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Introduction

L'objet de cette partie est de présenter l’entreprise et un cadrage théorique du projet par la
définition de la notion de la base de la logistique.

Le deuxième concept à présenter est les principaux outils utilisés pour optimiser le lead time
du processus de stockage, à savoir, la VSM.

I.1. Présentation de l’entreprise

ULC (ULYSSE LOGISTICS COMPANY), société du groupe UTIC, est un prestataire


logistique dont la mission est la gestion physique des flux de marchandise pour le compte de
divers clients.

ULC créé en 2018 est un prestataire logistique dont la mission est la gestion physique des flux
de marchandises pour le compte de divers clients.

La plateforme ULC permet de mutualiser les stocks et de livrer un point unique, à partir
duquel seront approvisionnés les magasins par camions complets.
Massifier les flux en optimisant le remplissage des camions permettant de diminuer les
kilomètres de route parcourus et par là même, limiter leur impact en matière
environnementale.

I.1.1 Les clients

ULC prend en charge la logistique des flux physique des différents clients et partenaire connu
à l’échelle internationale comme BRANDT, DECATHLON, CARREFOUR, DARTY

I.2. Etude bibliographique

I.2.1Les éléments et la fonction logistique

1) Les éléments de la Logistique


Les principaux éléments qui constituent l’efficience de la Logistique sont :
 La qualité, c’est-à-dire la conformité du service logistique avec les
attentes ou besoins du client.

 Le coût

 Les délais
Au moins ces trois paramètres (qualité, coût, délais) et dorénavant la sûreté, dépendent les uns des
autres et, expliquent l’importance stratégique de la fonction logistique pour de nombreuses
entreprises. La fonction logistique a pris une importance telle qu'elle a donné lieu à l'apparition
d'un métier à part entière, dont l'objet est justement et uniquement de réaliser les opérations qui
appartiennent à la logistique, pour le compte de clients, industriels ou distributeurs, dans le cadre
d'un contrat de sous-traitance.

2) La Fonction logistique
La fonction logistique a deux missions principales ; d’une part une mission opérationnelle et
d’autre part une mission stratégique.

a. Opérationnelle
La fonction logistique a pour mission, la gestion des flux physiques et l’évaluation
des flux informationnels associés. Et des moyens pour les évaluer et les améliorer au niveau
quantitatif comme qualitatif (gestion de la qualité). Elle est au centre et aux extrémités de la

Production coresponsable auprès de tous les services de la qualité des flux physiques.

b. STRATEGIQUE

La logistique a pour objet de satisfaire la demande de flux physiques (matières, transport,


emballage, stock…), et en accord avec le responsable de l'urbanisation du système d'information,
des flux d'informations associés (notion de traçabilité). Elle est coresponsable de la gestion de la
chaîne logistique des moyens qui permettent d'atteindre cet objectif (matériels, machines…) et
mobilise avec l'aide des autres services, des ressources (humaines et financières) pour y parvenir.

Dans un sens large, la logistique peut être considérée comme ; l'outil permettant de réaliser la
production initiée par le service marketing/vente. Elle est gérée par des personnes physiques
ou morales appelées « LOGISTICIENS », encore appelés « SUPPLY CHAIN MANAGER ».
Cet anglicisme regroupe les métiers de gestion de la chaine d'approvisionnement :
prévisionniste, planificateur, responsable des transports, ...

La fonction logistique gère directement les flux matières, et indirectement les flux associés
immatériels : flux d'informations et flux financiers. Les flux matières sont souvent subdivisés
arbitrairement comme : "amonts" (de la production à l'entrepôt) ; "avals" (de l'entrepôt à la
consommation) ; "retours" le flux retours (reverse Logistics) (du consommateur au recycleur ou
destructeur ou bien du consommateur au producteur).

3) Caractère et activités de la Logistique


a. Caractère
En tant que de caractère, la Logistique est :

 Prévisionnelle
 Communicatrice
 Réactive
 Flexible

b. Les activités de la logistique

Les activités amont comprennent :

● Le développement (création ou modification de l'existant) et la recherche de


sources d'approvisionnement (sourcing), dans ou à l'extérieur de l'entreprise cliente, par la mise en
relation avec :
- des fabricants aussi dénommés producteurs, industriels, fournisseurs (suppliers)
ou sous-traitants (sub-contractors)
- Des prestataires de services, aussi dénommés sous-traitants ou encore
Commissionnaires de transport ou transporteurs

- les achats (purchasing) qui impliquent la notion de "contrat" et de


"vendeur" (vendor),

● L’approvisionnement (procurement) qui induit la notion de


"commande" (ouverte ou fermée) (order), de bons de commandes (à l'extérieur)
(purchase order) ou de "demandes, bons ou ordres de fabrication, de livraison…"
(à l'intérieur) et de fournisseurs (supplier).

