Vous êtes sur la page 1sur 45

Résumé droit de famille.

REDIGE PAR : ILHAM LIKAIMI


Droit de Famille

Première partie : La formation du mariage


-La notion de famille n’est pas définie par le législateur.
-Elle est définie par la sociologie comme étant un groupe d’individus unis par une communauté de vie.
-En droit c’est l’ensemble des individus qui relient entre eux le mariage et la parenté.
On distingue 3 catégories de rapports entre les personnes : <Le mariage entre époux – La parenté entre
personnes – Les liens d’alliances entre la personne et les parents de son conjoint >.
-Le lien familial est de double nature <Le lien de mariage : est l’objet d’un droit et d’une liberté fondamentale
il est aussi une institution sociale>
-Les fiançailles sont considérées comme les préliminaires du mariage, donc ils ne sont pas une condition
préalable au mariage.
-Les fiançailles : Une promesse réciproque de mariage sans aucune obligation pour les futurs époux de
s’unir et ne peut pas porter atteinte à la liberté du mariage.
-Le CDF (Art 5-9) explique l’importance accordée à cette période comme étant au plan sociologique et
juridique l’annonce du projet de mariage au groupe social avec une préparation matérielle voire religieuse à
l’union future, elle est accompagné aussi d’une publicité au niveau de l’entourage.
-La réalisation des fiançailles est par l’expression des deux parties <Fiancé-Fiancée>leur promesse
La valeur juridique des

mutuelle de se marier par tout moyen communément admis <la récitation de la Fatiha – les
pratiques admises par la coutume – Les échanges de présents>.
-La période des fiançailles sont considérés jusqu’à la conclusion de l’acte de mariage dûment
fiançailles

constatée.
-Le DOC confirme que la promesse ne crée nullement une obligation, les fiancés peuvent à tout
moment et en toute liberté mettre fin à leur projet de mariage.
Chapitre préliminaire : Les fiançailles

*Les fiançailles ne sont pas considérées comme un contrat juridiquement obligatoire. C’est une
promesse mutuelle de mariage
*Les fiançailles ne créent aucun rapport de famille – aucun empêchement à mariage – aucune
autorité ne peut imposer l’exécution.
-L’absence de la force obligatoire des fiançailles a pour objet de permettre à chaque fiancé de renoncer
librement à son projet de mariage <L’exercice de la liberté>.
-Le droit de renoncer est absolu, chaque partie peut par volonté unilatérale mettre fin.
-La renonciation peut causer dans certains cas à l’un comme l’autre des fiancés des dommages sérieux.
-Les difficultés sont au cas de la rupture. La restitution ou la conservation des cadeaux dépend à
leurs nature et circonstances de la rupture.
La réconciliation aux fiançailles

-Les jurisconsultes musulmans ne sont pas unanimes quant au sort des cadeaux offerts en
période de fiançailles.
Le sort des cadeaux

→ Les hanafites : Les cadeaux sont soumis aux règles régissant les donations entre vifs
-Si la chose donnée subsiste encore au moment de la rupture, elle sera restituée.
-Si la chose avait péri ou a été consommée, on aura plus de restitution, elle sera
alors elle sera analysée comme une libéralité.
→ Les malékites : Les cadeaux présentés à l’occasion des fiançailles doivent être restitués.
-Si la rupture a été provoquée par le fiancé les cadeaux seront conservés par la
fiancée.
-Si la fiancée est l’auteur de la rupture, il y a lieu à restitution au profit du fiancé.
-Le code ce famille marocain d’obédience malékite dans son Article 8 dispose que chacun des
deux fiancés peut demander la restitution des cadeaux à moins que la renonciation aux fiançailles
ne lui soit imputable, les présents sont restitués en nature ou à leur valeur selon les cas.
-Le sadaq : est tout ce que l’époux offre à son épouse pour manifester sa volonté de contracter
Le sort du

mariage
Sadaq

-Après avoir remis le Sadaq quel que soit en totalité ou en partie à sa fiancée <le fiancé> et a eu
après un cas de renonciation ou de décès de l’un des fiancés
Alors l’effet de la renonciation est la restitution du Sadaq remis à la fiancée avant la conclusion
du mariage.
→ Si le sadaq existe encore au moment de la renonciation, il sera restitué en nature
→ S’il a été par contre péri ou consommé, la fiancée doit restituer un sadaq équivalent s’il s’agit
d’un bien fongible, sinon au cas de bien non fongible il faut un équivalent en valeur.
→ Si le sadaq remis est converti en trousseau, l’article 9 du code de famille affirme que si la
fiancée refuse de restituer le montant ayant servi à l’acquisition du trousseau, la partie qui a
renoncé aux fiançailles supporte la perte qui résulte.
-Les fiançailles ne créent aucun engagement juridique ni moral.
-La simple renonciation aux fiançailles n’ouvre pas droit au dédommagement.
-La renonciation aux fiançailles est un droit dont l’exercice ne doit pas être abusif.
La réparation du préjudice

-Si la renonciation est accompagnée des actes causant un dommage matériel ou dommage moral
cette renonciation doit conférer le droit à une réparation.
-Il ne s’agit pas qu’elle soit une faute mais ses circonstances dont lesquelles elle survient en
causant un préjudice peuvent justifier la condamnation du fiancé volage à réparer le préjudice.
-D’après l’article 77 – 78 du code des obligations et contrats,
Pour obtenir réparation,
→ l’une ou l’autre partie doit d’abord prouver l’existence d’une promesse de mariage
→ Le partenaire délaissé doit apporter la preuve de la réunion des conditions de mise en
œuvre de la responsabilité de l’auteur de la rupture.
-Au cas des fiançailles prolongés au temps, si des tiers ont cru l’existence d’un statut matrimonial
dont ils pouvaient tirer des droits , nous estimons que dans ce cas que les tiers peuvent se
prévaloir à la théorie de l’apparence, ils pourront demander réparation aux 2 fiancés du fait
d’une erreur commune.
-Les relations sexuelles sont interdites hors mariage, aussi sanctionnés par le droit pénal
-L’enfant né hors mariage hors mariage suit sa mère
-Au cas où la fiancée peut être enceinte lors la période des fiançailles et ait des circonstances qui
empêchent de dresser l’acte de mariage, le CDF, droit musulman, considèrent la grossesse
comme illégitime et ne produit aucun effet au profit du fiancé.
-Le CDF dispose que la grossesse est imputée au fiancé au cas de <par erreur> un concept
Le sort de la grossesse de la fiancée

préexistant
-le fiancé est présumé être le père de l’enfant si 3 conditions sont réunies : (Art 156
→ Si les fiançailles ont été connues des deux familles, approuvées par le tuteur matrimonial
de l’épouse si elle est mineure.
→ La fiancée est tombée enceinte durant la période des fiançailles.
→ Les 2 fiancés ont reconnu que la grossesse leur est imputable.
-Les conditions sont constatées par une décision judiciaire
-Si toutes les autres conditions sont remplies et le fiancé nie que la grossesse lui est imputable
La filiation paternelle peut être établie par tous les moyens légaux dont l’expertise médicale
ordonnée par le tribunal.
-Les fiançailles est un cas permettant la paternité et non le mariage des parents de l’enfant.
-Si le projet de mariage arrive à le phase de mariage, il faut le concrétiser sur le plan juridique par
la rédaction de l’acte du mariage qui exige des conditions et produisant des effets imposés par
la loi.
-La situation du couple marié est régie à l’avance en ce qui concerne la création – les effets et la
dissolution, en dehors de la volonté des époux.
-Le système actuel est un système mixte regroupant à la fois le caractère contractuel
institutionnel du mariage mais dans lequel le caractère institutionnel l’emportait.
-La volonté des parties ne joue rôle qu’au cas de dissolution qui doit être demandée au tribunal.
Titre 1 : Les conditions de formation du mariage
-Décider de se marier c’est accepter d’adhérer à un statut légal préétabli des gens mariés
= Accepter de se soumettre à un ensemble de règles contenues dans le CDF.
-La société, la loi suprême et la loi ordinaire accordent une importance particulière à la cellule familiale
autrement dit la famille légitime.
-Conformément à l’article 4 du CDF,
Le Mariage : « Un pacte fondé sur le consentement mutuel et une union légale et durable entre un homme et
une femme. Il a pour fin la vie dans la fidélité, la pureté et la fondation d’une famille stable sous la direction des
deux époux conformément aux dispositions du CDF ».
-D’après cette définition fournie par le code on distingue plusieurs enseignements :
1- C’est un pacte fondé sur le consentement d’un mari et d’une femme, l’article vise aussi les buts du
mariage (fonder une famille stable basée sur la fidélité et la pureté).
2- L’article vise seulement le mariage entre 2 personnes de sexe biologiquement différent,
sinon il y aura une inexistence de mariage.
-Le prophète exhorte les gens jeunes à s’établir au cadre conjugal. Qui est le seul conforme au respect
humain et agréable au dieu.
3- L’article consacre le caractère contractuel du mariage qui dépend de la volonté des époux commettant
un acte juridique, un contrat entre mari et épouse.
-Il n’est entaché d’aucune nature sacramentelle. La Fatiha ne constitue pas un mariage.
-Le mariage est purement civil mais çela n’exclut pas qu’il est sacré comme il est mentionné au Coran.
4- Le mariage permet de distinguer la différence entre la famille légitime et la famille illégitime.
Il donne à relations sexuelles la légitimité et l’approbation de la loi et la société.
Le mariage assure l’exclusivité sexuelle, les actes sexuels hors mariage sont réprimés par la loi.
5- Le but principal du mariage est la procréation des enfants, c’est un signe de prestige et de virilité pour
l’homme et fécondité pour la femme. Les enfants sont l’ornement de la société et le charme de
l’existence.
La femme a le droit à la maternité et le mari ne doit le priver.
6- Le CDF dispose que le but du mariage est la fondation d’une famille dans sa dimension quantitative et
n’accorde pas d’importance à la formation du couple.
-Des droits découlent de la consommation du mariage.
Le couple a pour fin l’union sexuelle orientée vers la procréation. Le code pénal sanctionne la castration,
l’avortement, l’homosexualité.
-Le divorce est prononcé pour vice rédhibitoire empêchant les rapports sexuels entre époux.
-Si la femme se plaint de la non-consommation du mariage résultant de l’existence d’un vice rédhibitoire
elle a le droit de demander la dissolution.
-La jurisprudence considère que le refus de l’épouse de procréer sans motif valable est une grave
violation et cause justifiant le divorce.
-La femme vierge plusieurs années au domicile conjugal ou la stérilisation du mari est un préjudice
permettant le divorce.
7- Le mariage doit être durable. La vocation essentielle du mariage est la durée mais ça ne veut pas dire
qu’il est indissoluble. Il est perpétuel par sa destination
8- Le mariage est une association de personnes mais leurs biens demeurent étrangers à cette association.
Néanmoins, l’union des personnes peut s’accompagner des biens qui se traduisent par un accord dans un
document séparé de l’acte de mariage.
9- La famille a accédé à la vie juridique constitutionnelle dans la loi suprême qui prévoit que la famille est
la cellule de base de la société.
-L’Etat est obligée de garantir la protection de la famille sur les plans juridique-social-économique aussi
garantir son unité, sa stabilité, sa préservation par la loi.
10- L’union d’un homme et d’une femme est sanctionnée par la loi qui soumit le mariage a des règles
impératives concernant sa formation, ses effets et sa dissolution pour distinguer le mariage de l’union
libre. Tel que les contrats civils, le mariage est subordonné à l’accomplissement de certaines conditions
pour la formation (d’ordre physique des époux) et autres procédant l’aspect contractuel du mariage (le
consentement) sans lesquelles le mariage n’aurait aucune existence légale, d’autres conditions sont
d’ordre familial et de moralité sociale, certaines conditions concernant la tutelle matrimonial si l’un des
futurs époux est mineurs.
-Le mariage repose sur des conditions naturelles qui entrainent à des relations charnelles entre les époux.
C’est pour çela que le CDF attache une importance considérable au mariage.
C’est pour çela qu’il exige plusieurs conditions d’aptitude physique.
-L’un des buts de mariage est la perpétuation de l’espèce humaine notamment des musulmans.
Alors, il faut exiger que les futurs époux aient atteint la puberté surtout la femme car la grossesse
précoce cause des dangers à la fois physiques et moraux.
Donc l’exigence d’une certaine maturité est un élément important.
- Les seuils minimaux de l’âge de mariages varient selon les époques et les lieux.
-le droit musulman admet le mariage des mineurs mais considèrent que la puberté est variable et son
apparition doit être arbitrée d’après des signes extérieurs.
-Le code de famille a précisé l’âge pour se marier en 18 ans grégoriens révolus aux garçons et filles.
-Le législateur a mis fin à :
→ La distinction selon le sexe.
→ La distinction entre la capacité matrimoniale et la capacité patrimoniale.
-Le CDF accorde au juge de la famille chargé du mariage la faculté d’autoriser le garçon et la fille à se
marier avant même d’atteindre l’âge de 18 ans.
Section 1 : L’âge des futurs époux

- La loi laisse une place à l’appréciation des cas particuliers en prévoyant l’octroi de dispense d’âge
soumise aux mêmes conditions les garçons que les filles.
-L’autorisation de mariage du mineur est accordée par le juge qui prononce à cet effet une décision
motivée tout en précisant les intérêts et les motifs justifiant ce mariage. Les adouls ne dressent l’acte
Chapitre1 : L’aptitude physique

que sur production de l’autorisation.


-Le juge n’accorde l’autorisation qu’après :
→ Avoir entendu le mineur, ses parents ou son représentant légal.
→ Recourir à une expertise médicale pour établir l’aptitude du mineur à assumer les charges du
mariage.
→ Procéder à une enquête sociale en vue d’assurer des raisons justifiant cette demande.
-La décision d’autorisation du mariage est exécutoire dans l’immédiat.
-La décision refusant l’autorisation peut faire l’objet du recours conformément au droit commun.
-Le CDF exige l’approbation du représentant légal du mineur à son mariage.
Cette approbation est matérialisée par la signature du représentant légal apposée avec celle du mineur
sur la demande de l’autorisation du mariage, la présence du représentant légal lors de la conclusion du
mariage.
-Si le représentant refuse le mariage du mineur, le juge de la famille statue sur la demande du mineur.
-La fille et le garçon mineur marié conformément aux dispositions de l’art 20 et 21 acquiert en plein droit
la capacité civile d’ester en justice sans passer par le tuteur légal, cette capacité est limitée uniquement
à l’exercice des droits et obligations nés du mariage
-Le mariage fait émanciper le mineur pour tout ce qui concerne les droits et obligations résultant du
mariage.
-En dehors de ce cas, si le mineur n’est pas émancipé par la décision du juge il reste sous tutelle.
-Le mariage dans la conception islamique suppose la différence du sexe des époux .
1- L’indétermination du sexe.
Section 2 : Le sexe des époux

-Aucun texte en droit marocain ne définit le sexe mais la loi prescrit sa mention sur l’acte de naissance.
-La mention de sexe portée sur l’acte de naissance jouit d’une présomption de vérité qui la trend
opposable jusqu’à preuve du contraire.
-Les futurs époux établiront qu’ils sont de sexes différents en produisant leurs actes de naissance.
-Nul ne peut réclamer un état contraire à celui que lui donne son titre de naissance, seul l’acte de
naissance fait foi de la réalité des prénoms attribués à l’enfant lors de sa naissance.
-Au cas d’indétermination du sexe de l’un des époux dans son apparence, il n’y a pas de 3 ème catégorie.
L’individu peut de naitre avec une anomalie de du développement sexuel et le cas de de l’hermaphrodite
et non du transsexuel, transgenre, ou intersexe.
-La doctrine islamique classique a étudié le cas de l’hermaphrodite en lui réservant des textes
concernant son mariage et son héritage, textes consacrées par des codes de statut personnel de
-ces textes sont élaborés pendant une période om on ne pouvait pas intervenir médicalement sur
l’hermaphrodite.
-A présent grâce au progrès de la médecine, l’hermaphrodite peut recourir à des opérations chirurgicales
et à des traitements pour mettre en harmonie son apparence physiologique avec son sexe. Pour
demander de faire judiciairement que son sexe a changé en sollicitant la modification de son état civil
quant à la mention du sexe et l’attribution d’un prénom.
-L’hermaphrodite est une simple correction de sexe alors que pour le transsexuel est un changement de
sexe ce qui est interdit par l’islam car c’est un changement de la création du dieu.
-Tout marocain inscrit à l’état civil peut demander pour motif valable le changement de son prénom par
décision judiciaire.
Le juge de la section de famille au sein du tribunal de première instance qui a le rôle de l’appréciation
du motif.
-Après l’acceptation du changement, le nom est transcrit sur l’acte de naissance par l’officier de l’état
civil du lieu de naissance de l’intéressé.
-C’est une action d’état puisque elle tend à l’acte en conformité avec la réalité résultant d’un
changement allégué dans la personne.
2- Le mariage entre personnes de même sexe.
-La différence de sexe est une condition inhérente au mariage en droit marocain à l’image du droit
musulman, alors il ne peut y avoir de mariage homosexuel.
-En Islam , l’homosexualité est un péché contre l’ordre établi.
-Dans la société marocaine, l’homosexualité est immorale, il n’y a pas de reconnaissance légale des
couples homosexuels, mais le code pénal sanctionne l’homosexualité.
-L’homosexualité est punie par l’art 489 du code pénal de 6 mois à 3 ans d’emprisonnement et d’une
amende de 100 à 1000 DH tant que ce n’est pas une infraction plus grave.
-Le mariage homosexuel ne peut être célébré au Maroc, l’ordre public marocain en matière
internationale s’y oppose.
-La prohibition touche aussi le mariage célébré entre un marocain et un étranger par les agents
diplomatiques ou consulaires du pays de ce dernier au Maroc.
-L’art 202 du code civil de l’art 17 Mai 2013 dispose que 2 personnes de même sexe leurs mariage est
valablement célébré s'il l'a été conformément aux formalités prévues par la loi de l'Etat sur le territoire
duquel la célébration a eu lieu. Ce mariage n’a aucune valeur juridique au Maroc.
-Le Maroc ne reconnait pas un droit acquis sans fraude à l’étranger s’il est contraire à l’ordre public qui
reste un garde-fou limitant toute dérive dans l’application de la loi notamment dans les relations
familiales entre marocain et étrangers. La liberté individuelle consacrée par la loi a des limites et
l’application des lois en matière familiale est restreint car le droit de famille mêmes toutes les
modifications demeure enraciné dans le référant religieux qui est source d’inspiration du juge et du
législateur.
-Il n’est pas nécessaire d’être en bonne santé pour se marier.
Section 2 : La santé des futurs époux.

