Vous êtes sur la page 1sur 55

République algérienne démocratique et populaire

Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique


Université Mustapha Stambouli Mascara
Faculté des Sciences Economiques, Commerciales et Sciences de Gestion
______________________________________________________________

Département des sciences commerciales

Mémoire de fin d’études


Présenté par
ABDELOUHAB Essadek

Pour l’obtention du diplôme de Master Académique


Spécialité : Finances et Comptabilité
Option : Comptabilité et Audit

Encadreur : Professeur GHERISSI Larbi

BERKANI Abderahmane Maitre de conférences B Président


GHERISSI Larbi Professeur Rapporteur
BENNAOUM Mahieddine Maitre assistant A Examinateur
‫إلى أبي وأمي‬
‫"اللهم ارحمهما كما ربياني صغيرا"‬

‫الى زوجتي الغالية والى أوالدي األعزاء‬


‫"اللهم امأل بيتنا بالسرور والسعادة والمحبة والرضا والقناعة والسكينة‬
‫والطمأنينة واألمن واألمان والبركة في المال واألهل"‬

‫إلى أستاذي العزيز "غريسي لعربي" و إلى كل من علمني‬


‫اللهم اجعلهم ممن قال فيهم رسولك الكريم (ص)‬
‫"خيركم من تعلم علما وعلمه"‬

‫إلى رفقاء الدرب "شرقي محمود" و "سلطان عمار"‬


‫"اللهم إنك أعطيتني خير األصدقاء في الدنيا دون أن أسألك‪ ،‬فال تحرمني‬
‫من صحبتهم في الجنة"‬
Table des matières
INTRODUCTION ........................................................................................................................................... 1
Chapitre 1 : Cadre conceptuel des instruments financiers ............................................................... 4
I. Définitions et concepts généraux ........................................................................................................... 5
II. Définition des instruments financiers .................................................................................................... 6
III. Définition de l’actif financier .................................................................................................................. 7
IV. Définition du passif financier ................................................................................................................. 9
V. Autres Définitions ................................................................................................................................. 10
A. Instrument de capitaux propres ........................................................................................................... 10
B. Instruments financiers composés ......................................................................................................... 11
Chapitre 2 : Classification et évaluation des instruments financiers ........................................... 12
I. Concepts généraux ............................................................................................................................... 13
II. Classification des instruments financiers Selon le référentiel IFRS ..................................................... 13
III. Classification des instruments financiers Selon le SCF ........................................................................ 14
IV. Evaluation des instruments financiers ................................................................................................. 15
A. Evaluation initiale ................................................................................................................................. 16
B. Évaluation ultérieure ............................................................................................................................ 16
C. Catégorie d’instruments financiers et traitement comptable postérieur à l’évaluation initiale ....... 16
Chapitre 3 : Cas des Emprunts obligataires ....................................................................................... 19
I. Cadre Juridique ..................................................................................................................................... 20
A. Conditions d’émission ........................................................................................................................... 20
B. Décision ................................................................................................................................................. 20
C. Publicité de l’émission .......................................................................................................................... 20
D. Caractéristiques juridiques de l’obligation .......................................................................................... 21
E. La « masse » des obligataires .............................................................................................................. 21
II. Les modalités d’émission des emprunts obligataires .......................................................................... 21
III. Analyse comptable ............................................................................................................................... 22
A. Comptabilisation chez la société émettrice de l’emprunt ................................................................... 24
B. Comptabilisation chez le souscripteur de l’emprunt ........................................................................... 27
C. Les autres opérations de clôture liées aux emprunts obligataires ..................................................... 35
Chapitre 4 : Etude de cas ...................................................................................................................... 36
I. Cas n° 01 : comptabilisation et évaluation des actifs financiers (Obligations) .................................. 37
II. Cas n° 02 : comptabilisation et évaluation des passifs financiers (Emprunt bancaire avec taux
d’intérêt bonifié) ................................................................................................................................... 42
CONCLUSION ............................................................................................................................................. 50
INTRODUCTION

1
Les instruments financiers représentent des éléments d’actifs et des passifs non
négligeables dans les bilans des sociétés algériennes, d’où des erreurs dans leur
évaluation et leur comptabilisation ont un impact direct sur la valeur des actifs et des
passifs. Un impact qui se traduit par des bénéfices comptables qui ne reflètent pas la
réalité.
L’étendue et à la complexité des instruments financiers est justifiés par :
- Sur le plan international : l’IASB a scindé les instruments financiers en trois
normes :
 IAS 32 : « Instruments financiers : présentation» ;
 IAS 39 : « Instruments financiers : comptabilisation et évaluation» ;
 IFRS 7 : « Instruments financiers : informations à fournir ».
La norme IAS 39 a été remplacée à partir de 2014 par la norme IFRS 9 : « Instruments
financiers ».
- Sur le plan national : le SCF a présenté les instruments financiers en deux
sections du deuxième chapitre « Règles spécifiques d’évaluation et de
comptabilisation » :
 Section 2 : « Actifs financiers non courants (Immobilisations financières)
titres et créances » ;
 Section 6 : « Emprunts et autres passifs financiers » ;
Le SCF a réservé plusieurs comptes pour la comptabilisation des instruments
financiers à travers les comptes d’immobilisations financières, les passifs
financiers et les comptes financiers.
Le titre III du SCF « Nomenclature et fonctionnement des comptes » ne traite pas
l’ensemble des comptes, notamment ceux liés aux instruments financiers.
La classification des instruments financiers constitue la pierre angulaire dans
l’évaluation et la comptabilisation de ces instruments. Cette classification dépend de
l’objectif poursuivi par la société et les risques encourus, d’où la notion de « la
comptabilité d’intention » qui est définie comme suit :
« Ensemble des techniques de comptabilité utilisée par le gestionnaire pour modifier
ces comptes dans un sens favorable à ses attentes ».1
« La comptabilité d’intention se situé à la frontière entre la comptabilité et la gestion,
dans la mesure où elle vise à préciser les intentions stratégiques des dirigeants, et
notamment de justifier les changements d’intention ».2
Donc, les classifications énumérées par la SCF reposent sur la politique comptable de
la société qui englobe l’ensemble des options retenues pour l’évaluation et la
comptabilisation des instruments financiers et qui peuvent être matérialisés par un
changement de méthode ou d’estimation. Ces changements devront être effectués

2
dans le cadre des dispositions du SCF, notamment le principe de permanence des
méthodes comptables prévu par les dispositions de l’article 15 du Décret exécutif n°
08-156 du 26 mai 2008 portant application des dispositions de la loi n° 07-11 du 25
novembre 2007 portant système comptable financier précise que :
« La cohérence et la comparabilité des informations comptables au cours des périodes
successives impliquent une permanence dans l’application des règles et méthodes
relatives à l’évaluation des éléments et à la présentation des informations.
Toute exception au principe de permanence des méthodes ne peut être justifiée que
par la recherche d’une meilleure information ou par un changement de la
réglementation ».
L’objectif de cette étude est de présenter les différents instruments financiers (Actif et
passif) et leur classification selon le SCF, ainsi que les règles d’évaluation et de
comptabilisation.
Les instruments financiers dérivés ne sont pas concernés par la présente étude.
Les points évoqués ci-dessus ont été traités tout on essayant de répondre à la
problématique suivante : Quelles sont les méthodes d’évaluation et de
comptabilisation des instruments financiers (Actif et Passif) prévues par le Système
Comptable et Financier entré en vigueur depuis 2010, et leurs limites ?

3
Chapitre 1 : Cadre conceptuel des instruments
financiers

4
I. Définitions et concepts généraux
Le cadre conceptuel du SCF a été défini par les dispositions de la loi n° 07-11 du 25
novembre 2007 portant système comptable financier :
Article 6 : «Le système comptable financier comporte un cadre conceptuel de la
comptabilité financière ».
Article 7 : « Le cadre conceptuel de la comptabilité financière constitue un guide pour
l’élaboration des normes comptables, leur interprétation et la sélection de la méthode
comptable appropriée lorsque certaines transactions et autres évènements ne sont
pas traités par une norme ou une interprétation.
Le cadre conceptuel définit :
 le champ d’application,
 les principes et conventions comptables,
 les actifs, les passifs, les capitaux propres, les produits et les charges.
 Le cadre conceptuel de la comptabilité financière est défini par voie
réglementaire ».
L’article 7 du Décret exécutif n° 08-156 du 26 mai 2008 portant application des
dispositions de la loi n° 07-11 du 25 novembre 2007 portant système comptable
financier stipule que : « Le cadre conceptuel de la comptabilité financière prévu à
l’article 7 de la loi n° 07-11 du 25 novembre 2007, susvisée :
 définit les concepts qui sont à la base de la préparation et de la présentation des
états financiers tels les conventions et principes comptables à respecter et les
caractéristiques qualitatives de l’information financière ;
 constitue une référence pour l’établissement de nouvelles normes ;
 facilite l’interprétation des normes comptable et l’appréhension d’opérations ou
d’évènements non explicitement prévus par la réglementation comptable ».
Ce dernier texte réglementaire a donné des définitions claires et précises des actifs et
des passifs :
« La comptabilité financière est fondée sur la séparation entre les actifs, passifs,
charges et produits de l’entité et ceux des participants à ses capitaux propres ou de ses
actionnaires ». Article 9
« Les actifs sont constitués des ressources contrôlées par l’entité du fait d’évènements
passés et destinées à procurer à l’entité des avantages économiques futurs.
Le contrôle d’un actif correspond au pouvoir d’obtenir les avantages économiques
futurs procurés par cet actif ». Article 20

5
« Les passifs sont constitués des obligations actuelles de l’entité résultant
d’évènements passés et dont l’extinction devrait se traduire pour l’entité par une
sortie de ressources représentatives d’avantages économiques». Article 22

Ces définitions nécessitent les éclaircissements suivants, relatifs aux éléments ci-
après :

Le contrôle :
- « Le contrôle est défini comme le pouvoir de diriger les politiques financières et
opérationnelles d’une entité afin de tirer des avantages de ces activités ». Article
30
- Le contrôle correspond au transfert des risques (transfert de responsabilité) et
des avantages (droit d’utilisation), inhérents à la propriété des biens.

