAIN

1. Marteaux
- La masse métallique est mise en mouvement. Elle est entraînée par la
force d’inertie suivant une tangente à la trajectoire qui est imposée par
le mouvement de la manche.
- Pour éviter les glissements et les ampoules dans la main, la manche
sera, le plus souvent, en bois.
- La tête de la manche sera conique afin d’obtenir une bonne fixation. Il
sera nécessaire d’utiliser une cale qui assure la pression de la manche
sur la masse de métal.
Risques : démanchement, bris de la manche, projection de l’outil.
Précautions :
- état de la manche et fixation par coin métallique enfoncé en diagonal ;
- manche en bois dur ;
- éviter un acier fragile (pour fabriquer la masse) ;
- la masse doit être plane et ébarbée ;
- vérifier régulièrement l’état de la masse, de la manche et de la cale.
2. Limes
- Les limes doivent être pourvues d’un manche, sur lequel se trouve un
système de serrage.
- Le risque de détachement de la manche est grand après une certaine
période, il faut donc contrôler périodiquement l’outil.
3. Tournevis
- Il faut utiliser un tournevis dont la dimension de la partie affûtée est
exactement celle de la rainure.
- Si elle est plus petite, on abîme la tête de vis et on n’utilise pas le bras
de levier ‘il faudra fournir un plus gros effort). En plus les risques de
dérapage et de glissement sont élevés.
- La partie affûtée ne doit pas être coupante comme un burin.
- Ne jamais frapper sur le manche.

4. Les clefs
Les risques :

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Echappement, rupture, dérapage. Ces risques peuvent


déséquilibrer, provoquer une chute ou un heurt.
Précautions :
- se servir de préférence de clefs fixes adaptées aux têtes d’écrous, éviter
l’usage d’intercalaire ;
- prendre une position stable pour exercer un effort important, serrer
toujours en tirant la clef à soi ;
- éviter d’allonger le bras de levier, risque de rupture ;
- ne pas se servir d’une clef comme marteau.
5. Burins
- Le burin est enfoncé à l’aide d’une masse.
- L’impact provoque l’étalement de la tête de burin. Le métal ainsi écroui
peut se détacher lors de coups ultérieurs du marteau et provoquer
l’éjection de petites particules de métal chaud.

4.3. QUELQUES MACHINES

DISPOSITIF D’ACCOUPLEMENT POUR


FAIRE TOURNER LA PIECE OU
ELECTRICITE L’OUTIL

MOTEUR

Volant Il faut protéger axes ou


Pignons – chaînes courroies au moyeu
Engrenages des garants de
protection (carters)

1. Meules

La meule se compose d’un produit abrasif et d’un agglomérant.


Les abrasifs sont des produits différents, parmi lesquels on distingue
l’abrasif naturel (amaril, diamant), synthétique (contenant généralement de
l’oxyde d’aluminium ou à base de silice).
Les agglomérants sont inorganiques (silicates par exemple) ou organique
(caoutchouc, résines, ou bakélite). Leur nature est indiquée sur l’étiquette de

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la meule (en principe par une lettre, pour laquelle il faut toujours tenir
compte du pays d’origine, (caoutchouc = R (Rubber) ou GU (Gummi)…).
La composition de l’agglomérant détermine la dureté de la
meule. Il est donc important de la connaître.

a. Risques

Sur toute périphérie de la meule existe une énergie cinétique


importante qui peut provoquer des projections d’éléments de la meule, donc
si celle-ci a une microfissure, l’énergie accumulée la fera éclater.
Il en résulte que l’accident la plus grave qui puisse arriver avec
une meule, est son éclatement, donc les suites sont toujours très graves et
parfois même mortelles. Les causes attribuées à ces accidents sont
principalement :
- une manipulation trop brutale ; - l’humidité (lors du stockage
- un mauvais serrage des notamment) ;
flasques ; - un mauvais centrage de
- un défaut de la meule ; l’arbre ;
- etc.

b. Précautions

 Inspection : (à la réception, avant stockage et avant utilisation).


- Vérifiez l’état de l’emballage ;
- Inspectez visuellement la meule pour déceler les défauts (fissures,
éclats) ;
- sonnez les meules, une meule saine émet un son clair métallique.

 Stockage :
Les meules doivent être stockées dans un local sec et aéré et non
sujet à des variations importantes de température. Certains agglomérants
peuvent être endommagés par l’humidité. Utilisez les meules par ordre
d’ancienneté de stockage.

 Montage des meules

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 Utilisation :
Avant la mise en route : -vérifiez que les dispositifs de
protection : capot, écran, support de pièce, dispositif de captation des
poussières sont bien en place et correctement réglés (planche 5).
- Munissez-vous de l’équipement de protection individuel adapté au
travail à effectuer : lunettes, écran facial, masque respiratoire,
gants…
- Utilisez des étaux à main ou des montages spéciaux pour tenir les
petites pièces.
- Faites tourner à vide pendant quelques minutes carter en place la
meule que vous venez de monter.
Pour les meules portatives, il faut vérifier que :
- le régulateur de vitesse est efficace en contrôlant fréquemment la
vitesse à vide de la broche à l’aide d’un tachymètre ;
- la vitesse maximale d’utilisation indiquée sur la meule est égale ou
supérieure à celle de la broche ;
- les meules utilisées pour le tronçonnage possèdent au moins deux
toiles de renforcement ;
- la pression d’air comprimé est correcte (meuleuses pneumatiques).

 Opérations de meulage

- Attaquez doucement à chaque mise en route pour amener la meule


à son régime normal d’échauffement.
- Exercer une pression pendant le travail.
- N’effectuez pas de meulages dangereux tels que meulage sur les
faces latérales d’une meule : utilisez un lapidaire.
- Toute machine à meuler se mettant à vibrer lorsqu’elle tourne à sa
vitesse normale d’utilisation doit être immédiatement arrêtée.
- Arrêtez la meule après achèvement du travail.
- Ne freinez pas sur les flasques ou sur la meule pour l’arrêter.
- Meulage à sec : outre votre protection individuelle, songez à la
protection de vos voisins ‘écrans…)
- Meulage humide :
Utilisez un liquide d’arrosage qui n’attaque pas l’agglomérant.
Videz les bacs en fin de meulage.

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Essorez la meule par quelques tours à vide.