-Le code de famille exige à l’image du droit français un examen médical avant le mariage.
-Les époux en rapportent la preuve par la remise au juge de la famille chargé du mariage d’un certificat
médical faisant partie des pièces administratives constituant le dossier pour la conclusion du mariage.
Le mariage célébré sans recours en nullité puisque le mariage coutumier est toujours en vigueur.
Ce certificat ne joue aucun rôle préventif pour la santé des époux.
Cette procédure est inefficace.
-Le CDF admet le divorce pour vice rédhibitoire propre à l’un des époux, telles l’impuissance sexuelle, la
castration, l’obstruction vaginale faisant obstacle à la consommation du mariage.
-Le code considère cette consommation comme élément principal du mariage et donc générateur de
certains droits notamment en matière d’entretien de l’épouse, de sadaq, de filiation.
-Le CDF consiste que chacun des futurs époux doit jouir ses facultés mentales.
-L’article 23 du CDF, dispose que le juge de famille peut autoriser le mariage de le handicapé mental.
Le mariage peut améliorer son état psychique.
-Mais l’autorisation du mariage ne peut être accordée que sur la production d’un rapport médical
Section 2 : La santé des futurs
établi par un rapport médical établi par un ou plusieurs médecins experts sur l’état du handicap
qui précise la spécificité et le degré de la gravité du handicap et si il peut contracter le mariage ou
non.
-Le juge doit communiquer ce rapport à l’autre partie qui doit être majeure et consentir à conclure
époux

son mariage avec la personne handicapée mental.


Le consentement doit être exprès et consigné dans un acte authentique.
-Le juge doit mentionner tout ce qui précède dans un procès-verbal qu’il doit signer.
-Lors de la rédaction de l’acte du mariage, la présence du handicap mental et de son représentant
légal.
-Les adouls ne dressent cet article que sur production de l’autorisation du juge de la famille chargé du
mariage.
-Le mariage est un acte qui dépend de la volonté des époux.
-Le mariage comporte des exigences relatives au consentement des futurs époux en raison de sa gravité.
-Leur volonté constitue l’élément essentiel dans la formation du mariage.
-Au moment de la conclusion du mariage que s’apprécie le consentement des époux.
-Le consentement doit aussi être libre et exempt de vice.
-Le mariage est basé sur un accord de volontés.
-Art 10 CDF : Le mariage st conclu par l’offre de l’un et l’acceptation de l’autre des contractants.
-Il n’y a pas de mariage lorsqu’il n’y a point de consentement.
- Le consentement :
→ Les futurs époux sont présents à l’acte.
→ Il est exprimé dans la même séance.
→ La présence des 2 adouls est obligatoire qui constatent et consignent l’offre et l’acceptation.
→ Il est matérialisé par la signature des 2 époux sur l’acte du mariage.
→ Il doit être donnés verbalement et les prononcés soient et ne laissent aucun doute sur la
Chapitre 2 : La volonté des époux.

volonté réelle des parties contractantes.


-Le législateur a mis fin aux agissements du tuteur matrimonial qui représentait la femme sans la
Section 1 : L’existence du consentement

consulter, la femme exprime son accord et imprime sa volonté sur l’acte de mariage.
-Le muet peut contracter le mariage mais à condition qu’il manifeste sa volonté soit par :
→ Signes.
→ Gestes.
→ Ecrit s’il est illettré.
-Le mariage peut se former sans la comparution dès l’un des futurs époux même le contenu du CDF
-Le mariage du conjoint ne pouvant pas assister en personne à la conclusion du mariage peut résulter
d’un mandat, ce dernier n’est valables qu’au cas des conditions suivantes :
→ L’existence de conditions particulières empêchant le mandataire à conclure le mariage.
→ Le mandat doit être établi sous la forme (authentique – sous-seing privée) avec la signature du
mandant légalisée.
→ Le mandataire doit être majeur et doit jouir sa capacité civile.
Doit réunir les conditions de tutelle au cas où il serait mandaté par le tuteur matrimonial.
→ Au sein du mandat, le mandant doit indiquer (le nom de l’autre époux-sa description
les renseignements relatifs à son identité- tous les renseignements qu’il doit mentionner.
→ Il doit préciser le montant du sadaq et le préciser et aussi les conditions qu’il désire introduire.
→ Le mandat doit être assuré par le juge de la famille qui s’assure de sa conformité aux conditions
requises.
-Le contrat de mariage doit comporter :
→ Le nom du mandataire.
→ Le numéro de sa carte d’identité nationale.
→ La date / lieu d’établissement de la procuration du mariage.
-Il suffit que le consentement émane d’une personne ayant qualité pour le donner et qu’il soit pur et
simple.
-Le consentement au mariage doit être librement exprimé.
1- Les vices du consentement.
-Le consentement doit être sérieux et non pas donné dans un but étranger à l’institution tel que le
mariage blanc.
-Le consentement doit être libre. Le CDF a adopté la théorie des vices du consentement en matière de
mariage.
-L’article 63 du CDF :
« Le conjoint qui a fait l’objet de contrainte ou de faits dolosifs qui l’ont amené à accepter le mariage, ou
Section 2 : L’intégrité du consentement.

de faits expressément stipulés comme condition dans l’acte de mariage, peut demander la résiliation du
mariage soit avant, soit après sa consommation dans un délai maximum de deux mois, à compter du jour
de la levée de la contrainte ou de la date de la connaissance du dol, et ce, avec le droit de réclamer un
dédommagement ».
- Il en résulte de ce qi précède que le législateur marocain consacre la théorie des vices de consentement
du droit des obligations, mais sans retenir l’erreur ce qui peut s’exprimer par l’art 17 du CDF exige la
présence des 2 parties en personne lors de la conclusion de leur union et même en cas de mariage du
mandat.
2- Les restrictions à la liberté matrimoniale.
-La liberté matrimoniale peut être confisquée à cause de certaines clauses comme les clauses de célibat
insérées aux contrats du travail… Surtout elles concernent les femmes.
-Pour protéger la vie privée et familiale du salarié, le législateur marocain a apporté des réformes en
matière du droit de travail tel que le code du travail et le code pénal.
3- Le courtage matrimonial.
-Aucun texte ne traite le courtage matrimonial en droit marocain mais la réglemente comme étant un
contrat commercial.
-Enfin, la liberté de se marier n’est pas totale, car on trouve certains empêchements de nature à
l’atténuer de façon temporaire ou permanente.
-Le CDF prohibe le mariage entre certaines catégories de personnes qui ne sont pas <épousables>
à cause de :
→ Leur parenté.
→ Leurs alliances.
→ Autres obstacles.
-Il n’y a pas de mariage tant qu’il y a un empêchement venant soit de la femme – l’homme ou des deux.
-Les empêchements à mariage selon le CDF inspiré du D.Musulman.
-Ils sont de 2 sortes :
Chapitre 3 : L’absence d’empêchements mariage

→ Permanents : Ils interdisent totalement en en permanence le mariage entre certaines personnes.


→ Provisoires : Is peuvent être levés si l’obstacle disparait.
-Cette catégorie d’empêchements tient à l’existence d’un obstacle majeure insurmontable qui résulte
Section 1 : Les empêchements permanents

de (la parenté par le sang-Alliance-Allaitement). Elle concerne des personnes qui ne sont pas
épousables.
-Si le mariage est conclu au mépris d’un empêchement permanent, il est frappé de nullité.
-L’action de nullité est accordée au tribunal qui la prononce.
-La parenté : le lien issu du sang de la filiation qui unit 2 personnes descendant l’une de l’autre.
-La proximité de la parenté s’établit par le nombre de générations qui séparent 2 membres
1- La parenté par le sang

d’une même famille.


-Chaque génération construit un degré, la suite des degrés construit une ligne.
-Le mariage est prohibé entre parents par le sang en cause de parenté,
il est appuyé sur son origine dans le Coran (Verset 23-Sourate 4).
La parenté en ligne

-Ce texte demeure appliqué par tous les codes dans les pays islamiques.
-Une telle union serait inceste et les enfants qui pourraient en naitre seraient
directe

incestueux.
-Le code pénal marocain réprime l’inceste conformément à l’article 487.
-En ligne directe, la prohibition du mariage est absolue sans distinction de degré.
-Inspirée du droit musulman, le CDF consacre la prohibition du mariage par la parenté
qui empêche le mariage de l’homme avec ses ascendantes et descendantes à l’infini.
-Le lien qui unit les personnes qui descendent toutes d’un auteur commun.

La parenté

collatérale
en ligne
-En ligne collatérale, la parenté est un obstacle permanent au mariage aussi entre
frères et sœurs, oncles, tantes, nièces et neveux.
-Par contre, le mariage est possible sans limitation entre cousines et cousins même
germains.
-En raison qu’on n’épouse pas seulement son conjoint, mais on s’unit aussi à une famille.
-L’alliance produit des empêchements qui se reposent sur des raisons sociologiques et morales.
-Elle construit un lien de famille issu du mariage qui unit un époux aux parents de l’autre.
-L’alliance nait du mariage et ne peut naitre que de lui.
-Les alliés n’ont en principe aucun lien de parenté.
-L’alliance constitue un empêchement permanent au mariage, elle s’appuie sur le Coran (Verset23 –
Sourate 4).
-Le CDF marocain repris cet empêchement entre un homme et :
→ Les ascendantes de son épouse dès la conclusion du mariage.
2- La parenté par alliance

→ Les descendants à tous degrés de son épouse mais à condition qu’il y ait consommation du
mariage avec la mère.
→ Les ex-épouses des ascendants et descendants des époux dès la conclusion du mariage.
-Cette prohibition résulte de diverses considérations.
→ Raisons religieuses et morales. L’union entre personnes appartenant à un même cercle de
famille serait regardée comme choquantes et entrainerait de troubles familiales.
→ Raisons sociales. Les relations sexuelles entre personnes très proches ont de tout temps
révolté la conscience humaine. La prohibition de l’inceste est <le tabou de l’humanité tout
entière>.
L’inceste crée un empêchement au mariage dont la méconnaissance entraine sa nullité
Obstacle à l’établissement d’une filiation incestueuse.
→ Raisons psychologiques ou génétiques. Les rapports sexuels entre des parents proches et
autres alliés proches et autres alliés sont considérés inféconds ou donnent souvent
naissance à une progéniture mal conformée.
-Le but principal de la prohibition est d’éviter les risques de transmission des tares héréditaires par
des unions entre consanguins et de maintenir le bon ordre, la paix et la moralité dans la famille.
-A la différence des autres religions monothéistes et au rebours du droit positif occidental, l’islam
3- La parenté par allaitement

considère l’allaitement comme un empêchement permanent du mariage.


-Selon le prophète, la femme qui nourrissait un enfant de son sein lui donnait la vie aussi bien que la
mère qui lui a mis au monde.
-La communion de sang entre le nourrisson et les parents nourriciers qui l’origine de cet
empêchement à mariage.
-Il résulte que la prohibition du mariage à cause de l’allaitement entraine les mêmes empêchements
que la parenté par le sang et par alliance.
-L’allaitement n’est prohibitif que s’il a eu lieu dans les deux premières années du nourrissons et
avant le sevrage.
-La parenté par le lait n’engendre aucun droit successoral en ce sens que l’enfant allaité n’héritera
pas de sa famille nourricière mais demeure héritier de sa famille par le sang.
-Ces empêchements s’appliquent à des obstacles qui disparaitront avec la cause qui les a fait naitre.
Section 2 : Les empêchements

-Ils sont regroupés dans l’article 39 CDF.


-Le mari est autorisé à épouser jusqu’à quatre femmes, mais il est interdit d’épouser :
1-Le mariage simultané

→ A la fois 2 femmes parentes à un degré prohibé.


provisoires.

avec deux femmes

→ Deux sœurs ou à une femme et sa tante qu’elle que soit en prenant en


parentes

considération (la parenté germaine-consanguine-utérine-par allaitement).


-La prohibition du mariage avec 2 femmes parentes trouve son fondement dans le texte
coranique (Verset 23 Sourate 4).
-L’article 39 – 1 du CDF :
« Il est interdit d’épouser simultanément 2 sœurs ou une femme avec sa tante paternelle
ou maternelle par filiation ou allaitement ».
-Le législateur marocain a improprement traduit la polygamie par le mariage d’un homme avec
plusieurs épouses mais en réalité elle englobe à la fois la polyandrie et la polyandrie et la
polygynie.
-Tel que le droit musulman, le CDF tolère la polygamie limitée à 4 épouses,
Au-delà de ce nombre, le mariage devient impossible à moins que le mari de divorce avec
l’une de ses 4 épouses.

-La polygamie est une forme très ancienne du mariage, pratiquée avant l’avènement de
l’islam. Aussi elle a été pratiquée sans limitées par les arabes durant la période préislamique.
-Dans les pays islamiques, la polygamie a créé beaucoup de conflits, elle a été un sujet ayant
des adversaires et des partisans.
-Les arguments des partisans : (Des raisons sociales, politiques et économiques).
A- La pratique de la polygamie en islam

-Les autres condamnent la pratique de la polygamie et estiment que la femme est


2- La polygamie

réellement opprimée non par les préceptes du Coran mais par les fausses interprétations.
-La législation islamique est basée sur la monogamie la forme idéale du mariage, la
polygamie n’est permise qu’exceptionnellement en se référant aux versets 3 et 128 de la
sourate 4.
-A l’état actuel de la société musulmane, la polygamie ne répond plus aux exigences de la vie
moderne, elle est incompatible avec l’évolution des mentalités.
-L’institution de la polygamie est confrontée aujourd’hui des problèmes d’ordre
économiques aux pays sous-développés.
-Pour remédier à ce problème social, les législateurs contemporains les uns sont contestés
d’apporter des restrictions à la pratique des mariages de l’insertion d’une clause de
monogamie dans l’acte de mariage / l’obtention d’un accord préalable du juge / Conseil
d’arbitrage
-D’autres, tout en respectant les principes de la législation islamique sans lui poser aucune
condition restrictive.
-Inspiré du droit musulman, le CDF admet le recours aux unions simultanées et soumises à
certaines conditions et interdit la polyandrie.
Le régime du patriarcat suppose une certitude de paternité.

-Le mari marocain peut contracter des unions simultanées à la limite e 4 femmes.
-Le CDF pose des conditions pour que les mariages simultanés ne soient pas contractés.
• Les conditions préalables de la polygamie
-Le CDF s’efforce de rendre le recours à la polygamie irrésistible en imposant des
restitutions.
B- La place de la polygamie dans le CDF

-L’art 40 du CDF : Il est interdite lorsque une injustice est à craindre entre les épouses.
Ce texte trouve son fondement au Coran <Verset 3 Sourate>
-Pour éviter aussi les mariages simultanés et assurer la protection de la femme,
-Le législateur donne à la femme le droit d’insérer une clause de monogamie dans l’acte de
mariage ou dans une convention ultérieure.
-Le recours à ce moyen est efficace pour combattre la polygamie et garantir la stabilité de
l’épouse contre toute menace éventuelle des unions simultanées.
-L’art 40 du CDF : « La polygamie est interdite lorsqu’il existe une condition de l’épouse en
vertu de laquelle le mari s’engage à ne pas lui adjoindre une autre épouse.
-Le recours à cette clause est peu fréquent même dans les milieux les plus évolués dans la
société.
-Les adouls sont souvent indifférents à l’égard d’une telle clause.
-Le CDF exige l’autorisation du tribunal qui ne pourra être délivrée que si le mari remplit 2
conditions essentielles :
→ Il doit justifier des raisons et des motifs qui l’ont amené à demander l’autorisation de
la polygamie. <seules les situations sérieuses : stérilité, l’inaptitude
→ Il faut prouver qu’il dispose des moyens financiers suffisants pour subvenir aux
besoins des deux familles. Il doit être capable d’assurer l’égalité dans tous les aspects
de la vie.
-Le tribunal n’accorde pas l’autorisation dans les cas suivants :
→ L’insertion d’une clause de monogamie dans l’acte de mariage ou une convention
ultérieure.
→ La crainte de l’injustice entre les coépouses.
→ Le motif objectif n’est pas établi.
→ Le mari demandeur ne dispose pas de ressources suffisantes pour assurer les charges
financières des deux familles.
• La procédure de la polygamie :
-Avant d’accorder l’autorisation au tribunal, le recours à une tentative de conciliation entre
époux est nécessaire
➢ L’autorisation du tribunal.
-Après la présentation de la demande d’autorisation par le mari, l’épouse est convoquée
pour comparaitre devant le tribunal.
-Si elle refuse de comparaitre le tribunal lui adresse avec in huissier du secrétariat une mise
en demeure l’informant que si elle n’assiste pas à l’audience il sera statué sur la demande du
mari en son absence.
- Si il aurait lieu à la mauvaise foi du mari par laquelle l’épouse n’a pas reçu la convocation, il
encourt à la sanction pénale par l’art 361 du code Pénal.
- Si il est établit que le mari a utilisé des manœuvres dolosives en vue d’obtenir l’autorisation
d’être polygame il est temps à l’application de l’article 366 du code pénal.
Le conjoint victime a le droit de demander la résiliation du mariage et de réclamer la
réparation du préjudice subi.
➢ La tentative de conciliation entre époux
-Quand les 2 époux comparaissent devant le tribunal, les débats de déroulent en leur
présence afin de tenter de les réconcilier en vue de les faire parvenir à un arrangement après
investigation et examen de justification présentées aux débats avant de prononcer la justice.
-S’il apparait au cours des débats que le maintien de la relation conjugale est impossible et
que la tentative de conciliation n’a pas abouti et que l’épouse dont le mari désire prendre
une autre femme persiste à demander le divorce, le tribunal fixe un montant représentant
tous les droits de l’épouse et le cas échéant de ses enfants.
-Le mari consigne le montant fixé à la caisse du tribunal dans un délai maximum 7 jours.
Après le tribunal prononce un jugement non-susceptible de recours par voie d’appel.
-La non-consignation du montant précité dans le délai de 7 jours est considérée comme
renonciation à la demande d’autorisation de la polygamie. Alors le rejet.
-Si le mari persiste à demander l’autorisation de prendre une autre femme et que son
épouse ne donne pas son accord et ne demande pas le divorce, le tribunal applique dans ce
cas et d’office la procédure de divorce pour discorde <Art 94 et 97>.
-Après autorisation, le mariage avec la future épouse n’est conclu qu’après qu’elle soit avisée
par le juge de la famille.
-Un homme ne peut épouser une femme déjà engagée par les liens du mariage.
3- Le C’est un empêchement, le mariage au mépris de l’empêchement entraine la nullité.
mariage avec -Le mariage avec une femme en état de retraite de viduité consécutive à un divorce
une femme ou au décès du mari.
mariée ou -La divorcée ou la veuve ne peut se remarier ni avoir de rapports sexuels tant que le
observant la délai de la retraite de viduité n’est pas expiré.
retraite de -Le but est d’éviter l’incertitude sur la paternité de l’enfant à naitre.
viduité ou la Si des rapports sexuels sont intervenus durant cette retraite, les deux intéressés se
retraite de trouvent à jamais interdits au mariage.
continence. -Le mariage avec une femme est interdit si elle observe la retraite de continence
« istibra »
C’est une période d’attente destinée comme l’idda à empêcher la confusion de part.
Elle est imposée à la femme ayant entretenu volontairement.
-L’islam n’a pas échappé de ce principe dont il est fondé dans la sourate 2 versets 221-60-10-5.
-Tel que le droit musulman, le CDF dans l’article 39-5
• Le mariage d’un musulman avec une non-musulmane.
-Un musulman ne peut épouser une païenne. Il se fond sur <Sourate 2, verset221>
-Un musulman peut épouser une femme appartenant aux gens du livre, mais considère ce
mariage comme un acte blâmable et il est préférable que le musulman se marie avec une
coreligionnaire pour avoir la parfaite concorde dans tous les aspects de la vie.
-L’art 39-5 du CDF : le mariage d’un marocain avec une non-musulmane est prohibé sauf si elle
appartient aux gens du livre. La femme mariée à un marocain musulman peut demeurer sa foi
religieuse.
Mais cela entraine à une incapacité successorale en cas de décès de son époux puisque le CDF
inspiré du D.Musulman exige l’Islam comme source de successibilité.
-Le droit de l’héritage est écarté lors le cas du mariage mixte.
• Le mariage d’une musulmane avec un non musulman
4- La disparité de culte

-Le non-musulman ne peut épouser une femme musulmane en se basant sur les versets
coraniques (2221 et 60.10) notamment le verset (4141).
-L’interdiction est motivée par le fait que le chrétien et les juifs ne croient pas à la sainteté du
prophète de l’Islam. La femme peut se convertir à la religion de son mari.
-La femme musulmane peut se marier à un étranger à condition qu’il soit de la même confession.
-L’art 39-5 du CDF interdit expressément le mariage de la femme marocaine musulmane avec un
non-musulman même s’il s’agit d’un compatriote.
-L’interdiction est fondée sur le dahir du 4 Mars 1960 qui exige pour sa conclusion le respect des
conditions de fond et de formes imposées par le code de la famille du conjoint marocain.
-La femme peut s’unir à un étranger devant ‘officier civil des pays laïcs puisque l’officier ne tient
compte de l’empêchement de la disparité du culte car le mariage est laïc.
-La disparité du culte constitue un obstacle provisoire au mariage puisque la prohibition du
mariage peut être levée par la convention à l’islam du conjoint non-musulman.
La conversion doit être avant le mariage, toute union avant conversion est nulle.
Mais il entraine à des conversions artificielles.
-L’étranger converti est considéré comme musulman en matière de statut personnel du seul fait
de sa conversion avec toutes les conséquences.
-La conversion religieuse doit avoir un effet immédiat.
-Il faut que le converti produise une autorisation préalable de mariage délivrée par le juge de la
famille chargé du mariage.
-En cas de manœuvres dolosives pour obtenir l’autorisation il risque les dispositions de l’art 366
du code pénal.
-Les actes de conversion sont dressés gratuitement par les adouls.
-Le triple divorce est un empêchement du mariage de l’ex-époux en se fondant au texte coranique
<Verset 22_ Sourate 2>.
5- Le triple divorce.