Les avantages économiques :


- L’avantage économique futur représentatif d’un actif est le potentiel qu’a cet
actif de contribuer, directement ou indirectement, à des flux nets de trésorerie
au bénéfice de l’entité.3

Les obligations
Les obligations résultent :
- De l’application des dispositions légales et réglementaires en vigueur ;
- De l’application des dispositions contractuelles prévues dans les contrats signés
par la société ;
- Des obligations implicites liées à des pratiques constantes de la société.

A partir des concepts énumérés ci-dessus, les instruments financiers (Actifs et Passifs)
sont définis dans les titres suivants.
II. Définition des instruments financiers
Un instrument financier est tout contrat qui donne lieu à un actif financier d’une entité
et à un passif financier ou à un instrument de capitaux propres d’une autre entité.4
Un instrument de capitaux propres est tout contrat mettant en évidence un intérêt
résiduel dans les actifs d’une entité après déduction de tous les passifs.

6
Exemples :
Exemple 1 :
La société A vend des marchandises à crédit à la société B.
Dans le bilan de la société A, la créance sur B figure à son actif. C’est un droit
contractuel de recevoir de la trésorerie de la société B. Il s’agit donc d’un actif
financier.
Dans le bilan de B, la dette envers A figure au passif. C’est une obligation contractuelle
de remettre de la trésorerie à la société A. Cette dette constitue un passif financier.
La vente à crédit donne lieu à un actif financier chez A et un passif financier chez B. Elle
constitue donc un instrument financier.

Exemple 2 :
La société A émet des actions nouvelles. La société B souscrit à l’augmentation de
capital de A en acquérant une action A.
Dans le bilan de la société B, l’action A figure à son actif. C’est un instrument de
capitaux propres de l’entité A. Il s’agit donc d’un actif financier.
Dans le bilan de A, le capital augmente. L’émission d’actions nouvelles constitue un
contrat mettant en évidence un intérêt résiduel dans les actifs de l’entité A après
déduction de tous les passifs. Il s’agit d’un instrument de capitaux propres.
L’augmentation de capital est un contrat qui donne lieu à un actif financier d’une entité
et à un instrument de capitaux propres d’une autre entité.
C’est un instrument financier.

III. Définition de l’actif financier


Un actif financier est de la trésorerie, ou un droit contractuel de recevoir d’un autre
entité de la trésorerie ou un autre actif financier, ou un droit contractuel d’échanger
des instruments financiers avec une autre entité dans des conditions potentiellement
favorables, ou un instrument de capitaux propres d’une autre entité5.
Selon le SCF, Les actifs financiers détenus par une entité, autres que les valeurs
mobilières de placement et autres actifs financiers figurant en actif courant, font
l’objet d’un enregistrement en comptabilité en fonction de leur utilité et des motifs qui
ont prévalu lors de leur acquisition ou lors d’un changement de leur destination.
Un actif financier désigne tout actif qui est 6:

7
 de la trésorerie ;
 un instrument de capitaux propres d’une autre entité ;
 un droit contractuel :
- de recevoir d’une autre entité de la trésorerie ou un autre actif financier,
- d’échanger des actifs ou des passifs financiers avec une autre entité dans
les conditions potentiellement favorables à l’entité ou,
 un contrat qui sera ou pourra être réglé en instrument de capitaux propres de
l’entité elle-même.
Exemples d’actifs financiers
 Investissements financiers : titres d’emprunt, titres de participation non
consolidés, autres titres…
 Prêts et créances émis par l’entreprise.
 Créances clients.
 Trésorerie.

Le tableau suivant montre la part des actifs financiers dans le total du bilan des sociétés
cotées en bourse d’Algérie.7 (En millions de DZD)

Biopharm SPA Groupe SAIDAL SPA NCA-ROUIBA SPA EGH CHAINE EL AURASSI SPA
Exercices 2018 2017 2018 2017 2018 2017 2018 2017
Eléments
Total Actif 55 387 48 593 39 574 48 319 10 069 8 695 11 363 11 582
immobilisations
381 222 3 153 4 158 4 0,80 5 6
financières
Placements et autres actifs
48 147 18 18 6 6 - -
courants
Clients 20 135 17 001 3 681 3 192 2 379 1 774 466 493
Trésorerie 3 135 5 761 3 136 4 739 245 126 772 1 219
Total des actifs financiers 23 699 23 131 9 988 12 107 2 634 1 907 1 243 1 718
Part de l'actif financier
43% 48% 25% 25% 26% 22% 11% 15%
dans le total du bilan (%)

Les actifs financiers représentent une part importante des bilans des sociétés sus
indiquées, et qui ont atteint un taux de 48%.
Donc, les erreurs sur l’évaluation des actifs financiers ont un impact direct sur le total
des Bilans, et sur le résultat de la société.

8
Part des actifs financiers dans le bilan des
sociétés cotées en Bourse d'Algérie
60 000

50 000

40 000

30 000

20 000

10 000

-
2018 2017 2018 2017 2018 2017 2018 2017
Biopharm SPA Groupe SAIDAL SPA NCA-ROUIBA SPA EGH CHAINE EL AURASSI
SPA

Total Actif immobilisations financières Placements et autres actifs courants Clients Trésorerie

Les créances clients représentent la partie la plus importante. Il convient de


s’interroger sur la capacité de la société à récupérer la trésorerie qui découle des
ventes à crédit et dont le montant potentiel est représenté par les créances clients.

IV. Définition du passif financier


Un passif financier tout passif qui est :8
 une obligation contractuelle :
- de remettre à une autre entité de la trésorerie ou un autre actif financier,
ou
- d’échanger des actifs ou des passifs financiers avec une autre entité dans
les conditions potentiellement favorables à l’entité ou,
 un contrat qui sera ou pourra être réglé en instrument de capitaux propres de
l’entité elle-même.
Aucune définition n’a été donnée par la SCF.
Exemples de passifs financiers
 Dettes fournisseurs.
 Emprunts.
Le tableau suivant montre la part des passifs financiers dans le total du bilan des
sociétés cotées en bourse d’Algérie.9 (En millions de DZD)
9
Biopharm SPA Groupe SAIDAL SPA NCA-ROUIBA SPA EGH CHAINE EL AURASSI SPA
Exercices
Eléments 2018 2017 2018 2017 2018 2017 2018 2017
Total Passif 55 387 48 593 39 574 48 319 10 069 8 695 11 363 11 582
Emprunts et dettes
223 368 10 924 10 895 1 585 2 487 4 267 4 657
financières
Dettes fournisseurs 17 299 15 086 2 250 1 437 2 311 1 970 351 339
Trésorerie passif 799 1 959 621 798 3 315 2 702 2 -
Total des passifs
18 321 17 413 13 795 13 130 7 211 7 159 4 620 4 996
financiers
Part du passif financier
33% 36% 35% 27% 72% 82% 41% 43%
dans le total du bilan (%)

Les passifs financiers représentent une part importante des bilans des sociétés sus
indiquées, et qui ont atteint un taux de 82%.

Part des passifs financiers dans le bilan des sociétés cotées en


Bourse d'Algérie
60 000

50 000

40 000

30 000

20 000

10 000

-
2018 2017 2018 2017 2018 2017 2018 2017
Biopharm SPA Groupe SAIDAL SPA NCA-ROUIBA SPA EGH CHAINE EL AURASSI
SPA

Total Passif Emprunts et dettes financières Dettes fournisseurs Trésorerie passif

Les emprunts et les dettes fournisseurs représentent la partie la plus importante.


V. Autres Définitions
A. Instrument de capitaux propres
Un instrument de capitaux propres est tout contrat mettant en évidence un intérêt
résiduel dans les actifs d'une entité après déduction de tous ses passifs. 10
La question posée est comment faire la distinction entre dette et capitaux propres ?

10
Selon IAS 32 (Paragraphe 16), lorsqu’un émetteur doit déterminer si un instrument
financier est un instrument de capitaux propres plutôt qu’un passif financier, deux
conditions doivent être réunies 11:
 l’instrument ne doit inclure aucune obligation contractuelle de remettre à une
autre entité de la trésorerie ou un autre actif financier ou d’échanger des actifs
ou des passifs financiers avec une autre entité à des conditions potentiellement
défavorables ;
 dans le cas d’un instrument qui sera ou qui ne peut être réglé en instruments de
capitaux propres de l’émetteur lui-même, il doit s’agir soit d’un instrument non
dérivé qui n’inclut pour l’émetteur aucune obligation contractuelle de livrer un
nombre variable d’instruments représentatifs de ses capitaux propres, soit d’un
dérivé qui ne sera réglé qu’au moyen d’un échange, par l’émetteur, d’un montant
fixé de trésorerie ou d’un autre actif financier contre un nombre fixé
d’instruments de capitaux propres de l’émetteur lui-même.
B. Instruments financiers composés
Un instrument financier peut contenir à la fois une composante de passif et une
composante de capitaux propres. Il s’agit alors d’un instrument financier composé.
Exemple d’instrument financier composé
 Obligations convertibles en actions selon les dispositions des articles 715
bis 114 à 125 du décret législatif n°93-08 du 25/04/1993 modifiant et
complétant l’ordonnance n°75-59 du 26/09/1975 portant code de
commerce.
Conformément à IAS 32 (Paragraphe 29) l’entité doit comptabiliser séparément les
composantes d’un instrument financier qui crée un passif financier de l’entité et
confère au porteur de l’instrument une option de conversion de l’instrument financier
en instrument de capitaux propres12.
Cette séparation n’est pas exigée par le SCF. Ces obligations sont comptabilisées dans
le compte 162 « Emprunts obligataires convertibles », sans qu’il ne soit fait de
distinction entre la part de dette et la part de capitaux propres.

