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ANATOMIE-PHYSIOLOGIE

Les parties du corps humain

On distingue :

 tête (crâne, face et cuir chevelu)


 cou et nuque
 tronc
o thorax
o abdomen
o dos
o région lombaire (derrière
de chaque côté du dos,
vers les dernières côtes)
o fesses
o bassin

Pour les membres on nomme en


alternant une articulation puis un
segment de membre soit :

 Membre supérieur:
o épaule
o bras
o coude
o avant bras
o poignet
o main
 Membre inférieur:
o hanche
o cuisse
o genou
o jambe
o cheville
o pied

On distingue plusieurs appareils :


- Appareil locomoteur
- Appareil circulatoire
- Appareil respiratoire
- Appareil digestif
- Appareil génito-urinaire

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- Système nerveux
LE SQUELETTE

Le squelette sert à soutenir les organes et protègent les organes internes. Il sert
également de levier aux muscles. Les os stockent des sels minéraux. Ils permettent
la fabrication des globules rouges. Il est formé de 2 parties : le squelette axial (tête :
22 os, colonne vertébral : 26 os et cage thoracique : 25 os) et le squelette
appendiculaire (membres inférieurs et supérieurs).

Le squelette est un assemblage de 206 os ou osselets.

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I. Le squelette axial

1) Le crâne
Il comprend deux parties :
- Le crâne
- La face
Il est formé de 8 os : 2 paires, 4 impairs. Il forme la boite osseuse à l’intérieur de
laquelle il y à l’encéphale.
a. Le frontal
Os impair et médian, il forme le fond et le plafond des cavités orbitaires et
des fosses nasales.
b. L’éthmoïde
Os impair et médian. Situé en arrière du frontal, il entre aussi dans la
constitution des cavités orbitaires et des fosses nasales.
c. Le sphénoïde
Os impair et médian, en arrière du frontal et de l’ethmoïde. Il est de forme
très irrégulière. Il contribue à former la partie la plus reculée des fosses nasales. Il
est creusé d’une cavité : la celle turcique contenant l’hypophyse.
d. L’occipital
Os impair et médian. Il se trouve à l’arrière du crâne. Il est creusé d’un large
orifice : le trou occipital par lequel la cavité crânienne communique avec le canal
rachidien. Au niveau du trou, l’os a 2 surfaces articulaires ou va reposer la 1 ère
vertèbre cervicale (articulation entre le crâne et la colonne vertébrale).
e. Les temporaux
Os paires et latéraux. En arrière du sphénoïde. Il résulte de la soudure de 3
os : l’écaille, le tympanal et le rocher (chez l’embryon). Il protège l’oreille interne,
c’est pour cela qu’ils sont creusés de nombreuses cavités : 1 canal pour la carotide
interne, 1 canal de passage du nerf facial et les cavités de l’oreille interne et
moyenne.
f. Les pariétaux
Os paires et latéraux. En arrière du frontal et au dessus des temporaux.

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2) La face
Elle est formée de 14 os qui se regroupent en 2 massifs osseux :
- La mâchoire supérieure
- La mâchoire inférieure

a. Maxillaire supérieur
Deux os, les plus volumineux de la face. Constitution des parois des fosses
nasales, des cavités orbitaires et de la cavité buccale. Il est porteur des dents du
haut.
b. Les malaires
Ce sont les 2 os formant les pommettes.
c. Les os propres du nez
C’est le squelette du nez.
d. Les os lacrymaux
Dans la constitution de la paroi interne de l’orbite. Ils sont au nombre de 2.
e. Les palatins
Os complexes qui entrent dans la constitution des fosses nasales et de la voûte
du palais.
f. Les cornets inférieurs
Os très mince, enroulés sur eux même et appliqués sur la paroi des fosses
nasales. Recouvert de la muqueuse des fosses nasales.
g. Le vomer
Os impair et médian, qui entre dans la constitution des fosses nasales.
h. Le maxillaire inférieur
Os impair et porteur des dents du bas. Seul os mobile de la face, il s’articule de
chaque coté avec les temporaux.
i. L’os hyoïde
Petit os de la langue (en forme de U). En dessous du maxillaire inférieur.
Squelette de la langue. Il est rattaché aux temporaux par les muscles et au cartilage
du larynx.

