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UNIVERSITE KASDI MERBAH OUARGLA

Faculté des Sciences de la Nature et de la Vie


Département des Sciences Biologiques

MEMOIRE
MASTER ACADEMIQUE
Domaine : Sciences de la Nature et de la Vie
Filière : Biologie
Spécialité : Biotechnologie végétale

Présente par : BELAIDI Amina

Thème
Évaluation du potentiel biocide des extraits foliare
aqueux de (Datura stramonium L. et Nerium oleander L.)

Soutenu publiquement
Le : 08/06/2014
Devant le jury :
Président Mlle. SALHI N. M.C.A U.K.M. Ouargla

Promoteur Mme. OULD ELHADJ-KHELIL A. Pr U.K.M. Ouargla

CO-Promoteur M. KEMASSI A. M.A.A C.U. Ghardaia

Examinateur M. BRADAI L. M.A.A U.K.M. Ouargla

Examinateur Mme. DERAOUI N. M.A.A U.K.M. Ouargla

Année universitaire : 2013/2014


Remerciements…
Je remercie Allah tout puissant de m'avoirdonné le privilège et la
chance d’étudier et de suivre le chemin de la science.

Tout d’abord un grand merci à Mme OULD ELHADJ-KHELIL


Aminata, Professeur au Département des Sciences Biologiques à la
Faculté des Sciences de la Nature et de la Vie de l’université KASDI
MERBAH-Ouargla, pour m'avoir donné la chance d’effectuer ce
mémoire. Merci pour l’encadrement, votre présence et votre
disponibilité permanente, pour vos conseils et votre soutien. J'ai
l’honneur de vous exprimer mes très profondes reconnaissances et mes
sentiments les plus sincères.

Mes remerciements les plus vifs vont également à mon Co-promoteur


M. KEMASSI Abdellah (Maitre-assistant A à l'Institut des Sciences de
la Nature et de la Vie à université de Ghardaïa) qui n’a réservé aucun
effort pour que ce travail Voie le jour. Mes sincères reconnaissances et
remerciements.

Je remercie Mlle SALHI Nesrine qui a accepté d'évalué mon travail en


tant que présidant de mon jury. Je tiens également à remercier
M.BRADAI lyés et madame DRAOUI Naima qui ont bien voulu être
examinateurs de Ce travail.

Mes remerciements vont également a l'équipe de la station INRAA


de Sidi Mehdi particulièrement M. BELAIDI Moussa.

BELAIDI Amina
A ceux qui mon donné la vie

" Papa et Mama "

Et à mes frères et ma sœur

Ceux qui la rendent plus intéressante...

A toute ma famille et mes ami(e)s

Mon petit univers

Amina
Table de matières
Remerciement
Liste des abréviations
Liste des tableaux
Liste des figures
Liste des photos
Introduction…………………………………………………………………………………………... 1
Chapitre I- Généralité sur le phénomène d'Allélopathie
I.1- Histoire et définition
I.1- Histoire et définitions de l'allélopathie…………………………………………………………… 3
I.2- Allélopathie et compétition……………………………………………………………………… 4
I.3- Métabolites des plantes………………………………………………………………………….. 5
I.3.1- Métabolites primaires…………………………………………………………………………. 5
I.3.2- Métabolites secondaires…………………………………………………………………………5
I.4- Métabolites impliquées dans le phénomène de l’allélopathie…………………………………… 6
I.5- Métabolites secondaires impliqués dans le phénomène de l’allélopathie………………………... 7
I.5.1- Térpenoïdes…………………………………………………………………………………… 7
I.5.2- Alcaloïdes……………………………………………………………………………………... 7
I.5.3- Composés phénoliques…………………………………………………………………………. 8
I.6- Composés allélopathiques………………………………………………………………………. 9
I.7- Manifestations de l’allélopathie………………………………………………………………… 9
I.8- Voies de libération des composés allélopathiques……………………………………………… 10
I.9 -Modes d’action des composés allélopathiques………………………………………………….. 11
I.10- Facteurs influant l’activité des composés allélopathiques…………………………………….. 12
I.11- Application de l’allélopathie………………………………………………………………….. 12
II.1-Substances antimicrobiennes…………………………………………………………………… 14
II.2- Antibiotique…………………………………………………………………………………… 14
II.3- Bactéries……………………………………………………………………………………….. 14
II.3.1-Infections bactériennes ……………………………………………………………………….. 14
II.4- Généralités sur les champignons……………………………………………………………….. 15
Chapitre III- Méthodologie de travail
III- Matériel utilisé……………………………………………………………………………………. 16
III.1- Matériel végétal ………………………………………………………………………………. 16
III.1.1- Plantes utilisées pour l'extraction…………………………………………………………… 16
III.1.1.1- Datura stramonium L. (Datura stramoine) ……………………………………………….. 16
III.1.1.2. - Laurier rose Nerium oleander L. (Apocynaceae)………………………………………… 16
III.1.2- Plantes testées………………………………………………………………………………… 17
III.2- Méthodologie du travail………………………………………………………………………… 18
III.2.1- Préparation des extraits aqueux des plantes…………………………………………………. 18
III.2.2- Choix des concentrations……………………………………………………………………. 18
III.3- Constitution des lots expérimentaux…………………………………………………………… 18
III.4- Tests biologiques ……………………………………………………………………………… 20
III.5- Exploitation des résultats ……………………………………………………………………… 21
III.5.1- Taux de germination ………………………………………………………………………… 21
III.5.2- Taux d'inhibition ……………………………………………………………………………. 21
III.6- Concentration d’efficacité CE50 ………………………………………………………………. 21
IV- Etude de l'activité antimicrobienne……………………………………………………………. 22
IV.1- Activité antibactérienne……………………………………………………………………….. 22
IV.1.2- Préparation des disques……………………………………………………………………… 22
IV.1.3-Préparation des précultures………………………………………………………………….. 22
IV.1.4-Préparation des suspensions bactériennes ……………………………………………………..22
IV.1.5-Etalement ……………………………………………………………………………………. 22
IV.2-Activité antifongique……………………………………………………………………………. 25
IV.2.1-Préparation des différentes concentrations……………………………………………………. 25
IV.2.2-Essai d’activité antifongique…………………………………………………………………. 25
Chapitre IV: Résultats et discussions
IV.1- Résultats……………………………………………………………………………………….. 27
IV.1.1-Taux de germination…………………………………………………………………………... 27
IV.1.2- Effet des extraits aqueux sur la cinétique de la germination………………………………… 30
IV.1.3-Taux d'inhibition……………………………………………………………………………... 33
IV.1.4- Concentration d'efficacité (CE50)…………………………………………………………… 35
IV.1.5- Suivi de quelques paramètres de croissance…………………………………………………. 39
IV.1.6- Taux de germination sur pôts………………………………………………………………… 42
IV.1.7-Suivi de quelques paramètres de croissance sur pôts……………………………………….. 43
V- Activité antimicrobienne…………………………………………………………………………. 45
V.1- Activité antibactérienne…………………………………………………………………………. 45
V.2- Activité antifongique……………………………………………………………………………..47
VI- Discussion………………………………………………………………………………………. 50
Conclusion……………………………………………………………………………………………. 54
Liste des abréviations

Abréviations Signification
CE Concentration d'efficacité
D.A Dactyloctenium aegyptium L.
GN Gélose nutritif
H.V Hordeum vulgare L.
PDA Gélose dextrose à la pomme de terre
TI Taux d'inhibition
TG Taux de germination
Liste des tableaux

N° Titre Page

1 Souches testées 22
2 Taux d'inhibition et probits correspondants en 36
fonction de la concentration de l'extrait végétal
de Datura stramoniumL.
3 Taux d'inhibition et probits correspondants en 37
fonction de la concentration de l'extrait végétal
de Neriumoleander L.
4 Concentrations d'efficacités (CE50, CE90) des 37
extraits végétaux deDatura stramonium et de
NeriumoleanderL.vis-à-vis de deux plantes tests

5 variabilités dans le taux de germinations des 31


graines deDactylocteniumaegyptium L. au
niveau des dilutions 15%, 30% et 40% différents
lots de traitements.
6 variabilités dans le taux de germinations des 43
graines deHordeumvulgare L.au niveau des
dilutions 15%, 30% et 40% différents lots de
traitements.
7 Détermination la zones d'inhibition des extraits 45
aqueux de Datura stramonium L. et
Neriumoleander L.
8 Croissance mycélienne (mm) de 47
Fusariumoxysporumprovoqué par des l'extraites
aqueux de Datura stramonium L. et
Neriumoleander L.
Liste des figures
N° Titre Page
1 Interférence entre plantes (Delabays et Mermillod, 2002) 5
2 Les grandes voies de synthèse des métabolites secondaires et relations avec le 6
métabolisme primaire (REGNAULT-ROGER, 2008)
3 Structure les molécules phénoliques (Buchanan, 2006) 8
4 Structure de l'acide Shikimique (BOUTON, 2005). 9
5 Voies de libération des molécules allélopathiques (REGNAULT-ROGER, 11
2008).
6 Dispositif expérimental de l’étude 13
7 Schéma représentant les lots expérimentaux sur pots 20
(Traitement de choc)
8 Protocole expérimentale de l’essai d’activité antibactérienne des extraits 24
foliaire de Nerium oleander L.et Datura stramonium L.
9 Protocole expérimentale de l’essai d’activité antifongique d'extrait de 26
Datura stramonium L et Nerium oleander L.
10 Taux de germination maximal rapporté pour les graines de Hordeum vulgare 27
L. témoins traités par l’extrait aqueux de Nerium oleander L. testés à
différentes concentrations
11 Taux de germination maximal rapporté pour les graines de Hordeum vulgare 28
L. témoins traités par l’extrait aqueux de Datura stramonium L. testés à
différentes concentrations
12 Taux de germination maximal rapporté pour les graines de Dactyloctenium 28
aegyptium L. témoins traités par l’extrait aqueux de Nerium oleander L.
testés à différentes concentrations
13 Taux de germination maximal rapporté pour les graines de Dactyloctenium 29
aegyptium L. témoins traités par l’extrait aqueux de Datura stramonium L.
testés à différentes concentrations
14 Evolution dans le temps dans le taux de germination cumulée des graines de 31
Hordeum vulgare L. témoins traité par l’extrait aqueux de Nerium oleander a
différentes concentrations
15 Evolution dans le temps dans le taux de germination cumulée des graines de 31
Hordeum vulgare L. témoins traité par l’extrait aqueux de Datura
stramonium a différentes concentrations
16 Evolution dans le temps dans le taux de germination cumulée des graines 32
Dactyloctenium aegyptium L. témoins traitées par l’extrait aqueux de
Nerium oleander a différentes concentrations
17 Evolution dans le temps dans le taux de germination cumulée des graines 32
Dactyloctenium aegyptium L. témoins traitées par l’extrait aqueux de Datura
stramonium a différentes concentrations
18 Taux d'inhibition rapporté pour les graines de Hordeum vulgare L. témoins 33
traités par l’extrait aqueux de Nerium oleander testés à différentes
concentrations
19 Taux d'inhibition rapporté pour les graines de Hordeum vulgare L. témoins 34
traités par l’extrait aqueux de Datura stramonium L. testés à différentes
concentrations
20 Taux d'inhibition rapporté pour les graines de Dactyloctenium aegyptium L. 34
témoins traités par l’extrait aqueux de Nerium oleander L. testés à
différentes concentrations
21 Taux d'inhibition rapporté pour les graines de Dactyloctenium aegyptium L. 35
témoins traités par l’extrait aqueux de Datura stramonium L. testés à
différentes concentrations
22 Variation du pourcentage d'inhibition de la germination des graines de 38
Dactyloctenium aegyptium L.et Hordeum vulgare L.en fonction de la
concentration en extraits foliaires de Datura stramonium L. et Nerium
oleander L.
Liste des photos

N° Titre Page

1 Datura stramonium L. Solanaceae 16


"Région de Sidi Mehdi Touggourt Ouargla (Février 2014)"
2 Nerium oleander L. (Apocynaceae) au stade floraison 17
"Région de Sidi Mehdi Touggourt Ouargla (Février 2014)"
3 Dactyloctenium aegyptium L. (Poaceae) au stade maturation du fruit Région 17
d'ouargla exploitation de l'ITAS
4 Hordeum vulgare L. (Poaceae) au stade épiaison (originale) 17
"Région de Sidi Mehdi Touggourt Ouargla (Avril 2014)"
5 Dispositif d'extractions des principes actifs par reflux 18
6 Anomalie de croissance observée chez les graines de D. aegyptium L. et 29
H.vulgare L. traitées par l'extrait aqueux de Datura stramonium L. dilués à
25%.
7 Anomalie de croissance observée chez les graines de D. aegyptium L. et H. 29
vulgare L. traitées par l'extrait aqueux de Datura stramonium L. testées de
deux plantes diluées à 10%.
8 Anomalie de croissance observée chez les graines de D. aegyptium L. et H. 30
vulgare L. traitées par l'extrait aqueux de deux plantes testées dilués à 5%,
2,5%.
9 graines de D. aegyptium L. et H.vulgare L. du lot témoin en germination. 31
10 Anomalie de croissance observée chez les graines de Dactyloctenium 33
aegyptium L. traitées par l'extrait aqueux de Datura stramonium L. dilués à
15%,30% et 40%
11 Anomalie de croissance observée chez les graines de Hordeum vulgare L. 33
traitées par l'extrait aqueux de Datura stramonium L. dilués à 15%, 40%.
12 Effet des extrait de Datura stramonium L. et Nerium oleander L. sur les 36
souches bactériennes testées.
13 Effet des extrait de Datura stramonium L. et Nerium oleander L. sur 38
Fusarium oxysporum.
Introduction

Introduction
Le phénomène de l’allélopathie est définit comme « tout action direct ou indirect, positif ou
négatif, d’une plante (micro-organismes inclus) sur une autre par le biais de composés
chimiques libérés dans l’environnement » (Rice, 1984 ; Gallet et Pellissier, 2002).

