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M.A.S.

- Market Analysis & Synthesis


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SPF Santé publique, Sécurité de la Chaîne


alimentaire et Environnement
Enquête sur le climat 2013

Rapport final

Mai 2014

M.A.S. – Etudes de marché sur mesure


COLOPHON

Colophon
SPF Santé publique, Sécurité de la Chaîne alimentaire et Environnement
Commanditaire
Service Changements climatiques

Dirk De Martelaere, directeur


Coordination du projet
Joris Smet, gestionnaire de projet

Joris Smet, gestionnaire de projet

Exécution du projet Nele Van Der Donckt, gestionnaire de projet

Marceau Bernard, collaborateur de projet

Date Mars 2014

Type de document Rapport final

2
TABLE DES MATIERES

Table des matières


1. INTRODUCTION 5

1.1 Structure du rapport d’étude 5

1.2 Contexte de l’étude 5


1.2.1 Contexte général 5
1.2.2 Objectifs 6

2. METHODOLOGIE 7

2.1 Enquête postale 7

2.2 Population et échantillon 8


2.2.1 La population 8
2.2.2 Échantillonnage et échantillon brut 8
2.2.3 Échantillon net 10

2.3 Taux de réponse 11

2.4 Traitement des données 13


2.4.1 Nettoyage des données 13
2.4.2 Qualité des données recueillies 13
2.4.3 Pondération statistique 14
2.4.4 Signification statistique 15

2.5 Notice explicative : interprétation des résultats 16

3. RESULTATS 17

3.1 Profil des répondants 17


3.1.1 Composition familiale 17
3.1.1.1 Situation familiale actuelle 17
3.1.1.2 Nombre d'enfants 17
3.1.2 Travail rémunéré 18
3.1.3 Propriété du logement 18
3.1.4 Possession d'un véhicule 19

3.2 Attitude par rapport aux changements climatiques 20


3.2.1 Préoccupation quant aux changements climatiques 20
3.2.1.1 Préoccupation au sujet des problématiques générales 20
3.2.1.2 Préoccupation quant aux problématiques environnementales 26
3.2.2 Implication 30
3.2.2.1 Implication des différents acteurs 30
3.2.2.2 Perception de la responsabilité 32
3.2.2.3 Intérêt porté à l'environnement et à la problématique environnementale 34

3.3 Connaissances concernant les changements climatiques 35


3.3.1 Conception des changements climatiques 35
3.3.2 L'effet des activités humaines sur les changements climatiques 40
3.3.3 Causes et conséquences des changements climatiques 44
3.3.3.1 Pays 44
3.3.3.2 Conséquences des changements climatiques 46
3.3.4 Connaissances individuelles au sujet des changements climatiques 51
3.3.5 Connaissances des aides financières 53

3.4 Comportement face aux changements climatiques 56

3
TABLE DES MATIERES

3.4.1 Comportement actuel et intentions face à la problématique environnementale 56


3.4.1.1 les Déplacements 56
3.4.1.2 Le ménage 60
3.4.1.3 L'habitation 64
3.4.1.4 Utilisation des aides financières publiques 68
3.4.2 Sensibilisation à la consommation d'énergie 70
3.4.2.1 Critères de sélection 70
3.4.2.2 Importance de la consommation d'énergie 76
3.4.3 Efforts en vue de lutter contre les changements climatiques 78
3.4.3.1 Propres efforts 78
3.4.3.2 Efforts des autorités 80

3.5 Politique climatique 81


3.5.1 La politique climatique internationale 81
3.5.2 La politique climatique belge 85
3.5.3 La vision à long terme des changements climatiques 87
3.5.4 Politique financière 91
3.5.4.1 Priorité en ce qui concerne les aides financières 91
3.5.4.2 Aspects financiers de la politique climatique 97
3.5.5 Influence des pouvoirs publics 102
3.5.5.1 Mesures pour modifier le comportement des citoyens 102
3.5.5.2 Influence des pouvoirs publics sur le comportement des citoyens 104

3.6 Information et communication 105


3.6.1 Information sur la problématique du climat 105
3.6.1.1 Canaux d’information 105
3.6.1.2 Canaux d'information préférés 109
3.6.1.3 Sources d'information 111
3.6.2 Informations sur la politique 115
3.6.2.1 Aides financières 115

4. CONCLUSIONS 117

4
INTRODUCTION

1. Introduction

1.1 Structure du rapport d’étude


Dans le présent chapitre d’introduction, l’étude est située dans son contexte.

Le deuxième chapitre présente la méthodologie utilisée pour l’étude, qui comprend la


composition et le mode de sélection de l’échantillon, l’organisation et le déroulement du travail
de terrain, ainsi que le taux de réponse.

Dans le troisième chapitre, le plus important, les résultats de l’étude sont présentés.

Enfin, les résultats de la présente étude sont résumés dans une conclusion générale.

1.2 Contexte de l’étude

1.2.1 Contexte général

En répétant une enquête publique qui a déjà été réalisée à deux reprises, le Service Changements
climatiques souhaite en savoir davantage sur l’évolution (entre 2005 et 2013) de trois aspects, à
savoir 1) les connaissances du grand public belge sur la problématique du climat, 2)
l’interprétation subjective et 3) l’attitude personnelle / la disposition à agir soi-même.

Les connaissances ainsi rassemblées doivent servir d’outil d’évaluation au Service Changements
climatiques et lui permettre d’organiser de manière optimale de futures campagnes.

5
INTRODUCTION

1.2.2 Objectifs

En organisant une enquête publique, le Service Changements climatiques du SPF Santé publique,
sécurité de la chaîne alimentaire et environnement souhaitait en savoir davantage sur les
connaissances du grand public belge au sujet de la problématique du climat, sur l'interprétation
subjective de celle-ci, ainsi que sur l'attitude personnelle et la disposition à agir soi-même.

En ce qui concerne les connaissances sur la problématique du climat, nous souhaitions


notamment savoir si le citoyen ordinaire connaît les grands défis qui se posent et les causes de
l'effet de serre. Monsieur tout le monde connaît-il l’incidence de son propre mode de vie ? Sait-il
ce que prévoit la politique concernant la problématique du climat, où il peut trouver des
informations et quels sont les moyens pour obtenir des subventions, des primes et réductions
fiscales ?

Il importait par ailleurs d’examiner ce que pense le grand public de la problématique des
changements climatiques. Est-elle considérée comme une urgence et comment évalue-t-on les
initiatives des autorités par rapport aux changements climatiques. Règne-t-il, au sein de la
population, le sentiment que chacun peut contribuer à influencer les changements climatiques de
manière positive ?

Enfin, le Service Changements climatiques souhaitait savoir dans quelle mesure le citoyen
ordinaire est prêt à s’engager. Est-on prêt, par exemple, à faire soi-même des efforts au niveau de
la mobilité ou dans son propre ménage ? Est-on disposé, dans cette optique, à consentir des
efforts financiers et, si oui, lesquels ?

D'une part, le Service Changements climatiques souhaite utiliser les informations recueillies pour
pourvoir organiser au mieux de futures campagnes. Ces informations lui permettront de mieux
évaluer comment il peut miser de manière optimale sur les sensibilités existantes, quel type de
message sera le plus efficace, comment présenter et personnaliser ce message. Il faut par ailleurs
clairement établir comment inciter la population à agir.

D'autre part, les informations recueillies ont également de l'importance en tant qu'instrument
d'évaluation. Si l'enquête se répète avec une certaine régularité, elle permet de dresser un
tableau des évolutions dans ce domaine. En d'autres termes, elle permet d'évaluer les progrès qui
ont été réalisés depuis 2005 et 2009.

6
METHODOLOGIE

2. Méthodologie
L'étude a été réalisée conformément aux précédentes études sur le climat, effectuées en 2005 et
2009. Le Service Changements climatiques du SPF Santé publique, Sécurité de la Chaîne
alimentaire et Environnement a choisi l'enquête postale avec possibilité de participer par internet.

2.1 Enquête postale


La présente étude se fonde sur une enquête écrite normalisée dans laquelle tant la formulation
que l'ordre des questions est fixe, le but étant d'obtenir une manière uniforme d'interroger les
participants.

Comme pour les précédentes éditions de l'étude sur le climat, cette enquête a été réalisée par
voie postale. Compte tenu des différents avantages de cette méthode d'enquête, il s'agit de la
manière la plus indiquée pour interroger les citoyens sur ce thème. Les avantages de l'enquête
postale sont les suivants :

 tous les citoyens ayant un domicile, il est possible d'atteindre l'ensemble du groupe cible
en utilisant cette méthode ;
 le répondant peut remplir le questionnaire à un moment qui lui convient ;
 l'enquête postale est relativement bon marché.

Un inconvénient éventuel de l'enquête postale réside dans un taux de réponse parfois faible. Pour
obtenir malgré tout un taux de réponse satisfaisant, quelques mesures destinées à accroître ce
taux ont été prises comme l'utilisation d'un questionnaire visuellement attrayant et le recours à
une lettre d'accompagnement et à une lettre de rappel.

À l'aide du code d'identification qui figurait dans la lettre d'accompagnement, le questionnaire


pouvait également être rempli en ligne.

Le colis postal contenait également une enveloppe pour renvoyer le questionnaire complété. Il
s'agissait d'une enveloppe au format A5 sur laquelle figurait l'adresse du bureau d'étude et la
mention « port payé par le destinataire ».

Le questionnaire était imprimé sur du papier recyclé pour souligner auprès des répondants que le
Service Changements climatiques assume également sa responsabilité quotidienne pour
préserver notre environnement.

7
METHODOLOGIE

2.2 Population et échantillon

2.2.1 La population

La population se compose de tous les belges âgés de 16 à 75 ans.

2.2.2 Échantillonnage et échantillon brut

L'enquête a été envoyée à des habitants âgés de 16 à 75 ans. Ces habitants ont été sélectionnés
de manière aléatoire à partir de leurs coordonnées. Celles-ci sont nécessaires pour l'envoi des
formulaires de l'enquête, l'enregistrement des participants et l'envoi d'un rappel aux personnes
n'ayant pas répondu.

Les participants qui sont sélectionnés NE sont PAS interrogés au préalable par téléphone quant à
leur volonté de participer à l'enquête.

Pour éviter que:

 l’échantillon final ne soit pas suffisant pour arriver au nombre d’enquêtes à réaliser
 l'échantillon final soit faussé (biaisé) par une sous-représentation de certaines
tranches d'âge (combinée ou non avec le sexe) ;

... nous avons travaillé avec un échantillon en deux étapes. Concrètement, cette méthode de
travail implique que, sur la base des taux de réponse des précédentes enquêtes sur le climat
(2005 et 2009), un premier échantillon a été sélectionné pour chaque combinaison âge/sexe pour
chacune des 3 régions (Région de Bruxelles-Capitale, Flandre et Wallonie).

Ensuite, pour chacune des 3 régions le taux de réponse a été examiné, ainsi que le taux de
réponse total pour chaque combinaison âge/sexe. Sur la base de ces taux de réponse, nous avons
sélectionné un deuxième échantillon.

Par conséquent, nous contrôlons ainsi trois paramètres [région (N=3) et âge (N=6) x sexe (N=2)].
D'un point de vue scientifique, cette manière de travailler est supérieure à la méthode
d'échantillonnage classique.

On l'appelle échantillonnage aléatoire stratifié avec une base d'échantillonnage connue.

Le tableau ci-dessous montre le nombre de répondants que nous avons dû approcher pour
atteindre l'objectif poursuivi de 1 500 enquêtes. Par échantillon brut ou échantillon théorique,
nous entendons les éléments qui ont été sélectionnés pour l'étude. En d'autres termes,
l'échantillon brut se compose de tous les habitants qui ont reçu un questionnaire dans leur boîte
aux lettres.

Au total, 6 562 habitants ont été invités à participer à l'enquête sur le climat.

8
METHODOLOGIE

Tableau 1: Échantillonnage

Population
Échantillon brut
(1 janvier 2010)

Sexe
Hommes 3.995.993 3.208
Femmes 4.032.969 3.354

Age
16-25 ans 1.322.165 1.131
26-35 ans 1.397.496 1.436
36-45 ans 1.565.370 1.542
46-55 ans 1.562.814 1.106
56-65 ans 1.284.481 736
66-75 ans 896.636 613

Région
Bruxelles-Capitale 766.550 748
Flandre 4.609.743 3.272
Wallonie 2.533.358 2.544

TOTAL 8.028.962 6.562

9
METHODOLOGIE

2.2.3 Échantillon net

Par échantillon net, nous entendons toujours la base signalée. Elle correspond au nombre
d'enquêtes valides « en fin de course », en l'occurrence le nombre d'enquêtes qui seront traitées
et intégrées dans le rapport. Seules ces enquêtes valides forment la base signalée. Pour cette
étude, la base signalée compte 1 510 enquêtes valides.

Le tableau ci-dessous montre la répartition de l'échantillon entre le sexe, l'âge et la région.

Tableau 2: Distribution d'échantillonnage net

Échantillon brut Échantillon net

Sexe
Hommes 3.208 746
Femmes 3.354 764

Age
16-25 ans 1.131 175
26-35 ans 1.436 238
36-45 ans 1.542 310
46-55 ans 1.106 330
56-65 ans 736 267
66-75 ans 613 190

Région
Bruxelles-Capitale 748 152
Flandre 3.272 878
Wallonie 2.544 480

TOTAL 6.562 1.510

L'échantillon a notamment été délimité sur la base de l'âge, avec 16 ans comme limite inférieure
et 75 ans comme limite supérieure. L'âge moyen des participants à l'étude est de 44 ans. Nous
signalons que, pour la description sociodémographique des répondants, des données non
pondérées ont été utilisées.

10
METHODOLOGIE

2.3 Taux de réponse


Le taux de réponse correspond au rapport entre l'échantillon net et l'échantillon brut. Le taux de
réponse total pour l'enquête sur le climat de 2013 est de 23 %.

Comme il ressort du graphique ci-dessous, le taux de réponse augmente avec l'âge ; par ailleurs la
Flandre obtient de meilleurs chiffres que Bruxelles et la Wallonie.

Tableau 3: Taux de réponse


Échantillon brut Échantillon net Taux de réponse
Sexe N N %
Hommes 3.208 746 23%
Femmes 3.354 764 23%
Age
16-25 ans 1.131 175 15%
26-35 ans 1.436 238 17%
36-45 ans 1.542 310 20%
46-55 ans 1.106 330 30%
56-65 ans 736 267 36%
66-75 ans 613 190 31%
Région
Bruxelles-Capitale 748 152 20%
Flandre 3.272 878 27%
Wallonie 2.544 480 19%
TOTAL 6.562 1.510 23%

11
METHODOLOGIE

18 % des réponses ont été enregistrées par internet. La combinaison du formulaire papier (papi)
avec la possibilité de remplir ce formulaire en ligne (cawi) a été fortement bénéfique compte tenu
du profil des répondants, du fait de la très grande complémentarité de ces deux méthodes. Les
jeunes et les hommes ont davantage répondu à l'enquête par internet.

Figure 1: Méthode de retour

100%
16% 9%
18% 24% 18%
80%

60% Cawi
84% 91%
40% 82% 76% 82%
Papi
20%

0%
Hommes Femmes 16-35 ans 36-55 ans 56-75 ans
Sexe Age

Le travail de terrain s'est déroulé entre le 4 septembre et le 7 novembre (10 semaines). Le


graphique ci-dessous montre l'évolution (cumulée) du nombre d'enquêtes reçues, par semaine.

Figure 2: Réponse cumulative

Envoi vague1 Rappel vague1 Envoi vague2 Rappel vague2


(N=3830) (N=3261) (N=2734) (N=2327)

1600

1400

1200

1000

800

600

400

200

0
S1-02/09 S2-09/09 S3-16/09 S4-23/09 S5-30/09 S6-07/10 S7-14/10 S8-21/10 S9-28/10 S10-04/11

PAPI CAWI PAPI cumulative CAWI cumulative Total

12
METHODOLOGIE

2.4 Traitement des données

2.4.1 Nettoyage des données

Par nettoyage des données, on entend « l'optimalisation de la matrice de données pour la rendre
aussi correcte et complète que possible ». À cet effet, le principe de précaution est d'usage et
consiste à éviter autant que possible que les réponses doivent être interprétées ou qu'elles soient
interprétées de manière erronée.

Premièrement, le fichier de données a été épuré, c'est-à-dire que les enquêtes incomplètes ont
été retirées de la base de données.

Après cette opération, la cohérence des réponses et les schémas de réponse ont été examinés. Il
s'agit notamment de repérer les contradictions, de vérifier s'il convenait effectivement de
répondre aux questions auxquelles il a été répondu, etc. Dans ce contexte, il y a lieu de souligner
que la structure d'importation des données, avec les questions, filtres et règles conditionnels qui
s'y rapportent, est aussi un instrument permettant de veiller à ce que cette cohérence soit
maximale.

En ce qui concerne les questions fermées et les questions ouvertes avec des possibilités de
réponse pré-encodées, elles sont déjà encodées au moyen des étiquettes de valeur
correspondantes. Les réponses dans les catégories résiduelles (comme « autres ») sont traitées en
deux étapes. Premièrement, les réponses sont reprises dans le tableau sous la forme d'une chaîne
de caractères, répertoriées et corrigées, ce qui permet d'examiner ce que les personnes
interrogées répondent exactement et la manière dont elles formulent ces réponses. Ensuite, ces
réponses sont à nouveau encodées et l'on cherche à établir des catégories de réponses.

2.4.2 Qualité des données recueillies

Une enquête doit satisfaire à un certain nombre de critères avant qu'elle ne soit retenue comme
une enquête valide. Seules ces enquêtes valides forment la base signalée.

Ci-dessous figurent quelques exemples de ces critères :


 au moins 90 % des variables caractéristiques doivent être complètes et correctes ;
 au moins 90 % d'une série d'éléments appelant normalement une réponse doivent avoir
fait l'objet d'une réponse ;
 au moins 90 % des questions pertinentes doivent avoir fait l'objet d'une réponse.
1

En général, les enquêtes extraites semblent être très complètes. Le nombre de réponses
manquantes par question est donc très limité.

1
Données sociodémographiques (âge, sexe, niveau d'éducation, région)

13
METHODOLOGIE

2.4.3 Pondération statistique

Pour que l'on puisse formuler des interprétations représentatives de l'ensemble de la population
belge sur la base d'un échantillon net réparti de manière représentative qui soit le reflet parfait de
la situation réelle, des facteurs de pondération sont utilisés.

Nous indiquons ci-dessous, pour les différentes catégories de population, la répartition prévue, la
répartition qui ressort des enquêtes reçues et la répartition après pondération. La pondération a
été minimale et, comme indiqué précédemment, essentiellement destinée, en ce qui concerne la
variable « taux d'urbanisation », à donner davantage de poids aux petites localités et, en ce qui
concerne la variable « niveau d'éducation », à donner davantage de poids aux personnes les
moins instruites et moins de poids aux personnes les plus instruites.

Cette pondération est conforme à celles de 2005 et de 2009, où nous avions également constaté
que le seuil de participation à une enquête restait plus élevé pour les personnes les moins
instruites que pour les personnes les plus instruites.