3) La colonne vertébrale

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a. Vertèbres
-7 vertèbres cervicales : la 1ère : l’Atlas qui s’articule avec le crâne (très fine
avec un canal très large), la 2ème : l’Axis (corps fin).
- 12 vertèbres dorsales : facette articulaire puisqu’elles s’articulent avec les
cotes.
- 5 vertèbres lombaires : corps vertébral volumineux
- 5 vertèbres sacrées : soudées entre elles elle forme le sacrum
- 3 à 5 vertèbres coccygiennes : soudées entre elles elle forme le coccyx

Caractères généraux :
Chaque vertèbre est constituée :
- D’un corps vertébral : partie antérieure, arrondie en forme de cylindre, dont les
faces s’articulent avec les vertèbres voisines auxquelles elles sont reliées par le
disque intervertébral (anneau fibreux qui contient le noyau).
- D’un arc osseux : apophyse épineuse, pédicules, apophyses transverses,
apophyses articulaires supérieures et inférieures, le trou de conjugaison (lieu de
sortie des nerfs rachidien) et le canal vertébral et la lame.

b. La colonne vertébrale dans son ensemble


Elle forme un tube osseux qui représente l’axe du tronc, elle n’est pas
parfaitement rectiligne (différentes courbures : cervicale, dorsale, lombaire, sacrée ;
différentes déviations : cyphose, lordose, scoliose) •

Quand la colonne vertébrale a été accidentée, les vertèbres peuvent comprimer


ou endommager la moelle épinière. Ceci se traduit par des paralysies des membres
qui souvent s’avèrent définitives. Le secouriste peut prévenir cette évolution en
reconnaissant une fracture de la colonne vertébrale, en la prenant en charge de
manière adéquate, et en respectant des règles durant le transport.

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4) La cage thoracique
Formée de :
- La clavicule
- Les omoplates
- Le sternum
- Les cotes

Constituée en arrière par les vertèbres, latéralement par les cotes et en avant par
le sternum.
Elle protège : le cœur, les poumons et les gros vaisseaux. Les cotes sont reliées
entre elles et elles permettent la respiration. Elle soutient la ceinture scapulaire.

a. Les côtes

Il y a 12 paires de cotes. Os plat et courbe qui s’articule en arrière avec la


colonne vertébrale et en avant par le sternum.
- Les vraies côtes : 7 paires, elles s’attachent individuellement au sternum par
le cartilage.
- Les fausses côtes : 3 paires, cartilage commun pour se rattacher au sternum.
- Les côtes flottantes : 2 paires, elles se terminent par un cartilage libre (elles
ne vont pas jusqu’au sternum).

b. Le sternum

Dans la partie antérieure et médiane du thorax. Os aplatit qui mesure environ 15


cm et qui comprend 3 parties :
- Le manubrium sternal
- Le corps du sternum
- L’appendice xiphoïde

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II. Le squelette appendiculaire

1) Le membre supérieur

a. La ceinture scapulaire
- Clavicule : os long en forme de S qui s’articule avec le manubrium sternal et
avec l’omoplate (acromion).
- Omoplate : os plat triangulaire qui se trouve à la face postérieur du thorax. A son
angle externe, il y a la cavité glénoïde qui s’articule avec l’humérus, il comprend
aussi sur le haut l’apophyse coracoïde (face antérieure). L’épine de l’omoplate qui se
termine par l’acromion et qui s’articule avec la clavicule (face postérieure).

b. Le bras
L’humérus est formé de 3 parties :
- Extrémité supérieure : surface articulaire, de forme sphérique (cavité glénoïde
de l’omoplate) ; 2 saillies : la grosse tubérosité et la petite ; la coulisse bicipitale (ou
passe le tendon).
- Le corps : lieu où les muscles s’insèrent
- Extrémité inférieure : 2 surfaces articulaires : Trochlée (qui s’articule avec le
cubitus) et le condyle (Qui s’articule avec le radius), 2 saillies : épi trochlée et
l’épicondyle.

c. L’avant bras

- Cubitus : plus long que le radius, il participe à l’articulation du coude (face


postérieure), 2 surfaces articulaires : l’olécrane (en arrière) et l’apophyse coronoïde.
Extrémité inférieure : apophyse styloïde du cubitus qui s’articule avec le poignet.
-Radius : extrémité s’articulant avec le condyle de l’humérus, tubérosité
bicipitale pour le tendon et l’apophyse styloïde du radius.

d. La main

-Carpe : 8 os courts en 2 rangées, os très mobiles. Une rangée proximale :


scaphoïde, semi lunaire, pyramidale, pisiforme et une rangée distale : trapèze,
trapézoïde, le grand os et l’os crochu.
-Métacarpe : 5 os long : les métacarpiens
: Phalanges : aux nombres de 3 par doigts sauf pour le pouce ; P1,
P2 ou phalangines, P3 ou phalangettes.

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2) Le membre inférieur

a. La ceinture pelvienne
Relie les membres inférieurs au squelette axial. Elle soutient et protège les
viscères.
Constituées de 2 os iliaque qui s’articule en avant par la symphyse pubienne et
en arrière par le sacrum.
Chaque os iliaque à 3 parties :
- Ilion : partie haute, os plat : aile iliaque et crête iliaque
- Ischion : partie basse, trou obturateur
- Pubis : la plus petite partie, en forme de V, les 2 os du pubis sont reliés par la
symphyse pubienne.

