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LÉON BASSET
Directeur d'école musulmane

PAUL BOURGEOIS
Inspecteur de l'enseignement primaire

101 LECTURES
POUR
ALI ET FATIMA
Cours ÉLÉMENTAIRE 1er ANNÉE DES
ÉCOLES FRANCO-MUSULMANES

Quatrième édition
PARIS
FERNAND NATHAN. Éditeur
Rue Monsieur-le-Prince, 18
Tous droits réservés.
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Centre d'intérêt : lřécole; la rentrée.


Octobre : 1er semaine Leçons de langage no 1, 2, 3, 4,5
1. - LE JOUR DE LA RENTREE
1, Les vacances sont finies. Un matin d'octobre, par les pistes de la
campagne et par les rues des villes, garçons et filles, petits et grands
reviennent à l'école.
Cette année, Ali entrera peut-être au Cours élémentaire.
Qui sera son nouveau maître ?
Retrouvera-t-il ses bons camarades Driss et Jilali? Aura-t-il
beaucoup de leçons à étudier ? Où sera-t-i1 assis? Près ou loin du
tableau?
2. " Bonjour, les amis ! Comment allez-vous ? Alors, nous
changeons tous de classe ? Vous savez comment s'appelle...? "
Un coup de sifflet et l'empêche de finir.
" En rang devant vos classes ! " ordonne le directeur.
Ali et Driss s'alignent les premiers contre le mur devant

ŕ 10 ŕ
la porte ouverte ; vont-ils la franchir une fois encore? Voici leur
table, au milieu de la troisième rangée ; comme elle est basse ! Dans
le coin de droite, voilà celle d'Ahmed, toute tachée d'encre. ... Tiens !
on a blanchi le plafond ; on a remplacé les vitres brisées...
3. " Jilali !... Allai !... Driss !... Ail !... Ali ! eh bien ! Ali, as-tu sourd
? Tu l'aimes donc bien, ta vieille classe? Veux-tu y rester? "
" Allons, les enfants, suivez votre nouveau maître ! " dit le directeur
en montrant un jeune Instituteur qui sourit à ses élèves. Derrière lui,
ils pénètrent dans la nouvelle salle de classe, située en face du
bureau du directeur. Elle n'est pas plus vaste que l'autre, mais elle est
mieux éclairée et mieux aérée.
4. Le maître a placé Ali et Driss à la même table, devant son bureau ;
ils ne pourront pas bavarder. Driss passe la main à lřintérieur de son
casier; il en retire une vieille plume et une croûte de pain. Ali range
ses affaires dans le sien ; puis il suspend son cartable au dossier du
banc, pendant que le maître écrit la date en haut du tableau.

EXERCICES. A. Actions à accomplir :


1° (ordonner) : X..., ordonne 3 choses à Y...
2° (franchir) : Y. .. franchis le seuil de la perte.
3° (sourire) : Z..., souris-moi.
B. Questions orales. ŕ 1° Dites comment vous êtes placé en classe?
où est le bureau du maître? où est le tableau ?
2° où est située votre classe ?
3° Comment l'aère-t-on ?
4° Qui a blanchi le plafond ? Qui a remplacé les vitres brisées ?
5° Pourquoi le maître dit-il : " Ali ! Es-tu sourd ?"
C. Exercices écrits. ŕ
1° Écrives la date.
2° Écrivez un ou une devant chacun des noms suivants : piste- rue-garçon
- ville- fille - leçon - tableau - sifflet - vitre - casier - dossier - cartable.
3° Copiez : " Les vacances sont finies " et compléter : les jeux sont f... : la
leçon est... ; le dessin est...

2. ŕ LA RONDE EST FINIE


Maintenant la ronde est finie,
L'heure sonne au clocher là-bas,
Et voici que les petits pas
S'effacent sur la prairie.

Maintenant la ronde est finie...


Le soir tombe doux et las
Sur les chaumes dorés ; le las
Des livres s'envoile; on n'oublie
Ni le cerceau ni la toupie
Et chacun, cahiers sous le bras,
S'en va dîner au logis

il ne reste plus rien quřun peu


D'herbe que le vent le brousse.
La dernière chanson qui meurt
Vers le clocher où sonne l'heure ...
il ne reste plus rien... adieu!
Petits pas dřenfants sur la mousse.
georges gaudion

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Centre d'intérêt : l'école.
Octobre : 1er semaine.
Leçons de langage : no 5, 6, 7.
3. ŕ LES ÉLÈVES DÉCORENT LEUR CLASSE
1. " Mes enfants, dit le maître à ses élèves, vous voici installés
dans votre nouvelle classe. Ce sera votre maison pour toute
l'année. V o y e z comme ses murs sont nus. Nous allons essayer
de la rendre plus belle j'ai là quelques grandes images en
couleurs. En VOICI une qui représente l'histoire du " Loup et de
la Cigogne " : suspendons ŕ là à ce clou, entre les deux
fenêtres. N'est-ce pas plus joli maintenant? Nous placerons les
autres demain, avec celles que vous apporterez, vous aussi, "
2. Le lendemain, les enfants viennent poser sur le bureau du
maître ce qu'ils ont trouvé de plus beau Ahmed apporte le
photographie d'un boxeur quřil a découpée dans un journal;
Dris s a des cartes postales qui repré-

ŕ13ŕ
sentent les ports d'Alger et de Casablanca ; jilali, des images en
couleurs que son oncle a achetées à La Mecque ; Ali tire de son
cartable des pages de journaux américains couvertes de
brillantes automobiles.
2. " C'est Très bien, dit le maître en souriant mais ce n'est
encore- assez ; là, de chaque côté de l'armoire, je garde une
place pour les meilleurs de vos dessins, "
" Et toi, Allal que caches-tu SOUS ta jellaba? " Allal s'avance en
rougissant et tend au maître un gros bouquet de fleurs. " Merci.
Allal tes camarades ont décoré les murs, et toi tu fleuris mon
bureau
4. Et moi, j'ai apporté ça ", s'écrie le petit Kacem ; toute la classe
éclate de rire en le voyant poser à côté du bouquet un poisson
rouge en caoutchouc. " Pourquoi riez-vous? demande le maître.
Ouvre l'armoire vitrée Kacem, et ranges ŕ y ton poisson. Nous
en aurons bientôt besoin "
EXERCICES, ŕ A, Questions orales.
1° Racontez l'histoire du Loup et de la Cigogne (foil jaune et
longue patte).
2° Dites des choses qui sont suspendues à des clous en classes ;
à le maison ; dans une boutique.
3°- Qu'apporterez-vous pour décorer votre classe ?
V°- Qu'a apporté Kacem? Pourquoi la classe éclate-t-elle de rire
?
B. Exercices écrits. ŕ 1° Employez " un nouveau " ou Ŗ une
nouvelle " devant les noms suivants : livre - ardoise - maîtresse -
camarade - directeur - place.
2° Copiez en deux colonnes les mots des paragraphe: 3 et 4
contenant s s ou c ŕ ss .

Exempte - c voici ss la classe


3° Employez dans une phrase "de chaque côté de "

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ŕ 14 ŕ
Centre d'intérêt : l'école.
Octobre : 1er semaine.
Leçons de langage : no 8,9, 10.

4. - LE PREMIER JOUR DE CLASSE DE FATIMA

1. " te voilà grande, Fatima, lui dit son père; tu auras bientôt sept ans. Il
est temps que tu ailles à l'école pour apprendre à lire et à parler français,
comme ton frère.
ŕ A l'école avec Ali ?
ŕ Non, tu iras à l'école de filles, avec tes petites amies Aïcha et Zohra.

ŕ Alors ma fille Ourida pourra venir, elle aussi ?


ŕ Non, les poupées ne vont pas en classe ; elles apprennent à lire à la
maison avec leurs mères. "
2, On h a b i l l e Fatima comme pour une fête : robe brodée, foulard de
soie, chaussures neuves. Ses mains sont teintées de henné. Une main dans
celle de son père, l'autre dans celle d'Ali elle arrive à l'école. " Regarde,
petite sœur comme la cour de récréation est grande, et
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comme on sřy amuse bien! Tiens, dis bonjour à Madame la Directrice.
D. Comment s'appelle cette jolie fillette ?
Cřest ma sœur Fatima ben Mohamed ; elle a sept ans; nous habitons dans
la rue de l'école, tout près de la mosquée. " La directrice inscrit le nom,
l'âge et l'adresse de Fatima sur un grand cahier.
3. Puis elle sort de son bureau et conduit la nouvelle élève dans la cour,
Plusieurs fillettes accourent aussitôt : Ŗ Fatima ! voici Fatima ! s'écrient-
elles, toutes joyeuses.
E. Veux-tu un bonbon? dit l'une.
F. Tiens, prends cette image, dit une autre.
G. Viens sauter à la corde avec nous, ajoute une troisième.
ŕ Non, c'est lřheure de rentrer, dit la directrice. La cloche va sonner;
vous jouerez à la récréation." Ali s'en va : " Au revoir, petite sœur. Je
viendrai te chercher à l'heure de la sortie. "
EXERCICES. ŕ A. Questions orales.
1° Dites comment on habille Fatima. Pourquoi ?
2° Qui répond à la directrice ? Pourquoi n'est-ce pas Fatima ou son père?
3° Lisez la phrase. " Il est temps que... ŗ Faites des phrases semblables en
remplaçant " à l'école " par : à la maison - au marché - à la gare - au
dispensaire - à la mosquée.
B. Exercices écrites. ŕ 1° Écrivez, sur la couverture de votre cahier,
votre nom, votre âge, votre adresse.
2° Remplacez les points par une forme convenable du verbe aller :
Ali et Fatima ... à lřécole. Ali... à l'école de garçons et Fatima. ... à l'école
de filles. Quand Hassan sera grand, il ... lui aussi à l'école. Ali, Fatima et
Hassan ... ensemble à lřécole.
C. Dessin ou modelage : Une cloche.
D. Jeu : Sauter à la corde.

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Centre d'intérêt : l'école. Octobre ; 1 o et 2 o semaines. Leçons de
langage : n° 6, 7, 11
5. - APRÈS LA CLASSE
1. il est cinq heures. Les élèves viennent de sortir. Ils sřen vont en
bavardant et en riant, Ahmed montre avec orgueil le beau canif tout neuf
qu'on lui a donné. Ŗ Peuh ! fait Jilali, le mien a trois lames qui coupent
comme un rasoir. TU vas voir. " Et il plonge la main dans une poche, puis
dans l'autre enfin dans son cartable ; rien !... Son visage change de
couleur. " Je l'ai oublié en classe ! " sřécrie Jilali. rt retourne à toutes
jambes à lřécole.
2. La cour est vide; le balayeur lave le carrelage devant le bureau du
directeur; personne ne voit entrer Jilali dans la classe. Vite, il court à son
casier; o u f ! le canif est là ! Tiens, quelle est cette ficelle qui pend du
casier voisin ? Et se protège-cahier qui traîne à terre et ne protège plus
rien ? Comme Ahmed est désordonné ! il n'a même pas ramassé son
buvard qui a glissé sous l'armoire vitrée.
3. Elle contient de bien belles choses, cette armoire ! Des livres neufs, des
cahiers multicolores sur le rayon supérieur, et, au-dessous, le musée
scolaire. Jilali colle son nez à la vitre et ouvre des yeux tout ronds. Sur le
rayon inférieur, celui des animaux, la sauterelle, piquée sur un bouchon,
tend ses pattes raides vers le poisson rouge de Kacem ; des cailloux
brillants sřalignent sur le rayon du milieu à côté de petites boîtes de fer ou
de carton.

4. Jilali voudrait bien savoir CE qu'elles renferment.


Mais... que tait-il donc ? Il essaie d'ouvrir l'armoire.
Impossible, la porte est fermée à clef. " Veux-tu que je
t'aide ? " dit une grosse voix derrière lui. C'est le maître
qui le regarde sévèrement. " Que cherches-tu ici ? ŕ
Monsieur, je suis venu... j'ai oublié... ŕTu n'as rien à
faire ici. Va-třen vite chez toi. ŕ Oui, monsieur ; merci,
monsieur : au revoir, monsieur. " Et Jilali file comme une
souris.
EXERCICES. ŕ A. Montrer : Le rayon supérieur, Le
rayon inférieur du placard ou de l'armoire ; ŕ des
cahiers multicolores.
B. Questions orales.
1° A quoi sert : un canif ? un rasoir ?
2° Pourquoi Le visage d'Ali change-t-il de couleur ?
3° Dites les noms : de cinq choses que vous incitez dois
rare cartable ; de cinq animaux que vous pourriez
apporter pour le musée scalaire.
4° Lisez : " Comme Ahmed est désordonné ! Il nřa même
pas ramassé son buvard ! ŗ
Faites des phrases semblables en remplaçant désordonné
par : paresseux - impoli- malpropre ; "Comme Ahmed est
paresseux ! Il n'a même pas... ".
C. Exercices écrits. ŕ 1° Copiez ce qui suit en
remplaçant les mots soulignés par leurs contraires :
Les élèves viennent de sortir. Ils sřen vont en riant. Le
cour est vide. Ahmed est désordonné. Des livres neufs.
Après la classe. Devant le bureau.
2° Écrivez la fin du 4è paragraphe, en commençant ainsi :
" Le maître regarde sévèrement Ali et Jilali ... "
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- 19-
quadrillé de cent pages. " Ali ne dit lien, mais il regarde avec
envie un plumier décoré, garni de crayons de longueurs et de
grosseurs différentes ; dans une petite case, il y a même un
taille-crayon.
3. Tous trois entrent dans le magasin ; ils demandent le prix des
fournitures scolaires. Hélas ! le plumier vaut deux cent
cinquante francs, le porte-mine coûte deux fois plus et le stylo
est encore plus cher. Tant pis ! adieu stylo, porte-mine et
plumier ! Nos trois amis n'y pensent déjà plus. Ils tournent les
pages des livres de lecture tout neufs, qui sentent encore lřencre
dřimprimerie, il y en a des images I et les histoires sort sûrement
intéressantes ; ils les liront avec plaisir.
4. Chacun dřeux achète aussi un cahier, quelques crayons, une
gomme, plusieurs feuilles de buvard. Jilali choisit un taille-
crayon. et Ali une balle ardoise quadrillée de traits rouges, pour
Fatima. Ensuite ils vont payer à la caisse, et ils sortent, leur
paquet hier ficelé sous le bras et un peu de monnaie au fond de
leurs poches.
EXERCICES. ŕ A. Montrer un stylo à bille, un porte-mine,
un cahier quadrillé, des crayons de longueurs différences.
8. Questions orales. ŕ 1o Quelles fournitures scolaires avez-
vous achetées cette année ? Quelles sont celles quřon vous a
données, ou prêtées ?
2o Pourquoi Driss et Jilali n'achètent-ils ni le porte-mine ni le
stylo ?
3o Quelle histoire avez-vous lue avec plaisir ? Pouvez-vous la
raconter ?
o
C Exercices écrits. ŕ 1 Écrivez des mots que vous connaissez ;
a. Contenant ill comme tailler ,
b. Contenant y après a, o, ou u, comme crayon,
2o Refaites la 1re phrase du paragraphe 2 en supprimant " et
Jilali "
3o Complétez les phrases : On se sert dřun stylo pour ... à
L'encre : d'une gomme pour ... les tâches; dřun ... ou d'un ...
pour tailler les crayons; d'un plumier pour y ... les porte-plume
et les crayons.
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- 20 ŕ
Centre dřintérêt : les outils de l'écolier.
Octobre : 2o semaine.
Leçon de langage ; n o 12.
7. - LE TAILLE-CRAYON
ET LE MOULIM
DE PAPIER
H. Le taille-crayon
de Jilali représente un
petit avion, A la place du moteur, il y a un trou, avec une lame bien aiguisée au
fond, Or enfonce le crayon dans le trou, on tourne plusieurs fois le taille-
crayon, erri, erri : de minces copeaux tombent et on retire le crayon, pointu
comme un clou.
I. Jilali vient de tailler son crayon noir; la mine pique comme uns aiguille ;
cřest du beau travail ! Aux crayons de couleur, maintenant. C'est plus difficile :
le bois est dur, la mine est trop tendre, crac I la voilà cassée ; un autre tour, elle
casse encore. " Quel mauvais outil, ce taille- crayon I " grogne Jilali.
3. A ce moment, Driss passe en courant ; dans sa main droite, il serre une règle
au bout de laquelle tourne, avec un léger bruit d'ailes, un moulin de Paper.
Driss revient et s'arrête devant Jilali ; le joli moulin s'arrête aussi ; ses

- 21 Ŕ
ailes sont ce quatre couleurs différente : violet, jaune, vert et rouge, et une
épingle les Fixe à la règle.
"Tu ne le donnes, ton moulin? demande Jilali.
J. Te le donner? répond Driss. et toi, quřest-ce que tu me donneras à
la place?
K. Euh... deux plumes neuves, tiens ! "
Driss hausse les épaules. " Des plumes? Peu h ! j en ai une pleine boîte.
Je veux ton taille-crayon ! ŗ
E. Son beau taille-crayon de vingt francs ! Jilali en perd la ration ;
mais le moulin passe et repassa devant ses yeux; comme il tourne vite ! et
ce taille-crayon qui marche si mal... Bah !
" Tiens, prends-le ! ŗ
Le petit avion et le moulin changent de propriétaire. Toute la matinée, le
moulin tourne, tourne partout : il tourne dans la rue, il tourne sur la
terrasse, il tourne dans la maison... Mais, l'après-midi, le Jeu est moins
amusant , et puis les ailes du moulin se déchirent ; le Jouet de papier est
bien malade Jilali est fatigué. Mais l'avion taille-crayon appartient pour
toujours à Driss-le-malin.
EXERCICES. - A. Mimez : hausser les épaules ;berdre la respiration ;
grogner.
B. Questions orales. ŕ 1o Expliquez comment vous faites pour tailler
un crayon ; avec un canif ; avec un taille-crayon.
2° Trouvez : trois choses minces comme un copeau ; trois choses
pointues comme un un crayon.
3" Qu'auriez-vous fait à la place de jilali ? Pourquoi?
C. Exercices écrits. ŕ 1o Écrivez un ou me, pus le, cu, l'' devant les
noms savants : avion - moteur - lame - aiguille - outil - aile - couleur -
épingle - franc - épaule.
2° Dictée (étude du son ill ou y):" Jilali vient de tailler... cřest du beau
travail."
3° " Tu me le donnes, ton moulin ? " demande Jilali. Faites la meme
demande en commençant par me eu pardonne.
D. Fabriquez un moulin de papier avec des ailes de couleurs
différentes.
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22
Centre d'intérêt :

les outils de l'écolier.


Leçons

de langage :

no 13. 14. 15. 16 - 17


8. - LES CHOSES PARLENT.

LE CAHIER D'ALI ET L'ARDOISE DE FATIMA

LE CAHIER. ŕ Je suis le cahier neuf dřAli, le beau cahier aux feuilles blanches.

I 'ARDOISE ŕ Et moi, la petite ardoise de Fatima

LE CAHIER. ŕ Vous êtes noire comme du charbon, ma pauvre fille I Mais cette
couleur vous va bien : les mains qui vous touchent sent souvent si malpropres

Vingt fois par jour on vous barbouille de craie, puis on vous passé un chiffon sale sur
la figure ; on m'a même dit qu'on vous crache dessus, Pouah !

L'ARDOISE. ŕ Bien sûr ! Mais on me lave à grande eau ensuite, et je sors du bain
fraîche et propre comme au premier jour. Et vous, mon beau monsieur, aimez-vous
l'eau ? Personne ne vous a jamais vu au lavabo. Quand Ali fera sur vos lignes une
faute ou une tache, il vous grattera, il vous écorchera, il trouera vos feuilles

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trop minces et, dans votre marge, le maître écrira à lřencre rouge : "
malpropre ". Quelle honte !
LE CAHIER. ŕ Vous n'êtes qu'une sotte. Sachez que le jeune Ali a déjà
appris à former toutes ses lettres sur les faces d'une de vos sœurs. Il écrit
maintenant dřune main légère et je ne crains ni les fautes ni les taches. Je
garderai toujours sur mes pages les phrases qu'il construira et les résumés
qu'il copiera Le soir, il m'ouvrira pour étudier ses leçons et pour faire ses
devoirs, Mais vous, pauvre folle, vous ne retenez rien ; vous n'avez pas de
mémoire. Moi, même achevé, je resterai utile ; Ali me rangera...
LřARDOISE, riant. ŕ Hi, hi, hi ! Il vous rangera? Vous finirez dans le
poêle qui vous brûlera, ou chez l'épicier qui vous déchirera pour
envelopper des olives ou du savon noir, Et moi, quand je serai vieille,
jřirai encore à lřécole, avec Hassan !
EXERCICES. ŕ A. Mimez : barbouiller de craie ; laver à gronde eau ;
écrire dřune main légère.
L. Questions orales. ŕ 1o Que faites-vous quand vous avez fait une
foute ; sur l'ardoise ? sur le cahier ?
2° A quai reconnaissez-vous le cahier dřun élève malpropre ?
3° Pourquoi 1e cahier dit-il à l'ardoise "Vous ne retenez rien " ?
M. Exercices écrits. ŕ 1° Relisez la phrase ; " Quand Ali fera sur vos
lignes... " malpropre ".
Refaites cette phrase en faisant parler le cahier: "Quand Ali fera sur mes
lignes..."
2° Complétez :
Un cahier neuf, une ardoise n..., des feuilles blanches. du papier ..., un
chiffon sale, des mains de lřeau fraîche, un vent...; une fille sotte, un
gardon .... une femme folle, un homme ...; une vieille ardoise, un ... cahier
; le premier jour, la
semaine : mon beau monsieur, m... b... dame.
D. Effacez proprement : une ardoise ; une tache sur le cahier.
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9. - LE CAHIER NEUF
Robert a un cahier neuf qui a une belle couverture rose. Elle sort de
l'ombre chaque fois qu'il
soulève son pupitre. Elle bat comme une aile sur la blancheur du
papier. Elle sent la bonne
colle et craque un peu quand on l'ouvre.
Voici la première page;
A gauche, il y a une ligne rouge peur la marge, et on écrit au milieu sur
ses fines veines bleues.
Tendrement pressées comme des sœurs, les pages sont éblouissantes,
Robert ose à peine les feuilleter
Oh ! les beaux devoirs quřil va faire, ce soir, demain, après demain, et
chaque jour en se surpassant.
Et lorsque le cahier sera fini, il le gardera pour le montrer plus tard à ses
enfants.
D'abord, il regarde ses mains : pas une tache. C'est bien.
Le porte-plume est au repos, Allons, hors du plumier
En route sur l'immensité !
ŕ 25 ŕ
Ah ! mais, Il faut une plume neuve. On a suce un peu avant de la tremper
dans l'encre. Elle est prête.
" Pour commencer, mon nom dit Robert
La vieille plume le connaissait mieux, mais celle-ci est assez docile, elle
l'écrit correctement.
En face du nom, la date ; et puis en majuscules : Cahier de Devoirs.
Pas mal ! bien que les lettres aillent rapetissant, mais en soulignant le tout
d'un beau trait à la règle, cela ne se remarquera pas. Voilà.
Horreur ! la règle a glissé et l'encre a bavé au-dessous du trait.
Robert est consterné.
Comment as-tu fait, méchante ? Tout était si propre, si soigné !
Si on essayait de gommer ?
Rien ne s'en va.
Un peu plus fort, plus fort.
Le papier blanchit.
Quřest-ce que cřest? Il vient de s'écorcher?
Il y a un trou, un trou par lequel on aperçoit la page d'en dessous. Celle-ci
est maintenant tout abîmée. Le trait à la règle fait comme une mauvaise
égratignure sur le satin du papier.
Il nřy a rien à faire, il faut arracher la page.
Celle d'en dessous est bien contente de devenir la première !
Robert la considère; elle est presque aussi belle que l'autre.
Allons, il faut se consoler un peu..
... Et tâcher de la traiter mieux !
Marie VANCLYS,
Mon beau sabat daré. (Librairie jean Naert.)
5555555555555555555

