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Evaluation du système logistique

pour la sécurisation des produits


de sante de la reproduction
- Année 2009 -

RAPPORT
Rapport final

Par les consultants nationaux :

- M. Fenosoa A. RATSIMANETRIMANANA
Statisticien Démographe

- Dr Dieudonné H. RASOLOMAHEFA
Médecin, Spécialiste en Santé Publique
SOMMAIRE
Pages

REMERCIEMENTS……………................................................................................................. 4

LISTE DES ABREVIATIONS ............................................................................................. 5

LISTE DES TABLEAUX…...................................................................................................... 7

LISTE DES GRAPHIQUES.................................................................................................... 10

RESUME EXECUTIF………....................................................................................................... 12

PREMIERE PARTIE : INTRODUCTION ........................................................ 22

1. CONSIDERATION GENERALE.................................................................................................. 23

2. RAPPELS DES OBJECTIFS DE L’EVALUATION.................................................................. 23

2.1 Finalité de l’évaluation……….................................................................................... 23


2.2 Quatre questions évaluatives…….………............................................................... 23

3. DEMARCHE DE L’EVALUATION…………………….................................................................. 24

3.1 Déroulement……….….….……….................................................................................... 24
3.2 Méthodes, techniques et outils de collecte des données.............................. 26
3.3 Méthode d’échantillonnage…………………..………………………………………... 29
3.4 Mode de traitement et d’analyse des données….…………………..…………. 30

4. DIFFICULTES RENCONTREES ET LIMITE DE L’EVALUATION................................... 30

4.1 Difficultés rencontrées ……….................................................................................... 30


4.2 Limite de l’évaluation …………….…………………….…………….............................. 31

5. QUALITE DES DONNEES COLLECTEES………….................................................................. 32

5.1 Complétude des informations.................................................................................. 32


5.2 Vraisemblance et cohérence des données……………………............................. 32

2
DEUXIEME PARTIE : ANALYSE DES RESULTATS............................................. 34

1. CARACTERISTIQUE DES ENTITES VISITEES….…………................................................... 35

1.1 Renseignements généraux sur les formations sanitaires visitées............ 35


1.2 Caractéristiques des personnes enquêtées……………….……………………... 36

2. PRINCIPAUX INDICATEURS DU PROGRAMME GLOBAL SPSR.................................... 39

3. ANALYSE DU SYSTEME D’APPROVISIONNEMENT ACTUEL……................................. 41

3.1 La chaîne d’approvisionnement en médicaments essentiels………............ 41


3.2 La gestion de la chaîne d’approvisionnement des produits SR...……......... 42

4. ANALYSE DE LA DISPONIBILITE DES PRODUITS SR ……….…….................................... 47

4.1 Existence de rupture de stock……………………………………………….…….......... 47


4.2 Existence d’excédent de stock………………………………………………………....... 55
4.3 Médicaments périmés……………………………………………...................................... 58

5. ANALYSE DU SYSTEME D’INFORMATION POUR LA GESTION LOGISTIQUE.......... 58

6. ANALYSE DES PROCEDURES DE CONTROLE DE STOCK…….......................................... 60

6.1 Contrôle de l’inventaire…………..………………………….…….................................... 60


6.2 Entreposage et stockage………..………………………………………............................ 62

7. ANALYSE DU SUPPORT ORGANISATIONNEL POUR LA LOGISTIQUE………….......... 64

7.1 Formation en logistique…………………………………….……....................................... 64


7.2 Supervision…………………….………..…….……………………………................................ 64

8. ANALYSE DE L’UTILISATION DES PRODUITS………………………………..……................. 67

TROISIEME PARTIE : CONCLUSION .............................................................................. 70

PLAN D’ACTION 2010 ………………………………………………………................................ 72

ANNEXES……………………………………………………………………………................................... 78

Annexe 1 : Termes de référence des consultants nationaux …............................. 79


Annexe 2 : Résumé de l’agenda de réalisation de l’enquête SPSR 2009 ….. 83
Annexe 3 : Liste des sites–échantillons….………………………………........................... 84
Annexe 4 : Questionnaire PPS ……………………………………………............................... 94
Annexe 5 : Questionnaire bénéficiaire SR..……………………………………….............. 109
Annexe 6 : Questionnaire PhaGDis………..….………………………………………............ 112
Annexe 7 : Méthode de calcul des indicateurs……………………..……………............ 124

3
Remerciements
Les consultants nationaux, chargés de la coordination de la mise en œuvre
de l’évaluation, remercie l’Equipe Cadre National (ECN) - jouant le rôle de
comité de pilotage de l’évaluation – pour leur franche collaboration, qui a
été le ferment de la réalisation dans les meilleures conditions de la mission.

Il en est de même pour les différents responsables au niveau central aussi


bien du Ministère de la Santé, de la Centrale d’Achats SALAMA que des
partenaires techniques et financiers, auprès desquels nous avons toujours
trouvé un accueil amical et chaleureux, et qui ont bien voulu nous fournir
toutes les informations utiles à ce travail.

Nos remerciements vont également à des responsables régionaux, de


district et des points de prestation de services et les bénéficiaires des
services de Santé de la Reproduction qui ont fait montrent de grande
disponibilité tout au long de la mission.

Nous tenons aussi à rendre hommage au travail exceptionnel réalisé par


l’ONG SAF/FJKM dans la gestion de tous les aspects logistique de
l’évaluation et ce, dans un professionnalisme exemplaire. Il en est de même
pour le professionnalisme dont à fait preuve les agents de terrain
(superviseurs et enquêteurs) : merci mille fois !

Enfin, nous ne pouvons pas passer sous silence les actions méritoires de
l’UNFPA qui n’a ménagé aucun effort pour mobiliser les ressources
techniques et financières nécessaires pour mener à bien l’évaluation.

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LISTE DES ABREVIATIONS
ARV : Anti Retro Viral
BSD : Bureau de Santé de District
CCV : Contraception Chirurgicale Volontaire
CHANNEL : Logiciel de gestion des produits de santé
CHD : Centre Hospitalier de District
CHRR : Centre Hospitalier de Référence Régional
CI : Contraceptif Injectable
CMM : Consommation Mensuelle Moyenne
CO : Contraceptif Oral
CSB : Centre de Santé de Base
DGLMT : Direction de la Gestion des intrants de santé,
des Laboratoires et de la Médecine Traditionnelle
DIU : Dispositif Intra Utérin
DPF : Direction du Planning Familial
DRS : Direction Régionale de la Santé
DSSB : Direction des Soins de Santé de Base
DSME : Direction de la Santé de la Mère et de l’Enfant
DULMT : Direction des Urgences et de la Lutte contre les Maladies
Transmissibles
FANOME : Fandraisana Anjara NO Mba Entiko
(Fonds d’Approvisionnement NOn stop en Médicaments
Essentiels)
FFOM : Forces, Faiblesses, Opportunités, Menaces
IST/SIDA : Infections Sexuellement Transmissibles/
Syndrome de l’Immuno Déficience Acquise
MEG : Médicaments Essentiels Génériques
MSI : Marie Stopes International
MSR : Maternité Sans Risque
OEIL : Outil d’Evaluation des Indicateurs Logistiques
OESL : Outil d’Evaluation du Système Logistique
ONG : Organisation Non Gouvernementale
PAIS : Programme Intégré d’Approvisionnement en Intrants
de Santé
PF : Planning Familial
PhaGDis : Pharmacie de Gros de District
PMPS : Projet Multisectoriel pour la Prévention du Sida
PPPS : Premier Périmé Premier Sorti
PPS : Points de Prestation de Services
PTF : Partenaire Technique et Financier
RMA : Rapport Mensuel d’Activité
RUMER : Registre d’Utilisation des Médicaments et des Recettes

5
SAF/FJKM : Sampan’Asa Fampamdrosoan’ny Fiangonan’i Jesoa Kristy
eto Madagasikara
(Département Développement de l’Eglise de Jésus Christ à
Madagascar)
SALAMA : Centrale d’Achat de Médicaments Essentiels
SE/CNLS : Secrétariat Exécutif du Comité National
de Lutte contre le VIH/Sida
SIGL : Système d’Information pour la Gestion Logistique
SLIST : Service de Lutte contre les Infections Sexuellement
Transmissibles
SME : Santé de la Mère et de l’Enfant
SPSR : Sécurisation des Produits de Santé de la Reproduction
SR : Santé de la Reproduction
SSD : Service de Santé de District
UASM : Unité d’Approvisionnement en Solutés Massifs
UGP : Unité de Gestion des Projets Santé
UNFPA : Fonds des Nations Unies pour la Population
UNICEF : Fonds des Nations Unies pour l’Enfance
USAID : Agence des Etats Unies pour le Développement International

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LISTE DES TABLEAUX
Tableau I : Techniques et outils de collecte des données

Tableau II : Tailles de l’échantillon des populations cibles


selon l’accessibilité des PPS

Tableau III : Effectif des populations cibles enquêtées

Tableau IV : Répartition des PPS visités selon le type et l’accessibilité

Tableau V : Pourcentage de PPS disposant de facilité en matière d’électricité,


d’eau courante et de communication selon le type

Tableau VI : Pourcentage de PPS disposant de facilité en matière d’électricité, d’eau


courante et de communication selon l’accessibilité

Tableau VII : Qualification des personnes enquêtées au niveau des PPS selon le type

Tableau VIII : Qualification des personnes enquêtées au niveau des PPS


selon l’accessibilité

Tableau IX : Distance du domicile des bénéficiaires SR par rapport au PPS

Tableau X : Services SR fréquentés par les femmes bénéficiaires

Tableau XI : Valeurs actuelles des principaux indicateurs du Programme Global SPSR

Tableau XII : Pourcentage de PPS selon le type ayant connu une rupture de stock
en produits contraceptifs durant les 6 derniers mois

Tableau XIII : Pourcentage de PPS selon l’accessibilité ayant connu une rupture de stock
en produits contraceptifs durant les 6 derniers mois

Tableau XIV : Durée moyenne (en mois) des ruptures de stock en produits contraceptifs
ayant eu lieu les 6 derniers mois selon le type de PPS

Tableau XV : Durée moyenne (en mois) des ruptures de stock en produits contraceptifs
ayant eu lieu les 6 derniers mois selon l’accessibilité des PPS

Tableau XVI : Causes des ruptures de stock en produits contraceptifs


selon le type de PPS durant les 6 derniers mois

Tableau XVII : Causes des ruptures de stock en produits contraceptifs


selon l’accessibilité des PPS durant les 6 derniers mois

Tableau XVIII : Pourcentage de PPS selon le type ayant connu une rupture de stock
en médicaments traceurs MSR durant les 6 derniers mois

Tableau XIX : Pourcentage de PPS selon l’accessibilité ayant connu une rupture de stock
en médicaments traceurs MSR durant les 6 derniers mois

7
Tableau XX : Durée moyenne (en mois) des ruptures de stock en médicaments
traceurs MSR ayant eu lieu les 6 derniers mois selon le type de PPS

Tableau XXI : Durée moyenne (en mois) des ruptures de stock en médicaments
traceurs MSR ayant eu lieu les 6 derniers mois selon l’accessibilité
des PPS

Tableau XXII : Causes des ruptures de stock en médicaments traceurs MSR


selon le type de PPS durant les 6 derniers mois

Tableau XXIII : Pourcentage de PPS selon le type ayant connu une rupture de stock
en produits IST/SIDA durant les 6 derniers mois

Tableau XXIV : Pourcentage de PPS selon l’accessibilité ayant connu une rupture de stock
en produits IST/SIDA durant les 6 derniers mois

Tableau XXV : Durée moyenne (en mois) des ruptures de stock en produits IST/SIDA
ayant eu lieu les 6 derniers mois selon le type de PPS

Tableau XXVI : Durée moyenne (en mois) des ruptures de stock en produits IST/SIDA
ayant eu lieu les 6 derniers mois selon l’accessibilité des PPS

Tableau XXVII : Causes des ruptures de stock en produits IST/SIDA


selon le type de PPS durant les 6 derniers mois

Tableau XXVIII : Pourcentage de PPS selon le type ayant connu un excédent de stock
en produits contraceptifs durant les 6 derniers mois

Tableau XXIX : Pourcentage de PPS selon l’accessibilité ayant connu un excédent de stock
en produits contraceptifs durant les 6 derniers mois

Tableau XXX : Pourcentage de PPS selon le type ayant connu un excédent de stock
en médi caments traceurs MSR durant les 6 derniers mois

Tableau XXXI : Pourcentage de PPS selon l’accessibilité ayant connu un excédent de stock
en médicaments traceurs MSR durant les 6 derniers mois

Tableau XXXII : Pourcentage de PPS selon le type ayant connu un excédent de stock
en produits IST/SIDA durant les 6 derniers mois

Tableau XXXIII : Pourcentage de PPS selon l’accessibilité ayant connu un excédent de stock
en produits IST/SIDA durant les 6 derniers mois

Tableau XXXIV : Pourcentage de PPS selon le type appliquant les dispositifs de gestion
des médicaments périmés

Tableau XXXV : Pourcentage de PPS selon le type disposant des différents outils
nécessaires au bon fonctionnement du SIGL

Tableau XXXVI : Pourcentage des quantités livrées par rapport aux quantités commandées
par type de PPS et par programme

Tableau XXXVII : Fréquence des inventaires physiques des produits contraceptifs


selon le type de PPS

8
Tableau XXXVIII : Fréquence des inventaires physiques des médicaments traceurs MSR
selon le type de PPS

Tableau XXXIX : Fréquence des inventaires physiques des produits IST/SIDA


selon le type de PPS

Tableau XXXX : Pourcentage de PPS selon le type au fait des différents outils
nécessaires pour assurrer un bon entreposage et stockage

Tableau XXXXI : Pourcentage de PPS selon le type se conformant aux différents principes
d’un bon support organisationnel pour la logistique

Tableau XXXXII : Perception par les bénéficiaires de la qualité des services SR offerts

Tableau XXXXIII : Evolution des moyennes des CMM pour les trois premiers trimestres
de l’année 2009 et de l’année 2009

9
LISTE DES GRAPHIQUES
Graphique 1 : Proportion de PPS disposant de facilité en matière d’électricité,
d’eau courante et de communication selon le type

Graphique 2 : Durée moyenne (en mois) des ruptures de stock en produits


contraceptifs ayant eu lieu les 6 derniers mois

Graphique 3 : Proportion de PPS, dans leur ensemble, ayant connu une rupture
de stock en médicaments traceurs MSR durant les 6 derniers mois

Graphique 4 : Durée moyenne (en mois) des ruptures de stock en médicaments


traceurs MSR ayant eu lieu les 6 derniers mois (Ensemble PPS)

Graphique 5 : Proportion de PPS ayant connu une rupture de stock en produits


IST/SIDA durant les 6 derniers mois selon l’accessibilité

Graphique 6 : Durée moyenne (en mois) des ruptures de stock en produits


IST/SIDA ayant eu lieu les 6 derniers mois (Ensemble PPS)

Graphique 7 : Evolution des moyennes des CMM pour les trois premiers
trimestres de l’année 2009 et de l’année 2009 (par PPS)

10
Photo : Dr SAHONDRA HARISOA Lalao Josée (CSB2 Andingandingana)

11
Résumé exécutif
Cadre de l’évaluation
L’approvisionnement en produits de Santé de la Reproduction durables et fiables
constitue la base indispensable sur laquelle toutes initiatives crédibles en matière de
Santé de la Reproduction doivent être fondées. Pour garantir l’efficacité de la mise en
œuvre de ces initiatives, il faut impérativement fournir des produits de Santé de la
Reproduction :

• de bonne qualité (assurance qualité) ;

• en bonnes quantités (prévision) ;

• au bon en droit (disponible/accessible) ;

• au bon moment (distribution) ;

• dans de bonne condition (stockage) ; et

• au bon prix (coût abordable).

Ce processus logistique complexe, qui fait intervenir de nombreux participants, tant du


secteur public que du secteur privé, est dénommé « Sécurisation des Produits de Santé
de la Reproduction » (SPSR).

Internalisant ces considérations, Madagascar a procédé à la mise en place d’un cadre de


référence et d’orientation des interventions en faveur de la sécurisation des intrants de
SR, à savoir : le plan stratégique pour la SPSR.

L’évaluation annuelle du système logistique pour la Sécurisation des Produits de Santé


de la Reproduction (SPSR) est une partie intégrante de la mise en œuvre de ce plan
stratégique pour la SPSR. En effet, l’évaluation du système d’approvisionnement en place
est une étape préalable indispensable pour son renforcement tout en apportant des
renseignements sur ses forces et faiblesses et en fournissant les données de base
permettant de suivre sa performance.

Une première évaluation a été réalisée en Novembre 2008. La présente évaluation est
faite pour déterminer les changements intervenus durant ces périodes d’intervention
(2008-2009) et pour mettre à jour les indicateurs clés en matière de SPSR. Pour ce faire,
elle s’articule autour des questions suivantes :

• Quelles sont les valeurs actuelles des indicateurs de Programme Global SPSR ?

• Comment se présentent les capacités humaines et organisationnelles au sein de


toutes composantes de la SPSR ?

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• Quelles sont les stratégies de renforcement des capacités nationales en matière
de SPSR et ce, pour chaque niveau du système afin que le produit de Santé de la
Reproduction soit disponible au moment opportun pour les bénéficiaires ? Quel
plan de mise en œuvre peut-il être proposé ?

• Quelles sont les effets de la gratuité des produits SR sur le système logistique ?

L’évaluation a permis de toucher 477 Points de Prestation de services publics (PPS) en


matière de logistique de produits de Santé de la Reproduction dont 457 CSB, 20
Hôpitaux et 39 Pharmacies de Gros de District (PhaGDis). Des informations ont été
également collectées auprès 20 Bureaux de Santé de District (BSD), des responsables
centraux au niveau du Ministère de la Santé impliqués, des responsables de la Centrale
d’Achats de Médicament (SALAMA) et des partenaires techniques et financiers, tous
impliqués dans la SPSR.

Opérationnalisation de la SPSR à Madagascar


Les résultats de l’évaluation ont révélé que concernant les indicateurs du programme
global SPSR : (i) les contraceptifs oraux sont offerts dans 98,5% des formations
sanitaires publics ; (ii) l’offre d’implants ne concerne que 37,1% des formations
sanitaires publics disposant du plateau technique nécessaire (CSB2, CHD/CHRR) ; (iii) le
dispositif intra utérin (DIU) n’est disponible que dans 12,2% des formations sanitaires
publics disposant du plateau technique nécessaire (CSB2, CHD/CHRR) ; (iv) la
contraception chirurgicale volontaire (CCV) est offerte dans 57,1% des formations
sanitaires publics disposant du plateau technique nécessaire (CHD2/CHRR) ; (v) 92,9%
de PPS offrent au moins trois services SR; (vi) 80,3% de PPS offrent au moins 5
médicaments traceurs MSR; (vii) pour l’année 2009, l’inscription sur la ligne budgétaire
de l’Etat réservée à l’achat de contraceptifs s’élevait à 250 253 000 Ariary soit environ
150 000 USD; (viii) le plaidoyer auprès du Gouvernement, du Parlement, des
responsables régionaux ainsi que des leaders politiques et religieux, prévu à être réalisé
en collaboration avec les partenaires techniques et financiers, la deuxième année de
mise en œuvre de la stratégie SPSR, n’a pas pu se tenir à cause des évènements survenus
cette année 2009 ; (ix) l’existence d’un comité de partenaires SR fonctionnel chargé de la
prévision et l’approvisionnement de produits SR, tenant leurs réunions semestrielles
sans discontinuer, montre l’existence au niveau national d’une capacité nationale pour
planifier et mettre en œuvre une approche pour la sécurisation des produits de SR ;
(x) des leçons apprises sur la SPSR, il y en a sans doute beaucoup, mais leur
documentation et leur dissémination n’est pas encore suffisante à ce jour en dehors du
cercle restreint des responsables sanitaires et des partenaires techniques et financiers
impliqués dans la mise en œuvre de la Santé de la Reproduction et (xi) au total , 99
produits de SR sont inscrits dans la liste des médicaments essentiels. Pour la
composante MSR, 3 médicaments manquent encore dans cette liste, il s’agit du :
Misoprostol, de la Prostaglandine et du Sulfate de Magnésium.

Parmi les formations sanitaires offrant des méthodes de Planification Familiale, les
situations de rupture de stock de produits contraceptifs, se sont produites dans 11,9%
de celles-ci, pour l’ovrette 6% pour le lofemenal, 15,6% pour le Dépo Provera et 3,8%
pour les implants ; ceci pendant les six (6) mois qui ont précédé l’enquête. Les durées

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moyennes de ces ruptures de stock étaient respectivement de 2,4 mois pour l’ovrette,
1,5 mois pour le lofemenal, 1,2 mois pour le Dépo Provera et 27 jours pour les implants.

Pour les médicaments MSR, la fréquence des ruptures de stock variait d’un médicament
à un autre et oscillait entre 2 et 13% des PPS qui en disposaient. Signalons que certains
médicaments tels que la sulfate de magnésie et l’adrénaline n’existaient que dans
certains grands centres de santé et les hôpitaux.

Pour les produits IST/SIDA, l’occurrence d’une rupture de stock variait également d’un
produit à un autre et était de 8,4% pour la Benzathine Pénicilline et 30% pour le
Génicure. La durée moyenne de ces ruptures de stock varie d’un produit à un autre de
façon assez importante entre environ 2 mois à presque 5 mois pour certains produits.

Il importe de noter que, par rapport à l’accessibilité des PPS, moins les formations
sanitaires sont accessibles, plus elles ont tendance à faire face à des situations de
rupture de stock.

Une rupture de stock au niveau du PhaGDis de dépendance est la principale cause


avancée par les responsables de PPS pour expliquer l’occurrence de situations de
ruptures de stock à leur niveau durant les 6 derniers mois et ce, indépendamment de
l’accessibilité des PPS.

S’agissant de l’existence des excédents de stock, les résultats de l’évaluation ont mis en
exergue le fait que les PPS situés en zone enclavée seraient plus sujets à présenter des
excédents de stock que ceux en zone accessible. La question qui se pose est alors de
savoir si : cette situation est due à une mauvaise maîtrise de la consommation réelle ou à
un excès de prudence par peur d’une rupture au cas où la consommation augmenterait
brusquement dans ces PPS ?

Les résultats de l’évaluation ont permis également de constater que malgré le fait que
peu de PPS ont déclaré ne pas avoir un excédent de stock lors de l’enquête, un peu plus
d’un PPS sur 5 (18,1%) ont présenté des médicaments périmés dans leur stock. Une
situation qui attesterait, toute chose égale par ailleurs, le niveau d’application du
principe du Premier Périmé Premier Sorti (PPPS) dont l’effectivité est enregistrée dans
95,8% des PPS. Cependant, il y a lieu de signaler que les produits périmés sont
physiquement séparés du stock de produits disponibles dans le magasin ou dans les
armoires dans 81,5% des cas. Ils sont par la suite détruits conformément aux
procédures en vigueur en la matière.

En ce qui concerne l’utilisation des produits de SR, il faut noter que des protocoles de
prise en charge thérapeutique sont disponibles pour les 3 programmes PF, IST/SIDA et
MSR mais certains ne sont pas utilisés faute de supervision de leur utilisation. Par
contre, les bénéficiaires de services, qui viennent dans la grande majorité des cas pour
des prestations de services de PF et de MSR, sont satisfaits de la qualité des services
offerts dans plus de 70 % des cas. Pour améliorer davantage cette qualité des services,
les bénéficiaires suggèrent : (i) l’approvisionnement en eau courante des centres de
santé qui n’est actuellement que de 35,2% des PPS; (ii) l’approvisionnement en
électricité ou source d’énergie qui ne couvre que 34 % des PPS ; (iii) l’affectation de
médecins dans certains centres; (iv) l’affectation des sages femmes dans certains PPS et

14
(v) la continuation de la politique de gratuité des services, des médicaments et des Kits
d’accouchements et de la césarienne.

Capacités humaines et organisationnelles en matière de SPSR


Pour le système actuel, l’approvisionnement en médicaments essentiels génériques et
consommables médicaux (y compris ceux des programmes verticaux) de toutes les
formations sanitaires publiques ainsi que de nombreux organismes à but non lucratif à
Madagascar est principalement à la charge de la Centrale d’Achat de Médicaments
Essentiels de Madagascar « SALAMA ».

Ce fait suppose la mise en place d’un système d’approvisionnement unique comme il a


été renforcé par le programme PAIS. Malheureusement, tel n’est pas encore le cas dans
la réalité à Madagascar, car il existe de circuits parallèles tant pour l’acquisition que
pour les achats et la distribution des produits, dans le but de répondre à des besoins
spécifiques des programmes de santé. Cette situation est aussi favorisée par l’existence
de multiples sources de financements qui ont leurs propres systèmes et exigences.