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b. La cuisse
Le fémur : os unique de la cuisse, le plus long, le plus gros, le plus fort. On
retrouve le col du fémur et 2 apophyses : le gros et le petit trochanter.

c. La jambe
- Tibia : s’articule avec le fémur par les cavités glénoïde du tibia et s’articule
avec le talon : astragale. Crête tibiale au niveau de la diaphyse. Malléole interne.

-Péroné : os très fin qui s’articule avec le tibia. Tête : tête du péroné, « pied » :
malléole externe.

d. Le pied
- Le tarse : 7 os : postérieur : l’astragale et le calcanéum (les 2 os du talon),
antérieur : le cuboïde, le scaphoïde et les trois cunéiformes (5 os).
- Les métatarses : plante des pieds : 5 petits os longs
- Les phalanges : 14 os

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La masse musculaire représente 40-50% du poids du corps. Il existe près de 501
muscles différents qui sont capables de contraction. Ils assurent notre équilibre car
même dans une position fixe nous avons besoin de contractions musculaires!

Les muscles n’assurent pas seulement le mouvement mais aussi la production de


chaleur.
Si une personne a tendance à se refroidir, la température interne sera restaurée par
des frissons qui sont réglés par un réflexe automatique.

Les muscles sont rattachés aux os par des tendons. Les muscles responsables
de mouvements sont commandés par des nerfs moteurs.

L’examen du système locomoteur fournit très certainement des informations


importantes pour le secouriste

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LE SYSTÈME CIRCULATOIRE
La circulation sanguine fonctionne comme un système d’irrigation, qui distribue le
sang au corps entier. Grâce à la circulation, tout le corps est ravitaillé en
oxygène, en énergie et en d’autres éléments vitaux. La circulation sert
également de circuit d’évacuation des déchets, produits par les diverses
fonctions de notre corps. En cas d’arrêt de la circulation sanguine, l’apport
d’oxygène s’arrête également, ce qui est fatal pour les cellules du corps humain. En
particulier, les cellules nerveuses du cerveau ne peuvent résister au manque
d’oxygène que très peu de temps.
La circulation sanguine joue également un rôle important dans la protection
du corps contre des maladies et des infections.
La circulation sanguine véhicule les hormones (produites par les glandes du corps
humain) et les médicaments administrés de l’extérieur à l’homme.
La circulation participe également au mécanisme de régulation de la
température interne du corps. Par grande chaleur, les vaisseaux sanguins de la
tête, des bras et des jambes se dilatent, permettant ainsi l’évacuation d’une partie de
la chaleur vers l’extérieur. Quand il fait froid, les vaisseaux se contractent, de sorte
que la chaleur du corps est conservée dans le corps humain.

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DE QUOI EST COMPOSE LE SYSTEME CIRCULATOIRE?

Le système circulatoire se compose d’une pompe (le cœur) qui véhicule un


liquide (le sang) à travers un vaste réseau ramifié de tuyaux et de tubes plus fins
(les vaisseaux sanguins et les capillaires).

Le cœur est un muscle creux (fig. 1.10b). La cavité du cœur est divisée en quatre
compartiments: les oreillettes gauches et droite et les ventricules gauche et droit.

Le sang est propulsé par le cœur dans les vaisseaux sanguins (fig. 1.10a). Il y
a trois sortes de vaisseaux sanguins. Les artères transportent le sang du cœur vers
les autres parties du corps. Elles ont un diamètre important et sont très élastiques,
parce qu’elles reçoivent du sang sous pression (pression artérielle); cela est dû aux
contractions cardiaques. Les artères doivent donc être capables de résister à une
pression élevée.
Cette pression, qui se traduit par le pouls, est le battement du sang que l’on
palpe au niveau des artères. Finalement les artères se ramifient dans les capillaires
(fig. 1.11). Ce sont des vaisseaux sanguins très fins qui parcourent le tissu du corps
comme un réseau “en dentelle”. Leur paroi très mince permet l’échange avec les
cellules qu’elles irriguent. Les éléments véhiculés par le sang, comme l’oxygène,
sont échangés au niveau des pores de la paroi des capillaires.
Le sang retourne par les veines vers le cœur. La paroi des veines est plus fragile
que celle des artères.

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Dans la circulation sanguine, on distingue la grande et la petite circulation.

