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GUIDE

DE L'OFFICIER
DE SAPEURS-POMPIERS
COMMUNAUX
COLLECTION PROTECTION CIVILE
dirigée par Raymond Fusilier

T r a i t é s u r l ' o r g a n i s a t i o n d e s c o r p s e t le s t a t u t des s a p e u r s -
p o m p i e r s , A l l e m a n d o u et F u s i l i e r .
Traité complet de la profession s'appliquant aux volontaires et aux
professionnels (nomination, avancement, retraites, sécurité sociale, pen-
sions, etc.), aux services départementaux et à l'inspection départemen-
tale, avec recueil des textes de référence - 2 forts volumes à feuillets
mobiles.

Guide juridique du sapeur-pompier volontaire.


Comprenant plus de 258 pages de renseignements pratiques avec table
alphabétique.
R è g l e m e n t d ' i n s t r u c t i o n e t d e m a n œ u v r e des s a p e u r s - p o m p i e r s
c o m m u n a u x , m i n i s t è r e de l ' I n t é r i e u r , 864 pages.
Ouvrage fondamental pour tous les sapeurs-pompiers et les services
d'incendie. Manuel officiel pour l'instruction, la préparation des examens
et l'organisation des manœuvres.
M a n u e l d u s a p e u r - p o m p i e r , c o m m a n d a n t H a m o n et l i e u t e n a n t -
c o l o n e l G r é g y , 402 pages.
Manuel théorique et pratique d'instruction nécessaire à la parfaite for-
mation des sapeurs-pompiers civils et militaires.
L a P r o t e c t i o n civile, L é o n R o b i n e .
Création et a m é n a g e m e n t des points d'eau.
L ' h y d r a u l i q u e e t l e s a p e u r - p o m p i e r , 2 vol., c a p i t a i n e H u c h e r o t .
Cours élémentaire d'hydraulique, Laborderie - Sivadier.
Initiation à la prévention.
Traité de prévention, colonel Betramelli.
M a n u e l de l a s é c u r i t é i n c e n d i e .

Classification des é l é m e n t s de construction d ' a p r è s leur résis-


t a n c e a u feu.
P r é v e n t i o n de l ' i n c e n d i e d a n s les é t a b l i s s e m e n t s r e c e v a n t d u
p u b l i c et c o l l e c t i o n s p é c i a l i s é e (8 vol.), c o l o n e l H e y w a n g .

Le catalogue « Editions » e s t adressé gratuitement


sur demande à : FRANCE-SELECTION,
9-13, rue du Département 75019 Paris.
Colonel BEL TRAMELLI

G U I D E

DE L'OFFICIER
DE SAPEURS-POMPIERS COMMUNAUX

Troisième Edition

FRANCE-SELECTION 9 à 13, rue du Département, 75019 PARIS


@ 1976 by Editions France-Sélection, Paris.
Tous droits réservés pour tous pays.
PRÉFACE

« La langue est la meilleure et la pire des choses » disait,


paraît-il, Esope. On pourrait en dire autant d u feu.
Ami de l'homme, son bienfaiteur, considéré parfois comme
un dieu dès la plus haute antiquité, le feu, dès qu'il sort
des limites domestiques qui lui sont assignées, devient un
ennemi, un destructeur des gens et des biens, un fléau dévas-
tateur des cités et des forêts.
Les progrès de la science au cours des âges et des techni-
ques à l'âge môderne que nous vivons ont permis, certes,
à ceux qui se sont consacrés à la lutte contre le feu de dis-
poser de moyens matériels et d'organisations de plus en plus
efficaces. Mais, parallèlement, les mêmes progrès ont engen-
dré des causes nouvelles d'incendies, des conditions favorables
à leur développement et aussi, pour certains feux spéciaux,
des conditions particulièrement difficiles pour la lutte contre
ce fléau.
A la constitution d'unités de sapeurs-pompiers dotées, de
plus en plus, de matériels variés, perfectionnés et efficaces,
il a fallu ajouter la prévention et la prévision du feu, ensem-
bles de mesures destinées à éviter l'éclosion de l'incendie et
à permettre la mise en œuvre dans les délais les plus courts
des moyens les plus appropriés à juguler le fléau dès sa nais-
sance.
La standardisation des matériels et des installations de lutte
s'est avérée indispensable, sa réalisation sur l'ensemble du
territoire national est en cours d'achèvement.
Dans le même temps, les procédés de lutte contre le feu
et l'instruction des personnels ont fait l'objet des soins atten-
tifs des autorités responsables; même en dehors des grandes
villes, les corps de sapeurs-pompiers sont devenus, pour
employer une expression à la mode, de plus en plus valables.
Mieux, une véritable coordination des moyens de secours
a été instituée, elle a déjà, dans certains départements, fait
ses preuves.
Son existence légale vient d'être reconnue officiellement
par des décrets récents qui ont, enfin, donné une existence
juridique aux inspections départementales des services d'in-
cendie.
En effet, à notre époque, il ne suffit plus à un sapeur-
pompier, digne de ce nom, d'être animé d'une bonne vo-
lonté inlassable et d'un courage à toute épreuve. S'il faut
conserver précieusement et développer encore, si possible,
les qualités morales et physiques du sapeur-pompier qui,
de tous temps, ont fait l'admiration des populations, il est
indispensable, en raison de la complexité des techniques mo-
dernes, de compléter ces qualités par des connaissances pré-
cises basées sur un minimum indispensable de notions scien-
tifiques et administratives. Je n'en veux pour preuve que
les nombreuses mesures prises dans notre pays ces dernières
années, à la suite de l'action éclairée des services spécialisés
du ministère de l'Intérieur. Il est indéniable qu'à l'heure
actuelle, un peu partout en France, des progrès parfois éton-
nants sont constatés tous les jours en matière de lutte contre
l'incendie et secours en cas de sinistre.
Certes, il y a encore beaucoup à faire et dans tous les
domaines et il y aura toujours beaucoup à faire, car les
progrès de la science et des techniques apportent presque
toujours à l'homme une part de risques supplémentaires
comme corollaires à leurs bienfaits.
Le rôle de l'inspecteur départemental, de ses adjoints et
des officiers de sapeurs-pompiers devient de jour en jour
plus difficile; il exige, outre les qualités humaines de chef
et d'organisateur indispensables, des connaissances solides et
constamment tenues à jour.
Le Service national de la Protection civile s'est efforcé
depuis quelques années de préciser les statuts des personnels
des services d'incendie, d'améliorer leur savoir et leur va-
leur; il est permis d'ores et déjà, de dire que les résultats
obtenus avec l'aide de la Brigade de sapeurs-pompiers et de
la Fédération nationale des sapeurs-pompiers français sont
dans l'ensemble plus que satisfaisants et même parfois remar-
quables.
Le « Guide de l'officier de sapeurs-pompiers communaux »
du lieutenant-colonel Beltramelli vient particulièrement à
point et me paraît devoir être un livre de chevet précieux
pour nos camarades de province qui n'ont peut-être pas tou-
jours les mêmes facilités pour s'instruire et se perfectionner
que les officiers de la Brigade.
Présenter l'auteur me semble superflu, le lieutenant-colo-
nel Beltramelli est bien connu de tous les milieux qui
s'intéressent aux questions d'incendie et de secours.
Principal artisan du « Règlement d'instruction et de ma-
nœuvre des sapeurs-pompiers communaux », il a contribué
très efficacement à la mise au point d'une unité de doctrine
dans les corps de province.
Bien préparé par vingt ans de services au Régiment. il a
acquis, en tant qu'inspecteur général adjoint des services d'in-
cendie au Service national de la Protection civile, une par-
faite connaissance des problèmes de la province, ses inspec-
tions lui ayant fait connaître les difficultés particulières ren-
contrées par ses camarades des corps communaux.
Son sens pratique développé et son amabilité naturelle
l'ont fait apprécier de tous.
Chef du service technique du Régiment, loin de perdre le
contact, il s'est efforcé, malgré les soucis de sa charge, en
pleine période d'évolution et d'études techniques, de rendre
à ses camarades de province les nombreux services que ceux-ci
n'ont pas manqué de lui demander.
Parfaitement averti des problèmes qui les préoccupent, des
difficultés parfois très grandes qu'ils rencontrent dans l'exer-
cice de leur profession, il n'a pas hésité à mettre ses connais-
sances à leur disposition et a pris sur ses loisirs le temps né-
cessaire à la rédaction de cet ouvrage qui, dans son esprit,
est destiné à faciliter leur tâche.
Je ne puis que l'en féliciter vivement.
Le « Guide de l'officier de sapeurs-pompiers communaux »
présente, classé avec soin et méthode, non seulement les
connaissances réglementaires indispensables, mais encore les
enseignements que l'auteur a pu tirer personnellement des
circonstances nombreuses et variées dans lesquelles il a eu
l'occasion de se trouver.
Certaines questions importantes, qui n'avaient jamais été
exposées de façon précise, de nombreux problèmes dont les
solutions n'avaient non plus jamais été formulées sont traitées
dans son ouvrage, clairement, avec bon sens et avec le souci
constant du pratique et de l'efficacité.
Il n'a rien négligé pour que ce livre, placé à la portée de
tous, soit un véritable « Guide » et, ce faisant, il ne doit pas
manquer d'atteindre le but d'utilité générale qu'il s'est pro-
posé.
Je suis persuadé que le « Guide de l'officier de sapeurs-
pompiers communaux » du lieutenant-colonel Beltramelli
trouvera auprès de ceux qui s'intéressent aux questions d'in-
cendie et de secours la large audience que je lui souhaite et
que mérite son auteur.

Colonel BESSON.
INTRODUCTION

C h a q u e j o u r , le r ô l e d u s a p e u r - p o m p i e r s ' a c c r o î t e n i m p o r t a n c e
et e n é t e n d u e e t d e v i e n t d e p l u s e n p l u s c o m p l e x e .
La g r a n d e croisade m e n é e depuis quelques années p o u r la
p r o t e c t i o n d e l ' h o m m e et d e ses b i e n s c o m m e n c e e n f i n à v a i n c r e
le s c e p t i c i s m e et l ' i n d i f f é r e n c e . L ' i g n o r a n c e m ê m e est t e r r a s s é e ,
les d a n g e r s s o n t m i s e n l u m i è r e et les r e m è d e s e n s e i g n é s .
A r r i v e r s a n s d é l a i s u r les l i e u x , p o u s s e r u n e r e c o n n a i s s a n c e
j u s q u ' a u c œ u r de l ' i n c e n d i e , a t t a q u e r le f e u a u p l u s v i t e et
l ' é t e i n d r e a v e c u n m i n i m u m d ' e a u e t s a n s b r u i t i n u t i l e , est t o u -
j o u r s l ' o b j e c t i f de l ' é q u i p e m a n œ u v r i è r e , m a i s ce n ' e s t p a s le
s e u l i d é a l a u q u e l d o i v e n t t e n d r e les efforts de l'officier d e s a -
peurs-pompiers.
P a r g o û t o u p a r m é t i e r , p a r la s e u l e a t t i r a n c e p e u t - ê t r e d e s r é a -
l i s a t i o n s à a c c o m p l i r , il a u n j o u r a c c e p t é d ' a s s u m e r u n r ô l e
difficile e t g l o r i e u x .
L a c o m p é t e n c e a c q u i s e , g r â c e à u n e l o n g u e p r a t i q u e et à l ' e n -
t r a î n e m e n t a u c o u r a g e q u ' o f f r e n t t o u t e s les v a r i é t é s d ' i n c e n d i e
ou d ' a c c i d e n t s possibles, lui p e r m e t t a i t j u s q u ' à p r é s e n t , d ' e n s e i -
g n e r p a r l ' e x e m p l e , le d é v o u e m e n t et l ' e s p r i t d e sacrifice.
M a i n t e n a n t , u n e p a r f a i t e c o n n a i s s a n c e des h o m m e s et d e la
t e c h n i q u e d ' e x t i n c t i o n n e suffit plus.
L ' e x a m e n d e s r i s q u e s et l ' a p p l i c a t i o n des m e s u r e s d e p r o t e c -
tion obligent l'officier de s a p e u r s - p o m p i e r s à c o n n a î t r e toutes
les i n d u s t r i e s e t t o u s les c o m m e r c e s e t à ê t r e c a p a b l e d ' a l l e r
jusqu'au c œ u r de l'activité industrielle, commerciale, artistique
e t i n t e l l e c t u e l l e d u pays.
O u t r e le c o m m a n d e m e n t , q u i est p o u r l'officier u n e s o u r c e de
s a t i s f a c t i o n t o u j o u r s r e n o u v e l é e , la d i v e r s i t é d e s efforts c o n f è r e
à s a m i s s i o n u n c h a r m e e x c e p t i o n n e l et c a p t i v a n t q u i e n c o m -
p e n s e l a r g e m e n t les p e i n e s .
C'est p o u r p e r m e t t r e à c h a c u n d e f a i r e f a c e à t o u s ses d e v o i r s
et a u s s i p o u r t e n t e r d ' é t a b l i r u n e u n i t é de d o c t r i n e s a n s l a q u e l l e
il n e s a u r a i t y a v o i r d ' o r g a n i s a t i o n d i g n e de ce n o m , q u e j ' a i
c r u u t i l e de c o m p o s e r cet o u v r a g e .
TITRE 1

LES SAPEURS-POMPIERS
CHAPITRE PREMIER

L'ORGANISATION DES SERVICES D'INCENDIE


EN FRANCE

A r t i c l e p r e m i e r . — L ' o r g a n i s a t i o n d é p a r t e m e n t a l e des s e r v i c e s
de s e c o u r s e t d e l u t t e c o n t r e l ' i n c e n d i e .

I. — LE DECRET-LOI DU 12 NOVEMBRE 1938

Le décret-loi du 12 novembre 1938 a rendu « obligatoires pour toutes


les communes les dépenses de personnel et de matériel des services
d'incendie » et a codifié l'organisation desdits services sous les trois
formes suivantes :
a) Service communal ;
b) Service intercommunal ;
c) Service départemental.

Une expérience de cinquante années ayant prouvé qu'il n'était pas


toujours possible pour les communes de se protéger par leurs propres
moyens, c'est à la forme intercommunale dans les limites du départe-
ment que toutes les organisations crées se sont ralliées.

II. — LE REGLEMENT-TYPE DU SERVICE DEPARTEMENTAL


DE SECOURS ET DE LUTTE CONTRE L'INCENDIE

Généralités :

Le décret 55-612 du 20 mai 1955 qui a valeur législative en vertu des


lois du 14 août 1954 et 2 avril 1955 qui accordaient au gouvernement
des pouvoirs spéciaux a conféré la personnalité juridique et l'autonomie
financière aux services départementaux de protection contre l'incendie.
Ceux-ci sont maintenant des établissements publics départementaux
gérés par une commission administrative, sous l'autorité du préfet et
la direction technique de l'inspecteur départemental des services d'incen-
die et de secours.

Le caractère départemental de ces organismes, n'apparaît, en fait, que


dans leur cadre géographique et les maires conservent leur autorité sur
les corps de sapeurs-pompiers qui doivent être mis à la disposition du
service départemental en cas de sinistre ou à la demande de l'Inspecteur
départemental.
Il en résulte :
— que le service départemental a vocation exclusive pour la coordina-
tion des moyens de lutte contre l'incendie, le département n'ayant pas
directement compétence,
— que toutes les communes doivent participer à l'activité du service
départemental, soit par la mise à sa disposition de leur personnel
et de leur matériel de lutte contre l'incendie soit par une contri-
bution financière,
— que le refus de payer cette cotisation ou d'effectuer les dépenses
jugées nécessaires dans le cadre de l'organisation départementale
entraîne le droit pour le préfet d'inscrire d'office au budget le mon-
tant de la somme correspondante toutefois, la simple adhésion au
service départemental ne fait pas obstacle au droit du préfet d'impo-
ser à une commune (centre de secours ou non) les moyens jugés
indispensables pour assurer la défense contre les risques particuliers
que présente cette commune.

O r g a n i s a t i o n d u service.

a) Généralités.

Le service départemental d'incendie et de secours s'étend à toutes les


communes du département, qu'elles possèdent ou non un corps de sapeurs-
pompiers.

b) L e secteur d'incendie.
Organiser un service de secours consiste en premier lieu à diviser le
territoire du département en un certain nombre de secteurs d'incendie,
défendus chacun par un centre de secours.

Le secteur d'incendie comprend donc un nombre variable de


communes.

