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Corrigé des exercices de physique générale

Série 09 – 18 novembre 2019 Section : SV


Exercice 1.
! µ0 R 2 dI
A) Il faut integrer dB = ou dI =Idl/L est le courant qui parcourt une «boucle de courant
2( R 2 + L2 )3/2
! µ IR 2 / L RTerre + L /2 dl
élementaire» d’épasseur dL, donc B = 0
2 ò
RTerre - L /2 ( R 2
+ l 2 3/2
)
. Ici l est la distance entre la boucle du

dl Rd (l / R )
courant élementaire et un point d’observation. Nous avons ò (R +l )
2 2 3/2
=ò 3
R (1 + (l / R ) 2 )3/2
d (l / R ) l/R l ! µ0 I
=ò 2 = = et, finalement B = |RRTerre + L /2
- L /2
. Le
R (1 + (l / R ) )
2 3/2
R 1 + (l / R ) R 2 l 2 + R 2
2 2 2
2 R +l
2 2 Terre

1 + L /2 -7 2| B |
calcule direct donne pour Q = |RRTerre - L /2 = 1.06 × 10 m-1, donc I = = 6.8 × 108 A .
R +l
2 2 Terre
µ 0 Q
)* )
"⃗
"⃗$%& = − . + 0)* ()"⃗∙-̂ ) ! "⃗$%& = 7)* )".⃗ .
B) Nous savons que 𝐵 +,- +,-.
𝑟̂ , donc quand les vecteurs 𝜇⃗ et r sont parallèles 𝐵 +,-
1) Ici nous avons un système des dipôles «élmentaires» 𝑑𝜇 = 𝜋𝑅7 𝑑𝐼 = 𝜋𝑅7 𝐼𝑑𝐿/𝐿 . Donc
! µ0 R2 I ! µ0 IR 2 RTerre + L /2 dl µ0 IR 2 1 RTerre + L /2
2 L RTerreò- L /2 l 3
dBdip = dl et B= =- |R - L /2 . Nous calculons
2Ll3 4 L l 2 Terre
1 + L /2 4L | B |
Q1 = - 2 |RRTerre
Terre - L /2
= 5.0 × 10-14 m-2 et I = = 2.4 × 109 A .
l µ0Q1 R2
"⃗$%& = 7)* )".⃗ = 7)* ,>
?@ )*> ? @ µ0 R 2 I 3
2RTerre |B|
2) Tout simplement, 𝐵 . = . = donc I = = 3.2 × 109 A .
+,- +,>ABCCB 7>ABCCB 3
2RTerre µ0 R 2

Exercice 2
L
Il faut se rappeler de la formule pour la période d’un pendule simple : T = 2π où L est la longueur
! g
du pendule et g l’accélération gravitationnelle. Dans notre cas L = a et du fait qu’il n’y a pas de force
gravitationnelle celle-ci est remplacée par la force du champ magnétique sur le courant.

D’abord nous introduisons l’angle 𝛼(𝑡) entre la verticale ou le champ magnétique


et le côté de la balançoire. Il s’agit ici d’une balançoire normale, sauf que la force
du poids de l’enfant est remplacée par la force du champ magnétique B sur le
courant I qui traverse le siège de la balançoire. Cette force de Laplace est toujours
! ! !
verticale (et vers le bas) et vaut F = bI ´ B = -bIBzˆ . Cette force est donc l’analogue
du poids dans le cas d’un pendule standard.
La force de réaction est comme d’habitude, la tension T dans les fils de la
balançoire ; cette force est le long des fils et donc, en projetant les forces sur le fil
et direction perpendiculaire au fil, nous avons les équations suivantes pour décrire
ce système :

T = IbB cos a
d 2 ( La )
m = - IbB sin a
dt 2

1
d 2a
En approximant a @ sin a nous obtenons l’équation ma = - IbBa qui décrit une oscillation
dt
IbB 2p ma
avec la fréquence angulaire w = et période T = = 2p , donc
ma w IbB
4p 2 ma
I= 2 .
T bB