Afin de résoudre le problème de sélection de produit, Madagascar a élaboré un


document de politique nationale pharmaceutique et une liste nationale de médicaments
essentiels révisables tous les deux ans. Des mises à jour devront cependant être
apportées à ces documents pour que ceux-ci puissent jouer pleinement leur rôle
normatif. En effet, la politique nationale pharmaceutique ne prend pas en compte tout ce
qui est don de médicaments. Il en est de même pour la liste nationale des médicaments
essentiels qui ne contient pas encore certains médicaments pourtant inclus dans la liste
des médicaments SR à sécuriser dans le cadre du plan stratégique pour la SPSR.

S’agissant de l’établissement des besoins en produits SR (prévision), le processus suivi


varie d’une composante SR à une autre. Pour la composante PF, un comité de
partenaires SR/PF composé des cadres du ministère chargé de la santé et des principaux
partenaires actifs dans le domaine de la SR (UNFPA, USAID, PSI, Santénet, IRH) organise
deux ateliers semestriels dont le premier se concentre sur l’adoption des perspectives
de l’année en cours, la validation des besoins et la détermination du plan
d’approvisionnement. Le deuxième consiste à assurer le suivi de l’état d’avancement du
programme établi et de faire des ajustements le cas échéant. Pour la composante MSR,
les données sur la consommation réelle en produits ne sont pas disponibles, les
méthodes démographiques et les statistiques de service sont utilisées pour la prévision.
Pour la composante IST/SIDA, la prévision est basée sur les objectifs du programme
établis au niveau central.

En ce qui concerne l’acquisition et les achats des produits, il convient de souligner que
différents mécanismes sont utilisés selon les partenaires. Pour la composante PF,
l’UNFPA assure les achats et l’acheminement des produits jusqu’au Magasin de SALAMA
tandis que le Ministère chargée de la santé publique s’occupe des procédures de
dédouanement. L’USAID, par contre, assure les achats, la réception et le stockage des
produits jusqu’à son magasin. Le Ministère en charge de la santé publique prend en
charge le transfert des produits du magasin de l’USAID jusqu’au magasin de stockage de
SALAMA.

15
L’ETAT prend part à l’acquisition des produits en octroyant une ligne budgétaire à la
Direction du Planning Familial (DPF) depuis 2007. La commande est passée par la
direction à SALAMA qui assure par la suite les achats, la réception, le stockage et la
distribution des produits.

Pour la composante MSR, une ligne budgétaire de l’Etat, gérée par la Direction de la
Gestion des intrants de santé, des Laboratoires et de la Médecine Traditionnelle
(DGLMT), a permis d’acquérir certains produits de MSR et des Kits pour opérations
césariennes. D’autres partenaires tels que l’UNFPA, MSI, UNICEF ont participé également
à l’acquisition de Kits et médicaments MSR.

Pour la composante IST/SIDA, le Secrétariat Exécutif du Comté National de Lutte contre


le VIH/Sida (SE/CNLS) sur financement du Projet Multisectoriel de la Prévention du Sida
(PMPS) appuyé par la Banque Mondiale et du Projet de lutte contre les IST/SIDA appuyé
par le Fonds Mondial de lutte contre le Sida, le Paludisme et la Tuberculose, via l’Unité
de Gestion des Projets (UGP) Santé du ministère assure les achats, au prorata des
besoins émis par le programme, réceptionne, stocke et livre les produits jusqu’au niveau
des districts et les médecins référents. L’UNICEF a également acheté des réactifs pour le
dépistage de la syphilis chez la femme enceinte et des formes pédiatriques pour les
médicaments ARV.

Dans le domaine du transport et distribution des produits SR, l’évaluation a permis


également de relever l’existence de mécanismes variés selon les composantes SR. Pour
la composante PF, les contraceptifs sont intégrés dans le circuit de distribution en
Médicaments Essentiels Génériques (MEG) et des consommables médicaux SALAMA
quelle qu’en soit la source. A ce titre, ils sont acheminés des magasins centraux de
SALAMA jusqu’aux PhaGDis qui constituent les magasins de dépôts des SSD. Chaque
région de Madagascar est approvisionnée par SALAMA selon un planning d’expédition
préétabli (une livraison par trimestre pour les régions faciles d’accès et une par
semestre pour les régions difficiles d’accès). Faute de moyens de transport, la centrale
d’achat est obligée de sous traiter les activités de transport avec des privés. Arrivés aux
PhaGDis, les transports des produits sont assurés par les PPS selon les moyens de
transport existants (en taxi-brousse, en moto, à bicyclette, en pirogue ou à pied…). Au
niveau des Districts la passation de commande et la levée des produits contraceptifs se
font souvent au même moment que les MEG. Sinon les prestataires des PPS profitent des
revues périodiques organisées au niveau des SSD pour commander et prendre livraison
des contraceptifs.

Pour la composante MSR, les produits empruntent plusieurs circuits de distribution


selon la source d’acquisition. Ainsi les produits financés par le budget de l’Etat suivent le
circuit SALAMA. Par contre, les produits acquis auprès des différents partenaires
techniques et financiers sont soit acheminés par ces derniers jusqu’au SSD de
destination, soit envoyés selon le circuit de SALAMA.

Pour la composante IST/SIDA, le programme IST/SIDA ne disposant pas de magasin de


stockage, une fois les produits et les réactifs acquis, l’UGP assure leur acheminement
jusqu’au SSD et les médecins référents pour le cas des antirétroviraux La
réapprovisionnement se fait à la demande des médecins référents car la consommation
est actuellement encore non maîtrisée et la durée de péremption des produits très

16
courte. Ceci démontre la précarité du système de distribution des antirétroviraux
expliquant les ruptures de stock répétées ainsi que l’existence de produits périmés en
2008 et au début de cette année 2009.

En matière de Système d’information pour la gestion logistique (SIGL), il faut signaler


que les outils de gestion logistique (la fiche de stock, la fiche de rapport mensuel, le bon
de commande/bon de livraison, fiche de rapport trimestriel…) sont utilisés pour la
gestion des médicaments essentiels. Bien que les mouvements de stock des produits
(entrées, consommation, pertes et ajustements, solde) soient enregistrés sur les fiches
de stock, 24,9% n’étaient pas à jour le jour de la visite. Un rapport mensuel d’activités
(incluant un volet sur les données logistiques des contraceptifs) est transmis
mensuellement aux districts. Les produits de SR à sécuriser ne figurent pas encore dans
les rapports mensuels d’activités utilisés actuellement. Pour le SIGL, un rapport mensuel
logistique est envoyé au district qui se charge de la compilation des données collectées
au niveau de tous les PPS du district avant la transmission à la DRSAS de la région. Les
résultats du bilan annuel établi par les PhaGDis conditionnent le renouvellement de leur
contrat de gestion des PhaGDis.

Le délai entre la commande et la réception de produits varie d’un district à un autre.


Dans près de 90% des cas, le délai de la livraison est respecté.

Dans plus de 95% des cas, le stock disponible reporté dans le dernier rapport mensuel
d’activités concorde avec celui enregistré sur la fiche de stock.

L’analyse des données collectées a montré que 20% de l’ensemble des structures
visitées ne reçoivent pas toujours exactement les quantités qu’elles commandent suite
à une rupture soit au niveau de SALAMA soit au niveau des PhaGDis.
Le logiciel CHANNEL est fonctionnel dans plus de 90% des SSD, accepté et adopté par
les utilisateurs.

Au niveau des procédures de contrôle des stocks, l’évaluation a permis de révéler que,
contrairement aux autres composantes, pour la composante PF, les niveaux de stock
Minimum/Maximum sont bien établis. Cependant, malgré la mise en place de ce système
de contrôle d’inventaire, des ruptures de stock ont été observées au niveau des certains
magasins de stockage. De même, la majorité des stocks détails des CSB ne respectent
aucune règle de tenue des stocks : les produits sont conservés dans des armoires, sur
des étagères ou dans des cartons… sans aucun ordre.

Au niveau des PhaGDis, les conditions d’emmagasinage des produits sont


généralement satisfaisantes. L’espace de stockage est suffisante dans 84,1% des cas.
Par contre, pratiquement, tous les sites visités ne disposaient pas de matériel anti-
incendie le jour de la visite.

Il faut également noter qu’au cours de l’enquête, 100% des dispensateurs de PhaGDis
ont déclaré avoir reçu une formation en techniques de gestion logistique dans le cadre
du logiciel CHANNEL. En 2008, 100% des responsables PF des 111 districts sanitaires
de Madagascar, ont également bénéficié de cette formation pour la gestion logistique.

17
En matière de supervision des activités de SR, les personnes enquêtées ont rapporté
qu’elle se fait en cascade : le niveau central supervise le niveau régional ; le niveau
régional supervise le niveau district et le niveau district supervise les PPS. Toutefois,
force est de constater que durant l’enquête, 58,3% des PPS ont déclaré avoir été
supervisés sur les principaux aspects de la gestion logistique. 37,4% des personnes
enquêtées ont déclaré que les visites de supervision ne se font pas régulièrement au
niveau des districts. Il y a lieu également de préciser que les supervisions menées au
niveau des PPS ne sont pas standardisées quant aux contenus surtout pour le volet
logistique.

Les effets de la gratuité des produits SR


D’emblée, il faut préciser que la mesure des effets de la gratuité des produits SR n’est pas
aisée à travers la présente évaluation en raison de sa spécificité axée surtout sur la
logistique des produits de Santé de la Reproduction. Toutefois, en considérant que toute
chose égale par ailleurs, cette mesure peut être approchée par la comparaison des
moyennes de la consommation mensuelle moyenne (CMM) pour les trois premiers
trimestres de l’année 2008, d’une part et celles de l’année 2009, d’autre part. Dans la
mesure où, les produits contraceptifs sont les seuls à être donnés gratuitement aux
utilisatrices PF, la comparaison n’a concerné que les produits suivants : ovrette,
lofemenal, Dépo Provera et implants.

De la comparaison effectuée, Il est apparu que la gratuité semble ne pas avoir d’effet
sensible sur l’utilisation de l’ovrette et de l’implant contrairement à celle du lofemenal et
du Dépo Provera qui connaît une augmentation significative au fil des trimestres.

En effet, le Dépo Provera est le produit le plus demandé (une CMM de 265 doses par PPS,
en moyenne pour le troisième trimestre 2009) par les femmes car une seule injection
permet de les protéger contre une grossesse pendant un trimestre. Avec ce produit, il n’y
a aucun souci à se faire quant à l’oubli de la prise qui risque d’arriver avec les pilules
orales. Pour celles qui se cachent de leur mari également, le Dépo Provera présente un
avantage certain quant à la discrétion de son utilisation.

Les implants commencent également à être prisées par les utilisatrices, mais la quantité
disponible est encore limitée et les sites qui le proposent peu nombreux.

L’ovrette est la pilule la moins demandée (une CMM de 25 plaquettes par PPS, en
moyenne pour le troisième trimestre 2009) par les femmes, car d’après elles, beaucoup
d’effets secondaires émaillent de l’utilisation de ce produit. En effet, une aménorrhée
apparait, souvent, au cours de l’utilisation de ce produit mais la plus insupportable pour
elles est la présence de petits saignements irréguliers (métrorragie) au cours du cycle.
Toutefois, il faut noter que l’ovrette est seulement utilisée pour les femmes en post
partum. Il apparaît donc normal, qu’elle soit moins utilisée indépendamment des effets
secondaires susmentionnés.

La plupart des utilisatrices qui choisissent la méthode de contraception orale penchent


inévitablement vers le Lofemenal qui constitue de fait la pilule la plus demandée (une
CMM de 185 plaquettes par PPS, en moyenne pour le troisième trimestre 2009).

18
Ces différents constats amènent à formuler les recommandations suivantes :

DOMAINES D’ACTIVITES RECOMMANDATIONS RESPONSABLES


Sélection des produits Réviser la Liste Nationale des Médicaments Essentiels (LNME) Ministère de la Santé (niveau central)
Prévision Intégrer la prévision et la planification de Ministère de la Santé (niveau central)
l’approvisionnement en produits SR dans les ateliers et membres du Comité SR/PF
semestriels duCcomité SR/PF
Acquisition et achats des Renforcer le plaidoyer auprès des Partenaires au décours de la Ministère de la Santé (niveau central)
produits crise sociopolitique pour garder les acquis en matière de SME
Transport et distribution Mobiliser des fonds additionnels (Etat, Partenaires) pour Ministère de la Santé (niveau central)
prendre en charge les frais de transport après institution de la et Partenaires Techniques et
gratuité Financiers
Contrôle de l’inventaire Renforcer et rendre systématique le contrôle de l’inventaire à Ministère de la Santé (niveau central,
chaque visite de supervision niveau région, niveau district)
Entreposage - Valider, multiplier et diffuser le manuel de procédures de Ministère de la Santé (niveau central,
gestion des produits SR niveau région, niveau district) et
- Améliorer les conditions de stockage de 10% de PhaGDis prestataires de PhaGDis
en assurant leur extension et/ou en les dotant d’étagères
supplémentaires
- Renforcer la supervision en cascades
- Doter tous les PPS en armoire fermée à clé pour le stockage
des médicaments
Utilisation des produits - Produire et diffuser les instructions concernant les Ministère de la Santé (niveau central,
modalités d’utilisation des produits SR à chaque niveau de niveau région, niveau district)
la pyramide sanitaire
- Rendre disponible les produits SR essentiels dans les PPS
Système d’information pour la - Adapter le RMA aux besoins du SPSR Ministère de la Santé (niveau central,
gestion logistique - Elargir l’utilisation de CHANNEL aux autres médicaments niveau région, niveau district) et
SR membres du Comité SR/PF
- Former les responsables de PPS en Gestion logistique
DOMAINES D’ACTIVITES RECOMMANDATIONS RESPONSABLES
Formation en logistique - Remettre à niveau les prestataires en protocole Ministère de la Santé (niveau central,
thérapeutique SR et IST/SIDA niveau région, niveau district)
- Renforcer et mettre en œuvre le plan de suivi formatif

Supervision - Former les responsables régionaux et des districts en Ministère de la Santé (niveau central,
technique de supervision du système logistique niveau région, niveau district)
- Elaborer un guide de supervision SR y incluant la
supervision du système logistique
- Elaborer et mettre en œuvre un plan de supervision des
activités SR à tous les niveaux

20
Photo : Equipe VII (Kalivaria)
PREMIERE PARTIE

INTRODUCTION

22
1. CONSIDERATONS GENERALES
Au-delà du fait qu’elle soit un droit de la personne, la Santé de la Reproduction est un
moyen de sauver des vies et améliorer le bien être des individus.

Toutefois, sans les produits essentiels - des contraceptifs aux kits de dépistage et à
l'équipement nécessaire aux soins obstétricaux d'urgence – (les Produits de Santé de la
Reproduction), il s’avère difficile de protéger et de promouvoir le choix des individus à
exercer leurs droits fondamentaux à la Santé de la Reproduction.

L’approvisionnement en produits de Santé de la Reproduction durables et fiables


constitue la base indispensable sur laquelle toutes initiatives crédibles en matière de
Santé de la Reproduction doivent être fondées. Pour garantir l’efficacité de la mise en
œuvre de ces initiatives, il faut impérativement fournir des produits de Santé de la
Reproduction :

• de bonne qualité (assurance qualité) ;


• en bonnes quantités (prévision) ;
• au bon en droit (disponible/accessible) ;
• au bon moment (distribution) ;
• dans de bonne condition (stockage) ; et
• au bon prix (coût abordable).

Ce processus logistique complexe, qui fait intervenir de nombreux participants, tant du


secteur public que du secteur privé, est dénommé « Sécurisation des Produits de Santé
de la Reproduction » (SPSR).

2. RAPPELS DES OBJECTIFS DE L’EVALUATION

2.1 Finalité de l’évaluation

L’évaluation du système logistique pour la Sécurisation des Produits de Santé de la


Reproduction consiste à apprécier les résultats des interventions menées à travers
l’analyse de l’évolution des indicateurs, tout en déterminant les forces et les faiblesses
ainsi que les opportunités et menaces du système logistique actuel et en dégageant les
causes/facteurs déterminant le succès et/ou les lacunes constatés et ce, afin d’identifier
les actions à entreprendre pour améliorer le système.

2.2 Quatre questions évaluatives

A Madagascar, l’évaluation annuelle du système logistique pour la Sécurisation des


Produits de Santé de la Reproduction (SPSR) est une partie intégrante de la mise en
œuvre du plan stratégique pour la SPSR. En effet, l’évaluation du système
d’approvisionnement en place est une étape préalable indispensable pour son
renforcement futur en apportant des renseignements sur ses forces et faiblesses et en
fournissant les données de base permettant de suivre sa performance au fil du temps.

23
Une première évaluation a été réalisée en Novembre 2008. Elle a montré un certain
nombre de lacunes à combler. Suite à ce constat, des interventions ont été faites pour
améliorer la sécurisation des produits de Santé de la Reproduction, entre autres, la
formation en gestion logistique des produits de Santé de la Reproduction, la dotation en
matériels informatiques, ainsi que l’approvisionnement des points de prestation de
service en produits de Santé de la Reproduction.

La présente évaluation est faite pour déterminer les changements intervenus durant ces
périodes d’intervention (2008-2009) et pour mettre à jour les valeurs actuelles des
indicateurs clés en matière de SPSR. Pour ce faire, elle s’articule autour des questions
suivantes :

• Quelles sont les valeurs actuelles des indicateurs de Programme Global SPSR ?

• Comment se présentent les capacités humaines et organisationnelles au sein de


toutes composantes de la SPSR ?

• Quelles sont les stratégies de renforcement des capacités nationales en matière


de SPSR et ce, pour chaque niveau du système afin que le produit de Santé de la
Reproduction soit disponible au moment opportun pour les bénéficiaires ? Quel
plan de mise en œuvre peut-il être proposé ?

• Quelles sont les effets de la gratuité des produits SR sur le système logistique ?

3. DEMARCHE DE L’EVALUATION

3.1 Déroulement

L’évaluation est assimilable à une étude longitudinale descriptive à visée évaluative. Elle
a combiné l’analyse de données quantitatives et de données qualitatives en vue de
recueillir des informations permettant d’approfondir la connaissance des forces, des
faiblesses, des opportunités et des menaces relatives au fonctionnement du système
logistique des produits de Santé de la Reproduction à Madagascar.

Les populations cibles de l’évaluation sont composées :

• des différentes parties prenantes impliquées dans gestion de la mise en œuvre du


plan stratégique pour la SPSR - les responsables centraux en charge de la SPSR
auprès du Ministère de la Santé, les partenaires techniques et financiers en SPSR,
les responsables régionaux et de district en charge de la SPSR- ;

• des Pharmacies de Gros de District (PhaGDis) représentés par leurs premiers


responsables respectifs ;

• des Points de Prestation de Services (PPS) publics représentés par leurs premiers
responsables respectifs ; et

• des bénéficiaires de services de SR.

24
Le processus de mise en œuvre de l’évaluation est composé des huit (08) étapes
suivantes :

1. Briefing de pré-mission : Briefing des consultants nationaux par l’Equipe Cadre


National au cours duquel, les consultants ont présenté le protocole d’étude, d’une
part et l’Equipe Cadre National a donné des directives plus détaillées sur les
tenants et aboutissants de la mission, d’autre part.

2. Entretien des consultants nationaux avec les différentes parties prenantes de la


SPSR au niveau central ;

3. Recrutement et formation des enquêteurs et superviseurs d’enquête par le


SAF/FJKM en collaboration avec les consultants nationaux ;

4. Collecte des données sur terrain dans un échantillon de Points de Prestation de


Services publics pour la collecte des données aussi bien quantitatives que
qualitatives sur la SPSR ;

5. Traitement et analyse des données ;

6. Rédaction du rapport préliminaire de l’évaluation par les consultants nationaux.

7. Remise du rapport préliminaire à l’UNFPA et recueil des commentaires et


suggestions d’amélioration.

8. Rédaction du rapport final de l’étude suivi de sa remise à l’UNFPA.

Il convient de rappeler que l’évaluation a été réalisée par l’Equipe Cadre National (ECN),
composée des représentants de la DSME, de la DPF, du SLIST/DULMT, de la DGLMT, de
l’UASM, de la Centrale d’Achats SALAMA, et des Partenaires Techniques et Financiers,
avec l'assistance technique de deux consultants nationaux (un Statisticien-Démographe
et un Médecin spécialiste en Santé Publique) et l’appui financier du Fonds des Nations
Unies pour la Population (UNFPA). La gestion des différents aspects logistiques de
l’évaluation a été confiée à l’ONG SAF/FJKM.

25
3.2 Méthodes, techniques et outils de collecte des données

Le tableau ci-après donne une vue synoptique des techniques et outils de collecte des données utilisées dans le cadre de l’étude :

Tableau I : Techniques et outils de collecte des données

Objectifs spécifiques Informations à recueillir Cibles sources Techniques de collecte Outils

Pourcentage des PPS offrant Responsables de PPS Consultation de registre


au moins 3 méthodes de Interview du chef de PPS
contraception.

Pourcentage de PPS ayant Responsables de PPS Interview des responsables


connu une rupture de stock Responsables magasin de PPS et/ou du magasin
dans les six derniers mois de stockage de stockage
(pour chaque produit de SR). Consultation des fiches de
stock
Apprécier les résultats des Questionnaire pour la
interventions menées à Proportion de PPS offrant au Responsable de PPS Interview du responsable collecte de données sur
travers l’analyse de moins 5 médicaments Consultation des registres terrain (adapté de
l’évolution des indicateurs. essentiels pour la santé et RUMER OEIL)
maternelle.

Pourcentage des PPS offrant au Responsables de PPS Interview des responsables


moins 3 services SR. Consultation de divers
registres

Effets de la gratuité des Responsables PPS Interview des responsables


produits SR sur le système Responsables centraux, Consultation de divers
logistique régionaux et de district registres

26
Objectifs spécifiques Informations à recueillir Cibles sources Techniques de collecte Outils

Nombre de Produits Responsables de la Consultation de la liste des


essentiels SR inclus dans la DGLMT médicaments essentiels
liste nationale des
médicaments essentiels

Responsables centraux Consultation de


Existence de ligne budgétaire PTF documents : loi des
nationale pour l’achat des SALAMA finances 2OO9 et état C3 de
produits contraceptifs la DPF, DSME et DGLMT
Responsables centraux Questionnaire pour le
Existence de stratégie de niveau central (adapté
Déterminer les forces et plaidoyer pour la SPSR de OESL)
les faiblesses ainsi que les financé et mis en œuvre
opportunités et menaces Responsables centraux, Interview des responsables Questionnaire pour la
du système logistique Existence d’une capacité régionaux et de district collecte de données sur
actuel. nationale fonctionnelle en terrain (adapté de
prévision des besoins et en OEIL)
approvisionnement
Responsables centraux, Interview des responsables
Existence d’une capacité régionaux et de district
nationale pour la
planification et la mise en
œuvre d’une approche de
SPSR Responsables centraux, Interview des responsables
régionaux et de district
Existence des leçons apprises
sur la SPSR documentées et
disséminées

27
Objectifs spécifiques Informations à recueillir Cibles sources Techniques de collecte Outils

Dégager les causes/ Une vue détaillée des actions Responsables centraux Interview des responsables Questionnaire pour le
facteurs déterminants le menées en matière de SPSR à PTF niveau central (adapté
succès et/ou les faiblesses tous les niveaux Responsables régionaux de OESL)
constatées. et de district
Responsables de PPS Questionnaire pour la
collecte de données sur
terrain (adapté de
OEIL)

Bénéficiaires de service Interview individuelle des Questionnaire


SR bénéficiaires d’enquête de sortie

Identifier les actions à Propositions d’amélioration Responsables centraux Interview des responsables Questionnaire pour le
entreprendre pour venant des responsables PTF niveau central (adapté
améliorer. Responsables régionaux de OESL)
et de district
Responsables de PPS Questionnaire pour la
collecte de données sur
terrain (adapté de
OEIL)

Bénéficiaires de service Interview individuelle des


SR bénéficiaires Questionnaire
d’enquête de sortie

28
Ainsi, deux catégories d’outils ont été utilisées pour mener à bien l’étude, à savoir :

• deux questionnaires adaptés des outils OEIL (Outil d’Evaluation des


Indicateurs Logistiques) et OESL (Outil d’Evaluation du Système Logistique)
pour les collectes de données aux niveaux central, régional et de district ainsi
qu’aux niveaux des Pharmacies de Gros de District et des Points de Prestation
de Services publics ; et

• un questionnaire d’interview de sortie à l’intention des bénéficiaires de


service de SR.

3.3 Méthode d’échantillonnage

Internalisant les principes régissant l’échantillonnage et prenant en considération les


recommandations formulées lors de l’atelier de Maputo sur le suivi des réalisations en
matière de SPSR tout en notant la spécificité de Madagascar en termes d’accessibilité des
différents districts sanitaires, les principes d’un sondage stratifié ont été appliqués pour
la détermination de l’échantillon des Points de Prestation de Services (PPS) publics à
inclure dans l’évaluation. Les strates sont les PPS selon leur degré d’accessibilité.