Le Sahara, le plus vaste et le plus chaud des déserts du monde, possède dans sa partie Nord,
(le Sahara septentrional), une végétation diffuse et clairsemée. L’état de la flore spontanée
dans cette zone ainsi que les relations entre l’homme et les espèces végétales, méritent une
attention particulière. Certaines espèces possèdent des propriétés pharmacologiques qui leur
confèrent un intérêt médicinal et biotechnologique (OULD ELHADJ et al ., 2003).

Les composés allélopathiques se comportent comme des herbicides naturels ; ils ont
fréquemment plusieurs sites d'action et des effets divers sur les organismes ciblent. Ces
composées biochimiques peuvent être classés en grande partie comme métabolites
secondaires, qui sont généralement considérés comme des composés qui ne jouent aucun rôle
dans le processus du métabolisme essentiel à la survie des plantes. On trouve parmi ces
composés des acides phénoliques, des flavonoïdes, des terpénoïdes, des alcaloïdes, etc.…., les
produits allélochimique sont présents pratiquement dans tous les tissus de la plante, dans les
fruits, les fleurs, les feuilles en passant par la tige aux racines et rhizomes. Aussi au niveau
dupollen et les graines. Ces produits sont très répondus dans les plantes spontanées (Ben
Chacha, 2008).

Dans la littérature, plusieurs études ont montré que la capacité à supprimer les mauvaises
herbes par une culture est très différentes (ou variable) d’une variété à une autre.
Cette différence est expliquée en partie par la capacité de ces cultures à sécréter des
substances chimique affectant la croissance des mauvaises herbes à savoir l'allélopathie
(Olofsdotter et al., 2002 ; Wu et al., 2000). Sánchez-Moreiras et al. (2004) et Olofsdotter et
al. (2002) ont expliqué que l’activité allélopathique est particulièrement élevée chez les
céréales.

L’utilisation des herbicides a un effet nocif sur l’environnement. Cet effet a poussé les
recherches vers des méthodes biologiques (approches éco-friendly) afin de lutter contre les
mauvaises herbes. Dans cette optique, l’objectif de cette étude est de tester le pouvoir

1
Introduction

allélopathique des extraits aqueux de deux espèces végétales, Datura stramonium L. (datura
stramoine).NeriumoleanderL.(Laurier rose),sur la germination des graines de deux plantes,
Dactylocteniumaegyptium L.,HordeumvulgareL.Les démarches suivies dans ce travail de
recherche sont expliquées dans les paragraphes suivants.
Le premier chapitre est consacré à la synthèse bibliographique. Cette synthèse rappelle les
définitions de l’allélopathie et son utilisation dans la lutte contre les adventices des cultures.
Le chapitre deuxième est consacré àla Généralités sur les substances antibactériennes et
antifongiques.
Dans le troisième chapitre ou chapitre matériel et méthodes, les données systématiques et
biologiques sur le matériel végétal utilisé sont présentées. De plus, le matériel étudié et les
méthodes suivies dans la réalisation de ce travail sontexpliqués.
Les résultats obtenus sont présentés et discutés dans le quatrième et le dernier chapitre.

2
Introduction
Chapitre I- Généralité sur le phénomène de l'allélopathie

Chapitre I- Généralité sur le phénomène de l'allélopathie

Les communautés végétales sont en partie régies par les interactions entre espèces. Il existe
deux modalités d'interactions entre les plantes: les relations de facilitation représentant l'effet
positif d'une espèce sur d'autres espèces, comme la protection contre l'herbivorieet les
associations symbiotiques et les interférences négatives, ces dernières peuvent être directes;
c'est-à-dire, de plante à plante (compétition, allélopathie) ou indirectes (attraction ou entretien
d'organismes comme les herbivores affectant les plantes voisines) (Bouton, 2005).

I.1- Histoire et définitions de l'allélopathie

L'allélopathie c'est une interaction chimique à distance exercée entre plants d'espèces
différentes par l'intermédiaire des substances, généralement toxiques (antibiotiques, toxines,
inhibiteurs de germination ou de croissance) excrétées par leurs racines ou par leurs feuilles
dans le milieu environnant (air, eau, sol) (Foret, 2004).

Dès l’antiquité, l’homme a observé que certains végétaux gênaient le développement d’autres
espèces voisines: Théophraste remarquait que le pois chiche détruisait les mauvaises herbes.
En outre, il est constaté que le noyer ne laissait pousser aucune plante sous son feuillage
(Rizvi Et Rizvi, 1991). Au siècle dernier, De Candolle suggéra que la fatigue des sols pourrait
être due à des exsudats des cultures. En 1937, Molisch précisa le phénomène et créa le terme
d’allélopathie (Chadda, 2008).

En 1937, à la fin de sa vie, HANS MOLISH publie son dernier livre, consacre aux
interactions chimiques entre plantes, largement illustrées par les effets de l’éthylène sur la
maturation des fruits. A cette occasion, il propose d’utiliser le terme d’allélopathie pour
décrire ce type de relations interspécifiques faisant appel à des médiateurs chimiques.

En 1984, Rice pose les fondements de l’allélopathie « moderne » et la définit comme un


effet positif ou négatif, direct ou indirect, d’un végétal-micro-organisme inclus-sur un autre,
par le biais de composes chimiques libères dans l’environnement. Cette définition prévaut
aujourd’hui et illustre bien en quoi ce type d’interaction diffère du parasitisme et de la
symbiose (où il y a contact direct entre les protagonistes) ainsi que de la compétition (dans
laquelle une ressource commune et limitée est exploitée par les protagonistes). Des
phénomènes allélopathiques ont pu être détectés à la fois dans des écosystèmes naturels ou
soumis à la gestion humaine, et des applications pratiques commencent à voir le jour
notamment pour les agro systèmes (REGNAULT-ROGER et al., 2008).

Beaucoup d'auteurs dont Hulot et Lacroix (2005), de Raissac (2002), Desaymard (1977), Uk-
Chon et al., (2004), Singh et al., (2001), Delabays, (2005), Delabays et Mermillod (2002),
Kim (2004), Leconte (2004), Pellissier (2002), Brunel (2002), Lacroix, (2003), Caussanel

3
Chapitre I- Généralité sur le phénomène de l'allélopathie

(1975), Drapier (1983), Lelong et al. (2004) et Cordonnier (2004) s'accordent pour définir
l'allélopathie comme l’ensemble des phénomènes qui sont dus à l'émission ou à la libération
de substances organiques par divers organes végétaux, vivants ou morts et qui s'expriment par
l'inhibition ou la stimulation de la croissance des plantes se développant au voisinage de ces
espèces ou leur succédant sur le même terrain (Chadda, 2007).

I.2- Allélopathie et compétition

Schoener (1983) divise la compétition en catégories selon les mécanismes par lesquels
s'exprime. L’une des catégories est la compétition chimique (par la production de toxines qui
agissent à distance); ce mécanisme est appelé l'allélopathie. Plusieurs travaux notoires ont
étudiés les processus de cette interaction dont les travaux de Whittaker et Feeny, 1971 ;
Harborne, 1982 ; Rice, 1984 ; Putnam et Tang, 1986 ; Gopal et Goel, 1993 ; Seigler, 1996).
Généralement, ils pensent à des plantes exsudant des poisons qui empêchent la croissance des
autres plantes (Ricklefs et Miller, 2005).

L’exposition des plantes sensibles aux allélochimiques peut affecter leur germination, leur
croissance et leur développement. En effet, la germination des graines est alors retardée ou le
développement des plantes est inhibé. Les variations morphologiques sont observées le plus
souvent aux premiers stades de développement : des effets sur l'allongement de la tigelle et de
la radicule (coléoptile et coléorhiz des poacées). Ces variations peuvent être observées aux
stade post-levée sur le développement des pousses et des racines (Kruseet al., 2000).

Les plantes présentes dans une parcelle cultivée interfèrent entre elles de différentes manières.
Traditionnellement, cette interférence est attribuée principalement à des effets de compétition
pour les ressources de l'environnement telles que l’eau, la lumière ou les substances nutritives
(Delabays, 2005). Dans ce même contexte, Rizvi Et Rizvi (1991) et Delabays (2004)
soulignèrent que les phénomènes de concurrence entre végétaux se composent d’une part de
la compétition pour les ressources du milieu et d’autre part de l’allélopathie (Figure1).

Le phénomène de l’allélopathie a été souvent considéré comme une part de la compétition ou


complètement ignorée. Actuellement, ces deux mécanismes sont bien différenciés et sont
généralement regroupés sous le terme d’interférences négatives. Les effets de ces interactions
dépendent des facteurs physiques environnementaux et de la combinaison entre la
compétition pour les ressources, les composés allélopathiques émis dans l’environnement et
les facteurs de facilitation (Delabays, 200

4
Chapitre I- Généralité sur le phénomène de l'allélopathie

L'allélopathie: un élément de
L'interférence entre plantes

Interférence

Compétition : Allélopathie:
-Eau Par l'intermédiaire de
molécule, souvent des
-Lumière métabolites secondaires

-Nutriments

Figure 1: Interférence entre plantes (Delabays et Mermillod, 2002)

I.3- Métabolites des plantes

Chez les végétaux, deux catégories de voie métaboliques se déroulent déterminant ainsi deux
types de métabolites, dites primaires et secondaires.

I.3.1- Métabolites primaires

Le métabolisme peut également être subdivisé différemment. Par exemple toutes les
cellules renferment des glucides phosphorylés, des acides aminés, des lipides et des acides
nucléiques, ces molécules qui sont à la base de la machinerie moléculaire de la cellule sont
dénommées métabolites primaires (Hopkins, 2003).

I.3.2- Métabolites secondaires

Les métabolites secondaires sont des produits dérivant du métabolisme général et ne jouent
apparemment aucun rôle vital; ils sont propres à chaque espèce, ils sont l'expression de la
diversité du monde vivant. Se sont des molécules qui ne participent pas directement au
développement des plantes, mais plutôt, elles interviennent dans les relations avec les
stressbiotiques et abiotiques ou améliorent l’efficacité de la reproduction. Elles varient en
fonction des espèces (Buchanan, 2006).
5
Chapitre I- Généralité sur le phénomène de l'allélopathie

Un métabolite secondaire est une molécule ,telle que les acides phénoliques les flavonoïdes,
les térpenoïdes et les alcaloïdes, que produisent les organismes en dehors des voie
métaboliques strictement nécessaires à assurer la survie ( on parle de métabolisme primaire
dans ce cas), cette gamme de composés est très développée chez les végétaux et constitue un
moyen de lutte contre des concurrents écologiques (allélopathie) ou des prédateurs
(production des substances toxiques ou des mauvais goût contre un Herbivore) (Figure
2)(Benchacha, 2008).

Figure 2 : Les grandes voies de synthèse des métabolites secondaires et relations avec le
métabolisme primaire (REGNAULT-ROGER, 2008)

Ils dérivent principalement des métabolismes primaires via les molécules charnières comme
l’acide Shikimique, l’acetyl-CoA et l’acide mevalonique, et il existe donc des liens étroits
entre la grande fonction physiologique des végétaux (photosynthèse et respiration) et la
production de métabolites secondaires, potentiellement allélopathiques. Leur importance
quantitative chez les végétaux est extrêmement variable et contrôlée par des facteurs aussibien
génétiques qu’environnementaux. Ainsi, leur apparition et/ou accumulation coïncide souvent
avec une étape de développement, et seront modulées par les conditions environnementales
(REGNAULT-ROGER, 2008).

I.4- Métabolites impliquées dans le phénomène de l’allélopathie

De nombreuses études notoires ont montrées que les composées chimiques impliquées dans
les interactions allélopathiques entre végétaux dérivent de métabolismes secondaires des

6
Chapitre I- Généralité sur le phénomène de l'allélopathie

certaines plantes caractéristiques. Les études analytiques munies dans ce contexte ont
rapportées la nature chimique de ces composées et leurs modalités d’action. Ces métabolites
se rencontrent généralement en faible quantités et leur production peut être soit largement
répandue soit limitée à certaines familles botaniques, ou à certains genres voir à certaines
espèces particulières. De nombreux métabolites secondaires intervienne dans les mécanismes
de défense végétaux vis-à-vis de phytophages ; servent à réduire l'impact des insectes ou des
animaux prédateurs ou bien exercent d'autres fonctions de protection (HOPKINS, 2003).

