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MPSI

MÉTHODES JEAN-MARIE MONIER


ET EXERCICES GUILLAUME HABERER
CÉCILE LARDON

Mathématiques
méthodes et exercices
Conception et création de couverture : Atelier 3+

© Dunod, 2015

5 rue Laromiguière, 75005 Paris


www.dunod.com
ISBN 978-2-10-072780-3
Table des matières

Pour bien utiliser cet ouvrage iv 15 Algèbre des polynômes 242

Remerciements vii 16 Arithmétique des polynômes 257

1 Raisonnement, 17 Espaces vectoriels 273


vocabulaire ensembliste 1
18 Espaces vectoriels de dimension finie 284
2 Calculs algébriques 20
19 Applications linéaires 295
3 Nombres complexes et trigonométrie 37
20 Calcul matriciel 310
4 Fonctions d’une variable réelle 54
21 Matrices et applications linéaires 327
5 Calcul différentiel élémentaire 68
22 Déterminants 344
6 Fonctions usuelles 85
23 Espaces préhilbertiens réels 361
7 Calculs de primitives 102 24 Intégration 381
8 Équations différentielles linéaires 122 25 Séries 400
9 Nombres réels, suites numériques 142 26 Dénombrements 420
10 Limites, continuité 165 27 Probabilités sur un univers fini 437

11 Dérivabilité 179
© Dunod. Le photocopie non autorisée est un délit

28 Variables aléatoires 456

12 Analyse asymptotique 194 29 Couples de variables aléatoires 472

13 Arithmétique dans Z 214 30 Informatique 498

14 Structures algébriques usuelles 227 Index 531

iii
Pour bien utiliser cet ouvrage

La page d’entrée de chapitre


Elle propose un plan du chapitre, les
thèmes abordés dans les exercices,
ainsi qu’un rappel des points essen-
tiels du cours pour la résolution des
exercices.

Les méthodes à retenir


Cette rubrique constitue une synthèse
des principales méthodes à connaître,
détaillées étape par étape, et indique
les exercices auxquels elles se rap-
portent.
Chaque méthode est illustrée par un
ou deux exemples qui la suivent.

iv
Énoncés des exercices
De nombreux exercices de difficulté
croissante sont proposés pour s’entraî-
ner. La difficulté de chaque exercice
est indiquée sur une échelle de 1 à 4.

Du mal à démarrer ?
Des conseils méthodologiques sont
proposés pour bien aborder la résolu-
tion des exercices.
© Dunod. Le photocopie non autorisée est un délit

Corrigés des exercices


Tous les exercices sont corrigés de fa-
çon détaillée.

v
Remerciements

Nous tenons ici à exprimer notre gratitude aux nombreux collègues qui ont accepté de réviser des parties
du manuscrit :

Marc Albrecht, Bruno Arsac, Jean-Philippe Berne, Jacques Blanc, Gérard Bourgin, Sophie
Cohéléach, Carine Courant, Sylvain Delpech, Hermin Durand, Jean Feyler, Viviane Gaggioli,
Marguerite Gauthier, Daniel Genoud, André Laffont, Hadrien Larôme, Ibrahim Rihaoui, René Roy,
Philippe Saadé, Marie-Dominique Siéfert, Marie-Pascale Thon, Audrey Verdier.
© Dunod. Le photocopie non autorisée est un délit

vii
Raisonnement, Chapitre 1 TITRE FICTIF

vocabulaire ensembliste
Raisonnement,
vocabulaire ensembliste

Plan
Les méthodes à retenir 2
Thèmes abordés dans les exercices
• Mise en oeuvre, sur des exemples simples, des différents
Les énoncés des exercices 7 types de raisonnement
Du mal à démarrer ? 11 • Égalités et inclusions d’ensembles obtenus par opérations
Les corrigés des exercices 12 sur des parties d’un ensemble
Vrai ou faux ? 18
• Injectivité, surjectivité, bijectivité
Vrai ou faux, les réponses 19
• Image directe, image réciproque d’une partie par une ap-
plication.

Points
pour la essentiel
résolutions dudescours
exercices
• Définition et propriétés des opérations entre ensembles,
∩, ∪, {E , \
• Définition de la fonction indicatrice d’une partie d’un en-
semble
• Définition du produit cartésien d’un nombre fini d’en-
sembles
• Définition et propriétés de l’injectivité, de la surjectivité,
de la bijectivité pour les applications
© Dunod. Le photocopie non autorisée est un délit

• Définition de l’image directe, de l’image réciproque d’une


partie par une application
• Relations d’équivalence, relations d’ordre.

1
Chapitre 1 – Raisonnement, vocabulaire ensembliste

Les méthodes à retenir


Méthode
Essayer de passer par les éléments des ensembles, ou de calculer globa-
lement sur les ensembles. La deuxième voie est en général plus courte
Pour travailler de ma-
et plus claire (si elle est praticable).
nière générale sur des
➟ Exercices 1.1, 1.2, 1.7, 1.8, 1.16 à 1.18
ensembles

Exemple
On a :
(A \ C) \ (B \ C) = (A ∩ C) \ (B ∩ C)
Soient E un ensemble, A, B, C ∈ P(E).
= (A ∩ C) ∩ B ∩ C
Montrer : (A\C)\(B\C) = A\(B ∪ C).
= (A ∩ C) ∩ (B ∪ C)
= (A ∩ C ∩ B) ∪ (A ∩ C ∩ C)
= A ∩ B ∩ C
= A ∩ (B ∪ C)
= A \ (B ∪ C).

Méthode
Essayer de :
Pour établir une égalité • soit montrer directement l’égalité
d’ensembles • soit montrer deux inclusions : A ⊂ B et B ⊂ A
• soit utiliser les fonctions indicatrices des parties d’un ensemble
➟ Exercices 1.2, 1.7, 1.8, 1.12, 1.18

Dans chacune des deux premières options, on essaie de passer par les
éléments ou de calculer globalement sur les ensembles.

Exemple
On a :
(A \ B) ∪ (A \ C) = (A ∩ B) ∪ (A ∩ C)
Soient E un ensemble, A, B ∈ P(E).
= A ∩ (B ∪ C)
Montrer :
= A ∩ B ∩ C
(A \ B) ∪ (A \ C) = A \ (B ∩ C).
= A \ (B ∩ C).

2
Les méthodes à retenir

Exemple
• Soit y ∈ R tel qu’il existe x ∈ [−1 ; 2] tel que y = x2 .
Si x ∈ [−1 ; 0], alors y ∈ [0 ; 1].
Montrer :
Si x ∈ [0 ; 2], alors y ∈ [0 ; 4].
y ∈ R ; ∃ x ∈ [−1 ; 2], y = x2 = [0 ; 4]. On déduit y ∈ [0 ; 4].


Ceci montre que le premier ensemble est inclus dans le second.


• Réciproquement, soit y ∈ [0 ; 4].

En notant x = y, on a x ∈ [0 ; 2] ⊂ [−1 ; 2] et y = x2 .
Ceci montre que le second ensemble est inclus dans le premier.
On conclut à l’égalité demandée.

Méthode
Montrer que :
Pour montrer, par ré- • P(n0 ) est vraie (initialisation)
currence (faible), qu’une • pour tout entier n fixé tel que n > n0 , si P(n) est vraie, alors
propriété P(n) est vraie P(n + 1) est vraie (hérédité).
pour tout entier n tel
➟ Exercice 1.5
que n > n0

Exemple
Initialisation :
Pour n = 0, on a : φ21 − φ2 φ0 = 12 − 1 · 0 = 1 = (−1)0 ,
On considère la suite de Fibonacci donc la formule est vraie pour n = 0.
(φn )n∈N définie par φ0 = 0, φ1 = 1 et :
Hérédité : Supposons que la formule soit vraie pour un n ∈ N fixé.
∀n ∈ N, φn+2 = φn+1 + φn . On a alors :
Montrer : φ2n+2 − φn+3 φn+1 = φ2n+2 − (φn+2 + φn+1 )φn+1

∀n ∈ N, φ2n+1 − φn+2 φn = (−1)n . = (φ2n+2 − φn+2 φn+1 ) − φ2n+1


© Dunod. Le photocopie non autorisée est un délit

= φn+2 (φn+2 − φn+1 ) − φ2n+1


= φn+2 φn − φ2n+1
= −(φ2n+1 − φn+2 φn )
= −(−1)n = (−1)n+1 ,
donc la formule est vraie pour n + 1.
Ceci montre, par récurrence, que la formule est vraie pour tout n ∈ N.