11
Chapitre 2 : Classification et évaluation des
instruments financiers

12
I. Concepts généraux
Le classement dépend :
 de la nature de l’instrument :
- actif financier comportant une échéance (exemple : une créance) ;
- actif financier n’ayant pas d’échéance (exemple : une action) ;
- passif financier ;
- instrument de capitaux propres.
 de l’intention de l’entité :
- conserver l’instrument financier jusqu’à l’échéance ;
- réaliser une plus-value à court terme.
- le considérer disponible à la vente, sans objectif spéculatif à court terme.
Ce classement a des conséquences sur :
 l’évaluation initiale des instruments financiers ;
 l’évaluation ultérieure des instruments financiers ;
 la comptabilisation ;
 les tests de dépréciation.
L’objectif du classement est d’informer les lecteurs des états financiers sur :
 la stratégie poursuivie ;
 les risques encourus.
Il s’agit donc d’une comptabilité d’intention, qui a été clairement définie dans le
paragraphe 122-1 de l’arrêté du 26 juillet 2008 fixant les règles d’évaluation et de
comptabilisation, le contenu et la présentation des états financiers ainsi que la
nomenclature et les règles de fonctionnement des comptes qui stipule que : « Les
actifs financiers détenus par une entité, autres que les valeurs mobilières de
placement et autres actifs financiers figurant en actif courant, font l’objet d’un
enregistrement en comptabilité en fonction de leur utilité et des motifs qui ont
prévalu lors de leur acquisition ou lors d’un changement de leur destination ».

II. Classification des instruments financiers Selon le référentiel IFRS


Il existe quatre (04) catégories d’actifs financiers et deux (02) de passifs financiers 13:
Actifs financiers :
 Prêts et créances : actifs non dérivés ayant des paiements fixes ou déterminables
qui ne sont pas cotés sur un marché actif et qui ne sont pas détenus pour
être cédés à court terme.

13
 Les placements détenus jusqu’à l’échéance :
- flux fixes ou déterminables ;
- échéance fixe ;
- intention expresse et capacité de les détenir jusqu’à l’échéance.

 Les actifs financiers à la juste valeur par le biais du compte résultat :


- actifs détenus à des fins de transaction : instrument pour lequel l’objectif
est de dégager un bénéfice des fluctuations à court terme ;
- actifs comptabilisés volontairement à la juste valeur : classement opéré à
l’initiation de l’opération.

 Les actifs financiers disponibles à la vente :


- actifs financiers qui n’entrent dans aucune des 3 catégories précédentes.
Passifs financiers :
 Les passifs financiers à la juste valeur par le biais du compte de résultat :

 Les autres passifs financiers.

III. Classification des instruments financiers Selon le SCF


- Les actifs financiers sont définis en quatre catégories, chaque catégorie faisant
l’objet de méthode d’évaluation et/ou de méthode de comptabilisation différentes
(Evaluation à la juste valeur ou au coût amorti, imputation des écarts d’évaluation
en capitaux propres ou en résultat) : 14
 Titres de participation et créances rattachées (Titres consolidés) ;

 Titres immobilisés de l’activité de portefeuille (Actifs détenus à des fins de


transaction) ;

 Autres titres immobilisés (Placements détenus jusqu’à leur échéance) ;

 Prêts et créances émis par l’entité.

- Les passifs financiers comportent les emprunts et autres passifs financiers.15

La comparaison entre la classification des instruments financiers donnée par le


référentiel IFRS et celle du SCF, appelle les remarques suivantes :
 Les titres de participation (Titres consolidés) sont exclus du champ d’application
de la norme IAS 32 : « Instruments financiers : présentation» ;

14
 Le SCF a classé les participations et créances rattachées détenues dans l’unique
perspective de leur cession ultérieure ainsi que les titres immobilisés de l’activité
de portefeuille, comme des instruments financiers disponibles à la vente.

IV. Evaluation des instruments financiers

15
A. Evaluation initiale
Lors de la comptabilisation initiale d’un actif ou d’un passif financier, une entité doit
l’évaluer :
 à sa juste valeur ;
 majorée (si actif) minorée (si passif) des coûts de transaction directement
imputables à l’acquisition ou à l’émission de l’actif ou du passif financier, sauf s’il
s’agit d’un instrument financier à la juste valeur par le biais du compte résultat.

B. Évaluation ultérieure
 Les deux catégories « Prêts et créances » et « Actifs détenus jusqu’à l’échéance »
sont comptabilisées selon la méthode du coût amorti (avec méthode du taux
d’intérêt effectif).
« Le taux d’intérêt effectif est le taux qui actualise exactement les décaissements
ou encaissements de trésorerie futurs sur la durée de vie prévue de l’instrument
financier de manière à obtenir la valeur nette comptable de l’actif ou du passif
».16
 Les deux autres catégories « Actifs à la juste valeur par le biais du compte
résultat» et «Actifs disponibles à la vente» sont évaluées à leur juste valeur.
Les variations de juste valeur sont comptabilisées :
- en résultat pour les « Actifs à la juste valeur par le biais du compte
résultat »,
- en capitaux propres pour les « Actifs disponibles à la vente ».

 Les emprunts et autres passifs financiers sont évalués au coût amorti en utilisant
la méthode du taux d’intérêt effectif

C. Catégorie d’instruments financiers et traitement comptable postérieur à


l’évaluation initiale

16
Catégorie d’actifs/ Évaluation
Définition Impact
passifs financiers postérieure

Actifs acquis en vue

Actifs de réaliser un bénéfice à court terme. Juste valeur Résultat

Exemple : Titres de placement

Actifs financiers à échéance déterminée Coût amorti

Placements détenus jusqu’à leur que l’entreprise a l’intention et la capacité (Avec méthode
Résultat
échéance de conserver jusqu’à cette date. du taux d’intérêt

Exemple : Obligations. effectif)

Actifs ou passifs financiers non dérivés remboursables par Coût amorti


Prêts et créances montants fixes
(Avec méthode
Émis par l’entreprise, ou déterminables, autres qu’actifs détenus Résultat
du taux d’intérêt
Emprunts et autres passifs financiers à des fins de transactions. Exemple : créance client, dette
fournisseur, emprunt émis. effectif)

Actifs financiers qui n’entrent pas


Actifs financiers
dans l’une des catégories précédentes. Capitaux
disponibles Juste valeur
Exemple : Titres de participation propres
à la vente
non consolidés, autres titres immobilisés.

17
En conclusion de cette partie théorique, il est utile de rappeler que le classement des
instruments financiers (Actifs et Passifs) emporte des conséquences importantes sur :
 l’évaluation initiale (prise en compte ou non des coûts initiaux dans le coût de
l’instrument) ;
 l’évaluation ultérieure (évaluation au coût amorti ou à la juste valeur) ;
 la comptabilisation, le cas échéant, des variations de juste valeur (en résultat ou
en capitaux propres) ;
 les tests de dépréciation (pas de dépréciation pour les actifs financiers à la juste
valeur par le biais du compte de résultat).

18
Chapitre 3 : Cas des Emprunts obligataires

19
I. Cadre Juridique
A. Conditions d’émission
Seules les sociétés par actions sont autorisées à émettre des obligations quand elles
satisfont à certaines conditions.
L’émission d’obligations n’est possible que si :
 Le capital de la société est intégralement libéré ;
 La société a deux années d’existence et a établi deux bilans régulièrement
approuvés par les actionnaires.

Article 715 bis 82 du Code de Commerce modifié par le décret législatif n° 93-08 du
25/04/1993 « l’émission d’obligations n’est permise qu’aux sociétés par actions ayant
deux années d’existence et qui ont établi deux bilans régulièrement approuvés par les
actionnaires, et dont le capital est intégralement libéré. »

B. Décision
L’assemblée générale des actionnaires a seule qualité pour décider ou autoriser
l’émission d’obligations.
Mais elle peut déléguer au conseil d’administration ou au directoire, selon le cas, les
pouvoirs nécessaires pour procéder à l’émission d’obligations.

Article 715 bis 84 du Code de Commerce modifié par le décret législatif n° 93-08 du
25/04/1993 « l’assemblée générale des actionnaires a seule qualité pour décider ou
autoriser l’émission d’obligations et d’en définir les conditions. Elle peut déléguer ces
pouvoirs au conseil d’administration, au conseil de surveillance ou au directoire. »

C. Publicité de l’émission
L’émission des obligations peut être privée. Dans ce cas les obligations sont souscrites
sans aucune mesure de publicité.
Elle est publique lorsque le placement des titres est réalisé par l’intermédiaire de
banques et d’établissements financiers. Dans ce cas, l’émission est soumise à des
formalités de publicité :
- Note d’information soumise au visa de la commission de surveillance des
opérations de bourse (COSOB).
- Insertion dans le bulletin officielle des annonces légales (BOAL).
Article 715 bis 86 du Code de Commerce modifié par le décret législatif n° 93-08 du
25/04/1993 « si la société fait appel public à l’épargne, elle doit, avant l’ouverture de
la souscription, accomplir les formalités de publicité sur les conditions d’émission. Les
formalités de publicité sont précisées par voie réglementaire. »

20
D. Caractéristiques juridiques de l’obligation
L’obligation est un titre de créance négociable.
A la différence de l’action : titre de propriété, l’obligation donne droit :
 A un revenu : l’intérêt, qui n’a pas le caractère résiduel du dividende,
 A un remboursement, prévu dans le cadre du tableau d’amortissement, alors que
l’actionnaire doit attendre en principe la liquidation de la société.

Article 715 bis 81 du Code de Commerce modifié par le décret législatif n° 93-08 du
25/04/1993 « les obligations sont des titres négociables qui, dans une même émission,
confèrent les mêmes droits de créance pour une même valeur nominale. »
E. La « masse » des obligataires
Les porteurs d’obligations d’une même émission sont groupés, pour la défense de leurs
intérêts communs, en une masse qui jouit de la personnalité morale.
Il y a autant de masses que de catégories d’obligations.
La masse est représentée par un ou plusieurs mandataires élus par l’assemblée
générale extraordinaires.
Article 715 bis 88 du Code de Commerce modifié par le décret législatif n° 93-08 du
25/04/1993 « les porteurs d’obligations d’une même émission forment une masse de
plein droit pour la défense de leurs intérêts communs. La masse jouit de la personnalité
morale.
L’assemblée générale des obligataires peut être réunie à toute période. »

Article 715 bis 89 du Code de Commerce modifié par le décret législatif n° 93-08 du
25/04/1993 « La masse des obligataires est représentée par un ou plusieurs
mandataires désignés en assemblée générale extraordinaires.
Les conditions que doivent remplir les mandataires des obligataires, ainsi que leurs
droits et statuts sont précisées par voie réglementaire. »
II. Les modalités d’émission des emprunts obligataires
En cas d’émission publique, la notice d’information donne les informations sur :
 Le montant de l’émission ; il est fixé librement par la société émettrice,
 La valeur nominale des obligations,
 Le taux et le mode de calcul des intérêts et les modalités de paiement,
 L’époque et les conditions de remboursement,
 Les délais de souscription et les modalités de versement des fonds. ;

Lors de l’émission d’un emprunt obligataire, les banques ont le choix entre deux
modalités d’intervention. 17

a) La banque joue le rôle de simple intermédiaire


Elle met ses guichets à la disposition de l’entreprise et perçoit en contrepartie une
commission de placement (à titre indicatif : 2%).

