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MP 2017-2018 Parc des loges

Correction du devoir maison n◦4

Problème n◦1

1.1

→ ρ −→− → − →
div E = et rot E = 0
ε0

→ −−→ ρ
Or, E = − grad V d'où ∆V = −
ε0
C'est l'équation de Poisson. ( )
1 ∂ ∂V
Dans l'isolant, ρ = 0 donc r = 0.
r ∂V ∂r
∂V
Il vient r = C puis V = C ln r + D.
∂r
En r = r1 , V = C ln r1 + D = U
En r = r2 , V = C ln r2 + D = 0
U U ln r
d'où C= ( ) et D = − ( 2)
r1 r1
ln ln
r2 r2
()
r
U ln
r
soit V(r) = ( 2)
r1
ln
r2

1.2


→ −−→
( ) −
U 1→
E = − grad V = − er
r1 r
ln
r2


Les relations de passage exprimant la discontinuité de E à travers une interface chargée surfaciquement
s'écrivent :
A l'interface âme/isolant en r1 ,

→ −

( ) −
U 1 → σ1 − →
E N1 = 0 et E N2 = − er = er
r1 r1 ε0
ln
r2

U ε
d'où σ1 = ( ) 0
r2 r1
ln
r1
A l'interface isolant/gaine en r2

→ −

( ) −
U 1→ σ2 −

E N2 = 0 et E N1 = − er = − er
r1 r2 ε0
ln
r2
1
Devoir maison n◦ 4

−U ε
d'où σ2 = ( ) 0
r2 r2
ln
r1
La surface de l'âme est S=2πr1 ℓ et la charge présente sur l'âme est donc :
Uε0 2πℓ
Q1 = 2πr1 ℓσ1 = ( )
r2
ln
r1
De même la surface de la gaine est 2πr2 ℓ et la charge présente sur la gaine est :
−Uε0 2πℓ
Q2 = 2πr2 ℓσ2 = ( )
r2
ln
r1
On constate que ces charges sont opposées et que le cable est bien électriquement neutre.
1.3 La capacité du cable est :

Q 2πε0 ℓ
C= = ( )
U r2
ln
r1

1.4 L'énergie volumique du champ électrique est :


1
uE = ε0 E2
2
∫∫∫
1
WE = ε0 E2 dτ
2
On intègre dans l'espace où E est non nul, c'est à dire dans l'isolant.
∫ r=r2 ∫ θ=2π ∫ z=ℓ
1
WE = ε0 E2 (r)dr rdθ dz
r=r1 θ=0 z=0 2
∫ r=r2
U2 ε0
WE = ( )2 drℓ2π
r=r1 r1 2r
ln
r2

πℓε0 U2
d'où WE = ( )
r2
ln
r1

ε0 2πℓ
et C= ( )
r2
ln
r1



2.1 Tout plan contenant l'axe Oz est plan de symétrie. B est perpendiculaire à ces plans et est donc selon

− −

eθ . L'invariance par rotation selon Oz et par translation selon ez (le cable est inniment long) impliquent


que B ne dépend ni de z ni de θ.

→ −

Finalement, B = B(r) eθ
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Les lignes de champ sont des cercles centrées sur l'axe Oz .




Dans l'isolant, on a toujours B = 0 →−
µI
2.2 eθ . Le champ est nul dans la gaine et le champ est donc discontinu
2πr
en r2 .
2.3
B2
eB =
2µ0
On intègre de la même façon qu'en 1.5 et
∫ r=r2
ℓµ0 I2 dr
WB =
r=r1 4π r

( )
ℓµ0 I2 r2 1
d'où WB = ln = LI2
4π r1 2
On trouve alors
( )
r2
µ0 ℓ ln
r1
L=

3.1 C'est une question de cours.


3.2

→ − →

− E∧B U 1 µ0 I −
→ − →
Π = =− ( ) er ∧ eθ
µ0 r1 r 2πr
ln
r2



( )− →
UI
soit Π = ez
2
r 2
2πr ln
r1

3.3
Nous avons la situation suivante :



r2 B


E


Π
r1



Il faut calculer le ux de Π à travers une section du cable. On calcule le ux à travers une couronne
d'épaisseur dr et de surface 2πrdr puis on intègre de r1 à r2 :


dφ = 2πrdr∥ Π ∥
3
Devoir maison n◦ 4

∫∫ ∫

→ → − r2
UI
Π . dS = 2πr ( ) dr
r1 r2
2πr2 ln
r1

∫∫ −
→ − →
d'où Π . d S = UI
Le champ électromagnétique transporte la puissance UI : c'est la puissance électrocinétique du cable.