Méthode
Montrer que :
Pour montrer, par récur- • P(n0 ) et P(n0 + 1) sont vraies (initialisation)
rence à deux pas, qu’une • pour tout entier n fixé tel que n > n0 , si P(n) et P(n + 1) sont
propriété P(n) est vraie vraies, alors P(n + 2) est vraie (hérédité).
pour tout entier n tel
➟ Exercice 1.10
que n > n0

3
Chapitre 1 – Raisonnement, vocabulaire ensembliste

Exemple
Initialisation : Pour n = 1, on a u1 = 1 > 0, et, pour n = 2, on a
u1 + u0 1
u2 = = > 0 donc la propriété est vraie pour n = 1 et pour
On considère la suite réelle (un )n∈N dé- n = 2.
2 2
finie par u0 = 0, u1 = 1 et :
Hérédité : Supposons que la propriété soit vraie pour n et n + 1, où
un+1 + un un+1 + un
∀n ∈ N, un+2 = . n ∈ N∗ est fixé. On a donc un > 0 et un+1 > 0, d’où > 0,
2 2
Montrer : donc la propriété est vraie pour n + 2.
∀n ∈ N∗ , un > 0. Ceci montre, par récurrence à deux pas, que la propriété est vraie pour
tout n ∈ N∗ .

Méthode
Montrer que :
Pour montrer, par ré- • P(n0 ) est vraie (initialisation)
currence forte, qu’une • pour tout entier n fixé tel que n > n0 , si P(n0 ), ..., P(n) sont
propriété P(n) est vraie vraies, alors P(n + 1) est vraie (hérédité).
pour tout entier n tel
➟ Exercice 1.11
que n > n0

Exemple
Initialisation : Pour n = 1, on a bien 0 < u1 6 1 car u1 = 1.
Hérédité : Supposons, pour un n ∈ N∗ fixé, que l’on ait :
On considère la suite réelle (un )n∈N∗ dé-
finie par u1 = 1 et : ∀k ∈ {1, ..., n}, 0 < uk 6 1.
u1 + u22 + ··· + un u1 + u22 + · · · + un 0 + ··· + 0
∀n ∈ N∗ , un+1 = n
. On a alors : un+1 = n
> =0
nn nn nn
Montrer : ∀n ∈ N∗ , 0 < un 6 1.
2 n
u1 + u2 + · · · + un 1 + ··· + 1 n 1
et un+1 = 6 = n = n−1 6 1.
nn nn n n
Ceci montre, par récurrence forte : ∀n ∈ N∗ , 0 < un 6 1.

Méthode
Essayer de :
Pour résoudre une ques- • utiliser les définitions et les propositions du cours sur la com-
tion portant sur injecti- posée de deux applications injectives (resp. surjectives)
vité, surjectivité, bi- • utiliser le résultat de l’exercice classique 1.14 (en le redémon-
jectivité, d’applications trant).
dans un cadre général ➟ Exercices 1.3, 1.14, 1.15

4
Les méthodes à retenir

Exemple
? • Injectivité : Soit (x1 , x2 ) ∈ E 2 tel que f (x1 ) = f (x2 ).
On a alors :
Soient E un ensemble, f : E −→ E une
application telle que f ◦ f = IdE .
 
x1 = (f ◦ f )(x1 ) = f f (x1 ) = f f (x2 ) = (f ◦ f )(x2 ) = x2 .
Montrer que f est bijective et que :
Ceci montre que f est injective.
f −1 = f. • Surjectivité : Soit y ∈ E.
On a : y = (f ◦ f )(y) = f f (y) , donc il existe x ∈ E (on peut prendre

x = f (y)) tel que y = f (x). Ceci montre que f est surjective.

On conclut que f est bijective.


? Puisque f est bijective, on peut utiliser f −1 et on a :
f −1 = f −1 ◦ IdE = f −1 ◦ (f ◦ f ) = (f −1 ◦ f ) ◦ f = IdE ◦ f = f.

Méthode
Appliquer les définitions.
Pour manipuler, dans Pour f : E −→ F, A ∈ P(E), A0 ∈ P(F ), on a :
un cadre général, des 
images directes, des f (A) = y ∈ F ; ∃ a ∈ A, y = f (x) ,
images réciproques f −1 (A0 ) = x ∈ E ; f (x) ∈ A0 .

de parties par des
applications Autrement dit :
pour tout y ∈ F : y ∈ f (A) ⇐⇒ ∃ a ∈ A, y = f (a)


et, pour tout x ∈ E : x ∈ f −1 (A0 ) ⇐⇒ f (x) ∈ A0 .


➟ Exercices 1.16, 1.17

Exemple
On a, pour tout x ∈ E :
 
Soient E, F deux ensembles, une appli- x ∈ f −1 {F (A0 ) ⇐⇒ f (x) ∈ {F (A0 )
© Dunod. Le photocopie non autorisée est un délit

cation f : E −→ F et A0 ∈ P(F ). ⇐⇒ / A0
f (x) ∈
Montrer :
Non f (x) ∈ A0

  ⇐⇒
f −1 {F (A0 ) = {E f −1 (A0 ) .

Non x ∈ f −1 (A0 )

⇐⇒
x ∈ {E f −1 (A0 ) ,

⇐⇒
d’où l’égalité voulue.

Méthode
Revenir à la définition, c’est-à-dire montrer que :
Pour montrer qu’une re- • R est réflexive : ∀x ∈ E, x R x
lation R, dans un en- • R est symétrique : ∀(x, y) ∈ E 2 ,

x R y =⇒ y R x
semble E, est une rela- (
tion d’équivalence • R est transitive : ∀(x, y, z) ∈ E 3 ,
xRy
=⇒ x R z.
yRz
➟ Exercice 1.6

5
Chapitre 1 – Raisonnement, vocabulaire ensembliste

Exemple
? • On a, pour tout x ∈ R, |x| = |x|, d’où x R x, donc R est réflexive.
• On a, pour tous x, y ∈ R :
On note R la relation définie dans R par :
x R y ⇐⇒ |x| = |y| ⇐⇒ |y| = |x| ⇐⇒ y R x,
∀(x, y) ∈ R2 , x R y ⇐⇒ |x| = |y| .

donc R est symétrique.
Montrer que R est une relation d’équi- • On a, pour tous x, y, z ∈ R :
valence dans R et déterminer, pour tout ( (
x ∈ R, la classe de x modulo R. xRy |x| = |y|
⇐⇒ =⇒ |x| = |z| ⇐⇒ x R z,
yRz |y| = |z|

donc R est transitive.


On conclut que R est une relation d’équivalence dans R.
? Pour tout x ∈ R, la classe de x modulo R est :

si x 6= 0
(
{x, −x}
b = {y ∈ R ; x R y} = {y ∈ R ; |x| = |y|} =
x
{0} si x = 0.

Méthode
Revenir à la définition, c’est-à-dire montrer que :
Pour montrer qu’une re- • R est réflexive : ∀x ∈ E, x R x (
xRy
lation R, dans un en-

• R est antisymétrique : ∀(x, y) ∈ E , 2
=⇒ x = y
semble E, est une rela- yRx
tion d’ordre
(
xRy 
• R est transitive : ∀(x, y, z) ∈ E 3 , =⇒ x R z .
yRz
➟ Exercices 1.9, 1.13

Exemple
? • On a, pour toute f ∈ E : ∀x ∈ R, f (x) 6 f (x),
d’où f 6 f , donc 6 est réflexive.
On note E = RR l’ensemble des applica- • On a, pour toutes f, g ∈ E :
tions de R dans R et 6 la relation définie
dans E par, pour toutes f, g ∈ E :
 
f 6 g ∀x ∈ R, f (x) 6 g(x)
 ⇐⇒
f 6 g ⇐⇒ ∀x ∈ R, f (x) 6 g(x) . g 6 f ∀x ∈ R, g(x) 6 f (x)

Montrer que 6 est une relation d’ordre



⇐⇒ ∀x ∈ R, f (x) = g(x) ⇐⇒ f = g,
dans E. Cet ordre est-il total ? donc 6 est antisymétrique.
• On a, pour toutes f, g, h ∈ E :
 
f 6 g ∀x ∈ R, f (x) 6 g(x)
⇐⇒
g 6 h ∀x ∈ R, g(x) 6 h(x)

=⇒ ∀x ∈ R, f (x) 6 h(x) ⇐⇒ f 6 h,
donc 6 est transitive.
Ceci montre que 6 est une relation d’ordre dans E.
? Considérons f : R −→ R, x 7−→ 0 et g : R −→ R, x 7−→ x.
On a f (1) = 0 < 1 = g(1), donc on n’a pas g 6 f .
On a f (1) = 0 > −1 = g(−1), donc on n’a pas f 6 g.
On conclut que l’ordre 6 sur E n’est pas total.

