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CIGHEGCITION d e MATHEMATIQUES oaqe 1

mathemati aues cJ6nQral


es 1989 1

SESSION DE 1989 : 6 heures


DUHÉE
__.

-
Calculatrice ékctronique de poche y compris calcidutrice yrogr~rrrirnubleel ulP~i(itiiilii~ii~iiIe - ti fi)tic-
tionrrenicnt uutononic, noil itnpri~nunre,uutorisée conjbtiliiwettt d lu circiiluire tio 86-228,lit 2h‘jiiillc~1980.

Lu clurté et la précision de lu réduction seront prises en cottipre dutu. l’uppréciutioti de lu cople.


N ddsigne I’erisciiible des entiers naiiircls, Z I’ii~iiieau cles ciiticrs rclalifs CI I: IL: ci)Ips tics ~ioiiilri~s
complexes. Si y est un iiombre prernicr, F, disigne le CUI 1)s I / p Z .
Soit S un sous-anneau de C . On note M,, (S)l’anneau des niatriccs carrées d’ordre I I B coefficiL:nIsIlillis S
et GL ( I I , S) le groupe des Cldments inversibles de kl,,(5;). Si h.1 est un ilintelit dc hl,, (S), hl+ ( L C S ~‘hl)
. di~igiic
la matrice adjointe (resp. la matrice transposCe) de h.1.
On dit qu’une matrice hermitienne (resp. une mairice synitrrique rdelle) A est d i h i c : positive si la fi)riiie
hermitienne (resp. la forme biliniaire symttrique) associie B A est difinie positive.
On dit que S est un anneau principal, si tout idéal de S peut ëIre enpendrd pur un scul dlénteiit, euclidien
s’il existe une application N de S - (01 dans N telle que si u et b sont dcux bliiiients non r r d s dc S , il zxistc (1 CI r
appartenant à S vérifiant O = bq + r et r = O ou N ( r ) .C N ( b ) .
La partie III est largement iiidCpendante des parlies 1 et II.
1. P&LIMINAIRES
A. Dans cette partie, pddsigne un nonibrc prciiiier iiiioilii ,

A.1.a. Montrer que, si i d , v , wsont trois ClCments iiott nuls de f, I’+iatiolI : iix2 + \#y2= IV

a une solution dans F,. (Onpourra consiuirzr le cardiilal de I’enseniblc dcs ilinlent> de 1,.1 tornie tL
(respectivement de la forme w - vy’)).

B’. Soit D 2 1 un entier qui n’est pas divisible par le carré d’un nombre premier. On pose :
page 2 AGREGATION d e MATHEMATIQUES
1989 2 mathCrnatiaues g e n e r a l e s

8.2. Dans le plan euclidien rapporté a un rephe orthonormé, on désigne par A, B, C les images. respectives
des nombres O, 1, w et par T le triangle, cilveloppe convexe dcs points A, 8, C. Le rilyoll du cercle
circonscrit B T est noté R.
inf (MA, MB, MC) < R.
B.2.a. Montrer que pour tout point M de T, on a :

Prouver l'égalité :
k = sirp (inf ( MA2, MB2, MC*)) .
Al6T

B.2.d. Soient a. f3 deux ClCments de Z Iwol. fi étant supposé non nul. Montrer qu'il existe y , i l i n i c n t
de z [ w D ] #tel que:

En déduire que Z [ w 1 est un aniieau euclitlipi lorsque D est Cgal h l'une des valeurs buivurltcs :
1,2,.3,7, 11.
Applicuriori : déterminer y lorsque D = 2, a = 5 + 3 w 2 , = - 1 + 3 w 2 .

II. MATRICES HERMITIENNES DE LA FORME WL3

on pose : k -
Dans cette partie, S désigne l'anneau Z ou l'un des anneaux Z [w 1 pour D
1/4, et si S '5 Z [O O], k est la constante difinie en 1.8.2.6.
-
I , 2 , 3 , 7 , OU 1 1. Si S = Z,

Deux matrices hermitiennes Aet B de M i ,( S ) sont dites coltgruelltcs s'il existe U E GL ( n , S) telle que :
A = UB U* .Les classes d'équivalence pour cette relation sont appeltes classes de congruence.
Àun Clément x = ( x I ,..., x,,) de Sii est associée ilne niatrice à une ligne dont les cocfficieiits sont les Elin-
posantes de x ; dn notera égaiement xcctte matrice. 'x disigncra la matrice transposie, et S* la matrice ' x .

1. Montrer que si Aet B sont deux matrices hernlitienrles congruentes, alors :det A = det B .
24. Soit A une matrice hermitienne difinie positive appartenant à M,, (S). Montrer qu'il existe un cnticr
tti (A) > O et un CUment z appartenant a S" dont Icb coiiiposailtes sont premières e n ~ ~ellcs
r : tels LIIIC: I'im
ait :
m(A) * inf .vAs* = LA:*
res"~11Il

2.b. toujours nl (A) = nt ( B) lorsque Aet B sollt cc)ngruclltes ?


2.c. Diterminer HI (A)lorsque s a z et A=[2 ').
7 25

A Le cas ti - 2,

Soit Aune matrice hermitienne difinie positive de M L(s) CI soit 2lGmcnt de s?tel l,llc : l t , (A) t A < * .
1111

A1.a. Montrer que 'z est vecteur colonne d'une niatrice invrrsihle U, de GL(2, S) et en dicirrire I'cxistellce
d'une nlatrice hermitienne B = ( b i i ) , 1 < i, j 4 2 , où b , , = /PI(A),telle qtlc A et B si)icllt
congruentes.
A1.6.Montrer qu'il existe s E S tel que : 1 6 1I S + blz 1 < k ! b,

et en déduire l'existence d'une matrice c :

congruente à 4qui vérifie les deux conditions : i. a -


-(;")
tn(A) = rn(C).
RGREGRTION d e MATHEMATIQUES Page 3
mathdmati que5 a e n b r a l e s 1989 3

A.1.c. Montrer que si A E M, (S)est une matrice liermitienne difinie positive de ddtcrniinant igal a d ,
alors on a :
m(A) 6 ( 1 - k ) - j d i .
A.1.d. En déduire la finitude de l'ensemble des classes de congruence de matrices herniitiennes d'ordre 2 à
coefficients dans S,définies positives, de dcterniinant doiirii.

A2.a. On suppose que dest égal a 1 et que S est l'un des anneaux suivants :
S = Z, S = Z[W,] pourD = 1,3.7.
Montrer alors que m (A) = 1 et qu'il existe B E GL (2, S) telle que A = B* B.

A2.b. En déduire les propriétés suivantes :


i. Tout nombre premier est somme de quatre carrés.
ii. Quel que soit le nombre premier p, il existe des entiers relatifs a, b, c, d tels que :
p-a2+ub+ b2+c2+cd+d2.
iii. Quel que soit le nombre premier p, il existe des entiers relatifs a, b, c, d tels que :
p-a2+ub+2b2+c2+cd+2d2.

B. Mutrices symétriques a cwCficientsentiers.

-
B.1.u. Soit f : Zn B un homomorphisme surjectif de groupes abiliens, et soit x E Z" tel que A x ) = 1 .
Montrer que Z " est la sonime directe du sous-groupe cngcndrt par x et du noyau de f.

B.1.b. Soit x = ( x , ,..., x,,) un éliment de Z " .blolitrer que les conditions suivantes sont Cquivalentes :
i. x appartient a une base de Z .
ii. II existe M E GL ( O , H ) adniettant ' x coilime vecteur-colonne.
iii. 11 existe des entiers relatifs O , , 1 Q i Q 11, tels que : 11, x, = 1 .
1- 1

iv. II existef: Z n - Z homomorphisme surjectif de groupes abiliens tels quef(x) = 1.

B.2. Soit A une matrice symétrique d'ordre n > 1 difinie positive a coefficients dans h . Montrer I'exis-
tence d'une matrice B = ( b J , 1 Q i , j d I I , congrueilte à Aet telle que : b,, = tri (A) .

8.3. Soit A (a,)),1 d i , j d n , une matrice syinitrique dt5tïnie positive a coefticiciils dam h telle que
tri (A) = a l , . Si x = ( x I , ..., A,,) est uii tltriiriit de Z",on tldfiiiit I'13diiiciit y = ( y l , ...,y,,) par IL'S
relations suivautes : "
YI = XI + 1 UI, ;q,l.r,, y, = x;pour 2 d i d II,
1 - 2

On pose : z = (xz, . . ., X,') , ' y = U'x.

B.3.u. Montrer que l'on a : xA'x = ui,d + a,' z B ' Z


OÙ B est une niatrice syinttrique difinie positive qqxirtenant 6 M,,-, (Z) et qui virifie les dtwx
relatioiis :

'8.3.6. Montrer que l'on a :

(on choisira x de telle sorte que l'on ait : 1 yI 1 G 2I ; z B 'Z = r n (B)) .

B.4.u. On suppose n < 5 et soit A E M,, (Z) une matrice symétrique définie positive dont le dkternii-
-
nant est kgal a 1. Montrer que tri (A) 1 et en diduire qu'il existe B E M,, (H) telle qtic A = '13 B .
B.4.b. Montrer que tout nombre premier de la forme 811 +I +
ou 811 3 est somme de trois carris.

Tournez la page S.V.P.


page 4 aBREGATION de_MfiTHEJ&TIQUES
1989 4 m a t h e m a t i ques g&?bral es

III. CLASSES D I D E A U X ET ANNEAUX PRINCIPAUX

que A -
On rappelleque deux Cléments A et B de M,,(Z)sont semblables s’il existe un éliment Q de GL (II,L)tel
Q B Q-l ;les classes d’équivalence pour cette relation sont appeldes classes de similitude.

A. Soit P (X)un polynôme unitaire de degré n > 1, a coefficients dans Z et irréductible sur O [XI. Si 8 est une
racine complexe de P (X), on noie Z [tt] le sous-anneau de C, ensemble des tltmeats de la Cornie :
n- I
1 a l e ‘ où N, E Z pour i = O , .... II - 1.
i- Il

On dit que deux idéaux 1 et J de Z [0]appartiennent a la nieme classe s’il existe deux BICments non nuls (1 et b
de h[e]tels que al = bJ. A designe un 21Cment de M,, (Z) tcl quc P(A) = O .

A.l. Montrer que tout idéal non nul de h [O] est un groupe abilien libre de rang II.

A.2.o. Montrer qu’il existe x - ( x I,...,x,,) eldinent de Z [ O l ’ l \ ( O } tel que :A’x - 11‘s.

A2.6. Montrer que Z x I + ... + Z x,, est un idCa1 de L [O] dont la classe est indCpcndontr du vecteur
propre ‘x choisi.
On notera I,, la classe de l’idéal Z xI + ... + Z x,,.
A.2.c. Soit Q un Clément de G1. (II, a).Moiitrcr que :
1, = IoAo-l.

-
A3. Soit J 2 yI
y -
+ ... + z y,, un idéal de Z [Ol.on pose :
(Y, , *..*Y,,).

Montrer qu’il existe une matrice B a coefficieiitscnticrs telle quc :


Bty = 0 9 , P(B) O .

-
A.4. Montrer qu’il existe une bijection entre l’ensemble des classes de similitude des matrices A, ilClllcnts
de M,,(Z), telles que P(A) O et l’ensemble des classu: d‘iddaux de H [O].

AS. Montrer que les conditions suivantes sont équivalentes ;


i. Z [O] est un anneau principal.
ii. II existe une seule classe de similitude dans M,,
(Z) de matrices A d’ordre I I a coefficients eniiers
’telles que P (A) = O.

B. D 3 1 désigne un entier qui n’est pas divisible par le carre d’un,nombre premier; H [wD) est l’anneau
introduit en LB.

B.1. On suppose D 9 1 ou 2 (mod 4) :

désigne une matriceà coefficients dans Z dont le polyndnie caractkristique est :


P(X) = xz + D .
- -
En considérant les valeurs a O et a 1, montrer que E [wD]
o u 2.
est principal si et sculcnient si L) - 1

Toiirncn lit page S.v.1’.


AGREGATION d e MATHEMATIQUES page 5
m a t h l r m a t i queç q e n b r a l e s 1989 5

B.2. On suppose D 9 3 (mod 4) et l'on pose :


K--. D + 1
4
Soit A un élément de M, ( 2 )dont le polynôme caractiristique est :
P(X) Xz- X + K .

B.2.a. Soit:
1 - 0 - b\

une matrice semblable a A telle que I al soit minimum.


En calculant PAP-' lorsque P est l'une des matrices suivantes :
I
( O 1)
n
(n 1)
1 0
( 1 0)
O 1

montrer que l'on peut supposer que les coetficients de B virifient :


(;- Y )
a 2 O, c > 2a + 1 , b b 2a + 1, 3(uz + a ) + 1 6 K.
B.2.6. Soient a , fi, y trois entiers tels que :
O 6 a < K-1, 1 < PQ y, py - K + a2 + a
Montrer que, quel que soit I'ilinient ( A , y) de Z%z\{O),
on a :
pxz + y y 2 + (2a + I ) x y > y'.
En déduire que les matrices :

ne sont pas semblables.


B.2.c. On suppose que 2 [ w est un anneau principal. Montrer que K
un nombre premier pour tout entier u tel que :O 6 u < K - 1.
-1 ou que K + uz + u est
B.2.d. On suppose que K -
1 ou que K +
u2 .+ u est premier quel que soit u 2 O virifiunt
3 (d + u ) + 1 6 K ..Prouver que Z [ 1 est un anncau principal.

B.2.e. On suppose D < 200. Prouver que 2 [wol est principal si et seulcniciit si
D-3,7,11,19,43,67,163.

B.2.b On suppose D < IO6. &rire un prograilune perniettant de virifier que les valeurs trouvies
sont les seules pour lesquelles l'anneau .@ [wu] est priiicipal.

-
C. S désigne l'un des anneaux Z [wO]pour D 19,43,67, 163 et on suppose S euclidien pour une application
N de S - {O} dans N. Soit a un éliment non inversihle de S - { O } tel que N ( a ) soit miriinium.
C.l. Montrer que S/a S est isomorphe a l'un des corps F, ou F,.
C.2. En diduire que pour D - 19, 43.67, 163,Z [w,] est un anneau principal non euclidien.
-__ _____-
GGREGFITION MGTHEMATIQUES
de ~
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externe-math&matiques ggnt4rales 1990 1/6

COMPOSITION DE MATH~MATIQUESGCNÉRALES
SESSION DE 1990 : 6 heures
DURÉE CONCOURS EXTERNE
--
Colciilrrrricc électroniqire de poche - y compris colciiltirrice progrnmninble et rilphntnrmériyire - ti f'otic-
ii Ili circi I Il r ire N 86- 2
riot it ieni et II li i i [oti oui e, t lot i it 1 tprit )imite, N I itorisée cotijbt 7 t r ét I iet II %' d i i 2S ji i ilkv 1986.
"

LA clurté et lu précisioti tlt? Iir rCti(icIioti serotit prises i'ti cotiipw tlms 1'irpprit*itrtiotide lii copie.

NOTATIONS ET DÉFINITIONS
Tout espace vectoriel de dimension finie sur R est muni de la topologie associée à l'une quelconque de
ses normes.
Si Y est un espace vectoriel riel euclidien de dimension finie, oli riote (xly) le produit scalaire de deus
vecteurs xet yde 1- et IIXII= JKjla norme euclidienne CIL' .Y.
On associe a toute famille finie (xI, s2,..., xA) de sa matrice de Gram, G (xl,x2, . . .,A-*), définie par :
G (XI 9 X2 * - * x,) = ( (X, I X, ) )

On note id l'application linéaire identité de K


fg désigne la composée f o g de deux Cléments de 3 ( Y ) ,et on définit f k , pour tout k de N, par :f' = id
etVkEN,f.'+' = fkof.
ker (f), im ( f ) ,det (f).rg (f)désignent respectivement le noyau, l'image, le déterminant et le rang d'un élé-
ment fde 2( Y ) .
On munit 3 ( Y )de la norme usuelle d'opérateurs dCduite de celle de Y (on rappelle que, si f appartient
h Y ( Y ) ,II fli = sup (II/( s)II)).
IlXII sI
, définit son polynôme caractéristique x, par :
Si f appartient a 2'( Y ) on
VA E R, xi@) = det ( A id -f) .
On note p (f') le rayon spectral de fi c'est-à-dire le plus grand module des racines rielles 011 coniplcxes de
x , (onconviendra. lorsque 1' = {O], que xf= 1 et p (j) = O).

On admettra que :
(p (f)< I ) [ -Iirn f" = O
,II im
- E I I I ~ ~<I I1 ).
( I ~N

011note /'* I'opirateur adjoint dc j :


On difinit les sous-ensembles suivants de 2(7') :

.;A ( Y . ) { 1.€ Y (Y') I IIj'II 5 I }


=
. A , , ( Y )= ( t ' E *g(vilp(f)< I i
= { f ' = . d { f ) l rg(icl-,t'*f) 5 I
+T0177 = ( f E t?elY)I y ( / l < I I .
()II ~ ~ ( i (J(q
ic IL' groiipe ur!Iiog(ii~;~l Y
CIL'
On note Y ( Y )l'espace vectoriel des endomorphismes symétriques de W: On note Y +( Y )la partie de
Y ( Y )constituée des endomorphismes symétriques positifs :on dit qu'un endomorphisme fde Y ( Y )est positif
(resp. défiai positif) si et seulement sif vérifie :
V x E W, ( x l f ( x ) ) r O ' (resp.VxE Y \ { O l ,( x l f ( x ) ) > O ) .
"HA (R) désigne l'ensemble des matrices carrCes d'ordre k à coefficients réels. On note I I la matrice iden-
tité d'ordre k.
On identifie R' avec l'ensemble des matrices colonnes à k lignes, et les Cléments de 2 (RA)avec leur
matrice dans la base canonique de RAnotee (El , E,, ..., EJ. RAest muni du produit scalaire canonique, de telle
sorte que si A appartient a dk (R), A * s'identifie avec la matrice transposée de A. On notera également X* la
matrice ligne transposée de la matrice colonne X de R'.
~ ~ o u r r i wpage s.i'.p.
R [TI disigne l’algèbre des polynbmes à une inditerminie T sur W.
Si P (T) = T - a, - Tk-I - ... - u1T - 4, est un p o l y n h e unitaire de R [TI, on appelle matrice
compagnon de P la matrice C définie par :

Dans tout le problème, E désiene un espace euclidien de dimension 11 2 1.

Les parties II, III et IV sont indépendantes.

Questions utiles pour la suite du problème.

A. Décompositiond’un élément de Y (E).

1. Soit f;, appartenant a 2 ( E ) définie parf;, ( x ) = ( 1 1 I x ) ii o ù 11 est un vecteur donné de E.


N. Vérifier quef;, appartient h Y (E). +

b. Préciser le rang de f;, .


c. Reconnaître JI lorsque II 11 II - 1.
d. Si B est une base orthonormale de E, et si U est la matrice de I I dans la base B, vérifier que la matrice d e i l
dans la base B est UU *.
Dans toute la suite du problème on notera iiii* l’application f;, .

2. Soient Li et v deux vecteurs de E ;à quelle condition a-t-on iiu* - iv*‘?

3. Soit fappanenant à Y (E). Montrer l’existence d’une base orthonormale (el , e 2 , ..., e,l)et d’un n-uplet
II

(L,.A:. ..., L,,)de riels tels que != C )~,e,c,*.


I r 4

c)w! I-qiI-Lmtciitp ~ i r I C >&,et


~ les ei:’ A qiicIIc coiiclitioii /‘cst-cIIc 1Iiliis 9’( E ) ?

4. Soitf appartenant Y(E). Montrer quef = O si et seulement si V x E E, (XIf ( x ) ) = O.


5. Soit/ appartenantà Y+(E)et xun vecteur de E. Montrer que f ( x ) = O si et seulement si (xlf(x)) = O.

6. Soit f appartenant B 3 (E). Montrer que f appartient à 9 + ( E ) si et seulement s’ii existe ti vecteurs
(11, , II? ,..., 1ill)de E tels que :
II

f-2 llilli*.

Tournez la page S.V.P.


AGREGCITION de MATHEMA?-IQUES page 3
e x terne-mathemat i ques g h e r a l es 1990 3/6

B. Caractérisation dès élcinents de 9 ( E ) et de W(E).

1. Soitf appartenant à 2 ( E ) .

a. Montrer que V x E E , IIf(x) II s IIx II Ilf*f(x) II


Endéduireque Vx E E , IIf(x)II 5 Ilf*ll II X I I .

b. Gtablir que l l f l l - IIf*II

2. Soit f appartenant à 2 (E).


II. VdriCicr qiic f*f appaiticiit il Y' (E).

b. Montrer quef appartient a 9 (E)si et seulement si id -f*f appartient h Y'+ (E).


3. Soit f appartenant à 9(E).
Notons E,- { x E E I llf(x) II = Ilxll } ct E,*= ( x E E I l l f * ( s ) II- II XII} .
a. Montrer que IIfll= 1 si et seulement si Er # {O} .
6. Montrer que E, = ker (id - f*j),E,* - ker (id - ff*).

c. Gtablir les Cgalités suivantes : f(E,) = E,*, f*(E;) = E,, et dim (E,*) = dim (E,).

4. Soit f appartenant à 2'(E). Vérifier que f appartient à @ (E ) si et seulement si f* appartient a W(E), et que f
appartient a W(,
( E )si et seulement si f* appartient a V,, (E).
5 . Soit f appartenant à Y'(E). Montrer que les propri6tCs suivantes sont 6quivaIentes :
i. f appartient a W (E);
ii. il existe LI appartenant à E tel que id - f *f = iu * ;
iii. il existe I I appartenant à E tel que V x E E , II x II - Ilf(x)II = (11 I x) .
C. Propriétés des matrices compagnons.

Calculer en lonction de P. polyncime unitaire de 88 ITl. le polyn0me cnrlrcttjristique et IL' polyni,rne m i i i i -


mal clc C. m;iirice comp;ignon de P.
II
Le but de cette partie est de déterminer les matrices triangulaires inférieures qui sont dans O (RI)et, si A
est une de ces matrices, de trouver U appartenant à Rntel que In A*A = UU* . -
1. Soit A 5 [1 0
appartenant à O(Rz).Virifier que v 2 = (1 - L2)(1 - p2 ),
En déduire que les matrices triangulaires inférieures de V (R?)s'écrivent A =

et fi r&ls quclconques ;trouver alors U de R ?tcl qiie 1,- A*A - UU* .

[ "'1
2. On suppose II 2 2. Soient A = (ri,,) de .K,, (R) telle que ui,, = O pour t o u t ivirifiant 1 s i S II - 1, et

U = de R".
6,

On écrit A
Rn-1
- O
am
] et u [ XI,avec B appartenant à -,/t,-,(R),c et w matrices colonnes
= de

Toiirnca lu page S.V.P.


page 4 CSGREGATION d e P'IPTHEMfi'[IBUES
1990 4/6 externe-math~matlques g k n 4 r a l e s

Montrer que I f , - A*A UU* si et seulement s'il existe O,, de R et V J e Rf'- I virifiant les égalités suivantes :
u,,,, = cos (et,), b,, = sin (Ofl), C = - sin (O,,) V, W = cos (O,,) V et 1,- - B*B = W .
3. Donner un algorithme permettant de construire une matrice triangulaire inférieure de W (a")dont les

-
valeurs propres sont imposées dans [ - 1, I 1. En diduire la forme gin6rale de telles niatrices et priciser pour
chacune d'entre elles un éliment U de W" te1 que 1, - A*A UU*.

III
fitude de 9 (E) ef de W,) (E).
I>ans toute cette partie 111, f appartient à 9 (E), E l s F sont difinis par :
E, = { x E E 1 IIf ( x )II = II xll 1,
F ={ x EE 1 V k E N ,fk ( x ) E E,) ,
et on note G l'orthogonal de F E.