Tableau 4: Pondération
Prévu Atteint Pondération
Sexe N N %
Hommes 746 746 49%
Femmes 754 764 51%
Age
16-25 ans 245 175 16%
26-35 ans 264 238 18%
36-45 ans 304 310 20%
46-55 ans 285 330 19%
56-65 ans 224 267 15%
66-75 ans 178 190 12%
Région
Bruxelles-Capitale 144 152 8%
Flandre 875 878 60%
Wallonie 481 480 33%
Urbanisation
5 grandes villes 385 455 25%
Villes 220 228 15%
Petites localités 430 329 29%
Zones rurales 462 498 31%
Éducation
École primaire 172 70 12%
Secondaire inférieur 338 214 22%
Secondaire supérieur professionnel 141 218 10%
Secondaire supérieur général 426 223 28%
Enseignement supérieur 300 456 20%
Enseignement universitaire 123 305 8%

14
METHODOLOGIE

2.4.4 Signification statistique

Dans le présent rapport, les résultats sont exprimés par rapport au total de l'échantillon, à savoir
tous les Belges qui ont participé à l'enquête sur le climat.

Ensuite, les résultats de certains sous-groupes ont été comparés :


 sexe
 âge
 niveau d'éducation
 région
 taux d'urbanisation

On parle de différence statistiquement significative, par exemple entre hommes et femmes,


lorsque cette différence ne peut (presque) pas être le fait du hasard. Significatif à un degré de
fiabilité de 95 % signifie que la probabilité pour que la différence soit due au hasard est de 5 %.
Toutes les différences significatives au niveau du sexe, de l'âge, du niveau d'éducation, de la
région et du taux d'urbanisation sont examinées dans le texte.

Nous souhaitons, au moyen de tableaux, examiner si, pour certains résultats, il existe des
différences significatives en fonction des sous-groupes cités.

Dans l'exemple ci-dessous, on compare la mesure dans laquelle les répondants ont connaissance
de l'aide financière des pouvoirs publics pour l'isolation selon l'âge des répondants. Dans la
dernière colonne figurent les groupes (d'âge) qui se démarquent significativement les uns des
autres. Concrètement, dans notre exemple, on constate que les 36-55 ans sont significativement
mieux informés (87,3 %) que les 16-35 ans (80,6 %). Cette constatation s'exprime dans la dernière
colonne sous la forme «1/2 », c'est-à-dire que le groupe 1 (16-35 ans) se différencie
significativement du groupe 2 (36-55 ans).

Différences
Pourcentage
significatives
Age 16-35 ans (1) 36-55 ans (2) 56-75 ans (3)
Isolation (toit, sol, murs) 80,6% 87,3% 85,7% 1/2

On constate que la signification est liée à la taille de l'échantillon. Plus celle-ci est grande, plus les
résultats sont significatifs dans des conditions inchangées.

15
METHODOLOGIE

2.5 Notice explicative : interprétation des


résultats
Avant que nous examinions les résultats à proprement parler de l'enquête actuelle sur le climat, il
est utile de donner davantage d'explications sur la manière d'interpréter/de lire les résultats et
graphiques. Ci-dessous figurent quelques remarques générales concernant l'interprétation des
résultats.

Remarques générales

1. Pour les questions à réponse unique, c'est-à-dire celles qui ne peuvent faire l'objet que
d'une réponse, le total des pourcentages des différentes possibilités de réponse doit
normalement être 100. En raison des arrondis, de légers écarts sont possibles, c'est-à-
dire que la somme des pourcentages peut être égale à 99 ou à 101.

2. Certaines questions du questionnaire sont des questions à réponses multiples, par


exemple la question « Indiquez par quels canaux vous avez reçu des informations à
propos des changements climatiques ? ». Cela signifie que le répondant peut donner
plusieurs réponses. Par conséquent, le pourcentage total (donc la somme des
pourcentages des différentes possibilités de réponse) peut être supérieur à 100.

3. Certaines questions ne sont pas posées à tous les répondants, par exemple, la question
« Si vous êtes au courant de ces aides financières accordées par les pouvoirs publics
(réduction d’impôt ou prime), par quels canaux en avez-vous été informé ? » ne s'adresse
qu'aux personnes qui sont au courant de ces aides financières. Le nombre de répondants
concernés par la question est toujours indiqué en-dessous des tableaux et graphiques
(par exemple « Base : tous les répondants au courant des aides financières accordées par
les autorités (N=1388) ». Les pourcentages indiqués sont donc calculés sur la base des
répondants effectifs, dont le nombre figure toujours sous le graphique.

4. Pour un certain nombre de questions, les répondants pouvaient répondre au moyen


d'une échelle à quatre ou cinq points, par exemple pour la question concernant la
mesure dans laquelle le répondant est préoccupé par la problématique
environnementale. Pour faciliter l'interprétation de ce type de questions, nous avons
regroupé les possibilités de réponse. Plus précisément, nous prenons les deux meilleurs
scores (dits « TOP2 », par exemple « très préoccupé(e) » et « préoccupé(e) ») et les deux
scores les moins bons (dits « BOTTOM2 », par exemple « pas préoccupé(e) » et « pas du
tout préoccupé(e) »).

16
RESULTATS – PROFIL DES REPONDANTS

3. Résultats
3.1 Profil des répondants
Dans un premier volet du présent rapport, nous esquissons le profil de nos répondants. De cette
manière, nous fournissons un cadre dans lequel certains résultats pourront être interprétés
ultérieurement. Les aspects suivants sont abordés successivement : composition familiale,
situation sur le marché du travail, propriété du logement et possession d'un véhicule.

3.1.1 Composition familiale

3.1.1.1 SITUATION FAMILIALE ACTUELLE

La majorité des Belges interrogés sont mariés ou cohabitants (66 %). 17 % sont célibataires et
15 % vivent chez leurs parents ou dans la famille.

Figure 3 – Question 32: Parmi les descriptions suivantes,


pouvez-vous indiquer celle qui correspond le mieux à votre situation actuelle ?

2% 15%

Vivant chez parents ou famille


17%
Seul
Marié(e) / cohabitant(e)

66% Autre

Base: tous les répondants (N=1510) – ‘missings’ non compris.

3.1.1.2 NOMBRE D'ENFANTS

Deux répondants sur trois ont au moins un enfant.

Figure 4 – Question 33: Combien d’enfants avez-vous ?

22%
1 enfant
2 enfants
Pas d'enfants; Enfants; 67%
33% 28% 3 enfants
4 enfants ou plus
12%
5%

Base: tous les répondants (N=1510) – ‘missings’ non compris.

17
RESULTATS – PROFIL DES REPONDANTS

3.1.2 Travail rémunéré

Près de six Belges sur dix dans la tranche d'âge des 16-75 ans exerçaient un travail rémunéré
(47 % à temps plein, 12 % à temps partiel) au moment du sondage.

Figure 3 - Question 35: Avez-vous un emploi rémunéré pour le moment ?

41%
47% Oui, j'exerce une activité
principale à temps plein
Oui, j'exerce une activité
principale à temps partiel
Non, je n'ai pas d'activité
rémunérée

12%

Base: tous les répondants (N=1510) – ‘missings’ non compris.

3.1.3 Propriété du logement

Environ un répondant sur cinq (21 %) est locataire de son logement. Près de huit sondés sur dix
(79 %) sont propriétaires de leur logement.

Figure 4 – Question 28:


Êtes-vous propriétaire ou locataire du logement que vous occupez à titre principal ?

21%

Locataire

Propriétaire

79%

Base: tous les répondants (N=1510) – ‘missings’ non compris.

18
RESULTATS – PROFIL DES REPONDANTS

3.1.4 Possession d'un véhicule

La grande majorité des ménages (91 %) possède au moins un véhicule. 86 % des ménages
possèdent au moins un véhicule privé. Près d'un Belge sur cinq (19 %) possède (également) une
voiture de fonction. Chaque année, le Belge parcourt en moyenne 18 020 km à titre privé avec
2
son ou ses véhicules .

Figure 5 – Question 29: De combien de voitures dispose votre ménage ?


Parmi celles-ci, combien sont des voitures de société ?

Voitures de ménage 14% 53% 29% 4%

Voitures de sociétés 81% 17% 2%

Total de voitures 9% 46% 37% 8%

0% 20% 40% 60% 80% 100%

0 1 2 >2

Base: tous les répondants (N=1510) – ‘missings’ non compris.

2
Nombre de kilomètres parcourus à titre privé chaque année avec l'ensemble des véhicules.

19
RESULTATS – ATTITUDE PAR RAPPORT AUX CHANGEMENTS CLIMATIQUES

3.2 Attitude par rapport aux changements


climatiques
3.2.1 Préoccupation quant aux changements climatiques
3.2.1.1 PREOCCUPATION AU SUJET DES PROBLEMATIQUES GENERALES

Dans un premier volet du présent rapport d'étude, nous examinons dans quelle mesure la
problématique environnementale et, en particulier les changements climatiques, suscitent de
l'inquiétude chez les Belges. La première question de l'enquête sur le climat portait sur les
préoccupations des Belges quant aux diverses problématiques générales.

On constate que la plus grande préoccupation concerne l'environnement : 75 % des Belges se


déclarent (très) préoccupés par l'environnement. Les problèmes de santé (72 %) et l'insécurité
(66 %) complètent le trio de tête des problématiques les plus inquiétantes. En comparaison avec
les précédentes études sur le climat (2005 et 2009), on note à chaque fois une (très) légère
diminution en ce qui concerne l'importance des préoccupations quant à l'environnement.

Toutefois, il est possible qu’il existe un biais lié au fait que le commanditaire de l’enquête soit la
DG Environnement du SPF Santé publique. En effet, cela pourrait avoir une influence sur la
manière dont les personnes ont répondu à la question.

20
RESULTATS – ATTITUDE PAR RAPPORT AUX CHANGEMENTS CLIMATIQUES

Figure 6 – Question 1 : Vous trouverez ci-dessous une liste de sujets dont certaines personnes disent se
préoccuper. Pouvez-vous indiquer dans quelle mesure vous vous en souciez personnellement ?

TOP2 BOTTOM2
05 09 13 05 09 13
% % % % % %
Environnement 81 76 75 29% 47% 21% 4% 4 4 4

Problèmes de santé (SIDA, cancer, …) 79 74 72 28% 44% 23% 5% 5 5 5

Insécurité 65 60 66 23% 42% 23% 10% 9 11 11

Chômage 67 64 65 20% 44% 24% 9% 10 15 11

Pauvreté, exclusion sociale 66 63 63 20% 44% 27% 8% 11 13 9

Pauvreté dans le monde 64 59 61 18% 43% 31% 7% 16 17 9

L'épuisement des sources d'énergie -- -- 60 21% 39% 28% 10% -- -- 15

Immigration et intégration 53 48 60 27% 33% 26% 11% 16 20 14

Terrorisme 66 48 59 25% 34% 26% 12% 3% 13 22 15

Droits de l'homme 63 57 56 15% 41% 35% 8% 9 11 9

Croissance économique 56 52 55 13% 43% 34% 10% 13 15 11

Drogue 66 55 54 20% 34% 28% 13% 5% 14 20 18

Sécurité alimentaire 63 53 54 19% 35% 29% 14% 3% 16 18 17

Mobilité 46 41 44 11% 33% 39% 16% 19 24 17

Vieillissement de la population 42 37 40 10% 30% 38% 18% 3% 24 28 22

0% 20% 40% 60% 80% 100%


Très préoccupé(e) Préoccupé(e) Entre les deux Pas préoccupé(e) Pas du tout préoccupé(e)

Base: tous les répondants (N=1510) – ‘missings’ non compris.

21
RESULTATS – ATTITUDE PAR RAPPORT AUX CHANGEMENTS CLIMATIQUES

Le degré de préoccupation à l'égard des éléments cités est influencé par certains facteurs
personnels et environnementaux, notamment le sexe, l'âge, le niveau d'éducation, la région de
résidence et le niveau d'urbanisation de cette région.

En ce qui concerne le sexe des répondants, il apparaît que les femmes sont généralement plus
préoccupées que les hommes, sauf pour la mobilité et l'épuisement des sources d'énergie.

Les Belges se trouvant dans la tranche d'âge supérieure (de 56 à 75 ans) sont en général
davantage préoccupés par les différents aspects que les Belges dans la tranche d'âge inférieure
(16-35 ans).

Le niveau d'éducation du Belge influence également fortement l'importance des préoccupations


exprimées à l'égard des différents aspects. De manière générale, on constate que ce sont les
Belges ayant plutôt un faible niveau d'éducation qui se soucient le plus des différents aspects, la
différence étant la plus flagrante par rapport aux Belges possédant un diplôme de l'enseignement
supérieur, et en particulier un diplôme universitaire. Pour deux aspects, on note une tendance
inverse : les Belges les plus qualifiés (diplôme universitaire) sont davantage préoccupés par
l'environnement et les droits de l'homme que les Belges faiblement instruits.

La région de résidence influence également l'inquiétude à l'égard d'un certain nombre d'aspects ;
ainsi les Wallons expriment, en général, une plus grande préoccupation que les Flamands. Les
Belges habitant dans la Région de Bruxelles-Capitale se situent d'ordinaire entre les Flamands et
les Wallons en ce qui concerne les diverses préoccupations sans s'en écarter fortement, à
l'exception des aspects liés au vieillissement de la population et à la mobilité. S'ils s'inquiètent
moins que les Flamands et les Wallons en ce qui concerne le vieillissement de la population, ils
sont bien plus préoccupés que ces derniers par la mobilité.

Enfin, on note encore un certain nombre de différences importantes en fonction de l'urbanisation


de la région de résidence, les Belges vivant dans une grande ville-centre exprimant de manière
générale de plus fortes inquiétudes en ce qui concerne l'insécurité, les droits de l'homme et la
mobilité.

22
RESULTATS – ATTITUDE PAR RAPPORT AUX CHANGEMENTS CLIMATIQUES

Tableau 5: Q1, différences significatives en fonction des groupes cibles


Différences
Pourcentages
significatives
Sexe Hommes (1) Femmes (2)
Pas (du tout) préoccupé(e) 10,6% 7,6%
Pauvreté dans le
Entre les deux 41,2% 34,9% 1/2
monde
(Très) préoccupé(e) 48,2% 57,5% 1/2
Pas (du tout) préoccupé(e) 7,3% 3,3% 1/2
Environnement Entre les deux 27,8% 30,3%
(Très) préoccupé(e) 64,9% 66,5%
Pas (du tout) préoccupé(e) 11,7% 8,2% 1/2
Droits de l’homme Entre les deux 43,5% 39,9%
(Très) préoccupé(e) 44,8% 52,0% 1/2
Pas (du tout) préoccupé(e) 8,8% 4,4% 1/2
Problèmes de
Entre les deux 31,9% 31,7%
santé
(Très) préoccupé(e) 59,2% 63,9%
Pas (du tout) préoccupé(e) 19,4% 14,7% 1/2
Terrorisme Entre les deux 36,8% 34,9%
(Très) préoccupé(e) 43,8% 50,5% 1/2
Pas (du tout) préoccupé(e) 15,9% 20,1% 1/2
Mobilité Entre les deux 42,2% 46,6%
(Très) préoccupé(e) 42,0% 33,3% 1/2
Pas (du tout) préoccupé(e) 15,1% 9,8% 1/2
L’épuisement des
Entre les deux 33,6% 39,1%
sources d’énergie
(Très) préoccupé(e) 51,3% 51,1%

Age 16-35 ans (1) 36-55 ans (2) 56-75 ans (3)
Pas (du tout) préoccupé(e) 15,0% 11,3% 6,0% 1/3, 2/3
Insécurité Entre les deux 25,2% 23,3% 21,9%
(Très) préoccupé(e) 59,8% 65,3% 72,1% 1/3
Pas (du tout) préoccupé(e) 14,2% 9,6% 5,0% 1/3, 2/3
Pauvreté,
Entre les deux 39,7% 32,1% 32,7%
exclusion sociale
(Très) préoccupé(e) 46,1% 58,2% 62,3% 1/2, 1/3
Pas (du tout) préoccupé(e) 14,7% 13,4% 7,5% 1/3, 2/3
Chômage Entre les deux 33,6% 30,1% 29,4%
(Très) préoccupé(e) 51,7% 56,5% 63,1% 1/3
Pas (du tout) préoccupé(e) 12,1% 9,5% 5,1% 1/3
Pauvreté dans le
Entre les deux 31,6% 42,4% 39,4% 1/2
monde
(Très) préoccupé(e) 56,3% 48,0% 55,5% 1/2
Pas (du tout) préoccupé(e) 19,2% 9,3% 5,5% 1/2, 1/3
Croissance
Entre les deux 35,4% 37,8% 44,7% 1/3
économique
(Très) préoccupé(e) 45,6% 52,9% 49,9%
Pas (du tout) préoccupé(e) 15,0% 9,4% 5,3% 1/2, 1/3
Droits de l’homme Entre les deux 41,6% 42,8% 40,3%
(Très) préoccupé(e) 43,4% 47,7% 54,4% 1/3
Pas (du tout) préoccupé(e) 25,4% 15,2% 11,5% 1/2, 1/3
Drogue Entre les deux 41,9% 38,0% 29,6% 1/3
(Très) préoccupé(e) 32,6% 46,8% 59,0% 1/2, 1/3, 2/3
Pas (du tout) préoccupé(e) 22,6% 16,8% 9,8% 1/2, 2/3
Terrorisme Entre les deux 35,0% 36,8% 35,3%
(Très) préoccupé(e) 42,4% 46,4% 55,0% 1/3
Pas (du tout) préoccupé(e) 26,9% 20,2% 17,2% 1/3
Vieillissement de
Entre les deux 40,8% 44,8% 46,2%
la population
(Très) préoccupé(e) 32,3% 35,0% 36,6%
Pas (du tout) préoccupé(e) 25,8% 18,1% 10,3% 1/2, 1/3, 2/3
Mobilité Entre les deux 43,1% 42,8% 47,9%
(Très) préoccupé(e) 31,1% 39,1% 41,7% 1/2, 1/3
Pas (du tout) préoccupé(e) 19,9% 17,5% 10,7% 1/3, 2/3
Immigration et
Entre les deux 34,8% 38,2% 38,2%
intégration
(Très) préoccupé(e) 45,3% 44,2% 51,1%
Pas (du tout) préoccupé(e) 26,8% 18,1% 10,2% 1/2, 1/3, 2/3
Sécurité
Entre les deux 37,9% 34,0% 39,1%
alimentaire
(Très) préoccupé(e) 35,3% 47,9% 50,7% 1/2, 1/3