ŕ 26 ŕ
Centre à intérêt : le travail de l'écolier.
Octobre : 3e semaine : Leçons de langage : no 21, 23, 25.
10. - FATIMA JOUE
A L'INSTITUTRICE
N. La salle de classe, c'est un coin de la terrasse ; les élèves sont le
bébé Hassan et la poupée Ourida, et leur maîtresse, cřest Fatima. Elle fait
d'abord lřappel, comme elle l'a vu faire à lřécole: Ŗ Ourida? ŕ Pré-
sente.ŕHassan ? Il faut répondre:" Présent, madame. " Bien. Personne
nřest absent. "
Elle installe Hassan entre deux coussins et assoit Ourida à côté de lui : un
petit banc servira ce bureau à la maîtresse. Elle pose dessus son ardoise et
quelques morceaux de craie.
" Croisez les bras, maintenant, et taisez-vous,
O. ŕ Je vais vous apprendre à écrire. Ça, cřest un i : un trait, un point
au-dessus. A toi, Hassan ; prends la

-27-
craie... non, pas avec la main gauche Tiens ta en l'ardoise et applique-toi !
"
" Miaou ! " Le chat Massaoud, la queue droite, s'avance à petits pas sur le
mur dû la terrasse ; puis il saute sur un coussin et s'installe pour dormir.
P. " Ah ! te voilà, mauvais élève ! Encore en retard ! Je t'ai déjà dit
que tu dois toujours arriver a l'heure. Tu vois, tu nous déranges pendant la
leçon d'écriture. Et pourquoi as-tu manqué la classe hier? Tu n'es qu'un
fainéant, tu mérites une correction " La jeune maîtresse lève sa règle ;
Messaoud miaule doucement, ferme à demi les yeux et couche les oreilles
Pan ! pan ! deux petits coups sur les pattes ; le chat se dresse, renverse la
sage Ourida et bondit hors de la classe en crachant de colère.
F. Mais Hassan tousse, pleure, renifle, pousse des cris ; que lui est-il
arrivé ? " Oh ! quel élève malpropre ! il a mangé de la craie. Allons,
essuie ta bouche et sortons tous en récréation ! "
EXERCICES. - A. Actions à accomplir : faire l'appel ; s'avancer à petits
pas ; renifler.
B. Questions orales. ŕ 1° Pourquoi X... (un élève de la classe) a-t-il
manqué fa classe h i e r ?
2° Quels élèves sont arrivés en retard et matin? Demandez - leur pourquoi
Ils ne sont pas arrivés à l'heure.
3o Quelle correction Fatima donne-t-il à Messaoud ?
C- Exercices écrits. ŕ Lisez la phrase : " Un petit banc servira de bureau
à la maîtresse. "
Complétez : un (ou une) ...servira de tableau , un (ou une ) ... servira
dřencrier un coin delà terrasse sert de... ; un coussin sert de ...
2° Copiez les mots contenant ss dans les paragraphes 1 et 4.
Relisez fa phrase (paragraphe 2) : " A toi. Hassan..., applique-toi ".
écrivez le même phrase en commençant par : " A vous. Hassan et
Messaoud " .

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Centre dřintérêt le travail de lřécolier.
Octobre : 3e semaine.
Leçons de langage ; no 21, 22, 24, 25, 26.
11. - LA VISITE DE MONSIEUR LřINSPECTEUR
1- La leçon de langage vient de se terminer. Toc ! toc ! on frappe à la
porte un monsieur tenant une grande serviette de cuir jaune entre dans la
classe. Tout la monde se lève : le maître sřavance et salue : " Bonjour,
monsieur lřInspecteur. " les élèves sřassoient en silence, On entend une
mouche qui cogne contre une vitre.
2. l'inspecteur ouvre la registre d'appel. " Trop d'absents dans cette classe
Et des retardataires aussi ; ne pouvez-vous arriver à l'heure exacte ? " dit
à deux élèves qui entrant sans se presser.
" Que est ton nom? demande-t-il à l'un d'eux, qui reste muet. Tu n'as pas
compris ma question ? Et toi ? ajoute-t-il en se tournant vers l'autre.
ŕ M'siou, jřai fait une commission pour mon père !

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ŕ quoi ? Ce n'est pas ce que je te demande, et comme tu prononces mal !
Allons, va à ta place et écoute attentivement. "
3. " Ouvrez vos cahiers, dit le maître ; lisez à voix basse le résumé sur le
tableau et copiez-le sans faire de fautes. " Lřinspecteur circule entre les
rangées de tables, ŖQuelle écriture ! de vraies pattes de mouches ; écris
4.plus lisiblement ", dit-il à Driss , et à Mohamed : " Toi, tu es un étourdi
; tu copies des phrases sans points ni virgules. "
Ahmed essaie de cacher une grosse tache sous son buvard, mais
l'inspecteur l'a vu " Petit malpropre ! " dit-il en faisant les gros yeux.

4. Puis il demande à Allal d'écrire au tableau, l'un au-dessous de l'autre,


deux nombres da deux chiffres " Fais a soustraction maintenant, " Allal
rougit, se gratte l'oreille et répète :sept ôtés de six... sept ôtés de six... il
reste... zéro. ŕ C'est faux ", dit l'inspecteur. Ali lève le doigt et cřest lui
qui recommence l'opération sans se tremper. Ŗ Très bien mon ami. Tu
calcules juste. Je suis sûr que tu rapportes exactement la monnaie quand
ton père t'envoie faire des commissions. "
EXERCICES. ŕ A. Mimer : faire les gros yeux. Montrer une écriture en
pattes de mouches.
B. Question orales. ŕ 1o Prononcez correctement la réponse du
retardataire à l'Inspecteur (paragraphe 2). Posez vous-même la question à
laquelle il répond.
1° Comptez les virgules du paragraphe 5.
2° Pourquoi l'Inspecteur dit-il à Allal : " Cřest faux ! " (paragraphe 4).
C Exercices écrits. — 1o A quelle heure devez-vous quitter votre
maison pour arriver à lřécole à lřheure exacte ?
2o Lisez les ordres que donne le maître (lre phrase du paragraphe 3).
Écrirez ce que feront les élèves : "Ils... cahiers ŗ, etc.
3o Quelles opérations savez-vous faire ?
4o Dictée (étude des sons an = on, et ent : ment). " Le maître sřavance...
une vitre" (paragraphe 1).
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ŕ 30 ŕ

Centre d'intérêt : le travail de lřécolier

Octobre : 3e semaine
Leçons de langage : no: 25, 26.
12. - ALI ÉCRIT A SON Cousin
1. " Je viens dřécrire à ton oncle Abdallah. Sai
ras-tu écrire l'adresse en français sur l'enveloppe
Bien sûr, papa, répond Ali, et j'ajouterai une lettre à la tienne, pour
Mimoun. "
Ali s'installe devant une feuille de cahier.
Il suce le bout de son porte-plume par quoi va-t-il commencer ? la date,
d'abord ; le 20 octobre ; deux lignes plus bas : " Mon cher
Mimoun ŗ, et en suite ? Ali cherche, les yeux au plafond ; comme
c'est difficile de
faire une lettre !, Ça y est, il a trouvé.
2, " Moi, je vais bien ; et toi comment vas-tu ? Jřai changé de Classe;
main
tenant, je fais des problèmes avec des multiplicati o n s et d e s divisions.
Je suis bon en calcul, c'est lřInspecteur qui l'a dit hier, Quand il viendras
nous voir, je t'apprendrai à monter à bicyclette. MOI, je nřaurai pas peur
ce monter sur ton âne pour traverser , la rivière. "
3. Ali est penché sur sa feuille : Il tire un peu la langue ; Il suit bien les
lignes du papier; des doigts, serrés sur la plume, se tachent

-31-
d'encre. écrire une lettre, cřest plus fatigant que faire un problème.
" Je te salue, mon cher cousin, et je salue aussi mon oncle, ma tante et ma
cousine Malika. ŕ A l i . "
4, " Moi aussi, je veux écrire mon nom au bas de ta lettre ", dit Fatima. Et
elle signe en majuscules épaisses comme des bâtons : Fatima Ali relit sa
page; il est content de son travail Puis, sur une enveloppe jaune, il trace
des traits au crayon il écrit l'adressé de l'oncle Abdallah,
en belles lettres dessinées comme celles de son livre : l'imprimeur ne fait
pas mieux.
pas mieux.
EXERCICES. ŕ A. Questions orales.
1o Que cherche Ali ? Qu'a-t-il trouvé ? (fin du 1er paragraphe ).
2o Relisez la phrase du texte montrant qu'Ali s'applique pour écrire.
3o Dites un problème avec une multiplication ; un problème avec une
division.
Q. Exercices écrits. ŕ 1o Lisez la phrase : "Écrire une lettre. c'est plus
fatigant que faire un problème. "
Complétez les phrases suivantes :
G. ŕ Faire une division, cřest plus difficile que
E. - ........... cřest moins amusant quřaller au cinéma.
R. ............. cřest aussi facile que...
d. ŕ Un stylo à bille, quřun crayon.
2o Écrivez une petits lettre à quelqu'un de votre famille.
3o Fabriquez une enveloppe avec une feuille de cahier. Écrivez l'adresse
en lettres majuscules.

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32
Centre dřintérêt le travail de l'écolier.
Octobre : 3e semaine. Leçons de langage :
no 28, 29, 30,
13. ŕ AHMED RÉCITE
1. " Ah med, sais-tu ta récitation demande le maître.
S. Euh... oui. un peu, monsieur,
T. Un peu seulement ? En bien ! nous třécoutons, "
Ahmed se lève lentement ; il n'a pas lřair tranquille; ses yeux cherchent à droite et à gauche
quelqu'un qui voudra bien lřaider, Mais il ne voit autour de lui que des visages Amusés.
2. Alors il commence très vite et à voix très haute:
NOURRITURES
Puisque nous avons été sages
et que nous avons bien chanté.
Racontez-nous ... euh, racontez-nous... "
Ahmed sřarrête, la bouche ouverte, en se balançant dřun pied sur l'autre
"Alors? Continue ; qu'est-ee que tu vas nous raconter? " Quelques rires
parlent du fond de la classe.
H. Ahmed rougit et repart brusquement :
" Racontez-nous ce qui se mange,
Petite mère, racontez-nous le linge !ŗ
Toute la classe éclate de rire. " Silence ! " crié le maître ; et, se tournait vers Ahmed : " Bravo
! voilà que tu manges du linge à présent ? Enfin continue. "
Le pauvre Ahmed reprend encore une fois :
" Racontez-nous ce qui se mange,
Ce qui est si beau, si fragile...
NI... ni...

33
4- Son regard mendie lřaide de Driss. Le doigt de Driss suit le bord de lřencrier. « Ni rond « ,
sřécrie Ahmed qui a compris ; e : il continue : « NI carré, ni.. »
Le voilà encore arrêté. De nouveau, Driss vient à son secours, il pique son doigt avec la
pointe de sa plume. La plume ? Pourquoi la plume ? Quřest-ce que ça veut dire ? Ahmed nřy
comprend rien
5- tant pis ! Il sřécrie :
« Ni rond, ni carré, ni plume,
Et que lřon trouve sous les poules ... «
Un nouvel éclat de rire lui coupe la parole . « Cřest assez dit le maître. Tu copieras ta
récitation deux fois et tu lřapprendras par coeur «
EXERCICES, ŕ A, Mimez :
1° Ce que fait Ahmed quand le maître lui dit : « Nous třécoutons. «
2° Balancez-vous dřun pied sur lřoutre, comme Ahmed.
3° éclatez de rire,
b- Questions orales. ŕ 1° Quelles récitations avez-vous déjà apprises ?
2° Ahmed est-il un bon élève ? Pourquoi ?
3° Nommez des choses fragiles.
4° Avez-vous compris pourquoi Driss pique son doigt avec la pointe de sa plume ?
(paragraphe 4),
C - Exercices écrits. ŕ 1° Lisez ce que dit le maître à Ahmed : Ŗ Tu copieras.... par coeur řř
(derrière phrase). Écrivez cet ordre en commençant par " il faudra que ... ŗ,
2° Écrivez ce qui suit en remplaçant les mots soulignés par leurs contraires : Ahmed se lève
lentement ; un peu ; des visages amusés : à voix très haute : nous avons été sages ; il repart
brusquement.
3° Écrivez ce quřa fait Ahmed : il s'est levé; il... commencer) ; il ... (rougir): Il ...
(comprendre) . Il ... (continuer).

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34
Centre dřintérêt : l'école; le travail de l'école;
Octobre : 2e et 3e semaines.
Leçons de langage ; no 17, 27
ŕ
14. - TAHAR EST PARESSEUX

1 Les élèves lisent sur le tableau " C'est l'imprimeur qui mon livre : sřest servi de
lettres en pour fermer les mots." Le maître explique CE faut faire ; "Recopier cet
exercice en écrivant les mots qui manquent .
Ali les trouve toute de suite : il recopie lentement les phrases. en levant souvent les
yeux vers le tableau pour ne pas faire de fautes d'orthographe.
2. Son voisin nřa rien trouvé encore ; Il regarde en touchant par-dessus le bras dřAli
qui entoure le cahier ; ma Ali a vu le copieur : il dresse aussitôt son buvard comme un
mur pour cacher son travail. Son exercice termine, il ferme vite le cahier, croise les
bras il adresse au voisin une grimace moqueuse. « Ali, as-tu souligné les mots que tu
as trouvés ? » demande le maître. Ai a oublié ; il tire sa règle et ouvre son cahier avec
précaution.
3. et Tahar, a-t-il fini , lui aussi ? Ses yeux suivent le vol dřune mouche dans un rayon
de soleil qui pénètre par la fenêtre ; puis, avec son porte-plume il pêche un morceau
de craie rouge dans lřencrier.
« Encore une minute, et nous corrigerons lřexercice annonce le maître
4. " On, la, la ! murmure Tahar et moi qui nřai pas écrit un seul mot !

35
Vite, vite, sa plume court sur les lignes. Trop tard ! toc ! un coup de règle sur le
bureau . cřest la fin de l'exercice. " Tehar lis la première phrase, et épelle le mot que tu
es trouvé. ŗ Tahar n'a pas envie de lire, il commence : C'est l'im-pri-meur.. ", mais se
voix s'arrête dans sa gorge ; tout honteux, il baisse le nez. " C'est tout? demande le
maître en examinant le cahier. Tu n'es qu'un paresseux. Tu recommenceras ton devoir
ce soir après la classe. "
EXERCICES. - A. Mimez : regarder en louchant : une grimace moqueuse.
b. Questions orales. ŕ 1o Relisez, la 1re phrase du texte en la complétant. 2o Dites tout
ce que vous faites quand vous avez terminé un exercice.
3o Pourquoi Tahar nřa-t-il pas envie de rire ? (paragraphe 2).
4o Quelle sera la punition de Tahar ?
c. Exercices écrits. ŕ 1° Copier tous les noms de personnes que VOUs trouvez dans la
lecture. Soulignez ceux qui commencent par une majuscule.
2o lisez les deux dernières phrases du 2e paragraphe : " Ali, as-tu souligné ...
précaution " Écrivez ŕ les en commençant par : " Mes enfants... ".
3o Complétez les phrases suivantes :
L'imprimeur s'est servi de lettres pour ....
Il drosse son buvard pour ...
Ali tire sa règle pour ...
Le maître frappe un coup de règle sur le bureau pour ...

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ŕ 18 ŕ
Centre dřintérêt : qualités et défauts. Octobre ; 4e semaine.
Leçons de langage : no 31, 32.
15. - LE VOLEUR ET LE RADIS (conte).
1. « Au valeur ! Au voleur ! crie le père Bouchta. On a vidé mon silo, il
ne me reste plus un seul grain dřorge ! »
Tous les gens du douar accourent et plaignent le malheureux. « Il fait
tout de suite chercher le voleur. Disent-ils : nous lřaccompagnerons chez
le caid. «
2. Tout le monde parle à la fois. " Silence! crie le caïd. Avez-vous vu
quelqu'un s'approcher du silo de Bouchta? Avez-vous entendu les chiens
aboyer cette nuit ?... Non ? Alors le voleur n'est pas un étranger, c'est l'un
de vous. Que le coupable dise tout de suite la vérité. '' Mais tous les gens

ŕ 18 ŕ
du douar jurent qu'ils n'ont pas volé l'orge du père Bouchta. Ŗ Je suis allé
à un mariage au douar voisin, dit Moha ; en revenant, J'ai vu l'âne de
Sliman près du silo. ŗ Sliman jure que c'est faux
3 " Bon, dit le caïd. Allez chercher le taleb. C'est un homme juste et qui a
beaucoup étudié. Nous apprendrons bientôt la vérité. "
Le vieux taleb interroge l'un après l'autre les gens du douar ; il hoche la
tête un moment en caressant sa barbe. puis il dit : " Le coupable est parmi
vous ; demain matin, il faudra, qu'il avoue Venez tous à la masqués quand
la nuit tombera. "
4. La nuit venue, le tateb arrive à la mosquée : tous les gens sont déjà là.
Il donne à chacun un long radis rose. '' Pourquoi faire ?" demande Mo ha
à son voisin. " Vous allez garder ces radis toute la nuit dans la bouche ; ce
sont des radis magiques explique le taleb. ils sont tous de même longueur
maintenant : mais demain, le radis du coupable sera devenu plus long.
Que personne ne sorte; je reviendrai avec le caïd demain, de bonne heure,
pour mesurer les radis ! "(A suivre.)
EXERCICES, ŕ A. Mimez : hocher la tête, caresser sa barbe.
B. Questions orales. ŕ 1o Que diriez-vous pour plaindre le père Bouchta
?
2o Pourquoi le caid dit-il : " Le voleur nřest pas un étranger " ?
3o Faites parler le vieux taleb Interrogeant les gens du douar.
4o Connaissez-vous une histoire de voleurs ? Racontez la.
C. Exercices écrits. ŕ 1o Lisez : Ŗ Nous t'accompagnerons chez le caid, ŗ
écrivez cette phrase en remplaçant nous et tř par les noms des personnes
2o Complétez les phrases suivantes . Ŗ On a vidé ... (quoi ?).ŕ Il faut
chercher ... (qui?). ŕ j'ai vu l'âne de Sliman ... (ou ?),ŕ il faudra qu'il
avoue... (quand?). ŕ Il donne un long radis ... (à qui ?).ŕ Il sera devenu
... (comment ?). ŕ Je reviendrai avec le caid ... (pourquoi?).
3o Écrivez dans trois colonnes les mots de la lecture commençant par
app arr.
Ajoutez-en dřoutres que vous connaissez.
4o Dessinez deux radis roses de même longueur.

//////////////////

ŕ 38 -
Centre d'intérêt : qualités et défaut
Octobre : 4e semaine.
Leçons de langage no 33. 34,
35.
16. - LE VOLEUR ET LE RADIS (suite et fin.)
1. Le taleb parti , les habitants du douar se regardent Inquiets, roulent les
yeux, la bouche déformée par leur radis. '' je sais bien, se dit chacun d'eux
que je suis Innocent, mais le radis ne va-t-il pas s'allonger tout de meme ?
Alors personne ne me croira, et le caïd me punira sans pitié. " Moha est
encore moins tranquille que les outres, car le coupable, c'est lui, et il craint
déjà la punition qu'il mérite, Mais tout à coup un sourire éclaire son
visage il sait comment tromper le taleb.
2. Ŗ Le vieux taleb est un sot, murmure-t-il entre ses dents. je ne me
laisserai pas accuser par ce radis du diable. Quand je le sentirai grandir
dans ma bouche, jřen couperai avec mes dents un morceau que j'avalerai
et demain mon radis ne sera pas plus long que les autres. Et s'il est plus
court

39
le taleb croira que tous mes voisins sont coupables et que, moi seul, je
suis innocent. "
3. Moha coupe donc un tout petit bout du radis et, ce petit bout, il lřavale.
Au milieu de la nuit. Il croit sentir le radis sřallonger entre ses lèvres ; un
nouveau coup dis dent ; encore un morceau avalé,
Quand il entend les pas du taleb et du caid, à lřheure de la première
prière, vite, Il croque une dernière rondelle
4. Le taleb pose sur le sol un radis pareil à ceux quřil a distribués la
veille ; et. A côté, chacun vient aligner le sien. Tous les radis ont même
longueur, sauf celui de Moha, qui est beaucoup plus court. Le taleb sourit
dans sa barbe. « jřai dit hier : le radis du coupable sřallongera, Eh bien !
non, au contraire, Il est devenu plus court. Le voleur, cřest Moha. ŕ
Pardon ! pardon ! « cris Moha en se jetant aux pieds du caid qui le
repousse. « Pas de pitié pour toi. Tu as volé le père Bouchta, et tu aS
accusé Sliman. Tu as un voleur et un menteur. Tu rendras lřorge et tu
resteras trois mois en prison, «
EXERCICES. Ŕ A. Mimez : rouler les yeux ; avoir le bouche déformée ;
se jeter aux pieds de quelquřun ; repousser.
B. Questions orales. ŕ 1 o P o u r q u o i Moha a-t-il croqué le radis ?
2o Pourquoi les autres gens du douar nřont-ils pas croqué leur radis ?
3o Comment le taleb a-t-il reconnu le coupable ?
4° Quelles sont les deux fautes commises par Mo ha ?
C. Exercices écrits. ŕ 1° Lisez la 3e phrase du 2e paragraphe : " Quand je
la sentirai... que l'avalerai. " Écrivez ce quřa fait Moha : " Quand il a..."
2° Copiez le paragraphe 4 jusquřà " plus court ". Souligner les mots qui
remplacent '' radis ''
3° Complétez Le caid dit au taleb, en parlant de Moha ; Pas de pitié
pour... en prison ŗ (fin de la lecture).
4" Copiez les mots (les verbes) qui disent ce que fait Moha, dans le
paragraphe 3.

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ŕ 40 ŕ
Centre d'intérêt : qualités et défauts.
Octobre : 4e semaine. Leçons de langage : no 36, 38, 39, 40.
17. - LE BRUTAL ET L'INFIRME
l. Dans un coin de la cour de récréation, le petit Omar est assis au soleil;
Il est seul ; autour de lui, ses camarades jouent, sautent, se poursuivent en
poussant des cris ; mas lui ne peut pas courir parce qu'il est boiteux.
Il suit des yeux une file de joueurs qui zigzague en hurlant à travers la
cour ; Cřest le gros Bachir qui les conduit ; Il étend les deux bras et tous
les bras s'étendent derrière lui ; il tourne comme un fou autour d'un arbre
et derrière lui, la file tourne, tourne aussi.
2. Bachir aperçoit Omar dans son coin ; il se précipite sur lui, suivi de sa
bruyante équipe ; hop ! il arrache la chéchia du pauvre infirme et la lance
au second qui la relance au suivant et ainsi de suite ; le dernier a jette
dans la poussière. Omar se lève péniblement et va ramasser sa coiffure
Mais

- 41 -
Bachir et sa bande reviennent vers lui et le renversent brutalement ;
pauvre Omar ! Il regarde en pleurant sa maigre jambe écorchée.