A. Décomposition d'un Clement de 9 (E).

1. Etahlir les propriités suivantes :


o. F est un sous-espace vectoriel de E ;
6. f ( F ) - F etf*(F) = F ;
c. f(G) C G,
2. O n note cp = fi,.. et y = fiG, les endomorphismes de F et G induits par$

u. Montrer que q~appartient i.53 (G).


b. Montrer que cp appartient i d(F).
c. Soit x appartenant h E. On suppose que x n'npparticnt pas h F et o n nppcllc k Ic plus petit entier naturel
ICI c l ~ f ' ( . ~ jIl'iippiirticnt pas ii E,.
iiiic kiniille lihw dc E. En cl2cluire quc llf"(s\Il < IIsll.
h l o n t r c r qiic l;i famille (.v.f(.d, ....j"~.r)Jcst
tl. ~ I I ~ I I IqtirI Y II J~appartient ii ,90((;).

3. Etablir l'équivalence des trois propriétés suivantes :


i. f appartient à Bo(E);
ii. Ilf"l1 < 1 ;
-
iii. F { O .
B. Caractérisation des déments de %yl (E).

1. On suppose dans cette question quef appartient a V(E)et que uest un vecteur de E tel que id -f*f- im*.

u. Montrer que x appartient à F si et seulement si (SI II) = (f'(s)


1 II) = ... = (f"- (x) I If) =O .
b. En déduirequefappnrtientà @,)(E)sietseulement si (it,f*(iI), ..,Cf ?"-' (u))estunebasede€.
2. O n suppose dans cette question que f appartient a (E). Montrer qu'il existe x appartenant i~ E \ ( O }
tel que :
II XII = II f(x) II = ... -pII - I ( x ) II .
Endéduireque:IIf"II=l pourtoutkde(O, . . . , n - l } , etIIf"l1 < 1 .

- -
3. Réciproquement, on suppose que f virifie : Ifk Il 1 pour tout k de {O, ..., n- 1 } ,et IIf" II < 1 .Soit xnon
nul' tel que II xll 11f"- (x) II, montrer que ( x , f ( x ) , ..., f'-I (x)) est une base de E et que f appartient
a %,(W.
Tournez la page s.v.p.
C. ktude d'une base adaptée i lin Clkment de VI(E)et de sa matrice de Gram.

On suppose dans toute la fin de cette partic 11J rilie f est un ClGment de q)(E)et on note C la matrice
compagnon de son polyncime caractéristique.

1. Montrer que l'on peut trouver vl appartenant à E tel que :


-
Ilf" - (VI)II IIVI II et II VI 112 - IIf" ( V I ) II = 1 .
On pose alors v7 = f(v l ) , v3 = f1 ( v I ) , ..., v,, = y-' ( v , ) . Virifier que ( v1 , ... , 19,~) est une base de E. Donner
la matrice def clans cette bahe.

2. On nppAlc S2 la matrice de Gram C; ( vI , ... , v , ~ ) .

u. Montrer que C* R C - G (f(1'') ,f(v ? ) ,..., f (I),~)).

IV
Résolution daris Ai,(R) de I'équatiorr à I'irrcomriie G : G - C*G C - H.
1. Soit A appartenant a .dé,(R) telle que A - C*AC. Montrer que A = O.

2. Soit B appartenant a .A<, (R).


(R) telle que A - C*A C
u. Montrer qu'il existe une unique matrice A dans ./Kn
, -
- B.

6. Etablir que A a (C*)PB(C)".


p =O

3. Soit H appartenant a .Y (W"), et G de Ai,(R) virifiant :


+

G - C*G C ==EI .
a. Montrer que G appartient à Y +(R'l).
b. etablir que les propriétés suivantes sont équivalentes :
i. X appartient à ker (G) ;

-
ii. V k E N , C k X E k e r ( H ) ;
iii. HX = HCX = ... HC"- 'X = O .
4. Soit U appartenant h R" et G de .,KI(W) tels que G - C*G C = U U * . Montrer que G est définie positive si et
seulement si l'une des deux conditions équivalentes suivantes est réalisée :
i. V X E R',, ( X I U ) = ( C x ' L U ) = . . . = (C " - ' x ' I U ) = O * X = O ;
ii. (U,C*lJ,(<'*)' U, ...,(C*)"-' LJ)est UIIC h i ~ S C c l ~ U E ( " .

5 . Soit S2 appartenant a -
(R) telle que 52 C*R C = E,,Ef.
u. EtabIir que Q est définie positive.
-,KI(R) telle que G - C*GC UU*,montrer
b. 1J itant un Glénient quelconque de R", el G la matrice de
qu'il existe un unique polynbme Q de 08 [TI vérifiant : d"Q S I I - 1 et U (Q(C))*E,.
--
En déduire que G = (Q(C))*QQ (C).
c. G ktant un dément de d,, (IR), prouver que ci - C*G C appartient à Y + (R")si et seulement s'il existe
h
11 1mtyiihmc.s o1, ii na [TI. lets qiic G a 2 (Q,(c)
... ,O" iil>~>ii~~te~1ii~it )*Q O { ( C ) .
i= 1
Tournez lu page s.v*p*
Page 6 _ _T H E M A T Z B U E ~
AGREGATIQN d e _-
MA
1990 6 / 6 externe-mathgmati que&- g C n h r a l e s

A. Existence d'ilementsf de q,(E)tels que x , = P.

1. Daris cetle question seulement on suppose que P est scindé sur R.


hhntrer qu'il esistef appartenant ii (E)tel que x f =P .
2 . Soit R appartcnant iï ./f,(R) telle quc 52 - CZkR c' = E,,E,:.
(1. hhnircr qu'il cxiste une base ( v, , ... , v,,) de E tcllc: que G ( v , ,... ,vI,) = R .

h. En d6cluire qu'il existe/ appartenant li '6,(E)iel que x f P. -


3. Soient j' CI g appartenant à ,%: (E).Montrer que les propri6tis suivantes sont équivalentes :
i. 3 r E @ ( E ) I t j i - ' = g;
ii. 3 r € CiL(E)I 1fr-I = g;
iii. y., 3 xg.
B. Maximum de II Q (g)II lorsque IIgll S 1 et P(g) = O.

Dans toute la fin du problème, f disigne un éliment 'e,(E) de polynôme caracteristique P,5 g un Clé-
-- de 9 (E)-
ment -
vérifiant P (g)= O .

1. Soit iiappartenant àE;onnoteGlamatriceG(ii,g(u), . . . , g " - ' (u ) ) .

u. xi ,xz ,...,x, étant n riels, on pose :

II

X = et x = 2 x;g'-'
irl
(II).

Etablir que, pour tout polynôme Q de R [TI,on a :

IIQ ( g )( 4II = (U(Cl X)*G (0(Cl W .


b. Montrer que G - C*G C appartient a Y (R") . +

c. Montrer que l'on peut trouver ti vecteurs i i 1 ,...,u,,de E tels que :

2. Soit Q appartenant à R [TI.Montrer que IIQ ( g )II 5 II Q ( j )II.


AGREGATION & MATHEXATIOUES:
externe-mathhatiques gendrales

concours externe
de recrutement de professeurs agreges
composition de mathématiques générales
Calculatrice électronique de poche - y compris calculatrice programniuble et alphatrutnériqire - ri fonc-
tionnement autonome, non imprimante, autorisée conformément ri hi circirlrrire no 86-228du 28jirillet 1986.
Lu clurté et lu prdcisioti de lu rétluctioti serotit prises et1 cotiipîe durts l'uppréciulioti tle lit copie.

Le but du problème est de présenter quelques résultats sur les zéros des polyndmes complexes et de les
appliquer aux siries entières.
Norution : Pour tout a élément de C et pour tout r éI@mentde [O, + [ on note D ( a , r) le disque
fermé de centre a et de rayon r :
D ( u , r ) = { z E C : l t - a1 d r } .

A. THIIORBME DE GAUSS-LUCAS, SIIRIES LACUNAIRES


1. LE THEORGME DE GAUSS-LUCAS

1. Enveloppe convexe d'une partie d'un espace amne rcel E.


a. Montrer qu'une intersection de parties convexes de E est convexe, éventuellement vide.
b. Si A est une partie de E, montrer l'existence et l'unicité de C (A), partie convexe de E, telle que, pour tout
convexe K de E, A C K équivaut à C (A) C K.
C (A) est appelée enveloppe cott vexe de A.
c. Si A = { M, , M,, ..., M,,}, où les M lsont des points de E, monlrer que C (A) est l'ensemble des

barycentres des systèmes (Ai,M,) tels que : f


i= I
A, # O et, pou1 tout i, Ai 2 O.

2. Le théorème de Gauss-Lucas.
Soit P = c n (X - a,) un polynôme complexe non nul
1-
P

1
"1 OÙ les nombres complexes a,sont deux à .deux

distincts et cest dans C .


P'
a. Décomposer en Cléments simples la fraction -.
P
6. Soit z un zéro de P' tel que P (z) # O. Prouver l'égalité : f
i-1
ni z - a i
12- atI2
=o.
c. Montrer que l'ensemble des zéros de P ' est inclus dans l'enveloppe convexe de l'ensemble des zéros de P.
Ce résultat constitue le théorème de Gauss-Lucas.

3. Application h la localisation des zéros dans un disque.


Montrer que si tous les zéros d'un polynôme P sont de module inférieur ou égal au réel strictement
positif R, il en est de même pour les x h s de P '.

Tournez la page S.V.P. '


Page 2 AGREGATION & MATHEMATIOUES:
1991 2/7 externe-mathématiques g h é r a l e s

II. SURJECTIVITE DES FONCTIONS DEFINIES PAR UNE SERIE LACUNAIRE


+ w
1
Dans tout le problème si ( 1 1 ~ ) ~ est une suite strictement croissante de N telle que la série C -
& R I nA
+oD

converge et
lacunaire.
EN une suite de nombres complexes non nuls, on dira que la série entière
k -
C
O
nk z”* est

On suppose dans les questions 1 et 2 de cette partie AM. que : no = O , tzl = 1, a,) = 1, a = , - 1,
+CO

et que la skric entière lacunaire 1 -z+ C u k t ‘ I k converge pour tout z élément de c .


h= 2

On note f ( z ) la somme de cette série. Pour tout d entier supérieur ou égal à 1 , on note
P,,, Q ,,, R les trois polynômes suivants :

1. Borne du module d’un zéro du polynôme P,, .


u. Soit p un rCel strictement positif, montrer que si P,, n’a pus de zéros dans D ( O , p), R,,n’en a pas non plus.
b. Calculer les coefficients du polynôme R,.
c. Montrer, par récurrence sur d, que P,, a au moins un zéro de module inférieur ou égal h p,, OÙ p1 = 1 et

Indiculion’: on pourra considérer le polynôme S tel que R, (X) = n,, S (““,i


-x). I

2. Existence d’un zéro de f


a. Montrer l’existence d’un réel M vérifiant : V d E N’, 3 t E C : (P,,(z) = O et 1z 1 6 M)
b. Montrer que l’application f s’annule au moins une fois dans C.

3. Surjectivité de certaines sommes de séries lacunaires.


Montrer que si g est la somme d’une série entikre lacunaire de rayon de convergence infini et si g’ (O) # O
alors l’application g : C C est surjective.
+

B. LOCALISATION DES ZkROS D’UN POLYNOME

Dans cette partie B, on considère n un entier supérieur ou egal a 1.


Pour A élément de l’algèbre M,l (C) des matrices carrées complexes d’ordre n, dont le coefficient de
ligne jet colonne jest noté A,, ,on pose :
n
L I = \A,,,! - 1IAI,,l et a = min(L, : i - 1, ..., n}.
!f1
1’ 1

M,,, (C), l’espace des matrices colonnes à n Cléments, est muni de la norme II II définie par :

11 X II = max { 1 x,l :i = 1 , ..., n } ,les nombres x, étant les éléments de la matrice colonne X.
1. Localisation des valeurs propres d’unc matrice.

a. Dans cette question a. uniquement, on suppose que a est strictement positif.


Montrer que V X E M n, ( C ), II A-X II 2 a II X II ; en déduire que A est inversible.
A SUIVRE
AGREGATION MATHEMATIOUES: Page 3
externe-mathématiques gentirales 1991 3/7 .

b. On ne fait plus d’hypothèse sur a.Montrer que toute valeur propre de A est incluse dans :
tl \

j = I
2. Application aux polynômes.

SoitP=u,, +u , X + ... + u n - , xt1-l + X”.


En étudiant la matrice :

O 1 O .’ O
O O I O O
A- .....

montrer que tout zéro de P est dans l’ensemble :

3. Nombre de zéros d’un polynôme situés dans un disque donné.

c. LE T H ~ O R ~ MDE
E CRACE
Noruriom. - Dans cette partie C, p étant un dlement de N*, on note C,,[X] l’espace des polyndmes à
de de@ LIU plus p, et 011 dCliiiit la foriiic bilin6airc d’upolaritc, G,,, siIr C,, [XIpilr :
coclliciciits co~i~plexes

V(P, Q) E (CPIXl G,,(P,Q) = C (-P

h = Il
-
1) ‘ P c r ) ( 0 ) Q ( P - k ) ( 0 ) .

GL, (C) désignc le groupe multiplicatif des matrices inversiblcs d’ordre 2 à cocmcients complexes.
Dans cette partie C, n est un élément fixe de N *.
On appelle sphcre de Riemann I’cnsemblc, not6 S, obtenu en adjoignant au plan complexe Q= un point,
noté m.

S est donc I’ensemhle C U ( CO } .


1 .CS opdrations de C sont, en piirtie, prolongdcs h S par :
pOUru E C, + CO = CO + = CO ct u l m = O ; CO x CO = m;
pour u E C*, u x 00 = CO x u = 00 et u/O = m .

N.B. CO -t- C O , 0 X a , m /a, O / O n’ont pas de sensdans S.

Pour A = (::)
1. Action dc GL, (C) sur la sphcrc de Riemann.

,matrice complexe inversible, on d6finit l’homographie associée :

‘“
HA:S - S, par HA(z) = (‘Z + ri pour z dans 43 et
+

HA(a) =
U
7.
Tournez la page s.v*p-
Page 4 AGREGATION MATHEMATIOUES :
1991 4/7 externe-mathhatiques g h d r a l e s

elle-même et que l'application :A -


On rappelle que l'ensemble H des homographies de S est un sous-groupe du groupe des bijections de S sur
HAest un morphisme surjectif du groupe GL2 (C) sur le groupe H.

a. Déterminer le noyau de ce morphisme.

(:i)
b. Montrer que GL, (C) est engendré par l'ensemble des matrices :

(,
O 1
, ,
k O
] ) où kdécrit C*.

Miculion :On pourra utiliser des opérations dimentaires sur les lignes ou les colonnes.

c. En déduire une partie génératrice de W.

2. Géométrie de la sphère de Riemann.

C est muni de sa structure aKne euclidienne naturelle.


On appellera S-droite toute droite de C complétée par Q) ;
S-cercle tout cerclede C et toute droite de S;
S-disque fermC :
i. tout disque fermé de C (de rayon strictement positif),
ii. tout complémentaired'un disque ouvert non vide de C complété par Q) ,
iii. tout demi-plan fermé de C complété par Q) .

a. Montrer que l'image d'un S-cercle (respectivement : d'un S-disque fermé) par une homographie est
un S-cercle (respectivement :un S-disque fermé).

-
b. Montrer que tout S-cercle est l'image du cercle unité de C , Te = { z E C : 1 z 1 = 1 1, par au moins llne
homographie et que tout S-disque ferin6 cst l'image du disque unit6 de C , D,, { z E Q= : 1 z 1 < I ),
par au moins une homograpliie.

3. Action de GL, (C) sur les polynômes et sur la forme d'apolarité.

Pour P Clément de C , [XIet A 5 élément de GL2 (C), on définit I'élément A (P) de C,, [XIpar :

a. Pour A et B dans GL, (C) et P dans C,, [XI,montrer que (AB) (P) = A(B (P) ).

b. Pour t nombre complexe, on considère la matrice A, =

Montrer que pour P et Q dans C, [XIet t dans C on a :


i: -:l
c,,(p9Q) = G,,(A, (P), A, (Q) ).
c. Montrer que pour tous P et Q dans C,, {XI et toute A dans GL2(C), G , (P, Q) = O si et seulement si
G , , M ( P ) ,A ( Q ) 1 = 0 .
Si P et Q appartiennent a C, [XI,on dira que P et Q sont apolaires lorsque G , (P, Q) = O .

4. Effet de l'action de GL2 (C) sur les zhros des polynômes.


Rappel. Les fonctions symétriques élémentaires sont définies par ,
AGREGATION & MATHEMATIQUES:
externe-mathématiques g6n6rales Page 5
1991 5 / 7

Notations.
Si le degré de P, polynôme non nul, est m < n , on dira que :
a est zéro de multiplicité n - m de P.
Pour P élément de C, [XI on appellera zéros dans S de P les nombres complexes t, tels que P ( 2 ) = O et
si P est de degré strictement inférieurà n
On prolonge à S les fonctions symétriques élémentaires en gardant l’invariance par permutation et en
posant, pour ( xI,x, ,..., x,,) élément de C‘* :
UP(X1,X2 ,..., X , , - k , a ,..., 0 0 ) = 0 Si p d k - 1,
- a p - k ( X I , X2, ..., x , , - k ) Si n 2 p 9 k.
u. Montrer que pour P Clément non nul de C,, [ X I , (xl, x2, ...,x,) est la famille des zéros dans S de P,
comptés avec leur multiplicité, si et seulement si il existe un nombre complexe K non nul tel que :
n
P =K
j- U
C (- l ) j o j ( x 1 x, 2 , ..., x , , ) X ” - j .

b. Soient P un Clément non nul de C, [XI et A un Clément de GL, (C), montrer que la famille des zéros clans
S de A (P) est l’image par l’homographieHAde celle des zéros dans S de P.

5. Le théorème de Crace.
On considère P et Q, deux étéments apolaires de C, [XI, et on veut prouver que tout S-disque fermé conte-
nant tous les zéros dans S de P contient au moins un zéro dans S de Q :ceci constitue le théorème de Grace.
Pour cela, nous raisonnerons par l’absurde en supposant que G,,(P, Q) = O et qu’il existe un S-disque fermé
contenant tous les zéros dans S de P et aucun des zéros dans S de Q.

a. Montrer que, quitte à modifier P et Q, on peut supposer que :


- Q est de degré strictement inférieurà n ;
- il existe un disque fermé D, de C ,contenant tous les zéros dans S de P ;
- aucun des zéros dans S de Q n’appartient a D.

b. Sous les hypothèses du a., montrer: Gn- (P’, Q) = O. ,


c. Prouver la propriété annoncée pour tout n 3 1 et tout couple (P,Q) de polynômes non nuls de C, [XI.

6. Autre forme du theoreme de Crace.


Soient D un S-disque fermé, xi ,...,x,, des éléments de D, 4,,.. ,un des nombres complexes vérifiant : .
n

C a k a k (XI **.,x,,) 7 0 .
k=U
11

Montrer que le polynôme P = 1


k-O
Cf:a k X k a au moins un zéro dans S , éventuellement 00, appartenant
à D.

7. Application. .

Soient P -C n

k-U
C: a k X k et Q -1 k-U
II

Cf:bk X k deux polynômes de degré n ; on suppose que les zéros


de P (respectivement de Q) sont de module inférieur ou égal à un réel positif ou nul R,(respectivement R,).
n
On pose : H = C: a k bk Xk; montrer que tous les zéros de H sont de module inférieur ou igal a RIRI.
k-U
Indicution : On interprétera I’égalité H ( u ) = O en termes d‘apolarité.
Tournez la page S.V.P.
Page 6 AGREGATION & MATHEMATIOUES :
1991 6/7 externe-maththnatiques gberales

D. LE TIfkORkME DE BIERNACKI SUR LES SOMMES DE SkRIES LACUNAIRES

Le but de cette partie est de prouver que si ( n k ) k E N est une suite strictement croissante de N telle que la
1 + O 0

série C
+ -

- converge et est une suite de C* telle que g(z) = 1 fik Z“k converge pour tout z E C,
k-1 nk &-O
alors : pour tout y E @, I’équation g(z) = y a une infinité de solutions dans C.
Comme précédemment, les zéros des polynômes dont il est question ici sont comptés avec leur multi-
plicité.
II est recommandé d‘utiliser les parties précédentes et en particulier les questions 5., 6. et 7. de la
partie C.

1. Préliminaire :zéros de la dérivée d’un produit.

Soit Il, un polynôme de C, [XI, de degré p 2 1, dont la famille des zéros est le puplet ( a , ,a , , ... a,,)
du disque fermé Dl de C, et Il, un polynôme de C,[XI,de degré q 2 1, dont la famille des zéros est le
q-uplet (fi, , fi,, ...,fi,) du S-disque fermé D, ;on pose Il ll Il,. - ,
a. Soit z un zéro dans C de n’ n’appartenant pas a DI,montrer qu’il existe a E Dl tel que :
(t - a ) ’ l l ; ( z ) + p ( z - a ) p - l n, ( z ) = O ,

puis qu’il existe fi E D, \ { 0 0 ) tel que :


q(z - a P ( z - P)Q- I + p ( z - a)’’-‘ ( z - fi)4 = O.

b. On suppose dans cette question 6. que DI - D (A, , R , ) et D, * D (A2, R,) avec R I et R, strictement
gA, + /’A2
positifs ; montrer que tout zéro de ll‘ est dans Dl U D L U D3 OÙ D, est le disque de centre
P + Y
et de rayon YR, + PR,
P+Y -
De plus, montrer, en faisant varier les ai et les P j , que si Dl , D, et D, sont deux a deux disjoints,
Il’ a exactement p - I zéros dans D, , q - 1 zéros dans D, et un zero dans D, .
Indiculion: On utilisera la question B.3.

c. On suppose que les a, sont de module strictcment infdrieur au nonitue réel strictement positif R ct
que les pi sont de module strictement suphieur i (p + 2 q) R/p.
Montrer que ll‘ a exactement p - 1 zéros de module strictement infbrieur à R.

2. Application a la localisation des zéros dans un disque.


Soient P un polynôme de degré n et de zéros al , a , , ..., a,,avec 1 a, 1 d 1 a21 Q ... d 1 a,,1, R un nombre
réel strictement positif et p un entier tel que 1 Q p Q n ; on suppose : 1 a,,l Q R. Montrer que P’ a au moins
n-p
p - 1 zéros de module inférieur ou égal a R TI
k-0
ti + k
Il - k *
-
Indications :On fera une récurrence sur n - p.
Supposant la propriété vraie pour n -p< k , on montrera qu’elle est vraie pour n - p = k en discutant
selon la position de 1 a, - Ir + , -
1 par rapport a R nn -+ kk ’

A SUIVRE
AGREGATION & MATHEMATIOUES: Page 7
externe-mathehatiques g6n6rales 1991 7 / 7

3. Existence d’une infinité de zéros pour la somme d’une scrie lacunaire.


On considère disormais :
C-
t Q
1
(nk)kcN une suite strictement croissante de N telle que la série converge et telle que ti,, = O.
k=l nk

c- ukz “ converge
+G3

(ak)kaN une suite de c*,telle quef(z) = ~ pour tout z E C .


k O
On fixe deux entiers 9 et r tels que O < y < r et on posera :
p = t1,;

d
P, =
k
c- ak
O
~ ” k ,pour d E N;

R le plus grand des modules des z6ros de P,;

g j ( X ) = (nr - X)(n,_,- X ) . . . ( I ~ , - ~-+X)


~ pourj = 1 ,..., r ;

Q (XI = c4

i=O
g r - , , ( n ~a i X n l *

On définit les polynômes F, , j = O, ..., r - q, par :


-1
F, (XI= x”r P,( I /x) et F; (x)= x ” r - i - ” r - i - 1
F,,, (X) pour j = O , ..., r - q - 1.

a. Montrer, en utilisant B et C, qu’il existe C (y),constante réelle ne dépendant que de p, telle que tous les
zéros de Q sont de module inférieur ou égal à :

R(p,r)=R.C(p). nr

J’llfl
(1 -p/tr,)-’.

h. Montrer que F,,,/ (X)= Xl’Q ( 1 /Y,),

c. Montrer que, pourj = I’ - 9,..., O , F; a au plus tzr-i - p zéros de module strictement infkrieur à :

En déduire que P, a au moins y zéros de module inférieur ou égal à :

d. Montrer que I’équation :f(z) = O a une infinité de solutions dans C.