Ses limites extérieures sont les limites extérieures des communes qui le
composent.
Répartition d e s c e n t r e s de s e c o u r s
s u r le t e r r i t o i r e d ' u n d é p a r t e m e n t

Figure 1
c) L e c e n t r e d e s e c o u r s .
C'est une station :
— de défense contre l'incendie,
— de secours contre le,§ périls de toute nature.
Il comprend :
— un matériel d'incendie approprié aux risques normaux du secteur,
— des installations immobilières pour abriter ce matériel,
— un corps de sapeurs-pompiers régulièrement organisé et instruit, dont
l'effectif doit être suffisant en toute circonstance, pour armer le
matériel du centre si son intervention devient nécessaire.

d) L e siège du c e n t r e de secours.

L'emplacement du centre de secours doit être choisi en tenant compte


de considérations diverses dont les plus importantes sont :
— la commune siège doit présenter un noyau de population agglomérée
qui permette de former un corps de sapeurs-pompiers d'un effectif
suffisant ;
— la commune siège doit être topographiquement bien placée ; le centre
de secours sera situé, autant que possible, à un carrefour de voies
de communications routier ou à sa proximité, de façon que, théorique-
ment, les secours envoyés sur les lieux d'un sinistre se produisant à
la limite extérieure la plus éloignée de son secteur, puissent arriver
au but dans une limite de temps acceptable, soit au maximum
20 minutes après l'appel des secours.
L'expérience prouve que suivant les régions, le rayon d'action d'un
centre de secours ne doit pas excéder 12 km.
La forme du secteur dépendra naturellement de certaines considéra-
tions :
— il sera circulaire dans les régions de plaines étendues ;
— il aura une forme allongée dans les pays montagneux avec vallées
profondes.
Les centres de secours seront situés en amont de la vallée pour leur
permettre d'arriver plus vite sur les lieux.

M i s s i o n s d e s c e n t r e s de s e c o u r s .

Chaque commune est rattachée à deux centres (voir fig. 1).


Le premier dit centre de premier appel, est celui qui est normale-
ment appelé à intervenir sur le territoire des communes qui lui sont
rattachées.
Répartition des centres de secours
principaux s u r le t e r r i t o i r e d ' u n d é p a r t e m e n t

Figure 2
Le second dit centre de deuxième appel est celui qui sera alerté en
cas d'indisponibilité du centre de premier appel ou qui peut être appelé
en renfort de celui-ci en cas de sinistre important.
Chaque centre de secours est rattaché à un centre plus important
appelé centre de secours principal désigné par arrêté préfectoral (voir
fig. 2). Les centres qui ne sont pas principaux sont appelés « centres
de secours secondaires ».

Il a pour but de fournir des renforts dans le secteur qu'il dessert,


en cas de grand sinistre ou d'intervention difficile.
Il est en même temps centre de premier appel et centre de deuxième
appel à l'égard des communes qui lui sont rattachées.
Certaines communes situées à la périphérie du département peuvent, en
raison de leur position géographique, être rattachées à un centre de
secours d'un département voisin.
De même, certaines communes des départements limitrophes peuvent
être rattachées à un centre de secours du département.

Les corps dits « d e p r e m i è r e i n t e r v e n t i o n » .

Les dispositions du règlement type ne font pas obstacle à la création


ou à l'entretien dans les communes non centres de secours, d'un corps
de sapeurs-pompiers de première intervention constitué conformément
au décret du 7 mars 1953 et armé d'un matériel permettant d'attaquer un
incendie en attendant l'arrivée du centre de secours de rattachement.

Néanmoins l'un des buts essentiels du service départemental étant


d'éviter la dispersion des moyens, le maintien — et a fortiori la créa-
tion — de corps de première intervention n'est souhaitable, sauf cas
particulier, que dans les communes présentant des risques certains ou
dans lesquelles l'arrivée du centre de secours de rattachement nécessite
un délai de route de plus de trente minutes.
Les corps de première intervention sont classés en quatre catégories :
a) Ceux des communes de montagne ou des régions à faible densité de
population, appelés à jouer un rôle effectif dans la défense contre l'incen-
die, par suite de l'éloignement des centres de secours ou de leur diffi-
culté d'accès, l'hiver, en particulier;
b) Les corps communaux pourvus d'un matériel motorisé et suscep-
tibles de rendre de précieux services dans le cadre communal en atten-
dant l'arrivée du centre de secours de premier appel qui doit être alerté
en même temps ;
c) Dans les petites communes pourvues d'un réseau d'adduction d'eau
à pression suffisante pour permettre l'emploi de lance sans engin-
pompe ;
d) Les corps communaux n'entrant dans aucune des catégories ci-dessus,
équipés d'une pompe à bras et qui ne jouent en fait aucun rôle dans
la lutte contre l'incendie.

F o n c t i o n n e m e n t du service d'entraide.

Les centres de secours sont alertés à la suite d'une demande de


secours.
Un simple avertissement, même par téléphone, doit être considéré
comme une demande régulière.
Toute personne peut alerter directement le centre de secours de pre-
mier appel ; il appartient à celui-ci d'alerter sans délai le centre de
deuxième appel.
Sauf dans le cas d'établissements faisant l'objet de consignes parti-
culières, le maire, le chef de corps de sapeurs-pompiers ou leurs repré-
sentants, peuvent, seuls, alerter simultanément les deux centres de
secours, s'ils estiment que l'importance du sinistre justifie leur inter-
vention.
Dans les communes non centres de secours, mais possédant un corps
de sapeurs-pompiers, il est fait appel au centre de secours en même
temp, qu'au corps de première intervention.
Dans le cas où les sapeurs-pompiers d'une commune non centre de
secours ont été appelés par l'autorité municipale d'une autre commune
à prêter leur concours pour y combattre un sinistre ou si ce concours,
non provoqué, a été accepté, la commune secourue doit payer à l'autre
collectivité une indemnité représentant les frais occasionnés par ce dépla-
cement.

C o m m a n d e m e n t des s e c o u r s .

L'inspecteur départemental prend la direction des secours à l'occasion


des sinistres importants, difficiles ou dangereux, suivant les instruc-
tions du préfet.
Toutefois, en cas d'intervention de plusieurs corps de sapeurs-pompiers
et conformément à l'art. 33 du décret du 7 mars 1953, la direction des
secours revient au chef de centre le plus élevé en grade.
A égalité de grade, elle est assurée par le chef de détachement par-
venu le premier sur les lieux.
CHAPITRE II

LES OFFICIERS
DE SAPEURS-POMPIERS COMMUNAUX

A r t . 2. — H i é r a r c h i e des officiers de s a p e u r s - p o m p i e r s c o m m u -
naux.

L'article 9 du décret 53-170 du 7 mars 1953 (1), portant règlement


d'administration publique pour l'organisation des corps de sapeurs-pom-
piers, indique que la hiérarchie (officiers) des sapeurs-pompiers commu-
naux comprend :
Sous-lieutenant ;
Lieutenant ;
Capitaine ;
Chef de bataillon ;
Lieutenant-colonel ;
Colonel.

Le recrutement, la notation, l'avancement, la discipline et la cessation


de fonctions, etc., des sapeurs-pompiers volontaires et professionnels
font l'objet des titres II et I I I du décret précité.

(1) Le d é c r e t n° 53-170 d u 7 m a r s 1953 a été modifié e t c o m p l é t é p a r :


— le d é c r e t n° 60-863 du 9 a o û t 1960 (« J.O. d u 17 a o û t 1960) ;
— le d é c r e t n° 64-605 d u 18 j u i n 1964 (« J.O. » d u 26 j u i n 1964) ;
— le d é c r e t n° 66-444 d u 22 j u i n 1966 (« J.O. » d u 28 j u i n 1966) ;
— le d é c r e t n° 67-168 d u 1er m a r s 1967 (« J.O. » d u 5 m a r s 1967) ;
— le d é c r e t n° 67-920 d u 16 o c t o b r e 1967 (« J.O. » d u 21 o c t o b r e 1967) ;
— le d é c r e t n° 71-174 d u 26 f é v r i e r 1971 (<< J.O.» d u 9 m a r s 1971) ;
— le d é c r e t n° 71-726 d u 3 s e p t e m b r e 1971 (<< J.O.» d u 8 s e p t e m b r e 1971) ;
— le d é c r e t n° 73-644 d u 12 j u i l l e t 1973 (« J.O. » d u 13 j u i l l e t 1973) ;
— le d é c r e t n° 75-840 d u 11 a v r i l 1975 (« J.O. » d u 15 a v r i l 1975).
CHAPITRE III

LE CHEF

Art. 3. — Le chef.

Le chef doit être pour ses subordonnés un exemple. Il doit savoir


les commander et susciter leur adhésion.
Constamment pénétré de la mission qu'il a accepté de remplir, il
en assurera l'exécution avec abnégation, courage et opiniâtreté.
L'élévation de ses sentiments, l'affection qu'il sait inspirer, sa for-
mation professionnelle et intellectuelle, sa valeur physique, son activité
constante, son courage reconnu, son calme au cours des opérations,
sa tenue en toutes circonstances, sont les éléments de la confiance que
le chef doit susciter chez son personnel.
Commander, c'est :
— arrêter nettement dans son esprit ce que l'on veut faire ;
— l'exprimer par des ordres clairs fixant avec précision les tâches des
subordonnés et les moyens mis à leur disposition ;
— veiller à l'exécution des ordres ainsi donnés.
C'est également prévoir et être toujours en mesure de parer à un
événement inopiné.
Le chef doit être instruit et avoir de l'initiative, c'est-à-dire exercer
librement son activité dans le sens de la mission reçue.
Il doit être bon, mais inflexible dans le respect de la justice, iné-
branlable dans ses décisions, qu'il a longuement pesées, dominateur
ou condescendant, ferme ou tolérant.
Il doit avant tout avoir du caractère, c'est-à-dire ne pas fuir les
responsabilités.
Ayant un sens exact des possibilités, il doit savoir choisir ses subor-
donnés et en obtenir le maximum en mettant en valeur les qualités
naturelles de chacun d'eux : sang-froid, goût de l'action et du risque,
amour-propre, sûreté de jugement.
Le chef conquiert l'estime de ses hommes par sa compréhension
de leurs sentiments et de leurs idées, par sa bienveillance et sa solli.
citude toujours en éveil.
Il fait respecter la discipline et encourage la camaraderie généra-
trice de solidarité, de dévouement et d'esprit de sacrifice.
Au feu, il stimule les volontés défaillantes et réprime tout cri ou
geste capable de semer l'inquiétude.
Attentif à ne pas exposer sans nécessité absolue la vie de ses subor-
donnés, il ne doit les quitter des yeux que lorsque tout danger est
écarté.
Dans son unité instruite, chacun doit avoir sa place, connaître sa
tâche et l'accomplir intégralement.
Il doit être un citoyen modèle, digne représentant de l'autorité.
TITRE II

L'INSPECTEUR DEPARTEMENTAL
DES SERVICES DE SECOURS
ET DE LUTTE CONTRE L'INCENDIE
CHAPITRE PREMIER

STATUT-TYPE DE L'INSPECTEUR DEPARTEMENTAL


DES SERVICES DE SECOURS ET DE LUTTE
CONTRE L'INCENDIE

SECTION 1

DISPOSITIONS COMMUNES
AUX INSPECTEURS DEPARTEMENTAUX
PROFESSIONNELS ET VOLONTAIRES

Généralités.

Le développement considérable des missions incombant au service d'in-


cendie et de secours a provoqué à tous les échelons de grosses difficultés.
Le décret du 13 août 1925 qui a institué les inspecteurs départementaux
n'avait pas déterminé avec précision leur recrutement, leurs responsabi-
lités, leurs prérogatives, leurs moyens d'action, etc...
Le statut-type de l'inspecteur départemental, objet de la circulaire n° 68
du 26 février 1951 a remédié à quelques-unes de ces insuffisances.
Par ailleurs, le décret n° 53-903 du 26 septembre 1953 a stipulé :
« Dans chaque département, il peut être créé, par arrêté préfectoral, un
emploi d'inspecteur des services d'incendie et de secours et s'il y a lieu
des emplois d'inspecteurs adjoints, dans la limite fixée par le ministre de
l'Intérieur. »
Les inspecteurs départementaux des services d'incendie sont nommés
par arrêté du ministre de l'Intérieur.
Enfin, la circulaire n° 337 du 31 juillet 1959 et le décret n° 59753 du
20 juin 1959 ont remis en harmonie les dispositions du statut-type pré-
cédent avec un certain nombre de textes antérieurs qui tendaient à ac-
croître de façon sensible les attributions de l'inspecteur départemental.

Art. 4 — Dispositions organiques.


1° L'inspecteur départemental assure, sous l'autorité du préfet, dont
il est le conseiller technique, la direction du service départemental de
protection contre l'incendie. Il contrôle le fonctionnement des corps
de sapeurs-pompiers et en particulier l'inventaire du matériel, étudie la
répartition des secours, et conseille les communes sur les conditions de
protection contre l'incendie.
Il organise et dirige l'instruction du personnel.
Il est chargé d'examiner l'application des dispositions techniques de
protection et de prévention contre les incendies ou explosions. A ce
titre il donne son avis en ce qui concerne la prévention et les facili-
tés d'intervention des services d'incendie sur les projets de construc-
tion et d'implantation des établissements classés.
Il examine les projet? de distribution d'eau publique.
Il peut être appelé à participer aux études et recherches de caractère
technique et scientifique relatives à la protection et à la prévention
contre l'incendie.
Il assure, en règle générale, le commandement des secours dès son
arrivée sur les lieux du sinistre.
Dans le cas de catastrophe, la direction des services appelés à inter-
venir en application du plan ORSEC peut lui être confiée.
20 Il est interdit à l'inspecteur départemental, par lui-même ou par
personne interposée, et sous quelque dénomination que ce soit, d'avoir
des intérêts de nature a compromettre son indépendance dans une entre-
prise soumise à son contrôle ou en relation avec son service.
Il est interdit à l'inspecteur départemental professionnel d'exercer une
activité privée lucrative de quelque nature que ce soit. Les conditions
dans lesquelles il peut être exceptionnellement dérogé à cette interdic-
tion sont fixées par décret du 29 octobre 1936 et les textes subséquents.
Lorsque le conjoint de l'inspecteur départemental professionnel exerce,
à titre professionnel, une activité lucrative, déclaration doit en être
faite au préfet. Celui-ci prend, s'il y a lieu, les mesures propres à sau-
vegarder les intérêts du service.
3° L'inspecteur départemental est responsable à l'égard du préfet, de
l'autorité qui lui a été conférée par sa nomination et de l'exécution des
ordres qu'il a donnés. Il n'est dégagé d'aucune des responsabilités qui
lui incombent par la responsabilité de ses subordonnés.

4° Indépendamment des règles instituées par le Code pénal en matière


de secret professionnel, l'inspecteur départemental est lié par l'obligation
de discrétion professionnelle pour tout ce qui concerne les faits et infor-
mations dont il a connaissance dans l'exercice ou à l'occasion de ses
fonctions.
En dehors des cas expressément prévus par la réglementation en
vigueur, il ne peut être délié de cette obligation de discrétion ou relevé
de l'interdiction édictée par l'alinéa précédent qu'avec l'autorisation
du préfet.
5° L'inspecteur départemental a droit, conformément aux règles
fixées par le Code pénal et les lois spéciales, à une protection contre
les menaces, outrages, injures ou diffamations dont il peut être l'objet.
L'autorité investie du pouvoir de nomination est tenue de le pro-
téger contre les menaces, attaques de quelque nature que ce soit dont
il peut être l'objet à l'occasion de ses fonctions. La collectivité locale
doit réparer, le cas échéant, le préjudice qui en est résulté dans tous
les cas prévus par la réglementation des pensions.

6° Il sera tenu un dossier individuel pour l'inspecteur soumis au


présent statut ; ce dossier devra contenir toutes les pièces intéressant
sa situation. Celles-ci doivent être enregistrées, numérotées, classées
sans discontinuité. Ne pourra figurer au dossier aucune mention fai-
sant état des opinions politiques, philosophiques ou religieuses de
l'intéressé.

A r t . 5. — D i s c i p l i n e .

Sont applicables, les dispositions du décret n° 59-753 du 20 juin 1959,


portant règlement d'administration publique et relatif aux sanctions
et à la procédure disciplinaires concernant les inspecteurs départemen-
taux des services d'incendie et de secours.

Art. 6. — N o t a t i o n .

L'inspecteur départemental est noté chaque année par le préfet.


Les notes ainsi attribuées sont portées à la connaissance de l'intéressé
et transmises au ministre de l'Intérieur.

