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Enterprise Resource Planning (ERP)

I- Introduction
La question de la contribution des TIC à la performance de l’entreprise est une question récurrente dans la
recherche en SI. Depuis le fameux paradoxe de Solow R. (1987) « On voit les ordinateurs partout sauf
dans les statistiques de productivité », les travaux se sont succédé pour établir la relation entre les
investissements en TIC et la performance des entreprises. Cependant, la tentative de dresser un bilan de
ces travaux se heurte à la multiplicité des niveaux d’analyse choisis (le processus, l’individu, le groupe de
travail, l’organisation, la filière…) ou de la conception de performance adoptée (la valeur de l’action, la
satisfaction client, la flexibilité, la productivité…), aboutissant ainsi à des résultats empiriques ambigus.

Quel est donc un ERP ? Et quels sont les obstacles qui font que la majorité des projets ERP implantés
n’aboutissent pas aux résultats de « performance » escomptés ?

Les systèmes d’information


Selon Robert Reix, il s’agit de l’association de ressources humaines, matérielles et logicielles destinées à
recueillir, formaliser, archiver, parcourir, associer et diffuser l’information dans cette même organisation.

Définition ERP :
Les systèmes ERP sont des applications informatiques qui intègrent Ies processus d’affaires, teIs que Ia
fabrication, Ia chaîne d’approvisionnement, Ies ventes, Ia finance, Ies ressources humaines. IIs
apparaissent comme des systèmes de gestion qui permettent I’administration des ressources de
I’organisation d’une manière intégrée en automatisant Ia pIupart des fonctions, de manière à rendre Ies
informations disponibIes en temps réeI .

Azan (2002, p. 13) a vaIidé qu’ « Un ERP consiste à intégrer Ies principaIes fonctions d’une entreprise en
un seuI SI au sein duqueI I’information circuIe de manière automatique, synchrone ou asynchrone seIon
Ie cas, et qui décIenche Ies traitements dont eIIe a besoin au moment nécessaire ».

-Les ERP présentent plusieurs utiIités fonctionneIIes selon un système modulaire. Ainsi, nous repérons
une suite de pIusieurs moduIes : vente, distribution, achat, production, finance, immobiIisation,
ressources humaines…

La fIexibiIité accorde à I’entreprise Ie choix d’acquisition des moduIes dont eIIe aura besoin seIon son
activité ; par exempIe, une société de négoce n’utiIisera pas Ie moduIe production.

Les avantages d’un ERP


Les systèmes ERP permettent d’obtenir des avantages tels que :

 Faciliter la communication et la collaboration inter-organisationnelle (Hardy et al, 1999)


 Accéder aux données en temps réel (O’leary, 2000 ; Booth et al, 2000)
 Réduire l’asymétrie d’information. (Markus et Tanis, 2000)
- Mais comme tout projet, des problèmes peuvent surgir dans l’organisation. Bien que les ERP,
soient attirants, ils n’échappent pas à cette règle comme ce sera présenté dans ce qui suit.
Les problèmes liés à l’implantation d’un ERP
Rao (2000) a affirmé qu’un pourcentage significatif d’implantation des ERP correspond à un échec partiel
ou total. A partir d’une large revue de la littérature traitant des échecs, nous pouvons constater que ces
derniers sont provoqués par des facteurs techniques et organisationnels. Facteurs techniques , Facteurs
organisationnels.

Processus d’implantation ERP :


Le développement d’un projet ERP est un phénomène long et complexe. En effet, il suit un
processus précis où le déroulement de chaque étape conditionne celui de l’étape suivante.
Cependant, les phases du processus de mise en place d’un projet ERP différent d’un auteur à un
autre.
Après une revue non exhaustive de la littérature, on a pu ressortir avec les principales étapes
suivantes :
- Définition du besoin et choix de l’ERP: analyser les offres en système d’informations
disponibles sur le marché et de définir laquelle de ces offres pourrait correspondre au mieux aux
besoins de l’entreprise.
- L’analyse des processus de gestion: Il s’agit alors de définir les processus organisationnels
qui structurent l’activité de l’entreprise et les problèmes qui peuvent en résulter.

- La réingénierie des processus : la phase essentielle et la plus risquée de l’implémentation


d’un ERP. Durant cette phase, l’entreprise doit reconfigurer ses processus organisationnels-
analysés lors de la phase précédente.

- La particularisation des modules : bien que chaque ERP propose des solutions standards
accompagnées de « best practices » afin que le système soit opérationnel dans un laps de temps
et des coûts limités, il semble important pour les entreprises de pouvoir sélectionner et
particulariser les modules qu’elles implantent.

- La mise en place : c’est une étape très risquée. En effet, celles-ci ont tendance à sous-estimer
le budget nécessaire à l’implémentation d’un projet ERP ; elles n’ont que rarement conscience de
l’ampleur du besoin en formations des utilisateurs comme condition de succès du projet et dons
sous-estiment le coût de cette formation.

Les facteurs clés du succès de l’implantation de l’ERP


Les recherches relatives aux facteurs clés de succès de la mise en place d'un ERP relèvent l’importance de
cinq dimensions sur lesquelles on analyse les facteurs clés du succès de l’implantation d’un ERP.

• La dimension structure : fait référence à l’organisation et au fonctionnement du centre de


compétence constitué des membres de l’équipe projet ERP.

• La dimension stratégique : la définition d’une vision organisationnelle cible consiste à tracer


clairement les grandes lignes de l’organisation future.

• La dimension Business processus : fait référence à la réingénierie des processus d'affaires. Il


faut décider d'un changement des processus comme préalable de l’implantation de l’ERP.
• La dimension culturelle : La culture organisationnelle est importante pour le succès des projets
impliquant de tels changements organisationnels.

• La dimension marketing : fait références à l'intention d'utilisation de l’ERP.

• La dimension succès du SI : fait référence à la satisfaction des utilisateurs afin d’assurer le


succès de mise en place du système ERP

Les conséquences d’un ERP :


Chaque démarche stratégique adoptée par les entreprises vise à atteindre un but de rentabilité et plus
spécifiquement à influencer la performance. Cependant cette dernière reste toujours difficile à
appréhender, s’agit ici d’un système d’information (l’ERP). En d’autres termes, même si plusieurs
travaux ont prouvé que les systèmes ERP apportent de la valeur aux organisations et font changer les
approches de gestion des managers, le problème de mesure persiste toujours. L’obstacIe majeur est Ie
manque de méthode d’évaIuation quantitative et efficace pour identifier Ie retour sur investissement des
soIutions ERP.

Les études traitant les impacts montrent des résultats contrastés.

Par exemple, Pawlowski et al. (1999) observent que les ERP offrent une grande flexibilité aux
entreprises. Par contre, Davenport (1998) conclut que ces systèmes apportent une certaine rigidité
puisqu’ils entraînent une discipline organisationnelle et une adhésion à des processus de production et
d’échange d’informations standardisés.

Nous allons nous pencher dans la synthèse suivante sur l’étude des conséquences de la stratégie ERP sur
la performance de l'entreprise au niveau de la dimension économique et financière, de la dimension
organisationnelle, et de la dimension humaine.

Le concept de la performance :
Economiquement, Ia performance d’une entité est définie selon Ia comparaison entre Ies résuItats et Ia
consommation des ressources de I’entreprise.

La performance a toujours été Iiée à Ia rentabiIité financière qui consiste à atteindre Ie rendement
permettant Ia conservation de Ia pérennité. Cette Iimite financière a provoqué I’éIargissement du contexte
d’évaIuation de Ia performance vers des approches non financières afin d’améIiorer I’anaIyse gIobaIe des
résuItats. On commence donc à parler de la performance non financière qui vient compléter la
performance financière.

 La dimension économique et financière : performance financière :


Lors de l'analyse des impacts financiers de la mise en oeuvre de l'ERP, Poston et Grabski (2001) ont
conclu de leur enquête : " une amélioration considérable de la performance de l'entreprise résultant d'une
baisse dans le ratio de coût des marchandises vendues par revenus », Cet impact a été constatée après trois
années de la mise en oeuvre du système ERP.

« Il y avait aussi une réduction considérable dans le ratio d'employés par revenus pour chacune des trois
années examinées suite à la mise en oeuvre du système ERP ". (Poston et Grabski, 2001)
De ce constat, on peut dire que L’ERP aide à réduire :

 Le coût de l’information
 Le coût des marchandises vendues par revenus
 Le nombre du personnel exécutant une tâche

 La dimension organisationnelle :
Les effets organisationnels des ERP sont nombreux : les ERP modifient la structure de l’organisation :

 La création de nouveaux services et la réorganisation des services informatiques


 La modification de la nature, la circulation et les modes de création de l’information
 Changement du processus de décision dans les entreprises, les processus de contrôle et la culture
de l’organisation.

Les ERP sont donc susceptibles d’avoir des conséquences organisationnelles, sur la qualité d'information
et de décision, sur la structure de l'organisation et sur les modes de communication.

L’existence d’une meilleure qualité d'information et de prise de décision, et Une meilleure


communication et partage d'informations

 La dimension humaine et sociale :


Sur un plan social, de nombreuses recherches ont été conduites en mettant l’homme au centre de l’analyse
de ce phénomène socio-technique qu’est l’ERP, et en montrant que les difficultés potentielles qui peuvent
être rencontrées lors de la mise en place et le fonctionnement de l’ERP tiennent pour leur majeure partie à
l’intégration du facteur humain.

On a vu que l’un des principaux changements organisationnels induit par la mise en place d’un ERP est la
diminution des effectifs car les entreprises estiment que le système d’information peut se substituer aux
individus pour saisir et traiter l’information et que l’intégration du système permet d’éviter de multiplier
des postes aux profils identiques d’une unité à une autre.