Pour ce faire, deux listes de Points de Prestation de Services publics (Centres de Santé de
Base) sont dressées :

- une liste des Points de Prestation de Services publics dans les districts
accessibles (non enclavés) ; et

- une liste des Points de Prestation de Services publics dans les districts
enclavés.

Ensuite, dans chaque liste de Points de Prestation de Services publics, l’on a procédé à
un tirage aléatoire systématique, d’un échantillon de 20% de Points de Prestation de
Services publics. Il en a été fait de même dans la liste des Centres Hospitaliers de District
(CHD) et Centres Hospitaliers de Référence Régionale (CHRR) pour la détermination des
CHD/CHRR-échantillons.

Les Points de Prestation de Services publics – échantillons sont par la suite regroupés
selon leurs districts d’appartenance. On obtient alors une liste de districts. Chaque fois
qu’un PPS-échantillon se trouvait dans un rayon de 5Km du chef-lieu du district, le
Bureau de Santé de District (BSD) et le PhaGDis de ce district ont été pris comme BSD-
échantillon et PhaGDis-échantillon.

En ce qui concerne les bénéficiaires de services de SR, un échantillon de 5 individus par


Points de Prestation de Services publics fut l’objet de l’enquête de sortie prévue dans le
cadre de l’étude. Le choix des individus intégrés dans l’échantillon s’est fait de la
manière suivante : la première personne à enquêter fut celle qui sortit en première
position d’une consultation en Santé de la Reproduction au moment où l’enquêteur s’est
trouvé dans le Point de Prestation de Services; les suivantes furent celles qui sortirent
en troisième, en cinquième, en septième, en neuvième et en onzième positions (une
personne sur deux).

29
En définitive, la taille de l’échantillon à considérer se présente comme suit :

Tableau II : Tailles de l’échantillon des populations cibles selon l’accessibilité des PPS

PPS
Populations cibles
Non Enclavés Enclavés Ensemble
PPS/CSB 235 240 475
PPS/CHD-CHRR 13 7 20
PPS/PhaGDis 26 14 40
BSD 26 14 40
BENEFICIAIRES SR 1240 1235 2475

3.4 Mode de traitement et d’analyse des données

Les données collectées durant la recherche documentaire et les descentes sur terrain
ont été analysées selon les méthodes d’analyse statistique de données quantitatives et
d’analyse de contenu pour les données qualitatives.

Pour les données quantitatives, l’on a procédé à la synthétisation des informations des
questionnaires individuels afin de les rendre utilisables pour les besoins de l’évaluation.

Pour y parvenir, le processus de traitement et d’analyse des données a suivi les étapes
suivantes : (i) le contrôle systématique des informations reçues ; (ii) la codification ; (iii)
la saisie des données ; (iii) l’écriture du programme de traitement ; (iv) la création des
tableaux statistiques ; (v) le traitement statistique des données ; (vi) l’interprétation des
résultats et (vii) la rédaction du rapport.

L'interprétation des résultats est passée au crible d'une analyse systémique structurée
des différents facteurs tout en considérant la SPSR et son environnement comme un
système.

La base des données issues de l’enquête sur terrain a été élaborée à l’aide du logiciel de
gestion des bases de données et de traitement statistique Epidata.

4. DIFFICULTES RENCONTREES ET LIMITE DE L’EVALUATION

4.1 Difficultés rencontrées

Dans l’ensemble, la présente évaluation s’est déroulée dans des conditions acceptables
malgré un délai de préparation assez court.

Bien que très bonne, la collaboration avec SAF/FJKM a été marquée par des problèmes
de coordination au départ d’autant plus que ce partenaire n’a reçu les ressources
financières indispensables à la réalisation des descentes sur terrain que tardivement.

Le tirage des échantillons de PPS devant faire l’objet de l’enquête a aussi posé quelques
soucis du fait de l’inexistence de base de données fiables. L’implication active d’un
membre de l’équipe de la Direction des Soins de Santé de Base (DSSB) de la Vice

30
Primature chargée de la santé Publique, dans le processus, a permis de surmonter cette
difficulté. Malgré cela, des Centres de Santé de Base (CSB) inscrits dans la base de
sondage n’existent plus ou n’a jamais existé au niveau de certains districts sanitaires.
Ailleurs des CSB censés appartenir à un district sanitaire se trouve réellement au niveau
d’un district sanitaire limitrophe. Ces états de chose ont retardé quelque peu la
réalisation du travail de certaines équipes sur terrain.

D’autre part, des CSB existants réellement sont fermés lors du passage des enquêteurs
par manque de personnels. Les équipes ont rapporté 3 cas de décès d’agents de santé
juste avant ou pendant leur passage. Par contre, la plupart des cas de fermeture de
centres de santé est due à l’affectation sans remplacement du personnel surtout des
Médecins, quelquefois à l’insu des Médecins Inspecteurs.

Il faut également relever l’occurrence d’un problème d’insécurité dans certaines


localités d’implantation des CSB-échantillons. Ce qui a amené les autorités politico-
administratives de ces localités à dissuader les équipes de terrain de s’y rendre.

Pour compléter l’échantillon, les consultants en accord avec les DRS et/ou les chefs SSD,
ont proposé aux équipes de terrain de changer les CSB manquants ou ne pouvant pas
être visités par des centres fonctionnels, de même catégorie, et situés le plus près des
CSB en question dans les mêmes districts.

La mise en œuvre des travaux de terrain coïncidait également avec la remise des
résultats de la Semaine de la santé de la mère et de l’enfant (SSME) au niveau des SSD, ce
qui fait que la plupart des chefs CSB étaient absent de leur poste. Il a fallu ramener ces
derniers à leur poste pour les besoins de l’enquête. Ce qui a provoqué une certaine
perturbation dans le déroulement des opérations sur terrain.

Deux autres contraintes sont également à signaler : (i) la tenue pendant la période de
collecte des données sur terrain du concours d’entrée à l’Institut National de Santé
Publique et communautaire, qui a mobilisé plusieurs médecins responsables au niveau
des SSD et des DRS ainsi qu’au niveau des hôpitaux et (ii) la réunion sur la gestion
budgétaire à l’intention de tous les responsables techniques et administratifs des SSD et
des DRS. Ce qui a compliqué la réalisation de la dernière partie de l’évaluation.

4.2 Limite de l’évaluation


D’une manière générale, les informations collectées dans le cadre de la présente enquête
permettent d’avoir une vue globale de la situation de la Sécurisation des Produits de
Santé de la Reproduction (SPSR) à Madagascar pour l’année 2009. Toutefois, en raison
d’un problème de cohérence des méthodologies utilisées lors des enquêtes, il est
hasardeux de dégager les tendances des indicateurs clés entre 2008 et 2009, bien que
les informations de 2008 soient disponibles. Cette situation constitue une limite majeur
de la présente évaluation dans la mesure où l’intérêt d’une évaluation en général est de
pouvoir observer la progression dans le temps des indicateurs clés assignés à des
activités et prendre en conséquence toutes les disposions nécessaires pour corriger les
éventuelles contreperformances relevées.

Pour les années avenir, il serait donc judicieux de veiller à ce que la méthodologie
utilisée pour la réalisation d’une enquête similaire reste la même.

31
5. QUALITE DES DONNEES COLLECTEES
5.1 Complétude des informations

A l’issue des opérations de collecte de données sur terrain aussi bien au niveau central
qu’au niveau périphérique, les populations cibles suivantes ont pu être enquêtées :

Tableau III : Effectif des populations cibles enquêtées

TAUX
POPULATIONS CIBLES EFFECTIF PREVU EFFECTIF REALISE DE REPONSE
(%)
PPS/CSB 475 457 96,2
PPS/CHD-CHRR 20 20 100,0
BENEFICIAIRES SR 2 435 1990 81,7
PPS/PhaGDis 40 39 97,5
Responsables BSD 40 40 100,0
Responsables centraux n.a 6 n.a
Responsable SALAMA n.a 1 n.a
Responsables PTF n.a 4 n.a

Ainsi, d’une manière générale, sur les prévisions de cibles à viser, les enquêteurs ont pu
obtenir entre 81,7% et 100% de taux de réponse. Des taux de réponse qui sont très
satisfaisants pour ce genre d’étude.

Par ailleurs, aucune équipe n’a signalé une quelconque question non répondue par la
personne enquêtée tant que celle-ci était en possession des éléments de réponse. Dans le
cas contraire elle a orienté l’équipe vers une personne plus indiquée qui pouvait donner
l’information recherchée.

Enfin, il y a lieu de noter que lors des opérations sur le terrain, les équipes étaient
confrontées à des problèmes de fermeture, pour quelque raison que ce soit, des PPS
prévus être visités. Pour y remédier, la solution adoptée consistait, dans un souci de ne
pas perturber la logique de l’échantillonnage, de remplacer les PPS fermés par un PPS du
même district et présentant des caractéristiques similaires. Et c’est seulement dans le
cas où, le remplacement s’avérait impossible que l’équipe notait la non disponibilité du
PPS. Ce qui explique le niveau du taux de réponse constaté pour les PPS/CSB. En ce qui
concerne les PhaGDis, le niveau du taux de réponse est justifié par l’impossibilité pour
l’équipe de rencontrer les responsables du PhaGDis de Taolagnaro lors de leur passage
dans la ville.

5.2 Vraisemblance et cohérence des données

Les vérifications effectuées à partir des recoupements des réponses, les tests de
cohérence et de vraisemblance et les rapports des enquêteurs ont fait ressortir que les
données recueillies étaient dans l’ensemble de bonne qualité en termes de
vraisemblance et de cohérence.

32
Photo : Equipe VII (En piste pour Ambohimiarina)

33
DEUXIEME PARTIE

ANALYSE
DES RESULTATS

34
1. CARACTERISTIQUE DES ENTITES VISITEES

1.1 Renseignements généraux sur les formations sanitaires visitées

Au total 477 Formations Sanitaires ont pu être visités dont 457 CSB et 20 Hôpitaux. La
répartition de ces PPS selon le type et l’accessibilité se présente comme suit :

Tableau IV : Répartition des PPS visités selon le type et l’accessibilité

Accessibilité des PPS


Type du PPS
Toute l'année Plus de 6 mois/an Moins de 6 mois/an Ensemble
CSB1 53 40 31 124
CSB2 212 66 55 333
CHD/CHRR 16 4 0 20
Total 281 110 86 477

Ainsi, les CSB représentent 96% de l’échantillon des PPS visités et ces derniers sont
accessibles toute l’année dans 59% des cas.

En ce qui concerne la disponibilité des facilités en matière d’électricité, d’eau potable et


de communication la situation se présente de la manière suivante :

Tableau V : Pourcentage de PPS disposant de facilité en matière d’électricité, d’eau


courante et de communication selon le type

Type de PPS
Facilité
CSB1 CSB2 CHD/CHRR Ensemble
Electricité 8,1 39,9 95,0 34,0
Eau courante 17,7 39,0 80,0 35,2
Téléphone 16,1 24,0 40,0 22,6
BLU 1,6 12,9 25,0 10,5

100

80

60 Electricité
40 Eau courante

20 Téléphone
BLU
0
CSB1
CSB2
CHD/CHRR
Ensemble

Figure 1 : Proportion de PPS disposant de facilité en matière d’électricité,


d’eau courante et de communication selon le type

35
Dans son ensemble, un PPS sur trois seulement (34%) possède l’électricité avec un net
avantage des Hôpitaux qui en bénéficient dans plus 9 cas sur 10, ceux-ci se trouvant au
niveau des chefs lieux de districts. Notons quand même qu’un hôpital ne possède pas
encore d’électricité en permanence. Il est de même de la situation de
l’approvisionnement en eau qui montre que 2 hôpitaux sur les 20 visités ne disposent
pas d’eau courante.

Pour les facilités de communication avec l’extérieur, la situation n’est pas également
reluisante avec seulement un peu plus d’un PPS sur cinq qui dispose de téléphone et un
PPS sur 10 qui dispose de BLU. Les hôpitaux, bien que non satisfaisante comme
situation, sont mieux lotis.

Tableau VI : Pourcentage de PPS disposant de facilité en matière d’électricité, d’eau


courante et de communication selon l’accessibilité

Accessibilité des PPS


Facilité
Toute l'année Plus de 6 mois/an Moins de 6 mois/an Total
Electricité 44,8 23,6 11,6 34,0
Eau courante 45,7 22,9 17,4 35,4
Téléphone 26,7 22,7 9,3 22,6
BLU 8,5 14,5 11,6 10,5

De ce tableau, il apparaît que la logique irrationnelle, qui veut que la disponibilité des
facilités en matière d’électricité, d’eau courante et de communication avec l’extérieur
soit négativement corrélée avec l’accessibilité des PPS, est largement démontrée.

1.2 Caractéristiques des personnes enquêtées

1.2.1 Les personnes enquêtées au niveau des PPS

Tableau VII : Qualification des personnes enquêtées au niveau des PPS selon le type

Type de PPS
Qualification
CSB1 CSB2 CHD/CHRR Ensemble
Médecin 1,6 37,7 30,0 27,9
Sage-femme 21,8 21,7 35,0 22,3
Infirmier 49,2 27,4 35,0 33,4
Aide sanitaire 25,0 9,6 0,0 13,2
Autre(s) 2,4 3,6 0,0 3,2

Moins de 30% seulement des personnes enquêtées sont des Médecins contre 69% pour
les paramédicaux. Ce qui montre que plusieurs centres de santé sensés être tenus par
des médecins sont tenus par les paramédicaux. Certains CSB2 sont même tenus par des
Aides Sanitaires qui en théorie devraient seconder les Médecins à ces postes.

36
Tableau VIII : Qualification des personnes enquêtées au niveau des PPS
selon l’accessibilité

Accessibilité des PPS


Qualification
Toute l'année Plus de 6 mois/an Moins de 6 mois/an Ensemble
Médecin 29,3 27,3 24,4 27,9
Sage-femme 25,7 21,8 11,6 22,3
Infirmier 32,1 35,5 34,9 33,4
Aide sanitaire 9,3 13,6 25,6 13,2
Autre(s) 3,6 1,8 3,5 3,2

La proportion de CSB2 tenus par des médecins diminue au fur et à mesure que
l’accessibilité devient plus difficile et malheureusement la proportion d’Aides Sanitaires
chefs de poste augmente de façon importante (9,3% en zone accessible toute l’année
contre 13,6% en zone moyennement accessible et 25,6 % en zone inaccessible.)

Cette situation se fait ressentir sur la qualité des soins offerts à la population. Celle-là
même qui devrait bénéficier de soins de qualité car vivant très loin des centres de
référence est la plus pénalisée.

1.2.2 Les personnes enquêtées au niveau des PhaGDis

La gestion des PhaGDis étant concédée à des ONG le plus souvent d’obédience
confessionnelle, la plupart des personnes enquêtées sont dans 33 cas sur 39 des
personnes chargées de la gestion de ces entités. Signalons que dans 6 cas sur 39 les
responsables ont été des agents de santé dont un Médecin, 2 Sages femmes et 3
infirmiers. Nous pouvons donc conclure que dans ces 6 cas, bien que la situation n’ait
pas de conséquence négative sur la gestion des produits, l’instruction voulant que la
gestion des PhaGDis soit confiée à des entités autres que le secteur public, pour éviter
toute forme de suspicion contreproductive, n’est pas appliquée.

1.2. 3 Les personnes enquêtées au niveau des BSD

Au niveau des BSD, 45% des personnes enquêtées étaient des médecins que ce soit le
Médecin Inspecteur ou son adjoint technique ou le responsable SR du SSD. Dans 17 cas,
cette personne était une Sage femme et dans le reste des cas un Infirmier ou un
réalisateur adjoint.

1.2. 4 Les bénéficiaires des services de Santé de la Reproduction

97% des bénéficiaires de services SR rencontrés dans les PPS étaient de sexe féminin.
Les rares hommes qui y ont été rencontrés (3%) y étaient venus pour des consultations
en IST/SIDA dans 85% des cas. Les 15% restant étaient présents au PPS pour
accompagner leurs épouses.

37
Tableau IX : Distance du domicile des bénéficiaires SR par rapport au PPS

Distance Fréquence relative (%)


Moins de 5 km 70,7
Entre 5 km et 10 km 21,7
Plus de 10 km 7,5

Les données de l’enquête montrent que plus de 90% des utilisateurs viennent au centre
de santé à pied. Les autres utilisent des moyens de transport en commun disponibles sur
place (Bus en ville, taxi-brousse dans les zones rurales). Une situation qui s’explique par
le fait que plus de 70% des utilisateurs habitent à moins de 5 Km du centre de santé,
2I,7% entre 5 à 10 Km et 7,5% à plus de 10 Km.

Tableau X : Services SR fréquentés par les femmes bénéficiaires

Service SR Fréquence relative (%)


PF 61,6
MSR 35,7
IST/SIDA 2,7

En ce qui concerne les femmes qui utilisent les centres de santé visités lors de cette
enquête, plus de 60% d’entre elles étaient venues pour une consultation de Planning
familial ; 35% pour la maternité sans risque et moins de 3% pour une consultation
IST/VIH.

Les femmes venues en consultation de PF avaient un âge moyen de 28,6 ans, leur
nombre moyen d’enfants était de 3,3 enfants et la durée moyenne d’utilisation de
méthodes contraceptive était de 26 mois.

Photo : RAMAHAZOMANANA Serge - Equipe X - (En moto pour Longozabe)

38
2. PRINCIPAUX INDICATEURS DU PROGRAMME GLOBAL SPSR
Le tableau ci-après donne les valeurs actuelles des principaux indicateurs du
Programme Global SPSR d’après les résultats de l’enquête SPSR 2009 :

Tableau XIa : Valeurs actuelles des principaux indicateurs quantitatifs du Programme


Global SPSR

INDICATEURS DU PROGRAMME GLOBAL SPSR VALEURS /OBSERVATIONS


CO : 98,5%
CI : 98,5%
Offre de méthode de contraception dans les PPS Implants : 37,1%
DIU : 12,2%
CCV : 57,1%
Proportion de PPS offrant au moins 3 services SR 92,9%
Ovrette : 11,9%
Proportion de PPS ayant reporté une rupture de stock Lofemenal : 6,0%
de produits contraceptifs durant les 6 derniers mois Dépo Provera : 15,6%
Implants : 3,8%
Proportion de PPS (offrant de CO et CI) n’ayant connu
aucune rupture de stock de produits contraceptifs au 74,7%
cours des 6 derniers mois
Proportion de PPS offrant au moins 5 médicaments
80,3%
traceurs MSR

De ces informations, il apparaît que les contraceptifs oraux sont offerts dans 98,5% des
formations sanitaires publics. Il en est de même pour le contraceptif injectable. Quant à
l’offre d’implants, elle ne concerne que 37,1% des formations sanitaires publics
disposant du plateau technique nécessaire (CSB2, CHD/CHRR). Pour sa part, le dispositif
intra utérin n’est disponible que dans 12,2% des formations sanitaires publics disposant
du plateau technique nécessaire (CSB2, CHD/CHRR). La contraception chirurgicale
volontaire est offerte dans 57,1% des formations sanitaires publics disposant du plateau
technique nécessaire (CHD2/CHRR).

L’on peut également noter que 92,9% de PPS offrent au moins trois services SR.

En ce qui concerne l’offre d’au moins 5 médicaments traceurs MSR, elle concerne 80,3%
de PPS.

La proportion de PPS ayant reporté une rupture de stock de produits contraceptifs


durant les 6 derniers moins varie de 3,8% de PPS pour ceux offrant des implants à
15,6% pour ceux qui offrent le Dépo Provera.

Dans 74,7% des cas, les PPS offrant des contraceptifs oraux et injectables n’ont
enregistré aucune rupture de stock de produits contraceptifs (ovrette, lofemenal, Dépo
Provera) au cours des 6 derniers mois.

39
Tableau XIb : Valeurs actuelles des principaux indicateurs qualitatifs du Programme
Global SPSR

INDICATEURS DU PROGRAMME GLOBAL SPSR VALEURS /OBSERVATIONS


OUI : l’apport de l’Etat représentait
Existence de ligne budgétaire nationale pour l’achat 22,2% de celui des partenaires en 2006,
des produits contraceptifs 25,7% en 2007, 24,8% en 2008 et
seulement moins de 5% en 2009
Existence de stratégie de plaidoyer pour la SPSR
financée et mise en œuvre en collaboration avec les NON
partenaires
Existence des leçons apprises sur la SPSR
documentées et disséminées pour informer la NON
conception et la réalisation du programme
Nombre de produits essentiels SR inclus dans la liste 99 sur 102, mais la liste sera révisée en
nationale des médicaments essentiels 2010 et elle pourrait être plus longue

En outre, pour marquer son engagement, l’Etat par le biais de la Vice Primature chargée
de la Santé publique a inscrit dans le budget de la Direction du Planning familial une
ligne budgétaire destinée à acquérir des produits contraceptifs. Pour l’année 2009,
l’inscription sur cette ligne s’élevait à 250 253 000 Ariary soit environ 150 000 USD.

Ajouté au financement réservé à l’achat de contraceptifs, dans le cadre du Programme


de développement d’un système de santé pérenne financé par la Banque mondiale,
l’apport de l’Etat représentait 22,2% de celui des partenaires en 2006, 25,7% en 2007,
24,8% en 2008 et seulement moins de 5% en 2009. Cette baisse s’explique par la
survenue de la crise sociopolitique qui a empêché le Ministère de la Santé de bénéficier
de la deuxième tranche du PDSSP de la Banque mondiale.

Bien qu’une stratégie formelle de plaidoyer pour la SPSR ne soit pas disponible, il importe de
noter que le plaidoyer auprès du Gouvernement, du Parlement, des responsables
régionaux ainsi que des leaders politiques et religieux, prévu à être réalisé en 2009 en
collaboration avec les partenaires techniques et financiers, la deuxième année de mise
en œuvre de la stratégie SPSR, n’a pas pu se tenir à cause des évènements survenus cette
année et ayant fortement bouleversé la structure même ainsi que le fonctionnement de
l’Etat.

L’existence d’un comité de partenaires SR fonctionnel chargé de la prévision et


l’approvisionnement de produits SR, tenant leurs réunions semestrielles sans
discontinuer, montre l’existence au niveau national d’une capacité nationale pour
planifier et mettre en œuvre une approche pour la sécurisation des produits de SR.
Toutefois, cette capacité nationale bénéficie encore d’un appui et d’une assistance
externe pour sa progressive structuration.

Il y a lieu de signaler que les composantes MSR et IST/VIH viennent d’être intégrées
récemment dans ce comité.

40
L’évolution positive des situations de rupture de stock montre une certaine efficacité de
ce comité. Les résultats provisoires de l’EDS ont également montré des résultats très
satisfaisants en ce qui concerne l’évolution de l’utilisation des méthodes modernes de
contraception par les femmes malgaches.

Quant à l’achat des produits de SR, la centrale d’achat SALAMA appuyé par ce même
comité de partenaires est tout à fait en mesure de l’assurer.

Des leçons apprises sur la SPSR, il y en a sans doute beaucoup, mais leur documentation
et leur dissémination n’est pas encore suffisante à ce jour en dehors du cercle restreint
des responsables sanitaires et des partenaires techniques et financiers impliqués dans la
mise en œuvre de la Santé de la Reproduction.

La révision de la liste Nationale de Médicaments Essentiels (LNME) est prévue pour


2010 selon le premier responsable de la Gestion des Médicaments à la Vice Primature
chargée de la Santé Publique. Actuellement tous les produits PF et tous les produits
IST/VIH sont inscrits dans cette liste. Pour la composante MSR, 3 médicaments
manquent encore dans cette liste, il s’agit du : Misoprostol, de la Prostaglandine et du
Sulfate de Magnésium. Au total, 99 produits de SR sont inscrits dans cette liste.

3. ANALYSE DU SYSTEME D’APPROVISIONNEMENT ACTUEL

3.1 La chaîne d’approvisionnement en médicaments essentiels

Soucieux d’assurer la disponibilité des médicaments essentiels génériques et d’autres


intrants nécessaires à la mise en œuvre de différents programmes de santé publique, la
Vice Primature chargée de la Santé Publique, avec l’appui de ses partenaires techniques
et financiers ont mis en place tout au long de l’année 2008 un Programme Intégré
d’Approvisionnement en Intrants de Santé (PAIS). L’objectif visé est d’approvisionner
les districts sanitaires par le biais de la Centrale d’achat SALAMA qui deviendrait la seule
entité chargée de l’approvisionnement des districts de santé et des centres hospitaliers
en médicaments essentiels génériques et en intrants de santé.

A ce jour plusieurs programmes ont commencé à confier à SALAMA les intrants


nécessaires à leur fonctionnement. Ainsi les antituberculeux, les antipaludéens, les
contraceptifs, les médicaments MSR et ceux pour soigner les IST/SIDA sont distribués
ensemble par le biais de la centrale d’achat.

Au niveau des districts sanitaires, les Pharmacies de gros de District (PhaGDis) prennent
le relai de SALAMA pour le stockage et la distribution de ces différents intrants de santé
aux centres de santé publics et à de nombreux organismes à but non lucratif, assurant
les prestations de service.