Les métabolites secondaires végétales, bien sont impliquées dans les mécanismes de défenses
des plantes, elles contribuent aussi dans les processus de compétitions inter et intra-
spécifiques des végétaux, dans les différentes types d'associations et sont ainsi impliquées
dans les phénomènes d'attractions (substances sémio-chimiques), comme c'est le cas de
mécanismes d'attraction des pollinisateurs (BUCHANAN, 2006).

I.5- Métabolites secondaires impliqués dans le phénomène del’allélopathie

Les métabolites secondaires constituent un groupe très hétérogène par leur nature chimique
comme par leur répartition systématique, leur localisation anatomique et leur action
physiologique supposée. Parmi les familles chimiques les plus connues par ces effets
biologiques ont citent les terpenoïdes, composés phénoliques et les alcaloïdes

I.5.1- Térpenoïdes

Les terpenoides des plantes sont beaucoup utilisés en raison de leurs qualités aromatiques. Ils
jouent un rôle dans les remèdes en herboristerie traditionnelle et font l’objet de recherche pour
découvrir des effets antibactériens, antinéoplasiques ou autres effets pharmaceutiques (BEN
CHACHA, 2008).

Les térpenoïdes constituent un vaste groupe de métabolites secondaires de structure diverse,


et sont impliqués dans de nombreuses interactions biotiques. Les terpenoides sont très
largement distribués et beaucoup possèdent des fonctions physiologiques primordiales,
comme éléments des stéroïdes liés aux membranes, des pigments caroténoïdes, de la chaîne
latérale aphytale de la chlorophylle et d’hormones (acide gibbérellique et acide abscissique).
Ils sont formés par la polymérisation des unités à 5 atomes de carbone (isoprène). Le nom à
l'origine historique car les premiers membres du groupe ont été isolés de la térébenthine. Ils
sont appelés aussi isoprénoïdes car leur dégradation thermique libère l’isoprène (JUDD et al.,
2002).

I.5.2- Alcaloïdes

Les alcaloïdes sont des molécules organiques hétérocycliques azotées, d'origine naturelle. Les
alcaloïdes présentent des structures très diverses; ils dérivent de différents acides aminés ou
7
Chapitre I- Généralité sur le phénomène de l'allélopathie

de l'acide mevalonique en passant par différentes voies biosynthétiques. Ils ont une activité
biologique chez les animaux, souvent même à très faibles concentrations, et beaucoup sont
couramment utilisés en médecine ou bien toxiques (par exemple la cocaïne, la morphine,
l'atropine, la colchicine, la quinine, et la strychnine) (JUDD et al., 2002).
A la différence des composés terpéniques et des polyphénols, les alcaloïdes forment une
grande famille des molécules chimiquement hétérogènes. Leurs caractéristiques communes
sont leur solubilité dans l'eau, la présence d'au moins un atome d'azote et leur forte activité
biologique. Le mot "alcaloïde" est pratiquement synonyme du mot "drogue"; 10 des 12
drogues qui ont pour origine une plante et qui sont commercialisés (Balandrin et al. 1985). La
plupart des alcaloïdes sont synthétisés à partir d'un petit nombre d'acides aminés (tyrosine,
tryptophane, ornithine, arginine et lysine). La nicotine, l'alcaloïde du tabac, est synthétisée à
partir de l'acide nicotinique et la caféine est un dérivé purique. Bien que quelques alcaloïdes
soient répartis dans plusieurs genres voire plusieurs familles, la plupart des espèces végétales
possèdent leur propre panoplie d'alcaloïdes. Comme pour les autres métabolites secondaires,
un alcaloïde donné peut être confiné dans des organes particuliers comme par exemple les
racines, les feuilles ou les jeunes fruits (Hopkins, 2003).

I.5.3- Composés phénoliques

Les composés phénoliques ou polyphénols forment une grande famille de composés


chimiques très divers depuis les simples acides phénoliques jusqu'aux grands polymères
complexes que sont par exemple, les tanins et la lignine. Comme pour d'autre produits
secondaires, de nombreux composés phénoliques semblent être impliqués dans des
interactions plante/herbivore; certains (exemple la lignine) sont des composés structuraux
importants alors que d'autre semblent n'être que de simples métabolites terminaux qui ne
possèdent pas de fonction déterminée (Figure3) (Hopkins, 2003).

Figure 3-Structure les molécules phénoliques (Buchanan, 2006)


8
Chapitre I- Généralité sur le phénomène de l'allélopathie

I.6- Composés allélopathiques

Les composes allélopathiques sont des métabolites secondaires appartenant à différentes


classes de composes chimique, issus souvent de la voie de synthèse de Shikimate (BOUTON,
2005). L'acide Shikimique, plus connu sous sa forme anionique, les Shikimate, est un
intermédiaire biochimique important dans les plantes et le micro organismes. Il doit son nom
à la fleur japonaise shikimi, Illiciumreligiosum, llliciacees) ou anis étoile(Figure 4). (MEYER
et al., 2004)

Figure 4: Structure de l'acide Shikimique (BOUTON, 2005).

Les composés allélopathiques sont le plus souvent des composés phénoliques. Pour être
considérés comme composés allélopathiques, les acides phénoliques doivent notamment être sous
forme active (libre et protonée) (Blum, 2004). Ces composés ne jouent aucun rôle dans le
métabolisme de base de la plante émettrice. Il s'agit de:

• Gaz toxiques : le cyanure ou l’ammoniac inhibe la germination et la croissance des plantes,


alors que l’éthylène stimule la germination ;
• Acides organiques: l’acide citrique inhibe la germination à (0,1%) ; les acides oxalique ou
acétique, très abondants, peuvent inhiber la germination ;
• Composés aromatiques: acides phénoliques, coumarines (parmi les composés naturels les
plus phytotoxiques); alcaloïdes (caféine et nicotine); flavonoïdes, tannins (peu efficace);
quinone (la juglone du noyer, inhibe la croissance des plantes herbacées comme la luzerne,
mais également des arbres comme le pommier) (Dobremez et al, 1995 ; Chadda, 2007).

I.7- Manifestations de l’allélopathie

L’allélopathie est un phénomène complexe: entre la molécule synthétisée dans une plante et
l’effet allélopathique proprement dit en conditions naturelles, de multiples facteurs peuvent
intervenir, tels que le niveau de production des composés phyto-toxiques dans les plantes, leur
relâchement dans le milieu, leur persistance ou leur transformation éventuelle (Delabays,
2005).

9
Chapitre I- Généralité sur le phénomène de l'allélopathie

Une fois les allélochimiques sont relâchés dans l'environnement, ils provoquent l’inhibition
qui peut résulter d’une action directe sur la plante cible et son métabolisme (division
cellulaire, synthèse des protéines, perméabilité membranaire,…) ou d’un effet indirect, par
exemple, dans le cas des légumineuses, sur les nodosités responsables de la fixation
biologique de l’azote (Elrefai et Moustafa, 2004).

I.8- Voies de libération des composés allélopathiques

Tous les organes végétaux contiennent des quantités variables de substances potentiellement
allélopathiques qui sont libérées dans l’environnement par des voies diverses, actives ou
passives : volatilisation, exsudation racinaire, lessivage ou décomposition des résidus
végétaux incluant les racines. La libération de substances toxiques volatiles par les plantes est
un phénomène écologiquement plus important dans les milieux arides ou semi-arides. Les
substances émises par cette voie sont le plus souvent des mono terpènes simples (BERTIN et
al., 2003).

On appelle exsudats racinaires toutes les substances organiques solubles et insolubles libérées
dans le sol par les racines saines ou lésées. L’exsudation racinaire présente un intérêt
particulier pour les phénomènes allélopathiques parce qu’il s’agit d’une voie de libération
directe des toxines dans la rhizosphère, pouvant ainsi potentiellement influencer la
composition de la flore microbienne (BERTIN et al., 2003).

Le lessivage de tissus végétaux, principalement de feuilles, par la pluie, le brouillard ou la


neige conduit à la dissolution et au transport de constituants solubles vers le sol. La grande
majorité des substances allélopathiques peut être lessivée, y compris les terpènes, les
alcaloïdes et les substances phénoliques (TUKEY, 1970).

Dans les situations naturelles, il est difficile de différencier l’importance relative de ces
aspects. Ce phénomène d’allélopathie a été décrit chez les espèces de la famille des
Astéracées (Rice, 1984).

Quel que soit le mode d’émission par la plante productrice, les substances vont évoluer et
migrer dans le milieu par différentes manières; volatilisation, ruissellement, lessivage, et
dégradation, etc…(Figure 5)(Lance et al, 1996; Chadda, 2007).

10
Chapitre I- Généralité sur le phénomène de l'allélopathie

Figure 5 : Voies de libération des molécules allélopathiques (REGNAULT-ROGER, 2008)

I.9 -Modes d’action des composés allélopathiques

Rice (1984) a indiqué que les effets des substances allélopathiques sur la germination ou sur
la croissance des plantes cibles ne sont que les signes secondaires de modifications primaires.
En fait, peu d'effets spécifiques sont attribuables à ces produits, qui ont aussi bien des actions
inhibitrices que des actions stimulantes. Il est important de remarquer que les doses efficaces
sont la plupart du temps très élevées et qu’on observe de fortes variations (inhibition ou
stimulation) en fonction de la dose. Selon Ferguson et al. (2003), les substances
allélopathiques agissent sur:

La division cellulaire : la coumarine inhibe la mitose dans les racines d’oignon ;

11
Chapitre I- Généralité sur le phénomène de l'allélopathie

La croissance et synthèse : les composés phénoliques ont une action sur la régulation des
hormones de croissance ;
La photosynthèse et respiration : la scopolétine réduit la photosynthèse chez le tournesol et
le tabac par fermeture des stomates ;
La perméabilité membranaire : les composés phénoliques accroissent le flux de potassium
hors des tissus racinaires ;
L'absorption minérale : l'acide férulique inhibe l’absorption de potassium par les plantes
(confusion avec les effets de la compétition) ;
Le cycle de l’azote : fixation de l’azote et nitrification.

Ainsi, Rice (1984) attire l'attention sur qu'un même composé peut avoir de multiples sites
d’action: par exemple, l’acide férulique agit aussi bien sur la respiration mitochondriale que
sur la synthèse de la chlorophylle et l’activité des hormones de croissance (Delabays. 2004).

I.10- Facteurs influant l’activité des composés allélopathiques

D'après Thomson (1985), les facteurs influant l'activité des composés allélochimiques sont:
Nature du sol : les composés allélopathiques ont une activité réduite lorsqu’ils sont fixés par
les argiles ou par la matière organique, alors qu’ils sont totalement disponibles dans un soltrès
sableux; un amendement calcaire aurait la propriété de lier ces composés et de les inactivés ;
Eau: un apport d’eau dilue les substances et diminue leur activité (rôle du drainage).Sonis et
Vasisthain Bourgoin (1999) ont indiqués que les effets sont moindres lorsque les éléments
toxiques sont lessivés, par exemple dans des régions connaissant des pluies abondantes. On
peut en déduire que les effets allélopathiques nuisent davantage la production herbacée dans
les régions semi-arides que dans d’autres régions
Substance actives : durée de vie des substances (décomposition, migration) ou bien la
synergie.

I.11- Application de l’allélopathie

En situation naturelle, il semble que l’allélopathie contribue à la répartition spatiale des


espèces et à l’organisation des successions végétales. Les phénomènes allélopathiques
trouvent également de nombreuses applications dans le domaine de l’agriculture:
Concurrence des mauvaises herbes sur la culture: les propriétés allélopathiques ont été
mises en évidence pour plus de 90 espèces de mauvaises herbes;
Lutte contre les mauvaises herbes: on envisage la sélection de variétés ayant un pouvoir
allélopathique, par exemple pour le riz; des substances allélopathiques peuvent servir à
l’élaboration d’herbicides, comme la Cynméthyline développé par Shell à partir de Cinéol
(composé terpénique de l’eucalyptus) pour le désherbage des cultures de soja, d’arachide et de
cotonnier;

12
Chapitre I- Généralité sur le phénomène de l'allélopathie

Gestion des rotations culturales : on observe des effets d’une culture sur la suivante, soit à
cause de phénomènes d’auto toxicité (le sorgho ou le riz pluvial peut subir un effet dépressif
s’il est implanté après un précédent de la même culture, avec de fortes variations variétales),
soit à travers des successions nettoyantes (dans le cas de la culture de tournesol); les
associations de cultures peuvent être perturbées par des substances allélopathiques (par
exemple, leur action sur la fixation de l’azote peut gêner l’établissement des légumineuses
dans les prairies);
Itinéraires techniques: la présence de résidus de récolte constitue, actuellement, un
problème qui prend de l’importance avec le développement des techniques de travail
minimum. L’enfouissement des résidus de récolte permet de diluer les composés
allélopathiques libérés par leur décomposition et de limiter leurs effets sur la culture suivante.
Les phénomènes d’allélopathie sont pris en compte dans la gestion des plantes de couverture
(CIRAD, 2000).