23
RESULTATS – ATTITUDE PAR RAPPORT AUX CHANGEMENTS CLIMATIQUES

Différences
Pourcentages
significatives
École Sec. Sec. prof. Sec. Supérieur
Univ.
Education primaire Inférieur supérieur supérieur non univ.
(6)
(1) (2) (3) (4) (5)
Pas (du tout) préoccupé(e) 0,0% 11,6% 7,1% 10,7% 11,3% 26,6% 2-5/6
Insécurité Entre les deux 32,3% 16,9% 27,1% 22,0% 25,1% 27,3% 1/2
(Très) préoccupé(e) 67,7% 71,5% 65,8% 67,3% 63,6% 46,1% 1-5/6
Pas (du tout) préoccupé(e) 6,5% 8,5% 9,4% 10,2% 16,0% 17,5% 1/5
Chômage Entre les deux 29,7% 22,9% 23,6% 21,8% 25,8% 23,5%
(Très) préoccupé(e) 63,8% 68,6% 67,0% 68,0% 58,2% 59,0%
Pas (du tout) préoccupé(e) 8,3% 10,9% 5,4% 10,0% 13,6% 19,1% 3/6
Croissance
Entre les deux 39,5% 30,4% 34,9% 32,2% 35,0% 33,0%
économique
(Très) préoccupé(e) 52,1% 58,7% 59,7% 57,8% 51,5% 47,9%
Pas (du tout) préoccupé(e) 2,0% 6,1% 3,6% 4,8% 2,0% 3,3%
Environnement Entre les deux 23,2% 22,7% 26,3% 19,6% 18,7% 11,3% 3/6
(Très) préoccupé(e) 74,8% 71,2% 70,1% 75,6% 79,3% 85,4% 2/6, 3/6
Pas (du tout) préoccupé(e) 2,8% 12,1% 10,5% 8,9% 10,7% 6,6% 1/2, 1/5
Droits de l’homme Entre les deux 39,3% 36,9% 37,3% 36,5% 30,3% 26,3%
(Très) préoccupé(e) 57,9% 50,9% 52,1% 54,6% 59,0% 67,1% 2/6
Pas (du tout) préoccupé(e) 5,9% 3,7% 5,3% 6,1% 4,1% 6,8%
Problèmes de
Entre les deux 31,3% 19,0% 17,7% 24,7% 21,5% 26,9% 1/2
santé
(Très) préoccupé(e) 62,9% 77,3% 77,0% 69,1% 74,4% 66,2% 1/2
Pas (du tout) préoccupé(e) 11,6% 13,4% 18,2% 18,6% 19,0% 32,2% 1/6, 2/6, 4/6
Drogue Entre les deux 21,8% 20,9% 26,6% 31,8% 32,6% 33,2% 2/4, 2/5
(Très) préoccupé(e) 66,6% 65,6% 55,2% 49,5% 48,5% 34,6% 1-2/4-6, 3/6
Pas (du tout) préoccupé(e) 4,6% 9,1% 14,0% 16,5% 18,1% 33,3% 1-2/4-5, 1-5/6
Terrorisme Entre les deux 25,4% 22,4% 26,5% 24,4% 28,0% 35,8%
(Très) préoccupé(e) 69,9% 68,5% 59,5% 59,1% 53,9% 31,0% 1-2/5-6, 3-5/6
Pas (du tout) préoccupé(e) 8,2% 23,0% 21,8% 27,6% 19,5% 24,4% 1/2-6
Vieillissement de
Entre les deux 45,4% 37,3% 42,3% 34,3% 37,9% 34,9%
la population
(Très) préoccupé(e) 46,4% 39,6% 36,0% 38,1% 42,7% 40,7%
Pas (du tout) préoccupé(e) 11,0% 11,9% 9,5% 16,5% 12,5% 19,0%
Immigration et
Entre les deux 29,1% 23,8% 25,7% 22,7% 34,1% 25,3% 4/5
intégration
(Très) préoccupé(e) 59,9% 64,3% 64,9% 60,9% 53,4% 55,7%
Pas (du tout) préoccupé(e) 9,2% 13,9% 10,0% 8,3% 15,5% 16,9% 4/5
L’épuisement des
Entre les deux 24,9% 25,3% 30,8% 28,0% 31,7% 25,6%
sources d’énergie
(Très) préoccupé(e) 65,9% 60,8% 59,1% 63,7% 52,8% 57,5%

Région Flandre (1) Bruxelles-Capitale (2) Wallonie (3)


Pas (du tout) préoccupé(e) 13,1% 9,9% 6,9% 1/3
Insécurité Entre les deux 24,5% 21,6% 21,9%
(Très) préoccupé(e) 62,4% 68,5% 71,2% 1/3
Pas (du tout) préoccupé(e) 11,9% 5,7% 6,0% 1/3
Pauvreté,
Entre les deux 36,8% 38,9% 29,4% 1/3
exclusion sociale
(Très) préoccupé(e) 51,3% 55,4% 64,6% 1/3
Pas (du tout) préoccupé(e) 19,5% 30,7% 22,6% 1/2
Vieillissement de
Entre les deux 44,0% 44,4% 43,9%
la population
(Très) préoccupé(e) 36,5% 24,9% 33,4%
Pas (du tout) préoccupé(e) 20,4% 11,8% 15,0%
Mobilité Entre les deux 43,4% 37,2% 48,4%
(Très) préoccupé(e) 36,2% 51,0% 36,7% 1/2, 2/3
Pas (du tout) préoccupé(e) 22,0% 16,7% 11,3% 1/3
Sécurité
Entre les deux 36,4% 33,4% 38,5%
alimentaire
(Très) préoccupé(e) 41,6% 49,9% 50,2% 1/3

24
RESULTATS – ATTITUDE PAR RAPPORT AUX CHANGEMENTS CLIMATIQUES

Différences
Pourcentages
significatives
Urbanisation 5 centres (1) Villes (2) Petites localités (3) Zones rurales (4)
Pas (du tout) préoccupé(e) 10,6% 11,5% 9,7% 11,7%
Insécurité Entre les deux 19,9% 26,8% 19,8% 28,2% 1/4, 3/4
(Très) préoccupé(e) 69,5% 61,7% 70,5% 60,1% 1/4, 3/4
Pas (du tout) préoccupé(e) 7,6% 4,8% 8,2% 13,0% 2/4
Pauvreté dans le
Entre les deux 37,4% 36,8% 38,6% 38,4%
monde
(Très) préoccupé(e) 54,9% 58,4% 53,1% 48,6%
Pas (du tout) préoccupé(e) 10,3% 6,9% 11,2% 9,7%
Droits de l’homme Entre les deux 33,5% 50,7% 42,2% 43,0% 1/2
(Très) préoccupé(e) 56,1% 42,4% 46,8% 47,3% 1/2
Pas (du tout) préoccupé(e) 17,4% 14,5% 20,8% 17,7%
Mobilité Entre les deux 36,9% 44,7% 47,0% 47,8% 1/3, 1/4
(Très) préoccupé(e) 45,7% 40,8% 32,3% 34,5% 1/3, 1/4

25
RESULTATS – ATTITUDE PAR RAPPORT AUX CHANGEMENTS CLIMATIQUES

3.2.1.2 PREOCCUPATION QUANT AUX PROBLEMATIQUES ENVIRONNEMENTALES

Outre qu'elle évalue la place de la problématique environnementale par rapport aux


problématiques générales, la présente étude examine également la question de la place des
changements climatiques par rapport aux autres problématiques environnementales. Comme en
2005 et 2009, les Belges sont principalement préoccupés par la pollution de l'air et de l'eau (82 %
et 76 % respectivement). Les déchets radioactifs arrivent en troisième position, trois-quarts des
répondants (75 %) s'en inquiétant. Parmi les autres problématiques environnementales, les
changements climatiques arrivent en sixième position (avec 70 % des citoyens qui s'en soucient).
Seuls 5 % des Belges ne sont (pas du tout) préoccupés par les changements climatiques.

Figure 7 – Question 2 :
En ce qui concerne plus particulièrement la problématique de l’environnement,
pouvez-vous indiquer dans quelle mesure chacun des points suivants vous préoccupe?

TOP2 BOTTOM2

05 09 13 05 09 13
% % % % % %
La pollution de l'air 86 82 82 30% 52% 15% 3% 3 2 3

La pollution de l'eau 81 79 76 30% 46% 19% 4% 3 4 5

Les déchets radioactifs 72 66 75 40% 34% 18% 6% 8 11 7

La disparition des forêts tropicales 78 76 75 37% 37% 20% 4% 6 6 5

La disparition de certains animaux et plantes 69 71 72 32% 40% 20% 7% 9 10 8

Les changements climatiques 73 70 70 28% 42% 25% 4% 8 8 5

La pollution du sol 77 70 69 27% 42% 26% 5% 4 7 5

Les produits chimiques / les substances dangereuses 70 65 68 29% 40% 24% 7% 8 9 8

L'utilisation de pesticides 66 63 66 26% 40% 25% 8% 7 10 9

L'accumulation des déchets 70 67 66 24% 42% 28% 6% 5 8 6

Le trou dans la couche d'ozone 73 62 64 21% 43% 26% 8% 7 9 10

Les pics d'ozone en été 65 61 58 19% 38% 32% 9% 11 10 11

Le commerce international d'espèces menacées -- -- 57 26% 31% 30% 10%3% -- -- 13

Les pluies acides 56 48 48 12% 36% 36% 14% 12 17 17

Les plantes génétiquement modifiées 50 43 41 15% 26% 34% 21% 4% 21 24 26

0% 20% 40% 60% 80% 100%

Très préoccupé(e) Préoccupé(e) Entre les deux Pas préoccupé(e) Pas du tout préoccupé(e)

Base: tous les répondants (N=1510) – ‘missings’ non compris.

26
RESULTATS – ATTITUDE PAR RAPPORT AUX CHANGEMENTS CLIMATIQUES

Le degré d'inquiétude que l'on ressent à l'égard de la problématique environnementale semble


dépendre d'un certain nombre de facteurs personnels. Ainsi, les femmes sont davantage
préoccupées que les hommes par les différents aspects de la problématique environnementale.
Dans l'ensemble, les Belges les plus âgés sont également plus préoccupés que ceux appartenant à
la tranche d'âge des 16-35 ans. La seule exception à cet égard concerne les changements
climatiques, de même que la disparition de certains animaux et plantes, pour lesquels ce sont
précisément les Belges de la tranche d'âge supérieure (56-75 ans) qui sont les moins préoccupés

Le niveau d'éducation influence également le degré de préoccupation que le Belge manifeste à


l'égard des différents aspects de la problématique environnementale : en règle générale, les
Belges les plus instruits sont moins préoccupés que les Belges les moins instruits. En ce qui
concerne les différentes régions, les Flamands sont moins préoccupés que les Wallons.

Tableau 6: Q2, différences significatives en fonction des groupes cibles


Différences
Pourcentages
significatives
Sexe Hommes (1) Femmes (2)
Pas (du tout) préoccupé(e) 13,9% 5,9% 1/2
Le trou dans la couche
Entre les deux 27,4% 24,3%
d’ozone
(Très) préoccupé(e) 58,7% 69,8% 1/2
Pas (du tout) préoccupé(e) 30,4% 21,0% 1/2
OGM Entre les deux 32,2% 35,2%
(Très) préoccupé(e) 37,4% 43,8% 1/2
Pas (du tout) préoccupé(e) 6,1% 3,1% 1/2
La pollution de l’eau Entre les deux 17,9% 20,7%
(Très) préoccupé(e) 76,1% 76,2%
La disparition de Pas (du tout) préoccupé(e) 10,1% 6,3% 1/2
certains animaux et Entre les deux 20,2% 20,5%
plantes (Très) préoccupé(e) 69,7% 73,2%
Pas (du tout) préoccupé(e) 7,2% 3,0% 1/2
Les changements
Entre les deux 26,2% 24,0%
climatiques
(Très) préoccupé(e) 66,6% 73,0% 1/2
Pas (du tout) préoccupé(e) 9,4% 5,2% 1/2
Les déchets radioactifs Entre les deux 16,5% 19,3%
(Très) préoccupé(e) 74,1% 75,5%
Le commerce Pas (du tout) préoccupé(e) 15,1% 11,0% 1/2
international d’espèces Entre les deux 30,5% 28,9%
menacées (Très) préoccupé(e) 54,4% 60,2% 1/2
Pas (du tout) préoccupé(e) 14,9% 6,7% 1/2
Les pics d’ozone en été Entre les deux 32,1% 31,4%
(Très) préoccupé(e) 53,0% 61,9% 1/2

Age 16-35 ans (1) 36-55 ans (2) 56-75 ans (3)
Pas (du tout) préoccupé(e) 35,0% 22,6% 19,7% 1/2, 1/3
OGM Entre les deux 34,2% 31,7% 35,7%
(Très) préoccupé(e) 30,8% 45,6% 44,6% 1/2, 1/3
Pas (du tout) préoccupé(e) 29,3% 12,8% 8,3% 1/2, 1/3
Les pluies acides Entre les deux 36,9% 35,2% 34,5%
(Très) préoccupé(e) 33,8% 52,0% 57,2% 1/2, 1/3
Pas (du tout) préoccupé(e) 7,9% 3,5% 2,4% 1/2, 1/3
La pollution de l’eau Entre les deux 20,3% 19,7% 17,9%
(Très) préoccupé(e) 71,8% 76,8% 79,7% 1/3
La disparition de Pas (du tout) préoccupé(e) 8,6% 6,5% 9,5%
certains animaux et Entre les deux 16,3% 20,6% 24,1% 1/3
plantes (Très) préoccupé(e) 75,1% 72,9% 66,4% 1/3
Pas (du tout) préoccupé(e) 5,3% 3,9% 6,2%
Les changements
Entre les deux 21,4% 24,3% 29,6% 1/3
climatiques
(Très) préoccupé(e) 73,3% 71,9% 64,3% 1/3, 2/3

27
RESULTATS – ATTITUDE PAR RAPPORT AUX CHANGEMENTS CLIMATIQUES

Différences
Pourcentages
significatives
Age 16-35 ans (1) 36-55 ans (2) 56-75 ans (3)
Pas (du tout) préoccupé(e) 9,4% 6,7% 5,7%
Les déchets radioactifs Entre les deux 26,3% 15,9% 12,1% 1/2, 1/3
(Très) préoccupé(e) 64,3% 77,4% 82,2% 1/2, 1/3
Pas (du tout) préoccupé(e) 17,9% 6,7% 4,3% 1/2, 1/3
L’utilisation de
Entre les deux 30,7% 23,2% 20,3% 1/2, 1/3
pesticides
(Très) préoccupé(e) 51,4% 70,2% 75,3% 1/2, 1/3
Pas (du tout) préoccupé(e) 8,1% 6,1% 4,2% 1/3
L’accumulation des
Entre les deux 32,9% 24,4% 27,5% 1/2
déchets
(Très) préoccupé(e) 59,0% 69,5% 68,3% 1/2, 1/3
Pas (du tout) préoccupé(e) 8,6% 3,6% 3,9% 1/2, 1/3
La pollution du sol Entre les deux 32,5% 21,8% 23,7% 1/2, 1/3
(Très) préoccupé(e) 58,9% 74,6% 72,4% 1/2, 1/3
Les produits chimiques Pas (du tout) préoccupé(e) 12,7% 6,8% 4,7% 1/2, 1/3
et les substances Entre les deux 30,2% 23,8% 17,3% 1/3, 2/3
dangereuses (Très) préoccupé(e) 57,1% 69,4% 78,0% 1/2, 1/3, 2/3
Pas (du tout) préoccupé(e) 16,1% 8,4% 8,0% 1/2, 1/3
Les pics d’ozone en été Entre les deux 34,6% 30,9% 29,9%
(Très) préoccupé(e) 49,3% 60,7% 62,1% 1/2, 1/3

École Sec. Sec. prof. Sec. Supérieur


Univ.
Education primaire Inférieur supérieur supérieur non univ.
(6)
(1) (2) (3) (4) (5)
Pas (du tout) préoccupé(e) 1,1% 3,3% 0,4% 5,8% 2,4% 3,4%
La pollution de l’air Entre les deux 11,8% 20,1% 21,7% 9,7% 15,2% 13,5% 2/4, 3/4
(Très) préoccupé(e) 87,1% 76,6% 77,9% 84,5% 82,5% 83,1%
Pas (du tout) préoccupé(e) 3,5% 8,8% 6,0% 11,8% 12,1% 14,7% 1/4-6
Le trou dans la couche 2/3, 2/6
Entre les deux 20,7% 21,6% 34,4% 23,4% 28,1% 36,1%
d’ozone 1/3, 1/5-6, 2/6,
(Très) préoccupé(e)(OGM) 75,8% 69,6% 59,6% 64,8% 59,9% 49,2% 4/6
1/3, 1/5, 1-2/4, 1-
Pas (du tout) préoccupé(e) 11,8% 20,0% 27,2% 30,4% 28,5% 35,1% 2/6
OGM Entre les deux 39,6% 33,1% 40,5% 34,0% 30,0% 25,9%
(Très) préoccupé(e) 48,6% 46,8% 32,3% 35,6% 41,5% 39,0% 2/3-4
Pas (du tout) préoccupé(e) 3,8% 17,0% 14,4% 18,1% 20,1% 22,9% 1/2-6
Les pluies acides Entre les deux 36,5% 26,3% 39,0% 37,8% 37,9% 40,3% 2/4-5
(Très) préoccupé(e) 59,6% 56,7% 46,7% 44,0% 42,0% 36,8% 1-2/4-6
Pas (du tout) préoccupé(e) 6,2% 3,7% 5,8% 8,8% 8,8% 11,7% 2/6
Les déchets radioactifs Entre les deux 11,5% 15,6% 20,7% 17,3% 21,3% 23,9%
(Très) préoccupé(e) 82,3% 80,7% 73,5% 73,9% 69,9% 64,4% 1/6, 2/5-6
Pas (du tout) préoccupé(e) 2,7% 8,7% 10,0% 13,6% 8,1% 10,6% 1/4
L’utilisation de
Entre les deux 20,3% 24,9% 28,6% 23,5% 25,0% 25,7%
pesticides
(Très) préoccupé(e) 76,9% 66,4% 61,4% 62,9% 66,9% 63,7% 1/3-4
Le commerce Pas (du tout) préoccupé(e) 7,0% 8,7% 10,9% 14,9% 14,5% 27,2% 1-5/6
international d’espèces Entre les deux 22,4% 31,0% 29,8% 25,9% 36,5% 28,6% 1/5, 4/5
menacées (Très) préoccupé(e) 70,6% 60,3% 59,2% 59,2% 49,0% 44,2% 1/5-6, 2/6
Les produits chimiques Pas (du tout) préoccupé(e) 3,7% 7,6% 6,0% 9,6% 8,2% 12,4%
et les substances Entre les deux 15,9% 17,2% 25,5% 24,0% 30,9% 29,4% 1-2/5
dangereuses (Très) préoccupé(e) 80,4% 75,2% 68,5% 66,4% 60,9% 58,2% 1/4-6, 2/5-6
Pas (du tout) préoccupé(e) 5,7% 10,1% 5,9% 13,6% 10,4% 16,4% 1/6
Les pics d’ozone en été Entre les deux 26,0% 27,3% 38,7% 28,7% 36,6% 39,9%
(Très) préoccupé(e) 68,3% 62,6% 55,3% 57,7% 52,9% 43,7% 1/5-6, 2/6

28
RESULTATS – ATTITUDE PAR RAPPORT AUX CHANGEMENTS CLIMATIQUES

Différences
Pourcentages
significatives
Région Flandre (1) Bruxelles-Capitale (2) Wallonie (3)
Pas (du tout) préoccupé(e) 29,9% 22,8% 18,2% 1/3
OGM Entre les deux 39,8% 20,1% 25,8% 1/2, 1/3
(Très) préoccupé(e) 30,4% 57,1% 55,9% 1/2, 1/3
Pas (du tout) préoccupé(e) 16,9% 15,9% 16,2%
Les pluies acides Entre les deux 39,5% 36,3% 28,0% 1/3
(Très) préoccupé(e) 43,7% 47,8% 55,8% 1/3
Pas (du tout) préoccupé(e) 5,9% 3,9% 2,2% 1/3
La pollution de l’eau Entre les deux 22,6% 10,7% 15,3% 1/2, 1/3
(Très) préoccupé(e) 71,5% 85,4% 82,6% 1/2, 1/3
La disparition de Pas (du tout) préoccupé(e) 8,2% 5,9% 8,5%
certains animaux et Entre les deux 23,5% 18,9% 15,0% 1/3
plantes (Très) préoccupé(e) 68,3% 75,2% 76,5% 1/3
Pas (du tout) préoccupé(e) 8,8% 6,5% 4,5% 1/3
Les déchets radioactifs Entre les deux 16,4% 18,6% 20,7%
(Très) préoccupé(e) 74,8% 74,8% 74,8%
Pas (du tout) préoccupé(e) 11,7% 7,0% 5,9% 1/3
L’utilisation de
Entre les deux 28,8% 20,6% 18,0% 1/3
pesticides
(Très) préoccupé(e) 59,6% 72,4% 76,1% 1/2, 1/3
Pas (du tout) préoccupé(e) 7,0% 6,3% 4,4%
L’accumulation des
Entre les deux 32,4% 22,0% 21,5% 1/3
déchets
(Très) préoccupé(e) 60,6% 71,6% 74,2% 1/3

Petites Zones rurales


Urbanisation 5 centres (1) Villes (2)
localités (3) (4)
Pas (du tout) préoccupé(e) 3,6% 3,1% 7,8% 2,8% 3/4
La pollution de l’eau Entre les deux 15,1% 25,4% 19,2% 20,0% 1/2
(Très) préoccupé(e) 81,3% 71,5% 73,0% 77,2% 1/2, 1/3
Pas (du tout) préoccupé(e) 5,4% 5,0% 7,3% 6,0%
L’accumulation des
Entre les deux 20,9% 33,5% 31,1% 28,4% 1/2, 1/3
déchets
(Très) préoccupé(e) 73,7% 61,5% 61,6% 65,6% 1/2, 1/3

29
RESULTATS – ATTITUDE PAR RAPPORT AUX CHANGEMENTS CLIMATIQUES

3.2.2 Implication

3.2.2.1 IMPLICATION DES DIFF ERENTS ACTEURS

L'un des objectifs de la présente enquête était d'examiner comment les Belges évaluent leur rôle
dans la problématique du climat en tant qu'individus ou en tant que familles. En d'autres termes,
dans quelle mesure reconnaissent-ils leur contribution aux changements climatiques en tant
qu'individus ou en tant que familles ?

