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Le 13/02/2012 Travaux Dirigés Macroéconomie n°3 :

Question n°1 :
Parmi les facteurs objectifs, le revenu est le facteur le plus important. Les facteurs subjectifs sont
ceux qui incitent les individus à épargner, plutôt qu’à consommer et ils agissent une fois le revenu le
fixé. Selon Keynes, ils dépendent des motifs suivants : la prévoyance, l’ambition ou encore l’avarice.
Ces facteurs sont stables à courts termes, ce qui permet de les négliger dans l’analyse.

Question n°2 :
Selon Keynes, la consommation est une fonction stable du revenu, ce qui nous donne C = f(y) avec y
représentant le revenu. « La loi psychologique fondamentale » est la principale hypothèse de
Keynes : « En moyenne et la plupart du temps, les hommes tendent à accroître leurs consommations
à mesure que le revenu croît, mais non d’une quantité aussi grande que l’accroissement du revenu. »
Cela signifie que lorsque le revenu augmente, la consommation augmente mais moins que
proportionnellement à l’augmentation du revenu donc la dépense en bien de consommation (c’est-à-
dire la propension à consommer) diminue.

Question n°3 :
La propension à consommer est la fonction qui lie la consommation au revenu soit C= f(y). La
propension moyenne à consommer PMC est le rapport de la consommation totale au revenu.
C
PMC=
Y

La propension marginale à consommer PmC est le rapport de la variation de la consommation à la


variation correspondante du revenu, soit :
∆C
PmC=
∆Y

Pour Keynes, l’épargne S apparaît comme un résidu, c’est-à-dire la partie du revenu qui n’est pas
consommé. S = Y – C
La propension moyenne à épargner PMS est le rapport de l’épargne totale au revenu.
S
PMS=
Y

La propension marginale à épargner PmS est le rapport de la variation de l’épargne à la variation


correspondante du revenu.
∆S
PmS=
∆Y

A partir de là, il est possible de mettre en évidence des relations simples :

C S
PMC + PMS = 1  + =1
Y Y
∆C ∆S
PmC + PmS = 1  + =1
∆Y ∆Y

Selon Keynes, « En général, une proportion de plus en plus importante du revenu est épargné à
mesure que le revenu réel croît. »
Cela veut dire que la part épargné du revenu augmente et la part consommer du revenu diminue.
s C
Donc quand augmente alors diminue.
Y Y
C ∆C
Si diminue, le taux de croissance de la consommation est inférieur au taux de croissance du
Y C
∆Y ∆C ∆Y ∆C C
revenu Autrement dit est inférieur à . D’où est inférieur à . C’est-à-dire que la
Y C Y ∆Y Y
propension marginale à consommer est inférieur à la propension moyenne à consommer.

Question 4 :
La forme normale de la fonction de consommation keynésienne est une fonction affine : C = cY + C0.
c = propension marginale à consommer (compris entre 0 et 1)
Co = consommation incompressible, consommation qui ne dépend pas du revenu de tel sorte que
lorsque le revenu est nulle ; une consommation est toujours possible grâce à une épargne antérieur.

Question 5 :
La fonction de consommation keynésienne a fait l’objet de nombreux tests statistiques aux USA
après la 2nd GM. Des résultats contradictoires sont apparus : la fonction de consommation
keynésienne est vérifiée à court terme mais infirmé sur le long terme. En effet, sur la longue période,
la propension moyenne à consommer est constante (alors que dans l’analyse keynésienne, celle-ci
doit décroître lorsque le revenu augmente). Ce constat est à l’origine d’un renouvellement de la
théorie de la consommation et 4 explications ont été proposées :

 La théorie du revenu relation de DUESENBERRY (1949)

Il met en évidence une interdépendance des consommations des agents fondées sur l’effet de
démonstration : les biens ne sont pas consommés seulement sur eux-mêmes, ils sont aussi un
symbole. Les agents d’un groupe auront une propension à consommer plus forte que celle des
agents d’un groupe supérieur parce qu’ils chercheront à imiter la consommation de ceux ayant un
niveau de vie supérieur : c’est l’effet d’imitation ou de démonstration. C’est la raison pour laquelle la
croissance du revenu au court du temps n’entraine pas la diminution de la propension à consommer.

 L’effet de cliquet de BROWN (1952)

Il introduit l’idée d’un décalage temporel entre la consommation et les revenus. Selon lui, la
consommation d’aujourd’hui ne dépend pas seulement du revenu courant mais également des
revenus perçus dans le passé. Il existe un « effet de cliquet » : si les revenus baissent à un moment
donné, les ménages ne diminuent pas pour autant leur niveau de consommation.

 La théorie du revenu permanent de Friedman (1957)


Il existe que le déterminant principal de la consommation n’est pas le revenu courant mais le revenu
permanent. Les consommateurs prennent en compte l’ensemble de leurs revenus passés et présents
mais aussi leurs anticipations sur leurs revenus futurs.

 La théorie du cycle de vie de Modigliani (1963)

L’hypothèse du cycle vitale permet d’envisager une fonction de consommation fondée sur le
patrimoine et le revenu des individus. Le consommateur tente à stabiliser son niveau de
consommation au cours de sa vie grâce aux patrimoines. Il ne faut donc pas seulement tenir compte
du revenu courant mais des revenus perçus tout au long de la vie. Modigliani soutient que la
consommation représente une part à peu près constante du revenu des ménages tout au long de
leurs existences et se divisent en deux périodes principales :
1) Pendant la vie active, où le revenu est supérieur à la consommation, qui permet l’acquisition
d’un patrimoine immobilier et mobilier.
2) Pendant la retraire, où la baisse du revenu courant est compensée par l’utilisation de la
richesse accumulée.

Exercice 1 :

1)
C : Consommation totale
c : la propension marginale à consommer
C0 : Consommation incompressible
Y : Revenu nationale

2)
C Co
PMC = =c+
Y Y

∆C
PmC = =c
∆Y

3)
PmC = c
Co
Et PMC = c + or CO ˃ 0 donc PMC ˃à PmC
Y

Exercice 2 :

1) S = Y – C

2) Tableaux avec PMC, PmC, PMS et PmS


3)
650 = 930 c + Co (1)
670 = 980 c + Co (2)

On a un système de 2 équations à 2 inconnues à résoudre.

Co = 650 – 930c
670 = 980c + 650 – 930c
670 – 650 = 980c – 930c
20 = 50c
c = 0.4  C0 = 278

Les fonctions de consommation et d’épargne sont keynésienne si: suite à l’augmentation du revenue
la propension moyenne à consommer diminue et la propension moyenne à épargner augmente. De
plus, PMC + PMS = 1.
Les propensions marginales à consommer et à épargner sont constantes et enfin la propension
marginale à consommer, autrement dit PmC ˂ PMC.
Les fonctions de consommations et d’épargnes vérifient ces principes : elles sont donc keynésienne
et respectent la loi psychologique fondamentale.

Exercice 3 :

PMC
PmC
PMS
PmS

On constate que lorsque le revenu augmente, la propension moyenne à consommer diminue et la


propension moyenne à épargner augmente. De plus, les propensions marginales à consommer et à
épargner sont stables. Enfin PmC ˂ PMC. Cela vérifie les principes de la fonction de consommation
keynésienne et la loi psychologique fondamentale est respectée.