6
Énoncés des exercices

Énoncés des exercices


1.1 Exemple de calcul ensembliste : inclusion
Soient E un ensemble, A, B, C ∈ P(E).
a) Montrer : (A ∪ B) ∩ C ⊂ A ∪ (B ∩ C).
b) Établir qu’il y a égalité dans l’inclusion précédente si et seulement si : A ⊂ C.

1.2 Exemple de calcul ensembliste : équivalence entre deux égalités

Soient E un ensemble, A, B, C ∈ P(E). Montrer :

A ∩ B = A ∩ C ⇐⇒ A ∩ {E (B) = A ∩ {E (C).

1.3 Exemple d’une restriction bijective


3x − 1
On considère la fonction f de R dans R donnée par : f (x) = .
x−2
a) Montrer qu’il existe un réel et un seul, noté a, n’ayant pas d’image par f .
b) Montrer qu’il existe un réel et un seul, noté b, n’ayant pas d’antécédent par f .
c) Montrer que la restriction g de f à R\{a} au départ et à R\{b} à l’arrivée est bijective,
et préciser l’application réciproque g −1 de g.

1.4 Exemple de calcul de composée de deux applications


© Dunod. Le photocopie non autorisée est un délit

On note f, g : R −→ R les applications définies, pour tout x ∈ R, par :

f (x) = 1 + x, g(x) = x2 .

Préciser f ◦ g et g ◦ f. A-t-on f ◦ g = g ◦ f ?

1.5 Exemple de raisonnement par récurrence (faible)


On considère la suite de Lucas (Ln )n∈N définie par L0 = 2, L1 = 1 et :

∀n ∈ N, Ln+2 = Ln+1 + Ln .

Montrer, par récurrence, pour tout n ∈ N :


a) L2n+1 − Ln Ln+2 = 5(−1)n+1
n
b)
X
L2k = Ln Ln+1 + 2
k=0
c) L2n = L2n − 2(−1)n et L2n+1 = Ln Ln+1 − (−1)n .
7
Chapitre 1 – Raisonnement, vocabulaire ensembliste

1.6 Exemple de relation d’équivalence dans R


On note R la relation définie dans R par :

∀(x, y) ∈ R2 , x R y ⇐⇒ x2 − 2x = y 2 − 2y .


a) Montrer que R est une relation d’équivalence dans R.


b) Déterminer, pour tout x ∈ R, la classe d’équivalence de x modulo R.

1.7 Réunion ou intersection de produits cartésiens


Soient E, F deux ensembles, A1 , A2 des parties de E, B1 , B2 des parties de F .
a) Montrer : (A1 × B1 ) ∩ (A2 × B2 ) = (A1 ∩ A2 ) × (B1 ∩ B2 ).
b) 1) Montrer : (A1 × B1 ) ∪ (A2 × B1 ) = (A1 ∪ A2 ) × B1 .
2) A-t-on nécessairement : (A1 × B1 ) ∪ (A2 × B2 ) = (A1 ∪ A2 ) × (B1 ∪ B2 ) ?

1.8 Études de P(E ∩ F ) et de P(E ∪ F )

a) Montrer : E ⊂ F ⇐⇒ P(E) ⊂ P(F ).


b) Établir : P(E ∩ F ) = P(E) ∩ P(F ).
c) A-t-on : P(E ∪ F ) = P (E) ∪ P(F ) ?

1.9 Exemple de relation d’ordre sur les entiers

On considère la relation R définie dans N∗ par : x R y ⇐⇒ ∃ n ∈ N∗ , y = xn .




a) Montrer que R est un ordre sur N∗ .


b) Est-ce que R est total ?

1.10 Exemple de raisonnement par récurrence à deux pas


On considère la suite réelle (un )n∈N définie par u0 = 0, u1 = 1 et :
un+1 + un
∀n ∈ N, un+2 = + 1.
2
Montrer que la suite (un )n∈N est strictement croissante.

1.11 Exemple de raisonnement par récurrence forte


On considère la suite réelle (un )n∈N définie par u0 = 1 et :
n
X uk
∀n ∈ N, un+1 = .
k!(n − k)!
k=0

Montrer : ∀n ∈ N, un ∈ Q∗+ .
8
Énoncés des exercices

1.12 Fonction indicatrice d’une partie d’un ensemble


Soit E un ensemble.
On rappelle que, pour toute A ∈ P(E), la fonction indicatrice de A est l’application

si x ∈
(
0 /A
1A : E 7−→ {0, 1}, x 7−→
1 si x ∈ A.

On note 1 l’application de P(E) dans {0, 1} constante égale à 1.


a) Montrer, pour toutes A, B ∈ P(E) :

A = B ⇐⇒ 1A = 1B , 1A = 1 − 1A ,

1A ∩ B = 1A 1B , 1A ∪ B = 1A + 1B − 1A 1B , 1A\B = 1A − 1A 1B .
b) En déduire, pour toutes A, B ∈ P(E) : A ∩ (A ∪ B) = A et A ∪ (A ∩ B) = A.

1.13 Exemple de relation d’ordre sur un ensemble de fonctions


On note E l’ensemble des applications f : [0 ; +∞[ −→ R dérivables, telles que f (0) = 1,
et on note R la relation définie dans E par, pour tout (f, g) ∈ E 2 :

f R g ⇐⇒ f 0 6 g 0 .

a) Montrer que R est une relation d’ordre sur E.


b) Est-ce que l’ordre R est total ?
c) Montrer : ∀(f, g) ∈ E 2 ,

f R g =⇒ f 6 g .
d) A-t-on : ∀(f, g) ∈ E 2 ,

f 6 g =⇒ f R g ?

1.14 Composée injective, composée surjective


Soient E, F, G des ensembles, f : E −→ F, g : F −→ G des applications. Montrer :
© Dunod. Le photocopie non autorisée est un délit

a) si g ◦ f est injective, alors f est injective


b) si g ◦ f est surjective, alors g est surjective
c) si g ◦ f est bijective, alors f est injective et g est surjective.

1.15 Conséquences de la bijectivité d’une certaine composée


Soient E, F des ensembles, f : E −→ F, g : F −→ E des applications.
On suppose que g ◦ f ◦ g est bijective. Montrer que f et g sont bijectives.
On pourra utiliser le résultat de l’exercice 1.14

1.16 Images directes de parties par une application


Soient E, E 0 deux ensembles, f : E −→ E 0 une application. Montrer, pour toutes par-
ties A, B de E :
a) A ⊂ B =⇒ f (A) ⊂ f (B)
b) A ⊂ f −1 f (A)


c) f (A ∪ B) = f (A) ∪ f (B)
d) f (A ∩ B) ⊂ f (A) ∩ f (B).
9
Chapitre 1 – Raisonnement, vocabulaire ensembliste

1.17 Images réciproques de parties par une application


Soient E, E 0 deux ensembles, f : E −→ E 0 une application. Montrer, pour toutes par-
ties A0 , B 0 de E :
a) A0 ⊂ B 0 =⇒ f −1 (A0 ) ⊂ f −1 (B 0 )
b) f f −1 (A0 ) ⊂ A0


c) f −1 (A0 ∪ B 0 ) = f −1 (A0 ) ∪ f −1 (B 0 )
d) f −1 (A0 ∩ B 0 ) = f −1 (A0 ) ∩ f −1 (B 0 ).
1.18 Différence symétrique, associativité
Soit E un ensemble. On note, pour toutes parties A, B de E :

A M B = (A ∪ B) ∩ (A ∩ B),

appelée différence symétrique de A et B.


a) Deux exemples : Déterminer A M B dans les deux exemples suivants :
1) E = {1, 2, 3, 4}, A = {1, 2}, B = {1, 3}
2) E = R, A = ] − ∞ ; 2], B = [1 ; +∞[.

b) Établir : ∀(A, B) ∈ P(E) , A M B = (A ∩ B) ∪ (B ∩ A).


2

c) Montrer, pour tout (A, B) ∈ P(E) : 1A M B = 1A + 1B − 2 · 1A 1B .