Les PhaGDis sont tenus, dans la plupart des cas, par des ONG qui assurent leur gestion.
Les responsables de ces ONG sont assistés par un agent de santé appelé responsable
FANOME du SSD qui se charge du suivi du fonctionnement du phaGdis. A ce titre, ce
responsable est chargé de l’inventaire physique mensuel des médicaments, de la
réception des rapports techniques et financiers d’utilisation des médicaments par tous
les centres de santé publics s’y approvisionnant.

41
3.2 La gestion de la chaîne d’approvisionnement des produits SR

3.2.1 Sélection des produits

Afin de résoudre le problème de sélection de produits, Madagascar a élaboré un


document de politique nationale pharmaceutique et une liste nationale de médicaments
essentiels révisables tous les deux ans. Des mises à jour devront cependant être
apportées à ces documents pour que ceux-ci puissent jouer pleinement leur rôle
normatif. En effet, il y a lieu de noter que :

• la politique nationale pharmaceutique ne prend pas en compte tout ce qui est


don de médicaments. Ceux-ci sont abordés dans un autre document intitulé
charte des dons ;

• la liste nationale des médicaments essentiels ne contient pas encore certains


médicaments pourtant inclus dans la liste des médicaments SR à sécuriser
dans le cadre du plan stratégique de Sécurisation des Produits de Santé de la
Reproduction. C’est le cas par exemple du sulfate de magnésium, du
misoprostol, de la prostaglandine etc.

Analyse FFOM et recommandation

Forces

• Disponibilité de la LNME
• Liste de produits à sécuriser disponible et connue par la plupart des PPS

Faiblesse

• Des médicaments SR à sécuriser ne figurent pas dans la liste nationale


de ME

Opportunité

• Existence d’une politique pharmaceutique nationale

Recommandation

• Réviser la Liste Nationale des Médicaments Essentiels (LNME)

42
3.2.2 Prévision des besoins

Pour la composante PF : un comité de partenaires SR/PF composé des cadres du


ministère chargé de la santé et des principaux partenaires actifs dans le domaine de la
SR (UNFPA, USAID, PSI, Santénet, IRH) organise deux ateliers semestriels dont le
premier se concentre sur l’adoption des perspectives de l’année en cours et valider les
besoins et déterminer le plan d’approvisionnement . Cette première réunion constitue
aussi une occasion pour les uns et les autres de confirmer leur positionnement par
rapport aux besoins présentés par le sous comité logistique, un sous comité très
restreint dont le mandat est d’établir les besoins et le plan d’approvisionnement à
débattre lors de la réunion du comité des partenaires SR.

La deuxième réunion consiste à assurer le suivi de l’état d’avancement du programme


établi et de faire des ajustements le cas échéant.

Pour la composante MSR : les données sur la consommation réelle en produits ne sont
pas également disponibles, les méthodes démographiques et les statistiques de service
sont utilisées pour la prévision.
Pour la composante IST/SIDA : la prévision est basée sur les objectifs du programme
établis au niveau central. Actuellement, la prévision est également traitée lors de la
réunion du comité des partenaires SR/PF. Mais faute de données sur la consommation
réelle en produits IST/SIDA, le programme utilise la méthode démographique.

Analyse FFOM et recommandation

Force

• Existence d’un comité des partenaires SR fonctionnels pour la prévision et la


planification de l’approvisionnement en produits de SR

Faiblesse

• Non disponibilité des données sur la consommation réelle pour les


composantes MSR et IST/SIDA

Opportunité

• La mise en place du logiciel CHANNEL va faciliter la collecte des données


logistiques

Recommandation

• Intégrer la prévision et la planification de l’approvisionnement en produits


SR dans les ateliers semestriels du comité SR/PF.

43
3.2.3 Acquisition et achat des produits

Différents mécanismes sont utilisés pour l’acquisition des Produits de Santé de la


Reproduction selon les partenaires.

Pour la composante PF, différentes sources d’acquisition de produits existent :

• l’UNFPA assure les achats et l’acheminement des produits jusqu’au Magasin


de SALAMA tandis que le Ministère chargée de la santé publique s’occupe des
procédures de dédouanement. Il est à noter que cette année 2009, le
Ministère chargée de la santé publique n’a pas pu honorer cet engagement et
il a fallu que l’UNFPA interviennent en prenant en charge le dédouanement de
ces produits contraceptifs pour débloquer la situation.

• L’USAID, par contre, assure les achats, la réception et le stockage des


produits ; tandis que le Ministère prend en charge le transfert des produits du
magasin de l’USAID jusqu’au magasin de stockage de SALAMA.

• L’ETAT prend part à l’acquisition des produits en octroyant une ligne


budgétaire à la Direction du Planning Familial (DPF) depuis 2007. La
commande est passée par la direction à SALAMA qui assure par la suite les
achats, la réception, le stockage et la distribution des produits.

Pour la composante IST/SIDA, le Secrétariat Exécutif du Comté National de Lutte


contre le VIH/Sida (SE/CNLS) sur financement du Projet Multisectoriel de la Prévention
du Sida (PMPS) appuyé par la Banque Mondiale et du Projet de lutte contre les IST/SIDA
appuyé par le Fonds Mondial de lutte contre le Sida, le Paludisme et la Tuberculose, via
l’Unité de Gestion des Projets (UGP) Santé du ministère assure les achats, au prorata des
besoins émis par le programme, réceptionne, stocke et livre les produits jusqu’au niveau
des districts et les médecins référents.

L’UNICEF a également acheté des réactifs pour le dépistage de la syphilis chez la femme
enceinte.

Pour la composante MSR, une ligne budgétaire de l’Etat, gérée par la Direction de la
Gestion des intrants de santé, des Laboratoires et de la Médecine Traditionnelle
(DGLMT), a permis d’acquérir certains produits de MSR et des Kits pour opérations
césariennes.

D’autres partenaires tels que l’UNFPA, MSI, UNICEF ont participé également à
l’acquisition de Kits et médicaments MSR.

44
Analyse FFOM et recommandation

Forces

• Participation de l’Etat à l’achat de produits SPSR


• Renforcement du rôle de SALAMA
• Volonté des Partenaires à appuyer l’acquisition de contraceptifs

Faiblesse

• Existence de rupture de stock pour certains produits chez SALAMA

Opportunité

• Existence de la stratégie PAIS

Recommandation

• Renforcer le plaidoyer auprès des Partenaires au décours de la crise


sociopolitique pour garder les acquis en matière de SME

3.2.4 Transport et distribution

Pour la composante PF, les contraceptifs sont intégrés dans le circuit de distribution en
Médicaments Essentiels Génériques (MEG) et des consommables médicaux SALAMA
quelle qu’en soit la source. A ce titre, ils sont acheminés des magasins centraux de
SALAMA jusqu’aux PhaGDis qui constituent les magasins de dépôts des SSD. Chaque
district sanitaire de Madagascar est approvisionné par SALAMA selon un planning
d’expédition préétabli (une livraison par trimestre pour les districts sanitaires faciles
d’accès et une par semestre pour les districts sanitaires difficiles d’accès). Faute de
moyens de transport, la centrale d’achat est obligée de sous traiter les activités de
transport à des privés.

Arrivés aux PhaGDis, les transports des produits sont assurés par les PPS selon les
moyens de transport existants (en taxi-brousse, en moto, à bicyclette, en pirogue ou à
pied…). Au niveau des Districts la passation de commande et la levée des produits
contraceptifs se font souvent au même moment que les MEG. Sinon les prestataires des
PPS profitent des revues périodiques organisées au niveau des SSD pour commander et
prendre livraison des contraceptifs.

45
Pour la composante IST/SIDA, le programme IST/SIDA ne disposant pas de magasin
de stockage, une fois les produits et les réactifs acquis, l’UGP assure leur acheminement
jusqu’au SSD et les médecins référents pour le cas des antirétroviraux La
réapprovisionnement se fait à la demande des médecins référents car la consommation
est actuellement encore non maîtrisée et la durée de péremption des produits très
courte.

Ceci démontre la précarité du système de distribution des antirétroviraux expliquant les


ruptures de stock répétées ainsi que l’existence de produits périmés en 2008 et au début
de cette année 2009.

Pour la composante MSR, les produits MSR empruntent plusieurs circuits de


distribution selon la source d’acquisition. Ainsi les produits financés par le budget de
l’Etat suivent le circuit SALAMA. Par contre, les produits acquis auprès des différents
partenaires techniques et financiers sont soit acheminés par ces derniers jusqu’au SSD
de destination, soit envoyés selon le circuit de SALAMA.

Analyse FFOM et recommandation

Forces

• Acheminement par SALAMA des produits SR jusqu’au niveau District


• Transport des contraceptifs pris en charge par le budget de la DPF

Faiblesses

• Absence de financement pour le transport des produits SR du SSD vers les PPS
• Les prestataires paient parfois de leur poche les frais de transport

Opportunité

• La mise à disposition des communes de la gestion des CSB peut être une
solution à ce problème

Recommandation

• Mobiliser des fonds additionnels (Etat, Partenaires) pour prendre en charge


les frais de transport après institution de la gratuité.

46
4. ANALYSE DE LA DISPONIBILITE DES PRODUITS SR

4.1 Existence de ruptures de stock

4.1.1 Composante PF

Tableau XII : Pourcentage de PPS selon le type ayant connu une rupture de stock
en produits contraceptifs durant les 6 derniers mois

Type de PPS
Méthode PF
CSB1 CSB2 CHD/CHRR Ensemble
Ovrette 10,0 12,5 15,0 11,9
Lofemenal 6,7 5,5 10,0 6,0
Dépo Provera 22,1 13,1 15,0 15,6
Implants 3,5 5,9 3,8

Dans les formations sanitaires offrant des méthodes de Planification Familiale, les
situations de rupture de stock de produits contraceptifs, durant les 6 derniers mois, se
sont produites dans 11,9% des formations sanitaires pour l’ovrette contre 6% pour le
lofemenal, 15,6% pour le Dépo Provera et 3,8% pour les implants.

Selon le type de PPS, les Hôpitaux semblent connaître plus de situations de ruptures de
stocks de contraceptifs oraux que les centres de santé de base avec respectivement des
taux de 15% pour l’ovrette et 10% pour le lofemenal au niveau des CHD/CHRR contre
respectivement 12,5% pour l’ovrette et 5,5% pour le lofemenal au niveau des CSB2,
d’une part et respectivement 10% pour l’ovrette et 6,7% pour le lofemenal au niveau
des CSB1, d’autre part.

Pour le Dépo Provera, les CSB1 semblent être plus exposés aux situations de rupture de
stock que les CSB2 et les Hôpitaux avec un taux de 22,1% contre respectivement 13,1%
et 15%. En ce qui concerne les implants les Hôpitaux expérimentent plus de situations
de rupture de stock que les CSB2 avec un taux de 5,9% contre 3,5%.

Tableau XXIII : Pourcentage de PPS selon l’accessibilité ayant connu une rupture
de stock en produits contraceptifs durant les 6 derniers mois

Accessibilité des PPS


Méthode PF Plus Moins
Toute l'année Ensemble
de 6 mois/an de 6 mois/an
Ovrette 9,6 11,2 20,7 11,9
Lofemenal 4,6 7,5 8,5 6,0
Dépo Provera 15,8 13,2 17,9 15,6
Implants 5,6 0,0 0,0 3,8

47
Par rapport à l’accessibilité des PPS, plus les formations sanitaires sont moins
accessibles plus elles font face à des situations de rupture de stock. Le cas des implants
se présente comme une exception à cette règle qui n’est pas toujours logique. En effet,
les responsables de la gestion du programme « implants » semble avoir une propension
à accorder plus de produits contraceptifs aux PPS offrant cette méthode et qui localisés
dans les zones difficiles d’accès (37,5% des PPS concernés).

Tableau XXIV : Durée moyenne (en mois) des ruptures de stock en produits
contraceptifs ayant eu lieu les 6 derniers mois selon le type de PPS

Type de PPS
Méthode PF
CSB1 CSB2 CHD/CHRR Ensemble
Ovrette 1,8 2,6 1,3 2,4
Lofemenal 2,3 1,3 0,7 1,5
Dépo Provera 1,3 1,1 1,5 1,2
Implants 0,6 2,0 0,9

Implants

Depo Provera

Lofemenal

Ovrette

0 0,5 1 1,5 2 2,5

Figure 2 : Durée moyenne (en mois) des ruptures de stock en produits contraceptifs
ayant eu lieu les 6 derniers mois

Pour l’ensemble des formations sanitaires qui y ont fait face, la durée moyenne des
ruptures de stock pendant les 6 derniers est respectivement de 2,4 mois pour l’ovrette,
1,5 mois pour le lofemenal, 1,2 mois pour le Dépo Provera et 27 jours pour les implants
Dans l’ensemble les CSB ont connu une plus longue période de rupture de stock en
contraceptifs oraux que les centres hospitaliers qui, au contraire tiennent le palme en ce
qui concerne les contraceptifs injectables et les implants en ce qui concerne la durée de
rupture de stock.

48
Tableau XV : Durée moyenne (en mois) des ruptures de stock en produits contraceptifs
ayant eu lieu les 6 derniers mois selon l’accessibilité des PPS

Accessibilité des PPS


Méthode PF Plus Moins
Toute l'année Ensemble
de 6 mois/an de 6 mois/an
Ovrette 2,2 1,3 3,8 2,4
Lofemenal 1,1 2,0 1,3 1,5
Dépo Provera 1,3 1,2 1,1 1,2
Implants 1,1 0,0 0,9

L’accessibilité des PPS ne semble pas trop influencer la durée de la rupture de stock des
contraceptifs sauf pour l’ovrette qui présente une plus longue période de rupture au
niveau des zones difficiles d’accès.

Tableau XVI : Causes des ruptures de stock en produits contraceptifs


selon le type de PPS durant les 6 derniers mois

Type de PPS
Causes
CSB1 CSB2 CHD/CHRR Ensemble
Rupture au niveau SALAMA 15,9 13,0 50,0 15,3
Rupture au niveau PhaGDis 56,8 66,0 50,0 62,7
Non maîtrise des calculs des quantités à commander 6,8 5,0 0,0 5,3
Retard de commande 6,8 9,0 0,0 8,0
Retard de livraison 0,0 2,0 0,0 1,3
Tableau XVII : Causes des ruptures de stock en produits contraceptifs
selon l’accessibilité des PPS durant les 6 derniers mois

Accessibilité des PPS


Causes Plus Moins
Toute l'année Ensemble
de 6 mois/an de 6 mois/an
Rupture au niveau SALAMA 14,8 18,2 13,9 15,3
Rupture au niveau PhaGDis 66,7 60,6 55,6 62,7
Non maîtrise des calculs
des quantités à commander 4,9 3,0 8,3 5,3
Retard de commande 4,9 12,1 11,1 8,0
Retard de livraison 1,2 3,0 0,0 1,3

Dans son ensemble, une rupture de stock au niveau du PhaGDis de dépendance est la
principale cause avancée par les responsables de PPS pour expliquer l’occurrence de
situations de rupture de stock à leur niveau durant les 6 derniers mois avec 62,7% de
cas et ce, indépendamment de l’accessibilité des PPS. Toutefois, les responsables des
Hôpitaux évoquent de la même fréquence une rupture au niveau SALAMA et une rupture
au niveau du PhaGDis pour expliquer l’occurrence de situations de stock à leur niveau.

49
Il importe de noter que, d’après les explications données par les responsables centraux,
la situation de rupture de stock de Dépo Provera qui semble être plus importante par
rapport aux autres produits, procèderait d’un problème d’enlèvement des produits au
niveau du Port de Toamasina et ce, en raison de lourdeurs administratives inhérentes à
la situation politique que traverse le pays. Pour remédier à la situation, l’UNFPA a pris
en charge la totalité des frais relatifs au dédouanement et à l’enlèvement de ces Dépo
Provera.

4.1.2 Composante MSR

Tableau XXVIII : Pourcentage de PPS selon le type ayant connu une rupture de stock
en médicaments traceurs MSR durant les 6 derniers mois

Type de PPS
Médicaments SR
CSB1 CSB2 CHD/CHRR Ensemble
Ampicilline injectable 9,6 13,2 22,2 12,8
Diazepam injectable 11,0 8,4 6,3 9,0
Sulfate de magnesie 0,0 2,9 0,0 2,2
Methyl dopa 11,5 7,3 0,0 7,4
Ocytocine injectable 9,9 5,9 0,0 6,7
Methylergometrine 10,4 5,2 20,0 7,1
Adrenaline 10,7 2,3 0,0 4,1
Atropine 12,5 5,6 0,0 6,9
Phytomenadione (Vit K1) 8,9 6,5 0,0 6,8

14
12
10
8
6
4
2
0

Figure 3 : Proportion de PPS, dans leur ensemble, ayant connu une rupture
de stock en médicaments traceurs MSR durant les 6 derniers mois

50
Pour les médicaments MSR, la fréquence des ruptures de stock varie d’un médicament à
un autre et oscille entre 2 à 13% au niveau des PPS qui en disposent. Signalons que
certains médicaments tels la sulfate de magnésie et l’adrénaline n’existent que dans
certains grands centres de santé et les hôpitaux.

Tableau XIX : Pourcentage de PPS selon l’accessibilité ayant connu une rupture de stock
en médicaments traceurs MSR durant les 6 derniers mois

Accessibilité des PPS


Médicaments SR Plus Moins
Toute l'année Ensemble
de 6 mois/an de 6 mois/an
Ampicilline injectable 11,1 18,7 11,1 12,8
Diazepam injectable 7,4 10,3 12,2 9,0
Sulfate de magnesie 0,0 5,9 0,0 2,2
Methyl dopa 5,9 7,7 12,5 7,4
Ocytocine injectable 6,7 6,8 6,3 6,7
Methylergometrine 6,6 4,8 11,1 7,1
Adrenaline 2,7 3,0 13,3 4,1
Atropine 7,1 4,9 8,5 6,9
Phytomenadione (Vit K1) 6,3 5,7 10,0 6,8

Par rapport à l’accessibilité des PPS, on noterait que la difficulté d’accès influencerait de
façon négative la disponibilité en médicaments MSR.

Tableau XX : Durée moyenne (en mois) des ruptures de stock en médicaments


traceurs MSR ayant eu lieu les 6 derniers mois selon le type de PPS

Type de PPS
Médicaments SR
CSB1 CSB2 CHD/CHRR Ensemble
Ampicilline injectable 2,5 1,8 1,5 2,1
Diazepam injectable 2,9 2,3 0,0 2,5
Methyl dopa 2,7 1,4 0,0 1,7
Ocytocine injectable 1,8 2,5 0,0 2,3
Methylergometrine 1,8 4,2 2,2 3,1
Adrenaline 5,0 3,4 0,0 4,6
Atropine 4,5 3,8 0,0 4,1
Phytomenadione (Vit K1) 1,9 1,6 0,0 1,7

51
Phytomenadione (Vit K1)

Atropine

Adrenaline

Methylergometrine

Ocytocine injectable

Methyl dopa

Diazepam injectable

Ampicilline injectable

0 0,5 1 1,5 2 2,5 3 3,5 4 4,5 5

Figure 4 : Durée moyenne (en mois) des ruptures de stock en médicaments


traceurs MSR ayant eu lieu les 6 derniers mois (Ensemble PPS)

La durée moyenne de ces ruptures de stock varie d’un produit à un autre de façon assez
importante entre environ 2 mois à presque 5 mois pour certains produits.

Tableau XXI : Durée moyenne (en mois) des ruptures de stock en médicaments
traceurs MSR ayant eu lieu les 6 derniers mois selon l’accessibilité des PPS

Accessibilité des PPS


Médicaments SR Plus Moins
Toute l'année Ensemble
de 6 mois/an de 6 mois/an
Ampicilline injectable 2,5 1,8 1,5 2,1
Diazepam injectable 2,0 1,8 4,2 2,5
Methyl dopa 1,6 1,3 2,2 1,7
Ocytocine injectable 2,8 1,9 1,2 2,3
Methylergometrine 2,7 2,4 4,4 3,1
Adrenaline 4,7 0,0 4,5 4,6
Atropine 2,3 0,0 5,5 4,1
Phytomenadione (Vit K1) 1,7 2,3 1,3 1,7

L’accessibilité des PPS ne semblerait pas trop influencer la durée de la rupture de stock
en médicaments MSR.

52
Tableau XXII : Causes des ruptures de stock en médicaments traceurs MSR
selon le type de PPS durant les 6 derniers mois

Type de PPS
Causes
CSB1 CSB2 CHD/CHRR Ensemble
Rupture au niveau SALAMA 6,3 3,8 16,7 5,0
Rupture au niveau PhaGDis 42,9 50,0 66,7 48,3
Non maîtrise des calculs des quantités
à commander 11,1 9,8 16,7 10,4
Retard de commande 28,6 12,9 0,0 17,4
Retard de livraison 1,6 6,1 0,0 4,5

Comme pour les causes de rupture de stock pour les contraceptifs, la non disponibilité
temporaire en médicaments MSR est également imputée par les responsable à une
rupture en amont (PhaGDis et/ou SALAMA). Cependant la perception d’une non maîtrise
de la consommation réelle et la notion de retard de commande commencent à être
évoquées.

4.1.3 Composante IST/SIDA

Tableau XXIII : Pourcentage de PPS selon le type ayant connu une rupture de stock
en produits IST/SIDA durant les 6 derniers mois

Type de PPS
Produits IST/SIDA
CSB1 CSB2 CHD/CHRR Ensemble
Cura7 24,7 19,6 21,1 20,7
Genicure 35,1 28,8 26,3 29,8
Benzathine Penicilline 10,4 8,4 0,0 8,4
Test de dépistage de la syphilis 7,8 23,5 36,8 20,9
Test de dépistage rapide de VIH 3,9 12,6 15,8 11,0
L’occurrence d’une rupture de stock varie également d’un produit à un autre et oscille
entre 8,4% pour la Benzathine Pénicilline et 30% pour le Génicure.

Tableau XXIV : Pourcentage de PPS selon l’accessibilité ayant connu une rupture
de stock en produits IST/SIDA durant les 6 derniers mois

Accessibilité des PPS


Produits IST/SIDA Plus Moins
Toute l'année Ensemble
de 6 mois/an de 6 mois/an
Cura7 15,8 22,2 38,3 20,7
Genicure 27,1 26,8 45,0 29,8
Benzathine Penicilline 8,3 4,9 13,3 8,4
Test de dépistage de la syphilis 21,3 22,0 18,3 20,9
Test de dépistage rapide de VIH 10,8 7,3 16,7 11,0

53
6
5
4 12 mois/an
3 + 6 mois/an
2 - 6 mois/an
1 Ensemble
0
Cura7 Genicure Benzathine Test syphilis Test VIH
Penicilline

Figure 5 : Proportion de PPS ayant connu une rupture de stock en produits IST/SIDA
durant les 6 derniers mois selon l’accessibilité

La survenue des ruptures de stock est grandement influencée par l’accessibilité des PPS
et la fréquence des ruptures de stock arrive deux fois plus dans les zones inaccessibles
par rapport aux zones accessibles toute l’année pour les cas du génicure et du cura7.

Par contre pour le test de dépistage de la syphilis, il semblerait qu’il n’y a aucune
influence de l’accessibilité sur leur disponibilité.

Tableau XXV : Durée moyenne (en mois) des ruptures de stock en produits
IST/SIDA ayant eu lieu les 6 derniers mois selon le type de PPS

Type de PPS
Produits IST/SIDA
CSB1 CSB2 CHD/CHRR Ensemble
Cura7 2,1 3,3 1,8 2,9
Genicure 2,4 3,0 4,2 2,9
Benzathine Penicilline 2,6 2,8 0,0 2,8
Test de dépistage de la syphilis 3,3 3,2 2,3 3,1
Test de dépistage rapide de VIH 3,9 3,4 1,2 3,3

La durée moyenne de rupture de stock de produits IST/SIDA se situe au environ de 3


mois pour l’ensemble. Avec toutefois une légère nuance pour le test de dépistage rapide
de VIH au niveau des CSB1 et le Génicure au niveau des Hôpitaux qui n’ont pas été
disponibles pendant 4 mois.

Tableau XXVI : Durée moyenne (en mois) des ruptures de stock en produits IST/SIDA
ayant eu lieu les 6 derniers mois selon l’accessibilité des PPS

Accessibilité des PPS


Produits IST/SIDA Plus Moins
Toute l'année Ensemble
de 6 mois/an de 6 mois/an
Cura7 3,2 1,5 3,6 2,9
Genicure 3,2 1,8 3,1 2,9
Benzathine Penicilline 2,8 1,8 3,2 2,8
Test de dépistage de la syphilis 2,7 3,0 4,6 3,1
Test de dépistage rapide de VIH 2,4 3,1 5,5 3,3

54
Test de dépistage rapide de VIH

Test de dépistage de la syphilis

Benzathine Penicilline

Genicure

Cura7

2,5 2,6 2,7 2,8 2,9 3 3,1 3,2 3,3

Figure 6 : Durée moyenne (en mois) des ruptures de stock en produits IST/SIDA
ayant eu lieu les 6 derniers mois (Ensemble PPS)

L’influence de l’accessibilité sur la durée de l’indisponibilité des produits IST/SIDA


semble encore se confirmer.