Itzdicarion .-On utilisera le thgorème suivant :
Si f est holomorphe dans un voisinage du disque fermé D, de centre O, de rayon R > O et de frontière
r orientée dans le sens direct, et ne s’annule pas sur r :
-1
2m
Ir
f‘odz
fk)
est le nombre de zéros de f dans D comptés avec multiplicité.

4. Le théorème de Biernacki.
Soit g la somme d’une sdrie enlibre lacuiiairc clc rayon de convergence infini. Montrer que pour tout y éli-
nicnt de C, I’équation g (z) = y admet une infiinicti de solutions dans C .

FIN
concours externe
de recrutement de professeurs agreges

composition de mathématiques générales

Les candidats composeront sur du papier de composition quadrillé 5 X 5.


Tout document est interdit.
Calculatrice électroniqrce de poche - y compris calculatrice programmable et alphanumérique -
Ci fonctionnement autonome, non imprimante, autorisée conformément a la circulaire nO 86-228 du 28 juillet 1986.
La clarté et la précision de la rédaction seront prkes en compte dans l’appréciationde la copie.

DÉFINITIONS ET NOTATIONS
Dans tout le problème k désigne un corps commutatif. Les termes “espace vecto-
riel” “application (bi)linéaire” et “forme linéaire” signifient respectivement “k-espace
vectoriel”, “application k-( bi)linéaire” et “forme k-linéaire” .
1. Une algèbre est un espace vectoriel A muni d’une application bilinéaire (appelée
le produit) ( a , b ) H ab de A x A dans A vérifiant les deux hypothèses suivantes :
(i) le produit induit une structure d’anneau sur A
(ii) si X E k et a, b E A on a : X(ab) = (Xa)b = a(Xb) .
Nous supposerons que, de même qu’un anneau, une algèbre a toujours une unité notée 1.
Un morphisme d’algèbres f : A + B de l’algèbre A dans l’algèbre B est une application
linéaire telle que f(1) = 1 et f(aa’) = f ( a ) f ( a ’ ) pour tout couple ( a , a ’ ) d’éléments de
A . Un sous-espace vectoriel A’ d’une algèbre A est une sous-algèbre de A si l’unité 1
de A appartient à A’ et si a,a‘ E A’ implique au‘ E -4’ .
2. Si A est une algèbre, la multiplication des matrices induit une structure d’algèbre
sur l’espace vectoriel Mn(-4)des matrices carrées de taille n x n à coefficients dans A
( n 2 1 ). Si ct est un klément de A et i et j sont deux entiers vérifiant 1 5 i 5 n et
1 5 j 5 n , on désigne par E,,(a) la matrice carrée de M,,(A) dont tous les coefficients
Tournez la page S.V.P.
sont nuls à l’esceptioii du coefficient situ6 sur la i-ème ligne et dans la j-ème colonne,
coefficient qui est égd a a . Le produit daiis iLIn(-4) des matrices & ( a ) et &(a1) vaut :

Eij(a)Ekt(aI)= b j k EaC(aal)

où est le symbole de Kronecker : bJj = 1 et bj, = O si j # k .


Sjk
On définit la trace Tr ( m )d’une matrice m de M,( A ) comme la somme dans A de
ses coefficients diagonaux.
Soit V un espace vectoriel de dimension finie sur k et f un endomorphisme k-linéaire
de V . On admet qu’il existe un Clément bien défini Tr (f)de k égal pour toute base de
V à la trace de la matrice représentant f dans cette base. On appelle Tr (f) la trace de
1 ’endomorphisme f .
3. Soit A une algèbre et V un espace vectoriel. On appelle trace sur A à valeurs
dans V toute application linéaire T de A dans V telle que ~ ( a a ’=) ~ ( a ‘ a pour
) tout
couple ( a ,al) d’Cléments de A . Les traces sur A à valeurs dans V forment un espace
vectoriel noté T(A, V ) .
4. (a) Dans toute algèbre A on définit le c o m m u t a t e u r [a,a’] de deux éléments a et
a’ de A par :
[a,al] = auI - aI a .
On désigne par [A,A] le sous-espace vectoriel de A engendré par tous les commutateurs
[a,al]où a et a‘ parcourent A .
(b) s i A est une algèbre, on désigne par Ho(A) l’espace vectoriel quotient &(A) =
A/[A, A] . On note T l’application linéaire surjective canonique de l’espace vectoriel A
sur son quotient & ( A ) ; celle-ci associe à l’Clément a de A sa classe modulo [A,A].
Comme il est d’usage, les lettres N , 2 et Q désignent successivement le monoïde
cles entiers naturels, l’anneau des entiers relatifs et le corps des nombres rationnels.

PARTIE 1 : L’ESPACE VECTORIEL Ho(A)

A. PRÉLIMIKAIRES
Soit A une algèbre.

1. Montrer que la projection canonique T : ’4 + &(A) est une trace sur A .

2. Soit T : A --+ V une trace sur A à valeurs dans un espace vectoriel V Montrer .
qu’il existe une unique application linéaire ‘? : Ho(A ) + V telle que ’?(T(a ) ) = ~ ( a )
pour tout a E A . En déduire que T ( A ,V) est isomorphe à l’espace vectoriel des
applications linéaires de &(A) dans V .

3. (a) Soit f : A -+ B un morphisme d’algèbres. Montrer qu’il existe une unique


application linéaire &(f) de &(A) dans & ( B ) telle que
(b) Soit u un élément inversible de l’algèbre A et f l’endomorphisme d’algèbre de
A donné par f ( a ) = UCLZL-~. Démontrer que Ho(f) est l’application identité
de &(A) .

B. LES ALGÈBRESDE MATRICES.


On se donne une algèbre A et un entier n 2 2 .

1. Montrer que T O Tr est une trace de &In ( A ) vers Ho ( A ) .


2. (a) Calculer dans Mn(A) le commutateur [E;j(a),Ekc(b)]
pour a et b dans A .
(b) On pose : F,(a) = E;j(a)- E l l ( a ) ( i 2 1) . Montrer que E ( a ) peut s’écrire
sous la forme d’un commutateur de Mn(A) ,
(c) Etablir que toute matrice m = ( m i j ) l l ; ~ n , l ~ jde
l nMn(A) s’écrit de manière
unique sous la forme

(d) On note MA(A) le noyau de l’application linéaire T O Tr de Mn(A) dans


&(A). Etablir que MA(A) est un sous-espace vectoriel de [Mn(A),hfn(A)].
(e) Montrer que l’application de Ho(Mn(A))dans &(A) est un isomor-
phisme pour tout entier n 22.

C. L’ALGÈBRED’UN GROUPE FINI.


On désigne par G un groupe fini noté multiplicativement, d’unité e et de cardinal
N . On note aussi k[G]l’espace vectoriel des fonctions de G à valeurs dans 12 . A chaque
é1Cment g de G on associe la fonction xg de k[G] définie par xg(g) = 1 et xg(h) = O si
h#g.

1. Montrer que si f E k[G] , alors on a :

et que la famille {X9}gEGforme une base de l’espace vectoriel k[G] .

2. On munit k[G]de la loi de composition (f,$) H ff’ où ff’ est appelé le produit
de convolution de f et de f’ et est défini pour tout g de G par

(ff‘)(s)= C f(h)f’(h-’g) -
h€C

(On ne confondra pas le produit de convolut ion avec le produit usuel des fonctions
qui n’est pas u t i h é dans ce problème). Calculer xgxgt et montrer que le produit
de convolution munit k[G]d’une structure d’algèbre dont l’unité est xe .

Tournez la page S.V.P.


3. On rappelle que les éléments g et g’ du groupe G sont c0njugu.é~s’il existe h dans
G tel que g‘ = hgh-’ . La conjugaison est une relation d’équivalence. Soit C une
classe de conjugaison de G . Pour toute fonction f de k[G]on pose :

. Tc(f)= c f ( s >-
gEC

Montrer que TC est une trace sur l’algèbre k[G] .


4. (a) Montrer que pour toute forme linéaire CI sur k[G] , il existe une fonction a
de k[G]telle que pour toute fonction f on ait :

4 f )= c a ( s ) f ( d-
gEG

(b) En déduire que toute trace de k[G] à valeurs dans k est combinaison linéaire
de traces de la forme Tc .

5. Etablir que la famille {Tc}(où C parcourt l’ensemble des classes de conjugaison


de G ) forme une base de l’espace vectoriel T(k[G],k) et que la famille {E}
forme
une base de l’espace vectoriel dual de Ho(k[G]).

6. Calculer la dimension de l’espace vectoriel Ho(k[S4])où S4 est le groupe symétrique


d’ordre quatre.
1

PARTIE II : INDÉCOMPOSABILITÉ DE ZIG]

A. IDEMPOTENTS.
Soit Al et A2 deux anneaux. On munit l’ensemble Al x A2 d’une structure d’anneau
en posant :
(al,a2) + ( h ,bz) = (a1 + bl, a2 + b2)
( a 1 4 2 ) h b 2 )= ( a l k a 2 b z ) -
On dit qu’un anneau A est indécomposabZe s’il n’existe aucun isomorphisme d’anneaux
de A sur Al x A2 où Al et A2 sont des anneaux tous deux différents de {O} .
Un Clément e de A est dit idempotent si e2 = e . On note P ( A ) l’ensemble des
idempotents de A . On dit que e,f E P ( A ) sont orthogonazlz si ef = f e = O .

1. Etablir que

(a) si e et f sont des idempotents orthogonaux de A , alors e + f E P ( A ) ;


(b) si e E P ( A ) , alors 1 - e est un idempotent et e et 1 - e sont orthogonaux.

2. Soit A un anneau tel qu’il existe une application r : P ( A ) + N vérifiant les trois
proprit3és:
(R2) r( e) > O si et seulement si e # O ,
(R3) r(e + f ) = r(e) + r ( f ) si e et f sont des idempotents orthogonaux.
Sous ces hypothèses montrer que les seuls idempotents de A sont O et 1 .

3. Montrer que si les seuls idempotents de A sont O et 1 , alors A est indécomposable.


4. Montrer que si e est une matrice idempotente de M,,(k) , alors le rang rg(e) de la
matrice e est lié à sa trace par :

rg(e) 1 = Tr(e)

où 1 est l’unité du corps commutatif k .


B. INDÉCOMPOSABILITÉ.
On reprend les notations de I.C. On suppose jusqu’à la fin de cette partie que k
est le corps Q des nombres rationnels. On définit Z[G] comme le sous-groupe de: Q [ G ]
des combinaisons linéaires à coefficients entiers des Cléments xg OÙ g parcourt G . On
définit aussi une application T : Z[G] Z par

.cc9EC
49)xd =44

où e est l’unité de G . On rappelle que N désigne le cardinal du groupe fini G .


1. Montrer que le produit défini en I.C.2 sur Q[G] fait de Z[G] un sous-anneau de
Q[GI -
2. Soit z un Clément de Z[G] . On lui fait correspondre l’endomorphisme linéaire ji.
du Q-espace vectoriel V = Q[G] défini par Z(y) = zy pour tout y dans Q[G] .
Montrer que la trace de cet endomorphisme est donnée par :

Tr(Zj = NT(+).

3. Montrer que la restriction de 7 à P(Z[G]) est à valeurs dans N et vérifie les


propriétés (Rl), (R2) et (R3)décrites plus haut. En dCduire que l’anneau Z[G]
est indécomposable.

PARTIE III : L’ESPACE VECTORIEL HI(A)

Soit A une algèbre. On considère l’espace vectoriel FA des applications ensemblistes de


l’ensemble A x A dans k . Pour tout couple ( a , 6) de A x A on note X ( a , b) la fonction qui
vaut 1 sur le couple ( a , b) et O sur tout autre couple. La famille libre { X ( a ,b ) } ( a , b ) E ~ x ~
engendre un suus-espace vectoriel X A de FA . Soit YA le sous-espace vectoriel de XA
engendré par les Cléments

a ( u , b ) = X ( a , b) + X ( b ,a)

Tournez la page S.V.P.


@(a,b, C ) = X ( a b , C) - X ( U ,bc) + X ( C Ub),
Y(U. b, A) = X ( X U , b) - XX(a, b)
et
&(a,b, C ) = X(,U+ b, C) - X ( U ,C ) - X ( b , C )
oii a?b, c parcourent -4et X parcourt k .
On note C(_4)l’espace vectoriel quotient C‘(.A) = X A / Y A .L’image de X ( a , b) dans
C‘(.A) est notée a A b .

1. Montrer que tout Clément de C ( A )s’écrit sous la forme :

où a l , . . . ,an, b l , . . . ,In sont des Cléments de A .


2. Etablir dans C‘(A) les relations :

aAb=-bAa

a Abc = abA c+ caA b


et
t
1A a = a A l =O.
3. Soit V un espace vectoriel et f une application k-bilinéaire de A x A dans V
vérifiant les relations :

f( a, b ) + f( b, a ) = O et f(a , bc) = f(ab, c ) + f( ca, b)


e

pour tout a , b, c E A . Montrer qu’il existe une unique application linéaire f de


C(A) dans ‘Ir telle que pour tout couple (a,b) d’éléments de A on a :

j ( a A b) = f ( a , b ) .

4. (a) Etablir qu’il existe une unique application linéaire 8 , : C ( A ) 4 A vérifiant


BA(aAb) = [a,b] pour tout couple ( a , b) E A’ . On rappelle que [u,b] = ab-bu.
( b ) Déterminer l’espace vectoriel quotient A/BA(C(A)).

On définit l’espace vectoriel Hl(A) comme le noyau de 8


, : C ( A ) 4 A.
5 . On considère l’application bilinéaire Tr’de Mp(A)x Mp(A)dans C ( A )définie par

OÙ 7n = (mij)ij et n = (71;j)ij sont des matrices de M p ( A ).


Calculer Tr'(EZ,(u)'E 4 6 ) )pour les matrice introduites au début du problème.
h

Montrer qu'il existe une application linéaire e t une seule Tr' de C(hIp(.4))
h

dans C ( A ) telle que Tr'(rn A n ) = Tr'(m,n) ( m , n E Mp(-4)1 .


h

Etablir la relation : SA O Tr' = Tr O BM,,(A) où Tr désigne la trace de hfP(-4)


h

dans A . En déduire que la restriction Tr de Tr' à Hl(Mp(A ) ) est à valeurs


dans Hi(A) .
Montrer que Trl : H l ( M p ( A ) )+ H l ( A ) est surjective.

6. Considérons l'espace vectoriel k[t,t-'] des séries CnE2X,t" 04 (Xn)n,z est une
suite indexée par 2 d'Cléments de k tous nuls sauf un nombre fini d'entre eux. On
admettra que le produit

munit k[t,t-'] d'une structure d'algèbre d'unité to = 1 . Pour tout élément P=


CnE2Ant" , on pose :

(a) Vérifier que pour tout P E k [ t ,t-'1 on a :

(PQ)' = P'Q + PQ' et res(P') = O.

(b) Etablir qu'il existe une forme linéaire Res sur C ( k [ t t-l])
, et une seule telle
que pour 'tout couple ( P ,Q ) d'déments de k [ t ,t"] on a :

Res(P A Q ) = res(PQ').

(c) Montrer que si n E Z et P E k [ t ,t-']-, on a les relations :

P A tn = nPtn-' A t

dans C ( k [ t , t - ' ] ) (on pourra commencer par traiter le cas n 2 O ). En dkduire


les relations (pour P, Q E k [ t ,t"] ) :

P A Q = PQ' A t = -QI" A t

(d) Etablir que la restriction de Res à H 1 ( h [ t , t - ' ] ) est un isomorphisme de


H , ( k [ t ,t"]) sur k lorsque k est un corps de caractéristique nulle.

Tournez la page S.V.P.


PARTIE IV : EXTENSIONS

On suppose jusqu’à la fin du problème que le corps commutatif k est de caractéristique


nulle.
-4. GÉNÉRALITÉS.
Soit U un espace vectoriel. On appelle crochet sur U toute application k-bilinéaire
< , > de U x U dans U vérifiant pour tous u, v,w E U les deux conditions :
(Ll) <u,v>+<v,u>=o
+ +
(L2 j < u,< 2,,w >> < v ,< w ,u >> < w ,< u,2) >>= O .
On appelle l-espace tout couple L = (U, < , >) où < , > est un crochet sur l’espace
vectoriel U . Soit L’ = (U’, < , >’) un autre l-espace. Un d-morphisme de L dans L’ est
une application linéaire f : U + li’ vérifiant < f(u),f(v) >= f(< u,v >) pour tous
u , v dans U .
Soit E un espace vectoriel. On appelle cocycle sur le d-espace L = (U,< , >) à valeurs
clans E toute application bilinéaire a de U x U dans E vérifiant pour tous u,O , tu E U
les deus conditions :
(Cl) Q(U, v)+ a ( v ,u ) = O
+ +
(C2) a ( u , < v,w >) a(v, < w ,u >) a ( w , < u , v >) = o.
Avec ces données considérons l’application bilinéaire { , } de (Ux E)x (Ux E ) dans
U x E définie par
{ ( u , 4, (v,9)) = (< u , >, 4%4)
où u,ù E U et x,y E E .
Montrer que l’application bilinéaire { , } ainsi définie vérifie les conditions
(Ll) et (L2) . On note L ( a ) le l-espace (U x E, { , }) ainsi obtenu : L(Q)est
appelé l’extension de L par le cocycle a .
Soit p la projection canonique de U x E sur U . Montrer que p est un
l-morphisme de L ( a ) sur L .
Montrer qu’il existe un l-morphisme s : L + L ( a ) tel que p O s = identité
de L si et seulement s’il existe une application linéaire f : U + E telle que
a(u,v ) = f(< u , ‘u- >) pour tous u,u dans U . Si une telle application s
existe, on dira que l’extension L(&) est t r i v i a l e .

2. On reprend les notations de la partie III. Soit A une algèbre.

Montrer que l’application “commutateur” [ , ] de A x A dans A vérifie les


conditions (Ll) et (L2). On note L ( A ) le l-espace ( A ,[, 1) .
Soit 9 une application lin4aire de C(A ) dans un espace vectoriel E . Montrer
que l’application bilinéaire aw: A x A + E définie par cr,(a, b) = ~ ( A ab)
est un cocycle sur L ( A ) à valeurs dans E .
Montrer que l’extension L(A)(a,) est triviale si et seulement si la restriction
de 9 à H,(-.I) est nulle.
B. EXTENSIONS AFFINES.
On considère l'algèbre A = k [ t ,t-'1 définie en 111.6. Soit
h

cp = Res O Tr' : C(nir,(.4)) +k


h

la composée des applications Res et Tr' définies dans la Partie III.

Montrer que l'ensemble {c} U {eij(tn)}lli,jlp,nEZ est une base de l'espace vectoriel
MP(.4)x k et que dans l'extension L ( M p ( A ) ) ( a qon
) a les relations :

2. L'extension L ( M p ( A ) ) ( a west-elle
) triviale ?

c. OPÉRATEURS DIFFÉRENTIELS.
On considère à nouveau l'algèbre A = k [ t ,t-'J . Pour tout Clément P de A , on note
l'endomorphisme linéaire de A défini par F(Q)= P Q ( Q E A ) . De même on qote
CE l'endomorphisme linéaire de A donné par d ( P ) = P' .

1. (a) Montrer que l'application P H P est un morphisme d'algèbres de A dans


l'algèbre End(A) des endomorphismes linéaires de A munie de la composition.
(b) Vérifier que pour tout P E A et tout q 2 1 on a la relation suivante dans
End(A) :
$F=k (=O
( p 8 - t

oh (j) désigne le coefficient binômial et oh P(') est défini par


récurrence par : P(O) = P et P ( ~=) ( ~ ( ' - l ) ) rsi t >O .
2. Soit D l'espace vectoriel des éléments de End(A) de la forme :
+ E d + &dL + ...+ Rd"
oh n parcourt N et Pz,. . . ,P, parcourent A . On pose
Po,Pl, :u =t
-.
(a) Montrer que { ~ p d q } est
~ une
~ ~ base ~ ~l'espace vectoriel D
, ~ de .
(b) Montrer que si z, y E D alors z y E D . En déduire que D est une sous-algèbre
de End(A) .

Tournez la page S.V.P.


3. Dans l‘algh-e D calculer le commutateur [ti, 2 c * 6 ] . En déduire que &(O) = O
et que toute trace sur D est nulle.

D. EXTENSION DE VIRASORO.
On considère le sous-espace vectoriel 14- de
parcourt Z .
-
D engendré par les éléments uPd où p

1. Soit P,Q E -4= k [ t ,t-’1 . Montrer que [ p d ,04 =‘(PQ‘ - QP’)d


que (W,[ 1) est un t-espace que nous noterons encore W .
. En déduire

2. Considérons l’application bilinéaire Q :W x W +k définie par


1
cr(pd, a d ) = -res(P‘Q” - Q’P’’)
12
où P,Q E A Q = (Q)’ et res est la forme linéaire sur A définie en 111.6. Montrer
que a est un cocycle sur W .

3. On note Vzr = W ( a )l’extension correspondante. Montrer que V i r possède une


~ que son crochet { , } soit déterminé par :
base {c} U { L n } n Etelle

{L,Lrn} = (m-n)Ln+m si n + m # 0
m3-m
{L-rnlLm] = 2mL0 - C.
6
4. (a) Démontrer que l’extension V i r n’est pas triviale.
(b) En admettant que le cocycle a! soit de la forme a, où cp est une forme linéaire
sur C ( D ) , établir la non-nullité de l’espace vectoriel H,(D)
.
Agrégation de Mathématiques 1
concours externe : Math. Géné 1/7

composition de mathématiques générales


ARTICULATION DU PROBLEME

La partie 1 est consacrie il I'étude de fonctions virifiant des dquations différentielles algibriques (cette
notion sera spécifide ultirieurement). Les résultats de cette partie 1 ne sont pas utilisis dans la suite du
problkme.
La partie II étudie une fonction holomorphe, dont on montrera dans la partie IV qu'clle ne virifie pas
d'dcluation différentielle algibrique. La partie III permet d'itablir quelques résultats sur les polyn6mes et les
frictions rationnelles, en vue des parties IV et V. La partie V gdndralise et pricise le risultat de la partie IV.

Les pcirties II et III sotil itidi.petirlmirrsetitrr elles.

On disigne par C le corps des nombres complexes. et par C* l'ensemble des nombres complcxes non
nuls. On notera N l'ensemble des entiers naturels. Z l'ensemble des entiers relatifs, et R celui des nombres riels.
TOUSles corps considérésdans le problème sont commutatifs, et de caractéristique nulle.
Si K est un tel corps, et n un entier naturel, on note K [X,, , X I , ..., X,,l la K-algèbre des polyncimes Li
( n + 1) indéterminées à coefficients dans K. Si a, égai a ( a , ,a
, , , ..., a,,),est un Clément de N"' I ,on notera X"
le mon6me Xi')XYl ...X:". Tout éliment de K [ X , ,, X I, ..., X,,] peut donc s'écrire. de façon unique, sous la
forme :
c
C I E RI" + 1
P"Xa',

où la famille (pJuehi"+I est une famille délements de K dont tous les termes sont nuls sauf pour un nombre fini
de valeurs de a.
L'exponentielle d'un nombre complexe K sera notée err
PARTIE 1 Exemples de fmctioas vérifirat des 6qutiom diffCreatiella algébriques s u Q=
Dans cette partie, on désigne par C, l'ensemble des fonctions de R dans C, indéfiniment dérivables
sur 03. On munit C, de sa structure naturelle de C-algèbre; si ( f; g, a ) appartient à C, x C, x C.on aura
donc :
pourtout U dans R, cf+ g) ( U ) = f ( u ) + g (u ) ;
(af)).( = a'f(u);
( f g )( U ) = f(K)'g(U).