21
A la fin de la période de souscription, la banque avise la société des résultats de la
souscription et lui verse les fonds.

Inconvénients : l’entreprise doit attendre la fin du délai de souscription pour obtenir les
fonds et n’est pas assurée d’une souscription de la totalité des obligations.

b) La banque garantie le placement de la totalité de l’émission


La banque joue d’abord le rôle de simple intermédiaire. A l’issue de la période de
souscription, la banque :
 Avise la société des résultats de la souscription,
 Lui verse les fonds correspondant aux obligations placées après prélèvement de la
commission de placement,
 Et en outre souscrit elle-même les obligations non placées à cette date : elle perçoit
à ce titre, un supplément de commission pour la garantie de placement :
commission de garantie (à titre indicatif : 0,75%). Les fonds correspondants sont
mis à la disposition de l’entreprise selon un délai convenu.

Avantage : l’entreprise est assurée de la souscription totale des obligations émises


III. Analyse comptable


Avant de traiter l’analyse comptable relative à l’émission des obligations, on présente les
caractéristiques d’un emprunt obligataire

C’est la valeur indiquée sur le titre ; c’est elle qui correspond à la part du titre
La valeur
dans l’emprunt global ; autrement dit le produit de cette valeur nominale par
nominale de
le nombre de titres correspond au montant de l’emprunt.
l’obligation
Il n’est pas fixé de valeur minimum pour les obligations.
C’est le montant que doit payer le souscripteur pour obtenir un titre ; Il est
Le Prix égal ou inférieur à la valeur nominale ; on comprend que la différence entre
d’émission de le prix d’émission et la valeur nominale (V.N – P.E) constitue un gain pour le
l’obligation souscripteur qui ne paie que le P.E mais que sera remboursé à hauteur de
valeur nominale.
Le Prix de C’est le montant que l’émetteur s’engage à rembourser, à l’échéance, au
remboursement porteur du titre ; il est égal ou supérieur à la valeur nominale et la différence
de l’obligation constitue un gain pour le souscripteur.
C’est la différence entre le prix de remboursement et le prix d’émission. C’est le
Prime de supplément payé par la société émettrice, par rapport au prix d’émission.
remboursement C’est un élément important qui s’ajoute aux autres composantes de rendement
(notamment taux d’intérêt) du titre.

22
L’intérêt de C’est le revenu de l’obligation calculé à taux d’intérêts nominal par rapport au
l’obligation nominal de l’obligation. Il est payé chaque année à une date déterminée.
La date de jouissance est la date à partir de laquelle l’obligation est productrice
La Date de d’intérêts ; elle devrait être la date de souscription, c’est à dire la date à laquelle le
jouissance souscripteur aura apporté son prêt.
On appelle amortissement de L’emprunt obligataire, le remboursement de
toutes ou d’une partie des obligations (au prix de remboursement bien sûr).
L’amortissement d’une obligation provoque l’extinction de la créance.
Les obligations non amorties sont aussi appelées obligations vivantes.
a / la méthode d’amortissement :
 Par annuités constantes : les montants remboursés chaque année sont,
en principal plus intérêts égaux ; cette méthode a pour conséquences de
minimiser, aux premières échéances, la part du principal remboursée
(donc le nombre de titres amortis), cette part augmentant d’année en
année.
 Par amortissement constant : cette méthode comporte des tranches de
principal égales d’année en année ; elle a pour conséquence de gonfler les
premières échéances globales (principal + intérêts) car les premières
échéances d’intérêts sont plus élevées que les suivantes.
b / date de début des amortissements :
Il peut être prévu un démarrage des amortissements dès la fin de la première
année comme il peut être stipulé un délai de grâce, ou différé
d’amortissement, de quelques années.
L’Amortissement
c / procédés d’amortissement :
de L’emprunt
 Amortissement unique et global à l’échéance de l’emprunt ;
 Amortissement par tranche à des dates fixées à l’avance, par tirage au sort
des titres.
Article 715 bis 83 du Code de Commerce modifié par le décret législatif n° 93-
08 du 25/04/1993 « les obligations sont, selon le cas, assorties de conditions
ou clauses de remboursement ou d’amortissement à échéance ou par tirage. »
 Remboursement par rachat en bourse : il s’agira, ici, d’une faculté que se
réservera l’émetteur et qu’il mettra à profit en cas de cours inférieur au
prix de remboursement.
le rachat pourra porté sur le nombre de titres prévus au tableau
d’amortissement pour être remboursés à l’échéance considérée ;il peut
également être stipulé que l’émetteur consacrera au rachat la somme qui
aurait permis de rembourser, au prix de remboursement, le nombre de
titres prévus au tableau d’amortissement.18
Article 715 bis 83 du Code de Commerce modifié par le décret législatif n° 93-
08 du 25/04/1993 « les obligations sont, selon le cas, assorties de conditions
ou clauses de remboursement ou d’amortissement à échéance ou par tirage. »

23
A. Comptabilisation chez la société émettrice de l’emprunt
a) Rappel des méthodes d’évaluation

Selon le SCF, Les méthodes d’évaluation des emprunts (passifs financiers) sont les
suivantes :

Evaluation initiale : Paragraphe 126-1. Du SCF « Les emprunts et autres passifs


financiers sont évalués initialement au coût, qui est la juste valeur de la contrepartie
nette reçue après déduction des coûts accessoires encourus lors de leur mise en
place. »
La juste valeur correspond généralement au montant de l’emprunt minoré des coûts
de transaction (Exemple des coûts de transactions : Commissions de placement).
Evaluation ultérieure (à la clôture) : Paragraphe 126-1. Du SCF « Après acquisition, les
passifs financiers autres que ceux détenus à des fins de transaction sont évalués au
coût amorti, à l’exception des passifs détenus à des fins de transaction dont
l’évaluation est effectuée à la juste valeur.
Le coût amorti d’un passif financier est le montant auquel le passif financier a été
évalué lors de sa comptabilisation initiale :
- diminué des remboursements en principal ;
- majoré (ou diminué) de l’amortissement cumulé de toute différence entre ce
montant initial et le montant à l’échéance. »
D’après cette définition, les emprunts sont donc évalués à leur coût amorti.
Pour simplifier « Le coût amorti d’un passif financier est le montant actualisé, au taux
d’intérêt effectif, des flux futurs restant à décaisser. »
Dans cette définition on trouve une nouvelle notion « le taux d’intérêt effectif » qui
est introduite par le SCF :
« La méthode du taux d’intérêt effectif est une méthode de calcul de l’amortissement
de l’actif ou passif financier; le taux d’intérêt effectif est le taux qui actualise le flux
attendu des sorties de trésorerie futures jusqu’à l’échéance, à la valeur comptable
nette actuelle de l’actif ou du passif financier. Il correspond au taux de rendement
interne de l’actif ou du passif financier concerné. »
D’où Le principe de l’évaluation au coût amorti consiste à prendre en compte les
rendements effectifs des passifs financiers sur la base du taux d’intérêt effectif.
Les charges financières pour la période sont déterminées et enregistrées sur la base du
taux d’intérêt effectif appliqué au coût amorti de l’opération.

24
Le principe du coût amorti, c'est d'étaler des charges ou des produits sur une durée
qui correspond généralement à une durée contractuelle.

b) Exemple de comptabilisation
Une Entreprise a émis un emprunt obligataire avec les caractéristiques suivantes :
- Valeur nominal= 5000 DA;
- Prix d'émission= 4950 DA;
- Prix de remboursement=5000 DA;
- Taux nominal=8%;
- Durée= 3 ans;
- Remboursement In Fine.

On doit tout d'abord déterminer le taux d'intérêt effectif de l'emprunt obligataire. Il


correspond au taux qui assure l'équivalence entre les sommes perçus et les sommes
versés durant la durée de vie de l'emprunt obligataire soit :
- Intérêt nominal à verser annuellement : 5000 x 8% = 400,00 DA
On peut écrire donc :
400 400 400 5000
    4950
(1  t )1 (1  t ) 2
(1  t ) 3
(1  t )3

D’où : t = 8,39071%

A l'aide du taux d'intérêts effectif, nous allons déterminer le coût amorti de l'emprunt
obligataire :

Date Intérêts
Annuités Amortissement Coût Amorti
d'échéance effectifs

1 415,34 a 400 -15,34 d 4 965,34 g

2 416,63 b 400 -16,63 e 4 981,97 h

3 418,03 c 5400 4 981,97 f 0,00 i

1 250,00 6 200,00 4 950,00

Le montant de l’intérêt effectif égale le montant de l’intérêt nominal majoré de la


prime de remboursement, soit :
 Prime de remboursement = Prix de remboursement - Prix d’émission
(5000 – 4950 = 50) ;
 Intérêt nominal par an = 5 000 x 8% = 400, soit : 1200 pour la durée de
l’emprunt (3 ans) ;
 1200 + 50 = 1250.