2

d) En déduire que la loi M est associative dans P(E), c’est-à-dire :


3
∀(A, B, C) ∈ P(E) , (A M B) M C = A M (B M C).

10
Du mal à démarrer ?

Du mal à démarrer ?
1.1 a) Utiliser la distributivité de ∩ sur ∪. 1.12 a) • Un sens est évident.
b) Séparer l’équivalence logique en deux implica- Réciproquement, supposer 1A = 1B et partir d’un
tions. élément quelconque a de A, pour montrer A ⊂ B.
1.2 Première méthode : • Pour x ∈ E, séparer en cas : x ∈ A, x ∈
/ A.
Noter A0 ,... le complémentaire de A, ... dans E et • Pour x ∈ E, séparer en cas : x ∈ A ∩ B, x ∈
/
raisonner par équivalences logiques en passant aux A ∩ B.
complémentaires. • Passer aux complémentaires à partir du résultat
précédent.
Deuxième méthode :
• Utiliser les résultats précédents.
Supposer A ∩ B = A ∩ C.
b) Calculer 1A ∩ (A ∪ B) et 1A ∪ (A ∩ B) .
•Partir d’un élément quelconque x de A ∩ {E (B) et
raisonner par l’absurde.
•L’autre inclusion s’en déduit en échangeant B 1.13 a) Revenir à la définition d’une relation d’ordre.
et C. b) Envisager f, g de façon que f − g ne soit ni crois-
sante ni décroissante.
1.3 a) a = 2. b) b = 3.
c) Remarquer que, si f R g, alors f − g est décrois-
c) À partir de y = f (x), calculer x en fonction de y.
sante et se rappeler que f (0) = g(0).
1.4 Calculer, pour tout x ∈ R, (f ◦ g)(x) et (g ◦ f )(x), d) Envisager f, g de façon que f 6 g mais que f − g
et trouver un x ∈ R tel que ces deux résultats soient ne soit pas décroissante.
différents.
1.5 Récurrence (faible) sur n, pour chacune des trois 1.14 a) Revenir aux définitions.
questions. b) Revenir aux définitions.
Pour c), utiliser a). c) Se déduit directement de a) et b).
1.6 a) Revenir à la définition d’une relation d’équiva-
lence. 1.15 Appliquer le résultat de l’exercice 1.14, en groupant
en (g ◦ f ) ◦ g ou en g ◦ (f ◦ g).
Noter f : R −→ R, x 7−→ x2 − 2x, pour la commo-
dité.
b) Revenir à la définition de la classe d’équivalence 1.16 a) Supposer A ⊂ B.
b de x modulo R : ∀y ∈ R, y ∈ x
x b ⇐⇒ x R y .
 Partir d’un élément quelconque y de f (A) et utili-
ser la définition de l’image directe d’une partie de E
1.7 a) Raisonner par équivalences logiques successives, par f .
© Dunod. Le photocopie non autorisée est un délit

en partant de (a, b) ∈ (A1 × B1 ) ∩ (A2 × B2 ). b) Partir de a ∈ A et utiliser les définitions.


b) 1) Même méthode qu’en a). c) • Montrer, en utilisant a) :
2) Envisager un élément de A1 × B2 .
f (A) ∪ f (B) ⊂ f (A ∪ B).
1.8 a) Séparer l’équivalence logique en deux implica-
tions. • Réciproquement, partir de y ∈ f (A ∪ B) et utili-
ser la définition de l’image directe d’une partie de E
1) Supposer E ⊂ F. Alors, toute partie de E est une par f .
partie de F. d) Utiliser a).
2) Réciproquement, supposer P(E) ⊂ P(F ). Pour
montrer que tout élément x de E est élément de F,
1.17 a) Supposer A0 ⊂ B 0 .
penser à considérer le singleton {x}.
Partir d’un éléments quelconque x de f −1 (A0 ) et uti-
b) Raisonner par équivalences logiques. liser la définition de l’image réciproque d’une partie
c) Montrer, par un contrexemple, qu’il se peut que de F par f .
P(E ∪ F ) et P(E) ∪ P(F ) ne soient pas égaux. b) Partir de y ∈ f f −1 (A0 ) et utiliser les défini-

tions.
1.9 a) Revenir à la définition d’une relation d’ordre.
c) Raisonner par équivalences logiques successives en
b) Envisager les éléments 1 et 2 de N∗ , par exemple. partant de x ∈ f −1 (A0 ∪ B 0 ) et en appliquant les dé-
finitions.
1.10 Récurrence à deux pas sur n.
d) Raisonner par équivalences logiques successives en
partant de x ∈ f −1 (A0 ∩ B 0 ) et en appliquant les dé-
1.11 Récurrence forte sur n.
finitions.
11
Chapitre 1 – Raisonnement, vocabulaire ensembliste

1.18 a) Réponses : En particulier, pour tous ensembles X, Y :


1) A M B = {2, 3}, 1X = 1 − 1X , 1X ∩ Y = 1X 1Y ,
2) A M B = ] − ∞ ; 1[ ∪ ]2 ; +∞[.
1X ∪ Y = 1X + 1Y − 1X 1Y .
b) Calculer A M B d’après sa définition, en utilisant
d) Calculer les fonctions caractéristiques des deux
les formules sur le calcul sur les ensembles.
membres.
c) Utiliser b) et les formules sur les fonctions carac-
téristiques (cf. Exercice 1.12).

Corrigés des exercices


1.1 Raisonnons par l’absurde : supposons x ∈ C.
a) On a, par distributivité de ∩ sur ∪ : Alors, x ∈ A ∩ C = A ∩ B, donc x ∈ B, contradiction.
Ceci montre x ∈
/ C, donc x ∈ {E (C), puis x ∈ A ∩ {E (C).
(A ∪ B) ∩ C = (A ∩ C ) ∪ (B ∩ C) ⊂ A ∪ (B ∩ C).
| {z } On a ainsi montré : A ∩ {E (B) ⊂ A ∩ {E (C).
⊂A
•Par rôles symétriques de B et C dans A ∩ B = A ∩ C,
b) •Supposons (A ∪ B) ∩ C = A ∪ (B ∩ C).
on a aussi l’autre inclusion, d’où l’égalité.
Soit x ∈ A.
1.3
Alors, x ∈ A ∪ (B ∩ C) = (A ∪ B) ∩ C, donc x ∈ C.
a) Il est clair que : a = 2.
Ceci montre : A ⊂ C. b) Soit (x, y) ∈ (R \ {2}) × R. On a :
•Réciproquement, supposons A ⊂ C. 3x − 1
y = f (x) ⇐⇒ y = ⇐⇒ xy − 2y = 3x − 1
On a alors, par distributivité de ∩ sur ∪ : x−2
⇐⇒ xy − 3x = 2y − 1 ⇐⇒ (y − 3)x = 2y − 1.
(A ∪ B) ∩ C = (A ∩ C ) ∪ (B ∩ C) = A ∪ (B ∩ C).
2y − 1
Si y 6= 3, on a : y = f (x) ⇐⇒ x =
| {z }
=A
On conclut qu’il y a égalité dans l’inclusion obtenue en a) si y−3
et seulement si A ⊂ C. donc y admet un antécédent et un seul par f , qui est
2y − 1
.
y−3
1.2
Si y = 3, alors : y = f (x) ⇐⇒ 0x = 5,
Première méthode, par les ensembles globalement :
Notons A0 ,... le complémentaire de A,... dans E. donc y n’a pas d’antécédent par f .
1) On a : A ∩ B=A ∩ C Il existe donc un réel et un seul, b = 3, n’ayant pas d’antécé-
=⇒ 0
(A ∩ B) = (A ∩ C) 0 dent par f .
3x − 1
⇐⇒ A0 ∪ B0 = A0 ∪ C 0 c) L’application g : R \ {2} −→ R \ {3}, x 7−→
x−2
=⇒ A ∩ (A 0 ∪ B 0 ) = A ∩ (A 0 ∪ C 0 )
est la restriction de f à R \ {2} au départ et à R \ {3} à
⇐⇒ (A ∩ A 0 ) ∪ (A ∩ B 0 ) = (A ∩ A 0 ) ∪ (A ∩ C 0 ) l’arrivée.
⇐⇒ A ∩ B 0 = A ∩ C 0. On a, pour tout (x, y) ∈ (R \ {2}) × (R \ {3}) :
2) On applique le résultat précédent à (B à la place
0, C 0) 3x − 1 2y − 1
y = g(x) ⇐⇒ y = ⇐⇒ x = .
de (B, C) et on obtient l’implication réciproque. x−2 y−3
Ainsi, tout élément y de l’arrivée admet un antécédent et un
Deuxième méthode, par les éléments :
seul par g, donc g est bijective, et l’application réciproque de
On suppose A ∩ B = A ∩ C. g est : g −1 : R \ {3} −→ R \ {2}, y 7−→
2y − 1
.
y−3
•Soit x ∈ A ∩ {E (B). Alors, x ∈ A et x ∈
/ B.
12
Corrigés des exercices

CORRIGÉS

1.4 L2n+1 = L1 = 1
•On a, pour tout x ∈ R : et
Ln Ln+1 − (−1)n = 2 · 1 − 1 = 1,

(f ◦ g)(x) = f g(x) = f (x2 ) = 1 + x2

donc la formule (système de deux formules) est vraie pour
(g ◦ f )(x) = g f (x) = g(1 + x) = (1 + x)2 = 1 + 2x + x2 . n = 0.