-Le CDF réglemente cette dissolution conformément au texte coranique pour limiter le nombre de
divorces prononcés à la légère le CDF en prohibe le remariage des époux après trois divorces
successifs et faire réfléchir le mari aux conséquences du divorce.
-Le mariage de la femme divorcée avec un tiers annule l’effet des trois divorces avec le premier
mari.
-Le mariage entre l’adopté et l’adoptant est toujours possible en vertu d’un texte coranique selon
lequel le prophète avait épousé la femme de son fils.
-Pour conséquence, le mariage entre le recueilli et le recueillant ou entre le Makfoul et le Kafil est
toujours possible conformément au Coran
-La présence d’un tuteur matrimonial exprimant l’accord de la femme est une condition de validité
du mariage.
Chapitre 5 : La présence du tuteur
matrimonial dans le mariage du -Critiquée par les mouvements féministes et une partie de la doctrine, la tutelle matrimoniale n’est
plus obligatoire, elle est devenue facultative laissée à l’appréciation de la femme.
-L’art 24 du CDF suppose que la tutelle matrimoniale est un droit de la femme, elle est en plein
droit dès qu’elle atteint l’âge de 18 ans.
-La femme majeure peut conclure par elle-même le mariage ou déléguer à cet effet son père ou
mineur.

l’un de ses proches sans préciser le degré de la parenté.


-Le CDF n’est plus attaché aux enseignements de l’école malékite qui considère la tutelle
matrimoniale comme une condition de validité de mariage.
-Le mariage du mineur qu’i soit garçon ou fille est subordonnée à l’approbation de son
représentation légal.
-L’art 230 du CDF, l’approbation est constatée par la signature du représentant et celle du mineur
sur la demande de l’autorisation du mariage.
-Si le représentant refuse, le mineur présente une demande d’autorisation de mariage au juge de
la famille conformément à l’art 20 du CDF.
-L’art 13-2 Du code de famille subordonne le mariage à la non suppression du sadaq qui est fixé dans
l’acte du mariage lors de sa conclusion, sa fixation est déléguée aux conjoints.
-Il est rare à présent que le sadaq ne doit pas fixé au préalable par les parties et mentionné dans l’acte
de mariage par les deux adouls.
-Le sadaq est spécifié au droit musulman. Le droit de la femme au sadaq a une origine coranique.
-La femme divorcée ou veuve a le droit au sadaq du second mari.
-La doctrine et les législations contemporaines des pays islamiques sont unanimes pour
présent offert à la femme.

admettre que le Sadaq n’est qu’un présent/cadeau offert à la femme par son futur époux en se
Section 1 : Le sadaq,

fondant au Coran (Sourate 4-Verset 31) par laquelle les synonymes du sadaq, le mahr, la nehla,
Chapitre 6 : La fixation du don nuptial : Le sadaq

la sadaqa.
-C’est une réponse aux dictateurs de l’Islam qui prétendent que le Sadaq est la contrepartie par
laquelle la femme cède à son mari le droit de jouir de son corps.
-Le CDF définit le Sadaq comme étant : « ce que l’époux offre à son épouse pour manifester sa
volonté de contracter mariage de fonder une famille stable et consolider les liens d’affection et
de vie commune entre les deux époux ».
-L’effet de cette disposition est de transformer la position de la femme, objet de vente dans la
définition classique du mariage musulman à celle de la partie contractante.
• Le quantum du Sadaq.
-Le sadaq doit être symbolisé comme un présent symbolique et non une opération
Section 2 : Le quantum et l’objet du Sadaq

commerciale.
-Le montant du Sadaq n’est fixé ni par le Coran ni par les traditions du prophète
Les jurisconsultes l’ont fixé<minimum-maximum> en se basant sur les mariages conclus au
temps du prophète.
-Le législateur marocain n’a pas déterminé le montant pour la Sadaq, il a laissé ceci aux parties
lors de la conclusion du mariage.
Un taux élevé du Sadaq est souvent créé par le besoin de la famille de l’épouse pour lui
composer un trousseau
-Le Sadaq est une soupape de sécurité pour la femme contre les abus du mari en cas de
dissolution du mariage.
• L’objet du Sadaq.
-Le Sadaq est une condition essentielle pour la conclusion du mariage.
-En se référant à la doctrine islamique, l’objet du sadaq peut être constitué de toutes choses
susceptibles à avoir une valeur certaine et non aléatoire.
-Les choses hors du commerce sont prohibées par la législation islamique en raison de leur
illicéité.
-L’art 484 du DOC : «considère la vente de choses déclarées impures par la loi religieuse comme
nulle entre musulmans ».
-Le CDF, Art 28 : « Tout ce qui peut faire légalement l’objet d’une obligation peut servir du sadaq ».
-L’art 57 du DOC : « Les choses, les faits et les droits incorporels qui sont dans le commerce

Section 2 : Le quantum et l’objet du Sadaq


peuvent seuls former l’objet d’obligation ».
-Le législateur insiste que la nature symbolique du Sadaq est « ce que l’époux offre à son épouse
pour manifester sa volonté de contracter le mariage » - « Le fondement légal du Sadaq ne se
justifie pas par sa valeur morale mais par sa valeur morale et symbolique ».
-L’art 28 : Il est requis par la loi de ne pas exagérer le montant, le CDF fait appel à la sagesse.
-Selon la tradition du prophète le sadaq était soit une bague de fer soit l’enseignement à sa femme
les versets du Coran qu’il connaissait lui-même.
-Cette position du prophète n’est jamais suivie par la société marocaine puisque l’objet du sadaq
est devenu une somme d’argent et des bijoux en or qui sont exigés souvent par les familles.
-Le CDF précise que le Sadaq est ce que l’époux offre à son épouse alors la femme a entre les
mains une valeur pécuniaire mobilisable.
-Art 29 du CDF : « Le Sadaq est la propriété de la femme, elle en a la libre disposition ».
-Art 31 al 1 : « Le mari doit verser le Sadaq exigible à l’échéance convenue l’épouse a le droit
d’exiger le paiement de la partie échue du sadaq avant la consommation du mariage ».
-L’art 29 du CDF : « L’épouse dispose pleinement de son sadaq indépendamment de sa famille et
son conjoint ».
-Le sadaq n’est soumis ni à la réduction ni au rapport à succession.
Il n’est pas assujetti à aucun impôt ni au droit d’enregistrement.
-Le sadaq peut convenir qu’il sera payé en deux fois. Si le montant du sadaq n’est pas fixé par les
parties lors de la conclusion du mariage, l’acte est valable et qualifié de mariage de délégation.
La femme délègue la fixation du sadaq à son mari. Si les conjoints ne sont pas mis d’accord sur le
montant le tribunal le fixe en se référant au milieu social du conjoint.
Section 3 : L’acquis ion du Sadaq.

• L’épouse a le droit de l’intégralité du sadaq.


→ Lorsque la consommation du mariage a eu lieu avant le paiement, le sadaq devient une dette
dont le mari est redevable et qui ne peut être éteinte que par le paiement ou la décharge
émanant de l’épouse.
→ S’il y a décès. L’épouse reçoit la totalité du Sadaq en cas du décès avant la consommation.
• L’épouse reçoit la moitié du Sadaq
→ En cas de divorce avant la consommation du mariage.
Si la femme a reçu la totalité du sadaq, elle devait rendre la moitié au mari ou à ses héritiers.
→ Si l’époux était au courant du vice rédhibitoire dont sa fiancée est atteinte avant la conclusion
de l’acte de mariage et que le divorce a eu lieu avant la consommation du mariage.
• L’épouse n’a pas le droit au Sadaq en cas de non consommation du mariage :
→ Si l’acte de mariage est résilié.
→ Si l’acte de mariage est dissous pour vice rédhibitoire chez l’un des époux.
S’il y a divorce en cas de mariage où la fixation du sadaq est déléguée au mari.
→ S’il y a divorce en cas de mariage où la fixation du sadaq est déléguée au mari.
• Les adouls témoins de l’échange des consentements.
Chapitre 7 : La présence des

-L’art 13-4 du code de famille dispose que l’acte de mariage est subordonné à la condition de constater et
consigner l’offre et consigner l’offre et l’acceptation des époux par les deux adouls habilités à cet effet.
-Le CDF exige deux adouls de sexe masculin exerçant une profession libérale sous contrôle du ministère de
la justice dont la fonction consiste à rédiger certains actes déterminés par la loi.
adouls.

-Les deux adouls doivent constater l’offre et l’acceptation <Consentement> exprimées en termes désignant
le mariage consacrés par la langue ou l’usage.
-Il faut considérer que ce n’est pas les adouls qui créent le lien matrimonial mais ce sont les époux qui se
marient eux-mêmes devant les adouls, c’est l’échange des volontés qui fait le mariage.
-Selon le dahir du 4 Mars 1960, le mariage peut être conclu devant l’officier de l’état civil aux cas des
mariages mixtes.
-Le mariage doit être célébré d’abord devant les 2 adouls et ensuite devant l’officier de l’état civil marocain.
La célébration du mariage en la forme civile n’est qu’une simple faculté accordée notamment au conjoint
étranger qui doit la saisir pour éviter la nullité du mariage dans son pays d’origine.
• Les adouls, rédacteurs de l’acte de mariage.
-L’art 65 du CDF, le juge de la famille du lieu de la conclusion de l’acte autorise les 2 adouls à dresser l’acte
de mariage qui doit comporter toutes les mentions visées à l’art 67.
-L’acte de mariage doit comporter toutes les mentions de l’art 67 du CDF.
-Une fois dressée – revêtu par le sceau du juge chargé du notariat traditionnel.
L’acte de mariage devient un acte authentique, aussi un acte de preuve par excellence.
-Le mariage doit être célébré dans le lieu où ils exercent leur fonction ou bien où l’un des époux a une
attache territoriale.
Titre II : Les effets du mariage.
-La famille se fond sur le mariage dans la société.
-Le Coran et les traditions du prophète insistent sur le mariage.
-Selon la conception islamique, le mariage garantit la perpétuation de l’espèce humaine et protège contre le
désordre.
-Le mariage produit une série d’effets juridiques concernant :
→ Les époux eux-mêmes par les droits et devoirs qui vont résulter du mariage.
→ Les enfants à naitre qui auront la qualité d’enfants légitimes.
→ Les autres membres de la famille par la parenté et l’alliance qui sont créées.
-Les époux doivent consommer le mariage. La copula carnalis produit des effets concernant les
rapports personnels entre époux aussi leurs relations patrimoniales :
→ La consommation du mariage met en œuvre la cohabitions et constitue une source de
Chapitre 1 : Les effets du mariage pour les époux

procréation.
Section 1 : Les droits et devoirs réciproques.

→ Fait acquérir ou consolider le droit de la femme au Sadaq.


→ Elle est à la base de la soumission de la femme à la retraite de la viduité.
→ Elle est à l’origine des empêchements du mariage.
-Les droits et devoirs nés du mariage sont multiples (Art 51 CDF) :
• La cohabitation :
-Le mariage crée entre époux des rapports personnels, indépendamment de toute considération
pécuniaire.
-La cohabitation est l’obligation charnière autour de laquelle viennent s’articuler les autres
obligations
Elle désigne une communauté de vie.
-Elle concerne l’identité de demeure et la relation charnelle qui fonde avec le principe d’exclusivité de
cette relation, la présomption de paternité.
-Il n’appartient pas à un conjoint de se soustraire de son propre chef au devoir de cohabitation
car le mariage impose à chacun des époux ce qu’on est convenu d’appeler le devoir conjugal de
manière juridique de désigner les relations sexuelles entre époux.
-Chacun des époux doit accepter d’entretenir les relations avec son conjoint, sauf à quelques cas tel
que l’état de santé, l’âge ou la nature des relations.
-Le viol entre époux n’est pas punissable, mais l’excès tel que l’absence peut constituer une cause de
divorce pour préjudice.
-Un divorce a pu être prononcé à cause de l’impuissance du mari et pour vice rédhibitoire de ce
dernier.
-Le refus de cohabitation justifie le recours au divorce.
-La seule sanction est la suspension d’aliments lorsque la femme quitte le domicile conjugal sans
motif valable – sans l’approbation du mari – quand elle refus de rejoindre le domicile.
-La femme est obligée de suivre son mari où il réside, il se justifie par la responsabilité matérielle
qu’assume le mari au sein du foyer.
-La femme marocaine est juridiquement capable mais la prérogative maritale n’est exercée que dans
le but d’assurer l’unité et la stabilité de la famille.
-L’art 53 du CDF : le droit au maintien dans le maintien conjugal aussi bien pour l’épouse que pour le
mari.
Lorsque l’un des conjoints expulse l’autre du foyer conjugal sans motif, le ministère public intervient
pour faire réintégrer le conjoint expulsé dès qu’il aura été informé de l’expulsion, en prenant toutes
les mesures garantissant sa sécurité et sa protection.
• La fidélité
-Les époux sont tenus au devoir de fidélité physique<devoir mutuel>.
-La fidélité est fondée sur l’idée de réciprocité qui interdit au mari d’avoir des rapports sexuels avec
une autre femme que son épouse, le même cas pour la femme
→ La violation de devoir de fidélité.
-L’adultère est considérée comme un péché majeur et une des 5 infractions que le Coran a érigées et
pour lesquelles prévu une peine temporelle à savoir la flagellation.
-Le code pénal marocain sanctionne les personnes de sexe différent qui n’étaient pas unies par les
liens de mariage ont entre elles des relations sexuelles.
-Les coupables sont passibles d’emprisonnement d’un mois à un an.
-Les relations sexuelles hors mariage sont prohibées donc le concubinage est condamné.
-L’art 490 du code pénal sanctionne les coupables par lapidation sans distinction du sexe.
-Le but de la sanction contre l’adultère est la limitation de la licence sexuelle, la sauvegarde de la
morale islamique et le renforcement des liens du mariage.
→ La sanction de l’infidélité.
-Le code marocain considère l’adultère comme un délit et il en ressort que ce délit pour le mari que
ce

• La direction de la famille
-L’art 4du CDF : les deux époux assurent la direction morale et matérielle de la famille.
-Cette égalité se traduit dans la responsabilité attachée à (la gestion - la protection des affaires de la
famille – la protection des enfants – la concertation en ce qui concerne les décisions relatives au foyer
conjugal – l’éducation des enfants – planning familial.
-la direction de la famille se repose sur un accord commun mais la qualité du chef de la famille n’est
pas retirée totalement du mari.
-L’esprit de la loi a été institué dans la direction de la famille une simple collaboration des époux
puisque cette direction a des limites.
Elle concerne l’existence matérielle et morale de la famille, le mari assure seul l’entretien et le
deuxième doit sans partage subvenir les besoins de ses enfants.
-Le père demeure le représentant légal de ses enfants mineurs et la mère ne devient tutrice légale
qu’après décès du père ou par suite de la perte de sa capacité.
-Certains devoirs liés au mariage ont été abordés par le CDF
tel que les bons rapports de chacun des époux à l’égard des parents et des proches de l’autre, les
respectant et rendre visite et les recevoir en convenance. Ces devoirs relèvent plutôt de la morale
que de la règle juridique en raison de l’absence de la sanction.
• Le droit de succession.
→ La vocation successorale selon le droit commun des successions.
-Le conjoint survivant est un héritier, il perd cette vocation s’il appartient à une religion autre que
l’islam.
 Le conjoint survivant est un héritier « fard ».
-Au droit musulman, le CDF attribue un droit héréditaire au survivant des époux en dépit de la
séparation totale des patrimoines durant le mariage valable qui est la cause directe de la
successibilité entre époux.
-Le lien conjugal engendre un droit successoral et non une égalité de partage en se référant au
<Verset 12 Sourate 4> et le CDF, l’héritier mâle recueille une part double à celle de l’héritier de sexe
féminin.
-Le survivant héritier de plein droit ne peut être totalement exclu de la succession par un autre
héritier car la dévolution héréditaire est fixée par la loi coranique.
-Concernant la vocation héréditaire des époux, le CDF consacre les versets coranique <Versets13 et
14, Sourate 4>.

➢ Les droits héréditaires du mari survivant.