, X I, ...,X,] que l'on écrit :


Soit P un élément de C[X,,
P = c 1
paxa.

Si f;, ,f i ,...,f, sont des élements de C, , on notera :

= C Paf;OfY1 *:* f>*


a€N"+ I

On définit ainsi un Clément de C, .


Enfin, si f est dans C, , f ( k ) désigne la dérivée &ème def; en particulier.f[O' est égale if:
Dans cette partie, on pourra utiliser, sans démonstration, le résultat suivant :
Soit A un anneau commutatif, unitaire et intègre. Soient U et V des élements de A [XI,oh V n'est pas le
polyn6me nul, le coefficient dominant de V étant de plus supposé inversible dans A. II existe alors deux
déments Q et R de A [X] vérifiant :
+
U = VQ R avec, de plus, R = O. ou bien degré (R) < degré (V).
2 Agrégation de Mathématiques
concours externe : Math. Géné 2/7

Les questions I. l., I.L, I.3. sont indépendantes entre elles. Une même notation, utilisée dans des qitestions
Clifft-entes,peut donc viser des objets cliflérents.

1.1, t'application exponentielle réelle.

Soit f l'dément de C, défini par f ( u ) = e" .


(1. Montrer que, pour tout élémcnt P de C[X,,l,on a :
P(J) = O * P = o.
6. Donner un dément 0 non nul de CIX,, ,X, 1 tel que Q (f,f' ) = O.

c. Montrcr que. pour tout Clément P de C [X0 XII,on a :


* P(f.f') = O * 3 R E C [ X ( ) , X l ] P (XI - XJR.
.
(1. Montrer que, pour tout élément P de C (X,) XI X,], on a :
P ( J f : f " ) = O -3R,SEC[X,,.XI,X:] P = ( X , -X,,)R+(X?-X,,)S.
e. Soit J l'ensemble défini par I'égalité :
J -
{P tz C[&, XI,X,] tel que PCff'.f") = O}.
Montrer que J est un idéal de C [Xo, X I , X,] ,et que cet idéal n'est pas principal.

1.2. L'application u - sin u.


Soit f l'Clément de C, défini par f(u ) = sin u
a. Montrer que, pour tout élément P de C[X,,]*on a :

P(f) = O * P-o.
b. Donner un élément Q non nul de C [ X, , XI] tel que Q Cr, f') = O.
C. Soient U, V des éléments de CI&] tels que :

U ( f ) f ' + VY.) = o.
Montrer que U et V sont nuls.
d. Soit J l'ensemble défini par I'égalité :
-
J {P E C[X,, XI]tel que PCf,f') = O}.
Montrer que J est un idéal principal de C [ X ,, XI].
e. Soit L l'ensemble défini par I'égalité :
-
L {P E C [ X , , X I , X21 tel que PV.f',f") = O}.
L'ensemble L est4 un idéal principal de C [ X ,,XI, X,]?

1.3. L'application u - eu'.


Soit f l'éliment de C, défini parf( u ) = e
a. Montrer que, pour tout élément P de C [X,,
XI],
on a :
PCff') = O 3 P - o .
b. Donner un élément Q non nul de C [&,,XI,X,] tel que Q f' f" ) = O.
c. Soit J l'ensemble défini par I'égalité :
J -
{PE 4= [&, XI ,X,] tel que P Mf',f") = O } .
Montrer que l'ensemble J est un idéal principal de C [X,, X,, X,] .
Agrégation de Mathématiques 3
concours externe : Math. Géné 3/7

Dans cette partie et les suivantes, A désigne le disque unité ouvert de C,et n le demi-plan des complexes
de partie réelle strictement négative :
A - ( z E C tel que lzl< 1 ) . n = { t € C tel que Re(r) < O}.

II. 1. a. Soit p un nombre réel de [O, 11. Montrer que, pour tout entier naturel n, on a :
n
1
k =0 1 -p'
h. Pour tout :de A et pour tout cntier naturel t i . on pose :

k=(i
Montrer I'inégalitC :

. .
c. converge simplement sur A. La fonction limite est notée 8 .
Montrer que la suite de fonctions(8,1),lEh,
(1. Montrer que 8 est holomorphe sur A.

11.2. (1. Montrer que, pour tout t dans A, on a :

e (z) = (1 - Z) e ( 2 2 ) .
b. Montrer que 8 ne s'annule pas sur A.
c. Soit f une fonction continue sur A, a valeurs dans C,telle que, pour tout z dans A, on ait :

f(z) = ( 1 - Z)f(ZZ).
Montrer qu'il existe un complexe A tel que : f = A 8 .

11.3. Pour tout Clément t de II, on pose :

a. +
Montrer que est holomorphe sur ll.
b. Montrer que, pour tout t dans ll, on a

+ (t)= 2 + (2 t ) + - et
el- 1 '
c. Montrer qu'il existe une famille (SJks,,, de fractions rationnelles telle que, quels que soient l'entier
naturel k et I'élément t de II, l'on ait :
+ ( ' ) ( r ) = 2 k + 1 + ( k ' ( 2 t+) S,(el),
et que l'on a, quels que soient l'entier naturel k et l'Clément z de A :
Sk+, (z)= zs;(z).
PARTIE III Qlrelqoes résaltrts sur les W o n s rationdks et les polynômes

II1.A. Fractions rationnelles à une indéterminée.

Dans toute cette partie M A . , on considère C (z), corps des fractions rationnelles en l'indéterminée Z,
B coefficients dans C.
IlI.A. 1.
P
fi. Si R appartient h C(z), on peut Ccrirc R = - ,OÙ P et 0 appartiennent a C [ i ] .
O
4 Agrégation de Mathématiques
concours externe : Math. Géné 4/7

On pose alors : si R # O. -
degré (R) degré (P) - degr6 (Q);
si R = O. degré(R) = - m .
__
Vérifier quc degré (R).ne dépend cffectivement quc de R.
Montrer que. pour tous R et S dans C(z ) , on a :
degré (R + S) 6 mnx (degré (R), dcgre (S)).
b. Soit CI,(:) l'ensemble des fractions rationnelles de degré inférieur ou égal à O. Soient aussi V
1
le sous-C-espace vectoriel de C(z) engendré par -
12 - u).!
, et W le sous-C-espace vecto-
riel de C(z) engendré par
(rz - y)Lc.
1
. Vérifier que CI, ( z ) est un sous-C-espace
n>?

vectoriel de C( z), et que V et W sont des sous-C-espaces vectoriels de C,, ( z ) .

c. Justifier I'égalité :
C,,(z) = Q: a3 v a3 w.
où C est identifie à l'ensemble des polynômes constants.
III.A.2. La dérivée de la fraction rationnelle R étant désignée par R', montrer que l'application de
Co( 2 ) dans Q: (z) ,qui à tout R associe sa dérivée R' ,a pour image W.

111.A.3. Soit p l'application de Co( 2 ) dans C ( z ) définie par :


p(R)(z) = ZR (z2).
Montrer que V et W sont stables par u .

III.A.4. Soit R un éliment de C (2) ;sa décomposition en Cléments simples sur C s'icrit :

où E est dans C [z], et OÙ la famille ( r ( y;n)).,,,,,, est une famille déléments de C, nuls sauf
pour un nombre fini de couples (y, n).
Soient a un élément non nul de C,et n un entier naturel non nul.
1
Lorsque R (z) = calculer r ( a ; n).
( z 2 - a2)" '

1II.B. Polynômes à ( n + 1) indéterminées.

III.B.1. Ordre sur N"".


On définit par récurrence sur l'entier naturel n une relation binaire sur N n +I ,notée Sfl
,de la
façon suivante :
si n = O, 9" coïncide avec l'ordre usuel de N,noté aussi 6 ;
'
supposant 9,,définie sur N"' ,on considère deux Cléments a et B de N"+2 , notés :
a = ( a o ,a l , . . . * a , +) , et B = (Bo, B I . ...,
+ B lorsque :
On écrira alors a 9fl
- oubienan+,< B f l + , ;
- ~ u b i e n a , + ,= et ( a o , a l * . . . * a~nf )l ( B o . B r , . . . , ~ f l ) .
D u s cette qirestioti, ilne attention toute purticiilière sera apportée i lu précision des rcrisorrtremetrts.
Agrégat ion de Mat hématiques 5
concours externe : Math. Géné 5/7

a. Montrer que ,Y,,


est une relation d'ordre sur N'l+ I .
h. Soit E un sous-ensemble non vide de N'l+ I . Montrer que E admet un plus petit Clément,
noté min E .

c. Montrer que la relation d'ordre y ! , , est totale sur N"+ '.


d. Soit E un sous-ensemble fini, non vicie, de N'If I . Montrer que E admet un plus grarld
Clément, noté max E.
IIl.B.2. Multidegré d'un polyn6me de K [X,,, X I, ..., X,,].
Dans les questions III.B.2. et 111.B.3.. K désigne un corps (commutatif. de caractéristique nulle).
u. Soit P un élément non nul de K [X,,, X I, ... , X,], avec :

P= 1 p,, X".
a€\"+ 1

On appelle multidegré de P, et l'on note d (P). l'Clément de N',+ l égal a max {aE N"' I tel
que p, # O}. Le coefficient pd(p,est alors appelé coefficient dominant de P.
Montrer que, si P et Q sont deux Cléments non nuls de K [X,,, X I , ..., X,,], de même multi-
degré 6, et de coefficients dominants respectifs pb et 9,. on a :
- oubiend(p,Q - q,P) .9,6 et d(p,Q - q,P) # 6 ;
- oubien pbQ - 9,P = O.
b. Soit J un idéal de K [XI,, X I , ..., X,]. différent de {O}. Montrer qu'il existe un Clément M de
J - {O}vérifiant la propriete suivante :
si P appartient à J - {O}, et si d ( P ) 9 , , d (M), -
alors il existe c dans K tel que P cM.
ap
III.B.3. Soit P un Clément de K [X, , X I , ..., X,J. La notation - désigne, comme d'habitude, la
ax,
dérivée partielle du polynôme P par rapport à l'indéterminée X, ,
On suppose que P n'appartient pas a K,identifié à l'ensemble des polynômes constants.
Montrer qu'il existe un élément (i,), il ,..., in) de N"+I tel que :
a i o + i i +...+in
P
ax? axf1... ax:
soit un polynôme affine non constant, c'est-à-dire soit de la forme :
n
1 PiXi +
i-O
9 7

où po, p I ,...,p,,, q , sont des Cléments de K,et la famille (pO,p 1 ,...,p,) n'est pas la famille nulle.

PARTIE IV On se propose de montrer que Ir f d o n 0 définie daos la question 1I.l.c


ne vérifie pas d'éqmation différentielle algébrique sur C ( z )

Résultats admis et notations.


Soit 52 un ouvert connexe et non vide de C. On note H (Q) l'anneau commutatif et intègre des fonctions
holomorphes sur 8 , et M (52) son corps des fractions. On sait que M (Q) s'identifie au corps des fonctions
meromorphes sur Q. L'ensemble des fonctions fractions rationnelles est un sous-corps de M (Q), identifie a
C (2) ;de même, l'ensemble des fonctions constantes est un sous-corps de M (52) identifié à C.
La dérivée (complexe) d'une fonction h de M ( 8 )est notée h' ;c'est encore un Clément de M ($2).
Soit K un sous-corps de M (Q), contenant C , et h un élément de M (8).On dit que h vérifie une équa-
, XI , ..., X,,],
tion différentielle algébrique sur K s'il existe un entier naturel n,et un Clément P non nul de K [ XI,
tels que :
P (h, h', ... , h"'l) = O .
Soit (f;,,f i , ..., f,,) une famille d'déments de M (Q). Le sous-corps de M (9)engendre par
K U If;, ,fi, ... , A,} est noté K (f;,,fl, ...,A,).
6 Agrégation de Mathématiques
concours externe : Math. Géné 6/7

8'
IV.1. a. On pose:g = -
8
. Montrer que. pour tout entier naturel non nul k, il existe un Clément Q k de
C [Z,, , Z, , ..., Zk- de multidegre égal a (O, O, ..., 1). tel que :
= 8 Q k ( g ,g ' , . . . , g ( k - l l ) .

h. Soient n un entier naturel non nul, et H un polynhme homogcne non nul, élémetrt de
C (2)[Ti),T I ,..., T,,]. Montrer que le polynôme H ( 1, Q I ,..., Q I , ) . diment de
C (z) [Z,,, ZI , ..., Z,- est non nul.
À partir du M 2 . , nous siipposons, par l'absurde, que la fonction 8, introtlirite dans la partie II, virfle
iine équation difirentielle algébrique sur C (z). Nous aboutirons ci utle contradiction dms 111
question IV.(5.

IV.2. Montrer que g vérifie une Cquation différentielle algébrique sur C (z).

Indication. - On pourra considérer itne éqiratioti diffe'rentielle algébrique virifiPe par 0 et en riédirire
l'existence d'une iquation algébrique (ordinaire)lsatbjaite par 8 sur un certain corps.

IV.3. Dam les questions qui suivent, on reprend les notations de la partie II, et on note L le sous-corps de M (Il)
égal ri C (exp), OÙ exp désigne la fonction exponentielle.
Montrer que I'élément 4 de M (II), défini en II.3., vérifie une équation différentielle algébrique sur L.

IV.4. Soit h un éliment quelconque de M (II); on pose h* ( t ) = h (2t). Plus généralement, si P, égal à

1 pa X",est un élément de M (Il)[ X , , X I, ..., X,,],


on notera P+le polynôme C p,* Xa.
aEN"+I
On utilisera, sans qu'il soit nécessaire de le démontrer, le fait que h
injectif de la C-algèbre M (Il)[X,, XI , ..., X,] dans elle-même.
- a€N"+'
h* est un homomorphisme

Montrer qu'il existe un entier naturel n, un Clément M non constant de L [X,,X,, ..., X,,], et un
éliment A de L tels que :

où l'on a.posé :
&(t) = &(et).

Indication. - On pourra considérer l'idéal des polynômes Q à coefficientsdans L tek que :


Q ($, 4'. ...,$"'!) = o.
IV.5. a. Déduire de la question précédente l'existence de U, polynôme affine de L [X,,, X,, ...,X,,]
n'apparte-
nant pas à L, et d'un éliment p de L, tels que :

u* (+ (XO - RIIL
1
4 1
(XI - RI)? ..-*2"" w,, - RI,)) = pU(X,,.XI
b. Montrer qu'il existe un entier naturel met un Clément I I de L tels que :
9 ..*, XJ.

R,, = 2"+' u * - II.

c. En deduire qu'il existe un entier naturel m et un élement v de C (z) tels que :


s,, ( z ) = 2"J+1
v (z') - v ( z ) .
Agrégat ion de Mat hématiques 7
concours externe : Math. Géné 7/7

IV.6. Conclure que 8 ne peut vérifier d'iquation différentiellealgébrique sur C (z).

Indication. - On yoirrru considkrer les pbles de v.


PARTIE V

Soit R un ClCment de C (z). n'ayant aucun p6le dans A, et tel que R (O) - 1

v.1. o. Montrer qu'il existe une unique fonction holomorphe sur A, notée encore 8 par analogie avec les
parties précédentes, telle que, pour tout element z de A, l'on ait :
8 (z)= R ( Z )e ( ~ 2 ) .
et telle que, de plus :8 (O) = 1 .
b. Soit f l'éliment de M (n)défini par l'égalité :
8' (el)
-
f ( t ) = e'
8 (el) '
Montrer qu'il existe une famille ( S k ) k E yde fractions rationnelles telles que, quels que soient l'entier
naturel k et I'élément t de n. l'on ait :
) 2 k + ' f ( k ) ( 2 ti
f ' k ) ( t= )-s,(e').

V.2. On suppose que 8 vérifie une équation différentielle algébrique sur C (z). De façon identique B ce qui a éte
fait dans la partie IV, on démontre qu'il existe un entier naturel rn et un élément Y de C (2) tels que :
s, ( 2 ) = 2m+'Y (z') - Y (2).
On ne demande pas de prouver ce résultat.
Montrer alors l'existence d'un élément G de C (z), n'ayant pas O pour pôle, tel que :

Indic- - À l'uide de la partie M A . , on pourra montrer que, pour m entier naturel non nul, S,-, &ri-
fie une rehtion analogue à celle vérijZe par s,.

v.3. a. On pose (cf. 1II.A.):

Montrer que, pour tout entier naturel n supérieur ou égal à 2, et pour tout complexe non nul y , on a :
g(y; n ) = o.
b. Montrer alors que 8 appartient à C (1).
AGRÉGATION DE MATHÉMATIQUES 1
Math Géné 1/10

concours externe
de recrutement de professeurs agreges

composition de mathématiques générales

PIusieurs définitions ou notations, imprimées e n italiques, sont introduites a u fur et Ci mesure


dans l’énonce‘ du problème.
La lettre k dCsigne un corps commutatif infini et la lettre G un groupe. Les termes “espace vectoriel”,
“application linkaire” et “forme linCaire” signifient respectivement “k-espace vectoriel”, “application
k-linCaire” et “forme k-linCaire”. Si V est un espace vectoriel, le groupe des automorphismes de V
(c’est i~ dire des applications linCaires de V dans lui même qui sont des bijections) sera notk GL(V).
Def 1- Une action de G sur un espace vectoriel V est par convention la donnée d’un morphisme
de groupes p : G --t GL(V). O n dit aussi que G agit sur V . O n notera souvent, pour g E G et
u E V , g . v a u lieu de p ( g ) ( v ) . Il f a u t noter qu’avec cette convention u n e action est toujours
linéaire :g . ( X l v l + Xzv2) = X l g . v l + X2g.v2. Pour connaitre u n e action p de G sur V , il s u f i t
donc d e savoir, pour tout élément g de G, quelle est l’image par p ( g ) des d é m e n t s d’une base
de V .
Def 2- U n invariant pour l’action de G sur V est un élément v de V tel que, pour tout g E G,
o n ait g.v = v . Les invariants f o r m e n t un sous-espace vectoriel de V que l’on notera VG.
Def 3- S i S = k [ X 1 , .. . ,X,] désigne l’algèbre des polynïîmes à n indéterminées, à coeficients
dans k, o n notera s d le sous-espace vectoriel de S constitué du polynôme nul et des polynômes
homogènes de degré d . Tout polynôme P de S permet de définir une fonction de k” dans k que
l’on appelle la f o n c t i o n associée à P .
0-1-Soit E un ensemble. O n note F ( E ) l’ensemble des fonctions de E dans k. O n peut
additionner deux d é m e n t s fi et f2 d e F ( E ) e n posant, pour e E E , (fi + f 2 ) ( e ) = f l ( e ) + f i ( e ) .
O n peut aussi multiplier fi par un scalaire X E k en posant ( X f l ) ( e ) = Xfl(e). M u n i de ces
deux lois, F ( E ) est un espace vectoriel.

PARTIE I -PRÉLIMINAIRES-

Soit n un entier non nul.


1-1-Pour tout entier i entre 1 et n, on se donne une partie infinie A* de k. Soit P E k [ X l , . . . , X,].
On suppose que la restriction à A1 x A 2 x . . x A, de la fonction associée à P est identiquement
nulle. Montrer que P est le polynôme nul.
2 AGRÉGATION DE MATHÉMATIQUES
Math Géné 2 / 1 0

1-2- On suppose ici que k = R ou C. Soit U un ouvert non vide de k” (pour la topologie usuelle
d’espace vectoriel de dimension finie) et P E k [ X 1 ,. . . ,X,]. On suppose que la restriction h U de
la fonction associée à P est identiquement nulle. Montrer que P est le polynôme nul.
1-3- On choisit une action d’un groupe G sur un espace vectoriel V. Soit g E G, f E F ( V ) (cf 0-1)
et v E V . On définit g.f E F ( V ) par ( g . f ) ( v ) = f ( g - l . c ) .
1-3-1-Montrer que l’on a bien défini ainsi une action de G sur l’espace vectoriel F(V).
1-3-2- Soit v E V et O, = {g.vlg E G} sa G-orbite. Soit h E F ( V ) G un invariant. Montrer
que h est constant sur O,. Si une fonction f E F( V) est constante sur toutes les G-orbites, est-elle
dans F ( V ) G?
1-4- Soit r un entier strictement positif. ,On suppose que k est de caractéristique nulle ou de
caractéristique ne divisant pas r. On suppose aussi que k contient une racine primitive r-i&me de
l’unité W . On note G = /.ir le groupe des racines r-ièmes de l’unité dans k constitué des puissances
de w . On fait agir G sur k [ X ] via p ( w ) ( X n ) = w n X n .
1-4-1- Montrer quk pour tout g dans G et pour tout P et Q dans k [ X ] , on a p ( g ) ( P . Q ) =
p(g)(P)*p(g)(Q)*
1-4-2- Montrer que k [ X I G = k [ X T ]où k [ X r ]est l’ensemble des polynômes de la forme P ( X r )
pour P un polynôme.
-
1-5- Soit G CI, ( k ) . GI, ( k ) désigne l’ensemble des matrices inversibles n X n à coeficients
dans k . Il agit sur k” par multiplication d’une matrice A de G par un vecteur colonne u de k” .
1-5-1- Soit P E k [ X 1 , .. . ,X,]. On notera aussi P E F(kn)la fonction associée. Montrer que
pour tout g E G, g . P est encore une fonction associée B un polynôme de k[-Y1, .. . ,X,] (cf 1-3 pour
la définition de 9.P).
1-5-2- Soit O non nul dans k”. Quelle est son orbite par G = Gl,(k) ?
1-5-3- Montrer que les seules fonctions de F ( k ” ) , associées h des polynômes et invariantes par
G = Gl,(k), sont les constantes.
PARTIE II - POLYNÔMES ET ACTIONS SUR DES ALGÈBRES-
Def 4- Une algèbre est un k-espace vectoriel A, muni d’une loi de composition interne, appelée
le produit, qui Ci ( ~ 2 1 , dans ~ ) A2 associe ala2 dans A et qui vérifie :
+,
a ) (A, .) est un anneau commutatif et unitaire. L ’ d é m e n t neutre multiplicatif sera noté
1A (ou simplement 1 si aucune confusion n’en résulte).
b) Pour tout ( a 1 , ~E) A2 et X E k, o n a X(ala2) = (Xa1)a2 = al(Xa2).
Une sous-algèbre d’une algèbre est un sous ensemble qui est à la fois un sous espace vectoriel
et un sous-anneau Unitaire. Soit E un ensemble. L’espace vectoriel F ( E ) des fonctions de E
dans k est aussi u n e algèbre. Le produit y est défini par ( f l f 2 ) ( e ) = f l ( e ) f Z ( e ) . L’unité est la
fonction constante qui à tout élément de E a ~ s o c i e1 E k .
Def 5- U n morphisme d’algèbres d’une algèbre A dans u n e algèbre B est u n e application a de
A dans B qui est simultanément un morphisme d’espaces vectoriels et d’anneaux unitaires. En
particulier il envoie 1~ sur l g e t satisfait, pour tout ( a l , a 2 ) E A2, à a ( a l a 2 ) = a ( a l ) a ( a 2 ) .
U n automorphisme de l’algèbre A est un morphisme d‘algèbres de A dans A qui est bijectif.
L ’inverse est alors aussi un morphisme d’algèbres. L’ensemble des automorphismes d’algèbre
de A f o r m e un groupe pour la cornposition, appelé groupe des automorphismes de l’algèbre A .
Def 6- Une action d’un groupe G sur u n e algèbre A est la donnée d’un morphisme de groupes
d e G vers le groupe des automorphismes de l’algèbre A. Autrement dit, il s’agit d’un morphisme
p de G vers le groupe des automorphismes de k-espace vectoriel de A , satisfaisant e n outre à
p ( g ) ( q a z ) = p ( g ) ( a l ) p ( g ) ( a z )et p ( g ) ( l ) = 1 pour tout g E G,al E A et a2 E A. L’ensemble
AG des invariants ( a u sens de la définition 2) f o r m e alor3 u n e sous-algèbre de A .
AGRÉGATION DE MATHÉMATIQUES 3
Math Géiié 3/10

Def 7- S i A est u n e algèbre et f i l . . . ,f n des d é m e n t s de A, o n note k [ f l , . . .,f n ] l’image


du morphisme d’algèbres A : k [ X 1 , .. . , X n ] A qui est défini par .(Xi) = f,. O n dit que
k [ f i , .. . ,f n ] est engendrée par les n d é m e n t s fi,. . . ,f n .