•Hérédité :
•Par exemple : (f ◦ g)(1) = 2 et (g ◦ f )(1) = 4,
donc : f ◦ g 6= g ◦ f. Supposons la formule vraie pour un n ∈ N fixé.
On a alors :
1.5
L2n+2 = L2n+1 + L2n
a) •Initialisation :
Ln Ln+1 − (−1)n + L2n − 2(−1)n
 
=
Pour n = 0, on a :
= (Ln Ln+1 + L2n ) − 3(−1)n
L2n+1 − Ln Ln+2 = L21 − L0 L2 = 12 − 2 · 3 = −5
= Ln (Ln+1 + Ln ) − 3(−1)n
et 5(−1)n+1 = −5, = Ln Ln+2 − 3(−1)n
donc la formule est vraie pour n = 0. L2n+1 − 5(−1)n+1 − 3(−1)n

=
•Hérédité : = L2n+1 + 2(−1)n
Supposons la formule vraie pour un n ∈ N fixé. et = L2n+1 − 2(−1)n+1
L2n+3 = L2n+2 + L2n+1
On a alors : L2n+2 − Ln+1 Ln+3 L2n+1 − 2(−1)n+1 + Ln Ln+1 − (−1)n
 
=
= L2n+2 − Ln+1 (Ln+2 + Ln+1 ) = Ln+1 Ln+1 + Ln − (−1)n+1


= (L2n+2 − Ln+1 Ln+2 ) − L2n+1 = Ln+1 Ln+2 − (−1)n+1 ,


= Ln+2 (Ln+2 − Ln+1 ) − L2n+1 donc la formule est vraie pour n + 1.

= Ln+2 Ln − L2n+1 Ceci montre, par récurrence sur n, que la formule proposée
est vraie pour tout n ∈ N.
−(L2n+1 − Ln Ln+2 )
=
= − 5(−1)n+1 = 5(−1)n+2 , 1.6


donc la formule est vraie pour n + 1. a) Notons f : R −→ R, x 7−→ x2 − 2x.


Ceci montre, par récurrence sur n, que la formule proposée 1) Réflexivité :
est vraie pour tout n ∈ N. On a, pour tout x ∈ R, f (x) = f (x), donc x R x.
b) •Initialisation : 2) Symétrie :
n
Soit (x, y) ∈ R2 tel que x R y.
Pour n = 0 :
X
L2k = L20 2
= 2 = 4,
On a alors f (x) = f (y), donc f (y) = f (x), d’où y R x.
© Dunod. Le photocopie non autorisée est un délit

k=0
et : Ln Ln+1 + 2 = L0 L1 + 2 = 2 · 1 + 2 = 4, 3) Transitivité :
donc la formule est vraie pour n = 0. Soit (x, y, z) ∈ R3 tel que x R y et y R z.
On a alors f (x) = f (y) et f (y) = f (z), donc f (x) = f (z),
•Hérédité : d’où x R z.
Supposons la formule vraie pour un n ∈ N fixé. On conclut : R est une relation d’équivalence dans R.
On a alors : b) Soit x ∈ R.
n+1 n
X  Notons xb la classe d’équivalence de x modulo R.
X
L2k = L2k + L2n+1 On a, pour tout y ∈ R : y ∈ x
b
k=0 k=0
⇐⇒ xRy
= (Ln Ln+1 + 2) + L2n+1
⇐⇒ x2 − 2x = y 2 − 2y
= (Ln Ln+1 + L2n+1 ) + 2
⇐⇒ x2 − y 2 − 2x + 2y = 0
= Ln+1 (Ln + Ln+1 ) + 2 = Ln+1 Ln+2 + 2,
donc la formule est vraie pour n + 1. ⇐⇒ (x − y)(x + y − 2) = 0
y = x ou y = 2 − x .

⇐⇒
Ceci montre, par récurrence sur n, que la formule proposée 
est vraie pour tout n ∈ N.
 {1} si x=1
On conclut : x
b=
c) •Initialisation : {x, 2 − x} si x 6= 1.
Il en résulte que x
b est de cardinal 1 si x = 1, de cardinal 2 si

L2n = L0 = 2
Pour n = 0 : x 6= 1.
L2 − 2(−1)n = 22 − 2 = 2
n
13
Chapitre 1 – Raisonnement, vocabulaire ensembliste

1.7 et on conclut : P(E ∩ F ) = P(E) ∩ P(F ).


a) On a, pour tout (a, b) ∈ E × F : c) 1) On a, pour tout ensemble X :
(a, b) ∈ (A1 × B1 ) ∩ (A2 × B2 )
X ⊂ E ou X ⊂ F

X ∈ P(E) ∪ P(F ) ⇐⇒
(a, b) ∈ A1 × B1 et (a, b) ∈ A2 × B2

⇐⇒
=⇒ X ∈ E ∪ F ⇐⇒ X ∈ P(E ∪ F ),
a ∈ A1 et b ∈ B1 et a ∈ A2 et b ∈ B2
 
⇐⇒
ce qui montre : P(E) ∪ P(F ) ⊂ P(E ∪ F ).
a ∈ A1 et a ∈ A2 et b ∈ B1 et b ∈ B2
 
⇐⇒
2) Mais la réciproque est en général fausse. En effet, si un
a ∈ A1 ∩ A2 et b ∈ B1 ∩ B2 ensemble X est inclus dans une réunion E ∪ F, cela n’en-

⇐⇒
traîne pas, en général, que X soit inclus dans E ou que X
⇐⇒ (a, b) ∈ (A1 ∩ A2 ) × (B1 ∩ B2 ),
soit inclus dans F. En effet, X peut contenir des éléments
donc : (A1 × B1 ) ∩ (A2 × B2 ) = (A1 ∩ A2 ) × (B1 ∩ B2 ). de E qui ne sont pas dans F et des éléments de F qui ne sont
b) 1) On a, pour tout (a, b) ∈ E × F : pas dans E.
(a, b) ∈ (A1 × B1 ) ∪ (A2 × B1 ) Pour montrer la non-inclusion, donnons un contrexemple :
⇐⇒ (a, b) ∈ A1 × B1 ou (a, b) ∈ A2 × B1
 E = {1}, F = {2}. On a ici :

(a ∈ A1 ou a ∈ A2 ) et b ∈ B1

P(E ∪ F ) = P({1, 2}) = ∅, {1}, {2}, {1, 2} ,

⇐⇒
a ∈ A1 ∪ A2 et b ∈ B1

⇐⇒
  
P(E) ∪ P(F ) = ∅, {1} ∪ ∅, {2} = ∅, {1}, {2} .
⇐⇒ (a, b) ∈ (A1 ∪ A2 ) × B1 , Dans cet exemple, on n’a pas égalité entre P(E ∪ F ) et
donc : (A1 × B1 ) ∪ (A2 × B1 ) = (A1 ∪ A2 ) × B1 . P(E) ∪ P(F ).
2) L’ensemble (A1 ∪ A2 ) × (B1 ∪ B2 ) contient, entre autres,
1.9
les couples (a, b) où a ∈ A1 et b ∈ B2 , et ces couples ne sont
pas nécessairement dans A1 × B1 ou A2 × B2 . a) 1) Réflexivité :
Donnons un contrexemple. On a, pour tout x ∈ N∗ , x R x, car x = x1 .
Notons E = F = {0, 1}, A1 = B1 = {0}, A2 = B2 = {0, 1}.
2) Antisymétrie :
On a alors : (A1 × B1 ) ∪ (A2 × B2 ) = {(0, 0)} ∪ {(1, 1)}
Soient x, y ∈ N∗ tels que x R y et y R x.
et (A1 ∪ A2 ) × (B1 ∪ B2 ) = {0, 1} × {0, 1} Il existe n, p ∈ N∗ tels que y = xn et x = y p .