-Le mari survivant étant partie des héritiers a le droit à une quote-part et ne peut recevoir plus que la
part qui lui a été assignée.
-Le texte coranique <Verset 13 Sourate 4> par lequel le CDF se base attribue au mari survivant la
moitié de l’héritage de son épouse si elle est décédée sans aucune descendance à vocation
successorale tant masculine ou féminine.
-Le mari survivant ne peut renoncer de qualité d’héritier.
-Tel qu’au droit musulman, le CDF ne confère aucune place à l’enfant illégitime au sein de la famille
fondée sur le mariage.
-L’enfant illégitime n’a aucun droit alimentaire ni héréditaire vis-à-vis du père et comme en droit
musulman le CDF ne reconnait que la filiation légitime.
-Il en résulte que la part du mari survivant varie selon la présence de la postérité légitime quant à la
progéniture n’a aucune influence sur la quote-part du mari survivant.
-L’art 146 du CDF précise que la filiation illégitime au égard à la mère est assimilée à la filiation
légitime et rattache l’enfant à sa mère en raison du lien naturel qui les unit. Donc, la part héréditaire
du mari de la mère précédée laissant un enfant illégitime se trouve ainsi réduite à un quart de la
succession.
➢ Les droits héréditaires de l’épouse survivante.
-La veuve recueille une quote-part fixe à la succession de son mari.
-Le fait d’accorder des droits héréditaires à la femme dans sa propre famille et la famille de son mari
constitue un coup dur pour la mentalité.
-L’épouse survivante hérite de son mari défunt une quote-part fixe dont l’étendue varie suivant
qu’elle vient ou non en concours avec les enfants du de cujus.
-Elle recueille le quart de la masse partageable lorsque le mari est décédé sans descendance à
vocation successorale.
-Elle hérite le huitième si elle vient en concours avec les descendants du de cujus si de la veuve ou
autre épouse.
-La survivante doit partager avec ses coépouses le quart ou le huitième.
-La veuve reçoit toujours un quart de la masse partageable si le prémourant n’a pas de descendant
Mais au cas où le prémourant peut reconnaitre de son vivant un enfant.
La reconnaissance entraine la légitimité de l’enfant et produit tous les effets de la filiation au père.
-L’époux prédécédé ne peut exclure son survivant de la succession mais peut se dépouiller de son
vivant de l’intégralité de ses biens en recourant aux donations au profit d’un héritier ou étranger
d’une famille.
La donation devient irrévocable et le donateur ne pourra en demander la restitution.
-Les donations ne sont pas soumises au rapport à la succession ni à la réduction.
Les donations entre les époux sont irrévocables.
 La perte de la vocation successorale pour disparité du culte.
➢ L’incapacité successorale de l’épouse non musulmane.
-Les incapacités prévues par certaines législations étrangères dont le CDF touchant des personnes à
cause de leur race ou de leur religion n’auront aucun effet sur le territoire français.
-Le droit musulman, le CDF consacre la disparité de culte comme empêchement temporaire au
mariage disposant que le mariage d’un musulman avec une non-musulmane est prohibé sauf si elle
appartient aux gens du livre.
-Le mariage entre musulman et non-musulmane est une union légitime.
-Le CDF exige l’appartenance à l’islam comme source de successibilité.
L’art 332 du CDF « <il n’y a pas de succession entre un musulman et non-musulman ».
-Seule la conversion à l’islam est une source de successibilité entre l’épouse étrangère et son conjoint
marocain musulman.
-L’épouse étrangère convertie se trouve régie par le CDF même si elle garde sa propre nationalité.
-Aucun conjoint n’hérite de l’autre.
➢ Les correctifs apportés à cette incapacité.
-Pour corriger l’incapacité successorale de la femme non musulmane, le recours aux donations ou
testaments est possible.
- <Le testament> :
-Le recours aux dispositions à cause de la mort est admis entre musulmans et non musulmans.
Le mari peut tester en faveur de son épouse non-musulmane puisqu’elle n’a pas la qualité d’héritier
au moment du décès du testateur.
-La technique d’établir un testament au profit de l’épouse non-musulmane parait aléatoire,
imparfaite et incertaine.
-D’abord, le décès est un élément indépendant de la volonté humaine qui peut surprendre l’époux
testateur avant la rédaction de son testament au profit de sa femme.
-Ensuite, C’est un acte unilatéral et secret, le testateur a toujours la faculté de renoncer sur son
testament, il peut aussi associer quelqu’un d’autre dans le testament.
-Si un testament est établi, la femme non-musulmane légataire ne peut recevoir que le tiers de la
fortune calculé dans la masse successorale déterminé après déduction des droits déterminé après
déduction des droits grevant.
- <La donation> :
-Le droit marocain permet au mari capable de consentir à son épouse une donation portant sur un ou
plusieurs biens à condition qu’il soit propriétaire au moment de la donation.
-Elle doit être rédigée dans un acte authentique sous peine de nullité.
-La donation entre époux est irrévocable tant que le mariage dure et le législateur n’impose aucune
limite. Mais au cas de dernière maladie c’est application des règles du testament l’art 277 du CDF.
-La donation entre époux bénéficie de la faveur du législateur fiscal.
- <L’assurance-vie> :
-Une convention aux termes de laquelle une personne s’oblige envers une autre pendant une durée
déterminée moyennant une prestation unique ou périodique à verser au contractant lui-même à un
tiers désigné un capital ou une rente sous certaines éventualités dépendant de la vie ou de la mort
d’une personne désignée.
-Le mari peut souscrire à son profit une assurance-vie. A son décès, l’assureur lui versera un capital –
décès en sa qualité de bénéficiaire.
-L’assurance-vie vie échappe à la succession malgré sa nature de donation.
➢ Le bénéfice de certains droits selon des textes spéciaux.
-A part le droit de la succession, le conjoint survivant bénéfice des droits attribués par des textes
spéciaux ainsi la loi 30 Décembre 1971 confère une pension de veuve à la conjointe survivante si les
conditions sont remplies.
-L’art 37 de la loi dispose que le conjoint survivant d’une femme fonctionnaire ou agent peut
prétendre à une pension de veuf égale à 50% de la pension obtenue par elle ou qu’elle aurait obtenu
le jour de son décès.
-La jouissance de la qualité de veuf est obtenue le jour quand le conjoint atteint l’âge de 60 ans.
Si le conjoint atteint d’une maladie empêchant le travail la pension de veuf est admis le premier jour.
-Si le conjoint survivant se remarie, la pension dont il bénéficiait est répartie par parts légales entre
ceux de ses enfants bénéficiaires au titre de l’art 36 de la loi.
-Le dahir du 1er Aout 1958 sur les pensions militaires au titre d’invalidité dispose que le droit à
pension est accordé aux :
 Les veuves des militaires dont la mort a été causée par des blessures ou des suites de blessures
au cours de la guerre et les accidents à l’occasion du service.
 Les veuves des militaires dont la mort a été causées par des maladies contracté ensuite de
fatigue ou accidents suite au service.
 Les veuves des militaires morts en jouissance d’une pension temporaire ou définitive
correspondant à une individualité égale ou supérieure à 85% ou en possession de droits à cette
pension.
 Les veuves des militaires morts en jouissance d’une pension temporaire ou définitive
correspondant à une individualité égale ou supérieure à 60% ou en possession de droits à cette
pension.
-Tel le droit musulman, l’art 194 du CDF : le mari doit à son épouse la pension alimentaire dès la
consommation du mariage et non dès la conclusion de l’acte.
-Le CDF dispose que le même droit à pension alimentaire est reconnu à l’épouse lorsque celle-ci
met en demeure son mari de consommer le mariage après que celui-ci ait été valablement
conclu.
-L’art 193 du CDF prévoit concernant les bénéficiaires de la pension alimentaire lorsque la
personne qui verse la pension est incapable de la payer à tous ceux que la loi l’oblige à
entretenir.
-La personne doit subvenir en premier lieu aux besoins de l’épouse puis les enfants en bas âge
enfin les parents.
-L’obligation de verser une pension à son épouse est édictée par la loi sans qu’elle réclame.
-Si cette pension est accordée à l’épouse par jugement, elle prend effet à compter la date à
laquelle le mari a cessé de pourvoir à l’obligation d’entretien.
-Si l’épouse est condamnée à réintégrer le domicile conjugal, elle perd le droit à la pension
alimentaire pour la période suivant le dit refus.
-En cas de divorce révocable, l’épouse doit accomplir sa retraite de viduité au domicile conjugal
Section 2 : Les droits de l’épouse

<Verset 6 Sourate Divorce> et Art 131 du CDF.


1- Le droit à l’entretien <La nafaqa<

Elle perd son droit au logement en conservant la pension alimentaire, si elle quitte le domicile
elle doit observer sa retraite sans approbation du mari sans motif valable.
-En cas de divorce irrévocable, la pension alimentaire reste due à l’ex-épouse enceinte jusqu’à
son accouchement sinon elle bénéficiera seulement du droit au logement à la fin de la retraite
de viduité.
-Le mari n’a jamais de créance alimentaire à l’encontre de son épouse qu’elle que soit sa
fortune.
-Le mari a le droit de demander au juge de condamner son épouse ayant abandonné le domicile
conjugal de le réintégrer, a-t ‘il aussi le droit d’exiger d’elle une réparation du préjudice subi par
cet abandon ?
- Aucune réponse du CDF, la cour de cassation a déjà prévu que les parties liées par un contrat
de mariage que sa validité et ses effets n’ayant prévu pour l’abandon du domicile conjugal
aucune sanction sauf le droit du mari de demander au juge la suspension de l’entretien.
-L’emprisonnement de l’épouse sans motif légitime entraine la déchéance de son entretien
pendant la période.
→ Le contenu et l’évaluation de la pension alimentaire.
-L’art 189 du CDF, la pension alimentaire de l’épouse comprend (l’alimentation – l’habillement -
les soins médicaux qui sont considérés indispensables.
-La fixation du montant de la pension en tenant compte des revenus de la personne qui verse ,
la situation du bénéficiaire, cours des prix, usages et coutumes dans le milieu social dans lequel
la pension alimentaire est due.
- L’art 190 du CDF, le tribunal se refère pour l’évaluation les déclarations des deux parties et les
preuves produites. –Il peut faire appel à des experts afin d’éviter toute injustice.
-L’art 190 CDF, fixe au tribunal un délai maximum d’un mois.
-Aucune demande tendant à obtenir une augmentation ou une indemnité de la pension allouée
suite à un accord ou décision judiciaire ne sera recevable avant l’écoulement du délai d’un an.
-Il est possible de demander la révision de la pension fixée en cas de circonstances.
-Le CDF prévoit que toute personne ayant atteint l’âge de 18 ans jouit de la capacité pour
exercer ses droits et assumer ses devoirs, sans avoir besoin de demander l’autorisation

2- Le droit d’administrer et de
d’autrui.
-La femme mariée est capable d’accomplir tous les actes en vue de la gestion et de la

disposer ses biens


conservation de son patrimoine,
Elle peut librement accomplir les actes de dispositions.
Elle peut ester en justice pour les besoins de la gestion de ses biens ou de leur
conservation.
-La femme mariée est pénalement et civilement responsable de ses actes.
Elle est tenue aux dettes qu’elle a contractées auprès des tiers.
-La femme mariée est capable pour conclure des contrats avec des tiers ou avec son mari.
-L’épouse est capable d’exercer le commerce sans d’autorisation du mari.
-L’épouse peut sans l’assentiment de son mari se faire ouvrir tout compte de dépôt en son
nom personnel.
-L’usage du nom marital par la femme n’est pas une pratique très répandue au Maroc.
3- Le droit au nom.

-Le nom de famille résultant de son acte de naissance et aucune loi ne lui impose.
-La loi de la carte d’identité nationale du 3O Novembre 2007 dans son article 3 dispose
que ladite carte peut porter la mention facultative <épouse de tel> en caractères arabe et
latin.
-Il est préférable que la femme mariée conserve son nom de jeune fille et s’en serve pour
signer les actes de la vie civile ou commerciale ; la femme marocaine n’a qu’un seul nom
sa vie durant.
-Le passage à la famille du mari n’emporte aucun changement concernant ses droits de la
personnalité. La femme conserve son nom – nationalité notamment au cas du mariage
mixte.
-L’art 9 de la convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard
des femmes ni ne l’oblige à prendre la nationalité de son mari.
4- Le droit à la nationalité.

-Art 10 du code de la nationalité prévoit que la faculté d’acquérir la qualité de marocaine


est acquiert à la femme étrangère.
-L’acquisition ne porte pas atteinte à la validité des actes passés conformément à la loi
nationale antérieure de l’intéressée.
-Acquis la nationalité marocaine, les droits attachés à la qualité de marocain en se fondant
sur l’art 10 du code de la nationalité ou dans les lois spéciales.
-L’étranger ou étrangère ayant acquis la nationalité marocaine par mariage est inscrit sur
les registres de l’état civil selon le lieu de la naissance s’il est né au Maroc selon la
procédure de l’art 18 de la loi 99-37 sur l’état civil.
S’il est né à l’étranger, il est inscrit au vu d’un jugement déclaratif de naissance prononcé
par le tribunal de première instance de Rabat.
-L’acte de naturalisation pourra à la demande de l’intéressé modifier les noms et prénom
de ce dernier.
-La protection des enfants est une norme constitutionnelle et un principe de la loi ordinaire.
-L’Etat assure une égale considération sociale et morale à tous les enfants abstraction faite de leur
situation familiale.
-L’art 54/1 du CDF dispose que les parents doivent protéger la vie de leur enfant et sa santé depuis la
grossesse jusqu’à l’âge de la majorité légale.
-Le code pénal protège l’enfant dans son âme depuis la grossesse, il sanctionne les pères et mères
que toute autre personne portant atteinte à la vie de l’enfant ou lui infligeant de mauvais
traitements.
-L’art 32 du code pénal, la femme condamnée et enceinte de plus de six mois, elle ne subira sa peine
que quarante jours après sa délivrance.
-L’exécution des peines privatives de liberté est différée pour les femmes ayant accouché moins de
quarante jours avant leur condamnation.
-L’art 33 du code pénal dispose que le mari et la femme condamnés même pour des infractions à une
Section 1 : La protection de la vie de l’enfant et de la santé.

peine d’emprisonnement inférieure à une année et non détenus au jour du jugement n’exécutant pas
Chapitre 2 : Les effets du mariage pour les enfants.

simultanément leurs peine si ils ont à leurs charge ou sous leurs protection un enfant de moins de 18
ans qui ne peut être recueilli dans des conditions satisfaisantes par aucune personne publique ou
privée sauf demande contraire de leur part. Lorsque la peine d'emprisonnement prononcée contre
chacun des époux est supérieure à une année, et s'ils ont à leur charge ou sous leur protection un
enfant de moins de dix-huit ans ou si l'enfant ne peut être recueilli par des membres de sa famille ou
par une personne publique ou
-18-privée, dans des conditions satisfaisantes, les dispositions de la loi relative à la procédure
pénale sur la protection des enfants en situation difficile10, ou les dispositions de la kafala des
enfants abandonnés11, lorsque les conditions y afférentes sont réunies, sont alors applicables.
-Le Code pénal protège aussi la personne de l’enfant, l’art 408 du code pénal dispose que quiconque
volontairement fait des blessures ou porte des coups à un enfant âgé de moins de quinze ans
ou l'a volontairement privé d'aliments ou de soins au point de compromettre sa santé, ou
commet volontairement sur cet enfant toutes autres violences ou voies de fait à l'exclusion des
violences légères, est puni de l'emprisonnement d'un an à trois ans.
L’art 397 dispose que quiconque donne intentionnellement la mort à un enfant nouveau-né est
coupable d'infanticide et puni, suivant les distinctions prévues aux articles 392 et 393, des peines
édictées à ces articles. Toutefois, la mère, auteur principal ou complice du meurtre ou de
l'assassinat de son enfant nouveau-né, est punie de la peine de la réclusion de cinq à dix ans,
mais sans que cette disposition puisse s'appliquer à ses coauteurs ou complices.
- La protection de l’enfant lorsqu’il est fœtus dans le ventre de sa mère, l’art 454 du code pénal
stipule que la mère qui s’est intentionnellement fait avorter ou a tenté est puni de l’emprisonnement
et d’une amende.
-L’art 477 puni de l'emprisonnement d'un mois à un an et d'une amende le père, la mère ou
toute personne qui ne représente pas ce mineur à ceux qui ont le droit de le réclamer, ou qui,
même sans fraude ou violences, l'enlève ou le détourne ou le fait enlever ou détourner des mains de
ceux auxquels sa garde a été confiée, ou des lieux où ces derniers l'ont placé.
-L’art 482 punit les père et mère qui compromettent gravement par de mauvais traitements, par
des exemples pernicieux d'ivrognerie ou d'inconduite notoire, par un défaut de soins ou par un
manque de direction nécessaire, soit la santé, soit la sécurité, soit la moralité de leurs enfants
ou d'un ou plusieurs de ces derniers.
-L’art 466 punit de l’emprisonnement et une amende les parents ou l'un d'eux à abandonner leur
enfant né ou à naître.
-La femme étrangère ne peut faire l’objet d’une décision d’expulsion ni de reconduction à la frontière
si elle est enceinte.
-Le nom : est l’appellation servant à désigner une personne dans la vie juridique et sociale en
vue de l’exercice de ses droits et de l’accomplissement de ses devoirs.
-C’est un élément essentiel de la personnalité et l’identité.
-Il se compose d’éléments d’importance (Le nom patronymique-le prénom-le surnom-la
particule).
-Le principal élément est l’élément le plus important.
A. Le nom patronymique.
-C’est le nom de la famille à laquelle elle est rattachée.
-L’enfant légitime prend le nom de son père et sa descendance en conséquence de la filiation
légitime en se référant à l’art 20 de la loi n°37-99 relative à l’état civil au Maroc.
-La filiation illégitime ne produit aucun des effets de filiation légitime vis-à-vis du père. Il ne
peut reconnaitre sa paternité naturelle ni légitimer un enfant illégitime par un mariage.
1- Le nom de l’enfant

-Or, l’art 146 du CDF dispose que la filiation légitime ou illégitime est même par rapport à la
mère.
-L’art 16 alinéa 7 de la loi n°37-99 relative à l’état civil par la mère ou par la personne en tenant
lieu.
Section 2 : La préservation de l’identité de l’enfant.

-L’inscription sur les registres de l’état civil ne donne pas lieu à l’attribution automatique du
nom de famille de la mère à son enfant né hors mariage ce qui signifie que ce nom ne
l’appartient pas. L’enfant doit porter un nom patronymique fictif différent de celui de sa mère
donc le stigmate de son illégitimité demeure.
B. Le prénom.
-C’est un accessoire nécessaire, il précède le nom et sert à individualiser la personne au sein de
la famille.
-Il résulte d’une indication portée dans l’acte de naissance.
-Son choix appartient à la personne qui déclare la naissance.
-L’art 21 de la loi n°37-99 relative à l’état civil dispose due le prénom est choisi par la personne
qui fait la déclaration de la naissance.
-Le prénom choisit doit présenter un caractère marocain et ne doit être ni un nom de famille ni
un nom de famille, ni un nom de ville ou village ou tribu.
Il ne doit pas porter atteinte aux bonnes mœurs et ne doit apporter aucun sobriquet ou titre
<Moulay – sidi – Lalla>.
-L’état civil : Un régime qui consiste à consigner et authentifier les faits civils fondamentaux
2-L’inscription de l’enfant à l’état civil.

relatifs aux personnes ainsi qu’à consigner dans le registre de l’état civil toutes les indications
rapportant selon leurs nature et les dates et le lieu de leur survenance.
Ce régime s’applique aux étrangers en ce qui concerne seulement les naissances et les décès
survenus sur le territoire national.
-L’art 24/2 du pacte international relatif aux droits civils et politiques du 16 Décembre 1966 et
l’art 7/1 de la convention sur les droits de l’enfant, le législateur marocain oblige les parents à
déclarer la naissance de leurs enfants à l’état civil compétent.
-La déclaration de la naissance doit être effectuée dans un délai de (30 jours).
-La dite déclaration est faite par les proches parents du nouveau-né dans l’ordre suivant : Père-
Mère-Tuteur-Frère-Neveu.
-Le frère germain a priorité sur le frère consanguin aussi le frère utérin.
-Enfin, toute personne dont à l’obligation de déclarer une naissance et qui n’y procède pas dans
le délai est punie d’une amende de 300 à 1200 dirhams.