Les résultats indiquent que les Belges attribuent en premier lieu les problèmes climatiques aux
« autres ». Seuls 31 % des personnes interrogées estiment que les ménages contribuent aux
changements climatiques, ceux-ci étant au demeurant cités la plupart du temps en troisième
position. Les Belges considèrent avant tout que l'industrie (91 %) est le secteur qui a le plus
d'influence, suivi du transport de marchandises (81 %) et du transport de personnes (62 %).

Figure 8 – Question 6 : Selon vous, qui contribue le plus aux changements climatiques en Belgique ? (1)

100% 91%
81%
10%
80%
10% 62%
19%
60%

37%
32% 31%
40%
71% 52%
16% 17%
20%
17%
13% 7%
10% 7% 7%
0% 4%
L'industrie Le transport de Le transport de L'agriculture Les ménages
marchandises personnes

Le secteur le plus important 2e secteur 3e secteur

Base: tous les répondants (N=1510) – ‘missings’ non compris.

30
RESULTATS – ATTITUDE PAR RAPPORT AUX CHANGEMENTS CLIMATIQUES

Les résultats de l'enquête actuelle sont généralement comparables à ceux des précédentes
enquêtes sur le climat. L'influence réduite que l'on attribue à l'industrie se poursuit de manière
constante, tandis que l'influence attribuée aux ménages et à l'agriculture augmente une nouvelle
fois légèrement.

Figure 9 – Question 6. Selon vous, qui contribue le plus aux changements climatiques en Belgique ? (2)

98%
L'industrie 95%
91%
89%
Le transport de marchandises 78%
81%
64%
Le transport de personnes 65%
62%
23%
L'agriculture 28%
32%
24%
Les ménages 30%
31%
3%
Autre 5%
3%
0% 20% 40% 60% 80% 100%

2005 2009 2013

Base: tous les répondants (N=1510) – ‘missings’ non compris.

Les différences en fonction du sexe et de l'âge sont peu marquées. La seule différence significative
s'observe entre le groupe de 16-35 ans et celui de 56-75 ans en ce qui concerne l'influence
attribuée à l'industrie : selon les premiers cette influence est plus importante. Si l'on examine les
résultats par région, on constate que les Flamands attribuent davantage d'influence au transport
de marchandises, mais sensiblement moins aux ménages et à l'agriculture, que les habitants de
Wallonie. On constate en outre que les habitants des grandes villes-centres (Anvers, Gand, Liège,
Charleroi et Bruxelles) mentionnent moins souvent le transport de personnes et l'industrie parmi
les secteurs qui contribuent le plus aux changements climatiques.

Tableau 7: Q6, différences significatives en fonction des groupes cibles


Différences
Pourcentages
significatives
Age 16-35 ans (1) 36-55 ans (2) 56-75 ans (3)
L’industrie 92,2% 88,0% 83,8% 1/3

Région Flandre (1) Bruxelles-Capitale (2) Wallonie (3)


Les ménages 26,0% 36,5% 33,6% 1/3
Le transport de marchandises 81,1% 70,7% 70,9% 1/2, 1/3
L’agriculture 26,8% 35,6% 35,9% 1/3

Zones rurales
Urbanisation 5 centres (1) Villes (2) Petites localités (3)
(4)
Le transport de personnes 52,0% 57,4% 64,0% 59,3% 1/3
L’industrie 82,9% 89,0% 89,9% 90,0% 1/3, 1/4

31
RESULTATS – ATTITUDE PAR RAPPORT AUX CHANGEMENTS CLIMATIQUES

3.2.2.2 PERCEPTION DE LA RES PONSABILITE

Outre la question de savoir qui contribue le plus aux changements climatiques en Belgique, on a
également demandé aux répondants quels secteurs devaient fournir les plus gros efforts au cours
des prochaines années en Belgique pour lutter contre ce problème.

La perception de la responsabilité a été déterminée d'une manière similaire à celle de


l'implication des acteurs. Il a donc été demandé aux répondants d'indiquer qui devait fournir les
plus gros efforts pour lutter contre les changements climatiques, à l'aide d'un chiffre de 1 à 3, où 1
correspondait au secteur qui, selon eux, devait déployer les efforts les plus importants.

A nouveau, les résultats montrent que les Belges estiment plutôt que ce sont les « autres » qui
doivent lutter contre les problèmes climatiques. La plupart des Belges considèrent en effet que
l'industrie (91 %) est le secteur qui devra déployer les plus gros efforts pour lutter contre les
changements climatiques ; ils placent le transport de marchandises en deuxième position (77 %)
et ensuite, le transport de personnes (58 %). 39 % des Belges estiment quand même que les
ménages doivent également apporter leur pierre à l'édifice.

Figure 10 – Question 14 : Selon vous, qui devra fournir le plus d’efforts en Belgique
au cours des années à venir afin de lutter contre les changements climatiques ? (1)

91%
100%
77%
10%
80%
10% 58%
21%
60%
39%
32%
40% 33%
70% 47%
21%
14%
20%
17% 10% 15%
10% 8% 8%
0% 3%
L'industrie Le transport de Le transport de Les ménages L'agriculture
marchandises personnes

Le secteur le plus important 2e secteur 3e secteur

Base: tous les répondants (N=1510) – ‘missings’ non compris.

32
RESULTATS – ATTITUDE PAR RAPPORT AUX CHANGEMENTS CLIMATIQUES

Figure 11 – Question 14 : Selon vous, qui devra fournir le plus d’efforts en Belgique
au cours des années à venir afin de lutter contre les changements climatiques ? (2)

97%
L'industrie 95%
91%
85%
Le transport de marchandises 76%
77%
60%
Le transport de personnes 59%
58%
29%
Les ménages 40%
39%
27%
L'agriculture 26%
32%
2%
Autre 3%
3%

0% 20% 40% 60% 80% 100%

2005 2009 2013

Base: tous les répondants (N=1510) – ‘missings’ non compris.

De manière générale, on constate peu de différences significatives pour les sous-groupes étudiés.
On observe uniquement que les répondants les plus jeunes (16-35 ans) citent plus fréquemment
l'industrie comme le secteur qui devra fournir les plus gros efforts dans les prochaines années,
que les Flamands mentionnent davantage le transport de marchandises et moins les ménages et
que les habitants des 5 villes-centres citent plus fréquemment l'agriculture que les habitants des
petites localités.

Tableau 8: Q14, différences significatives en fonction des groupes cibles


Différences
Pourcentages
significatives
Age 16-35 ans (1) 36-55 ans (2) 56-75 ans (3)
L’industrie 94,3% 88,6% 86,3% 1/2, 1/3

Région Flandre (1) Bruxelles-Capitale (2) Wallonie (3)


Les ménages 34,3% 49,8% 42,0% 1/2, 1/3
Le transport de marchandises 79,3% 64,2% 70,7% 1/2, 1/3

Petites Zones rurales


Urbanisation 5 centres (1) Villes (2)
localités (3) (4)
L’agriculture 37,8% 33,1% 27,1% 29,1% 1/3

33
RESULTATS – ATTITUDE PAR RAPPORT AUX CHANGEMENTS CLIMATIQUES

3.2.2.3 INTERET PORTE A L'ENVIRONNEMENT ET A LA PROBLEMATIQUE


ENVIRONNEMENTALE

L'intérêt des Belges pour l'environnement et la problématique environnementale a également été


sondé. À cet effet, la question suivante a été posée : « Dans quelle mesure vous intéressez-vous à
l’environnement et à la problématique environnementale ? » Le graphique ci-dessous montre les
résultats, ainsi qu'une comparaison avec les résultats des précédentes enquêtes sur le climat. Le
nombre de répondants (très) intéressés par l'environnement et la problématique
environnementale est resté stable par rapport à 2009.

Fig.12 – Q. 27: Dans quelle mesure vous intéressez-vous à l’environnement et à la problématique environnementale ?

TOP 2 BOTTOM 2

2005 72% 23% 49% 24% 3% 4%

2009 68% 19% 49% 28% 3% 4%

2013 68% 17% 51% 28% 3% 4%

0% 20% 40% 60% 80% 100%

Très intéressé(e) Intéressé(e) Entre les deux Pas intéressé(e) Pas du tout intéressé(e)

Base: tous les répondants (N=1510) – ‘missings’ non compris.

Le tableau ci-dessous révèle notamment que le groupe des 36-55 ans porte un plus grand intérêt à
l'environnement et à la problématique environnementale que les 16-35 ans et que les habitants des grands
centres urbains sont davantage intéressés que les habitants des villes et petites localités.

Tableau 9: Q27, différences significatives en fonction des groupes cibles


Différences
Pourcentages
significatives
Age 16-35 ans (1) 36-55 ans (2) 56-75 ans (3)
Pas (du tout) intéressé(e) 5,5% 2,3% 3,8% 1/2
Entre les deux 30,6% 26,4% 28,8%
(Très) intéressé(e) 64,0% 71,3% 67,4% 1/2

École Sec. Sec. prof. Sec. Supérieur


Univ.
Education primaire Inférieur supérieur supérieur non univ.
(6)
(1) (2) (3) (4) (5)
Pas (du tout) intéressé(e) 7,4% 4,8% 4,2% 3,2% 1,8% 2,5% 1/5
Entre les deux 33,5% 29,5% 33,5% 31,2% 23,1% 17,8% 1/6
(Très) intéressé(e) 59,1% 65,7% 62,3% 65,6% 75,1% 79,7% 1/5-6, 3/6

Urbanisation 5 centres (1) Villes (2) Petites localités (3) Zone rurale (4)
Pas (du tout) intéressé(e) 3,2% 4,3% 5,5% 2,2%
Entre les deux 21,2% 31,3% 32,4% 29,3% 1/2, 1/3, 1/4
(Très) intéressé(e) 75,6% 64,4% 62,1% 68,6% 1/2, 1/3

34
RESULTATS - CONNAISSANCES CONCERNANT LES CHANGEMENTS CLIMATIQUES

3.3 Connaissances concernant les changements


climatiques

3.3.1 Conception des changements climatiques

À l'aide d'un certain nombre d'affirmations, nous avons examiné quelle est, de manière générale,
l'opinion des Belges à l'égard des changements climatiques.

La grande majorité des sondés (80 %) affirme que les changements climatiques sont un problème
auquel il faut s'attaquer d'urgence. On constate par ailleurs que, malgré la formulation
légèrement provocatrice, 72 % des Belges ne sont pas d'accord avec l'affirmation selon laquelle il
n'y a pas de changements climatiques et que seuls 8 % sont (tout à fait) d'accord. Trois quarts des
Belges considèrent en outre (à juste titre) les changements climatiques comme un phénomène
mondial.

Près de sept répondants sur 10 (68 %) estiment que les changements climatiques peuvent être
contrés grâce à une modification de nos habitudes de vie. La moitié des sondés (51 %) pensent
que les actes individuels peuvent réellement faire une différence dans la lutte contre les
changements climatiques.

Plus de trois quarts (77 %) sont (tout à fait) d'accord avec l'affirmation selon laquelle les effets des
changements climatiques se font déjà sentir ailleurs, tandis qu'environ six Belges sur dix (61 %)
estiment que les effets sont déjà visibles chez nous.

60 % ne sont pas d'accord avec l'affirmation selon laquelle les changements climatiques sont des
phénomènes exclusivement naturels. Il apparaît en outre que plus de la moitié (55 %) des
répondants sont (tout à fait) d'accord avec l'avis selon lequel, quoi que nous fassions, l'activité
humaine détériore irrémédiablement le climat.

35
RESULTATS - CONNAISSANCES CONCERNANT LES CHANGEMENTS CLIMATIQUES

Figure 13 – Question 3 : Nous aimerions connaître votre avis à propos des phrases suivantes.

(CC = changements climatiques)

TOP2 BOTTOM2

05 09 13 05 09 13
% % % % % %
Les CC sont des problèmes auxquels il faut s'attaquer d'urgence -- -- 80 44% 35% 17% -- -- 3

Les effets des CC se font déjà sentir ailleurs -- -- 77 24% 53% 19% -- -- 3

Les CC sont des phénomènes mondiaux 75 84 75 29% 45% 18% 9 5 7

Les CC peuvent être contrés grâce à une modification des nos habitudes de vie 71 73 68 21% 47% 25% 6% 9 6 7

Les effets des CC se font déjà sentir chez nous 65 59 61 14% 47% 30% 9% 10 12 9

Les activités humaines détériorent irrémédiablement le climat 58 49 55 15% 40% 29% 14% 18 21 17

Mes actes peuvent changer quelque chose aux CC 54 59 51 13% 38% 35% 12% 17 12 14

Les CC sont des phénomènes graves qui représentent une menace pour ma vie quotidienne 59 53 44 14% 30% 33% 19% 17 16 23

12 16 12 72 67 60
Les CC sont des phénomènes exclusivement naturels 10% 28% 39% 22%

Les CC sont des phénomènes qui ne se manifestent que très localement 6 6 8 16% 48% 28% 85 85 76

Il n'y a pas de changements climatiques -- -- 8 20% 40% 33% -- -- 72

0% 20% 40% 60% 80% 100%

Tout à fait d'accord D'accord Entre les deux Pas d'accord Pas du tout d'accord

Base: tous les répondants (N=1510) – ‘missings’ non compris.

36
RESULTATS - CONNAISSANCES CONCERNANT LES CHANGEMENTS CLIMATIQUES

Les hommes sont moins nombreux que les femmes à estimer que notre mode de vie peut faire
une différence dans la lutte contre les changements climatiques. Ils estiment en outre moins
souvent qu'il s'agit d'un problème auquel il faut s'attaquer d'urgence. Par ailleurs, ils sont
davantage convaincus que les femmes que les changements climatiques sont un phénomène
mondial, mais ils sont moins nombreux à estimer que les effets de ce phénomène se font sentir en
Belgique.

Les Belges de la tranche d'âge supérieure (56-75 ans) croient moins que les 16-55 ans au
phénomène des changements climatiques. Ils indiquent également plus souvent que les Belges
des autres tranches d'âge qu'il s'agit de phénomènes exclusivement naturels qui, en outre, ne se
manifestent que très localement. Les jeunes Belges, âgés de 16 à 35 ans, sont, davantage que les
Belges de la tranche d'âge supérieure, convaincus que les changements climatiques sont un
phénomène mondial.

Plus le niveau d'éducation du Belge est faible, plus celui-ci est convaincu qu'il n'y a pas de
changements climatiques ou qu'il s'agit de phénomènes exclusivement naturels qui, en outre, ne
se manifestent que très localement. Les Belges plus instruits considèrent en revanche les
changements climatiques comme un phénomène mondial dont les effets se font déjà sentir, y
compris en Belgique. Ils estiment, plus que les Belges moins instruits, qu'il s'agit d'un problème
auquel il faut s'attaquer d'urgence et à l'égard duquel leurs propres actes peuvent faire la
différence.

Bien que les Wallons estiment davantage que les Flamands que les changements climatiques sont
un phénomène mondial, ils indiquent également plus souvent qu'il s'agit d'un phénomène qui ne
se manifeste que très localement. Ils déclarent aussi plus souvent que les Flamands que les effets
des changements climatiques se font déjà sentir ailleurs et y voient plus fréquemment une
menace pour leur vie quotidienne.

