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Épreuve de spécialité physique-chimie terminale

Sujet A

EXERCICE 1 – Les satellites de Jupiter (8 points)


Jupiter est la planète à la fois la plus massive et la plus volumineuse du système solaire. Elle
possède 72 satellites naturels confirmés dont les quatre plus importants sont Io, Ganymède,
Europe et Callisto. Ces quatre satellites ont été observés pour la première fois en 1610 par Galilée
à l’aide d’une lunette astronomique.
De nombreuses missions depuis 1973 ont été menées afin d’explorer cette planète à l’aide de
sondes spatiales : Pioneer 10 et 11 en 1973-74, Voyager 1 et 2 en 1979, Ulysses en 1992, Galileo
entre 1995 et 2003.

Partie I : le lancement d’une sonde spatiale


Afin d’envoyer dans l’espace la sonde Voyager 1, la NASA a utilisé le lanceur-orbiteur Titan III E.
Cette fusée est équipée de deux boosters qui permettent de fournir une poussée supplémentaire
au décollage et sont largués 134 secondes après. On s’intéresse au mouvement du centre de
masse d’un des boosters une fois largué. On considère que la seule force exercée est le poids du
booster largué, de masse m, et on prend comme origine des temps celui correspondant au
largage. À cet instant, le booster a un mouvement vertical ascendant et sa vitesse au moment du
largage est notée v0.
1- Définir le vecteur vitesse et le vecteur accélération.
2- Établir l’équation paramétrique z(t) du mouvement du centre des masses.
3- Trouver l’expression de l’instant où la vitesse du centre des masses s’annule.
4- Décrire le mouvement du centre des masses.
5- On fournit les données suivantes :
g = 9,8 m.s-2 ; z0 = 10 km ; v0 = 200 m.s-1.
Calculer la valeur de l’instant tS où le centre des masses du booster atteint le sol.

Partie II : mouvement d’un satellite naturel autour de Jupiter


Europe a été découvert le 7 janvier 1610 par Galilée. Sa surface est largement recouverte de glace
et est très lisse, avec un réseau de lignes sombres révélant des fractures. Sous une épaisse couche
solide de près de 150 kilomètres, un océan d’eau liquide est présent. Grâce à l’apport de matières
organiques cométaires, Europe possèderait les ingrédients qui permettent le développement de la
vie. Des missions spatiales sont prévues pour une telle recherche. La trajectoire du centre des
masses de Europe est circulaire dans le référentiel jupitérien, supposé galiléen.
Données :
Masse d’Europe : ME = 4,8 x 1022 kg ; masse de Jupiter : MJ = 1,9 x 1027 kg ;
Rayon de la trajectoire d’Europe : RE = 6,71 x 105 km
Constante de la gravitation universelle : G = 6,67 x 10-11 N.m2.kg-2
1- Faire un schéma, sans souci d’échelle, du mouvement du centre des masses d’Europe noté C(t),
𝑢𝑡 , ⃗⃗⃗⃗
en représentant le repère de Frenet (C(t), ⃗⃗⃗⃗ 𝑢𝑛 ) ainsi que la force gravitationnelle exercée sur
Europe ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝐹𝐽/𝐸 .

2- Déterminer les coordonnées du vecteur accélération du centre des masses dans le repère de
Frenet.
3- Déterminer puis calculer la valeur de la vitesse du centre des masses d’Europe.

Partie III : la troisième loi de Kepler dans le référentiel jupitérien


On fournit des données associées aux quatre satellites principaux de Jupiter :

Callisto Europe Ganymède Io


Masse (kg) 1,1 x 1023 4,8 x 1022 1,5 x 1023 8,9 x 1022
Période de révolution (j) 16,689 3,551 7,155 1,769
Demi-grand axe (km) 1,883 x 106 6,71 x 105 1,070 x 106 4,22 x 105
Données :
Jour sidéral : 1 j = 86 164 s
1- Énoncer la troisième loi de Kepler appliquée à Jupiter.
2- Vérifier cette loi avec les quatre satellites.
3- Montrer que la période de révolution autour de Jupiter a pour expression :

𝑅𝐸
𝑇 = 2 × 𝜋 × 𝑅𝐸 × √
𝐺 × 𝑀𝐽

4- Retrouver la troisième loi de Kepler à partir de la formule précédente.