25
Le montant de la prime de remboursement a été réparti sur la durée de l’emprunt,
conformément aux dispositions du SCF (CHAPITRE II : FONCTIONNEMENT DES
COMPTES) qui stiple :
« La différence entre le montant de l’emprunt actualisé aux taux d’intérêt du marché
ou du taux d’intérêt effectif, et le montant de l’emprunt à payer est enregistrée dans
une subdivision du compte 16 emprunts concernés. Cette différence positive ou
négative, constitue une prime de remboursement à amortir sur la durée de
l’emprunt ».
Intérêts effectifs
a : 4950 x 8,39071% = 415,34
b : 4965,34 x 8,39071% = 416,63
c : 4981,97 x 8,39071% = 418,03

Annuité = amortissement + intérêts


D’où : Amortissement = Annuité - intérêts
d : 400 – 415,34 = -15,34
e : 400 – 416,63 = -16,63
f : 5400 – 418,03 = 4 981.97

Coût amorti
g : 4950 – (-15,34) = 4 965,34
h : 4 965,34 – (-16,63) = 4 981,97
i : 4 981,97 – 4 981,97 = 0

Comptabilisation initiale
Au moment de l’octroi de l’emprunt, celui-ci étant comptabilisé à la juste valeur, on
passera l’écriture suivante :

N
512 Banque 4950
169 Primes de remboursement des obligations 50
163 Autres emprunts obligataires 5 000
Constatation de l’emprunt

Comptabilisation ultérieure (à la clôture)


Ultérieurement, les passifs financiers seront évalués à leur coût amorti.
N+1
661 Charges d’intérêts 415,34
169 Primes de remboursement des obligations 15,34
512 Banque 400,00
Evaluation au coût amorti

26
N+2
661 Charges d’intérêts 416,63
169 Primes de remboursement des obligations 16,63
512 Banque 400,00
Evaluation au coût amorti

N+3
661 Charges d’intérêts 418,03
169 Primes de remboursement des obligations 18,03
512 Banque 400,00
Evaluation au coût amorti
La situation du compte 169 « Primes de remboursement des obligations » se présente
comme suit :
169
N 50
N+1 15,34
N+2 16,63
N+3 18,03
solde 0 0

N+3
163 Autres emprunts obligataires 5 000,00
512 Banque 5 000,00
Remboursement de l’emprunt

B. Comptabilisation chez le souscripteur de l’emprunt


a) Méthodes d’évaluation
Pour le souscripteur d’obligations, il s’agit d’un actif financier.
Selon le SCF, il existe 4 catégories d’actifs financiers définies ci-dessus.
b) Exemple de comptabilisation
Une Entreprise a souscrit un emprunt obligataire avec les caractéristiques suivantes :
- Valeur nominal= 5000 DA;
- Prix d'émission= 4950 DA;
- Prix de remboursement=5000 DA;
- Commissions payées = 25 DA ;

27
- Taux nominal=8%;
- Durée= 3 ans;
- Remboursement In Fine.
Comptabilisation de cet emprunt selon les trois classifications prévues

b.1) Obligation classée comme un des placements détenus jusqu’à leur échéance
Comptabilisation initiale
Au moment de son acquisition, l’actif financier est comptabilisé à la juste valeur
majorée des coûts de transaction.
Paragraphe 122-2 du SCF : « A la date d’entrée dans les actifs de l’entité, les actifs
financiers sont comptabilisés à leur coût, qui est la juste valeur de la contrepartie
donnée, y compris les frais de courtage, les taxes non récupérables et les frais de
banque. »
On passera l’écriture suivante :
N
272 Titres représentatifs de droit de créance 4975
512 Banque 4 975
Constatation de l’actif financier (4950 + 25)

Comptabilisation ultérieure (à la clôture)


Ultérieurement, cette catégorie d’actif financier est évaluée à son coût amorti.
Paragraphe 122-6 du SCF : « Les placements détenus jusqu’à leur échéance ainsi que
les prêts et créances émis par l’entité et non détenus à des fins de transaction sont
évalués au coût amorti. Ils sont également soumis à la clôture de chaque exercice à un
test de dépréciation afin de constater une éventuelle perte de valeur, conformément
aux règles générales d’évaluation des actifs. »

On doit tout d'abord déterminer le taux d'intérêt effectif de l’actif financier. Il


correspond au taux qui assure l'équivalence entre les sommes perçus et les sommes
versés durant la durée de vie de l’actif financier, soit :
- Intérêt nominal à percevoir annuellement : 5000 x 8% = 400,00 DA
On peut écrire donc :
400 400 400 5000
    4975
(1  t )1 (1  t ) 2
(1  t ) 3
(1  t )3

D’où : t = 8,194695%

28
A l'aide du taux d'intérêts effectif, nous allons déterminer le coût amorti de l’actif
financier obligataire :

Date Intérêts
Annuités Amortissement Coût Amorti
d'échéance effectifs

1 407,69 a 400 -7,69 d 4 982,69 g

2 408,32 b 400 -8,32 e 4 991,00 h

3 409,00 c 5400 4 991,00 f 0,00 i

1 225,00 6 200,00 4 975,00

Le montant de l’intérêt effectif égale le montant de l’intérêt nominal majoré de la


prime de remboursement, et minoré des frais de transaction. Soit :
 Prime de remboursement = Prix de remboursement - Prix d’émission (5000
– 4950 = 50) ;
 Intérêt nominal par an = 5 000 x 8% = 400, soit : 1200 pour la durée de
l’emprunt (3 ans) ;
 Frais de transaction : 25 DA
 1200 + 50-25 = 1225.
Le montant de la prime de remboursement minoré des frais de transaction a été
réparti sur la durée de l’emprunt.

Intérêts effectifs
a : 4975 x 8,194695%= 407,69
b : 4 982,69 x 8,194695%= 408,32
c : 4 991,00 x 8,194695%= 409,00

Annuité = amortissement + intérêts


D’où : Amortissement = Annuité - intérêts
d : 400 – 407,69 = -7,69
e : 400 – 408,32 = - 8,32
f : 5400 – 409,00 = 4 991,00

Coût amorti = capital initial - amortissement


g : 4 975 – (-7,69) = 4 982,69
h : 4 982,69 – (- 8,32) = 4 991,00
i : 4 991,00 – 4 991,00 = 0

29
N+1
512 Banque 400,00
272 Titres représentatifs de droit de créance 7,69
762 Revenus des actifs financiers 407,69
Evaluation au coût amorti
N+2
512 Banque 400,00
272 Titres représentatifs de droit de créance 8,32
762 Revenus des actifs financiers 408,32
Evaluation au coût amorti

N+3
512 Banque 400,00
272 Titres représentatifs de droit de créance 9,00
762 Revenus des actifs financiers 409,00
Evaluation au coût amorti

La situation du compte 272 « Titres représentatifs de droit de créance » avant


remboursement :
272
N 4975
N+1 7,69
N+2 8,32
N+3 9
Solde Débiteur avant remboursement 5 000

N+3
512 Banque 5 000,00
272 Titres représentatifs de droit de créance 5 000,00
Remboursement de l’emprunt

Avant d’entamer les méthodes d’évaluation et de comptabilisation des deux


catégories restantes, il y lieu de rappeler les dispositions du SCF :
Paragraphe 122-5 du SCF : « Les participations et créances rattachées détenues dans
l’unique perspective de leur cession ultérieure ainsi que les titres immobilisés de
l’activité de portefeuille sont considérés comme des instruments financiers disponibles
à la vente et sont évalués, après leur comptabilisation initiale, à leur juste valeur qui
correspond notamment :

30
- Pour les titres cotés, au cours moyen du dernier mois de l’exercice ;
- Pour les titres non cotés, à leur valeur probable de négociation, cette valeur
pouvant être déterminée à partir de modèles et techniques d’évaluation
généralement admis.
Les écarts d’évaluation dégagés lors de cette évaluation à la juste valeur sont
comptabilisés directement en diminution ou en augmentation des capitaux propres.
Les montants ainsi constatés en capitaux propres sont repris en résultat net de
l’exercice :
- lorsque l’actif financier est vendu, recouvré ou transféré ;
- Ou s’il apparaît une indication objective de dépréciation de l’actif (dans ce cas,
la perte nette cumulée comptabilisée directement en capitaux propres doit être
sortie des capitaux propres et enregistrée dans le résultat net de l’exercice, en
tant que perte de valeur).
Lors de la sortie d’un instrument financier disponible à la vente, les écarts constatés
par rapport à la comptabilisation initiale sont portés en résultat, sans compensation
entre les charges et les produits relatifs à des actifs différents, sauf dans le cas
d’instruments financiers de couverture. »
b.2) Obligation classée comme un Actif financier en juste valeur par résultat
Comptabilisation initiale
Au moment de leur acquisition, les obligations sont comptabilisées à la juste valeur.
Les coûts de transaction sont comptabilisés en comptes de charges.
On passera l’écriture suivante :
N
506 Obligations 4950
6271 Frais sur titres 25
512 Banque 4 975
Constatation de l’actif financier (4950)

Comptabilisation ultérieure (à la clôture)


Ultérieurement, cette catégorie est évaluée à sa juste valeur. La différence entre la
valeur initiale et la valeur de clôture est portée dans un compte de résultat.
S’agissent des titres cotés, cette valeur correspond au cours moyen du dernier mois de
l’exercice.
Dans notre exemple :
Cas 1 / à la fin de l’exercice, la valeur des obligations s’élève à 4955 DA

31
31/12/N
506 Obligations 5
765 Ecart d’évaluation sur actifs financiers, plus-values 5
Ajustement de la valeur (4955 -4950)

Cas 2 / à la fin de l’exercice, la valeur des obligations s’élève à 4940 DA


31/12/N
665 Ecart d’évaluation sur actifs financiers, Moins-values 10
506 Obligations 10
Ajustement de la valeur (4940-4950)

Rappel des dispositions du SCF : « Les comptes « valeurs mobilières de placement »


sont débités du coût d’acquisition des titres, en contrepartie des comptes de tiers ou
de trésorerie concernés.
Pour les titres de placement immédiatement négociables qui sont évalués à la valeur
de marché à la date d’arrêté des comptes, la différence entre cette valeur et la valeur
des titres figurant en comptabilité est enregistrée :
- au débit du compte 50 en contrepartie d’un compte 765 « écart d’évaluation
sur actifs financiers, plus-values » s’il s’agit d’une plus-value ;
- au crédit du compte 50 en contrepartie du compte 665 « écart d’évaluation sur
actifs financiers, moins-values », s’il s’agit d‘une moins-value. »

Comptabilisation à la sortie
Rappel des dispositions du SCF :
En cas de cession des titres de placement, le solde du compte 50 (valeur brute d’entrée
corrigée des plus ou moins-values latentes au débit, et prix de cession au crédit, est
viré :
-
en contrepartie du débit d’un compte de charges financières 667 « pertes nettes
sur cessions d’actifs financiers », s’il s’agit d’une moins-value de cession ;
- en contrepartie du crédit d’un compte de produits financiers 767 « profits nets
sur cessions d’actifs financiers », s’il s’agit d’une plus-value de cession. »
Dans notre exemple :