Tableau XXVII : Causes des ruptures de stock en produits IST/SIDA


selon le type de PPS durant les 6 derniers mois

Type de PPS
Causes
CSB1 CSB2 CHD/CHRR Ensemble
Rupture au niveau SALAMA 2,9 6,8 22,2 6,8
Rupture au niveau PhaGDis 51,4 62,2 33,3 58,9
Non maîtise des cons.
Réelles 11,4 5,4 0,0 6,3
Retard de commande 17,1 5,4 0,0 7,3
Retard de livraison 0,0 8,1 11,1 6,8

La première cause évoquée pour expliquer la rupture de stock est également la rupture
au niveau des PhaGDis et de SALAMA, mais là encore la non maîtrise de la
consommation réelle et le retard de commande ont été aussi soulevées.

4.2 Existence d’excédent de stock

4.2.1 Composante PF

Tableau XXVIII : Pourcentage de PPS selon le type ayant connu un excédent de stock
en produits contraceptifs durant les 6 derniers mois

Type de PPS
Méthode PF
CSB1 CSB2 CHD/CHRR Ensemble
Ovrette 4,2 2,4 10,0 3,2
Lofemenal 2,5 2,4 5,0 2,6
Dépo Provera 1,6 0,9 0,0 1,1
Implants 0,0 1,8 0,0 1,4

55
Très peu de PPS ont présentés des cas d’excédent de stock en contraceptif pendant les 6
derniers mois car seul 1 à 3% en ont déclarés. Et ce sont les CSB1 qui ont été les plus
concernés ainsi que les centres hospitaliers.

Les cas des CSB1 pourraient s’expliquer par la difficulté des agents y officiant à faire la
prévision de leur commande. Pour les centres hospitaliers par contre, une erreur dans la
maîtrise de la consommation réelle est à incriminer ; en effet, la plupart des femmes
préfèrent prendre leur pilule au CSB et aller à l’hôpital pour des choses plus sérieuses.

Tableau XXIX : Pourcentage de PPS selon l’accessibilité ayant connu un excédent


de stock en produits contraceptifs durant les 6 derniers mois

Accessibilité des PPS


Méthode PF Plus Moins
Toute l'année Ensemble
de 6 mois/an de 6 mois/an
Ovrette 3,9 2,8 1,2 3,2
Lofemenal 2,5 0,9 4,9 2,6
Dépo Provera 0,7 0,9 2,4 1,1
Implants 2,2 0,0 0,0 1,4

Les PPS situés en zone enclavée seraient plus sujets à présenter des excédents de stock
que ceux en zone accessible. Serait-ce due à une mauvaise maîtrise de la consommation
réelle ou à un excès de prudence par peur d’une rupture au cas où la consommation
augmenterait brusquement ?

4.2.2 Composante MSR

Tableau XXX : Pourcentage de PPS selon le type ayant connu un excédent de stock
en médicaments traceurs MSR durant les 6 derniers mois

Type de PPS
Médicaments SR
CSB1 CSB2 CHD/CHRR Ensemble
Ampicilline injectable 1,1 0,3 0,0 0,5
Diazepam injectable 1,0 1,8 0,0 1,5
Methyl dopa 7,7 0,7 0,0 1,6
Ocytocine injectable 2,2 1,6 0,0 1,7
Methylergometrine 0,0 0,5 0,0 0,4
Adrenaline 3,6 0,0 0,0 0,8
Atropine 0,0 1,6 0,0 1,2
Phytomenadione (Vit K1) 1,1 1,1 0,0 1,1

Très peu de PPS ont connu également un excédent de stock en médicament MSR et
concerne surtout les CSB1 et les CSB2

56
Tableau XXXI : Pourcentage de PPS selon l’accessibilité ayant connu un excédent
de stock en médicaments traceurs MSR durant les 6 derniers mois

Accessibilité des PPS


Médicaments SR Plus Moins
Toute l'année Ensemble
de 6 mois/an de 6 mois/an
Ampicilline injectable 0,9 0,0 0,0 0,5
Diazepam injectable 1,7 0,0 2,7 1,5
Methyl dopa 1,7 0,0 3,1 1,6
Ocytocine injectable 1,4 3,4 0,0 1,7
Methylergometrine 0,0 1,6 0,0 0,4
Adrenaline 1,3 0,0 0,0 0,8
Atropine 1,6 0,0 1,4 1,2
Phytomenadione (Vit K1) 0,9 1,1 1,7 1,1

Paradoxalement, le facteur accessibilité semble influencer sur l’existence d’excédent de


stock uniquement pour le diazépam et le méthyl dopa et dans une moindre mesure la
phytoménadione (Vit K1). Ce constat semble suggérer l’existence d’un problème de
maîtrise de l’utilisation de ces produits de SR au niveau des agents de santé travaillant
dans les zones difficiles d’accès.

4.2.3 Composante IST/SIDA

Tableau XXXII : Pourcentage de PPS selon le type ayant connu un excédent de stock
en produits IST/SIDA durant les 6 derniers mois

Type de PPS
Produits IST/SIDA
CSB1 CSB2 CHD/CHRR Ensemble
Cura7 0,0 3,5 0,0 2,6
Genicure 1,3 1,7 0,0 1,6
Benzathine Penicilline 1,3 1,0 5,3 1,3
Test de dépistage de la syphilis 0,0 0,7 0,0 0,5
Test de dépistage rapide de VIH 0,0 0,7 0,0 0,5

Très peu de PPS également ont connu des situations d’excédent de stock pendant le
semestre précédent.

Tableau XXXIII : Pourcentage de PPS selon l’accessibilité ayant connu un excédent


de stock en produits IST/SIDA durant les 6 derniers mois

Accessibilité des PPS


Produits IST/SIDA Plus Moins
Toute l'année Ensemble
de 6 mois/an de 6 mois/an
Cura7 2,5 3,7 1,7 2,6
Genicure 1,7 2,4 0,0 1,6
Benzathine Penicilline 2,1 0,0 0,0 1,3
Test de dépistage de la syphilis 0,8 0,0 0,0 0,5
Test de dépistage rapide de VIH 0,8 0,0 0,0 0,5

57
Ce sont les PPS se trouvant en zone accessible qui sont les plus concernés par des
situations d’excédent de stock. Est-ce qu’on en met à leur disposition plus qu’il n’en faut
parce que les autres CSB sont inaccessibles ?

4.3 Médicaments périmés


Bien que peu de PPS aient déclaré ne pas avoir un excédent de stock lors de l’enquête,
18,1% d’entre eux ont présenté des médicaments périmés dans leur stock ce qui
attesterait, toute chose égale par ailleurs, le niveau d’application du principe du Premier
Périmé Premier Sorti (PPPS) qui serait effective dans 95,8% des PPS.

Tableau XXXIV : Pourcentage de PPS selon le type appliquant les dispositifs


de gestion des médicaments périmés

Type de PPS
Dispositifs de gestion
CSB1 CSB2 CHD/CHRR Total
Existence produits périmés 15,4 19,0 20,0 18,1
Application principe PPPS 95,1 95,8 100,0 95,8
Procédures écrites avariés/périmés 50,8 60,7 50,0 57,7
Produits périmés séparés 82,4 80,0 100,0 81,5
Par contre, les produits périmés sont physiquement séparés du stock de produits
disponibles dans le magasin ou dans les armoires dans 81,5% des cas. Ils sont par la
suite détruits selon les procédures en vigueur en la matière.

5. ANALYSE DU SYSTEME D’INFORMATION POUR LA GESTION


LOGISTIQUE

Tableau XXXV : Pourcentage de PPS selon le type disposant des différents outils
nécessaires au bon fonctionnement du SIGL

Type de PPS
Outils
CSB1 CSB2 CHD/CHRR Total
Connaissance PSR à sécuriser 91,1 91,8 100,0 92,0
Régistre de consultation 98,4 99,1 100,0 99,0
Registre PF 100,0 99,7 100,0 99,8
Registre MSR 97,6 94,3 90,0 95,0
RMA 98,4 97,3 100,0 97,7
RUMER 94,4 97,9 85,0 96,4
Fiches de stock 91,1 96,4 95,0 95,0
Bon de commande 98,4 96,7 100,0 97,3

Plus de 90% des responsables de PPS connaissent l’existence de produits SR à sécuriser.


Ce qui est déjà très positif quant à l’information des agents de santé en ce qui concerne
la stratégie de SPSR.

58
Parallèlement la presque totalité des structures visitées ont déclaré utiliser tous les
outils de gestion essentiel pour la gestion logistique des produits de SR tels la fiche de
stock, l’imprimé de rapport mensuel ou RMA, le bon de commande/bon de livraison, le
registre PF le registre de consultation et le RUMER.
Les fiches de stock sont disponibles au niveau des 95% visités.
Pour les PhaGDis, les outils de gestion utilisés se résument aux fiches de stock, rapports
mensuels, rapport trimestriel, bon de commande et cahier des entrées.
Bien que tous les mouvements de stock soient enregistrés dans les fiches de stock, seuls
75,1 % d’entre elles sont tenues à jour pendant le passage des équipes d’enquêteurs.

Les rapports mensuels d’activité sont transmis au SSD mensuellement. Ces rapports
contiennent déjà un volet logistique pour les contraceptifs; cependant un rapport
trimestriel d’activité est également adressé à la DPF.

Les autres produits SR à sécuriser ne figurent pas encore dans le rapport mensuel
d’activités utilisés actuellement.

Le délai entre la commande et la livraison des produits semblent satisfaire les PPS dans
plus de 90% des cas. Les problèmes inhérents à la disponibilité des produits sur place et
le problème de moyens de transport sont les plus souvent cités comme cause du non
respect de ce délai. Notons quand même que certains SSD doivent faire un effort
d’organisation car certains responsables traînent dans la préparation des colis à
remettre aux agents de santé après la fin des revues tenues au chef lieu.

Tableau XXXVI : Pourcentage des quantités livrées par rapport aux quantités
commandées par type de PPS et par programme

Type de PPS
Désignation
CSB1 CSB2 CHD/CHRR Total
Corresp livrée/Comm PF 87,8 85,8 89,5 86,5
Corresp livrée/Comm MSR 85,0 83,3 84,2 83,8
Corresp livrée/Comm IST/SIDA 83,2 80,8 73,7 80,9

En général et pour tous les produits SR, chaque fois qu’ils commandent des produits SR,
les PPS affirment recevoir les quantités commandées à plus de 80%.

De même, la mise en place de CHANNEL : non seulement un outil, mais également


CHANNEL au niveau de tous les SSD un véritable catalyseur de changement …
ont dans l’ensemble ravi les
responsables, qui au départ ont cru à Tel est le cas de cette sage-femme qui nous narguait
avec fierté qu’actuellement, de son bureau, elle peut
une surcharge complémentaire de nous affirmer quels PPS sont en rupture de stock et
travail. quels autres sont en excédent.

En effet ces responsables commen- Ou cette infirmière d’un certain âge qui s’est
cent à bien maîtriser cet outil et sont seulement familiarisée avec un ordinateur depuis
peu et qui arrive actuellement à nous montrer des
fiers de montrer aux enquêteurs informations utiles à la commande de contraceptifs,
comment les utiliser et quels avec une certaine pointe d’orgueil.
informations ils peuvent en tirer.

59
Analyse FFOM et recommandations

Forces

• Existence d’outils standards pour la gestion logistique


• Rapports établis et envoyés mensuellement et trimestriellement
• CHANNEL fonctionnel et adopté par le niveau district

Faiblesses

• Les rapports mensuels envoyés ne contiennent pas toutes les données


logistiques des 3 composantes SR
• Les fiches de stock ne sont pas tenues systématiquement à jour

Recommandations

• Adapter le RMA aux besoins du SPSR


• Elargir l’utilisation de CHANNEL aux autres médicaments SR
• Former les responsables de PPS en Gestion logistique

6. ANALYSE DES PROCEDURES DE CONTROLE DE STOCK

6.1 Contrôle de l’inventaire

6.1.1 Composante PF

Les niveaux de stock minimum et maximum établis et connus par l’ensemble des
prestataires sont de :

• au niveau des SSD : 6 mois pour le niveau minimum et 9 mois pour le niveau
maximum ;

• au niveau des sites PF : 3 mois pour le niveau minimum et 6 mois pour le


niveau maximum.

Le système de contrôle de l’inventaire institué aurait permis d’améliorer de manière


importante l’existence de rupture de stock ou de sur stockage de produits.

60
Tableau XXXVII : Fréquence des inventaires physiques des produits contraceptifs
selon le type de PPS

Type de PPS
Fréquence
CSB1 CSB2 CHD/CHRR Ensemble
Mensuelle 95,2 90,9 95,0 92,2
Trimestrielle 2,4 5,8 5,0 4,9
Semestrielle 0,0 0,3 0,0 0,2
Jamais 0,0 0,6 0,0 0,4
Autres 2,4 2,4 0,0 2,3

Cependant seuls 92,2% des PPS seulement réalisent des inventaires physiques
mensuelles et 5% trimestrielles.

Si les procédures de comptabilisation et de stockage sont scrupuleusement suivies dans


la gestion de stock de gros, aucune règle de tenue de stock n’est par contre appliquée
dans la gestion des stocks de détail. Les médicaments sont parfois rangés pêle-mêle dans
des armoires ou déposés sur la table de bureau ou dans des cartons sans
comptabilisation précise. Les médicaments des détails ne sont pas souvent pis en
compte dans les inventaires physiques mensuels.

6.1.2 Composante MSR

Les inventaires physiques sont réalisés mensuellement, par le personnel des PPS, au
même moment que les MEG dans les PhaGDis et les Phagecom et 93,7% des PPS en font
l’objet.

Tableau XXXVIII : Fréquence des inventaires physiques des médicaments


traceurs MSR selon le type de PPS

Type de PPS
Fréquence
CSB1 CSB2 CHD/CHRR Ensemble
Mensuelle 95,0 92,8 100,0 93,7
Trimestrielle 3,3 4,1 0,0 3,7
Semestrielle 0,0 0,3 0,0 0,2
Jamais 0,0 0,3 0,0 0,2
Autres 1,7 2,5 0,0 2,2

6.1.3 Composante IST/SIDA

Il en est de même des produits IST/VIH qui font l’objet d’inventaire mensuel au même
titre que les MEG.

61
Tableau XXXIX : Fréquence des inventaires physiques des produits IST/SIDA
selon le type de PPS

Type de PPS
Fréquence
CSB1 CSB2 CHD/CHRR Ensemble
Mensuelle 93,2 90,3 100,0 91,4
Trimestrielle 6,8 4,0 0,0 4,3
Semestrielle 0,0 1,1 0,0 0,8
Jamais 0,0 1,4 0,0 1,1
Autres 0,0 3,2 0,0 2,4

Analyse FFOM et recommandation

Forces

• Existence d’un manuel de procédure pour la gestion de l’approvisionnement


des contraceptifs
• Les produits périmés sont séparés du stock
• L’inventaire physique mensuel fait dans plusieurs PPS et PhaGDis

Faiblesses

• La directive PPPS n’est pas respectée par tous les PPS


• Existence de produits périmés en stock pour les 3 composantes
• La notion de stock maximum et minimum n’est pas maîtrisée par tous les
prestataires.

Recommandation

• Renforcer et rendre systématique le contrôle de l’inventaire à chaque visite de


supervision

6.2 Entreposage et stockage

Selon les types de PPS, l’existence de directives ou de manuels pour un bon entreposage
et un bon stockage de médicaments est très variable d’un district à un autre et surtout
d’un programme à un autre. Si pour le programme PF, les instructions et manuels
existent presque dans tous les PPS, pour les autres programmes ils sont assez rares.

Ce qui explique en partie la disparité des constats concernant l’entreposage et le


stockage constatée sur le terrain. Le tableau 40 ci-dessous résume les faits rencontrés
lors de l’enquête en ce qui concerne ce chapitre.

62
Le pourcentage de PPS ayant un espace de stockage suffisant est de 83,9% et reste
identique au niveau de l’année dernière (2008).

Tableau XXXX : Pourcentage de PPS selon le type au fait des différents outils
nécessaires pour assurer un bon entreposage et stockage

Type de PPS
Outils
CSB1 CSB2 CHD/CHRR Total
Manuel d'entreposage 50,0 47,4 60,0 48,6
PPS stockage suffisant 82,8 84,0 90,0 83,9
PPS fiches de stock à jour 74,5 74,5 88,9 75,1
Existence de chaine de froid 62,6 60,8 63,2 61,4
Stockage dans les normes 44,2 42,6 57,9 43,7

Photo : RAMAHAZOMANA Serge – Equipe X - (Conditions de stockage des produits SR)

63
Analyse FFOM et recommandations

Forces

• Existence de normes d’entreposage dans le manuel de procédure


• Disponibilité d’espace de stockage adéquat au niveau des PPS et PhaGDis
• Existence de réfrigérateur dans la plupart des PPS

Faiblesses

• Absence d’armoires fermées à clé pour stockage de détail dans plusieurs PPS
• Gestion des stock de détail non conforme au norme dans un grand nombre de PPS
• Capacité de stockage insuffisant dans certains PPS

Opportunité

• Réhabilitation en cours de certains CSB

Recommandations

• Valider, multiplier et diffuser le manuel de procédures de gestion des produits SR


• Améliorer les conditions de stockage de certains PhaGDis stockage de 10% de
PhaGDis en assurant leur extension et/ou en les dotant d’étagères
supplémentaires
• Renforcer la supervision en cascade
• Doter tous les PPS en armoire fermée à clé pour le stockage des médicaments

7. ANALYSE DU SUPPORT ORGANISATIONNEL POUR LA


LOGISTIQUE

7.1 Formation en logistique

Au cours de l’enquête, 38,6% des prestataires ont déclaré avoir reçu une formation en
technique de gestion logistique. Tandis qu’au niveau des SSD, tous les responsables PF
des districts et des PhaGDis ont reçu une formation en gestion logistique et en
particulier en utilisation du logiciel CHANNEL. Cette formation reçue par les
responsables PF explique la différence entre la qualité de la gestion logistique des
contraceptifs et de celle des autres médicaments et des autres programmes.

7.2 Supervision

Pendant cette année 2009, seuls 53,8% des responsables de PPS ont déclaré avoir reçu
au moins une supervision et parmi les supervisions reçues, 39,2% ont été réalisées par
le niveau BSD, 14,7% par les régions et 12,2% par le niveau central.

64
La modalité de supervision varie également d’un superviseur à un autre et les item
vérifiés sont différents d’une supervision à une autre, comme l’atteste les chiffres
donnés par le tableau suivant.

Tableau XXXXI : Pourcentage de PPS selon le type se conformant aux différents


principes d’un bon support organisationnel pour la logistique

Type de PPS
Principes
CSB1 CSB2 CHD/CHRR Total
Au moins une visite de supervision 40,5 57,7 70,0 53,8
Supervision Central 4,0 12,9 50,0 12,2
Supervision DRS 5,6 17,4 25,0 14,7
Supervision BSD 37,9 41,4 10,0 39,2
Contrôle de la tenue des fiches de stock
lors des supervisions 85,7 88,2 92,9 88,0
Contrôle de la tenue des registres
lors des supervisions 87,8 90,9 85,7 90,0
Procédures de prévision des besoins
lors des supervisions 59,2 59,4 64,3 59,6
Procédures de commande des produits
lors des supervisions 79,6 68,4 64,3 70,4
Vérification des produits lors des supervisions 91,8 84,5 71,4 85,2
Inventaire physique des produits
lors des supervisions 75,5 53,5 50,0 57,7
Formation en gestion logistique 39,5 37,8 47,4 38,6

Au total, on note une insuffisance de la supervision de l’aspect logistique de la mise en


œuvre des programmes SR et une diversité de l’approche de la supervision. La fréquence
de la supervision est nettement en baisse par rapport à la situation de 2008 (95,1%).

Photo : Equipe VII (Magasin de stockage PhaGDis)

65
Analyse FFOM et recommandations

Forces

• 111 responsables PF des districts formés en CHANNEL


• Responsables des PhaGDis formés en gestion logistique
• Existence de supervision fait par le niveau central, les régions et les districts

Faiblesses

• Plusieurs responsables de PPS ne sont pas formés en gestion logistique


• Très peu de PPS sont informatisés
• Insuffisance des supervisions
• Non utilisation d’un outil de supervision standard

Opportunité

• Développement actuel des NTIC à Madagascar

Menace

• Mutation des agents formés

Recommandations

• Remettre à niveau les prestataires en protocole thérapeutique SR et


IST/SIDA
• Renforcer et mettre en œuvre le plan de suivi formatif
• Former les responsables régionaux et des districts en technique de
supervision du système logistique
• Elaborer un guide de supervision SR y incluant la supervision du système
logistique
• Elaborer et mettre en œuvre un plan de supervision des activités SR à tous
les niveaux

66
8. ANALYSE DE L’UTILISATION DES PRODUITS
Des protocoles de prise en charge thérapeutique sont disponibles pour les 3
programmes PF, IST/SIDA et MSR mais certains ne sont pas utilisés faute de supervision
de leur utilisation.

Par contre, les bénéficiaires de services sont satisfaits de la qualité des services offerts
dans plus de 70 % des cas.

Tableau XXXXII : Perception par les bénéficiaires de la qualité des services SR offerts

Perception des bénéficiaires SR (%)


Objet
Bon Moyen Mauvais
Accueil des agents de santé 89,9 9,3 0,8
Temps d’attente 71,6 21,2 7,2
Propreté du centre 70,5 27,4 2,0
Propreté du matériel utilisé 81,5 17,7 0,8
Disponibilités des médicaments 79,0 20,1 1,0

Des doléances ont été soulevées pour l’amélioration de la qualité des services tels :

• l’approvisionnement en eau courante des centres de santé qui n’est


actuellement que de 35,2% des PPS ;

• l’approvisionnement en électricité qui ne couvre que 34 % des PPS ;

• la dotation de certains centres en Médecins ;

• la dotation de certains PPS en Sage femmes ;

• la continuation de la gratuité des services, des médicaments et des Kits.

S’agissant de l’effet de la gratuité sur l’utilisation des produits, il faut noter que sa
mesure n’est pas aisée à travers la présente évaluation en raison de sa spécificité axée
surtout sur la logistique des produits de Santé de la Reproduction alors que l’effet de la
gratuité concerne également les clients.

Toutefois, en considérant que toute chose égale par ailleurs, cette mesure de l’effet de la
gratuité peut être approchée par la comparaison des moyennes de la consommation
mensuelle moyenne (CMM), par PPS, pour les trois premiers trimestres de l’année 2008,
d’une part et celles de l’année 2009, d’autre part.

Dans la mesure où, les produits contraceptifs sont les seuls à être donnés gratuitement
aux utilisatrices PF, la comparaison ne concernera que les produits suivants : ovrette,
lofemenal, Dépo Provera et implants.

67
Tableau XXXXIII : Evolution des moyennes des CMM pour les trois premiers
trimestres de l’année 2009 et de l’année 2009 (par PPS)

2008 2009
Produits PF
T1 T2 T3 T1 T2 T3
Ovrette 21 23 25 24 26 25
Lofemenal 151 164 161 175 182 185
Dépo Provera 191 214 226 260 266 265
Implants 8 10 9 8 9 11

300

250

200
Ovrette
150 Lofemenal
Dépo Provera
100
Implants

50

0
T1/08 T2/08 T3/08 T1/09 T2/09 T3/09

Figure 7: Evolution des moyennes des CMM pour les trois premiers trimestres
de l’année 2009 et de l’année 2009 (par PPS)

Il apparaît donc que la gratuité semble ne pas avoir d’effet sur l’utilisation de l’ovrette et
de l’implant contrairement à celle du lofemenal et du Dépo Provera qui connaît une
augmentation significative au fil des trimestres.

En effet, le Dépo Provera est le produit le plus demandé par les femmes en milieu rural
car une seule injection permet de les protéger contre une grossesse pendant un
trimestre. Avec ce produit, il n’y a aucun souci à se faire quant à l’oubli de la prise qui
risque d’arriver avec les pilules orales. Pour celles qui se cachent de leur mari
également, le Dépo Provera présente un avantage certain quant à la discrétion de son
utilisation.

Les implants commencent à être prisées également par les utilisatrices, mais la quantité
disponible est encore limitée et les sites qui le proposent peu nombreux.

L’ovrette est la pilule la moins demandée (une CMM de 25 plaquettes par PPS, en
moyenne pour le troisième trimestre 2009) par les femmes, car d’après elles, beaucoup
d’effets défavorables émaillent l’utilisation de ce produit. D’une part, souvent une
aménorrhée apparait au cours de l’utilisation de ce produit mais la plus insupportable
pour elles est la présence de petits saignements irréguliers (métrorragie) au cours du

68
cycle. Toutefois, il faut noter que l’ovrette est seulement utilisée pour les femmes en post
partum. Il apparaît donc normal, qu’elle soit moins utilisée indépendamment des effets
secondaires susmentionnés.

