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PROGRAMME d’ELECTROTECHNIQUE

VHA : 120 HEURES


CT : 80 HEURES
TD : 40 HEURES

CHARGE DE COURS : ABDOU-SALAM GANAME

CHAPITRE I : LES SYSTEMES POLYPHASES (RAPPELS)


CHAPITRE II : LE TRANSFORMATEUR
CHAPITRE III : LES MACHINES SYNCHRONES
CHAPITRE IV : LES MACHINES ASYNCHRONES
CHAPITRE V : LES MACHINES A COURANT CONTINU
CHAPITRE VI : LES MOTEURS PAS à PAS

CHAPITRE I : RAPPEL SUR LES SYSTEMES


POLYPHASES*l
Un système polyphasé est constitué
par deux ou plusieurs courants
alternatifs sinusoïdaux de même
fréquence et de même amplitude,
mais déphasés les uns par rapport aux
autres.
Pour le système diphasé, ce déphasage
est de 90° alors que pour le système
triphasé il est de 120°.
Des systèmes hexa phases ou n-phases
sont quelques fois utilisés dans le
redressement industriel pour obtenir

des tensions continues avec un faible


taux d’ondulation résiduelle alors que
le système triphasé est couramment
utilisé pour la production ainsi que
pour le transport de l’énergie
électrique.

A LES SYSTEMES TRIPHASES


A 1 Généralités
Un circuit triphasé est un ensemble
constitué de générateur tripha, de
charge triphasées, et le conducteur de
raccordement.
On appelle générateur triphasé, un
générateur dans lequel les trois f.e .m .
sont excitées de manière simultanée.
Les circuits triphasés peuvent être
équilibrer ou symétriques ou
déséquilibrer ou asymétriques.
Dans un circuit triphasé, les
générateurs et les charges peuvent
être couplé en étoile ou en triangle.

Le couplage du générateur est


totalement indépendant du couplage
de la charge.
De nos jours, on construit des
machines ou le champ magnétique
tourne, ou les trois bobines décalées
de 120° restent fixes. En reliant les
extrémités ABC, on peut obtenir un
alternateur en étoile ou en triangle.
A2 LES SYSTEMES TRIPHASES
EQUILIBRES
A21 CHARGES TRIPHASEES
EQUILIBREES

EXEMPLE 1 : Soit un réseau triphasé à 3


conducteurs de 110V  dans la séquence
ABC alimentant trois impédances
identiques de 5L45° Ω montées en
triangle. Calculer les courants de ligne IA
IB IC .

EXEMPLE 2 : Soit un réseau triphasé à


quatre conducteurs de 200V dans le sens
CBA alimentant une charge équilibrée en
étoile et composée d’impédance de
20L-30°Ω. Calculer les courants de ligne

Remarque : Pour une charge équilibrée,


en étoile, les courants de ligne sont égaux
aux courants de phase ; le courant dans le
conducteur neutre est nul et la tension
composée est égale à racine de trois fois
la tension simple.

A 3 LES SYSTEMES TRIPHASES


DESEQUILIBRES
A31 CHARGES TRIPHASEES
DESEQUILIBREES EN TRIANGLE

Pour résoudre le problème de la charge


déséquilibrée montée en triangle, on
commence par calculer les courants de
phase et ensuite, les lois de Kirchhoff aux

nœuds de la charge permet d’obtenir les


trois courants de ligne. Ces courants ne
sont pas égaux et le déphasage de l’un
par rapport à l’autre n’est pas de 120°.
Exemple 1 : Un réseau triphasé à trois
conducteurs de 240V dans le sens ABC
alimente une charge montée en triangle
et comportant les impédances
ZAB=10L0°Ω , ZBC=10L30°Ω ,ZAC=15L-
30°Ω
Calculer les trois courants de ligne.

A32 CHARGES TRIPHASEES


DESEQUILIBREES EN ETOILE ET ALIMENTE
PAR UN RESEAU 4 FILS
EXEMPLE 2
Un réseau à 4 CONDUCTEURS DE 200V
ALIMENTE UNE CHARGE MONTEE EN
ETOILE DONT LES IMPEDANCES SONT
ZA=6L0°Ω ZB=6L30°Ω ZC=5L45°Ω
Calculer les trois courants de phase ainsi
que le courant dans le conducteur neutre.

NOTA : Lorsque seules les 3 phases ABC


sont reliées à une charge déséquilibrée,
montée en étoile, le point commun aux
trois impédances de charges ne se trouve
pas au potentiel du conducteur neutre et

pour cette raison, ce point est marqué 0


au lieu de N.
Les tensions aux bornes des impédances
peuvent varier considérablement par
rapport aux tensions simples. Le vecteur
reliant le point N au point 0 présente un
intérêt particulier car il correspond à la
tension de déplacement du point neutre.
Méthode de déplacement du neutre
appliquée au cas d’une charge
déséquilibrée montée en étoile et
alimenté par un réseau à 3 conducteurs
Dans l’exemple précédant, la tension de
déplacement du neutre
pouvait était obtenue en fonction des
tensions aux bornes de la charge. Si nous
établissons une relation permettant de
déterminer Von, indépendamment de ces
tensions alors les courants et les tensions
peuvent s’obtenir de façon plus simple.
Pour obtenir la tension de déplacement
du neutre, on peut écrire les courants de
ligne en fonction des tensions aux bornes
de la charge et des admittances de la
charge.