Conclusion :
Le projet de mise en place d'un ERP ne peut être réussi que s'il est considéré un projet
d'entreprise auquel tous les employés adhèrent et participent. Un chef de projet informatique doit
maitriser la gestion des différents aspects et phases du projet en faisant références aux bonnes
pratiques du domaine de management et du domaine informatique car  en réalité, de nombreuses
entreprises se retrouvent face à un monstre qu'elles n'osent plus affronter. Toute tentative de mise
à niveau de l'une de leurs applications ou développements spécifiques pourrait entraîner
l'écroulement de l'ensemble du système et le risque encouru par l'entreprise est tout simplement
beaucoup trop important.

Customer Relationship Management (CRM)


Introduction :
Au début des années 1990, dans un contexte économique jugé toujours plus concurrentiel, se
développe le sentiment, parmi les praticiens et le monde académique, que la gestion de
la relation client peut constituer un avantage compétitif. Ainsi, améliorer la gestion de la relation
client devient un des leviers pour accroître la performance financière.

Les évolutions dans le domaine des technologies de l’information, en permettant de stocker


un nombre considérable de données sur les clients et en mettant à disposition plusieurs canaux
pour communiquer avec eux (internet, téléphone, sms, e-mail…) facilitent la mise en place
d’une telle approche.

C’est dans ce contexte qu’apparaissent, (fin 1990/début 2000) les progiciels CRM.

Historique :

 La naissance de la Relation Clients moderne


- Pendant l’Antiquité, le client n’était pas roi.
 1980 - La Relation Clients à l’ère de l’informatique
 1990 - La naissance des logiciels CRM modernes
- La naissance des Sales Force Automation (SFA), et les premiers outils de gestion des
Centres de Contact.
 Le CRM à l’heure d’internet et des NTIC
- Le début des années 2000 à parler d’e-CRM pour qualifier les logiciels CRM

Définition du « CRM » :
-Le CRM est l'ensemble des outils et techniques destinés à capter, traiter et analyser les informations
relatives aux clients et aux prospects, dans le but de les fidéliser en leur offrant le meilleur service, afin
d'augmenter le chiffre d'affaire et la rentabilité de l'entreprise.

-Parmi les objectifs de CRM : Fidéliser le client, Identifier les segments du marché, Faire fructifier la
valeur client, Optimiser la prospection commerciale, Réduire les couts marketing.

Alors Le CRM en tant que :

Processus technologique : permet l’automatisation des processus de l’entreprise. Processus


relationnel : permet de traiter tout ce qui concerne l’identification et la connaissance des clients.

Principe d’efficacité organisationnelle : permet d’optimiser la rentabilité de l’organisation et la


satisfaction du client.

Stratégie d’entreprise : permet d’abattre les barrières entre fournisseur et client.


La solution CRM a peut couvrir quelques domaines tel que ; La gestion de comptes et de
contacts, des forces de ventes, des campagnes marketing, et La gestion du service clients. Et parmi
Les types de CRM qui identifient toutes les dimensions et qui permettent d’épauler le domaine
d’affaires d’organisation c’est:

Opérationnel : Il représente l’interface directe de l’entreprise avec sa clientèle.

Analytique  : Il est composé de l’ensemble des actions, outils, méthodes et applications permettant
d’analyser les données de la relation client.

Collaborative : Il est sous forme des canaux d’échange et de communication entre tous les partenaires à
propos du client.

Méthode IDIC :

Pour gérer la relation client Peppers et Rogers les deux théoriciens les plus connu du CRM ont
développé la méthode IDIC qui s’articule de la manière suivante

 Identifier: collecter les informations nécessaires pour engager des relations one to one avec les
clients les plus profitables.

 Différentier: Segmenter le portefeuille client en fonction de la valeur du client pour l’entreprise.

 Interagir: accompagner les clients et prospects pour atteindre les objectifs définis par la politique
de différenciation.

 Customiser: proposer des produits et des services personalisé, tout en tenant compte des
capacités de production.

Les différentes technologies du CRM:


-Les technologies de base : qui regroupent notamment les solutions de workflow, de messagerie
et d'agenda partagé, d'intégration entre la téléphonie et l'informatique.
-Les solutions applicatives : il s'agit de progiciels qui proposent des fonctionnalités supportant
(la vente, le marketing et le service client).

-LES solutions SaaS : logiciel autant que service.

Un projet CRM :
Aucune entreprise ne devrait se lancer dans un projet CRM sans avoir :

 la construction de l’équipe projet : La reconnaissance du projet par toute l’organisation


est une condition nécessaire, donc Un représentant de chaque département appelé à
utiliser le système doit être intégré dans l’équipe.
 La définition des objectifs  : Il faut commencer par identifier les facteurs qui conduisent
l’entreprise à mettre en œuvre une gestion de la relation client.
 L’évaluation des processus métier  : comprendre les processus métier avant d’évaluer les
solutions possibles.

 L’expression des besoins  : Le groupe projet doit évaluer le positionnement et les attentes des
différents départements impactés par le projet

 budget alloué au projet CRM  :


 La formation des utilisateurs : Il convient de mettre en œuvre des campagnes, de formation de
l’ensemble des acteurs.
 L’évaluation des résultats : il faut mettre en place un système de mesure pour évaluer l’impact du
CRM sur les indicateurs retenus initialement.

Le succès d’un projet C.R.M :


 la phase de pré-mise en œuvre :
- Exigences managériales : l’engagement de la haut direction
- Exigences stratégiques : Alignement de la stratégie CRM à la stratégie globale

 La phase de mis en œuvre :


1- Exigences technologiques : la nécessité des logiciels CRM, des ERP et de l’Internet en
tant que composantes technologiques
2- Exigences Humaines : la nécessité de l’implication aussi bien du personnel que des
clients pour réussir l’intégration des projets CRM dans leur phase principale de mise en
œuvre.

Le critère humain est de loin le premier facteur de réussite du projet CRM.

3- Exigences Organisationnelles : la nécessité de constituer une équipe de pilotage du projet


CRM et de mettre l’accent sur les points d’interaction entre les clients et l’entreprise.
 la phase de post- mise en œuvre :
L’évaluation de l’impact marketing  : en effet des outils marketing permettent de mesurer
les impacts des CRM sur les entreprises à travers l’évaluation de la part de marché et la
satisfaction des clients.

Les déterminants de succès d’un projet C.R.M :


Le Modèles de Delone et Mclean (1992) suggère que le succès des SI peut être représenté par : la
qualité du système, la qualité de l’information, l’usage, la satisfaction des utilisateurs, l’impact individuel
et l’impact organisationnel...

Modèle de Roh et al (2005) il est fondé sur les relations causales entre :

- l’alignement de processus, Qualité de l’information client, Appui du système.-l’efficience et la


satisfaction client - la profitabilité
Transformations liées au CRM : (modèle conceptuel et hypothèses de recherche)
Antécédents et impact de la mise en place de la gestion électronique de la Relation client

La gestion électronique de la relation client désigne une stratégie orientée client basée sur
l’utilisation d’un site web pour atteindre des objectifs marketings.

 Antécédents de la mise en place de la gestion électronique de la RC

H 1 : La cohérence stratégique influence positivement la mise en place de la gestion électronique


de la relation client

H 2 : L’intégration technologique influence positivement la mise en place de la gestion


électronique de la relation client

H 3 : La mobilisation des ressources influence positivement la mise en place de la gestion


électronique de la relation client

H 4/ H 5/ H 6 : L’implication des dirigeants ressources influence positivement la cohérence


stratégique / l’intégration technologique/ la mobilisation des ressources.

 Impact de la mise en place de la e-GRC et effet modérateur de l’intensité concurrentielle

H 7 : La mise en place de la E-CRM influence positivement la performance de la PME 

H 8 : plus l’intensité concurrentielle est forte plus l’effet de la mise en place d E-CRM sur la
performance des PME est important

Analyse des résultats et implications managériales

- La cohérence stratégique: La e-GRC ne peut pas être en désaccord avec les objectifs stratégiques,
- L’intégration technologique pour gagner en efficacité La e-GRC ne peut pas être isolée du reste
du système d’information de la PME
- Le bon pilotage des ressources est essentiel La cohérence stratégique et l’intégration
technologique sont, certes, indispensables pour réussir l’implémentation de la e-GRC, mais un
bon pilotage des ressources est également essentiel…

Effets pervers d’une solution CRM :

 Sur la stratégie de l’entreprise :


-Un investissement important : Le choix de mettre en place un CRM dans une entreprise est une
opération assez complexe. Les dépenses proviennent bien évidemment du logiciel mais celui-ci ne
représente qu'un tiers de l'ensemble du projet.

-Pour des résultats incertains : Les projets de CRM représentent un investissement important mais
dont les résultats ne peuvent être garantis.

 Sur l’organisation de l’entreprise :


Le CRM a aussi plusieurs effets sur l’organisation de l’entreprise par exemple pour une banque on
trouve : un effet de dépersonnalisation, un effet de saturation, un effet de discrimination…….

CONCLUSION :
Les projets de CRM sont complexes à mettre en place et nécessitent une forte implication pour en assurer
la réussite. La gestion du projet est essentielle car c’est grâce à des procédures efficaces (processus) que
les entreprises pourront correctement introduire ces outils dans leur organisation. La réussite du projet
passe par l’acceptation de la solution par les utilisateurs; ce qui nécessite un accompagnement fort et un
suivi dans le temps.