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La grande circulation part du ventricule gauche par l’aorte vers toutes les
parties du corps humain. Les artères importantes qui fournissent au muscle
cardiaque le sang oxygéné s’appellent les artères coronaires. Appauvri en oxygène
et chargé de dioxyde de carbone, le sang retourne vers l’oreillette droite.
A ce niveau de l’oreillette commence la petite circulation: au départ de
l’oreillette droite le sang est chassé vers le ventricule droit et de là refoulé vers les
poumons. Dans les poumons, le gaz carbonique est éliminé vers l’extérieur et le
sang est enrichi d’oxygène. Le sang oxygéné retourne vers l’oreillette gauche, et le
cycle recommence.
Des valves dirigent passivement, à chaque contraction cardiaque, le débit
sanguin. Dans la partie droite du cœur, le sang qui revient du corps est dirigé de
l’oreillette droite vers le ventricule droit; ensuite, du ventricule droit vers l’artère
pulmonaire. Dans la partie gauche du cœur, le sang oxygéné qui revient des
poumons est orienté de l’oreillette gauche vers le ventricule gauche puis de celui-ci
vers l’aorte.
Le sang se compose de plasma et d’éléments figurés. Le corps humain d’un
adulte contient approximativement 5 à 6 litres de sang, celui d’un nouveau-né
environ 1 litre.
Le plasma est un liquide jaunâtre qui véhicule les éléments figurés du sang, un
peu comme l’eau d’une rivière transporte des grains de sable. Le plasma contient
également des substances qui contribuent à la protection de l’organisme contre les
infections et des éléments nécessaires à la coagulation du sang.
Il y a trois types importants d’éléments figurés. Les globules rouges qui
transportent l’oxygène sont au nombre de 5.000.000 par mm3. Ils contiennent une
substance rouge, l’hémoglobine, capable de fixer beaucoup d’oxygène. Les globules
rouges sont fabriqués par la moelle osseuse. Les globules blancs sont les
“sentinelles” du corps. Ils patrouillent par milliers dans le torrent sanguin (+ 10.000
par mm3 de sang). Ils sont également produits par la moelle épinière.
Les plaquettes jouent un rôle important dans l’hémostase (la coagulation).
Elles sont au nombre de 150.000 - 300.000 par mm3.

Les contractions du muscle cardiaque propulsent le sang. Ces contractions sont


commandées par des impulsions électriques internes. Ce centre électrique peut se
comparer à une pile qui fournit des décharges à intervalles réguliers. Le muscle
cardiaque est équipé de son propre “système de câblage”, qui transmet le courant
vers les différentes zones du cœur.
La fréquence des battements du cœur détermine le rythme cardiaque (et par
conséquent le rythme des pulsations). C’est cette fréquence qui est mesurée
lorsqu’on palpe le “pouls”.
La puissance de la contraction du cœur et la dilatation des vaisseaux sanguins
déterminent la tension artérielle.
La circulation est “forcée” dans un sens déterminé par le jeu des valves
cardiaques et par l’action d’autres valves situées dans les veines.
• Quand la circulation sanguine s’arrête, le transport d’oxygène est interrompu et
les cellules des différents tissus, dont le cerveau, meurent.

• Quand une artère coronaire est obstruée, le muscle cardiaque ne reçoit plus
d’oxygène. Le patient se plaint d’une douleur au niveau du thorax, c’est une situation
grave que vous devrez reconnaître

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LE SYSTÈME RESPIRATOIRE

On ne peut vivre sans l’oxygène de l’air ambiant. Presque tous les organes, tissus
et cellules de notre corps ont besoin d’oxygène afin de pouvoir “travailler”. Cet
oxygène sert à la combustion des substances nutritives libérant l’énergie nécessaire
pour assurer différentes tâches. Cette combustion produit du gaz carbonique qui doit
être éliminé. Nous captons l’oxygène de l’air ambiant: il en contient 21%. Pour que
l’air ambiant et donc l’oxygène, parvienne à notre corps, et pour que le gaz
carbonique en soit éliminé, nous disposons du système respiratoire. Il s’agit d’un
système vital dont la connaissance de l’anatomie et de la physiologie est très
importante.

DE QUOI EST CONSTITUE LE SYSTEME RESPIRATOIRE?

L’air est aspiré par le nez ou la bouche. A l’arrière du pharynx, près du larynx,
se trouve une bifurcation qui sépare l’air et les aliments. L’air suit la voie de la
trachée, alors que les aliments suivent la voie de l’œsophage.

Afin que les aliments ne traversent pas la trachée, l’épiglotte se ferme lorsque
nous avalons. Le repère externe de l’épiglotte est la Pomme d’Adam. Le larynx
contient aussi les cordes vocales.

La trachée, longue d’environ douze centimètres, est renforcée par des anneaux
de cartilage. La trachée se termine par une bifurcation en deux bronches, dont l’une
assure la ventilation du poumon gauche et l’autre celle du poumon droit.

Au niveau du poumon, les bronches se rétrécissent par bifurcations successives


et aboutissent finalement dans des unités microscopiques et membraneuses que l’on
appelle les alvéoles. La paroi des alvéoles est traversée par des vaisseaux sanguins
minuscules, les capillaires.

Le sang qui circule dans ces capillaires absorbe l’oxygène de l’air inspiré et
élimine le gaz carbonique du sang. La paroi des alvéoles sert de zone d’échanges
gazeux entre les systèmes respiratoire et circulatoire; elle permet l’absorption de
l’oxygène et l’élimination du gaz carbonique.

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17
.