IA=VAOYA ; IB=VBOYB ; IC=VCOYC


En appliquant les lois de Kirchhoff,
relative aux courant en 0 ; on a :
IA+IB+ IC=0
VAOYA  + VBOYB +VCOYC=0
Posons  :
VCO=VCN+VNO
VBO=VBN+VNO
VAO=VAN+VNO
En substituent les expressions de la
relation dernière dans les relations
antérieures, on obtient:
(VAN+ VNO)yA+ (VBN+VNO)yB+
(VCN+VNO)yC=0
VON= (VANyA+ VBNYB+
VCNYC) /(YA+YB+YC)

Les termes VAN , VBN , VCN peuvent se


déterminer à partir des tensions
triphasées suivant la séquence. Les
admittances sont les valeurs réciproques
des impédances de charge. De ce fait,
tous les termes de la relation sont soit
donnés, soit déterminés facilement. Ainsi,
la tension de déplacement du neutre peut
être calculer et utiliser pour déterminer
les courants de ligne.
METHODE DE TRANSFIGURATION
IL est fréquent de rencontrer des
impédances couplées dans un circuit
électrique de manière à former des
étoiles et des triangles. Pour les besoins
de calculs, il convient souvent de
transformer une étoile d’impédance et
triangle d’impédance ou inversement.
La méthode de transfiguration encore
appelée méthode de transformation
permet d’effectuer ce passage. Cette
transformation ne doit pas modifier la
répartition des courants et des tensions
dans le circuit.
1) Etoile triangle
ZA= (Z1 Z2+ Z1 Z3+ Z2 Z3)/Z 3
ZB= (Z1 Z2+ Z1 Z3+ Z2 Z3) /Z2
ZC= (Z1 Z2+ Z1 Z3+ Z2 Z3) /Z1

2) Triangle étoile
Z1=(ZAZB) /(ZA+ZB+ZC)
Z2=(ZAZC) /(ZA+ZB+ZC)
Z3=(ZCZB) /(ZA+ZB+ZC)
PROBLEMES RENCONTRES PAR LES
ETUDIANTS
- Valeurs des tensions dans les
différentes séquences (ABC et
CBA)
- REPRESENTATION VECTORIELLE
DES TENSIONS ET DES COURANTS
DANS LES CIRCUITS
(à expliciter)

CHAPITRE II : LE TRANSFORMATEUR


Définition
LES TRANSFORMATEURS SONT DES APPAREILS STATIQUES A
INDUCTION DESTINES A TRANSFORMER UN SYSTEME DE
COURANT ALTERNATIF EN UN AUTRE SYSTEME DE COURANT
ALTERNATIF D’INTENSITE ET DE TENSIONS DIFFERENTES.
II-CONSTITUTION
UN TRANSFORMATEUR COMPORTE

- Un circuit magnétique formé de


tôles d’acier minces assemblées de
telle sorte que les entrefers soient
réduits au minimum.
- Un enroulement primaire et un
enroulement secondaire. Ces deux
enroulements sont sans contact
électrique entre eux à l’exception
des autotransformateurs. Les
enroulements primaires et
secondaires sont répartis sur le
noyau du circuit magnétique ; ils
ont toujours des nombres de spires
différents. L’enroulement qui
possède le plus de spires est appelé
bobinage HT; celui qui en a le moins
est appelé bobinage BT .
- Les accessoires qui complètent un
transformateur comprennent :

- La cuve en tôle minces ondulées


pour favoriser le refroidissement
des bobinages
- Le couvercle avec ses bornes et ses
crochets de levage
- L’huile et son appareil de
refroidissement s’il s’agit d’un
transformateur de grande
puissance.
III PRINCIPE GENERAL

Considérons un noyau ferromagnétique


fermé sur lequel on a disposé deux
bobinages. Si on alimente l’un des
bobinages que nous appellerons le
primaire au moyen d’une ddp sinusoïdale
convenable, il y circule un courant
sinusoidal qui crée dans le noyau un flux
magnétique variable également
sinusoidal. Ce flux variable induit dans
chacun des bobinages une FEM
alternative proportionnelle au nombre de
spires correspondant.
Dans les bobinages primaires, c’est une
fcem qui s’oppose à la tension
d’alimentation. Dans le deuxième
bobinage,ou bobinage secondaire, c’est
une fem véritable. Le secondaire se
comporte comme un générateur .
En jouant sur le nombre de spires des
deux bobinages, on peut obtenir des
tensions sinusoïdales de valeurs très
différentes. L’appareil est donc un
transformateur de tension. Si nous
faisons débiter le secondaire en
appliquant le principe de conservation de
l’énergie, il s’en suit que les intensités
dans les bobinages doivent varier en sens
inverse des tensions. L’appareil est donc
aussi un transformateur d’intensité ; par
contre il conserve le caractère sinusoidal

du courant et la valeur de la fréquence


correspondante.

IV CLASSIFICATION DES
TRANSFORMATEURS
Au point de vue construction, les
transformateurs constitués par des
noyaux entourés par les enroulements et
reliés entre eux par la culasse se divisent
en deux catégories :
- Les transformateurs à colonnes dans
lesquels chaque colonne porte la
moitié des deux enroulements .
- Les transformateurs cuirassés dans
lesquels les bobines sont entourés par
le fer.