Art. 7. — C e s s a t i o n d e f o n c t i o n s .

1° La cessation des fonctions entraînant radiation des cadres et perte


de la qualité de fonctionnaire départemental résulte :
— de l'admission à la retraite ;
— de la démission régulièrement acceptée ;
— de l'expiration des pouvoirs ;
— du licenciement ;
— de la révocation ;
— du décès.

2° La démission ne peut résulter que d'une demande écrite de l'inté-


ressé marquant sa volonté non équivoque de cesser ses fonctions.
Elle n'a d'effet qu'autant qu'elle est acceptée par le préfet et prend
effet à la date fixée par cette autorité qui doit statuer dans le délai
d'un mois.
3° L'acceptation de la démission la rend irrévocable. Elle ne fait pas
obstacle, le cas échéant, à l'exercice de l'action disciplinaire, en raison
de faits qui n'auraient été révélés à l'administration qu'après cette
acceptation.

4° L'inspecteur départemental qui cesse ses fonctions avant la date


fixée par le préfet peut faire l'objet d'une sanction disciplinaire.
S'il a droit à pension, il peut subir une retenue correspondant au
plus à la rémunération des services non exécutés; cette retenue est
effectuée sur les versements qui lui sont faits à ce titre, à concurrence
d'un cinquième du montant de ces versements.

5° L'inspecteur départemental peut, sur sa demande, être admis à


faire valoir ses droits à la retraite à l'âge de 60 ans. Les dispositions
législatives ou réglementaires relatives à la fixation des limites d'âge
des fonctionnaires d'Etat lui sont applicables.

SECTION II

DISPOSITIONS PARTICULIERES
AUX INSPECTEURS DEPARTEMENTAUX PROFESSIONNELS

Art. 8. — R é m u n é r a t i o n .

a) La rémunération de l'inspecteur départemental soumis au présent


statut comprend : le traitement, l'indemnité de résidence, le supplé-
ment familial de traitement, les prestations familiales obligatoires et
toutes autres indemnités instituées par texte législatif ou réglemen-
taire.

Le traitement est fixé par le conseil général dans la limite des


maxima déterminés par les arrêtés interministériels en vigueur.

b) L'inspecteur départemental jouit des mêmes avantages en espèces


et en nature que les autres officiers de sapeurs-pompiers.

Art. 9. — A v a n c e m e n t .

L'avancement d'échelon se traduit par une augmentation de trai-


tement. Il est fonction, à la fois de l'ancienneté et de la notation.
Le maximum et le minimum du temps susceptible d'être passé dans
chaque échelon de chacun des emplois d'inspecteur départemental et
d'inspecteur départemental hors classe sont fixés comme suit :
INSPECTEUR DEPARTEMENTAL

ECHELONS DUREE MAXIMUM DUREE MINIMUM

1er échelon 2 ans 1 an 6 mois


28 échelon 2 ans 6 mois 2 ans
38 échelon 2 ans 6 mois 2 ans
48 échelon 2 ans 6 mois 2 ans
58 échelon . . . . . . . . . . . .

1 TOTAL . . . . . . . . . . . . 1 9 ans 6 mois 1 7 ans 6 mois 1

INSPECTEUR DEPARTEMENTAL HORS CLASSE

ECHELONS DUREE MAXIMUM DUREE MINIMUM

1er échelon . . . . . . . . . . 2 ans 6 mois 2 ans


26 échelon 2 ans 6 mois 2 ans
3e échelon 2 ans 6 mois 2 ans
46 échelon

1 TOTAL . . . . . . . . . . . . 1 7 ans 6 mois 1 6 ans 1

A r t . 10. — P o s i t i o n s .

L'inspecteur départemental est placé dans une des positions suivantes :


1° en activité ;
2° en service détaché ;
3° en disponibilité ;
4° sous les drapeaux.

Art. 11. — A c t i v i t é . Congé.

1° L'activité est la position de l'inspecteur départemental exerçant


effectivement ses fonctions.
2° Tout inspecteur départemental a droit à un congé de trente jours
consécutifs ou de vingt-six jours ouvrables pour une année de service
accompli.

3° Le congé ne peut se reporter sur l'année suivante sauf autori-


sation exceptionnelle accordée par le préfet.

4° A l'occasion de certains événements familiaux, des autorisations


d'absence peuvent être accordées par le préfet.

5° Des autorisations spéciales d'absence n'entrant pas en compte


pour le calcul des congés annuels peuvent être accordées à l'inspec-
teur départemental en tant que représentant Jument mandaté de syn-
dicats et associations corporatives à l'occasion de la convocation des
congrès professionnels, syndicaux, corporatifs, confédéraux ou inter-
nationaux.

6° En cas de maladie dûment constatée par certificat médical le met-


tant dans l'impossibilité d'exercer ses fond ons, l'inspecteur dépar-
temental est, de droit, mis en congé.
Le préfet peut exige r un examen d'un médecin assermenté ou pro-
voquer une expertise par un comité médical.
L'intéressé peut demander une expertise contradictoire entre un
médecin désigné par lui et un médecin désigné par le préfet.

7° Compte tenu des dispositions du régime de Sécurité sociale, l'ins-


pecteur départemental bénéficie des mêmes congés de maladie que
ceux accordés aux fonctionnaires de l'Etat.

8° L'inspecteur départemental atteint d'une maladie provenant de


l'une des causes exceptionnelles prévues à l'article 27 du décret du
5 octobre 1949 ou d'un accident dans l'exercice ou à l'occasion de
l'exercice de ses fonctions, conserve l'intégralité de ses émoluments
jusqu'à ce qu'il soit en état de reprendre son service ou jusqu'à la mise
à la retraite.
Il a droit au remboursement des honoraires médicaux et des frais
entraînés par la maladie ou l'accident.
Pour l'application du présent article, l'imputabilité au service est
appréciée par la commission de réforme instituée par le régime des
pensions des personnels des collectivités locales. Pour la représentation
du personnel il sera fait appel à deux chefs de service.

9° L'inspecteur départemental remplissant les conditions exigées des


fonctionnaires de l'Etat pour bénéficier des dispositions de l'article 41
de la loi du 19 mars 1928 peut demander qu'il lui en soit fait appli-
cation.
Le bénéfice de cette disposition est étendu à l'inspecteur départe-
mental atteint d'infirmités contractées ou aggravées au cours d'une
guerre ou d'une expédition déclarée campagne de guerre, ayant ouvert
droit à pension au titre de la loi du 31 mars 1919 et des textes sub-
séquents.
Peut également bénéficier du même congé l'inspecteur départemental
atteint d'une infirmité ayant ouvert droit à une pension au titre de la
loi du 24 juin 1919 et des textes subséquents.

10° L'inspecteur départemental atteint de tuberculose, de maladie men-


tale, d'affection cancéreuse, bénéficie de congés de longue durée. Il
conserve pendant les trois premières années l'intégralité et, pendant
les deux années suivantes, la moitié de son traitement.
Toutefois, s'il est constaté dans les formes prévues ci-après, que la
maladie donnant droit à un congé de longue durée a été contractée dans
l'exercice des fonctions, les délais fixés à l'alinéa précédent sont res-
pectivement portés à cinq et trois années.
Les congés de longue durée peuvent être accordés et renouvelés par
périodes successives ne devant pas dépasser six mois, après examen
par le comité médical départemental chargé d'examiner les fonction-
naires de l'Etat.
En outre, lorsque l'intéressé demande le bénéfice de la prolonga-
tion prévue au deuxième alinéa du présent article, la décision doit
être prise par le comité médical supérieur relevant du ministère de
la Santé publique.

11° L'inspecteur départemental qui n'a plus droit aux congés prévus
par les articles 9 et 10 ci-dessus et qui, à l'expiration de son dernier
congé ne peut reprendre son service est, soit mis en disponibilité sur
sa demande, soit admis à la retraite s'il est reconnu définitivement
inapte.

12° Lorsque l'inspecteur départemental prolongera son absence pour


maladie, sans autorisation, il sera immédiatement placé dans la posi-
tion de congé sans traitement sous réserve de justification ultérieure
reconnue valable par le médecin de l'administration.

13° L'inspecteur départemental bénéficiaire d'un congé de maladie doit


se soumettre au contrôle exercé par l'administration.
L'inspecteur départemental qui, au cours de ce congé, se livrera à
une activité lucrative quelconque sera passible de sanctions discipli-
naires et ne recevra aucune rémunération.
Sous peine des mêmes sanctions, l'inspecteur départemental bénéfi-
ciaire de congés de longue durée, obtenus en application de l'article 12
ci-dessus, doit se soumettre au contrôle de l'administration et, en
outre, au régime que comporte son état. Le temps pendant lequel la
rémunération aura été suspendue comptera dans la période de congé en
cours.
14° Les congés de maladie et les congés exceptionnels rémunérés sont
considérés comme services accomplis.

15° L'inspecteur départemental bénéficie, comme tous les agents


des collectivités locales et les sapeurs-pompiers professionnels, de l'allo-
cation temporaire d'invalidité.

A r t . 12. — D é t a c h e m e n t .

1° L'inspecteur départemental des services d'incendie et de secours


pourra obtenir sur sa demande son détachement :
a) auprès d'une administration d'Etat ;
b) auprès d'une autre collectivité locale ;
c) pour exercer une fonction publique élective ou un mandat syn-
dical, lorsque la fonction ou le mandat comporte des obligations empê-
chant d'assurer normalement l'exercice de la fonction.

2° Le détachement est autorisé par arrêté du préfet. Il existe deux


sortes de détachement :
a) le détachement de courte durée ou délégation ;
b) le détachement de longue durée.

3° Le détachement de courte durée ne peut excéder six mois, ni faire


l'objet d'aucun renouvellement.
A l'expiration de ce détachement, et, en tout état de cause de ce délai
de six mois, l'inspecteur départemental détaché en application du pré-
sent article, est obligatoirement réintégré dans son emploi antérieur.

4° Le détachement de longue durée ne peut excéder cinq années ; il


peut être indéfiniment renouvelé par arrêté du préfet, par périodes
de cinq ans.
L'inspecteur départemental qui a fait l'objet d'un détachement de
longue durée peut être aussitôt remplacé dans son emploi.
A l'expiration du détachement de longue durée, l'inspecteur dépar-
temental est obligatoirement réintégré, à la première vacance, dans son
cadre d'origine. En attendant, il est placé en position de disponibilité.

5° L'inspecteur départemental détaché est noté par le chef de service


dont il dépend dans l'administration ou le service où il est détaché.
Sa fiche de notation est transmise à son administration d'origine.
En cas de détachement de courte durée, le chef de service transmet,
à l'expiration du détachement, une appréciation sur l'activité de l'ins-
pecteur départemental détaché.

6° L'inspecteur départemental détaché conserve son droit à l'avan-


cement. Il reste tributaire de sa caisse des retraites d'origine.
Art. 13. — D i s p o n i b i l i t é .

1° La disponibilité est la position de l'inspecteur départemental qui,


placé hors des cadres de son administration départementale d'origine,
cesse de bénéficier de ses droits à l'avancement et à la retraite.
La disponibilité est prononcée à la demande de l'intéressé par arrêté
du préfet. La durée est limitée à trois ans renouvelable une seule
fois.

2° Le préfet peut, à tout moment, et doit au moins deux fois par an,
procéder aux enquêtes nécessaires en vue de s'assurer que l'activité
de l'inspecteur départemental mis en disponibilité correspond réelle-
ment aux motifs pour lesquels il a été placé dans cette position.

3° L'inspecteur départemental mis en disponibilité n'a droit à aucune


rémunération.

Art. 14. — P e n s i o n .

L'inspecteur départemental est affilié à la caisse nationale des retraites


des personnels des collectivités locales créée par l'ordonnance du
17 mai 1945 (1).

Art. 15. — D i s p o s i t i o n s t r a n s i t o i r e s e t d i v e r s e s .

1° Le présent statut sera applicable à l'inspecteur départemental en


fonction au jour de sa mise en application.
2° Au moment de son entrée en fonction, l'inspectent départemental
sera classé dans les échelons du grade par arrêté préfectoral en tenant
compte de ses services militaires obligatoires dans les mêmes conditions
que les fonctionnaires de l'Etat

SECTION III

REMUNERATION DES INSPECTEURS DEPARTEMENTAUX


DES SERVICES D'INCENDIE

Art. 16. — G é n é r a l i t é s .

L'arrêté du 30 novembre 1971 (J.O. du 17 décembre 1971) fixe ainsi


qu'il suit, les conditions d'attribution de l'indemnité spéciale susceptible
d'être accordée à certains inspecteurs et inspecteurs adjoints des services
départementaux d'incendie et de secours :

(1) Voir circulaire PR 4 ROD « 405 » d u 22 s e p t e m b r e 1958.


Les chefs de corps de sapeurs-pompiers exerçant la fonction d'inspec-
teur départemental des services d'incendie et de secours peuvent béné-
ficier d'une indemnité dont le montant annuel est au plus égal au 1/5
du traitement budgétaire moyen de chef de bataillon.
Les officiers de corps de sapeurs-pompiers ayant au moins le grade
de capitaine peuvent être chargés, par le préfet, des fonctions d'ins-
pecteur départemental adjoint et percevoir, à ce titre, une indemnité
dont le montant annuel est au plus égal au 1/10 du traitement budgétaire
moyen de capitaine.
Dans chaque département, le nombre des inspecteurs départementaux
adjoints des services d'incendie et de scours est fixé par le préfet,
après avis du conseil général.

Art. 17. — B a s e j u r i d i q u e d e la r é g l e m e n t a t i o n .
Aux termes de l'ordonnance du 17 mai 1945 relative aux services
publics des départements et communes et à leurs établissements
publics (J.O. du 18 mai 1945), « la rémunération maxima susceptible
d'être allouée aux fonctionnaires, agents et ouvriers des départements
et communes... sera déterminée par un ou plusieurs barèmes-types qui
feront l'objet d'arrêtés concertés du ministre de l'Intérieur et du
ministre des Finances »...
Cette disposition législative ne s'applique, en ce qui concerne les
sapeurs-pompiers, qu'aux éléments dits « professionnels », c'est-à-dire
à ceux qui, consacrant toute leur activité au service d'incendie, sont
rémunérés à ce titre par la commune (sapeurs-pompiers communaux)
ou par le département (inspecteurs départementaux d'incendie).

A r t . 18. — A p p l i c a t i o n a u x inspecteurs départementaux d'in-


cendie.

La situation des inspecteurs départementaux au regard de l'ordon-


nance du 17 mai 1945 doit être précisée, car l'usage de la terminologie
habituelle distinguant les « professionnels » des « volontaires » ne
donne pas une idée exacte des divers régimes applicables à ces agents
en matière de rémunération.

1° INSPECTEURS DEPARTEMENTAUX PROFESSIONNELS :

Ce sont les officiers de sapeurs-pompiers rémunérés par les dépar-


tements à titre d'agents permanents consacrant toute leur activité à
l'inspection départementale. Les échelles indiciaires maxima de traite-
ment qui leur sont applicables ont été fixées par l'arrêté interminis-
tériel du 16 mars 1949, dont les conditions d'application ont fait l'objet
de l'arrêté du 23 février 1973 portant classement indiciaire des inspecteurs
départementaux des services de secours et de lutte contre l'incendie.
Cet arrêté prévoit :
— pour les inspecteurs départementaux : 5 échelons (indices bruts
500 à 685) ;
— pour les inspecteurs hors classe : 4 échelons (indices bruts 635 à
785) et 3 échelons exceptionnels (indices bruts 835, 885 et 950).