5- Déterminer la valeur de la masse de Jupiter.
EXERCICE 2 – La chimie du vin (8 points)
On recense en France près de 785 000 hectares de vigne qui permettent de produire 3400 vins
différents dans plus de 87.000 exploitations viticoles. Celles-ci sont des coopératives, des
domaines, des châteaux ou des caves particulières que l’on trouve dans le bordelais, en Alsace, en
Bourgogne, en Provence et dans de nombreux autres territoires. On distingue les vins en fonction
de leur couleur (blanc, rouge et rosé) et en fonction de leur teneur en sucre :
● Sec : moins de 4 g.L-1
● Demi-sec : de 4 à 18 g.L-1
● Moelleux : de 12 à 45 g.L-1
● Liquoreux : plus de 45 g.L-1 (jusqu’à 200 grammes de sucre par litre).

Partie I : La conservation du vin


Le soufre est utilisé depuis très longtemps dans la vinification afin de conserver le vin. On trouve
un décret allemand datant de 1487 qui autorisait alors les vignerons à faire brûler du bois soufré à
l’intérieur des tonneaux destinés à contenir le vin : cette méthode de désinfection est appelée le
méchage. Aujourd’hui, on introduit directement une certaine quantité de soufre à différentes
étapes de la vinification, en ajoutant au vin en élaboration du dioxyde de soufre. Le dioxyde de
soufre (de formule chimique SO2) est l’additif chimique le plus utilisé dans la vinification car il
possède des propriétés antimicrobiennes et antioxydantes. Ces dernières permettent de ralentir
les réactions d’oxydation qui dénaturent le vin. On doit limiter au maximum l’ajout de dioxyde de
soufre car, d’une part, certaines personnes tolèrent mal le soufre, ce qui induit des maux de tête
parfois violents et d’autre part, le soufre diminue l’expression aromatique du vin. Une législation
très stricte fixe les teneurs maximales en dioxyde de soufre dans le vin, en fonction du type de vin
et de sa teneur en sucres.

Type de vin Teneur en sucres (g.L-1) Teneur maximale autorisée


en dioxyde de soufre
(mg.L-1)
Rouge <5 150
Rouge >5 200
Blanc et rosé <5 200
Blanc et rosé >5 250
Vin mousseux Non précisée 235
Vin mousseux de qualité Non précisée 185
Il est obligatoire de mentionner sur l‘étiquette du vin commercialisé « contient des sulfites » ou
« contient du dioxyde de soufre » si la teneur dans le vin est supérieure à 10 mg.L-1.
Données :
Couples redox : SO4²-(aq)/SO2(aq) ; I2(aq)/I-(aq)
Masses molaires atomiques : M(O) = 16,0 g.mol-1 ; M(S) = 32,1 g.mol-1

On veut déterminer la concentration en quantité de matière de dioxyde de soufre [SO 2] dans un


vin blanc sec, en dosant le dioxyde de soufre par une solution titrante de diiode I2 de
concentration en quantité de matière [I2] = 8,0 10-3 mol.L-1. L’équation de la réaction de titrage est
la suivante :

𝑆𝑂2 (𝑎𝑞) + 𝐼2 (𝑎𝑞) + 2 𝐻2 𝑂(𝑙) → 𝑆𝑂4 2− (𝑎𝑞) + 2 𝐼 − (𝑎𝑞) + 4 𝐻 + (𝑎𝑞)

Dans un bécher, on verse un volume Vvin = 40,0 mL de ce vin, 8 mL d'acide sulfurique pour acidifier
la solution et 1 mL d'empois d'amidon.

En solution aqueuse, le diiode donne une coloration jaune qui vire au brun lorsque la
concentration augmente. En présence d’empois d’amidon, la solution aqueuse de diiode est de
couleur violet foncé.

1- Écrire les demi équations électroniques des deux couples redox associés au diiode et au dioxyde
de soufre.

2- Cocher la bonne réponse aux questions suivantes :

Question oui non


Le dioxyde de soufre est un oxydant.
Le diiode a été réduit par le dioxyde de soufre.
La réaction de titrage est une oxydation.