3 Driss s'approche ; il aide le malheureux à se relever et il le console : "


Allons, essuie tes larmes ; calme-toi ; viens laver ta blessure à la fontaine.
'' A ce moment, la troupe de Bachir revient en boitant, pour se moquer
d'Omar,
'' Assez bande de brutes ! crie Driss, rouge de colore. Vous n'avez pas
honte de frapper un enfant plus faible que vous ? " Bachir éclate de rire et
répond par des gros mots. Alors Driss s'emporte et vlan ! il gifle Bachir,
Ŗ Si tu recommences à brutaliser Omar, tu recevras une bonne correction,
"
4. Bachir lève le poing, mais la main du maître empoigne et le tire en
arrière. " Que se passe-t-il? Encore toi, Bachir ? ŕ Non, monsieur,
c'est lui qui a commencé ", dit-il en désignant Driss. Ŗ Tu mens,
répond celui-ci, c'est toi qui as battu Omar. ŕ C'est vrai, monsieur ",
ajouté Omar en montrant son genou écorché.
"Tu resteras ce soir après la classe ", dit le maître à Bachir, qui déjà
regrette sa mauvaise action,
EXERCICES. ŕ A. Mimez : se précipiter sur ; botter ; empoigner.
Montrez un genou (au un doigt) écorche.
B. Questions orales. ŕ1o Quelle mauvaise action a commise Bachir
2° Comment Driss montre-t-il qu'il a bon cœur ?
3° Que devez-vous faire quand vous êtes avec un camarade infirme?
C. Exercices écrits. ŕ 1o Relever les mots (verbes) du 2 e paragraphe qui
montrent la brutalité de Bachir et de ses camarades.
2° Complétez à lřaide des mots : brute, brutal, brutaliser, brutalement :
Bachir pousse ... Omar. "Tu es une ... !" lui crie Driss. " il ne faut pas ...
les infirmes ", dit le maître; et il punit Bachir. le garçon...
3° Écrivez des mots qui se terminent par tion comme action.

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ŕ 42 ŕ
Centre d'intérêt : qualités et défauts.
Octobre ; 4e semaine.
Leçons de langage : no 37.
18. - LE MOT MAGIQUE
1. Les fillettes dessinent sur leurs ardoises, Fatima lève le doigt : "
Madame, de la craie ! . La maîtresse la regarde, mais ne répond rien. " Je
veux de la craie, madame ! " répète Fatima à voix plus haute. La
maîtresse regarde toujours Fatima, mas n'a pas l'air de comprendre. ''
Écoute-moi bien, Fatima, et vous autres aussi " dit-elle à toute la classe.
Je vais, VOUS raconter une belle histoire. "
" loin d'ici, bien loin dans la montagne se trouve une maison très jolie,
mais qui ne ressemble pas eux autres. Elle n'a aucune fenêtre et une seule
porte, toujours fermés Quand on regarde par le trou de la serrure, on
aperçoit à l'intérieur ces coffres pleins de bijoux et d'étoffes de soie, et
des tables chargées de fruits et de gâteaux,
3. Beaucoup de gens essaient de pénétrer dans la maison ; les uns

-43 ŕ
emploient des clefs de toutes formes. petites ou grandes; les autres
frappent la porte à coups de hache ou de marteau, mais leurs outils se
brisent et la porte reste toujours fermée. Comme tous les gens mal élevés,
ils sřemportent et prononcent des gros mots ; la porte ne s'ouvre toujours
pas, et ils s'en vont sans avoir rien obtenu.
4. Un jour, deux fillettes arrivent devant la maison ; elles nřont ni clef, ni
hache, ni marteau ; très tranquillement, elles prononcent quelques petits
mots et voilà la porte qui sřouvre toute grande.
-Je sais, je sais, madame, dit une élève, les petits mots, cřest : Ř sřil vous
plaît ŕ Cřest exact, répond la maîtresse.
Donc tes deux fillettes choisissent des bijoux dřor et dřargent et goûtent
aux fruits doux comme du miel.
5. « En sortant de la maison, lřune dit un autre petit mot ; la seconde ne
dit rien et continue à mordre son fruit : « Pouah ! ! » il est devenu amer ;
elle regarde son bracelet dřor : il sřest changé en plomb. Pourquoi ?
- Madame, elle a oublié de dire merci !
- Donnez-moi de la craie, s'il vous plaît, madame, Merci, madame ", dit
Fatima , elle a compris qu'il faut toujours être poli o.
EXERCICES ŕ A. Regardez par le trou de la serrure. Dites quelque
chose, puis répétez-le à voix plus haute.
B, Questions orales. ŕ 1o Essayez, de raconter l'histoire de la maîtresse.
2° Pourquoi la maîtresse raconte-t-elle cette histoire à ses élèves?
3° Quand faut-il dire : s'il vous plaît? Merci? Connaissez-vous dřautres
mots " magiques " ? Lesquels ? Quand les employez-vous? (en classe, à
la maison, etc.).
C. Exercices écrits. ŕ 1o Copiez en comparant : les gens bien élevés
disent... ils sont... Au contraire, les gens... prononcent des gros mots. Ils
sont...
2° Répondez aux questions suivantes : Ou se trouve la jolie maison ? Que
voit-on à l'intérieur ? Comment les gens essaient-ils de pénétrer dans la
maison? Pourquoi la porte s'ouvre-t-elle devant les fillettes?
3° Dessin (au choix) : des clefs, une hache, les bijoux.

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ŕ 44 ŕ
Centre d'intérêt : Le corps humain.
Novembre : 1re semaine.
Leçon? de langage : no 41, 42, 43, 44, 45.
11 - FATIMA PRÉTÉ SES VEUX A KADDOUR
1. Ce soir Fatima nřa pas sommeil : elle poursuit la chat à travers la
maison en poussant des cris ; elle gronde sa poupée, puis elle chante
dřune voix perçante pour l'endormir, ŖTu fais trop de bruit Fatima dit
papa, tu nous ennuies. Il faut aller te coucher.
ŖAllons, viens ! ajoute Dada, la vieille nourrice Cřest l'heure de prêter tes
yeux aux aveugles. Quand les enfants dormant, ils n'ont pas besoin de
leurs yeux , alors les aveugles s'en servent pour se promener. ŕ Mais, si
je prête mes yeux "
répond Fatima, Je ne verrai plus rien du tout ? ŕ
Demain, ton aveugle te les rendra avant le jour et tu verras clair pour aller
à l'école. "
3, " Alors. maintenant, des aveugles se promènent dans la rue avec les
yeux des enfants sages qui dorment déjà? ŕ Bien sûr. Montons à la
terrasse. Nous allons les voir. "
4. Dans la rue mal éclairée on distingue à peine les gens et les choses :
quelques passants apparais

ŕ 45 ŕ
sont devant la maison, puis s'éloignent et disparaissent dans l'ombre.
'' Cet homme qui s'arrête devant la maison, c'est peut-être l'aveugle
d'Hassen? " demande Fatima. " Peut-être, répond Dada. Et jřaperçois là-
bas le vieux Kaddour qui attend tes yeux. ŕ Eh bien ! je ne le ferai pas
attendra plus longtemps. Il est trop à plaindre. Allons dormir. "
5. " Bonsoir, papa, dit Fatima à son père qui tourne les pages du cahier
dřAli. Et toi, tu ne prêtes pas tes yeux aux aveugles ? ŕ Non, ma petite
fille ; ma vue est trop mauvaise ; je suis myope ; tu vois, je suis obligé de
porter des lunettes. Mes yeux ne peuvent être utiles à personne. " Fatima
se couche. Ses cils battent un moment; ses paupières je ferment. Elle dort,
Kaddour peut se promener.
(D'apres Tristan DEREME. Patachou, petit garçon. Emile PAUL.)
EXERCICES. ŕ Actions à accomplir : chanter d'une voix perçante :
battre des cils.
B. Questions orales. ŕ 1o Qu'est-ce que la vielle nourrice raconte à
Fatima? Croyez-vous ce qu'elle dit ? Pourquoi raconte-t-elle cette histoire
?
2o Quels sont les gens qui sont a plaindre ? que pouvez-vous faire pour
les aider ?
3o Pourquoi le père de Fatima dit-il que ses yeux ne peuvent être
utiles à personne ?
C. Exercices écrits. ŕ lo Compléter par les formes convenables du verbe
voir:
" Quand nous fermons les yeux, nous ne ... plus rien! »
" Hier soir. Fatima ... le vieux Kaddour. Demain, vous vendrez chez moi
et vous ... mes parents. "
" Les enfants prêtent leurs yeux aux aveugles pour qu'ils ... clair, "
2o Phrases à compléter : Une personne myope est obligée de... Les ... sont
obligés de marcher avec une canne. Quand ma mère sera malade, elle...
de se soigner.
3o Dictée : " Fatima se couche... Elle dort. ŗ (paragraphe 5).

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— 46 —
20. - DAME SOURIS
Dame souris trotte
noire dans le gris du soir.
Dame souris trotte
grise dans le noir.
Un nuage passé,
Il fait noir comme en un four
Un nuage passe :
Tiens, le petit jour !
Dame souris trotte.
Rose dans les rayons pleure.
Dame souris trotte :
Debout paresseux !
paul Verlaine

- 47 -

Centre dřintérêt : le corps humain.


Novembre : 1er et 2e semaines.
Leçons de langage : no 47. 48, 52.
21. - FATIMA S'ÉVEILLE
1. Un rayon de soleil pénètre dans la chambre : Fatima entrouvre ses
paupières : elle a retrouvé ses yeux QuřIl fait bon dans le petit lit bien
chaud ! Fatima nřa pas envie de se lever tout de suite. Toutes sortes
dřodeurs agréables lui viennent aux narines. Elle reconnait celle de
lřhuile bouillante où lřon fait frire les beignets et le parfum du jasmin qui
pousse dans la cour.
2. Mille petits bruits frappent ses oreilles attentives. Clic clac ! ce sont les
sabots d'un petit âne qui trotte dons la rue puis le cri du marchand de lait ''
Hlib ! hilb !" et le bruit métallique des bidons qui se cognent dans les
chouaris ; toc ! toc ! le laitier frappe à la porte... toc ! toc ! encore une fois
; hlib ! Dada n'a pas entendu ; elle à l'oreille dure.
2. fatima, elle, a l'oreille fine : elle distingue sous sa fenêtre un bruit léger
de gouttes d'eau : plic ! plic ! plac ! les pigeons se baignent dans le bassin

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48
-frr ! fri ! ils secouent leurs plumes et s'envolent puis des sons agréables
se répandent dans la maison : le voisin a tourné le bouton ce la radio.
Dans son petit lit. Fatima chante en battant ces mains.
4.Tout fi coup, quelques petits cris , Hassan fait comprendre à sa mère
qu'il a faim. Brusquement, il semble devenu muet : Fatima devine qu'il
tette On entend Dada qui remue des casseroles dans la cuisine. Le bruit se
tait maintenant c'est la voix d'Ali qui répète sa récitation, PUIS celle do
père qui prononce quelques paroles avant de partir. La porte claque : papa
a quitté la maison,
5.la porte de la chambre s'ouvre et Dada apparaît. " Encore au lit, petit
paresseuse? Vite, debout, si tu ne veux pas arriver en retard à lřécole !" .
EXERCICES. ŕ A. Mimer : entrouvrir les paupières.
Exercice sensoriel : apprendre à reconnaître certains bruits du dehors
(paragraphes 2 et 3).
1o. Questions orales. ŕ Quelles odeurs sentez-vous en vous éveillant
Quels bruits reconnaissez-vous ?
2o Indiquez : des odeurs agréables ; des bruits désagréables ; des bruits
légers.
3o Comment Fatima devine-t-elle que le bébé tette?
C. Exercices écrits. ŕ 1o Compléter les phrases suivantes ;
Demain, nous (se lever) de bonne heure.
l'été dernier, je (se baigner) dans la rivière.
" Attention. Ali! ne (se cogner) pas aux meubles. "
'' ... (se taire) ! " ordonne le maître aux bavards.
2o Lisez : un lit bien chaud, une couverture chaude., ŕ Faites accorder
des oreilles attentives, un élève ...ŕ Des odeurs agréables, des parfums
.... Une oreille fine, des tissus...ŕ Un bruit léger. des fumées...ŕ Un
garçon muet une fillette ...ŕ Fatima est paresseuse, son frère nřest pas ...
3° Lisez : " La porte claque ; papa a quitté la maison. ŗ, sur ce modèle,
CONStruisez 3 phrases en employant siffler, aboyer, pousser un cri.

- 49 -
Centre d'intérêt : le corps humain.
Novembre : lre et 2e semaines;
Leçons de langage : no 47, 48, 52.
22. - LE MARCHAND DE BROCHETTES ET LE FELLAH
1.Le jour du souk, Kebir, le marchand de brochettes, s'est Installé devant
le café maure. Sur son fourneau à charbon de bois, Il fait rôtir des
brochettes de foie et de cœur de mouton. Un parfum délicieux se répand
tout autour; Said, le fellah, renifle avec plaisir et s'approche; il tire de son
capuchon un morceau de galette d'orge qu'il passe et repasse dans la
fumée odorants : puis il le mange avec appétit.
2. Kebir le laisse faire. Enfin, quand tout le pain est mangé le marchand
empoigne le fellah par l'épaule : " Tu vas me payer la
fumée de mes brochettes. ŕ La fumée ne se vend pas;
elle est à tout le monde et je ne te dois rien" répond le fellah. Kebir
s'emporte : il essaie d'arracher la sacoche de Saïd; celui-ci lève son bâton
pour se défendre. Autour d'eux les gens du souk forment le cercle, crient
se bousculent.
3. A r r i v e l e vieux taleb ; on
l u i explique l'affaire; il écart la foule et sépare les deux adversaires, " Je
vais v o u s m e t t r e d'accord, leur dit-il. Toi, Kebir, tu veux le prix de ta
fumée ?
Bien ALORS. toi.
44444444444444
-50-
ŕ le fellah, prête-toi une pièce de vingt francs. '' Saïd tire à regret une
pièce de sa sacoche et la tend au taleb. Celui-ci la palpe, la mord,
l'examine avec, soin, la fait sauter dans le creux de sa main sous le nez de
Kabir, enfin, la fait sonner sur une pierre, comme pour savoir si la pièce
n'est pas fausse.
4. " Tu as vu et tu as entendu ? ciH le taie b au marchand ; cette pièce est
bonne; eh bien ! te voilà payé. " et il rend la pièce à Saïd. Tout le monde
est étonné ; Kebir et Said, la bouche ouverte, les sourcils arrondis,
regarder leur juge sans comprendre. " La fumée des brochette est payée
par le son de la pièce. Le tribunal ordonne à chacun de rentrer
tranquillement : chez soi. "
EXERCICES, ŕ A, Mimer : renifler, les sourcils arrondis. Faire jouer
par un élèves (Said, le taleb, Kebir) la 2e partie du paragraphe 3 (" Said
tire à regret...)
B. Questions orales. ŕ 1 o Le taleb A -T -il bien jugé ? expliquez
pourquoi,
2o
Expliquez comment on prépare des brochettes.
3o
On explique l'affaire au taleb (paragraphe 3), Faites parler deux élèves
(demandes et réponses).
C. Exercices écrits. ŕ 1 o Écrivez ce qu'il faut faire pour savoir si une
pièce est bonne ou fausse (fin du paragraphe 3).
2° Copiez ce qui en remplaçant les mots en italique par un des mots;
commande regarde ; agréable ; cultivateur ; attention ; saisit.
" Un parfum délicieux; il empoigne le fellah, il examine la pièce avec
soin. le tribunal ordonne à chacun de rentrer chez soi. "
Écrivez les phrases suivantes sous forme de questions (en commençant
par
verbe ) ;
" Tu veux le prix de ta fumée ? - Tu vas me payer la fumée de mes
brochettes. Tu as vu et tu as entendu ? ŗ

ŕ 51 ŕ
Centre dřintérêt : le corps humain.
Novembre : 2e semaine.
Leçons de langage : nos 52, 56,
23. - LES TROIS GOURMANDS
1. un jour, deux gourmands, Habib et Sliman, se rencontrent. " D'où
viens-tu ? " demande le premier. " J'ai quitté ma famille, répond l'autre.
Mon père m'a chassé parce que j'ai toujours faim ; Je mange ma part,
celle de ma mère, celles de mes frères et meme les provisions. et pourtant
je ne suis jamais rassasié
2. Et moi, dit Sliman, mon estomac est si grand que je n'arrive pas à le
remplir. Du matin au soir, j'avale toutes sortes d'aliments, mais lřappétit
ne me quitte jamais. alors mon père m'a mis à la porte.
- Eh bien ! camarade, ne nous quittons pas et cherchons notre nourriture
ensemble.

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52
U. Au bout dřun moment, Habib fait la grimace : " J'ai bien faim ", dit
en avalant sa salive. " Et moi, je suis affamé, ajoute Sliman. II faut vite
trouver à manger, " ils entrent chez un gargotier et se font servir un
énorme plat de couscous garni de pois chiches.
V. " Comme c'est appétissant ! " sřécrie Sliman en plongeant la cuiller
dans le plat. Ŗ Hé là ! doucement, camarade ! Nous avons aussi faim l'un
que lřautre ; Il faut faire des parts égales; mais comment? ŕ C'est bien
simple : une cuillerée pour toi, une cuillerée peur moi : je commence"
chacun à son tour avale d'énormes bouchées ; on n'entend que le bruit des
mâchoires. Bientôt, il ne reste au fond du plat qu'un seul pois chiche, un
pois chiche pour deux !
W. un client entre è ce moment. Ŗ Aidez-nous, lui demandent Habib
Sliman. Coupez ce pois chiche en deux parties bien égales! " Le nouveau
venu tire son couteau, partage le pois avec application et donne une part
chacun des deux gourmands. Puis, pour ne rien perdre de cette délicieuse
nourriture, il lèche si bien la lame du couteau... qu'il se coupe la langue.
Dis-moi, toi qui as lu cette histoire, quel est le plus gourmand des trois.
Dřaprès DAVESNE et GOUIN, Gontes de la broesse et de la Forêt ilstra
EXERCICES. ŕA. Questions orales.
1° Répondez à la question qui termine la lecture.
2° Citez des plats appétissants.
3° Dites comment on prépare le couscous, comment vous le mangez.
4o A quels moments de le journée avez-vous bon appétit ? A quels
moments êtes-vous rassasié? Que dites-vous quand vous êtes rassasié?
B. Exercices oraux. ŕ 1o Le contenu d'une cuiller est une cuillerée.
Copiez et complétez; le contenu de la bouche est une ... Ce qui passe dans
la gorge quand or avale est une ... Dans le creux de la main fermée (le
poing), prends une ... de couscous. Entre deux doigts, en pinçant, je
prends une ... de s
2o Composez des phrases dans lesquelles vous emploierez : je (être)
affamé, nous (être) rassasiés : ils (avoir) faim ; elle (avoir) sommeil. Ex. :
En été. Quand il fait très chaud, vous avez souvent soif.
3o Lisez : j'ai soif: je nřai pas soif. Construisez de même avec : ne ...
jamais : MON père mřa chassé : ne... que : nous avons bu de l'eau : ne...
rien : ils ont tout bu

— 53 —

Centre dřintérêt : le corps humain.


Novembre : 2e semaine.
Leçons de langage : no 53, 54.
24. - POILJAUNE ET MAUTECORNE
X. Poiljaune, le chacal, voyage avec Haute- corne, le bouc ; le premier
est le roi des trompeurs ; le second, au contraire, est le plus sot de tous les
animaux, C'est l'été ; le soleil est brûlant ; aucune rivière ne traverse le
pays. Les deux voyageurs marchent péniblement, le langue pendante, tant
ils sont altérés,
Y. Enfin, Ils arrivent près d'un puits profond;
vite, ils sautent dans l'eau fraîche et se désaltèrent à longues gorgées ;
puis ils baignent leurs membres fatigués. " Maintenant que nous sommes
rafraîchis, dit Poiljaune, il faut sortir d'ici. ŕ Mais nous nřavons ni corde
ni échelle.ŕ Ça ne fait rien. Lève tes pieds on haut, et appuie les cornes
centre le mur; je grimperai sur ton dos, puis sur ta tête, et je sauterai
dehors; ensuite, je te tirerai de là.
3. ŕ Bravo ! je te félicite ! Tu es plus malin que moi, je lřavoue. Allons,
grimpe ! " Hop ! hop ! en deux sauts, voilà Poiljaune hors du puits.

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- 54ŕ
" A moi, maintenant ! crie Hautecorne, un peu inquiet. Tendis-que la
patte !
4. ŕ Pour quoi taire ? demande Poiljaune en riant. N'es-tu pas bien; ...
fond du puits? Il y fait faits et la boisson ne le manque pas Dehors. la et
leur me rôtit les côtes, et j'ai déjà le cosier en, fou, Ah ! je suis bien à
plaine mais il faut que je parte : je dois arriver à la ville avant la nuit. ŕ
A... atchoum!" éternue le bouc. A tes souhaits ! voilà que tu t'enrhumes
maintenant ! Porte-toi bien, Tu as une belle barbe, des cornes soldes, m...
de cervelle, point, Adieu! " Et, après un peste moqueur de la patte Poljar
s'éloigne, lassant Hautecorne tremblant et tout honteux au fond du puits
ŕ
EXERCICES.ŕA. Mimez : éternuer. Scène à Jouer par deux
personnages du paragraphe 2.
B. Questions orales. ŕ 1o Connaissez-vous une autre histoire ou l'on
parle de Poiljaune ? Qui peut la raconter ?
2o
Dites pourquoi Poiljaune est appelé le roi des trompeurs. et Hautecorne
le le sot des animaux ?

3° Quand etes-vous altéré? Quand éternuez-vous ? Que faites-vous quand


vous enrhumé?
C. Exercices écrits. ŕ Lisez ce que Poiljaune dit à Houtecorne . " Lève
pieds..." (fin du paragraphe 2). Écrivez cette phrase en faisant parler
Hautecorne et Poiljaune : ŖJe lèverai..."
2o Écrivez ce que vous devez faire quand vous éternuez ? quand le soleil
est ....lant? quand il fait frais? quand on vous tend la main?
3o Copier la dernière phrase du paragraphe 1 et la suite Jusqu'à " sortir
dřici en commençant par " le voyageur ".

55
Centre d'intérêt ; le corps humain.
Novembre : 2e semaine.
Leçons de langage : no 51. 58, 59, 60, 61.
25. - LA DENT DřAHMED

1. Ce matin, Ahmed est sage comme une image. les joues entre les mains,
le corps immobile; il suit avec attention les gestes du maître qui explique
un problème. Et pourtant, Ahmed ne voit rien, n'entend rien, parce qu'il
souffre. Depuis la veille, une dent l'agace ; elle remue dans sa gencive.
De temps en temps, avec précaution,il la pousse du bout de sa langue.