2° INSPECTEURS DEPARTEMENTAUX A TEMPS PARTIEL :

Ils comprennent :
a) Des officiers professionnels de sapeurs-pompiers communaux
(rémunérés à temps complet à ce titre par la commune sur la base des
échelles indiciaiires fixées à l'arrêté du 22 février 1973 (J.O. du
23 mars 1973), qui exercent, en plus de leur activité communale, les
fonctions d'inspecteur départemental ; ils n'occupent pas un « emploi »
départemental et ne peuvent donc recevoir du département un traitement
normal. L'indemnité maxima susceptible de leur être allouée par le
département a été fixée à l'article 1 de l'arrêté du 30 novembre 1971
(J.O. du 17 décembre 1971).
Le même mode de calcul peut être appliqué par analogie dans les
cas où l'inspecteur départemental, sans être officier professionnel,
occupe dans un service municipal un emploi à temps complet rémunéré
par un traitement impute our le budget communal.

b) Des fonctionnaires de l'Etat qui exercent la mission d'inspecteur


départemental, soit au titre d'officiers volontaires d'un corps de sapeurs-
pompiers, soit qu'ils aient été nommés pendant la guerre et maintenus
après la cessation des hostilités. Rémunérés à titre principal par l'Etat.
ils peuvent recevoir une indemnité de fonction dans les conditions
prévues à l'article 7 de l'ordonnance du 17 mai 1945. Le montant maxi-
mum de cette indemnité a été fixé par l'arrêté interministériel du
30 octobre 1951 (J.O. du 23 novembre 1951).
c) Des retraités civils ou militaires appelés aux fonctions d'inspec-
teur départemental. Ils sont assujettis à la réglementation relative aux
cumuls de pensions et de rémunérations d'activité (remplacé par cire. du
26 septembre 1963). Lorsque les prescriptions de ces textes avaient été né-
gligées par les services employeurs, les inspecteurs se sont vus réclamer
par le Trésor des sommes parfois considérables résultant de l'application
rétroactive du règlement depuis la date d'entrée en fonction.
Il est indispensable d'épargner aux intéressés des reversements mas-
sifs et souvent imprévus en les informant très exactement de leur situa-
tion au regard de la législation sur les cumuls et en procédant réguliè-
rement aux déclarations et, le cas échéant, aux versements dus au
Trésor.

d) Des inspecteurs exclusivement volontaires qui exercent, à titre


principal, une activité privée. Ils ne peuvent recevoir du département
qu'une indemnité de fonction, qui doit être calculée dans les mêmes
conditions que pour les agents communaux exerçant à temps partiel
les fonctions d'inspecteur départemental (arrêté interministériel précité
du 20 mars 1952).

SECTION IV

CONDITIONS DE NOMINATION
DES INSPECTEURS DEPARTEMENTAUX PROFESSIONNELS
OU VOLONTAIRES DES SERVICES D'INCENDIE

A r t . 19. — C h o i x e t n o m i n a t i o n d e s i n s p e c t e u r s d é p a r t e m e n t a u x
d e s s e r v i c e s d e s e c o u r s e t de l u t t e c o n t r e l ' i n c e n d i e .
Les inspecteurs départementaux des services de secours et de lutte
contre l'incendie sont nommés par le ministre de l'Intérieur sur la
proposition du préfet, à la suite d'un concours ouvert, d'une part :
— aux officiers professionnels de sapeurs-pompiers communaux du grade
de capitaine ou d'un grade supérieur ;
— aux officiers d'activé ou en situation d'activité et anciens officiers
de la Brigade de sapeurs-pompiers de Paris, du grade de capitaine
ou d'un grade supérieur ;
— aux officiers d'activé ou en situation d'activité et anciens officiers
du Bataillon de marins-pompiers de Marseille du grade de lieutenant
de vaisseau ou assimilé, ou d'un grade supérieur,
et, d'autre part,
sous réserve d'avoir préalablement satisfait aux épreuves d'un examen
probatoire technique et de justifier d'une ancienneté d'au moins dix
ans dans un grade d'officier :
— aux officiers de sapeurs-pompiers communaux ;
— ainsi qu'aux officiers de réserve des armées de Terre, de Mer et
de l'Air.
Nul ne peut être candidat s'il a moins de trente ans et plus de quarante
ans au 1er janvier de l'année du concours. Cette limite d'âge peut
toutefois être reculée suivant les cas par application de l'article 20
de la loi du 28 avril 1952 ou de l'article 31 de la loi 65-550 du 9 juillet
1965 ainsi que d'une durée égale à celle des services effectués comme
officier de sapeurs-pompiers.
Les candidats inscrits sur la liste d'aptitude sont nommés inspecteurs
départementaux au moment de leur première affectation. A cette fin, ils
sont mis par le ministre de l'Intérieur à la disposition des préfets,
après les inspecteurs départementaux titulaires susceptibles d'être mutés
et dans leur ordre d'inscription.
Tout candidat qui refuse deux affectations est définitivement rayé
de la liste d'aptitude.
Aucune affectation ne peut être proposée durant leur activité de service
aux officiers de la Brigade de sapeurs-pompiers de Paris et du Bataillon
de marins-pompiers de Marseille inscrits sur la liste d'aptitude.
Les officiers de sapeurs-pompiers de statut militaire, nommés inspec-
teurs départementaux, qui ont atteint la limite d'âge de leur grade ou
qui n'ont pas opté pour l'acquisition de droits à une pension unique
sont reclassés à l'échelon de début de l'emploi d'inspecteur départemental.
L'arrêté préfectoral créant les emplois d'inspecteur détermine la cir-
conscription à laquelle ils sont affectés.
Les conditions générales de recrutement sont définies par les textes
suivants :
— décret du 13 août 1925, article 19, modifié par décret 67-1089 du
15 décembre 1967, article 1 ;
— arrêté du 16 janvier 1968, relatif aux conditions de nomination des
inspecteurs départementaux ;
— arrêté du 22 janvier 1968, relatif à l'examen probatoire technique pour
l'admission au concours d'inspecteur départemental.
Ces textes ne peuvent être reproduits ici in-extenso. Les candidats
trouveront ci-dessous une analyse sommaire des principales dispositions.
Ils pourront, le cas échéant se référer aux textes cités ou s'informer
auprès de la préfecture de leur résidence.

A r t . 20. — D é p ô t d e s c a n d i d a t u r e s ( c o n c o u r s et p r o b a t o i r e ) .
Les demandes d'admission à concourir, ou à subir les épreuves de
l'examen probatoire technique, doivent être adressées, en tout état de
cause avant la date limite fixée par l'avis publié au « Journal officiel »,
au ministre de l'Intérieur, Service national de la protection civile,
par l'intermédiaire du préfet (1), de la résidence de l'intéressé, les
demandes doivent être accompagnées des pièces suivantes :
— extrait de l'acte de naissance ;
— extrait n° 2 du casier judiciaire (demandé par le préfet) ;
— fiche sur la situation de famille, le domicile et les divers emplois
du candidat ;
— copie certifiée conforme des diplômes ou des titres ainsi que du permis
de conduire les véhicules automobiles ;
— certificat médical délivré par un médecin assermenté attestant que
le candidat est de constitution robuste avec intégrité des organes
de la circulation et de la respiration. Le certificat médical doit

(1) Préfet de police, Service de la sécurité civile, si le candidat est


domicilié à Paris ou dans un département de la petite couronne.
préciser en outre que le candidat réunit les conditions fixées par
l'arrêté du 25 janvier 1964 (titre 1er) relatif à l'aptitude physique
des sapeurs-pompiers professionnels.
Les candidats au concours, soumis à l'examen probatoire technique
doivent fournir, en outre, l'attestation qu'ils ont satisfait aux épreuves
de cet examen ; s'ils ont été reçus depuis moins d'un an à cet examen,
ils ne sont pas tenus de fournir les pièces énumérées ci-dessus.

A r t . 21. — C o n d i t i o n s d u c o n c o u r s .

Aucun candidat ne peut être admis plus de trois fois à participer


au concours. Ce dernier comporte des épreuves écrites et des épreuves
orales.

Les épreuves écrites sont subies à Paris et dans les centres régionaux
susceptibles d'être créés à cet effet en fonction de la résidence des
candidats agréés ; elles comprennent :
a) Une composition française sur un sujet de culture générale.
Durée : 4 heures ; coefficient : 6.
b) Une composition sur un sujet de droit public.
Durée : 2 heures ; coefficient : 2.
c) La rédaction d'un rapport sur une question administrative.
Durée : 2 heures ; coefficient : 4.
d) La rédaction d'un rapport sur un exercice de protection civile.
Durée : 4 heures ; coefficient : 6.
Chaque épreuve est notée sur 20.
Peuvent seuls participer aux épreuves orales les candidats ayant obtenu
un minimum de 180 points aux épreuves écrites.
Les épreuves orales comportent une interrogation sur chacune des
matières suivantes :
— exposé oral, de 10 minutes au plus, devant les membres du jury
sur un sujet de culture générale (3 sujets au choix du candidat
qui dispose de 15 minutes pour préparer son exposé sans documen-
tation) (coefficient 4) ;
— discussion de 5 à 15 minutes avec les membres du jury sur le
rapport de protection civile rédigé par le candidat au cours des
épreuves écrites (coefficient 4) ;
■— droit constitutionnel (coefficient 1) ;
— droit administratif (coefficient 1) ;
— législation financière (coefficient 1) ;
— organisation administrative de la Protection civile (coefficient 1) ;
— organisation administrative des services d'incendie et de secours
(coefficient 3) ;
— réglementation de la prévention (coefficient 3).
Les candidats ayant obtenu un minimum de 432 points pour l'ensemble
des épreuves sont déclarés admis ; la liste d'aptitude est arrêtée par
le ministre de l'Intérieur, sur proposition du jury dans l'ordre de
classement.

Art. 22. — P r o g r a m m e d u c o n c o u r s e n v u e de l ' é t a b l i s s e m e n t


d e l a liste d ' a p t i t u d e à l ' e m p l o i d ' i n s p e c t e u r d é p a r t e m e n t a l
des s e r v i c e s d ' i n c e n d i e e t d e s e c o u r s .
(Annexe à l'arrêté du 16 janvier 1968.)

GENERALITES SUR LE DROIT PUBLIC

I. — DROIT CONSTITUTIONNEL ET DROI T ADMINISTRATIF

A. — Le pouvoir central.
Les institutions constitutionnelles de la France.
La Constitution du 4 octobre 1958.
Notions générales sur les autorités administratives centrales.

B. — Relations du pouvoir central avec les circonscriptions territoriales.


Centralisation.
Décentralisation.
Déconcentration.

C. — Les circonscriptions territoriales.


L'administration régionale.
Le département (et les groupements interdépartementaux) :
— organisation ;
— attributions des autorités ;
— contrôle.

D. — Les personnes administratives spécialisées.


Les établissements publics.
E. — L'action administrative.
La police administrative.
Les services publics locaux.

F. — La responsabilité de la puissance publique


du fait de la police administrative.

II. — LEGISLATION FINANCIERE

A. — Organisation générale des finances publiques en France.


L'administration centrale.
Les services extérieurs.
Les organismes autonomes : a) Les établissements financiers ;
b) Les monopoles.
Les corps de contrôle.
Le trésorier-payeur général.

B. — Finances départementales et communales.

a) Dépenses :
— dépenses de personnel ;
— travaux et loyers ;
— dépenses de matériel ;
— dépenses d'aide sociale ;
— subventions, avances et garanties accordées par les collectivités locales
aux particuliers ou groupements privés.

b) Recettes :
— subventions de l'Etat ;
— emprunts ;
— recettes fiscales ;
— recettes correspondant à un service rendu ;
— recettes diverses.

c) Budget et comptabilité :
— élaboration du budget ;
— exécution du budget.
d) Trésorerie.

lIT. — ORGANISATION ADMINISTRATIVE DE LA PROTECTION


CIVILE

A. — Le S.N.P.C. : Création (décret n° 51-1314 du 17 décembre 1951).


Place de la Protection civile dans la défense.
Missions de protection civile.
Les échelons administratifs et de commandement.
Les personnels.
Les moyens.

B. — Organisation générale des secours et de la lutte contre l'incendie.


Organisation et financement à l'échelon communal.
Les corps de sapeurs-pompiers communaux (décret n° 53-170 du
7 mars 1953, Code municipal, livre III, titre VI, Protection contre
l'incendie, art. 437 à 442).
Organisation et financement à l'échelon départemental. Le service
départemental de protection contre l'incendie (décret n° 55-512 du 20
mai 1958).

Budget et comptabilité des services départementaux :


Circulaire du 26 décembre 1955.
Circulaire n° 294 du 21 mai 1964.
La commission administrative du service départemental.
Le règlement du service départemental.
L'inspection départementale des services d'incendie et de secours, les
adjoints techniques, le service médical, statut type de l'inspecteur dépar-
temental, statut type des officiers et sous-officiers adjoints techniques.
Les diverses responsabilités publiques dans le domaine de la protection
et de la lutte contre l'incendie.
Les secours dans le cadre départemental en cas de sinistre important
(le plan ORSEC).
La formation technique et l'instruction des personnels, l'information
du public (décret n° 58-156 du 28 novembre 1958), le secourisme.

IV. — PREVENTION DE L'INCENDIE ET SANCTIONS PENALES


ET ADMINISTRATIVES

A. — Réglementation de la prévention.

Dans les établissements recevant du public : décret du 31 octobre 1973.


Dans les immeubles d'habitation : arrêtés du 23 mai 1960, la présomp-
tion de responsabilité du locataire (art. 1733 et 34 du Code civil).
Dans les établissements dangereux, incommodes et insalubres : loi
du 19 décembre 1917 et textes subséquents.
Dans les établissements recevant des travailleurs : décrets des 10
juillet 1913, 14 février 1939 et 14 novembre 1962.
Prévention des incendies de forêts : chapitre III du titre VI du
livre 1er du Code rural, titre II du livre IV du Code forestier et loi
n° 66-505 du 12 juillet 1966 relative aux mesures de protection et de
reconstitution à prendre dans les massifs forestiers particulièrement
exposés aux incendies.

B. — Technique de la prévention.

Le laboratoire d'essais sur le comportement au feu des matériaux.


La classification des matériaux en fonction des dangers d'incendie
dans les établissements recevant du public : décret n° 57-1161 du 17
octobre 1957.

Les causes d'incendie, les causes de propagation, rayonnement, convec-


tion, conduction, tirage, ventilation, projection de matétriaux.
Mesures de contre-propagation, isolement, murs coupe-feu, portes
coupe-feu, espaces libres, marouflage, ignifugation, auvents, toiles métal-
liques, vitrage mince, vitrage armé, compartimentage, cloisonnement,
encloisonnement, cuvette de rétention, stockage des produits chimiques,
propreté.
Moyens de prévision, détection, alarme, avertissement, moyens de
première intervention, robinets d'incendie armés, extincteurs, systèmes
d'extinction automatiques, grand secours de théâtre, secours de cabine
cinéma, préparation de l'intervention des sapeurs-pompiers, consignes
d'incendie, plans d'intervention.

C. — Sanctions pénales et administratives.

Les crimes d'incendie volontaire (art. 434, 435, 436 du Code pénal).
Les contraventions et délits d'incendie par imprudence (R. 38-4° du
Code pénal) et titre II du livre IV du Code forestier.
La sanction de la violation des règlements de prévention : sanctions
pénales et administratives (mesures et fermeture).

A r t . 23. — C o n d i t i o n s d e l ' e x a m e n p r o b a t o i r e technique.

Aucun candidat ne peut être admis plus de trois fois à se présenter


à l'examen probatoire technique. Ce dernier comporte une épreuve,
écrite, une épreuve de stage et des épreuves orales.
L'épreuve écrite est subie à Paris et dans les centres régionaux suscep-
tibles d'être créés à cet effet en fonction de la résidence des candidats
agréés.
Elle consiste dans la rédaction d'un rapport technique avec dessin
ou croquis. Durée : 4 heures ; coefficient : 6.
Les candidats ayant obtenu un minimum de 60 points à l'épreuve
écrite sont admis à effectuer un stage d'une durée d'un mois au Centre
national d'instruction de la protection contre l'incendie. A l'issue de
ce stage, une note, affectée du coefficient 6, leur est attribuée par le
jury sur le rapport du directeur des Centres d'études de protection
civile. Les candidats ayant obtenu un minimum de 60 points à l'épreuve
de stage sont déclarés admissibles et autorisés à se présenter aux
épreuves orales.
Art. 24. — L e s é p r e u v e s o r a l e s de l ' e x a m e n p r o b a t o i r e t e c h n i q u e s .

Elles comportent une interrogation sur chacune des matières suivantes :


coefficient
Prévention contre l'incendie 4
Discussion sur u n t h è m e concret 4
Secourisme 2
Physique 1
Chimie 1
M é c a n i q u e a p p l i q u é e et t o p o g r a p h i e . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1
Architecture 2
Technologie 2
Hydraulique ............................... 1

Sont déclarés admis les candidats ayant obtenu un minimum de


300 points pour l'ensemble des épreuves. Les candidats ajournés aux
épreuves orales conservent le bénéfice de leur admissibilité pour les
2 examens suivants. La liste des candidats définitivement reçus à l'exa-
men probatoire technique est arrêtée par le ministre de l'Intérieur,
sur proposition du jury, dans l'ordre alphabétique.