13
Chapitre II -Généralités sur les substances antibactériennes et antifongiques

Chapitre II -Généralités sur les substances antibactériennes et


antifongiques
II.1-Substances antimicrobiennes

Les substances antimicrobiennes sont des substances capables de tuer les microbes ou
d’empêcher leur multiplication. L’action antibactérienne ou antifongique va dépendre du
microorganisme lui-même, de l’agent antimicrobien et de l’environnement où se situe
l’action. On parle d’un effet bactériostatique lorsque la substance antibactérienne empêche la
multiplication des bactéries et d’un effet bactéricide lorsqu’elle détruit totalement la bactérie
(Meyer et Deiana, 1988).

II.2- Antibiotique

Les antibiotiques sont des substances d’origines naturelles, hémi-synthétiques ou synthétiques


capables d’inhiber la croissance ou d’entraîner la mort des bactéries. Ils ont une activité
sélective et spécifique liée à un mécanisme d’action précis. Ce sont les principales armes
médicamenteuses les plus efficaces utilisées contre les infections bactériennes.

Cependant, la prescription à grande échelle et parfois inappropriée de ces agents a entraîné la


création des souches multi-résistantes. Il est donc important d’orienter les recherches vers de
nouvelles voies, et surtout vers les végétaux qui ont toujours constitué une source
d’inspiration de médicaments (Billing et Sherman, 1998).

II.3-Bactéries

Une bactérie, ou bacteria, est un organisme vivant caractérisé par une absence de noyau et
d'organite. Les bactéries les plus grosses mesurent plus de 2 μm et les plus petites mesurent
0,2 μm.
Les bactéries présentent de nombreuses formes : sphériques (coques), allongées ou en
bâtonnets (bacilles), des formes plus ou moins spiralées. Les bactéries sont ubiquitaires et
sont présentes dans tous les types de biotopes rencontrés sur terre. Les bactéries représentent
une grande partie de la biomasse du monde (Fredricksonet al., 2004).

14
Chapitre II -Généralités sur les substances antibactériennes et antifongiques

II.3.1-Infections bactériennes
Une infection bactérienne désigne la pénétration et/ou la multiplication d’un agent pathogène
(bactérie) dans un organisme hôte. Elle entraîne une diminution des défenses du sujet et un
accroissement de la virulence des germes (Khiati, 1998).

II.4-Généralités sur les champignons

Les champignons, ou mycètes, sont des végétaux eucaryotes dits thallophytes. Les cellules
sont groupées en un ensemble plus ou moins structuré appelé thalle porteur d’organes
reproducteurs qui permettent de distinguer les champignons filamenteux des levures. Ils sont
non chlorophylliens et peuvent se multiplier par reproduction sexuée ou asexuée. On peut les
cultiver à l’abri de la lumière mais il faudra leur fournir une source de carbone (CHABASSE
et al., 2004).

15
Chapitre III.- Méthodologie de travail

Chapitre III.- Méthodologie de travail

III- Matériel utilisé


III.1- Matériel végétal
III.1.1- Plantes utilisées pour l'extraction
III.1.1.1- Datura stramonium L. (Datura stramoine)

Le Datura stramonium est une plante herbacée de la famille des Solanaceae (ROBLOT et
al.1994). Cette famille est caractérisée par une grande homogénéité de caractères,
anatomiques et biochimiques. Elle comporte plus de 2000 espèces dont un grand nombre
produisent des alcaloïdes. Certaines espèces sont utilisées dans l’alimentation humaine:
pomme de terre et aubergines (Solanum), tomate(Lycopersicum), poivrons et piments
(Capsicum), tandis que d’autres ont été utilisées depuis des sièclespour des propriétés
psychotropes (FLESCH, 2005; ROBLOT, 1994; DONALD, 1976).

Le genre Datura comprend une vingtaine d’espèces dont la plus répondue est le Datura
stramonium L., également connue sous les noms des stramoines, herbe du diable, pomme
épineuse, pomme aux sorciers, herbe aux taupes, pomme de démoniaque, pomme dupoison et
Jimsonweed(FLESCH, 2005; ROBLOT, 1994; DONALD, 1976) (Photo 1).

Photo 1: Datura stramonium L.Solanaceae


"Région de Sidi Mehdi Touggourt Ouargla (Février 2014)"
Originale

III.1.1.2. -Laurier rose Nerium oleander L. (Apocynaceae)

Laurier rose appelée par les algériens"Defla" est un arbuste à feuilles lancéolées regroupées en
trois dans un cornet, à pédicelle court, linéaire, vert foncé et luisantes. Les fleurs de N.
oleander sont parfumée et d’une couleur rouge, rose ou blanche. Les fruits possèdent 2
follicules linéaires soudés. Elle pousse spontanément dans toute la région méditerranéenne,
principalement près des cours d'eau (lits d'Oueds). Cet arbustepréfère les milieux humides et
ensoleillés.
16
Chapitre III.- Méthodologie de travail

Toutes les parties de la plante du laurier-rose contiennent des glycosides et des alcaloïdes
extrêmement toxique qui peut causer la mort par paralysie du cœur(Siddiqui et al., 1995;
Johnson et Franz; 2002; Barbosa et al., 2008 ).

Cette espèce est principalement utilisée comme plante ornementale. (Ghoneum et al., 2006 ;
Erdemoglu et al., 2003 ; MostaqulHuq et al., 1999)(Photo 2).

Photo 2: Neriumoleander L. (Apocynaceae) au stade floraison


"Région de Sidi Mehdi Touggourt Ouargla (Février 2014)"
Originale

III.1.2- Plantes testées

Pour tester l'effet herbicide des extraits foliaires aqueux de NeriumoleanderL.et deDatura
stramonium L., vis-à-vis des grains d'une espèce adventices appartenant à la famille de
PoaceaesoitDactylocteniumaegyptium L. espèce messicole commune dans les champs des
céréales au Sahara etd'une espèce céréalière cultivéesoit l'orge Hordeumvulgare L.(photo 3 et
4).

Photo 3:Dactylocteniumaegyptium Photo 4:Hordeumvulgare L.(Poaceae)au


L.(Poaceae)au stade maturation du fruit stade épiaison (originale)
Région d'ouargla exploitation de l'ITAS "Région de Sidi Mehdi Touggourt
Ouargla (Avril 2014)"
III.2- Méthodologie de travail
III.2.1- Préparation des extraits aqueux des plantes
17
Chapitre III.- Méthodologie de travail

Les feuilles plantes sont séchées à l'aire libre et à température ambiante et ensuite
broyées.La poudrevégétale subies une extraction par reflux dans un mélange méthanol-eau
(2:1) pendant six heures (photo 5). Une filtration est ensuite réalisé, le résidu sec est jeté alors
que le filtrat est recueilli et subis une évaporation sous vide à l'aide d'un rotor vapor afin
d'éliminer le méthanol. L'extrait qu'il résulte, est un extrait aqueux. Ce dernier est récupéré et
utilisé pour les tests biologiques.

Support

Pince
Réfrigérant

Sortie d'eau
Ballon
Chauffe ballon

Arrive d'eau

Photo 5- Dispositif d'extractions des principes actifs par reflux

III.2.2- Choix des concentrations

Dans la recherche de la concentration d'efficacité,six (06) concentrations successives


sont choisies dont:100%, 50%, 25%,10%, 5% et 2,5%.
Témoin- : traitement avec l’eau distillé.
Témoin+ : traitement avec un herbicide.
III.3- Constitution des lots expérimentaux
Pour la présente étude, trois lots sont constitués, dont un lot témoin et deux lots pour
les traitements. Chaque lot constitué regroupe les deux espèces des plantes testéessoit trois
répétions par espèces tests. Pour chaque lot qui est défini par une espèce végétale spontanée
(extrait aqueux),12 traitements sont réalisés soit l’extrait à 100%, à 50% , 25%, 10%, 5%
et2,5% , les graines des plantes tests sont irriguées constamment par 3ml d’extrait végétale
afin de garder un taux d’humidité adéquat.
Le dispositif adopté pour la réalisation de cette partie est représenté par la figure 6.

18
Chapitre III.- Méthodologie de travail

Lot témoin Lots traits

Lot 1: Lot 2:
Hordeumvulgar L.
Nerium oleander Datura
L. stramonium L.

Dactylocteniumaegyptium L. Traitement

Concentrations des extraits

100%

50%

25%
Hordeum vulgar L.

10 %

5%
Dactylocteniumaegyptium L.

2,5%

0%

Suivie pendant 10 jours avec une irrigation constamment par l'extrait foliaire de
Datura stramonium L. et Neriumoleander L.
Figure 6- Dispositif expérimental de l’étude

19
Chapitre III.- Méthodologie de travail

Des graines des deux espèces testé Dactylocteniumaegyptium L.et de Hordeumvulgar L.sont
semées dans des pots canetant de sable. Les pots sont ensuite irrigué une première fois par
50ml d'extraits des plantes données à(15%, 30% et 40%) (Datura sramonium L. et
Neriumoleander L.) puis régulièrement à l'eau distillé pour maintenir l'humidité adéquate du
sable (figure 7).

Lots expérimentaux

Lot témoins Lot traits

H.V D.A H.V D.A

Figure 7- Schéma représentant les lots expérimentauxsur pots


(Traitement de choc)

III.4- Tests biologiques

Afin d’évaluer le pouvoir inhibiteur de la germination des extraits aqueux de deux plantes
spontanées récoltées au Sahara septentrional Est Algérien sur uneespèces de mauvaiseherbe et
une espèce céréalière cultivée, les graines des plantes testées sont mise en contact direct avec
les extraits foliaires des plantes sahariennes.De ce fait, 20 grains de chaque espèces desplantes
testées sont déposées dans une boite de pétrietapissée dedeux épaisseurs de papier filtre
imbibés à l’aide de 3ml d’extrait végétal ou eau distillée.
20
Chapitre III.- Méthodologie de travail

L’expérimentation est suivie durant 10 jours tout en respectant le protocole


expérimental expliqué ci-dessus et en notant quotidiennement le nombre des graines germées
qui servira par la suite au analyses de la cinétique de la germination observées au niveau des
différents lots constitués.

III.5- Exploitation des résultats

Pour la présente étude, quatre paramètres sont étudiées dont le taux de germination, le taux
d’inhibition, la vitesse de germination, et la concentration d'efficacité.

III.5.1- Taux de germination (TG)

Le taux de germination selon Côme (1970), correspond au pourcentage des grains germés par
rapport au total des grains semis.Il est estimé par la formule suivante:

TG= nombre des graines germées×100/nombres des graines semis

III.5.2- Taux d'inhibition (TI)

Le taux d'inhibition selon Côme (1970), explique la capacité d’une substance ou préparation à
inhiber la germination des graines.Il est évalué en calculant le rapport de nombre de graines
semi moins le nombre de graines germés par rapport au nombre total des graines semis (Ben
Khattou, 2010).

(TI%) = (nombre des graines semis – nombres des graines germées/ nombre des graines
semis) x100

III.6- Concentration d’efficacité CE50

Les lettres CE désignent la «concentration d’efficacité» ; la CL50 est la quantité d'une


matière, administrée en une seule fois, qui cause la mort de 50% (la moitié) d'un groupe traité.
La CE50 est une façon de mesurer le potentiel toxique à court terme (toxicité aiguë) d'une
matière. Pour les tests avec dilutions, le pourcentage d'inhibition pour l'ensemble des graines
de chacune des concentrations est utilisé pour le calcul de la CE50.
Concentrationefficace qui inhibe un pourcentage donné d’une réponse biologique de type
binaire (exp. germination ou absence de germination). La CE50 est, estimée selon la méthode
des probits(Ben Khattou, 2010).
la CL90 est la quantité d'une matière, administrée en une seule fois, qui cause la mort de 90%
d'un groupe traité. le pourcentage d'inhibition pour l'ensemble des graines de chacune des
concentrations est utilisé pour le calcul de la CE90.
21
Chapitre III.- Méthodologie de travail

IV- Etude de l'activité antimicrobienne


IV.1- Activité antibactérienne

L'activité antimicrobienne dans l'extrait de Datura starmonium L. et de Neriumoleander L. à


été évaluée sur 4 souche bactrienne, et une souche Fongique.(hôpital de Laghouat).

Tableau 1-Souches testées

Genre et espèce Gram


Escherichia coli ATCC 25922
Pseudomonas aeroginosaATCC 27853
KlebsillapneumonieATCC 700603
-
EnterococusfeacalisATCC 29212 +

IV.1.2- Préparation des disques

Des disques papier wattman N3 de 6 mm de diamètre, et stérilisés à l'autoclave pendant


15minutes à 120°C, puis conservés dans un tube à essai hermétiquement fermé (OMS, 2005).
IV.1.3-Préparation des précultures
Les souches microbiennes à tester sont cultivées dans des boites de pétrie contenant de la
gélose nutritive et incuber pendant 24 h à 37°C afin d’obtenir une culture jeune de bactéries et
des colonies isolées(OMS, 2005).
IV.1.4-Préparation des suspensions bactériennes
Quelques colonies bien isolées et parfaitement identiques et sont prélevées et mises dans 10
ml d'eau physiologique stérile à 0.9% de sel (Na Cl). La suspension bactérienne est bien
homogénéisée et laissée sur la paillasse pendant 30 minutes (OMS, 2005).