Exercice 3

La méthode la plus facile pour résoudre ce problème est d’utiliser la formule pour le champ magnétique
µ dI
créé par un courant circulaire dI de rayon R au centre de ce dernier : dB = 0 , donc le champ créé
2R
par le courant dI d’un secteur d’angle 2α vaut :
µ αdI
dB = 0 (1)
2πR
Le champ magnétique créé par un secteur pour le cas d’une densité de courant homogène peut être
calculé par intégration de (1) avec l’élément de courant dI = jldR qui traverse un secteur étroit de
rayons R, R+dR et épaisseur l.
Donc
R2
µ αjl µ αjl
B = ∫ 0 dR = 0 ln( R2 / R1 )
R1
2πR 2π

Selon la règle de la main droite, le champ magnétique entre dans le plan de la feuille.
Bien sûr, l’expression (1) peut être trouvée aussi par l’intégration directe en utilisant la loi de Biot -
Savart:

R2 2α
µ 0 jldR 1 µ αjl
B= ∫ ∫
R1 0
4π R 2
Rdϑ = 0 ln( R2 / R1 ) .

Exercice 4.
Dans cet exercice, nous allons voir que, tout comme pour le champ
électrique, il existe un principe de superposition du champ magnétique.
Le principe de superposition du champ magnétique stipule que si l’on a
plusieurs objets générant des champs magnétiques, le champ
magnétique résultant en tout point est la somme vectorielle des
contributions individuelles.
Dans ce cas précis, nous allons voir l’équivalent de l’exercice
d’électrostatique avec la sphère chargée contenant un trou, mais cette
fois ci il s’agit d’un cylindre parcouru par un courant I avec une cavité
cylindrique sans courant. Cette configuration de courant correspond au
cas où on a le cylindre grand plein et parcouru par une densité de courant
𝑗 dans le sens positif de l’axe 𝑥 et un petit cylindre (qui correspond au trou) parcouru par la même densité de
courant mais dans la direction −𝑥 . Ainsi dans le trou on aura courant zéro. Le champ magnétique total sera
donné par la somme vectorielle (superposition) du champ créé par le grand cylindre plein + le champ créé par
le petit cylindre mais en tenant compte du sens des courants. Nous allons fixer l’axe Ox sur l’axe du grand
cylindre dans le sens du courant qui sort de la page (de sorte à ce que I1 soit positif, voir figure). Tout comme
dans le cas du champ électrique, la densité de courant doit être la même pour les deux cylindres pleins, tel que
quand on superpose les deux, la densité de courant résultante dans la partie qui réellement est remplie nous

2
donne le courant total I réel et zéro courant dans le trou. Nous pouvons donc commencer par déterminer la
densité de courant électrique de l’objet réel (grand cylindre avec cavité : il suffit de diviser le courant par la
section parcourue, donc
I
j= .
(πa − πb 2 )
2

Les courants seront donc respectivement


! Iπ a2 ! Iπ b2
" " " " 2" "
I 1 = jS1 e x = jπ a2 e x = e x et I 2 = − jS e x = − jπ b e x = − ex .
! (π a − π b )
2 2
!
2
(π a − π b )
2 2

Comme le point d’intérêt se trouve sur l’axe du grand cylindre, nous savons que le courant I1 ne va pas contribuer
au champ magnétique par symétrie. Il reste donc uniquement la contribution du courant I2. Nous pouvons
!" " "
maintenant utiliser la loi d’Ampère #S∫ B ⋅dl = µ0
I 2 . Par la symétrie de notre objet, nous savons que le champ
!2
magnétique aura une unique dépendance du rayon et que sa direction sera déterminée par la règle du tire-bouchon
(voir figure). Cela nous permet finalement d’obtenir :
!" " 2π r " Iπ b2
#S∫ B ⋅dl = B(r) ∫0 dl = 2π rB(r) = µ 0
I 2 = µ 0
(π a2 − π b2 )
! 2

µ0Iπ b2
B(r) =
! 2π r(π a2 − π b2 )
µ0Ib2
et au point qui nous intéresse, r = d donc B(r = d) = = 0.023 T , la direction pointe dans le
! !" 2d( π a2
− π b 2
)
#
sens positif de l’axe Oz (voir figure), donc !B(d) = B(r = d)e z .