Au point de vue de leur application, les


transformateurs se classent en :
- Les transformateurs ordinaires de
puissance mono,triphasé qui se
classent en trois catégories :
 Les transformateurs pour grands
réseaux et grandes centrales : leur
puissance va de 100 à 4OOMVA ;
leur tension peut atteindre 400KV ;
la plupart ont un enroulement
tertiaire dont la tension varie de 12à
15KV.
 Les transformateurs pour réseaux de
répartition qui alimentent les lignes
et câbles moyenne tension. Leur
puissance varie de 5 à 30MVA ; leur
tension secondaire est de l’ordre de
45 à 120KV.
 Les transformateurs de distribution
destinés à l’alimentation des
utilisateurs de l’énergie électrique
basse tension (380/220V) , leur
puissance varie de 5 à 1000KVA ;
leur tension de court circuit est
comprise entre 3 et 6%.
 Les transformateurs spéciaux parmi
lesquels les autotransformateurs, les
transformateurs de mesures, le
régulateur d’induction.
V ETUDE EXPERIMENTALE DU
TRANSFORMATEUR
V1 ESSAI à VIDE
Un transformateur fonctionne à vide
lorsque le secondaire ne débite aucun
courant c'est-à-dire lorsque cet
enroulement n’alimente aucune charge.
L’expérience se fait avec le schéma ci-
dessous :
Le primaire est alimenté sous U1 et la
valeur efficace de la tension secondaire
est mesurée par le voltmètre V2 et est
notée U20 ; Pour différentes valeurs des
nombres de spires n1 et n2 du primaire et
du secondaire, on observe que le rapport
U20/U1=n2/n1 ; ce rapport est appelé
rapport de transformation.
Si la valeur efficace U20 de la tension
secondaire est supérieur à U1 , le
transformateur est élévateur de tension .
Dans le cas contraire il est abaisseur.

Lors de cette expérience, le courant et la


puissance à vide sont faibles. I10 varie de
3 à 10% de I1n et P10<<P1n.
Le facteur de puissance définit par le
rapport P10/U1I1 est très faible ; le
transformateur à vide est donc fortement
réactif ; le courant à vide sert
essentiellement à magnétiser le circuit
magnétique.

V2 ESSAI EN CHARGE
Maintenant, une charge variable est
connectée aux bornes du secondaire du
transformateur. Expérimentalement,
cette charge est constituée d’un rhéostat ;
en diminuant la résistance du rhéostat,
on augmente le courant traversant à la
fois le secondaire et la charge.
La puissance fournie par le secondaire
provient du primaire et donc du réseau ;
si la puissance appelée par la charge
augmente, la puissance fournie au
transformateur par le réseau augmente
également et vis versa.
Les relevés des indications des appareils
de mesures pour différentes valeurs de la
charge montre une faible chute de
tension en charge U2<U20
Souvent, cette chute de tension est
suffisamment faible pour que la valeur
efficace U2 de la tension secondaire
puisse être assimilée à mU1 (que l’on soit
à vide ou en charge).
En effectuant les calculs N1I1 et N2I2 pour
différentes valeurs de la charge, il
apparait que ces deux produits restent
sensiblement égaux. N1I1 = N2I2 et I2=i1
NB : Les tensions indiquées sur la plaque
signalétique d’un transformateur sont les
valeurs nominales des tensions. La
tension primaire nominale ne doit pas
être dépassée ; la tension secondaire
nominale est la tension secondaire à vide

lorsque le transformateur est alimenté


sous sa tension primaire nominale.
BILAN DES PUISSANCES
La puissance utile d’un transformateur est
la puissance P2 disponible au secondaire
et fournie à la charge.
P2=U2I2cosø2 cosø2 ne dépend que de
la charge ; il est le facteur de puissance au
secondaire.
La puissance P1-P2 représente l’ensemble
des pertes qui incluent :
- Les pertes par effet joule dans les
enroulements ou pertes dans le cuivre
[PJ=R1I12+R2I22] (parce que les
enroulements sont en cuivre)

- Les pertes magnétiques (pertes par


hystérésis et pertes par courant de
Foucault) ou pertes dans le fer (parce
que le circuit magnétique est en fer).
Les pertes dépendent de la fréquence et
de la valeur maximale du champ
magnétique. Si la tension efficace au
primaire est constante, les pertes dans le
fer sont constantes. Elles ne dépendent
pas du fonctionnement du
transformateur.
VI LE TRANSFORMATEUR PARFAIT
OU IDEAL
Obtention du transformateur parfait
Hypothèses :
Pour aborder cette étude, nous
négligeons :
- L’intensité I10 du courant primaire
lorsque le transformateur est à vide
(I10=0).
- Les pertes par effet joules dans les
enroulements ce qui revient à
considérer leur résistance comme
nulle
- Les pertes dans le fer.

De plus, nous supposerons que le flux à


travers chacune des spires du primaire est
égal au flux à travers chacune des spires
du secondaire. Nous appellerons φ ce
flux.
a) F .e.m. induite dans les
enroulements
A chaque instant, chaque spire
d’enroulement est traversé par le flux
magnétique φ et les FEM induites au
primaire et au secondaire sont
respectivement égales e1=-N1d φ/dt
E2=-N2d φ/dt →e2/e1=N2/N1 cela
permet d’aboutir au modèle du
transformateur parfait.