32
Cas 1 / Obligations évaluées au 31/12/N à 4955, cédées au 05/01/N+1 à 4 960 DA
05/01/N+1
512 Banque 4 960
506 Obligations 4 955
767 Profits nets sur cessions d’actifs financiers 5
Sortie de l’actif

Cas 2 / Obligations évaluées au 31/12/N à 4955, cédées au 05/01/N+1 à 4 945 DA


31/12/N
512 Banque 4 945
667 Pertes nettes sur cessions d’actifs financiers 10
506 Obligations 4 955
Sortie de l’actif

b.3) Obligation classée comme un Actifs financiers disponibles à la vente


Comptabilisation initiale
Au moment de son acquisition, cette catégorie d’actif financier est comptabilisée à la
juste valeur majorée des coûts de transaction. (Paragraphe 122-2 du SCF)
On passera l’écriture suivante :

N
272 Titres représentatifs de droit de créance 4975
512 Banque 4 975
Constatation de l’actif financier (4950 + 25)

Comptabilisation ultérieure (à la clôture)


Ultérieurement, cette catégorie est évaluée à sa juste valeur. La différence entre la
valeur initiale et la valeur de clôture est portée dans un compte de capitaux propres.
(Paragraphe 122-5 du SCF)
S’agissent des titres cotés, cette valeur correspond au cours moyen du dernier mois de
l’exercice.
Dans notre exemple :

33
Cas 1 / à la fin de l’exercice, la valeur des obligations s’élève à 4980 DA
31/12/N
272 Titres représentatifs de droit de créance 5
104 Ecart d’évaluation 5
Ajustement de la valeur (4980 -4975)

Cas 2 / à la fin de l’exercice, la valeur des obligations s’élève à 4960 DA


31/12/N
104 Ecart d’évaluation 15
272 Titres représentatifs de droit de créance 15
Ajustement de la valeur (4960-4975)

Rappel des dispositions du SCF : « Le compte 104 « écart d’évaluation » enregistre le


solde des profits et pertes non enregistrés en résultat et résultant de l’évaluation à leur
juste valeur de certains éléments du bilan, conformément à la réglementation. »
Comptabilisation à la sortie
Rappel des dispositions du SCF : « Lors de la sortie d’un instrument financier disponible
à la vente, les écarts constatés par rapport à la comptabilisation initiale sont portés en
résultat. »
Dans notre exemple :

Cas 1 / Obligations évaluées au 31/12/N à 4980, cédées au 05/01/N+1 à 4 990 DA


05/01/N+1
512 Banque 4 990
104 Ecart d’évaluation 5
272 Titres représentatifs de droit de créance 4980
767 Profits nets sur cessions d’actifs financiers 15
Sortie de l’actif

Cas 2 / Obligations évaluées au 31/12/N à 4980, cédées au 05/01/N+1 à 4 955 DA

31/12/N
512 Banque 4 955
104 Ecart d’évaluation 5
667 Pertes nettes sur cessions d’actifs financiers 20
272 Titres représentatifs de droit de créance 4 980
Sortie de l’actif

34
C. Les autres opérations de clôture liées aux emprunts obligataires
Il s’agit de constater :
 Les intérêts courus non échus à la date de clôture ;
 Les pertes de valeurs éventuelles (cas d’actifs financiers détenus jusqu’à leur
échéance et d’actifs financiers disponibles à la vente).

35
Chapitre 4 : Etude de cas

36
La présente étude a été effectué auprès du cabinet d’expertise comptable MazaCompta
Merhoum, présenté ci-après :

 Expert-Comptable : Docteur Merhoum Mohamed El Habib ;


 Inscription : inscrit auprès de l’ordre national des Experts Comptables et la chambre
Nationale des Commissaires aux Comptes ;
 Adresse du Cabinet : Mazagran, Mostaganem ;
 Date de Création : 1996 ;
 Activité : Audit, Commissariat aux Comptes, Expertise comptable ;
 Effectif : 03 chefs de Missions, 05 Auditeurs et 3 Comptables ;

L’étude a porté sur l’examen des états financiers des entreprises contrôlées par le cabinet
MazaCompta Merhoum, dans le cadre des missions de Commissaires aux Comptes.

Il s’agit essentiellement des entreprises qui possèdent des actifs financiers et/ou des passifs
financiers, qui nécessitent la mise en place d’un programme de contrôle approprié.

I. Cas n° 01 : comptabilisation et évaluation des actifs financiers (Obligations)

La société Greenwich Algérie a effectué durant l’exercice N les opérations suivantes :

 1er Juin N : acquisition de 1 000 obligations A à 95 DA émises le 1er avril N-4 pour une valeur
nominale de 100 DA au taux annuel de 5 %, remboursables en bloc le 1 er avril N+6. Frais
d'acquisition : 0,5 % hors taxes. Ces obligations sont appelées à être gardées.
 30 Juin N : acquisition de 1 000 obligations B pour 50 000 DA au taux de 8%, frais
d'acquisition : 1% hors taxes en sus (Actif financier disponible à la vente).
 1er Juillet N : 1er Juillet N : acquisition de 500 obligations C à taux zéro émises à 60 DA et
remboursables à 100 DA au bout de 10 ans. Frais d'acquisition : 0.5 % hors taxes. (à des fins
de transaction)
Au 31 décembre N, la juste valeur des titres B (titres cotés) de 55 000 DA, celle des obligations
C 32 000 DA (64 DA par titre),

Le taux moyen de financement de la société Alpha est de 6 %. Le taux de TVA est de 19,6 %.

37
1) Présentation des écritures comptables (comptes individuels) dans les
livres de la société Greenwich Algérie pour les opérations décrites ci -
dessus.

01 juin
272 Titres représentatifs de droit de créance 95 475
512 Banque 95 475
Acquisition obligations A
1 000 x 95 + 95 000 x 0,5 %
30 juin
272 Titres représentatifs de droit de créance 50 500
512 Banque 50 500
Acquisition obligations B
50 000 + 50 000 x 1 %
01 juillet
506 Obligations 30 000
6271 Frais sur titres 150
512 Banque 30 150
Acquisition obligations C
(500 x 60) + 30000 x 0,5 %

2) Présentation des écritures de clôture (de fin d’exercice)


a. Titres immobilisés - obligations A
Ces obligations sont des actifs financiers détenus jusqu'à l'échéance et doivent être
comptabilisées au coût amorti.

Il y a lieu de calculer d'abord le taux effectif.


 Si i est le taux effectif ;
 Le coupon d’intérêt annuel = 1 000 x 100 x 5% = 5000 DA

On peut écrire que :


5000 5000 5000 5000 5000 5000 100000
       95475
(1  t )10 / 12
(1  t ) 22 / 12
(1  t ) 34 / 12
(1  t ) 46 / 12
(1  t ) 58 / 12
(1  t ) 70 / 12
(1  t ) 70 / 12

Les paiements futurs sont schématisés comme suit :

38
01/6/N 1/4/N+1 1/4/N+2 1/4/N+3 1/4/N+4 1/4/N+5 1/4/N+6

10 mois

22 mois

34 mois

46 mois

58 mois

70 mois

Ou on peut écrire :

1  (1  i ) 6
95 475= [(1 000 x 100 x 5% x ) + (100 000 x (1+ i)-6)] x (1 + i) 2/12
i

t = 6,115380%

Donc, à la clôture de chaque exercice, les obligations Epsilon sont évaluées au coût
amorti.
Rappel : Le coût amorti d’un actif financier est le montant actualisé, au taux d’intérêt
effectif, des flux futurs restant à encaisser.
Pour chaque exercice le calcul du coût amorti est la suivante.
au 31/12/N au 31/12/N+1 au 31/12/N+2 au 31/12/N+3 au 31/12/N+4 au 31/12/N+5
Nombre Flux Valeurs Nombre Flux Valeurs Nombre Flux Valeurs Nombre Flux Valeurs Nombre Flux Valeurs Nombre Flux Valeurs
Années de mois futurs actualisées de mois futurs actualisées de mois futurs actualisées de mois futurs actualisées de mois futurs actualisées de mois futurs actualisées
31/12/N 3 5000 4 926,35
31/12/N+1 15 5000 4 642,45 3 5000 4 926,35 - - - -
31/12/N+2 27 5000 4 374,91 15 5000 4 642,45 3 5000 4 926,35 - - -
31/12/N+3 39 5000 4 122,78 27 5000 4 374,91 15 5000 4 642,45 3 5000 4 926,35 - -
31/12/N+4 51 5000 3 885,19 39 5000 4 122,78 27 5000 4 374,91 15 5000 4 642,45 3 5000 4 926,35 -
31/12/N+5 63 5000 3 661,29 51 5000 3 885,19 39 5000 4 122,78 27 5000 4 374,91 15 5000 4 642,45 3 5000 4 926,35
01/04/N+6 63 100000 73 225,74 51 100000 77 703,77 39 100000 82 455,65 27 100000 87 498,13 15 100000 92 848,97 3 100000 98 527,04
Total 98 838,70 Total 99 655,45 Total 100 522,14 Total 101 441,83 Total 102 417,77 Total 103 453,39

NB / le taux d’actualisation égal au taux d’intérêt effectif calculé ci-dessus.