2. " Aie !" il a ressenti comme un coup d'aiguille dans la mâchoire; Il


devient pale comme un mort. Mais la dent tient toujours. il recommence à
pousser doucement, lentement ; crac ! cette fois, ça y est peut-être ; non :
un peu de chair la retient encore. Quelque chose de tiède et de sale coule
DANS sa bouche : il sent qu'il bave: vite. il essuie ses lèvres avec son
mouchoir qui en tache de rouge . Ahmed n'a pas le courage de continuer.
il attend la récréation

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ŕ 56-
3.Près des lavabos, Ahmed pince sa dent entre le pouce et lřindex et tire à
petits coups ; mais la douleur est trop forte : il sřarrête et va cracher la
salive qui emplit sa bouche. « TU saignes ? « lui demande Ali, « On třa
frappé ? « demande Driss. « N…n…n…non, cřest ma… ma.., dent qui,.,
qui… bégaie le pauvre Ahmed.
4."C'est un rat qui a tiré dessus pendent la nuit, parce que tu ne rince pas
ta bouche. ŕ Arrache-la avec un fil ! ŕ Non, répond Ahmed qui,
nouveau, saisit sa dent, laissez-moi tranquille ! ŕ Allons ! un coup de
pouce et ce sera fini ! " et Allal, d'un geste brusque, fait enfin sauter la
dent.
5.Ahmed pousse un cri, puis, il regarde, dans les creux de sa, main, sa
dent petite et blanche comme un grain de riz. A midi, il la montera à sa
mère, puis il la jettera face aU soleil en disant : « Je te donne une dent
dřâne, donne-moi une dent de gazelle ! «
FXFRCICES : Montrez les gencives, • Imitez Ahmed quand il bégaie ;
donnez
un coup de pouce, comme pour faire sauter la dent.
b. Questions orales. ŕ lo Avez-vous déjà perdu des dents? Expliquez
comment vous les avez arrachées
2° Pourquoi Ahmed pousse-t-il sa dent avec précaution? Trouvez les
mots disent la même chose dans le paragraphe 2.
3° Pourquoi Ahmed va-t-il près des lavabos ?
4o Pourquoi bégaie-t-il ?
c. Exercices écrits. ŕ 1° Relevez les mots du texte qui montrent
quřAhmed souffre.
2° Complétez : Hier, Ali est (devenir) pâle comme un mort. Demain, sa
dent (tenir) toujours. Elle sera (retenir) par un peu de chair.
3° Classez en 3 colonnes les mots contenant le son an, ou en, em.
4° Lisez : sage comme une image; pale comme un mort. Complétez
immobile comme .... rouge comme .... une étoffe blanche comme ... Il
pince comme

- 57-
Centre d'intérêt : le corps humain.
Novembre Leçon de langage : no 62
à 73.
3e semaine.
26. - LA SANTÉ DANS
UN BALLON
1." Bonjour, Boukricha ! Comment vas-tu ? Tu as encore engraissé
depuis le mois dénier, et pourtant tu n'as pas bonne mine ! - Hélas ! mon
cher Bourkabi ! ça ne va pas du fout, Oui. j'ai encore grossi, mais je
digère mal et
je n'ai plus aucune force ; je ne peux soulever le plus petit fardeau, Quand
j'ai fait dix pas, mon cœur cogne dans ma poitrine et je crains de
m'évanouir.
2 - Que t'a ordonné le médecin ? ŕ Toutes sortes de médicaments : j'en ai
une armoire pleine et tu vois, je ne me porte pas mieux.
ŕ Veux-tu devenir souple et musclé comme moi? Eh bien! laisse là tes
flacons et tes tubes, et viens chez moi. Je te ferai goûter un remède que
les pharmaciens ne vendent pas.
3. Où est-il, ce remède magique ? " demande Boukricha. dans la cour de
la maison. " Là-dedans ", répond Bourkabi en lui lançant un ballon de
cuir bien gonflé. " Ote ces vêtements qui t'enveloppent jusqu'aux
chevilles :

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-58-
c'est par la peau que pénètre mon remède. Allons, le torse nu, comme ri
Quoi ? tu te plains d'être frileux? Dans un moment au contraire, tu auras
trop chaud. Renvoie-moi le ballon de toutes tes forces. Bon, et hop !
rattrape le à nouveau ! Plus fort encore !"
4. Et le jeu continue. A chaque lancer on voit se durcir les ticeps et les
mollets de Bourkabi ; et Boukocha, essouffle, sent les veines de son cou
se gonflent. '' Arrête ! arrête ! je vais mourir ! " s'écrie-t-il en se laissant
tomber à terre. " Nous recommencerons l'exercice demain et les jours
suivant et ça ira de mieux en mieux "', annonce Bourkabi,
5. le lendemain, Boukricha joue un quart d'heure de plus et il est moins
fatigué ; une semaine après, il a moins de ventre, plus de muscles, et sa
digitation est meilleure. Au bout d'un mois, Il est devenu aussi robuste
que Bourkabi

EXERCICES. ŕ A. Montrer des élèves qui ont bonne mine ; d'autres qui
ont une mauvaise mine ; un enfant musclé ; faire durcir les biceps et les
mollets
b. Questions orales. ŕ lo Pourquoi Bcukricha est-il devenu aussi
robuste que Bourkabi ?
2° Quand votre cœur cogne-t-il dans votre poitrine? Quand etes-vous
essoufflé
3o Quels médicaments connaissez-vous ?
4o Quels fardeaux pouvez-vous soulever ?
c. Exercices écrits. ŕ 1o Complétez par la forme convenable du verbe
pour voir :
" Aujourd'hui. Boukricha ne ... soulever le plus petit fardeau. Il a été vite
essoufflé : Il n'a pas ... continuer à jouer. Quand il sera devenu robuste,
il... courir sauter. ... vous faire durcir vos biceps? ŗ
2° Relever dans la lecture les mots contenant c = ç.
3° Lisez la fin du paragraphe ? (Quoi ? tu te plains... Plus fort encore !)
Écrivez ces phrases en remplaçant tu par vous.

- 59-
Centre dřintérêt : le corps humain; la maladie.
Novembre : 2e, 3e, 4e semaines.
Leçons de langage : no 57, 63, 66, 72, 73.
27. - LA MALADIE DřHASSAN

1 Depuis hier, Hassan ne rit plus : il ne veut plus téter. La nuit dernière. Il
n'a pas dormi maintenant il resta allongé, sans mouvement, dans son petit
lit. SON Visage est rouge et son front brulant. il se plaint doucement. Sa
respiration est rapide et sifflante. Pauvre bébé ! Ses parents sont bien
inquiets ; Ali et Fatima n'ont plus envie de jouer.
2 Le médecin est venu ; cřest celui qui a déjà saigné Ali et fatima, il se
penche sur malade et tâte son pouls il applique son oreille sur la poitrine,
puis sur le dos d'Hasssn, il palpe le petit corps et tapote les cotes avec son
index " Apportez-moi une cuiller à café". demande-t-il ensuite, il s'en
sert pour ouvrir la bouche du bébé et il examine sa gorge. " Ce n ' e s t pas
grave, docteur ? " demande papa.

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— 33 —

3. - 3. Non ; la gorge est un peu enflée, mais il n'y a pas d'angine


;seulement un peu de rhume, Il faudra lui mettre des gouttes plusieurs fois
par jour de chaque narine; tous les matins, faites-lui boire à jeun une
cuillerée de sirop. Je vais écrire une ordonnance qu'Ali portera à la
pharmacie. Surtout, il faut pas que le bébé prenne froid ; couvrez le
chaudement. Dans quelques jours, Il ira mieux. "
4. 4. Ali part en courant et revient tout essoufflé, portant deux flacons de
médicamente. " Le pharmacien m'a dit: " Attention, il ne faut pas confond
le petit Flacon, c'est pour le nez. et te grand, c'est pour boire. "
5. 5. Maman a bien soigné son petit Hassan ; maintenant, Il va beaucoup
mieux ; Il nřa plus de fièvre, mais il a maigri et ses joues sont pâles, il
SOURIT A son frère et à sa soeur, qui sont venus le faire jouer, Fatima lui
prête sa poupée ; Ali lui montre les belles images de son livre. " Le bébé
est guéri " dira le docteur quand il reviendra.

EXERCICES. ŕ A. Faire mimer par deux élèves les actions d e l a 2e


phrase paragraphe 2 . " Il se penche... ", etc. Montrez une ordonnance.
b. b. Questions orales. ŕ 1o Avez-vous été malade? Comment vous a-t-
on soigné ?
2o Lisez la phrase du paragraphe 1 qui montre qu 'Hassan a la fièvre.
3° Pourquoi le docteur tâte-t-il le pouls? Pourquoi applique-t-il son.... sur
la poitrine du malade ?
C. c. Exercices écrits. ŕ 1o Lisez les phrases des paragraphes 1. 4. 5
elles montrent qu'Ali aime bien son petit frère. Écrivez, en imitant ces
phrases, ce que ferez vous-même si votre petit frère tombe malade.
2o Lisez : " Je vais écrire une ordonnance qu'Ali portera à la pharmacie
Écrivez cela en deux phrases, sens employer qu :
Faites de même pour ; " Hassan sourit à son frère et à sa sœur, qui sont
venus faire jouer. "

61
28. ŕ UNE DRÔLE DE MALADIE
(LG Docteur, D: la maman., M ; Toto T.)
1. D, le chapeau à la main, ŕ Cřest ici, madame, quřil y a un petit
malade ?
M. Ŕ Cřest ici, docteur ; entrez donc. Docteur, cřest pour mon petit
garçon. Figurez-vous, ce pauvre mignon, je ne sais pas comment ça se
fait, depuis ce matin, tout le temps, il tombe.
D, ŕ Il tombe !
M. ŕ Tout le temps ; oui, docteur.
D. ŕ Par terre ?
M. ŕ Par terre.
2.D Ŕ Cřest étrange, cela.,, Quel âge a-t-il ?
M. Quatre ans et demi.
D. ŕ Quand le diable y serait, on tient sur ses jambes, à cet âge-là ! Et
Comment ça lui a-t-il pris ?
M ŕ je nřy comprends rien je vous dis. Il était très bien hier soir. Et il
trottait comme un lapin à travers lřappartement Ce matin, je vais pour le
lever, comme jřai lřhabitude de faire. Je lui enfile ses bas, je lui passe sa
culotte et je le mets sur ses jambes. Pouf ! il tombe !
C ŕ Un faux pas, peut-être ?
M. Ŕ Attendez ! Je me précipite ; je le relève… pouf il tombe une seconde
fois, étonnée, je le relève e n c o r e … P o u f ! par terre ! Et comme ça
sept ou huit fois de suite. Bref, docteur, je vous Je répète, je ne sais pas
comment ça se fait : depuis ce matin, tout le temps il tombe.
D ŕ Voilà qui tient du merveilleux... Je puis voir le petit malade ?
M ŕ Sans doute
(elle sort, puis reparaît tenant dans ses bras Toto. Celui-ci montre sur ses
joues les couleurs de la bonne santé. Il est vêtu dřun pantalon et d'une
blouse lâche, empesée de confitures séchées.
3. D. ŕ il est superbe cet enfant-là 1. Mettez-le à terre, je vous prie.
(La mère obéit ; lřenfant tombe.)
D. ŕ Encore une fois, s'il vous plaît.
(L'enfant tombe.)
D. ŕ Encore.
(Troisième mise sur pieds, immédiatement suivie de chute.)

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- 62 ŕ
D, rêveur. ŕ C'est inouï , (Au petit malade que sa mère soutient sous le
bras) Dis-moi, mon petit ami, tu as du bobo quelque part?
T, ŕ Non, monsieur .
D, ŕ Tu n'as pas mal à la tête?
T. - NOM, monsieur.
D. ŕ Cette nuit, tu as bien dormi?
T. ŕ Oui, monsieur.
D. ŕ et tu as appétit ce matin ? Mangerais-tu volontiers une petite si
soupe ?
T, ŕ Oui, monsieur.
D. ŕ Parfaite me rit. (Compétent.) C'est de la paralysie.
M. De la para... ! Ah ! Dieu !
(Elle lève les bras ou ciel. L'enfant tombe)
D. ŕ Hélas ! oui, madame, Paralysie complète des membres Inférieurs!
D'ailleurs, vous allez voir vous même que les chs!... du petit malade sont
frappées dřinsensibilité absolue, (toute ... parlant, il s'est approche du
gamin et il s'apprête à taire l'expérience indiquée, Mais, tout à coup.) Ah
! ça, mais.. ah ça, ma s... ah
mais... (Puis, éclatant) : eh ! secret madame, qu'est-ce que vous voulez me
chanter, avec votre paralyse
M. ŕ Mais, docteur...
D. ŕ Je crois bien que ne puisse tenir sur les pieds !... Vous lui avez mis
les deux jambes dans même jambe du pantalon
COURTEN

ŕ 63 ŕ
Centre d'intérêt : le corps humain.
Novembre : 4e se moine.
Leçons de langage : no 71, 75.

29. ŕ ON VACCINE LES ÉLÈVES


1. Aujourd'hui le médecin est VENU à l'école, accompagné dřun infirmier.
Le directeur réunit les élèves dans la cour et leur dit:" On va vous
vacciner : on VOUS fera une petits piqûre au bras gauche ; elle ne sera
pas doucereuse et elle vous empêchera. d'attraper une maladie contagieuse :
la variole. Retirez vOS jellabas et relevez la manche de votre chemise
jusqu'à l'épaule. ''
2. LES élèves se mettent en rangs par deux devant la Porte de l'infirmerie.
Les plus jeunes, ceux qui n'ont jamais été vaccinés, ont peur ; quelques-
uns pleurent ; ils essaient de se cacher ou ce se sauver,
QUE va-t-on leur taire ? Leur couper le bras, peut-être ? Sur les derniers
rangs, Ahmed crie à
Driss " tu as peur, toi ? Peuh ! deux eu

4444444444
Suer
-64-
trois coups dřaiguille et c'est tout ! Une piqûre de moustique, pas plus ! ŗ
3. Un à un les enfants passent devant l'infirmier qui leur frotte le haut
du bras avec un peu de coton mouillé d'alcool. Puis le médecin saisit
chaque bras et gratte rapidement la peau avec une sorte de plume dřacier
trempée dans le vaccin. Ali nřest pas très courageux ; il pousse un petit
cri et devient pâle. " Ce nřest rien ! Tu ne vas pas t'évanouir? " lui dit le
médecin. Puis à Allal: " En voilà un bras couvert de gale ! On te
vaccinera quand tes boutons seront guéris. Et toi, le teigneux, nřas-tu pas
honte de garder cette coiffure de croûtes ? jřose à peine te toucher ! " ^
4. Quand il a terminé, le médecin explique à tous, les élèves réunis : Ŗ
Ne essuyez pas votre bras et n'y touchez pas. Si vous vous grattez, vous
ferez une petite plaie qui s'envenimera. Attendez quelques jours avant
dřaller au bain. Avant de rentrer en classe, tout le monde bavarde sur les
rangs, " Moi je n'ai rien senti. Et toi ? ŕ Moi, comme une petite brûlure.
" Ahmed le " courageux ", lui, reste muet : il serre les mâchoires pour ne
pas pleurer.
EXERCICES. ŕA. Montrer une plume à vaccin.
b. Questions orales. ŕ 1 Avez-vous été vacciné? Quand? Par qui?
2 Pourquoi vous a-t-on vacciné ?
5° Pourquoi le docteur ne veut-il pas vacciner Allât?
4° Dites le nom de trois maladies contagieuses citées dans la lecture.
c. Exercices écrits. ŕ 1. Lisez ce que dit le docteur à tous les élèves
(paragraphe 4). Faites-le parler à un seul élève : Ŗ Nřess... pas... au bain. "
2 Écrivez ce qui suit en remplaçant les mots en italique parleurs
contraires :
Le bras gauche, ŕ Relever la manche. ŕ Les plus jeunes.ŕ Se sauver.
ŕ Le derniers rangs.ŕ Du coton mouillé.ŕ Il gratte rapidement .
3 Complétez à lřaide des mots : Infirmière- infirmier- infirme - infirmerie.
Le pauvre Omar marche en boitant; il est... A l'école, c'est Mme X..., l'...
qui nous soigne. Elle réunit les malades dans une salle, qu'on appelle lř...
Lř.... vêtue d'une blouse blanche, aide le docteur.

ŕ 65-
30. - TOI METTE MÉDECIN
(Argan se porte bien, mais il sa croit malade. Sa servante. Toinette, pour
se moquer de lui, se déguise en médecin.)
TOINETTE, ŕ Donnez-moi votre pouls ... Qui est votre médecin?
ARGAN, ŕ M, Purgon.
TOI NETTE.- De quoi dit-il que vous êtes malade ?
ARGAN ŕ i1 dit que cřest du foie, et d'autres disent que c'est de la rate.
TOINETTE. ŕ Ce sont tous des ignorants. Cřest du poumon que vous
êtes malade.
A RG AN.- Du poumon ?
TOINETTE. - Oui. Que sentez-vous ?
ARGAN. ŕ Je sens, de temps en temps, des douleurs de tête.
TOINEFTE - Justement, le poumon.
ARGAN. ŕ il me semble parfois que j'ai un voile devant les yeux.
TOIMFTTE. ŕ Le poumon.
ARGAN, ŕ J'ai quelquefois des maux de cœur
TOINETTE.ŕ Le poumon,
ARGAN. ŕ je sers parfois des lassitudes par tous les membres.
TOINETTE. Le poumon.
ARGAN. ŕ Et quelquefois il me prend des douleurs dans le ventre,
comme si c'était des coliques.
TOINETTE. Le poumon. Vous avez appétit à ce que vous mangez ?
AREAN ŕ Qui. monsieur.

TOINETTE. ŕ Le poumon. Vous aimez à boire un peu dé vin?


ARGAN. ŕ Qui, monsieur.
TOINETE. ŕLe poumon, il vous prend un petit sommeil après le repas,
et vous êtes bien aise de dormir?
ARGAN. ŕ Oui, monsieur.

4444444444444444
ŕ 38 ŕ
TOINETTE. - Le poumon, le poumon vous dis-je ! Que vous ordonne
votre médecin pour votre nourriture?
AFGAN. ŕ Il m'ordonné du potage.
TOINETTE. - ignorant !
ARGAN. ŕ De la volaille.
TOINETTE. ŕ Ignorant!
AFGAN. ŕ Du veau.
TOINETTE. ŕ Ignorant !
ARGAN. ŕ Des bouillons.
TOINETTE - ignorantus, ignoranta. ignorantum ! ... Votre médecin e.st
une bête. Je veux vous en envoyer un de ma main ; et je viendrai vous
voir de temps en temps, tandis que je serai en cette ville
ARGAN. ŕ Vous m'obligerez beaucoup.
TOINETTE. ŕ (lui prenant le bras). Que diable faites-vous de ce bras-là.
ARGAN. ŕ Comment?
TOINETTE. ŕ voilà un bras que je ferais tout de suite si j'ai étais que
vous .
ARGAN. ŕ Et pourquoi?
TOINETTE. ŕ Ne voyez-vous pas qu'il tire à soi toute la nourriture et
qui empêche ce côté-là ce profiter?
ARGAN. ŕ Oui, mais jřai besoin de mon bras.
TOINETTE. ŕ Vous avez là aussi un œil droit que je me ferais crever si
j'étais en votre place.
ARGAN. ŕ Crever un œil?
TOINETTE. ŕ Ne voyez-vous pas quřil incommode faute, et lui dérot
sa nourriture? Croyez-moi, faites-vous-le crever au plus tôt; voua en
verrez plus clair de l'œil gauche.
ARGAN ŕ Cela n'est pas pressé.
TOINETTE. ŕ Adieu ! Je suis fâche de vous quitter si tôt.
Molière,
Le malade imaginaire

ŕ 67 ŕ
Centre d'intérêt : le temps : jour, heure, mois.
Décembre : 1re semaine .
Leçon: de langage : no 81 à 5?.
31. - DRISS ET AU ATTENDENT LE TRAIN
1. " Mon frère Abdeslem, le soldat, vient en permission, dit Driss à Ali. Il
arrivera par le train demain dans la matinée. Viendras-tu l'attendre avec
moi à la gare? ŕ Oui, je veux bien. A quelle heure faudra-t-il que je me
réveille ? ŕ Je viendrai te chercher à six heures et demie ! "
2. Le lendemain; longtemps avant l'arrivée du train, les deux camarades
sont sur la quai de la gare. " A quelle heure arrive le train, monsieur s'il
vous plaît?" demande Driss à un employé. Ŗ A sept heures Cinquante."
Ali lève les yeux: vers la grosse horloge rends fixée au mur : elle marque
sept heures Quinze, " Plus d'une demi- heure à attendre ! calcule Driss.
Ce sera long ! ŗ
3. Tous deux s'assoient sur un banc et regardent autour

444444444444444444

- 68ŕ
d'eux des employés qui poussent des brouettes chargées de colis ; une
famille juive s'accroupit au milieu de ses paquets; des enfants remplissent
une gargoulette au robinet d'eau potable sur la troisième voie. on
décharge un wagon de marchandises, Puis leurs regards interrogent à
nouveau la cadran
4. La grande aiguille a rattrapé la petite ; à peine vingt minutes
passées. Cette petite aiguille, quelle paresseuse: Ne va-t-elle pas arrêter
l'autre " Encore plus d'un quart d'heure à attendre ! '' pense Driss. Et ce
quart d'heure, comment sera-t-il? Lorsqu'on joue, les quarts d'heure
passent comme ces minutes; au contraire, pendant es retenues, lis
s'allongent comme des heures.
5. Peut-Être cette horloge marche-t-elle trop lentement? Voyons que
dit la montre-bracelet ? Les aiguilles indiquant sept heures et demie
seulement. Elle est peut-être arrêtée? Mais non, on entend toujours son
tic-tac, et l'aiguille des secondes continue sa course, sans arrêt Toutes
coup, une sonnerie comme celle d'un réveil, fait sursauter Driss et Ali ;
les voyageurs rassemblent leurs paquets, un lointain grandement, un petit
nuage de fumée... puis le train entre en gare, et Driss sřélance vers une
portière où apparaît une chéchia de tirailleur.
EXERCICES. - A. Mimez : sřaccroupir ; sursauter ; rassembler des
paquets
B. Questions orales. ŕ 1° Quelle est le gare le plus proche de chez vous ?
2° Combien de temps faut-il pour y aller ?
3° Pourquoi Driss pense-t-il que la petite aiguille est paresseuse?
4° Pourquoi Drus s'élance-t-il vers la portière où apparait une chéchia de
tirailleur
G. Exercices écrits. ŕ 1° Répondez par des phrases aux questions
suivantes
ŕ Combien de minutes Ali et Driss doivent-ils attendre l'arrivée du train?
ŕ A quelle heure la grande aiguille a-t-elle rattrapé la petite?
ŕ Quand les quarts d'heure s'allongent-ils comme des heures?
2° Complétez la phrase suivante :
Ŗ On VA à la gare pour... ou pour... ou pour... "
3° Destinez une montre-bracelet, avec les trois aiguilles.