b) Tension primaire
En appliquant la loi des mailles au
modèle précédant, on a :
U1+e1=0→U1=-e1=N1dφ /dt ; la
tension U1 étant sinusoidal, il est de
même du flux φ et donc du champ
magnétique B . Le flux magnétique à
travers une section S du circuit
magnétique est donné par la
relation : φ=φ0.S=BScoswt→
u1 (t)=NWBScos(wt+π/2)→
U1=E1=N1WBS/V2= 4 ,44N1fBS avec
w=2πf
(Démontrer comment a-t-on pu
obtenir les relations des différentes
formules et la provenance de la
racine de 2)
c) Tension secondaire
N’ayant pas de fuite magnétique, le
circuit magnétique canalise toutes les
lignes de champ. La valeur instantanée
du flux est la même dans toute la
section du circuit magnétique. La fem
au secondaire a pour valeur
instantanée : e2=-N2dφ/dt et pour
valeur efficace E2=4,44N2fBS.
R2=0→U2=E2=4,44N2fBS
Pour un transformateur parfait, la
valeur efficace de U2 est constante.
Elle ne dépend pas de la charge, par
conséquent U2/U1=E2 /E1=N2/N1=m
Relation entre les intensités des
Courants
De la formule de Boucherot de U1 ,
nous tirons BS =U1 /4,44N1f cela
signifie que pour un transformateur,
alimenté sous une tension U1 de
valeur efficace et de fréquence f
constante la valeur maximale du flux
BS est constante.
La valeur instantanée du flux conserve
la même expression du flux en
fonction du temps quelque soit la
charge puisque la valeur maximale de
BS est constante. Ce flux produit par
les courants I1 et I2 dépend de la
somme N1I1+N2I2 qui est la même
valeur en charge et à vide.
Dans tous les cas, cette somme se
réduit à N1I10 puisque I10 est
l’intensité du courant à vide ; puisque
nous avons décidé de négligé le
courant à vide ,nous pouvons écrire
N1I1+N2I2=0→I1/I2=-m

Diagramme de Fresnel
U1=-e1 U2=e2 U2/U1=-e2/e1=
-N2/N1=m ; avec ces conventions ;
- les tensions U1 et U2 sont en
opposition de phase (U2=-mU1)
- les tensions U2 et les fem e1 et e2
sont en phase.
- le flux φ est en quadrature arrière
par rapport à la tension U1
- les intensités des courants sont en
opposition de phase I1/I2=-m.

Diagramme de Fresnel

Remarque
Les pertes dans un transformateur
parfait étant négligeables, la
puissance active P2 fournie par le
secondaire au récepteur est égale à la
puissance active P1 reçue au primaire.
La puissance réactive Q1 absorbée par
le primaire est égale à la puissance
réactive Q2 fournie par le secondaire.
Les puissances active et réactive étant
les mêmes, par déduction S1=S2 ,
P1=P2
Q1 =Q2.

Exercice d’application
Un transformateur monophasé est
alimenté sous sa tension primaire
nominale : tension sinusoïdale de
fréquence 50hz et de valeur efficace
U1=220V ; On branche au secondaire une
charge résistive réglable et on obtient les
résultats suivants

I2(A) 0 1 2
U2(V 110 109 108
)
I1(A) 0 , 32 0 ,65 1,18
P1(w 25 135 245
)

1) Calculer le cosФ1 primaire pour I2=0


et I2=5A
2) Exprimer ∆U2 correspondant à I2=5A
3) Quel pourcentage de la tension
secondaire à vide représente t-elle ?
4) Calculer pour I2>1A  le rapport I1 /I2
5) De quelle valeur se rapproche t-elle
lorsque I2 augmente ?
6) Quel est le rapport de transformation
du transformateur ?
7) Calculer le rendement du
transformateur pour I2=1A et I2=5A.

V LE TRANSFORMATEUR REEL

Dans la partie précédente, en adoptant


les hypothèses simplificatrices,
conduisant au modèle du transformateur
parfait, nous avons admis que U2 en
charge étant constante et que les pertes
du transformateur étaient négligeables.
Dans cette partie, nous allons montrer
que le fonctionnement réel du
transformateur s’écarte un peu du cas
précédant.
Chute de tension
Dans le cas d’un transformateur réel, la
tension U2 en charge est différente de
U20 . Pour une charge résistive ou
inductive, la tension U2 diminue lorsque
l’intensité efficace I2 augmente. La chute
de tension au secondaire est donnée par
la relation ∆U2 = U20-U2.
Pour une même valeur de l’intensité I2, la
chute de tension est plus importante pour
une charge inductive.
Caractéristique U2=f(I2)

Détermination des pertes dans le fer


 Essai à vide
La tension primaire est égale à la tension
nominale. L’enroulement primaire est
parcouru par le courant I10 et le
transformateur absorbe de la puissance
P0 
Cette puissance correspond aux pertes
dans le fer et aux pertes par effet joule ;
P0=Pf+R1I102
L’intensité I10 du courant primaire étant
relativement faible, on néglige
généralement les pertes par effet joule
→ Pf=P0
Cela nous permet de conclure que l’essai à
vide nous permet de déterminer les pertes
fer lorsque la tension est à sa valeur
nominale.
Facteur de puissance à vide
P0=U1I10cosφ10 → cosφ10=P0/U1I10
Le cosφ d’un transformateur est assez
faible. Pour une tension primaire, de
valeur efficace et de fréquence constante,
les pertes dans le fer sont les mêmes que
le transformateur soit à vide ou en charge.

Les modèles électriques du


Transformateur
 Les intensités des courants
- A vide
Le diagramme de Fresnel précédant
permet de décomposer le courant I1 lors
du fonctionnement à vide en 2
composantes :
I10=I10a+I10r

Le schéma électrique simplifié est le


suivant :

Ce schéma comprend :
- Une bobine d’inductance L, et de
résistance nulle, donc une inductance
pure traversée par la composante
réactive
- Une résistance Rf traversée par la
composante active et qui rencontre de
la puissance dissipée dans le fer.
Rf=Pf /I10a2
 En charge
Pour une tension d’alimentation U1
pour valeur efficace et de fréquence f
constante, la formule de Boucherot
montre que la valeur maximale du flux
est sensiblement constante.
La valeur instantanée de ce flux
conserve la même expression quelque
soit la charge. Créé par les courants, I1
et I2, ce flux dépend de la somme
N1I1+N2I2 qui a la même valeur en
charge et à vide.
A vide, i1=i10
N1I1+N2I2=N1i10
I1=-mI2+i10