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PHYSIOLOGIE
Toutes les cellules du corps ont besoin en permanence d'oxygène et doivent se
débarrasser du gaz carbonique. 
A l'inspiration, l'air contenant l'oxygène est aspiré jusqu'aux alvéoles avant de
rejoindre les cellules grâce la circulation.
Diaphragme et muscles intercostaux dilatent la cage thoracique. Ainsi l'air est
aspiré vers les poumons.
A l'expiration, les cellules rejettent le gaz carbonique en provenance du circuit
veineux puis des artères pulmonaires.
Grâce à l'élasticité des muscles qui se relâchent spontanément, l'air est expulsé vers
l'extérieur.
Le cerveau commande les muscles de la respiration par l'intermédiaire du tronc
cérébral et de nerfs.
Dans l'alvéole, les échanges gazeux se font entre la respiration et la circulation.
A chaque inspiration un certain volume pulmonaire entre dans les poumons. Il est
variable selon la force de la ventilation.

RESPIRATION

Nous avons étudié le trajet de l'oxygène et du gaz carbonique.

Mais comment ces 2 gaz entrent ou sortent dans les poumons?

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Certainement pas passivement.

Oxygène et gaz carbonique empruntent le même chemin: les voies aériennes mais
pas au même moment.

 A l'inspiration, l'air rentre donc l'oxygène


 A l'expiration, l'air sort donc le gaz carbonique

Il y a un mouvement de va et vient de l'air grâce à une différence de pression


entre l'extérieur et l'intérieur de la cage thoracique.

  Inspiration + expiration = un cycle respiratoire

 Pour comprendre les événements ci-dessous


o On peut comparer ces mouvements, au piston d'une seringue:
 L'embout de la seringue représente:
 les voies aériennes
 le corps de la seringue:
 les alvéoles
 le piston: le diaphragme

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Inspiration

C'est un mouvement actif et consomme de l'énergie.

Il ne peut se faire que chez une personne en vie car c'est le cerveau qui commande.

La plus grande partie de l'inspiration est réalisée par la contraction du diaphragme.

Elle est complétée par les muscles intercostaux et accessoirement par les muscles
du cou qui sont mis en route lors d'un effort important ou une détresse respiratoire.

Diaphragme

Le diaphragme est un muscle respiratoire mais aussi la paroi qui sépare le thorax de
l'abdomen.

Vue de l'abdomen du diaphragme (foie et Vue du thorax du diaphragme.(cœur


estomac enlevés) enlevé)

N'oublions pas que le diaphragme est une voute. Il faut l'imaginer en 3 D.

En se contractant, il s'aplatit et s'abaisse vers l'abdomen.


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Le diaphragme n'a pas de position fixe dans le thorax:

 Au début de l'inspiration (ou la fin de l'expiration), il est en position haute


maximum dans le thorax.
 A la fin de l'inspiration (ou au début de l'expiration), il est en position la plus
basse dans le thorax.

 
Le diaphragme se contracte et descend vers le bas en repoussant l'abdomen,
d'où le ventre qui "pointe"

Il est à l'origine d'un pseudo vide dans la cage thoracique, permettant à l'air
d'entrer dans les poumons.

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 Muscles intercostaux

Ils sont entre les côtes.


En se contractant ils soulèvent les côtes.

Astuce

 C'est comme si en plus du piston, on tirait sur la paroi de la seringue pour


l'agrandir

Muscles du cou

Ils soulèvent les clavicules. 


Ils n'interviennent que si la respiration devient difficile (apparition d'un tirage, les
muscles du cou deviennent visibles lors de la contraction).

 Expiration

Le diaphragme se relâche, les côtes retombent.

C'est un phénomène passif, les muscles se détendent par simple élasticité.

La pression remonte et chasse l'air.

Pour vider un peu plus les poumons, en expiration forcée, on peut volontairement
utiliser des muscles expiratoires.

L'expiration est alors active comme dans l'inspiration.

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Astuce

 Le piston de la seringue est en bas, en poussant dessus on chasse l'air ou le


liquide
 Pour comprendre l'élasticité du phénomène, il suffit de rajouter un ressort au
piston
 Lors de la traction vers le bas, il a été serré. Si on lâche le piston, le ressort se
détend
 Il n'y a rien à faire: C'est passif

Note

 Grâce à ces explications, on peut comprendre que lors d'un arrêt respiratoire:
o il faut pratiquer une ventilation artificielle à l'inspiration (pas de
contraction des muscles)
o ne rien faire à l'expiration (même inerte le muscle est élastique, il a été
étiré par la ventilation artificielle)

Inspiration: dilatation cage thoracique et Expiration: contraction cage thoracique et


diaphragme vers le bas diaphragme vers le haut

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Inspiration Expiration
L’inspiration augmente le volume thoracique: la pression intra-thoracique
diminue, l’air entre.
L’expiration diminue le volume thoracique: la pression intra thoracique monte,
l’air est évacué