● Le transport amont et les opérations de


douane, pour acheminer les marchandises (Produit fini ou
matériaux, minerais, composants…) vers un point de stockage
(notion de stock) ou une plateforme de préparation de
commande (notion de Juste-à-temps ou flux tendu).

Les activités avals comprennent :


● Le stockage
● Le suremballage (copacking), la constitution de kits ou de lots
(kitting), le conditionnement à façon, l'adressage…
● La préparation de commandes
● La répartition
● L’éclatement
● Le transport aval
4) RELATION LOGISTIQUE/TRANSPORT
La logistique implique l’intégration et la maitrise de la circulation des flux c’est–à–dire qu’il
faut, avoir la maitrise de l’entreprise comme système. A ce titre elle :

 . Conditionne la croissance de l’entreprise,


 La maitrise des couts,
 La possibilité d’externalisation,
 La normalisation des produits,
 La flexibilité et l’adaptabilité.
Pour ces multiples raisons, la logistique influence le transport, car elle génère les mutations
profondes et des restructurations chez les différents acteurs. Elle organise et planifie l’activité
transport parce qu’elle fait des prévisions elle doit mettre un accent particulier sur l’efficacité
du transport. Il faut souligner que les produits passent à peu Près 80% de leur vie entre
différents modes de transport.

a. Importance relative du transport

Prix de revient global de la chaine logistique 

La part du prix du transport dans le prix de revient total de la chaîne logistique a été évalué par
l'Organisation mondiale du commerce (O.M.C.) le 4 novembre 2005 à Genève :

"Le transport est un moteur essentiel du progrès économique et social. Il déplace des
marchandises et des personnes et contribue à la performance des services dans le monde. Le
secteur de la logistique participe à hauteur de quelque 6% au PIB mondial avec une valeur totale
des opérations de logistique excédant largement 10% du commerce mondial. Par conséquent, la
contribution des activités logistiques nationales et internationales, qui assurent la mobilité des
marchandises sur la planète, s’élève à plus de 2 000 milliards de dollars US (2004). Le transport
de marchandises par route représente la part de la chaîne logistique, qu’il soit considéré seul ou
dans le cadre des opérations multimodales. Au niveau mondial, les camions transportent quelque
80% du fret sur routes terrestres. Ainsi, toute mesure de facilitation du transport routier a un
impact bénéfique et durable sur le progrès économique et social et le bien-être des nations."

Mode de calcul du prix du transport


Le prix de revient du transport peut être exprimé :

 Au kilomètre parcouru
 Au poids ou au volume transporté

 Au nombre de contenants (colis, palettes) transportés

 Au poids - kilomètre transporté (généralement à la tonne-kilomètre)


Pour des distances et des poids transportés élevés (mais aussi pour la quantité de carburant et de
gaz à effet de serre émis), l'ordre de performances au regard du prix de revient, des différents
modes de transport sera généralement le suivant :
 Transport maritime ou fluvial
 Transport ferroviaire

 Transport routier

 Transport aérien
Il faut noter qu'en ce qui concerne la vitesse, l'ordre est inverse.

Qualité du transport

La "qualité" du transport recouvre plusieurs notions, qui peuvent être plus ou moins maîtrisables :
 Le délai de transport ou plus exactement sa durée. Il n'est maîtrisable
qu'en choisissant un mode de transport différent. Il faut noter que la durée
de la rupture de charge est souvent incluse dans le "délai de livraison".

 La capacité à maintenir en état les marchandises transportées, en évitant


qu'elles soient abîmées, détruites, volées ...

L’offre de transport et les infrastructures


La pertinence d'un choix de transport dépend bien entendu de la marchandise transportée, mais
aussi de son degré d'urgence et du coût du transport en relation avec les deux points précédents.
Mais ce n'est pas tout. En effet, l'absence ou l'inefficacité relative des infrastructures chargée de
recevoir les moyens de transport rend inefficace le mode de transport qui aurait été retenu, et
oblige à mettre en place une alternative moins favorable. C'est pourquoi, l'offre de transport ne
peut pas être considérée en dehors de son environnement.