ŕ 69 ŕ
Centre d'intérêt : te temps, lřâge, la vie.
Décembre ;
1er semaine.
Leçons de langage : no 62 à 90, 95.
32. - ABDESLEM EST EN PERMISSION
1. Ŗ Comme tu as grandi s'écrie Abdeslem, après avoir embrassé son frère
Quand je suis parti en France, ta tête dépassait à peine ma ceinture ; à
présent, elle arrive presque à ma poitrine ! Toi aussi Ali. tu as grandi. Et
quoi de nouveau dans ta famille, depuis la naissance d'Hassan ? ŕ La
semaine dernière, mon petit frère avait un rhume il va mieux maintenant.
"
2. à la maison, Abdeslem est reçu avec joie par ses parants, qui le
félicitent de sa bonne mine. On lui pose cent questions sur sa vie de
soldat. " As- tu fait bonvoyage? Quel temps fait-il ? là-bas ? La veille de
mon départ, il neigeait : en mer vent soufflait en tempête ; le bateau était
secoué par les vagues et j'ai été malade, je rendais tout ce que je
mangeais. - En France, allais-tu prier à la mosquée? Non, dans la ville où
j'étais, il n'y a que des églises pour les chrétiens. C'est un iman qui dirige
la prière dos tirailleurs,

- 70 -
3." Et ici, rien de changé ? Mon cousin Taieb, toujours célibataire? ŕ
oui. nais son mariage se fera bientôt ; TOUS ne savons pas encore à quelle
date. As-tu appris le décès du vieux Mekki? il est mort pendant le
pèlerinage. DIEU ait pitié da lui Cřétait un homme très Religieux que tout
le monde aimait
4.L'après-midi, comme la température est douce, Driss accompagne
Abdeslam en promenade. Tous les amis qu'ils rencontrer les saluent
joyeusement, Driss est tout fier ; i marche à grands pas. la tète haute, à
côté de son frère ; comme lui aussi, il a envie de saluer les officiers, Tous
deux se dirigent vers la ville nouvelle.
5.Avec un briquet, qu'il tire de sa poche, Abdeslem allume une cigarette,
Driss le regarde avec admiration rejeter la fumée par les narines. Puis
grand frère fait brosser ses chaussures par un cireur. " Chaque soda* a-t-il
son cireur? " se demande Driss.
EXERCICES. ŕ À. Questions orales. ŕ 1° Quel âge aviez-vous quand
votre tête arrivait à fa ceinture de votre père?
2° Pourquoi Abdeslem est-il reçu avec joie par ses parents?
3° Dites ce quřil y a eu de nouveau dans votre famille depuis lřan
dernier.
E. e. Exercices écrits. ŕ 1° Construire des phrases en employant : la
semaine dernière ; à présent. ŕ la veille de l'Aid ; le lendemain de l'Aid.
ŕ Maintenant, bientôt.
2° Écrivez le paragraphe 4 en commençant par : " Quand la température
est douce.
3° Sur le modèle de la phrase :
" Cřétait un homme très religieux, que tout le monde aimait " complétez
les suivantes :
C'était un élève très.... que ...
C'était un chien très .... que ...
C'était une maison très ..., que ...
C. Mesurez votre taille en centimètres et Indiquez-la sur votre cahier

-71-
33. ŕ LE SOLEIL ET LE VENT
1. Ce matin-là, il pleuvait à verse : il avait plu toute la nuit ; Habib, le
facteur, avançait péniblement sur la piste glissante; ses gros souliers
cloutés, plongeant dans les flaques d'eau boueuse, éclaboussaient le bas
de son pantalon. Son capuchon rabattu sur les yeux, son imperméable
boutonné jusqu'au menton, il allait distribuer ses lettres, sans craindre ni
la pluie ni le froid.
2. Enfin, fa soleil montre le bout de son nez entre deux nuages; le vent
gonfle ses joues et chasse les dernières gouttes de l'averse Mais Habib
continue sa marche, toujours enveloppé dans son manteau. " Celui-ci se
croit bien protégé, murmure le vent au soleil, mais il ne connaît pas ma
force ; il faudra Si je vaux, que le manteau s'en aille au diable. "
3.ŕ Laissez-moi rire, répond le soleil. Toute votre force ne pourra rien
contre ce manteau. Mais il quittera les épaules de l'homme, si je veux,
moi.
ŕ Eh bien ! essayons. Laissez- moi commencer. " Aussitôt le vent emplit
ses poumons, s'enfle comme un ballon, puis, tout à coup, siffle, souffle,
tempête ;
couche les moissons, détruit les nids, arrache les arbres, emporte les
tentes, soulève les vagues sur la mer, brise les bateaux sur les rochers.
4. Mais, courbé sous le vont qui gronde, Habib serre plus fort centre son
corps les plis de son manteau ; celui-ci tient bon, et le vent, fatigué, cesse
enfin " Vous avez perdu votre temps. dit le soleil, A mon tour,
maintenant. Son visage dřor brillant apparaît dans le ciel nuageux ; tout
devient clair; Habib se sent réchauffé ;

- 72 ŕ
bientôt, Il sue à grosses gouttes, il est obligé d'ôter son manteau " vous
Voyez comme cřétait facile ", dit en riant le soleil au vent " Plus fait
douceur que violence. "
( D'après LA FONTAINE, Phébus et Borte.)
EXERCICES. ŕ A. Montrer des souliers cloutés. Mimez ; gonfler ses
joues emplir ses poumons : serrer centre soi les plis d'un manteau.
B. Questions orales, ŕ 1o Dans cette histoire, qui a montré de la violence
(qui a été violent)? Qui a montré de la douceur (qui a été doux)?
2o Trouves les mots du para graphe 2 qui montrent la violence du vent.
3o Comment vous protégez-vous de la pluie? du vent ? - Que faites-vous
quand le soleil est très chaud ?
C. Exercices écrits. ŕ 1° écrivez ce que faisait le vent (paragraphe 3) .
" le vent empliss... les rochers ŗ,
2o Répandez aux questions suivantes :
Où avançait péniblement Habib ?...
Où allait-il ? ...
Par quoi était-il protégé ?...
Craignait-il quelque chose ?...
3° Dictée (préparée) paragraphe 3 . "Toute vôtre force... commencer "
4o Dessinez les semelles de souliers cloutés.

Dans la grange forêt verte,


Sur l'étroit petit sentier,
il s'en va d'un pas alerte
En de fins souliers légers
Il galope. lope, lope ,
Hou ! hou ! hou !
il galope; il galope Du matin jusqu'au soir
Et du soir au matin

Près des portes entrřouvertes


Il n'a pas peur d'écouter
Et, sans se gêner, répète
Les secrets qu'il a volés.
Il chuchote, chote, chote
Hou ! hou ! hou !
il chuchote, il chuchote
Du matin jusqu'au soir
Et du soir au matin

Bien souvent contre la vitre Un doigt frappe un petit coup,


Quand je vais ouvrir bien Vite,
Je ne vois plus rien du tout,
il tapote, pote, pote
Hou ! hou ! hou !
il tapote, Il tapote
Du matin jusqu'au soir et du soir au matin,

-74-
6
Quand j'allume la bougie,
Avant d'aller me coucher.
Par un vrai tour de magie Quelquřun vient me la souffler.
Il se moque, moque, moque Hou ! hou ! hou !
i1 se moque, Il se moque
Du matin jusquřau soir
Et du soir au matin.
5
Du lutin plein de malice, Avez-vous trouvé le nom ?
il a cent petits caprices. Monsieur le Vent, c'est son nom
il sifflote, fote, flote
Hou ! hou ! hou !
il sifflote, il sifflote
Du matin jusqu'au soir
Et du soir au matin

Centre d'Intérêt : les intempéries.


Décembre : 2e semaine. Leçons de langage : no 91 à 95.
35. - JOUR DE PLUIE
1. Aujourdřhui vendrai!!, Ali s'ennuie à la maison. Il ne peut pas sortir : Il
regarde la pluie qui tombe sans arrêt du ciel sombre ; il suit des yeux les
débris de papier et de paille que l'eau boueuse emporte dans la rue
transformée en ruisseau, On frappe à la porte : c'est Driss qui s'ennuyait,
lui aussi, et qui vient jouer chez son camarade.
2. " j'apporte quelques cartes postales; je vais te les montrer, puis tu

ŕ 76 ŕ
me montreras les tiennes. Celle-là représente le port de Casablanca: ce m
dans la mer, c'est la jetée qui protège les bateaux ; autour d'eux, à mer
calme : au dehors, elle est agitée, Perdant les vacances, j'allais sauvent me
promener là : j'aimais voir les grosses vagues qui se brisaient sur la jetée
3. ŕ Moi, dit Ali, j'ai passé mes vacances chez mon oncle à la
compagne, jřétais matinal comme les coqs , avec Mimoun, je conduisais
le troupeau au bord de l'oued; nous y restions toute la Journée; je me
baignais lorsque Jřavais mangé, je faisais la sieste à lřombre d'un arbre. "
4. tout à coup, un éclair éblouit les enfants, puis un formidable coup
de tonnerre éclate dans le ciel et fait trembler les vitres. Fatima qui entre
ce moment s'enfuit en criant de peur. Driss et Ali, un peu pâles, restent un
instant silencieux : puis Ali s'écris : " Quel vilain temps ! Là-bas, neige
tombe peut-être sur les montagnes, au-dessus du village ; il y a peut-être
même un peu de glace sur les flaques ; et peut-être aussi M ma grelotte de
froid en gardant ses brebis. ŗ
Driss ne dit rien. Il pense à son frère Abdaslem, en route vers la France
où lřhiver est plus pénible encore.
EXERCICES. ŕ A. Montrer des cartes postales ou gravures représentant
: port, la mer agitée.
B. Questions orales. ŕ 1o Quand il pleut, que faites-vous à la nation
pour ne pas vous ennuyer ?
2° Où avez-vous passé les dernières vacances? Qu'avez-vous fait?
3° Pourquoi (paragraphe 4) Driss et Ali deviennent-ils un peu pâles et
restent silencieux ?

C. Exercices écrits. ŕ 1° écrivez le paragraphe 3 en commentant par Ali


et Fatima ont passé... "
2° Refaites la phrase suivante en remplaçant les par que : " j'apporte
quelques cartes postales, je vais te les montrer. "
3° Écrivez dans une colonne les mots suivants du paragraphe 2 : J' ; Je ta;
le, tu ; me ; les tiennes ; celles-là; qui ; eux; elle.
Puis, à côté de chacun d'eux, écrivez les noms des personnes ou des
chose? qui remplacent. Exemple : J' Driss.
4° Complétez par des noms dřanimaux :
Matinal comme ... ; fort comme ... ; malpropre comme ... ; travailleur
comme.... paresseux comme ...;sot comme... Ex. ; matinal comme les
coqs.

ŕ 77-
36. - CHANSOn D'AUTOMNE
Les hirondelles sont parties
Le brin d'herbe a froid sur les toits ;
Il pleut sur les touffes dřorties.
Boa bûcheron, coupe du bois.
Les hirondelles sont parties.
L'air est dur le logis est bon;
Il pleut sur les touffes d'orties.
Son charbonnier, fais du charbon.
vitor HUGO
37. ŕ LES JOURS SřEN VONT
Les jours s'en vont, septembre est mort ;
Les bois ont pris des tons de cuivre ;
La grive picore et sřenivre
Dans les vignes aux raisins dřor.
Le soir met des traits ce lumière TOUT le long de lřétroit chemin où
l'averse de ce matin
A fait déborder les ornières.

Au loin, un coup de fusil claque Parmi les fouilles des halliers,


et le vol bas de deux ramiers
se reflète dans une flaque.
le bois rouillé sřendort,
Et sur la cabane embrumée
il monte une lente fumée
les jours s'en vont septembre est mort
Georges DAVID.

- 78-
Centre d'intérêt : les intempéries.
Décembre : 2e semaine.
Leçons de langage : no 96, 99, 100.
38. - JEHA A PEUR LA NUIT
1. De gros nuages se poursuivent dans le ciel ; il pleuvra bientôt Jeha se
dépêche de labourer son champ planté d'oliviers, derrière sa maison. Pour
mieux conduire sa charrue, Il a retiré sa jellaba qu'il a suspendue à la plus
basse branche d'un arbre. Sa journée terminée. Il rentre fatigué à la
maison, avec un bel de soupe et va se coucher. Bientôt on l'entend
ronfler.
2. Le vent ronfle aussi dans les arbres ; on l'entend écarter la haie de
réseaux , comme un voleur, et se glisser jusqu'à la porte de la maison.
Tout à coup, Jeha se dresse, brusquement, tiré de son sommeil : quel est
ce bruit? Qui secoue la porte? Jeha, inquiet, tend l'oreille, puis il se lève et
cherche à tâtons son fusil dans la chambre obscure. Il entrouvre la porte
avec précaution et glisse un regard au dehors.
3.Dans la nuit noire, Jeha croît distinguer des bêtes couchées Sur le sol,
des gens accroupis çà et là ... si
c'étaient des Voleurs, venus dans l'obscurité pour voler ses olives?
Tiens ! en voilà un, vêtu de

- 46 ŕ
blanc là-bas au fond du jardin il se dresse et les bras tendus, Il secoue une
branche qu'on entend craquer...
4. " Attends un peu, bandit, tu vas me les payer cher, mes olives ! "
murmure Jeha en épaulant son fusil. Le coup éclate comme le tonnerre ;
le voleur
lâche la branche et tombe... "Touché ! " dit Jeha. Il écoute un moment...
plus rien ne bouge. Un coin de ciel étoile apparaît alors entre les nuages,
puis la pleine lune monte au-dessus des oliviers et éclaire le jardin.
5. Jeha son fusil au poing, sřapproche de la branche blanche, étendue
sous l'olivier, " Oh ! ma jellaba ! Je l'avais oubliée. Dieu soit loué ! si
j'avais été dedans je serais mort maintenant ! "
EXERCICES. ŕ A, Mimez : ronfler - se glisser (sous le banc) - se
dresser brusquement - chercher à tâtons - glisser un regard - épauler un
fusil,
B. Questions orales. ŕ l° Qu'est-ce qui a tiré jeha de son sommeil ?
Répondez aux Questions du paragraphe 2 : " Quel est ce bruit? Qui
secoue la parte ? "
2° Qui marche à tâtons dans les rues ? Dans quel jeu faut-il marcher à
tâtons ?
3° Que pensez-vous de Jeha ? Dites pourquoi.
C Exercices écrits. ŕ l° Écrivez ce qu'irait fait Joha dans la Journée
(paragraphe 1) :
"Pour mieux conduire SA charrue, il avait... se coucher. "
2° Écrivez les phrases suivantes en remplaçant les parties soulignées par
d'autres mots de même sens :
ŕ Jeha est tiré de son sommeil. La Jellaba est suspendue, le vent ronfle.
la nuit noire.ŕ jeha croit distinguer des bêtes couchées sur le sol.
3° Lisez les phrases suivantes : " Il a retiré sa jellaba quřil a suspendue;
Il secoue une branche qu'on entend craquer." Remplacez que par un
point-virgule et un autre petit mot
4° "Copiez et complétez les colonnes par des mots se terminant de la
même façon ; être le tonnerre, une pierre: ère ma mère, mon père; aire il
faut faire, mes affaires.

-80-
Centre d'intérêt ; chauffage et éclairage.
Décembre : 3e semaine.
Leçons de langage : no 101 à 105.
39. ŕ LA ROBE BRÛLÉE
1. Pour cuire le dîner, maman prépare le fourneau à charbon de bois. Elle
retire d'abord les cendres froides de la veille, puis, au fond, elle met un
peu de papier froissé ; quelques bûchettes, par-dessus. ; enfin, cinq ou six
morceaux de charbon, sur lesquels elle fait pleuvoir quelques gouttes
d'alcool à brûler. Une allumette, maintenant... une petite flamme bleue
lèche le charbon, puis le papier s'enflamme à son tour.
2. Maman porte le fourneau au milieu de la cour, où Fatima promène sa
poupée. " Ne viens pas trop près du fourneau, tu risqueras de ce salir ta
robe et même de te brûler. " Et maman retourne à la cuisine.
"Tu as entendu, ma fille, dit Fatima, les petits, enfants ne doivent pas
s'approcher du feu. ŗ Et elle s'éloigne en chantait pour Ourida :
ŕ 81ŕ
" Promenons-nous dans les bois
Pendant que 1e loup n'y est pas :
SI le loup y était Il nOUS mangerait. "
3. " Oh ! mon pauvre bébé ! tes menottas sont glacées. Viens vite les
réchauffer près du fourneau. Assois-toi ici et surtout ne bouge pas ! ... Ce
charbon ne prend pas vite ... Attends, je vais l'aider. " Et Estima
s'agenouille et souffle à pleines joues sur les bûchettes. Aïe ! la fumée lui
pique les yeux, elle pleure, elle tousse... mais la flamme ne veut pas
s'éveiller.
4. Alors Fatima ramasse un morceau de carton et lřagite au-dessus du
fourneau, Brusquement les bûchettes flambent et le charbon se met à
pétiller. puis à rougir; des étincelles, brillantes comme des étoiles d'or,
partent de tous côtés. Fatima pousse des cris de joie et agite plus tort son
carton, si port qu'un peu de braise saute hors du fourneau
5. Une odeur de laine brûlée... Fatitma se précipite : " Au recours mon
trêbe qui brûle ! " Pauvre Ourida ! ses beaux cheveux sont en cendres et
sa robe est noire comme de la suie ! Fatima, l'imprudente, pleure à
chaudes
larmes .
EXERCICES - A. Prépare! un feu de charbon de bois, comme il est dit au
paragraphe 1, et dites tout ce que VOUS faites.
B. Questions orales. ŕ 1° Que dira maman à fatima ?
2° Comment fatima a-t-elle été punie ?
3° Dites quand où, comment VOUS vous êtes montré imprudent.
4° Fatima pleure et tousse (paragraphe 3 ). Pourquoi ? Quand avez-vous
pleuré et toussé vous-même ?
C. Exercices écrits. ŕ 1° Compléter les phrases suivantes :
Si le charbon s'allume mal, je ... Si le bois ... mouillé, il ne (sřenflammer)
pas bien. - si tu t'(approcher) trop-prés du feu, tu te...
2° Une bûchette est une petite bûche.
Complétez de même :
Une fleurette ...ŕ Une savonnette ...ŕ Une... est une petite fourche.ŕ
Une ... table ŕ Une petite malle est une ...ŕ Une petite fille ...ŕ Une
petits chaîne...
3° relovez dans les paragraphes 3 et 4 quatre mois contenant ill carrure
fille.
Ajoutez-en d'outre: que vous connaissez.

Tête
ŕ 82 -
Centre d'intérêt : chauffage et éclairages Jeux Imprudents.
Décembre : 3e semaine.
Leçons de langage : no 104 à 108.
40. - UN JEU DANGEREUX
1. 'ŘSi nous construisions une auto? ' dit Ahmed à Driss. Ŗ Moi, j'aime
caisse que l'épicier m'a donnée ; on peut bien s'asseoir dedans, ŕ
j'apporterai des roues à billes ; ça roule bien. ŕ Il faudrait aussi quatre
clous et des outils pour fixer les essieux à la caisse. ŕ Allons demander
Ali, Il en a sûrement. "
2. Dans la cour ce la maison dřAli, Ahmed scie, perce, cloue, vice,
lřautomobile est bientôt prête à rouler. Il nřy a quřune place dans la
caisse. Ali sřy installera, les genoux au mentor ; devant lui, Ahmed, le
chauffeur conduira avec ses pieds la voiture, qui nřa pas du volant ; elle
nřa pas
moteur non plus, et cřest Driss qui la poussera, puis sautera à
lřarrière
3. Driss cloue deux couvercles de boites de cirage à l'avant de son

ŕ 83 ŕ
*nores, pas d'ampoules, bien sûr, puisqu'on ne circulera pas la nuit Ali
*essine A a craie la plaque et le numéro sur le derrière de la caisse. Les
trois *mis regagnent leur machine d'un air satisfait. Puis l'un fait le geste
de dévis- *er des bouchons et l'autre de remplir le réservoir dřessence et
le radiateur,
4. L'auto de bois est tirée sur la route, jusqu'à la pente qui descend vers le
pont de l'oued. " En voiture, les voyageurs ! " crie Driss. Et quand ses
deux camarades sont bien installés, il lance la voiture d'une vive poussée.
ça suffit lui crie Ahmed ; monte, monte ! " Et les trois automobilistes,
riant aux éclats, sont emportés à toute vitesse sur la pente. Et s'ils allaient
se jeter sous les roues d'un camion ?
5. Ŗ Zzzz ! comme ça file ! On se croirait en avion ! Ŗ s'exclame Driss. ''
Si nous avions chacun une auto, nous pourrions faire la course ! " dit
Ahmed.
Et nous transporterions... " Ali n'achève pas: un troupeau de chèvres
barre soudain la route. Ahmed essaie de freiner avec sa sandale, mais il
ne peut pas arrêter sa voiture qui fonce dans le troupeau La secousse jette
nos trois champions parmi tes bêtes effrayées et bêlantes.
EXERCICES. ŕ A. Montrer un roulement à billes. ŕ Mimez : s'asseoir,
les *noux du menton , Faites les gestes indiqués à a fin du paragraphe 3.
B. Questions orales. ŕ 1o Avez-vous déjà construit une auto ? dites
comment vous avez fait, et avec quoi.
2o Pourquoi ce Jeu est-il dangereux! Connaissez-vous d'autres jeux
dangereux ? dites pourquoi ils le sont.
3o Vous êtes-vous déjà blessé en jouant ? RACONTEZ comment.
4o Pourquoi l'auto est-elle tirée Jusqu'à la pente ?
C. Exercices écrits ŕ 1o Liser la 1re phrase du paragraphe 2. Écrivez ce
que vous ferlez, et quels outils vous emploierez pour construire une auto.
Si je const... une auto, je sci ... avec ..., etc.

2o Continuez le même exercice, en remplaçant dans le phrases suivante


Ali par je : " Il n'y aurait ... lřarrière. "
3o
Écrivez les phrases suivantes en remplaçant les mots en romain par
les noms purs nobles :
j'ai une caisse que l'épicier m'a donnée. Il foutrait des clous et des outils :
Ah en sûrement. Il n'y a qu'une place dans la caisse Ali s'y installera.
Ahmed conduira avec ses pieds la voiture qui nŘa pas de votant.
D. Construisez une automobile-jouet (bois ou carton).

- 84 ŕ
41 - ACCIDENT

1. L'auto file, file, file,


Vrombit. traverse une ville.
Puis plus rien.
Une côte. En automate.
L'auto gratte, gratte, gratte.
Puis plus rien.
Des paysans se retournent
Les champs tournent, tournent, tournent.
Puis plus rien.
'2. Descente brusque. Un obstacle.
Lřauto racle, racle, racle
Puis plus rien.
Klaxon Trompe. Cri. Sirène.
L'auto freine, freine, freine.
Puis plus rien.
3. Lřauto cogne, cogne, cogne.
Cogne au mur comme un ivrogne.
Puis plus rien.
Quatre à la fois, les pneus claquent,
Des os craquant, craquent, craquent
Puis plus rien.
Auguste villeroy, Le soleil sur mer grise.
(A. Messein, édit.)