POINTS IMPORTANTS QUE LE SECOURISTE DOIT RETENIR

Considérons de nouveau quelques exemples qui démontrent l’importance du


système respiratoire du point de vue pratique du secouriste

• Le corps ne saurait survivre sans oxygène. S’il y a un arrêt respiratoire ou si


la respiration est insuffisante, l’intervention du secouriste est urgente. Des
dommages irréversibles des cellules cérébrales s’installent après 4 à 6 minutes sans
oxygène.
• Souvent les voies respiratoires sont obstruées par la langue, par des
aliments, par des vomissements. Cette situation se produit fréquemment chez le
patient inconscient. Le secouriste devra apprendre comment libérer les voies
respiratoires.
• Si des côtes sont fracturées ou si le patient a subi une plaie pénétrante
de la cage thoracique, la fonction de soufflet de cette dernière n’est plus
assurée. Le secouriste devra reconnaître cette situation et apprendre les gestes
thérapeutiques nécessaires.

LE SYSTÈME NERVEUX
Le système nerveux est comparable à un ordinateur central relié à un réseau de
communications très étendu. Le système nerveux est dirigé par cet ordinateur central
très complexe qu’est le cerveau. C’est dans ce centre que toutes les informations
des différentes parties du corps sont collectées et retransmises à celui-ci. La

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transmission d’informations et d’ordres est réalisée grâce à la moelle épinière et aux
nerfs.

COMMENT EST CONSTITUE LE SYSTEME NERVEUX?

Le système nerveux comprend le système nerveux central et le système nerveux


périphérique.
Le système nerveux central est composé du cerveau, protégé par le crâne,
et de la moelle épinière, contenue dans le canal rachidien. Le cerveau se présente
comme une grosse noix, creusée de rides, et divisée en deux: la moitié gauche et la
moitié droite. Derrière et sous le cerveau se trouve “le cervelet”. Le cerveau est relié
à la moelle épinière par le bulbe rachidien. La moelle épinière traverse le canal
rachidien jusqu’à la partie inférieure des vertèbres dorsales (voir fig. 1.5). Le cerveau
et la moelle épinière sont enveloppés de membranes, les méninges, et baignent
dans un liquide. Ce liquide cérébro-spinal protège le cerveau contre les secousses
et d’autres agressions extérieures.
Le système nerveux périphérique se compose de nerfs (sensitifs et
moteurs) qui assurent la connexion du système nerveux central aux organes et aux
membres du corps. Ces nerfs sont, par exemple, responsables des transmissions de
la douleur ou commandent les muscles locomoteurs.

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COMMENT FONCTIONNE LE SYSTEME NERVEUX?

Le cerveau est “l’ordinateur central” qui contrôle les fonctions physiques et


psychiques de l’homme: l’interprétation des sensations, la mémoire, la pensée,
l’expression, la locomotion. Ces activités sont surtout localisées dans le cerveau. Il
est plus développé chez l’être humain que chez les espèces animales. Il est
intéressant de savoir que le côté gauche du corps humain est commandé par le côté
droit du cerveau et vice versa. C’est la raison pour laquelle certaines maladies de la
moitié gauche du cerveau se traduisent par des signes extérieurs (p.ex. paralysie) de
la moitié controlatérale du corps humain.

Le cervelet est le siège de la coordination de nos mouvements, de notre


équilibre et de certains réflexes.

Le bulbe rachidien est responsable de beaucoup de fonctions automatiques


inconscientes: la régulation de la température interne, le mécanisme pour avaler ou
vomir, la respiration ou le rythme cardiaque.

La moelle épinière transmet les informations destinées au/ou originaires du


cerveau, et destinées au/ou originaires du corps. Elle reçoit les impulsions des
organes des sens et les retransmet au cerveau; elle distribue en sens inverse les
ordres du cerveau destinés aux parties correspondantes du corps.

Au niveau du système nerveux périphérique, les nerfs moteurs distribuent


les ordres de la moelle épinière vers les muscles. Les nerfs sensitifs sont
responsables de la transmission de la douleur, de la perception de la chaleur et du
toucher.

Le système nerveux autonome fonctionne sans le contrôle de la volonté


humaine. Il est constitué de nerfs périphériques qui relient le bulbe rachidien et la
moelle épinière à certains organes comme par exemple le cœur, les vaisseaux
sanguins, les poumons et les glandes. Il règle des fonctions du corps humain qui
doivent être assurées de manière inconsciente: l’accélération ou le ralentissement du
cœur, la dilatation ou la constriction des pupilles, la contraction ou le relâchement
des muscles de l’estomac ou de la vessie.

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ASPECTS DU SYSTEME NERVEUX IMPORTANTS POUR LE SECOURISTE

La connaissance du système nerveux est très importante pour le secouriste.


Illustrons cela par quelques exemples.