Concrètement, la décision de mettre un mode de transport maritime ou fluvial en œuvre nécessite


de vérifier la capacité des ports à effectuer les transbordements ; la décision de mettre en œuvre un
transport aérien nécessite de vérifier la capacité de l'aéroport à gérer le trafic. Elle nécessite enfin
de vérifier le coût de l'utilisation des infrastructures, et les alternatives possibles sur place, en cas
de défaillance.

I.2.2 Le Value Stream Mapping

1) Notation :
La VSM (Value Stream Mapping ou cartographie de la chaine de valeur) est un outil ayant
pour but de cartographier les flux physiques et d’informations des processus en question, et
d’identifier les sources de gaspillage et les axes pour améliorer. Elle permet d’identifier les
tâches à valeur ajoutée et celles à non valeur ajoutée.

La VSM est applicable à la totalité du flux du bout en bout (de l'approvisionnement à la


livraison du PF).

Sa réussite se traduit par :

 L’optimisation des délais de réalisation


 La réduction des gaspillages (déplacements inutiles, temps d’attente...)
 L’optimisation des ressources (humaines, matérielles, financières)
 L’amélioration des performances SQDC (Sécurité, Qualité, Délais, Coûts)
La cartographie VSM comporte 3 zones :

 Flux d’information qui est schématisé dans la zone supérieure


 Flux physique qui se trouve dans la zone centrale de la cartographie
 La ligne du temps qui occupe la zone en bas
2) La chaîne de valeur :
« La valeur est l’estimation du service ou produit fourni au client, tel qu’il le définit. Il existe
deux types de valeurs : la valeur ajoutée et la non valeur ajoutée. »

« La chaîne de valeur est la décomposition de l’activité de l’entreprise en une séquence


d’opérations élémentaires. Pour notre projet la chaine de valeur est la décomposition de
l’activité du processus d’administration des ventes en un enchainement de tâches élémentaires
à valeur ajoutée et conformes aux attentes du client.

La détection de la non-valeur ajoutée se fait en suivant le produit tout au long de sa


fabrication, et en identifiant les gaspillages. Les opérations à valeur ajoutée sont à l’inverse
les activités qui transforment la matière et contribue à la rendre conforme aux attentes du
client.
3) La philosophie de la VSM :
Introduite par Michael PORTER en 1985, la chaîne de valeur mise sur l’analyse des processus
internes et des procédés d’une entreprise pour répondre à un avantage concurrentiel.

L’outil VSM s’est imposé comme une méthode destinée à repérer les sources de gaspillages
dans les
Chaînes de valeur individuelles, c'est-à-dire pour un produit ou une famille de produit.

La valeur étant une notion définie par le client, il est logique de commencer par lui. La
méthodologie suivie est donc la suivante :

1) Suivre le chemin de fabrication d’un produit à partir du client jusqu’au fournisseur


2) Représenter visuellement et précisément chaque procédé tout au long du flux du matériel et de
l’information
3) Poser les questions clés et dessiner la nouvelle chaîne de valeur

Figure I.1 : VSM [1]


Ajouter les symboles utilisés dans la VSM.
4) Les types de temps :
Le formalisme du dessin sera détaillé plus loin. Avant tout, il est nécessaire d’introduire
plusieurs types de temps nécessaires pour la construction de la carte VSM.

Le Temps de Cycle (TC)

Il s’agit du temps qui s’écoule entre la production de deux pièces par le processus. Il se
calcule en divisant une durée par le nombre d’éléments produit par le processus pendant ce
laps de temps.

si la machine du processus A produit 20 pièces à la minute, alors le Temps de Cycle est de 3s.

Le Délai d’Exécution (DE)

C’est le temps qu’il faut pour une pièce pour parcourir un processus dans sa totalité. Pour le
mesurer, il suffit de choisir une pièce et de la suivre du début à la fin, comme l’illustre la
Figure suivante.
Le Lead Time (Délai de Production en français), est le délai d’exécution appliqué à la
totalité de la production du produit ou service, c’est-à-dire de la réception des matières
premières jusqu’à l’expédition des produits finis.
Le Temps de Valeur Ajoutée (TVA)

Comme expliqué précédemment, il s’agit du temps de travail consacré aux tâches de


production qui transforment le produit de telle façon que le client accepte de payer pour
l’avoir.