= (0, 0), (0, 1), (1, 0), (1, 1) . On a x ∈ N∗ et n ∈ N∗ , donc x > 1 et n > 0, d’où xn > x,
Ainsi, (0, 1) est dans le premier ensemble et non dans le se- donc y = xn > x.
cond. De même, x > y, et on déduit x = y.
On conclut qu’en général il n’y a pas égalité entre les deux
3) Transitivité :
ensembles envisagés.
Soient x, y, z ∈ N∗ tels que x R y et y R z.
1.8 Il existe n, p ∈ N∗ tels que y = xn et z = y p .
a) 1) Supposons E ⊂ F. On a alors : z = y p = (xn )p = xnp et np ∈ N∗ , donc x R z.
Soit X ∈ P(E). On a : ∀x ∈ X, x ∈ E ⊂ F, donc : X ⊂ F, On conclut : R est un ordre sur N∗ .
c’est-à-dire : X ∈ P(F ).
b) On n’a ni 1 R 2, car il n’existe pas n ∈ N∗ tel que 2 = 1n ,
Ceci montre : P(E) ⊂ P(F ). ni 2 R 1, car il n’existe pas n ∈ N∗ tel que 1 = 2n .
On a établi : E ⊂ F =⇒ P(E) ⊂ P(F ). On conclut : R n’est pas total.
2) Réciproquement, supposons P(E) ⊂ P(F ).
1.10
Soit x ∈ E. Considérons le singleton {x}, c’est-à-dire l’en-
semble à un élément formé par x tout seul. Puisque un+2 est donné en fonction de un+1 et de un , on va
effectuer une récurrence à deux pas.
On a : {x} ∈ P(E) ⊂ P(F ), donc : x ∈ F.
•Initialisation :
Ceci montre : E ⊂ F.
On a établi : P(E) ⊂ P(F ) =⇒ E ⊂ F. Pour n = 0, on a u1 > u0 , car u1 = 1 et u0 = 0.

On conclut à l’équivalence logique : Pour n = 1, on a u2 > u1 ,


u1 + u0 3
E ⊂ F ⇐⇒ P(E) ⊂ P(F ). car u1 = 1 et u2 = +1= .
2 2
b) On a, pour tout ensemble X :

X ⊂ E •Hérédité :
X ∈ P(E ∩ F ) ⇐⇒ X ⊂ E ∩ F ⇐⇒
Supposons que, pour un n ∈ N fixé, on ait un+1 > un et
X ⊂ F
 un+2 > un+1 . On a alors :
X ∈ P(E)
⇐⇒ ⇐⇒ X ∈ P(E) ∩ P(F ), un+2 + un+1 un+1 + un
X ∈ P(F ) un+3 = +1> + 1 = un+2 .
14
2 2
Corrigés des exercices

CORRIGÉS
Ceci montre, par récurrence à deux pas sur n : •On a :
∀n ∈ N, un+1 > un .
1A\B = 1A ∩ B = 1A 1B = 1A (1 − 1B ) = 1A − 1A 1B .
On conclut que la suite (un )n∈N∗ est strictement croissante.
b) On a, pour tout A, B ∈ P(E).
1.11 1A ∩ (A ∪ B) = 1A 1A ∪ B = 1A (1A + 1B − 1A 1B )
Puisque un+1 est donné (entre autres) en fonction de
= 1A + 1A 1B − 1A 1B = 1A ,
u0 , ..., un , on va effectuer un raisonnement par récurrence
forte. donc, d’après a) : A ∩ (A ∪ B) = A.
•Initialisation : De même :
Pour n = 0, on a u0 = 1 ∈ Q∗+ .
1A ∪ (A ∩ B) = 1A + 1A ∩ B − 1A 1A ∩ B
•Hérédité : = 1A + 1A 1B − 1A (1A 1B ) = 1A + 1A 1B − 1A 1B = 1A ,
Supposons, pour un n ∈ N fixé : u0 , ..., un ∈ Q∗+ .
donc, d’après a) : A ∪ (A ∩ B) = A.
n
uk
Comme un+1 = , que u0 , ..., un sont dans Q∗+ On peut aussi remarquer que, puisque A ⊂ A ∪ B, on a
X

k=0
k!(n − k)! A ∩ (A ∪ B) = A, et que, puisque A ∩ B ⊂ A, on a
et que 0!, 1!, ..., n! sont dans N∗ , par opérations, on déduit : A ∪ (A ∩ B) = A.
un+1 ∈ Q∗+ .
1.13
On conclut, par récurrence forte sur n : ∀n ∈ N, un ∈ Q∗+ .
a) 1) Réflexivité :
1.12 Soit f ∈ E. On a f 0 6 f 0 , donc f R f .
a) •Il est clair que, si A = B, alors 1A = 1B .
2) Antisymétrie :
Réciproquement, supposons 1A = 1B .
Soit (f, g) ∈ E 2 tel que f R g et gR f .
Pour tout a ∈ A, on a 1B (a) = 1A (a) = 1, donc a ∈ B, ce
qui montre A ⊂ B, puis, de même, B ⊂ A, donc A = B. On a alors f 0 6 g,0 et g 0 6 f 0 , donc f 0 = g 0 . Ainsi, f − g est
dérivable sur l’intervalle [0 ; +∞[ et (f − g)0 = 0, donc f − g
On conclut : A = B ⇐⇒ 1A = 1B . est constante.
Autrement dit, la connaissance de 1A détermine entière-
Comme (f − g)(0) = f (0) − g(0) = 1 − 1 = 0, on déduit
ment A.
f − g = 0, donc f = g.
•On a, pour tout x ∈ E :
/ A, donc 1A (x) = 1 et 1A (x) = 0, d’où
si x ∈ A, alors x ∈ 3) Transitivité :
1A (x) = 1 − 1A (x) Soit (f, g, h) ∈ E 3 tel que f R g et g R h.
/ A, alors x ∈ A, donc 1A (x) = 0 et 1A (x) = 1, d’où
si x ∈
On a alors f 0 6 g 0 et g 0 6 h 0 , donc f 0 6 h 0 , d’où f R h.
1A (x) = 1 − 1A (x).
Ceci montre : ∀x ∈ E, 1A (x) = 1 − 1A (x). On conclut : R est une relation d’ordre dans E.
© Dunod. Le photocopie non autorisée est un délit

b) Pour montrer que l’ordre R n’est pas total, il suffit de


On conclut : 1A = 1 − 1A .
trouver f, g ∈ E telles que l’on n’ait ni f 0 6 g 0 ni g 0 6 f 0 ,
•On a, pour tout x ∈ E : c’est-à-dire telles que f − g ne soit ni croissante ni décrois-
si x ∈ A ∩ B, alors x ∈ A et x ∈ B, donc 1A ∩ B (x) = 1, sante.
1A (x) = 1, 1B (x) = 1, d’où 1A ∩ B (x) = 1A (x)1B (x) Il est clair que les applications f, g : [0 ; +∞[ −→ R définies,
si x ∈
/ A ∩ B, alors x ∈ / B, donc 1A ∩ B (x) = 0 et
/ A ou x ∈ pour tout x ∈ [0 ; +∞[, par f (x) = 1 + x et g(x) = 1 + x2
1A (x) = 0 ou 1B (x) = 0 , d’où 1A ∩ B (x) = 1A (x)1B (x). conviennent.
Ceci montre : ∀x ∈ E, 1A ∩ B (x) = 1A (x)1B (x). On conclut que l’ordre R n’est pas total.
On conclut : 1A ∩ B = 1A 1B . c) Soit (f, g) ∈ E 2 tel que f R g.
•On a, en passant par des complémentaires et en utilisant On a alors f 0 6 g 0 , donc (f − g)0 6 0, donc f − g est décrois-
des résultats précédents : sante.
1A ∪ B = 1 − 1A ∪ B Comme (f − g)(0) = f (0) − g(0) = 1 − 1 = 0, on déduit
= 1 − 1A ∩ B f − g 6 0, donc f 6 g.
= 1 − 1A 1B d) Donnons un contrexemple, dans lequel f 6 g et non f Rg.
= 1 − (1 − 1A )(1 − 1B ) Il suffit de trouver deux applications f, g, dérivables, telles
que : f (0) = g(0) = 1, f 6 g et f − g non décroissante.
= 1 − (1 − 1A − 1B + 1A 1B )
Considérons les applications f, g : [0 ; +∞[ −→ R définies,
= 1A + 1B − 1A 1B .
pour tout x ∈ [0 ; +∞[, par :

f (x) = 1 et g(x) = 1 + sin2 x.