• La vie en bonne santé suppose un fonctionnement normal du système nerveux


et surtout du cerveau. Le cerveau ne peut fonctionner sans l’oxygène fourni par le
système respiratoire et circulatoire. Si le cerveau est en manque d’oxygène (par
exemple dans le cas de l’arrêt cardiaque ou respiratoire), il est endommagé dès la 4e
ou 6e minute. Après 10 minutes, les premières cellules cérébrales meurent. La
mort des cellules cérébrales est irréversible. Afin d’éviter toute lésion du cerveau,
l’intervention du secouriste consiste à restaurer l’apport d’oxygène. Par cette aide, un
patient que l’on considère comme “mort cliniquement” (ce qui veut dire: arrêt
respiratoire et circulatoire) peut être réanimé. De cette façon, on sauve quelqu’un
d’une mort biologique qui, elle, est irréversible.

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LE SYSTÈME DIGESTIF

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Le système digestif digère les éléments nutritifs des aliments. Ces éléments sont
employés comme source d’énergie ou comme matériaux de construction pour les
cellules de notre corps.
La structure de base du système digestif est un long tube creux. Il commence
dans la cavité orale, se prolonge par l’œsophage, l’estomac, les intestins, pour
aboutir à l’anus. La digestion se réalise dans ce canal digestif, grâce à des
substances digestives sécrétées par des organes comme le foie ou le pancréas.
Les organes de la cavité abdominale qui constituent le système digestif sont
enveloppés du péritoine.

1 : Hypochondre droit

2: Epigastre

3: Hypochondre gauche

4 : Flanc droit

5: Région péri-ombilicale

6: Flanc gauche

7 : Fosse iliaque droite

8: Hypogastre ou région sus


pubienne

9: Fosse iliaque gauche

DE QUOI EST CONSTITUE LE SYSTEME DIGESTIF?

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COMMENT FONCTIONNE LE SYSTEME DIGESTIF?

Dans la cavité buccale, les aliments sont broyés et mélangés à la salive. La


salive contient de nombreuses substances qui entament la digestion des aliments.
La digestion débute donc dans la bouche. L’œsophage conduit les aliments mâchés
de la bouche à l’estomac. L’estomac continue à broyer les aliments, ceci est facilité
par sa forme en sac et son tonus musculaire. Au niveau de l’estomac, les aliments
sont mélangés avec l’acide gastrique et d’autres substances digestives. Les aliments
passent ensuite au niveau du duodénum qui est le début de l’intestin grêle. C’est à
ce niveau que tous les éléments nutritifs sont extraits vers le sang. Les déchets sont
propulsés dans le gros intestin (côlon). Ce segment sert surtout à récupérer des
liquides. Le corps garde ainsi son eau et les déchets sont aussi concentrés que
possible dans les selles.

POURQUOI LE SYSTEME DIGESTIF EST-IL IMPORTANT POUR LE


SECOURISTE ?

• Au niveau de la gorge, les voies respiratoires et le tube digestif s’entrecroisent.


Lors de la déglutition, des aliments peuvent suivre une fausse route et causer une
obstruction partielle ou totale des voies respiratoires.
• En cas d’accident accompagné d’une brusque décélération ou lors d’un impact
sur la cavité abdominale, les organes internes comme le foie peuvent être
endommagés; ceci peut occasionner des hémorragies internes avec danger de mort.

LA PEAU

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ANATOMIE ET FONCTION DE LA PEAU

La peau est constituée de l’épiderme, du derme et du tissu sous-cutané.

Dans la peau sont logés les extrémités de nerfs du toucher et de la douleur ,des
vaisseaux sanguins, des glandes sudoripares, des glandes sébacées et les bulbes
pileux (racines des poils).
• La peau protège contre les infections, la perte d’eau, les rayons solaires et les
substances chimiques.
• La peau est perméable. Nombre de médicaments (mais aussi de substances
toxiques) peuvent pénétrer par la peau.
• La peau assure un contrôle important dans la régulation de la température du
corps. Par grande chaleur, la peau sécrète une solution liquide (la transpiration). L
évaporation de cette transpiration se traduit par un abaissement de la température
interne de l’organisme. La peau est donc importante dans le processus de la
régulation de la température.

IMPORTANCE DE LA PEAU POUR LE SECOURISTE

La peau est très sensible aux agressions extérieures comme par exemple une
température trop élevée ou des substances chimiques caustiques. En tant que
secouriste, vous rencontrerez des brûlures dont il faudra estimer la gravité et
organiser le début de la thérapeutique.

L'ŒIL
Il transmet à la partie postérieure du cerveau (partie "occipitale") la vision.

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Le globe oculaire est composé de plusieurs éléments comme une lentille
d'appareil photo.

 la cornée couche externe de l'œil


 l'iris diaphragme qui s'ouvre ou se rétrécit en fonction de l'intensité de la
lumière.
 le cristallin véritable lentille qui s'obscurcit en vieillissant (cataracte)
 la rétine couche qui reçoit l'image et la convertit en signal électrique et la
transmet via le nerf optique au cerveau.