-L’art 24/3 du pacte international sur les droits civils et politiques de 1966 et l’art 7/1
3- La de la convention relative aux droits de l’enfant disposent que l’enfant possède le droit
d’acquérir une nationalité.
nationalité
de l’enfant.
→ La nationalité marocaine d’origine.
 La nationalité marocaine d’origine, jus sanguins.
-La nationalité d’origine est la nationalité de la naissance.
-L’art 6 du code de la nationalité attribue la nationalité marocaine à l’enfant né d’un père et
mère marocaine.
-Selon l’art 9-2 de la convention sur l’élimination de toutes les formes de discriminations à
l’égard des femmes selon lequel <Les Etats parties accordent à la femme des droits égaux à
ceux de l’homme en ce qui concerne la nationalité de leurs enfants>.
-L’enfant né d’un père marocain et d’une mère marocaine est de plein droit marocain, il est
marocain par filiation et prend alors la nationalité marocaine d’origine.
-Il acquit la nationalité depuis sa naissance quoiqu’il soit son lieu de naissance.
-L’enfant ayant acquis une nationalité étrangère par le sang ou par la naissance à un sol
étranger jouit de la double nationalité et donc il est soumis quant à son statut personnel au
code de famille.
 L’attribution de la nationalité marocaine, jus solide.
-Le code de la nationalité attribue la nationalité marocaine à l’enfant né au Maroc de parents
inconnus.
-Si au cours de sa minorité sa filiation est établie, la nationalité marocaine disparait
rétroactivement au profit de la nationalité étrangère du parent de l’enfant.
-Le code de la nationalité assimile à l’enfant né au Maroc de parents inconnus, il présume y être
né au Maroc.
→ La nationalité marocaine d’acquisition.
-L’Etat marocain n’impose jamais la nationalité marocaine à la personne qui n’est pas
marocaine de naissance.
-L’acquisition de la nationalité marocaine postérieurement à la naissance n’est jamais
automatique, elle ne se réalise que si l’intéressé la demande et si le ministre de la justice n’y
fait pas opposition.
-L’acquisition de la nationalité marocaine soit par l’effet de la loi lorsque les conditions légales
requises sont remplies soit par la kafala.
L’acquisition de la nationalité marocaine par l’effet de la loi.
-L’enfant né au Maroc des parents étrangers qui y sont eux-mêmes nés acquiert la nationalité
marocaine si dans 2 ans précédant sa majorité déclare vouloir acquérir sa nationalité à
condition d’avoir une résidence habituelle et régulière au Maroc sauf opposition du ministre de
la justice.
L’acquisition de la nationalité marocaine par la Kafala.
-La Kafala faite par une personne de nationalité marocaine ouvre à l’enfant étranger mineur qui
en est l’objet la faculté de devenir citoyen marocain.
-L’enfant né en dehors du Maroc des parents inconnus recueilli ou pris en charge en vertu de la
kafala par une personne marocaine plus de 5 ans peut acquérir la nationalité marocaine si la
personne recueillante présente au profit de l’enfant recueilli une déclaration aux fins
d’acquérir la nationalité marocaine sauf opposition du ministre de la justice.
-Si le kafil n’a pas présenté de déclaration, l’enfant soumis à la kafala répondant aux conditions
peut personnellement présenter sa déclaration aux fins d’acquérir la nationalité marocaine
durant les 2 années précédant sa majorité.
-C’est le lien de sang qui unie un enfant à son père et à sa mère.
-Lorsque les pères et mères sont unis l’un à l’autre par le mariage, la filiation est dite légitime.
-L’art 54 /3 du CDF, l’enfant a droit à une filiation qui le rattache à ses père et mère.
-Le CDF inspiré du droit musulman est favorable à l’établissement de la filiation légitime
Section paternelle en multipliant les moyens de parvenir à ce résultat
3 : La -La filiation se réalise par la procréation de l’enfant par ses parents, il est indivisiblement
filiation rattaché à ses père et mère ce qui exclut le recours à la filiation artificielle et autres moyens.
. - La procréation médicalement assistée est permise pour les couples mariés en vie, il s’agit de la
fécondation in vitro, elle serait licite lorsque l’œuf fécondé provient de l’union de l’ovule d’une
femme et du sperme de son époux.
-Les mères de substitution (le corps humain est hors commerce).
-La filiation paternelle est le lien légitime qui unit le père à son enfant né au cadre légal du
mariage avec la mère et qui se transmet du père au fils.
-Le CDF ne reconnait que la filiation légitime qui produit tous les effets légaux.
-Pour que l’enfant soit légitime, il faut qu’il ait pour père le mari de sa mère, c’est la
présomption de paternité.
-Les relations sexuelles et que la mère n’a eu de tels rapports qu’avec son mari seul <La
fidélité>.
-La filiation paternelle s’établit par les moyens de preuve du CDF et ne peut être désavouée que
par une décision judiciaire.
-Le CDF n’aborde pas les actes de l’état civil comme moyens de preuve de la filiation paternelle.
-Le CDF est silencieux sur la contestation de paternité après le décès du père, la cour de
cassation l’action des héritiers en contestation pure et simple de paternité n’étant pas liée à un
droit pécuniaire est irrecevable. Cette action est permise si elle a pour objet le partage de la
succession.
- Le CDF continue à distinguer entre l’enfant légitime et l’enfant né hors mariage.
-Le droit marocain consacre la hiérarchie des filiations ayant à son sommet la filiation légitime.
-Le recours à l’expertise médicale peut dans certains cas modifier les règles applicables endroit
de la filiation.
-Le recours à la preuve biologique branle la logique traditionnelle de la filiation et ses moyens
classiques de preuves.
-depuis la promulgation du CDF, la filiation peut être établie par tous les moyens légaux dont
l’expertise judiciaire.
-Les tribunaux et la cour de cassation ont radicalement changé leur position antérieure en
ordonnant désormais des expertises médicales pour rejeter ou établir la filiation paternelle.

→ La Garde.
-La garde consiste à préserver l’enfant de ce qui pourrait lui être préjudiciable à l’éduquer, à
veiller sur ses intérêts et à prendre toutes dispositions nécessaires à sa sécurité.
-Au mariage, la garde incombe aux père et mère.
-La garde se prolonge au garçon que la fille jusqu’à l’âge de majorité légale.
-Si le mariage prend fin, l’enfant de 15 ans au droit de choisir lequel de son père ou sa mère
assurera sa garde.
-La rémunération de la garde et les dépenses lui étant afférentes sont mises à la charge du père.
La mère a la rémunération que pendant la retraite de viduité.
→ L’obligation alimentaire.
-L’art 54/3 du CDF dispose que les parents doivent assurer l’entretien à leurs enfants la
nourriture, le logement, les vêtements.
-Le livre 3 du CDF, seul le père doit subvenir aux besoins de ses enfants.
-Les grands-parents assurent si les parents ne remplissaient pas leurs obligations d’entretien.
-L’entretien peut être assuré par le père à ses enfants jusqu’à l’âge de la majorité parfois 25 ans.
-L’obligation des enfants d’entretenir leurs parents se répartit entre eux selon leurs ressources.
-Pour que Le parent bénéficie de l’entretien réclamé aux enfants, il faut donc la décision de
justice.

-L’enseignement fondamental est un droit constitutionnel et une obligation de la famille et de


l’Etat.
-Les parents s’obligent de leur part à faire suivre cet enseignement à leurs enfants jusqu’à ce
qu’ils atteignent l’âge de 15 ans.
-L’art 3 de la loi toute personne responsables qu’il soit père mère ou tuteur ou kafil doit au
cours de l’année où l’enfant atteint l’âge de 6 ans demander son inscription dans un
établissement d’enseignement
-Le CDF consacre le droit de l’enfant à l’enseignement en intégrant les dispositions de la
convention internationale sur les droits de l’enfant
-L’art 54 du CDF stipule que les devoirs des parents à l'égard de leurs enfants leur assurer
l'enseignement et la formation qui leur permettent d'accéder à la vie active et de devenir
des membres utiles de la société et créer, pour eux, autant que possible, les conditions
adéquates pour poursuivre leurs études selon leurs aptitudes des intellectuelles et physiques.
-En cas de séparation des époux, les devoirs qui leur incombent sont répartis entre eux,
conformément aux dispositions prévues en matière de garde.
-En cas de décès de l'un des époux ou des deux, les devoirs précités
sont transmis à la personne devant assurer la garde de l'enfant et au représentant légal,
dans les limites de la responsabilité dévolue à chacun d'eux.
-Outre les droits précités, l'enfant handicapé a droit à une protection spécifique, compte
tenu de son état, notamment à un enseignement et à une qualification adaptés à son handicap
en vue de faciliter son insertion dans la société.

-L’art 54/4 stipule que les parents doivent veiller à l'allaitement au sein par la mère dans la
mesure du possible pour une période de 2 ans après l’accouchement.
-La mère a droit à une rémunération seulement pour l’allaitement en cas de divorce irrévocable.
Titre 3 : La forme et l’existence du mariage.
-Le CDF ne prévoit aucune publication des bans du mariage qui tend à prévenir les tiers en les incitant
à faire révéler les empêchements dont ils pourraient avoir connaissance par voie d’opposition.
-La célébration du mariage est une affaire familiale aucun cas de mariage clandestin.
-Le mariage donne lieu à 2 cérémonies :
 Religieuse <Psalmodie du Coran>.
 Folklorique <Repas de noces, musique, danse>.
Ces deux cérémonies constituent le rituel du mariage.
-Le moment est librement choisi par les parties et aucun lieu n’est prévu.
-Le mariage est conclu en présence des 2 adouls dans la maison familiale de la future épouse.
Section 1 : La célébration du Mariage au Maroc.

-Malgré l’évolution de la société, le cadre juridique de la famille n’a pas rompu avec les structures
traditionnelles présidant au mariage.
-Le mariage n’est pas instantané mais il s’agit d’un mariage per étapes qui se fait progressivement.
 La première étape : L’accord sur le principe du mariage (Les fiançailles).
Chapitre 1 : La forme du mariage.

 La deuxième étape : La fixation d’un Sadaq.


 La troisième étape : Les festivités et la conduite de la mariée au domicile de son époux.
 La quatrième étape : La consommation du mariage avec toutes les conséquences qui en résultent
-Le mariage est devenu un acte juridique formaliste, il faut respecter un certain formalisme.
Ce formalisme se décompose de 2 sortes :
-Ces formalités tendent à renseigner le juge de la famille chargé du mariage et les adouls sur la
situation de chacun des futurs époux afin de vérifier si les conditions de fond et de forme du
Les formations antérieures du mariage.

mariage ont été respectées et d’éviter la conclusion d’unions contraires à la loi.


A. La demande d’autorisation du mariage.
-Le prétendant doit présenter une demande d’autorisation de mariage auprès de la section de
justice de la famille du lieu de la conclusion de l’acte.
-Le juge de la famille chargé du mariage après vérification des dits documents, le dit dossier
est classé avec un numéro d’ordre auprès du secrétariat du greffe et le juge autorise les deux
adouls à consigner le mariage.
-Au cas de manœuvres dolosives sont accomplies pour obtenir l’autorisation, des complices
des dispositions de l’art 366 du Code Pénal.
Le conjoint victime de ces manœuvres peut demander la résiliation du mariage.
B. La remise des pièces nécessaires.
-Un instrument de vérification de l’état et la capacité des futurs époux.
-L’art 65 du CDF, exige la production des pièces suivantes :
 Un formulaire spécial de demande d’autorisation pour instrumenter l’acte de mariage.
 Un extrait d’acte de naissance, la mention de la date précisant qu’il est destiné à
1-

l’usage du mariage.
 Une autorisation administrative.
 Un certificat médical.
 L’autorisation du mariage aux cas suivants :
 Le mariage avant l’âge de la capacité.
 La polygamie.
 Le mariage du handicapé mental.
 Les convertis à l’Islam des étrangers.
 Certificat d’aptitude aux étrangers.
-Mais certains mariages consistent des autorisations.
-Si le mariage est conclu par mandat, il doit être présenté au le juge de la famille chargé du
mariage établi sous la forme authentique ou seing-privée avec la signature légalisée du
mandant et contenant toutes les formalités mentionnées à l’art 17 du CDF.
-Le dossier est visé par le juge de la famille chargé du mariage et conservé auprès du
secrétariat-greffe du lieu de la conclusion de l’acte sous le numéro d’ordre qui lui a été
attribué.
-Après, le juge autorise les deux adouls à dresser l’acte de mariage qui doit contenir
l’autorisation du juge et les mentions concernant les époux.
-Il doit aussi mentionner le Sadaq, le nom et prénom du tuteur, aussi sa signature.
-L’acte doit comporter aussi les conditions convenues entre les époux et la situation juridique
du conjoint <déjà marié ou non>.
-L’acte de mariage doit mentionner les noms et prénoms des adouls, leurs signature, la date de
consignation de l’acte et le sceau du juge chargé du notariat traditionnel.

A. La transcription de l’acte de mariage.


-L’acte de mariage n’est pas un acte d’état civil.
-Le juge de notariat traditionnel se borne à homologuer l’acte reçu hors sa présence par les 2
adouls.
-Après l’homologation de l’acte de mariage par le juge chargé du notariat traditionnel en se
référant à L’alinéa 11 de l’art 67 du CDF , il fait foi d’acte authentique jusqu’à inscription de
faux de l’existence matérielle des faits que les adouls y ont énoncés.
-L’acte de mariage en se référant à l’art 68 du CDF sur un registre spécial tenu à la section de la
2- Les formalités postérieures au mariage.

justice de la famille du lieu de la conclusion.

B. La transmission de l’extrait de l’acte de mariage.


-Un extrait de l’acte de mariage doit être transmis à l’officier d’état civil du lieu de naissance
des deux époux accompagné d’un certificat de remise dans un délai de 15 jours à compter la
date d’homologation de l’acte de mariage par le juge.
-Si les époux sont étrangers, l’extrait de l’acte de mariage st transmis au procureur du roi près
le tribunal de première instance de Rabat.
-Après réception de l’extrait de l’acte de mariage, l’officier d’état civil est tenu de porter toutes
les mentions dudit extrait en marge de l’acte de naissance de chacun des époux.
-La transcription des mentions principales de l’acte de mariage, de divorce, de reprise en
mariage en marge de l’acte de naissance de chacun des époux a abouti à rapprocher le statut
personnel à un système étatique d’état civil.
-Aux termes de l’art 23 de la loi n°37-99 relative à l’état civil, le livret de famille est délivré à la
demande de l’époux marocain inscrit à l’état civil du lieu de sa naissance.
-Si le demandeur du livre est né à l’étranger et s’est établi définitivement au Maroc quand il a
demandé le livre il doit s’adresser à l’officier d’état civil du lieu de sa résidence.
-la divorcée ou le représentant légal, ils ont seulement droit à une copie certifiée conforme du
livret de famille.
-Avant la promulgation du CDF, le mariage des marocains célébré à l’étranger en la seule forme
civile n’avait aucune valeur juridique et ne produisait aucun effet entre époux au Maroc.
-Les juridictions marocaines amenées à annuler ces mariages célébrés en violation du droit
marocain.
-Le CDF permet aux citoyens marocains résidant légalement à l’étranger de conclure leur
mariage conformément aux procédures administratives locales du pays de leur résidence.
-Le législateur marocain incorpore pour la première fois la règle <<locus redit actum>> usitée en
droit international privé.
-En adoptant le lieu de célébration comme critère de rattachement relatif à la validité formelle
des mariages, le législateur marocain cherche à valider formelle des mariages, le législateur
marocain cherche à valider les unions conclues à l’étranger en la forme civile.
-Un marocain ne saurait se marier à l’étranger au mépris de son statut d’origine et tout
particulièrement des obstacles religieux qu’il érige.
-Le mariage des marocains contracté à l’étranger en se conférant aux procédures
administratives locales soit valable au regard du droit marocain, le CDF soumet la conclusion de
l’acte aux conditions de fonds imposées par l’art 14.
-La preuve du contenu de la loi étrangère, il appartient au futur conjoint étranger de le faire en
produisant une attestation dite <<certificat de coutume>> ayant pour objet de préciser quelles
sont les conditions de fond de mariage selon la loi étrangère.
Section 2 : La célébration du mariage hors frontières

1- La célébration du mariage en la forme civil.

-les ressortissants marocains désirant se marier civilement doivent présenter à l’officier de l’état
civil du lieu de la célébration du mariage, un certificat de coutume établi par le consultât
marocain du lieu de leurs résidence.
-Avant le mariage, l’officier de l’état civil doit vérifier si les conditions de fond de mariage selon
la loi étrangère sont compatibles à l’art 14 du CDF.
-l’officier célébrant n’a pas pour fonction d’être le gardien du système légal étranger.
→ Les formes solennelles de la célébration.
-L’art 14 du CDF exige que l’époux célèbrent le mariage selon les formes admises par le droit
local <Le lieu de célébration du mariage>, ce qui exclut le mariage célébré devant un imam dans
une mosquée est reconnus et valorisé par le groupe d’appartenance religieuse.
-Donc le législateur marocain exige la célébration du mariage selon les formes admises par la loi
locales.
-Pour célébrer légalement leurs mariages à l’étranger, le législateur exige que les couples
marocains de leur circonscription pourvu qu’aucun d’eux n’ait la nationalité du pays de
résidence en prenant aussi en considération les conventions signées entre Le Maroc et le pays
d’accueil
-La célébration du mariage civil est obligatoire ; elle est la même pour tous les citoyens que les
étrangers dans certains cas.
-Le principe de la laïcité du mariage dénie à toute autorité religieuse la compétence en matière
de célébration du mariage.
-La laïcisation du mariage n’a pas fait disparaitre le mariage religieux et la cérémonie qui
l’accompagne.
-La loi exige que le mariage civil précède le mariage religieux.
 Les formes de la célébration.
-Avant la célébration, les futurs époux doivent remettre à l’officier de l’état civil certaines pièces
les concernant.
-Le projet de mariage doit être publié à la diligence de l’officier de l’état civil compétent par la
voie d’une affiche ayant but d’informer les tiers du projet de mariage.
-Le mariage ne peut être célébré avant l’expiration dudit délai sauf au cas d’accouchement très
prochain de la femme, ou lorsqu’un des futurs époux est en dangers de mort.
-Le mariage est célébré dans une salle spéciale à la mairie du domicile, le maire qui a la qualité
d’officier d’état civil qui célèbre en principe le mariage.
-L’officier de l’état civil célébrant demande aux futurs époux s’ils veulent se prendre pour mari
et femme après il commence par la lecture de morceaux choisis du code civil.
L’officier de l’état civil invite les époux à déclarer s’ils ont fait un contrat de mariage devant
le notaire. Il recueille les informations nécessaires à la publicité de ce contrat qui est greffé sur
celle de l’acte de mariage.
 La rédaction de l’acte de mariage.
-L’acte est dressé sur le champ par l’officier de l’état civil dès après la déclaration des
consentements et doit contenir diverses énonciations sans aucune mention de la religion.
-Il doit être signé par l’officier de l’état civil, les parties, les témoins, les personnes dont le
consentement est nécessaire.
-Une copie de l’acte est déposée aux services consulaires marocains du lieu de la célébration du
mariage.
→ Le dépôt d’une copie de l’acte aux services consulaires.
-Les fonctionnaires du consulat du Maroc à l’étranger vérifient la conformité de ce mariage à
l’art 14 du CDF.
-L’art 15 du CDF n’impose pas une nouvelle célébration devant les services consulaires mais
exige seulement l’envoi d’un extrait de l’acte en vue d’une transcription qui se fait par 2 voies
une administrative et autre adoulaire.