Tableau 10: Q3, différences significatives en fonction des groupes cibles


Différences
Pourcentages
significatives
Sexe Hommes (1) Femmes (2)
Les changements climatiques Pas (du tout) d’accord 8,9% 5,4% 1/2
peuvent être contrés grâce à une Entre les deux 24,8% 25,2%
modification de nos habitudes de vie (Tout à fait) d’accord 66,3% 69,5%
Pas (du tout) d’accord 6,5% 8,1%
Les changements climatiques sont
Entre les deux 14,9% 20,6% 1/2
des phénomènes mondiaux
(Tout à fait) d’accord 78,5% 71,3% 1/2
Pas (du tout) d’accord 15,6% 11,6% 1/2
Mes actes peuvent changer quelque
Entre les deux 35,6% 34,8%
chose aux changements climatiques
(Tout à fait) d’accord 48,7% 53,6%
Les effets des changements Pas (du tout) d’accord 12,0% 7,0% 1/2
climatiques se font déjà sentir chez Entre les deux 29,8% 29,5%
nous (Tout à fait) d’accord 58,2% 63,5% 1/2
Les changements climatiques sont Pas (du tout) d’accord 3,9% 1,6% 1/2
des problèmes auxquels il faut Entre les deux 16,7% 18,2%
s’attaquer d’urgence (Tout à fait) d’accord 79,4% 80,2%

37
RESULTATS - CONNAISSANCES CONCERNANT LES CHANGEMENTS CLIMATIQUES

Différences
Pourcentages
significatives
Age 16-35 ans (1) 36-55 ans (2) 56-75 ans (3)
Pas (du tout) d’accord 78,7% 77,5% 60,0% 1/3, 2/3
Il n’y a pas de changements
Entre les deux 18,3% 17,0% 25,4% 1/3, 2/3
climatiques
(Tout à fait) d’accord 3,0% 5,4% 14,5% 1/3, 2/3
Les changements climatiques sont Pas (du tout) d’accord 62,0% 68,2% 49,5% 1/3, 2/3
des phénomènes exclusivement Entre les deux 29,1% 22,7% 32,6% 2/3
naturels (Tout à fait) d’accord 8,9% 9,1% 17,9% 1/3, 2/3
Les changements climatiques sont Pas (du tout) d’accord 80,3% 81,1% 64,6% 1/3, 2/3
des phénomènes qui ne se Entre les deux 14,2% 14,7% 20,0%
manifestent que très localement (Tout à fait) d’accord 5,6% 4,2% 15,4% 1/3, 2/3
Pas (du tout) d’accord 4,3% 10,3% 6,7% 1/2
Les changements climatiques sont
Entre les deux 16,9% 15,0% 22,2% 2/3
des phénomènes mondiaux
(Tout à fait) d’accord 78,7% 74,7% 71,0% 1/3

École Sec. Sec. prof. Sec. Supérieur


Univ.
Education primaire Inférieur supérieur supérieur non univ.
(6)
(1) (2) (3) (4) (5)
Pas (du tout) d’accord 52,4% 63,2% 74,7% 75,1% 84,3% 85,4% 1/3-6, 2/4-6, 4/5
Il n’y a pas de changements
Entre les deux 36,9% 24,8% 18,0% 18,2% 11,8% 10,9% 1/3-6, 2/5-6
climatiques
(Tout à fait) d’accord 10,6% 11,9% 7,3% 6,8% 3,9% 3,7% 2/5
Les changements climatiques sont Pas (du tout) d’accord 35,6% 53,7% 56,2% 63,8% 72,3% 76,7% 1/2-6, 2-3/5-6
des phénomènes exclusivement Entre les deux 44,2% 30,2% 28,5% 27,3% 20,6% 17,5% 1/2, 1/4-6
naturels (Tout à fait) d’accord 20,2% 16,1% 15,3% 9,0% 7,1% 5,9% 1/4-6, 2/5
Les changements climatiques sont Pas (du tout) d’accord 56,0% 64,8% 74,6% 79,5% 89,5% 88,7% 1/3-6, 2/4-6, 3-4/5
des phénomènes qui ne se Entre les deux 24,8% 23,9% 18,5% 14,2% 7,7% 8,8% 1-2/4-6, 3/5
manifestent que très localement (Tout à fait) d’accord 19,2% 11,3% 6,9% 6,4% 2,8% 2,5% 1/3-6, 2/5
Les changements climatiques sont
Pas (du tout) d’accord 9,7% 24,3% 25,9% 25,3% 24,1% 26,4% 1/2-6
des phénomènes graves qui
Entre les deux 36,9% 31,4% 36,8% 30,7% 34,5% 31,0%
représentent une menace pour ma
(Tout à fait) d’accord 53,4% 44,2% 37,2% 44,0% 41,4% 42,6%
vie quotidienne
Quoi que nous fassions, l’activité Pas (du tout) d’accord 9,5% 16,3% 12,4% 15,3% 21,3% 27,4% 1/5-6, 3-4/6
humaine détériore Entre les deux 26,4% 30,9% 27,6% 28,5% 29,6% 25,9%
irrémédiablement le climat (Tout à fait) d’accord 64,1% 52,9% 60,1% 56,2% 49,0% 46,7% 1/5-6
Pas (du tout) d’accord 7,5% 12,3% 10,9% 6,2% 3,8% 1,0% 2/5-6, 3/6
Les changements climatiques sont
Entre les deux 38,4% 25,7% 20,8% 11,8% 9,3% 5,7% 1/3-6, 2/4-6, 3/5-6
des phénomènes mondiaux 1-3/4-6, 4/6
(Tout à fait) d’accord 54,1% 61,9% 68,3% 81,9% 86,9% 93,3%
Pas (du tout) d’accord 16,8% 18,2% 10,4% 11,8% 11,2% 10,8%
Mes actes peuvent changer quelque
Entre les deux 46,0% 32,8% 43,0% 33,8% 32,0% 29,8% 1/5
chose aux changements climatiques
(Tout à fait) d’accord 37,2% 49,0% 46,6% 54,4% 56,9% 59,4% 1/4-6
Les effets des changements Pas (du tout) d’accord 7,9% 13,6% 9,5% 7,1% 9,0% 10,1% 2/4
climatiques se font déjà sentir chez Entre les deux 40,3% 29,0% 33,0% 27,0% 27,7% 25,8% 1/4
nous (Tout à fait) d’accord 51,9% 57,3% 57,5% 65,9% 63,3% 64,1% 1/4
Les effets des changements Pas (du tout) d’accord 4,0% 4,8% 4,8% 1,9% 2,7% 1,8%
climatiques se font déjà sentir Entre les deux 31,8% 20,7% 23,9% 16,7% 14,9% 13,5% 1/4-6
ailleurs (Tout à fait) d’accord 64,2% 74,5% 71,3% 81,4% 82,3% 84,6% 1/4-6
Les changements climatiques sont Pas (du tout) d’accord 2,4% 4,3% 1,0% 2,9% 1,9% 3,2%
des problèmes auxquels il faut Entre les deux 21,0% 21,0% 22,5% 16,4% 12,2% 12,4%
s’attaquer d’urgence (Tout à fait) d’accord 76,6% 74,7% 76,5% 80,7% 85,8% 84,3% 2/5

38
RESULTATS - CONNAISSANCES CONCERNANT LES CHANGEMENTS CLIMATIQUES

Différences
Pourcentages
significatives
Région Flandre (1) Bruxelles-Capitale (2) Wallonie (3)
Les changements climatiques sont Pas (du tout) d’accord 78,9% 77,1% 69,4% 1/3
des phénomènes qui ne se Entre les deux 15,5% 15,5% 17,6%
manifestent que très localement (Tout à fait) d’accord 5,6% 7,5% 13,1% 1/3
Les changements climatiques sont
Pas (du tout) d’accord 26,8% 9,7% 18,8% 1/2, 1/3
des phénomènes graves qui
Entre les deux 34,3% 37,1% 30,4%
représentent une menace pour ma
(Tout à fait) d’accord 38,9% 53,2% 50,8% 1/2, 1/3
vie quotidienne
Quoi que nous fassions, l’activité Pas (du tout) d’accord 16,2% 18,3% 17,2%
humaine détériore Entre les deux 30,9% 33,3% 23,8% 1/3
irrémédiablement le climat (Tout à fait) d’accord 52,9% 48,4% 59,1%
Pas (du tout) d’accord 9,5% 2,7% 4,5% 1/2, 1/3
Les changements climatiques sont
Entre les deux 22,4% 18,2% 9,4% 1/3, 2/3
des phénomènes mondiaux
(Tout à fait) d’accord 68,1% 79,1% 86,1% 1/3
Pas (du tout) d’accord 16,4% 5,9% 10,1% 1/2, 1/3
Mes actes peuvent changer quelque
Entre les deux 35,7% 31,8% 35,0%
chose aux changements climatiques
(Tout à fait) d’accord 47,9% 62,3% 54,9% 1/2, 1/3
Les effets des changements Pas (du tout) d’accord 3,7% 2,9% 2,3%
climatiques se font déjà sentir Entre les deux 21,4% 20,2% 15,5% 1/3
ailleurs (Tout à fait) d’accord 74,9% 77,0% 82,2% 1/3

Petites Zones rurales


Urbanisation 5 centres (1) Villes (2)
localités (3) (4)
Les changements climatiques sont Pas (du tout) d’accord 74,3% 74,5% 73,6% 79,3%
des phénomènes qui ne se Entre les deux 17,3% 17,6% 14,4% 16,3%
manifestent que très localement (Tout à fait) d’accord 8,3% 7,9% 12,0% 4,4% 3/4
Pas (du tout) d’accord 5,4% 4,5% 9,6% 8,2%
Les changements climatiques sont
Entre les deux 13,6% 15,2% 23,7% 17,2% 1/3
des phénomènes mondiaux
(Tout à fait) d’accord 81,1% 80,3% 66,7% 74,7% 1/3, 2/3
Pas (du tout) d’accord 12,2% 14,1% 13,4% 14,5%
Mes actes peuvent changer quelque
Entre les deux 30,4% 35,1% 41,9% 32,7% 1/3, 3/4
chose aux changements climatiques
(Tout à fait) d’accord 57,3% 50,8% 44,7% 52,8% 1/3
Les effets des changements Pas (du tout) d’accord 4,1% 2,0% 4,0% 2,2%
climatiques se font déjà sentir Entre les deux 15,1% 20,2% 23,1% 18,9% 1/3
ailleurs (Tout à fait) d’accord 80,8% 77,8% 72,8% 78,9% 1/3
Les changements climatiques sont Pas (du tout) d’accord 4,2% 1,1% 3,1% 2,0%
des problèmes auxquels il faut Entre les deux 15,8% 17,9% 21,4% 15,0%
s’attaquer d’urgence (Tout à fait) d’accord 80,0% 81,1% 75,5% 83,0% 3/4

39
RESULTATS - CONNAISSANCES CONCERNANT LES CHANGEMENTS CLIMATIQUES

3.3.2 L'effet des activités humaines sur les changements climatiques

Un certain nombre d’activités humaines ayant un effet possible sur les changements climatiques
ont été soumises aux sondés. Il leur a été demandé d’estimer dans quelle mesure ces activités
3
contribuent aux changements climatiques . La grande majorité des répondants ont indiqué que
les émissions industrielles (91 %), la déforestation (85 %), l'émission de gaz à effet de serre (85 %)
et les émissions de voitures (84 %) contribuent (beaucoup) aux changements climatiques On
constate en revanche qu'à chaque fois, une minorité des répondants indique que la
consommation d'électricité (39 %), la consommation de viande (37 %) et la consommation de
fruits et légumes exotiques (31 %) contribue aux changements climatiques.

Les Belges se rendent donc moins compte des sources d'émissions plus indirectes, et moins
visibles (comme le chauffage, l'électricité et les habitudes alimentaires), et de leur effet sur le
climat.

Figure 14 – Question 4 : Selon vous, dans quelle mesure les activités humaines
ci-dessous contribuent-elles aux changements climatiques ?

TOP2 BOTTOM2

05 09 13 05 09 13
% % % % % %
Les émissions industrielles 94 95 91 54% 37% 8% 2 1 2

La déforestation 80 85 85 48% 37% 11% 3% 7 4 4

L'émission de gaz à effet de serre 91 91 85 39% 47% 13% 3 1 2

Les émissions des voitures 92 88 84 35% 48% 13% 3% 3 2 4

Les émissions des avions -- 84 80 37% 43% 16% 3% -- 4 4

L'utilisation d'aérosols 75 69 56 16% 40% 31% 11% 9 9 13

Le chauffage domestique 65 68 54 11% 43% 35% 10% 11 7 11

La consommation d'électricité 39 57 39 8% 31% 43% 15% 3% 28 13 18

La consommation de viande -- -- 37 12% 25% 37% 17% 9% -- -- 26

La consommation de fruits et légumes exotiques -- 34 31 7% 24% 35% 20% 14% -- 45 34

0% 20% 40% 60% 80% 100%

Y contribue(nt) beaucoup Y contribue(nt) Entre les deux N'y contribue(nt) pas beaucoup N'y contribue(nt) pas du tout

Base: tous les répondants (N=1510) – ‘missings’ non compris.

3
Question 2005/2009 : « Dans quelle mesure pensez-vous que les éléments suivants contribuent au changement
climatique ? »

40
RESULTATS - CONNAISSANCES CONCERNANT LES CHANGEMENTS CLIMATIQUES

Les femmes indiquent plus souvent que les hommes que les émissions des voitures, ainsi que
celles des avions, contribuent aux changements climatiques. Elles sont également plus
nombreuses que les hommes à percevoir l'incidence de la consommation de fruits et légumes
exotiques sur le climat. En revanche, les hommes sont davantage convaincus que les femmes de
la contribution du chauffage domestique.

Dans l'ensemble, les Belges les plus instruits attribuent aux différents éléments énumérés un
effet plus important que les Belges les moins instruits.

Les Wallons attribuent un effet plus important que les Flamands aux éléments énumérés et, pour
un certain nombre de ces derniers, sont rejoints par les habitants de la Région de Bruxelles-
Capitale.

Le niveau d'urbanisation de la région de résidence a une influence moindre sur l'opinion du Belge
quant à la contribution des différents éléments aux changements climatiques. On constate
toutefois que les habitants des cinq grandes villes attribuent un effet plus important que les
autres Belges au chauffage domestique et à la consommation d'électricité.

Tableau 11: Q4, différences significatives en fonction des groupes cibles


Différences
Pourcentages
significatives
Sexe Hommes (1) Femmes (2)
N’y contribue(nt) pas
5,2% 2,6% 1/2
Les émissions des beaucoup / pas du tout
13,5% 11,6%
voitures Entre les deux
81,4% 85,7% 1/2
Y contribue(nt) (beaucoup)
N’y contribue(nt) pas
12,0% 10,1%
Le chauffage beaucoup / pas du tout
30,9% 38,9% 1/2
domestique Entre les deux
57,1% 51,0% 1/2
Y contribue(nt) (beaucoup)
N’y contribue(nt) pas
5,0% 3,3%
Les émissions des beaucoup / pas du tout
17,8% 14,0% 1/2
avions Entre les deux
77,2% 82,7% 1/2
Y contribue(nt) (beaucoup)
N’y contribue(nt) pas
3,5% 1,3% 1/2
L’émission de gaz à beaucoup / pas du tout
11,8% 13,2%
effet de serre Entre les deux
84,7% 85,4%
Y contribue(nt) (beaucoup)
N’y contribue(nt) pas
La consommation 36,0% 32,9%
beaucoup / pas du tout
de fruits et légumes 37,1% 32,7%
Entre les deux
exotiques 26,9% 34,4% 1/2
Y contribue(nt) (beaucoup)

Age 16-35 ans (1) 36-55 ans (2) 56-75 ans (3)
N’y contribue(nt) pas
2,6% 3,7% 5,3%
Les émissions des beaucoup / pas du tout
8,6% 12,6% 16,3% 1/3
voitures Entre les deux
88,8% 83,6% 78,4% 1/3
Y contribue(nt) (beaucoup)
N’y contribue(nt) pas
5,8% 2,7% 4,1% 1/2
Les émissions des beaucoup / pas du tout
13,2% 16,3% 17,9%
avions Entre les deux
80,9% 81,0% 78,0%
Y contribue(nt) (beaucoup)
N’y contribue(nt) pas
1,7% 2,5% 2,9%
L’émission de gaz à beaucoup / pas du tout
13,7% 8,2% 16,6% 1/2, 2/3
effet de serre Entre les deux
84,6% 89,3% 80,5% 2/3
Y contribue(nt) (beaucoup)

41
RESULTATS - CONNAISSANCES CONCERNANT LES CHANGEMENTS CLIMATIQUES

Différences
Pourcentages
significatives
École Sec. Sec. prof. Sec. Supérieur
Univ.
Education primaire Inférieur supérieur supérieur non univ.
(6)
(1) (2) (3) (4) (5)
N’y contribue(nt) pas
3,7% 5,0% 5,0% 2,8% 3,1% 5,1%
Les émissions des beaucoup / pas du tout
26,1% 14,2% 14,4% 8,2% 9,9% 8,6% 1/2, 1/4-6
voitures Entre les deux
70,2% 80,9% 80,6% 89,1% 87,0% 86,3% 1/4-6, 2/4
Y contribue(nt) (beaucoup)
N’y contribue(nt) pas
16,3% 12,8% 13,1% 9,6% 7,5% 10,5% 1/5
Le chauffage beaucoup / pas du tout
47,8% 30,9% 43,9% 32,8% 36,8% 22,8% 1/2, 1/4, 1/6, 3/6
domestique Entre les deux 1/2, 1/4-6, 3/4, 3/6
35,9% 56,3% 43,0% 57,6% 55,8% 66,7%
Y contribue(nt) (beaucoup)
N’y contribue(nt) pas
23,1% 17,6% 21,3% 18,2% 13,8% 14,7%
La consommation beaucoup / pas du tout
52,9% 43,8% 49,0% 37,0% 47,6% 35,2% 1/4, 1/6
d’électricité Entre les deux
24,0% 38,6% 29,7% 44,8% 38,6% 50,2% 1/2, 1/4-6, 3/4, 3/6
Y contribue(nt) (beaucoup)
N’y contribue(nt) pas
17,3% 13,9% 13,4% 8,6% 13,5% 18,2% 1/4, 4/6
L’utilisation beaucoup / pas du tout
36,4% 28,4% 28,7% 31,6% 30,9% 31,0%
d’aérosols Entre les deux
46,2% 57,7% 57,9% 59,8% 55,6% 50,8% 1/4
Y contribue(nt) (beaucoup)
N’y contribue(nt) pas
10,5% 2,6% 3,4% 2,6% 3,5% 7,0% 1/2, 1/4-5
Les émissions des beaucoup / pas du tout
15,3% 16,8% 22,1% 16,2% 14,3% 10,2%
avions Entre les deux
74,2% 80,6% 74,5% 81,2% 82,2% 82,8%
Y contribue(nt) (beaucoup)
N’y contribue(nt) pas
2,3% 3,0% 1,9% 2,7% 1,3% 2,6%
L’émission de gaz à beaucoup / pas du tout
18,4% 16,8% 17,7% 9,8% 9,6% 5,6% 1-3/6
effet de serre Entre les deux
79,3% 80,2% 80,3% 87,6% 89,1% 91,8% 2/5
Y contribue(nt) (beaucoup)
N’y contribue(nt) pas
24,3% 32,6% 32,0% 23,3% 22,9% 21,1%
La consommation beaucoup / pas du tout
49,0% 39,2% 38,9% 38,0% 32,5% 22,8% 1/5, 1-2/6, 4/6
de viande Entre les deux 1-3/5-6, 2/4, 4/6
26,7% 28,2% 29,2% 38,7% 44,5% 56,2%
Y contribue(nt) (beaucoup)
N’y contribue(nt) pas
La consommation 45,3% 36,3% 38,3% 33,4% 29,6% 26,5% 1/5-6
beaucoup / pas du tout
de fruits et légumes 40,0% 36,0% 35,5% 35,6% 33,2% 27,9%
Entre les deux
exotiques 14,6% 27,7% 26,2% 31,1% 37,2% 45,6% 1/2, 1/4-6, 2-4/6
Y contribue(nt) (beaucoup)

42
RESULTATS - CONNAISSANCES CONCERNANT LES CHANGEMENTS CLIMATIQUES

Différences
Pourcentages
significatives
Flandre (1) Bruxelles-Capitale (2) Wallonie (3)
N’y contribue(nt) pas
4,9% 2,3% 2,2% 1/3
Les émissions des beaucoup / pas du tout
14,0% 6,4% 11,3%
voitures Entre les deux
81,1% 91,4% 86,5% 1/2, 1/3
Y contribue(nt) (beaucoup)
N’y contribue(nt) pas
13,4% 7,2% 7,5% 1/3
Le chauffage beaucoup / pas du tout
41,3% 24,5% 25,7% 1/2, 1/3
domestique Entre les deux
45,2% 68,4% 66,8% 1/2, 1/3
Y contribue(nt) (beaucoup)
N’y contribue(nt) pas
21,7% 12,0% 11,6% 1/3
La consommation beaucoup / pas du tout
50,6% 32,2% 32,5% 1/2, 1/3
d’électricité Entre les deux
27,7% 55,8% 55,9% 1/2, 1/3
Y contribue(nt) (beaucoup)
N’y contribue(nt) pas
13,5% 11,2% 12,0%
L’utilisation beaucoup / pas du tout
34,8% 25,2% 24,9% 1/3
d’aérosols Entre les deux
51,6% 63,6% 63,1% 1/3
Y contribue(nt) (beaucoup)
N’y contribue(nt) pas
5,0% 2,8% 2,8%
Les émissions des beaucoup / pas du tout
17,8% 6,9% 14,3% 1/2
avions Entre les deux
77,2% 90,4% 82,9% 1/2, 1/3
Y contribue(nt) (beaucoup)
N’y contribue(nt) pas
4,2% 0,5% 4,1%
beaucoup / pas du tout
La déforestation 13,5% 9,8% 6,1% 1/3
Entre les deux
82,3% 89,8% 89,9% 1/3
Y contribue(nt) (beaucoup)
N’y contribue(nt) pas
28,1% 19,3% 23,6%
La consommation beaucoup / pas du tout
40,3% 33,8% 31,9% 1/3
de viande Entre les deux
31,6% 46,9% 44,5% 1/2, 1/3
Y contribue(nt) (beaucoup)
N’y contribue(nt) pas
La consommation 40,8% 28,2% 24,1% 1/2, 1/3
beaucoup / pas du tout
de fruits et légumes 36,8% 31,3% 31,9%
Entre les deux
exotiques 22,4% 40,4% 44,0% 1/2, 1/3
Y contribue(nt) (beaucoup)

Petites Zones rurales


Urbanisation 5 centres (1) Villes (2)
localités (3) (4)
N’y contribue(nt) pas
11,7% 11,6% 10,5% 10,7%
Le chauffage beaucoup / pas du tout
27,2% 35,0% 38,7% 38,0% 1/3, 1/4
domestique Entre les deux
61,1% 53,4% 50,8% 51,3% 1/3, 1/4
Y contribue(nt) (beaucoup)
N’y contribue(nt) pas
18,9% 15,4% 18,7% 16,8%
La consommation beaucoup / pas du tout
33,9% 45,0% 48,1% 45,9% 1/2, 1/3, 1/4
d’électricité Entre les deux
47,2% 39,6% 33,1% 37,4% 1/3, 1/4
Y contribue(nt) (beaucoup)
N’y contribue(nt) pas
15,4% 9,6% 17,6% 7,9% 1/4, 2/3, 3/4
L’utilisation beaucoup / pas du tout
26,1% 36,4% 31,0% 32,1% 1/2
d’aérosols Entre les deux
58,5% 54,0% 51,3% 60,0%
Y contribue(nt) (beaucoup)
N’y contribue(nt) pas
3,8% 2,4% 4,7% 3,8%
beaucoup / pas du tout
La déforestation 7,2% 10,7% 15,6% 9,4% 1/3, 3/4
Entre les deux
89,0% 86,9% 79,7% 86,8% 1/3, 3/4
Y contribue(nt) (beaucoup)

43
RESULTATS - CONNAISSANCES CONCERNANT LES CHANGEMENTS CLIMATIQUES

3.3.3 Causes et conséquences des changements climatiques

3.3.3.1 PAYS

L’enquête visait aussi à évaluer quels sont, selon les Belges, les principaux pays responsables des
changements climatiques et les pays qui en subissent principalement les conséquences. Six Belges
sur dix (60 %) ont correctement indiqué que les pays occidentaux industrialisés sont les principaux
responsables. Pour une petite minorité (5 %), la responsabilité des changements climatiques
incombe aux pays en voie de développement. Enfin, plus d'un répondant sur trois (35 %) estime
que les pays occidentaux industrialisés et les pays en voie de développement sont responsables
dans une mesure identique.

