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mychauffage.

com

Jérémie Bigo (31 ans) était salarié d’une PME. Suite à un licenciement économique, il crée son
entreprise à 26 ans : mychauffage.com, plateforme web de vente et d’installation de chauffage
qui connaît un succès fulgurant.

Après une école d’ingénieur à Lille suivie d’un master en Entreprenariat (une formation de 1
an répartie sur 7 mois de cours puis un stage), Jérémie Bigo travaille pendant plus de 2 ans
comme salarié d’une entreprise de panneaux photovoltaïques à Amiens avant que l’entreprise
ne ferme. Il profite de son licenciement économique pour monter sa boîte au Havre, une société
par actions simplifiées (SAS).

« Il y a un manque de service dans l’artisanat, je voulais apporter une réponse à ce manque.


C’était le bon moment pour me lancer. Créer une entreprise tout en étant inscrit à Pôle emploi
présente quelques avantages : la possibilité de toucher le même salaire pendant un an puis 57
% du salaire brut un an supplémentaire, soit 2 ans pour créer sa boîte sans avoir à se verser un
salaire. C’est très rassurant. » ...de le voir se lancer dans une création après avoir vécu une
liquidation d’entreprise… mais ravi de voir l’énergie et l’enthousiasme qu’il mettait dans ce
projet.

« Les clients vont de plus en plus en ligne pour se renseigner et préparer ses achats. Il y a une
tension de plus en plus importante sur le prix. Internet permet de réduire ses coûts de manière
à être compétitif. »

Au début, l’objectif consiste à faire vivre l’entreprise : « On raisonne à très court terme : générer
du chiffre d‘affaires pour payer les charges, mois par mois. Puis mon rôle change…
Aujourd’hui il s’agit de développer les compétences, penser au prochain projet. Je travaille
moins dans l’urgence, mais ce n’est pas moins de travail. »

En effet, mychauffage.com réunit 17 salariés pour 4 millions de chiffre d’affaires. Le site figure
à la 244e place des 500 entreprises de la French Tech et génère environ 200 000 visites
mensuelles !

Très attaché aux échanges humains, Jérémie Bigo tient à ce que ses salariés arrivent avec le
sourire le matin, que le travail ne soit pas une corvée : « Je vis une belle aventure avec une super
équipe et je ne changerai pour rien au monde. »
Cabinet AUGEFI :

Tous les experts-comptables ne se ressemblent pas ! Sur le moyen terme, les uns voudront
devenir de véritables chefs d’entreprise, quand d’autres préfèreront conserver une taille
modeste. La question des objectifs personnels est donc déterminante – ici comme ailleurs !

La construction d’une offre de services constitue un volet clé de l’orientation stratégique d’un
jeune cabinet. L’important est d’aligner ensuite sur ce positionnement sa politique commerciale
et l’allocation de ses ressources. Le premier soin de l’expert-comptable est évidemment de se
constituer une activité « fond de panier ». La sous-traitance de petits clients pour les gros
cabinets en fait partie ; elle permet de gagner en expérience et d’avoir de premières histoires à
partager. Mais pour construire son propre portefeuille et gagner véritablement son
indépendance, un jeune cabinet doit aller chercher ses clients.

« Trouver de nouveaux clients n’est pas forcément difficile ; ce qui est plus dur c’est de trouver
les bons – ceux qui ont une vraie idée, de vrais moyens, et qui réussiront dans la durée ! »
déclare ainsi Jérôme Cavaillès

Celui-ci passe par le développement de son réseau. Dans son environnement proche, les réseaux
sociaux ont pu permettre de faire savoir que vous ouvriez un cabinet et que vous proposiez vos
services ; pour rafraîchir régulièrement la mémoire des amis et relations, la publication régulière
d’informations ou d’opinions sur l’actualité – toujours très riche – du domaine constitue un bon
moyen de développer notoriété et crédibilité.

« Dans notre métier, pour être un bon commercial, il faut d’abord bien faire son travail (…). Le
bouche à oreille reste essentiel pour faire grandir notre clientèle ! », Rappelait Jessie Deslandes,
une expert-comptable installée courant 2018.

« Un premier recrutement, c’est toujours un moment clé pour un entrepreneur car cela fait
référence à une prise de décision importante qui changera inévitablement son quotidien »,
déclare Géraldine Filippi, directrice de zone chez Adecco PME. Là-aussi, le profil du ou des
premiers collaborateurs doit s’inscrire dans la stratégie de développement choisie. La
compétence technique sera clé pour pouvoir déléguer les travaux du quotidien et retrouver ainsi
de la bande passante. Mais elle ne suffira pas. Les soft skills (le savoir être) du collaborateur,
et la confiance que l’on pourra lui accorder, vont compter pour beaucoup dans le bien-être au
travail du dirigeant !
Par ailleurs, ses capacités d’évolution doivent correspondre avec les perspectives ; si le travail
proposé ne suit pas la montée en compétences, le risque est grand d’avoir contribué à la
formation d’un collaborateur qui ira trop vite exercer ses compétences ailleurs.

QUESTIONS :

Déterminez à chaque Exemple :

1) la forme entrepreneuriale dont parle le texte. En justifiant.


2) les caractéristiques entrepreneuriales.
3) Le type de la création d’entreprise et les produits crées.
4) Les facteurs déclencheurs de l’entrepreneuriat.
5) Les exigences pour qu’un entrepreneur réussit à créer son entreprise (techniques,
professionnelles, personnelles, …etc.)
6) Les valeurs de la création d’entreprise pour l’entrepreneur.