Régler les positions du capot, de la bavette, du support de pièce, de l’écran
mobile transparent, au fur et à mesure de l’usure de la moule.

2. Etaux-limeurs

a. Risques
- Entraînement, happement des vêtements, etc.…
- Blessure par les copeaux
- Projection des particules
- Heurts et contacts avec les parties en mouvement.
Il arrive, suivant les réglages, que le coulisseau dans sa position maximum
laisse un passage insuffisant entre l’étau-limeur et le mur ou un obstacle
fixe.

b. Protections mécaniques

- Les mécanismes de commande doivent être convenablement


protégés.
Les courroies et engrenages seront protégés au moyen des carters
munis éventuellement d’interrupteurs de verrouillages.
- La pièce à usiner doit être convenablement calée sur la table.
- Régler les profondeurs de coupe en fonction du matériau.
- Lubrifier l’outil pour éviter les échauffements.
- Prévoir un garde-corps d’une longueur correspondant à la course
extrême du coulisseau pour se protéger efficacement du danger
d’écrasement.
- Guider les copeaux vers un bac.
- Certains étaux limeurs anciens exigent pour positionner le
coulisseau de reculer ou d’avancer celui-ci à la main après avoir
desserré l’écrou central. Pour cette opération, il faut toujours
pousser le coulisseau et ne jamais le tirer.
- L’opérateur ne doit jamais vérifier le travail de l’outil en se plaçant
devant l’étau-limeur, la tête baissée au niveau de la pièce.

3. Tours

Causes principales d’accidents :

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 Manque de protection contre les risques dus aux organes tournants des
machines. Défauts de protection sur engrenages, poulies, courroies,
broche vis mère, barre de chariotage, mandrin, tocs.
 Manque de protection individuelle : défaut de lunettes de sécurité,
d’écrans pare-copeaux, de crochets et de gants pour le nettoyage.
 Désordre : clé de mandrin non retirée, outillage posé de façon instable,
pièces brutes ou finies encombrant les allées.
 Non-respect des règles de l’art : utilisation abusive de la lime ou de la
toile émeri, emploi en marche des instruments de mesure : pied à
coulisse, calibre ; avances et vitesses de coupe excessives, outils
défectueux ou inadaptés, entretien et réparation en marche.
 Mauvais montage des pièces à usiner : balourds non compensés, pièces
mal serrées, porte-à-faux des pièces trop important.
 Inattention : absence de contrôle des limites de déplacement de l’outil.
 Mauvaise conception du poste de travail : machines trop rapprochées,
mal orientées, approvisionnement irrégulier.

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4. Foreuses

Risques Moyens de prévention


- contact avec la broche, le - Carters sur la poulie frontale et
foret et autres organes en la courroie (coup de fouet en
mouvement plus risques cas de rupture). Eviter les
d’entraînement. bagues, bracelets, vêtements
flottants, cravates, etc.…
Protéger la broche et le foret.
Eviter de porter les gants.

- Etat du ressort de rappel - Dégagement par simple réflexe


ou du contrepoids du levier de de la main prise sous fraise.
commande.

- Entraînement de la pièce à - La pièce à forer doit toujours


percer par foret. être bien fixée au plateau (soit
clamée). Le maintien à la main
est totalement insuffisant en
cas de coïncidence de la mèche.
- Le couple de torsion - Pour forer un trou de plus de 5
produit par des mèches de plus mm fixer la pièce dans une
de mm peut dépasser la force pièce dans une pince ou dans
que l’ouvrier oppose l’eau.
normalement avec la main.

- Rupture du foret ou - Employer les forets adaptés et


desserrage du foret. appropriés à la matière à forer.
Montrer correctement les
mèches.
- Blessures diverses
- Les copeaux provenant du
forage doivent être enlevés au
moyen d’une brosse ou d’un
pinceau, mais jamais à main
nue.

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4.4. Travaux de soudage

Lors de travaux de soudage et de techniques connexes, les


travailleurs doivent être protégés contre les émanations de gaz et de fumées,
contre les radiations des rayons visibles et non visibles, contre
l’électrocution, contre les dangers d’incendie et d’explosion, etc.
La nature et l’ampleur des dangers (toxicité des gaz et fumées,
l’intensité de rayonnement) lors des travaux de soudage dépendent :
1°. De la nature et de la composition des métaux de base et de leur
revêtement éventuel ;
2°. Du procédé utilisé :
- nature et composition des métaux d’apport
- nature et composition des produits de protection et adjuvants
(enrobages, gaz protecteurs, flux ou décapants) ;
3°. De l’endroit où les travaux s’exécutent :
- en plein air ou sur le chantier ;
- dans les grands halls de travail ;
- dans les petits locaux de travail ;
- dans les endroits confinés.
Les fumées
La fumée de soudure est constituée de très fines particules
solides (notamment de vapeurs métalliques condensées) en suspension dans
une atmosphère de différents gaz.
Elle contient selon les cas l’oxyde de fer (sidérose), le dioxyde de
silicium, le manganèse et ses oxydes, les fluorures solubles (irritation des
voies respiratoires : électrodes basiques), les oxydes de chrome, etc. …

Les gaz
Ces gaz peuvent soit utilisés pour la soudure (oxygène,
acétylène, CO2 ; argon, gaz naturel) soit dégager suite au soudage. On peut
citer :
- les gaz nitreux (oxydes d’azotes) : ils peuvent irriter les muqueuses ;
- les oxydes de carbone ;
- l’ozone (action des U.V. sur l’O2)
- etc.

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Les rayonnements
- Les U.V. : ils peuvent provoquer le coup d’arc : brûlure de la
conjonctive et de la cornée. (Picotements, douleur, larmoiement et
photophobie : 4 à 8 après l’exposition) ; la peau peut être brûlée en
certains endroits suite à un soudage prolongé.
- Les rayonnements visibles intenses : ils provoquent des dommages à
la rétine par l’éblouissement et peuvent entraîner une cécité
temporaire.
- Les I.R. : ils peuvent provoquer des lésions lentes mais définitives
du cristallin.