Def 8- Soit ( e i ) l < r < n u n e base de V supposé ici de dimension finie. O n notera X:, ...,XE la
base duale :X p ( x y e y + . - -+x,en) = xt. Soit F ( V ) l’algèbre de toutes les fonctions de V dans
k . Les éléments X o engendrent u n e sous-algèbre de l’algèbre F(V), que l’on notera S(V).
Les éléments d e S ( V ) = k[X:, . . . ,X:] sont appelés les fonctions polynômes de V .
2-1- On reprend ici les notations de la dkfinition 8. A priori, la sous-algèbre S( V )de F(V )introduite
dans cette dkfinition dkpend du choix d’une base de V.
2-1-1 Montrer que la sous-algèbre S ( V ) est indkpendante du choix de la base de V .
2-1-2 Montrer que le morphisme d’algbbres qui h X ; associe X o est un isorqorphisme de l’algbbre
S = k[X1,. . . X,] des polynômes h n indkterminhs vers l’algbbre S( V).
2-1-3-On note S( V ) , l’image de S d par l’isomorphisme de 2-1-2. Montrer que S(V)d ne dkpend
pas du choix de la base de V .
Dorénavant, dès qu’une base de V est choisie, on identifiera S ( V )et S = k[X1l . . . X n ]
et on notera X i pour Xp.
2-2- On se place dans la situation de 1-3.
2-2-1- Montrer que l’action p de G sur l’espace vectoriel F ( V ) , action dkfinie en 1-3, est en
fait aussi une action de G sur l’algèbre F(V).
2-2-2- Montrer que, pour tout d 2 O, S(V)d est stable pour cette action, c’est B dire que pour
tout g E G, p ( g ) ( s ( v ) d )est inclus dans S(V)d.
2-2-3- Prouver que
s(V ) G= $( s(V ) Gn s(V)d).
d>O

PARTIE III- EXEMPLES-

GROUPE SPÉCIAL LINÉAIFZE-

Soit V un espace vectoriel de dimension finie n et r un entier strictement positif. O n suppose


que k est R ou C . Le groupe des automorphismes de V est noté G L ( V ) .
Soit G = S L ( V ) = { g E G L ( V )1 det g = 1).
Ce groupe agit sur V’ de la façon diagonale suivante :

Soit Ur le sous ensemble suivant de V‘ :

{ (171, . . . ,v f )E V‘ 1 la famille v1 , . . . ,v, est linkairement indkpendante dans V } .


3-1- Montrer que U, est un ouvert de V’.
3-2- Montrer que pour r < n, Ur est une orbite de G . En déduire que alors S(V‘)G = k .
-
3-3- O n suppose que r = n. On fixe une base e ( e , , . . ., e n ) de V . Soit f( u l , .. ., u n )
det ( u 1 , . . ., u n ), le déterminant des vecteurs u , , . . ., u n dans la base e.
-
3-3-1- Montrer que f E S( V n ) G .
4 AGRÉGATION DE MATHÉMATIQUES
Math Géné 4/10

3-3-2- Montrer que tout Clément de Un a dans son orbite sous G un ClCment unique de la forme
(el,. . . ,e,-1, ae,) pour un Clément Q E k que l’on calculera. En déduire que S(Vn)G= k [ f ] .

4 - QUELQUES GROUPES FINIS-


Def 9- Soit A u n e algèbre. O n dit que A est u n e algèbre de polynômes s’il existe n E N, fi E
A ,..., f n E A, tels que le morphisme d’algèbres T : *k[X1,...,X,] A qui est défini par
--f

.(Xi) = f; soit un isomorphisme.


4-1- Soit G = G n le groupe symétrique des bijections de l’ensemble { 1,.. . ,n} des n premiers
entiers non nuls. S0it.r E Bn,on pose .(Xi) = XT(il,ce qui permet de définir une action de G
sur l’algèbre k[X1, . . . ,X,]. Quelle est l’algbbre k[X1, . . . ,X,] 6n ? Est-ce que cette algèbre est une
algèbre de polynômes ?
4-2- Soit G = 2 / 2 2 . On note 1 et E les Cléments de G et on suppose ici que la caracdristique de
k est différente de 2. On fait agir G sur l’algèbre k[X1, . . . ,X,] par e.Xj = -Xj.
4-2-1- Montrer que XI,. . . ,X,IG = k[X:, . . . ,XiXj,. . . ,X:].
4-2-2- Montrer que pour n 1 2, k[X1,.. . ,X,IG n’est pas un anneau factoriel. Pour quelles
valeurs de n, k(X1,. . . ,X,IG est une algèbre de polynômes ?
4-2-3- Montrer que si P est un polynôme de k[U,V, W ]tel que P(X2,XY,Y2) est nul dans
k [ X ,Y], alors P est divisible par V2 - UW.
Indication : On pourra utiliser sans la prouver la version suivante de la division euclidienne : si D
est un anneau commutatif unitaire et intègre, si A et B sont deux polynômes de D[V], &ec B non
nul et unitaire, il existe Q et R dans D[V] tels que A = BQ+R et, soit R = O, soit degR < degB.

4-2-4- Montrer que lc[X2,XY, Y2] est isomorphe B k[U, V, W]/(V2 - UW).

5 et 6-GROUPE ORTHOGONAL
Dans 5 et 6, le corps k est le corps des réels.
5- Soit V un espace vectoriel de dimension finie n muni d’un produit scalaire et O(V) le groupe
orthogonal correspondant. Il agit naturellement sur V. Soit ( e l , . . .,e n ) une base orthonormée de V.
On en dCduit une identification entre S(V) et k[X1,.. . ,X,].
5-1-Montrer que tout Clément v de V a dans son orbite sous O ( V )un unique Clément ael où a est
un réel positif ou nul que l’on déterminera.
5-2- En déduire que S(V)O(”)= R[X; + .- - + X i ] .
6- Soit E = R2 muni du produit scalaire usuel : si 2 = (51, z2) et y = ( Y I , y21 sont deux Cléments
+
de E, z.y = 21x2 y1y2. On note e = (e1,e2) la base canonique (donc orthonormée) de E. Soit
V = E2 = R4,1ui aussi muni de sa base canonique, et G = O(2) le groupe orthogonal de E. On
fait agir G sur V de façon diagonale par g . ( z , y ) = (g(z),g(y)).Soit F(q,z2,y1,y2) = F(z,y)
une fonction polynôme de V qui soit G-invariante.
6-1- Soit H E R[XI,X2,&]. Soit L E R[Xl,X2,&,Y2]défini par L(z1,52,y1,y2)= H(sly1 +
+ +
z2y2,s: zi,y: y,”) = H(z.y,z.z,y.y).Montrer que L est G-invariant.
6-2- On pose, pour tout (a, b, c) E R3,K ( a ,b, c) = F ( a , O , b, c). Montrer que K est un polynôme
en a2,b2,c2,ab.
Indication : Utiliser des Cléments convenables de G, notamment la symétrie orthogonale d’axe
Re1 et 4-2-1.
AGRÉGATION DE MATHÉMATIQUES 5

Math Géiié 5/10

6-3-Montrer que tout Clément (z,y) de V a dans son orbite sous G un Clément ( u , v ) où u est
proportionnel h e l . En dkduire qu'il existe un polynôme M E R[U, V, W ]et un entier cr positif ou
nul tels que, si z # O :

6-4- On se donne deux polynômes P et Q dans R[U7V, W]. On suppose qu'il existe deux entiers
positifs ou nuls p et q tels que pour tout z et y dans E - {O} on ait :

Montrer que les polynômes TYP.P(U,V, IV) et Vq.Q(U, V, W ) de RIU, V, IV] sont Cgaux.
6-5- Montrer que :

7-CONJUGAISON-
Soit E un C-espace vectoriel de dimension finie n et V = E n d c ( E ) l'espace vectoriel des
endomorphismes de E. Soit G = GL(E).On fait agir ce groupe sur V par :

g.a = g ag-'

7-1-Montrer que l'ensemble U des ClCments de V dont les n valeurs propres sont distinctes est un
ouvert de V. Soit u un ClCment de U.DCcrire l'orbite de u sous G.
7-2- Soit A E V et PA(T)= det (l'.Id - A) E k[T]son polynôme caractéristique. On définit n
fonctions T I , . . . ,T, de V dans k par :

Vérifier que pour tout j entre 1 et n, rj E s(v)~.


7-3- Montrer que S ( V ) G= TI,. . . ,T,].

PARTIE IV- LES FORMES BINAIRES-


Dans cette partie G est le groupe SL2(lc) des matrices 2 x 2, de déterminant 1, h coefficients
dans un corps k algébriquement clos de caractéristique nulle. Il agit naturellement sur k2
et l'on obtient grâce h 1-3 et 2-2 une action p sur l'algèbre k [ X ,Y]. Explicitement,

On note P d l'action de G dans Rd = k [ X ,Y ] d ,l'espace vectoriel des polynômes homogènes de


degré d. Ceci permet de dCfinir une action Kd de G sur S(Rd), l'algèbre des fonctions polynômes
sur Rd (voir 1-3 et 2-2).

8- UN EXEMPLE (d=2) -
On suppose ici que d = 2 et l'on rappelle que k est algébriquement clos de caractéristique nulle.
+
Tout Clément de R2 s'écrit u X 2 + v X Y w Y 2 d'où une identification de S(R2)et de k[u,v, w ] .
6 AGRÉGATION DE MATHÉMATIQUES
Math Géiié 6/10

P(a2u + a y v + y 2 w , 2apu + (a6+ pr>v + 2ysw, p2u + psv + 62w).


En dCduire que le polynôme A( u , v ,w ) = v2 - 4uw appartient ii S(R2)G.
8-2- Montrer que pour tout choix de ( u , v , w ) E k3 tel que u # O, il existe g E G tel que
7r2(g)(uX2 + V X Y + wY2) = x2 - A(u74” w ) Y 2 En
. deduire que S(R2)c = k [ A ] .

9- CAS GÉ&RAL-

L‘action Td de G sur S(Rd) laisse stable chaque sous-espace vectoriel S(Rd)e ( e 2 O), et definit
une action de G sur S ( R d ) e que l’on notera T d , e . Soit m(d,e ) la dimension sur k de l’espace
vectoriel des invariants de cette dernière action A d , e . Le but de cette partie est de donner
une formule permettant le calcul de m(d, e ) . On rappelle que P d est dCfini au dCbut de la partie IV.
Soit a E k. Si a est non nul, on note ga 1’616ment (; .“1) de SL2(k).

9-1- Ecrire la matrice de pd(ga) dans la base ( X d ,X d - ’ Y , . . . ,Y d )de Rd et montrer que la trace
.d+l - a - ( d + l )
de pd(ga) vaut a - a-1
9-2 Montrer que = k et que, pour d > O, (Rd)G= O.
Def 11- Soit H un groupe et h E H . S o i t I un ensemble fini d’indices et ( T i ) ; e I une famille
d’actions de H sur des espaces vectoriels de dimension finie &. La s o m m e directe des T,,notée
T = $ a E I ~ i , est l’action de H sur eiEI V, définie p a r ~ ( h ) ( ( v , ) , ~=I )( T i ( h ) ( v i ) ) i E I . En
particulier, si p est une action de H sur V, on definit pour k E N une action pk de H sur V k par
pk(h)(vl * - 9 Ok) = ( p ( h ) ( v l1 7 * * d h ) ( v k ) ) .
9 9

9-3- On utilise les notations de la definition 11. Montrer que la trace de T ( h ) vaut la somme, sur
l’ensemble 1,des traces de ~ , ( h ) .
9-4- On admet que pour toute action X de G = SL2(k) dans un espace vectoriel V de dimension
finie, il existe, pour tout entier d 2 O, un entier n(d) tel que :
a) n(d) est nul sauf pour un nombre fini de valeurs de d.
b) il existe un isomorphisme 8 entre $ d > O- R i ( d )et V.
et c) pour tout g E G, $d>O
- pdn ( d ) ( g ) = 8-1 qg) 8.
.d+l - a-(d+l)
9-4-1- Montrer que la trace de X(ga) vaut alors n(d)
d>O
a - a-1
9-4-2- En dtduire que les entiers n(d) sont uniquement determinCs par A.
9-4-3- On rappelle qu’un polynôme de Laurent est un ClCment de k [ a , a - ’ ] . Montrer que
dimk(VG) est le coefficient de a dans le polynôme de Laurent (a - a - ’ ) Trace(X(g,))] .
[
9-5- Soit B = ( b i , j ) l-< i-< n ,-l <-j < nune matrice inversible. On lui associe un automorphisme, toujours
note B, de l’algèbre ~ [ X I.,. ,. X , ] dCfini par :
AGRÉGATION DE MATHÉMATIQUES 7
Math Géiié 7/10

Soit t r e ( B )la trace de la restriction de cet automorphisme B l’espace vectoriel k [ X 1 , .. . , X , ] , . On


note 1, la matrice identité de taille n x n. Enfin k [ [ T ]représente
] l’algèbre des séries formelles en
l’indéterminée T B coefficients dans k .
9-5-1-On considère le polynôme en T suivant : det (1, - B-IT). Montrer que ce polynôme
a un inverse dans l’algbbre des sCries formelles k[[T]].On notera dans la suite cet inverse
(det (1, - B-’T))-’.
9-5-2-Montrer que si B est triangulaire supérieure (c’est i3 dire bi,j = O si i > j ) , les sCries
formelles, c
e>O
t r e ( B )T e et (det (1, - B-1T))-19sont Cgales dans k[[T]].

9-5-3-Montrer que l’égalit6 de 9-5-2 est encore valable que B soit triangulaire ou pas.
Indication : On pourra utiliser la question 2-1.
9-6- Soit X d , e ( a ) la trace de r d , e ( g a ) . Montrer que :

l’anneau des séries formelles en l’indéterminée W B coefficients dans Z [ U ] .


9-7- Soit Z[U][[W]]
Soit FU(W) l’Clément de cet anneau défini par

F u ( W ) = (1 - W)(1 - u W ) .. . (1- UdW).

Montrer qu’il existe des polynômes n / r d , e ( u ) E z [ U ] tels que

On définit les entiers c(d, e , z ) par kfd,e(U) = Ci,oc(d, e , i)U*.


-
9-8- Montrer que ~ d , ~ (=
a a) - d e M d , e ( a 2 ) .

9-9- On rappelle que, par définition, m ( d , e ) est la dimension sur k de S(Rd)F. Prouver que
m(d,e ) = O si de est impair et que si de est pair :

m(d,e ) = c(d, e , d e / 2 ) - c ( d , e , ( d e / 2 ) - 1).

PARTIE V-GROUPE SYMÉTRIQUE-

Dans toute la partie V, et donc jusqu’à la fin du problème, le corps k sera supposé
de caractéristique nulle.

1O-POLARISATION-

Soit B une algèbre. Soit f(U 1 , . . . ,Un)un polynôme en les n indéterminées h coefficients dans B.
On définit un polynôme DU,^ en les 2 n indéterminées (UI , . . . , Un,
Y I ,.. . ,Y,) par

Pour simplifier l'étriture on posera U = ( U 1 , . . . ,Un), Y = (Yi,. . . ,Y,) et on notera B[U]pour


BIU1,.. . ,Un] et B[U,Y ] pour B[U1,.. . , Un,Yi,. . . , Y,].
8 AGRÉGATION DE MATHÉMATIQUES
Math Géné 8/10

On rappelle qu’une application D de B[U]vers B [ U , Y ]est une dérivation si elle est B-linéaire
(c’est h dire si D(blPl +b2P2) = blD(Pl)+bzD(P2)pour tout ( b l , b 2 ) E BZ et (Pl,P2) E B[UI2)
+
et si elle satisfait h D(PQ) = P D ( Q ) Q D ( P ) pour tout P et Q dans B [ U ] .
10-1- On suppose ici que k = R. On considkre l’application X de Y ] donnk par
R dans B[U,
t ++ f(U1 + t Yi, U2 + t Y2,.. . ,Un + t Y n ) = X ( t ) -
Montrer que Du,yf = X’(0) . En déduire que l’application qui B f associe Du,yf est une derivation
de B [ U ]dans B [ U ,Y ] .
On admet dans la suite que ce résultat est vrai pour tout corps k.
10-2- Montrer que si on se donne p Cléments h l , . . . ,h, de B[U]et si f appartient B B[hl,. . . ,h p ] ,
alors Du,yfest un Clément de B [ h l , .. . ,h , , D u , y h l , . . . ,Du,yh,].
10-3-On suppose qu’un groupe G agit sur V = kn donc aussi (cf 1-3 et 2-2) sur S ( V ) = k[U]. On
le fait agir sur V 2 par

Ceci permet de définir une action de G sur k [ U , Y ] .Montrer que si f E k[U]est invariant pour
f invariant pour l’action de G sur k[U,Yyl.
l’action de G sur k [ U ] ,alors D ~ , y est
10-4- Soit f un polynôme non nul de k [ U ] r ,c’est B dire un polynôme homogkne de degré r . Pour
tout entier p 2 1, on se donne n indéterminées U!’], . . . , U!]. On pose U[P]= ( U i p l , . . ,Un
IPI ) et

on identifie UI’l et U . Soit N 2 1 un entier. On définit un polynôme f~ en les N.n indCterminées


( u j z ’ ) l < i < N , l < j < n par : h

f~ = f si IV = 1
h

f p ~ ( U [ *. .]., , U [ ” ] ) = D U , U [ ~ ~ D U , .U.D - pll~f. si N 2 2.


[,~,,
On notera l’ordre dans lequel les indéterminées sont écrites dans ces polynômes.
n n

Pour N = r , on dit que f~ = fr est la polarisation totale de f.


10-4-1- Soit P ( U [ ’ I , .. . , UIN1) un polynôme en les n N indéterminées, à coefficients dans k,
homogène de degré d en les indéterminées U[’]= (Ui”, . . . ,U;]).
Soit Q ( U [ ’ I , .. . , U [ N ]U, I N + l ] )= ( D u [ ~ ~ . U [ ~ + L ~. .P. ),U
( l[iN[ l]U], I, N + l ] )Montrer
. que :

10-4-2- Montrer que pour tout p entre 1 et N, il existe une suite de r entiers (al,.. . ,a,),
avec 1 5 ai 5 N , telle que le polynôme
h
& soit le produit d’un Clément de k et du polynôme
A ( U [ a l ].,. . ,U [ a r ]où
) fr est la polarisation totale de f .

11-ACTION DIAGONALE DU GROUPE SY&TlUQUE-

Le groupe symétrique G n sera noté G dans cette partie. Il agit sur l’algèbre des polynômes en
les n.N indéterminées A = k[lTj[il ] l < i < ~ , l < j < npar :
--
AGRÉGATION DE MATHÉMATIQUES
Math Géiié 9/10

11-1- Soient ~ 1 . ., . (P, les fonctions symktriques élementaires en les variables U1, . . . ,Un. Elles
sont définies par :

l ( i 1 < i ~ < - . . < i<, n

Leurs polarisations totales sont notees FI,. . .,&. Montrer que :

c
est une suite de
r entiers distincts entre 1 et n

11-2- Soit M l'ensemble des p = ( a l , . . . , a r ) où 1 5 a, 5 N et 1 5 r 5 n. On definit, pour


a! E hrl, - dans A par :
-

Montrer que ces polynômes Ga - sont invariants par l'action de G = G nsur A.


11-3-Soient a l , . . . ,aN des entiers positifs ou nuls et v = al +. + -
- . a N . On définit un élement Pa
de A par :

l<j<n

Soit SV la polarisation totale du polynôme de Newton uv défini par :

Montrer qu'il existe des entiers pl, . . . ,pv entre 1 et N et X dans k tels que :

En déduire que Pa peut s'exprimer comme un polynôme h coefficients dans k en les Ga - où les indices
-
a prennent toutes-les valeurs possibles dans M .
11-4- On note v1 .. ., vn-l
les fonctions symétriques élémentaires en les n- 1 variables Uz,. . . , Un.
On pose = (U,, . . . ,Un).Montrer que l'on a les relations suivantes entre les 9,et les V r :
v,(ü)
= c p l ( ~-
) ~1~ ) q,(U) - u
et pour r entre 2 et n - l 7 p r ( Ü= ~ F (77).
~ - ~
En déduire que les polarisations totales des pr, que l'on notera $ r , s'expriment comme des polynômes
en les +a (pour p E i'vf) avec des coefficients dans k[U!'], . . . ,U, [V] .
-
11-5-Montrer, par récurrence sur n, que I'alg&breA6n est la k-algkbre engendrée par les polynômes
Ga- où g prend toutes les valeurs possibles dans M .
10 A G R ~ G A T I O NDE MATHÉMATIQUES
Math Géiié 10/10

12-APPLICATION-

Soit G un groupe fini ayant n Cléments et ?r une action de G sur kN = V. On notera


j ,. . . ,u [NI
91,. . . ,gn les Cléments de G. Soit u un vecteur de V = kN. On notera ( u[Il j ) les N
on définit T ( U [ l I , .. . , UINI)dans
coordonnées de ?r(gj)(u). Enfin si J E S ( V ) = k[U/”,. . . ,U!“]],
A = k[U;”]l<_t.<_N p u :
l<j<n

y(U[’I,. . . ,U [ W )= -1 C J(UJ1’,. . . , Uj[NI ) .


n
l<j<n

12-1- Montrer que si J f S ( V ) Get si le vecteur u et les scalaires u 1jil sont comme ci-dessus, alors :

T(uI‘1,. . . , u y , . . . ,u p ) = J ( u ) .

12-2- Montrer que F E A6n (l’action de G nsur A est celle de la question 11).
12-3- Soit C l’ensemble des suites p = (01,. . . , O,) telles que

Soit y l’application de C vers l’ensemble des polynômes de degré inférieur ou Cgal à n qui à g
associe y(p) = X,, . . . X,?. Etudier y et en déduire que le cardinal de C est (N+1 )...(N+n)
n! - 1.
12-4- Montrer, en utilisant 11-5, que S ( V ) Gest une algèbre engendrée par un nombre fini d’Cléments
de S ( V ) .Donner un majorant de ce nombre de générateurs en fonction de n et de N .
AGRÉGATION DE MATHÉMATIQUES 1

M a t h Géné 1/10

composition de mathématiques générales Durde : 6

Avertissement : Les trois premières parties sont indépendantes. On y


établit des résultats utilisés dans la quatrième partie.