La plupart des utilisatrices qui choisissent la méthode de contraception orale penchent


inévitablement vers le Lofemenal qui constitue de fait la pilule la plus demandée (une
CMM de 185 plaquettes par PPS, en moyenne pour le troisième trimestre 2009).

Analyse FFOM et recommandations

Forces

• Existence d’algorithmes et de protocoles de prise en charge pour les trois


composantes
• Existence de gratuité des produits PF et des tests de la syphilis et du SIDA

Faiblesses

• Algorithmes et protocoles non utilisés systématiquement par les


prestataires
• Couverture très limitée pour la composante MSR
• Plusieurs PPS ne disposent pas de techniciens qualifiés

Opportunité

• Recrutement actuel de personnel de santé

Menace

• Désertion des PPS ruraux et enclavés par les personnels pendant cette crise
politique

Recommandations

• Produire et diffuser les instructions concernant les modalités d’utilisation


des produits SR à chaque niveau de la pyramide sanitaire
• Rendre disponible les produits SR essentiels dans les PPS

69
TROISIEME PARTIE

CONCLUSION

70
D’une manière générale, l’enquête SPSR 2009 a révélé que beaucoup d’efforts ont
été déployés par le Ministère de la Santé et ses partenaires pour la Sécurisation
des Produits de Santé de la Reproduction.

Le fait le plus marquant durant ces douze derniers mois concerne


l’opérationnalisation du logiciel de gestion des produits de santé CHANNEL au
niveau des districts sanitaires. Les consultants nationaux ont été agréablement
surpris de l’aisance des responsables de la logistique des Produits de Santé de la
Reproduction, généralement limitée encore à la logistique des produits
contraceptifs, dans la manipulation de l’outil. Il peut donc être affirmé sans
ambages que le logiciel est fonctionnel et maîtrisé par la plupart des responsables
au niveau périphérique.

Toutefois, il y a lieu de noter que : bien que les situations de rupture de stock ou
autres dérèglements du circuit logistique des produits de Santé de la
Reproduction semblent être sous contrôle des différents responsables à tous les
niveaux un tant soit peu, il peut être affirmé que l’on peut faire mieux pour le bien
être des femmes malagasy. Dans cette perspective, les autres composantes de la
SR, à savoir la MSR et la lutte contre les IST/SIDA doivent apprendre de
l’expérience de la composante PF en matière de gestion logistique. Une des
stratégies pour y parvenir consisterait en un renforcement du mandat du sous
comité logistique du comité de coordination SR/PF, chargé des calculs des
besoins de tous les programmes SR ainsi que de l’assurance des financements y
afférents.

Photos : Dr SAHONDRA HARISOA Lalao Josée (CSB1 Bemanonga)

71
PLAN D’ACTION 2010

72
MONTANT
STRATEGIES ACTIVITES RESPONSABLES DUREE
(en USD)

Activité 1 : Organiser une réunion avec la DGPLMT et DSME 1j 250


DGLMT en vue d’une révision de la liste des
médicaments (LNME)

Activité 2 : Organiser une réunion élargie VPM/SP et partenaires 1j 500


incluant les partenaires PF, IST/SIDA et MSR
pour expliquer aux uns et aux autres les
avantages de l’intégration de la prévision de
Intégration de la prévision tous les produits de SR
des produits relatifs aux 3
composantes lors des Activité 3 : Elaborer un manuel de procédure de DPF, DSME, 1 mois 2 500
réunions semestriels des prévisions incluant les produits des 3 DULM/IST/SIDA
partenaires SR/PF composantes SR UNFPA
Consultants

Activité 4 : Intégrer la prévision et la Comité Logistique 2j (1j x 2 fois) 1 000


planification des produits SR lors des réunions SR/PF
semestriels des partenaires SR et élaborer un
plan d’achat

Activité 5 : Réviser le contenu du rapport DEP/SSSA, DSSB , DPF, 5j 2 000


Organisation du système de mensuel d’activité des Centres de santé pour DSME
gestion de la logistique SR qu’il prenne en compte les données des SPSR DULM/IST/SIDA

73
MONTANT
STRATEGIES ACTIVITES RESPONSABLES DUREE
(en USD)

Activité 6 : Former tous les responsables de PPS DPF, DSME 3j 150 000
en Gestion logistique DULM/IST/SIDA
UNFPA, PARTENAIRES
SR

Activité 7 : Former tous les responsables PPS en DEP/SSSA, DPF, DSME 2j PM


remplissage RMA révisé et en utilisation des DULM/IST/SIDA
données essentielles SR. UNFPA

Activité 8 : Intégrer les produits des 3 DEP/SSSA, DPF, DSME Toute l’année PM
composantes SR dans le logiciel CHANNEL et le DULM/IST/SIDA
rendre fonctionnel dans tous les districts UNFPA
sanitaires.

Activité 9 : Prévoir une ligne budgétaire pour DAAF, DPF, DSME Toute l’année PM
assurer le transport et la distribution pérenne DULM/IST/SIDA
Assurance de la des produits SR jusqu’au SSD.
disponibilité des produits
de SR au moins jusqu’aux Activité 10 : Prévoir dans le Programme DAAF, DPF, DSME Toute l’année PM
districts sanitaires d’investissement public du Ministère chargé de DULM/IST/SIDA
la santé publique (PIP) des crédits suffisants
pour l’enlèvement des produits de SR au niveau
du port et ou de l’aéroport

74
MONTANT
STRATEGIES ACTIVITES RESPONSABLES DUREE
(en USD)

Activité 11 : Produire et diffuser la grille de DPF, DSME Réunion de 5j 4 000


supervision SR aux 111 SSD. DULM/IST/SIDA
DSSB, UNFPA

Activité 12 : Former 222 Responsables SSD dont DPF, DSME 5j 200 000
Supervision de l’aspect les 111 responsables SR en technique de DULM/IST/SIDA,
SPSR supervision et en utilisation de la grille de DSSB, UNFPA
supervision SPSR.

Activité 13 : Réaliser un plaidoyer auprès des VPM/SP En début PM


partenaires SR afin de garantir un financement d’année: 1j
pérenne de la supervision intégré des 3
composantes SR

Activité 14 : Superviser au moins une fois par an Central, Régional et 1 fois par an 100 000
tous les PPS de Madagascar SSD

75
MONTANT
STRATEGIES ACTIVITES RESPONSABLES DUREE
(en USD)

Activité 15 : Inventorier, multiplier et diffuser DPF, DSME Réunion de 5j 30 000


les protocoles thérapeutiques et les DULM/IST/SIDA
ordinogrammes relatifs aux programmes SR UNFPA
Formation des prestataires
en utilisation rationnelle Activité 16 : Former les Responsables de PPS en DPF, DSME Réunion de 5j 200 000
des médicaments SR utilisation rationnelle des produits de SR DULM/IST/SIDA
UNFPA

Activité 17 : Etablir et mette en œuvre un plan DPF, DSME 1j 500


de suivi formatif pour chaque composante de SR DULM/IST/SIDA
UNFPA

Activité 18 : Assurer le monitorage trimestriel DPF, DSME Trimestriel 7 250


du programme DULM/IST/SIDA
Suivi et évaluation du SPSR

Activité 19 : Effectuer un sondage logistique Equipe cadre National, Septembre 120 000
annuel UNFPA, Consultants
nationaux

TOTAL GENERAL 818 000

76
Photo : Equipe VII (Piste vers Manakana)

77
ANNEXES

78
Annexe 1 : Termes de référence de deux Consultants Nationaux chargés de
l’évaluation du système logistique pour la SPSR à Madagascar

1. Contexte

La sécurisation des produits de SR figure parmi les initiatives de réforme définies dans les
programmes de Santé de Madagascar. A ce titre elle exige une attention particulière, une
collaboration entre toutes les parties prenantes tant gouvernementales que privées ainsi que
des ressources adéquates afin de satisfaire les besoins en produits de SR de la population.

En mai 2008, le Ministère de la Santé et du Planning Familial (MSPF) a bénéficié de l’appui du


fonds du Global Programme. De ce fait avec l’appui technique de l’UNFPA, un plan stratégique
national de sécurisation des produits de SR 2008-2011 a été développé.

En novembre 2008, une première enquête concernant la Sécurisation des Produits de la Santé
de la Reproduction a été effectuée auprès des 20% des Centres de Prestation de Service dans
tout Madagascar.

Suite aux résultats de cette enquête, des interventions ont été faites pour améliorer la
sécurisation des Produits de SR, entre autres, les formations en Gestion Logistique des Produits
SR, la dotation en matériels Informatiques, ainsi que l’approvisionnement des Centres de
Prestation de Service en produits SR.

Pour déterminer les changements matérialisés durant ces périodes d’intervention (2008-2009)
et pour mettre à jour les valeurs actuelles des indicateurs par rapport au Programme Global de
la SPSR, il est nécessaire d’effectuer une enquête auprès d’un échantillon représentatif des
Centres de Prestation de Service et des structures de stockage (Formations Sanitaires,
Pharmacies de Gros de District, SALAMA ; soit les 20% des centres suivant les recommandations
de MAPUTO) et auprès des acteurs clés pour la SPSR.

Dans ce sens, deux consultants nationaux seront recrutés pour assurer la coordination et la mise
en œuvre de l’étude proprement dite.

2. Objectif général

Evaluer le système logistique des produits de la Santé de la Reproduction

3. Objectifs spécifiques

• Apprécier les résultats des interventions menées à travers les indicateurs.


• Déterminer les forces et les faiblesses du système actuel.
• Dégager les causes/facteurs déterminants le succès et/ou les faiblesses constatées.
• Identifier les actions à entreprendre pour améliorer.

4. Principales activités et tâches

A. Aperçu

Quatre principales activités constitueront essentiellement le centre d’intérêt de la visite


d’évaluation. Dans le cadre de la réalisation de l’étude, les consultants sont appelés à collaborer
étroitement avec l’équipe cadre nationale intervenant dans la SPSR au niveau central (DSME,
DPF, DULM/Programme VIH, DGLMT, UASM, Centrale d’Achats SALAMA, Partenaires), les
niveaux régional et de district.

79
B. Activités principales

Quatre principales activités sont envisagées :

• Evaluer les capacités humaines et organisationnelles au sein de tous les éléments ou


composantes de la SPSR.

• Dégager les résultats d’étude auprès des formations sanitaires reposant sur les
tendances en situation de rupture de stock de produits définis, par rapport à l’année
2008, résultant de la capacité de gestion du système d’approvisionnement actuel à tous
les niveaux.

• Elaborer un plan d’action basée sur les recommandations formulées lors de l’étude.

• Préparer le document de base de données en Excel ou en SPSS comprenant les données


de l’enquête.

5. Tâches spécifiques des consultants nationaux

• Elaborer le protocole de l’étude.

• Présenter à l’équipe cadre la méthodologie et le programme de mise en œuvre proposé


de l’évaluation.

• Etablir le plan de descente sur terrain (itinéraire, lieu) en tenant compte de la durée
exigée.

• Effectuer l’évaluation du système mis en place actuellement dans l’approvisionnement


en produits de SR concernant les contraceptifs, les produits pour la MSR et les produits
pour la prévention et prise en charge des IST dont le VIH et ce à travers des revues
documentaires, interviews des personnes ressources (DGPS, DPLMT, DSME, DPF,
Programme VIH, SALAMA, Deliver, DRS, BSD, etc …).

• Effectuer le sondage logistique.

• Collecter des données auprès d’un échantillon représentatif (au moins 20%) des points
de prestations de services de SR.

• Interviewer des prestataires/utilisateurs, consultation des outils et manuels en matière


de gestion et de collecte de données, Focus group,…).

• Analyser et traiter les informations collectées.

• Déterminer les valeurs actuelles des indicateurs suivants :

- Pourcentage des Prestations de Services offrant au moins 3 méthodes de


contraception ;
- Pourcentage de points de prestations de services (magasin de stockage/phag
dis, les centres de santé et les agents communautaires de base) ayant connu
une rupture de stock dans les trois derniers mois (pour chaque produit de SR) ;
- Proportion de Formations sanitaires offrant au moins 5 médicaments essentiels
pour la santé maternelle permettant de sauver la vie des mères/femmes ;

80
- Existence de ligne budgétaire nationale pour l’achat des produits contraceptifs ;
- Existence de stratégie de plaidoyer pour la SPSR financé et mis en œuvre en
collaboration avec les partenaires ;
- Pourcentage des prestations de services offrant au moins 3 services SR ;
- Niveau de Capacité Nationale Fonctionnel pour l’approvisionnement et l’achat
des produits de SR (sans appui et assistance externe) ;
- Niveau de capacité nationale pour planifier et mettre en œuvre une approche
pour la sécurisation des Produits de SR incluant la création de la demande et la
mobilisation de ressources ;
- Existence des leçons apprises sur la SPSR documentées et disséminées pour
informer la conception et la réalisation du programme ;
- Nombre de Produits essentiels SR inclus dans la liste nationale des médicaments
essentiels.

• Déterminer les effets de la gratuité des produits SR sur le système logistique.

• Identifier des stratégies de renforcement des capacités nationales en matière


d’approvisionnement et ce pour chaque niveau du système afin que le produit de SR soit
disponible au moment opportun pour les bénéficiaires.

• Proposer un plan de mise en œuvre des stratégies identifiées et favoriser l’obtention


d’un consensus autour des principaux axes d’interventions.

• Elaboration et des rapports de l’étude.

• Faciliter l’atelier national de validation du modèle proposé et qui va supporter


l’amélioration de la mise en œuvre du plan SPSR 2008-2011 et recueillir toutes les
recommandations des participants.

• Finaliser les résultats de l’étude en tenant compte des recommandations émises lors de
l’atelier de validation.

• Facilitation de l’atelier national de validation des résultats.

6. Produits livrables

• Un rapport d’évaluation des capacités qui décrira les grandes lignes de la


méthodologie et les personnes ayant participé à l’activité, avec une présentation et une
analyse des résultats :

- mettant en exergue les points essentiels du système logistique actuel


(évaluation des besoins pour chaque type de produit, capacités
d’approvisionnement/système utilisé pour acheminer les produits vers les
formations sanitaires utilisateurs/prescripteurs des produits, outils utilisés
pour collecter les données/ pour la gestion des produits de SR).
- mentionnant les points essentiels de tout le système pour la SPSR ;
- dégageant les résultats du sondage logistique ;
- comprenant les valeurs des indicateurs mentionnés,
- présentant les conclusions et les recommandations pour les prochaines
interventions.
- intégrant les différents annexes (Questionnaires, liste des Centres enquêtés),

81
• Un plan de mise en œuvre des recommandations formulées, pour 2010 et budgétisé.
Le Plan d’action devra indiquer de manière claire et spécifique les mesures à prendre
pour satisfaire les besoins tant en capacités humaines qu’en capacités organisationnelles.

• La base de données sur support électronique en Excel/Epi-info/Access/SPSS.

7. Période / Délai

2 mois et 10 jours

8. Qualifications requises

• Médecin / statisticien, démographe ou sociologue ;


• Spécialiste en santé publique ou épidémiologie ;
• Bonne expérience en conduite d’évaluation dans le domaine de la Santé de la
Reproduction ;
• Bonne expérience en analyse de données qualitatives et quantitatives.

82
Annexe 2 : Résumé de l’agenda de réalisation de l’enquête SPSR 2009

Activités Dates
Recrutement des consultants nationaux 06 octobre 2009
Briefing des consultants nationaux par l'Equipe
13 octobre 2009
Cadre National
Elaboration du protocole d'étude 06 au 20 octobre 2009
Présentation et validation du protocole d'étude y
20 octobre 2009
compris les outils de collecte
Recrutement des enquêteurs et superviseurs 12 au 23 octobre 2009
Préparation logistique de la collecte des données
sur terrain et de la formation des enquêteurs et 19 au 30 octobre 2009
superviseurs
Formation des enquêteurs et superviseurs 27 au 29 octobre 2009
Collecte des données sur terrain 03 au 18 novembre 2009
Elaboration des masques de saisie 09 au 19 novembre 2009
Recrutement et formation des opérateurs de
16 au 19 novembre 2009
saisies
Saisie, traitement et analyse des données 20 novembre au 03 décembre 2009
Rédaction du rapport préliminaire de l'étude 03 au 06 décembre 2009
Présentation du rapport préliminaire à la réunion à
la réunion de Coordination Nationale SR 07 décembre 2009
Remise du rapport préliminaire à l’UNFPA pour
09 décembre 2009
commentaires
Réception des commentaires et rédaction de la
10 au 15 décembre 2009
version finalisée du rapport
Remise de la version finalisée du rapport à l’UNFPA
16 décembre 2009
pour commentaires

83
Annexe 3 : Listes des sites-échantillons

Liste des PPS/CSB-Echantillons

Régions District PPS non enclavés PPS enclavés


CSB2 Isotry Central
Antananarivo
CSB2 Analamahitsy
Renivohitra
CSB2 Mahamasina
CSB2 Ambalavao
CSB2 Cité des Assureurs
Antananarivo
CSB2 Ampahitrosy
Atsimondrano
CSB2 Ambohimiadana Nord
CSB2 Soavina
CSB2 Ambohimanga Rova
Antananarivo
CSB1Fihasinana
Avaradrano
CSB1 Ambohitrabiby
CSB1 Ambatolampy
Tsi/fotsy CSB1 Ampanataovana
CSB2 Ambohidratrimo CSB2 Avaratsena
Ambohidratrimo CSB1 Ambatomitsangana
CSB1 Antehiroka
CSB2 Soavinimerina
ANALAMANGA
CSB2 Talatamaty
CSB2 Andramasina CSB2 Andohariana
Andramasina CSB2 Mandrosoa
CSB1 Anjoma Faliarivo
CSB1 Andranokotona CSB1 Andranonahoatra
Anjozorobe CSB1 Soavinarivo CSB2 Androvakely
CSB1 Ambohimirary
CSB2 Ambohitromby
Maternité CSB1 Miarinarivo - Sud
Ankazobe
CSB2 Talata Angavo CSB1 Morarano Mandriambero
CSB1 Irindra
CSB1 Ankorona CSB1 Ambohidraisolo
CSB2 Ampanarivo CSB1 Ambohipeno
CSB2 Ambohitrony
Manjakandriana
CSB1 Ambohitrakatso
CSB2 Ambohibary
CSB2 Ranovao
CSB1 Ankotrabe
Fenoarivobe
CSB2 Firavahana
CSB2 Ambohipeno CSB1 Ambohibary
BONGOLAVA CSB2 Belobaka CSB2 Ambalanirana
Tsiroanomandidy CSB2 Fierenana
CSB2 Soanierana
CSB2 Amparihibe

84
Régions District PPS non enclavés PPS enclavés
CSB1 Tsinjoarivo CSB1 Anjanamahazo
Arivonimamo CSB1 Antsahanadrisa CSB1 Alatsinainy Loharano
CSB1 Mahalavolona
CSB2 Ambatomanjaka CSB1 Antoby
CSB2 Manazary CSB2 Zoma Bealoka
ITASY Miarinarivo
CSB2 Fialofana Ifanja
CSB2 Soamahamanina
CSB2 Amparaky CSB2 Mahavelona
Soavinandriana CSB1 Marotsingala
CSB1 Manakambahiny
CSB1 Antanetibe-Ouest CSB1 Antanimbaritsara
Ambatolampy
CSB2 Belambo CSB1 Ambatolampikely
CSB2 Ambatolahy CSB2 Andranofito
Antanifotsy CSB2 Ambohimandroso
CSB2 Soamandrariny
Antsirabe I CSB2 CSS Antsirabe I
CSB2 Ambatomena CSB2 Fanjakamandroso
CSB2 Antanamalaza CSB1 Laimbolo
CSB2 Antsoatany
Antsirabe II
VAKINANKARATRA CSB2 Mangarano
CSB1 Sahanivotry
Ts/honenana
CSB2 Ambatonakolahy CSB2 Anosiarivo Manampana
CSB1 Ambatotsipihina
Betafo CSB1 Tsarahasina
CSB2 Ambohijato
Mandritsara
CSB2 Antsampanimahazo CSB1 Ambohitsampana
Faratsiho
CSB1 Ambatondradama CSB2 Miandrarivo
Antsiranana I CSB2 Tanambao
CSB2 Antsahampano CSB1 Ambolobozobe
Antsiranana II CSB2 Sadjoavato CSB2 Antsalaka
CSB2 Mangaoka
CSB1 Marosely CSB2 Ambohimarina
CSB2 Ambodimanga
Ambanja Ramena CSB2 Nosy Faly
DIANA
CSB1 Mahatera
CSB2 Ampondralava CSB1 Ambodibonara
Ambilobe CSB2 Beramanja CSB2 Amborondolo
CSB2 Ambatobe Anjavy
CSB2 Bemanondrobe
Nosy Be
CSB2 Hell Ville

85
Régions District PPS non enclavés PPS enclavés
CSB1 Andrapengy CSB2 Maromandia
Antalaha CSB2 Antsahanoro CSB2 Antsambalahy
CSB2 Sarahandrano
CSB2 Andasibe Kobahina CSB1 Ambalavelona
CSB2 Ambodimanga I CSB2 Anoviara
Andapa
CSB Belaoka Marovato
CSB2 Andranomena
SAVA
CSB2 Ambohimitsinjo CSB1 Tsaratanana
Sambava CSB1 Antsahalalina CSB2 Antindra
CSB2 Nosiarina CSB1 Ambodiampana/M
CSB2 Ambinan'i Andravory CSB2 Ampisikinana
CSB2 Daraina CSB1 Ambanja
Vohémar
CSB2 Vohémar CSB1 Manakana
CSB2 Milanoa
CSB2 Ambohimahamasina CSB1 Mandazaka
Ambalavao CSB1 Samimasina CSB1 Fivanona
CSB2 Iarintsena CSB2 Vohitsaoka
CSB2 Ankofafalahy
Fianarantsoa I
CSB2 Antsororokavo
CSB2 Alakamisy Itenina CSB2 Fanjakana
CSB2 Sahamena CSB2 Vinanitelo
HAUTE CSB2 Iavonomby Vohibola
Fianarantsoa II
MATSIATRA CSB1 Andranolava II
CSB2 Sahambavy
CSB2 Anjoma Itsara
CSB2 Ambatomainty
Ikalamavony
CSB1 Antorovoka
CSB2 Ambohimahasoa CSB1 Isahy Tangimaso
Ambohimahasoa CSB2 Camp Robin CSB2 Kalalao
CSB2 Sahave
CSB1 Tsangandrano
CSB1 Tomboarivo
Ambatofinandrahana CSB1 Niera Vohidahy
CSB2 Mangataboahangy
CSB1 Andranovory
CSB1 Behena Fandraofana CSB2 Antoetra
CSB2 Ambositra CSB1 Ambohitsara
Ambositra
CSB2 Fahizay
AMORON'I
CSB2 Ivony
MANIA
CSB2 Alakamisy
Ambohimahazo CSB2 Ankarinoro
CSB1 Sainte Anne CSB2 Ambinanindrano
Fandriana
CSB1 Antanambao Laveno CSB1 Ranomainty Vohibe
CSB1 Talata Ihary
CSB1 Fandriankely
CSB1 Ambatofangehana
Manandriana
CSB2 Andakatany

86
Régions District PPS non enclavés PPS enclavés
Befotaka CSB2 Befotaka Sud
CSB2 Amporoforo CSB2 Ambalatany
CSB2 Farafangana CSB2 Efatsy
Farafangana
CSB2 Manambotra Sud CSB1 Iaborano Namahora
CSB2 Tovona CSB2 Mahavelo
CSB2 Andranolalina
Midongy Atsimo
CSB2 Midongy du Sud
ATSIMO
CSB2 Lopary CSB2 Amparihy Est
ATSINANANA
CSB2 Marovato II CSB2 Bevata
Vangaindrano
CSB2 Ampasy CSB1 Manambarivo
CSB2 Vatananto
CSB1 Fenomby
CSB2 Mahajinjo
Vondrozo
CSB2 Manambidala
CSB2 Vohimary
CSB1 Andranata Volambita
Iakora
CSB2 Iakora
CSB2 Analavoka CSB2 Mahasoa
IHOROMBE Ihosy
CSB2 Ranohira
CSB2 Ivohibe
Ivohibe
CSB2 Maropaika
CSB1 Antaranjaha
CSB2 Ifanirea
Ikongo
CSB1 Ambinanitromby
CSB1 Tanakambana
CSB2 Kelilalina CSB2 Ambohimanga Sud
Ifanadiana CSB2 Antsindra
CSB2 Marotoko
CSB2 Ambila CSB2 Anorombato
CSB2 Nosiala CSB2 Lokomby
CSB2 Manakara(CSS) CSB1 Mahamaibe
Manakara CSB2 Mangatsiotra
VATOVAVY CSB2 Sahasinaka
FITOVINANY CSB2 Vohimasy
CSB2 Andranambolava CSB2 Mahela
CSB2 Mahatsara Iefaka CSB2 Marosangy
Mananjary
CSB2 Mananjary
CSB1 Ambalahosy
CSB2 Ambahy
CSB2 Androrangavola
Nosy Varika
CSB2 Sahavato
CSB1 Mandroromody
CSB2 Vohitrindry CSB2 Sahalava
CSB2 Ilakatra
Vohipeno
CSB2 Savana
CSB1 Tamboholava