3- Faire un schéma légendé du dispositif expérimental de titrage.

4- Sachant que le diiode est la seule espèce colorée du titrage, déterminer quelle sera la coloration
de la solution titrée avant l’équivalence puis après l’équivalence.

5- Expliquer quel est l’intérêt d’utiliser l’empois d’amidon pour ce titrage.

6- Le volume versé de la solution titrante à l’équivalence Vequ est égal à 10,0 mL. Déterminer si le
vin respecte la législation au niveau de la teneur en dioxyde de soufre.

7- Déterminer quelle serait la valeur maximale du volume à l’équivalence si la mention « ne


contient pas de dioxyde de soufre » n’était pas portée sur l’étiquette de la bouteille de ce vin.
Partie II : L’acidité du vin
Les acides organiques jouent un rôle important au cours de la vinification et sont responsables en
partie du goût final du vin (frais, vif ou aigre). Les trois acides présents dans le vin au début de la
vinification, appelés acides primaires, sont :

Nom et formule Formule topologique pKA


brute
Acide tartrique Première acidité : pKA1 = 3,0
Deuxième acidité : pKA2 = 4,4

Acide malique Première acidité : pKA1 = 3,5


Deuxième acidité : pKA2 = 5,1

Acide citrique Première acidité : pKA1 = 3,1


Deuxième acidité : pKA2 = 4,8
Troisième acidité : pKA3 = 6,4

D’autres acides sont fabriqués au cours de la vinification : l’acide lactique, l’acide succinique et
l’acide éthanoïque.

1- Réécrire la formule topologique de la molécule d’acide tartrique, entourer les groupes


fonctionnels et les nommer.

2- Expliquer pourquoi on parle pour chaque acide primaire de plusieurs acidités.

3- Déterminer, en considérant uniquement la première acidité, quel est l’acide primaire le moins
fort.

4- On considère les couples acide-base associés aux deux acidités de l’acide tartrique :

Première acidité : C4H6O6(aq) / C4H5O6—(aq)

Deuxième acidité : C4H5O6—(aq) / C4H4O62—(aq)

4.1- Écrire les demi-équations associées à chaque couple.


4.2- Identifier l’espèce amphotère.

4.3- Établir sur un même diagramme de prédominance ceux des deux couples acide-base.

4.5- Trouver quelle espèce prédomine pour un pH égal à 3,5.

5- Le vin est une boisson acide dont le pH est compris entre 2,70 et 3,70. Déterminer
l’encadrement de la concentration en quantité de matière [H3O+] de l’ion oxonium.

6- L’acidité totale d’un vin est égale à la quantité d’ions oxonium n(H3O+) qui est libérable par les
acides dans un litre de vin : elle s’exprime en millimole par litre. L’acidité d’un vin
commercialisable doit être supérieure ou égale à 50,0 mmol.L–1 . Pour déterminer cette acidité
totale, la législation impose de mesurer le volume de soude (hydroxyde de sodium) VS nécessaire
pour que le pH d’un échantillon de vin soit égal à pH = 7,00.

On place un volume V = 20,0 mL de vin dans un bécher, puis on ajoute progressivement une
solution de soude de concentration C0 = 0,10 mol.L–1 . On mesure le pH en fonction du volume Vs
de soude versé et on obtient pour un volume de soude versé Vs = 23,0 mL, un pH correspondant à
pH = 7,00.

L’ensemble des acides présents dans le vin peut être modélisé par un seul acide carboxylique de
formule AH. L’équation de la réaction acide-base ayant lieu est la suivante :

𝐴𝐻(𝑎𝑞) + 𝐻𝑂− (𝑎𝑞) → 𝐴− (𝑎𝑞) + 𝐻2 𝑂(𝑙)


6.1- Exprimer en fonction de n0(AH), quantité initiale d’acide présent dans l’échantillon de vin, la
quantité d’ions oxonium n(H3O+) libérable.
6.2- Déterminer si le vin testé est commercialisable.