Expression des tensions


*Flux total
Les résistances des enroulements et les
fuites magnétiques sont les causes de la
chute de tension ∆U2 au secondaire.
Au voisinage des enroulements, il ya
dispersion des lignes de champ ; certains
sont canalisés par le circuit magnétique,
d’autres traversent des substances non
magnétiques (air, cuivre, et isolant).
Nous supposons que chaque enroulement
a un flux de fuite propre ø1,ø2 et que le
circuit commun est parcouru par un flux ø.
Ainsi, chaque spire du primaire est
traversée par le flux ø+ø1.
Nous pouvons associer à chaque flux de
fuite une inductance de fuite constante :
L1=N1 ø1/i1 ; L2=N2 ø2/i2 
A ces inductances, correspondent les
réactances de fuites : x1=L1w et x2=L2w
Les fuites sont matérialisées par ces
réactances qui produiront dans chaque
circuit une chute de tension réactive.

Schéma équivalent
Appliquons au schéma précédent la loi des
mailles :
U1=-E1+ (R1+jx1)I1
U2=E2-(R2+jx2)I2
Relations vraies en grandeurs vectorielles
ou complexes.

Graphique de Fresnel
Modèle de Thévénin
Pour l’établissement de ce modèle, nous
adoptons les hypothèses pour le modèle
de Kapp. Nous pouvons alors écrire :
U1=-E1+R1I1+JL1WI1
U2=E2-R2I2-Jl2Wi2
E2=m E1
I1=- m I2

Relations vraies en grandeurs vectorielle


ou complexes.
La résolution de ce système d’équation
nous permet de déduire l’expression
suivante de U2
U2=ES-RSI2-JlSWi2 avec
Es=-m U1-U20
Rs=m2R1+R2
LS=m2L1+L2
Cette dernière expression de U2 nous
permet d’établir le modèle électrique de
Thévénin qui est le suivant :

Détermination expérimentale des


paramètres du modèle
L’essai à vide permet de déterminer ES .
Avec le même montage que le précédant,
nous mesurons la tension primaire U1 ,
l’intensité primaire I10, la puissance
absorbée par le primaire P10 , la tension
secondaire à vide U20=ES. L’essai en court
circuit permet de déterminer l’impédance
ZS , RS , et LSw. Nous utiliserons toujours
le montage pour le court circuit ou
entièrement l’expérience se déroule de la
même manière. Nous mesurons l’intensité
de court circuit I2CC du courant
secondaire, la tension U1CC et l’intensité
Icc du courant primaire ; la puissance
P1CC absorbée par le primaire.
Détermination de l’impédance ZS
Lorsque U2 est nulle, la tension aux bornes
de ZS est : ESCC=mu1cc
mu1cc=ZSI2CC ZS =
mu1cc /l2CC

Détermination de RS
La tension étant réduite, le champ
magnétique créé par cette tension a aussi
une valeur maximale réduite. Les pertes
dans le fer étant proportionnelle au carré
de cette valeur du champ, ces pertes
peuvent être négligées devant les pertes
par effet joule.
RSI2CC2 = P1CC RS =
P1CC/I2CC2
Détermination de LS
ZS2 = RS2+(LSw)2
Utilisation du modèle de Thevenin pour la
détermination de la chute de tension ∆U2
Nous pouvons écrire pour l’expression de
U2 sous la forme U2=U20-RSI2-UL
UL étant le vecteur de Fresnel associé à la
chute inductive grandeur de tension
représentée par la complexe UL= jLSwI2
Le diagramme vectoriel associé à cette
équation est appelé diagramme de Kapp.
Pour le tracer, plaçons successivement

1) U2
2) I2 avec (U2 ,I2) =Ф2
3) RSI2 // I2
4) UL I2
Nous obtenons respectivement les
vecteurs OA ; AH , HB ; le vecteur OB n’est
rien d’autre que U20 = -Mu1
Pour trouver l’expression de la valeur
approchée de ∆U2 sur l’axe ox, portons un
segment OB’=OB.
La chute de tension
∆U2=U20-U2=AB’=OB’-OA
Dans la pratique, le point B’ peut être
confondu avec la projection M de B sur OX
et ∆U2 est alors représenté par AM avec
une précision suffisante.
Pour obtenir une expression de ∆U2
,projetons orthogonalement ,le point H sur
OX ,nous obtenons le point K ; alors
AM=AK+KM= AHcosФ2 +BHsin Ф2
=RSI2 cosФ2+ULsin Ф2
∆U2=U20-U2= RSI2 cosФ2+LsWI2sin Ф2
(diagramme)
Model electrique
a) Modèle general
Sur la base des équations précédentes,
on peut établir le modèle electrique
suivant qui tient compte des pertes dans
le fer
(Modèle général)

b) Modèle de Kapp
Dans la pratique, ce modèle général
s’avère d’utilisation assez compliqué. On
peut le simplifier en adoptant les
hypothèses suivantes :
- Le circuit magnétique est linéaire, et il
est parfait, par conséquent, on néglige
les phénomènes d’hystérésis ainsi que
les courants de Foucault.
- On suppose également la perméabilité
du matériau infini cela revient à
négliger I10 . On aboutit alors au
modèle électrique de Kapp.
(modèle)
Pertes par effet joule en charge
Ces pertes peuvent être calculées à partir
des résistances des enroulements du
transformateur. Pour les intensités I1et I2
connus,les pertes par effet joule sont :
PJ=R1I12+R2I22
Généralement la détermination des pertes
par effet joule s’effectue de manière
expérimentale à l’aide de l’essai en court
circuit.
(montage de l’essai en court circuit)