Soudage à l’arc
Dans les circonstances normales la tension à vide d’un poste de
soudure (50 à 70 V) ne présente aucun danger. Mais quand la peau est
humide ce courant électrique peut devenir dangereux.
- Le porte électrode doit être toujours en bon état.
- La mise à la terre du poste doit être correcte.
- Ne pas modifier le réglage pendant que l’arc jaillit.
- Eviter le contact de l’eau avec le poste et les câbles.
- Les câbles doivent être parfaitement isolés.
- Toutes les masses métalliques doivent être reliées entre elles et au
câbles de masse du circuit de soudage.
- Ne jamais souder les mieux dans l’eau.

Soudage au chalumeau
- Allumer toujours l’acétylène en premier lieu et compléter le réglage
par celui de l’oxygène.
- Ne jamais utiliser de graisse ou d’huile aux différents raccords,
bonbonnes, canalisations, détendeurs ou chalumeaux.
- Ne jamais utiliser des raccords ou accessoires en cuivre sur les
conduites ou flexibles à acétylène (acétylène de Cu).
- Ne jamais travailler à moins de 5 m des bouteilles.
- S’assurer toujours du raccordement correct des différents gaz.
Protection individuelle
- Pour se protéger contre les fumées et les gaz, il faut que l’aération
soit suffisante. Au cas où l’on travaille dans un local non ventilé ou

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dans un endroit confiné, le port d’un masque ou d’un appareil


respiratoire est formellement conseillé.
- La protection contre les rayonnements est l’usage des filtres. La
norme allemande DIN par exemple décrit les caractéristiques
d’absorption des différents filtres de soudage ainsi que la nature du
travail pour lequel ces filtres ont été désignés.
- La protection contre les projections, poussières, … consiste en :
gants, tablier et guêtres en cuir, vêtements de travail et chaussures
de sécurité.

4.5. ELECTRICITE
1. INTRODUCTION
En règle général, les interventions ou les travaux d’ordre
électrique doivent être exécutés lorsque l’installation ou l’équipement de BT
est hors tension, en MT ou HT aucun travail (ou intervention) sous tension
ne peut être entrepris sans un ordre formel et écrit du chef d’Etablissement.
Exceptionnellement les interventions ou les travaux peuvent être
exécutés dans les cas indiqués ci-dessous, l’installation ou l’équipement
étant sous tension :
1er cas : la mise hors tension de l’installation ou l’équipement pourrait
mettre en danger la vie ou la santé des personnes (couveuse)
2ème cas : Des nécessités impérieuses d’exploitation (sauvegarde du matériel
ou de la production)
3ème cas : la nature même des travaux ou des interventions exige la présence
de la tension (réglage des relais, vérification des circuits, recherche des
défauts)
Comme toutes les formes d’énergie, l’électricité présente des
risques, que nous pouvons classifier de la manière suivante :
- les risques pour les personnes : danger d’électrocution et de
brûlures
- les risques de dégâts matériels et de contrainte pour
l’environnement causés par les incendies et les explosions.
Nous y ajouterons les risques secondaires consécutifs à :

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- la coupure de l’alimentation des systèmes d’alarme ou d’éclairage ou


encore de certains équipements d’une importance vitale, par
exemple dans les hôpitaux ;
- le rétablissement intempestif de l’alimentation électrique des
machines ;
- les défauts dans les circuits électriques de commande ou de
contrôle, par exemple des dispositifs de sécurité des systèmes
automatisés de production.

2) RISQUES D’ELECTROCUTION

2.1. Dommages corporels causes par le courant électrique


La gravité des dommages corporels provoqués par le courant
électrique résulte de la conjugaison de plusieurs facteurs concomitants :
- L’intensité du courant circuit circulant à travers le corps,
- La fréquence du courant,
- Le trajet suivi par le courant traversant le corps,
- La durée du passage.
2.1.1. Les effets de l’intensité du courant
L’une des causes de décès la plus importante est la fibrillation
du muscle cardiaque que l’on peut déjà observer à des intensités faibles de
l’ordre de 30 mA.

Sous l’effet d’une impulsion électrique à contre temps, survient


des trémulations anarchiques des fibres du myocarde, c’est ce qu’on appelle
la fibrillation cardiaque. Les arythmies qu’elle induit peuvent entraîner la
mort en quelques minutes en l’absence du seul traitement possible, qui est
la défibrillation.

Le tableau ci-dessous présente les effets d’un courant alternatif d’une


fréquence de 50 Hz sur l’organisme.

Intensité Durée Effet sur le corps humain


0 - 1 mA Indéterminée Aucune influence,
remarquable (seuil de
perception)
1 - 15 mA Indéterminée Crampes des muscles,
surtout aux doigts et aux
bras, s’opposant au lâcher

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83

des pièces saisies (seuil de


non-lâcher)
15 - 30 mA Minutes Douleurs à peine
supportables contraction
des muscles des bras.
Respiration difficile.
Augmentation de la
pression artérielle.
30 - 50 mA Secondes, minutes Augmentation de la
pression artérielle.
Evanouissement.
Fibrillation du cœur si
durée longue.
Forte contraction des
muscles
50 - 500 mA Moins d’une pulsation Sérieux choc pas de
cardiaque fibrillation
Evanouissement
Plus d’une pulsation Repère du passage du
cardiaque courant
Fibrillation du cœur
Mort ralentie selon Jelinek
Plus de 500 mA Moins d’une pulsation Fibrillation cardiaque
cardiaque Evanouissement
Repère du passage du
courant
Mort immédiate selon
Plus d’une pulsation Jelinek
cardiaque
Evanouissement
Repère du passage
courant
Brûlures
Zone de d »fibrillation
Arrêt cardiaque réversible

Ce tableau appelle quelque commentaire :


- Une intensité inférieur à 30 mA n’est pas mortelle si elle dure moins
d’une seconde, cependant les contractions spasmodiques du
muscles cardiaques et les réactions de panique peuvent mettre la
personne en danger.

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- Les intensités élevées ne provoquent pas la fibrillation, mais les


brûlures aux points d’entrée et de sortie peuvent tuer.
- L’échauffement dû au passage du courant électrique entraîne la
formation de myoglobine qui est très toxique pour les reins.