-Le mariage civil des ressortissants marocains contracté conformément à la loi dans les pays de
résidence des époux soit en France ou autres pays laïques sera reconnus valable au Maroc
pourvu que soient réunies les conditions de l’art 14 du CDF.
-Mais la reconnaissance n’est pas de plein droit et pour qu’il soit valable au droit marocain, le
législateur exige des raisons de sécurité juridique, faire reconnaitre la force exécutoire du
mariage par le tribunal de première instance en respectant l’art 31 de la procédure civile.
-Le tribunal doit vérifier si le mariage n’est pas contraire à l’ordre public marocain.
-Enfin le jugement est rendu en audience publique et soumis aux voies de recours ordinaires et
extraordinaires.
-La preuve du mariage a pour objet la qualité d’époux, elle est requise des époux lorsqu’ils en
invoquent les effets, soit entre eux, soit à l’encontre des tiers, soit aux enfants communs des époux.
-L’art 13 du CDF, « Les adouls doivent recueillir la déclaration de l’offre et l’acceptation prononcées
par les époux et la consigner dans le document formant l’acte de mariage.
-Les époux peuvent se marier tout en respectant les conditions du fond exigées par la loi sans faire
dresser un acte de mariage.
-L’art 16 Al 1 du CDF dispose que le document de l’acte de mariage constitue la preuve valable
L’établissement de l’acte de

du mariage.
Chapitre 2 : L’existence du mariage.
Section 1 : La preuve du mariage.

-Les 2 adouls jouent le rôle de témoins et seuls compétents pour dresser l’acte de mariage.
Ce dernier est un acte consensuel et aussi un acte formaliste car le CDF exige
l’accomplissement de certains nombres de formalités dont certaines sont exigées
préalablement à la conclusion du mariage.
mariage.

-Après avoir reçu l’autorisation du mariage, les adouls rédigent l’acte de mariage, après il doit
être homologué par le juge chargé du notariat professionnel.
-L’acte original est remis à l’épouse et une expédition est délivré à l’époux.
-L’époux supporte les frais occasionnées par la rédaction de l’acte.
-L’acte de mariage devient un acte authentique fait foi même à l’égard des tiers.
-Il en résulte que la solennité du mariage assure la préconstitution d’un moyen privilégié par la
1-

rédaction de l’acte de mariage


Le non établissement de

-L’art 16 al 1 du CDF énonce que le mariage doit être célébré en la forme adoulaire, il a
dû admettre pour tenir compte de la situation de fait qui existe de longue date au
l’acte écrit.

Maroc.
-L’art 16 al 2 du CDF Le législateur autorise par jugement la régularisation a postériori
des mariages qui n’ont pas été dressés par les adouls en temps opportun.
-Le CDF n’a pas rompu avec le passé.
-Le CDF a permis le recours à l’action en reconnaissance de mariage pendant une
période transitoire de 5 ans puis deuxième fois puis troisième fois dans le but de
2-

permettre aux conjoints de régulariser leur situation matrimoniale.


-L’intéressé doit présenter une requête au tribunal qui procède à une enquête sur les
circonstances établissant l’existence d’enfants ou de grossesse issus de la relation conjugale et
si l’action a été introduite du vivant des deux époux.
-La cour de cassation a confirmé que le tribunal doit expliquer le caractère exceptionnel ayant
empêché les époux d’officialiser leur union.
Elle a considéré plusieurs faits comme arguments pour existence du lien conjugal tels la
naissance des enfants dans la maison des parents-la date de naissance-les cérémonies
organisées à cette occasion - l’âge des enfants - la certificat de scolarité - la durée de la vie
conjugale commune.
-Le tribunal faut qu’il détermine le caractère exceptionnel des circonstances ayant empêché la
rédaction de l’acte de mariage en temps opportun.
-Le législateur a permis pour la troisième fois, cette position est critiquable pour plusieurs
raisons.
-La pratique des unions célébrées en dehors de la forme légale perdure depuis 1957.
-Si la preuve du mariage est au terme de l’art 16 du CDF attestant l’accomplissement de
la solennité.
-Le mariage de la Fatiha porte atteinte à certaines réformes apportées par le législateur.
-les hommes disposent d’un moyen efficace puisqu’ils peuvent prendre une seconde épouse ou
se marier avec des filles mineures sans solliciter l’autorisation du tribunal.
-Le législateur devrait mettre fin à cette dualité de mariage en exigeant la rédaction de l’acte de
mariage comme condition essentielle du mariage.
• Les cas de nullité du mariage.
-Le mariage est nul aux cas cités par (L’art 57 du CDF) :
→ Si l’un des éléments prévus par l’art du CDF fait défaut (Absence de l’offre et
l’acceptation).
→ Existence des empêchements prévus par les Arts 35 et 39 du CDF.
→ L’offre et l’acceptation ne sont pas concordantes.
-Si un de ces cas se produit, alors le mariage est nul et non avenu.
-Dès qu’il a eu connaissance de l’une de ces causes, le tribunal prononce la nullité d’office.
-Le droit de soulever la nullité du mariage est conféré à toute personne concernée.
1- Le mariage nul.

• Les effets du mariage nul.


Section 2 : L’invalidité du mariage.

-L’art 58 du CDF prévoit que le mariage nul entraine :


→ La femme a le droit au Sadaq s’il n’a pas été payé auparavant.
Si la déclaration de la nullité du mariage intervient avant la consommation, la femme n’a
pas droit au Sadaq.
→ L’observance de la retraite de continence <Istibra> par la femme et non pas la retraite
de viduité <Idda> qui est un effet du mariage valide.
→ La femme n’a aucun droit à l’entretien dans le mariage nul ; l’obligation alimentaire est
un effet du mariage qui satisfait aux conditions de validité.
→ Le mariage nul constitue un empêchement au mariage entre le conjoint et les parents de
l’autre conjoint.
→ Le rattachement des enfants nés de ce mariage aux parents si la bonne foi est admise.
Ce mariage entraine les empêchements au mariage dus à l’alliance.
L’enfant sera considéré comme illégitime et rattaché à sa mère.
-le mariage est entaché de vice lorsqu’il ne remplit pas l’une des conditions de sa validité
prévues aux articles 60 et 61 du CDF.
2- Le mariage vicié.

• Le mariage entaché d’un vice inhérent au Sadaq.


-Le Sadaq figure au nombre des conditions nécessaires pour conclure le mariage.
-La nature de celui doit répondre à certaines conditions, si elles sont violées, ils vicient le
mariage.
-Le mariage aura un vice dû au fait que le sadaq ne remplit pas les conditions de l’art 28 du CDF.
-Dans ce cas le mariage est résilié sauf s’il n’y a pas de consommation, la femme n’a pas droit
au sadaq.
-S’il y a eu consommation, celle-ci purge le vice atteint le mariage.
• Le mariage entaché d’un vice inhérent à l’acte de mariage.
-L’art 61 du CDF a fixé les cas de résiliation du mariage pour vice de l’acte comme suit :
→ Lorsque le mariage est conclu alors que l’un des époux est atteint d'une maladie
réputée mortelle, à moins de rétablissement du conjoint malade après le mariage ;
→ Lorsque l'époux vise à rendre licite la reprise de l’ex-épouse en mariage par son
mari précédent après trois divorces successifs ;
→ Lorsque le mariage a été conclu sans tuteur matrimonial (Wali), si sa présence est
obligatoire.
-Le mariage résilié conformément aux dispositions 60 et 61 du CDF produit aucun effet avant
sa consommation mais engendre après sa consommation les effets de l’acte de mariage valide
jusqu’au jugement de résiliation.
Deuxième partie : La dissolution du mariage.
-L’art 71 du CDF pose le principe de la dissolution du mariage par le décès, la résiliation et le divorce
légalement prononcé.
-le mariage se dissout par la mort naturelle de l’un des époux, elle ne suppose pas nécessairement
une mésentente conjugale.
-La mort incarne deuil et épreuve qui peut déboucher sur une autre union ou demeurer dans la
fidélité.
-Si le mariage est effectivement dissout par le décès, le conjoint survivant n’est pas pour autant
Section 1 : Le décès.

priver de droits.
-La veuve passe la retraite de viduité avant de se remarier, cette retraite est imposée par le Coran
<Sourate 2, Verset 234> impose à la veuve une durée spéciale quatre mois et dix jours qui suivent le
décès du mari.
Chapitre préliminaire.

-Il appartient au conjoint survivant de défendre en justice la mémoire du défunt.


-Le survivant des conjoints est appelé par la loi à recueillir sa part dans la succession ab. Intestat du
prédécédé.
-Concernant les enfants, le décès de l’un des parents n’a pas de conséquences sur la situation de
l’enfant majeur, puisque la tutelle légale a cessé d’être exercée à son égard.
-Le décès du père l’exercice de la tutelle légale est dévolu à la mère.
-La dissolution du mariage entraine ses effets à partir de la date du décès de l’un des conjoints.
-Le décès et sa date sont établis devant le tribunal par tout moyen recevable.
-Le droit musulman consiste à protéger les intérêts de l’absent tant qu’il n’a pas atteint
70 ans pour les malékites et à 90 ans à 120 ans pour les hanafites.
-L’absence n’emporte pas rupture automatique de l’union conjugale.
-Ce qui caractérise la disparition d’un individu.
→ La non présence au domicile.
Section 2 : La
→ Le fait d’avoir disparu dans des circonstances dans lesquelles on a la certitude
disparition. ou la quasi-certitude qu’il est mort, son cadavre n’ait pu être retrouvé.
-L’art 327 su CDF dispose que lorsqu’une personne a disparu dans des circonstances
exceptionnelles rendant sa mort probable, un jugement déclaratif de décès est
rendu à l’expiration d’un délai d’une année courant à compter du jour où l’on a
perdu tout espoir de savoir si elle est vivante ou décédée.
Titre 1 : Les voies d’accès à la dissolution du mariage.
-Le CDF admet plusieurs voies pour mettre fin au lien conjugal au moins onze voies différentes.
-Il résulte que le pluralisme est la marque essentielle du système du divorce au Maroc.
-Le CDF ne donne pas une définition précise du divorce.
Il est « La dissolution du mariage di vivant des deux époux, à la suite d’une décision judiciaire rendue à la
requête de l’un d’eux ou l’un de l’autre dans l’un des cas prévues par la loi.
-La procédure du divorce était exercée conformément à la conception islamique de la dissolution du
mariage créant alors une inégalité flagrante entre les deux époux devant le divorce.
Chapitre 1 : Le divorce sous contrôle

-Pour mettre fin à ces difficultés, le législateur marocain au CDF a remplacé le terme « répudiation » par
« divorce sous contrôle judiciaire » en imposant des limites d’ordre procédural et financier.
Section 1 : Le divorce demandé

-Le législateur a mis fin à la répudiation <La dissolution du mariage par la volonté unilatérale du mari
qui pouvait même déléguer à un tiers quant à la femme n’avait pas le droit de répudier et pouvait
judiciaire.

obtenir le divorce d’un jugement sur la base de certaines causes limitées par la loi>.
par le mari.

-L’art 78 du CDF : <Le divorce est la dissolution du pacte conjugal exercée pour l’époux et par
l’épouse chacun selon les conditions auxquelles il est soumis sous le contrôle de la justice>.
-La dissolution du lien conjugal est demandée par le mari ainsi que l’épouse.
-Le divorce demandé par le mari exige la présentation d’une demande au tribunal avant de
prononcer un jugement.
-Les époux doivent être présents physiquement au tribunal pour défendre leur point de vue
et leurs intérêts.
A. La présentation de la demande
-Le mari désirant divorcer doit présenter une demande au tribunal en vue d’être autorisé de
faire dresser l’acte de divorce par deux adouls habilités à cet effet.
-La demande est adressée au tribunal de première instance, siège la section de justice de la
famille seul organe compétent pour statuer en matière familiale.
-La demande doit être adressée au tribunal dont relève le domicile conjugal.
-Elle doit contenir l’identité des conjoints – profession – adresse – nombre d’enfants – âge –
état de santé – situation scolaire.
-La demande doit être accompagnée de l’acte de mariage – les preuves concernant la
situation matérielle du mari et ses obligations financières.
-Le tribunal doit recourir à l’expertise si nécessaire.
-Le tribunal doit au préalable procéder à une tentative de conciliation entre les deux
conjoints.
B. La tentative de conciliation.
-La loi a investi le tribunal d’une mission de conciliation des époux.
-Le tribunal tente de les réconcilier.
-Si le mari reçoit la convocation et ne comparait pas sans présenter d’excuse valable.
-Si l’épouse ne comparait pas sans communiquer au tribunal ses moyens de défense par écrit,
le tribunal la met en demeure par l’intermédiaire du ministère public.
1-La procédure du divorce.

S’il apparait que l’adresse de l’épouse est inconnue même par l’enquête du ministère public
Le tribunal statuera la demande du mari.
-Au cas de manouvres frauduleuses, l’application des sanctions de l’art 361 du code pénal.
-Les deux époux comparaissent en personne à l’audience et les débats se déroulent en
chambre du conseil y compris l’audition de témoins et toute autre que le tribunal estimera
utile d’entendre.
-Le tribunal peut déléguer deux arbitres en vue d’une conciliation des époux.
-Le tribunal peut faire appel à des tiers habilités à réconcilier les deux époux ou déléguer l’un
de ses membres pour accomplir cette mission.
-Au cas des enfants, le tribunal doit entreprendre deux tentatives de conciliation espacées
d’une période de trente jours au moins.
-En cas de réconciliation, un procès-verbal doit être dressé à cet effet.
-Si le tribunal ne parvient pas à une telle renonciation, il fixe un montant que le mari consigne
au secrétariat-greffe du tribunal avant de l’autoriser à faire instrumenter l’acte de divorce par
2 adouls.
-Le législateur veut atteindre 2 époux :
→ Mettre fin au excès du mari qui ne peut comme auparavant divorcer en allouant à son
ex-épouse une somme modique comme don de consolation.
→ Protéger les droits de la femme en lui fixant au préalable le montant des sommes que
le mari doit consigner au secrétariat-greffe du tribunal pour garantir le paiement
effectif de ces sommes à la femme.
C. Le dépôt du montant à la caisse du tribunal.
-Le tribunal fixe au préalable un montant suffisant que le mari doit déposer au secrétariat-
greffe du tribunal dans un délai de 30 jours pour couvrir les droits dus à l’épouse et aux
enfants dont il assume l’entretien.
-Si le mari ne dépose pas le montant, il est considéré comme ayant renoncé à son intention de
divorcer.
-Si le mari consigne le montant fixé, les droits dus à l’épouse et aux enfants selon
les Arts 84 et 85 du CDF :
→ Le reliquat du Sadaq si le mari ne l’avait pas payé auparavant.
→ La pension alimentaire de la retraite de viduité et autres éléments de l’art 189 du CDF.
→ Le don de consolation dont elle bénéficie la femme répudiée qui la console du chagrin
résultant de la rupture du lien conjugal.
L’art 84 du CDF
Le don de consolation comme un droit du à l’épouse divorcée.
Le don est évalué en se référant à plusieurs éléments dont (la durée du mariage – les
causes du divorce – la situation financière du mari – les degrés d’abus dont le mari
dont le mari a effectivement usé) le tribunal doit tenir compte si le mari a divorcé sans
motif valable.
→ L’épouse divorcée doit résider dans le domicile conjugal appartenant au mari ou en
location, au cas de nécessité elle habite dans un logement qui lui convient et en
fonction de la situation financière du mari.
Le tribunal fixe le montant des frais couvrant le logement que le mari doit déposer.
-Les droits dus aux enfants, la pension alimentaire est fixés par L’art 168 et 190 du CDF.
Le logement est la responsabilité du mari <foyer conjugal – logement> il est indépendant de la
pension alimentaire>.
Les droits dus aux enfants en tenants compte de leurs et situation scolaire avant le divorce.
-Une fois le montant déposé par le mari, le tribunal l’autorise à faire dresser l’acte de divorce
devant deux adouls habilités à cet effet.
D. L’autorisation du tribunal.
-Après le dépôt du montant, le tribunal accorde au mari l’autorisation de faire instrumenter
l’acte de divorce par 2 adouls dans le ressort territorial du même tribunal.
-L’acte de divorce doit contenir toutes les mentions fixées par l’art 139 du CDF.
-Les deux adouls présenter l’acte au juge chargé du notariat traditionnel pour y apposer son
sceau.
-L’acte de divorce est transmis au tribunal qui a autorisé le constat du divorce pour en
prononcer un jugement déclaratif.
E. Le prononcé du divorce.
-L’exemplaire de l’acte visé dans l’art 87 du CDF, le tribunal rend une décision motivée qui
comprend :
→ Nom et prénom des conjoints – date et lieu de naissance – date et lieu du mariage –
domicile – lieu de résidence.
→ Un résumé de demande des parties, preuves et exception qu’elles ont présentées, les
procédures accomplies dans le dossier et les conclusions du ministère public.
→ La date à laquelle le divorce a été constatée.
→ Si l’épouse est enceinte ou non.
→ Les noms et prénoms des enfants – leur âge – la personne – la personne chargée de la
garde et l’organisation du droit de visite.
→ La fixation des droits prévus aux articles 84 et 85 du CDF et la rémunération de la
garde après la viduité.
-La décision prononcée par le tribunal peut faire l’objet d’un recours en appel sauf en ce qui
concerne la partie mettant fin au lien conjugal.
-Le divorce demandé par le mari à une procédure très spéciale dont le parcours procédural
de ce divorce se déroule en plusieurs étapes et aussi se caractérise par l’intervention de
plusieurs parties alors que la procédure utilisée par l’épouse est très simple et passe
seulement de deux étapes :
→ Saisine du tribunal par une requête introductive.
→ Prononcé d’un jugement du divorce après échec de la tentative de conciliation des
deux conjoints.
-La femme divorcée se trouve en possession d’un acte adoulaire et une décision judiciaire.
-Le législateur cherche à réduire le recours au divorce et assurer la stabilité de la famille.
-Le législateur protège les intérêts de l’institution adoulaire puisque les adouls sont seuls
habilités à constater et consigner les actes de mariage.
-Supprimer la procédure actuelle du divorce c’est supprimer une partie de leur domaine
réservé.
-Le maintien de la procédure montre au courant conservateur que la répudiation est toujours
consacrée par le CDF même si le législateur lui a apportée quelques retouches quant à la
forme.
-Le couronnement de la procédure du divorce par une décision judiciaire permet aux
marocains résidant à l’étranger de produire s’ils ont divorcé au Maroc un jugement
prononçant le divorce et non.
A. La rédaction de l’acte de divorce.
-Le divorce doit être prouvé ce qui est nécessaire aux deux conjoints et héritiers:
→ Au mari : Pour opposer à son ex-épouse qu’il n’est plus tenu de son entretien ou que
3- Les formalités administratives divorce.

l’enfant qu’elle a mis au monde n’est pas rattachable à lui.