Notations et définitions.
On désigne respectivement par N, Z, Q, R, et C , l’ensemble des entiers naturels,
l’anneau des entiers relatifs, le corps des nombres rationels, le corps des nombres réels et
le corps des nombres complexes.
On désigne par 1 z 1 le module du nombre complexe z . Si k et 1 sont des entiers positifs
ou nuls, avec k 5 1, on désigne par (:) le coefficient binômial &!. Par convention,
O! = 1.

Soit A un anneau. Si p et q sont des entiers strictement positifs, M p , q ( A )désigne


l’ensemble des matrices à p lignes et à q colonnes à coefficients dans A . Lorsque p = q, on
allège la notation en M p ( A ) .
Soit B E M p , q ( A ) .On désigne par ‘ B la matrice transposée de B.
Pour p 1 1, on munit RP de sa structure euclidienne canonique, et on désigne par II 11
la norme euclidienne: si

alors 11 s 11 =(cE, s,2)+.


Soit B E M p , q ( R ) . On munit RP et Rq de leurs bases canoniques; B détermine
alors une application linéaire de RP vers Rq, et on désigne par II B I I la norme de cette
application linéaire pour la norme euclidienne sur RP et RQ.Autrement dit

Première Partie: Spectre des matrices positives.

Définitions: Soient m et n des entiers strictement positifs.


(1) On dit qu’une matrice rectangulaire A E hfm,n(C) est positive (resp. strictement pos-
itive) si tous ses coefficients sont des réels positifs ou nuls (resp. strictement positifs).
En particulier, pour n = 1, on dit qu’un vecteur de C” est positif(resp. Strictement
positif) si toutes ses coordonnées sont des réels positifs ou nuls (resp. strictement
positifs).
Mise en garde:
On prendra garde à ne pas confondre cette notion avec celle de matrice d’un endo-
morphisme symétrique réel à valeurs propres positives.
2 AGRÉGATION DE MATHÉMATIQUES
Math Géné 2/10

On dit qu'une matrice carrée A E M n ( C ) est réductible s'il existe une matrice de per-
mutation (c'est-à-dire une matrice possédant un seul coefficient non nul dans chaque
ligne et dans chaque colonne, ce coefficient valant 1) P E M , ( C ) telle que P.A.P-'
soit de la forme:

où B et D sont des matrices carrées, et O est la matrice nulle de format correspondant.


Autrement dit, A peut être mise sous cette forme en effectuant une permutation sur
ses lignes et la même ,permutation sur ses colonnes.

On dit qu'une matrice carrée est irréductible si elle n'est pas réductible.

Soit A E M n ( C ) une matrice carrée positive irréductible et soit y E C n un vecteur


positif non nul .
+
(a) Soit z = (1 A)y. Montrer que z est un vecteur positif et que le nombre de
coordonnées nulles de z est strictement inférieur au nombre de coordonnées nulles
de y.
(b) Montrer que toutes les coordonnées de (1 +
y sont strictement positives.
(c) Montrer que la matrice (1 + est strictement positive.

Soit, A E M n ( C )une matrice carrée positive irréductible. On appelle ai,j, 1 5 i,j 5


n ses coefficients. Pour

on appelle ( A x ) , ,. . . , ( A x )les
~ composantes du vecteur A z .
Soit

X = (II)
Xn

un vecteur positif non nul . Soit 1 c { 1,. . . ,n } l'ensemble des indices i tels que
x i # O. On pose:
r ( x ) = min -
(Ax) i
SEI xi

Montrer que r ( r ) est le plus grand réel p tel que: V i = 1,.. . ,n, p x i _< (AL)*.
Montrer que la restriction de la fonction r à l'ensemble Q+ des vecteurs dont
toutes les coordonnées sont strictement positives est continue.
Soit

(i)Montrer que l'image de E par (1 +est une partie compacte non vide de
Q+.On note F cette image.
+
(ii) Soit x E E et y = (1 A)"-'z. Montrer que r ( x ) 5 .(y).
P

AGRÉGATION DE MATHÉMATIQUES 3

M a t h Géné 3/10

(iii) Montrer que la fonction 5 I+ r ( x ) définie sur E (resp. sur F) y atteint sa


borne supérieure et que:
maxr(z) = maxr(y).
ZEE Y€F

(iv)On appelle r la borne supérieure introduite en (iii).


Montrer que r est strictement positif.
On garde la notation introduite dans (r)(iv) dans les questions (d), (e), (f) et (g).

(d) Soit z E E tel que r ( z ) = r . Montrer que z est un vecteur propre de A , de valeur
propre r .
+
Indication: On pourra considérer le vecteur t = (1 A)"-'r et montrer que si Az - r z
n'est pas nul, alors At - r t est un vecteur strictement positif.
(e) Montrer que si z E E satisfait à r ( z ) = r , alors toutes ses coordonnées sont
strictement positives.
(f) Soit a une valeur propre de A, et

Y1
E cn
Yn

un vecteur propre de valeur propre o. Soit

Y+ =

Montrer que le vecteur Ay+- 1 o 1 y+ est positif, puis que 1 o 15 r .


( g ) Montrer que la dimension du sous-espace propre associé à la valeur propre r est
1.
Indication: On pourra commencer par montrer que pour tout vecteur propre y de valeur
propre r , le vecteur y+ défini comme ci-dessus est encore un vecteur propre de valeur
propre r .

3. Soit A E Mn(C) une matrice carrée positive irréductible. Montrer que A ne peut pas
posséder deux vecteurs propres positifs linéairement indépendants.

4. Soient A = ( a i , j )E M,(C) matrice carrée positive irréductible et B = ( b i , j ) E M,(C)


telle que:
V i , j € { 1 , ..., n} I b i , j I < a i , j .
On appelle r la valeur propre positive de module maximal de A (cf 2.).
(a) Montrer que si 7 est une valeur propre de B , alors 1 y 1 r . <
(b) On suppose de plus que B est positive et que B # A. Montrer que si 7 est une
valeur propre de 23, alors 1 7 1 < r .
l
4 AGRÉGATION DE MATHÉMATIQUES
M a t h Géné 4/10

5 . Soit A E Mh(C) une’matrice carrée strictement positive (on notera que A est
irréductible), et soit la valeur propre positive de module maximal de A . Montrer
que si Q est une autre valeur propre de A , on a: 1 Q 1 < r .

6. Soit A E M,( C ) une matrice positive telle qu’il existe un entier p 2 1 tel que AP soit
strictement positive.
(a) Montrer que A est irréductible.
Soit r sa valeur propre positive de module maximal.
(b) Montrer que pour tout autre valeur propre a de A on a :I a I < r.

7. On dit qu’une matrice rectangulaire B E Mm,n(C) est n o n redondante si aucune de


ses lignes ni aucune de ses colonnes n’est nulle.
Une matrice non redondante B E M,,,(C) est dite décomposable s’il existe des ma-
trices de permutation P E Mn(C) et Q E M,(C) telles que P.B.Q soit de la forme:

où B‘ et B“ sont des matrices rectangulaires.


Une matrice rectangulaire B est dite indécomposable si elle est non redondante et n’est
pas décomposable.
Soit B E Mm,,,(C)et posons:

Montrer que B est indécomposable si et seulement si C est irréductible.


Soit B E Mm,n(R) une matrice à coefficients réels positifs où nuls.
Montrer que si B est indécomposable alors B t B et t B B sont irréductibles et
satisfont à la conclusion de 6.(b).

Deuxième Partie: Algèbres de matrices.

Définitions, notations, rappels:


Soit K un corps. On rappelle qu’une K-algèbre associative avec u n i t é est un K -
+,
espace vectoriel ( A ,+, .) muni d’une structure d’anneau avec unité ( A , x ) , tel que les
lois de groupe abélien ( A ,+) soient les mêmes pour les deux structures, et que la loi de
multiplication x de la structure d’anneau soit une application hi-bilinéaire de A x A vers
A. Soient A et B des algèbres associatives avec unité. Un morphisme d’algèbres de A
vers B est une application K-linéaire de A vers B qui est de plus un homomorphisme
d’anneaux avec unité. Soit A une algèbre associative avec unité; une sous-algèbre de A est
un sous-espace vectoriel qui est aussi un sous-anneau qui possède le même Clément unité
que A . Dans la suite dv problèpp, K est R ou C, et, lorsque le contexte est clair, on parle
simplement d’algèbre associative avec unité, ou même d’algèbre associative.
Soit A une algèbre associative, N une partie de A , a et b des Cléments de A. On
désigne par a N b l’ensemble des Cléments de A de la ,forme anb, où n décrit N .
Soit A une algèbre associative. On dit qu’un Clément p de A est un idempotent s’il
satisfait à: p 2 = p . Un idempotent central est un idempotent qui appartient au centre de
AGRÉGATION DE MATHÉMATIQUES 5

M a t h Géné 5/10

A , c’est-à-dire qui commute à tout Clément de A. Soit n un entier supérieur ou égal à 2;


on dit que des idempotents p l , . . . ,pn sont orthogonaux s’ils vérifient: pour i # j, pip, =
pjpi = o.
Soit M une algèbre de matrices (i.e M = M,(K), où K est un corps) et S une
partie de M . On appelle cornmutant de S dans M , et on le note S’ ou C(S),l’ensemble
{ m E M I m s = s m VSES}.

On désigne par M l’algèbre M n ( C ) . Pour 1 5 i,j 5 n, on désigne par Ei,j la matrice


dont le seul coefficient non nul est celui situé à l’intersection de la i-ème ligne et de la j-ème
colonne et vaut 1.
1. (a) Soit J un idéal bilatère non nul de M . Montrer que J = M .
Indication: si 2 # O est dans J, on pourra considérer les Cléments El,izEj,l, 1 5 i, j,2 5 n.
(b) Quel est le centre de M ?

2. Soit V un espace vectoriel complexe de dimension finie m. On désigne par End(V)


l’algèbre des endomorphismes de V. Soit p : M + End(V) un morphisme d’algèbres
avec unité.
(a) Soit, pour i = 1,.. . ,n, V, l’image de p(Ei,i). Montrer que V = @?==,Vi.
(b) Montrer que si k # j, la restriction de p(Ei,j) à Vk est nulle, et que la restriction
de p(Ei,j) à 6 définit un isomorphisme de Vj sur V,.
(c) On pose d =dim(Vl), et on fixe une base( e l , . . . ,e d ) de VI. Pour tout k = 1 , . . . ,d,
soit N’k le sous-espace vectoriel de V engendré par les éléments:

(i) Montrer que pour tout k = 1,.. . ,n, Wk est un sous-espace vectoriel de di-
mension n, dont les Cléments ci-dessus forment une base.
(ii)Montrer que V z E M , p ( z ) envoie Wk dans Wk. On notera alors p k ( 2 )
l’endomorphisme de Wk donné par la restriction de p ( 2 ) à W k .
(iii)Montrer que dans la base décrite au (i), la matrice de p k ( 2 ) est 5.
(iv)Montrer que V = @;=,Wk.
(v)Montrer que dans la base de V obtenue en écrivant à la suite les unes des
autres les bases respectives de Wl, . . . , Wd évoquées au (i), la matrice de p ( z ) est
la matrice diagonale par blocs:

(;5 O

x
... O
1:;
... ...
:)
(d) Soit p : M n ( C ) -, M , ( C ) un morphisme d’algèbres avec unité. Montrer que p
est injectif et que rn est un multiple de n.

3. On conserve les notations du 2.


AGRÉGATION DE MATHÉMATIQUES
Math Géné 6/10

Soit A un endomorphisme de V qui commute avec tous les p(z), z E M. On


considère sa matrice dans la base du 2.(c)(v), que l’on écrit comme une matrice
par blocs:
(Al1 Ald)
1 . . I

où les A,, sont des matrices carrées dans Mn(C). Montrer que chaque matrice
A,, est une matrice scalaire.
Montrer que l’ensemble des endomorphismes de V qui commutent avec tous les
p ( x ) , x E M ,que l’on note p ( A f ) ’ , est une sous-algèbre de End(V) isomorphe à
l’algèbre des matrices Md(C), et que l’ensemble des endomorphismes de V qui
commutent avec tous les éléments de p(A4)’ est exactement p( M ) .

4. Soient A l , Az, . . . ,A, des algèbres de matrices (i.e chaque Aj = Adnj(C)pour un


entier nj 2 1). On rappelle que la formule suivante permet de munir le produit
N = A l x A2 x . . . x A , d’une structure d’algèbre associative avec unité:
6.

Pour j = 1, . . . ,m. on note i j : Aj t N, 7rj : N + A, les applications données par:

i j ( a ) = (O,.. . , O , a , O , . . , ,O) (afigureenpositionj)

Ce sont des morphismes d’algèbres avec unité, respectivement injectif et surjectif. On


identifiera -4, avec son image i3(a41)dans N , si bien que N = @y=lA, et que T,
s’identifie à la j-ème projection de cette décomposition en somme directe. On dit que
N est une somme directe d’algèbres d e matrices.
Dans la suite, lorsqu’on considèrera une somme directe d’algèbres de matrices $ ~ = l A , ,
on la considèrera toujours munie de la structure d’algèbre associative avec unité
provenant de l’identification de 6’Jm=1A,avec A l x A2 x - .- x A,.
On note 1, l’élément unité de A,, et p j son image dans N par 2,.
(a) Montrer que p l , . . . , p , sont des idempotents deux à deux orthogonaux, de somme
égale à 1’ &ment identité de N .
(b) Déterminer le centre de N .
(c) Déterminer les idempotents centraux de N .
(d) On dit qu’un idempotent central p de N est minimal si pour tout autre idempotent
central q de II’ tel que p q # O, on a : pq = q p = p . Déterminer les idempotents
centraux minimaux de N .

5. Soit X = $F=1A3 comme au 4.,et W un espace vectoriel complexe de dimension h i e .


Soit p : N 3 End(U’) un morphisme d’algèbres avec unité supposé injectif.
.
(a) Pour tout j = 1,. . ,nz, on appelle Wj l’image de p(pj). Montrer que W =
@,”=lW,.
(b) Soit y un Clément de P(Aj). Montrer que, pour k # j, y agit par O dans Wk, et
que y envoie Wj dans lui-même.
Ceci permet, pour chaque j = 1,.. . ,rn, de considérer la restriction de p à Aj
comme un morphisme de A j dans End(Wj),encore noté p.
AGRÉGATION DE MATHÉMATIQUES 7
Math Géné 7/10

Montrer que ce morphisme A; + End(W;) est injectif, et qu'il existe une base
de W; telle que, pour tout z dans A;, la matrice de p ( x ) dans cette base est une
matrice diagonale par blocs:

(;2 O

x
...
1::
. . . ...
8)
On appelle d, le nombre de blocs.
On note C ( N ) l'ensemble des endomorphismes de W qui commutent à tous les
p ( z ) , z E N . Montrer que C ( N )= @,"=,p(p,)C(N)p(p,).
Montrer que C ( N ) est isomorphe à la somme directe d'algèbres de matrices
@y=lMd,(c).
Montrer que l'ensemble des endomorphismes de W' qui commutent à tout Clément
de C ( N )est p ( N ) .

6. Soient A = Mn(C),B = M,(C) et p : A --t B un morphisme d'algèbres avec unité;


p est donc injectif (cf. 2.(d)). Pour tout Clément x de A , on note encore x son image
p ( x ) dans B.
(a) Soit q un idempotent non nul de A .
(i) Montrer que qAq et qBq sont isomorphes à des algèbres de matrices.
(ii)Soit C ( A ) le commutant de A dans B. Montrer que le commutant de qAq
dans qBq est qC(A)q.
(b) Soit q un idempotent non nul de C'(A).
(i) Montrer que l'application de A dans qAq envoyant x sur qxq est un isomor-
phisme d'algèbres avec unité.
(ii)Montrer que le commutant de qAq dans qBq est qC(k)q.

Troisième Partie: Normes des matrices à coefficients entiers.

Dans l'anneau Z[X1, . . . ,X n ] des polynômes à n indéterminées et à coefficients entiers,


on désigne par 6 1 , . . . ,un les polynômes symétriques élémentaires, c'est-à-dire:

61 =
n

cx;,
i=l
6 2 = c
l<i<j<n
xix;, ... ,un=&X2 ...xn.

On rappelle que si P E Z [ X I , .. . ,Xn] est un polynôme symétrique à coefficients entiers,


alors il existe un polynôme Q à coefficients entiers tel que:

Soit n un entier strictement supérieur à 1, et soient w1,. . . ,wl E C les racines primi-
tives n-iènies de l'unité. On pose:
8 AGRÉGATION DE MATHÉMATIQUES
Math Géné 8/10

On rappelle que Q n est un polynôme à coefficients entiers, qui est irréductible sur 2.
On désigne par li l’ensemble des polynômes à coefficients entiers et de coefficient
dominant égal à 1, c’est-à-dire l’ensemble des polynômes de la forme:
P ( S ) = S’- al..^'-' + + (-1)’a,, avec Vi = 1,. . . , Z a , E Z.
1. (a) Soit P E [y. On suppose que toutes les racines complexes de P sont dans le disque
fermé unité centré en O. On pose P ( X ) = X’ - alX’-’ +- +
- (-1)’ul. Montrer que:

Soit 1 un entier positif ou nul fixé. Montrer que l’ensemble des polynômes appar-
tenant à U, de degré 1 et dont toutes les racines complexes sont dans le disque
ferni6 unité centré en O est un ensemble fini.
Soit P dans l’ensemble fini décrit au (b). On appelle p 1 , . . . ,pl ses racines com-
plexes. Pour tout entier positif ou nul k, on définit un polynôme Pk par:

i=l

(il Montrer que Vk E N, Pk est un polynôme à coefficients entiers.


(ii)Montrer qu‘il existe deux entiers strictement positifs distincts j et k tels que:
Pl= Pk.
(iii) En déduire que toutes les racines de P sont des racines de l’unité.
Soit P un élément de U . On suppose que toutes les racines complexes de P sont
en fdit réelles et contenues dans l’intervalle [-2, 21. Montrer que ces racines sont
de la forme 2 c o s ( 2 m ) , où T est un rationnel.
+
Indicatzon: On pourra considker Q ( X ) = X‘P(X *) (où 1 est le degré de P), montrer
que Q est un élément de U et qu’on peut appliquer (c).
( e ) ( i ) Soit n un entier strictement positif et w E C une racine primitive n-ième de
l’unit;. Soit L c C l’extension de Q engendrée par w. Soit p E C une autre
racine primitive n-ième de l’unité. Rappeler pourquoi il existe un automorphisme
Q-linéaire du corps L qui envoie w sur p .
(ii) Soit P un polynôme à coefficients entiers. On suppose que P possède une
racine de la forme X = 2cos(27r$), où p et q sont deux entiers premiers entre eux.
Montrer que 2~047) est aussi une racine de P .
(iii) Soit P un élément de U , de degré 1, et différent de X’. On suppose que toutes
ses racines A l , . . . , X i sont réelles et dans l’intervalle ouvert 1-2, 2[. Montrer qu’il
existe un entier q 2 3 tel que:

7r
max{ 1 X j (,j
= 1,.. . , 1 ) = COS(-).
Q

2. (a) Soient rn et n des entiers strictement positifs. On pose Z = rn + n. Soit B E


L V ~ , ~ ( On
R )pose:
.
AGRÉGATION DE MATHÉMATIQUES 9
Math Géné 9/10

(b) Soit B E M,,n(Z). Montrer que soit II B II est de la forme 2cos(;), où q est un
entier supérieur ou égal à 2, soit II B ( 1 2 2.

Q u a t r i è m e Partie: Indices d’inclusions.


On conserve les notations de la Deuxième Partie.
Définition: Soit p : Mn(C) -+ Mm(C) un morphisme d’algèbres avec unité. On
rappelle (cf. Deuxième Partie 2.(d)) que p est injectif et que rn est un multiple de n. On
pose: n = nd. On appelle indice de Z’inclusion d e M , ( C ) dans M , ( C ) , et on le note
dirnM,(C)
(63,(C) : Mn(C)],l’entier d2 = dirnAI,(C).
1. Soient -4= .lfn(C),B = hf,(C),C = M f ( C ) des algèbres de matrices et p : A
B. T : B -+ C des morphismes d’algèbres avec unité. Montrer que le commutant T(B)’
de T ( B )dans C est une sous-algèbre du commutant ( T O p ( A ) ) ‘de (T O p ( A ) ) dans C,
et que l‘on a: [(T O p ( A ) ) ‘ : r(B)‘]= [ B : A ] .

2. Soient R = S i F I A j et S I = $!=‘=,Bides sommes directes d’algèbres de matrices (cf.


Deuxième Partle, 4.), et, c$ : R -+ S un morphisme injectif d’algèbres avec unité. Ceci
permet de considérer R comme une sous-algèbre de S et, pour tout x E R, d’appeller
encore 2 son image d(z) dans S.
Pour tout j = 1.. . . . r soit qj E R l’image de l’identité de A, dans 8,et pour i =
1.. . . ,s soit p i E S l’image de l’identité de Bi dans S.
( a ) Montrer que V j = 1,. . . ,r et Vz = 1,. . . ,s, piqj est un idempotent de Bi.
(b) si p1q; # O, on pose Si, = PiqjSpiqj et Rij = P i q j R p i q j . Montrer que S;j est
isomorphe à une algèbre de matrices et que l’application de A , vers Rij, qui
envoie x sur p i x p , est un isomorphisme d’algèbres avec unité.
(c) On pose, pour j = 1,.. . , r et i = 1,.. . ,s,

On forme alors la matrice à coefficients entiers positifs A i = ( X z j ) E A L ~ ~ , ~Cette


(N).
matrice est appelée matrice d’indice pour l’inclusion de R dans S.
Montrer qu’aucune ligne ni aucune colonne de A: n’est identiquement nulle.
(d) On appelle Z ( R ) , (resp.Z(S)) le centre de R (resp.de S).
Montrer que la matrice A; est indécomposable (cf. Premikre Partie, 7.)si et
seulement si l’intersection Z ( R ) n Z ( S ) est réduite aux multiples de l’Clément
unité.
(e) Soient R,S, T des sommes directes d’algèbres de matrices telles que R soit une
sous-algèbre de S et S une sous-algèbre de T. Montrer que:
AL = 11Z.A;.
(f ) Soient R et S des sommes directes d’algèbres de matrices telles que R soit une
sous-algèbre de S et on suppose de plus que S est une sous-algèbre d’une algèbre
de matrices F. On appelle C(R ) et C(S) les commutants respectifs de R et S dans
F. Montrer que C(S) est une sous-algèbre de C(R)et que la matrice d’indice
pour l’inclusion de C(S) dans C(R ) est la transposée de celle de l’inclusion de R
dans S.
10 AGRÉGATION DE MATHÉMATIQUES
Math Géné 10/10

3. Soit S une somme directe d’algèbres de matrices et F = End(S) l’algèbre des appli-
cations C-linéaires de S dans S. Pour tout z dans S, on définit les éléments X(z) et
p ( x ) de F par:
VY E S’ W Y = ZY’ p ( 4 y = YZ.
(a) Montrer que X est un morphisme injectif d’algèbres avec unité, que p est un
antihomomorphisme d’algèbres avec unité (c’est-à-dire que p est une application
linéaire envoyant l’unité sur l’unité et telle que, pour tous u et v dans S: p ( u v ) =
P(+(4) et que:
v z , z E s, X ( z ) p ( z ) = p ( z ) X ( x ) .

(b) Soit R une somme dicecte d’algèbres de matrices qui est une sous-algèbre de
) sous-algèbre de F formée des applications linéaires f
S. On note E 7 2 d ~ ( Sla
vérifiant :
V X E R fop(z)=p(z)of.
Montrer que A( S) est contenue dans end^( S), et que end^( S) est isomorphe à
une somme directe d’algèbres de matrices.

(c) Montrer que la matrice d’indice pour l’inclusion de X(S) dans E n d ~ ( sest
) la
transposée de A g .