Partie III : L’arôme du vin


Il faut distinguer dans l’arôme du vin la contribution venant du cépage du raisin, qui est une
essence végétale odorante, et celle venant des espèces chimiques formées au cours de la
vinification, telles que les alcools, les esters…
1- L’éthanoate d’éthyle est une des espèces chimiques formées au cours de la vinification.
1.1- Donner la formule semi-développée ainsi que la formule topologique de cette espèce
chimique.
1.2- Entourer le groupe caractéristique et le nommer.
2- Un ester RCO2R’est formé par la réaction entre un acide carboxylique RCO2H et un alcool R’OH,
de l’eau étant aussi formée. L’équation de la réaction d’estérification est la suivante :
𝑅𝐶𝑂2 𝐻(𝑙) + 𝑅 ′ 𝑂𝐻(𝑙) ⇌ 𝑅𝐶𝑂2 𝑅 ′ (𝑙) + 𝐻2 𝑂(𝑙)
2.1- Exprimer le quotient de réaction Qr.
2.2- À l’état final d’une réaction d’estérification dont le volume réactionnel est noté V, on trouve la
composition suivante :

nf(RCO2H) = 1,0 x 10-3 mol nf(R’OH) = 1,0 x 10-3 mol


nf(RCO2R’) = 2,0 x 10-3 mol nf(H2O) = 2,0 x 10-3 mol
Déterminer la constante d’équilibre K.
2.3- On prépare un mélange réactionnel initial tel que le quotient de réaction initial Qri est égal à
6,0. Identifier le sens d’évolution spontanée du système chimique.
2.4- Proposer une méthode pour rendre la réaction d’estérification quasiment totale.
EXERCICE 3 – Un condensateur pour allumer une lampe flash (4 points)
Le flash d’un appareil photo émet une lumière intense sur une très courte durée. Un condensateur
est utilisé comme unité de stockage d’énergie dans un premier temps, puis fournit cette énergie à
une lampe flash dans un second temps. Le schéma de principe d’un tel dispositif est donné ci-
dessous :

Données :
e = 1,5 V ; E = 300 V ; R = 2,2 kΩ ; C = 200 mF ; rlampe = 10Ω

1- Écrire la relation entre l’intensité i et la charge q puis celle entre la tension UC et la charge q. En
déduire la relation entre UC et i.

2- Indiquer le rôle du dispositif électronique.

3- Préciser dans quelles positions doivent se trouver K1 et K2 afin d’assurer la charge du


condensateur.

4- Montrer que l’équation différentielle vérifiée par la tension UC(t) au cours de la charge est :

𝑑𝑈𝐶
𝑅×𝐶× + 𝑈𝐶 = 𝐸
𝑑𝑡

5- Résoudre l’équation différentielle et montrer que la tension a pour expression :

𝑈𝐶 (𝑡) = 𝐸 × (1 − 𝑒 −𝑡/𝜏 )

Préciser l’expression de τ.

6- On estime qu’au bout d’une durée Δt égale à cinq fois le temps caractéristique τ, la charge ou la
décharge est terminée. Comparer les durées de charge et de décharge du condensateur.
Correction

EXERCICE 1 – Les satellites de Jupiter (8 points)


Partie I : le lancement d’une sonde spatiale
1- Le mouvement se fait selon l’axe (Oz). Le vecteur vitesse et le vecteur accélération ont pour
expression :
𝑑𝑧 𝑑2 𝑧
𝑣= 𝑢 ; 𝑎 = 2 ⃗⃗⃗⃗
⃗⃗⃗⃗ 𝑢
𝑑𝑡 𝑧 𝑑𝑡 𝑧
2- On applique la deuxième loi de Newton au centre des masses du booster dans le référentiel
terrestre supposé galiléen. La seule force appliquée est le poids du booster.