Supply Chain management

Introduction :
Le supply Chain management, proposé au début des années 80, fait l’objet d’une attention toute
particulière de la part des entreprises et d’une multitude de recherches depuis le milieu des
années 90. Il s’inscrit dans une démarche de transversalité, d’abord intra-organisationnelle puis
inter-organisationnelle, qui considère que la compétition inter-entreprises doit être abordée au
niveau des supply chains et non au niveau des organisations considérées individuellement.
L’objet de cette synthèse est de présenter les travaux sur le supply Chain management qui illustre
la diversité et la dynamique de ce champ, puis de montrer que les théories actuellement
mobilisées ne permettent pas d’appréhender la globalité de ce concept. Nous proposons alors un
agenda de recherche qui consiste en la mobilisation d’autres cadres théoriques, dans la lignée des
théories néo-institutionnelles sociologiques.

Historique du SCM :
• 1945-1975 : Les années de croissance : Il faut produire et tout se vend : La qualité ? Les délais ?
Les coûts ?
• 1975-1985 : Le marché évolue / concurrence / qualité / coût /Rationalisation/ baisse des coûts
• 1985-1995 : apparition de la notion de chaîne logistique
• 1995: apparition du SCM
Qu’est-ce que le SCM :
La gestion d’une chaine logistique (SCM) est un ensemble d’approches utilisées pour intégrer
efficacement les fournisseurs, les producteurs et les distributeurs, de manière à ce que la marchandise soit
produite et distribuée à la bonne quantité, au bon endroit et au bon moment dans le but de minimiser les
coûts et d’assurer le niveau de service par le client.

Le SCM d’après :

➢ FRERY (2001) : Le Supply Chain Management comme la concrétisation d’une organisation qualifiée
de virtuelle et définie comme « une forme organisationnelle originale regroupant plusieurs partenaires
dont l’objectif est de permettre la mise en œuvre d’effets de synergies ou le développement de capacités/
potentiels supplémentaires. »

➢ COOPER ET AL (1997): Le management de la chaîne logistique est "une philosophie qui tend vers
une gestion intégrée de l’ensemble des flux d’un canal de distribution, du fournisseur à l’utilisateur final."

Le SCM dans les sciences de gestion :

 La reconnaissance stratégique du SCM :


Parmi les nombreuses inefficiences mises en évidence dans les organisations traditionnelles, ce sont la
mauvaise circulation et le manque de partage de l’information qui constituent les principales.
Selon Farmer et Ploos von Amstel (1991), le SCM correspond à l’intégration des processus dans une
démarche de pilotage global. Les phénomènes d’externalisation croissante des activités, qui conduisent
les entreprises à se focaliser sur celles pour lesquelles elles disposent d’un avantage spécifique et à
externaliser les autres auprès de prestataires possédant un avantage en la matière, renforcent encore la
nécessité de ce pilotage global. Le SCM est alors
une démarche d’intégration des processus opérationnels clés dont la finalité est de créer de la valeur pour
les clients et les parties prenantes de la supply chain.

 La diversité des origines, rapprochements ou conflits de territoires ?


Si la reconnaissance stratégique du SCM est partagée par les chercheurs et les praticiens du
domaine, la diversité disciplinaire des origines fait apparaître des divergences sur le SCM et son
territoire. Ces divergences sont d’autant plus fortes qu’il y a donc une reconnaissance stratégique
du SCM et que les enjeux associés sont importants.
Selon Bechtel et Jayaram (1997), l’origine du SCM réside en fait dans l’analyse des canaux de
distribution au travers de la prise de conscience que des gains substantiels peuvent être dégagés
en améliorant les relations avec les fournisseurs et les magasins autour des questions logistiques.

L’impact du SCM sur la performance :


 Mesure et analyse de la performance :
Mesurer la performance de l’organisation demeure une tâche risqué tant elle recouvre une notion
à la fois floue, multiforme, multidimensionnelle et contingente. La performance ne prenant
réellement de sens que lorsqu’elle est instrumentale, il est indispensable, au-delà d’une définition
générale centrée sur l’atteinte des objectifs, de proposer des indicateurs concrets et actionnables
de manière à guider les dirigeants dans leurs choix.

Traditionnellement, les indicateurs financiers ont toujours tenu une place dominante dans les
techniques d’évaluation de la performance. Ce n’est que depuis une vingtaine d’années que se
sont développées des approches à la fois plus ouvertes et plus globales, combinant des
indicateurs financiers et non financiers. Cette tendance est née des nombreuses critiques portant
sur l’incapacité des indicateurs financiers à appréhender la performance globale de
l’entreprise : concentrés sur le passé, peinant à proposer une vision synthétique, ne reflétant pas
immédiatement l’effet des actions managériales, incapables de prendre en compte
l’investissement dans les actifs intangibles tels que la satisfaction client ou l’innovation. Au
final, il apparaît impossible de couvrir le champ des indicateurs de performance des entreprises
en s’appuyant sur les seules données financières.

 Les Systèmes d’informations et le SCM :

Le rôle du système d’information est largement reconnu dans l’intégration de la SCM


Les applications de la SCM ont plusieurs fonctions, parmi elles, le fonctionnement des
prévisions, les outils analytiques pour calculer les coûts opérationnels ainsi que les outils de
collaboration pour connecter les parties au sein de la supply chain. Ces composantes cherchent à
accroitre le flux informationnel pour ainsi améliorer la visibilité tout au long du canal.
Un système d'information (SI) est un ensemble de ressources (matériels, logiciels, personnels,
données et procédures) organisées pour les objectifs suivants : saisie, stockage, traitement,
restitution et transmission des informations dans un environnement donné. Le système
d'information coordonne les activités de l’entreprise. Il est le véhicule de la communication
dans l'organisation.

 Le SCM et la performance financière :

- Réduire les capitaux investis et immobilisés : En plus d'avoir un impact sur les bénéfices
engrangés par l'entreprise. Plus les marchandises circulent vite dans la chaîne, plus l'entreprise
recouvre rapidement la marge sur ses capitaux investis en amont dans les matières premières et
composants via le recouvrement du montant des commandes desservies. De même, Plus les
actions sont anticipées, plus les surcoûts dus aux fluctuations de la demande peuvent être limités.
Bref, en évitant le gaspillage et en assurant une gestion optimisée des moyens et des ressources à
toutes les étapes de la chaîne par une anticipation et une synchronisation des
flux, le SCM garantit à l'entreprise à la fois de remplir son contrat vis-à-vis de son client et de le
faire au moindre coût. Cette double efficacité est gage de rentabilité pour l'entreprise sur la
durée.

LES CRITIQUES :
Il s’agit de présenter les principales critiques adressées à la littérature SCM, car celles-ci ont un
impact évident sur la diffusion de la démarche dans les entreprises. Trois principales critiques
sont formulées.
La dynamique des travaux sur le SCM a conduit à un élargissement sans cesse plus important du
domaine d’action de ces supply chains. Dans une perspective très systémique, le SCM devient le
management du réseau qui intègre l’ensemble des interconnections entre les entreprises. Il s’agit
donc de considérer les relations qu’entretient une entreprise focale avec l’ensemble de ses
fournisseurs et de ses clients.
La deuxième critique adressée aux recherches sur le SCM est relative à la
tentation de l’analogie avec les super-organismes étudiés en biologie. Pour les
biologistes, la notion de « super-organisme » caractérise un ensemble d’individus qui agit
comme un seul être, avec une répartition globale des tâches qui fait primer les objectifs collectifs
sur les intérêts individuels.

La dernière critique est liée au besoin de mesure : La mesure des concepts, il est nécessaire afin
de limiter la polysémie, compte tenu de la diversité des origines des travaux.
Conclusion :
La stratégie du SCM joue un rôle de plus en plus crucial dans la génération d’avantage
concurrentiel durable des entreprises. Pour réaliser ce rôle l’entreprise doit s’adapter aux
exigences de la stratégie du SCM :

-Adopter une attitude orientée marché ƒ

- Collaborer le long de la chaîne de valeur ‰

Pour cela elle dépend de managers bien formés, bien informés, et très capables ‰ Pour réussir le
projet du SCM, la formation du manager doit être adaptée en termes de contenu et de pédagogie.
DW/DM/BD
Introduction :
Avec la généralisation de l’informatique dans tous les secteurs d’activité, les entreprises
produisent et manipulent de très importants volumes de données électroniques. L’exploitation
de ces données dans un but d’analyse et de support à la prise de décision, cette prise de
décision est réalisée par les décideurs grâce à des moyens classiques comme requêtes SQL,
vues, outils graphiques d’interrogation…
Actuellement, les entreprises ont besoin d’outils et de modèles pour la mise en place de systèmes
décisionnels comportant des données évolutives.

Les nouvelles technologies ;


Qu’est-ce qu’un DW :
-D’après la définition de BILL Inmon le père de DW, il considère le DW comme "Une
collection de données orientées sujet, intégrées, non volatiles et historiées, organisées pour
supporter un processus d'aide à la décision ".
Il existe 2 type de DW : Magasins de données qu’est le Data Mart et l’Entrepôts de données
d’entreprise (EDW).
Historique :
-A propos L'histoire de l'entrepôt de donnée, il commence par la création des deux termes
principale de l'entrepôt de donnée : fait et dimension par General Mills et l'Université Dartmouth en
1960.