15
Chapitre 1 – Raisonnement, vocabulaire ensembliste

Il est clair que f et g sont dérivables sur [0 ; +∞[, que c) •En utilisant a) :
f (0) = g(0) = 1, que f 6 g.  
A ⊂ A ∪ B f (A) ⊂ f (A) ∪ f (B)
De plus : ∀x ∈ [0 ; +∞[, f 0 (x) = 0 et g 0 (x) = 2 sin x cos x.
=⇒
En particulier :
B ⊂ A ∪ B f (B) ⊂ f (A) ∪ f (B)

 3π   3π  1  1  =⇒ f (A) ∪ f (B) ⊂ f (A ∪ B).


f0 =0 et g0 = 2√ −√ = 1,
4 4 2 2 •Soit y ∈ f (A ∪ B).
donc on n’a pas f 0 6 g 0 , donc non f R g. Il existe x ∈ A ∪ B tel que y = f (x).
On a : x ∈ A ou x ∈ B.
1.14 Si x ∈ A, alors f (x) ∈ f (A) ⊂ f (A) ∪ f (B).
a) Supposons g ◦ f injective. Si x ∈ B, alors f (x) ∈ f (B) ⊂ f (A) ∪ f (B).

Soit (x1 , x2 ) ∈ E 2 tel que f (x1 ) = f (x2 ). On a alors : On a donc : f (x) ∈ f (A) ∪ f (B).
 
g ◦ f (x1 ) = g f (x1 ) = g f (x2 ) = g ◦ f (x2 ). Ceci montre : ∀(A ∪ B) ⊂ f (A) ∪ f (B).
On conclut : f (A ∪ B) = f (A) ∪ f (B).
Puisque g ◦ f est injective, il s’ensuit : x1 = x2 .
d) En utilisant a) :
On conclut que f est injective.
b) Supposons g ◦ f surjective.
 
A ∩ B ⊂ A f (A ∩ B) ⊂ f (A)
=⇒
Soit z ∈ G. Puisque g ◦ f est surjective, il existe x ∈ E tel A ∩ B ⊂ B f (A ∩ B) ⊂ f (B)
que : z = g ◦ f (x).
=⇒ f (A ∩ B) ⊂ f (A) ∩ f (B).
On a alors : z = g f (x) et f (x) ∈ F.


Ceci montre : ∀z ∈ G, ∃ y ∈ F, z = g(y).


1.17
On conclut que g est surjective.
a) Supposons A0 ⊂ B 0 .
c) Si g ◦ f est bijective, alors g ◦ f est injective et surjective,
donc, d’après a) et b), f est injective et g est surjective. Soit x ∈ f −1 (A0 ).
On a f (x) ∈ A0 , donc f (x) ∈ B 0 , puis x ∈ f −1 (B 0 ).
1.15
On conclut : f −1 (A0 ) ⊂ f −1 (B 0 ).
Schématiquement, en utilisant le résultat de l’exercice 1.14,
on a : b) Soit y ∈ f f −1 (A0 ) .


g ◦ f ◦ g injective
 Il existe x ∈ f −1 (A0 ) tel que y = f (x).
g ◦ f ◦ g bijective ⇐⇒ Puis, comme x ∈ f −1 (A0 ), on a f (x) ∈ A0 , donc y ∈ A0 .
g ◦ f ◦ g surjective
On conclut : f f −1 (A0 ) ⊂ A0 .


(g ◦ f ) ◦ g injective g injective


 
c) On a, pour tout x ∈ E :
⇐⇒ =⇒
g ◦ (f ◦ g) surjective g surjective
x ∈ f −1 (A0 ∪ B 0 )
=⇒ g bijective .
⇐⇒ f (x) ∈ A0 ∪ B 0
Ceci montre que g est bijective. f (x) ∈ A0 ou f (x) ∈ B 0

⇐⇒
On peut donc considérer l’application réciproque g −1 de g. ⇐⇒ x ∈ f −1 (A0 ) ou x ∈ f −1 (B 0 )

On a alors : f = g −1 ◦ (g ◦ f ◦ g) ◦ g −1 ,
qui est la composée de trois applications bijectives, donc f est ⇐⇒ x ∈ f −1 (A0 ) ∪ f −1 (B 0 ).
bijective.
On conclut : f −1 (A0 ∪ B 0 ) = f −1 (A0 ) ∪ f −1 (B 0 ).
Finalement, f et g sont bijectives.
d) On a, pour tout x ∈ E :
1.16
x ∈ f −1 (A0 ∩ B 0 )
a) Supposons A ⊂ B.
⇐⇒ f (x) ∈ A0 ∩ B 0
Soit y ∈ f (A). Il existe a ∈ A tel que y = f (a).
f (x) ∈ A0 et f (x) ∈ B 0

⇐⇒
Comme a ∈ A ⊂ B, on a a ∈ B, puis y = f (a) ∈ f (B).
x ∈ f −1 (A0 ) et x ∈ f −1 (B 0 )

⇐⇒
On obtient : f (A) ⊂ f (B).
b) Soit a ∈ A. On a : f (a) ∈ f (A), ⇐⇒ x ∈ f −1 (A0 ) ∩ f −1 (B 0 ).
 donc par définition d’une
image réciproque, a ∈ f −1 f (A) .
On conclut : f −1 (A0 ∩ B 0 ) = f −1 (A0 ) ∩ f −1 (B 0 ).
On conclut : A ⊂ f −1 f (A) .


16
Corrigés des exercices

CORRIGÉS
d) Soit (A, B, C) ∈ P(E) . On a :
3
1.18
a) 1) Pour E = {1, 2, 3, 4}, A = {1, 2}, B = {1, 3}, on a :
A ∪ B = {1, 2, 3}, A ∩ B = {1}, 1(AMB)MC = 1AMB + 1C − 2 · 1AMB 1C
A ∩ B = {2, 3, 4}, A M B = {2, 3}. = (1A + 1B − 2 · 1A 1B ) + 1C − 2 · (1A + 1B − 2 · 1A 1B )1C
2) Pour E = R, A = ] − ∞ ; 2], B = [1 ; +∞[, on a : = 1A + 1B + 1C − 2(1A 1B + 1A 1C + 1B 1C ) + 4 · 1A 1B 1C .
A ∪ B = R, A ∩ B = [1 ; 2],
A ∩ B = ]−∞ ; 1[ ∪ ]2 ; +∞[, A M B = ]−∞ ; 1[ ∪ ]2 ; +∞[. De même :
b) On a, pour tout (A, B) ∈ P(E) :
2
1AM(BMC) = 1A + 1BMC − 2 · 1A 1BMC
A M B = (A ∪ B) ∩ (A ∩ B) = (A ∪ B) ∩ (A ∪ B)
= 1A + (1B + 1C − 2 · 1B 1C ) − 2 · 1A (1B + 1C − 2 · 1B 1C )
= (A ∩ A) ∪ (A ∩ B) ∪ (B ∩ A) ∪ (B ∩ B)
= 1A + 1B + 1C − 2(1A 1B + 1A 1C + 1B 1C ) + 4 · 1A 1B 1C .
= (A ∩ B) ∪ (B ∩ A).
c) On a, pour tout (A, B) ∈ P(E) : Ceci montre : 1(AMB)MC = 1AM(BMC) .
2

1AMB = 1(A ∩ B) ∪ (B ∩ A) = 1A 1B + 1B 1A − 1A 1B 1B 1A
| {z } On déduit : (A M B) M C = A M (B M C),
=0 et on conclut que la loi M est associative dans P(E).
= 1A (1 − 1B ) + 1B (1 − 1A ) = 1A + 1B − 2 · 1A 1B .
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17
Chapitre 1 – Raisonnement, vocabulaire ensembliste

Vrai ou Faux ?
1.1 Pour toutes parties A, B d’un ensemble E, on a : A ∩ B = ∅ ⇐⇒ B ⊂ {E (A). V F

1.2 Pour toutes parties A, B d’un ensemble E, on a : A ∩ B = A ∩ B. V F

1.3 ∀x ∈ R, ∃ y ∈ R, x 6 y. V F

1.4 ∃ y ∈ R, ∀x ∈ R, x 6 y. V F

1.5 Si les applications f : E −→ F et g : F −→ G sont injectives, V F


alors l’application g ◦ f est injective.