87
Régions District PPS non enclavés PPS enclavés
Mahajanga I BMH Mahajanga I
CSB2 Ambalabe/Befanjava
Mahajanga II CSB2 Bekobay
CSB1 Tsarazazamandimby
CSB2 Ambondromamy CSB2 Madirovalo
Ambato Boeni
CSB2 Tsaramadroso
CSB2 Ankazomborona CSB1 Miadana
BOENI
Marovoay CSB2 Morafeno
CSB2 Ambatolafia
CSB2 Antongomena Bevary
Mitsinjo CSB2 katsepy
CSB1 Matsakabanja
CSB1 Tsinjorano II
Soalala
CSB1 Ambarinanahary
CSB2 Ambatoamainty
Ambatomainty
CSB2 Sarodrano
CSB1 Bemoto
Antsalova CSB1 Mokotibe
CSB1 Antsalaza
CSB1 Tsipabay
MELAKY Besalampy
CSB2 Besalampy
CSB2 Ankisatra
CSB2 Mafaijijo
Maintirano
CSB2 Betanatanana
CSB2 Maintirano
Morafenobe CSB2 Morafenobe
CSB1 Ambalahady CSB1 Ambalasakoana
Antsohihy CSB2 Ankerika CSB1 Ambiky
CSB2 Ambodimandresy
CSB1 Andasinimaro CSB1 Ambatrarata Sofia
Bealanana CSB2 Antsamaka CSB2 Beandrarezona
CSB2 Ambatoriha Est
CSB2 Ambodimotso-Sud CSB2 Belalona
CSB2 Befandriana-Nord CSB2 Antsakabary
Befandriana CSB1 Ankobakobaka CSB1 Ambalafary
SOFIA CSB2 Ampandroangisa
CSB1 Maromandroso
CSB2 Ambohitaoka CSB2 Ampasimatera
Mampikony
CSB2 Komajia
CSB2 Ambodisatrana
Manjola CSB2 Ambalakirajy
CSB2 Mandritsara CSB2Ambilombe
Mandritsara CSB1 Ampombilava
CSB2 Antratramidola
CSB2 Antsirabe centre

88
Régions District PPS non enclavés PPS enclavés
CSB2 Port-Bergé CSB2 Ambodisakoana
Port Bergé CSB1 Bemanevika
CSB2 Tsarahasina
CSB2 Befotaka Nord
CSB2 Analalava
Analalava
CSB2 Maromandia
CSB2 Marovantaza
CSB2 Behazomaty
Kandreho
CSB2 Kandreho
CSB2 Antsiafabositra CSB2 Bemokotra
Maevatanana
CSB2 Beanana CSB1 Bevilany
BETSIBOKA CSB1 Ambohimiarina
CSB1 Telomita
Tsaratanana CSB1 Ambalanirana
CSB2 Brieville
CSB1 Ambohidronono
Toamasina I CSB2 DU Tanambao
CSB2 Foulpointe CSB2 Ambodilazana
CSB2 Andondabe
Toamasina II CSB2 Ambodiriana
CSB1 Vohitrandriana
CSB1 Ranomena II
CSB1 Andranokoditra CSB2 Fetraomby
CSB2 Anivorano - Est
Brickaville
CSB1 Ampitabe
CSB2 Ranomafana Est
Antanambao CSB1 Betoko I
Manampotsy CSB2 Mahela
CSB2 Betsizaraina CSB2 Masomeloka
ATSINANANA CSB1 Namirana CSB2 Ambodiharina
Mahanoro
CSB2 Ankazotsifantatra
CSB1 Andovolalina
CSB1 Ambodivoangy
CSB2 Amboasary
CSB2 Ambohimilanja
CSB2 Andonabe - Sud
Marolambo
CSB1 Ambodiaviavy
CSB1 Ambinanikosy
CSB2 Marolambo
CSB2 Ambalabe
CSB2 Ambodivoananto CSB2 Ampasimadinika
Vatomandry CSB1 Tsarasambo
CSB2 Tsivangiana

89
Régions District PPS non enclavés PPS enclavés
CSB1 Ambodiforaha
Sainte Marie
CSB2 Loukintsy
CSB1 Antanetilava II CSB2 Saranambana
CSB2 Ampasimbe-
Fénérive Est M/tsatrana CSB2 Ambatoharanana
CSB1 Ambodihasina
CSB1 Ambalabe II
CSB2 Antanambe
Mananara CSB2 Imorona
CSB2 Sandrakatsy
ANALANJIROFO CSB2 Andranofotsy
CSB2 Ankofa
Maroantsetra
CSB2 Anjahana
CSB2 Rantabe
CSB2 Ambodiampana
CSB2 Antanifotsy
Soanieran'Ivongo
CSB2 Fotsialanana
CSB1 Manakatafana
CSB2 Vavatenina CSB2 Miarinarivo
Vavatenina CSB2 Andasibe
CSB2 Sahatavy
CSB2 Ambatondrazaka CSB1 Amboarabe
CSB1 Ambohiboatavo CSB2 Soalazaina
Ambatondrazaka CSB1 Mangatany
CSB2 Bejofo
CSB1 Antokazo
CSB1 Mahakary CSB2 Bedidy
CSB2 Ambohijanahary
Amparafaravola CSB2 Amparafaravola
CSB2 Ranomainty
CSB2 Ampasikely
CSB2 Andilamena
ALAOTRA
Andilamena CSB2 Bemaitso
MANGORO
CSB1 Manakana
CSB2 Ambatoaranana
CSB2 Anosibe An' Ala
Anosibe An'ala CSB1 Ambodiarakely
CSB2 Longozabe
CSB2 Ambatovola
CSB2 Ambohidronono CSB1 Ambalahorina
CSB2 Andasibe CSB2 Beparasy (Mangarivotra)
Moramanga CSB2 Belavabary
CSB2 Morarano – Gare
CSB2 Mandialaza

90
Régions District PPS non enclavés PPS enclavés
Toliary I CSB2 SANFILY
CSB2 Andranohinaly CSB2 Ambolofoty
CSB2 Betsinjaka CSB2 Manombo sud
Toliary II CSB1 Manoroka
CSB2 St Augustin
CSB1 Behompy
CSB2 Amborompotsy
CSB2 Ankilizato
Ampanihy CSB2 Beroy sud
CSB1 Nisoa
CSB2 Ampanihy Ouets
CSB1 Miary nord
Ankazoabo CSB1 Iaborano I
ATSIMO CSB2 Tandrano
ANDREFANA Benenitra CSB2 Ehara CSB1 Liolava
CSB2 Beroroha
Beroroha CSB2 Fanjakana
CSB1 Antanimbaribe
CSB2 Belamoty CSB1 Sakamasay
CSB2 Tameantsoa
Betioky
CSB2 Befamonty
CSB2 Tanambao haut
CSB2 Amboanato
CSB2 Ambahikily
Morombe CSB1 Ampilokely
CSB2 Befandriana
CSB2 Morombe
CSB2 Vinet Andramasiny CSB2 Bereketa
Sakaraha
CSB1Sakamahily ouest
CSB2 Behara
CSB1 Amboahangy
Amboasary Atsimo
CSB2 Marotsiraka
CSB1 Ranobe
CSB2 Ianabinda CSB2 Isoanala
Betroka
CSB1 Andrea CSB2 Mahasoa-Est
ANOSY
CSB2 Fenoevo Efita CSB2 Ranomafana
CSB2 Bevoay
CSB2 Ihazoambo
Tolagnaro
CSB2 Mandiso
CSB2 Tolagnaro
CSB1 Antanitsara

91
Régions District PPS non enclavés PPS enclavés
CSB2 Vohitsova
CSB2 Jafaro
Ambovombe
CSB2 Erada
CSB1 Beanantara
CSB2 Anivorano Mitsinjo CSB2 Bevitiky
CSB1 Antsely be
ANDROY Bekily
CSB2 Sarisambo Tanandava
CSB2 Bekily
CSB2 Antavy Nord
Tsihombe
CSB1 Bema
CSB1 Motombositra CSB1 Andranomalio
Beloha
CSB2 Soamanitra
CSB2 Ankilizato CSB2 Tsimazava
Mahabo
CSB2 Malaimbandy
CSB2 Anontsibe
Manja CSB1 Vondrove
CSB2 Manja
CSB1 Tsianaloka CSB1 Belolo
MENABE Miandrivazo CSB1 Soatanimbary CSB1 Anivorano
CSB1 Antsakoamadinika
CSB1 Androvakely CSB1 Beleo
Morondava
CSB2 Befasy
CSB2 Ankirondro
Belo/Tsiribihina CSB2 Andimaky
CSB2 Beroboka Nord

92
Liste des PPS/CHD/CHRR-Echantillons, des PPS/PhaGDis-Echantillons et des BSD-
Echantillons

District PhaGDis CHD/CHRR BSD


Antananarivo Renivohitra x x x
Ambodratrimo x x x
Andramasina x x x
Antsirabe I x x
Antsiranana I x x x
Nosy Be x x x
Vohémar x x
Fianarantsoa I x x
Ambohimahasoa x x x
Ambositra x x
Farafangana x x
Iakora x x x
Ivohibe x x x
Manakara x x
Mananjary x x
Mahajanga I x x
Ambatomainty x x
Besalampy x x
Maintirano x x
Morafenobe x x
Befandriana x x
Mandritsara x x
Port Bergé x x
Analalava x x
Kandreho x x
Toamasina I x x x
Marolambo x x x
Sainte Marie x x x
Vavatenina x x x
Ambatondrazaka x x x
Amparafaravola x x x
Andilamena x x x
Anosibe An'ala x x
Toliary x x
Ampanihy x x x
Beroroha x x x
Morombe x x x
Tolanaro x x
Bekily x x x
Manja x x x

93
Annexe 4 : Questionnaire PPS

EVALUATION DU SYSTEME LOGISTIQUE DE LA SECURISATION DES PRODUITS


DE SANTE DE LA REPRODUCTION A MADAGASCAR

QUESTIONNAIRE POUR POINTS DE PRESTATION DE SERVICES

PPS
NOM DE L’ENQUETEUR : _________________________________
NOM DU SUPERVISEUR : _________________________________

DATE : _________________________________

SIGNATURE DU SUPERVISEUR : _________________________________

SECTION I : RENSEIGNEMENTS GENERAUX SUR LE POINT DE PRESTATION DE SERVICES

CODE
REGION :
DISTRICT :
NOM DU PPS :
Type du PPS Accessibilité :
CSB1  Toute l’année  Type de PPS :
CSB2  Plus de 6 mois/an  
CHD1 Moins de 6 mois/an  
CHD2 Inaccessible  Accessibilité :
CHRR
SERVICES SR OFFERTS  MSR 
PF 
SRA 
Prévention et dépistage du cancer du col 
IST/VIH/SIDA 
Prévention et lutte contre violence (genre) 

CO 
CI 
METHODES PF OFFERTES : IMPLANTS 
DIU 
CCV 
Sulfate de magnésie 
Ocytocine injectable 
Méthylergométrine injectable 
Méthyl dopa 
MEDICAMENTS TRACEURS MSR
Diazepam injectable 
DISPONIBLES : 
Adrénaline 

Atropine 
Ampicilline injectable 
Vitamine K1 
Fer acide folique 

94
ELECTRICITE OUI  NON 
EAU COURANTE OUI  NON 
COMMUNICATION EXTERNE :  Téléphone  BLU 
 
Autre (à préciser) : __________________

SECTION II : RENSEIGNEMENTS GENERAUX

Nom et prénom de l’enquêté :

Sexe : M  F 
Qualification : Médecin  Sage-femme Infirmier  Aide sanitaire 

Autres (préciser) :___________________________

Anciennetés au poste :_________________________(années révolues)

SECTION III : SYSTEME D’INFORMATION DE GESTION DE LOGISTIQUE (SIGL)

INFORMATIONS
N° QUESTIONS REPONSES CODE
COMPLEMENTAIRES
1 1.1 Etes-vous au courant de l’existence des produits
de la santé de la reproduction (SR) à sécuriser ? OUI NON 

1.2 Si oui, disposez-vous de cette liste ? (à vérifier) OUI NON 


2
2.1 Une personne est-elle chargée spécifiquement de
la logistique au niveau du centre? OUI NON 

2.2 Si oui, quelle est la qualification de cette person-


ne ?
• Médecin 
• Sage-femme 
• Infirmier 
• Aide sanitaire 
• Autre (à préciser) : _____________________ 
3 3.1 Un système informatisé de gestion logistique est-
il mis en place ? OUI NON 

3.2 Si oui, est-ce que le système est opérationnel ? OUI NON 



3.3 Si oui, de quel système s’agit-il ? 
• Channel

• Pipeline
• Excel 
• Access 

• Autre (à préciser) : _________________ 

95
INFORMATIONS
N° QUESTIONS REPONSES CODE
COMPLEMENTAIRES
Des outils ou manuels en matière de collecte de données
4 sont-ils disponibles ? 
• Registre de consultation 
• Registre PF 
• Registre MSR (Maternité) 
• Rapport Mensuel d’Activités 
• RUMER 
• Fiches de stock 
• Bon de commande 
• Autre (à préciser) : _______________________

5 A quelle entité l’information logistique collectée est-


elle transmise ? 
• PhaGDis 
• BSD 
• DRS 
• Central 
6 Selon quelle fréquence ? 
• Mensuelle 
• Trimestrielle 
• Semestrielle 
• Autre (à préciser) : _______________ 

SECTION IV : ENTREPOSAGE ET STOCKAGE

INFORMATIONS
N° QUESTIONS REPONSES CODE
COMPLEMENTAIRES
7 Un manuel pour l’entreposage et le stockage des
produits est-il disponible ? (à vérifier par OUI NON 
observation)
8 Est-ce que la capacité de stockage existante vous
parait suffisante ? OUI NON 

Si Oui, passer à 10

9 Si non, comment le manque de capacité de


stockage est-il géré ? 
• Diminution des quantités commandées 
• Location d’autres endroits pour 
emmagasiner 
• Construction de magasins 
• Autre (à préciser) : _______________ 

10 Quels sont les niveaux de stock minimum/ 


maximum autorisés ? 

10.1 Programme PF : 
• Minimum (mois) 
• Maximum( mois) 
10.2 Programme MSR :
• Minimum (mois) 
• Maximum( mois) 

96
INFORMATIONS
N° QUESTIONS REPONSES CODE
COMPLEMENTAIRES
10.3 Programme IST/VIH/SIDA :
• Minimum (mois) 
• Maximum( mois) 
11 Certains des produits ci-dessous ont-ils été en
rupture de stock au cours des 6 derniers mois ?
Si non, passer à 14
11.1 Programme PF : 
• Ovrette 
• Lofemenal 
• Dépo Provera 
• Implants 

11.2 Programme MSR :


Antibiotique
• Ampicilline injectable 
• Métronidazole injectable 
• Gentamycine injectable 
Anticonvulsivant 
• Diazepam 
• Sulfate de magnésie 
Antihypertenseur 
• Methyl dopa 
Utéro tonique 
• Ocytocine 
• Methylergometrine 
Antichoc 
• Adrenaline 
• Atropine 
Anti hémorragique
• Phytoménadione (Vit K1) 
Autres 
• Intrants OC 

11.3 Programme IST/VIH/SIDA : 
• Cura7 
• Génicure, 
• Benzathine Penicilline 
• Test de dépistage de la syphilis 
• Test de dépistage rapide de VIH 
• AZT 3 TC (ARV) 
12 Si oui, quelles étaient les causes de cette rupture
de stock en produits SR ?

12.1 Programme PF :
• Rupture au niveau SALAMA 
• Rupture au niveau des PhaGDis 
• Non maitrise des consommations réelles 
• Retard de commande 
• Retard de livraison 
• Autres (à préciser) :_________________ 

97
INFORMATIONS
N° QUESTIONS REPONSES CODE
COMPLEMENTAIRES
12.2 Programme MSR : 
• Rupture au niveau SALAMA 
• Rupture au niveau des PhaGDis 
• Non maitrise des consommations réelles 
• Retard de commande 
• Retard de livraison 
• Autres (à péciser) :_________________ 
12.3 Programme IST/VIH/SIDA :

• Rupture au niveau SALAMA

• Rupture au niveau des PhaGDis
• Non maitrise des consommations réelles

• Retard de commande

• Retard de livraison 
• Autres (à préciser) :_________________ 

13 Pendant combien de jours cette rupture de stock


a-t-elle duré dans les 6 derniers mois?

13.1 Programme PF :
• Ovrette 
• Lofemenal 
• Dépo Provera 
• Implants 

13.2 Programme MSR : 
Antibiotique 
• Ampicilline injectable 
• Métronidzole injectable


• Gentamycine injectable

Anticovulsivant

• Diazepam

• Sulfate de magnésie 
Antihypertenseur 
• Methyl dopa 
Utéro tonique 
• Ocytocine 
• Methylergometrine 
Antichoc 
• Adrenaline 
• Atropine 
Anti hémorragique 
• Phytoménadione (Vit K1) 
Autres 
• Intrants OC 

13.3 Programme IST/VIH/SIDA : 
• Cura7 
• Génicure, 
• Benzathine Penicilline 
• Test de dépistage de la syphilis


• Test de dépistage rapide de VIH
• AZT 3 TC (ARV)


98
INFORMATIONS
N° QUESTIONS REPONSES CODE
COMPLEMENTAIRES
14 Certains produits de SR ont-ils été en excédent
de stock au cours des 6 derniers mois ? OUI NON 

Si oui, quels produits de SR ont-ils été concernés


par l’excédent de stock ?

14.1 Programme PF :
• Ovrette 
• Lofemenal 
• Dépo Provera 
• Implants 
14.2 Programme MSR :
Antibiotique
• Ampicilline injectable 
• Métronidzole injectable 
• Gentamycine injectable 

Anticovulsivant 
• Diazepam 
• Sulfate de magnésie 
Antihypertenseur 
• Methyl dopa 
Utéro tonique 
• Ocytocine 
• Methylergometrine 
Antichoc 
• Adrenaline 
• Atropine 
Anti hémorragique
• Phytoménadione (Vit K1) 
Autres 
• Intrants OC 

14.3 Programme IST/VIH/SIDA : 
• Cura7 
• Génicure, 
• Benzathine Penicilline 
• Test de dépistage de la syphilis 
• Test de dépistage rapide de VIH 
• AZT 3 TC (ARV) 

15 Quelles étaient les causes de cet excédent de


stock ?

15.1 Programme PF : 
• Erreur de calcul de besoins 
• Autre (à préciser) :_________________ 
15.2 Programme MSR :
• Erreur de calcul de besoins 
• Autre (à préciser) :_________________ 

99
INFORMATIONS
N° QUESTIONS REPONSES CODE
COMPLEMENTAIRES
15.3 Programme IST/VIH/SIDA : 
• Erreur de calcul de besoins 
• Autre (à préciser) :_________________ 

16
Des fiches de stock sont-elles disponibles au lieu OUI NON 
de stockage pour chaque produit?
Si non, passer à 18
17 Si oui, vérifier si : 

17.1 Les fiches de stock sont à jour OUI NON  
17.2 Les informations inscrites sur les fiches de
stock concordent avec celles inscrites sur le OUI NON 
rapport mensuel d’activités et/ ou le rapport
trimestriel PF.
17.3 Les informations inscrites (SOLDE) sur les
fiches de stock concordent avec celles de
l’inventaire physique. OUI NON 

17.4 Les niveaux de stock minimum et maximum


par produit sont respectés ? OUI NON 

18 Les procédures de contrôle de stock « Premier


Périmé, Premier Sorti » sont- elles respectées ? OUI NON 
(à vérifier par observation)
19 Selon quelle fréquence les inventaires physiques
sont ils effectués ?

19.1 Programme PF :
• Mensuelle 
• Trimestrielle 
• Semestrielle 
• Jamais 
• Autre (à préciser) : ______________ 

19.2 Programme MSR : 
• Mensuelle 
• Trimestrielle 
• Semestrielle 
• Jamais 
• Autre (à préciser) : ______________ 

19.3 Programme IST/VIH/SIDA : 
• Mensuelle 
• Trimestrielle 
• Semestrielle 
• Jamais 
• Autre (à préciser) : ______________ 

100
INFORMATIONS
N° QUESTIONS REPONSES CODE
COMPLEMENTAIRES
20 Selon quelles fréquence les niveaux de stock
minimum/ maximum des produits sont-ils
contrôlés ?

20.1 Programme PF :
• Mensuelle 
• Trimestrielle 
• Semestrielle 
• Jamais 
• Autre (à préciser) : ______________ 

20.2 Programme MSR : 
• Mensuelle 
• Trimestrielle 
• Semestrielle 
• Jamais 
• Autre (à préciser) : ______________ 

20.3 Programme IST/VIH/SIDA : 
• Mensuelle 
• Trimestrielle 
• Semestrielle 
• Jamais 
• Autre (à préciser) : ______________ 

21 Des procédures écrites ou des principes


directeurs pour la destruction des produits de SR OUI NON 
avariés /périmés sont ils disponibles ? (à vérifier)
22 Des produits de SR avariés /périmés existent-ils
parmi le stock ? (à vérifier) OUI NON 
Si non, passer à 25
23 Si oui, quels produits de SR (mentionner la
quantité respective)

23.1 Programme PF : 
• Ovrette 
• Lofemenal 
• Dépo Provera 
• Implants 

23.2 Programme MSR : 
Antibiotique 
• Ampicilline injectable 
• Métronidzole injectable 

• Gentamycine injectable

Anticovulsivant

• Diazepam

• Sulfate de magnésie

Antihypertenseur

• Methyl dopa 
Utéro tonique 
• Ocytocine 
• Methylergometrine 

101
INFORMATIONS
N° QUESTIONS REPONSES CODE
COMPLEMENTAIRES

Antichoc 
• Adrenaline 
• Atropine 

Anti hémorragique 
• Phytoménadione (Vit K1) 
Autres 
• Intrants OC 

23.3 Programme IST/VIH/SIDA : 
• Cura7 

• Génicure,

• Benzathine Penicilline

• Test de dépistage de la syphilis 
• Test de dépistage rapide de VIH 
• AZT 3 TC (ARV) 
24 S’ils existent, les produits de SR avariés / périmés
sont-ils physiquement séparés du stock ? (à OUI NON 
constater par observation)
25 Un endroit pour le stockage des produits de SR
(Ocytocine, Test RPR) nécessitant une chaine de OUI NON 
froid (frigo,…) est-il disponible ? (à constater par
observation)
26 Les conditions de stockage sont-elles conforme à
la norme ? (à constater par observation) OUI NON 
27 Qui prend en charge le frais de transport des
produits jusqu’au lieu de stockage ?
• Formation Sanitaire 
• PhaGDis 
• BSD 
• DRS 
• Central 
• Communauté 
• Autre (à préciser) : _________________ 

28 Si c’est la Formation Sanitaire, possède-t-elle de


moyens (matériels roulants et/ ou financiers) OUI NON 
pour s’approvisionner en produits de SR

SECTION V : COMMANDE

INFORMATIONS
N° QUESTIONS REPONSES CODE
COMPLEMENTAIRES
29 Disposez-vous de la Liste Nationale des
Médicaments Essentiels (LNME) ? OUI NON 
30 Quelle liste utilisez-vous pour établir vos
commandes de médicaments ?
• LNME 
• Catalogue SALAMA 
• Autre (à préciser) : ______________ 

102
INFORMATIONS
N° QUESTIONS REPONSES CODE
COMPLEMENTAIRES
31 A quel intervalle se font les approvisionne- 
ments ? (en mois) 

31.1 Programme PF ? 
31.2 Programme MSR ? 
31.3 Programme IST/VIH/SIDA 
32 Qui détermine les quantités de réapprovisionne-
ment ?

32 .1 Programme PF
• Formation sanitaire 
• PhaGDis 
• BSD 
• DRS 
• Central 

32 .2 Programme MSR
• Formation sanitaire 
• PhaGDis

• BSD

• DRS
• Central


32 .3 Programme IST/VIH/SIDA 
• Formation sanitaire 
• PhaGDis 
• BSD 
• DRS 
• Central 
33 Les quantités livrées correspondent elles avec les
quantités commandées ?

33.1 Programme PF ? OUI NON 


33.2 Programme MSR ? OUI NON 
33.3 Programme IST/VIH/SIDA OUI NON 

Si oui, passer à 35
34 Si non, pourquoi ?