4. Soient R et S des sommes directes d’algèbres de matrices (cf. Deuxième Partie), R


étant une sous-algèbre de S. On pose: SI = S, S2 = E n d ~ ( s,)puis SJ= Ends,(&)
et par récurrence Sk+2 = Ends,(Sk+l).
On construit donc ainsi une suite croissante d’algèbres avec unité:

R = so c s = s1 c s2 c SJc ...
On pose A = A g . On suppose que Z ( R )n Z(S) est réduit aux multiples de l’identité.
(a) Déterminer, en fonction de A la matrice de l’inclusion So c S2k, et celle de
l’inclusion So c S2k+l.
(b) Montrer que A t A et tA.A sont des matrices positives irréductibles et diagonalis-
ables à valeurs propres positives ou nulles.
(c) Soit A = A t A ou tA.A. Soit Po le projecteur orthogonal sur le sous-espace
propre associé à la valeur propre positive maximale de A (cf. Première Partie).
Soit y E R” un vecteur non nul à coordonnées positives ou nulles.
Montrer que 4 9 converge, quand k tend vers l’infini, vers Poy.
IlAl1
(d) Sous les mêmes hypothèses qu’en (c), montrer que:

(e) Montrer que:

k++m
lim (dimSk)* = 11 A II’.
Quelles sont les valeurs possibles de cet te limite?
AGRÉGATION DE MATHÉMATIQUES 1996 1
Math Géné 1/7

composition de mathématiques générales

Tous les résultats introduits par “On remarquera que...” peuvent être utilisés sans dé-
monstration et ne doivent pas i t r e démontrés.

Partie 1
Partitions d’un entier

On appelle partition d’un entier n une suite X = d’entiers naturels tels que
+W

krk = n. L’entier rk s’appelle la multiplicité de k dans la partition A.


k= 1
Si r k _> 1 on dit que k est une part de la partition. Il existe une unique partition de O, elle
ne possède aucune part et se note O. La partition X = ( ~ k ) ~ ? de ; n se note formellement
+O0

(lrl2r2 . - a). La taille de la partition =( ~ k ) ~est? par


~ définition l’entier T = Tk. Si
k= 1
X n’est pas la partition O, il sera pratique de noter ses parts dans l’ordre décroissant de
leur valeur XI ,> A 2 2 - 2 A, > O. Pour une partition A, on défipira la suite (A,),,.
+ a de
ses parts en complétant la suite précédente par A, = O pour i 2 T + 1.
Donnons un exemple : (1,O, 2, O , 1, O. . . .) est une partition de n = 12 associée à la décom-
+
position 12 = 5 +3 + 3 1. Elle se note (1’ 2°32 4’5l . . .) ou (1’ 32 5l). Elle est de taille
r = 4 et on a A 1 = 5 , A2 = A3 = 3,A 4 = 1.
On constatera ( saris avoir à en faire la preuve) que, réciproquement, la donnée d’une suite
(Xi)rEN. telle qu’il esiste un entier r vérifiant

+W

détermine une unique partition X de l’entier n = 1A, dont la taille est r et dont la suite
i= 1
des parts est la suite donnée. L’entier n s’appelle alors le poids de la partition X et se note

On peut représenter X par un diagramme de n carrés rangés en r lignes, la zeme ligne


contenant exactement X i carrés.
Un exemple : la partition précédente est associée au diagramme :
2 AGRÉGATION DE MATHÉMATIQUES 1996
Math Géné 2/7

Si l’on transpose le diagramme d’une partition X = ( r k ) k l l de n par rapport à la diagonale


(de telle sorte que la iemecolonne devienne la iemeligne) on obtient un diagramme associé
à une nouvelle partition A’ = ( T ; ) ~ , ~de n, que l’on appelle la conjuguée de A. Dans
-
+
l’exemple on obtient la partition 12 = 4 + 3 + 3 + 1 1. La taille de-A‘ sera notée r‘ et la
\
suite de ses parts (Xi),EN..
1) Exprimer T‘ ainsi que les T ; à l’aide des A,. En déduire l’expression des A, en fonction
des TL, puis des en fonction des r k .
On remarquera que A; = Card {i; A, 2 j } .
Si X et p sont deux partitions, dont les suites des parts sont respectivement et
(p,),cN., on écrira X c p si et seulement si A, 5 p, pour tout entier i plus grand que 1.

2) Montrer que (A C p ) si et seulement si (A’ c p’).


Définissons deux additions sur l’ensemble P des partitions par des opérations géométriques
sur les diagrammes qui leur sont associés.
En additionnant à chaque ligne du diagramme associé à la partition X de n la ligne
correspondante du diagramme de la partition p de n,nous obtenons une partition notée
+ +
X p de n m. Une opération similaire sur les colonnes des diagrammes nous donne la
+
partition X @ p de n m.
3) Quel est le lie; entre les opérateurs +, e et ’ ?

Partie 2
Quelques lemmes

4) On se place dans l’algèbre Q [ X , T ]des polynômes à deux indéterminées sur le corps


des rationnels.

a) Montrer qu’il existe une famille de polynômes en une seule indéterminée à


coefficients entiers positifs, notés P n , k ( X ) ,O 5 k 5 n, telle que pour tout entier
n:
n-1 n

H(1+X’T)= C X - % * , k ( X ) P .
i=O k=O
On prendra pour convention PO,O
= 1.

b) Déterminer la relation de récurrence définissant de manière unique la famille pré-


cédente.
5) On considère la famille de fiactions rationnelles

(1 - X “ - k + ’ ) . . . (1 - X.)
Fnlk(X) = (1 - X ) . . . (1 - Xk) ‘
pour 1 5 k 5 n et Fn,o = 1, n et k entiers positifs.
a) Montrer que Fn,k est en fait un polynôme à coefficients entiers positifs.
b) Quel est son degré?
c) Prouver l’égalité de Fn,k et Fn,n-k, pour tout couple (n,k ) d’entiers vérifiant
O<k<n.
AGRÉGATION DE MATHÉMATIQUES 1996 3
Math GCnC 3/7

z
6) Soit E un espace vectoriel de dimension n sur le corps -, où y est un nombre premier.
PZ
Exprimer à l'aide des polynômes précédents le nombre de sous-espaces de dinien-
sion T de E.
Si F est un sous-espace de dimension 1 de El exprimer de même le nombre
G , J de
~ sous-espaces G tels que F C G c E et dimG = T . Justifier la
relation Cn,l,r = G , l , n - r + l r où (n,1, T ) est un triplet quelconque d'entiers vérifiant
0 5 1s T 5 n.
n -1

k=O
En déduire que si ( f ~ et) ( g F ) sont deux suites de réels indexées par les sous-
espaces Fgie E telles que, pour tout sous-espace F de El on ait
fF = 1g C ,
GCF
alors, pour tout sous-espace F dc El

CCF
) . la codimensiori de G dans F .
où 1 (que l'on aurait dû noter ~ F ( G )est
On s'intéresse maintenant aux groupes commutatifs. On notera leur loi +. On rappelle
que tout groupe commutatif est naturellement muni d'une structure de module sur Z. Si
G est un groupe commutatif et n un entier la notation nG désigne l'ensemble {ng ;g E G}.
7) Soient N et K deux sous-groupes du groupe commutatif G.
H G -
G
K est
a) Si I( c H c G, démontrer que - est un sous-groupe de - et que
-
ti
K K R
isomorphe à -
H'
H H+K
b) Prouver que -est isomorphe à -.
H nK I<
9G G G
-
c) Soit q un entier positif, montrer que H n q G est isomorphe à q- sous-groupe de
H' . H'

Partie 3
Les pgroupes commutatifs finis

Soit p un nombre premier. On considère un pgroupe G,commutatif et fini. On rappelle


qu'il est isomorphe à
Gxb) = xz x * * . x -z
P 1z pX.Z
avec XI 2 - .- L A r > O, et XI + +
. Ar = n avec Card G = pn. De plus, ces conditions
déterminent la suite X de manière unique, ce qui nous permet d'établir une bijection entre
l'ensemble des classes d'isomorphisme de pgroupes commutatifs finis et l'ensemble des
partitions.
4 AGRÉGATION DE MATHÉMATIQUES 1996
Math Géné 4/7

Si G est un groupe isomorphe à Gx(p),on dira qu’il est de type A. Si H est un sous-groupe
G
de G tel que - soit de type u ,on dira que H est de cotype u dans G. Si G est de type
H
A, le poids de X s’appelle la longueur de G ; on la note 1(G). Elle est aussi définie par
Card G = pl(‘).
CONVENTION : Dans la suite tous les groupes considérés sont des p-groupes commutatifs
finis. L
8) On s’intéresse au comportement du type vis-à-vis des opérations sur les groupes.
a) Exprimer le type du produit direct des groupes G et H en fonction des types de
G et H.
ti
bj Montrer que i(-) = 1(G)- I ( H ) si H est un sous-groupe de G.
H
c) Soient K C H deux sous-groupes du groupe G. Montrer que le cotype de H dans
H G
G est égal au cotype de -
I<
dans -
K‘
Construisons une algèbre sur le corps des rationnels notée A ( p ) de la manière suivante :
comme base de l’espace vectoriel A@),nous choisissons les GA@)eux-mêmes, où X
parcourt l’ensemble A des partitions. Un Clément de A(p) est une somme x a x G x ( p ) ~~

XEA
où les ax sont des rationnels, nuls sauf pour un nombre fini de A. Nous définissons dans
A@) la multiplication distributive par la règle

. GA (Pl G, (Pl = c
P€ A
g i , ( P )G, ( P ) l

où gi,(p) est le nombre de sous-groupes H de G,(p) tels que

. I .

(c’est à dire le nombre de sous-groupes H de Gp@) de type X et de cotype p ) , la loi


s’étendant à A ( p ) par bilinéarité.

9) Montrer que gi,(p) = O sauf si IpI = 1x1 + lpl. En déduire que la multiplication de
A(p) est bien définie.
On notera gXpoxl...xk(p) le nombre de chaînes de sous-groupes H1 C H2 C . - . C Hk dans
H2
H1
-
, . . . , GP(P) soient respectivement de type xo, X I ,
G,(p), telles que H I -,
Hk
:. . , xk.

10) Justifier l’associativité de la multiplication de A b ) .


11)Soit G un pgroupe commutatif fini. On appelle dual de G, noté l’ensemble des c,
homorphismes de groupes de G dans le groupe multiplicatif des nombres complexes.
Cet ensemble est un groupe lorsqu’on le munit de la loi :

V(44E e2 v 9 E G $$(d= $ ( 9 ) $ ( d .
Soit H un sous-groupe de G. On pose H o = { $ E E ; $ ( H ) = (1)). Soit K un
sous-groupe de z.On pose I<* = {x E G;V4 E I< $(x) = 1}.
AGRÉGATION DE MATHÉMATIQUES 1996 5
Math Géiié 5 / 7

a) Montrer que e est isomorphe à G.


b) Montrer que pour z non nul dans G, il existe un Clément 4 de 8 tel que
d(z) # 1 (on pourra faire la démonstration dans le cas de Gx(p)).En déduire que
h

:s I+ (4 I+ $(z)) est un isomorphisme de G sur E.

c) Montrer que H o est isomorphe à

ê
(3
h

d) blontrer que - est isomorphe à H .


Ho
e) Prouver que l’application H H H o est une bijection de l’ensemble des SOIE-
groupes de G sur l’ensemble des sous-groupes de 21.
f ) Déduire des questions précédentes que la multiplication de A(p) est commutative.
12)Etablir que si G est un groupe de type X et si pour tout entier i non nul on pose
p‘-‘G
p, = t(-), alors p = A’
PG
13) Prouver que si G est un groupe de type p , H un sous-groupe de G de type X et de
cotype p , alors X C p et p.^ p (on établira d’abord p‘ c p’).

Partie 4
Dénombrement de sous-groupes

On rappelle que p est un nombre premier et que tous les groupes considérés sont des
pgroupes commutatifs finis. On dira qu’un groupe G est élémentairé’si pG = O.

14)Prouver que tout groupe G possède un plus grand sous-groupe élémentaire, que l’on
appellera le socle de G , noté S. Exprimer le cotype 1de S à l’aide du type X de G.
\

15) Montrer que tout groupe élémentaire peut être naturellement muni d’une structure
w
L
d’espace vectoriel sur le corps -.
PZ
G
Soit H un sous-groupe de G tel que - soit élémentaire. Par définition, une famille
H
(XI,.. . , zi) d’éléments de G est libre modulo H si et seulement si la famille des images
z G
de ces éléments dans le --espace vectoriel - est libre.
PZ H
G
16) Soient G un groupe et H un sous-groupe de G tel que - soit élémentaire. Calculer en
H
fonction de 1 et des longueurs de G et H , le nombre de familles ( I I .,. . , si) d’éléments
de G libres modulo H ,dans le cas O 5 1 _< t(G) - [(H).
17) On se donne un groupe élémentaire G, deus sous-groupes H‘ et H de G et un entier 1,
avec H‘ C H et O 2 1 5 t(G) - l ( H ) . On voudrait dénombrer les sous-groupes G‘ de
G tels que :
G‘
G’nH=H’ , ! ( ~ ) = l .
6 AGRÉGATION DE MATHÉMATIQUES 1996
Math Géné 6/7

G G
(On remarquera que les groupes - et - sont élémentaires.)
H H'
Soit ( X I , .. . , xi) une famille d'éléments d'éléments de G libre modulo H . Prouver
que si G' est le sous-groupe engendré par H' et les éléments de cette famille, alors
il vérifie la condition (C).
Montrer que tout sous-groupe G' vérifiant la condition (C) est engendré par H'
et les éléments d'une famille ( T I , . . . , zl),T, E G, libre modulo H .
Donner le nombre de sous-groupes G' de G vérifiant la condition (C), et en
déduire que ce nombre est une fonction polynomiale de p .

Partie 5
Précisions sur g i p ( p )

On se propose de démontrer que gz,(p) est une fonction polynomiale de p .


1 8 ) Soient G un groupe de type p, H un sous-groupe de cotype cr dans G, p une partition
telle que cr c p c p. Posons H,= p'G n H .
a) Montrer ! ( H I )= c(pi
3>'
- O;), en prouvant auparavant que

G
l ( H , ) = ~ ( P ' G-) l ( p l H
-) .

b) Soit K un sous-groupe de H ; notons K , = A' n p'G = K n Ha. Prouver


que K est de cotype /3 dans G si et seulement si pour tout entier i non nul
t!(Ka-i)- l(K,) = pi - b:.
c) On suppose de plus que H est Clémentaire. Montrer que le nombre de sous-groupes
K de G, contenus dans H et de cotype /3 dans G, est une fonction polynomiale
de P, notée h,p,(p).
19) Soient G un groupe de type p, H un sous-groupe de G ; pour tout sous-groupe L de
H, on désigne par f ( H ,L ) (resp. g ( H ,L ) ) le nombre de sous-groupes I< de cotype Q
dans G tels que p K C L C H C K (resp. pK = L c H c A'). Etablir :

en déduire
g(H,L)= C(-l)"'p-f(H,T),
T CL
où m = f(T).
L

20) Soit G .un groupe de type p , H un sous-groupe démentaire de cotype P dans G, L un


sous-groupe dg H de cotype y dans G. Nous aurons cr c 3!, c y c p.
s soit. le socle
a) Montrer qu'il esiste un sous-gToupe S de G contenant H tel que -
G L
de -
L'
AGRÉGATION DE MATHÉMATIQUES 1996 7
Math Géiié 7/7

b) Soit K un sous-groupe de G contenant H , de cotype a dans G ; montrer


K S
que pK c L C H C K si et seulement si - c - En dkduire I'égalité
H H'
f(H7 L ) = h , a d P ) .
c) Prouver qu'il existe un polyn6me Fopp(X)à coefficients entiers tel que le nombre
de sous-groupes I< de cotype a dans G tels que p K = H soit égal à Fopp(p).
Soit G un gToupe de type p , soit H un sous-groupe de type X et de cotype p. Pour
tout i, soit p(1) le cotype de p ' H . Soit T le plus petit entier tel que p'H = {O}. On
note U ( H ) la suite (p(O),. . . , p ( ' ) ) . On remarquera que p(O) = p et p(') = p. Toute suite
de partitions pouvant s'obtenir par ce procédé (choix d'un entier premier p , puis d'un
pgroupe commutatif G et d'un de ses sous-groupes H et construction de la suite des
cotypes) s'appellera une RL-suite.
On admettra que la propriété pour une suite (~('1,. . . , p ( ' ) ) d'être une RL-suite est
indépendante de p : si ( p ( * ) ?.. . , p")) est une RL-suite pour un entier premier p , elle
l'est pour tout autre entier premier.
21) Prouver que l'ensemble des RL-suites (p(O),. . . , p ( ' ) ) telles que p(O) = p et p(') = p
est fini.

2 1 ) Soient G un groupe de type p et

u = (p(0) = p , . .. = p)

une RL-suite. On note gu(p) le nombre de sous-groupes H de G de type X et de


cotype p tels que U ( H ) = U .
a) Montrer que si chaque g u ( p ) est une fonction polynomiale de p , il en est de même
de gx', ( P l .
b) Soit H un sous-groupe tel que U ( H ) = (~('1,. . . ,p")), notons H' = p H . Prouver
que u(H') = ( p ( ' ) , . . . , p ( ' ) ) = u'.

c) Soit H' un sous-groupe de G tel que U(H')= U'.Alors le nombre de sous-groupes


H de G tels que U ( H )= U et p H = H' est F p ( ~ ) p ( ~( p) )p(indication
(2) : quotienter
par p H ' ) . En déduire g u ( p ) = F p ( ~ ) p ( ~
( p))pg u( t2( )p ) .
d) En déduire que gcI(p) est une fonction polynomiale. Il en est donc ainsi de gf;,(p).
AGRÉGATION DE MATHÉMATIQUES 1997
Math Géné 1/6

Notations et définitions. On désigne respectivement par N, Z, Q l’ensemble des


entiers naturels, l’anneau des entiers relatifs et le corps des nombres rationnels. On désigne
par T ( Z ,Z) l’anneau des fonctions de Z dans Z.
Si k et 1 sont des entiers positifs ou nuls, avec k 5 1, on désigne par (L) le coefficient
binômial *. Par convention, O! = 1 .

Première Partie : Fonctions polynômes à valeurs entières.

Définitions : Soit f E F(Z,Z) une fonction de Z dans Z. Sa différence première est


la fonction notée af définie par af(n)= f(n)- f(n - 1).
ak
Pour tout entier k 2 1 on définit par récurrence la diflérence k-ième, notée f , par
a k f = a(ak-’f). Par convention, aof
= f.

1. Soit f E F ( 2 , Z ) . Montrer que pour tout entier p > O et pour tout n E Z on a :

Définitions et notation .- Soient Q[T]l’anneau des polynômes à une indéterminée à


coefficients dans Q, et P un élément de Q[T].Il définit une fonction de Z dans Q, qui à
n E 2 associe P ( n ) E Q. On dit que P est un polynôme Ù va1eu.m entières si l’image de
cette fonction est contenue dans Z. On désigne par P l’ensemble des polynômes à valeurs
entières.
La diflérence première d’un polynôme P de Q[T]est le polynôme noté aP défini par
BP(T) = P(T)- P(T - 1 ) .

2. (a) Montrer que P est un sous-anneau de Q[T].


(b) Montrer que l’application qui B P E P associe la fonction correspondante est un
homomorphisme injectif d’anneaux de P dans T ( Z ,Z).

Dans la suite on ident.ifiera P à son image, et un Clément P de P à la fonction f p


qu’il définit ; on pourra donc parler du degré d’une telle fonction et on le notera deg fp.

3. On définit une suite Pk ( k E N) d’Cléments de Q[T]par les formules :

PO = 1 Pk(T) =
- (T- k + 1) pour k > O.
T(T - 1 ) * *

k!
(a) Montrer que pour tout k E N, Pk appartient à P. On note f k la fonction corres-
pondante.
(b) Pour p L O, calculer a P f k en fonction de p , de k et des f k ’ pour k‘ 5 k.

Z). Montrer que si f appartient à P alors af appartient à P, et


4. (a) Soit f E F(Z,
qu’on a degaf = deg f - 1 ou af = O.
(b) En déduire que pour tout f E P, il existe un entier p 2 O tel que l’on ait pour
tout n E 2 :
(:)f(n
e(-l)k - k ) = O.
k=O
6 AGRÉGATION DE MATHÉMATIQUES 1997
Math Géné 2/6

(c) Soit f E P. Montrer que f peut s’écrire de manière unique sous la forme f =
nk fk,où les nk sont des Cléments de Z, tels qu’un nombre fini seulement d’entre eux
soient non nuls. On dit que P est le groupe abélien libre engendré par les fk.
(d) En déduire qu’une fonction f de 3 ( Z l Z ) appartient à P si et seulement si af
appartient à P,ou encore si et seulement si il existe un entier p 2 O tel que a p f = O.

Définitions et notation : Soit P un Clément de Q[T].On dit que P est un polynôme ù


valeurs entières pour n grand s’il existe no E Z tel que P ( n ) appartienne à Z pour n 2 no.
On désigne par P’l’ensemble des polynômes à valeurs entières pour n grand.
Soit f E T ( 2 , Z ) . On dit que f est polynômiale pour n grand s’il existe g E P,
no E Z tels que f ( n ) = g(n) pour n 2 no. On désigne par Poo l’ensemble des fonctions
polynômiales pour n grand.

5. Montrer que P‘ est égal à P.

6. Soit f E 3 ( Z l Z).
(a) Montrer que f appartient à Poo si et seulement si af appartient à P,.
(b) Montrer que f appartient à P, si et seulement si il existe des entiers p 2 O et no
tels que P f ( n ) soit nul pour n 2 no.

7. Soit f E 3 ( Z , Z ) . On lui associe une série formelle Cj de Z[[t]] définie par


Zj(t)= csp=of(n)t”*
Pour tout k E N, calculer la série C i k .
Deuxième Partie : Dimensions des conposantes homogenes d’anneaux de
polynômes.

Définitions et notations : Soient k un corps commutatif, r un entier 2 1 et S =


k [ X 1 , .. . ,X,]l’anneau des polynômes Ir r indéterminées B coefficients dans k.
Un mon6me de S est un polynôme de la forme Xp’.. . X,Or avec (01,. .. ’a,)E N‘.
On notera le multi-indice g = (QI,. . . a‘). On remarquera que par définition un monôme
n’est jamais nul.
Un t e r n e de S est un polynôme égal au produit d’un monôme par un Clément non
nul de k.
Tout polynôme P de S s’écrit P = Ccr,-Nr A,X;ll . . . X,Orlavec un nombre fini de
coefficients A, E k non nuls. Pour A, # O, A,Xf’ . . .X,Or est alors un terme, on dit que
c’est un t e r n . de P et quex;’ xF~
.. . est 1Cmonôme associé à ce terme.
Fixons des entiers al,.. . strictement positifs. Le degrt pondéré d’un terme
AXf’. . . x,.r (A # O) est le nombre c:=’=l ctiaj ; ainsi le monôme (ou, par abus de langage,
l’indéterminée) X,est de degré pondéré ai. Lorsque les entiers ai sont tous égam à 1, on
parlera simplement de degré.
Un polynôme est dit homogène si tous ses termes ont même degré pondéré ou s’il est
nul. Le degré pondéré d’un polynôme homogène non nul est celui de ses termes. Pour
n 2 O, on note S,,l’ensemble réunion de O et des polynômes homogènes de degré pondéré
n. Par convention on posera S n = {O} pour n < O.
Soit n E Z. La composante homogène de degré pondéré n d’un polynôme est égale à
la somme de ses termes de degré pondéré n s’il en a, et à O sinon. On pourra noter nn(P)
la composante homogène de degré pondéré n d’un polynôme P.