A r t . 25. — P r o g r a m m e d e l ' e x a m e n p r o b a t o i r e t e c h n i q u e e x i g é
en vue de l'admission a u concours d'inspecteur d é p a r t e m e n t a l
des s e r v i c e s d ' i n c e n d i e e t de s e c o u r s .
(Annexe à l'arrêté du 22 janvier 1968.)

I. — PREVENTION CONTRE L'INCENDIE

A. — Réglementation de la prévention.
Dans les établissements recevant du public : décret du 31 octobre
1973, arrêté du 23 mars 1965. Notions sur le décret du 7 février 1941.
Dans les immeubles d'habitation : arrêté du 23 mai 1960 et additifs
arrêtés du 18 mai 1965 et du 17 mars 1967.
Dans les établissements dangereux, incommodes et insalubres : lois
du 19 décembre 1917 et textes subséquents, décret du 1er avril 1964.
Dans les établissements recevant des travailleurs : décrets des 10
juillet 1913, 14 février 1939 et 14 novembre 1962.
Prévention des incendies de forêts : chapitre III du livre VI du
livre Ier du Code rural. — Titre II du livre IV du Code forestier et
loi n° 66-505 du 12 juillet 1966 relative aux mesures de protection et de
reconstitution à prendre dans les massifs forestiers particulièrement expo-
sés aux incendies.
B. — Technique de la prévention.
La classification des matériaux en fonction des dangers d'incendie
dans les établissements recevant du public : décret n° 57-1167 du 17
octobre 1957, 5 janvier 1959 et 10 juillet 1965.
Les laboratoires d'essais sur le comportement au feu des matériaux.
Les causes d'incendie, les causes de propagation (rayonnement, convec-
tion, conduction, projection de matériau), tirage, ventilation.
Mesures de prévention propres à empêcher :
— l'éclosion d'un feu : emploi de matériaux choisis, propreté, sur-
veillance, ignifugation, stockage des produits chimiques ;
— la propagation : isolement, murs et portes coupe-feu, vitrages minces
et vitrages armés, toiles métalliques, compartimentage, cloisonnement,
encloisonnement, marouflage, cuvette de rétention.
Comportement au feu des matériaux et éléments de construction :
réaction et résistance.
Les produits ignifuges, enrobement.
Systèmes de détection.
Mesures de prévision :
— consignes d'incendie ;
— détection, alarme, avertissement ;
— moyens de première intervention (extincteurs, robinets d'incendie
armés, systèmes d'extinction automatique) ;
- préparation de l'intervention des sapeurs-pompiers (plans d'interven-
tion, circulaire du 26 décembre 1955).

C. — Sanctions pénales et administratives.


Les crimes d'incendie volontaire (art. 434, 435, 436 du Code pénal).
Les contraventions et délits d'incendie par imprudence (R. 38 (4°)
du Code pénal) et titre II du livre IV du Code forestier.
La sanction de la violation des règlements de prévention : sanctions
pénales et administratives (mesures et fermetures).
La présomption de responsabilité du locataire (art. 1733 et 34 du
Code civil).

II. — SECOURISME

Soins aux asphyxiés, brûlés et électrocutés.


Notions d'anatomie et de physiologie.
Plaies, hémorragies, fractures, brûlures, gelures, choc, perte de connais-
sance, infection.
Dégagement, relèvement et transport des blessés.
Causes d'asphyxie, mécanisme de l'asphyxie, oxyde de carbone, sub-
mersion.
Effets physiologiques des courants électriques, électrocution.
Asphyxies mécaniques et diverses.
Respiration artificielle : différentes méthodes.
Inhalations.
Massage cardiaque externe.
Conduite générale en présence d'un asphyxié.
Notions sur les dangers et la protection des populations en temps
de guerre.

III. — PHYSIQUE

a) Généralités : unités de mesures dans les différents systèmes.


b) Pesanteur, direction, poids, masse, centre de gravité, chute de
corps, densité et poids spécifique, pression atmosphérique, baromètre,
loi de Mariotte, machines pneumatiques, machines de compression,
manomètres.
c) Chaleur : thermomètres, dilatation des solides, des liquides et
des gaz.
Applications, galeries, changement d'état des corps, propagation de
la chaleur, conductibilité, rayonnement, appareils de chauffage, force
élastique de la vapeur, tension, pression, chaleur latente de vaporisation.
d) Magnétisme et électricité, aimentation, boussole, unités pratiques
de mesures, intensité, résistance, tensions, isolement, loi d'Ohm, effets
des courants, électricité statique, induction, générateurs et transforma-
teurs, piles, accumulateurs, installation d'éclairages électriques, différents
régimes de secteurs, télégraphe, téléphone, ondes hertziennes.
e) Hydraulique : hydrostatique et hydrodynamique (pertes de charges),
principe de Pascal, pressions exercées par les liquides, tourniquet hydrau-
lique, siphons, notions sur l'écoulement de l'eau dans les conduites,
vitesse, distribution d'eau, compteurs.
/) Energie nucléaire, constitution de la matière, radioactivité, dangers,
détection, mesure, irradiation et contamination, protection, décontami-
nation, intervention, projectiles nucléaires.

IV. — CHIMIE

Mélanges et combinaisons, corps simples, corps composés, analyse,


synthèse, notions sur l'hydrogène, l'azote et ses composés, le carbone
et ses composés, le gaz carbonique, l'oxyde de carbone, composition
de l'air, composition de l'eau, combustion, oxydation, chlore, acide
chlorhydrique, chlorures et chlorates, soufre et acide sulfurique, acide
sulfureux, acide sulfhydrique, phosphore, acide nitrique, carbures d'hy-
drogène « carbures d'hydrogènes et gaz liquéfiés (acétylène, les pétroles,
gaz de ville, alcool, fermentation, éther), mélanges détonants, corps
explosifs ».
Notions sommaires sur les autres corps énumérés dans la 16e partie
du règlement d'instruction et de manœuvres.

V. — MECANIQUE APPLIQUEE ET TOPOGRAPHIE

a) Mécanique :
Représentation et mesure des forces, résultantes, composantes.
Mouvements et transformation des mouvements.
Equilibre des corps, centre de gravité.
Travail, puissance, rendement, machines simples, inertie, énergies,
frottements, résistance des matériaux, équivalent mécanique de la chaleur.
Les différentes pompes (à palette, à piston, à engrenage, centrifuges,
etc.).
Généralités sur les machines à vapeur et machines électriques, moteur
à explosion, moteurs à combustion, turbine à réaction.
Ascenseurs et monte-charge, moyens de transport.

b) Topographie :
Représentation du terrain, projection, coordonnées, échelles, équidis-
tance, courbes de niveau, signes conventionnels, nivellement, planimétrie,
lecture des cartes et plans, orientation.

VI. — ARCHITECTURE

Matériaux de construction : maçonnerie, briques, poteries, mortiers,


chaux, ciment armé, plâtre, verre, amiante, laine de verre.
Eléments essentiels d'une construction : murs, planchers, plafonds,
charpente, couverture, murs en pan de bois, en pan de fer, murs de
refend, murs mitoyens, murs coupe-feu, cloisons, éléments constitutifs
d'un escalier, gaine de monte-charge, d'ascenseurs, etc., escaliers anti-
fumée.
Installation de chauffage, ventilation, sanitaires.
Caves et sous-sols, les égouts.
Grands magasins, usines, théâtres : différentes parties.
Cinéma : locaux de projection.
Etablissement et lecture des plans d'architecte.
VII. — TECHNOLOGIE APPLIQUEE

Fer, fonte, acier, alliages.


Bois, avantages et inconvénients au point de vue incendie.
Matières plastiques, silicones.
Les poussières : feux et explosions.
Le froid artificiel.
Industries présentant des risques d'incendie ou d'explosions : dépôt
d'hydrocarbures liquides ou de gaz liquéfiés, stockage d'engrais, maga-
sins à fourrage, coton, corps gras, sucre, acide commerciaux, vernis,
magnésium, minoteries.
Les produits extincteurs et les mousses.
Notions sur les feux de navires.

VIII. — HYDRAULIQUE
Hydrostatique, hydrodynamique, pompes et amorceurs, débit nominal,
hydraulique appliquée à la technique des sapeurs-pompiers, l'hydraulique
dans la protection contre l'incendie, la lutte contre les incendies de
grandes zones.
Installation d'un réseau d'incendie (conduites maîtresses, maillage,
bouches d'incendie, poteaux d'incendie, appareils et accessoires).
Service de distribution des eaux, programmes d'adduction, rapports
avec les différents services intéressés.

Art. 26. — Liste non limitative d'ouvrages correspondant aux


matières des programmes du concours et de l'examen pro-
batoire.

A) OUVRAGES FONDAMENTAUX.

I. — DROIT PUBLIC
AUBY ET DUCOS-ADER. — DROIT ADMINISTRATIF ET DROIT
CONSTITUTIONNEL, T. 1 (Ed. Sirey).
AUBY. — DROIT ADMINISTRATIF SPECIAL (Ed. Sirey).
DE LAUBADERE. — TRAITE ELEMENTAIRE DE DROIT ADMINIS-
TRATIF, 2 VOL. (Ed. Librairie générale de droit et de jurisprudence).

II. — LEGISLATION FINANCIERE


MINISTERE DE L'INTERIEUR, DIRECTION GENERALE DES COLLEC-
TIVITES LOCALES. — INSTRUCTION M 51 SUR LA COMPTABILITE
DES DEPARTEMENTS.
ROGER BELLEC. — COMPTABILITE DES VILLES ET DES DEPARTE-
MENTS (Ed. Berger-Levrault).
R O G E R BELLEC. — M A N U E L P R A T I Q U E DE C O M P T A B I L I T E COMMU-
N A L E (Ed. B e r g e r - L e v r a u l t ) .
A N D R E NEURISSE. — P R E C I S DE DROIT B U D G E T A I R E (Ed. P i c h o n ) .

III. — a) ORGANISATION ADMINISTRATIVE


D E LA P R O T E C T I O N CIVILE
S.N.P.C. — P L A N ORSEC - I N S T R U C T I O N I N T E R M I N I S T E R I E L L E DU
5 F E V R I E R 1952, avec m i s e à j o u r .
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ORSEC. (Ed. F r a n c e - S é l e c t i o n ) .
S.N.P.C. — U n e d o c u m e n t a t i o n s u r l ' o r g a n i s a t i o n a d m i n i s t r a t i v e de la
p r o t e c t i o n civile p e u t ê t r e d e m a n d é e (1).
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Sélection).

IV. — P R E V E N T I O N C O N T R E L ' I N C E N D I E
M I N I S T E R E DE L ' I N T E R I E U R . — R E G L E M E N T D ' I N S T R U C T I O N ET
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des séries m o d e r n e e t t e c h n i q u e .
MAIGRE. — COURS E L E M E N T A I R E DE SCIENCES A L ' U S A G E DES
SERVICES D'INCENDIE, 2" édition. (Ed. F r a n c e - S é l e c t i o n ) .
LA R A D I O A C T I V I T E (Ed. F r a n c e - S é l e c t i o n ) .
CREATION ET AMENAGEMENT DES POINTS D'EAU. (Ed. France-
Sélection).
L A B O R D E R I E - S I V A D I E R . — COURS E L E M E N T A I R E D ' H Y D R A U L I Q U E .
(Ed. F r a n c e - S é l e c t i o n ) .

VII. — C H I M I E
M a n u e l s scolaires des classes d u 2e cycle de l ' e n s e i g n e m e n t s e c o n d a i r e ,
séries m o d e r n e e t t e c h n i q u e .
MAIGRE. — COURS E L E M E N T A I R E DE SCIENCES A L ' U S A G E DES
SERVICES D'INCENDIE, 2e édition. (Ed. F r a n c e - S é l e c t i o n ) .
M I N I S T E R E D E L ' I N T E R I E U R . — R E G L E M E N T D ' I N S T R U C T I O N ET
DE M A N Œ U V R E DES S A P E U R S - P O M P I E R S COMMUNAUX, 3e édition,
16e p a r t i e . (Ed. F r a n c e - S é l e c t i o n ) .

VIII. — M E C A N I Q U E A P P L I Q U E E ET TOPOGAPHIE
M a n u e l s scolaires des classes du 2e cycle de l ' e n s e i g n e m e n t s e c o n d a i r e ,
séries m o d e r n e e t t e c h n i q u e .
MAIGRE. — COURS E L E M E N T A I R E DE SCIENCES A L ' U S A G E DES
SERVICES D'INCENDIE, 2e édition. (Ed. F r a n c e - S é l e c t i o n ) .
M A I G R E ET HUGON. — GUIDE D U S A P E U R - P O M P I E R C O N D U C T E U R
MECANICIEN. (Ed. F r a n c e - S é l e c t i o n ) .
M I N I S T E R E D E L ' I N T E R I E U R . — R E G L E M E N T D ' I N S T R U C T I O N ET
DE M A N ΠU V R E DES S A P E U R S - P O M P I E R S COMMUNAUX, 6e e t 7"
parties, 3e édition. (Ed. F r a n c e - S é l e c t i o n ) .
GREGY - A B B A D I E . — T R A I T E DE T O P O G R A P H I E A L ' U S A G E DES
S A P E U R S - P O M P I E R S (Ed. F r a n c e - S é l e c t i o n ) .
B E L T R A M E L L I . — GUIDE DE L ' O F F I C I E R DE S A P E U R S - P O M P I E R S
C O M M U N A U X (Ed. F r a n c e - S é l e c t i o n ) .
M I N I S T E R E D E L ' I N T E R I E U R . — R E G L E M E N T D ' I N S T R U C T I O N ET
DE M A N Œ U V R E DES S A P E U R S - P O M P I E R S COMMUNAUX, 3e édition,
12" p a r t i e .
B E L T R A M E L L I . — T R A I T E DE P R E V E N T I O N . (Ed. F r a n c e - S é l e c t i o n ) .
J O U R N A L O F F I C I E L . — S E C U R I T E CONTRE L ' I N C E N D I E D A N S LES
E T A B L I S S E M E N T S R E C E V A N T DU PUBIC, b r o c h u r e n° 1011.

X. — T E C H N O L O G I E
M a n u e l s scolaires des classes t e c h n i q u e s d u 2" cycle de l ' e n s e i g n e m e n t
secondaire.
MAIGRE. — COURS E L E M E N T A I R E DE SCIENCES A L ' U S A G E DES
SERVICES D ' I N C E N D I E , 2° édition. (Ed. F r a n c e - S é l e c t i o n ) .
M I N I S T E R E DE L ' I N T E R I E U R . — R E G L E M E N T D ' I N S T R U C T I O N ET
DE M A N Œ U V R E DES S A P E U R S - P O M P I E R S COMMUNAUX, 2e édition,
Be p a r t i e . (Ed. F r a n c e - S é l e c t i o n ) .
C L A S S I F I C A T I O N DES ELEMENTS DE C O N S T R U C T I O N D ' A P R E S L E U R
R E S I S T A N C E AU FEU. (Ed. F r a n c e - S é l e c t i o n ) .
B E L T R A M E L L I . — GUIDE DE L ' O F F I C I E R DE S A P E U R S - P O M P I E R S
COMMUNAUX. (Ed. F r a n c e - S é l e c t i o n ) .
SERAY. — L A S E C U R I T E DES N A V I R E S A LA M E R ET DANS LES
PORTS. (Ed. L e c o n t e ) .

XI. — H Y D R A U L I Q U E
L A B O R D E R I E - S I V A D I E R . — COURS E L E M E N T A I R E D'HYDRAULIQUE.
(Ed. F r a n c e - S é l e c t i o n ) .
V O E L T Z E L - R I C H A R D . — M A N U E L DU SERVICE DES EAUX. (Ed.
France-Sélection).