IV.1.5-Etalement
15 ml de la gélose nutritive est coulé dans chaque boîtes de Pétri. Après refroidissement et
solidification du milieu de culture sur la paillasse, 300μl de suspension bactérienne à tester
sont étalés en surface de la gélose, puis on laisse sur la paillasse pendant 30 minute. Dans des
conditions aseptiques et à l’aide d’une pince stérile, les disques imbibés par l'extrait foliaire
des plantes du Neriumoleander L.ou Datura stramonium L. sont déposés sur la gélose
(5disques/boite) et pour le témoin on a mite des disques imbibés d'eau distillé. Les boîtes sont
ensuite fermées et incubées à 37°C pendant 24 heures(HELLAL, 2011).

22
Chapitre III.- Méthodologie de travail

Le dispositif adopté pour la réalisation de cette partie est représenté par la figure 8.

Milieu GN
stérile

Pseudomonas Enterococus Klebsillapneumo


E.coli(1)
aeroginosa(2) feacalis(3) nie(4)

Préparation des précultures

Après 24 heuresd'incubation

10 ml d'eau physiologique dans chaque tube

+colonies de (1) +colonies de (2) +colonies de (3) +colonies de (4)

Préparation des suspensions bactériennes

15 ml de GN +300μl15 ml de GN +300μl15 ml de GN +300μl15 ml de GN +300μl


Supsupsupsup
(1) (2) (3) (4)

Etalement

Dépôt des disques imbibés par


extrait foliaire des plantes

Incubation à 37°C pendent 24


heures

23
Chapitre III.- Méthodologie de travail

Figure8 : Protocole expérimentale de l’évaluation de l’activité antibactérienne des extraits


foliaire de Neriumoleander L.et Datura stramonium L.

IV.2-Activité antifongique
Pour l'évaluation de l’activité antifongique, la méthode de contacte direct à été adopté.
IV.2.1-Préparation des différentes concentrations
Pour préparer les différentes concentrations on prélave 5ml des extraites des plantes de
Datura stramonium L et Neriumoleander L. (100%,50%,25%,10%,5% et 2,5%) est ajuster a 50
ml par PDA puis on agite pendant 5 minute pour homogènes le milieu de PDA avec les
extraites.(Goumni, 2013).

IV.2.2-Essai d’activité antifongique


15 ml de mélange (PDA + Extrait foliaire des plantes) a été coulé dans des boites de Pétri,
Après le refroidissement et la solidification sur la paillasse.Des disques mycélien de de 5mm
de diamètre issue de la marge d’une culture âgée de Fusariumoxysporumont été prélevés avec
un emporte pièce et inoculé au centre de chaque boite (1disque/boite). Chaque concentration
est répétée trois fois. Les boites sont incubées à l'obscurité à température de 20°C±2. Le
témoin est réalisé dans les mêmes conditions sans extraies des plantes et les mesures sont
prélevées après 72 h d’incubation(Goumni, 2013).

Le dispositif adopté pour la réalisation de cette partie est représenté par la figure 9.

24
Chapitre III.- Méthodologie de travail

Datura stramonium L. Neriumoleander L.

PDA

100% 50% 25% 10% 5% 2,5% 100% 50% 25% 10% 5% 2,5%

Agitation et la mise dans des boites pétris

100% 50% 25% 100% 50% 25%

T moin

10% 5% 2,5% 10% 5% 2,5%

Dépote des disques mycéliens de


Fusariumoxysporum

100% 50% 25% 100% 50% 25%

Tmoin

10% 5% 2,5% 10% 5% 2,5%

Incubation a 20°C (72)


heure) de l’essai d’activité antifongique d'extrait de Datura
Figure 9: Protocole expérimentale
stramonium L et Neriumoleander L.

25
Chapitre IV: Résultats et discussions

Chapitre IV: Résultats et discussions

IV.1- Résultats

L’étude réalisée porte sur l’analyse de la variation du taux de germination des


grainesd'unadventice et une espèce céréalière cultivéetraitées par les extraits foliaires aqueux
à différentes concentrations de deux espèces végétales saharienne.

Le taux de germination, la cinétique de germination, le taux d’inhibition et la détermination


de la concentration d’efficacité de ces extraits vis-à-vis de ces deux espèces testent suivis.

IV.1.1-Taux de germination

Le taux de germination exprime le nombre des graines germées par rapport au nombre total
des graines semées. Les figures 10, 11, 12 et 13 illustrent les variabilités dans le taux de
germinations des graines de deux plantes testées au niveau de différents lots de traitements et
des témoins.

100
100
90
80
Taux de germination (%)

70
60
50
40
30
13,33 16,66 18,33
20 8,33
10 0 0 0
0
-Témoin
Temoin 100 50 25 10 5 2.5 +Témoin
-tmoin

concentration de l'extrait(%)

Figure10– Taux de germination maximal rapporté pour les graines de Hordeumvulgare


L.témoins et traités par l’extrait aqueux de NeriumoleanderL. à différentes concentrations

26
Chapitre IV: Résultats et discussions

100 100
90
80
Taux de germination (%)

70
60
50
40
30
20 21,66
20 15 16,66

10 0 0 0
0
Temoin
-Témoin 100 50 25 10 5 2.5 -+tTémoin
moin

concentration de l'extriat(%)

Figure 11– Taux de germination maximal rapporté pour les graines de Hordeumvulgare
L.témoins et traités par l’extrait aqueux de Datura stramonium L. à différentes concentrations

100 100
90

80
Taux de germination (%)

70

60

50

40

30
20
20 15
10 11,66
10 0
0 0
0
-+Témoin
Témoin
Temoin 100 50 25 10 5 2.5 -+Témoin
- t moin
Témoin
concentration de l'extriat(%)

Figure12– Taux de germination maximal rapporté pour les graines de


Dactylocteniumaegyptium L.témoins et traités par l’extrait aqueux de NeriumoleanderL.à
différentes concentrations

27
Chapitre IV: Résultats et discussions

100 100
90

80
Taux de germination (%)

70

60

50

40

30
21,66
18,33
20 11,66
10
8,33
0 0 0
0
Temoin
-Témoin 100 50 25 10 5 2.5 +-Témoin
t moin

concentration de l'extrait(%)

Figure13– Taux de germination maximal rapporté pour les graines de


Dactylocteniumaegyptium L.témoins et traités par l’extrait aqueux de Datura stramonium L. à
différentes concentrations

Au vu des résultats des figures 10, 11, 12 et 13, il ressort un effet inhibiteur de la germination
des extraits foliaires aqueux de deux plantes sur les deux espèces testées. Au niveau des
différents lots traités par l’extrait aqueux de Datura stramonium L et Neriumolaender
L.provoque une diminution du taux de germination des graines de Hordeumvulgare L.
etDactylocteniumaegyptium L.allant jusqu'à s'annuler aux concentrationspur 100% et dilué
50% (figure 10,11).

Au-delà, le taux de germination des deux espèces est inversement proportion entre les
concentrations (25%,2,5%) des extraits des plantes étudiées. On atteint ainsi un taux de
germination de 8,33%jusqu'à 18,33%pour l'extrait de NeriumoleanderL.sur leHordeumvulgare
L.et (20%,10%) sur le Dactylocteniumaegyptium L.

Pour les lots traités par l'extrait aqueux de Datura stramonium Lle taux de germination des
deux espèces est inversement proportion entre les concentrations (2,5%, 25%) pour le
Hordeumvulgare L. un taux de germination de 21,66% jusqu'à 15%, et pour le
Dactylocteniumaegyptium L.21,66% jusqu'à 8,33%.

28
Chapitre IV: Résultats et discussions

IV.1.2- Effet des extraits aqueux sur la cinétique de germination

La cinétique de la germination correspond aux variations dans le temps du taux de


germination des graines des plantes testées, témoins et irriguées par les extraits de deux
plantes spontanées du Sahara. Les figures (14, 15, 16,17), regroupe les résultats de l’évolution
dans le temps de taux de germination des graines des plantes tests de différents lots témoins et
traitées par les extraits végétaux.

Après avoir suivi l'évolution dans le taux de germination des graines de différents lots sur une
durée de 10 jours, la cinétique de la germination, des graines des deux espèces végétales
irriguées par les extraits aqueux purs et dilué a différente concentrations des deux plantes
spontanées du Sahara, nous avons remarqué une variation dans le taux de germination
journalier observé au niveau du lot témoin par apport aux lots traitements. Au niveau du lot
témoin, aucune germination n a’ été observée dans le premier jour de l’expérimentation.
Après 24 heures, Un taux de germination de 100% est atteint au bout du 4eme jour.

Alors que pour l'espèceadventiceet l'espèce céréalière cultivé tests, la germination a


commencée dès le 5eme jour pour le Dactylocteniumaegyptium L.traité par l'extrait dilué a
2,5% de Datura stramonium L. etNeriumoleander L.et dès le 6eme jour pour les lots traités par
les extraits dilué a 5% et 10%.

Comparativement aux résultats de suivi quotidien de taux de germination des gaines des
espèces tests, il est constaté pour le traitement à extrait végétaux dilué 25%, la germination a
commencée dès le 7eme jour chez le Dactylocteniumaegyptium L.et qu'après le 6eme jour pour
Hordeumvulgare L.. Pour les autres traitements dont les extraits à 50% et 100%, aucun cas de
germination n’est observé.

29
Chapitre IV: Résultats et discussions

Temoin 100% 50% 25% 10% 5% 2,5% tmoin -


120

100
Taus de germination(%)

80

60

40

20

0
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
Temps(jours)

Figure14- Evolution dans le temps du taux de germination cumulé des graines de


Hordeumvulgare L.témoins et traitées par l’extrait aqueux de Neriumoleander L.à différentes
concentrations

Temoin %100 %50 %25 %10 %5 %2,5 - t moin

100
90
80
Taux de germination(%)

70
60
50
40
30
20
10
0
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10

Temps (jours)

Figure15- Evolution dans le temps du taux de germination cumulé des graines de


Hordeumvulgare L.témoins et traitées par l’extrait aqueux deDatura stramonium L. à
différentes concentrations
30
Chapitre IV: Résultats et discussions

Temoin %100 %50 %25 %10 %5 %2,5 - t moin


100
90
Taux de germination (%)

80
70
60
50
40
30
20
10
0
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10

Temps (jours)

Figure16- Evolution dans le temps du taux de germination cumulé des graines


Dactylocteniumaegyptium L.de témoins et traitées par l’extrait aqueux deNeriumoleander L.à
différentes concentrations

Temoin 100% 50% 25% 10% 5% 2,5% t moin -


100
90
Taux de germination (%)

80
70
60
50
40
30
20
10
0
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10

Temps (jours)

Figure17- Evolution dans le temps du taux de germination cumulé des graines


Dactylocteniumaegyptium L.de témoins et traitées par l’extrait aqueux deDatura stramonium
L.à différentes concentrations

31
Chapitre IV: Résultats et discussions

IV.1.3-Taux d'inhibition
Le taux d’inhibition correspond au pourcentage des graines non germées dans un lot
expérimental, il est estimé en calculant le rapport entre les graines non germées par rapport au
nombre des graines semées. Les figures 15, 16,17 et 18 illustrent les variabilités dans le taux
d’inhibition des graines de deux plantes testées au niveau de différents lots traités et témoin

100
100 100 91,66 86,66 100
90 83,33 81,66
80
Taux d'inhibition (%)

70
60
50
40
30
20
10
0
0
-Témoin
Temoin 100 50 25 10 5 2,5 +- Témoin
t moin

concentration de l'extrait (%)

Figure 18– Taux d'inhibition rapporté pour les graines deHordeumvulgare L. témoins et
traités par l’extrait aqueux deNeriumoleander L. testés à différentes concentrations

100 100 100 100


90 85 83,33 80 78,33
80
taux d'inhibition (%)

70
60
50
40
30
20
10
0
0
Temoin
-Témoin 100 50 25 10 5 2,5 -+tTémoin
moin

concentration de l'extrait(%)

32
Chapitre IV: Résultats et discussions

Figure 19– Taux d'inhibition rapporté pour les graines deHordeumvulgare L. témoins et
traités par l’extrait aqueux deDatura stramonium L.testés à différentes concentrations

100 100 100 88,33 100


90
90
85
80
80
Taux d'inhibition (%)

70
60
50
40
30
20
10
0
0
-Témoin
Temoin 100 50 25 10 5 2,5 - t moin
+Témoin
concentration de l'extrait(%)

Figure 20– Taux d'inhibition rapporté pour les graines deDactylocteniumaegyptium L.témoins
et traités par l’extrait aqueux deNeriumoleander L.testés à différentes concentrations

100 100 100 91, 66 100


88,33
90 81,66 78,33
80
Taux d'inhibition (%)

70
60
50
40
30
20
10
0
0
Temoin
-Témoin 100 50 25 10 5 2,5 - t moin
+Témoin
concentration de l'extrait (%)

33
Chapitre IV: Résultats et discussions

Figure 21– Taux d'inhibition rapporté pour les graines deDactylocteniumaegyptium L.témoins
et traités par l’extrait aqueux deDatura stramonium L.testés à différentes concentrations

Au vu des résultats des figures 18, 19, 20 et 21il ressort que letaux d'inhibition des deux
espèces est proportion à la concentration entre 2,5% et 50% des extraits des plantes étudié.

