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Travail de contrôle nr.

Nom, prénom : Plamadeala Dina

1. Apportez 6 arguments qui expliqueraient pourquoi la communauté musulmane considère le


Coran intraduisible. 36 points

1. Une raison peut etre la nature même de la langue arabe : celle-ci, à l’image des autres
langues sémitiques comme l’hébreu ou l’araméen, fait largement dépendre la valeur
sémantique d’un mot (sa signification) du contexte (au contraire des langues anglo-
saxonnes et latines, plus analytiques). Ce trait particulier rend la traduction d’autant
plus délicate, voir pernicieuse.
2. Le contexte historique et religieux propre au texte d’origine, que le traducteur devra
connaître pour en définir le sens, et qui implique, de sa part, une connaissance
approfondie du Hadîth (les traditions relatives aux actes et aux paroles de Mahomet et
de ses compagnons) et du Sîrah (biographie du Prophète).
3. Certaines catégories grammaticales peuvent poser des problèmes aux  traducteurs
surtout si elles sont absentes dans la langue cible
4. Il est considéré comme intraduisible car le pluralisme symphonique de toutes les
traductions existantes persiste, et le traducteur doit avoir plus de disponibilité et doit
avoir plus d'accès à toutes les traductions et connotations du texte original.
5. Peut etre aussi du fait que l’oeuvre est d'une extrême finesse et complexité, elle recèle
des propriétés lexicales morphosyntaxiques et même phonologiques qui ne sont
nullement l'effet du hasard, et sans l'élucidation des quelles la compréhension
demeurerait incomplète.
6. Cela peut également être dû à ce qui suit : il est illicite et inconcevable de considérer
la traduction du Coran comme la Parole d’Allah parce qu’il est interdit de traduire les
textes (les versets) du Coran. Pareillement l’interprétation du Coran –en arabe- ne
peut être qualifiée comme du Coran. De ce fait, il est permis d’offrir un exemplaire
traduit des significations du Coran à un mécréant à condition que le texte arabe n’y
soit pas adjoint (parce qu’il est interdit de donner le Coran à un incroyant).
2. Expliquez en 8 affirmations, en français, en quoi consistent les problèmes de traduction du
texte religieux chrétien, sur la base du texte « Problema traducerii Sfintei Scripturi » 64
points

1. Une difficulté dans la traduction du texte religieux chrétien est la nécessité de consulter
une plus grande quantité d'informations, les ressources dites externes, «pré-informatives» qui
seraient nécessaires et suffisantes pour comprendre une unité de message.
2. Une autre difficulté dans le processus de traduction du texte religieux chrétien se situe au
niveau de la perception, c'est-à-dire que le traducteur peut faire allusion à un fait, en se
référant à certains concepts connus de lui, mais qui s'avèrent inappropriés dans le contexte
donné. Cet aspect peut l'empêcher de percevoir le sens transmis.
3. Un problème de traduction de textes religieux chrétiens repose également sur le dilemme :
désverbaliser le concept d'une manière familière à l'horizon d'attente du traducteur ou
conserver la structure initiale du texte source? Je me réfère ici à d'anciennes structures
stylistiques, par exemple les versets.
4. J'ai directement tendance à inclure les significations symboliques dans ce contexte. À mon
avis, la perception différente de certaines choses, et surtout la multitude d'acceptions sur un
concept, met le traducteur dans une situation difficile à choisir.
5. Une autre difficulté qui se pose est due à la différence de langue, de zone et de temps, qui à
leur tour contiennent des éléments avec une charge symbolique riche. La difficulté réside
dans le fait que le traducteur est appelé à reconstruire, comme le montre Antoine Culioli, «un
nouvel univers de représentation, de référentialité». Il doit construire quelque chose de
commun et accessible à tous.
6. Un obstacle particulièrement important pour un traducteur est l'horizon d'attente du
récepteur. Quand je dis cela, je veux dire que le traducteur est mis en mesure de traduire des
concepts dotés d'une valeur symbolique. Par exemple : l'explication selon Saussure ou
l'élimination du concept selon Jean Borella?
7. Une autre difficulté est la traduction d'une image poétique qui engage un dialogue
beaucoup plus profond qui dépasse certainement l'espace du simple transfert formel d'une
langue à une autre. Ici, le traducteur est, dans un tel cas, devant une déclaration à clarifier à la
fois en appelant au co-texte et, si nécessaire, à l'aide de données macro-contextuelles.
8. Une autre difficulté est qu'une traduction doit susciter chez le récepteur des sentiments ou
des réactions similaires aux effets du texte source sur ses premiers lecteurs. Cette difficulté
incombe également au traducteur, qui en devient responsable.
1-4 5-9p. 10–18 p. 19-32p. 33-46 p. 47-64 p. 65-76 p. 77-87 p. 88-96 p. 97-100
p. p.
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