→ A la femme : Décliner toute demande de réintégration du domicile conjugal après
l’expiration de la retraite de la viduité.
→ Aux héritiers du conjoint défunts : Refuser au survivant le droit à la succession de son
prémourant.
-L’art 138 du CDF, l’acte de divorce doit être dressé par 2 adouls dans le ressort territorial de
compétence du tribunal ayant autorisé le divorce.
-Le divorce est un acte formaliste devant comporter toutes les références énumérées par l’art
139 du CDF (L’identité de chacun des ex-époux – La date et le numéro de l’autorisation du
divorce – la date de l’acte de mariage).
Les adouls doivent aussi préciser la nature du divorce.
-La femme divorcée est la propriétaire de l’acte de divorce et doit être remis dans un délai de
15 jours.
- Le ex-mari a droit à une expédition du dit d’acte.
B. La transmission de l’acte de divorce au service d’état civil.
-L’art 141 du CDF impose l’obligation de notifier au service d’état civil l’acte de divorce des ex-
époux.
-Le tribunal transmet un extrait dudit acte auquel est joint un certificat de remise à l’officier
de l’état civil du lieu de naissance de chacun des ex-conjoints dans un délai de 15 jours.
-L’officier d’état civil doit transcrire l’extrait de l’acte de divorce en marge des actes de
naissance de chacun des ex-conjoints.
-Si ces derniers ou l’un d’eux n’est pas né au Maroc, l’extrait est adressé au procureur du Roi
près le tribunal de première instance de Rabat.
-Les jurisconsultes admettent sur la base d’un texte coranique <Versets 28 et 29 Sourate 5>, que le
mari peut consentir à son épouse le droit de mettre fin au lien conjugal.
-Le CDF dispose dans L’art 89 que si le mari consent à sa femme le droit de divorce, elle peut
Section 2 : Le divorce consenti à l’épouse.

demander au tribunal l’autorisation de faire constater l’acte de son divorce par 2 adouls.
-Le tribunal doit s’assurer que les conditions dans lesquelles les conjoints se sont mis d’accord sont
réunies et entreprendre la tentative de conciliation conformément aux articles 81 et 82 du CDF.
-Si la conciliation n’aboutit pas, le tribunal autorise l’épouse à faire constater l’acte de son divorce
par deux adouls habilités à cet effet et statue sur les droits de l’épouse et le cas échéant des enfants
en se référant à l’art 84 et 85 du DOC.
-Dès l’homologation de l’acte établissement le divorce par le juge chargé du notariat traditionnel qui
transmet un exemplaire au tribunal ayant autorisé le divorce.
-Le tribunal après réception de l’exemplaire rend une décision motivée comportant les indications
prévues à l’art 88 CDF.
-L’époux ne peut revenir sur le droit au divorce, les Arts 122 et 123 du CDF, ce divorce est
irrévocable, si l’ex-époux veulent se réunir à nouveau par le mariage une nouvelle conclusion est
nécessaire.
-Pour que l’épouse ait donc le droit de divorcer de son mari il faut que celui-ci reconnaisse au
préalable ce droit.
-Le CDF instaure en matière de divorce consenti à l’épouse la même procédure que celle du divorce
demandé au mari, mais il consacre dans ce domaine une inégalité flagrante entre les deux époux.
-Le CDF n’exige pas la consignation par l’épouse d’un montant au secrétariat-greffe du tribunal
avant de lui accorder l’autorisation.
-Le divorce par consentement mutuel permet aux deux époux de mettre fin à l’amiable à leur union
soit sans conditions soit avec conditions qui ne doivent pas être incompatibles avec les dispositions
du CDF et ne portant aucun préjudice aux intérêts des enfants.
-Un accord entre eux en constitue la base nécessaire et la volonté de divorcer doit être réelle –
sérieuse – libre – exemptes de vices.
-Le divorce par consentement mutuel prend sa source dans la volonté réciproque des époux.
-En cas d’accord, la requête de divorce est présentée au tribunal par les deux époux ou par
Section 3 : Le divorce par consentement mutuel.

l’un d’entre eux pour obtenir l’autorisation d’instrumenter l’acte de divorce par les adouls.
1- La présentation de la demande

-Qu’elle soit rédigée dans un acte authentique ou sous-seing privé, cette convention constitue
un règlement d’ensemble des conséquences du divorce.
-Les époux n’ont pas à faire connaitre au tribunal la cause du divorce.
-Le tribunal n’a à vérifier ni sur le sérieux des motifs des époux ni licéité de leurs mobiles.
-Le contrôle du tribunal sera plus attentif sur les conséquences du divorce concernant les
enfants.
-Le tribunal doit refuser la convention quand elle constate qu’elle préserve insuffisamment les
intérêts de ces derniers.
-Le tribunal tente de réconcilier les 2 époux autant que possible pour préserver le lien
matrimonial.
-Si la réconciliation n’a pas abouti, le tribunal autorise de prendre acte de prendre et de
l’instrumenter par 2 adouls habilités à cet effet puis rend un jugement fixant les effets de la
rupture.
Le prononcé

-L’acte de divorce doit être homologué par le juge chargé du notariat traditionnel qui doit en
transmettre un exemplaire au tribunal ayant autorisé le divorce.
du divorce.

-Le tribunal prononce une décision motivée comportant les indications prévues à l’art 88 du
CDF. Cette décision est susceptible.
-Le divorce par consentement mutuel prononcé par le tribunal est irrévocable, si les deux ex-
époux veulent se remarier ils doivent conclure un nouveau mariage à moins que ce divorce ne
2-

soit la troisième dissolution du mariage.


-Quand l’épouse éprouve de l’aversion pour son mari, elle peut lui demander le divorce moyennant
une contrepartie financière <Khôl>.
……. ;
-L’art 115 du CDF stipule que les 2 époux peuvent convenir de divorcer. Leur consentement
1-Le consentement

doit être exprimé sans contrainte ni violence.


-L’épouse majeure peut seule choisir de rompre les liens du mariage moyennant
compensation.
-L’épouse mineure ne peut demander le divorce que par l’accord de son représentant légal.
-Si elle établit que la compensation est le résultat d’une contrainte d’une pression ou d’un
Section 4 : Le divorce moyennant compensation.

préjudice lui étant porté par le mari, elle a le droit de la restitution de cette compensation et le
divorce demeure valable et produit ses effets dans tous les cas.
-Le <Khôl>.
-Une forme de dissolution du lien matrimonial par laquelle la femme demande à son mari de
lui rendre sa liberté en échange d’une contrepartie en argent ou d’un renoncement à ses
droits. Parfois, la compensation consiste un renoncement à la garde de ses enfants.
-Le CDF exige le versement d’une contrepartie au profit du mari qui n’a ni maximum ni
minimum.
-Le législateur n’a pas laissé aux époux toute liberté pour convenir du divorce aux dépens des
2-La compensation.

intérêts de leurs enfants. Il édicte certaines dispositions dont le but est de protéger les enfants
de leurs parents lorsqu’il s’agit d’un divorce moyennant compensation en posant des règles :
→ Si la mère est insolvable, elle ne peut pas donner comme contrepartie pour obtenir son
divorce une chose qui se rapporte aux droits des enfants ou leur pension alimentaire.
Si la mère est capable sur le plan financier de subvenir aux besoins des enfants
communs le divorce est valable produisant ses effets.
→ Si la mère divorcée qui acquis l’obligation alimentaire des enfants devient insolvable,
la pension incombe au père sous réserve de son droit de réclamer la restitution de ce
qu’il a versé à la mère.
-Si les 2 époux se mettent d’accord sur le principe du divorce sans convenir sur sa contrepartie.
-L’affaire est portée devant le tribunal qui commence une tentative de conciliation entre époux.
-En cas d’échec, le jugement du tribunal rend le divorce exécutoire après fixer le montant de la
contrepartie en tenant compte au montant du sadaq et la durée du mariage et des raisons du
divorce et situation financière de l’épouse.
-Si l’épouse persiste dans sa demande de divorce par <Khôl> et que l’époux s’y refuse, elle
peut recourir à la procédure de discorde.
-Le divorce moyennant compensation est un divorce définitif et irrévocable.
-Le divorce irrévocable dissout les liens conjugaux, mais ne fait pas obstacle à la conclusion
d’un nouvel acte de mariage entre les mêmes époux.
-Le CDF consacre le divorce judicaire comme émanent de la faveur des deux époux.
-Souvent, le divorce judiciaire est demandé par l’épouse et obtenu par jugement prononcé sur la base de
toute une série de causes qui sont encore élargies par l’adjonction du cas de la discorde.
-En s’inspirant du texte coranique <Verset35 Sourate 4>, le législateur a introduit le mode de
divorce par discorde dans les arts 94 à 97.
-Le discorde est le différend profond qui oppose les deux conjoints en rendant impossible la
continuité de la vie conjugale tant qu’il n’est pas révolu.
-Cette voie est réservée aux deux conjoints mais souvent utilisé par l’épouse.
-Au cas de ce mode l’épouse n’est pas obligée de prouver le préjudice subi.
-Le mari recourt au divorce pour discorde au lieu de l’autre dans le but de recevoir une
indemnisation s’il réussit à prouver que son épouse est la cause de leur séparation.
- Une tendance jurisprudentielle consiste à condamner la femme responsable de la rupture à
payer une indemnité à son mari, c’est une application de l’art 97 du CDF.
-Le CDF innove et se rapproche de plus en plus de l’art 16 de la convention internationale sur
l’élimination de toutes formes de discrimination à l’égard des femmes reconnaissant leurs
Chapitre 2 : Le divorce judiciaire.

droits et responsabilités au cours du mariage et lors de sa dissolution.


1- La procédure du divorce pour discorde.

-Quant à la procédure de ce divorce, la demande en divorce débouche sur une procédure de


Section 1 : Le divorce pour discorde.

réconciliation.
-Le tribunal doit entreprendre une tentative de conciliation des conjoints conformément aux
dispositions de l’art 82 du CDF en prenant toutes les mesures nécessaires.
-Les deux arbitres doivent déployer leurs efforts pour rechercher les causes du différent pour
y mettre fin.
→ Si la tentative de conciliation aboutit.
Les arbitres dressent un rapport dans lequel ils consignent les causes du différend et
les solutions convenues pour y mettre fin.
En 3 copies signées par eux et les deux conjoints et la troisième est conservée dans le
dossier.
→ Si la tentative de conciliation échoue,
Un rapport est dressé et transmis par les deux arbitres au tribunal.
S’il y a un désaccord des arbitres ou s’ils n’ont pas présenté ce rapport dans le délai
qui leur est imparti, le tribunal peut procéder à une enquête complémentaire par tout
moyen qu’il juge adéquat.
→ Si la réconciliation des époux s’avère impossible,
Le tribunal en dresse un procès-verbal et prononce le divorce en statuant les droits de
l’épouse et des enfants <Arts 83 84 85 du CDF>.
-Le tribunal peut décider dans le même jugement une indemnisation au profit du conjoint
lésé,
en tenant compte dans l’évaluation de cette indemnisation de la part de responsabilité de
chacun des époux dans la cause de la séparation.
-Le tribunal doit statuer sur la demande du divorce pour discorde dans un délai ne dépassant
pas 6 mois de la date de la présentation de la demande.
-Ce divorce a un caractère irrévocable.
-Le divorce pour cause de discorde met fin au mariage et l’ex-mari ne peut ré-épouser son ex-
femme qu’après avoir conclu une nouvelle union à moins que ce divorce ne soit l troisième
dissolution du lien matrimonial
-Le recours à ce mode est uniquement réservé à l’épouse sans le mari.
A. Cas de la polygamie :
-L’art45 du CDF dispose que si au cours des débats en chambre de conseil qu’il est impossible
de maintenir la relation conjugale et que la tentative de conciliation des conjoints n’a pas
abouti et due l’épouse dont son mari désirant prendre une autre, persiste à demander une
autre , dans ce cas le montant correspondant aux droits dus à l’épouse et aux enfants et
ordonne le mari de consigner ce montant au secrétariat greffe du tribunal après le tribunal
2-Les variantes du divorce pour discorde.

prononce le divorce.
-Si le mari persiste à demander l’autorisation d’être polygame et que son épouse ne donne
pas l’accord et ne demande pas le divorce, le tribunal appliquera d’office la procédure de
discorde.
B. Cas de préjudice non prouvé
-Si l’épouse ne parvient pas à prouver le préjudice subi mais persiste à demander le divorce
Elle demande au tribunal une demande tendant à régler le différend qui l’oppose à son mari
sur la base de la discorde.
C. Cas de divorce moyennant compensation.
-Si l’épouse persiste à demander le divorce moyennant compensation alors que le mari refuse
d’y donner suite, le tribunal peut statuer sur la demande en usant de la procédure du divorce
pour cause de discorde.
D. Cas de reprise de la divorcée.
-Si le divorce est révocable, le mari peut toujours reprendre son épouse tant que le délai de
viduité n’est pas expiré.
-Le mari doit faire constater l’acte de reprise.
E. Cas de manquement des obligations.
-L’art 51 du CDF impose aux époux des droits et devoirs dont chacun d’eux.
-Si l’un d’eux manque ses obligations l’autre recourt à la procédure du divorce pour cause de
discorde.
-L’art 98 du CDF dispose que la femme peut divorcer son mari dans les cas suivants :
→ Le manquement de l’époux à l’une des conditions stipulées dans l’acte de mariage.
Section 2 : Le divorce judicaire pour d’autres causes.

→ Le préjudice.
→ Le défaut d’entretien
→ L’absence.
→ Le vice rédhibitoire
→ Le serment de continence ou le délaissement.
-L’obligation alimentaire résulte du mariage.
-Le mari supporte à titre principal l’entretien de son épouse tant que le mariage dure et
1- Le divorce pour défaut d’entretien.

même pendant la retraite de la viduité consécutive à un divorce révocable.


-Le manquement à cette obligation justifie le recours de l’épouse à demander son divorce.
-Inspiré du droit musulman, le CDF permet à l’épouse de demander au tribunal le divorce
pour défaut d’entretien selon 3 situations :
→ Si le mari dispose de biens apparents permettant d’en prélever la pension alimentaire.
dans ce cas le tribunal ne donne pas suite à la demande de divorce présentée par
l’épouse.
→ Lorsque le mari établit son indigence, le tribunal lui impartit un délai maximum de 30
jours pour assurer l’entretien de son épouse sauf au cas de circonstances impérieuse
ou exceptionnelle. Le divorce est prononcé par le tribunal.
→ Quand le mari refuse d’assurer l’entretien de son épouse sans prouver son indigence.
Le tribunal prononce immédiatement le divorce.
-Les mêmes dispositions sont applicables au mari absent se trouvant dans un lieu connu et
recevant la requête introductive d’instance.
-Si le lieu du mari est inconnu, le divorce prononcé pour défaut d’entretien a un caractère
révocable et peut reprendre son épouse lors le délai de la viduité.
-En se référant à la cohabitation, l’absence injustifiée du mari peut aboutir au divorce
demandé par l’épouse.
-A l’image de l’école malékite, le CDF confère à l’épouse le droit de demander le divorce pour
absence du mari mais sans donner aucune définition de l’absence.
-Si l’époux s’absente du foyer conjugal durant une période excédant une année, l’épouse a le
droit de demander le divorce si cette absence lui occasionne un préjudice.
-Le tribunal doit s’assurer de cette absence par tout moyen de preuve.
2-Divorce pour absence.

-Le tribunal prononcera alors le divorce si le mari ne revient pas résider avec son épouse ou
s’il ne la fait pas venir auprès de lui.
-Si l’adresse du mari est inconnue le tribunal prendra avec le concours du ministère public,
toutes les mesures qu’il jugera utiles pour faire notifier au mari la requête de l’épouse.
-Le tribunal prononce le divorce de l’épouse. Dès la prononciation le lien conjugal est
immédiatement dissout par conséquent le divorce irrévocable.
-Si le mari réapparait entre-temps, il ne pourra reprendre son ex-épouse qu’avec un nouveau
mariage sauf au à la troisième.
-Le CDF permet à l’épouse de demander le divorce si son mari est condamné à une peine de
réclusion ou emprisonnement car c’est un dommage subit à l’épouse.
-La condamnation justifiant le divorce doit être supérieure à 3 ans et l’épouse ne peut
demander au tribunal le divorce qu’un an après la détention du mari condamné
définitivement à la réclusion ou l’emprisonnement.
-Et dans tous les cas elle peut demander deux ans après la détention du mari.
-Cette voie est ouverte à l’épouse bien qu’au mari.
-Tel que le droit musulman, le CDF permet à l’un des époux de mettre fin au lien conjugal
pour vice rédhibitoire s’il empêche les rapports conjugaux ou pour des maladies qui
présentent un danger de santé de l’autre partie conjoint et dont la guérison ne peut
3-Le divorce pou vice rédhibitoire

intervenir dans un délai d’un an.


-Pour recevoir la demande de divorce par vice est aux conditions suivantes :
→ Le demandeur ne doit pas avoir pris connaissance du vice affectant son conjoint lors
de la conclusion de l’acte de mariage.
→ Le demandeur ne doit pas avoir accepté le vice affectant l’autre conjoint après avoir
appris qu’il était incurable.
-Pour prouver le vice affectant le mari ou l’épouse, le recours à l’expertise médicale est
ordonné par le tribunal.
-Quid du Sadaq ?
-Il n’y a pas de versement du sadaq en cas de divorce pour vice rédhibitoire prononcé par le
tribunal avant la consommation du mariage.
-Après la consommation, le conjoint peut réclamer la restitution du montant du Sadaq à celui
qui lui caché le vice rédhibitoire.
-Si l’époux a eu connaissance du vice avant la conclusion de l’acte du mariage, il est tenu de
verser la moitié du sadaq à l’épouse.

- Il est considéré comme un préjudice justifiant la demande du divorce


4-Le divorce pour

➢ Tout manquement à l’une des conditions stipulées dans l'acte de est considéré
comme un préjudice justifiant la demande du divorce judiciaire par l’épouse.
préjudice.

➢ Tout acte ou comportement infamant ou contraire aux bonnes mœurs, émanant


de l’époux.
- Ce mode de divorce est établit par tout moyen de preuve, y compris la déposition de
témoins qui sont entendus par le tribunal en chambre de conseil.
-Si le préjudice n’est pas établi et l’épouse persiste à demander le divorce, elle peut recourir
à la procédure du divorce pour cause de discorde.
-Le divorce pour préjudice est irrévocable.
-Le CDF consacre le serment de délaissement comme cause de dissolution du
mariage.

délaissement et de
5-Le divorce pour
- Le divorce par serment en général ou par serment de continence est nul et non

continence.
serment du
avenu.
- Lorsque l’époux fait serment de continence à l’égard de son épouse ou qu’il la
délaisse, celle-ci peut en saisir le tribunal qui impartit à l’époux un délai de quatre
mois. Passé ce délai et si l’époux ne revient pas à résipiscence, le divorce est
prononcé par le tribunal.
- Tout divorce prononcé par le tribunal est irrévocable, à l’exception du divorce
pour serment de continence et du divorce pour défaut d’entretien.
6-Le divorce pour manquement de l’épouse à l’une des conditions stipulées

-Le CDF permet à l’épouse d’insérer dans l’acte de mariage certaines clauses qui
doivent être incompatibles avec l’essence du mariage et valables sur le plan juridique.
-Le manquement des conditions stipulées justifie la demande du divorce.
• Le tribunal transmet un extrait du document du divorce sous contrôle
judiciaire, de reprise en mariage, de la décision de divorce judiciaire, de la
résiliation de l’acte de mariage ou de sa nullité, auquel est joint un
certificat de remise, à l’officier d’état civil du lieu de naissance de chacun des
conjoints, dans un délai de quinze jours courant à compter de la date à laquelle
l’acte a été dressé ou du prononcé du jugement de divorce, de résiliation ou
dans l’acte de mariage.

de nullité de l’acte de mariage.