On peut donc, établir notre tableau d’amortissement qui nous permettra de calculer
les intérêts attachés à chaque exercice (la date de paiement ne correspond pas à la
date de clôture).
Date Intérêts
Annuités Amortissement Coût Amorti
d'échéance effectifs

31/12/N 3 363,70 - - 3 363,70 98 838,70


31/12/N+1 5 816,75 5 000,00 - 816,75 99 655,45
31/12/N+2 5 866,69 5 000,00 - 866,69 100 522,14
31/12/N+3 5 919,69 5 000,00 - 919,69 101 441,83
31/12/N+4 5 975,94 5 000,00 - 975,94 102 417,77
31/12/N+5 6 035,62 5 000,00 - 1 035,62 103 453,39
01/04/N+6 1 546,61 105 000,00 103 453,39
34 525,00 130 000,00 95 475,00

39
On peut contrôler que le montant des intérêts effectifs correspond à :

Intérêt nominal + prime d’émission – frais de transaction, soit :

(5000 x 6) + (100000-95000) -475 = 34 525,00 DA

On passera l'écriture suivante :


31/12/N
272 Titres représentatifs de droit de créance 3 363,70
762 Revenus des actifs financiers 3 363,70
Evaluation au coût amorti /obligations Epsilon

On peut ajouter l’écriture à comptabiliser au 01/04/N+1 lors de l’encaissement des


intérêts :
01/04/N+1
512 Banque 5 000,00
487 Produits constatés d’avance 5 000,00
Encaissement intérêts sur obligations Epsilon

Cette écriture sera régularise à la clôture de N+1


31/12/N+1
487 Produis constatés d’avance 5 000,00
272 Titres représentatifs de droit de créance 816,75
762 Revenus des actifs financiers 5 816,75
Evaluation au coût amorti /obligations Epsilon

b. Titres immobilisés - obligations B

Il s'agit des actifs financiers disponibles à la vente. Les plus-values doivent être
constatées en capitaux propres.
On passera l'écriture suivante :
31/12/N
272 Titres représentatifs de droit de créance 4 500
104 Ecart d’évaluation 4 500
Evaluation de clôture / Obligations Gamma
55 000 - 50500

c. Valeurs mobilières de placement - obligations C

40
Ces obligations sont considérées comme des actifs financiers détenus à des fins de
transaction. Ils doivent être évalués à la juste valeur, les variations de juste valeur étant
constatées en résultat.

31/12/N
506 Obligations 2 000
765 Ecart d’évaluation sur actifs financiers, plus-values 2 000
Evaluation de clôture / Obligations Dzêta
(64 x500) – 30 000

41
II. Cas n° 02 : comptabilisation et évaluation des passifs financiers (Emprunt
bancaire avec taux d’intérêt bonifié)

La société a acquis un matériel financé par un emprunt de 20 000 000,00 DA, selon
les conditions suivantes :
- Le remboursement sur une durée de 10 ans avec une période de différé de 4 ans.
- Le taux d’intérêt annuel est de 3,5 % (le taux d’intérêt du marché est de 6% l’an) ;
- Date de versement : 29/12/2010 ;
- Période de différé : 48 mois ;
- Date de valeur : 29/12/2014 ;
- Durée : 20 semestres (10 ans).
Tableau A

Date Encours Principal Intérêts Semestrialités


29/12/2010 20 000 000,00
29/12/2011 20 000 000,00
29/12/2012 20 000 000,00
29/12/2013 20 000 000,00
29/12/2014 20 000 000,00
29/06/2015 20 000 000,00 1 000 000,00 350 000,00 1 350 000,00
29/12/2015 19 000 000,00 1 000 000,00 332 500,00 1 332 500,00
29/06/2016 18 000 000,00 1 000 000,00 315 000,00 1 315 000,00
29/12/2016 17 000 000,00 1 000 000,00 297 500,00 1 297 500,00
29/06/2017 16 000 000,00 1 000 000,00 280 000,00 1 280 000,00
29/12/2017 15 000 000,00 1 000 000,00 262 500,00 1 262 500,00
29/06/2018 14 000 000,00 1 000 000,00 245 000,00 1 245 000,00
29/12/2018 13 000 000,00 1 000 000,00 227 500,00 1 227 500,00
29/06/2019 12 000 000,00 1 000 000,00 210 000,00 1 210 000,00
29/12/2019 11 000 000,00 1 000 000,00 192 500,00 1 192 500,00
29/06/2020 10 000 000,00 1 000 000,00 175 000,00 1 175 000,00
29/12/2020 9 000 000,00 1 000 000,00 157 500,00 1 157 500,00
29/06/2021 8 000 000,00 1 000 000,00 140 000,00 1 140 000,00
29/12/2021 7 000 000,00 1 000 000,00 122 500,00 1 122 500,00
29/06/2022 6 000 000,00 1 000 000,00 105 000,00 1 105 000,00
29/12/2022 5 000 000,00 1 000 000,00 87 500,00 1 087 500,00
29/06/2023 4 000 000,00 1 000 000,00 70 000,00 1 070 000,00
29/12/2023 3 000 000,00 1 000 000,00 52 500,00 1 052 500,00
29/06/2024 2 000 000,00 1 000 000,00 35 000,00 1 035 000,00
29/12/2024 1 000 000,00 1 000 000,00 17 500,00 1 017 500,00
Totaux 20 000 000,00 3 675 000,00 23 675 000,00

42
Comptabilisation initiale

Au moment de l’octroi de l’emprunt, celui-ci étant comptabilisé à la juste valeur,


on passera l’écriture suivante :
29/12/2010
512 Banque 20 000 000
164 Emprunts auprès des établissements de crédit 20 000 000
Constatation de l’emprunt

Comptabilisation ultérieure

Ultérieurement, les passifs financiers seront évalués à leur coût amorti. Le coût
amorti (CA) est le montant des flux futurs à décaisser actualisé aux taux d’intérêt
effectif.

Etape 1 : Calcul du taux d’intérêt effectif

Le taux d’intérêt effectif est le taux qui actualise exactement les décaissements
de trésorerie futurs sur la durée de vie prévue du passif financier de manière à
obtenir la valeur nette comptable du passif »

Dans notre exemple, les décaissements correspondent au montant des


semestrialités figurant dans le tableau d’amortissement fourni par la banque.

1350000 1332500 1315000 1297500 1017500


    .......   20000000
(1  t )4,5 (1  t )5 (1  t )5,5 (1  t )6 (1  t )14

t = 1,9077225%

Etape 2 : établissement d’un nouveau tableau d’amortissement, qui fait ressortir


le coût amorti à la fin de chaque année. Les intérêts sont calculés sur la base du
taux d’intérêt effectif.

43
Tableau B

Date Intérêts
Semestrialités Amortissement Coût Amorti
d'échéance effectifs
29/12/2010 20 000 000,00
29/12/2011 381 544,50 381 544,50 20 381 544,50
29/12/2012 388 823,31 388 823,31 20 770 367,81
29/12/2013 396 240,98 396 240,98 21 166 608,79
29/12/2014 403 800,16 403 800,16 21 570 408,95
29/06/2015 205 751,77 1 350 000,00 1 144 248,23 20 426 160,72
29/12/2015 194 837,23 1 332 500,00 1 137 662,77 19 288 497,95
29/06/2016 183 985,51 1 315 000,00 1 131 014,49 18 157 483,46
29/12/2016 173 197,20 1 297 500,00 1 124 302,80 17 033 180,66
29/06/2017 162 472,91 1 280 000,00 1 117 527,09 15 915 653,57
29/12/2017 151 813,25 1 262 500,00 1 110 686,75 14 804 966,82
29/06/2018 141 218,84 1 245 000,00 1 103 781,16 13 701 185,66
29/12/2018 130 690,30 1 227 500,00 1 096 809,70 12 604 375,96
29/06/2019 120 228,26 1 210 000,00 1 089 771,74 11 514 604,22
29/12/2019 109 833,35 1 192 500,00 1 082 666,65 10 431 937,57
29/06/2020 99 506,21 1 175 000,00 1 075 493,79 9 356 443,78
29/12/2020 89 247,49 1 157 500,00 1 068 252,51 8 288 191,27
29/06/2021 79 057,84 1 140 000,00 1 060 942,16 7 227 249,12
29/12/2021 68 937,93 1 122 500,00 1 053 562,07 6 173 687,05
29/06/2022 58 888,41 1 105 000,00 1 046 111,59 5 127 575,45
29/12/2022 48 909,96 1 087 500,00 1 038 590,04 4 088 985,41
29/06/2023 39 003,25 1 070 000,00 1 030 996,75 3 057 988,66
29/12/2023 29 168,97 1 052 500,00 1 023 331,03 2 034 657,63
29/06/2024 13 367,86 1 035 000,00 1 021 632,14 1 013 025,49
29/12/2024 4 474,51 1 017 500,00 1 013 025,49 -
Totaux 3 675 000,00 23 675 000,00 20 000 000,00

NB :
- le montant de l’intérêt effectif égale le montant de l’intérêt nominal (3 675 000,00 DA).
- Dans le tableau B ci-dessus, les intérêts ont été répartis sur la durée de l’emprunt.

44
Etape 3 : Calcul de l’intérêt réel (Taux d’intérêt du marché applicable, avec calcul
des intérêts intercalaires)
Tableau d’amortissement avec taux d’intérêt du marché (6%) Tableau C
Date
Encours Principal Intérêts semestrialités
d'échéance
29/12/2010 20 000 000,00
29/12/2011 20 000 000,00 1 200 000,00 1 200 000,00
29/12/2012 20 000 000,00 1 200 000,00 1 200 000,00
29/12/2013 20 000 000,00 1 200 000,00 1 200 000,00
29/12/2014 20 000 000,00 1 200 000,00 1 200 000,00
29/06/2015 20 000 000,00 1 000 000,00 600 000,00 1 600 000,00
29/12/2015 19 000 000,00 1 000 000,00 570 000,00 1 570 000,00
29/06/2016 18 000 000,00 1 000 000,00 540 000,00 1 540 000,00
29/12/2016 17 000 000,00 1 000 000,00 510 000,00 1 510 000,00
29/06/2017 16 000 000,00 1 000 000,00 480 000,00 1 480 000,00
29/12/2017 15 000 000,00 1 000 000,00 450 000,00 1 450 000,00
29/06/2018 14 000 000,00 1 000 000,00 420 000,00 1 420 000,00
29/12/2018 13 000 000,00 1 000 000,00 390 000,00 1 390 000,00
29/06/2019 12 000 000,00 1 000 000,00 360 000,00 1 360 000,00
29/12/2019 11 000 000,00 1 000 000,00 330 000,00 1 330 000,00
29/06/2020 10 000 000,00 1 000 000,00 300 000,00 1 300 000,00
29/12/2020 9 000 000,00 1 000 000,00 270 000,00 1 270 000,00
29/06/2021 8 000 000,00 1 000 000,00 240 000,00 1 240 000,00
29/12/2021 7 000 000,00 1 000 000,00 210 000,00 1 210 000,00
29/06/2022 6 000 000,00 1 000 000,00 180 000,00 1 180 000,00
29/12/2022 5 000 000,00 1 000 000,00 150 000,00 1 150 000,00
29/06/2023 4 000 000,00 1 000 000,00 120 000,00 1 120 000,00
29/12/2023 3 000 000,00 1 000 000,00 90 000,00 1 090 000,00
29/06/2024 2 000 000,00 1 000 000,00 60 000,00 1 060 000,00
29/12/2024 1 000 000,00 1 000 000,00 30 000,00 1 030 000,00
Totaux 20 000 000,00 11 100 000,00 31 100 000,00

Soit une subvention d’exploitation d’un montant de 7 425 000,00 DA.