𝑚 × 𝑎 = 𝑃⃗ ⇔ 𝑚 × 𝑎 = 𝑚 × 𝑔 ⟺ 𝑎 = 𝑔 = −𝑔 × ⃗⃗⃗⃗
𝑢𝑧
Selon l’axe (Oz), la coordonnée du vecteur accélération : 𝑎𝑧 = −𝑔
On en déduit la coordonnée du vecteur vitesse :
𝑣𝑧 = −𝑔 × 𝑡 + 𝑣0
L’équation paramétrique z(t) du mouvement du centre des masses est :
1
𝑧 = − × 𝑔 × 𝑡 2 + 𝑣0 × 𝑡 + 𝑧0
2
3- On pose :
𝑣0
𝑣𝑧 = 0 ⟺ −𝑔 × 𝑡 + 𝑣0 = 0 ⟺ 𝑡 =
𝑔
4- Le mouvement du centre des masses est vertical rectiligne décéléré jusqu’à l’instant t où la
vitesse s’annule, puis ensuite est vertical rectiligne accéléré jusqu’à ce que le booster atteigne le
sol.
5- À l’instant tS où le centre des masses du booster atteint le sol, la valeur de z s’annule :
1
𝑧 = 0 ⟺ − × 𝑔 × 𝑡 2 + 𝑣0 × 𝑡 + 𝑧0 = 0
2
⟺ −4,9 × 𝑡 2 + 200 × 𝑡 + 1,0 × 104 = 0
La solution de cette équation :

−𝑏 − √𝑏 2 − 4 × 𝑎 × 𝑐 −200 − √2,36 × 105


𝑡𝑠 = = = 70,0 𝑠
2×𝑎 2 × (−4,9)
Partie II : mouvement d’un satellite naturel autour de Jupiter
1- On réalise le schéma :

2- On applique la deuxième loi de Newton au centre des masses d’Europe dans le référentiel
jupitérien supposé galiléen. La seule force appliquée est la force gravitationnelle.
𝑀𝐸 × 𝑀𝐽
𝑀𝐸 × 𝑎 = ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝐹𝐽/𝐸 ⇔ 𝑀𝐸 × (𝑎𝑛 × ⃗⃗⃗⃗ 𝑢𝑡 ) = 𝐺 ×
𝑢𝑛 + 𝑎𝑡 × ⃗⃗⃗ × ⃗⃗⃗⃗
𝑢𝑛
𝑅𝐸 2
𝑀𝐽
⇒ 𝑎𝑛 = 𝐺 × ; 𝑎𝑡 = 0
𝑅𝐸 2

3- L’expression du vecteur accélération dans le repère de Frenet est :


𝑣2 𝑑𝑣 𝑀𝐽
𝑎= × ⃗⃗⃗⃗
𝑢𝑛 + × ⃗⃗⃗
𝑢𝑡 = 𝐺 × 2 × ⃗⃗⃗⃗
𝑢𝑛 + 0 × ⃗⃗⃗
𝑢𝑡
𝑅𝐸 𝑑𝑡 𝑅𝐸
Par identification on obtient :

𝑣2 𝑀𝐽 𝐺 × 𝑀𝐽
=𝐺× 2 ⇔𝑣=√
𝑅𝐸 𝑅𝐸 𝑅𝐸

Calcul : 𝑣 = 1,4 × 104 𝑚. 𝑠 −1

Partie III : la troisième loi de Kepler dans le référentiel jupitérien


1- Dans le référentiel jupitérien, pour tous les objets gravitant autour de Jupiter, le rapport du
carré de la période de révolution sur le cube du demi-grand axe est une constante.
2- Vérifions cette loi avec les quatre satellites.

Callisto Europe Ganymède Io


T2/a3 (s2.m-3) 3,097x 10 -16 3,10 x 10-16 3,10 x 10 -16 3,09 x 10-16
On constate que les quatre rapports sont quasiment égaux : la troisième loi est bien vérifiée.
3- La vitesse d’Europe autour de Jupiter a pour expression :
𝑐𝑖𝑟𝑐𝑜𝑛𝑓é𝑟𝑒𝑛𝑐𝑒 𝑑𝑒 𝑙𝑎 𝑡𝑟𝑎𝑗𝑒𝑐𝑡𝑜𝑖𝑟𝑒 2 × 𝜋 × 𝑅𝐸
𝑣= =
𝑝é𝑟𝑖𝑜𝑑𝑒 𝑑𝑒 𝑟é𝑣𝑜𝑙𝑢𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑇
2 × 𝜋 × 𝑅𝐸 𝑅𝐸
𝑇= = 2 × 𝜋 × 𝑅𝐸 × √
𝐺 × 𝑀𝐽
𝐺 × 𝑀𝐽