1. Montrer que, pour tout n E Z, Sn est un k-espace vectoriel de dimension finie. On


notera cette dimension hs(n),ce qui définit une fonction hs de F ( 2 ,Z).
AGRÉGATION DE MATHÉMATIQUES1997
7
Math Géné 3/6

2. (a) Calculer hs(n) pour tout n E Z lorsque les entiers ai sont tous égaux à 1 .
( 5 ) Calculer hs(n)pour tout n E 2 lorsque r = 1.

3. On désigne par S‘ le sous-anneau de S des polynômes indépendants de X , , par Sk


( n E Z ) l’intersection de S‘ avec Sn’ et par hs#(n)la dimension de SA.Calculer hs(n)en
fonction des nombres hst(rn),pour rn 5 n.

4. Les notations étant les mêmes que celles de 1.7, on considère les dewséries formelles
suivantes C = Ehs et C ’ = E h s , .
Calculer le terme général de la série formelle produit C ’ x C:=otnar.En déduire
qu‘on a c = n:=,(l- t a s ) - ’ .

Dans t o u t e la s u i t e d u problème on supposera désormais que les entiers ai


( p o u r i = 1,.. . . r ) sont tous égaux B 1.
Troisième Partie : Idéaux homogènes et relations.

Rappel : Tout idéal de S a un nombre fini de générateurs. On notera . Pa >


< PI’..
l’idéal engendré par les polynômes P l ’ . . . Pa.

Définition : Un idéal de S est dit homogène s’il admet un système fini de générateurs
homogènes.

1. (a) Soient 1 un idéal homogène de S et P un polynôme de S. Montrer que P


appartient à I si et seulement si toutes ses composantes homogènes appartiennent à 1.
(b) Soit I un idéal de S. On suppose que db qu’un polynôme appartient Q 1,toutes
ses composantes homogènes appartiennent à 1. Montrer qu’alors 1 est homogène.
(c) On suppose r 2 2. Montrer que l’idéal engendré par les deux polynômes :

est homogène.

Notation : Si 1 est un idéal de S, n E Z, on note 1, = I n S,, l’ensemble réunion de


O et des Cléments homogènes de degré n de 1. Par convention on a donc 1, = (O} pour
n < O.

2. (a) Soient I un idéal de S et n E Z. Montrer que 1, est un sous-espace vectoriel


de S,. Dans t o u t e la suite o n notera hsll(n) la dimension de l’espace vectoriel
quotient S,,/Inlce qui définit une fonction hs/I de T ( Z ,Z).
(b) On suppose r = 1. Décrire tous les idéaux homogènes de S.
(c) On suppose toujours r = 1. Déterminer la fonction hsll pour tout idéal homogène
I de S.

Dkfinitions et notations : Soient N un entier 2 1 et N polynômes FI,. .. J” non


..
nuls de S. Une relation entre F I , .. . FN est un Clément 4 = ( A l , . A N ) de SN tel que
CL, A,F, = O. S’il n’y a pas de confusion possible, on dira seulement relation. Pour tout
entier i E [l,N ] on dit que Ai est la i-ième çomposante de &.
Soient A = ( A l , .. . , A N )et = ( B I , .. . BN)deux relations, P un polynôme. La
somme des deux relations A et B est la relation A &j + + +
= (Al B I , .. . AN BN).Le
produit de la relation A par le polynôme P est la relation PA = ( P A 1 , .. ., P A N ) . On
désigne par RF l’ensemble (on dira aussi le nodule) des relations entre FI’. . . ,FN.
8 AGRÉGATION DE MATHÉMATIQUES 1997
Math Géné 4/6

Si FI,... ,FN sont homogènes de degrés quelconques, une relation A = ( A l , .. ., A N )


est dite homogène si ses composantes le sont et si les polynômes AiFi non nuls sont tous
de même degré.
Soit P un polynôme. On note PRF l’ensemble des relations PA,avec appartenant
RF.
>
Soient M un entier 1 et M relations &,. ..,-M. A Le sow-module de relations en-
gendre par A,, . . . ,AMest l’ensemble des relations A qui peuvent s’écrire A = PjA;,
OÙ Pi, * - - ,PMsont des polynômes. Si cet ensemble est égal à R F ,on dit que A l , . ..,-M
A
engendrent RF ou sont des générateurs de RF.On dira aussi que RF est engendré par
un nombre fini de relations.

.
3. Soient M un entier 2 1,A, B, Al, ..,AMdes relations et P un polynôme. Montrer
que si A et B appartiennent au sous-module de relations engendré par Al,. . .,AM,
il en
+
est de même de A B et de PA.

4. Montrer que si .. ,FN sont homogènes, toute relation est somme de relations
FI,.
homogènes.

5. (a) On considère l’application p l : RF + S qui associe à une relation A sa première


composante. Montrer que l’image de p1 est un idéal de S, qui est homogène si F I , .. ,FN.
le sont.
(b) Montrer qu’il existe un entier M > 1 et M relations A i , . .. ,AM tels que si on
désigne par R1 le sous-module de relations qu’elles engendrent, toute relation de RF soit
somme d’un Clément de R1 et d’un Clément dont l’image par p l est nulle.
(c) En déduire, par récurrence sur N , que RF peut être engendré par un nombre fini
de relations.
(d) Montrer que si F I ,...,FN sont homogènes, RF peut être engendré par un nombre
fini de relations homogènes.
Quatrième P a r t i e : É t u d e des relations dans le cas r = 2.

Notations .- Dans toute cette partie on suppose qu’on a T = 2 et on note X = X1 et


Y = Xp les deux indéterminées de sorte qu’on a S = k [ X , Y ] . On fixe un entier N > 1,
N polynômes homogènes Fi,...,FN non nuls de degrés respectifs d l , . . . ,dN, et on note
I l’idéal qu’ils engendrent.
Soit K = k ( X , Y ) le corps des fractions rationnelles en X , Y . On munit le K-espace
vectoriel KN de sa base canonique ( e l , ...,eN). En considérant tout polynôme comme une
fraction rationnelle de dénominateur égal à 1, on plonge S daim K et SN dans KN. Donc
. .,FN peut être considérée comme un élément
une relation A = ( A l , . .. ,A N ) entre FI,.
de K N .

1. On définit une forme linéaire cp sur KN par cp(ei) = Fi pour i = 1,...,N.


(a) Montrer que RF est l’intersection du noyau de cp et de SN.
(b) Soit M un entier 2 1. Montrer que si A l , ... ,AMengendrent RF,ils forment un
système de générateurs du noyau de cp.
En déduire qu’on a M 2 N - 1.

Dans la suite on fixe A l , . . . ,AM des générateurs homogènes de RF (qui existent


d’après III.S.(d)) et on note Aij la i-ième composante de A j .
AGRÉGATION DE MATHÉMATIQUES 1997 9
Math Géné 5 / 6

2. (a) Montrer qu’il existe des entiers 61, . . , 6 tels


~ qu’on ait, pour tout couple
d’entiers (i,j) E [1,N] x [ 1 , M ] ,deg Aij = Ej - di.
(b) Montrer que pour toute relation homogène A il existe des polynômes homogènes
PI, - - * , PM tek qu’on ait A = PjA;.

3. On suppose qu’on a M I. 2.
(a) Montrer qu’il existe un entier j o E [l,M ]et un Clément (Aj)jEil,Mj,j#jo de kM-l
tels que, si on pose
A‘. = + xjY6j-6joAjo pour j # j o
-3

A.
= -JO

alors pour tout j # j o , la première composante Aij de Ai est un multiple de X , et


,4:, . . . ,A,,,, sont des générateurs homogènes de RF.
(b) En déduire que RF peut être engendré par des relations homogènes B1,, . .,EM
telles que la i-ème composante Bij de Ej soit divisible par X pour j > i.
(c) Montrer qu’en particulier, si M 2 N , pour tout entier j E [ N ,MI,gj appartient
k XRF.

4. On suppose qu’on a A4 2 N et on désigne par R’ le sous-module engendr6 par


B
-1 3 ..., BN-l,OùB1,..->-A.i
B sont des relations homogènes vérifiant la condition de 3.(b)
ci-dessus.
(a) Soit A E RF. Montrer que pour tout n 2 1, A est somme d’un élément de R‘ et
d’un Clément de X ” 7 2 ~ .
(b) En déduire que RF peut être engendré par N - 1 relations homogènes.
5. Soient N - 1 relations homogènes cl,. .. qui engendrent RF. D’après
2.(a), il existe des entiers E ~ , . - - , E N - tels
~ qu’on ait, pour tout couple d’entiers (i,j)E
[1,N ] x [I,N - 11, deg CiJ = ~j - di.
(a) Montrer que pour tout n, In est isomorphe, en tant que k-espace vectoriel, au
quotient de @ $ I S n - d , par un sous-espace vectoriel isomorphe à $jNzlSn-cJ.
(b) En déduire la valeur de la dimension (notée h s , ~ ( n )voir , 111.2.) du k-espace
vectoriel quotient Sn/In*
(c) Montrer que la fonction hs/I ainsi définie appartient à Poo.
Cinquième Partie : Idéaux monômiaux.

Notation et définition : Dans la suite, S désigne de nouveau l’algèbre des polynômes


Ic[X1,.. . ,Xr] à r indéterminées et r est un entier quelconque 2 1. Un idéal I de S est dit
monômial s’il admet un système de générateurs formé de monômes.

..
1. Soient s un entier 2 1, I =< ml, . ,m, > un idéal monômial engendré par des
monômes ml,. . .,m,,et m un monôme.
(a) Montrer que m appartient à 1 si et seulement si m est divisible par l’un des
monômes r n l ,.. . ,m,.
(b) Soit F un polynôme non nul. Montrer que P appartient à 1 si et seulement si
chacun de ses termes appartient A I.
(c) On pose J = (I : m) = (P E S 1 Prn E I }. Montrer que J est un idéal
monômial.

2. Soient s et t deux entiers 2 1, I =< ml,.. . ,m,> et Il =< m i , . . .,mi> deux


idéaux monômiaux. Montrer que‘I n Il est un idéal monômial.
10 AGRÉGATION DE MATHÉMATIQUES 1997
Math Géné 6/6

3. Soient s un entier compris entre 1 et r et I l'idéal ..,X, >. Montrer que la


< XI,.
fonction hsl1 (voir 111.2.) appartient à Poo.

4. Soient s un entier 2 1, I =< ml, . .. ,ma > un idéal monômial et m un diviseur de


ml de degré d. On pose J = (1: m) et I' = I+ < m >.
(a) Montrer pour tout n l'égalité :

(b) En déduire que la fonction hsll appartient B Poo.

5 . Soient s un entier compris entre 1 et T et I l'idéal engendré par les monômes XiX,,
2 E 11, SI, j E (s+ 171.
(a) Calculer la fonction hs/l.
(b) Soient p et k l , . ..,k, des entiers 1 1. Construire un anneau de polynômes SI,un
idéal monômial 1' de S' tels que l'on ait, pour tout n 1 1 :

hsl/lf(n)= fkl (n-k k ~ 4-) * * i-fk, (n + kp).

.
Définition : Soient m = X:' . .XFr et m' = Xp' . . .X,"' deux monômes. On dit que
m est supérieur ou égaI à m', et on note m 2 m' si m = m' ou si on a :
deg m > deg m' ou
deg m = degm' et (al . . .aP)2 (ai.. . a:) pour l'ordre lexicographique, c'est-à-dire
que si io est le plus petit indice i pour lequel ai # ail alors aio> c&.
On dit que m est strictement supkrieur à m', et on note n > rn', si on a m 2 m' et
m # m'.

6. (a) Montrer qu'on définit ainsi une relation d'ordre total sur les monômes.
(b) Montrer que si m,m',m'' sont trois monômes tels que m > m' et m" # 1, alors
on a mm" > m'm'' > 7111.
(c) Montrer que.tout sous-ensemble non vide de l'ensemble des monômes a un plus
petit élément.
(d) Montrer que pour tout monôme m, il n'existe qu'un nombre fini de monômes m'
avec m > m'.

Définitions : Soit P un polynôme non nul. A chacun de ses termes est associé un
monôme. On appelle terne initial de P, et on note inP, le terme de P correspondant au
plus grand de ces monômes.
Soit I un idéal de S non nul. On appelle idéd initial de 1,et on note i d , l'idéal
monômial engendré par les termes initiaux des éléments non nuls de 1.

8. Soient I un idéal non nul, J = in1 son idéal initial, M l'ensemble des monômes qui
n'appartiennent pas à J, et M' l'ensemble des images dans le quotient S/I des déments
de M .
(a) Montrer que tout monôme de J est le terme initial d'un polynôme de 1.
(b) Soit P un polynôme non nul tel que P # inP. Montrer que in(P- inP) < inP.
(c) Montrer que M' est un système libre du k-espace vectoriel S/I.
(d) En déduire que M' est une base de S/I.
(e) Montrer que pour tout idéal homogène I de S, la fonction hs/I appartient à Poo.
AGRÉGATION DE MATHÉMATIQUES 1998 1
Math Géné 1 / 4

composition de mathématiques générales

Avertissement.
Les parties 1 et II sont indépendantes du reste du problème. Le candidat est libre de traiter le problème
dans l'ordre qu'il souhaite en admettant clairement des r6sultats énonces dans des questions prbcédentes du
problème. Il sera tenu le plus grand compte de la clart6 et de la précision de la rédaction.
Notations.
Si A est une partie d'un ensemble B, on notera B-A le compl6mentaire de A dans B. Soit '& un espace
affine euclidien. On note II IIla norme de l'espace vectoriel euclidien dirigeant '&. Par sous-espace de '&, on
entend sous-espace affine de '& muni de la structure euclidienne induite. Pour tout point c de '& et tout réel
r > O, on note B (c, r) (resp. S (c, r)) la boule ouverte (resp. la sphère) de centre c et de rayon r, c'est-bdire :
I II I II
B (c, r) = { p E % Ilp - c < r ) et s (c, r) = ( p E '& llp - c = r ] .
Toutes les boules ou sphères considérées dans le problbme sont de rayon strictement positif. On appelle
cercle une partie C de 8 telle qu'il existe un sous-espace 8 de 8 de dimension 2, un point c de 9 et un r6el
r > O tel que C = 8 f l S (c, r). On appelle alors disque de bord C l'ensemble D = { p E 9 1 IIp - c II .
Ir ) .

PARTIE 1

Soit 8 un espace affine euclidien de dimension 2. On veut montrer que l'on ne peut pas recouvrir '% par
un famille de cercles disjoints. Soit (CI);E , une partition de '& en cercles Ci de rayon ri > O ; on note Di le
disque de bord C,.

1. Construire une suite (iJn d'Cléments de 1 telle que : 1

D ; ~ c D;" et ri.
+ + 5 ri,
2
pour tout n.

2. Quedirede n Dln?
nEN

3. Conclure.
PARTIE II

Scit 8 un espace affine euclidien de dimension 3.

-
1. Soint p et q des points distincts d'un cercle C et soit D le disque de bord C. Montrer que D [p, q } est
réunion disjointe de segments de droites de longueur non nulle (on dessinera d'abord soigneusement la
famille choisie et on démontrera ensuite qu'elle convient).

2. Soient p et q des points distincts d'une sphère S. Montrer que l'on peut recouvrir S - (p, q ) par une famille
de cercles disjoints (on pourra utiliser la question préddente).

Soient A une droite de '% et O un point de A.

3. Montrer que l'on peut trouver une famille de cercles (C,,,),,,telle que :
- les centres des cercles C, soient sur A;
- toute sphbre de 8 de centre O coupe U C, en exactement deux points (on dessinera d'abord
ni EZ
soigneusement la famille choisie et on démontrera ensuite qu'elle convient).

4. Montrer que '& est réunion disjointe de cercles.


2 AGRÉGATIONDE MATHÉMATIQUES 1998
Math Géné 2/4

PARTIE III

Dans toute la suite du problkme, on munit l'espace vectoriel R",n 2 1 ,du produit scalaire usuel, not6
( , ). On identifiera souvent une matrice 'réelle M carrée d'ordre n et l'endomorphisme de R" de matrice M
dans la base canonique. En particulier, si P est une partie de R",on note M (P) l'ensemble des M (x), pour
11 II
x parcourant P.On notera M la nome de l'endomorphisme M,c'est-bdire :

I M 11 = sup II M ( x ) 11.
rER". llxll = 1

On rappelle le théorème d'orthonormalisation : étant donnd une base ( x , , ..., x,,) de R", il existe une
unique base orthononnée (yl, ... ,y,,) de R" telle que yi soit dans l'espace vectoriel engendd par x1, ...,xi
et que ( x , ,y i ) soit strictement positif pour tout i E ( 1, ..., n). On note GL, (Z) le sous-groupe de GL, (R)
formé des matrices M telles que M et M - ' soient A coefficients entiers.

1. Montrer que toute matrice M de GL, (R) s'écrit de façon unique sous la forme M = KDT, oil K est une
matrice orthogonale, D une matrice diagonale B coefficients diagonaux strictement positifs, et T une
matrice triangulaire supérieure & coefficients diagonaux égaux & 1 (on pourra appliquer le thdorkme
d'orthonormalisation aux colonnes de M).

On dira que (K, D, T) est la décomposition d'Iwasawa de M ; on notera ri,, (M) les coefficients de T, et
d, (M) les coefficients diagonaux de D.

2. Montrer que GL, (2)est l'ensemble des matrices à coefficients entiers de dkterminant 2 1.

On note 2, l'ensemble GL, (R)/GL, (Z) et T~ la surjection canonique GL, (R) + X,, . Pour tout Clément
M de GL, (R), on notera [MI sa classe T,,(MI, c'est-à-dire le sous-ensemble M * GL, (Z) de GL,, (R).
3. Existe-t-il une structure de groupe sur 2, telle que T,, soit un morphisme de groupes ?

On rappelle qu'un sous-groupe r de R" est un réseau s'il existe une base 'c: = (fi, ...,h)de R" telle que :
r = {a , ~ + . . . + aI ,al~, . . . , a , ~ ~ ) .
On dit que 'c: est une base du réseau r. On note 3,l'ensemble des réseaux de R".
4. Montrer que l'application :
GLn(R) + a
M - n
M(Z")
se factorise & travers T,,pour définir une bijection %, + 3,.
1
5 . Montrer que l'application M H det (M) 1 définit par passage au quotient une application v : a,,+ R.
Donner une interprétation géométrique de v(T)pour un réseau r.
On pose e = (1, O, ..., O). Soit cp : GL, (R) + R l'application M H IIM(e) II , et soit Ju une classe dans 2,.
6 . Montrer que toute boule de R" ne contient qu'un nombre fini d'Cléments de r.
7. Montrer que cp atteint son minimum sur A.

Une matrice M dans GL, (R) telle que cp (M) = min cp ([MI), c'est-&-diretelle que cp (M) 5 cp (MA) pour
tout A dans GL, (Z), sera dite minimale.

8. Soient M une matrice dans GL, (R) et (K, D, T) sa décomposition d'Iwasawa. Exprimer cp (M)en
fonction des coefficients de D.
2
9. Si M est minimale, montrer I'inCgalité d , (M) 5 -d2(M).
fi
AGRÉGATION DE MATHÉMATIQUES 1998 3
Math Géné 3/4

On note Y, l’ensemble des matrices M E GL, (R) qui satisfont aux inégalités :
2
d,(M)S - d i + I (M) pour 1 l i < n .
fi
Lx but des deux questions suivantes est de montrer par rkurrence sur n l’égalité T, (9,)= 2, ,
10. On suppose dans cette question T,- (9,-,) = 2,- . Soient M une matrice dans GL, (R)et (K, D, T)
sa décomposition d’Iwasawa.
a. Montrer qu’il existe une matrice A dans GL, (2) telle que :

où b, , ..., b, sont des réels, et où M’ est dans T,,-.


b. Exprimer la décomposition d’lwasawa de MA l’aide de celle de M .

11. Montrer I’égalité T,(T,,)= 2,.

12. On définit des applications m : 9’in R et v : 3, R en posant, pour tout réseau l“ dans R” ,

Montrer les inégalités :

13. Calculer m (r)et y (r)pour les réseaux suivants :

(i T)
-
z“ dans R“; Z(1,O)CBZ -,- dans R2.

14. On note Y,l’ensemble des matrices M de T,, qui satisfont aux inégalités 1 ri ,, (M) 1 5 -1 pour
1 5 i < j c:n. Montrer I’égalité T , (Y,,) = E n . 2

PARTIE IV
*
On identifie 91, et -2,A l’aide de la bijection construite en (IIIA.). On munit 91, de la topologie dont
les ouverts sont les v,,(U) od U est un ouvert de GL,(R).
1. Montrer que l’application T,, est continue et que 3,est séparC.
2. Montrer que l’application v dkfinie en III5 est continue.
3. Soit U une partie compacte de GL,(R) . Montrer qu’il existe une constante c > O telle que :
IIM ( x ) II 2 c IIx II %

pour tout M dans U et tout x dans R“.


4. Montrer que les applications m et y dCfinies en III.12. sont continues.

5 . Soit 9 une partie f e m k de l’ensemble Y,, dkfini en III.14.Montrer que 9 est compacte si et seulement
s’il existe des réels strictement positifs a et p tels que d , (M) 2 u et d,(M) 5 p. pour tout Clément M
de 9.
4 AGRÉGATION DE MATHÉMATIQUES 1998
Math Géné 4/4

6. Soit 9 une partie fermQ de CJt" . Montrer que 9 est compacte si et seulement si les deux conditions
suivantes sont r6alisCes :
(i) v ( 9 ) est une partie major& de R;
(ii) il existe un voisinage U de O dans R" tel que pour tout dseau r de 9, on ait r n U = (O).

On note CJti la partie f e d e de a,,fo- des &seaux l" tels que v ( r ) = 1, et on note y' : '3; + ]O, + O=[
l'application induite par y par restriction.
7. Montrer que y et y ' ont même image.
8. Montrer que l'image kiproque par y ' d'un compact de ]O, + -[ est compacte.

9. Montrer qu'il existe un réseau r dans R" tel que ym = sup y(Y).
rsa,

PARTIE V

Soit r un &eau ; on note S (r)l'ensemble des a E r tels que IIa II= m (r)et Br l'ensemble des
formes bilineaires sym6triques B sur R" telles que B (a, a ) = 1 pour tout a E S (r).
1. Exhiber un ClCment de Br .

2. Montrer qu'il existe un r&l c (r)> 1 ne ddpendant que de r tel que :

pour tout M dans GL,(R) et tout y non nul dans r-S (r).
3. Montrer l'existence d'un voisinage U de la matrice identitd In dans GL,,(R) tel que

s( M (r))c M(S(r))
pour tout M E U.

Soient B et B' des ClCments de Br et soit M la matrice de B-B' dans la base canonique de R". Soit a
un réel ; on rappelle (et on admettra) que pour 1 a 1 'assez petit, il existe une unique matrice ddfinie positive
M, de carr6 1, + aM. De plus, a-O lim Ma = 1,.
4. Montrer que pour 1a 1 assez petit, on a m (Ma (r))= m (r).
5 . Donner un d6veloppement limitC d'ordre 2 de la fonction a H det (Ma) au voisinage de O. On suppose
dans cette question seulement y (r)
= sup y (Y). Montrer que Br a un seul C16ment.
rca,
6. On suppose dans cette question que Br a un seul CICment. Soit 9 une base de r.
a. Soit B une forme bilinkaire symdtrique sur R" . Montrer qu'il existe un syst&melinbire X dont le
1
nombre d'kquations est - Card S (r)tel que :
2
B est dans Br si et seulement si les B (b,b'), pour b, b' dans 9, sont solutions de X.
b. Montrer que S (r)a au moins n (n + 1) Cldments.
c. Exprimer le determinant de la matrice (( b, b'))b, y en fonction de r.
d . En dCduire que y (r)nest rationnel.

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