(11 100 000 – 3 675 000)
Calcul du taux d’intérêt effectif :
1200000 1200000 1200000 1200000  1600000
     .......... 
(1  t )1 (1  t )2 (1  t )3 (1  t )4 (1  t )4,5
1030000
 20000000
(1  t )14

45
t= 6,043804%
Tableau d’amortissement avec taux d’intérêt effectif Tableau D

Date
Intérêts effectifs semestrialités Amortissement Coût Amorti
d'échéance

29/12/2010 20 000 000,00


29/12/2011 1 208 760,80 1 200 000,00 8 760,80 20 008 760,80
29/12/2012 1 209 290,29 1 200 000,00 9 290,29 20 018 051,09
29/12/2013 1 209 851,77 1 200 000,00 9 851,77 20 027 902,86
29/12/2014 1 210 447,19 1 200 000,00 10 447,19 20 038 350,05
29/06/2015 605 539,30 1 600 000,00 994 460,70 19 043 889,35
29/12/2015 575 487,67 1 570 000,00 994 512,33 18 049 377,03
29/06/2016 545 434,49 1 540 000,00 994 565,51 17 054 811,51
29/12/2016 515 379,69 1 510 000,00 994 620,31 16 060 191,20
29/06/2017 485 323,24 1 480 000,00 994 676,76 15 065 514,44
29/12/2017 455 265,08 1 450 000,00 994 734,92 14 070 779,52
29/06/2018 425 205,17 1 420 000,00 994 794,83 13 075 984,69
29/12/2018 395 143,44 1 390 000,00 994 856,56 12 081 128,13
29/06/2019 365 079,85 1 360 000,00 994 920,15 11 086 207,99
29/12/2019 335 014,34 1 330 000,00 994 985,66 10 091 222,33
29/06/2020 304 946,85 1 300 000,00 995 053,15 9 096 169,18
29/12/2020 274 877,32 1 270 000,00 995 122,68 8 101 046,49
29/06/2021 244 805,69 1 240 000,00 995 194,31 7 105 852,18
29/12/2021 214 731,89 1 210 000,00 995 268,11 6 110 584,07
29/06/2022 184 655,86 1 180 000,00 995 344,14 5 115 239,93
29/12/2022 154 577,54 1 150 000,00 995 422,46 4 119 817,47
29/06/2023 124 496,85 1 120 000,00 995 503,15 3 124 314,32
29/12/2023 31 243,49 1 090 000,00 1 058 756,51 2 065 557,81
29/06/2024 16 562,14 1 060 000,00 1 043 437,86 1 022 119,95
29/12/2024 7 880,05 1 030 000,00 1 022 119,95 -
11 100 000,00 31 100 000,00 20 000 000,00

La différence entre l’intérêt effectif calculé dans le tableau D et l’intérêt effectif


calculé dans le tableau B, constituée le montant de la subvention d’exploitation
calculé ci-dessus (7 425 000,00 DA).

46
Tableau E : calcul de la subvention par exercice
Date Intérêts effectifs Intérêts effectifs Subvention
d'échéance Tableau D Tableau B d'exploitation
29/12/2010
29/12/2011 1 208 760,80 381 544,50 827 216,30
29/12/2012 1 209 290,29 388 823,31 820 466,98
29/12/2013 1 209 851,77 396 240,98 813 610,79
29/12/2014 1 210 447,19 403 800,16 806 647,04
29/06/2015 605 539,30 205 751,77 399 787,53
29/12/2015 575 487,67 194 837,23 380 650,44
29/06/2016 545 434,49 183 985,51 361 448,98
29/12/2016 515 379,69 173 197,20 342 182,49
29/06/2017 485 323,24 162 472,91 322 850,33
29/12/2017 455 265,08 151 813,25 303 451,83
29/06/2018 425 205,17 141 218,84 283 986,33
29/12/2018 395 143,44 130 690,30 264 453,14
29/06/2019 365 079,85 120 228,26 244 851,59
29/12/2019 335 014,34 109 833,35 225 180,99
29/06/2020 304 946,85 99 506,21 205 440,64
29/12/2020 274 877,32 89 247,49 185 629,83
29/06/2021 244 805,69 79 057,84 165 747,84
29/12/2021 214 731,89 68 937,93 145 793,96
29/06/2022 184 655,86 58 888,41 125 767,45
29/12/2022 154 577,54 48 909,96 105 667,58
29/06/2023 124 496,85 39 003,25 85 493,60
29/12/2023 31 243,49 29 168,97 2 074,52
29/06/2024 16 562,14 13 367,86 3 194,28
29/12/2024 7 880,05 4 474,51 3 405,54
11 100 000,00 3 675 000,00 7 425 000,00

47
Traitement comptable à la clôture
29/12/2011
661 Charges d’intérêts 1 208 760,80
164 Emprunts auprès des établissements de crédit 381 544,50
748 Autres subventions d’exploitation 827 216,30
Evaluation au cout amorti - Tableau B

29/12/2012
661 Charges d’intérêts 1 209 290,29
164 Emprunts auprès des établissements de crédit 388 823,31
748 Autres subventions d’exploitation 820 466,98
Evaluation au cout amorti - Tableau B

29/12/2013
661 Charges d’intérêts 1 209 851,77
164 Emprunts auprès des établissements de crédit 396 240,98
748 Autres subventions d’exploitation 813 610,79
Evaluation au cout amorti - Tableau B

29/12/2014
661 Charges d’intérêts 1 210 447,20
164 Emprunts auprès des établissements de crédit 403 800,16
748 Autres subventions d’exploitation 806 647,04
Evaluation au cout amorti - Tableau B

29/06/2015
661 Charges d’intérêts 605 539,30
164 Emprunts auprès des établissements de crédit 1 144 248,23
748 Autres subventions d’exploitation 399 787,53
512 Banque 1 350 000,00
Evaluation au cout amorti - Tableau B

29/12/2015
661 Charges d’intérêts 575 487,67
164 Emprunts auprès des établissements de crédit 1 137 662,77
748 Autres subventions d’exploitation 380 650,44
512 Banque 1 332 500,00
Evaluation au cout amorti - Tableau B

29/06/2016
661 Charges d’intérêts 545 434,49
164 Emprunts auprès des établissements de crédit 1 131 014,49
748 Autres subventions d’exploitation 361 448,98
512 Banque 1 315 000,00
Evaluation au cout amorti - Tableau B

48
29/12/2016
661 Charges d’intérêts 515 379,69
164 Emprunts auprès des établissements de crédit 1 124 302,80
748 Autres subventions d’exploitation 342 182,49
512 Banque 1 297 500,00
Evaluation au cout amorti - Tableau B

On suit le même schéma d’écritures pour chaque exercice.

49
CONCLUSION

50
Notre Système comptable a s’inspire des normes comptables internationales – version
2004, Depuis sa promulgation en 2007, et son entrée en vigueur en 2010, il n’a connu
aucune évolution. Il fait l’objet actuellement de plusieurs critiques dues aux difficultés
rencontrées lors de son application.
La révision du SCF est une nécessité, qui permettra de revoir les méthodes d’évaluation
et de comptabilisation des instruments financiers par rapport aux nouvelles normes
comptables internationales publiées par l’IASB, notamment la norme IFRS 9
« Instruments financiers » publiée par l’IASB en 2014 et qui est applicable pour les
exercices ouverts à compter du 1er janvier 2018.
La commission de la révision du SCF installée par les pouvoirs publics depuis deux ans, n’a
pas encore présenté son projet de révision final à ce jour.

Notre atelier intitulé «Les pistes de révision du Système Comptable Financier»,


présenté lors de la journée d’étude organisée par le conseil de l’ordre des Experts
Comptables en 2018, il a été proposé la démarche suivante pour la révision du SCF :
 Se référer aux référentiels comptables éprouvés (IFRS PME et IAS/IFRS).
 Tenir compte des particularités économiques, sociales et politiques de
l’Algérie.
 Arrêter une stratégie de révision bien réfléchie.
 Associer l’université à ce grand chantier.
 Lancer un appel à contribution à toutes les parties concernées pour apporter
leurs propositions et remarques liées à la révision du SCF.
 Doter le groupe de révision des moyens humains, financiers et matériels
indispensables.

51
Bibliographie
1
Mémoire page 8
2
Mémoire page 8
3
PCG – Titre 211-2
4
IAS 32
5
IAS 32
6
PCG – Page 243
7
COSOB Algérie
8
IAS 32
9
COSOB Algérie
10
IAS 32
11
R.F.C. 400 Juin 2007 - Robert OBERT Diplômé d’expertise comptable Docteur en sciences de gestion
12
R.F.C. 400 Juin 2007 - Robert OBERT Diplômé d’expertise comptable Docteur en sciences de gestion
13
IAS 39
14
Arrêté du 26 juillet 2008 fixant les règles d’évaluation et de comptabilisation, le contenu et la présentation des
états financiers ainsi que la nomenclature et les règles de fonctionnement des comptes – Page 68
15
Arrêté du 26 juillet 2008 fixant les règles d’évaluation et de comptabilisation, le contenu et la présentation des
états financiers ainsi que la nomenclature et les règles de fonctionnement des comptes – Paragraphe 126-1
16
IAS 39 – paragraphe 9
17
Société inter-bancaire de formation – Diplôme d’Etudes Supérieures de Banque : Cour : Valeurs Mobilières / Page : 81
18
Société inter-bancaire de formation – Diplôme d’Etudes Supérieures de Banque : Cour : Valeurs Mobilières / Page : 77

52

Vous aimerez peut-être aussi