Il se calcule en faisant la somme des temps dits « verts » (aussi appelés temps de valeur
ajoutée), par opposition au temps « rouges » qui sont des temps de non-valeur ajoutée. Ces
deux types de temps sont présentés dans la Figure suivante.

La relation entre le délai d’exécution et le temps de valeur ajoutée est la suivante :

TVA ≤ DE

Le cas où TVA = DE signifie que tous les temps du processus sont des temps verts, donc que
chaque seconde passée par la pièce dans le processus apporte de la valeur ajoutée à cette
dernière.
5) La boite de données 
La boite de données résume les renseignements surs :
Efficacité du processus = nombre des étapes à VA / nombre des étapes VA + NVA
Le taux d’efficience du processus = ∑ VA (temps) / LT
Indice de tension du flux = 1 / Efficience
Lead Time (LT) = ∑ TVA + TNVA
Les avantages de la Value Stream Mapping

La VSM est un outil essentiel dans le Lean Manufacturing, et ce pour plusieurs raisons
 Elle met en évidence la création de valeur.
 Elle aide à dépasser le niveau des processus individuels simples par exemple :
assemblage, emboutissage … Et à visualiser la chaîne de production dans
son ensemble (la carte VSM débute avec l’arrivée des matières premières de
chez le fournisseur et se termine avec l’expédition des produits finis vers le
client final)
 Elle permet d’aller au-delà des manifestations du gaspillage : elle en indique
les causes
 Elle fournit une base d’échange pour discuter de l’intérêt des divers processus
de fabrication
 Elle constitue un avant-projet de conversion vers une démarche au plus juste,
l’ébauche du plan d’une future organisation
 La carte VSM fait ressortir les liens entre les flux de matières et les flux
d’information

6) Conclusion
Dans ce chapitre, nous avons présenté tout d’abord la société ULC et sa filiale en Tunisie. En
outre on a détaillé le principe du VSM dans le Lean Manufacturing, son importance et s’est
avantage dans la résolution du gaspillage. Le second chapitre sera consacré pour définir notre
projet ainsi que la problématique.

Chapitre 2 cadre du projet et étude de l’excitant


1) Introduction
Ce chapitre a pour objectif de situer le projet dans son contexte général, à savoir la
problématique qui a inspiré l’optimisation du processus préparation picking et le procédure
préparation éclatement, les limites du projet et la méthodologie à adopter.

Cadre du projet :
Piking ….
2) Problématique
Le temps de traitement des commandes est le principal problème de l'entreprise, plus
précisément en tant que société de logistique. En effet, la réduction du temps de traitement les
commandes peuvent contribuer à améliorer l'efficacité des processus.

Cette amélioration aurait un impact significatif sur la satisfaction des clients et contribuerait, à
la compétitivité globale de l’entreprise sur la base de ce constat, plusieurs problèmes se sont
posés : Quelle méthode devrait être utilisée pour résoudre le problème du contrôle du temps
de traitement. Ordre ? Quels sont les facteurs d'action que nous allons prendre ? Qui seront les
parties prenantes ? Quels sont les rôles et privilèges de ces parties prenantes ?

3) Les limites du projet


Notre projet d'optimisation comprend toutes les activités du processus de gestion des
ventes (Traitement des commandes, picking, livraison, facturation, règlement et
classement) Dans notre projet, il y a des améliorations qui sont spécifiques aux activités
de traitement des commandes, au picking.

4) Etude de l,existant (nhot les donne plus wil vsm mte3ou)….


Pour entrer dans la phase d'optimisation des processus, il est recommandé de prenez les
méthodes suivantes :

Dresser l’état des lieux :

Dans notre projet la cartographie des flux par la VSM sera la première étape à réaliser.

Elle nous permettra :

 D’avoir une vision claire sur l’état actuel des flux et le déroulement des tâches.
 D’identifier les sources de gaspillages.
5) Conclusion
Dans ce chapitre, nous avons insisté sur la problématique et les besoins. Ensuite, nous avons
présenté la méthodologie du travail. Le chapitre suivant sera consacré pour la réalisation de la
cartographie de la chaine de valeur.

Chapitre 3 réalisation de la VSM actuelle (nraj3ou m3a letude de l’existant)


1) Introduction
La réussite de tout projet dépond de la qualité de son départ, de ce fait, l’étape d’analyse du
fonctionnement constitue la base de départ de notre travail.

Dans ce chapitre nous analysons le fonctionnement du processus à travers la Value Stream


Mapping pour identifier les sources de gaspillage et de dysfonctionnement.

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