𝑅𝐸

4- Retrouvons la troisième loi de Kepler :

𝑅𝐸 𝑅𝐸
𝑇 = 2 × 𝜋 × 𝑅𝐸 × √ ⇒ 𝑇 2 = (2 × 𝜋 × 𝑅𝐸 )2 ×
𝐺 × 𝑀𝐽 𝐺 × 𝑀𝐽

𝑇2 4 × 𝜋2
3
= = 𝑐𝑜𝑛𝑠𝑡𝑎𝑛𝑡𝑒
𝑅𝐸 𝐺 × 𝑀𝐽

5- Déterminons la valeur de la masse de Jupiter :

D’après la question 2 : 𝑐𝑜𝑛𝑠𝑡𝑎𝑛𝑡𝑒 ≈ 3,1 × 10−16 𝑠 2 . 𝑚−3


4 × 𝜋2 4 × 𝜋2
= 3,1 × 10−16 ⇔ 𝑀𝐽 = = 1,9 × 1027 𝑘𝑔
𝐺 × 𝑀𝐽 3,1 × 10−16 × 𝐺
EXERCICE 2 – La chimie du vin (8 points)
Partie I : La conservation du vin

1- Les demi-équations électroniques des deux couples redox associés au diiode et au dioxyde de
soufre sont :

𝑆𝑂2 (𝑎𝑞) + 2 𝐻2 𝑂(𝑙) ⇄ 𝑆𝑂4 2− (𝑎𝑞) + 4 𝐻 + (𝑎𝑞) + 2 × 𝑒 −


𝐼2 (𝑎𝑞) + 2 × 𝑒 − ⇄ 2 𝐼 − (𝑎𝑞)

2-

Question oui non


Le dioxyde de soufre est un oxydant. X
Le diiode a été réduit par le dioxyde de soufre. X
La réaction de titrage est une oxydation. X

3- Schéma légendé du dispositif expérimental de titrage.

4-

Avant l’équivalence, le diiode est le réactif limitant : la solution titrée est incolore.

Après l’équivalence, le diiode est le réactif en excès : la solution titrée est jaune.

5- Juste après l’équivalence, la solution titrée est de couleur jaune pâle, ce qui rend difficile
l’observation de l’équivalence. L’emploi d’amidon ajouté permet d’avoir une couleur violette dès
l’équivalence ; cette dernière est alors immédiatement et facilement observable.

6- Déterminons si le vin respecte la législation au niveau de la teneur en dioxyde de soufre.

À l’équivalence, les réactifs ont été introduits dans les proportions stœchiométriques :
𝑛(𝑆𝑂2 ) 𝑛(𝐼2 ) [𝐼2 ] × 𝑉𝑒𝑞𝑢
= ⇔ [𝑆𝑂2 ] = = 2,0 × 10−3 𝑚𝑜𝑙. 𝐿−1
1 1 𝑉𝑣𝑖𝑛

On calcule la concentration en masse :

𝑡(𝑆𝑂2 ) = [𝑆𝑂2 ] × 𝑀(𝑆𝑂2 ) = [𝑆𝑂2 ] × (𝑀(𝑆) + 2 × 𝑀(𝑂)) = 0,13 𝑔. 𝐿−1

𝑡(𝑆𝑂2 ) = 1,3 × 102 𝑚𝑔. 𝐿−1

Le vin dosé est un vin blanc sec, sa concentration en sucre est donc inférieure à 4 g.L-1 donc
inférieure à 5 g.L-1.

On constate que, en se basant sur les valeurs imposées par la législation :

𝑡(𝑆𝑂2 ) = 1,3 × 102 𝑚𝑔. 𝐿−1 < 200 𝑚𝑔. 𝐿−1

Ce vin respecte la législation au niveau de la teneur en dioxyde de soufre.

7- Déterminons quelle serait la valeur maximale du volume à l’équivalence si la mention « ne


contient pas de dioxyde de soufre » n’était pas portée sur l’étiquette de la bouteille de ce vin.