À la question concernant les pays dans lesquels les conséquences des changements climatiques se
font le plus sentir, une courte majorité (52 %) répond, à raison, qu'il s'agit des pays en voie de
développement. 43 % des répondants estiment que les conséquences se font sentir de la même
manière dans les pays occidentaux industrialisés et dans les pays en voie de développement, alors
que 5 % d'entre eux sont d'avis que ce sont principalement les pays occidentaux industrialisés qui
subissent les conséquences des changements climatiques.

Figure 15 – Question 5 : Selon vous, quels sont les principaux pays responsables
des changements climatiques et quels sont les pays qui en subissent le plus les conséquences ?

100%

80% 35%
43%
Les deux de la même façon
60% 5%

Les pays en voie de développement

40%
60% 52% Les pays occidentaux industrialisés

20%

0% 5%
Les principaux responsables Ceux qui subissent le plus

Base: tous les répondants (N=1510) – ‘missings’ non compris.

Le tableau 12 indique les différences significatives en fonction du sexe, de l'âge, du niveau


d'éducation et de la région. Les hommes estiment plus souvent que les femmes que les pays
occidentaux industrialisés sont principalement responsables des changements climatiques. Les
Belges âgés de 16 à 35 ans et de 36 à 55 ans sont aussi plus souvent de cet avis que les Belges
appartenant à la tranche d'âge supérieure. Ces derniers considèrent, plus que les Belges des
tranches d'âge inférieures, qu'il s'agit d'une responsabilité partagée entre les pays occidentaux
industrialisés et les pays en voie de développement. On constate également que plus le Belge est
âgé, plus il estime que les conséquences des changements climatiques se font sentir aussi bien
dans les pays occidentaux industrialisés que dans les pays en voie développement ; à l'inverse,
plus le Belge est jeune, plus il considère que les pays en voie de développement subissent
davantage ces conséquences que les pays occidentaux industrialisés.

44
RESULTATS - CONNAISSANCES CONCERNANT LES CHANGEMENTS CLIMATIQUES

Plus le niveau d'éducation est élevé, plus les répondants sont convaincus que la responsabilité des
changements climatiques incombe principalement aux pays occidentaux industrialisés ; à
l'inverse, les Belges les moins instruits considèrent, davantage que les Belges les plus instruits,
que la responsabilité des changements climatiques est partagée avec les pays en voie de
développement.

Si l'on observe les résultats par région, on constate que les Flamands et les habitants de la Région
de Bruxelles-Capitale estiment, plus que les Wallons, que les pays occidentaux industrialisés sont
les principaux responsables des changements climatiques.

Le taux d'urbanisation n'a pas d'incidence significative sur l'avis des répondants concernant la
question de savoir quels sont les principaux pays responsables des changements climatiques et les
pays qui en subissent le plus les conséquences.

Tableau 12: Q5, différences significatives en fonction des groupes cibles


Différences
Pourcentages
significatives
Sexe Hommes (1) Femmes (2)
Pays occidentaux industrialisés 57,2% 63,4% 1/2
Les principaux
Pays en voie de développement 5,5% 3,9%
responsables
Les deux (de la même façon) 37,3% 32,8%

Age 16-35 ans (1) 36-55 ans (2) 56-75 ans (3)
Pays occidentaux industrialisés 66,3% 63,4% 50,0% 1/3, 2/3
Les principaux
Pays en voie de développement 3,1% 4,0% 7,1% 1/3
responsables
Les deux (de la même façon) 30,5% 32,6% 42,8% 1/3, 2/3
Pays occidentaux industrialisés 4,6% 4,6% 6,6%
Ceux qui subissent le
Pays en voie de développement 60,5% 51,1% 42,7% 1/2, 1/3, 2/3
plus les conséquences
Les deux (de la même façon) 34,9% 44,3% 50,7% 1/2, 1/3

École Sec. Sec. prof. Sec. Supérieur


Univ.
Education primaire Inférieur supérieur supérieur non univ.
(6)
(1) (2) (3) (4) (5)
Pays occidentaux industrialisés 48,0% 58,9% 57,2% 64,0% 64,4% 61,3% 1/4-5
Les principaux
Pays en voie de développement 4,4% 7,0% 4,5% 4,8% 2,5% 3,8%
responsables
Les deux (de la même façon) 47,5% 34,1% 38,3% 31,2% 33,1% 34,9% 1/4-5
Pays occidentaux industrialisés 4,6% 6,6% 5,6% 6,4% 2,5% 3,6%
Ceux qui subissent le
Pays en voie de développement 52,2% 46,4% 52,4% 47,1% 59,3% 59,9% 4/5
plus les conséquences
Les deux (de la même façon) 43,2% 47,0% 42,1% 46,5% 38,3% 36,5%

Région Flandre (1) Bruxelles-Capitale (2) Wallonie (3)


Pays occidentaux industrialisés 63,5% 68,2% 52,7% 1/3, 2/3
Les principaux
Pays en voie de développement 4,2% 3,6% 5,7%
responsables
Les deux (de la même façon) 32,3% 28,1% 41,6% 1/3, 2/3
Pays occidentaux industrialisés 5,2% 3,5% 5,7%
Ceux qui subissent le
Pays en voie de développement 52,9% 63,4% 46,1% 2/3
plus les conséquences
Les deux (de la même façon) 41,9% 33,1% 48,2% 2/3

45
RESULTATS - CONNAISSANCES CONCERNANT LES CHANGEMENTS CLIMATIQUES

3.3.3.2 CONSEQUENCES DES CHANGEMENTS CLIMATIQUES

Après avoir sondé les connaissances des Belges sur les causes des changements climatiques,
l'enquête a également cherché à évaluer leurs connaissances sur les conséquences de ce
phénomène. Pour ce faire, une liste de conséquences possibles a été présentée aux répondants.
Pour chacune de ces conséquences, il leur a été demandé si, selon eux, elle était ou non liée aux
4
changements climatiques .

Les Belges considèrent la fonte de la calotte glaciaire (88 %), l'augmentation du nombre
d’ouragans et de tempêtes (84 %) et l'élévation du niveau de la mer (82 %) comme les trois
principales conséquences des changements climatiques. En revanche, 60 % des Belges pensent, à
tort, que l'augmentation du nombre de tsunamis est une conséquence des changements
climatiques. L'apparition de cancers de la peau est également considérée erronément par 47 %
des répondants comme l'une des conséquences des changements climatiques. Enfin,
l'assèchement de la mer Méditerranée et l'augmentation du nombre de sources chaudes en
Islande sont également cités comme des conséquences des changements climatiques, par
respectivement 15 % et 11 % des répondants. Par rapport à (2005)/2009, ces deux pourcentages
affichent une baisse spectaculaire.

4
Question 2005/2009 : « Le changement climatique peut avoir différentes conséquences. Veuillez indiquer si vous pensez
que les conséquences citées dans la liste suivante sont dues ou non au changement climatique. »

46
RESULTATS - CONNAISSANCES CONCERNANT LES CHANGEMENTS CLIMATIQUES

Figure 16 – Question 7 : Les changements climatiques vont-ils induire les phénomènes suivants ?

OUI NON
5 6
05 09 13 05 09 13
CORRECT % % % % % %

La fonte de la calotte glaciaire 96 92 88 88% 10% -- 2 2

Une augmentation du nombre d'ouragans et de tempêtes 90 84 84 84% 3% 13% -- 4 3

Une élévation du niveau de la mer 87 88 82 82% 3% 15% -- 3 3

Une augmentation des vagues de chaleur 89 81 81 81% 5% 15% -- 3 5

L'extinction de certaines espèces animales et végétales 75 74 79 79% 5% 17% -- 7 5

Augmentation/diminution des précipitations dans certaines régions -- 76 76 76% 5% 19% -- 5 5

Une sous-alimentation et une famine au niveau mondial 60 53 56 56% 14% 30% -- 20 14

Le paludisme et la fièvre jaune dans nos régions 20 21 18 18% 21% 61% -- 38 21

FAUX Une augmentation des tsunamis -- 53 60 60% 15% 26% -- 23 15

Le cancer de la peau 66 46 47 47% 15% 39% -- 23 15

Un assèchement de la Mer Méditerranée -- 36 15 15% 31% 53% -- 31 31

Une augmentation du nombre de sources chaudes en Islande 40 23 11 11% 20% 70% -- 41 20

0% 20% 40% 60% 80% 100%

Oui Non Ne sait pas

Base: tous les répondants (N=1510) – ‘missings’ non compris.

5 2005/2009: BOTTOM2 (‘pas du tout d’accord’ + ‘pas d’accord’).


6 2005/2009: TOP2 (‘tout à fait d’accord’ + ‘d’accord’).

47
RESULTATS - CONNAISSANCES CONCERNANT LES CHANGEMENTS CLIMATIQUES

Dans l'ensemble, il apparaît que les hommes considèrent moins souvent que les femmes les
phénomènes énumérés comme des conséquences (futures) possibles des changements
climatiques. Cela vaut tant pour les affirmations correctes que pour les affirmations erronées.

Plus souvent que leurs aînés, les répondants les plus jeunes (16-35 ans) indiquent correctement
que les changements climatiques se traduiront par une augmentation du nombre d'ouragans et
de tempêtes, une augmentation des vagues de chaleur, une augmentation de la sous-
alimentation et des famines au niveau mondial, l'apparition du paludisme et de la fièvre jaune
dans nos régions et l’extinction de certaines espèces animales et végétales.

Les Belges les moins instruits estiment moins souvent que les Belges les plus instruits que les
changements climatiques se traduiront par une augmentation du nombre d'ouragans et de
tempêtes, une augmentation des vagues de chaleur, une élévation du niveau de la mer, une
augmentation des précipitations dans certaines régions et leur diminution dans d’autres,
l’extinction de certaines espèces animales et végétales et la fonte de la calotte glaciaire.

Lorsque l'on observe les résultats par région, on constate que les différences significatives se
limitent aux Flamands d'une part et aux Wallons de l'autre. Ainsi, les Flamands ont raison
lorsqu'ils estiment, davantage que les Wallons, que l'apparition du paludisme et de la fièvre jaune
dans nos régions est une des conséquences (futures) des changements climatiques. Ils sont
également plus nombreux que les Wallons à penser que les changements climatiques
entraîneront une multiplication des cancers de la peau, ce qui est faux.

Tableau 13: Q7, différences significatives en fonction des groupes cibles


Différences
Pourcentages
significatives
Sexe Hommes (1) Femmes (2)
Oui 7,4% 14,2% 1/2
Une augmentation du nombre de
Non 28,6% 11,0% 1/2
sources chaudes en Islande
Ne sait pas 64,0% 74,7% 1/2
Oui 79,4% 82,4%
Une augmentation des vagues de
Non 6,0% 3,1% 1/2
chaleur
Ne sait pas 14,6% 14,5%
Oui 83,0% 80,6%
Une élévation du niveau de la mer Non 5,1% 2,0% 1/2
Ne sait pas 11,9% 17,4% 1/2
Oui 11,8% 18,8% 1/2
Un assèchement de la Mer
Non 42,0% 20,9% 1/2
Méditerranée
Ne sait pas 46,2% 60,3% 1/2
Oui 56,2% 55,9%
Une sous-alimentation et une
Non 16,6% 12,0% 1/2
famine au niveau mondial
Ne sait pas 27,2% 32,1% 1/2
Oui 17,8% 17,7%
Le paludisme et la fièvre jaune
Non 25,4% 17,3% 1/2
dans nos régions
Ne sait pas 56,8% 65,0% 1/2
Une augmentation des précipita- Oui 78,6% 74,4%
tions dans certaines régions et leur Non 5,3% 4,1%
diminution dans d’autres Ne sait pas 16,1% 21,5% 1/2
Oui 50,8% 68,2% 1/2
Une augmentation des tsunamis Non 20,8% 8,8% 1/2
Ne sait pas 28,4% 23,0% 1/2
Oui 79,8% 77,5%
L’extinction de certaines espèces
Non 5,6% 4,0%
animales et végétales
Ne sait pas 14,6% 18,5% 1/2
Oui 88,1% 88,4%
La fonte de la calotte glaciaire Non 3,2% 1,1% 1/2
Ne sait pas 8,6% 10,5%

48
RESULTATS - CONNAISSANCES CONCERNANT LES CHANGEMENTS CLIMATIQUES

Différences
Pourcentages
significatives
Age 16-35 ans (1) 36-55 ans (2) 56-75 ans (3)
Oui 12,7% 8,7% 11,8%
Une augmentation du nombre de
Non 13,2% 23,0% 21,7% 1/2, 1/3
sources chaudes en Islande
Ne sait pas 74,1% 68,3% 66,5% 1/3
Oui 86,9% 84,7% 79,6% 1/3
Une augmentation du nombre
Non 1,9% 3,1% 4,6%
d’ouragans et de tempêtes
Ne sait pas 11,3% 12,2% 15,8%
Oui 89,3% 81,4% 72,1% 1/2, 1/3, 2/3
Une augmentation des vagues de
Non 1,5% 5,4% 6,5% 1/2, 1/3
chaleur
Ne sait pas 9,2% 13,2% 21,3% 1/3, 2/3
Oui 21,4% 12,8% 12,6% 1/2, 1/3
Un assèchement de la Mer
Non 26,6% 35,6% 30,2% 1/2
Méditerranée
Ne sait pas 52,0% 51,6% 57,2%
Oui 61,6% 54,5% 52,3% 1/3
Une sous-alimentation et une
Non 14,0% 12,5% 16,6%
famine au niveau mondial
Ne sait pas 24,4% 33,0% 31,1% 1/2
Oui 23,2% 15,1% 15,5% 1/2, 1/3
Le paludisme et la fièvre jaune
Non 18,2% 20,3% 25,4% 1/3
dans nos régions
Ne sait pas 58,6% 64,6% 59,1%
Oui 88,8% 77,2% 70,3% 1/2, 2/3, 1/3
L’extinction de certaines espèces
Non 3,4% 4,5% 6,6%
animales et végétales
Ne sait pas 7,9% 18,4% 23,2% 1/2, 1/3

École Sec. Sec. prof. Sec. Supérieur


Univ.
Education primaire Inférieur supérieur supérieur non univ.
(6)
(1) (2) (3) (4) (5)
Oui 12,1% 17,9% 11,4% 8,8% 8,3% 4,3% 2/4-6
Une augmentation du nombre de
Non 19,3% 16,2% 15,5% 19,6% 21,7% 29,1% 2/6
sources chaudes en Islande
Ne sait pas 68,6% 65,9% 73,2% 71,5% 70,0% 66,6%
Oui 71,4% 85,8% 78,1% 87,1% 86,0% 86,6% 1/2, 1/4-6
Une augmentation du nombre
Non 5,6% 4,5% 0,8% 3,0% 2,5% 1,4%
d’ouragans et de tempêtes
Ne sait pas 23,0% 9,7% 21,1% 9,9% 11,4% 12,1% 1/2, 1/4-5, 2/3, 3/4
Oui 66,0% 76,6% 82,0% 85,9% 84,7% 84,3% 1/3-6, 2/4
Une augmentation des vagues de
Non 6,7% 6,9% 2,4% 4,6% 2,6% 2,6%
chaleur
Ne sait pas 27,3% 16,5% 15,6% 9,5% 12,7% 13,0% 1/4-5
Oui 66,0% 78,3% 82,0% 83,2% 88,2% 91,9% 1/3-6, 2/5-6
Une élévation du niveau de la mer Non 5,7% 5,2% 0,9% 4,1% 1,6% 1,5%
Ne sait pas 28,3% 16,6% 17,1% 12,7% 10,2% 6,6% 1/2, 1/4-6
Oui 58,2% 50,1% 47,2% 46,2% 44,8% 29,8% 1-2/6, 4/6
Le cancer de la peau Non 5,1% 11,2% 10,3% 17,1% 17,2% 25,2% 1/4-6, 2-3/6
Ne sait pas 36,7% 38,7% 42,5% 36,7% 37,9% 45,0%
Une augmentation des précipita- Oui 56,0% 73,1% 72,9% 79,3% 83,6% 88,4% 1/2-6, 2/5-6, 3/6
tions dans certaines régions et leur Non 7,4% 7,5% 4,8% 5,0% 1,3% 0,8% 1-2/5
diminution dans d’autres Ne sait pas 36,5% 19,5% 22,4% 15,7% 15,1% 10,8% 1/2, 1/4-6
Oui 50,8% 64,0% 50,6% 65,2% 57,9% 56,0% 1/4, 3/4
Une augmentation des tsunamis Non 16,7% 11,3% 14,1% 12,5% 17,2% 22,6% 2/6
Ne sait pas 32,6% 24,6% 35,3% 22,4% 24,9% 21,4% 3/4
Oui 66,5% 76,4% 73,7% 83,9% 81,0% 83,8% 1/4-6
L’extinction de certaines espèces
Non 1,7% 6,8% 5,3% 4,7% 4,8% 3,0%
animales et végétales
Ne sait pas 31,8% 16,8% 21,1% 11,4% 14,2% 13,2% 1/2, 1/4-6
Oui 80,8% 85,3% 85,8% 89,8% 93,6% 92,4% 1-2/5
La fonte de la calotte glaciaire Non 0,0% 4,6% 2,5% 2,1% 0,6% 1,1% 2/5
Ne sait pas 19,2% 10,0% 11,7% 8,1% 5,7% 6,5% 1/4-6