2.1.2. L’influence de la durée du choc électrique


Pour une intensité constante du courant, les effets augmentent à
mesure que le contact se prolonge. La résistance électrique du point de
contact diminue également de sorte que l’intensité du courant augmente
ainsi que ses effets. La courbe (CEI ou IEC) montre l’évolution de l’intensité
du courant du choc (alternatif 50 Hz) en fonction du temps. Elle est valable
pour les personnes de 50 Kg au moins et pour un trajet du courant d’une
main à l’autre et ou d’un pied à l’autre. (CEI : commission Electrotechnique
Internationale)
Les zones 1 et 2 sont séparées par la droite « a » qui représente le
seuil de perception (situé à 0,5 mA). Les zones 2 et 3 sont séparées par une
courbe « b » de forma asymptotique vis-à-vis du seuil de non lâcher « d » pris
à 10 mA. La courbe « b »représente le seuil du courant dangereux.
Les zones 3 et 4 séparées par une courbe « c » seuil de fibrillation cardiaque
Dans la zone 1 il n’y a normalement pas de réactions
physiologiques perceptibles.
Dans la zone 2 il n’y a pas de réactions physiologiques
dangereuses
Dans la zone 3 la probabilité d’apparition d’une fibrillation
cardiaque est toujours peu élevée. Les réactions qui se
présentent ici sont des contractions musculaires qui
empêchent le relâchement, l’augmentation de la pression
sanguine, l’inhibition respiratoire et même l’arrêt réversible
du cœur.
Dans la zone 4 la probabilité de fibrillation cardiaque est
considérable. Des brûlures graves peuvent se produire dans
cette zone lors d’un passage de courant plus important et de
longue durée.

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85

2.1.3. Influence du trajet

Comme nous l’avons vu, le trajet suivi par le courant à travers le


corps est déterminant dans les conséquences des accidents, car il peut
affecter ou non les organes vitaux. Etant donné que la fibrillation cardiaque
est la principale cause de mortalité, les trajets passant par la main droite et
sortant par les pieds est par conséquent moins dangereux que le même
courant entrant par la main gauche.

2.1.4. Influence de la fréquence

Les risques définis ci-dessus valent pour un courant alternatif


d’une fréquence de 50 Hz. La figure illustre l’influence de la fréquence.
A intensité et à tension égales, l’être humain est au moins
sensible qu courant continu qu’au courant alternatif d’une fréquence de 50
Hz le seuil de non lâcher en courant continu est 3 fois plus élevé que celui
d’un courant alternatif de 50 Hz.
Aux fréquences supérieures a 5000 Hz, le courant ne traverse
plus le corps et n’affecte donc pas le muscle cardiaque. La conduction se fait

Notes appartenant à Male Dongu


86

par la peau. Ces courants ne provoquent qu’un échauffement au niveau de


la peau. Ce principe connaît d’ailleurs des applications thérapeutiques
(exemple dans le traitement de rhumatisme)

2.2. La résistance électrique du corps humain

La résistance totale du corps peut se subdiviser en 3


composants, qui sont la résistance au point d’entrée du courant (résistance
de contact R1), la résistance au point de sortie du courant (résistance de
contact R3) et la résistance interne du corps (R2).
Les valeurs des résistances de contact R1 et R3 peuvent présenter d’énormes
différences (de 0 à quelques 100.000) en fonction de :
- l’état de la peau (sèche ou humide, liste au calleuse)
- la nature du contact et sa pression ;
- l’étendue de la surface de contact ;
- la conductivité du corps de la personne ;
- l’humidité relative de l’air ;
- la durée du contact ;
- la conduction physique.

Notes appartenant à Male Dongu


87

Croquis

La résistance interne du corps varie de 250 à 1000 ohms en


fonction du trajet suivi par le courant, et aussi de la tension. Cette
résistance est par ailleurs plus importante si la tension est continue que si
elle alternative.

2.3. La tension de contact dangereuse


Bien que le facteur de risque le plus important en cas de choc
électrique soit l’intensité du courant et non sa tension, il faut néanmoins,
pour des raisons pratiques, que les mesures de protection contre
l’électrocution soient de nature à limiter la tension de contact. Cette tension
limite conventionnelle est fixée par les règlements, dans le règlement belge
par exemple on distingue :
- la tension limite conventionnelle
- Absolue fixée en fonction de l’humidité de la peau (UI)
Code Etat du corps
humain
BB1 Peau sèche 50 75 120
ou humide
par sueur
BB2 25 36 60
Peau
BB3 mouillée 12 18 30

Notes appartenant à Male Dongu


88

Peau
immergée
dans l’eau
- la résistance limite conventionnelle absolue fixée en fonction du
contact de la personne avec le potentiel de terre, les contacts sont
envisagés selon 4 classes
- BC1 : contact nuls
- BC2 : contacts faibles ou occasionnels
- BC3 : contacts fréquents
- BC4 : contacts continus (cuve métallique par exemple)

2.4. Contact direct et contact indirect


2.4.1. Le contact direct
Il s’agit du contact des personnes avec les parties actives du
matériel ou des machines électriques, c’est-à-dire celles qui se trouvent
normalement sous tension.
L’intensité du courant de choc sera :
I = U / (R1 + R2 + R3 + Ra)
Avec R1 et R3 : résistance interne du corps
Ra : résistance de dispersion de la prise de terre des masses.
Dans les lieux humides, que R1, R2 et Ra sont négligeables par rapport à
R2. Si nous prenons Rtot : 500 ohms et U : 220 V nous aurons I = 220 / 500
= 0,440 A ou 440 mA valeur supérieure à la valeur limite de sécurité.
Dans les lieux secs, la résistance totale peut être supérieure à 100.000 ohms
et I = 220 / 100.000 = 0.0022 A ou 2,2 mA.
La personne ne percevra qu’un faible choc.

Notes appartenant à Male Dongu


89

2.4.2. Contact indirect


Il s’agit du contact des personnes avec des masses mises
accidentellement sous tension. Ces masses ou ces parties du matériel
électrique ne servent se trouver sous tension à la suite d’un défaut
d’isolation.