 1983 - Teradata introduit dans sa base de données managériale un système


exclusivement destiné à la prise de décision.
 1988 - Barry Devlin et Paul Murphy publient l'article Une architecture pour les
systèmes d'information financiers (An architecture for a business and information
system) où ils utilisent pour la première fois le terme Datawarehouse.
 1990 - Red Brick System crée Red Brick Warehouse, un système spéciquement
dédié à la construction de l'entrepôt de données.
 1991 - Bill Inmon publie Building the Data Warehouse (Construire l'entrepôt de
données).
 1995 -Le Data Warehousing Institute, une organisation à but lucratif destinée à
promouvoir le Datawarehousing, est fondé.
 1996 - Ralph Kimball publie The Data WarehouseToolkit (La boîte à outils de
l'entrepôt de données).
L’état de l’art :
-Le DW d'entreprise a pour périmètre l'ensemble des opérations de l'entreprise qui n’ont pas
de fin, car l'entreprise évolue. De nombreux DW possèdent un périmètre fonctionnel limité
soit à une application, soit à une activité, soit à une entité juridique...
 Selon Inmon [Inmon 96] et Lawyer [LAWER-CHOWDHURY 07], il y a deux
propriétés essentielles d'un entrepôt, la flexibilité et l'extensibilité. Les questions
(besoins) des utilisateurs d'aujourd'hui ne seront pas les mêmes demain. Il faut donc
prévoir par la flexibilité la modification des structures et des données dans le temps
 Selon [SEN-SINHA 05], un entrepôt de données est: orienté-sujet, intégré, variant
dans le temps et non volatile. Cette définition est dérivée de celle du créateur du terme
«entrepôt de données» monsieur Bill Inmon [Inmon 96]. Un entrepôt de données
«orienté-sujet» est compartimenté en sujets principaux, représentant les processus
d'affaires majeurs.
 Selon [GARDNER 98], «un entrepôt de données est un processus, non un produit, qui
assemble et gère les données de différentes sources afin de «gagner» une vue
d'ensemble détaillée ou en partie de toute l'entreprise».
Qu’est-ce qu’un Data mining :
le Data Mining est le processus de découverte de nouvelles corrélations, modèles et tendances en
analysant une grande quantité de données, en utilisant les technologies de reconnaissance des formes
ainsi que d’autres techniques statistiques et mathématique pour découvrir des nouvelles relations entre
elles et de les reformuler afin de les rendre plus utilisables de la part de ses propriétaires, et il concerne
l'ensemble des secteurs d'activité dès lors qu'il y a des données à analyser et surtout lorsqu'il y a
beaucoup de données.
Son intérêt comprend que les de grandes quantités de données et au besoin de les transformés en
connaissances utiles surtout dans les applications concernant l’analyse du marché, la détection de
fraudes, la conservation de client, le contrôle de productions et l’exploration scientifique.
L’état de l’art :

Depuis des années, plusieurs travaux existent et traitent ce vaste domaine «Data Mining », il est
considéré comme le pilé principal pour la prise de la décision, dans ce contexte, on va citer quelques
travaux :

Le premier article [44] (Mostafa hanoune, Fouzia benabbou,) «modélisation informatique de clients
douteux, En utilisant les techniques de datamining », Une telle connaissance pourrait être utilisée pour
permettre aux décideurs et responsables stratégiques de prendre des décisions adéquates.

L'article (Bruno Agard, Andrew Kusiak,) «Exploration des bases de données industrielles à l'aide du data
mining - perspectives », considere aue le DM comme un processus de résolution dédié aux problèmes
industriels a été plus particulièrement présenté.

Qu’est-ce qu’une Big DATA :


Avec le développement des nouvelles technologies, d’internet et des réseaux sociaux, la production de
données numériques est en croissance constante. L’expression « Big Data » désigne la grande masse des
données numériques produites par les entreprises et les particuliers dont les caractéristiques (volume,
variété, vitesse ou vélocité) requièrent des outils informatiques de stockage et d’analyse spécifiques de
plus en plus sophistiqués.

L’état de l’art :
Dans la littérature, il existe peu de travaux consacrés au sujet de la transformation organisationnelle
qu’implique le Big Data.  Les auteurs ayant traité cette question abordent le sujet sous différents
angles.
-Brynjolfsson et McAfee (2012) parlent de data driven business concernant les transformations des
modes de prise de décision des managers. Il est question de prendre des décisions en se basant sur les
analyses et les données du Big Data, et moins sur l’intuition.
-Davenport (2014) souligne la nécessité de s’adapter aux changements des processus technologiques,
du management, et de la culture de l’entreprise. Par exemple pour le traitement des données du Big
Data, l’auteur note le besoin de recruter de nouveaux profils, des data-scientist, capables d’analyser,
développer des applications à partir de ces grandes masses de données, et communiquer des résultats.
Pour Vossen (2014) note qu’il n’est pas nécessaire de mettre en place une architecture spécifique aux
besoins du Big Data. L’auteur préconise dans ce cas, de mobiliser les nouvelles solutions
technologiques disponibles sur le marché.

Les transformations liées à cette technologie


 Transformer la relation client :
La relation client peut connaitre des transformations très importantes. Grâce aux capteurs
intégrés dans le produit en service, mais également grâce à l’analyse des données massives
issues des réseaux sociaux et de l’internet, il est désormais possible de connaitre les besoins,
les propriétés et l’altitude de nos clients : ce qu’ils aiment ou pas dans notre produit, leur façon
de l’utiliser, les caractéristiques de consommation par zone géographique, etc. Conséquence
de cette évolution : le développement produit peut être adapté de façon continue en intégrant
dans le design ces "boucles de rétroaction clients".
 La refonte de l’organisation :
Les nouvelles technologies favorisent l’autonomisation des employés, en leur permettant de
prendre les bonnes décisions au moment convenable à travers des habiletés prédictives. Pour
cela, celles-ci s’appuient sur des bases de connaissances contenant l’intégralité des
événements du passé.
La conséquence directe de cette "autonomisation des employés" couplée à "l’augmentation des
équipements" est une anatomie de l’organisation avec une diminution constante du besoin
d’un « cadre intermédiaire » cette couche de management dont l’activité repose
essentiellement sur l’analyse et la décision.
Cette technologie favorise le croisement de données inter-domaines, conduisant par là même à
une transversalisation et une désilotisation de l’organisation.
 Une transformation des métiers :
Les nouvelles applications de l’intelligence artificielle vont transformer l’accès au savoir et à
l’économie. Certaines compétences intellectuelles seront « mécanisées » et d’autres vont gagner en
valeur, notamment celles où les humains gardent un avantage certain sur les machines aussi loin que
l’on puisse voir : les activités créatives et créatrices, l’art, la science et la technique, mais aussi toutes
les activités liées aux relations entre les personnes...
Alors il y a toujours la peur que la machine remplace l’humain, mais dans les faits, c’est la
combinaison (homme / machine) qui est la plus efficace et cela va probablement continuer dans le
futur, et Il ne faut pas voir l’apparition de machines intelligentes comme un remplacement, mais
comme un levier de démultiplication de notre intelligence.
 La sécurité des entreprises :
Nous avons vu que la révolution des technologies implique de nombreux avantages et bienfaits : Mais
implique des défis pour les organisations qui souhaitent entrer dans la tendance des données. Alors ces
technologies présente-t-il des risques ?
Et selon Mayer-Schönberger et Cukier, dans leur ouvrage (2013), écrivent que nous vivons dans un
monde où «Nous sommes constamment sous surveillance, Le débat sur l'utilisation des données
numériques donne lieu à beaucoup de fantasmes, autour de l'espionnage des individus. En fait, le vrai
problème est celui de la privatisation de ces données. Avant même l’avènement d’Internet, des firmes
spécialisées comme Equifax, Experian et Acxiom collectaient, mettaient sous forme de tableaux et
fournissaient l’accès à des informations personnelles pour des centaines de millions de personnes dans le
monde entier, contient des entreprises des organisations …
Internet a rendu le pistage plus facile, moins cher et plus utile. Et les agences gouvernementales nous
espionne, Si l’ère d’Internet a menacé notre vie privée, le Big Data la met-il encore plus en
danger ?
Voilà des questions qui font plutôt froid dans le dos… C’était le premier risque du Big Data pour les
libertés individuelles, alors le Big Data pourrait mettre en danger le respect de la nos vie privée.

Conclusion :
Ces technologies remettre l’humain au centre de toute initiative est le défi que les différents
débats ont mis en avant. La réussite de la transformation numérique, nourrie par les technologies
de la data entre autres, ne peut se faire sans accompagner l’acteur humain dans les différents
changements qu’il peut constater dans son environnement direct.
Blockchain
Introduction :
Il y a 20 ans nous n’imaginons pas internet … Or, aujourd’hui nous sommes connectés tout le
temps pour effectuer des transactions en utilisant des plateformes ou applications qui font office
de tiers de confiance pour sécuriser ces transactions de bien contre des paiements. Et pourtant,
c’est qui nous émerveillait hier, semble être l’ère du crétacé avec l’arrivée de la Blockchain qui
annonce le déclin du tiers de confiance.

Phénomène du Blockchain :
En 1976, les chercheurs américains Whitfield Diffie and Martin Hellman présentent le concept
révolutionnaire de double clef publique et privée. Le protocole permet à deux agents d’échanger entre
eux de manière cryptée sans avoir besoin d'un mot de passe. Cette innovation constitue la genèse de la
technologie Blockchain.

En 1990 : Parallèlement, les architectures distribuées s’imposent comme une référence en termes de
stabilité et de sécurité (le web).

En 2008 c’était la naissance de la Blockchain.

C’est quoi le Blockchain :


 La Blockchain est une technologie novatrice qui permet à des utilisateurs d’effectuer des
transactions, financières ou non, garanties et auditables par tout le monde, sans avoir besoin d’un
tiers de confiance.
ème
 4 révolution industrielle.
 Une technologie de stockage et de transmission d’informations fonctionnant sans organes central
de contrôle
 Un Vaste registre public intégrant l’ensemble des échanges effectuées par les utilisateurs.