49
RESULTATS - CONNAISSANCES CONCERNANT LES CHANGEMENTS CLIMATIQUES

Différences
Pourcentages
significatives
Région Flandre (1) Bruxelles-Capitale (2) Wallonie (3)
Oui 14,4% 13,3% 17,7%
Un assèchement de la Mer
Non 34,1% 27,1% 26,5% 1/3
Méditerranée
Ne sait pas 51,5% 59,6% 55,7%
Oui 57,4% 63,9% 51,7%
Une sous-alimentation et une
Non 15,1% 9,9% 13,7%
famine au niveau mondial
Ne sait pas 27,4% 26,3% 34,6% 1/3
Oui 51,6% 41,1% 39,6% 1/3
Le cancer de la peau Non 13,1% 13,5% 17,4%
Ne sait pas 35,3% 45,4% 43,0% 1/3
Oui 20,6% 15,3% 13,1% 1/3
Le paludisme et la fièvre jaune dans
Non 19,8% 24,4% 23,2%
nos régions
Ne sait pas 59,6% 60,3% 63,8%

Petites Zones
Urbanisation 5 centres (1) Villes (2)
localités (3) rurales (4)
Oui 81,8% 84,0% 76,0% 83,5% 3/4
Une augmentation des vagues de
Non 3,8% 6,1% 5,7% 3,3%
chaleur
Ne sait pas 14,5% 9,9% 18,4% 13,1% 2/3
Oui 83,9% 78,3% 77,1% 86,1% 3/4
Une élévation du niveau de la mer Non 2,9% 3,9% 5,4% 2,0% 3/4
Ne sait pas 13,2% 17,7% 17,5% 12,0%
Une augmentation des précipita- Oui 79,0% 77,2% 70,7% 79,5% 1/3, 3/4
tions dans certaines régions et leur Non 3,9% 5,3% 6,6% 3,2%
diminution dans d’autres Ne sait pas 17,0% 17,5% 22,7% 17,3%

50
RESULTATS - CONNAISSANCES CONCERNANT LES CHANGEMENTS CLIMATIQUES

3.3.4 Connaissances individuelles au sujet des changements climatiques

Il a été demandé aux sondés de s'attribuer une note de 1 à 10 en ce qui concerne leur degré
d'information sur les changements climatiques. Une note de 10 signifie qu'ils s'estiment très bien
informés sur les changements climatiques, tandis que 1 signifie qu'ils ne s’estiment pas du tout
informés.

La majorité des Belges (54 %) s'attribuent une note de 6 ou 7 sur 10. Trois répondants sur dix
(30 %) estiment qu'ils ne sont pas ou mal informés (note de 1 à 5 sur 10). Ce chiffre est en baisse
par rapport à 2005 et 2009. 16 % de répondants se considèrent bien informés sur les
changements climatiques (note de 8 à 10 sur 10). La note moyenne sur 10 est de 6,1.

Figure 17 – Question 8 : Si vous deviez vous attribuer une note sur 10,
combien donneriez-vous à votre degré d’information concernant les changements climatiques ?

Score 1-5 Score 6-10 Moyenne

2005 39% 3% 5% 8% 22% 26% 25% 7% 61% 5,7

2009 38% 5% 7% 22% 24% 25% 10% 2% 62% 5,9

2013 30% 4% 6% 16% 28% 26% 13% 70% 6,1

0% 20% 40% 60% 80% 100%

1 2 3 4 5 6 7 8 9 10

Base: tous les répondants (N=1510) – ‘missings’ non compris.

51
RESULTATS - CONNAISSANCES CONCERNANT LES CHANGEMENTS CLIMATIQUES

Il ressort du tableau ci-dessous que seules quelques différences significatives ont été constatées
selon le sexe des répondants et le taux d'urbanisation du lieu de résidence. Les hommes se
considèrent mieux informés que les femmes et les habitants des « villes » s'attribuent une
meilleure note en ce qui concerne leur degré d'information que les habitants des « petites
localités ».

Tableau 14: Q8, différences significatives en fonction des groupes cibles


Différences
Scores moyennes
significatives
Sexe Hommes (1) Femmes (2)

6,20 5,92 1/2

École Sec. Sec. prof. Sec. Supérieur


Univ.
Education primaire Inférieur supérieur supérieur non univ.
(6)
(1) (2) (3) (4) (5)

5,94 5,98 5,79 6,18 5,98 6,41 3/6

Petites Zones
Urbanisation 5 centres (1) Villes (2)
localités (3) rurales (4)

6,13 6,37 5,85 6,03 2/3

52
RESULTATS - CONNAISSANCES CONCERNANT LES CHANGEMENTS CLIMATIQUES

3.3.5 Connaissances des aides financières

Outre les connaissances sur les changements climatiques en général, l'enquête a également
sondé les connaissances des citoyens en ce qui concerne les aides financières. En d’autres termes,
on a examiné dans quelle mesure les Belges sont au courant des réductions d’impôts ou primes
qui peuvent leur être accordées par les pouvoirs publics pour les investissements dans certaines
techniques permettant d’économiser l’énergie.

Il ressort des résultats que les Belges sont généralement bien informés sur les aides proposées. En
outre, l’évolution, déjà à la hausse en 2009, de l’information sur les aides financières s’est
poursuivie en 2013. L’aide financière pour l’isolation (92 %), l’aide pour les panneaux solaires pour
la production d’électricité (87 %) et le vitrage à haut rendement (76 %) sont les trois aides les plus
connues.

Figure 18 – Question 23A : Les pouvoirs publics accordent des aides financières (réductions d’impôts
ou primes) pour l’investissement dans certaines techniques permettant d’économiser l’énergie.
Êtes-vous au courant de ces aides financières?

7 48%
Isolation (toit, sol, murs, etc.) 78%
92%
Panneaux solaires (production d'électricité) 79%
87%
45%
Vitrage à haut rendement 62%
76%
32%
Véhicules personnels à faible consommation 60%
72%
35%
Chaudière à condensation (chauffer l'habitation) 55%
68%
35%
Chauffe-eau solaire (production d'eau chaude) 54%
66%
Maison basse énergie/passive
65%
Pompe à chaleur
59%
25%
Thermostat et vannes de radiateur thermostatiques 37%
56%
20%
Audit énergétique 40%
54%
0% 20% 40% 60% 80% 100%

2005 2009 2013

Base: tous les répondants (N=1510) – ‘missings’ non compris.

7
2005/2009 : ‘Isolation de toit’.

53
RESULTATS - CONNAISSANCES CONCERNANT LES CHANGEMENTS CLIMATIQUES

Les analyses de signification révèlent un certain nombre de différences importantes en fonction


des sous-groupes considérés.

Pour six aides sur les dix, il existe une différence significative en fonction du sexe, les hommes
étant à chaque fois mieux informés que les femmes sur les aides en question.

Selon l’âge, on constate que les Belges dans la tranche d’âge inférieure (16 à 35 ans) sont les
moins informés sur les différentes aides. Ce n’est que pour les panneaux solaires que le groupe
des plus âgés est moins bien informé sur les aides.

Pour quatre aides (thermostat et vannes de radiateur thermostatiques, pompe à chaleur, audit
énergétique et véhicules personnels à faible consommation), une différence a été constatée en
fonction du niveau d’éducation, les Belges les moins instruits étant à chaque fois mieux informés
que les Belges les plus instruits.

En outre, les Flamands sont plus au courant que le reste de la population d’une grande partie des
aides.

Tableau 15: Q23A, différences significatives en fonction des groupes cibles


Différences
Pourcentages
significatives
Sexe Hommes (1) Femmes (2)

Vitrage à haut rendement 73,4% 66,2% 1/2

Thermostat et vannes de radiateur thermostatiques 55,2% 48,5% 1/2

Chauffe-eau solaire (pour la production d’eau chaude) 64,4% 57,7% 1/2

Chaudière à condensation (pour chauffer l’habitation) 66,1% 58,0% 1/2

Audit énergétique 52,7% 47,0% 1/2

Véhicules personnels à faible consommation 70,7% 61,4% 1/2

Age 16-35 ans (1) 36-55 ans (2) 56-75 ans (3)

Isolation (toit, sol, murs, etc.) 80,6% 87,3% 85,7% 1/2

Vitrage à haut rendement 59,0% 73,4% 75,9% 1/2, 1/3

Thermostat et vannes de radiateur thermostatiques 41,7% 54,1% 58,9% 1/2, 1/3

Chauffe-eau solaire (pour la production d’eau chaude) 53,9% 65,8% 62,2% 1/2, 1/3

Panneaux solaires (pour la production d’électricité) 80,6% 84,3% 74,4% 2/3

Chaudière à condensation (pour chauffer l’habitation) 48,2% 68,3% 67,9% 1/2, 1/3

Pompe à chaleur 45,5% 57,1% 58,3% 1/2, 1/3

Audit énergétique 40,0% 53,1% 55,3% 1/2, 1/3

54
RESULTATS - CONNAISSANCES CONCERNANT LES CHANGEMENTS CLIMATIQUES

Différences
Pourcentages
significatives
École Sec. Sec. prof. Sec. Supérieur
Univ.
Education primaire Inférieur supérieur supérieur non univ.
(6)
(1) (2) (3) (4) (5)
Isolation (toit, sol, murs, etc.) 80,3% 90,2% 83,7% 82,8% 85,6% 83,7% 1/2

Thermostat et vannes de radiateur thermostatiques 60,0% 60,5% 55,2% 49,7% 43,5% 42,5% 1-2/5-6, 2/4

Pompe à chaleur 64,3% 58,2% 56,3% 49,7% 50,4% 47,7% 1/4

Audit énergétique 60,3% 55,5% 50,9% 46,1% 44,9% 41,9% 1/4-6

Véhicules personnels à faible consommation 70,7% 76,0% 63,9% 65,2% 57,6% 59,6% 2/4-6

Région Flandre (1) Bruxelles-Capitale (2) Wallonie (3)


Isolation (toit, sol, murs, etc.) 87,3% 79,8% 81,2% 1/3

Vitrage à haut rendement 74,4% 51,5% 65,5% 1/2, 2/3, 1/3

Thermostat et vannes de radiateur thermostatiques 56,8% 40,4% 45,2% 1/2, 1/3

Chauffe-eau solaire (pour la production d’eau chaude) 68,3% 47,5% 50,7% 1/2, 1/3

Panneaux solaires (pour la production d’électricité) 82,5% 70,0% 77,9% 1/2

Chaudière à condensation (pour chauffer l’habitation) 68,6% 49,9% 52,8% 1/2, 1/3

Pompe à chaleur 61,7% 34,2% 44,2% 1/2, 1/3

Maison basse énergie / maison passive 64,2% 47,4% 54,8% 1/2, 1/3

Audit énergétique 54,1% 41,2% 43,8% 1/2, 1/3

Petites Zones rurales


Urbanisation 5 centres (1) Villes (2)
localités (3) (4)
Isolation (toit, sol, murs, etc.) 82,3% 82,1% 88,9% 84,0% 1/3

Chauffe-eau solaire (pour la production d’eau chaude) 52,6% 56,8% 67,8% 63,4% 1/3, 1/4, 2/3

Panneaux solaires (pour la production d’électricité) 73,9% 75,1% 85,1% 82,6% 1/3, 1/4, 2/3

Chaudière à condensation (pour chauffer l’habitation) 57,5% 50,1% 70,9% 62,8% 1/3, 2/3, 2/4

Pompe à chaleur 47,8% 46,9% 62,2% 54,4% 1/3, 2/3

Audit énergétique 46,1% 45,2% 56,6% 48,4% 1/3, 2/3

55
RESULTATS - COMPORTEMENT FACE AUX CHANGEMENTS CLIMATIQUES

3.4 Comportement face aux changements


climatiques

3.4.1 Comportement actuel et intentions face à la problématique


environnementale

Dans le présent chapitre, nous examinons de plus près le comportement des Belges pour lutter
contre les changements climatiques. En outre, nous nous penchons sur les intentions des Belges
en ce qui concerne la problématique environnementale au niveau des déplacements, du ménage
et de l'habitation.

3.4.1.1 LES DEPLACEMENTS

Plus de trois quarts des propriétaires de véhicules (76 %) indiquent qu'ils ne laissent pas tourner
leur véhicule lorsqu'ils sont à l'arrêt pendant longtemps. Par ailleurs, 8 % envisagent d'adopter ce
comportement dans un avenir proche. Cet effort, qui ne demande aucun sacrifice financier,
obtient le meilleur résultat pour le « comportement écologique » en lien avec les déplacements. Il
apparaît en outre que sept propriétaires de véhicule sur dix adaptent déjà leur mode de conduite
et que plus de deux tiers des sondés (67 %) choisissent une voiture qui correspond à la taille de
leur ménage.

Les efforts suivants sont ceux qui sont les moins répandus : utiliser les transports en commun
(35 %), éviter de voyager en avion (34 %) et faire du covoiturage (34 %). Pour chacun de ces
points, près d'un répondant sur dix envisage toutefois de franchir le pas dans un avenir proche.

Si l'on examine l'évolution du comportement écologique des Belges, on constate que la principale
amélioration (par rapport à 2009) concerne l'achat d'un nouveau véhicule : 67 % des répondants
choisissent une voiture qui correspond à la taille de leur ménage (contre 57 % en 2009) et 51 %
choisissent une voiture qui consomme peu (contre 32 % en 2009). On note en outre
qu'actuellement, 79 % des Belges envisagent de choisir une voiture qui consomme peu, ce qui
signifie que 28 % des propriétaires de véhicules ont l'intention de changer de comportement à cet
égard.

Les intentions exprimées en 2009 se sont partiellement concrétisées, sauf en ce qui concerne le
mode de déplacement. Par rapport à 2009, les transports en commun sont toutefois moins
utilisés et aucune augmentation du nombre de Belges se déplaçant régulièrement à pied ou en
vélo n'a été constatée.

56
RESULTATS - COMPORTEMENT FACE AUX CHANGEMENTS CLIMATIQUES

Figure 19 – Question 18 : Dans quelle mesure chacune de ces phrases s’applique-t-elle à vous ?
Quelles phrases s’appliquent déjà à vous actuellement ?
Quelles phrases s’appliqueront à vous à l’avenir, qu’elles soient déjà d’actualité ou non ?

Intention 2009
Actuelle- Inten-
ment tion
% %
*Je ne laisse pas tourner le moteur de ma voiture 76%
+8% 76 81
lorsque je reste à l'arrêt longtemps 83%
*J'adapte régulièrement mon mode de conduite pour 70%
+8% 65 73
préserver l'environnement 78%
*Je choisis une voiture qui correspond à la taille de 67%
+7% 57 70
mon ménage 83%

56%
Je me déplace régulièrement à vélo ou à pied +9% 56 65
65%

51%
*Je choisis une voiture qui consomme peu +28% 32 59
79%

35%
J'emprunte régulièrement les transports en commun +12% 37 47
47%

34% -- --
J'évite l'avion pour partir en vacances +10%
44%

34% 29 39
Je pratique quotidiennement le covoiturage +10%
44%

0% 20% 40% 60% 80% 100%


*
Actuellement Actuellement + dans un avenir proche
*
*
Base: tous les répondants (N=1510) – ‘missings’ non compris.
*Base: tous les propriétaires de voiture (N=1397) – ‘missings’ non compris.

57
RESULTATS - COMPORTEMENT FACE AUX CHANGEMENTS CLIMATIQUES

Le tableau ci-dessous indique les différences significatives en fonction du sexe, de l'âge, de la


région et du taux d'urbanisation. Il importe de noter que les Belges âgés de 36 à 75 ans adaptent
plus souvent leur mode de conduite à l'environnement que ceux de la tranche d'âge inférieure (16-
35 ans) et qu'ils resteront plus nombreux à le faire à l'avenir. En outre, ils choisissent également
plus souvent une voiture qui consomme peu. Pour l'avenir, on ne remarque plus de différence avec
la tranche d'âge inférieure. Les Wallons déclarent plus fréquemment que les Flamands choisir ou
avoir l'intention de choisir une voiture qui consomme peu ; on ne remarque toutefois aucune
différence en ce qui concerne le mode de conduite.

Tableau 16: Q18 (transport), différences significatives en fonction des groupes cibles
Différences
Pourcentages
significatives
Sexe Hommes (1) Femmes (2)
J’emprunte régulièrement les
Actuellement 30,4% 39,3% 1/2
transports en commun
Je me déplace régulièrement à vélo
Actuellement 52,4% 58,5% 1/2
ou à pied

Age 16-35 ans (1) 36-55 ans (2) 56-75 ans (3)
Je pratique quotidiennement le
covoiturage (se fixer rendez-vous Actuellement + dans
52,2% 39,5% 42,5% 1/2, 1/3
quelque part pour faire la route un avenir proche
ensemble)
J’adapte régulièrement mon mode de Actuellement 53,4% 76,0% 79,1% 1/2, 1/3
conduite pour préserver Actuellement + dans
71,5% 80,2% 82,2% 1/2, 1/3
l’environnement un avenir proche
Je choisis une voiture qui correspond
Actuellement 53,7% 73,6% 71,4% 1/2, 1/3
à la taille de mon ménage
Je choisis une voiture qui consomme
Actuellement 37,1% 55,9% 58,3% 1/2, 1/3
peu
Actuellement 43,2% 28,5% 34,5% 1/2, 1/3
J’emprunte régulièrement les
Actuellement + dans
transports en commun 50,9% 38,3% 54,2% 1/2, 2/3
un avenir proche
Je ne laisse pas tourner le moteur de Actuellement 58,9% 82,4% 85,9% 1/2, 1/3
ma voiture lorsque je reste à l’arrêt Actuellement + dans
75,4% 85,8% 88,5% 1/2, 1/3
longtemps un avenir proche
Actuellement 26,3% 36,6% 38,1% 1/2, 1/3
J’évite l’avion pour partir en vacances Actuellement + dans
36,6% 44,3% 51,0% 1/2, 1/3
un avenir proche

École Sec. Sec. prof. Sec. Supérieur


Univ.
Education primaire Inférieur supérieur supérieur non univ.
(6)
(1) (2) (3) (4) (5)
J’adapte régulièrement mon mode de Actuellement 66,4% 77,4% 77,2% 63,2% 69,9% 65,6% 2-3/4
conduite pour préserver Actuellement + dans
77,1% 85,2% 80,3% 74,6% 76,5% 72,6% 2-4
l’environnement un avenir proche
Je choisis une voiture qui consomme
Actuellement 41,8% 58,4% 47,8% 49,2% 50,6% 52,1% 1/2
peu
Actuellement 41,5% 37,9% 34,9% 35,3% 26,2% 24,9% 1-2/5
J’évite l’avion pour partir en vacances Actuellement + dans
54,6% 50,6% 45,0% 44,8% 33,9% 32,5% 1-2/5-6, 4/5
un avenir proche

58
RESULTATS - COMPORTEMENT FACE AUX CHANGEMENTS CLIMATIQUES

Différences
Pourcentages
significatives
Région Flandre (1) Bruxelles-Capitale (2) Wallonie (3)
Je pratique quotidiennement le
Actuellement 43,2% 19,2% 17,4% 1/2, 1/3
covoiturage (se fixer rendez-vous
Actuellement + dans
quelque part pour faire la route 51,7% 37,5% 27,5% 1/3
un avenir proche
ensemble)
Actuellement 62,1% 60,5% 77,0% 1/3, 2/3
Je choisis une voiture qui correspond
Actuellement + dans
à la taille de mon ménage 81,6% 73,8% 86,3% 2/3
un avenir proche
Actuellement 42,1% 55,4% 66,6% 1/3
Je choisis une voiture qui consomme
Actuellement + dans
peu 77,4% 78,4% 83,6% 1/3
un avenir proche
Actuellement 37,1% 56,3% 26,3% 1/2, 1/3, 2/3
J’emprunte régulièrement les
Actuellement + dans
transports en commun 50,5% 68,4% 36,6% 1/2, 1/3, 2/3
un avenir proche
Actuellement 66,9% 57,7% 34,4% 1/3, 2/3
Je me déplace régulièrement à vélo
Actuellement + dans
ou à pied 74,7% 68,0% 45,3% 1/3, 2/3
un avenir proche

Petites Zones rurales


Urbanisation 5 centres (1) Villes (2)
localités (3) (4)
Actuellement 49,8% 45,1% 48,3% 56,4% 2/4
Je choisis une voiture qui consomme
Actuellement + dans
peu 78,6% 70,5% 82,7% 81,1% 2/3, 2/4
un avenir proche
Actuellement 51,8% 29,3% 34,0% 24,8% 1/2, 1/3, 1/4, 3/4
J’emprunte régulièrement les
Actuellement + dans 1/2, 1/3, 1/4
transports en commun 64,1% 40,8% 46,3% 37,7%
un avenir proche
Je me déplace régulièrement à vélo
Actuellement 57,4% 57,4% 59,0% 49,7% 3/4
ou à pied
J’évite l’avion pour partir en vacances Actuellement 27,8% 31,5% 39,2% 34,9% 1/3

59
RESULTATS - COMPORTEMENT FACE AUX CHANGEMENTS CLIMATIQUES

3.4.1.2 LE MENAGE

De manière générale, une part considérable des Belges appliquent déjà des mesures
respectueuses de l'environnement dans leur ménage. La quasi-totalité des répondants (96 %) trie
les déchets ménagers (verre, papier, carton, PMC, déchets dangereux, compost, piles). Plus de
trois quarts des participants à l'enquête utilisent la chasse économique des toilettes et privilégient
la douche au bain (81 % et 78 % respectivement).