Au de la le les extraits végétaux présentent des capacités exceptionnelles à inhiber la


germination des graines des plantes tests. Au niveau des différents lots traités par l’extrait
aqueux pur 100% et dilué à 50% des deux espèces, un taux d’inhibition de 100% est
enregistré.

Pour les graines traitées par les extraits végétaux dilués à 25% de Neriumoleander L.un taux
d'inhibition de 90% est enregistré pour les graines des Dactylocteniumaegyptium L. et de
91,66% pour les graines de Hordeumvulgare L., alors que pour les lots traités par l'extrait de
Datura stramonium L., un taux d'inhibition de 91,66% et 85% est noté pour
Dactylocteniumaegyptium L. et HordeumvulgareL. respectivement.

Pour les lots traités par les extraits aqueux dilué a 2,5% de NeriumoleanderL.et le Datura
stramoniumappliqués sur les graines deDactylocteniumaegyptium L., les taux d'inhibition sont
de 80%, 78,33% respectivement, et sont de l'ordre de 81,66% et 78,33% chez les graines de
Hordeumvulgare L.traitais respectivement par les deux extraits cités.

IV.1.4- Concentration d'efficacité (CE50)

Les tableaux 2 et 3 regroupent les concentrations appliquées en extrait végétal de deux plantes
sur les graines de deux espèces tests, les concentrations sont présentées en pourcentage, puis
en poids de la matière sèche par apport à un volume puis en logarithme de cette dernière
d’une part, et d’autre part, les pourcentages d’inhibitions de la germination obtenue et leurs
probits correspondants.

Afin permettre l’estimation des concentrations d’efficacité 50 et 90 de ces extraits sur la


germination des graines de ces deux espèces testé (tableau 4), la droite de régression de
logarithme des concentrations en fonction des probits des pourcentages d’inhibition de la
germination est dressé pour chacune des extraits sur la germination des graines d’une espèce
test (figure 22A,B,C,D).
34
Chapitre IV: Résultats et discussions

Tableau 2- Taux d'inhibition et probits correspondants en fonction de la concentration de


l'extrait végétal de Datura stramoniumL.

Concentration Tauxd’inhibition
H. vulgare D. aegyptium
(%) Mg/ml Log [mg/ml]
TI (%) Probits TI (%) Probits
100 0,78 -0,1079054 100 7,614 100 7,614
50 0,39 -0,4089354 100 7,614 100 7,614
25 0,19 -0,7212464 85 6,036 91,66 6,438
10 0,078 -1,1079054 83,33 5,96 88,33 6,18
5 0,039 -1,4089354 80 5,842 81,66 5,9
2,5 0,019 -1,7212464 78,33 5,777 78,33 5,777

Tableau 3- Taux d'inhibition et probits correspondants en fonction de la concentration de


l'extrait végétal de Neriumoleander L.

Concentration Tauxd’inhibition
H. vulgare D. aegyptium
(%) Mg/ml Log [mg/ml]
TI (%) Probits TI (%) Probits

100 1,03 0,01283722 100 7,614 100 7,614

50 0,51 -0,2924298 100 7,614 100 7,614


25 0,25 -0,60206 91,66 6,438 90 6,282

10 0,1 -1 86,66 6,025 88,33 6,18


5 0,051 -1,2924298 83,33 5,96 85 6,036
2,5 0,025 -1,60206 81,66 5,9 80 5,842

35
Chapitre IV: Résultats et discussions

Tableau 4- Concentrations d'efficacités (CE50, CE90) des extraits végétaux deDatura


stramonium L.et de NeriumoleanderL.vis-à-vis de deux plantes tests.

Extraitvégétal Espèces tests Concentration d'efficacité


(mg/ml)
CE50 CE90
Datura stramonium L. Dactylocteniumaegyptium L. 0.008 0.071
Hordeumvulgare L. 0.07 0.089
NeriumoleanderL. Dactylocteniumaegyptium L. 0.007 0.089
Hordeumvulgare L. 0.008 0.089

36
Chapitre IV: Résultats et discussions

7,563x + 1,217y = 7,750x + 1,274y =


8 0,775= ² R 8 0,889= ² R

6 6

probits
probits

4 4
2 2
0
0
0 1- 2-
0 1- 2-
log [mg/ml] log[mg/ml]

Figure A- Action de différentes Figure B- Action de différentes


concentrations d'extrait de datura concentrations d'extrait de datura
stramonium L.sur le taux d'inhibition de stramoniumsur le taux d'inhibition de la
la germination des graines de germination des graines de
HordeumvulgareL. Dactylocteniumaegyptium L.

7,563x + 1,220y =
8 8 7,543x + 1,192y =
0,847= ² R
0,830= ² R
6 6
probits

4
probits

4
2 2
0
0
0 1- 2-
0 1- 2-
Log[mg/ml]
log[mg/ml]

Figure C- Action de différentes Figure D- Action de différentes


concentrations d'extrait de concentrations d'extrait de
NeriumoleanderL.sur le taux d'inhibition NeriumoleanderL.sur le taux d'inhibition
de la germination des graines de de la germination des graines de
HordeumvulgareL. Dactylocteniumaegyptium L.
Figure 22 (A, B, C, D) -Variation du pourcentage d'inhibition de la germination des graines
de DactylocteniumaegyptiumL.et HordeumvulgareL.en fonction de la concentration en
extraits foliaires de Datura stramonium L. etNeriumoleander L.

37
Chapitre IV: Résultats et discussions

Le tableau 04 regroupe les valeurs de CE50 et CE90 calculés pour les deux extraits testés. On
n’a constaté que l'extrait obtenu à partir des feuilles deNeriumoleander L.est plus efficace sur
la germination des graines du deux espèces test. Il est remarqué que les graines de
DactylocteniumaegyptiumL.sont plus sensibles à l'action de l'extrait foliaire
deNeriumoleander L.comparativement au Hordeumvulgare L. La CE notée étant plus faible ;
elle est de l'ordre de 0.007 mg/ml pour le Dactylocteniumaegyptium L.et de 0.008 mg/ml pour
le Hordeumvulgare L.traité par l'extrait aqueux de Neriumoleander L.
Alors que pour l'extrait aqueux de Datura stramonium L.la CE50 la plus faible est rapportée
pour le Dactylocteniumaegyptium L., elle est de 0.008mg/mlbien qu'il est dans l'ordre de
0.07mg/mlpour le Hordeumvulgare L.traité par l'extrait aqueux de Datura stramonium L.

En revanche, le CE90 enregistré pour l'extrait de Neriumoleander L.sur les deux espèces test
est de 0,089mg/mlpour le Dactylocteniumaegyptium L.et le Hordeumvulgare L. Les valeurs
enregistrées pour l'extrait de Datura stramonium L. sont de l'ordre de 0,071mg/mlet
0,089mg/ml pour le Dactylocteniumaegyptium L.et le Hordeumvulgare
L.respectivement(tableau 4).

IV.1.5- Suivi de quelques paramètres de croissance

En plus de l'inhibition du taux de germination, l'extrait de Datura stramonium L. provoque des


anomalies sur les graines ayant germer en présence de l'extrait dilué entre 2,5% et 25% .ces
anomalies se traduisent par l'absence de la radicelle des plantes ayant germé en présence de
l'extrait dilué à 25% et la présence d'un coléoptiled'apparence normale au début et qui perd sa
viabilité (flétrissement et jaunissement) à la fin de l'expérimentation (après 10 jours) photo
6(A et B).

Le même phénomène est constaté chez les grains ayant germé en présence de l'extrait dilué à
10%, alors que lacoléoptile devienne normal jusqu'à la fin de l'expérimentation (photo 7 (A et
B)).

L'extrait de Datura stramonium L.dilué à 5% ou à 2,5% conduit à l'obtention de


plantule dont les radicelles sont nettement plus longe que les coléoptiles (photo 8 (A et B et
C)).La croissance des graines est normal et comparable à celle observée au niveau du lot
témoins (photo9)

38
Chapitre IV: Résultats et discussions

Graines non germées


Radicelle absente Radicelle absente

Graines non germées

A- HordeumvulgareL.traitée par l’extrait B-Dactylocteniumaegyptium L. traité par


de Datura stramonium L.dilué à 25% l'extrait de Datura stramoniumL.dilué à
25%
Photo 6- Anomalie de croissance observée chez les graines de D. aegyptium L.et H.vulgare L.
traitées par l'extrait aqueux deDatura stramonium L.dilués à 25%.
(Anomalie observée : développement de tigelle et absence de la radicelle)

Radicelle absente
Radicelle absente

Graines non germées Graines non germées

A- Hordeumvulgare L. traitée par l’extrait B-Dactylocteniumaegyptium L. traité par


de Datura stramonium L.dilué à 10% l'extrait de Datura stramoniumL.dilué à
10%

Photo 7- Anomalie de croissance observée chez les graines de D. aegyptium L.et H. vulgare
L. traitées par l'extrait aqueux de Datura stramonium L.testées de deux plantes dilués à 10%.
(Anomalie observée : développement de tigelle et absence de la radicelle)

39
Chapitre IV: Résultats et discussions

Radicelle

Graines non germées Tigelle


Radicelle

Graines non germées

A-D. aegyptium L.traitée par l’extrait de B- H. vulgare L. traitée par l'extrait de


Datura stramonium L. dilué à 5%. Datura stramonium L. Dilué à 5%.

Graines non germées

Radicelle

Tigelle

C- D. aegyptium L.traitée par l’extrait de


Datura stramonium L. dilué à 2,5%.

Photo 8- Anomalie de croissance observée chez les graines de D. aegyptium L. et H. vulgare


L.traitées par l'extrait aqueux de deux plantes testées dilués à 5%, 2,5%.
(Anomalie observée : apparition d’une radicelle d’une longueur très importante et supérieur
à celle de la tigelle)

40
Chapitre IV: Résultats et discussions

Tigelle
Radicelle

A-Graines de H. vulgare L.du lot témoin B-Graines de D. aegyptium L.du lot témoin
en germination en germination

Photo 9- graines de D. aegyptium L. et H.vulgare L.du lot témoin en germination.

IV.1.6-Taux de germination sur pôts

Le taux de germination exprime le nombre des graines germées par rapport au nombre total
des graines semées.

Tableau5:Taux de germination des graines Dactylocteniumaegyptium L. en présence des


extraits dilués de (15%, 30% et 40%)dans le temps.

Dilution des Datura stramonium L. Neriumoleander L.


Extrait(%) Tmoin Tmoin
15% 30% 40% 15% 30% 40%
Jours
1 0 0 0 0 0 0 0 0
2 0 0 0 0 0 0 0 0
3 0 0 0 0 0 0 0 0
4 0 0 0 26,66 0 0 0 26,66
5 0 0 0 35 0 0 0 35
6 0 0 0 66,66 0 0 0 66,66
7 0 0 0 67,33 0 0 0 67,33
8 0 0 0 77,33 0 0 0 77,33
9 0,66 0,33 0,33 79 1 0,33 0,33 79
10 1 0,66 0,35 85,66 1,33 0,66 0,33 85,66

41
Chapitre IV: Résultats et discussions

Le taux de germination des graines est inversement proportionnel aux concentrations des
extraits des plantes étudiés. Il est diminué avec l'augmentation de la dilution et attient un taux
de germination minimale de 0,33% en présence de l'extrait de Neriumoleander L.
Tableau6: les variabilités dans le taux de germinations des graines deHordeumvulgare L.au
niveau des dilutions 15%, 30% et 40% différents lots de traitements.

Dilution des Datura stramonium L. Neriumoleander L.


Extrait(%) Tmoin Tmoin
15% 30% 40% 15% 30% 40%
jours
1 0 0 0 0 0 0 0 0
2 0 0 0 50 0 0 0 50
3 0 0 0 55,66 0 0 0 55,66
4 0 0 0 67 0 0 0 67
5 0 0 0 67,66 0 0 0 67,66
6 2 1 0 70 0 0 0 70
7 2,1 1,55 1 77,33 1 0 0 77,33
8 2,5 1,66 1 85 2,33 1 1 85
9 2,66 2,33 1,33 96,66 3 1,33 1,66 96,66
10 3,66 2,66 1,66 100 4,33 2,66 1,33 100

Le taux de germination des graines est inversement proportionnel aux concentrations des
extraits des plantes étudiés. Il est diminué avec l'augmentation de la dilution et attient un taux
de germination minimale de 1,33% en présence de l'extrait de Neriumoleander L.