La technologie de la blockchain convient le mieux aux projets dans lesquels :


• Il y a plusieurs intervenants qui contribuent.
• Il faut davantage de confiance entre les parties qu’il n’en existe
actuellement.
• Il existe un intermédiaire qui pourrait être supprimé ou omis pour accroître la confiance ou
l’efficacité.
• Un suivi fiable de l'activité est nécessaire.
• Il est nécessaire que les données soient fiables dans le temps.
Fonctionnement de la Blockchain :
La vie d’une blockchain ne dépend que de deux étapes qui se répètent à l’infini.

Etape 1 : transmission et Vérification des informations.


-Lorsqu’une ligne d’écriture est créée et qu’elle est transmise à un nœud du réseau, celui-ci va s’assurer
qu’il n’y a pas de doublon d’une part, que la structure de la ligne est correcte et que l’information est
cohérente.
Etape 2 : Miner un bloc.
Pour avoir le droit de « miner » un bloc, c’est-à-dire pouvoir y écrire des informations à l’intérieur, il y a
deux solutions qui sont possibles :
Solution numéro 1 : Le recours à la preuve de la détention d’un actif qui a été déterminé par le
consensus.

Solution numéro 2 : le recours à la preuve de travail. Il s’agit de faire les traitements cryptographiques et
les puissances de calcul par l’utilisateur lui-même.

Caractéristiques du Blockchain :
Plusieurs caractéristiques sont associées à la blockchain. On retient ici les caractéristiques les plus
communes, en gardant à l’esprit qu’elles peuvent varier avec les usages envisagés.

1. Un système décentralisé 
2. Un système transparent 
3. Un système fiable 
4. Un système automatisé 
5. Un système efficace 
6. Un système sécurisé 

Types de la Blockchain 
La distinction majeure aujourd’hui entre les différentes blockchains nous semble être la séparation entre
les blockchains dites publiques et les blockchains dites privées ou hybrides. Cette distinction fait
apparaître deux familles de technologie Blockchain :

Les Blockchain publiques :

• Une utilisation ouverte à tous.

• Des données publiques.

• Un code informatique public.

Les Blockchain privé :

• Un système interne à une organisation ou partagé entre des organisations.

• Un accès restreint au code et aux données.

La Blockchain et son impact sur la finance :


La Blockchain permettrait de créer des changements dans le système financier, notamment :
• L'efficacité de l'exécution en optimisant le temps de traitement des transactions et
optimisation du temps du traitement des transactions.
• Fournir des services financiers plus rapides et moins chers.
• La réduction des frais pour les opérations de changes remises et transactions.
• La réduction des besoins en fond propres des banques.
• La transparence de la destination et la finalité de l’argent transféré.
• La lutte contre la fraude financière.
• La réduction des procédures et la facilitation des processus accords commerciaux.
• L’émergence des modes de financements plus horizontaux ( crowdfunding ).

La Blockchain et son impact sur la comptabilité et le contrôle de gestion :


Le Blockchain va permet :
• Une automatisation des processus du cycle de la facture pour l’émetteur et le récepteur.
• La sécurisation des factures et de leurs données.
• Le suivi des factures et le partage d’informations en temps réel avec les parties prenantes.
• La création d’un écosystème comptable digitalisé.
• La naissance du concept de smart accounting.

La Blockchain et l’organisation
L’impact de la technologie de la blockchain sur l’organisation :

• La transformation des tâches administratives.

• Un coup de boost au télétravail.

• La priorité au collaboratif. 

• Un plébiscite pour la transparence.

• Une perte de sens (et de pouvoir) pour le management intermédiaire.

• Un impact sur la productivité.

De nouvelles formes d’organisation :


La création d’une nouvelle gamme d’organisations – dites autonomes décentralisées – qui opère au-
delà du champ d’application des lois existantes. Cette forme d’organisation permettra d’éliminer
l’opportunisme et les coûts de transaction des acteurs grâce à la transparence et aux mécanismes de
gouvernance exécutés automatiquement sous la forme de smart contrats.

L’impact de la technologie de la blockchain sur la gouvernance de l’entreprise :

-la garantie de la confiance entre les membres de l’entreprise grâce aux smart contrats, Les règles de
gouvernances ne peuvent être modifiées ni contournées,Une adhésion volontaire et ouverte et un
contrôle démocratique par les membres,La mise en œuvre du principe de décision par consensus, Une
gestion optimale des couts d’agence, et Une gouvernance collégiale; pas de directeur ni de conseil
d’administration.
La Blockchain et le marché de travail
L’impact de la technologie de blockchain sur le marché de travail :

• Certaines possibilités d'emploi pourraient diminuer

• Des compétences et capacités différentes pourraient être nécessaires

• De nouvelles entreprises vont naître

• Des emplois qui seront en demande

La Blockchain, les villes intelligentes et l’économie collaborative


• Une ville " intelligente " implique des éléments horizontaux cumulatifs tels que la gouvernance
intelligente, la mobilité intelligente, les modes de vie intelligents, l'utilisation intelligente des
ressources naturelles, les citoyens intelligents, et le développement durable et l'économie
intelligente, tous ensemble (Gori et al. 2015).

• À cause de la contrainte d’espace et la densité de population de la vie urbaine, il existe plusieurs


façons d'utiliser les technologies modernes pour créer des économies et des sociétés efficaces,
mais le partage est l'une des caractéristiques les plus importantes des villes intelligentes
(Agyeman et McLaren 2014).

• Selon la classification conceptuelle des villes intelligentes des études précédentes (Cochia 2014 ;
Nam et Pardo 2011), la technologie, l’humain et l’organisation sont les termes les plus
fréquemment utilisés pour décrire les villes intelligentes.

• Un service de partage à dimension technologique met l'accent sur l'accessibilité et la


disponibilité des systèmes (Giffinger et Gudrun 2010 ; Giffinger et Pichler-Milanović 2007).

La blockchain et le secteur de santé


La blockchain va permettre de résoudre les défit fondamentaux en matière des données de santé :

• Mettre le patient au centre d’intérêt et lui permettre d’être un agent actif dans la pratique
médicale.

• Garantir la confidentialité et l’accès du patient a toutes les informations de son dossier


médicale.

• La création de dossiers médicaux électroniques pour chaque passion.

• Permettre à l’agent une complétude d’informations médicale au bon moment.

• Connecter les parties prenantes importantes dans le secteur de santé.

• Combattre la fraude au médicaments sur ordonnance.

• Révolutionner la recherche médicale.

Blockchain et l’industrie culturelle


L’exploitation de la technologie de la Blockchain pour la mise en œuvre des Smart-contracts dans le
secteur de la culture apporte :

• L’encadrement et La description des taches artistiques et techniques.

• Renforcer la propriété intellectuelle.

• Identifier les cas d’utilisation frauduleuse des ouvres artistiques

• Automatisation des couples (ISRC,ISWC) et simplification de la gestion des droits.

Conclusion :
Cette innovation informatique permet d’organiser les échanges de données sur un réseau distribué,
assurant une sécurisation des données par chiffrement, et faisant participer les nœuds du réseau pour la
création de nouveaux blocs de la chaîne.

Bitcoin :
1990: Départ du mouvement de la digitalisation de l’argent physique
1990: Digicash – David Chaum
1992: L’apparition du mouvement Cypherpunk. La publication de “A Cypherpunk’s Manifesto”.
1997: Hashcash – Adam Back
1998: B-Money – Wei Dai
1999: Prédiction de Milton FRIEDMAN
2005: BitGold – Nick Szabo
2008: Bitcoin – Satoshi Nakamoto
La blockchain-Bitcoin :
La blockchain Bitcoin est une combinaison libre et ouverte qui fonctionne en réseau pair
à pair (peer-to-peer ou P2P), sans autorité centrale (sans passer par une institution financière) et
qui permet l’échange d’unités (bitcoin ou BTC) tout en enregistrant chaque transaction
(horodatage) dans un grand livre de compte (ledger) dans lequel toute modification est
impossible.
La blockchain est donc une base de données distribuée accessible à tous sans contrôle central.
Aucun organisme centralisé ne gère les comptes.
Ceux qui contribuent à cette validation sont appelés « mineur ». Le minage obéit aux lois
du marché et il est soumis à la concurrence. Plus il y a de mineurs disposés à accomplir cette
tâche, plus la difficulté pour confirmer des transactions devient élevée.
Pour arriver à confirmer un bloc de transaction, un mineur doit passer par un processus
appelé Proof Of Work (preuve de travail) qui consiste à décrypter des données, c’est pour cela
qu’on parle de cryptos-monnaies.
Apparition et concept du Bitcoin :
Bitcoin a été inventé en 2008 avec la publication d’un document intitulé « Bitcoin : Un
système de cash électronique peer-to-peer » écrit sous le pseudonyme de Satoshi Nakamoto.
L’innovation principale a été d’utiliser un système de calcul distribué (appelé algorithme
« proof-of-work ») réalisant une « élection » globale toutes les 10 minutes, permettant au réseau
décentralisé d’arriver à un consensus sur l’état des transactions. Cela résout de façon élégante le
problème de la double dépense où une unité de monnaie ne peut être dépensée deux fois.