Supposons qu’un défaut d’isolation produit dans le conducteur de terre un


courant de fuite de 10 A. La mise à la terre de la machine présentant une
résistance de 10 ohms, la carrosserie métallique de la machine sera soumise
à une tension de défaut de U = R x I = 10 x 10 = 100 V.
Dans les conditions défavorables (lieux humides et bon contact
avec le potentiel de terre), nous pouvons considérer que la résistance du
corps humain est de 500 ohms : nous aurons I = 100 / 500 = 0,2 A ou 200
mA.
Cette intensité est très dangereuse la majorité des accidents par
électrocution sont dus à un contact indirect.
Croquis

Notes appartenant à Male Dongu


90

3.INFLUENCES EXTERNES ET DEGRES DE PROTECTION


Les conditions de l’environnement peuvent avoir un effet sur les
installations électriques. Des dispositions de protection des installations
électriques doivent être prises en fonction de ces facteurs externes.
Une codification a été mise au point, elle concerne aussi bien les
activités industrielles que domestiques.
Le code comprend deux lettres et un chiffre.
Exemple : AA5, BC3, CA1
1ère lettre : 3 catégories générales
A : milieu (environnement)
B : utilisation (personnes et locaux)
C : construction (façon de construire des bâtiments)
2ème lettre : précise la première lettre
- Pour l’environnement : température, eau, vibrations….
- Pour l’utilisation :
 Personnes : compétence, contact avec le potentiel de la terre
 Locaux : nature matière traitée, encombrement, évacuation
 Pour la construction : matériaux de construction et
structures.
Le chiffre : indique une énumération (classification), pas nécessairement une
détermination de la valeur. Exemple : 1ère lettre (A)
- 2ème lettre

Notes appartenant à Male Dongu


91

- A : température ambiante
- D : présence d’eau
- E : Présence de corps solide
- F : Présence de l’argent corrosif et polluant

- A : qualification des personnes


- B : résistance électrique du corps
- C : contact avec le potentiel de la terre

- A : matériaux de construction
- B : structure des bâtiments
Le terme « protection du matériel électrique » couvre
uniquement la protection prouvé par l’enveloppe contre les influences
nuisibles des corps solides étrangers, des liquides et des contraintes
mécaniques. Les symboles utilisés pour indiquer le degré de protection sont
constitués par les lettres IP suivies par 3 paramètres X, Y et Z (IP =
International Protection degré).
Le premier chiffre X (1 à 6) : désigner le degré de protection des
personnes contre les contacts avec les parties sous tension et la pénétration
des corps solides étrangers et des poussières.
Exemple : IP6Y : étanche à la poussière
Le deuxième chiffre Y (1 à 8) : désigne le degré de protection contre la
pénétration des liquides
Exemple : IPX1 protection contre des gouttes d’eau verticales
IPX7 protection contre immersion dans l’eau.
Le troisième chiffre Z : (1 à 11) degré de protection contre les dommages
mécaniques.

4. CLASSIFICATION DU MATERIEL ELECTRIQUE


Le matériel électrique est classé du point de vue de la protection
contre les chocs électriques selon 3 critères suivants :
- isolation entre parties actives et parties accessibles ;
- possibilité ou non de relier les parties conductrices accessibles à un
conducteur de protection ;
- tension admissible.

Notes appartenant à Male Dongu


92

1) L’Isolation
On dispose au tour des parties actives une isolation appropriée
qui est généralement une isolation principale ou fondamentale. Elle empêche
de par sa nature, tout contact fortuit avec la partie active.
2) Barrière ou enveloppe
Exemple : ventilateur, empêche le contact par la main des
parties actives
3) TBTS
25 V pour locaux humides et 50 V pour locaux secs, produites
par un transfo de sécurité (isolation principale entre le primaire et le
secondaire).

4) Les mesures de protections partielles


A utiliser dans les locaux de service électrique où n’ont accès
que des personnes qualifiées ou averties.

5) Dispositifs différentiels
Le dispositif à courant différentiel résiduel est un appareil de
coupure qui interrompt la fourniture du courant dans une installation
électrique sous l’impulsion d’un courant de fuite de valeur et de durée
déterminée surgissant dans :
- l’installation proprement dite
- un appareil d’utilisation
- le corps d’un être vivant (homme ou animal)
Il est constitué :
- d’un organe de détection : transformateur (1)
- d’un organe de mesure (dispositif électromagnétique) branché sur
les bornes secondaires de l’organe de détection. Il entre en fonction
sous l’influence et à partir d’une certaine valeur de la tension
induite dans l’enroulement secondaire en fournissant l’énergie
mécanique nécessaire pour fermer des contacts ;
- D’un organe de coupure : interrupteur ou disjoncteur à maxima de
courant.
(1) le sens d’enroulement sur le noyau est tel que la somme vectorielle

4.1. Matériel de la classe 0

Notes appartenant à Male Dongu


93

Matériel dont la protection contre les chocs électriques repose


uniquement sur l’isolation principale, cela implique qu’il ne comporte pas de
disposition permettant de relier les masses à un conducteur de protection.
Exemple : domino
Schéma :

Isolation principale

4.2. Matériel de la classe I


Ici le matériel a une isolation et comporte les dispositions
permettant de relier les parties métalliques accessibles (masse) à un
conducteur de protection en vue de leur mise à la terre.
Exemple : fiche avec terre
Schéma :

Conducteur de
Isolation protection
principale

Symbole :

4.3. Matériel de la classe II


L’isolation principale est complétée on obtient une double
isolation ou une isolation renfermée.
Exemple : foreuse portative sans fiche avec terre
Schéma :

Notes appartenant à Male Dongu


94

Isolation
supplémentaire
Isolation
principale

Symbole :

Marquage classe II

4.4. Matériel de classe III


La protection contre les chocs électriques repose sur la présence
d’une très basse tension de sécurité ;
Symbole : valeur de la TBTS
Exemple : sonnerie, baladeur de 24 ou 12 V alimentée par un transfo de
sécurité.
Schéma :

Transfo
de séc

Isolation
principale

4.5. Outillage électrique


a. Outils isolant à main
Les outils isolants à main ont pour rôle :
- de limiter les risques d’arc électrique lors de leur utilisateur, (ce sont
donc avant tout des outils anti court-circuit)
- d’isoler l’opérateur des pièces nues sous tension.
b. Outillage électrique
La plupart des outils électriques portatifs sont entraînés par un
moteur à collecteur monophasé dans lequel le courant passe du stator fixe à
l’induit en mouvement par l’intermédiaire de balais. Les risques de mise
sous tension accidentelle sont souvent causés par :

Notes appartenant à Male Dongu


95

- par des particules de charbon et de Cu qui se détachent et forment


une couche conductrice dans le moteur ;
- par des particules d’eau et de poussières qui pénètrent à l’intérieur
de la machine.