B) OUVRAGES RECOMMANDES.
E T I E N N E - M O N T A G U . — L ' I N S T R U C T I O N T H E O R I Q U E ET P R A T I Q U E
DANS LES CORPS DE S A P E U R S - P O M P I E R S (Ed. F r a n c e - S é l e c t i o n ) .
FAURE ET BELTRAMELLI. — LE FEU. (Collection « Que s a i s - j e ? »,
n° 532, P.U.F.).
BOUZAT. — L'ENERGIE ATOMIQUE. (Collection « Que s a i s - j e ? »,
n° 317, P.U.F.).
MANUEL DE LA SECURITE INCENDIE (Ed. France-Sélection).
VENE. — LES M A T I E R E S P L A S T I Q U E S . (Collection ({ Que s a i s - j e ? » ,
n° 312, P.U.F.).
BESSON. — LA T E M P E T E D E FEU. (Ed. F r a n c e - S é l e c t i o n ) .
AMY. — E C L A I R A G E DES E T A B L I S S E M E N T S RECEVANT DU PUBLIC.
(Ed. F r a n c e - S é l e c t i o n ) .
AMY. — R E G L E M E N T DE S E C U R I T E D A N S LES E X P O S I T I O N S , F O I -
RES, SALONS. (Ed. F r a n c e - S é l e c t i o n ) .
GENAUD. — LA P R O T E C T I O N C O N T R E LES R A D I O - E L E M E N T S .
(Ed. F r a n c e - S é l e c t i o n ) .
B A R N I E R E T P O D E V I N . — M E M E N T O D ' E N T R A I N E M E N T PHYSIQUE.
(Ed. F r a n c e - S é l e c t i o n ) .
FICHES A N A L Y T I Q U E S DE SECURITE DES PRODUITS CHIMIQUES
D A N G E R E U X (Ed. F r a n c e - S é l e c t i o n ) .
H A M O N - GREGY. — M A N U E L DU SAPEUR-POMPIER (Ed. F r a n c e -
Sélection).
CHAPITRE II

L'INSPECTEUR DEPARTEMENTAL
ROLE ET MISSIONS

Art. 27. — G é n é r a l i t é s .

L'inspection départementale créée par le décret du 13 août 1925,


article 19, n'a à l'origine apporté à son titulaire qu'un honneur à peu
près exempt d'obligations.
Les inspecteurs départementaux des services d'incendie et de secours
qui étaient des bénévoles recrutés parmi les officiers de sapeurs-
pompiers, ont vu leurs attributions s'accroître considérablement en par-
ticulier depuis la publication du décret n° 55-612 du 20 mai 1955 qui
a constitué en établissements publics les services départementaux de pro-
tection contre l'incendie.

Art. 28. — A u t o r i t é e t r e s p o n s a b i l i t é s .

L'autorité de l'inspecteur départemental s'étend à toutes les parties


de l'organisation départementale des services d'incendie et de secours.
Organisateur des services de protection contre l'incendie à l'éche-
lon départemental, conseiller technique du préfet, jouant un rôle essen-
tiel dans les commissions départementales de sécurité, administrateur
chargé du contrôle du matériel et du personnel, il est également appelé
à prendre le commandement des opérations en cas d'incendie grave. H
peut être appelé, en outre, en application de l'instruction interminis-
térielle du 5 février 1952 sur l'organisation des secours en cas de
sinistre important (plan Orsec), à assumer la direction du service de
secours et de sauvetage. Il s'agit là d'une mission très importante exi-
geant de la part de l'inspecteur des qualités de sang-froid, d'initiative,
d'énergie et de décision, en même temps que le sens des responsabilités
qui sont les qualités d'un chef.
Il doit avoir une autorité indiscutée, mais l'exercer d'une façon
bienveillante, ferme, et être juste à l'égard de tous.
Il coordonne l'action de ses subordonnés et doit être pour eux, en
toute circonstance, un guide, un appui, un recours, un arbitre.
Il s'efforce de maintenir dans les différents corps du département
une franche camaraderie et un esprit d'entraide à toute épreuve.
Aucune influence étrangère au service ne doit peser sur ses décisions.
Il met personnellement à profit toutes les circonstances pour mainte-
nir et accroître chez tous ses subordonnés l'esprit civique et la valeur
morale. Il assiste le plus souvent possible aux réunions et aux fêtes
corporatives afin d'en réhausser l'éclat et de manifester ainsi l'intérêt
qu'il porte à tous.

A r t . 29. — T â c h e s d é v o l u e s à l ' i n s p e c t e u r d é p a r t e m e n t a l .
Ces tâches sont de trois sortes :
a) Une mission permanente d'inspection :
— Inspection périodique des centres de secours et des corps de sapeurs-
pompiers ;
— Inspection des communes, tant au point de vue de l'organisation
des secours de toute nature que de la prévention (visite annuelle
des établissements recevant du public, des terrains de camping,
baignades, etc.) ;
— Missions diverses ordonnées par l'autorité préfectorale.
b) Un travail de bureau dans lequel, outre l'expédition des affaires
courantes et de la besogne administrative, la prévention tient une place
de plus en plus importante (contrôle des travaux des commissions
communales de sécurité, examen de projets de toute sorte, etc.).
c) Une mission de commandement en cas de grand sinistre.
Si l'inspecteur départemental entend se consacrer correctement à sa
mission essentielle d'inspection, il est à craindre, s'il n'est pas secondé
ou s'il l'est insuffisamment, qu'il ne néglige les études et la menue
besogne quotidienne.
Si au contraire, il s'intéresse surtout au travail de bureau, son rôle
d'inspecteur en souffrira. Il aura peu d'autorité sur les corps de sapeurs-
pompiers, qui n'auront que de rares contacts avec celui en qui ils
doivent, à juste titre, voir un chef et un conseiller, et il n'aura aucun
crédit auprès des maires, qui le connaîtront à peine.

Art. 30. — P e r s o n n e l d u s e r v i c e d é p a r t e m e n t a l .

Le service départemental est un organisme plus technique qu'admi-


nistratif.
L'intervention du décret du 20 mai 1955 ne doit pas avoir pour effet,
en principe, la création de nouveaux emplois de fonctionnaires. i.'euls
sont rémunérés par les crédits du service : l'inspecteur départemental
(s'il n'est pas pris en charge par le budget départemental), les inspec-
teurs adjoints et plus rarement les gradés et sapeurs-pompiers profes-
sionnels.
Pour seconder l'inspecteur départemental dans l'exercice de sa tâche,
il peut être fait appel à du personnel de la préfecture. Il appartient
d'autre part, aux agents des cadres des préfectures de traiter les ques-
tions administratives ec financières qui relèvent de leur compétence
telles que la mise en forme du budget, la passation des marchés, la tenue
de la comptabilité d'ordonnancement, le secrétariat de la commission
départementale de sécurité.
CHAPITRE III

ROLE PRINCIPAL
DE L'INSPECTEUR DEPARTEMENTAL
L'ORGANISATION

A r t . 31 — G é n é r a l i t é s .

Conseiller technique du préfet, responsable au premier chef de


l'organisation départementale du service d'incendie et de secours,
l'inspecteur départemental doit s'attacher avant tout à rendre ce service
d'entraide aussi efficace que possible.
Dans quelques départements, rares heureusement, peu d'améliorations
sont intervenues depuis la publication du 1er règlement-type. A cette épo-
que, il fallait faire vite, et l'on faisait appel aux bonnes volontés.
Les communes qui possédaient des corps suffisamment armés et
acceptaient les charges et missions qui allaient leur incomber étaient
érigées en centres de secours.
D'autres communes, topographiquement bien placées, étaient dési-
gnées d'office, quels que fussent les moyens dont elles disposaient.
Il s'ensuit que, actuellement encore, dans quelques départements
les centres de secours sont éloignés les uns des autres et assurent, avec
des moyens encore insuffisants, la défense de trop nombreuses communes.
Créer les centres de secours supplémentaires encore nécessaires,
compléter et moderniser les moyens dont disposent les centres de
secours existants, telle doit être la préoccupation constante de l'inspec-
teur départemental.

A r t . 32. — D i s s o l u t i o n d e s corps.

Il est certain que le manque de crédits est la raison le plus sou-


vent invoquée par les municipalités qui ne peuvent ou ne veulent pas
faire l'effort nécessaire.
La réussite ne pourra être alors obtenue que par la persévérance,
la ténacité et la persuasion, et une lutte continuelle devra être soutenue
si l'on veut maintenir intacte l'organisation en place.
En effet, il se peut que pour ne pas avoir à faire face à des dépenses
qu'elles jugent hors de proportion avec les risques, qu'elles minimisent
souvent, certaines municipalités n'hésitent pas à dissoudre leur corps de
sapeurs-pompiers.
Aussi le décret du 7 mars 1953 a-t-il prévu en son article 6 :
Les corps de sapeurs-pompiers de communes non classées centres de
secours sont dissous par arrêté du préfet sur avis conforme du conseil
municipal et après consultation de l'inspecteur départemental des ser-
vices d'incendie.
La dissolution ne peut être motivée que par :
— Une situation financière notoirement insuffisante ou si l'engagement
qu'à pris la municipalité de pourvoir à l'entretien du corps arrive
à expiration ;
— La pénurie d'engagements, qui ne permet pas un recrutement suf-
fisant ;
— La création, dans une commune très voisine, d'un centre de secours.
Le corps peut être dissous en vue d'une réorganisation motivée,
par exemple, par la mésentente entre certains membres du personnel
ou par le remplacement du chef de corps.
Dans tous les cas, les avis du conseil municipal et de l'inspecteur
départemental sont nécessaires.
Le préfet ne pourra dissoudre le corps que sur l'avis du conseil
municipal. Dans le cas contraire, le ministre de l'Intérieur prononcera
cette dissolution sur le vu d'un rapport motivé du préfet et de l'avis
favorable de l'inspecteur départemental.
En ce qui concerne les corps des communes classées centres de
secours, l'article 7 du décret précité prévoit qu'ils sont dissous par
arrêté du ministre de l'Intérieur, sur proposition du préfet, après avis
du conseil municipal et de l'inspecteur départemental d'incendie.
Cette mesure ne sera prise que pour des raisons impérieuses, car
elle influe évidemment sur l'efficacité de l'organisation départementale
des secours, fondée sur le principe d'entraide.
Si un centre de secours est dissous, il est nécessaire, soit de créer
un autre centre à proximité, soit de répartir les communes composant
son secteur d'intervention entre les centres voisins ; l'organisation en
place devra alors être lévisée.

Art. 33. — C r é a t i o n e t r é o r g a n i s a t i o n d e s corps.

L'article 66 du décret du 7 mars 1953 a prévu le rôle de l'inspecteur


départemental dans la création et la réorganisation des corps :
Dans les corps à créer ou à réorganiser, non encore pourvus d'un
conseil d'administration, l'admission par acceptation de l'engagement
est prononcée par décision du maire, sur proposition d'une commission
ainsi composée :
— Le chef de corps, président ;
— Deux membres du conseil municipal désignés par le maire ;
— L'inspecteur départemental des services d'incendie ;
— Trois délégués désignés par le préfet ;
— Un médecin.

En cas de partage, la voix du président est prépondérante.

Il est évident que le maire devra, avant toute chose, choisir l'officier
ou le sous-officier chef de corps, puisque celui-ci aura à assurer la
présidence de la commission spéciale qui doit procéder à l'engagement
du personnel.
CHAPITRE IV

L'INSTRUCTION DU PERSONNEL

A r t . 34. — G é n é r a l i t é s .

Le règlement-type annexé au décret 55-612 du 20 mai 1955, indique


en ses articles 15, 16, 17 et 18 que : « L'instruction théorique tech-
nique et pratique des sapeurs-pompiers est assurée sous la direction de
l'inspecteur départemental au centre d'instruction de la protection
contre l'incendie. »

Afin d'assurer la formation technique et pratique du personnel des


centres de secours et des corps de première intervention, des manœuvres
inter-centres ou inter-corps seront organisées à la diligence de l'inspec-
teur départemental et de ses adjoints, sur des thèmes concrets compor-
tant la défense d'un établissement important ; les dépenses résultant de
ces manœuvres sont prises en charge par le budget du service dépar-
temental.

En raison de la dispersion des corps sur le territoire de la circons-


cription, l'inspecteur départemental ne peut se pencher que sur l'ins-
truction des cadres officiers et sous-officiers, se réservant, après leur
avoir indiqué le but à atteindre et la manière d'y accéder, de redresser
les erreurs et de combler les lacunes constatées lors de la vérification
des résultats.

Il doit être persuadé que l'instruction a pour objet essentiel de créer


chez les sapeurs-pompiers, quel que soit leur grade, des réflexes qui,
au moment de l'action, les amèneront à faire d'insiinct ce qui leur a
été enseigné au cours des manœuvres.
Si ces réflexes sont physiques chez les sapeurs, ils revêtent chez les
gradés un caractère intellectuel beaucoup plus marqué et se transforment
en ce qu'on a coutume d'appeler des initiatives.
C'est en raison des différences profondes existant entre ces réflexes,
qu'il est nécessaire de prévoir une instruction distincte pour les trois
catégories de personnel : officiers, sous-officiers, caporaux et sapeurs.
Le but à atteindre est, en effet, chaque fois différent :

Pour les officiers, l'instruction doit tendre à :


— Perfectionner leurs connaissances générales, techniques et pratiques ;
— Entretenir leur forme physique ;
— Leur faire connaître à fond leur secteur ;
— Les rendre capables de :
— Instruire le personnel ;
— Organiser et administrer le corps ;
— Commander avec compétence dans toutes les interventions.

Pour les sous-officiers, l'instruction leur permettra de :


— Perfectionner leurs connaissances techniques et pratiques afin de
remplir au feu les différentes missions qu'ils peuvent recevoir ;
— Etre des instructeurs et des entraîneurs d'hommes.

Pour les sapeurs, l'exercice fera d'eux :


— Des exécutants disciplinés et physiquement entraînés ;
— Des servants habiles au maniement des engins, agrès et accessoires ;
- - Des hommes pouvant intervenir isolément ou en équipe.

A r t . 35. — M é t h o d e s e t p r o c é d é s d ' i n s t r u c t i o n .

La méthode est la voie que l'on suit pour arriver au but.

C'est l'ordre que l'on adopte pour enseigner.

Les méthodes sont de trois sortes :


a) Inductive. — L'instructeur fait appel à l'observation ; il fait ses
démonstrations devant les élèves, qui en dégagent les conséquences ;
b) Déductive. — L'instructeur expose un principe, énonce un pro-
blème pour que les hommes en tirent les applications ;
c) Active. — C'est la combinaison des deux méthodes précédentes,
qui permet à l'élève d'agir lui-même.

L'enseignement ne portera ses fruits que si les méthodes appliquées


sont :

— Ordonnées ;
— Attrayantes ;
— Vivantes ;
et si les é l è v e s :

— S'y intéressent ;

— Y participent ;
— Assimilent.

L e s p r o c é d é s d ' i n s t r u c t i o n sont les m o y e n s p r a t i q u e s e m p l o y é s dans


l ' a p p l i c a t i o n d e s m é t h o d e s . Ils s o n t , n o u s le v e r r o n s :
— Nombreux et variables suivant les instructeurs ;

— F o n c t i o n de la c u r i o s i t é , d e l ' i n t u i t i o n e t de l ' e s p r i t d ' é m u l a t i o n d e s


élèves ;

— A d a p t é s au n i v e a u de l ' a u d i t o i r e .

Art. 36. — Principes directeurs de l'instruction.

Il n e faut pas o u b l i e r q u e c e t t e i n s t r u c t i o n s ' a d r e s s e à d e s v o l o n t a i r e s


q u i d i s p o s e n t de p e u de t e m p s . L e u r f o r m a t i o n s e r a d o n c d u t y p e accé-
léré.

L e s p r i n c i p e s e s s e n t i e l s q u i d o i v e n t ê t r e r e s p e c t é s , si l ' o n v e u t a b o u -
tir r a p i d e m e n t à u n e i n s t r u c t i o n suffisante d u p e r s o n n e l , s o n t les sui-
vants :

a) D é c o m p o s e r les difficultés e n é l é m e n t s s i m p l e s et les f a i r e a b o r d e r


successivement aux élèves ;

b) A l l e r du concret à l'abstrait ;

c) P r é f é r e r les d é m o n s t r a t i o n s a u x l o n g u e s e x p l i c a t i o n s v e r b a l e s ;

d) F a i r e c o n t i n u e l l e m e n t a p p e l à la r é f l e x i o n .

P o u r q u e l ' i n s t r u c t i o n d o n n e les r é s u l t a t s escomptés, il n e f a u t p a s


q u e l ' e n s e i g n e m e n t soit i m p r o v i s é .

Il faut, au c o n t r a i r e , q u ' a i e n t été é t u d i é s s é r i e u s e m e n t :


— La d u r é e des exercices ;

— Leur enchaînement ;

— L a p r o p o r t i o n des cours théoriques et pratiques, ce qui nécessite


obligatoirement :
— La préparation de m o n i t e u r s qualifiés ;
— La réalisation et l ' u t i l i s a t i o n de m o y e n s bien déterminés, autre-
m e n t dit :

1° L ' e m p l o i d u t e m p s d e s s é a n c e s d e v r a ê t r e é t a b l i d e m a n i è r e q u e
l ' e n c h a î n e m e n t d e s d i v e r s e s p a r t i e s d e l ' e n s e i g n e m e n t , ainsi q u e celui
d e s séances, soit r é a l i s é de f a ç o n t r è s p r é c i s e .
Il sera m i n u t é et s o n e x é c u t i o n c o n t r ô l é e .
2° Le plan de chaque leçon devra être soigneusement arrêté et des
corrections interviendront après expérimentation.