Lors de cet essai la tension efficace au


primaire est initialement nulle. Nous le
faisons croitre progressivement jusqu'à
10% de sa valeur nominale environ de
manière à obtenir au secondaire l’intensité
nominale I2n.
Au primaire le wattmètre indique une
puissance P1CC qui représente la somme
des pertes par effet joule PJCC et des
pertes fer donc P1CC =PJCC+Pf
L’essai se faisant sous tension réduite, les
pertes fer sont négligeables.
Pf <<PJ → P1CC =PJ
L’essai en court circuit permet donc de
déterminer les pertes par effet joule, pour
un régime de fonctionnement fixé c'est-à-
dire pour un courant secondaire
d’intensité efficace I2 déterminée.

Le rendement
η =pu /Pa =P2/P1 =P2/P2+Pf+PJ=
(P1-Pf-PJ) /P1
Chapitre III : Les moteurs asynchrones
Les machines asynchrones sont surtout
utilisées comme moteurs.80% des moteurs
électriques sont des moteurs asynchrones.
I-Constitution
On distingue deux parties :
- Le stator
- Le rotor
Le stator est semblable à celui d’une
machine synchrone ; ce stator alimenté
par des courants triphasés produit un
champ magnétique tournant.
*le rotor à cage
Le circuit électrique est constitué de
barres logées dans les encoches du
cylindre et court-circuitées par deux
anneaux placés de part et d’autre du
rotor.
Les barres de cuivre sont rivetées ou
brasées sur les anneaux tandis que
l’ensemble du circuit en aluminium est
coulé sous pression. Pour réduire le
courant au démarrage, certains moteurs
ont un rotor à double cage ou à
encoches profondes.
*rotor bobiné ou rotor à bagues
Ce rotor offre la possibilité d’insérer soit
un dispositif électronique de variation de
vitesse, soit un rhéostat afin de faire
varier la résistance du rotor.
II-Principe de fonctionnement
On alimente le stator avec du courant
alternatif et ce stator crée un champ
magnétique ; ce champ est variable et
tournant.

Plaçons un rotor dans ce champ variable et


tournant :

On constate que le champ magnétique


tourne avec le rotor et y crée des pôles
dans le rotor. Les pôles Nord statoriques
sont attirés par les pôles Sud du rotor.

La mise en rotation du rotor est égale le


pôle nord du stator tire le pôle sud du
rotor. Le pôle sud stator repousse le pôle
sud rotor.

Apportons des pôles dans le rotor

Sur la périphérie du rotor, il ya


nécessairement autant de pôles que le
stator. Cela résulte de leur nature ; ce sont
les pôles induits ; ces pôles tournent à la
même vitesse statorique.
L’attraction /Répulsion mutuelle entre les
pôles statorique et rotoriques développe
le couple moteur ; ce couple est le couple
électromagnétique. Le couple
électromagnétique résulte des courants
induits et donc des variations du flux.
Si le rotor tourne à la même vitesse que le
stator, il n’ya plus de variation de flux ; le
rotor ne peut tourner qu’à une vitesse
inférieure à celle du champ statorique.
La vitesse de synchronisme ne peut en
aucun cas être atteinte en fonctionnement
moteur d’où le nom de machine
asynchrone.
Le rotor tourne à une vitesse (nr<ns )
inférieure à celle du champ statorique. Le
rotor glisse donc par rapport à ces propres
pôles. Ce glissement provoque une perte
d’énergie qui lui est proportionnelle. Ce
glissement est désigné par la lettre g.
Organisation de la machine
L’organisation d’une machine asynchrone
est constituée des principaux éléments
suivants :
- Le stator : partie fixe constituée de
disques en tôles magnétiques portant
des enroulements charger de
magnétiser l’entrefer.
- Le rotor : partie tournante constituée
de disques en tôles magnétiques
empilées sur l’arbre de la machine ; un
enroulement bobiné ou injecté.
- Les organes mécaniques : ils
permettent la rotation du rotor et le
maintien des différents sous-
ensembles
a) Le stator
Les différents types de moteurs
asynchrones ne se distinguent que par
le rotor. Dans tous les cas, le stator
reste au moins dans son principe le
même.
Il est constitué d’un enroulement
bobiné réparti dans toutes les
encoches du circuit magnétique
statorique. Le circuit magnétique est
constitué d’un empilage de tôles dans
lesquelles sont découpées les encoches
parallèles à l’axe de la machine.