Etymologie et caractéristiques du Bitcoins :


Le terme « bitcoin » provient de la contraction des termes anglais bit : unité
d’information binaire, et coin : pièce de monnaie. Bitcoin désigne à la fois un protocole
informatique (Bitcoin) à travers le réseau internet et l’unité de compte (bitcoin) utilisée par ce
système de paiement.
Plusieurs études ont examiné si le bitcoin remplissait les trois fonctions classiques de la
monnaie, à savoir moyen d’échange, unité de compte et réserve de valeur.
 Moyen d’échange
L’utilisation du bitcoin dans le commerce quotidien est plutôt anecdotique. Il est accepté
surtout par des sociétés qui vendent des logiciels et du matériel informatique au service du
fonctionnement du système bitcoin ainsi que par les plateformes fournissant des services aux
spéculateurs sur le marché du bitcoin. Étant donnée sa faible utilité en tant que moyen de
paiement dans les transactions commerciales, le bitcoin n’a pas de valeur intrinsèque
significative.
 Unité de compte
Pour qu’une monnaie puisse servir comme unité de compte, il faut que les agents privés et
publiques l’acceptent comme un numéraire de référence pour exprimer et comparer des prix des
biens et services, des actifs et des facteurs de production, et l’utilisent dans leurs calculs
économiques et dans leurs comptabilités.
 Reserve de valeur
Les bitcoins doivent être détenus dans des comptes informatiques ou des disques durs
connus sous le nom de « portefeuilles numériques ». La sécurité de ces portefeuilles est une
difficulté majeure pour le fonctionnement du système bitcoin. En tant que réserve de valeur, le
bitcoin fait face à de grands défis en raison d’attaques informatiques, de vols et d’autres
problèmes liés à la sécurité.

Les avantages pour les entreprises utilisateurs du Bitcoin :


 Un taux de transaction avantageux
Comme déjà vu précédemment, tous les moyens de paiement usuels impliquent un taux de
transaction quelconque. Le Bitcoin se diffère sur ce point, en assurant une utilisation qui est sur
le long terme beaucoup moins coûteuse. L’installation et le maintien du système n’exigent pas un
investissement coûteux il suffit d’avoir une impression papier du QR Code du compte auquel
l’argent doit être transféré par le client et un porte-monnaie qui se crée gratuitement. Cela
implique par conséquence aussi un ordinateur, tablette voire smartphone pour pouvoir contrôler
l’arrivée de la monnaie et la consultation du compte privé de l’entreprise.
 Protection contre la fraude
Le Bitcoin protège l’entreprise de cette fraude. Au moment où la monnaie est transférée
(suite au scan de QR Code par le client et sa confirmation), les bitcoins se trouvent désormais
dans le porte-monnaie de l’entreprise et le client ne peut pas annuler l’ordre donné, par une
simple demande de remboursement. Le client devra passer par l’entreprise pour récupérer ces
bitcoins.
 Sécurité au moment de dépense
L’implémentation du Bitcoin permet de renforcer la sécurité et d’éviter une mauvaise
utilisation des avoirs de l’entreprise par les personnes concernées. Il est possible et largement
accepté que plusieurs personnes doivent mettre des signatures (ou des mots de passe respectives)
afin de pouvoir se servir du Bitcoin en possession de l’entreprise. C’est très utile en pratique, afin
d’assurer que toute dépense des bitcoins a été justifiée et suit l’action voulue de l’entreprise.
 Anonymat
L’anonymat des utilisateurs des Bitcoins est assuré par le fait que seuls les numéros de
compte et les contenus des comptes sont nécessaires au maintien de la cohérence de la
Blockchain. La réalité est plus complexe et l’anonymat n’est pas absolu. D’une part, on peut
suivre le déplacement des Bitcoins d’un compte à l’autre et de cette façon en peut déduire
certaines informations sur le propriétaire unique d’une série de comptes visiblement gérés par
une seule personne. De plus, au moment de transformer des Bitcoins en Euros ou en une devise
classique l’anonymat n’est plus possible.

Les inconvénients pour les entreprises, Utilisateurs du Bitcoin :


 Facile à perdre :
Le Bitcoin est en principe géré par un porte-monnaie virtuel, propre à chaque utilisateur.
En fonction du choix qui a été fait par l’utilisateur, il peut y avoir des pertes irrécupérables du
Bitcoin, puisque la virtualité crée toujours un risque. Dans le cas d’un porte-monnaie très sécure,
l’utilisateur peut rencontrer des problèmes (p.ex., la perte du mot de passe le laisserait « en
dehors » où il perdrait l’accès complet à ses bitcoins, parfois même pour toujours, étant donné
que le niveau de sécurité de récupération du mot de passe peut être accru et insistant). Les porte-
monnaie moins sécures évitent ce risque, mais ils sont plus susceptibles d’interventions externes.
Le choix est donc entre les mains de l’utilisateur.

 Très volatile :
La valeur du bitcoin est très fluctuante et fait souvent objet de modifications drastiques
d’un jour à l’autre. Cette volatilité peut présenter un inconvénient, car elle peut provoquer des
pertes inattendues dans l’entreprise
Comment avoir un bitcoin ?
Pour avoir un bitcoin il existe deux méthodes à savoir l’achat par les plateformes
notamment finance…. Et le minage
Le minage est un mécanisme incitatif par lequel chaque mineur est rémunéré (en bitcoins) au
prorata de la puissance de calcul qu’il apporte au réseau bitcoin. L’attribution de bitcoins
nouvellement créés est donc la récompense pour une contribution essentielle au système.
Comment dépenser le bitcoin ?
Payer en bitcoin n’est pas aussi compliqué qu’il n’y paraît. Il existe aujourd’hui différents
moyens de paiement pour pouvoir dépenser ses bitcoins. Encore très nombreux sont ceux qui
pensent qu’il est quasiment impossible de trouver des commerçants acceptant les bitcoins et que
la cryptomonnaie est quasi-inutilisable dans la vie courante.

Historique du prix du bitcoin


Depuis le lancement du bitcoin en janvier 2009, son prix connaît de fortes fluctuations. Des
mouvements de 10 % ou plus par jour ne sont pas rares. Ce phénomène est connu sous le nom de
volatilité des prix et fait régulièrement paraître cette monnaie dans les médias. Fin 2017, bitcoin
a atteint son plus haut niveau historique à ce jour.
La volatilité du Bitcoin :
La volatilité renvoie à l’écart de prix d’une valeur par rapport à une valeur standard. Comme on
le sait, le prix du Bitcoin fluctue quotidiennement ; sa volatilité est donc très élevée. Pour les
économistes, cette extrême volatilité est la principale raison pour s’opposer à un investissement
Bitcoin. Le cours est imprévisible et tellement volatile qu’il n’est pas fait pour les petites natures.
Les causes de la volatilité du Bitcoin :
l’offre et la demande : Elles sont particulièrement fortes lorsque le public apprend de mauvaises
nouvelles. Par exemple, apprendre une possible interdiction de l’échange de Bitcoin en Chine a fait
baisser le prix de manière significative.

La volatilité du Bitcoin cependant comporte également des hausses ; le passé est riche en
exemples de ce type. Si le prix augmente de manière continue sur une période relativement
longue, de nombreux investisseurs privés sont tentés de prendre le train en marche. De nouveaux
investisseurs arrivent donc, ce qui fait croître encore plus le prix du Bitcoin,
Les différents traitements comptables du cryptomonnaie :
Jusqu’à ce jour-là, il n’existe toujours pas une réglementation officielle sur la qualification
comptable des cryptomonnaies, les cabinets d’expertise en France utilisent principalement un
raisonnement par analogie, déduction et/ou par élimination. tech, Les crypto-monnaies ne sont
pas :

 Les cryptos ne sont pas du cash


Malgré les similitudes évidentes, les cryptos ne peuvent pas être considérées aujourd’hui
comptablement comme éléments constitutifs de la trésorerie dans les états financiers des sociétés
commerciales.

 Ni des équivalents de trésorerie


Ce poste concerne les éléments qui ne sont pas de la trésorerie à proprement parler, mais
dont la nature et la forte liquidité permet d’être rapidement convertie en trésorerie. C’est le cas
notamment des parts d’OPCVM (et principalement les SICAV) et autres titres financiers, qui
sont facilement cessibles sur un marché réglementé ou de gré-à-gré.
Dans notre cas, l’existence d’un marché d’échange ne permets pas à lui seul de faire rentrer les
cryptos dans cette catégorie.
 Encore moins des immobilisations financières
Par simplification, ce poste désigne les actifs financiers détenus par l’entreprise et
destinés à être conservé de manière durable dans l’entreprise, dans l’optique d’en retirer des
avantages économiques futurs.

1. Les options de classification comptable envisageable sont :

 Du stock dans certains cas


Selon la définition du PCG (Art 211-7), un stock est « un actif détenu pour être vendu dans le
cours normal de l’activité […], ou destiné à être consommé dans le processus de production ou
de prestation de services, sous forme de matières premières ou de fournitures ».