******************
ŕ 85-
Centre d'intérêt : Fêtes de Noël et du Jour de lřAn. Décembre ;
4e semaine.
Leçon de langage : no 111 à 115.
42. - Un COMTE DE NOËL : LES SOUHAITS
1. C'est la veille de Noël; tard dans la soirée Michel. le
charbonnier, après une dure journée de travail, se repose en
fumant sa pipe au coin du feu. Sa femme Jeannette tricote en
pensant au repas de fête qu'elle préparera le lendemain. Dans le
petit lit, leurs deux enfants endormis voient en rêve les jouets
qu'ils ont demandés au père Noël, Avant de se coucher, ils ont
placé leurs pauvres souliers devant la cheminée. Au dehors, le
grand vent dřhiver fait battre la vieille porte.
2. " Minuit approche, dit Jeannette a son mari As-tu pensé aux
cadeaux que nous mettrons dans les souliers des petits? ŕ Des
cadeaux? Avec quel argent? Je leur ai rapporté de la forêt
quelques poignées de noisettes. Et toi, qu'offriras-tu? ŕ Jřai
fabriqué une poupée avec de vieux chiffons. Ah ! Si nous étions
riches ! Si le père Noël voulait...
3.3. - Eh bien ! ... me voilà ! " Dit une voix joueuse derrière la
qui s'ouvre brusquement. Le père NOËL, tout poudré de

/////////////
-86-
neige, s'avance, les bras chargés de jouets, et dépose sur les petits souliers
une belle toupie et un bébé en celluloïd. " Et vous, que désirez-vous,
demande le vieux bonhomme aux parents. faites trois souhaits quand je
serai parti ; dès que vous les aurez prononcés, ils seront satisfaits. '' Et le
père Noël disparaît dans la nuit, laissant le charbonnier et sa femme
murent de surprise.
4.4. Que vont-ils choisir ? Les voilà bien embarrassés. Tout en
réfléchissant. Michel jette quelques branches dans le feu : une haute
flamme sřélève dans la cheminée. " Quel bon feu pour rôtir une dinde !
s'écrié jeannette. J'en voudrais bien une pour la servir au repas de demain
! '' Ploc ! une dinde toute plumée tombe de la cheminée et se met à
tourner au-dessus de la flamme.
5. " Que tu es sotte ! crie Michel avec colère. Voilà un souhait perdu ! je
voudrais voir cotte dinde au bout de ton nez ! Tu le mériterais bien ! " Eh
hou le bec de la dinde pince le nez de Jeannette et y reste suspendu. " Au
secours hurle la pauvre femme. Par pitié, qu'on me débarrasse de cette
maudite volaille ! Je ne souhaite, plus rien ! "
EXERCICES. ŕ A. Questions orales. ŕ 1o Dites ce que vous saviez de
père Noël.
2° Quels souhaits auriez-vous faits à la place du charbonnier et de sa
femme ?
3° Avez-vous déjà reçu des cadeaux ? Lesquels? Quand ?
4° Essayez de raconter l'histoire qui vous avez lue.
5° Dites ce que vous avez vu en rêve.
B. Exercices écrits. ŕ 1° Complétez de trois façons différentes la
dernière phrase du paragraphe ? :
'' Ah! si nous étions... nous. "
2° Transformez les phrases suivantes en remplaçant après par quand,
lorsque au dès que.
Après avoir placé leurs souliers, les enfants vont se coucher.ŕ Après
avoir déposé les jouets, le père Noël disparaîtra dans la nuit ŕ Je me
mettrai au lit après m'être déshabillé. ŕ Tu pourras aller dormir après
t'être lavé.
3° Citez trois Jouets de garçons, trais jouets ce filles.
C. Dessinez un jouet que vous aimeriez avoir,

ŕ 87-
43. - L'INVENTION DES JOUETS
1.On mřa parlé d'un pays où
Il n'y, avait pas de joujoux.
Et pourtant le Rai et la Reine,
Le Roi et la Reine du pays,
Avaient un petit garçon très gentil,
De quatre ans ŕ quatre ou cinq- à peine,
2.O donc, ce Roi et cette- Reine,
(Que leur cœur, leur cœur eut de peine !)
Voilà-t-il pas, voilà quřils virent
Leur petit garçon dépérir.
3.Du fin fond du royaume,
Un jour vient un vieux médecin ;
Médecin, sorcier, c'est tout comme :
il portait une robe jaune,
Sur son nez de grosses babioles
Et dans les mains.
Comme il convient.
Tenait sa baguette magique.
4 Ŗ Monsieur, monsieur ", lui dit le Roi,
Et la Reine
Disait de même,
Ŗ Ah ! monsieur, pour que je revoie,
Que je revoie, comme autrefois,
Mon petit garçon rose et gai.
Je donnerais Tous mes sujets ;
Mes trésors
Et mes châteaux forts
Tous mes soldats d'infanterie,
Dřartillerie,
De cavalerie,
Bref, toute ma gendarmerie,
Pour que mer enfant coure et rie Joyeux, comme par le passe ;
Je donnerais tout, de bon gré,
Et vous, par-dessus le marché, "

ŕ 88-

5. LE sorcier, avec sa baguette,


Esquisse un geste Mystérieux,
Prononce des mots spécieux.
Et c'est d'abord
Le château fort
Qui devient petit si petit,
Qu'on, l'apporte dans une boîte,
Couvert de papier et d'ouate,
petit garçon sur son lit,
Les chevaux font des cavalcades
Sur le lit du petit malade,
Et voici que toute l'armée
En dřautres boites est enfermée
La flotte, les chemins de far !
Voyez, c'est extraordinaire !
6. Alors, sortant du mauvais rêve.
Oubliant la méchante fièvre.
Le petit garçon se soulève ...
Il tend les bras, il bat des mains.
7.'ř Ah ! " dit le Roi. "Ah " dit la Reine,
Notre royaume, aujourdřhui, tient Dans quatre ou cinq boites à peiné;
A peine la demi-douzaine ;
Qui
Notre royaume est bien réduit.
Mais à quoi bon régner sur la terre ou
[sur l'once
Nuire périt garçon sourit ; il est guéri
La santé d'un enfant chéri
Vaut tous les royaumes du monde.
FPANC-NCHAIN.

- 89 -
44. - LES MOIS DE LřANNÉE
Janvier prend la neige pour châle,
Février fait glisser nos pas.
Mars, de ses doigts de soleil pâle,
Jette des grêlons aux lilas.
Avril s'accroche aux tranches vertes,
Mai travaille aux chapeaux fleuris,
juin fait pencher la rose ouverte Près du beau foin qui craque et rit.
juillet met les œufs dans leurs coques.
Août sur les épis mûrs s'endort septembre, aux grands soirs équivoques,
Glisse partout ses feuilles dřor, octobre a toutes les colères,
Novembre a toutes les chansons
Des ruisseaux débordant dřeau claire,
Et décembre à tous les frissons,.
Rosomonie GERARD.

45. ŕ LE DERNIER SOUPIR DE L'ANNÉE


L'aiguille au cadrai d'albâtre Va bientôt marquer minuit Décembre
s'évanouit,
L'année expira ; dans l'âtre
Danse une flamme bleuâtre.
Et je rêve à l'an qui fuit.
Minuit sonne, voici l'heure :
J'entends, près de m'assoupir,
S'élever, hurler, glapir
La bise sur ma demeure...
Pauvre année ! au vent qui pleure
Jette ton dernier soupir !
Achille MILLIEN.
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90
-90-
Centre dřintérêt : les travaux des champs.
Janvier : 1re semaine.
Leçons de langage no 116 à 120
46. - HISTOIRE DE JEAN GRAIN DE BLE (1)
1.1. Jřétais enfermé depuis plusieurs mois dans un silo obscur, et je
dormais avec des milliers de frères un jour, un paysan déboucha le silo et
nous versa dans un sac quřil emporta dans les champs. Il nous retira à
grosses poignée et nous lança à la volée sur la terre fraîchement labourée.
Ébloui par le soleil enivré par le grand vent, je me retrouvai avec
quelques autres grains à creux d'un sillon. Qu'il faisait bon, à lřabri d'une
motte !
2. Tout à coup la terre s'écroula sur moi c'était le laboureur qui reburra
son champ pouf enfouir la semence. J'étais à nouveau dans lřobscurité
Comme ma prison était humide ! Peu à peu, je sentis mon corps se
gonfler mon enveloppe se déchirer : je germais. Bientôt mes jeunes
racines plongèrent dans le sol pour y chercher ma nourriture, ma tige
toute neuvemonte
monta vers la lumière.
A la surface, le retrouvai avec joie mes frères qui avaient poussé comme
moi.
3.Mais de mauvaises herbes grandissaient plus vite que nous
et risquaient de nous étouffer, Alors des femmes arrivèrent pour
les arracher ; elles nous blessèrent un peu en sarclant, elles
nous piétinèrent ; mais maintenant ma tige se développe

-91-
librement et se gonfle de sève. J'attends les grandes pluies de printemps
qui me rendront plus robuste encore. Quel bonheur réprouverai lorsque
mon corps se penchera sous le poids de mes épis ! Quand le soleil de juin
nous aura dorés les moissonnées viendront en troupe ; armés de leurs
faucilles, ils nous trancheront et nous emporteront liés en gerbe.
4, Pendant l'été, mon pied desséché sur le sol dure nourrira les troupeaux ;
et mas pauvres épis jetés sur l'aire, seront battus, piétinés par les bestiaux,
vidés de leurs grains ; à coups de pelles, mes enfants seront lancés et
relancés dans le vent. Enfin, ils seront séparés pour toujours : les uns
seront emprisonnée dans le silo au fond duquel Ils attendront les
prochaines semailles ; les outres seront vendus sur le souk, et peut-être
finiront-ils leurs jours sous la meule du moulin.
(1) note à l'intention des maîtres. ŕ Nous avons cru nécessaire, dans cette
lecture d'aborder l'emploi du passé simple. non prévu dans les leçons de
langage du C.E. (mais qui est le temps normal de la narration), en nOUS
en tenant tout d'abord aux formes des verbes depuis longtemps connus.
EXERCICES ŕA Mimez : lancer à la volé
B. Questions orales. ŕ 1o Pourquoi enferme-t-on le grain dans un silo ?
2o De quelle prison parle Jean Grain de Blé au paragraphe 2 ? Pourquoi
est-elle humide ?
3o Comment, quand, pourquoi sarcle-t-on? Comment moissonnent : le
fellah? le colon ?
4o Comment peut-on battre le blé? Pourquoi faut-il le nettoyer?
Z. Exercices écrits. ŕ 1° Copiez les phrases du texte qui parlent : des
semailles - des labours du sarclage - de la moisson - du battage.
2° Écrivez : a. Le paragraphe l, à partir de Ŗ un Jour... ŗ en remplaçant "
un paysan " par " des paysans ".
b. La phrase du paragraphe 3 (Alors des femmes... nous piétinèrent) en
remplaçant " des femmes " par " une femme ".
3° Ajoutez trois compléments différents à chacun des mots suivants :
Un sac de…….. Une poignée de ....
Une motte de …. ….. un épi de ……
Une troupe de………. un pied de . ... ..
I. Travail manuel. ŕ Une faucille (modèle réduit, bois et fer-blanc).

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-92-
Centre d'intérêt : les travaux des champs. Janvier : 1Ŗ semaine.
Leçons de langage : no 116 à 125
47. - LE VIEUX FELLAH ET LE FERMIER
1, " Hooo ! " Le père Bouchaib arrête ses bêtes essoufflées au bout du
dernier sillon. Au meme instant, le gros tracteur de M. Bernard, le colon,
s'arrête tout près, dans le champ voisin.
" Bonjour monsieur Bernard Encore au travail A quoi sert une si grosse
machine Regarde, avec nu pauvre charrue jřai déjà terminé mes labours,
tandis que toi, tu commence à peine

2 ŕBien sûr, père bouchaib ; mais ce soir, j'aurai fini : pourtant au champ
est dix fois plus grand que le tien. Et compare les sillons que j'ai creusés
droits et profonds, à ceux que 1a charrue a tracés, Et ces touffes de
jujubier dans tes cultures?
ŕ Elles nřont pas empêché mon père et mon grand-père de récolter
chaque année: elles n'empêcheront pas non plus mon champ de produire
comme le tien ?
3. ŕ Comme le mien? C'est impossible : tu n'as pas répandu d'engrais
comme moi ; aussi ton champ devient de moins en moins fertile ; et tu les
semences avec du grain mal vanné, à moitié rongé par les charançons.
L'été prochain, tu moissonneras plus de coquelicots que d'épis.

-93-
ŕ Peut-être, mais, s'il plaît à Dieu, ma récolte suffira à nourrir ma
famille, Bien sûr, si j'étais riche comme toi j'achèterais un tracteur, de
l'engrais, de bonnes semences...
4. ŕ Et une moissonneuse et une batteuse aussi, sans doute? Si tu veux
bien en attendait que tu deviennes riche, je ferai passer mon Tracteur dans
ton champ, et tu verras comme il déracinera ces jujubier ! Viens demain à
la ferme ; je te donnerai un moud de mon meilleur blé de semence. Après
le battage, tu porteras ton grain à la bascule, et alors tu me remercieras, -
inch' Allah !
ŕ Es-tu d'accord, père Bouchaib ? ŕ J'accepte, monsieur Bernard ! "
EXERCICES. ŕ A. Faire dialoguer le texte (le père Bouchaib. M.
Bernard).
AA. Question orales. ŕ 1o M. Bernard est-il UN bon voisin ? comment
le montre-t-il ? 2o A quoi sert un tracteur?
3o Pourquoi le colon a-t-il répandu de l'engrais?
4 o Dites tout ce qu'il faut faut pour avoir une b o n n e récolte.
5o Pourquoi M. Bernard dit-Il : " Alors tu me remercieras ŗ ?
BB. Exercices écrits. ŕ1o Complétez les phrases suivantes l'aide de l'un
des mots ; lesquelles, de laquelle. duquel, laquelle, lequel.
Bouçhaîb marche dans le sillon, au bout ... Il arrête ses bêtes.ŕ Il regarde
le tracteur avec ... le colon laboure.ŕ Le colon montre les cultures dans
... Il y a des jujubiers. ŕ ŖViens chez moi dit-il, '' tu verras la bascule sur
... on pèse le grain, et la batteuse au moyen de ... le blé est battu. "
2o Lisez le passage du paragraphe 4 :" Si tu veux... blé de semence. "
Écrivez-le en commençant par : " Si vous vouliez... "
3° Compléter les colonnes suivantes avec de: mots contenant :
ess arr att em imp
Exempter. essoufflé arrêter attendre empêcher impossible

ŕ 94 ŕ
Centre d'intérêt : les travaux du jardinier.
Janvier : 2ř semaine.
Leçons de tangage : n” 126 à130.
48. — LE DIABLOTIN: TROMPÉ PAR LE PAYSAN
CC. Un diablotin était propriétaire dřun champ situé non loin d'une
rivière la terre en était fertile et facile à irriguer mais ne produisait rien,
car diablotin ignorait la culture et personne ne voulait être son fermier.
Le champ vois n était presque stérile : i: appartenait à un pauvre pays qui
se donnait beaucoup de peine pour nourrir sa nombreuse famille, il dit un
jour : " Voilà un champ que personne ne cultive et qui ferai: bien une
affaire. Le diable sera fâché peut-être... mais tant pis : ou verra bien.3"
DD. Aidé de ses fils, il transforma le champ du diablotin en Jardin
potage après l'avoir bêché, Ils le divisèrent en plates-bandes et en allées à
l'aide d'un cordeau ; ils enfouissaient le fumier à la houe lorsque le
diablotin; dresse derrière la haie.
Ha, ha : qui vous a permis fouiller Ainsi ma terre?
- Pardonnez-moi monselgnes

- 95 ŕ
Je suis si pauvre, et .'ai tant dřenfants à élever ! ŕ Allons, allons I ja suis
bon diable. Je veux bien te prêter mon champ mais nous partagerons la
récolte. Moi, je prendrai tout ce qui poussera sous la terre, et te reste sera
pour toi. ŕ Dřaccord. Je Planterai des tomates et des poivrons. ŕ Bon,
bon ! Travaille, paysan. travaille ! Je reviendrai au moment de la récolte.
"
3. Quand les légumes, furent mûrs, l'homme les cueillit pendant que,
derrière lui, le diablotin arrachait tiges et racines, Le paysan vendit
facilement au souk les produits ce son jardin, tandis que le diablotin ne
trouvait aucun acheteur ; tous les gens se moquèrent de lui.
" Tu ne me tromperas pas une deuxième fois", dit-il, furieux, au paysan, "
Pour I» prochaine récolte, je choisis tout ce qui poussera au-dessus du sol,
et tu auras le reste. Que vas-tu planter? ŕ Des pommes de terre. ŕ
D'accord, dit le diable en frappant dans la main da l'homme. Travaille,
paysan, travaille!"
4, Quelques mois après, le cultivateur arracha les pommes de terre et en
emplit de grands sacs ; le diablotin, lui, liait les tiges en bottes. le jour du
souk. le paysan vendit sa récolte, un bon prix, mais les gens rirent au nez
du vendeur d'herbe sèche, qui, de colère, disparut sous terre pour
toujours.
EXERCICES ŕ A. Montrer : un cordeau : une houe ; une botte de..
B. Questions orales. ŕ 1° Pourquoi le diablotin ne put-il rendre sa récolte
? Pour- quoi le paysan vendit-il bien la tienne?
2° Pourquoi dit-on que le diablotin fut trompé par Je paysan ?
3° indiquez des endroits fertiles et des endroits stérile: que vous
connaissez. Dites pourquoi les uns sont fertiles, les autres stériles.
C. Exercices écrits, ŕ 1° Lisez la phrase ; Le jardinier divise le champ en
plates-bandes à lřaide dřun cordeau.
Complétez en employant : à lřaide de.... avec..., au moyen de...
Le jardinier bêche le champ ...
Il enfouit le fumier ...
Le diablotin Ile les tiges en boues...
2° Sur le modèle de la phrase ; Lřhomme cueillit ces légumes pendant
que le diablotin arrachait les tiges, complétez les phrases suivantes :
Le diablotin arriva pendant que ...
Le cultivateur arracha les pommes de terre pendant que...
Le diablotin ne trouva aucun acheteur tandis que ...
3° Travail manuel. ŕ tracer des allées et des plates-bandes à lřaide d'un
cordeau.

96
Centre d'intérêt : les travaux du Jardinier; le verger. Janvier : V semaine.
Leçons de langage :
no 131 à 135.
49. ŕ LE PAYSAN ET LES ORANGES

1. Said est ouvrier agricole. Depuis hier, i1 est occupé à tailler la vigne de
M. Bernard, Devant lui. les pieds de vigne sont rangés en longues lignes
parallèles. Courbé sur tes plants, il tranche à coups de sécateur les
rameaux sur lesquels les bourgeons pointant à peine. Clac ! clac !... clac !
font les mâchoires de l'instrument ; et la sève pleure per toutes les
blessures des sarments.
2- Comme ce travail est fatigant ! Arrivé au bout du dernier rang, Said se
redresse péniblement en frottant son dos. Il suit des yeux le jeune garçon
qui entasse dans les intervalles des lignes les sarments coupés: plus loin
l'âne sur lequel Said est venu à la vigne broute tranquillement quelques
chardons.
3. Said va s'adosser au mur de clôture du verger voisin. Du capuchon de
sa jellaba, il tire une galette d'orge et une poignée d'olives pour son repas
de midi. Un bien maigre repas, sans doute la galette d'orge est sèche, les

ŕ 97 ŕ
olives sont salées, et pas la moindre goutte d'eau ; s'il avait un fruit bien
juteux pour se désaltérer ! justement, dans le verger voisin, un oranger
tend vers lui ses fruits d'or. Mais des fils de fer barbelés. tendus sur la
mur, empêchent les voleurs de pénétrer dans le verger,
4. Alors Said amène son âne au pied du mur et se dresse sur le bât de la
animal : comme son bras nřest pas assez long, Il utilise un sarment, au
moyen duquel il tire à lui une branche de l'oranger. I cueille une orange et
la met dans son capuchon, puis une seconde, puis une troisième... Cřest si
facile ! Said, perché sur son âne. rit de plaisir.
" il ne faudrait pas que quelqu'un arrive et crie : Hue! " Mais Said a crié
tout haut; l'âne obéissant fait un bond en avant. et notre voleur d'oranges
tombe lourdement à la renverse.
EXERCICES. ŕ A. Montrer s un sécateur ; des lignes parallèles ;
l'ntervalle des lignes ; un sarment ; de le sève qui pleure ; des bourgeons :
du fil de fer barbelé.
Mimez : sřadosser ; virer une branche à soi ; tomber à la renverse.
EE. Questions orales. ŕ 1° Pourquoi Said est-il tombé à la renverse ?
2° Pourquoi taille-t-on la vigne ? En quelle saison la taille-t-on ?
3° A quoi servent les fils de fer barbelés ?
FF. Exercices écrits. ŕ 1° lisez la phrase :" Il utilise un sarment au
moyen duquel il tire une branche
Sur ce modèle, complétez les phrases suivantes :
Le sécateur est un outil à l'aide La jellaba de Said a un capuchon dans...
Sud va chercher lřâne sur ...
Les élèves montrent les ardoises sur ... et les crayons de couleur à lřaide
...
2° Relisez le début du paragraphe 3 : Said... midi,
Écrivez en commençant par : Said et le jeune garçon...
Écrivez les noms des arbres fruitiers que vous connaissez et des fruits
qu'ils produisent.
3° Exercices pratiques : ŕ Cherchez dans la classe des lignes parallèles ;
tracez- en sur le cahier.
Dessin : un serment ; une orange.

ŕ 98 ŕ
50. - LES POMMES
Voyez les pommes rouges Là-haut sur le pommier,
Pas une qui ne bouge Ce crainte de tomber.
Mais garçons et fillettes, Avec de grands paniers, Viennent pour la
cueillette Des pommes du pommé
Allons, pommes si bonnes» Sur le gazon tombez ; Voici venir l'automne,
Nous allons vous manger
L. MCCKE.

51. - LE SOIR
Le soir tombe, la lune est d'or
Avant la fin de la Journée
Va-t'en gaiement jusquřau jardin
Cueillir avec tes douces mains
Les quelques fleurs qui dřy sont peint encore
Tristement vers la terre, inclinées.
Que leur feuillage sont déjà blême, qu'importe,
Je les admire et tu les aimes.
Et leurs corolles sont quand même Balles, sur les tiges qui les portent,
émile VERHAERJEN.
(Les Heures du Soir)

- 99 ŕ
Centre d'intérêt : les produits de la ferme.
Janvier : 3e semaine.
Leçon de langage : no 137.

DEUX HISTOIRES DE VOLEURS


52. - BEURRE FRAIS CT BEURRE RANCE
1. Ce matin, la femme de Mohand a versé dans une outre en peau de
chèvre me pleine jarre de lait caillé. Pendant de longues heures, elle agite
lřautre suspendue, jusqu'à ce que la crème soit transformée en beurre. Le
soir venu, Mohand place près de lui la cruche de beurre frais ; puis Il
s'endort,
2. Au milieu de la nuit, deux velours s'introduisent sous la tente et
trouvant la cruche, tous deux plongent l'index dans le beurre et le portent
à leur bouche. " C'est du beurre frais ", dit l'un.