1.6 Si l’application composée g ◦ f est injective, alors f et g sont injectives. V F

1.7 Si une application f : E −→ E vérifie f ◦ f = IdE , alors f est bijective et f −1 = f . V F

1.8 Si une application f : E −→ E vérifie f ◦ f = f , alors f = IdE . V F

1.9 Soient E, F des ensembles, f : E −→ F une application, A, B des parties de E. V F


On a alors :
f (A ∪ B) = f (A) ∪ f (B).

1.10 Soient E, F des ensembles, f : E −→ F une application, A, B des parties de E. V F


On a alors :
f (A ∩ B) = f (A) ∩ f (B).

18
Vrai ou Faux, les réponses

Vrai ou Faux, les réponses


1.1 B ⊂ {E (A) ⇐⇒ Non (∃ x ∈ B, x ∈ A)  V F
 
∀x ∈ B, x ∈
/A ⇐⇒
⇐⇒ Non (A ∩ B = 6 ∅) ⇐⇒ A ∩ B = ∅.

1.2 Contrexemple : E = {1, 2}, A = {1}, B = {2}. V F


La formule correcte est : A ∩ B = A ∪ B.
1.3 Par exemple, y = x + 1. V F

1.4 Il n’existe pas de réel y fixé plus grand que tout réel x. V F

1.5 C’est un résultat du cours. V F

1.6 Contrexemple : E = F = G = R, f : x 7−→ e x , g : y 7−→ |y|. V F


On a alors g ◦ f : x −
7 → | e x | = e x , g ◦ f est injective, mais g ne l’est pas.

1.7 L’application f est injective, car, pour tout (x1 , x2 ) ∈ E 2 , si f (x1 ) = f (x2 ), alors V F
f f (x1 ) = f f (x2 ) , donc x1 = x2 .


L’application f est surjective car, pour tout y ∈ E, on a y = f f (y) .




Il en résulte que f est bijective, puis, en composant à gauche par f −1 , on obtient f = f −1 .

1.8 Contrexemple : E = R, f : R −→ R, x 7−→ 0. V F

1.9 Soit y ∈ f (A ∪ B). Il existe x ∈ A ∪ B tel que y = f (x). On a alors x ∈ A d’où V F


f (x) ∈ A, ou x ∈ B d’où f (x) ∈ f (B), et donc : f (x) ∈ f (A) ∪ f (B). On obtient
f (A ∪ B) ⊂ f (A) ∪ f (B).
Réciproquement, soit y ∈ f (A) ∪ f (B). On a y ∈ f (A) ou y ∈ f (B). Si y ∈ f (A), alors
il existe x ∈ A tel que y = f (x), d’où x ∈ A ∪ B et y = f (x), donc y ∈ f (A ∪ B). De
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même, si y ∈ f (B), on déduit y ∈ f (A ∪ B). On obtient f (A) ∪ f (B) ⊂ f (A ∪ B).


Par double inclusion, on conclut : f (A ∪ B) = f (A) ∪ f (B).

1.10 Contrexemple : E = F = R, f : R −→ R, x 7−→ x2 , A = R− , B = R+ . V F


On a alors : A ∩ B = {0}, f (A ∩ B) = {0}, f (A) = R+ , f (B) = R+ , f (A) ∩ f (B) = R+ .

19
Chapitre 2 – Calculs algébriques

Calculs algébriques
Chapitre 2
Calculs algébriques

Plan
Les méthodes à retenir 21
Thèmes abordés dans les exercices
• Calculs de sommations simples ou doubles, de produits
Les énoncés des exercices 25 simples ou doubles
Du mal à démarrer ? 28 • Manipulation des coefficients binomiaux, obtention d’égali-
Les corrigés des exercices 29 tés et calculs de sommes les faisant intervenir
Vrai ou faux ? 35
• Résolution de systèmes linéaires.
Vrai ou faux, les réponses 36

Points essentiel s du cours


pour la résolution des exercices
• Définition et propriétés du symbole pour une somma-
X

tion d’un nombre fini de termes, et du symbole pour


Y

un produit d’un nombre fini de facteurs


• Règles de calcul élémentaire sur les nombres entiers, sur les
nombres réels
n n n
• Sommations usuelles :
X X X
k, k2 , qk
k=1 k=1 k=0
• Factorisation de an − bn pour n ∈ N∗
 
n
• Définition et propriétés des coefficients binomiaux , en
p
particulier :
 
n n!
◦ l’expression à l’aide de factorielles = ,
p p!(n − p)!
     
n n n+1
◦ la formule fondamentale + = ,
p p+1 p+1
◦ la formule du binôme de Newton
• Opérations élémentaires, méthode du pivot.

20
Les méthodes à retenir

Les méthodes à retenir


Méthode
• Si le résultat est fourni, essayer de raisonner par récurrence
Pour calculer certaines • Essayer de se ramener aux sommations classiques :
sommations indexées ◦ la sommation géométrique :
par un entier
n
X 1 − q n+1
∀n ∈ N, ∀q ∈ R \ {1}, qk =
q=0
1−q

◦ la sommation d’entiers, de carrés d’entiers consécutifs :


n n
X n(n + 1) X n(n + 1)(2n + 1)
k= , k2 =
2 6
k=1 k=1

◦ la formule du binôme de Newton :


n  
X n k n−k
∀n ∈ N, ∀(x, y) ∈ R2 , (x + y)n = x y .
k
k=0

• Essayer de faire apparaître un télescopage


➟ Exercices 2.1 à 2.3, 2.7, 2.8, 2.14, 2.19 à 2.21

Exemple
Récurrence sur n.
• Pour n = 0, la formule proposée est évidente.
Montrer, pour tout n ∈ N : • Supposons, pour un n ∈ N fixé :
n
n
© Dunod. Le photocopie non autorisée est un délit

X
(−1)k (2k + 1) = (−1)n (n + 1).
X
(−1)k (2k + 1) = (−1)n (n + 1).
k=0
k=1

On a alors :
n+1
X n
X
(−1)k (2k + 1) = (−1)k (2k + 1) + (−1)n+1 (2n + 3)
k=0 k=0

= (−1)n (n + 1) + (−1)n+1 (2n + 3)


(−1)n+1 − (n + 1) + (2n + 3)

=
= (−1)n+1 (n + 2),

donc la formule est vraie pour n + 1.


Ceci montre, par récurrence, que la formule est vraie pour tout n ∈ N.

21
Chapitre 2 – Calculs algébriques

Exemple
On a, pour tout n ∈ N∗ :
n n n
Calculer, pour tout n ∈ N∗ :
X X X
Sn = k(k + 1) = k2 + k
n k=1 k=1 k=1
X
Sn = k(k + 1). n(n + 1)(2n + 1) n(n + 1)
= +
k=1 6 2

n(n + 1) (2n + 1) + 3 n(n + 1)(n + 2)
= = .
6 6

Exemple 1 1 1
On remarque, pour tout k ∈ N∗ : = − ,
k(k + 1) k k+1
Calculer, pour tout n ∈ N∗ : d’où, pour tout n ∈ N∗ :
n n  n n
X 1 X 1 1  X 1 X 1
Sn = . Sn = − = −
k(k + 1) k=1
k k+1 k=1
k k=1
k + 1
k=1
n n+1
X 1 X 1 1 1 1
= − = − =1− .
k=1
k k=2
k 1 n + 1 n + 1

Méthode
Essayer de :
Pour calculer des som- • emboîter deux sommations simples, emboîter deux produits
mations doubles, ou des simples
produits doubles • utiliser une permutation de symboles , une permutation de
X

symboles
Y

• exploiter des rôles éventuellement symétriques des deux indices


➟ Exercices 2.10, 2.12, 2.13, 2.17, 2.18, 2.21

Exemple
On a, pour tout n ∈ N∗ :
n X
n n X
n
Calculer, pour tout n ∈ N∗ :
X X X X
Sn = 2i + 3j = 2 i+3 j
X 16i,j6n 16i,j6n i=1 j=1 i=1 j=1
Sn = (2i + 3j).
n Xn  n X
n  n n
16i,j6n
X X X X
= 2 i 1 +3 j =2 in + 3n j
i=1 j=1 i=1 j=1 i=1 j=1
n n n
X X X 5n2 (n + 1)
= 2n i + 3n j = 5n i= .
i=1 j=1 i=1
2

22