5. INTERVENTION SUR DES EQUIPEMENTS ELECTRIQUES


5.1. Différentes phases d’une intervention
a. la recherche et la localisation du défaut : l’équipement est maintenu sous
tension et éventuellement raccordé à d’autres sources d’énergie (air
comprimé, vapeur, …) phase dangereuse pour l’opérateur, ses aides et les
tiers,…
b. la remise en état de fonctionnement comportant notamment :
- le débranchement et le démontage d’appareils défectueux ;
- le montage et raccordement d’appareils de remplacement.
L’équipement doit être mis hors tension. Il faut donc procéder à sa
consignation.
c. la remise en service qui peut nécessiter des mesures et des vérifications
de grandeurs électriques en présence de la tension et des autres sources
d’énergie.
5.2. Mesures de sécurité du cours des phases réalisées sous tension
a) Sécurité des tiers : par balisage des zones présentant des risques.
- zones à risques électriques (comportant des pièces nues sous
tension) rendues accessibles par ouverture des portes d’armoires et
des coffrets.
- zones à risques mécanique, thermiques …rendues accessibles après
enlèvement des carters, capots, couvercles ;
b) Sécurité des personnes habilitées à l’intérieur des zones
dangereuses.
- port des lunettes et des gants isolants pour l’approche des pièces
nues sous tension ;
- vos aides ne peuvent effectuer une commande que sur votre
demande ;
- ne pas modifier inconsidérément le calibre des coupe-circuits ni le
réglage des relais de protection contre les surintensités ;
- ne pas franchir les limites de la zone balisée à risque mécanique,
sauf en cas de nécessité absolue ;

Notes appartenant à Male Dongu


96

c) Intervention à deux ou plusieurs personnes.


- Inviter vos aides à se placer hors d’atteinte des pièces en
mouvement ;
- parler fort afin d’éviter les erreurs de compréhension ;
- faites répéter vos instructions à vos aides ;
- vérifier toujours la bonne exécution des opérations ou des
manœuvres.

5.3. Consignation

Si la remise en état de l’équipement nécessite le remplacement


de pièces ou d’appareils électriques variés, ce remplacement ne peut être
effectué qu’après consignation électrique de l’équipement.

Schéma :

1°) Séparation

2°) Maintien en position


d’ouverture

3°) Signalisation de
l’état

Notes appartenant à Male Dongu


97

4°) Vérification

La consignation allégée ne comporte que la séparation et la


vérification elle n’est autorisée que quand vous intervenez sans aide et que
l’appareil de séparation de la source est visible depuis la zone d’intervention.

6. SYSTEME DES LIAISONS A LA TERRE


Schéma :
Conducteur de
phase R
Point Conducteur de
d’alimentation phase S
Conducteur de
phase T
Conducteur de
neutre N
Impédance Appareil
résistance Z (enveloppe)

On distingue les systèmes TT, TN et IT


La première lettre indique la situation du neutre par rapport à la
terre.
T : signifie une liaison directe du point neutre à la terre
I : signifie l’absence d’une liaison du neutre à la terre ou une liaison par
l’intermédiaire d’une impédance (isolé).
La deuxième lettre indique la situation des masses de
l’installation par rapport à la terre.
T : liaison des masses à une prise de terre distincte
N : Liaison des masses au neutre.

Notes appartenant à Male Dongu


98

Le système TT

Le système TT a un point d’alimentation relié directement à la terre, les


masses de l’installation électrique étant reliées à des prises de terre
électriquement distinctes de la prise de terre de l’alimentation.

Schéma :
R

P.E

Le système IT
Le système IT n’a aucun point d’alimentation relié directement à la terre, les
masses de l’installation électrique étant mises à la terre.
Schéma :
R

P.E

Le système TN
Les systèmes TN ont un point d’alimentation relié directement à la terre, les
masses de l’installation électrique étant reliées à ce point des conducteurs de
protection. Suivant la disposition du conducteur neutre et du conducteur de
protection, on distingue deux types de schémas TN.

Notes appartenant à Male Dongu


99

S
TNC
T

PEN

C: commun: (conducteur
neutre et conducteur de
protection commun)

S
TN–S
T S: Séparé (séparation
entre conducteur neutre et
conducteur de protection)
P.E

7. LES DISPOSITIFS DIFFERENTIELS


1. Définition
Les dispositifs à courant résiduel est un appareil de coupure qui
interrompt la fourniture de courant dans une installation électrique sous
l’impulsion d’un courant de fuite de valeur et de durée déterminée
surgissant dans :
- L’installation proprement dite
- Un appareil d’utilisation
- Le corps d’un être vivant (humain ou animal)
2. Eléments constituants
2.1. L’organe de détection
Il est constitué par un transformateur dont le noyau magnétique
porte autant d’enroulements primaires que l’installation à protéger comporte
de conducteurs actifs. Le sens d’enroulement sur le noyau est tel que la
somme vectorielle des courants est par conséquent, celle des champs
magnétiques qu’ils induisent est, dans des circonstances normales, nulle.
Sur le même noyau magnétique se trouve un enroulement secondaire.
L’ensemble : noyau enroulements primaires et secondaires formant
transformateur, s’appelle organe de détection.

Notes appartenant à Male Dongu


100

2.2. L’organe de mesure


C’est un dispositif électromagnétique ou module électrique
branché sur les bornes secondaires de l’organe de détection. Il entre en
fonction sous l’influence et à partir d’une certaine valeur de la tension
induite dans l’enroulement secondaire en fournissant l’énergie mécanique
nécessaire pour former des contacts ou provoquer une action de
déverrouillage.