Problème n◦2 : thermodynamique


∆h
1 On utilise la dénition pour un gaz parfait cP = et on se place à basse pression où les isothermes
∆T
sont presque des isenthalpes. On mesure alors que pour ∆h valant 20 kJ/kg, ∆T ≈ 25◦ C. On a donc
cP ≈ 0, 8 = kJ.kg −1 .K−1 .
γ R
Pour un gaz parfait on a = 0, 79kJ.kg −1 .K−1
γ −1M
2 C'est du cours !
3-4-5 Il faut bien lire le texte et placer sur le diagramme les diérents états. Cette étape est cruciale.
• le point (1) est l'intersection de l'isobare à 3,5 bar et de la courbe de rosée. On constate que h1 =
400kJ/kg . La température est θi = 5◦ C.
On a aussi s1 = 1, 72J.K−1 .kg −1 .
• le point (2) est toujours sur cette isobare mais pour h2 = 420kJ/kg . On a θ2 = 25◦ C.
On détermine s2 = 1, 78J.K−1 .kg −1 .
• Pour trouver le point (3), il faut poursuivre l'isentropique (juste avant s = 1, 80kJ/kgK) et trouver
l'intersection avec l'isobare à 10 bars. On trouve θ3 = 65◦ C (et h3 = 445kJ/kg ).
On a aussi s3 = s2 = 1, 78J.K−1 .kg −1 .
• pour le point (4), il s'agit de l'intersection de cette isobare avec la courbe d'ébullition, θ4 = 40◦ C.
Il vient s4 = 1, 19J.K−1 .kg −1 .
• l'état (5) est sur cette isobare mais il faut déterminer (6) avant : c'est l'intersection de l'isobare 3,5bar
et l'isotitre x = 0, 2. On trouve ensuite (5) qui a la même ethalpie massique. On a alors θ5 = 35◦ C.
On trouve s5 = 1, 17J.K−1 .kg −1 .
θ6 = θ1 = 5◦ C. On a aussi s6 = 1, 17J.K−1 .kg −1 .
4.a On a simplement wu = h3 − h2 = 25kJ/kg
δW dmwu
4.b On a alors P1 = = = Dm wu = 3.25kW
dt dt
5 Le gaz est refroidit à pression constante puis est liquéé jusqu'en (4). Le liquide est alors refroidit jusqu'en
(5).

qC = h4 − h3 = 255 − 445 = −190kJ/kg


Le uide reçoit un transfert thermique négatif de la source chaude : il réchaue l'extérieur (comme un
frigo réchaue la cuisine).
6 On a aussi
qF = h1 − h6 = 400 − 245 = 155kJ/kg
Ce transfert thermique est positif : le uide prélève de la chaleur à la source froide (l'habitacle) ce qui le
refroidit.
7 On a P2 = qF Dm = 20, 1kW
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8 L'ecacité de la machine frigorique est


qF
η= = 6, 2
wu

Problème n◦3 : Mines PSI 2015


1 Pour un gaz parfait diatomique, on a à T ambiante (il faut le supposer !) cv = 5 × R2 et, d'après la
relation de Mayer, cp = cv + R = 7 × R2 , soit γ = 75 = 1, 4. Pour une compression adiabatique réversible
donc isentropique, on a la relation de Laplace P1−γ Tγ = Cte , ce qui donne entre l'entrée et la sortie d'un
( )1−γ ( )γ γ−1
( ) γ−1
γ ( )1/Nmin
compresseur ppentrée
sortie Tsortie
Tentrée
= 1 , soit T sortie = T E r γ < T max et r max = Tmax
TE
= pA
pE
. En
prenant le logarithme,
γ − 1 ln(pA /pE )
Nmin =
γ ln(Tmax /TE )
A.N. Nmin = 4, 57. On prendra donc cinq étages et r = 1001/5 = 2, 51 et Tsortie = 390K.
2 Par contre, pour une même contrainte en température, il faut diminuer r et donc augmenter N. Le terme
TdS > 0 de dH = TdS + VdP va en eet conduire à une augmentation plus importante de l'enthalpie et
donc de la température.
3 Si on suppose le réfrigérant globalement adiabatique (il n'y a pas de travail), on a d'après le premier
principe Deau ce (T′sortie − Te ) + D 2M
7R
(TE − Tsortie ) = 0, soit

Deau 7R Tsortie − TE
=
D min 2M ce (T′max − Te )

Deau
A.N. D min
= 0, 32
4 C1 est une isotherme. À basse pression, l'hypothèse gaz parfait se justie et h n'est fonction que de la
température, les isenthalpes se confondent avec les isothermes, on a donc une asymptote verticale à basse
pression.
5 C2 est une isentrope. On a alors, dans la zone vapeur, dh = vdp, la pente de la courbe est bien positive.

6 La courbe C3 se décompose en courbe de rosée à droite (vapeur à droite et mélange liquide-vapeur à


gauche) et courbe d'ébullition à gauche (liquide à gauche et mélange à droite). Le point O est le point
critique.
7 C4 est la courbe isotitre. Le diazote en M est de titre 0,1 i.e. un mélange avec 10% de liquide et 90% de
vapeur.
8 D'après la règle des moments
hC = (1 − x)hvap + xhliq

9 En D, on récupère la fraction vapeur du débit D soit D′ = (1 − x)D et Dm = xD


10 Un bilan d'énergie sur l'échangeur adiabatique et sans partie mobile conduit à D′ (hE − hvap ) + D(hB − hA ) = 0
Dans la vanne de détente, la transformation est isenthalpique (système ouvert, régime permanent, adiaba-
tique, sans partie mobile) et donc hB = hC = (1 − x)hvap + xhliq . Soit (1 − x)hE − hA + xhliq = 0 ou
hE − hA
x=
hE − hliq

11 On lit sur le diagramme enthalpique hE = 525 kJ.kg−1 (isotherme 27◦ C, isobare 1 bar), hA = 500 kJ.kg−1
(isotherme 27◦ C, isobare 100bar) ;
hvap = 280 kJ.kg−1 hliq = 85 kJ.kg−1 x = 0, 057
5
Devoir maison n◦ 4

Pour un gaz parfait h ne dépend que de la température hA = hE et donc x = 0, on n'a pas de liquide !
12

B est à l'intersection de l'isobare passant par A et de l'isenthalpe passant par C. Au point B, l'azote est
sous forme de gaz à la température de -115◦ C.
13 Pour un compresseur adiabatique wi = ∆h = cp ∆T. La puissance correspondante est donc

P = NDcp (Tsortie − TE )

avec cp = 7R
2M
, capacité thermique massique et D = Dm
x
.
Application numérique : P = 248kW
Le débit de 1L/h correspond à 0,81
3600
= 0, 23g.s−1 qui, par une règle de trois, donne 1,9kW. L'ordre de
grandeur est tout à fait respecté.

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