b) Le rotor bobiné
Le rotor comporte un enroulement
bobiné à l’intérieur d’un circuit
magnétique constitué de disques en
tôles empilées sur l’arbre de la
machine. Les enroulements sont
obligatoirement polyphasés même si le
moteur est monophasé et en pratique
toujours triphasé à couplage étoile.
Les encoches découpées dans les tôles
sont légèrement inclinées par rapport à
l’axe de la machine de façon à réduire
les reluctances liées à la position
angulaire rotor/stator et entraîne des
pertes dues aux harmoniques.
Les extrémités des enroulements
rotoriques sont sorties et reliées à des
bagues montées sur l’arbre sur
lesquelles frottent les balais en
carbone.
On peut ainsi mettre en série avec le
circuit rotoriques des éléments de
circuit complémentaire (résistances
électroniques de puissance) qui
permettent des réglages de la
caractéristiques couple/vitesse.
Ce type de moteurs est utilise
essentiellement dans des applications
ou des démarrages sont difficiles et
nombreux.
En effet, les pertes rotoriques pendant
la phase de démarrage valent 1/2Jw2
ne sont pas toujours supportées par les
cages.
Rotor à cage
Le circuit du rotor est constitué de
barres conductrices régulièrement
réparties entre deux couronnes
métalliques formant les extrémités, le
tout rappelant la forme d’une cage
d’écureuil. Bien attendu, cette cage est
insérée à l’intérieur d’un circuit
magnétique enveloppe analogue à
celui du moteur à rotor bobiné.
Les barres sont en bronze, en cuivre ou
en aluminium et sont les
caractéristiques mécaniques et
électriques recherchées par le
constructeur. Pour Certaines
constructions surtout pour des
moteurs basse tension, la cage est
réalisée par coulée ou centrifiguration
d’aluminium. On dénote que si le
nombre de barres est suffisamment
grand, la vitesse pratique (nombre de
pôles 8P) , la cage se transforme
automatiquement en un circuit
polyphasé de polarité adéquate.
Ce type de moteur beaucoup plus
facile à construire que le moteur à
rotor bobiné est par conséquent d’un
prix de revient inférieur et a une
robustesse intérieure plus grande.
Il n’est donc pas étonnant qu’il
constitue la plus grande partie du parc
des moteurs asynchrones actuellement
en service. Son inconvénient majeur
est qu’il a au démarrage, des
mauvaises performances (courant
élevé et faible couple). C’est pour
remédier à cette situation qu’ont été
développées deux autres types de
cages : rotor à double cage et rotor à
encoches profondes.
La vitesse de rotation
Ns=60f/p
Ws=2πf rd /s
ΩS=w/p (vitesse angulaire)
Glissement g=(ns-n) /ns
Bilan de puissances des moteurs
asynchrones triphasés.
En tournant, le moteur fournit un
couple , il absorbe une puissance P
P=UIcosø
Pertes joules statoriques : Pjs= 3 /2RI2
Puissance transmise au rotor
Ptr=P-pfs-pjs
Couple
Ptr=Cem*Ωs → Cem = Ptr/ Ωs
Fréquence des courants rotoriques
Fr=g*f
Puissance mécanique
Pm= Ptr(1-g)
Pertes joules au rotor
Pjr= Ptr- Pm=g* Ptr
Si g est grand, Pjr est grand, il ya un
échauffement excessif des
enroulements.
Le couple utile
Pu=Cem*Ω - pm
Cu= Pu /Ω
Le rendement,
η=Pu/Pa=CuΩ/UIcosø

Modélisation de la machine
asynchrone
Pour l’interprétation, on représente la
machine par un modèle électrique. Le
schéma électrique équivalent permet de
comprendre et de prévoir le
comportement du moteur dans les
diverses situations.
Modèle équivalent au synchronisme
Le rotor est solidaire d’un moteur à
courant continu alimenté sous tension
réglable qui entraine le moteur
asynchrone jusqu’à la vitesse de
synchronisme. g=0 on relève v, p0 ,I0 ,
cosø0. Dans ce fonctionnement, fém.=0 et
Ir=0 ; P0 est très faible ainsi que les pertes
fer statorique.La puissance dépensée est
en pertes magnétiques .Pour chaque
phase, le modèle équivalent est le suivant :

Le moteur est assimilable à un dipôle


associant en parallèle Rm et Xm
V=RmI0a=XmIOr
I0a=I0cosø ; I0r=I0sinø
P0/3=Rm(V/Rm)2=V2/Rm
Rm= 3V2/P0
Q0/3=Xm(I0r)2=V2/Rm
Xm= 3V2/Q0
P0/3 est la puissance par phase.
c) Modèle équivalent en charge
Le moteur fonctionne maintenant en
charge, il absorbe une puissance P1 qui
est égale à la somme de la puissance
transmise au rotor et des pertes
statoriques.
En posant que Pjs=0 ;et en admettant
que Pfs est la même en charge qu’à
vide on peut écrire : P1/3=Ptr/ 3 +P0/3
Cette relation conduit à un modèle qui
associe :
- Un dipôle Ds qui absorbe P0/3
- Un dipôle Dr qui absorbe Ptr /3 et
traduit le comportement pour une
phase.

Détermination de Dr
Puisque I2 qui traverse Dr est en retard par
rapport à V nous pouvons représenter Dr
constitué de r associé en série avec une
inductance l. Afin que Dr rende compte
suffisamment de la puissance absorbée
par le moteur, en charge, il est nécessaire
que Ri22 soit telle que Ptr= 3Ri22 ;
On impose maintenant des conditions
supplémentaires c'est-à-dire que I2 soit
proportionnel à Ir.
Conséquence :
Ptr= 3rI22 ; I2=kIr
Pjr= 3RrIr2
Pjr=gPtr Ptr=Pjr /g
Ptr= 3rI22 = 3r(kIr)2= 3RrIr2/g
1/3Ir2*3r(k2)Ir2= 3RrIr2/g *1/3Ir2
rk2=Rr/g r=Rr/g/k2=(Rr/K2)*1/g
posons : R=Rr/K2 r=R/g

Détermination expérimentale de Dr
Essai au synchronisme g=0
Le moteur alimenté sous tension nominale
et entraînée au synchronisme par un
moteur auxiliaire.
On mesure V, P0 , et Q0 puisque I2=0 .
Rm= 3V2/P0 Xm=3V2/Q0
Avec r=R/g
Détermination de Dr avec g=1
Le rotor bloqué est alimenté sous tension
réduite (10 à 20% de la tension nominale)
de façon à ce que le courant appelé soit
proche de In. On mesure I1 ,P1 ,Q1 ;
comme le moteur est sous tension réduite,
pfs=0 ,ce qui revient à négliger le courant
dans le dipole d’où on a : P1= 3RrI12 et
Q1= 3LwI12 on obtient alors :Rr= P1/3I12
Fonctionnement à V/f constant
Lorsqu’un moteur asynchrone est alimenté
de façon que le rapport le rapport V/f soit
constant, le couple ne dépend que de
l’écart ns-n.
Les caractéristiques se déduisent les unes
des autres par translation.
Caractéristique V/f constant
Intérêt de ce fonctionnement :
Lorsqu’un moteur asynchrone est alimenté
de façon que le rapport V/f constant, il est
possible d’obtenir un point de
fonctionnement dans la région OABC du
plan de couple de vitesse.