2.3. Organe de coupure


L’organe de coupure est constitué soit par un interrupteur bi ou
tétra polaire, soit par un disjoncteur à maxima de courant.
3. PRINCIPE DE FONCTIONNEMENT
Soit un réseau de distribution triphasé avec neutre distribué et
raccordé à la terre. Sur ce réseau est branchée une installation monophasée
(phase/neutre). Deux cas peuvent se présenter :
- L’isolement par rapport à la terre de l’alimentation située en
aval du dispositif est parfait ;
- Rien ne se passe.
On un point d’un circuit situé en aval du disjoncteur différentiel,
un défaut d’isolement par rapport au sol surgit.
Ce défaut peut être :
- Une défectuosité d’un isolant, d’une canalisation ou d’un
appareil ;
- Un contact fortuit entre une personne ou un animal avec une
partie sous tension.
Ce défaut se traduira par un courant de fuite i fonction de la
résistance du défaut proprement dit, de celle du circuit de la terre ainsi de la
différente de potentiel existant entre le point considéré et le sol.
Dans le conducteur de phase 1 nous aurons l’intensité I et dans
le conducteur de phase 2 : I+i. l’intensité du champ magnétique crée dans le
noyau du transformateur sera (I - i) – I = i.
Une induction prendra naissance dans l’enroulement du
secondaire et la f.é.m. qui en résulte est transmise à l’organe de mercure, si
elle a atteint le seuil de fonctionnement, l’organe de mesure fournit l’énergie
mécanique nécessaire pour provoquer le déverrouillage de l’organe de
coupure.

Notes appartenant à Male Dongu


101

4. LE DISPOSITIF DIFFERENTIEL TETRAPOLAIRE

- Soit on a un défaut sur un contact de déclenchement


- Défaut sur le neutre différent de U = pas de i parce que le
neutre est connecté à la terre = pas de défaut, on ne coupe
pas.
Ici nous avons 4 conducteurs actifs, le transformateur se
composera de quatre enroulements primaires dont le bobinage est tel que la
somme vectorielle des courants dans l’installation située en aval du
dispositif et ne présentant aucun défaut d’isolement est nulle.

5. SENSIBILITE
On entend par sensibilité, l’intensité du courant de fuite pour le
dispositif assure la coupure du circuit.
La faible sensibilité se situe entre 300 et 500 mA.
La haute sensibilité à 30 mA et moins.

6. POUVOIR DE COUPURE
Le rôle du disjoncteur différentiel n’est pas, à priori de couper ou
de fermer des courants de court-circuit. Dans le cas où il est combiné avec
un dispositif fonctionnant à maxima d’intensité, l’organe de coupure best
appelé à couper effectivement le courant de court-circuit. On peu cependant
s’imaginer de séparer les deux genres de protection, ou bien de monter en
amont un système d’un jeu de fusibles appropriés. Mais attention, les

Notes appartenant à Male Dongu


102

protections doivent être bien coordonnées, c’est pour quoi la tendance est de
réunir sous un seul ensemble la protection différentielle à maxima
d’intensité.

7. ROBUSTESSE – FIABILITE
Les exigences posées à cet appareil sont très grandes. Elles
peuvent se résumer en trois points.
- Précision de fonctionnement : puisque la sécurité est en jeu,
l’appareil doit fonctionner en toutes circonstances suivant une courbes
millisecondes/milliampères se trouvant en deçà de la zone dangereuse
pour les être vivants.
- Robustesse : à proximité des postes de transformation, les courants
de court-circuit peuvent être importants ; le disjoncteur différentiel
doit être capable de couper ces courants ;
- Fiabilité : les qualités du disjoncteur différentiel doivent perdurer, ses
organes ne peuvent se dégrader ni s’enrayer avec le temps. En ce qui
concerne le disjoncteur à haute sensibilité de fonctionnement, les
énergies libérées lors d’un défaut sont extrêmement réduites et doivent
cependant suffire à assurer la coupure du circuit au moment voulu. Ni
le temps, ni un certain nombre de manœuvres ne peuvent
compromettre son bon fonctionnement.
8. BOUTON D’ESSAI
Il est conseillé à l’usager d’actionner ce bouton à certains intervalles plus ou
moins longs. Le déclenchement du disjoncteur résultant de la manœuvre du
bouton d’essai ne doit toutefois pas être assimilé à un essai proprement dit,
mais donne l’assurance que les parties essentielles de l’appareil sont en bon
état de fonctionnement.

9. FONCTIONNEMENT DU RELAIS DIFFERENTIEL SUR UN RESEAU


AVEC NEUTRE ISOLE
Considérons le cas toujours, d’un réseau convenablement isolé,
de très faible capacité et dont les installations d’abonnés qui y sont
branchées ne présentent pas de défaut. Dans ces conditions, un contact
accidentel avec une pièce sous tension n’est pas dangereux par ce qu’il suivi
d’un courant de fuite de valeur nulle ou insignifiante. Il est donc normal que
le dispositif différentiel protégeant l’installation dans laquelle le contact a eu
lieu ne fonctionne pas.
Un cas particulier mérite cependant d’être relevé. Soit un réseau
isolé convenablement sur lequel est branché une série d’installation A, B, C

Notes appartenant à Male Dongu


103

…à un certain moment, surgit un défaut sur la phase 2 dans l’installation A


par exemple.

3
2
1
0

C B A

Ce premier défaut, même s’il est franc, n’étant pas dangereux,


ne causera aucun déclenchement. Au même moment ou ultérieurement, un
second défaut surgit sur une phase ou le neutre, par exemple : la phase 1
dans une autre installation (par exemple). Par ce deuxième incident, les deux
défauts sont reliés en série par l’intermédiaire du sol ou d’une masse
métallique. Cet ensemble connecté sur les phases 1 et 2 sera parcouru par
un courant de fuite i susceptible de faire fonctionner simultanément l’organe
de coupure des deux dispositifs différentiels correspondants.
Sur un réseau normalement bien isolé dans ses canalisations
d’alimentation générales et dont le neutre n’est pas raccordé à la terre,
peuvent donc avoir lieu plusieurs déclenchements simultanés. Le nombre
des installations compromises dans ce processus dépend de l’importance des

Notes appartenant à Male Dongu


104

défauts, des phases sur lesquelles ils sont localisés et de la sensibilité des
dispositifs différentiels.

10. PROTECTIONS ASSUREES PAR LE D.P


10.1. Contacts directs
Quel que soit le régime de neutre dans le cas d’un contact direct,
le courant qui retourne à la source est celui qui traverse le corps humain. Au
longtemps que ce courant n’atteint pas le seuil de fonctionnement de
l’appareil, aucune coupure de celui-ci ne s’ensuit.
Il faut donc un DDR à haute ou très haute sensibilité (3 mA ou
10 mA) qui va détecter et couper ce courant de défaut.