ŕ 100 ŕ
" Tu nřy connais rien. dit l'autre : il est rance.
- il est frais, te dis-je !
ŕ Non. rance !
ils discutent de plus en plus fort, et bientôt se disputent. Enfin tous deux
se penchent sur Mohand toujours endormi et la secouent en lui criant aux
oreilles :
" Hé ! l'homme, ton beurre est-il frais ou rance? "
3, Mais Mohand, réveillé en sursaut saisit son bâton et frappe à tour de
bras: les deux voleurs s'enfuient, poursuivis par le chien de garde.
(D'après les Joyeuses histoires du Maroc, recueillies par M Louis
BRUNOT. ŕ Rabat, École du Livra.)
EXERCICES. ŕA. Mimez : s'introduire (sous une tente) : se réveiller en
sursaut : frapper à tour de bras.
B. Questions orales. ŕ l° Dites pourquoi ces deux voleurs sont aussi
deux sots.
2° Expliquez comment on fabrique le beurre dais un village que vous
connaissez 3° Quels plats prépare-t-on avec du beurre frais ? avec du
beurre rance?
4° A quoi peut servir une outre ?
C. Exercices écrits, ŕ 1° Lisez les deux premières phrases du 3a
paragraphe (Jusqu'à " oreilles"), écrivez ŕ les au passé ; (Ils
discutèrent...)
2° En employant aimer mieux que, ou préférer à, ou meilleur que,
comparez. le beurre frais et le beurre rance.
Les olives vertes et les olives noires.
Habiter une maison, habiter sous la tente.
Jouer et travailler.
3° Construisez Crois phrases en employant de plus en plus (vite - cher -
difficile Exemple : " Ils discutent de plus en plus fort. ŗ
4° Sur le modèle de Řa phrase : " La femme agite lřoutre jusqu'à ce que la
crème soit transformée en beurre", complétez les phrases suivantes :
Les voleur? cherchent sous la tente jusqu'à ce que ...
Ils ont secoué Mohand jusqu'à ce que ...
Le mendiant frappe à la porte jusqu'à ce que ...
Le bébé pleure jusquřà ce que ...
D. Dessiner : une outre et une cruche.
- 101 -
Centre d'intérêt : les animaux domestiques. Janvier : 3e semaine.
Leçons de langage : ne 140 et 141.
II
51. - LE CHEVAL VOLÉ
1. Uns nuit, des voleurs pénétrèrent dans l'écurie je Si Lahcen et emmenèrent son
cheval. Personne ne les entendit, car es malfaiteurs avaient enveloppé les sabots
de la bête avec, des chiffons.
Si Lahcen jura de retrouver son cheval, et pour cela il se mit à fréquenter tous les
souks du voisinage. Il arriva un jour dans un village où avait lieu le plus grand
marché de la région.

- 102 ŕ
2. Le bétail était rassemblé sur une vaste place ; les marchands y faisaient
trotter, buis galoper devant les acheteurs les chevaux qu'ils raclaient
vendre-.
Soudain, Si Lahcen vit un cheval qui assemblait su sien ; il sřapprocha, et
lřanimal se mit à hennir et à secouer sa crinière ; Il avait reconnu son
malte
" Ce cheval es: à mol, dit Lahcen au vendeur.
ŕ Fils du démon, répliqua lřhomme, ce cheval est à moi depuis cinq ans
!"
3.Alors Lahcen ôta sa jellaba et en coiffa brusquement la tête du cheval,
en disant : Ŗ Puisquřil est à toi depuis si longtemps, tu dois savoir de quel
oeil il est borgne? - DE l'oeil droit", répondit lřhomme. " Tu as menti, dit
Lahcen en retirant sa jellaba. Venez tous, honnêtes gens, et voyez, mon
cheval n'est pas borgne du tout; et voici celui qui me l'a Volé ! "
L'homme fut aussitôt saisi et conduit chez le caïd.
D'après recueil de thèmes en arabe dialectal p. 79
Publication de l'institut des Hautes Études
Marocaines . Rabat.
Rabat. Imprimerie Thérenin.
EXERCICES. ŕ A. Mimez : trotter ; galoper ; hennir.
B.Questions orales. ŕ Expliquez ce que fit Si lahcen pour montre que
l'homme irait bien le voleur.
2o Pourquoi les voleurs avaient-ils enveloppé les sabots de la bête avec
des chiffons !
3o Pourquoi les marchands faisaient-ils trotter et galoper les cheveux ?
4o Où et quand a lieu le plus grand marché de votre région!
C, Exercices écrits. ŕ 1o écrivez les 2 premières phrases du la
paragraphe (Jusquřà de: chiffons) en commençant ainsi : - une nuit, un
voleur... ŗ
2o En employant, ; ressembler à ; plus petit que ; plus courte que ; plus
langue que.
Comparez la crinière de l'âne et celle du cheval. Le rat et ta souris. Le
boeuf et la vache. Les pattes de la poule et celles de la cigogne.
3o " Ce cheval est à moi", dit Lahcen. Dites la même chose de trois autres
façons différentes.
4o Relevez 1es mots de la lecture contenant mm, pp, ff, rr, ll, ss, tt, nn,

103
Centre dřintérêt : animaux domestiques et sauvages* Janvier : 3e et 4e
semaines.
Leçons de langage : no 144-145.
54. - LA FOURMI ET LE RAT
*La fourmi voulait se marier. elle fit sa toilette, se parfuma, mit ses plus
beaux bijoux et sa robe de satin Puis Pile s'installa devant la porte pour
attendre un mari. Le premier qui passa fut un taureau.
" Qu'attends-tu, petite- fourmi ?
*J'attends un mari.
Veux-tu mřépouser? Tu es belle et tes bijoux brillent.
*Que sais-tu faire? demanda la fourmi.
Je sais beugler : beuh ! beuh !
*Va-t'en ! dit la fourmi:. Tu me fais peur avec tes grandes cornes et ta
grosse voix. " Et le taureau sřen alla, furieux.
*l'âne vint ensuite et salua la fourmi.
" Bonjour, petite fourmi. Veux-tu m'épouser?
*Que sais-tu faire ?
*Je sais braire : hi han ! hi han !
- Assez ! Assez ! je ne suis pas sourde Va-t'en ! Ŗ Et l'âne s'en alla à pas
lents, lřoreille basse. Un porc lui succéda en grognant.
" Ne m'approche pas ! cria la fourmi, Ton cri est aussi désagréable que
ton odeur. " Et le porc s'éloigne, toujours grognant.
GG. Le suivant fut le bélier.
" Veux-tu de moi pour époux, petite fourmi ? Je :s donnerai ma laine,
avec laquelle tu pourras garnir des coussins moelleux, je sais bêler : bô !
bô ! ŕ j'ai peur de tes cornes, et ton cri blesse mes oreilles, Va-t'en ! " Et
le bélier partit tout honteux.
Un petit rat parut enfin.
Ŗ Veux-tu m'épouser, petite fourmi ?
ŕ Peut-être : ton petit museau pointu, ta langue queue me plaisent. Mais
que sais-tu faire?

ŕ 104 ŕ
* Je t'apporterai de l'huile, de la farine et eu miel de la maison du Sultan.
* Je t'épouserai donc dit la fourmi.
4. ils se marièrent et, tandis que le rat allait chercher des provisions, son
épouse s'occupait du ménage. Un jour qu'elle dégraissait de la laine à la
rivière, elle tomba à l'eau.
" Au secours ! au secours ! cria-t-elle. Viens vite, petit rat, ta femme se
noie ! " le rat accourut et plongea sa queue dans l'eau : sa femme s'y
accrocha et fut amenée sur le bord.
Depuis ce jour, c'est le rat qui va à la rivière, tandis que la fourmi entasse
les provisions dans leur maison souterraine
(D'après Contes de Tunisie, p 83)
Hassan MZAli. 11, rue es Sadikia, Tunis.
EXERCICES. ŕA. Montrer I du satin - un coussin moelleux. Mimer :
entasser.
B. Questions orales. ŕ 1° Quels animaux la fourmi ne voulait-elle pas
épouser? Pourquoi ?
2° Pourquoi a-t-elle accepté d'épouser le rat?
3° Quels animaux ont un cri désagréable?
4° De quels travaux du ménage sřoccupait la fourmi?
C. Exercices écrits. ŕ 1o Lisez la phrase : " Un Jour que la fourmi
dégraissait de la laine à la rivière, elle tomba à l'eau. "
Construisez trois phrases semblables commençant par : un Jour que. une
nuit que, un soir que.
2° Relever les mots (verbes) du texte exprimant des cris d'animaux.
Trouvez-en dřautres. Employez-les dans des phrases.
3° La fourmi dit au parc : " Ton cri est aussi désagréable que- ton odeur. "
Complétez sur ce modèle les phrases suivantes :
Le maître dit à Ahmed : " Ton cahier ..... malpropre que ... "
Poiljaune d e à Hautecorne : "... sot que ... "
Habib dit à Sliman : Ŗ Nous ... gourmands que ... ŗ
4° Dessinez la fourmi et le rat.

ŕ 105 ŕ
55. - C'EST LA PETITE SOURIS GRISE
C'est la petite souris grise.
Dans sa cachette elle est assise.
Quand elle n'est pas dans son trou,.
Cřest quřelle galope partout.
Cřest la petite souris blanche
Qui ronge son pain sur la planche.
Aussitôt qu'elle entend du bruit
Dans sa maison, elle s'enfuit
C'est la petite sou ns brune
Qui se promène au clair de lune.
Si le chat miaule en dormant,
Elle sa sauve prestement.
Cřest la petite souris rouge.
Elle a peur aussitôt qu'en bouge !
Mais lorsque personne n'est là, elle mange tout ce qu'on a.
Lucie DELARUE-MAKDRUS

56. - L'ENTERREMENT D'UNE FOURMI


Les fourmis sont en grand émoi ;
l'âme du nid, !a reine est morte,
Au bas d'une très vieille porte,
SOUS un chêne va le convoi
Le vent cingle sur te sol froid
La nombreuse et fragile escorte,
les fourmis sent en grand émoi.
l'âme du nid, la reines , morte.
un tout petit je ne sais quoi
glisse, tiré par la plus forte :
C'est le corbillard qui transporte
La défunte au caveau du roi.
les fourmis sont en grand émoi.
Maurice RO LU NAT,

ŕ 106-
Centre dřintérêt : Animaux domestiques et sauvages.
La chasse.
Janvier : 4e semaine. Leçons de langage : no 116 à 150
57. - LE REPAS DU LION
1. " Allons chasser ensemble » dit un jour le lion à la panthère et au
chacal. Nous partagerons le gibier que nous rapporterons, " Le chacal
flaira la trace d'un lièvre dans une vigne; Il le découvrit, le poursuivit et
finit par l'attraper.
La panthère à la guetter un troupeau qui paissait près de la forêt ; quand le
berger qui le surveillait s endormit, la bête féroce bondit sur un chevreau
et l'emporta dans sa gueule. Dans la forêt, le lion attaqua un sanglier de
forte taille et l'égorgea.

- 107-
2." Fais le partage ", ordonna le lion à la panthère, qui répondit aussitôt "
Le chevreau sera pour toi ; moi, je prendrai le sanglier. et le chacal
gardera le lièvre pour lui "
A ces mots, le lion furieux déchira dřun violent coup de griffe le museau
de la panthère, qui n'osa pas sa défendre. Ŗ Tu ne sais pas faire un
partage, dit-il en grondant. Toi, chacal essaie de faire mieux ! "
3. La chacal s'inclina devant le lion et lui présenta le chevreau en disant: "
Voilà pour ton déjeuner, O seigneur. Le sanglier sera pour ton dîner. Et le
lièvre suffira pour la panthère et pour moi.
* Bien parle, dit le lion. Mais qui t'a appris à si bien partager ?
* C'est le museau saignant de la panthère", répondit le chacal.
D'après DUQUAIRE
Anthologie de la littérature marocaine p. 91.)
EXERCICES. ŕ A. Mimez : flairer, guetter, s'incliner, présenter.
C. Questions orales. ŕ 1o Pourquoi le chacal dit-il que le museau
saignant de la panthère lui a appris à bien partager ?
2o Croyez-vous que le partage a été bien fait par le chacal ?
3o Nommez quatre animaux qui ont des griffes.
4o Dites des noms de bêtes qui vivent dans les forêts.
B. Exercices écrits. ŕ Relevez dans le texte : le nom d'un animal
sauvage; les noms de deux bêtes féroces ; le nom d'un animal de
mastique. Construisez une phrase avec chacun de ces noms.
2o Lisez la 2o phrase du paragraphe 1 : Le chacal flaira... " Recopiez ŕ la
en écrivant : u Les chacals ... les lièvres. "
3o Trouvez dans le texte deux autres mots terminés comme chevreau et
écrivez- les sur ce modèle : un chevreau, des chevreaux
4o Dictée. ŕAllons chasser ensemble, nous attraperons du gibier, nous le
rapporterons, nous le partagerons.
ŕ 108 ŕ
Centre d'intérêt : la basse-cour.
Janvier : 4e semaine.
Leçon de langage : nř 153.
58. ŕ JEHA ET LES VOLAILLES
Jeha s'introduisit une nuit dans le poulailler de son voisin pour y voler, il
s'avança à tâtons vers le perchoir et mit la main sur une des volailles ;
aussitôt toute la basse-cour effrayée sauta du perchoir en se bousculant,
en battant des ailes et en caquetant le bruit éveilla le propriétaire qui
accourut, une lanterna à la main.
Ŗ Eh bien ! que fais-tu là? dit-il en reconnaissant Jeha
-Tu le vois, jřapprends à chanter à ton coq répondit ".Jeha d'un air
innocent
(D'après Les joyeuses Histoires du Maroc, p. 22.)
EXERCICES. ŕ A. Mimez : sřavancer à tâtons : caqueter ; battre des
ailes.
HH. Questions orales. ŕ 1o Citez les noms des oiseaux de basse-cour
que vous connaissez.
2o Est-il vrai que jeha apprenait à chanter au coq ? 3o Pourquoi Jeha
prend-il lřair innocent ?
II. Exercices écrits. ŕ 1o Relisez la 1re partie du texte (jusquřà
volatiles), écrivez-la en faisant dire à Jeha ce qu'il fera : "Je m'introd... la
nuit prochaine ..."
2o Dictée : Le poulailler ; les volailles ; la basse-cour effrayée, le bruit
éveilla le propriétaire.
3° Lisez : " Les poules se perchent sur le perchoir. " Complétez : "
j'arrose mes fleurs avec un... Mon père se rate avec un... On porte les
olives au pressoir pour les... les colons se servent d'un semoir pour... les
céréales.

ŕ 109 ŕ
59. - AU POULAILLER
" Petits, petits ! " dit la fermière.
Et de partait, dans la lumière.
Lřoison accourt
Aux pieds de Rose en Jupon court.
La cane et l'oie Tendent leur joli col de sole
Vers le bon grain menu, vermeil ;
Le coq chante clair au soleil,
Et le pinson descend des brandies.
"Petits, petits ! " les deux mains blanches
Jettent l'épi mûr sur le sol.
Sur l'oiseau qui reprend son vol.
Adieu, paniers ! vendange est faite.
L'oie et l'oison lèvent la tête
Et Rose bat son tablier
Vendange est faite au poulailler !
Robert CAMPION, rimes paysannes
(Molière, édit., lliiru*,')

ŕ I 10 ŕ
Centre dřintérêt : la chasse.
Janvier ; 4e semaine.
Leçons de langage : no 148-149.
60. - LE MALIN PETIT LAPIN
1. Il était un petit homme qui s'appelait Guilleri. Il allait à la chasse. à la
chasse aux perdrix, mes amis !
Un dimanche matin, Il siffla son chien pour aller à la chasse, à la chasse
aux lapins. Mais le chien était si fatigué qu'il n'entendit rien. Guilleri le
caressa:
" Viens, mon bon chien ! " Le chien ne bougea point Alors Guilleri se
fâcha et le chien se leva.
2. Le petit homme était chaussé de bottes: comme ceinture, il portait une
cartouchière : à l'épaule un fusil et une gibecière. Et les voilà, lui et son
chien, partant en guerre comme des braves, en guerre contre les lapins
ils marchèrent, sautèrent, cherchèrent ; le chien trotta, tourna, flaira ;
mais de lapins, point, ils traversèrent des champs, des marais, des jardins
Enfin le chien trouva un lapin.
3. C'était un petit lapin qui broutait des radis ou du céleri. Quand Guilleri
le vit, il leva son fusil ; mais le lapin bondit comme une sauterelle,
s'enfuit vers un champ de maïs ; tandis que le chien " Oouap ! ouap !ŗ le
cherchait dans une haie hérissée de piquants. Les pattes et le museau de
chien étaient en sang, et la pauvre bâte se coucha en gémissant,
4. Mais Guilleri avait vu le lapin. il avança dans sa direction en se
baissant,

ŕ 111 ŕ
puis en rampant. Enfin il se coucha à plat ventre, épaula son fusil, visa,
tira deux cartouches " Pan, pan ! " Mais le malin petit lapin était déjà loin
: il fuyait vers son terrier ; il entraîna le petit homme qui grognait,
soufflait, suait: et son chien suivait, boitant clopin-clopant
5. La nuit venait. Le petit nomme, furieux tirait sans viser:" Je ne veux
pas revenir bredouille ! " Pan pan ! boum ! boum ! Bientôt il nřeut plus de
cartouches. Il avait perdu son chemin et son chien.: il ne voyait plus rien.
Alors il appela : " Ho ! hooo ! " savez-VOUS qui vint ? Toute une armée
de lapins ; le petit lapin était à leur tête. ; il commanda : " Frappez,
frappez du pied ! "
Et tous les lapins frappèrent au pied en même temps : " Pan ! patapan !
pan, pan ! " Alors Guilleri, tout tremblant, jeta son fusil, sa gibecière, et
sřenfuit à toutes jambes.
Dřaprès PEROCHON,
Contes des cent et un matins. (Delagrave, éditeur.)
EXERCICES. ŕ A. Mimez : marcher clopin-clopant ; se mettre à ta tête
(d'un groupe) , sřenfuir à toutes Jambes.
B.Questions orales. ŕ 1° Quels animaux chasse Guilleri ? Nommez
dřoutres animaux qu'on chasse (le gibier).
2° Dites tout ce que fait un chasseur avec son fusil.
3° Nommez les choses que le chasseur doit emporter avec lui, et dites à
quoi elles servent.
4° Dites ce que broute un lapin.
5° Guilleri est-il revenu bredouille de la chasse? Pourquoi?
J. Exercices écrits. ŕ 1° Lisez Ŗ Guilleri épaula, visa... tira'' Écrivez
des phrases sur ce modèle pour Indiquer trois choses faites l'une après
lřautre par : le chien ; les lapins , votre camarade et vous.
2° Construisez trois phases en employant : si ... que, sur le modèle de la
phrase : " Le chien était si fatigué qu'il n'entendit rien " Guilleri était si
maladroit ...
Les lapins étaient si nombreux La nuit était si sombre.,.
3° Complétez par les formes convenables du verbe venir : " Viens, mon
bon chien ", dit Guilleri.ŕ Mais le chien ne ... pas.ŕ " Il faut que tu ...
crie le chasseur. Le chien ?
Le lapin appelle ses camarades : ŗ Vite.... tous ! "
Dessin : Un fusil ; une cartouche ; une cartouchière ; un lapin.

112
Chanson

ŕ 113-
Centre' d'intérêt : oiseaux; moustiques; serpents.
Janvier : 4e semaine.
Février : 1re semaine
Leçons de langage : no 151, 158, 163.
62. _ L'HIRONDELLE ET LE SERPENT
1. Au temps du roi Salomon, toutes les bêtes parlaient, et le grand roi
comprenait leur langage. il avait prescrit à chacune d'elles une certaine
nourriture ; ainsi le serpent se nourrissait eu sang Je lřhomme. Mais
l'homme vint se plaindre à Salomon : " Le serpent a toujours été mon
ennemi ; sa morsure es: douloureuse et quelquefois mortelle. Je demande
qu'il ne vive plus de mon sang. "
Salomon réfléchit puis il appela la moustique et lui ordonna de parcourir
le monde. " A ton retour, lui dit-il, tu me diras quel est l'animal dont le
sang est le meilleur pour le serpent. "
2 . la moustique quitte aussitôt le palais du roi. Il visita bien des pays et
goûta le sang de toutes sortes d'animaux. Au bout d'un an, i1 revenait,
lorsque l'hirondelle l'arrêta au passage ;
" Bonjour, cousin. As-tu trouvé un animal dont le sang est meilleur que
celui de l'homme ?
Non, sans aucun doute, rien ne vaut le sang de l'homme,
- Que dis-tu? Je n'ai pas bien entendu..
3. Le moustique ouvrait la bouche pour répéter sa phrase, lorsque l'hiron-
delle, rapide comme l'éclair, dřun adroit coup de bec, lui arracha la
langue, Cependant, le moustique continua sa route et se présenta à
Salomon. Ř Eh bien I dit le roi, parle. Y a-t-il un animai don: le sang est
meilleur que celui de l'homme ?
- Zzz... zzz... " fit l'insecte. " Que dis-tu ? demanda Salomon, impatient,
Je n'y comprends rien Parle plus fort !
ŕ Zzz.. zzz.., "
4. L'hirondelle, qui planait au- dessus du palais, vint se percher sur
l'épaule du roi et lui murmura

ŕ 114 ŕ
à l'oreille : " LE moustique ne peut plus parler. Mais, avant de devenir
muet, il m'a dit qu'il préférait le sang de la grenouille à celui de l'homme.
ŕ. Très bien, répondit Salomon A partir dřaujourd'hui, la chair et le sang
de la grenouille serviront de nourriture au serpent. Ŗ
5.5. A ces mois, le serpent, qui rampait aux pieds du roi, se précipita sur
lřhirondelle ; mais, plus rapide que lui, elle sřéchappa, et le serpent ne lui
arracha que deux ou trois plumes de la queue.
Depuis ce temps-là, l'hirondelle a la queue fourchue, le serpent mange la
grenouille l'hirondelle bâtit son nid sous le toit de l'homme.
RIVAIS. Contes de la Gazelle. p. 31. j (Éditions Horizons de France.)
EXERCICES. ŕ A. Mimez le vol de l'hirondelle quand elle plane ;
ramper.
b. Questions orales. 1 Dites pourquoi l'homme aime et protège
l'hirondelle. 2- Quelle est la nourriture du serpent? de l'hirondelle ? du
moustique?
3° Nommez : les insectes que vous connaissez ;
- des insectes dont la piqûre est douloureuse ;
- des animaux qui rampent.
c- Exercices écrits. ŕ 1° Construisez trois phrases sur le modèle de la
suivante :
" Le serpent, qui rampait aux pieds du roi, se précipita sur lřhirondelle. "
2- " L'hirondelle est un oiseau ; la queue de cet oiseau est fourchue. 11 En
remplaçant de cet oiseau par donc, on obtient :
Ŗ Lřhirondelle est un oiseau dont la queue est fourchue, " faites de même
pour les phrases suivantes :
Le moustique est un insecte ; la piqûre de cet insecte donne le paludisme.
La panthère guetta un troupeau: le gardien de ce troupeau était endormi.
Le moustique rencontra beaucoup d'animaux: il goûta le sang de tes
animaux. 3- Lisez " piquer; une piqûre; ŕmordre; une morsure ",
Sur ce modèle, formez des mots terminés par ure à lřaide des mots
suivants :couper - blesser - brûler - peindre - peler - scier - signer •-
couvrir.
d- Dessinez : une hirondelle,

115
63. - LA CHANSON DES MOUCHES
Seules tout repose La cuisine est close :
Disons
Par bardes errantes
Mille susurrantes
Chansons.
Par un volet de la fenêtre
Glisse un clair rayon de soleil ;
Il nous picote, il nous pénètre :
Tout se tait restons en éveil
zon ! zon ! la vieille ménagère
Cueille les prunes dans son clos ;
zon ! zon ! notre troupe légère
Bruit au logis en repos !
Dans un coin la chatte
S'endort sur la patte
Du chien:
L'un dort er silence
Et l'autre ne pense
A rien !
Le nez de la chatte est tout rose
Et celui du chien est tout noir :
Zon ! zon ! que chacune s'y pose
Pour irriter leur nonchaloir !
Agitant lřoreille La chatte sommeille
Rêvant:
Croyant qu'il nous happe,
Le vieux chien attrape
Du vent ! noire araignée
Demeure éloignée
D'ici : un balai fidèle

- 116 ŕ
Prend constamment d'elle Souci !