Notes

 Le médecin spécialiste s'appelle un ophtalmologue


 Le service : ophtalmologie (OPH)
 Le diamètre de l'iris ou pupille renseigne sur la profondeur d'une personne
inconsciente (myosis/mydriase)

LE SYSTEME VISUEL : COMMENT FONCTIONNE LA VUE ?

L’ŒIL : ORGANE DE LA VISION


L'œil est l'organe de la vision. Il capte la lumière et les images, les transformant
en signaux électriques vers le nerf optique.
Ces signaux sont ensuite « enregistrés » par notre cerveau qui traduit les
informations et nous renvoie les images traitées, nous permettant ainsi d’interpréter
notre environnement.
La vue chez l’être humain représente la principale source d’information du
cerveau sur le monde extérieur : environ 70% des informations passent par la

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vision.
L’œil fonctionne de la même façon qu’un appareil photo ; chaque élément a son
rôle et son importance :

Le cristallin : le Zoom
Le cristallin sert à la mise au point et permet d’effectuer les réglages
indispensables à la focalisation des objets quelle que soit leur distance.
L’accommodation est permise par la souplesse du cristallin, dont la modification
des rayons de courbure est assurée par la contraction de petits muscles, appelés
muscles ciliaires. Avec le temps, les muscles ciliaires ont moins d’effet sur le
cristallin. La conséquence est une perte d’accommodation progressive et inéluctable.
Il s’agit de la presbytie, qui débute vers l’âge de 45 ans.
Plus tard, en moyenne vers 70 ans, le cristallin perd sa transparence. L’acuité

visuelle diminue et n’est plus améliorable. C’est la cataracte.

La cornée : l’objectif de l’appareil photo

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La cornée agit comme une fenêtre par laquelle la lumière pénètre dans l’œil.
Elle a un rôle de focalisation des images sur la rétine et doit être transparente.
C'est sur la cornée que le chirurgien ophtalmologue va agir grâce au laser femto
seconde, à la PKR, ou au presbylasik. En agissant sur son épaisseur,
l’ophtalmologiste va augmenter ou diminuer la taille de l'œil, et ainsi corriger les
défauts entrainant myopie, hypermétropie, astigmatisme ou encore presbytie.

L’iris
C’est une membrane pigmentée circulaire, perforée en son centre pour former la
pupille. L’iris donne leur couleur aux yeux (en fonction de la pigmentation plus ou
moins importante de la membrane).

La pupille : le diaphragme de l’appareil photo


La pupille est un espace au centre de l’iris par lequel la lumière pénètre dans l'œil.
Le diamètre de la pupille est variable, contrôlant ainsi la quantité de lumière entrant
dans l'œil.
En cas de forte luminosité ; elle se resserre.
Au contraire, en cas de faible luminosité, la pupille s’élargit pour laisser entrer
plus de lumière dans l’œil.

La rétine : le capteur de l’appareil photo


La rétine est une membrane épaisse constituée de centaines de millions de
cellules nerveuses photo réceptrices qui transmettent l’information visuelle vers le
cerveau :

 les cônes, qui permettent de percevoir la lumière du jour et les couleurs


 les bâtonnets qui nous donnent une vision des formes dans l'obscurité.

La rétine se prolonge par le nerf optique qui transmet l'énergie photochimique


jusqu'au cerveau.

Le nerf optique :
Il transmet les informations reçues par les yeux vers le cerveau, au niveau du
cortex visuel.
C’est lui qui permet au cerveau d’enregistrer, d’interpréter et de traduire les
images.

L’OREILLE

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L’oreille n’est pas seulement l’organe responsable de l’ouïe: sa structure interne
abrite également l’organe de l’équilibre. Le pavillon de l’oreille est relié au tympan par
le conduit auditif externe. C’est là que les ondes sonores sont transformées en
vibrations qui sont converties en impulsions par la chaîne des osselets (le marteau,
l’enclume et l’étrier, noms inspirés de la forme des osselets). Le tympan est une
membrane extrêmement sensible qui peut être abîmée par des objets pointus ou des
changements brusques de pression.
Dans la partie moyenne de l’oreille, située entièrement à l’intérieur du crâne, se
trouvent les canaux semi-circulaires qui analysent en permanence la position de
notre corps. Ces données très importantes pour notre équilibre sont retransmises au
cerveau. Celui-ci les traduit en commandes musculaires qui maintiennent l’équilibre
du corps. L’oreille moyenne est en communication directe avec la gorge par la
trompe d’Eustache.

IMPORTANCE DE L’OREILLE POUR LE SECOURISTE

• Des changements brusques et importants de pression, par exemple en cas


d’explosion, peuvent déchirer le tympan.

• En cas de fracture du crâne, il peut exister un passage entre la fracture et l’oreille


interne, moyenne ou externe. Cela se traduit par des pertes de sang visibles dans
l’oreille externe. Ceci indique souvent une situation très grave. Le secouriste doit
remarquer ces pertes de sang et savoir qu’il s’agit d’une situation grave.

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