IV.1.7-Suivi de quelques paramètres de croissance


En plus de l'inhibition du taux de germination, l'extrait de Datura stramonium L. provoque
des anomalies sur les graines ayant germé de en présence de l'extrait dilué à 15 % et 40%. Ces
anomalies se traduisent par l'absence de la radicelle et la présence d'un coléoptile d'apparence
normale des plantes de en présence de l'extrait dilué à 15% (photo11).

Le même phénomène est constaté chez les grains deHordeumvulgare Len présence de l'extrait
dilué à 15%de Datura stramonium L. (photo11). Et aussi enrôlement de feuille en présence de
même dilution.

42
Chapitre IV: Résultats et discussions

L'extrait de Datura stramonium L. dilué à 40% conduit à l'obtention de plantule de


Dactylocteniumaegyptium L.dont les radicelles sont nettement plus longe que les
coléoptiles(photo10). Pour les plantules deHordeumvulgare L. l'obtention des coléoptiles sont
nettement plus longe des radicelles (photo11).
Une autre anomalie se traduit par l'absence du la coléoptile e et la présence radicelle de
Dactylocteniumaegyptium L en présence de l'extrait dilué à 30% (photo10).

15% R=0cm
F=0,4cm
40% R=1,6cm
F=0,2cm
Tmoin R=1,2cm
F=1,2cm

30% R=2cm
F=0cm

Photo10-Anomalie de croissance observée chez les graines deDactylocteniumaegyptium L.


traitées par l'extrait aqueux de Datura stramonium L. dilués à 15%,30% et 40%

Tmoin R=7cm 15%R=1,9cm 30%R=2cm 40%R=0cm


F=18cm F=5cm F=4cm F=2cm

Photo 11- Anomalie de croissance observée chez les graines deHordeumvulgare L. traitées
par l'extrait aqueux de Datura stramonium L. dilués à 15%, 40%.

43
Chapitre IV: Résultats et discussions

V- Activité antimicrobienne
V.1- Activité antibactérienne

La méthode de diffusion des disques nous a permis de mettre en évidence le pouvoir


antibactérien des extraites foliaire de Datura stramonium L.et de Neriumoleander L. vis-à-vis
de quatre souches bactériennes.
Les Résultats des diamètres des zones d’inhibition des souches bactériennes par les extraits
bruts de Datura stramonium L. et de Neriumoleander L.sont consignés dans le tableau 7.

Tableau 7: Détermination des zones d'inhibition provoqué par des extraits aqueux de Datura
stramonium L. et deNeriumoleander L.

Dilution Diamètres des zones d’inhibition (mm)


des extraits
(%)
Nerium oleander L. Datura stramonium L.
Souches
100 50 25 10 5 2,5 Témoin 100 50 25 10 5 2,5 Témoin
Enterococusfeacalis 17 16 15 10 7 5 0 24 21 19 19 18 17 0
Pseudomonas 0 0 0 0 0 0 0 15 9,2 9 8 7 6 0
aeroginosa
Escherichia coli 27 25 15 13 10 5 0 25 20 15 14 10 7 0
Klebsillapneumonie 0 0 0 0 0 0 0 15 11 10 8 6,5 5 0

D’après le tableau 7 nous constatons que l'augmentation de diamètre des zones d'inhibition
est inversement proportionnelle aux concentrations des extraits dans le milieu de culture.
Les extraits de Datura stramonium L. est provoqué une action inhibitrice sur lacroissance de
toutes les souches testées, et on constate que la souche Klebsilla pneumonie est
moinssensible à l’extrait par rapport aux autres souches (photo10).

44
Chapitre IV: Résultats et discussions

A-Effet d'extrait de Datura stramonium B-Effet d'extrait de Neriumoleander L.


L. surEnterococusfeacalis surEnterococusfeacalis

C-Effet d'extrait de Datura stramonium D-Effet d'extrait de Neriumoleander L.


L. surPseudeumonasaeroginosa surPseudeumonasaeroginosa

C-Effet d'extrait de Datura stramonium D-Effet d'extrait de Neriumoleander


L. surEscherichia coli L.surEscherichia coli

E-Effet d'extrait de Datura stramonium F-Effet d'extrait de Neriumoleander L.


L. surKlebsilla pneumonie surKlebsilla pneumonie
45
Chapitre IV: Résultats et discussions

Photo 12: Effet des extraits de Datura stramonium L. etNeriumoleander L. sur les souches
bactériennes testées.
V.2-Activité antifongique
Les résultats des Croissance mycélienne (mm) de Fusariumoxysporumpar les extraits foliaires
de Datura stramonium L. et de Neriumoleander L.sont consignés dans le tableau 8.
Tableau 8: Croissance mycélienne (mm) de Fusariumoxysporumprovoqué par des l'extraites
aqueux de Datura stramonium L. et Neriumoleander L.
Dilution Croissance mycélienne (mm) de Fusariumoxysporum
des extraits
(%)
Nerium oleander L. Datura stramonium L.
Souches
10 5 2 1 5 2, Témoi 10 5 2 1 5 2, Témoi
0 0 5 0 5 n 0 0 5 0 5 n
Fusariumoxyspor 0 1 2 2 2 29 80 5 3 3 3 4 45 80
um
8 4 5 8 0 5 7 4

Le plus grand diamètre de croissance mycélienne a été enregistré en absencedes extraits


aqueux des plantes étudie (témoin) avec un diamètre de croissance de 80 mm.
Le diamètre de croissance mycélienne est inversement proportionnel aux concentrations des
extraits des plantes dans le milieu de culture. Il est diminué avec l'augmentation de dilution
des extrait des plantes et attient un volume minimale de 5 mm en présence de l'extrait de
Datura stramonium L.

Photo A:Effet d'extrait de Neriumoleander L. Photo A:Effet d'extrait de Datura


dilué à 100%surFusariumoxysporum stramonium L.dilué à 100%surFusarium
Oxysporum

46
Chapitre IV: Résultats et discussions

Photo B:Effet d'extrait de Neriumoleander L. Photo B:Effet d'extrait de Datura


dilué à 50%surFusariumoxysporum stramonium L.dilué à
50%surFusariumoxysporum

Photo C:Effet d'extrait de Neriumoleander Photo C:Effet d'extrait de Datura


L. dilué à 25%surFusariumoxysporum stramonium L.dilué à
25%surFusariumoxysporum

Photo D:Effet d'extrait de Neriumoleander Photo D:Effet d'extrait de Datura


L. dilué à 10%surFusariumoxysporum stramonium L.dilué à
10%surFusariumoxysporum

47
Chapitre IV: Résultats et discussions

Photo E:Effet d'extrait de Neriumoleander L. Photo E:Effet d'extrait de Datura


dilué à5%surFusariumoxysporum stramonium L.dilué à
5%surFusariumoxysporum

Photo F:Effet d'extrait de Neriumoleander L. Photo F:Effet d'extrait de Datura


dilué à2,5%surFusariumoxysporum stramonium L.dilué à
2,5%surFusariumoxysporum

Photo 13: Effet des extraits de Datura stramonium L. etNeriumoleander L.


surFusariumoxysporum.

48
Chapitre IV: Résultats et discussions

VI- Discussion

Les résultats obtenus relatifs aux pourcentages de la germination des graines de deux
espèces(Dactylocteniumaegyptium L. etHordeumvulgar L)des différents lots témoins et traités
par les extraits aqueux de deux plantes récoltées au Sahara laissent apparaitre l’effet inhibiteur
de la germination de ces préparations des graines de deux espèces traitées.
L’inhibition est totale sur les graines des deux espèces végétales tests traitées à l’aide des
extraits foliaires aqueux purs 100% ou dilué à 50%. Cette action est probablement liée à la
concentration des extraits en molécules actives capable d’inhiber la germination des graines,
au niveau des lots traités par l'extrait de Datura stramonium L.et de Neriumoleander L..
Comme il est à signaler un taux de germination très faible et un retard dans la germination des
graines traitées par rapport aux graines des lots témoins. Il est admis que dans les conditions
naturelles, la germination des graines est un processus biochimique et physiologique où dès le
premier contact de la graine avec le stimulus exogène (eau), une enzyme amylase est
synthétisé et secrétée afin de dégrader l’amidon (albumines) pour fournir à l’embryon
l’énergie nécessaire à la germination (Regnault-Roger et al., 2008).
Une fois secrété, la croissance embryonnaire amorce et intervient par la suite par un autre
processus physiologiques où les acteurs sont les hormones de croissance végétale dont
l’auxine (Lesuffleur, 2007).
De ce fait, la capacité d’inhiber la germination des graines, est un processus complexe,
plusieurs hypothèses peuvent être posées dont la capacité de certaines molécules qui se trouve
dans les extraits à inhiber l’action de l’enzyme amylase ou bien d’occuper leurs sites
membranaires, ou bien à l’action mimétique ou antagoniste de ces molécules vis-à-vis des
hormones de croissances ou à l’inhibition de leurs actions tissulaire (Feeny, 1976). Certains
métabolites secondaires végétales influent la germination ou la croissance des plantes par des
mécanismes multiples (Einhellig et al., 1985).
L'absence de la radicelle chez les graines traités par 25% et 10% de l'extrait de Datura
stramonium L. peut être expliquée par la sensibilité de la division et l'élongation cellulaire,
phases essentielles pour le développement, et sensibles à la présence des composées
allélopathiques (Muller, 1965). Ainsi,une chute dans l’index mitotique est observé chez les
graines de Brassicasppmise en présence de cinéole (composé terpenoïde), indiquant ainsi une
inhibition de la prolifération des cellules au niveau des racines.

49
Chapitre IV: Résultats et discussions

En effet, une inhibition de la synthèse d'ADN dans les noyaux des méristèmes apicaux et des
racines est soupçonnée (Koitababashi et al, 1997).
La synthèse des protéines et des acides nucléiques peut aussi être affectée par plusieurs
composées phénoliques qui ralentissent l'incorporation des acides aminées (Cameron Et
Julian, 1980; Baziramakenga et al; 1997).
Des composées phénoliques peuvent être impliquées dans le contrôle de l'activité des
hormones végétales. La suppression de la dégradation de l'acide indole acétique (AIA) par
différentes phénol a ainsi été rapportée par Lee et al. (1982).
Chez les graines des lots traités par les extraitsdilues à 25%, 10%, 5% une inhibition partielle
a été enregistrée, pouvant être due à la présence considérable des molécules
allélopathiquesinhibitrice dans ces extraits.
Au vu des résultats obtenus pour les dilutions des deux extraits à 2,5%, 5% et 10%, un faible
taux d'inhibition est enregistré, ces valeurs faibles sont probablement dues à des faibles
concentrations des extraits. La capacité que possède une plante à inhiber la croissance d'une
autre plante est fortement influencée par différents paramètres intrinsèques, extrinsèques,
paramètres relatifs à la concentration et la nature chimique des constituants et aux proportions
de ceux-ci dans les extraits; ou bien aux conditions extérieurs relatives au climat, à la nature
du sol, à l'espèce végétale réceptrice (Hopkins, 2003).
Les taux d'inhibition de la germination des graines de l'espèce adventice et de la céréale par
les extraits des plantes Saharienne, suggèrent l'action très sélective des substances extraites
par ces plantes. En outre, il existe deux catégories de composés secondaires des plantes: les
composés à valeurs quantitatives agissant selon leursconcentrations, on cite les tannins et des
composés ayant une activité spécifique à des concentrations relativement faibles. Ces
substances ont un effet phytotoxique (Feeny, 1975).
L'évaluation des concentrations d'efficacité 50 montrent que les graines de
Dactylocteniumaegyptiumsont plus sensibles à l'effet inhibiteur de la germination des deux
extraits aqueux comparativement aux graines de Hordeumvulgare. La CE50 la plus faible est
enregistrée pour l'extrait deNeriumoleander, il est jugé que l'extrait deNeriumoleanderest le
plus efficace que l'extrait aqueux de Datura stramonium.Des études notoires ont rapporté le
pouvoir inhibiteur de la germination des extraits aqueux de Neriumoleandersur les graines
Vaccaria,hispanicaetBromusmadritensis.Les graines traitées par l'extraitde
Neriumoleanderdilué à 1% présentent un taux d'inhibition de 97% et 34% respectivement
avec un traitement continu pendant 10 jours (Benmeddour, 2010).