• L’officier d’état civil doit transcrire les mentions de l’extrait susvisé en marge
de l’acte de naissance de chacun des conjoints. Si l’un des conjoints ou les deux à
la fois ne sont pas nés au Maroc, l’extrait est adressé au procureur du Roi près
le tribunal de première instance de Rabat.
• Les citoyens marocains résidents à l’étranger peuvent divorcer devant les
juridictions de leurs pays de résidence.
-Le jugement étranger ne peut recevoir exécution sur le territoire marocain qu’une
fois revêtu de la formule exécutoire par un tribunal marocain compétent.
• Les jugements de divorce, de divorce judiciaire, de divorce par Khôl' ou de
résiliation de mariage, rendus par les juridictions étrangères sont
susceptibles d’exécution s’ils sont rendus par un tribunal compétent et
fondés sur des motifs qui ne sont pas incompatibles avec ceux prévus par le
présent Code en vue de la dissolution de la relation conjugale.
-Il en est de même pour les actes conclus à l’étranger devant les officiers et les
fonctionnaires publics compétents, après que ces jugements et actes aient satisfait
aux procédures légales relatives à l’exequatur.
-Quand le mari divorce avec son épouse pour deux fois après consommation, ce divorce est
révocable.
-Le lien conjugal est purement et simplement relâché et non dissout définitivement.
-La divorcée doit observer la retraite de viduité mais le mari peut toujours reprendre son
épouse tant que la retraite n’a pas expiré.
1-Les cas du divorce révocable. -Le divorce n’est révocable que dans certains cas :
→ S’il intervient après la consommation du mariage.
→ S’il est prononcé pour serment du délaissement et de continence.
→ S’il est prononcé pour défaut d’entretien.
-Les cas de divorce révocable dans l’art 123 du CDF : « Tout divorce du fait de l’époux est
révocable à l’exception du divorce à la suite de deux précédents divorces successifs du
divorce intervenu avant la consommation du mariage du divorce par consentement mutuel
Section 1 : Le divorce révocable.

du divorce khôl et de celui qui résulte d’un droit d’option consenti par l’époux à son
épouse ».
-Le mari peut toujours reprendre son épouse divorcée révocablement et ce avant l’expiration
du délai de la viduité, l’acte de mariage demeure valable mais avec respect de certaines
formalités :
→ Le mari doit faire constater l’acte de reprise par deux adouls qui en informent le juge
Chapitre 3 : Les catégories du divorce.

chargé du notariat traditionnel immédiatement.


→ Le notariat traditionnel doit convoquer l’épouse avant homologuer l’acte.
-Le divorce révocable produit tout d’abord les effets d’une séparation de corps.
-L’épouse doit se séparer du mari et durant la retraite de viduité consécutive au divorce
2-Les effets du divorce révocable.

révocable, plusieurs effets sont attachés à ce mode de dissolution :


→ La femme divorcée conserve son droit à l’entretient puisque le mariage subsiste
encore.
→ Chacun des conjoints reste pendant cette période.
→ Les deux époux demeurent astreints aux devoirs conjugaux à l’exception des relations
sexuelles.
→ La divorcée perd le domicile conjugal si elle le quitte pendant la retraite de viduité
sans motif valable sinon un logement.
→ Il est interdit au mari d’épouser une femme parente à son épouse divorcée
révocablement – ou une cinquième femme sans divorcer irrévocablement avec une
de ses quatre épouses.
→ Le divorce révocable réduit le nombre de divorces de la femme par le mari.
→ Le mari peut reprendre son épouse avant l’expiration du délai de la viduité mais à
condition de respecter les formalités de l’art 124 du CDF.
1- Les cas du divorce irrévocable.

-Le divorce est irrévocable dans les cas suivants :


→ S’il est intervenu avant la consommation du mariage.
Section 2 : Le divorce

→ Si le délai de la viduité consécutive à un divorce révocable est expiré sans que le mari
exerce son droit de reprendre son épouse.
irrévocable.

→ Si le divorce résulte d’un droit d’option consenti par le mari à son épouse.
→ S’il s’agit d’un divorce convenu entre les deux époux moyennant compensation.
→ S’il résulte d’un jugement pour vice rédhibitoire ou préjudice ou encore pour absence
de mari.
→ Si le divorce est prononcé à la suite de deux précédents divorces successifs.
→ S’il s’agit d’un divorce par consentement mutuel.
→ S’il est prononcé pour cause de discorde.
→ La divorcée si elle est enceinte a droit à une pension alimentaire jusqu’à son
accouchement.
Si elle n’est pas enceinte, elle a droit au logement jusqu’à la fin de la période de la
retraite légale.

2- Les effets du divorce irrévocable.


→ Le droit de la femme à percevoir la partie lui restant du Sadaq payable à terme.
→ La relation sexuelle des ex-conjoints est interdite Art 490 du Code Pénal.
→ Ce divorce entraine une absence du droit successoral entre les ex-époux même dans
la période de la retraite de viduité.
→ La femme peut se remarier après la retraite de viduité.
→ Le divorce n’exerce aucune attraction sur le nom respectif des deux ex-conjoints ni
sur leur nationalité respective.
Le divorce précédé de deux divorces successifs interdit temporairement le remariage
des ex-conjoints l’un avec l’autre ce qui n’exclut pas du reste l’obligation de la femme
d’observer la retraite de la viduité.
-Si elle épouse un autre mari, ce mariage a pour objet de supprimer l’empêchement au
remariage entre les anciens époux après triple divorce mais à condition que cette seconde
union soit dissoute par le décès ou le divorce prononcé à la demande de ce tiers.
-Le mariage de la famille divorcée avec un tiers efface l’effet des 3 divorces prononcés par
son ex-premier époux, la nouvelle union avec ce dernier peut faire l’objet de 3 nouveaux
divorces.
Titre 2 : Les conséquences du divorce.
-La dissolution du lien conjugal pour l’avenir produit plusieurs effets.
-Les devoirs et les droits nés de l’épouse se disparaissent.
-Quand le mariage est dissous, la loi impose une limite temporaire pour la femme dite la retraite de
viduité dans laquelle la femme ne peut pas se remarier immédiatement après la dissolution de son
mariage par divorce ou décès.
Chapitre 1 : Les conséquences du divorce pour les époux

-Tel que le droit musulman <Versets 226 et 234 Sourate 2>, le CDF impose à la veuve ou la divorcée
l’observance de la retraite de la viduité avant la conclusion d’un second mariage.
-La Idda est un effet de la dissolution du mariage valide et régulier.
-Elle observe la Idda dans le domicile conjugal ou dans un autre domicile lui est réservé.
Section 1 : La retraite de viduité (Idda)

-Elle est fondée sur le souci purement pratique d’éviter le risque de la confusion de part ou de sang,
l’incertitude sur la paternité.
-Un délai entre les deux mariages est un délai entre deux présomptions.
• La retraite de viduité de la femme enceinte :
-Le délai de la viduité de la femme enceinte prend fin par l’accouchement ou par fausse
couche.
-Le droit marocain assure une protection légale à la femme et au nouveau-né.
→ Des conditions particulières de travail pour la période de couches et d’allaitement.
1- Le cas de divorce des époux.

→ L’art 32 du Code Pénal,


S’il est vérifié qu’une femme condamnée à une peine privative de liberté est enceinte
de plus de 6 mois.
Elle ne subira à sa peine que 40 jours après sa délivrance.
Si elle a déjà incarcérée elle bénéficie pendant le temps nécessaire du régime de
détention préventive.
L’exécution des peines privatives de liberté privatives de liberté est différée pour les
femmes qui ont accouché.
→ L’art 454 du droit Pénal, interdit l’avortement et sanctionne la femme qui s’est
intentionnellement fait avorter ou a tenté de faire.
→ L’art 453, l’avortement n’est pas puni lorsqu’il constitue une mesure nécessaire pour
sauvegarder la santé de la mère
→ Le code pénal sanctionne l’infanticide et la mère coupable ou complice du meurtre ou
de l’assassinat de son nouveau-né est punie de la réclusion de 5à 10 ans.
→ L’art 466 du code pénal sanctionne le tiers qui provoque dans un esprit de lucre, les
parents ou l’un deux à abandonner leur enfant né ou à naitre.
• La retraite de viduité de la femme non enceinte.
-La femme non enceinte doit observer la retraite de viduité durant 3 périodes
inter menstruelles complètes.
-Si la femme atteint l’âge de ménopause, elle doit observer la retraite de viduité durant 3
mois.
-La femme qui ne peut distinguer le flux menstruel d’un autre dû à une maladie, elle doit
observer une retraite de viduité de 3 périodes menstruelles à l’issue d’une période d’attente
de 9 mois.
-La veuve est soumise à la retraite de viduité.
-Son délai est de 4 mois lunaires et dix jours francs si elle n’est pas enceinte pour éviter les
conflits de la filiation.
-La veuve observe à compter de la date du décès ou la date du jugement déclaratif du décès.
Si elle est enceinte elle prend fin à la délivrance.
La durée maximale de la grossesse est un an, toute grossesse prétendue de cette durée est
2- Le cas de décès du mari.

irrecevable. Au cas de doute ou contestation de son existence l’affaire doit être soulevée au
tribunal ainsi sur la période du commencement en faisant appel à des experts.
Le tribunal prononce un jugement portant poursuite ou la fin de la retraite de viduité.
-Il existe une contraction flagrante entre les textes du CDF, limitant la durée maximale de la
grossesse à une année et plusieurs textes du CDT qui la fixe en 300 jours :
→ L’art 106 du Dahir du 6 Février 1963 relatif à la séparation des accidents du travail.
→ L’art 59 du Dahir portant loi du 27 Juillet 1972 relatif au régime de la sécurité sociale.
→ L’art 8 du décret du 30 Décembre 1972 relatif aux prestations servies par la caisse
nationale de sécurité sociale.
- La durée maximum de la grossesse est d'une année à compter de la date du divorce ou du
décès.
-Le décès du mari au cours de la retraite de viduité consécutive à un divorce révocable fait
transformer la retraite de la divorcée à celle de la veuve.
-Le point de départ de la retraite de viduité est variable, de la date de décès du mari, de celle
du divorce judiciaire, ou de résiliation du mariage.
-Il n’y a pas de vol entre époux, il n’est pas punissable et ne peut donner lieu qu’à des réparations
civiles.
Section 2 : Le sort des

-Tel que le droit musulman, le mariage n’emporte dans le CDF aucune communauté de biens entre
biens meubles.

époux. C’est une séparation des patrimoines qui gouverne leurs rapports pécuniaires.
-La confusion des biens mobiliers au domicile conjugal engendre leur partage entre les ex-conjoints.
Pour résoudre ce litige le CDF dans l’art 34 tout ce qu’apporte l’épouse <Le jihaz> et objets précieux
lui appartient.
- Si ils n’arrivent pas à produire la preuve de la propriété de ces objets, le CDF pose des
présomptions selon que l’objet litigieux est à l’usage ordinaire des hommes ou des femmes faisant
droit aux dires des époux appuyés par serment.
-Si les objets sont indistinctement, ils sont tenus à partager par égalité.
-L’art 49 du CDF dispose que Les deux époux disposent chacun d’un patrimoine
1-La règle est
Section 2 : Le partage des

propre.
biens acquis durant le

la séparation
-La séparation est née de la division sexuelle du travail.
des
-chaque époux dispose au cours du mariage d’une entière liberté d’administrer et de
patrimoines.
mariage.

disposer de ses propres biens sans aucun contrôle de l’autre.


-Le CDF laisse aux époux la faculté de définir de façon consensuelle le mode de
gestion des biens acquis durant le mariage.
2-L’exception
-C’est le principe de la liberté des conventions.
est la
- Les 2 époux se mettent d’accord qui fait l'objet d'un document distinct de l‘acte de
communauté
mariage
des biens.
-La hadana c’est porter l’enfant au bas âge par sa mère le droit alors est conféré à la mère

Section 1 : L'exercice de la garde « La hadana »


Chapitre 2 : Les conséquences du divorce pour

-le législateur dans le CDF a établi une liste de dévolutaires très limitée et adaptée aux
structures de la famille actuelle.
-Selon l’art 171 du CDF la garde des enfants est attribuée en priorité à
1- Les dévolutaires de la garde
la mère – le père – la grand-mère maternelle de l’enfant.
-Le tribunal a faculté de confier la garde à l’un des proches parents les plus aptes à l’assurer.
-L’ordre de l’art 171 doit être respecté si la personne à qui est dévolue la garde est digne de
l’exercer sinon elle passe au suivant.
-Rien n’empêche à un dévolutaire de demander la déchéance de la garde à celui qui le
enfants.

devance s’il existe des causes la justifiant.


-La garde est un droit propre à celui qui en est chargé par la loi.
-La garde de l’enfant se prolonge jusqu’à 18 ans.
-A l’âge de 15 ans au cas de divorce l’enfant a le droit de choisir entre son père et sa mère et
aussi un de ses proche parents mais à condition que ce choix ne s’oppose pas avec ses
intérêts et que le représentant légal donne son accord.
S’il refuse, le juge est saisi pour statuer en tenant compte de l’intérêt bien compris de
l’enfant.
-L’art 173 du CDF exige 4 conditions d’attribution de la garde :
→ La majorité légale pour les personnes autres que le père et mère de
2- Les l’enfant.
conditions → La rectitude et l’honnêteté, la personne doit être digne de confiance.
d’attribution → La capacité d’élever l’enfant gardé, assurer sa sauvegarde et sa protection
de la garde. sur les plans religieux physique et moral et veiller sur sa scolarité.
→ Le non-mariage de la personne qui formule la demande de la garde à
l’exception des cas prévus dans les arts 174 et 175 du CDF.
-Si un parent est titulaire du droit de garde, l’autre est titulaire d’un droit de visite et de
recevoir l’enfant.
-Le législateur permet aux parents d’organiser le droit de visite en tenant compte de
l’intérêt de l’enfant.
-Les modalités d’exercer la garde peuvent être fixées en vertu d’un accord passé entre les
parents qui doivent le communiquer au tribunal en vue de consigner dans la décision
attribuant la garde.
-Si les père et mère ne s’accordent pas sur l’organisation de la visite, le tribunal fixe dans
la décision accordant la garde les périodes de visite et en précise le temps et le lieu pour
éviter toute manœuvre frauduleuse dans l’exécution de la décision.
3- La visite de l’enfant.

-Le tribunal tient compte les conditions de chaque partie et les circonstances propres à
chaque affaire.
-L’accord à l’amiable des parents et la décision du tribunal ne sont pas immuables en
raison de nouvelles circonstances portant préjudice à l’enfant.
-Le CDF ignore l’existence d’une relation personnelle ente l’enfant et ses grands-parents.
-Le CDF n’exige plus que l’enfant soit élevé dans la religion musulmane si sa mère est
d’une autre religion monothéiste.
-Le code ne laisse pas à la mère la liberté pour élever son enfant.
-L’enfant lui est retiré si elle tente de l’influencer par les enseignements de sa propre
religion.
-Des conventions sont signées pour lutter contre le kidnapping des enfants et violer le
droit de garde.
- Le changement de résidence, à l’intérieur du Maroc, de la femme qui assume la garde
de l’enfant ou du représentant légal de ce dernier n’entraîne pas la déchéance de la
garde, sauf en cas de motifs avérés pour le tribunal, compte tenu de l’intérêt de
l’enfant, des conditions particulières du père ou du représentant légal et de la distance
séparant l’enfant de son représentant légal.
-Il est interdit à la mère gardienne de voyager avec l’enfant hors du territoire national sauf
qu’avec autorisation du père.
-En cas de son refus, l’art 179 du CDF stipule que Le tribunal peut, à la demande du
ministère public ou du représentant légal de l’enfant soumis à la garde, prévoir, dans la
décision accordant la garde, ou par une décision ultérieure, l’interdiction que l’enfant
soit emmené en voyage à l’extérieur du Maroc sans l’accord de son représentant légal.
• La rémunération de la garde :
-Le CDF dispose que la mère n’a droit à aucune rémunération pour la garde de ses enfants
4-La rémunération de la garde et l’entretien de

durant la vie conjugale car la garde est incombé aux 2 parents.


-La mère divorcée révocablement ne peut prétendre à cette rémunération tant que le délai de
viduité n’a pas expiré puisque le lien conjugal n’est pas encore rompu.
• L’entretien de l’enfant.
-Il incombe au parent n’ayant pas la garde.
-Les frais de logement de l’enfant soumis à la garde sont distincts de la pension alimentaire, de
l’enfant.

la rémunération due au titre de la garde et des autres frais. Le père doit assurer à ses
enfants un logement ou s’acquitter du montant du loyer dudit logement tel qu’estimé
par le tribunal sous réserve des dispositions de l’article 191 ci-après.
-Pour protéger l’enfant, il ne peut pas être astreint à quitter le domicile conjugal tant que le
père n’a pas exécuté le jugement rendu au sujet du logement. Le tribunal doit énoncer au
jugement mention de toutes les procédures garantissant la continuité de l’exécution du
jugement par le père condamné.
- L’entretien comprend l’alimentation, l’habillement, les soins médicaux, l'instruction des
enfants et tout ce qui est habituellement considéré comme indispensable, sous réserve
des dispositions de l’article 168 ci-dessus.
-Aussi un montant alloué à l’occasion des fêtes religieuses.
-L’enfant mineur est soumis à la tutelle en raison de son incapacité physique, Une personne capable
est désignée par la loi, le père ou le tribunal pour assurer cette charge.
-Son but est la protection de l’enfant mineur dans sa personne et ses biens.
Section 2 : L’exercice de la tutelle (la Wilaya.

A. La tutelle du père.
représentants légaux de leurs

-Lepère majeure exerce l’autorité parentale et la tutelle légale de son enfant mineur.
-Le père peut de son vivant désigner un tuteur testamentaire pour son enfant mineur ou à
1- Les père et mère,

naitre.
enfants.

-Il est libre dans son choix et non obligé de choisir un de la famille.
-La tutelle testamentaire n’est ni définitive ni irrévocable, le père peut toujours la révoquer.
• La tutelle de la mère et de l’enfant.
-Le CDF attribue la tutelle des enfants mineurs à la mère.
-Mais, les arts 230 à 236 stipulent 2 conditions pour qu’elle soit tutrice légale des enfants :
→ La mère doit être majeure.
→ Le père ne peut pas assumer la tutelle par suite de décès, d’absence…
-Au cas désignation d’un tuteur testamentaire, il doit suivre la gestion de la mère.
• La tutelle sur la personne de l’enfant.
représentant légal
2-Les pouvoirs du

-Consiste à veiller sur les affaires concernant la personne de l’enfant mineur.


-Le représentant légal doit aussi consentir au mariage de son enfant mineur.
-Son consentement est matérialisé par sa signature apposée avec celle du mineur sur la
demande d’autorisation du mariage.
• La tutelle sur les biens de l’enfant.
-Le père mère ou tuteur légal doit effectuer tout ce qui se rapporte aux actes de gestion des
biens de l’enfant mineur
- Le tuteur légal est soumis à la surveillance judiciaire préalable dans la gestion des biens du
mineur si la valeur de biens de ce dernier excède 200000 DH.
-Le tuteur doit ouvrir un dossier de tutelle légale mais le juge des tutelles peut baisser cette
limite légale.
-Le représentant légal qu’il soit le père ou la mère ne peut donner les biens de leur enfant
mineur en gage sans autorisation du juge