On pose : 𝑡(𝑆𝑂2 ) = 10 𝑚𝑔. 𝐿−1 = 1,0 × 10−2 𝑔. 𝐿−1


On a :
[𝐼2 ]×𝑉𝑒𝑞𝑢 𝑡(𝑆𝑂 ) 𝑡(𝑆𝑂 )×𝑉
[𝑆𝑂2 ] =
𝑉𝑣𝑖𝑛
= 𝑀(𝑆𝑂2 ) ⇔ 𝑉𝑒𝑞𝑢 = 𝑀(𝑆𝑂2 )×[𝑣𝑖𝑛
𝐼 ]
2 2 2

𝑉𝑒𝑞𝑢 = 0,78 𝑚𝐿 ≈ 0,8 𝑚𝐿

Partie II : L’acidité du vin

1-

2- On parle pour chaque acide primaire de plusieurs acidités car les acides malique et tartrique
possèdent deux groupes carboxyles (donc deux acidités) et l’acide citrique possède trois groupes
carboxyles (donc trois acidités).
3- En considérant uniquement la première acidité, l’acide primaire le moins fort est celui dont le
pKA est le plus grand : il s’agit donc de l’acide malique.

4.1-

Première acidité :

𝐶4 𝐻6 𝑂6 (𝑎𝑞) ⇄ 𝐶4 𝐻5 𝑂6 − (𝑎𝑞) + 𝐻 + (𝑎𝑞)

Deuxième acidité :

𝐶4 𝐻5 𝑂6 − (𝑎𝑞) ⇄ 𝐶4 𝐻4 𝑂6 2− (𝑎𝑞) + 𝐻 + (𝑎𝑞)

4.2- L’espèce amphotère est celle qui peut être soit un acide soit une base : il s’agit de l’espèce de
formule C4H5O6—.

4.3-

4.5-

D’après le diagramme de prédominance, l’espèce qui prédomine pour un pH égal à 3,5 est celle de
formule C4H5O6—.

5-

Calcul de la valeur [H3O+](maxi) :

+ −𝑝𝐻(𝑚𝑖𝑛𝑖)
[𝐻3 𝑂 ](𝑚𝑎𝑥𝑖) = 10 = 10−2,70 = 2,00 × 10−3 𝑚𝑜𝑙. 𝐿−1
Calcul de la valeur [H3O+](mini) :

+ −𝑝𝐻(𝑚𝑎𝑥𝑖)
[𝐻3 𝑂 ](𝑚𝑖𝑛𝑖) = 10 = 10−3,70 = 2,00 × 10−4 𝑚𝑜𝑙. 𝐿−1

L’encadrement est :

2,00 × 10−4 𝑚𝑜𝑙. 𝐿−1 ≤ [𝐻3 𝑂+ ](𝑣𝑖𝑛) ≤ 2,00 × 10−3 𝑚𝑜𝑙. 𝐿−1
6.1-
Une molécule AH (qui est un acide au sens de Bronsted) peut libérer un proton H + soit un ion
oxonium H3O+. On a donc :
𝑛(𝐻3 𝑂+ ) = 𝑛0 (𝐴𝐻)
6.2- Déterminons si le vin testé est commercialisable.
D’après l’équation de la réaction :
𝑛0 (𝐴𝐻) 𝑛(𝐻𝑂− ) 𝑛(𝐻3 𝑂+ ) 𝑛(𝐻𝑂− )
= ⇔ = ⇔ [𝐻3 𝑂+ ] × 𝑉 = 𝐶0 × 𝑉𝑆
1 1 1 1

+ 𝐶0 × 𝑉 𝑆
[𝐻3 𝑂 ] = = 0,12 𝑚𝑜𝑙. 𝐿−1 = 1,2 × 102 𝑚𝑚𝑜𝑙. 𝐿−1
𝑉
On constate que : 50,0 mmol.L–1 < 1,2 x 102 mmol.L–1
Le vin est donc commercialisable.
Partie III : L’arôme du vin
1.1-
Formule semi-développée :

Formule topologique :