10.2. Contacts indirects


Dans le cas de contacts indirects, il est nécessaire de définir le
risque en termes de tension de contact Uc. Cette tension doit toujours être
inférieure à une valeur limite U.I définie par le règlement.

50 V pour les milieux secs.


25 V pour les milieux humides
12 V pour les milieux mouillés.
Le courant de défaut proprement dit n’est pas, ici, celui qui
traverse l’organisme, mais c’est ce courant qui va faire apparaître la tension
de contact Uc.

Distinguons deux cas :


- l’appareil n’est pas raccordé à la terre : le potentiel de masse peut donc
atteindre la valeur du potentiel d’un conducteur actif quelconque. Le
danger est donc identique au contact direct et la protection doit être
assurée par un appareil à haute sensibilité.
- L’appareil est raccordé à la terre.
La masse de l’appareil sera traversée par un courant i d’une
certaine valeur dépendant, entre s, de la résistance R du circuit de terre. Le
potentiel de la masse P sera donc le produit du courant de défaut par la
résistance du circuit de terre.

Notes appartenant à Male Dongu


105

Par exemple : supposons un courant de défaut i de 5 A et une résistance du


circuit de terre R de 20 ohms. Le potentiel de masse P sera : p = i x R = 5 x
20 = 100 V.

Schéma :

Courant de fuite i
à travers le corps
Courant de
u

défaut

Le corps de la personne sera donc soumis à un potentiel de 100


V, c’est la tension de contact Uc, elle va provoquer le passage d’un courant
de fuite i susceptible de créer un danger comme il est supérieur à UI, il est à
noter qu’en régime de neutre isolé IT ou de mise au neutre TN la protection
est normalement assurée par les dispositifs de protection contre les
surintensités mais ;

- si le réseau comporte des câbles de longueur trop grande ou inconnue,


- si le circuit alimente des prises de courant sur lesquelles sont
raccordés des câbles souples dont la longueur et la section sont très
variables et jamais connues.
L’impédance peut être élevée, le courant de défaut devenu alors
trop faible, sera insuffisant pour provoquer la coupure dans le temps voulu.
Il faut donc utiliser le DDR (base sensibilité 1 ou 3 A)

10.3. Protection des appareils électriques et des circuits

Notes appartenant à Male Dongu


106

En régime IT ou TN, la protection contre les courants de défaut


est normalement réalisée par les dispositifs de protection contre sur les
surintensités. Mais dans le cas des machines tournantes par exemple, le
courant sui résulte d’un défaut d’isolement interne, avant d’éteindre la
valeur suffisante pour solliciter les dispositifs de protection contre les
surintensités (défaut évoluant lentement) aura provoqué des diminutions par
l’utilisation de DDR basse sensibilité (1 ou 3 A).

10.4. Risque d’incendie


Il est reconnu qu’un courant supérieur à 300 mA peut porter à
l’incandescence deux pièces métalliques en courant ponctuel. La protection
contre les contacts directs et indirects dont l’origine est due à un défaut
d’isolement.

10.5. Autres utilisations de DDR haute sensibilité (30,10 mA)


Salle d’eau - prise de courant pour tondeuse et appareils mobiles
ou portatifs à l’extérieur – éclairages extérieurs (jardins) – exploitation
agricole – magasins ; jouets animés ; appareils utilisés à l’extérieur sur la vie
publique, rôtissoires, machines à glaces, …) – hôpitaux (appareils de
radiologie) – piscines – cabines téléphoniques etc.

<
11. CAS OU UN FONCTIONNEMENT CORRECT DU DDR EST EXCLU,
COMPROMIS OU N’ASSURE PAS LA SECURITE
a) Il est bon de noter :
- La protection envisagée ne peut être atteinte sur les circuits raccordés
à une installation protégée par DDR, usa moyen d’un transformateur
de séparation.
- Une protection contre les défauts d’isolement entre conducteurs actifs
de polarité différente ou contre les contacts directs entre ceux-ci est
absolument exclue puisque les courants de fuite qui en découlent ne
passent pas par le sol ou ne cause aucune différence de courant dans
les conducteurs actifs de l’installation protégée.

Notes appartenant à Male Dongu


107

b) La protection par DDR est compromise dans les installations dont les
mises à la terre sont effectuées par le procédé dit du « nullung ».
Dans ces installations le neutre joue simultanément le rôle de
conducteur de mise à la terre de toutes les parties formants masse
métallique.

32 1 0

3
2
1
0

i’ i’

i’ i’

‘‘ NULLUNG’’ ( T.N)

Un défaut d’isolement surgissant dans le point A de


l’installation, entraîne un, courant de fuite i. Ce dernier se subdivise en
plusieurs composantes retournant chacune à chaque point où le neutre du
réseau est raccordé à la terre ou forme le contact avec le sol. Certains de ces
points se trouvent en amont des disjoncteurs différentiels installés, d’autres
se trouvent en aval de ceux-ci. De ce fait, seulement une partie de ces

Notes appartenant à Male Dongu


108

composantes agit encore sur le disjoncteur différentiel ce que fait la sécurité


que cet appareil devrait assurer devient illusoire.
c) dans un réseau où la mise à la terre est effectuée d’une manière classique,
une situation comme celle décrite ci-dessus peut se créer par l’existence
d’un défaut sur le neutre.

3 2 1 0

Défaut quelconque
i

i’

Si un défaut F plus ou moins franc surgit sur le neutre d’une


installation protégée, ce défaut n’entraîne pas nécessairement l’ouverture du
DDP, si par exemple il est localisé à proximité de la station d’alimentation ou
à un autre endroit où la mise à la terre du neutre est effectuée, ou, si les
phases sont équilibrées ou peu chargées.
Un courant de défaut de valeur i (causé, par exemple, par un
contact direct ou indirect) se décompose en une composante ‘‘i’’ rejoignant le
neutre par la voie normale et une composante et une composante ‘‘i’’ passant
par le défaut F existant sur le neutre de l’installation. L’organe détecteur
n’est donc pas influencé par la composante ‘‘i’’. Et l’importance de cette
dernière dépendra principalement du rapport de la résistance de contact du

Notes appartenant à Male Dongu


109

neutre avec le sol et de celle du défaut F dans l’installation. L’existence de ce


dernier compromet donc le fonctionnement correct ou même le
fonctionnement tout court du DDR.

Notes appartenant à Male Dongu