Pour chaque leçon, il sera bon de préciser :


— La manière dont elle doit être présentée ;
— Ce qui doit être « montré » ;
— Ce qui doit être « expliqué » ou « dit » ;
— Ce que l'élève devra découvrir grâce aux questions qui lui seront
posées.

Choix et formation des moniteurs.

Le choix et la formation des moniteurs sont essentiels, car ils repré-


sentent les éléments majeurs de la réussite.

P o u r être un bon moniteur, il faut :

1° Posséder les qualités techniques suffisantes ;

2° Avoir des qualités propres (qui sont nécessaires) :


— Intelligence ;
— Psychologie ;
— Patience ;
— Sens pédagogique.

3° Avoir reçu une formation spéciale.

Ces trois conditions sont absolument indispensables et un moniteur


digne de ce nom doit les réunir.

Art. 37. — I n s t r u c t i o n d e s officiers.

La science sans l'intelligence n'est qu'une arme dangereuse entre


les mains d'un enfant. L'intelligence sans la science n'a qu'une portée
médiocre (général Morand).
Cette instruction doit donc tendre vers un double but :
— L'acquisition d'un savoir utile ;
— L'entraînement aux opérations intellectuelles utiles.

Quand un officier a une question à traiter, il doit d'abord avoir recours,


pour s'éclairer, à une série de documents rangés dans ses archives.

Après en avoir repris connaissance, s'il les a oubliés, il les adapte


au cas particulier qui lui est soumis.
Pour qu'il atteigne rapidement le but recherché, il faut que les notions
classées soient certaines, claires, précises et complètes et que son
intelligence soit capable de les appliquer aussitôt au cas considéré,
grâce à des calculs ou à un jugement sûr.
Pour en arriver là, il faut donc que chacun connaisse parfaitement
tous les rudiments de son métier et travaille suffisamment pour acquérir
ce que l'on peut appeler un savoir utile.
Or, rien ne sert d'accumuler des connaissances qui pourraient être
inutiles ; il faut apprendre ce qui est nécessaire et savoir l'appliquer aux
cas particuliers qui se posent.
C'est là, le rôle de l'intelligence, que l'on peut développer par
l'entraînement intellectuel.
Certains, pourtant, pallient un défaut d'intelligence par la mémoire,
qui, si elle est utile à celui qui fait métier de savoir et d'enseigner,
est plutôt nuisible à qui est appelé à agir plus qu'à parler.
Il faut être assez entraîné pour trouver immédiatement le réflexe
qui, habituellement, permet de résoudre rapidement le problème qui
se pose.
Dans les cas qui se présentent à nous, le moment opportun de l'action
est fugitif. Si les ordres sont longs à venir, l'occasion favorable aura fui
avant qu'ils soient exécutés.
L'officier doit penser que c'est sur le terrain, à la tête de ses secours,
face au feu qui dévore tout devant lui, au milieu des cris des personnes
à sauver peut-être et de l'affolement des curieux, qu'il devra résoudre
les problèmes de sauvetage, de reconnaissance et d'extinction.
Il ne pourra pas prendre son temps.
Tout tâtonnement, tout ordre mal donné est de nature à démoraliser
ses subordonnés et risque de provoquer une catastrophe inattendue.
C'est pourquoi, il est nécessaire de faire des manœuvres le plus souvent
possible.
Malheureusement, ces manœuvres ne permettent pas toujours aux
officiers appelés à y participer de résoudre personnellement les pro-
blèmes qui se posent à eux.

Il arrive, quelquefois, que le but recherché est tout autre. L'exercice


doit prouver aux spectateurs que tout va pour le mieux ; le directeur
de l'exercice règle alors toutes les phases du scénario de façon que
la scène se déroule selon une belle ordonnance, sans tâtonnement et
que l'événement soit réglé à l'heure voulue, de la manière voulue.
Tout a été préparé de longue main, personne n'a bien travaillé.

Ces manœuvres « à effet » sont la négation de l'entraînement, et il


vaut mieux ne rien apprendre que d'apprendre à mal faire.
Pour bien juger un feu, il faut avant tout une éducation de l'œil et
du cerveau qui ne peut être acquise que par l'expérience de l'extinc-
tion des feux qu'il est difficile d'acquérir dans la majorité des centres
de secours, car les vrais incendies sont rares.
Il faut arriver à acquérir le « coup d'œil », c'est-à-dire à voir très
rapidement l'importance du feu, le sens du vent, la vitesse de pro-
pagation, les cheminements pour accéder au foyer, le nombre de lancée
à mettre en œuvre, le point sur lequel il faudra faire porter l'effort, etc.
L'action de l'officier doit être constante, et il n'hésitera pas à se
rendre au feu le plus souvent possible, car c'est en cours d'action qu'il
appréciera le mieux la valeur de ses subordonnés.
L'organisation — après un incendie — de réunions au cours desquelles
il commentera les incidents dont il a été le témoin sera ainsi infini-
ment utile. Il en profitera poui développer les diverses observations
qu'il a faites sur toutes les parties du service.
Il se fera rendre compte des difficultés rencontrées et règlera avec
certains officiers présents le plus grand nombre possible de questions
de détail.

Mais là ne s'arrêtera pas son activité dans cet important domaine.


Il ne doit jamais perdre de vue que les officiers et sous-officiers chefs
de corps, appelés à agir dès le début d'un sinistre avec les moyens,
parfois minimes, dont ils disposent, sont responsables des événements
qui suivront l'action qu'ils ont entreprise dès leur arrivée sur les lieux.
La marche des opérations sera fonction de leur valeur personnelle
et de celle des équipes qu'ils ont mission d'instruire. Il est donc néces-
saire que ces cadres reçoivent une instruction d'un niveau supérieur à
celui de leur grade, ne serait-ce que pour être à même de faire face
brusquement à un événement imprévu.
L'officier de sapeurs-pompiers doit être :
— un parfait exécutant ;
— un instructeur qualifié ;
— un chef de lutte éprouvé.
Il doit donc être instruit en vue de l'accomplissement de ces trois
missions.
Comme exécutant, il recevra une instruction pratique d'entretien.
Entrant avec ses pairs dans la composition d'équipes de manœuvre, lors
de séances particulières d'instruction, il pourra sans gêne perfectionner
les connaissances acquises au cours de longues années de pratique et
qui doivent être revues périodiquement, compte tenu des améliorations
apportées aux matériels utilisés et aux procédés d'extinction.
Comme instructeur, il doit être pénétré du fait que son autorité sera
le facteur essentiel de sa réussite.
La précision des gestes exigés par la mise en œuvre des moyens et
l'exécution correcte de la manœuvre, la durée de l'action, qui nécessite
une certaine résistance physique, tracent à l'éducateur les deux sillons
à suivre et à creuser toujours un peu plus.

L'instruction est destinée non seulement à développer la valeur manœu-


vrière de l'exécutant, mais aussi ses possibilités physiques. De plus,
elle doit aboutir à la coordination absolue des gestes des servants
formant une équipe.

C'est pourquoi, l'instructeur doit inculquer à ses élèves la ferme


volonté de ne jamais céder au feu la moindre parcelle de terrain
conquis, à moins d'un avis contraire du chef.

Comme chef de lutte, l'expérience qu'il a acquise dans les opérations


auxquelles il lui a été donné de participer sera complétée par diverses
connaissances qui lui permettront de faire face avec un maximum d'effi-
cacité à tous les problèmes qui se poseront à lui.

Son instruction devra donc, à la fois, ètre théorique et pratique, et


porter non seulement sur les devoirs du chef de lutte, de l'appel au feu
à sa rentrée au poste d'incendie, mais encore sur sa formation générale.
Elle lui permettra non seulement de comprendre le fonctionnement des
matériels divers qu'il sera appelé à utiliser, mais aussi de résoudre les
cas de tout ordre : physique, chimique, physiologique, mécanique et
autres, qui se présenteront à lui au cours des opérations.

Elle lui permettra, en outre, d'asseoir son autorité, puisqu'il ne ris*


quera pas de demeurer « court » à certaines questions ou demandes
d'explications.

De plus, la valeur manœuvrière étant le fruit d'une instruction pro-


fessionrelle poussée et d'un sérieux entraînement corporel, les officiers
et gradés doivent posséder les qualités physiques nécessaires à l'accom-
plissement de leur fonction et être capables d'instruire leurs subor-
donnés.

Dans ce vaste domaine de l'instruction, l'action de l'inspecteur dépar-


temental est capitale.

Avant toute chose, il lui faut s'efforcer de développer chez tous les
officiers le goût de l'étude et de l'initiative, et il doit leur rappeler le
plus souvent possible qu'être un chef, c'est posséder au plus haut point
le sens du devoir.

Son influence s'exerce par des contacts fréquents, soit au cours de


réunions collectives, soit dans les entretiens particuliers, soit encore
à l'occasion de visites, qui doivent être répétées.
Les possibilités de s'instruire données aux cadres sont nombreuses.
A r t . 38. — I n s t r u c t i o n à l ' é c h e l o n n a t i o n a l .

Tout candidat aux emplois :


— d'inspecteur départemental ;
— d'inspecteur départemental adjoint ;
— d'officier ou de sous-officier adjoint technique ;
— d'officier (professionnel ou volontaire) d'un corps de sapeur-
pompiers ;

doit effectuer un ou plusieurs stages au Centre d'instruction de la pro-


tection contre l'incendie, 26, rue Chaptal, Paris-9'.

Par ailleurs, les sous-officiers exerçant ou non la fonction de chef de


corps et qui veulent perfectionner leurs connaissances ou se spécia-
liser, ont la possibilité de suivre certains stages spéciaux au C.I.P.C.I.

Pour les officiers les stages sont de plusieurs sortes :


— stages généraux ;
— stages de prévention ;
— stages d'administration ;
— stages de candidats au brevet de capitaine professionnel ;
auxquels il faut ajouter :
— les stages d'information des médecins de sapeurs-pompiers.
Pour les sous-officiers :
— stages de formation d'instructeur ;
— stages de sous-officier mécanicien ;
— stages de moniteur d'éducation physique ;
— stages de formation d'instructeur de sauvetage nautique, etc.

Les stages de prévention sont réservés aux officiers ayant accompli


au préalable un stage général et ayant obtenu des résultats satisfaisants.

L'inspecteur départemental et ses adjoints doivent avoir suivi les trois


premiers.

La désignation des stagiaires, en raison du nombre important de can-


didats qui permet de réaliser très vite le plein des effectifs, doit être
faite avec le plus grand soin par l'inspecteur départemental qui doit
tenir compte :
a) Du degré d'instruction générale des futurs élèves ;
b) De leur âge, car il est peu souhaitable d'admettre au centre des
officiers appelés à n'exercer leurs fonctions que pendant peu d'années.

Le type de demande à adresser, en exécution des directives des cir-


culaires ayant pour objet « les stages organisés au centre d'instruction de
la protection contre l'incendie », est le suivant :
PREFECTURE :

FICHE DE RENSEIGNEMENTS (1)


en vue d'une candidature à un stage au Centre d'instruction de la
protection contre l'incendie, 26, rue Chaptal, 75009 Paris.

Dates préférentielles choisies (2)


NOM : .
Prénoms :

Date et lieu de naissance : . .


Situation de famille :

Domicile :

Diplômes universitaires ou, à défaut, degré d'instruction :


Grade et situation militaire dans la réserve :

Profession :

Date d'entrée dans le corps de sapeurs-pompiers :


Durée des services :

Grades et fonctions : (3)


Date de nomination au dernier grade :

Stages accomplis (lieu, durée) :


Existe-t-il une Commission auxiliaire de sécurité dans votre localité ?

Etes-vous membre de cette Commission ?

Appréciation détaillée de l'inspecteur départemental des Services


d'incendie et de secours, sur la qualification du candidat à effectuer
le stage :
-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Avis du préfet : ------------------------------------------------------------------------------------------------

(1) C e t t e fiche est à r e m p l i r p a r le c a n d i d a t a u stage e t à r e t o u r n e r


au m i n i s t è r e de l ' I n t é r i e u r p a r le préfet, a p r è s avis de l ' i n s p e c t e u r d é p a r t e -
m e n t a l des services d ' i n c e n d i e e t de secours.
(2) D o n n e r a u m o i n s d e u x d a t e s p o u r les stages q u i c o m p o r t e n t a n n u e l -
l e m e n t p l u s i e u r s sessions.
(3) P r é c i s e r si v o u s êtes professionnel, v o l o n t a i r e ou p e r m a n e n t ( e m p l o y é
communal).
A r t . 39. — P r é p a r a t i o n a u s t a g e .

■Pour q u e l ' o f f i c i e r d é s i g n é s u i t e à sa d e m a n d e p o u r e f f e c t u e r u n s t a g e
au C . I . P . C . I . r e t i e n n e u n m a x i m u m d e s c o u r s q u ' i l va s u i v r e , il est
n é c e s s a i r e q u ' à l ' é c h e l o n d é p a r t e m e n t a l il ait a s s i m i l é u n c e r t a i n n o m b r e
de n o t i o n s é l é m e n t a i r e s n é c e s s a i r e s .

L e p r o g r a m m e s u i v a n t est u n m i n i m u m :

REFERENCES
MATIERES A ENSEIGNER BIBLIOGRAPHIE

Décret 53-170 du 7 mars 1953


(modifié et complété).
portant règlement d'administration
publique pour l'organisation des
corps de sapeurs-pompiers et sta-
tut des sapeurs-pompiers commu-
naux (brochure 1012, édition 1974).
— Mission et constitution des corps Organisation des corps de
- C o n s e i l d'administration. sapeurs-pompiers et statut
des sapeurs-pompiers com-
- Procédure disciplinaire. munaux (France-Sélection).
— Règlement de service. Commande-
ment.
— Honneurs et récompenses.
— Service de santé et secours médi-
cal.
— Recrutement.
— Dépenses telatives aux corps de sa-
peurs-pompiers.
— Notation. Avancement. Discipline.
— Cessation de fonction.
— Arrêtés relatifs à l'application du
décret 53-170 du 7-3-1953.
— Effectifs, armement et encadrement d°
des corps de sapeurs-pompiers com-
munaux.
— Conditions d'aptitude physique des
sapeurs-pompiers volontaires et pro- Parcours sportif (France-
fessionnels. Sélection).
MATIERES A ENSEIGNER BIBLIOGRAPHIEREFERENCES

— Le service départemental de secours Statut des sapeurs-pom-


contre l'incendie. piers (France-Sélection).

— Tenue des registres : do


— registres administratifs ;
— registres de comptabilité ;
— registres divers. Guide de l'officier de sa-
peurs-pompiers commu-
naux.

— Code de la route. Décret 54-724 du 10-7-54


paru au J.O. du 14-7-1954
et modificatifs. Opuscule
édité par le J.O.

— Guidage des véhicules. Règlements militaires.

Règlement lre partie :


— Révision des appareils hydrauliques : Règlement d'instruction et
Débit, pression, réserves d'eau à de manœuvre des sapeurs-
constituer, prises d'eau. pompiers communaux.
— Entretien des tuyaux (insister et Manuel du sapeur-pompier.
conseiller le roulage en double).
— Instruction de l'équipe. Instruction théorique et
pratique.
2e partie :
— Appareils respiratoires. Règlement d instruction et
de manœuvre des sapeurs-
pompiers communaux.
3 e partie :
— Instruction de l'équipe de sauvetage. d°
— Matériel de secours aux asphyxiés.
— Matériel de levage et de coupage.

se partie :
— Le matériel de protection. d°
— Le matériel léger d'étaiement.
— Emploi et manœuvre.
REFERENCES
MATIERES A ENSEIGNER BIBLIOGRAPHIE

6" partie :
— Les motopompes. Manœuvres. Règlement d'instruction et
• de sapeurs-
- Les camions-citernes. Le fourgon manœuvre des r
'd in c e n dj.i e normalisé,
i. - o^ m p i e r s communaux.
— La manœuvre en relais.
— Le fourgon-pompe tonne. Le fourgon-
pompe mixte.

7e partie :
— Les grandes échelles.

8e partie :
— Extinction des incendies.
— Les points d'eau.
(Notions succinctes d'hydraulique,
opérations d'extinction et de protec-
tion.)