Caractéristique électromécanique à
V=constante

P0 : point de fonctionnement à vide


Pn : point de fonctionnement nominal
Cette caractéristique traduit trois
propriétés importantes :
- Le couple de démarrage sous tension
nominale est très important.
- Durant le fonctionnement nominal, la
vitesse reste très voisine de la vitesse
de synchronisme.
- Le couple moteur est proportionnel au
carré de la tension.
Pendant la durée de fonctionnement, le
couple est essentiellement proportionnel
au glissement g.
K=constante, Cu=k*g Cu=k’V2 K’=cste
Caractéristiques de fonctionnement
Elles montrent comment évoluent le
facteur de puissance, le rendement, le
courant, la puissance utile, le glissement.
Lorsque la puissance utile demandée au
moteur varie, (cosø,η,g,I) ,elle renseigne
l’utilisateur sur les conditions de
fonctionnement de la machine selon la
charge imposée.
Remarque 1
Au démarrage, le couple utile est dans les
conditions habituelles d’utilisation ; très
supérieur au couple résistant.
L’accélération est donc brutale et le
courant appelé est susceptible d’être
important. Ce phénomène sans
inconvénient sur les petits moteurs est
inacceptable dès que la puissance atteint
quelques dizaines de KW. Il est nécessaire
de mettre en œuvre des procédés
particuliers de démarrage.

Remarque2
Au cours de son utilisation, un moteur
asynchrone possédant des caractéristiques
techniques nominales bien déterminées,
peut être différemment utilisé et
fonctionner dans la gamme des charges
allant de la marche à vide jusqu’à la pleine
charge. Il est donc nécessaire de présenter
un rendement et un facteur de puissance
suffisamment élévé non seulement à la
charge nominale, mais également à la
charge partielle.
Une augmentation du rendement conduit
à une diminution de la puissance active
absorbée par le moteur. Pa=Pu /η . Une
amélioration du facteur de puissance
entraîne une baisse de la puissance
apparente S=P/cosø grâce à la diminution
de la puissance réactive.
Q=Ssinø=Ptgø Ces deux facteurs ont pour
effet une diminution du courant du réseau.
I=S/3V=P/3Vηcosø ainsi que de la
puissance totale des alternateurs
synchrones installés dans les centrales
électriques et les pertes dans les
transformateurs dans les réseaux
électriques lors du transport de l’énergie
électrique, ce qui permet finalement de
réduire les frais d’exploitation du moteur.
Lorsqu’on élabore le projet d’un moteur,
on choisit son rendement et son cosø.

Fonctionnement en génératrice et en frein


Si 0<N<NS alors 1>g>0
C'est-à-dire que la vitesse de la machine
est comprise entre 0 (arrêt) et la vitesse de
synchronisme. Dans ce cas, le du stator
tend à accélérer le rotor pour l’emmener
au synchronisme : la machine fonctionne
en moteur.
- Reversibilité
Supposons que nous entraînons la
machine à une vitesse inférieure à ns c'est-
à-dire g<0 ; le champ statorique tend à
ramener la vitesse de l’arbre au
synchronisme ; un fonctionnement à
glissement négatif suppose par
conséquent que la machine reçoive de
l’énergie sur son axe. La puissance
mécanique et le couple moteur sont tous
deux négatifs ; cependant, si l’on calcule la
puissance absorbée, on la trouve négative
car la puissance à travers l’entrefer est
négative. Il en résulte que la machine
fonctionne en génératrice.
Nous constatons ainsi que si une machine
asynchrone alimentée à fréquence
constante, tourne à la vitesse de
synchronisme ; elle fonctionne à vide c'est-
à-dire qu’elle ne transforme aucune
énergie.
Si à partir de cet état on exerce un couple
résistant sur l’arbre, elle ralentie. Ce qui lui
permet d’absorber une énergie électrique
qu’elle transforme en énergie mécanique.
Si au contraire, à partir du même état on
exerce sur l’arbre un couple moteur, elle
accélère ce qui lui permet de développer
un couple résistant et d’absorber une
énergie mécanique restituée au réseau.
On dit que la machine est réversible
puisqu’elle peut travailler en moteur et en
génératrice.
Supposons maintenant que le rotor tourne
en sens inverse du sens du champ
tournant : on a n<0 et g>0 ; bien entendu,
le champ statorique oblige le rotor dans
son propre sens. Ainsi, avec les notations
Pm doit être négative car le Cem et n sont
de sens opposé. La machine reçoit de la
puissance mécanique sur son arbre.
Simultanément, la puissance transmise est
positive puisque g>0 ; le rotor reçoit à la
fois de l’énergie électrique du stator et de
l’énergie mécanique de l’arbre ; le tout
doit être dissipé en pertes par effet joule.
On dit que la machine fonctionne en frein.