Perdant le bal, tout ce qu'on aime


Se trouve au bahut mal fermé !
Le beurre en mottes et la crème,
Et le miel, régal embaumé !
Quand par la fenêtre on nous chasse,
Nos essaims effarés et prompts
Tournent un instant dans l'espace
et par la porte nous rentrons,
Zon ! zon ! fout repose ! LA cuisine est close :
Disons
Par bandes errantes
Mille susurrantes Chansons !
Charles GRANDMOUGIN. (Nouvelles Poésies) (Chez Rouam, Paris.)

- 117-
Centre d'intérêt : les poissons; la pèche.
Février : 1re semaine.
Leçons de langage : nos 156-157.
54. - ALI ET F ATI NIA

PÊCHENT A LA LIGNE
1. Ali et Fatima sont en vacances chez l'oncle Abdallah. " Si nous
allions à la pêche? propose Ali à sa sœur. Hier, en traversant l'oued, j'ai
fait fuir des poissons gros comme ça ", dit-il en montrant son poignet, "
Oh ! oui, j'aimerais bien manger une bonne triture ! "
2. La ligne est bientôt prête : Ail coupe un roseau dans une clôture ; Il
taille un vieux bouchon de liège, Fatima donne quelques mètres de fil
blanc et une épingle que son frère courbe en forme d'hameçon. Puis, à
l'aide d'une bêche Ali déterre les vers qui grouillent près du tas de fumier
: Il a vite fait d'en emplir une boîte.
3. Voici nos jeunes pêcheurs au bord de la rivière, Ali mesure la
profondeur de lřeau en y plongeant sa gaule : plus d'un mètre ! Là, il y a
sûrement de gros poissons. il lance sa ligne, au bout de laquelle un beau
ver rouge se tortille ; et les deux enfants suivent des yeux, le bouchon qui
flotte, lentement entraîné par le courant.
4- Mais les poissons ne semblent pas gourmands ce matin. Fatima, moins
patiente que son "frère, se lasse vite de fixer la surface de lřeau ; à plat
ventre dans l'herbe, elle s'amuse à regarder les alignées EUX longues
pattes, les petites sauterelles vertes, les fournis toujours actives, toujours
en mouvement parmi les brins d'herbe. Fout à coup, frrt ! frrtt ! une
couleuvre glisse entre les joncs... Fatima, enrayée, pousse un cri.
5. " Chut ! murmure son frère ; ça mord ! '' Le bouchon danse légèrement,
puis s'enfonce d'un seul coup. Ali tire la ligne si vivement qu'elle va
s'accrocher à une tranche au-dessus de sa tête. Un petit poisson aux
écailles dorées « balance eu agitant ses nageoires.

- 1 18-
Ali secoue le branche ; le fil se décroche, mais le poisson aussi : floc ! il
retombe et disparaît aussitôt dans l'eau profonde.
6. " A non tour ŗ, dit Fatima. Ali lui abandonne la gaule et va s'asseoir à
quelques pas de là. Fatima n'attend pas longtemps : bientôt, le cœur
battant, elle voit le bouchon attiré lentement vers le fond. elle donne une
brusque secousse: une forme lourde monte à la surface... et une tortue
montre sa tête au bout de la ligne. Fatima tire encore, mais le fil se casse.
La pêche est terminée. Ali et Fatima ne mangeront pas de friture ce soir.

EXERCICES. ŕ A.. Mimez : se tortiller ; donner une brusque secousse.


Montrer : un hameçon, des joncs.
B. Questions orales. ŕ 1° Nommez des animaux qui vivent dans lřeau ;
qui grouillent. Où voit-on des gens qui grouillent?
2° Dites avec quoi et comment on fait une friture.
3 Dites tout ce que vous faites pour pêcher à la ligne.
4 Nommez tous les animaux dont on parle dons la lecture.
C. Exercices écrits. ŕ1 Ali propose à sa sœur ; Ŗ Si nous allions à la
pêche ? » Proposez de même à un camarade, à deux camarades :
" Si jř... te voir dimanche ? SI tu ... jouer avec moi à la maison ? Si vous
... faire une promenade à bicyclette ? ''
2° Fatima accepte :
Ŗ Oh ! oui, "aimerais bien manger une bonne friture! "
De même écrirez les réponses aux phrases suivantes :
Oh ! oui, nous (aller) au cinéma ensemble. "
'' A quel jeu (vouloir) -tu jouer? "
'' il (falloir) que Je loue un* bicyclette, "
3° Ŗ Ali tire la ligne si vivement quřelle va s'accrocher à une branche. "
Compléter sur ce modèle (avec si et tellement).
Ali secoue la branche si fort que ...
Les vers grouillent tellement eue ...
La tortue est si lourde que ...
Fatima est si effrayée que ...
D. Fabriquez une ligne semblable à celle d'Ahmed.
Dessinez ou modelez : un poisson, une couleuvre, une terme, une
araignée.

ŕ 119 ŕ
Centre d'intérêt : les porosités.
Février : 1 semaine,
Leçon : n 159.
65. - POU ET PUCE
1-Autrefois, dans m pays lointain, vivait un roi qui n'était pas très propre.
il ne se débarbouillait pas tous les jours, il ignorait ce qu'était une
baignoire ; ses vêtements étaient graisseux.
Un jour, pendant qu'il était à table, un domestique vit un pou qui se
promenait sur le col de l'habit du roi. Sans rien dire. Il saisit l'insecte
répugnant et l'écrasa entre ses doigts.
2- " Qu'est-ce que c'est ? demanda le roi.
- Oh ! Sire, peu de chose ; un simple pou.

ŕ 120 ŕ
- Cela montre que je suis un homme ", répondit le roi d'un air grave, Et il
donne quarante pièces d'or à ce serviteur attentif.
Un garde avait vu le geste du roi ; il voulut, lui aussi, obtenir une
récompense
3. Quelques jours plus tard, il s'approcha du roi et fit semblant d'enlever
quelque chose sur lřépaule de son maître,
Quřest-ce que cřest? fit le roi en se retournant.
- Oh ! Sirs, presque rien : une insérable puce.
- Une puce? s'exclama le roi. Vaurien ! Est-ce que je suis un chien ?"
Et, au lieu de quarante pièces d'or, il fit donner au garde quarante coups
de bâton.

EXERCICES. ŕ A. Mimer : faire semblant d'enlever quelque chose ;


parler dřun air grave (en disant la réponse du roi).
Montrer des vêtements graisseux.
B. Questions orales. ŕ 1 pourquoi le roi a-t-il fait donner des pièces d'or
au domestique, et des coups de bâton ou garde?
2° Nommez : des insectes utiles; des insectes inutiles ; des insectes
nuisibles ; des insectes répugnants.
3° Expliquez : Ŗ il Ignorait ce qu'était une baignoire. ŗ
4° dites ce qu'il faut faire pour nřavoir ni poux ni puces.
C. Exercices écrits. ŕ 1° Construisez trais phrases sur le modèle de la
suivante
" Certains Insectes sont nuisibles; d'autres, au contraire, sont utiles "
en employant : ami, ennemi, agréable, désagréable, récompense, punition.
2- Construisez trois phrases sur le modèle suivant :
" Un domestique vit un pou qui se promenait sur lřhabit du roi. "
Et trois autres sur ce modèle ;
Ŗ Un garde avait vu le geste du roi, Il voulut obtenir une récompense. "
3° Lisez : De la crasse ; des vêlements crasseux.
Formez des mots terminés par eux à l'aide des mots suivants : la graisse -
la boue - du savon - la gale - la teigne - la peur - le courage - la paresse -
le joie.

-121-
Centre dřintérêt : le pain; les gâteaux.
Février : 2e semaine.
Leçons : n 166 à 170, 173.
66. ŕ ALI A BON CŒUR
1.Toute la famille d'Ali se prépare à fêter l'Aïd el Kebir, Hier, maman a
roulé
la semoule du couscous : une pâtissière est venue peur lřaider à faire des
Gâteaux ; elles ont tamisé de la farine. réduit du sucre en poudre ;
elles y ont mélangé du beurre et des amandes pliées.
Ce matin, Ali et fatima ont porté au four les gâteaux
pour les faire cuire : pendant un moment,
Ils ont regardé le mitron qui enfournait les
pains dont la pâte était bien levée.
2. En attendant que leurs gâteaux soient cuits,
les deux enfants; vent admirer les magasins. Ils
collent leur nez à la vitrine aune pâtisserie;
à cote d'eux, un jeune mendiant, couvert de
haillons crasseux mange des yeux les biscuits
et les gâteaux de toutes sortes, à la crème, au
miel, au chocolat. Sa misère fait peine à voir.
"pauvre petit malheureux ! " pensent Ali
et sa sœur.

- 122-
5, Tous deux reviennent au four; justement le mitron est en train de
défourner leurs gâteaux cuits è point, qu'ils se dépêchent d'emporter. En
passait devant la pâtisserie, Ali tend au pauvre enfant quelques gâteaux
encore bru- lents, que l'affamé fait craquer sous ses dents. Puis ils rentrent
à la maison tout heureux d'avoir fait la charité.
Exercices. ŕA. Mimez : les gestes de maman et de le pâtissière (§ / ).
enfourner, défourner.
Montrer des haillons.
B. Questions orales. ŕ 1° Comment Ali montre-t-il qu'il a bon cœur ?
2:- Avez-vous quelquefois fait la charité ? Racontez comment
3° Dites des choses qui font peine à voir.
C. Exercices écrits. ŕ 1° Écrivez la 2e phrase du paragraphe 1 en
remplaçant hier par demain.
2° Complétez les phrases suivantes :
-Les biscuits sont tellement bons...
-Les gâteaux sont si chauds...
-Le petit mendiant est si pauvre.,.
-Ali est si content d'avoir fait la charité.
3° Écrivez tout ce qu'il faut faire pour faire du pain.
4° Enfourner, c'est mettre dans un four.
écrivez de même: Enterrer, cřest... Enregistrer, enfoncer, entasser,
emprisonner, embarquer, embrocher.
D. Dessin ou travail manuel ; Un tamis.
ŕ 123 ŕ
Centre d'intérêt : les malheureux.
Février : 2e semaine.
Leçon : ne 173.
67. - LES AFFAMÉS
1. Noirs dans la neigea dans la brurre Au grand soupirail qui s'allume.
Leur dos en rond.
A genoux cinq petite ŕ misère ! Regardent le boulanger Taire Le lourd
pain blond.
2 Ils voient le fort Lias blanc qui tourne
La pâte grise et qui lřenfourne Dans un trou clair.
3 Ils écoutent le bon pain cuire ;
Le boulanger au gros sourire Chante un vieil air.
4. Ils sont blottis ; pas un ne bouge Au souffle du soupirail rouge,
Arthur RIMBAUD. (Poésies, Mercure de France)

- 124 -
Centre d'intérêt : les aliments.
Février : 2e et 3e semaines.
Leçons : n" (71, 172; 176 à 186.
63. ŕ LE REPAS DE SANCHO
1. Sancho était devenu roi dřun pays fertile, qui produisait en quantité
mille et mille bonnes choses, A peine arrivé dans son palais, il sentit
beaucoup d'appétit et se fit servir à déjeuner, il sřinstalla seul a une table
chargée de plats délicieux. Près de lui se tenait debout un homme vêtu de
noir, une longue baguette à la main.
Sancho mit dans son assiette un énorme morceau de poulet farci, cuit bien
à point. Il savourait à peine la première bouchée lorsque l'homme noir
abaissa sa baguette : aussitôt, le plat et Cassette furent emportés.
2. On présenta ensuite un ragoût de mouton ; Sancho portait à ses lèvres
un morceau de pain trempé dans la sauce épicée quand un nouveau coup
de baguette fit disparaître le ragoût. Sancho, surpris demanda:
" Les gens d'ici ont-ils lřhabitude de jouer à cache-cache avec les plats ?
-Non, sire, répondit l'homme noir Je suis votre médecin ; mon devoir est
de surveiller votre nourriture pour vous garder en bonne santé.
3. " Ainsi, la famé du poulet est Indigeste, car elle est faite d'un hachis de
foie et d'amandes. La sauce du ragoût pourrait irriter votre intestin, car
elle contient trop de piment et de safran.
Bon, dit Sancho ; mais, par exemple, ces perdrix à la broche...
-Non, sire, je vous défende d'en manger !
-Eh bien ! monsieur le docteur,

ŕ 125 ŕ
parmi les plats qui restent sur la table, dites-moi ceux qui me sont permis
et ceux qui risquent de me nuire.
4. ŕBien, Sire. Je vais vous relouer les aliments qui ne vous feront pas
de mal. Il vaut mieux ne pas manger ces radis, ces concombres, toutes ces
crudités : pas de gibier non plus, pas rie friture, ni à I huile, ni à la graisse.
Je vais vous prescrire un régime qu'il faudra suivre exactement: purée de
pommes de terre peu assaisonnée, bouillon de légumes sans épices, et
pâtes. Ce sont des aliments légers. N'abusez ni des œufs, ni des conserves
: ce sont souvent des poisons pour le foie : un œuf à la coque de temps en
temps, un peu de confi- ture... "
5. A ces mots, la colère de Sancho éclata : " Sortez ! sortez vite, ou je
vous fais pendre. Et que l'on me serve un bon repas, je lřai bien gagné ! "
D'après CERVANIES,
(Don Quichette de la Makhe.)

EXERCICES. ŕ A. Montrer : une broche ou brochette, un hachoir.


Mimez : hacher, embrocher.
B-Questions orales. ŕ1° Pourquoi lacolère de Sancho éclate-t-elle ?
2 Dites quels plats garnissaient la table de Sancho.
3 Citez des aliments lourds (ou Indigestes) et des aliments légers.
Avec quoi assaisonne-t-on les aliments ?
B-Exercices écrits. ŕ l Composez des phrases pour dire ce que vous per-
met et ce que vous défend : le maître ; vos parents.
2° Écrivez comment an prépare un plat que vous aimez en employant les
mots suivants : dřabord, puis, ensuite, enfin.
3. Remplacez chacune des phrases suivantes par deux phrases séparées,
en supprimant dont ;
- Le hachoir est un outil dont on se sert pour hacher la viande
- La tamis dont on se sert pour tamiser la farine est très fin.
Même exercice en supprimant qui :
- Sancho était roi d'un pays qui produisait beaucoup de bonnes choses.
- Je vais vous indiquer les aliments qui ne vous feront pas de mal.
4° Lisez la phrase : Ŗ Parmi les plats... me nuire " (fin du paragraphe 3).
Recopier-la en remplaçant plats par nourritures,
D- Dessin nu travail manuel : brochette; œuf à la coque dons un
coquetier,
- 126-
Centre d'intérêt : les aliments : olives et huile; le commerce,
Février : 4" semaine;
mars : 1 semaine.
Leçons : n 190, 198,
201, 201.
69. - LE DÉGUSTATEUR D'HUILE
1. Bachir était un fabricant d'huile d'olive ; il en vendait de grandes
Quantités et faisait de bonnes affaires. Mais, une année, une partie de sa
clientèle l'abandonna, disant que sa marchandise était de mauvaise
qualité. Bachir fit alors venir le veux Badardine, le meilleur dégustateur
de la Tunisie, le seul qui pouvait trouver pourquoi l'huile avait changé de
goût,
2. " Éloigne tes bêtes, qui sentent le purin, et les femmes trop parfumées,
ordonna. Badardine à Bachir ; non ne doit troubler mon odorat. " Puis il
alla goûter les olives ; d'abord celles quřon avait gaulées la veille, ensuite
celles: qui étaient conservées dans des jarres hautes comme un homme.
C'étaient de beaux fruits : il ne trouva rien à dire.
Alors il goûta l'huile de l'année ; mais il la recracha tout de suite, en
disant simplement : " Elle a le goût de fer... il faut cherche " ! et il se fit
conduire au pressoir.
3. Il examina avec attention le moulin, grattant la meule du bout de
l'ongle flairant la pâtée brune de fruits écrasés. " Non, ce nřest pas la
faute du mou- lin déclara Badardine. Voyons ailleurs. "il visita le pressoir
et le trouva propre, et bien construit. Puis il le fit fonctionner et goûta
lřhuile qui ruisselait des olives pressurées ; elle était d'une saveur
agréable.

— 127 —
4. Alors il s'accroupit sur le sol et, au moyen d'une grande cuiller de bois,
il vida le trou dans lequel s'écoulait l'huile, il le vida complètement. l'huile
dřabord, la boue noire du fond ensuite. Bachir inquiet, retenait son souffle
son front sa ridait, mais il ne disait met,
Enfin Badardine, allongé par terre, enfonça son bras dans le trou et dit
tout doucement : " Voilà ! "
5. Les deux hommes coururent au dehors. Pendant un moment, Bachir
resta ébloui par le soleil ; puis il aperçut. dans la main ouverte du
vieillard, quelque chose qu'il ne reconnut pas tout de suite. Cřétait un clou
rongé de rouille. " Voilà pourquoi ton huile a un goût de fer. ŗ
Toute la semaine, on fit marcher le pressoir, bientôt Bachir reçut de
nombreuses commandes,
D'après g. DUHAMEL
(le Prince juffar, Mercure de France, édit.)
EXERCICES. — A. Mimez : retenir son souffle, rider son front
B. Questions orales. — 1° Trouvez la phrase du texte qui se
rapporte
exactement à l'image
2°Comment Badardine a-t-il montré qu'il était le meilleur dégustateur
d’huile?
3- Dites tout ce que fit Badardine : d'abord..., puis ..., alors ... ensuite...,
enfin...
4- Y a-t-il un moulin à nulle près de chez vous? Dites ce qu'on y fait.
C. Exercices écrits. — 1- Lisez la fin du paragraphe 3 (Il visita ...) et le
début du paragraphe 4 jusqu’à " dans lequel s’écoulait l'huile ”.
badardine raconte ce qu’il a fait ; écrivez ce qu’il dit : "J’AI visité ... "
2- Badardine explique ce qu'il a fait ;
j'ai fait éloigner les bêtes, afin que ...
jřai fait tourner le moulin, afin de ...
Si jřai fait vider le réservoir, cřest parce que ...
ŕ Jřy ai trouvé un clou rouillé : voilà pourquoi ...
3. Dictée : Il alla goûter les olives, d'abord celles qu'on avait gaulées la
veille,
ensuite celles qui étalent conservées dans des jarres,

- 128-
Centre dřintérêt : aliments et boissons; la vigne.
Février : 4e semaine.
Leçon de langage ; no 193.
70. - NOE ET LA VIGNE
l. On raconte eue le prophète Noé fut te premier à planter la vigne.
Pendant quřil travaillait Satan lřaperçut et s'approcha de
lui.
" Que plantes-tu là ? demanda le démon.
Une vigne, répondit Noé.
Est-ce un arbre fruitier ?
Ce n'est qu'un arbuste ; mais il produit des grappes savoureuses dont on
extrait une boisson qui désaltère et réchauffe à la fois,
ŕ Puisque c'est ainsi, je veux třaider. "
2. Alors Satan égorgea un agneau et en fit couler le sang au pied du cep
de vigne. Il égorgea de même un lion, puis un singe, enfin un porc, si de
leur sang arrosa les racines.
Depuis ce jour, quand un homme boit un peu ce vin, il devient deux et
caressant comme un agneau ; sřil en boit davantage. Il devient fort et
brave comme un lion ; mais, sřil continue, il devient ivre et , il grimace
comme un singe ; enfin si, par malheur, il ne sřarrête cas de boire, il se
roule dans la boue comme un
porc,

-129-
le vie et l'alcool enivrent ; ceux qui en abusent ressemblent à des bêtes et
c'est pourquoi le prophète Mohammed a défendu aux musulmans d'en
boire.
EXERCICES. ŕA. Questions orales. ŕ 1-Nommez les arbres, fruitiers
que vous connaissez et les fruits qu'ils produisent.
2° Dites quelles sont les Caissons permises et les boissons défendues par
la religion musulmane.
3 Dites tout ce que vous faites pour préparer une baissons qui désaltère
(par exemples une citronnade) en employant dřabord, puis, ensuite, enfin.
Exercices écrits. ŕ 1- Copiez ; une grappe savoureuse, un fruit
savoureux. Complétez en faisant accorder de mime :
Un malheureux mendiant, une...

Un agneau peureux, des chèvres...


Un conte merveilleux, une histoire...
De nombreux élèves, de... fillettes.
DES oranges juteuses, un Citron...
Des chemins boueux, un sol ...
2o Copiez : Pendant quřil travaillait. Satan s'approcha.
Complétez : Pendant que je (jouer), tu (sortir).
Pendant que nous (lire), nos voisins (arriver).
Pendant que vous (dormir), la pluie se (mettre) à tomber.
3"Copiez la phrase:" Depuis ce jour, quand un homme.. comme un porc",
en remplaçant un homme par les hommes.
Dessin : une grappe de raisin.
ŕ 130 ŕ
Centre d'intérêt : les fruits„
Février : 4e semaine.
Leçon n : 189

71. ŕLA BONNE RÉCOLTE


JJ. Jeha possédait un petit jardin dans une oasis. Un jour, il était en
train de planter un jeune palmier quand un riche marchand passa près de
lui.
" O Jeha ! s'écria-t-il, te voilà déjà. vieux, crois-tu que tu pourras un jour
manger des dattes de ce palmier ? nombreuses années passeront avant
qu'il en produise !
KK. ŕ Nos pères ont planté et c'est nous qui mangeons, répondit Jeha ;
nous plantons et nos fils mangeront.
- Bravo! s'écria le marchand, étonné de la réponse, et il donna un douro à
Jeha. ŕ TU vois, dit Jeha en faisant sauter ta pièce dans sa main, mon
palmier mřa rapporté de l'argent avant, même de porter des fruits ! "
Le marchand. amusé, éclata de rire et lui tendit un autre douro.
LL. Ŗ Tu vois, dit Jeha ce palmier fera ma richesse, il est à peine planté
et
Il a déjà donné deux récoltes !» ,
Le marchand, riant de plus Belle, lui donna un troisième douro et sřen
alla,
dřaprès les contes de la gazelle en paradis dřislam, éditions histoires de
France

- 13 -
EXERCICES. ŕ A. Mimez : faire sauter une pièce dans la min.
B. Questions orales :
1 De quelles récoltes perle Joha au 3e paragraphe ?
2° ouu y a-t-il beaucoup de palmiers-dattiers ?
3 lisez : la question du marchand ; la réponse de Jeha . 4 Pourquoi le
marchand est-il amusé ?
C.Exercices écrits.ŕ 1- Copier: « Nos pères ont planté..., nos fils
mangèrent.» Complétez de même :
-Nos pères (semer).... nos fils (récolter).
-Nos pères (bâtir une maison), nos fils (l'habiter).
2° Sur le modèle de la phrase :
« De nombreuses années pisseront avant qu'il en produise. »
Complétez les suivantes :
-Des années passeront avant que je (pouvoir) gagner ma vie.
-Plusieurs mois passeront avant que nous (être) en vacantes.
-Une année passera avant que Hassan (venir) à l'école.
-Plusieurs années s'écouleront avare que je (passer) mon certificat
dřétudes. 3° Lisez ; « Il est à peine planté, et II « déjà donné deux
récoltes. »
Sur ce modèle, en employant à peine et dé à, construisez des phrases en
remploient planté par : réveillé, sorti, arrivé, couché.
D. Dessines : Un palmier.

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