9" partie :
— Sauvetages. do

11" partie :
— Le théâtre, le cinéma. Service dans
les théâtres et établissements rece-
vant du public.

12e partie :
— Etudes descriptives élémentaires des
constructions : murs, fondations et
étages souterrains, combles et toi-
tures, planchers, plafonds, escaliers,
installations sanitaires, chauffage.

13" partie :
— Entraînement physique. Buts et d°
principes de l'entraînement. Contrôle
de l'entraînement. Plans annuels et
régimes de l'entraînement.
REFERENCES
MATIERES A ENSEIGNER BIBLIOGRAPHIE

14" partie :
— Traitement des asphyxiés. Règlement d'instruction et
de manœuvre des sapeurs-
pompiers communaux.
Manuel pratique de secou-
risme.
15" partie :
— Brûlures. Règlement d'instruction et
de manœuvre des sapeurs-
pompiers communaux.
16e partie :
— Notions de chimie sur quelques Cours élémentaire de
corps : Généralités. Ethers. Essences, sciences à l'usage des ser-
Pétrole. Hydrocarbures. Acétylène, vices d'incendie.
Alcools. Acétone. Ammoniac. Oxyde
de carbone. Gaz carbonique. Carbure
de calcium, Celluloïd, Chlorate d'
potasse. Chlore. Fulminate. Nitrocel
lulose. Gaz butane. Gaz propane
Gaz d'éclairage. Corps gras. Hydro-
gène. Oxygène. Phosphore. Potas-
sium. Poussières. Résines.
Entretien du matériel :
— Matériel automobile. Pompes et Guide de l'officier de sa-
amorceurs. peurs-pompiers commu-
naux.
- Matériels divers. Les embarcations Guide du sapeur-pompier
de sauvetage et de reconnaissance. conducteur - mécanicien.
Les scaphandres.

La prévention et la prévision :
— Généralités. Rôle de l'officier de Guide de l'officier de sa-
sapeurs-pompiers. Commissions de peurs-pompiers commu-
sécurité. naux.
— Notions sur le décret 73-1007 du 31 Collection « Prévention »
octobre 1973 et la loi du 19 décembre (Ed. France-Sélection).
1917 et ses modificatifs.
A r t . 39 bis. — I n s t r u c t i o n d e s c a d r e s à l ' é c h e l o n d é p a r t e m e n t a l .

L'instruction du Centre national n'est pas profitable, nous l'avons vu,


à tous les candidats.

En outre, il est nécessaire qu'officiers et sous-officiers chefs de corps


soient tenus au courant des perfectionnements de la technique moderne
et des progrès de la science dans le domaine de la Protection civile.
A cette fin, plusieurs procédés sont utilisés :
a) S'il existe, au chef-lieu de département, un corps important de
professionnels, l'inspecteur départemental peut, après entente avec la
municipalité et s'il dispose de locaux t de crédits suffisants, organiser
un centre départemental d'instruction.
Une subvention allouée à ce titre pai le ministère de l'Intérieur
couvre une part des dépenses, dont le reliquat peut être supporté par
le service départemental d'incendie et ie secours, après avis favorable
de la commission spéciale d'incendie ou par les communes dont dépendent
les stagiaires, après entente préalable avec celles-ci.
Ce centre peut recevoir, pour des stages dont la durée et la pério-
dicité sont fonction des crédits disponibles, les officiers de sapeurs-
pompiers qui veulent se documenter sur :
— la technique de la lutte contre le feu ;
— la prévention du feu ;
— le matériel, son fonctionnement, son entretien ;
— les soins à donner Eux asphyxiés, brûlés ou accidentés ;
— les notions administratives sur le fonctionnement du service ;
— toutes questions d'actualité dans le domaine qui est le leur.
L'instruction sera à la fois théorique (chimie, hydraulique, techno-
logie, école du sapeur-pompier, prévention, administration, etc.), et
pratique (école du sapeur-pompier, mise en œuvre du matériel, soins
aux asphyxiés et brûlés, entraînement physique, etc.).
Une bibliothèque technique doit être mise à la disposition des sta-
giaires, qui peuvent y puiser, en dehors des cours, les éléments d'infor-
mation qu'ils jugent nécessaires.
Les instructeurs sont choisis parmi les officiers et sous-officiers pro-
fessionnels du corps ayant suivi les cours du C.N.I.P.C.
Ce personnel peut aussi se charger de l'instruction des scouts, des
C.R.S., des candidats au brevet de sauveteur-spécialiste, etc...

b) Si les possibilités budgétaires du département ne permettent pas


d'ouvrir cette école, les officiers du département seront admis à suivre
les cours organisés dans un département voisin ou dans un centre
régional (1) après entente entre les deux inspecteurs départementaux.
(1) V o i r a r r ê t e d u 28 d é c e m b r e 1972 « I n d e m n i t é s s u s c e p t i b l e s d ' ê t r e
allouées p a r les c o m m i s s i o n s a d m i n i s t r a t i v e s ».
Cette façon de procéder est d'une rentabilité certaine pour le dépar-
tement qui a mis le centre d'instruction sur pied, car les frais généraux
restent les mêmes, quei que soit le nombre des stagiaires.

c) Si cette solution n'est pas possible, l'inspecteur départemental se


résoudra à la mise sur pied d'un programme annuel de conférences
d'instruction, faites en particulier le dimanche, à une cadence plus ou
moins vive, dans les centres de secours principaux ou secondaires
(suivant les crédits disponibles) par un nombre plus ou moins élevé
d'instructeurs.

A ces conférences devront assister le plus grand nombre possible


d'officiers et de sous-officiers chefs de centres de secours ou de corps
de sapeurs-pompiers.
C'est pour permettre à l'inspecteur départemental de poursuivre cette
mission avec un maximum de succès que le décret du 7 mars 1953 a
prévu en son article 54 que « les officiers volontaires de sapeurs-
pompiers sont nommés par arrêté du préfet parmi les candidats ayant
fait preuve de leur aptitude au commandement dans un corps de sapeurs-
pompiers ».
L'officier de sapeurs-pompiers ne pourra être nommé qu'après :

1° Avoir effectué un stage d'une année de préparation au comman-


dement dans un corps de sapeurs-pompiers, à titre d'officier stagiaire,
sous le contrôle de l'inspecteur départemental des services d'incendie
et dans des conditions fixées par lui ;

2° Avoir effectué un stage de huit jours consécutifs ou non dans un


corps de sapeurs-pompiers professionnels d'une ville de plus de
50 000 habitants ou dans un centre d'instruction agiéé par le ministère
de l'Intérieur ;

3° Avoir subi devant une commission présidée par l'inspecteur dépar-


temental les épreuves pratiques prévues ci-après.

A r t . 40. — I n s t r u c t i o n d e s s o u s - o f f i c i e r s .

L'inspecteur départemental ne limitera pas son action à l'instruction


des officiers ou sous-officiers chefs de corps.
Il doit encore s'intéresser particulièrement à celle des sous-officiers.
En effet, même si le chef de corps se consacre sérieusement à sa
tâche et, pour que son action soit efficace, il devra se faire aider par
certains de ses gradés particulièrement aptes aux fonctions d'instructeur.
La formation de ces cadres lui prendra une grande partie de ses
loisirs et l'instruction des sapeurs en souffrira.
Il y a donc avantage à ce que des cours soient faits à l'échelon
départemental, les sous-officiers étant appelés à suivre des conférences
et à accomplir des stages semblables à ceux qui sont réservés aux officiers,
et dans les mêmes conditions.
C'est pour accroître encore la valeur des cadres sous-officiers et
caporaux qu'on a généralisé les mesures prises par certains corps
volontaires qui avaient déjà subordonné l'avancement à un concours
permettant aux meilleurs d'assumer les postes les plus importants.
L'article 70 du décret du 7 mars 1953 prévoit, en effet, que l'avan-
cement en grade des sapeurs-pompiers volontaires non officiers ne peut
avoir lieu qu'après concours.
Le jury d'examen est placé sous la présidence de l'inspecteur dépar-
temental ou d'un inspecteur départemental adjoint, et les deux cer-
tificats d'aptitude sont délivrés par l'inspecteur départemental des ser-
vices d'incendie et de secours.

En ce qui concerne les sapeurs-pompiers professionnels non officiers,


les cours d'instruction et les examens de fin de cours sont organisés
sous le contrôle de l'inspecteur départemental.
C'est cet officier qui fixe les conditions particulières dans lesquelles
les candidats isolés peuvent , --tre autorisés par le maire de leur com.
mune, en conformité de l'article 138 du décret du 7 mars 1953, à suivre
leb cours d'un centre d'instruction.
L'inspecteur départemental préside le jury d'examen.

Art. 41. — I n s t r u c t i o n d e s g r a d é s m é c a n i c i e n s .

L'instruction des gradés mécaniciens sera l'objet d'une attention par-


ticulière.

Il est nécessaire qu'ils connaissent parfaitement les possibilités du


matériel qu'ils sont appelés à mettre en œuvre et les modalités d'uti-
lisation de ces engins.
Des cours leur seront faits sur :
— l'étude et la manœuvre des engins (motopompes et camions-citernes
d'incendie) ;
— l'entretien de ces véhicules et engins.
La mise en aspiration de jour et de nuit, la recherche méthodique
d'une panne et sa résolution sur place, si possible, sont des exercices
qui devront être souvent répétés.
Ces séances périodiques n'empêcheront pas l'inspecteur départemental
de faire des inspections inopinées des centres de secours et des corps
de sapeurs-pompiers.
Il profitera de la manœuvre mensuelle pour se rendre compte des
progrès réalisés et pourra, s'il le désire, « imposer » à tous les corps
un emploi du temps établi sur douze séances. Ainsi, il lui sera possible
de connaître le programme de la manœuvre et de préparer, en vue
de sa visite, un certain nombre de questions.
En tout état de cause il profitera de ces visites pour transmettre aux
corps toute information technique ou administrative ayant trait à leur
mission.

Le congrès départemental, d'une part, et les éliminatoires du par-


cours sportif du sapeur-pompier, d'autre part, lui permettront de juger
en fin d'année de la valeur manœuvrière des officiers, gradés et sapeurs.

A r t . 42. — L ' i n s t r u c t i o n d e s s a p e u r s .

Etienne et Montagu, dans leur ouvrage « L'instruction théorique et


pratique dans les corps de sapeurs-pompiers » (1), se sont penchés
sur ce problème capital et se sont attachés, en techniciens avertis,
à indiquer des solutions possibles.
Ce livre, qui résume les observations qu'ils ont pu faire au cours de
longues années de prat.ique, doit êlre le vade mecum de tous ceux qui
ont compris la valeur de l'instruction et qui désirent mener à bien cette
tâche ingrate.
Il n'est pas question ici de donner tous les éléments du problème,
le sujet est trop vaste.
En ce qui concerne l'éducation physique dont il est parlé ci-après,
l'inspecteur départemental, assisté du médecin-chef départemental est
chargé au nom du préfet :
— de la propagande concernant le parcours sportif du sapeur-pompier ;
— de la liaison avec les représentants régionaux de la Jeunesse et des
Sports ;
— de l'établissement du calendrier des épreuves annuelles ;
— du contrôle général et médical des épreuves ;
— de la formation des jurys.

(1) E d i t i o n s F r a n c e - S é l e c t i o n .
CHAPITRE V

L'EDUCATION PHYSIQUE

A r t . 43. — Généralités.

P o u r m e n e r à b i e n , avec u n m a x i m u m d ' e f f i c a c i t é , la p é r i l l e u s e mis-


s i o n q u ' i l s'est v o l o n t a i r e m e n t e n g a g é à r e m p l i r , l e s a p e u r - p o m p i e r
doit, n o n seulement, p o s s é d e r u n e instruction t e c h n i q u e totale, mais
aussi s u i v r e u n e n t r a î n e m e n t c o r p o r e l p o u s s é .

L e s actes p h y s i q u e s q u ' i l est a p p e l é à e x é c u t e r au c o u r s d ' u n e opé-


ration quelconque m è m e bénigne, sont souvent nombreux, différents
et p r e s q u e t o u j o u r s i n a t t e n d u s .

L e c o u p d ' œ i l , le réflexe, la m a î t r i s e de soi e n s o m m e , n é c e s s i t e n t


une aptitude p h y s i q u e certaine qui ne peut être obtenue que p a r u n
entraînement continu.

La l u t t e c o n t r e u n s i n i s t r e s e r a d ' a u t a n t plus efficace q u e le p e r s o n -


n e l en a c t i o n sera p l u s f o r t e t p l u s s û r d e lui.

E n outre, des circonstances exceptionnelles d e m a n d e n t parfois à


l ' e x é c u t a n t u n e g r a n d e r a p i d i t é d e d é c i s i o n , u n e vivacité d ' e x é c u t i o n
et u n s a n g - f r o i d q u e s e u l e l ' h a b i t u d e d e l ' e f f o r t p h y s i q u e d i r i g é et
p e r m a n e n t peut faire acquérir.

L'adaptation individuelle à cette mission particulière compte trois


facteurs p r i n c i p a u x :
— l'âge ;
— la v a l e u r p h y s i q u e ;
— la m e n t a l i t é .

L ' â g e . — Il n e s ' a g i t ici q u e d e l ' â g e p h y s i o l o g i q u e , c ' e s t - à - d i r e celui


q u e « l ' o n p a r a î t ».
L ' â g e a d u l t e , q u i se situe e n t r e 18 et 30 ans, est celui p e n d a n t l e q u e l
la s t a b i l i t é o r g a n i q u e est r e m a r q u a b l e et l ' h a r m o n i e f o n c t i o n n e l l e p a r -
faite. C ' e s t à ce m o m e n t q u e l ' h o m m e doit a c c r o î t r e sa v a l e u r p h y s i q u e
et s o n r e n d e m e n t p r a t i q u e .
D u r a n t l ' â g e m û r ( p l u s d e 40 a n s ) , l ' h o m m e q u i n e c o n t i n u e p a s à
e n t r e t e n i r les q u a l i t é s a c q u i s e s p e r d son m o d è l e m u s c u l a i r e , se « des-
s è c h e » ou « e n g r a i s s e ». Il doit a l o r s é v i t e r les e x e r c i c e s v i o l e n t s .
La valeur physique est fonction de l'âge :
— entre 18 et 25 ans, l'homme possède force et détente ;
— entre 30 et 35 ans, il est plus apte aux exercices de force ;
— vers 35-38 ans, il est endurant et résistant.
La mentalité est aussi fonction de l'âge :
— entre 18 et 21 ans, le jeune homme est enthousiaste, fougueux,
d'une activité débordante ;
— de 21 à 40 ans, il agit par conviction, par raison, il est sensible à
l'attrait de l'exercice ;
— après 40 ans, il abandonne facilement l'exercice, qu'il ne prend
plus par plaisir. L'expérience a remplacé l'élan juvénile ;
L'entraînement physique des sapeurs-pompiers, qu'ils soient profes-
sionnels ou volontaires, doit naturellement tenir compte du temps qui lui
est consacré et de sa fréquence.
Il faut également considérer le lieu où il est pratiqué, les installations
et le matériel dont il dispose.
Il ne saurait être question d'établir une règle générale, mais il est
nécessaire de donner a tous un but à atteindre.
Il faut, avant tout, que le futur sapeur-pompier, au moment de l'enga-
gement présente des caractéristiques physiques qui lui permettent de
mener à bien sa mission.
Il doit satisfaire à certaines conditions physiques à son entrée en
service et les améliorer ou les conserver à un niveau valable pendant la
durée de celui-ci.
Aussi doit-il se soumettre :
— à l'entrée au service : à un examen destiné à vérifier s il présente
les conditions d'aptitude physique requises ;
— au cours du service : à des tests qui sont :
— le brevet sportif populaire ;
— le parcours sportif du sapeur-pompier.

Art. 44. — C o n d i t i o n s d ' a p t i t u d e p h y s i q u e d e s s a p e u r s - p o m p i e r s .

Les conditions d'aptitude physique des sapeurs-pompiers professionnels


ou volontaires ont été définies dans l'arrêté du 25 janvier 1964 modifié
par l'arrêté du 27 septembre 1966.

Art. 45. — C o n d i t i o n s d ' a p t i t u d e p h y s i q u e d e s s a p e u r s - p o m p i e r s


professionnels.

Les conditions d'aptitude physique requises de tout candidat à un


emploi de sapeur-pompier professionnel sont basées sur les normes défi-
nies par l'instruction du ministère des armées sur l'aptitude au ser-
vice militaire.

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