50
Chapitre IV: Résultats et discussions

Au niveau des lots traités par les extraits végétaux à différentes concentrations, des anomalies
ont été observées, dont l'absence de la radicelle et la présence de la coléoptile avec une
croissance normale dans les lots traités par des extraits à concentrations élevés et modérées
(25%, 10%). Par contre chez les lots traités au des faibles concentrations (5%, 2,5%), la
croissance de la radicelle est plus importante que celle de la coléoptile; soit des radicelles de
très grande longueures qui dépasse nettement la longueur de la coléoptile.
Généralement, les phénomènes de la régulation de la croissance chez les végétaux supérieurs
dont la germination, la croissance racinaire et caulinaire, sont assurés par les phytohormones.
Les phytohormones, comme toutes les substances oligodynamiques, n'exercent une action
positive que dans une certains gamme de doses, dites doses physiologiques, donc, lorsqu'il
s'agit de substances solubles, dans une certaine gamme de concentrations, cette gamme varie
selon les hormones mais elle est toujours très large, avec, entre les seuils d'efficacité et de la
toxicité (Heller et al, 2000). Selon Feeny (1975), plusieurs hypothèses peuvent être posées
dont la capacité de certaines molécules qui se trouve dans les extraits à des actions
mimétiques ou antagonistes de ces molécules vis-à-vis des hormones de croissances ou à
l’inhibition de leurs actions tissulaire.
Il est admis que les substances de croissance végétales dont les auxines sont synthétisés dans
les apex caulinaires et racinaires et transportées dans l'axe de la plante. L'allongement des
racines est particulièrement sensible à l'auxine (AIA) ; qui à des très faibles concentrations,
provoque la croissance des racines excisées ou intactes, et à des concentrations plus élevées,
ils stimulent l'allongement des tiges et en inhibant fortement la croissance des racines
(Hopkins;2003).
En outre, les anomalies de croissance observées dans les lots traités par les extraits à faibles
concentrations, sont des manifestations tissulaires émanant probablement de l’existence des
composés à actions synergiques avec celle des phytohormones renforçant ainsi leurs actions
physiologiques. L’absence de la coléoptile et la présence d’une radicelle bien développée,
On peut considérer une activité antibactérienne si le diamètre de la zone d’inhibitionobservé
autour du disque de papier Wattman est supérieur ou égal à 9 mmHELLAL, 2011).

Généralement lesdiamètres des zones d’inhibition obtenues par l'extrait de Neriumoleander L.


sont plus importants que ceux obtenus avecDatura stramonium L.
Certaines souches sont sensibles aux extraits de Datura stramonium L. et Neriumoleander
L.,exception faite de Klebsillapneumonie et Pseudeumonasaeroginosaqui n’ont révélé aucune
sensibilité aux extraits deNeriumoleander L. a toutes les concentrations.Cette différence serait
51
Chapitre IV: Résultats et discussions

due au fait que la sensibilité d’un microorganisme à un extrait végétal dépend non seulement
de l’extrait, mais aussi du microorganisme lui-même et de l’environnement où se situe
l’action (Meyer et Deiana, 1988).
Le diamètre de croissance mycélienne est inversement proportionnel aux concentrations des
extraits des plantes dans le milieu de culture. Il est diminué avec l'augmentation de dilution
des extrait des plantes et attient un volume minimale de 5 mm en présence de l'extrait de
Datura stramonium L.
Le Mécanismepossible par lequel la croissance mycélienne peut être réduite ou totalement
inhibée par l’effetdes extraits en agissant sur la fonctionnalité et la structure de la membrane
cellulaire(Sikkemaet al., 1995).
Les composants des extraits tels que les terpènes affectent non seulement la perméabilitémais
aussi d'autres fonctions dans les membranes cellulaires. Ces composés peuvent traverser
lesmembranes cellulaires, pénètrent ainsi à l'intérieur de la cellule et interagissent avec des
sitescritiques intracellulaires tels que les enzymes et les protéines, ce qui conduit à la mort
cellulaire (Omidbeygi et al., 2007 ; Cristani et al., 2007),
Les flavonoïdes sont également responsables de l’inhibition des microbes résistants aux
antibiotiques (LINUMA et al., 1994). Ils sont responsables des processus de balayage ou
chélateurs et peuvent également perturber les membranes microbiennes (KESSLER et al.,
2003). Par ailleurs, les alcaloïdes renferment un effet détoxifiant et possèdent une très bonne
activité antifongique (Zee-cheng, 1997).

52
Conclusion

Conclusion

Présent travail est une étude préliminaire sur l’action des extraits aqueux foliaires de
deux plantes spontanées récoltées dans le Sahara septentrional, Datura stramonium L.,
Nerium oleander L., sur la germination des graines d'une espèce adventice commune dans les
cultures céréalières Dactyloctenium aegyptium L. et une espèce céréalière cultivée Hordeum
nvulgare L. Les extraits utilisés pour les tests biologiques sont appliqués à différentes
concentrations soit 100%,50%,25%,10%,5% et 2.5%.

L’étude de l’action de des extraits par effet cumulatif ou par effet choc, a fait ressortir
leur action sur le taux de germination, la cinétique de germination, le taux d'inhibition et leur
action sur le développement et la croissance des graines, des différences dans les taux
d'inhibition de la germination des graines traitées par les extraits à différentes concentrations.
Ont été observées, que l’inhibition de la germination des deux espèces végétales est totale,
tests traitées à l’aide des extraits foliaires aqueux purs (100%) ou dilué à 50% alors que pour
les lots traités par les extraits dilués à 25% et 10%, une inhibition partielle a été enregistrée.
Pour les graines traitées par les extraits dilués à 5% et 2,5%, un faible taux d'inhibition est
noté. Il s'agit vraisemblablement d'une phytotoxicité de ces deux extraits végétaux à forte
concentration vis-à-vis des graines de deux plantes tests.

Le suivi de quelques paramètres de croissance a permet d'observer certaines anomalies


de croissances chez les graines de Dactyloctenium aegyptium et Hordeum vulgare traitées par
l'extraits de Datura stramonium L. il s'agit de l'absence de la radicelle alors que la coléoptile
existe avec une croissance normale en présence 25% de l'extrait. Chez les lots traités à faibles
concentrations, la croissance de la radicelle est plus importante que celle de la coléoptile; soit
des radicelles à de très grande longueurs qui dépasse nettement la longueur de la coléoptile.
Ces anomalies semblent être les résultats de l'effet mimétique d'une certaine substance qui se
trouve dans les extraits avec quelques hormones végétales telles que les auxines qui ont un
effet inhibiteur de la rhizogénèse à fortes concentrations et au contraire un effet stimulateur de
croissances des radicelles à faibles concentrations.

Les composés produits par les végétaux impliqués dans les phénomènes de résistance
vis-à-vis de toutes contraintes biotiques ou abiotiques notamment ceux qui intervinrent dans
les mécanismes de compétition entre les végétaux dont l’allélopathie sont très diversifiés et de
mode d’action variable; et peuvent être inhibiteurs d’enzymes ou d’hormones végétales, à
53
Conclusion

action tissulaire ou encore phytotoxique à des faibles concentrations. A cet effet, elles peuvent
constituer une solution alternative de lutte contre les adventices. Leurs propriétés herbicides et
leur relative innocuité environnementale en font d’elles des composés très intéressants pour
les traitements phytosanitaires à venir.

Les diamètres des zones d’inhibition obtenues au contact de l'extrait de Datura


stramonium L. sont plus importants que ceux obtenus avec Nerium oleander L. Les extraits de
Datura stramonium L. n'ont une action inhibitrice sur la croissance de toutes les souches

testées, alore que aux de Nerium oleander L. est présenté une action inhibitrice sur la

croissance de deux souches seulement (Enterococus feacalis, Escherichia coli).


L'extrait des plantes est présente un diamètre minimale de zone de croissance
mycélienne et de 5 mm à 100% en présence de l'extrait de Datura stramonium L. le Nerium
oleander L. est présenté une action inhibitrice sur la croissance de zone mycélienne de la
souche fongique testé.

54
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Evaluation du potentiel biocide des extraits aqueux de (Datura stramonium L etNeriumoleander L)

Résumé

Le présent travail porte sur la recherche de l'activité allélopathiques de deux plantes (Neriumoleander L. Datura
stramonium L.) du Sahara sur la germination d'une espèce adventic(Dactylocteniumaegyptium L.) et une espèce cultivée
associées à la culture céréale (Hordeumvulgare L.). Des tests biologiques effectués ont permis de mettre en évidence
l’effet inhibiteur de la germination des graines des deux espèces traitées pardéfirentes concentrations des extraits
aqueux.Les résultats montrent que les concentrations100% et 50%, inhibition totalement la germination des graines des
espèces testées, alors que pour les concentrations entre 25 et2.5% une inhibition partielle a été enregistrée. Au niveau
des lots traités par les extraits aqueux dilué entre 2,5% et 25%, des anomalies ont été observées.Les tests d’activités
antimicrobiennes sur quatre souches bactériennes (Klebsilla pneumonie, Escherichia col, Pseudomonas
aeroginosa,Enterococusfeacal), et une souche fongique (Fusarium oxysporum).Montrent que l'extrait de Datura
stramonium possède une fort activité antibactérienne avec des diamètres d’inhibition varient entre 5 et 25 mm en
comparaison avec l'extrait de NeriumoleanderL. L’activité antifongique deNeriumoleander L.est plus forte que le Datura
stramoniumL.

Mots clés : Allélopathie,inhibition, activité biologique plantes spontanées,Sahara.

‫(تقيم قدرة المستخلصاتالمائية‬Datura stramonium L etNeriumoleander L)

‫ملخص‬

ً‫) ف‬Neriumoleander L ‫ و‬L.Datura stramonium ( ‫هزا انؼمم ٌحمحىس ػهى انثحث فً وشاط انحضاد اإلحٍائٍههمسحخهص انمائً نىثححٍه جهقائحٍه‬
‫ الجم رنك ججاسب تٍىنىجٍة‬.L.Hordeumvulgare ‫ محجمؼة مغ انمحاصٍم انشؼٍش‬L.Dactylocteniumaegyptium ‫انصحشاء ػهى اوحاش وثحةدخٍهة‬
‫ انذساسة أظهشت‬. ً‫اجشٌث مه اجم مؼشفة انحاثٍش انمثثظ نالوحاش نهثزوس انىثات انذخٍم ومحصىل انشؼٍش انمؼانج تحشاكٍز مخحهفة مه انمسحخهص انمائ‬
‫ ػهى أوحاش انثزوس تٍىما ػىذ انمسحخهص‬%100 ً‫ انحثثٍظ انكه‬,%50,%100 ‫فالحظىا ػىذ انمسحخهص انمائً ري انحشكٍز‬, ‫وجىد ػامم مثثظ الوحاش انثزوس‬
‫جممالحظةانظطشتات‬2.5% ‫ انى‬25%. ‫ ػهىمسحىىانثزوستٍىما ػىذ انحشاكٍز مه‬.‫ فقذ جم جسجٍم جثثٍظ جزئً نالوحاش‬2.5%,‫ انى‬%25 ‫انمائً ري انحشكٍز مه‬
Klebsilla pneumonie,, Pseudomonas ،Escherichia-coli ‫ وكزنك فٍما ٌخص اخحثاسوشاطانمضادنهثكحشٌا ػهىخمسسالالت تكحٍشٌة‬.‫فً انىمى‬
Datura stramonium L. ً‫ أظهشجانىحائجثأنانمسحخهص انمائ‬Fusarium oxysporum .‫وسالنةفطشٌة‬aeroginosa,Enterococusfeacal, ,
‫اما تانىسثة نىشاطها‬.Neriumoleander L ‫ ممحسة وىع انسالنةانثكحٍشٌةمقاسوةمغ‬25 ‫انى‬5‫جمحهكوشاطقىي ضذانسالالجانثكحٍشٌة حٍث جشاوح قطش انثثٍظ مه‬
Datura ‫ ٌمهك وشاط قىي ضذ انسالنة انفطشٌة اكثش مىه ػىذ‬Neriumoleander L ً‫ضذ انسالنة انفطشٌة تٍىث انىحائج ان انمسحخهص انمائ‬
.stramoniumL.

‫ انصحشاء‬, ‫ انىثاجات انحهقائٍة‬, ً‫ انىشاط انثٍىنىج‬, ‫ انحثثٍظ‬, ‫انحاثٍش انحضادي‬: ‫الكلماتالمفتاحية‬

Evaluation of biocidalpotential aqueous extracts (Daturastramonium L. L. and Nerium oleander)

Abstract

The present work with the research of the allelopathic activity of among two plants spontaneous Nerium oleander L. ,
Daturastramonium L.of Sahara on the germination of a species weeds Dactylocteniumaegyptium L. associated with the
cereal culture Hordeumvulgare L., for this, biological tests are carried out. Has allowed to highlight the inhibitory effect
of the germination of seeds of a weed species and cultivated speciestreated bydifrent concentration of aqueous extracts of
two spontaneous plants L. results present The the concentration 100% and 50 %, presented a rate inhibition (100% )
among the seeds of the species testeds, while at 25 %, to 2.5% a partial inhibition was recorded. At the concentration
between 2.5 % to 25 %, the anomalies have been observed, .For theantimicrobial activity on four bacterial strains
(Klebsilla pneumonia, Escherichia col,Pseudomonas aeroginosa,Enterococusfeacal), and a fungal strain (Fusarium
oxysporum). The results show that the extract of Daturastramonium L has a strong antibacterial activity with diameters of
inhibition varies between 5 and 25 mm compared with the extract of Nerium oleander L. . The antifungal activity it
achieves at theNerium oleander L.a stronger inhibitereffect than the Daturastramonium L.

Keywords: Allelopathy, inhibitition , biological activity , spontaneous plants, Sahara.

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