1.2-
2.1- Exprimons le quotient de réaction Qr.
[𝑅𝐶𝑂2 𝑅 ′ ] × [𝐻2 𝑂]
𝑄𝑅 =
[𝑅𝐶𝑂2 𝐻] × [𝑅 ′ 𝑂𝐻]
2.2- Déterminons la constante d’équilibre K.
[𝑅𝐶𝑂2 𝑅 ′ ]𝑒𝑞 × [𝐻2 𝑂]𝑒𝑞 𝑛𝑓 (𝑅𝐶𝑂2 𝑅 ′ ) × 𝑛𝑓 (𝐻2 𝑂)
𝐾= = = 4,0
[𝑅𝐶𝑂2 𝐻]𝑒𝑞 × [𝑅 ′ 𝑂𝐻]𝑒𝑞 𝑛𝑓 (𝑅𝐶𝑂2 𝐻) × 𝑛𝑓 (𝑅 ′ 𝑂𝐻)

2.3- On constate que : Qri = 6,0 > K = 4,0.


Le système chimique évolue spontanément dans le sens inverse de l’équation.
2.4- Pour rendre la réaction d’estérification quasiment totale, il suffit de mettre soit un des réactifs
en grand excès, soit extraire au fur et à mesure de sa formation un des produits.
EXERCICE 3 – Un condensateur pour allumer une lampe flash (4 points)

1- Les relations sont les suivantes :

𝑑𝑞
𝑖= ; 𝑞 = 𝐶 × 𝑈𝐶
𝑑𝑡

On en déduit :

𝑑𝑈𝐶
𝑖=𝐶× 𝑑𝑡

2- Le dispositif électronique a pour fonction d’augmenter la tension aux bornes de la pile afin
d’alimenter le circuit RC. La tension est multipliée par le facteur suivant :

300
𝑓𝑎𝑐𝑡𝑒𝑢𝑟 = = 200
1,5

3- K1 doit être fermé et K2 doit être en position 1 afin d’assurer la charge du condensateur.

4- On applique la loi des mailles :

𝑑𝑈𝐶
𝑈𝑅 + 𝑈𝐶 − 𝐸 = 0 ⇔ 𝑅 × 𝑖 + 𝐶 × 𝑈𝐶 = 𝐸 ⇔ 𝑅 × 𝐶 × + 𝑈𝐶 = 𝐸
𝑑𝑡

5- Considérons l’équation différentielle :

𝑑𝑈𝐶 𝑑𝑈𝐶 −1 𝐸
= 𝑎 × 𝑈𝐶 + 𝑏 𝑞𝑢𝑖 𝑐𝑜𝑟𝑟𝑒𝑠𝑝𝑜𝑛𝑑 à = × 𝑈𝐶 +
𝑑𝑡 𝑑𝑡 𝑅×𝐶 𝑅×𝐶

La solution de l’équation différentielle a pour expression :

𝑏
𝑈𝐶 (𝑡) = 𝐾 × 𝑒 𝑎×𝑡 −
𝑎

On a par identification :

−1 𝐸
𝑎= ;𝑏 =
𝑅×𝐶 𝑅×𝐶
𝑏 𝑏
On sait que : 𝑈𝐶 (0) = 𝐾 × 𝑒 𝑎×0 − 𝑎 = 0 ⇔ 𝐾 = 𝑎 = −𝐸

Donc :

−1
𝑈𝐶 (𝑡) = −𝐸 × 𝑒 𝑅×𝐶×𝑡 + 𝐸
On pose :

𝜏 = 𝑅×𝐶

On obtient :

𝑈𝐶 (𝑡) = 𝐸 × (1 − 𝑒 −𝑡/𝜏 )

6- Comparons les durées de charge et de décharge du condensateur :

∆𝑡𝑐ℎ𝑎𝑟𝑔𝑒 5 × 𝜏𝑐ℎ𝑎𝑟𝑔𝑒 5 × 𝑅 × 𝐶 𝑅 2,2 × 103


= = = = = 2,2 × 102
∆𝑡𝑑é𝑐ℎ𝑎𝑟𝑔𝑒 5 × 𝜏𝑑é𝑐ℎ𝑎𝑟𝑔𝑒 5 × 𝑟 × 𝐶 𝑟 10

La durée de charge est 220 fois plus grande que celle de la décharge.