34.1 Programme PF
• Erreur de calcul de besoins 
• Rupture de stock au niveau supérieur 
• Autre (à préciser) :__________________ 

34.2 Programme MSR
• Erreur de calcul de besoins 
• Rupture de stock au niveau supérieur 
• Autre (à préciser) :__________________

34.3 Programme IST/VIH/SIDA
• Erreur de calcul de besoins
• Rupture de stock au niveau supérieur

• Autre (à préciser) :__________________



103
INFORMATIONS
N° QUESTIONS REPONSES CODE
COMPLEMENTAIRES

35 Pour la dernière commande, quel est le délai 


entre la commande et la réception des produits ? 
(en jour) 

35.1 Programme PF ? 
35.2 Programme MSR ? 
35.3 Programme IST/VIH/SIDA ? 

36 A votre avis, pour la dernière commande, le délai
de livraison prévu est-il respecté ? OUI NON 
37 Avant de faire toute nouvelle commande,
utilisez-vous les données logistiques
essentielles (CMM, Stock, pertes et
ajustements)?

37.1 Programme PF ? OUI NON 


37.2 Programme MSR ? OUI NON 
37.3 Programme IST/VIH/SIDA ? OUI NON 

38 Avez-vous déjà connu des contraintes financières


par insuffisance de fonds ou autres problèmes
qui ont limité les commandes des produits ?

38.1 Programme PF ? OUI NON 


38.2 Programme MSR ? OUI NON 
38.3 Programme IST/VIH/SIDA ? OUI NON 

39 Si oui, expliquez :

SECTION VI : SUPPORT ORGANISATIONNEL

INFORMATIONS
N° QUESTIONS REPONSES CODE
COMPLEMENTAIRES
40 Avez- vous bénéficié des visites de supervision en
matière de gestion logistique des produits de SR OUI NON 
au cours de l’année ?
Si non, passer à 46
41 
Si oui, combien de fois ? 

104
INFORMATIONS
N° QUESTIONS REPONSES CODE
COMPLEMENTAIRES
43 Lors de ces visites de supervision, les types
d’activités suivants ont-ils lieu ? 
• Contrôle de la tenue des fiches de stock 
• Contrôle de la tenue des registres 
• Procédures de prévision des besoins 
• Procédures de commande des produits 
• Vérification des produits 
• Inventaire physique des produits

44 Est- ce que vous recevez des feed-back après la


visite de supervision ? OUI NON 
45 Si oui, par quels mécanismes ? 
• Feed-back verbal ou écrit à la fin de la 
visite de supervision 
• Réunion mensuelle 
• Rapport de supervision 
• Téléphone 
• Autre (à préciser) :_________________ 
46 Le personnel responsable de la logistique a-t-il
reçu une formation en logistique ? OUI NON 
Si non, passer à 48
47 Si oui :

47.1 Par qui ?


• Central 
• DRS 
• BSD 
• PhaGDis 
• Chef PPS 
• Autre (à préciser) :__________________ 

47.2 Dans quels domaines la formation a-t-elle

été dispensée ?

• Présentation des rapports SIGL

• Stockage adéquat des produits de santé 
• Maintien des niveaux de stock adéquat 
(maximum/minimum) 
• Estimation des besoins 
• Calcul de quantités à commander 
• Autre (à préciser) :__________________ 

47.3 En quelle année ? 
48 Les prestataires ont-ils- été formés en : 
• Technique de conseil en PF 
• Technologie de la contraception 
• Pose et retrait de stérilet ou implant 
• Conseil et Test Volontaire de VIH 
• SONU 
• Prise en charge des IST 
• Prise en charge des PVVVIH 
• Système logistique du renouvellement 
des stocks 
• Autre (à préciser) :__________________ 

105
SECTION VII : UTILISATION DES PRODUITS

INFORMATIONS
N° QUESTIONS REPONSES CODE
COMPLEMENTAIRES
49 Des protocoles thérapeutiques standardisés et/ou OUI NON 
des algorithmes sont – ils disponibles ?
Si non, passer à 51
50 Si oui, lesquels ?
• Algorithme de prise en charge des IST 
• Algorithme de dépistage de VIH 
• Protocole de prise en charge des PVVIH 
• Fiche individuelle de consultation en PF 
• Guide pratique de PF 
• Guide pratique de prise en charge des 
complications au cours de la grossesse et de 
l’accouchement 

51 Qui est responsable de la prescription de :

51.1 Contraceptifs :
• Médecin 
• Sage-femme 
• Infirmier 
• Aide sanitaire 
• Autre (à préciser) : _________________ 

51.2 Produits MSR


• Médecin 
• Sage-femme 
• Infirmier 
• Aide sanitaire 
• Autre (à préciser) : _________________ 

51.3 Produit IST


• Médecin 
• Sage-femme 
• Infirmier


• Aide sanitaire

• Autre (à préciser) : _________________

51.4 Test de dépistage rapide de VIH


• Médecin

• Sage-femme

• Infirmier 
• Aide sanitaire 
• Autre (à préciser) : _________________ 
51.5 Produit ARV
• Médecin 
• Sage-femme 
• Infirmier 
• Aide sanitaire 
• Autre (à préciser) : _________________ 

106
INFORMATIONS
N° QUESTIONS REPONSES CODE
COMPLEMENTAIRES
52 Parmi les produits de SR suivants, quels sont ceux qui
sont donnés gratuitement aux bénéficiaires ?

52.1 Programme PF :
• Ovrette 
• Lofemenal 
• Dépo Provera 
• Implants 

52.2 Programme MSR :


Antibiotique
• Ampicilline injectable 
• Métronidzole injectable 
• Gentamycine injectable 
Anticovulsivant 
• Diazepam 
• Sulfate de magnésie 
Antihypertenseur 
• Methyl dopa 
Utéro tonique 
• Ocytocine 
• Methylergometrine 
Antichoc
• Adrenaline 
• Atropine 
Anti hémorragique
• Phytoménadione (Vit K1) 
Autres 
• Intrants OC 
52.3 Programme IST/VIH/SIDA :
• Cura7 
• Génicure, 
• Benzathine Penicilline 
• Test de dépistage de la syphilis 
• Test de dépistage rapide de VIH 
• AZT 3 TC (ARV) 

53 Pour les produits de SR donnés gratuitement aux


bénéficiaires, comment évoluent leurs
consommations mensuelles comparativement pour
2008 et 2009 ?
2008 2009
53.1 Programme PF : T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4
• Ovrette
• Lofemenal
• Dépo Provera
• Implants

107
INFORMATIONS
N° QUESTIONS REPONSES CODE
COMPLEMENTAIRES
2008 2009
53.2 Programme MSR : T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4
• Ampicilline injectable
• Métronidzole injectable
• Gentamycine injectable
• Diazepam
• Sulfate de magnésie
• Methyl dopa
• Ocytocine
• Methylergometrine
• Adrenaline
• Atropine
• Phytoménadione (Vit K1)
• Intrants OC

53.3 Programme IST/VIH/SIDA :


• Cura7
• Génicure,
• Benzathine Penicilline
• Test de dépistage de la syphilis
• Test de dépistage rapide de VIH
• AZT 3 TC (ARV)

108
Annexe 5 : Questionnaire Bénéficiaire SR

EVALUATION DU SYSTEME LOGISTIQUE DE LA SECURISATION DES PRODUITS


DE SANTE DE LA REPRODUCTION A MADAGASCAR

GUIDE D’INTERVIEW DE SORTIE POUR BENEFICIAIRE

BENEFICIAIRE SR
NOM DE L’ENQUETEUR : _____________________________________

NOM DU SUPERVISEUR : _____________________________________


DATE : _____________________________________

SIGNATURE SUPERVISEUR : _____________________________________

CODE
REGION :
DISTRICT :
NOM DU PPS :

Nom et prénom de l’enquêté :

Age :

Sexe : M  F 

Service(s) de SR fréquenté(s) – ce jour - :


MSR 
PF UR depuis combien de temps ? __________ (mois)
IST/VIH/SIDA 

Nombre d’enfants :

109
N° INFORMATIONS CODE
QUESTIONS REPONSES
COMPLEMENTAIRES
1 
A quelle distance du centre habitez-vous ? 
• Moins de 5 km 
• Entre 5 e 10 km 
• Plus de 10 km

2
Quel moyen de transport utilisez-vous pour rejoindre
la Formation Sanitaire ?
• A pied 
• Pirogue 
• Taxi-brousse 
• Autre (à préciser) : ______________ 
3
Combien dépensez-vous (en Ariary) en frais de 
déplacement pour rejoindre la Formation Sanitaire ? 
Quelles sont vos impressions sur les prestations du
4 centre :

4.1 Accueil des agents de santé ?


• Bon 
• Moyen 
• Mauvais 
4.2 Temps d’attente ?

• Moins de 30 mn
• 30 mn à 1 heure

• Plus d’1heure 

4.3 Propreté du centre ?
• Bon 
• Moyen 
• Mauvais 
4.4 Propreté du matériel utilisé ?
• Bon 
• Moyen 
• Mauvais

4.5 Disponibilités des médicaments et autres produits
de santé ?
• Bon
• Moyen 
• Mauvais 

5 Avez-vous reçu au centre tous les médicaments qu’on
vous a prescrits ? OUI NON 

Si oui passer à 8

110
N° INFORMATIONS CODE
QUESTIONS REPONSES
COMPLEMENTAIRES
6 Si non, pourquoi ?
• Non disponibilité 
• Trop cher 
• Autre (à préciser) : _____________ 
7 De quel(s) médicament(s) s’agit-il ?
• MSR 
• PF 
• IST/VIH/SIDA 
8 Combien payez-vous pour les services offerts au 
centre ? (en Ariary) 
• PF 
• Accouchement 
• Opération césarienne 
• Traitement IST 
• Test VIH 

9 Votre impression sur cette participation financière ?


• Accessible 
• Trop cher 
• Autre (à préciser) : ___________________ 
10 Vos propositions pour améliorer l’utilisation du centre ?

111
Annexe 6 : Questionnaire PhaGDis

EVALUATION DU SYSTEME LOGISTIQUE DE LA SECURISATION DES PRODUITS


DE SANTE DE LA REPRODUCTION A MADAGASCAR

QUESTIONNAIRE POUR PHARMACIE DE GROS DE DISTRICTS

PhaGDis
NOM DE L’ENQUETEUR : ____________________________________

NOM DU SUPERVISEUR : ____________________________________


DATE : ____________________________________

SIGNATURE SUPERVISEUR : _____________________________________

SECTION I : RENSEIGNEMENTS GENERAUX SUR LE PhaGDis

CODE
REGION :
DISTRICT :
Accessibilité :
NOM DU PhaGDis :
Toute l’année 
Plus de 6 mois/an 
Moins de 6 mois/an 
Inaccessible 

ELECTRICITE OUI  NON 


EAU COURANTE OUI  NON 
COMMUNICATION EXTERNE Téléphone  BLU 

Autre (à préciser) : __________________

112
SECTION II : IDENTIFICATION DE L’ENQUETE

Nom et prénom de l’enquêté :

Sexe : M  F 
Qualification : Médecin  Sage-femme Infirmier  Aide sanitaire 

Autres (préciser) :___________________________

Anciennetés au poste :_________________________(années révolues)

SECTION III : SYSTEME D’INFORMATION DE GESTION DE LOGISTIQUE (SIGL)


N° INFORMATIONS
QUESTIONS REPONSES CODE
COMPLEMENTAIRES
1 1.1 Un système informatisé de gestion logistique est-
il mis en place ? OUI NON 

1.2 Si oui, est-ce que le système est opérationnel ? OUI NON 



1.3 Si oui, de quel système s’agit-il ? 
• Channel

• Pipeline
• Excel 
• Access 

• Autre (à préciser) : _________________ 
2 Le système d’information comprend-il :
• des documents de gestion de stocks
montrant la quantité reçue, la quantité 
distribuée et le solde de stock (fiches de 
stocks, registres de stocks…) ? 
• des informations sur les pertes et 
ajustements ? 
• des documents de commande et de sortie 

(factures, bordereaux d’expédition, bons de

commande et de sortie) ?

• des données sur la consommation aux 
niveaux des points de prestation de services?

113
N° INFORMATIONS
QUESTIONS REPONSES CODE
COMPLEMENTAIRES
3 A qui l’information logistique collectée est-elle
fournie ? 
• BSD 
• DRS 
• SALAMA 
• Central 
• Autre (à préciser) :_________________ 

4 Selon quelle fréquence ? 


• Mensuelle 
• Trimestrielle 
• Semestrielle 
• Autre (à préciser) : _______________ 

SECTION IV : ENTREPOSAGE ET STOCKAGE

INFORMATIONS
N° QUESTIONS REPONSES CODE
COMPLEMENTAIRES
5 Un manuel pour l’entreposage et le stockage des
produits est-il disponible ? (à vérifier par OUI NON 
observation)
6 Est-ce que la capacité de stockage existante vous
parait suffisante ? OUI NON 

Si oui, passer à 8

7 Si non, comment le manque de capacité de


stockage est-il géré ? 
• Diminution des quantités commandées 
• Location d’autres endroits pour 
emmagasiner 
• Construction de magasins 

Autres : __________________________ 

8 Certains des produits ci-dessous ont-ils été en


rupture de stock au cours des 6 derniers mois ?

8.1 Produits PF : 
• Ovrette 
• Lofemenal 
• Dépo Provera 
• Implants 

8.2 Produits MSR :


Antibiotique
• Ampicilline injectable 
• Métronidazole injectable 
• Gentamycine injectable 
Anticonvulsivant 

114
INFORMATIONS
N° QUESTIONS REPONSES CODE
COMPLEMENTAIRES
• Diazepam 
• Sulfate de magnésie 
Antihypertenseur 
• Methyl dopa 
Utéro tonique 
• Ocytocine 
• Methylergometrine 
Antichoc 
• Adrenaline 
• Atropine 
Anti hémorragique
• Phytoménadione (Vit K1) 
Autres 
• Intrants OC 

8.3 Produits IST/VIH/SIDA : 
• Cura7 
• Génicure, 
• Benzathine Penicilline 
• Test de dépistage de la syphilis 
• Test de dépistage rapide de VIH 
• AZT 3 TC (ARV) 
9 Si oui, quelles étaient les causes de cette rupture
de stock en produits SR ?
Si non, passer à 11
9.1 Produits PF :
• Rupture au niveau SALAMA 
• Non maitrise des consommations réelles 
• Retard de commande 
• Retard de livraison 
• Autre (à préciser) :_________________ 
9.2 Produits MSR :
• Rupture au niveau SALAMA 
• Non maitrise des consommations réelles 
• Retard de commande 
• Retard de livraison 
• Autre (à péciser) :_________________ 

9.3 Produits IST/VIH/SIDA :


• Rupture au niveau SALAMA

• Non maitrise des consommations réelles
• Retard de commande

• Retard de livraison 
• Autre (à préciser) :_________________ 

10 Pendant combien de jours cette rupture de stock


a-t-elle duré dans les 6 derniers mois?

115
INFORMATIONS
N° QUESTIONS REPONSES CODE
COMPLEMENTAIRES
10.1 Produits PF :
• Ovrette 
• Lofemenal 
• Dépo Provera 
• Implants 

10.2 Produits MSR : 
Antibiotique 
• Ampicilline injectable 
• Métronidzole injectable


• Gentamycine injectable

Anticovulsivant

• Diazepam

• Sulfate de magnésie 
Antihypertenseur 
• Methyl dopa 
Utéro tonique 
• Ocytocine 
• Methylergometrine 
Antichoc 
• Adrenaline 
• Atropine 
Anti hémorragique 
• Phytoménadione (Vit K1) 
Autres 
• Intrants OC 

10.3 Produits IST/VIH/SIDA : 
• Cura7 
• Génicure, 
• Benzathine Penicilline 
• Test de dépistage de la syphilis


• Test de dépistage rapide de VIH

• AZT 3 TC (ARV)




11 Certains produits de SR ont-ils été en excédent
de stock au cours des 6 derniers mois ? OUI NON 

Si non, passer à 13

Si oui, quels produits de SR ont-ils été concernés


par l’excédent de stock ?

11.1 Produits PF :
• Ovrette 
• Lofemenal 
• Dépo Provera 
• Implants 
11.2 Produits MSR :
Antibiotique

116
INFORMATIONS
N° QUESTIONS REPONSES CODE
COMPLEMENTAIRES
• Ampicilline injectable 
• Métronidzole injectable 
• Gentamycine injectable 

Anticovulsivant 
• Diazepam 
• Sulfate de magnésie 
Antihypertenseur 
• Methyl dopa 
Utéro tonique 
• Ocytocine 
• Methylergometrine 
Antichoc 
• Adrenaline 
• Atropine 
Anti hémorragique
• Phytoménadione (Vit K1) 
Autres 
• Intrants OC 

11.3 Produits IST/VIH/SIDA : 
• Cura7 
• Génicure, 
• Benzathine Penicilline 
• Test de dépistage de la syphilis 
• Test de dépistage rapide de VIH 
• AZT 3 TC (ARV) 

117
INFORMATIONS
N° QUESTIONS REPONSES CODE
COMPLEMENTAIRES
12 Quelles étaient les causes de cet excédent de
stock ?

12.1 Produits PF : 
• Erreur de calcul de besoins 
• Autre (à préciser) :_________________ 
12.2 Produits MSR : 
• Erreur de calcul de besoins 
• Autre (à préciser) :_________________ 
12.3 Produits IST/VIH/SIDA :
• Erreur de calcul de besoins 
• Autre (à préciser) :_________________ 

13 Des fiches de stock sont-elles disponibles au lieu OUI NON 


de stockage pour chaque produit?
Si non, passer à 15
14 Si oui, vérifier si : 

14.1 Les fiches de stock sont à jour OUI NON  
14.2 Les informations inscrites (SOLDE) sur les
fiches de stock concordent avec celles de OUI NON 
l’inventaire physique.

19.3 Les niveaux de stock minimum et maximum


par produit sont respectés ? OUI NON 

15 Les procédures de contrôle de stock « Premier


Périmé, Premier Sorti » sont- elles respectées ? OUI NON 
(à vérifier par observation)

118
INFORMATIONS
N° QUESTIONS REPONSES CODE
COMPLEMENTAIRES
16 Selon quelle fréquence les inventaires physiques
sont ils effectués ?

16. 1 Produits PF :
• Mensuelle 
• Trimestrielle 
• Semestrielle 
• Jamais 
• Autre (à préciser) : ______________ 

16.2 Produits MSR : 
• Mensuelle 
• Trimestrielle 
• Semestrielle 
• Jamais 
• Autre (à préciser) : ______________ 

16.3 Produits IST/VIH/SIDA : 
• Mensuelle 
• Trimestrielle 
• Semestrielle 
• Jamais 
• Autre (à préciser) : ______________ 

17 Des procédures écrites ou des principes


directeurs pour la destruction des produits de SR OUI NON 
avariés /périmés sont ils disponibles ? (à vérifier)
18 Des produits de SR avariés /périmés existent-ils
parmi le stock ? (à vérifier) OUI NON 
Si non, passer à 21
19 Si oui, quels produits de SR (mentionner la
quantité respective) 

19.1 Produits PF : 
• Ovrette 
• Lofemenal 
• Dépo Provera 
• Implants 

19.2 Produits MSR : 
Antibiotique 
• Ampicilline injectable 
• Métronidzole injectable 

• Gentamycine injectable





Anticovulsivant

• Diazepam 
• Sulfate de magnésie 

Antihypertenseur
• Methyl dopa


119
INFORMATIONS
N° QUESTIONS REPONSES CODE
COMPLEMENTAIRES
Utéro tonique 
• Ocytocine 
• Methylergometrine 
Antichoc 
• Adrenaline 
• Atropine 

Anti hémorragique 
• Phytoménadione (Vit K1) 
Autres 

• Intrants OC


19.3 Produits IST/VIH/SIDA :

• Cura7

• Génicure, 
• Benzathine Penicilline 
• Test de dépistage de la syphilis 
• Test de dépistage rapide de VIH 
• AZT 3 TC (ARV) 
20 S’ils existent, les produits de SR avariés / périmés
sont-ils physiquement séparés du stock ? (à OUI NON 
constater par observation)
21 Un endroit pour le stockage des produits de SR
(Ocytocine, Test RPR) nécessitant une chaine de OUI NON 
froid (frigo,…) est-il disponible ? (à constater par
observation)
22 Les conditions de stockage sont-elles conforme à
la norme ? (à constater par observation) OUI NON 

120
SECTION V : OBTENTION DES PRODUITS/APPROVISIONNEMENT
INFORMATIONS
N° QUESTIONS REPONSES CODE
COMPLEMENTAIRES
23 Qui est responsable de la planification de
l’approvisionnement et des commandes?

23.1 Produits PF
• PhaGDis 
• BSD 
• DRS 
• Central 
23.2 Produits MSR
• PhaGDis 
• BSD 
• DRS 
• Central 
23.2 Produits IST/VIH/SIDA
• PhaGDis 
• BSD 
• DRS

• Central

24 Les plans d’approvisionnement (ou d’achats) à


court terme sont-ils basés sur les besoins prévus? OUI NON 
25 Ces plans d’approvisionnement (ou d’achats)
prennent-ils en compte les éléments du système
logistique suivants :

25.1 Niveaux actuels de stock (stock disponible) 



25.2 Consommation (données sur la distribution 
aux PPS ou sorties des produits) 
25.3 Pertes et ajustements 

25.4 Délais de livraison des fournisseurs/ 
donateurs?

25.5 Niveaux de stock établis (par exemple,


niveaux maximum et minimum), si cela 
s’applique? 

25.6 Calendriers d’expédition et de manuten- 
tion? 

25.7 Besoin d’un stock de sécurité? 

121
INFORMATIONS
N° QUESTIONS REPONSES CODE
COMPLEMENTAIRES
26 Les quantités livrées correspondent elles avec les
quantités commandées ?
• Produits PF OUI NON 
• Produits MSR OUI NON 
• Produits IST/VIH/SIDA OUI NON 

27 Quels sont les délais entre la commande et la 


réception des produits ? (en jours) 
• Produits PF 
• Produits MSR 
• Produits IST/VIH/SIDA 
28 Les délais de livraison prévus sont-ils respectés ?
• Produits PF OUI NON 
• Produits MSR OUI NON 
• Produits IST/VIH/SIDA OUI NON 
29 Avez-vous déjà connu des contraintes financières
par insuffisance de fonds ou autres problèmes OUI NON 
qui ont limité les achats des produits ?
30 Si oui, expliquez :

SECTION VI : SUPPORT ORGANISATIONNEL DU SYSTEME LOGISTIQUE


INFORMATIONS
N° QUESTIONS REPONSES CODE
COMPLEMENTAIRES
31
Existe-t-il une supervision de la PhaGdis ?
OUI NON 
Si non, passer à 35
32 Si oui, quelles entités participent aux visites de
supervision ?
• BSD 
• DRS 
• SALAMA 
• Central 

33 Quelle fréquence se font les visites de


supervision ?
• Mensuellement 
• Trimestriellement 
• Annuellement 
• Jamais 
• Autre (à préciser) : _________________ 

34 Existe-t-il un calendrier documenté pour la


supervision? OUI NON 
35 Le responsable du PhaGDis a-t-il reçu la
formation en logistique ? OUI NON 

122
INFORMATIONS
N° QUESTIONS REPONSES CODE
COMPLEMENTAIRES
36
Si oui :

36.1 Par qui ?


• Central 
• DRS 
• BSD 
• Chef PhaGDis 
• Autre (à préciser) :__________________ 

36.2 Dans quels domaines la formation a-t-elle

été dispensée ?

• Présentation des rapports SIGL 
• Stockage adéquat des produits de santé 
• Maintien des niveaux de stock adéquat 
(maximum/minimum) 
• Estimation des besoins 
• Calcul de quantités à commander 
• Autre (à préciser) :_________________ 

36.3 En quelle année ? 

SECTION VII : FINANCEMENT


N° INFORMATIONS
QUESTIONS REPONSES CODE
COMPLEMENTAIRES
37 Les PPS doivent-ils payer pour :

37.1 les produits PF ? OUI NON 



37.2 les produits MSR ? OUI NON 

37.3 les produits IST/VIH/SIDA OUI NON 

38 Les revenus générés par le système de recouvrement


des coûts sont-ils utilisés pour couvrir :

38.1 Les coûts des produits ? OUI NON 



38.2 Les coûts logistiques ? OUI NON 

38.3 D’autres coûts ? (à préciser) : _____________ OUI NON 


123
Annexe 7 : Méthode de calcul de certains indicateurs

Nombre de PPS offrant un produit SR donné


connaissant des ruptures de stock pour ce produit
Taux de rupture de stock = ___________________________________________________________
Nombre total de PPS offrant un produit SR donné

Somme des durées de ruptures de stock constatées


pour un produit SR donné dans les PPS offrant
Durée moyenne ce produit et déclarant une rupture de stock de ce produit
de rupture de stock = ____________________________________________________________________
Nombre total de PPS offrant un produit SR donné
et déclarant une rupture de stock pour ce produit

Nombre de PPS offrant un produit SR donné


connaissant des excédents de stock pour ce produit
Taux d’excédent de stock = ___________________________________________________________
Nombre total de PPS offrant un produit SR donné

124