 Plus probablement une immobilisation incorporelle


Même si d’un point de vue opérationnel, les cryptos s’apparentent plutôt à des instruments
financiers, d’un point de vue purement « réglementaire », leur nature les rapproche sensiblement
des immobilisations incorporelles, telles que définit par le PCG (Art 211-5).
Le bitcoin, une « monnaie courante »?
Cryptomonnaie sont définis d’après la Banque de France comme : « tout instrument contenant
sous forme numérique des unités de valeur non monétaire pouvant être conservées ou être
transférées dans le but d’acquérir un bien ou un service, mais ne représentant pas de créance sur
l’émetteur ».
Il s’agit concrètement d’actifs virtuels stockés sur un support électronique permettant à des
utilisateurs d’effectuer des transactions sans recourir à la monnaie légale n’offrant ainsi aucune
des garanties existantes liées à la monnaie légale.
Les bitcoins sont acceptés comme monnaie par un nombre grandissant de commerces et
d'entreprises de toute sorte, des hôtels et restaurants en Europe à une clinique de correction des
yeux au laser au Colorado. Prenant l’exemple d’une université à Chypre accepte que les
étudiants payent leurs frais de scolarité en bitcoins. Et des guichets automatiques distribuant et
acceptant des bitcoins en échange d'argent liquide sont maintenant en service à quelques endroits
sur la planète, dont Vancouver.
Une des principales raisons de l'usage grandissant de Bitcoin par les commerces et les
consommateurs est qu'il permet de réduire les coûts de transaction
Le bitcoin, une menace pour le système financier ?
Alors que la demande de bitcoins ne cesse de progresser, poussant récemment la reine des
devises virtuelles à des niveaux records, la Réserve fédérale des Etats-Unis estime que
l’utilisation croissante des crypto-monnaies constitue une menace pour la stabilité financière.
Le bitcoin pourrait-il constituer un jour un danger pour le système financier ?
C’est en tout cas l’avis de Randall QUARLES, un des gouverneurs de la Banque centrale
américaine (Fed), qui estime que les crypto-monnaie pourraient poser une menace pour la
stabilité financière lorsqu'elles seront davantage utilisées.
M. QUARLES a rappelé qu'en période de tensions financières, la demande de liquidités de la
part des acteurs financiers augmentait fortement et que le comportement des devises numériques
dans de telles circonstances était encore une inconnue.
La menace des cryptomonnaie sur le système financier est petite en ce moment,
mais grandit !
Le principal défi pour les banques est la vérification de la provenance des fonds d’autant que
l’utilisation de ces actifs constitue une véritable passerelle entre économie légale et économie
souterraine idéale pour les circuits clandestins et criminels
Cependant, les banques devront faire face à l’utilisation croissante de ces nouveaux actifs
par leurs clients tout en respectant leurs obligations de vigilance. Le problème qui se pose alors
est d’ordre technique dans la mesure où elles ne possèdent pas toujours les outils et processus
adéquats pour limiter les risques de blanchiment de capitaux découlant de l’usage de ces
nouveaux actifs. Il est par exemple difficile à l’heure actuelle d’identifier formellement
l’émetteur d’un paiement en cryptomonnaie.
L’anonymat qui caractérise les mécanismes d’émission et de transfert de la plupart des
cryptomonnaies favorise avant tout un risque d’utilisation de ces actifs à des fins criminelles
La conservation des cryptomonnaies est sujette à des cyber-risques importants, et n’offre aucune
protection en matière de sécurité de ces avoirs
L’usage des cryptomonnaies est également associé à un coût environnemental
Vers une crypto-monnaie de banque centrale ?
Cette évolution est actuellement à l’étude par la banque centrale de Suède, pays où l’on
observe une diminution prononcée de l’usage de la monnaie fiduciaire. Cela reviendrait à créer
une alternative numérique à la monnaie fiduciaire, stockée par les utilisateurs sur un portefeuille
électronique, qui fonctionnerait sur une infrastructure entièrement gérée par la banque centrale et
différente de celle des autres moyens de paiement électroniques.
(S7)FinTech
Introduction
Financial Technology, abrégé « Fintech », désigne des technologies associées au secteur
financier. Ces sociétés ont commencé à croître ces dernières années grâce à la révolution
numérique. Elles ont un grand potentiel de développement et utilisent des technologies
innovantes, souvent connectées, afin d’offrir à un large public des prestations financières plus
adaptées que ce que proposent les institutions bancaires. Ces Fintech ont pour objectif de
remplir les mêmes fonctions qu’un banquier et donnent aux clients une alternative pour ne plus
passer par l’intermédiaire des banques.

Définitions :
Dans “Taming the Beast : A Scientific Définition of Fintech”, Patrick SCHUEFFEL (2016),
décrit la complexité, l’inconsistance et l’ambiguïté de ce terme qui recouvre des réalités variées,
dans des contextes économiques multiples. Selon l’auteur, les fintech sont une industrie
financière qui utilise les nouvelles technologies pour optimiser les services financiers. Ce
cadrage assez large des fintech permet dès lors d’inclure des innovations incrémentales telles
que les API ou la signature électronique, mais aussi des innovations potentiellement plus
disruptives comme la technologie Block Chain ou l’intelligence artificielle et l’apprentissage
automatique. Ces innovations technologiques on déjà transformé, ou possèdent le potentiel
de révolutionner, le fonctionnement des systèmes financiers et la façon dont les entreprises
se financent, par exemple via le Crowdfunding ou les Initial Coin Offerings (ICO).

Contexte :
L’élément déclencheur c’était la crise 2007-2008, la conséquence de la mauvaise gestion de
risque des banques.

La réponse à cette crise c’était à réforme adoptée par le comité de Bale III en 2010 qui vise à
renforcer la politique micro et macro-prudentielle et rendre le secteur bancaire plus résistant, en
introduisant des règles strictes concernant la quantité et la qualité des fonds propres des banques.
Ce qui a été pour conséquence la réduction d’octroi des crédits aux PME, puisque sont
considérées les plus risquées

Après la crise, la banque centrale européenne a adopté la politique de taux bas, et les banques
commerciales augmentent leurs offres de prêts mais c’était au détriment des PME.

Parallèlement à cette baisse d’offre de crédits, les investisseurs ont perdu confiance en la solidité
et la sécurité du système bancaire et financier actuel. Le marché fut face à une situation où, d’une
part, les PME ont difficilement accès à un financement auprès des banques et, d’autre part, des
sources de financement existent et cherchent une alternative aux placements bancaires. : Une
demande et une offre de financement insatisfaites des banques et du système financier classique.

C’était l’opportunité pour des moyens de financement alternatifs et c’est cette opportunité qu’ont
saisie les fintechs, surtout avec :

 La puissance de l’internet et les nouvelles technologies pour rassembler l’offre et la


demande ;

 La baisse importante du coût de la capacité informatique qui permet de traiter la masse de


données désormais disponibles.

Les facteurs expliquant l’essor des fintechs :


 La disparition des obstacles techniques et juridiques et l‘attrait croissant du public pour
les offres numériques

 De nombreuses innovations technologiques ont permis l’émergence des Fintechs comme


la mobilité bancaire, l’informatique en nuage (cloud computing), l’exploitation des
mégadonnées (big data), les algorithmes, les agents conversationnels (chatbots),
l’intelligence artificielle, la chaîne de blocs (blockchain),

 Les mégadonnées répondent à la volonté des Fintechs de créer des services personnalisés
et flexibles qui répondent aux demandes très spécifiques de la clientèle. Au total,
l’amélioration de l’analyse des données pour évaluer les risques et l’automatisation de la
gestion des actifs constitue un apport majeur des Fintechs.

Les domaines d’activité de la Fintech


- Les fintechs B2C : qui s’adressent aux consommateurs. Il s’agit souvent de banques
digitales, d’applications de paiement ou encore de solutions de gestion pour les
particuliers (finances personnelles, patrimoine).
- Les fintechs B2B : avec des services financiers ciblant les entreprises de toute taille,
PME ou grands comptes. Ces fintechs proposent par exemple l’affacturage ou le transfert
de devises.

- Les fintechs B2B2C : servant d’intermédiaires entre porteurs de projets et investisseurs


qui peuvent être des professionnels ou des particuliers. C’est le cas des plateformes de
levée de fonds (financement participatif, dons).

- Les fintechs spécialisées : dans un domaine bien particulier comme l’assurance


(Insurtech) ou la conformité des banques aux règlementations (Regtech).

Les innovations les plus actives dans la Fintech s’articulent autour de


plusieurs domaines :
La crypto monnaie : est une monnaie numérique construite avec des protocoles
cryptographiques rendant les transactions sécurisées et difficiles à simuler.

La technologie Blockchain : est une liste croissante d’enregistrements, appelés blocs, qui sont
liés à l’aide de la cryptographie. Chaque bloc contient un hachage cryptographique du bloc
précédent, un horodatage et des données de transaction

Les Smart Contrats : qui utilisent des programmes informatiques (utilisant souvent la
blockchain) pour exécuter automatiquement des contrats entre acheteurs et vendeurs.

L’open Banking : est la pratique qui consiste à partager des informations financières par voie
électronique, en toute sécurité et uniquement dans des conditions approuvées par les clients.

L’Insurtech : fait référence à l’utilisation d’innovations technologiques conçues pour réduire les
coûts et améliorer l’efficacité du modèle actuel du secteur des assurances.

La Regtech : cherche à aider les sociétés de services financiers à se conformer aux règles du
secteur, notamment celles qui traitent des protocoles de lutte contre le blanchiment d’argent et de
connaissance de la clientèle pour lutter contre la fraude.

 La robotique : utilise des algorithmes pour automatiser les conseils en investissement afin de
réduire leurs coûts et d’accroître leur accessibilité.

La cyber sécurité : compte tenu de la prolifération de la cybercriminalité et du stockage


décentralisé des données, la cybersécurité et les technologies financières sont étroitement liées.

Instant Pay / Paiement mobile : une méthode de transfert d'argent qui vient disrupter la notion
longtemps acquise qu'un paiement doit mettre 2 à 5 jours pour être validé par une banque.
Pour Pénétrer Le Secteur Financier, Les Fintech Ont Privilégié 2 Stratégies
Distinctes :
 Développer des solutions innovantes au service de la transformation digitale des banques.

 Offrir des services concurrents à ceux du secteur bancaire traditionnel.

Les services proposés par les Fintech


Les services proposés par les sociétés Fintech sont divers et variés. Chaque jour, de nouvelles
prestations sont mises en place par ces sociétés qui évoluent quotidiennement.

1. La tenue des comptes :

 Services dédiés aux entreprises :

- E-commerce : Les sociétés Fintech ont su proposer des solutions adaptées dans
l’e-commerce. Premièrement, elles proposent aux commerçants, contrairement
aux banques, d’augmenter le taux d’achat des visiteurs du site internet. Ceci grâce
notamment à la convivialité de leurs interfaces, de la rapidité d’exécution et la
possibilité d’utiliser plusieurs moyens de paiement.
- Payement mobile : Les Fintech ont rapidement élaboré des programmes de
fidélité pour aider les commerçants à fidéliser leur clientèle via le paiement
mobile. Un autre avantage concerne la diminution de vandalisme sur les
distributeurs automatiques puisque ces derniers ne stockent plus d’argent
physique.

 Services dédiés aux clients :

- Portefeuille en ligne : Ce système permet de sécuriser l’usage de la carte


bancaire, généralement sur internet, puisque le client n’a plus à communiquer les
données sensibles (numéro de carte de crédit, crypto code) aux sites internet.
- Transfert de fonds : Les Fintech ont su concurrencer les institutions bancaires
qui proposent ce service à coûts élevés, surtout s’il s’agit de transfert
international. Pour comparaison, en moyenne, les frais d’une transaction
internationale représentent 6-7 %3 du montant de la transaction lorsque l’on passe
par l’intermédiaire d’une banque.

2. L’émission et la gestion de la monnaie :

Plusieurs monnaies virtuelles ont vu le jour ces dernières années, notamment Litecoin ou Ripple,
mais le Bitcoin est la monnaie virtuelle la plus connue au monde actuellement. Ces
monnaies utilisent le système Blockchain et ne sont pas soumises à une banque centrale
contrairement aux autres monnaies.
Les Fintech se sont principalement développées dans la conversion des monnaies virtuelles dans
une monnaie traditionnelle. Cela permet aux commerçants d’accepter d’être payés par monnaie
virtuelle puis de rapidement la convertir en une monnaie traditionnelle.

3. Le financement et l’épargne :

On parle du Financement participatif ou Le crowdfunding, consiste pour une entreprise ou un


individu à lever des fonds sans passer par l’intermédiaire de la banque. Les investisseurs et les
demandeurs de fonds sont mis en relation sur une plateforme informatique afin que chacun
puisse trouver son intérêt.

4. La gestion de l’investissement :

Le Robot Advisor a été conçu afin de gérer les actifs des clients notamment par des analyses big
data ainsi que de puissants algorithmes. Leurs services comprennent la planification automatisée
de portefeuille, la répartition automatique des actifs, les évaluations des risques, le rééquilibrage
des comptes et d'autres outils numériques.

5. Les fintechs de l’excellence opérationnelle

 Comptabilité et budget : La gestion comptable et budgétaire des entreprises est depuis


longtemps un terrain de jeu privilégié des sociétés technologiques. Des entreprises de
logiciel ont connu des succès spectaculaires en rendant plus simples et efficaces les
fastidieuses tâches de la comptabilité d’entreprise.

 Paie et RH : Au premier rang des activités administratives se trouve la gestion de la paie.

6. Financement par optimisation du compte client

La fintech permet de dépoussiérer ce très vieux métier qu’est l’affacturage en le rendant


accessible à toutes tailles de sociétés et pour n’importe quelle facture, quels qu’en soient le
nombre ou le montant.

Traditionnellement, l’affacturage se faisait sous forme de contrats annuels pour traiter l’ensemble
des factures et avec un coût de mise en place qui excluait de facto les plus petites entreprises.

Les plateformes fintech d’affacturage permettent de répliquer ce modèle mais facture par facture,
en revendant chacune d’elle à des investisseurs à un coût légèrement inférieur à la valeur faciale
de la créance.

7. Assurances et prévention des risques :

Ce secteur que l’on appelle Insurtech, applique des technologies comparables à celles des
fintechs pour révolutionner les business models traditionnels. On assiste au développement de
places de marché dédiées à l’assurance des entreprises.
8. Optimisation des comptes bancaires :

Enfin, le compte bancaire lui-même est devenu récemment le nouveau terrain de jeu des fintechs
européennes.

Du système des banques aux Fintechs : quelles transformations ?


Les procédés de cette nouvelle forme d’économie (Luyckx et Masset, 2014) 

 Une logique horizontale inhérente à l’organisation en réseau, au peer to peer(P2P), avec


une décentralisation et une absence de centre unique de décision ; cela conduit à une
réduction de la sphère de la production dirigée et hiérarchisée et une extension au
maximum de la sphère de l’activité humaine autonome et décentralisée ;

 La mutualisation des outils et des connaissances avec un accès libre à tous ceux qui
contribuent : partage par des individus ou des groupes d’individus de biens,
d’équipements et de connaissances de manière à optimiser l’accès à ces ressources et leur
rentabilité.
 Les nouveaux acteurs du digital sont organisés non de manière horizontale, non en
fonction du produit ou du service, mais du client.
 Une logique coopérative étendue (Crowdsourcing) liée à des communautés d’intérêts ou
locales (utilisation de la créativité, de l’intelligence et du savoir-faire d’un grand nombre
de personnes pour réaliser certaines tâches).

Pourquoi les activités bancaires sont-elles plus touchées par les fintechs que
les autres activités de la finance ?
Une double réponse s’impose pour la première raison :

 La régulation imposée aux banques post crise a facilité l’émergence de ces nouveaux
acteurs.

 Les nouveaux acteurs essayent la plupart du temps de trouver la solution idéale à


l’équation réglementaire qui permet de se lancer dans ces activités financières au moindre
coût réglementaire

La seconde raison touche un mode de consommation nouveau par le recours au digital et la


facilité avec laquelle il est désormais possible d’acheter des produits bancaires comme des prêts
ou des dépôts via Internet.

Les opportunités saisies par les Fintech par rapport aux banques
- Notoriété et solidité des institutions bancaires
- Effectuer une révolution numérique
- Diversifier sa clientèle
- Baisser les prix des prestations des banques
- Optimisation de la relation client et ses services

Les menaces possibles par rapport aux banques


- Législation de la FINMA
- Nouveau style de consommation
- Apparition de nouvelles technologies innovantes
- Concurrence sur les prix
- Concurrence directement les services bancaires

Les RISQUES MAJEURS faces aux fintechs :


Les principales failles identifiées pour les éléments sur lesquels se reposent les services
des Fintech sont les suivantes :

 Les Terminaux :

Comme évoqué précédemment, la majorité des services financiers proposés par les Fintech sont
accessibles par les utilisateurs depuis leurs propres terminaux (PC, tablettes, smartphones…). La
sécurité des opérations réalisées est donc fortement dépendante du niveau de sécurité du terminal
utilisé. se prémunir contre les opérations frauduleuses suite au vol d’identifiants de connexions
est l’authentification à facteurs multiples.( Cette méthode déjà largement utilisée par les
entreprises est maintenant de plus en plus répandue aux particuliers pour se connecter à une
application sensible en ligne.)

 La programmation :

Le piratage via une faille de programmations est omniprésent pour les entreprises développant
des applications et autres services web.

Pour limiter les risques dus à ces failles de programmation en réalisant des audits sur les codes
sources et en utilisant des scanners de vulnérabilités sur les applications.

 Les infrastructures :

Telles Treezor et Mangopay, certaines start-ups choisissent de déléguer l’hébergement de leurs


applicatifs et de leurs données à des fournisseurs Cloud pour se concentrer sur leurs cœurs de
métiers. Mais le Cloud n’est pas infaillible.
Les Fintech doivent donc mettre la sécurité au cœur de leurs préoccupations pour le
développement de leurs services est donc en l’intégrant dès la conception. D’autant plus, le
secteur financier n’est la cible privilégiée pour les attaquants qui cherchent à exploiter toutes les
failles qu’ils peuvent identifier afin de détourner des montants importants. Les Fintech se
développant en accéléré, la course à la croissance prime parfois sur la sécurisation des produits.

Les difficultés pouvant être rencontrés par les Fintechs


Qu’ils ne disposent pas de relations avec le client final, contrairement aux banques et aux
assurances. Les entreprises Fintech restent encore branchées avec les banques.

Les solutions proposées par les Fintech restent au niveau de petite échelle et peu de gens les
utilisent, contrairement aux banques. Et alors pour qu’elles développent leur notoriété ils devront
investir en temps et en capital ce qui va augmenter leurs charges et donc ils peuvent perdre leurs
avantages par rapport aux banques.

Les Fintech n’ont pas beaucoup d’expérience concernant le risque de liquidité ou concernant la
fraude, parce que ce sont des entreprises relativement récentes pour la plupart, Et aussi pour les
volumes qui sont très faibles par rapport aux banques. Elles risquent, en voulant simplifier au
maximum leurs services, de donner une trop ample liberté aux clients, pouvant mettre en péril la
sécurité des données et du capital de ces derniers. Il y a de fortes chances que les Fintech
n’arriveront pas à anticiper tous ces potentiels risques qui pourraient les mener à la faillite selon
la gravité du cas.

Conclusion
L’essor récent des Fintechs est en train de bouleverser le secteur de la banque et de l’assurance.
Mais contrairement à l’idée selon laquelle les Fintechs constituent une menace pour les banques
traditionnelles, nous pouvons affirmer que ces dernières ne sont pas condamnées à disparaître car
elles disposent d’atouts non négligeables face à ces jeunes pousses de la finance : moyens
financiers plus importants, équipes mieux formées, … A l’inverse des banques, les Fintechs
manquent d’expérience en matière de conformité pour la lutte contre le blanchiment, la fraude et
autres délits financiers. Enfin, les FinTech ne représentent pas une menace sérieuse pour
l’activité moyens de paiement des banques.

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