En revanche, on constate que seuls 29 % achètent régulièrement des produits issus de


l'agriculture biologique. L'utilisation de l'eau de pluie pour le ménage (38 %) et la diminution de la
consommation de viande (41 %) sont uniquement appliquées par une minorité des ménages
belges. Un grand groupe envisage toutefois d'adopter ces pratiques dans un avenir proche.

De manière générale, le Belge adopte un comportement plus respectueux de l'environnement


dans le ménage qu'en 2009, à l'exception de l'utilisation de piles rechargeables. En outre, le Belge
a dans une large mesure concrétisé ses intentions déclarées en ce qui concerne l'utilisation de la
chasse économique des toilettes, la prise d'une douche au lieu d'un bain, la consommation de
fruits et de légumes locaux et de saison et la préférence pour les produits frais.

60
RESULTATS - COMPORTEMENT FACE AUX CHANGEMENTS CLIMATIQUES

Figure 20 – Question 18. Dans quelle mesure chacune de ces phrases s’applique-t-elle à vous ?
Quelles phrases s’appliquent déjà à vous actuellement ?
Quelles phrases s’appliqueront à vous à l’avenir, qu’elles soient déjà d’actualité ou non ?

Intention 2009
nn
Actuelle- Inten-
ment tion
% %
Je trie toujours les déchets ménagers 96%
98% +2% 95 97

J'utilise la chasse économique des toilettes 81%


89% +8% 74 85

Je prends des douches plutôt que des bains 78%


85% +7% 75 81

Je donne la préférence aux fruits et légumes locaux et de saison 74%


82% +8% 64 75

Je privilégie les produits frais, non surgelés 62%


72% +10% 53 64

J'emploie régulèrement des piles rechargeables 60% 61 72


75% +15%

J'utilise un pommeau de douche économique 59% 52 70


76% +17%

Je privilégie les emballages écologiques 55% 51 70


72% +18%

Je mange moins de viande ou plus de plats végétariens 41% +15% -- --


56%

J'utilise régulièrement de l'eau de pluie pour faire le ménage 38% +17% -- --


55%
J'achète régulièrement des produits issus de l'agriculture 29% 23 46
+23%
biologique 52%

0% 20% 40% 60% 80% 100%

Actuellement Actuellement + dans un avenir proche

*
Base: tous les répondants (N=1510) – ‘missings’ non compris.

61
RESULTATS - COMPORTEMENT FACE AUX CHANGEMENTS CLIMATIQUES

Le tableau ci-dessous indique que l'âge est le premier facteur exerçant une influence importante
sur l'application actuelle dans le ménage de certaines mesures favorables à l'environnement et
sur l'intention d'appliquer de telles mesures à l'avenir. Hormis le fait de privilégier la douche au
bain, on constate que la tranche d'âge inférieure (16-35 ans) adopte généralement moins de
mesures dans le ménage.

On remarque en outre que les femmes privilégient plus souvent que les hommes les emballages
écologiques et qu'elles adoptent plus fréquemment une alimentation respectueuse de
l'environnement.

De manière générale, la fréquence d'achat de produits issus de l'agriculture biologique augmente


avec la hausse du niveau d'éducation.

D'un point de vue régional, on constate que les Bruxellois sont ceux qui achètent actuellement le
plus souvent des produits biologiques, mais qu'ils obtiennent une note nettement inférieure pour
le tri des déchets ménagers ou l'utilisation de l'eau de pluie dans le ménage.

Tableau 17: Q18 (ménage), différences significatives en fonction des groupes cibles
Différences
Pourcentages
significatives
Sexe Hommes (1) Femmes (2)
Actuellement 50,4% 59,0% 1/2
Je privilégie les emballages
Actuellement + dans
écologiques 68,8% 75,2% 1/2
un avenir proche
Je privilégie les produits frais, non
Actuellement 58,6% 65,1% 1/2
surgelés.
Actuellement 33,7% 47,9% 1/2
Je mange moins de viande ou plus de
Actuellement + dans
plats végétariens 51,7% 60,8% 1/2
un avenir proche

Age 16-35 ans (1) 36-55 ans (2) 56-75 ans (3)
Actuellement 91,4% 98,5% 97,3% 1/2, 1/3
Je trie toujours les déchets ménagers Actuellement + dans
95,6% 99,0% 97,8% 1/2
un avenir proche
Actuellement 72,6% 86,1% 82,0% 1/2, 1/3
J’utilise la chasse économique des
Actuellement + dans
toilettes 84,5% 92,2% 89,0% 1/2
un avenir proche
J’emploie régulièrement des piles
Actuellement 59,0% 65,8% 55,1% 2/3
rechargeables
Actuellement 57,1% 77,2% 85,1% 1/2, 1/3, 2/3
Je donne la préférence aux fruits et
Actuellement + dans
légumes locaux et de saison 70,0% 84,9% 89,0% 1/2, 1/3
un avenir proche
Actuellement 45,8% 64,9% 65,4% 1/2, 1/3
J’utilise un pommeau de douche
Actuellement + dans
économique 65,9% 79,1% 80,8% 1/2, 1/3
un avenir proche
Actuellement 45,5% 54,9% 63,9% 1/2, 1/3, 2/3
Je privilégie les emballages
Actuellement + dans
écologiques 65,9% 71,9% 78,5% 1/3, 2/3
un avenir proche
Actuellement 24,9% 31,7% 31,3% 1/2
J’achète régulièrement des produits
Actuellement + dans
issus de l’agriculture biologique 45,6% 53,5% 56,2% 1/2, 1/3
un avenir proche
Je prends des douches plutôt que des
Actuellement 79,4% 81,1% 73,6% 2/3
bains
J’utilise régulièrement de l’eau de
Actuellement 30,8% 41,4% 39,8% 1/2, 1/3
pluie pour faire le ménage
Actuellement 31,1% 41,7% 49,8% 1/2, 1/3, 2/3
Je mange moins de viande ou plus de
Actuellement + dans
plats végétariens 47,5% 56,5% 64,5% 1/2, 1/3, 2/3
un avenir proche

62
RESULTATS - COMPORTEMENT FACE AUX CHANGEMENTS CLIMATIQUES

Différences
Pourcentages
significatives
École Sec. Sec. prof. Sec. Supérieur
Univ.
Education primaire Inférieur supérieur supérieur non univ.
(6)
(1) (2) (3) (4) (5)
J’utilise la chasse économique des
Actuellement 68,7% 82,1% 82,5% 83,1% 81,4% 82,1% 1/2, 1/4-5
toilettes
Je donne la préférence aux fruits et Actuellement + dans
87,3% 84,5% 83,4% 76,1% 82,6% 79,5% 1/4
légumes locaux et de saison un avenir proche
J’utilise un pommeau de douche Actuellement + dans
80,3% 80,6% 78,3% 73,3% 72,5% 64,4% 1-2/6
économique un avenir proche
J’achète régulièrement des produits
Actuellement 23,2% 27,9% 23,7% 27,5% 34,2% 40,2% 1/6
issus de l’agriculture biologique
Je prends des douches plutôt que des
Actuellement 66,1% 78,6% 78,6% 82,6% 77,9% 79,8% 1/2, 1/4
bains

Région Flandre (1) Bruxelles-Capitale (2) Wallonie (3)


Actuellement 98,2% 83,7% 94,6% 1/2, 1/3, 2/3
Je trie toujours les déchets ménagers Actuellement + dans
98,8% 93,2% 96,6% 1/2, 1/3
un avenir proche
J’emploie régulièrement des piles
Actuellement 63,8% 46,7% 57,4% 1/2
rechargeables
J’utilise un pommeau de douche
Actuellement 62,5% 47,3% 55,7% 1/2, 1/3
économique
J’achète régulièrement des produits
Actuellement 26,9% 37,8% 32,3% 1/2
issus de l’agriculture biologique
Actuellement 75,2% 81,3% 82,9% 1/3
Je prends des douches plutôt que des
Actuellement + dans
bains 82,5% 86,2% 88,4% 1/3
un avenir proche
J’utilise régulièrement de l’eau de Actuellement + dans
57,9% 30,3% 54,1% 1/2, 2/3
pluie pour faire le ménage un avenir proche

Petites Zones
Urbanisation 5 centres (1) Villes (2)
localités (3) rurales (4)
Actuellement 92,1% 97,1% 97,3% 97,1% 1/3, 1/4
Je trie toujours les déchets ménagers Actuellement + dans
95,5% 98,2% 99,1% 97,6% 1/3
un avenir proche
Actuellement 23,0% 37,9% 41,3% 45,9% 1/2, 1/3, 1/4
J’utilise régulièrement de l’eau de
Actuellement + dans
pluie pour faire le ménage 43,3% 53,2% 57,4% 61,7% 1/3, 1/4
un avenir proche

63
RESULTATS - COMPORTEMENT FACE AUX CHANGEMENTS CLIMATIQUES

3.4.1.3 L'HABITATION

Au niveau de l'habitation également, les Belges affichent déjà un comportement assez


respectueux de l'environnement. Tous sondés confondus, on constate que 85 % achètent déjà du
matériel d’éclairage qui consomme peu comme les lampes économiques et les LED. À l'avenir, la
majorité des Belges en fera de même (91 %). Le fait d'éteindre les lumières lorsque l'on quitte une
pièce pendant plus de trois minutes (81 %) et l'emploi d'appareils électroménagers qui
consomment peu (86 %) complètent le trio de tête des trois pratiques les plus courantes en ce qui
concerne la réduction de la consommation d'énergie dans l'habitation.

En général, on note chez les Belges une forte volonté de continuer à adopter des pratiques
respectueuses de l'environnement dans leur habitation dans un avenir proche. Plus d'un sondé
sur cinq (21 %) souhaite, dans un avenir proche, prendre des initiatives pour améliorer l’isolation
dans son habitation, de sorte que l'on prévoit que l'habitation de plus de huit Belges sur dix (82 %)
sera pourvue d'une meilleure isolation à l'avenir. En outre, 17 % ont l'intention d'utiliser dans un
avenir proche de l'électricité verte et de l'énergie solaire.

Par rapport à 2009, on constate une hausse spectaculaire du recours à l'électricité verte (39 %
contre 19 %) et à l'énergie solaire (20 % contre 5 %). Par ailleurs, le nombre de Belges achetant
des équipements qui consomment peu d'énergie, que ce soit pour l'éclairage ou les appareils
électroménagers, est en forte hausse. Sur le plan du chauffage et de l'isolation, les mesures prises
pour économiser l'énergie sont également plus nombreuses qu'en 2009. On constate par ailleurs
que les intentions exprimées en 2009 se sont en grande partie concrétisées. À cet égard, seul le
fait d'éteindre les appareils électriques accuse un retard.

64
RESULTATS - COMPORTEMENT FACE AUX CHANGEMENTS CLIMATIQUES

Figure 21 – Question 18 : Dans quelle mesure chacune de ces phrases s’applique-t-elle à vous ?
Quelles phrases s’appliquent déjà à vous actuellement ?
Quelles phrases s’appliqueront à vous à l’avenir, qu’elles soient déjà d’actualité ou non ?

Intention 2009

Actuelle- Inten-
ment tion
% %
J'achète du matériel d'éclairage qui consomme peu (lampes 85%
+6% 69 81
économiques...) 91%
J'éteins la lumière lorsque je quitte une pièce pendant plus de 3 81%
+5% 74 80
minutes 86%

J'emploie des appareils électroménagers qui consomment peu 77% 63 76


88% +11%

Je choisis le programme les plus adapté (à faible consommation 76% +8% 66 75


d'énergie) pour mon lave-vaisselle/ma machine à laver 84%
Je réduis mes dépenses de chauffage en baissant le thermostat 71% 68 76
+8%
d'un degré 79%

*J'ai amélioré l'efficacité de mon système de chauffage 66% +15% 53 66


81%

*J'ai pris l'initiative d'améliorer l'isolation de mon habitation 61% +21% 47 66


82%
J'éteins complètement les appareils électroniques afin d'éviter la 59% +13% 66 78
consommation énergétique 72%

*Je suis passé(e) au gaz naturel 45% +8% 41 46


53%

J'utilise de l'électricité verte 39% +17% 19 40


56%

*J'utilise l'énergie solaire 20% +17% 5 27


37%

0% 20% 40% 60% 80% 100%


Actuellement Actuellement + dans un avenir proche

Base: tous les répondants (N=1510) – ‘missings’ non compris.


*Base: tous les propriétaires (N=1215) – ‘missings’ non compris.

Dans le tableau suivant, on constate que les femmes prennent davantage de mesures que les
hommes pour réduire la consommation d'énergie des appareils. Ainsi, elles achètent plus que les
hommes des dispositifs d'éclairage et des appareils qui consomment peu et veillent plus souvent
à ce que les appareils ne restent pas en veille, mais qu'ils soient complètement éteints.

Lorsque l'on examine les résultats selon l'âge, il apparaît clairement que la tranche d'âge la plus
jeune prend moins de mesures respectueuses de l'environnement / permettant d'économiser
l'énergie dans l'habitation que les Belges de plus de 35 ans. Tant les Flamands que les Wallons
s'efforcent plus fréquemment que les habitants de la Région de Bruxelles-Capitale de limiter leur
consommation d'énergie en achetant des dispositifs d'éclairage et des appareils qui consomment
peu, ainsi que de mettre en veille les lampes et les appareils.

65
RESULTATS - COMPORTEMENT FACE AUX CHANGEMENTS CLIMATIQUES

Nous constatons également qu’en Wallonie beaucoup moins de répondants sont passés au gaz
naturel, mais ceci est sans aucun doute lié à l’accessibilité plus limitée du réseau de distribution
de gaz.

Tableau 18: Q18 (habitation), différences significatives en fonction des groupes cibles
Différences
Pourcentages
significatives
Sexe Hommes (1) Femmes (2)
Actuellement 82,0% 87,6% 1/2
J’achète du matériel d’éclairage qui
Actuellement + dans
consomme peu 89,0% 92,3% 1/2
un avenir proche
J’éteins complètement les appareils
électroniques afin d’éviter la consom- Actuellement 55,6% 62,9% 1/2
mation énergétique en mode veille
J’emploie des appareils électro-
Actuellement 73,4% 79,7% 1/2
ménagers qui consomment peu

Age 16-35 ans (1) 36-55 ans (2) 56-75 ans (3)
J’ai pris l’initiative d’améliorer
Actuellement 56,5% 66,7% 57,8% 1/2, 2/3
l’isolation de mon habitation
Je choisis le programme le plus Actuellement 63,7% 85,4% 75,8% 1/2, 1/3, 2/3
adapté pour mon lave-vaisselle/ma Actuellement + dans
78,6% 89,6% 83,7% 1/2, 2/3
machine à laver. un avenir proche
Actuellement 14,4% 28,5% 13,7% 1/2, 2/3
J’utilise l’énergie solaire Actuellement + dans
35,2% 42,4% 29,9% 2/3
un avenir proche
Actuellement 75,9% 83,2% 82,3% 1/2, 1/3
J’éteins la lumière lorsque je quitte
Actuellement + dans
une pièce pendant plus de 3 minutes 81,9% 89,2% 86,5% 1/2
un avenir proche
J’ai amélioré l’efficacité de mon Actuellement 63,9% 72,7% 57,7% 1/2, 2/3
système de chauffage (p.ex. grâce à Actuellement + dans
83,9% 82,8% 76,1% 1/3, 2/3
une chaudière à haut rendement) un avenir proche
Actuellement 57,7% 73,1% 80,5% 1/2, 1/3, 2/3
Je réduis mes dépenses de chauffage
Actuellement + dans
en baissant le thermostat d’un degré 72,0% 79,8% 86,0% 1/2, 1/3, 2/3
un avenir proche
Actuellement 79,1% 88,1% 86,8% 1/2, 1/3
J’achète du matériel d’éclairage qui
Actuellement + dans
consomme peu 87,5% 92,8% 91,3% 1/2
un avenir proche
J’éteins complètement les appareils Actuellement 46,9% 61,8% 68,6% 1/2, 1/3
électroniques afin d’éviter la consom- Actuellement + dans
65,8% 74,1% 76,9% 1/2, 1/3
mation énergétique en mode veille un avenir proche
Actuellement 27,1% 49,0% 37,4% 1/2, 1/3, 2/3
J’utilise de l’électricité verte Actuellement + dans
51,9% 61,1% 54,7% 1/2
un avenir proche
Actuellement 71,3% 82,4% 75,0% 1/2, 1/3, 2/3
J’emploie des appareils électro-
Actuellement + dans
ménagers qui consomment peu 83,7% 92,7% 87,1% 1/2, 2/3
un avenir proche

66
RESULTATS - COMPORTEMENT FACE AUX CHANGEMENTS CLIMATIQUES

Différences
Pourcentages
significatives
École Sec. Sec. prof. Sec. Supérieur
Univ.
Education primaire Inférieur supérieur supérieur non univ.
(6)
(1) (2) (3) (4) (5)
J’ai pris l’initiative d’améliorer
Actuellement 50,3% 53,5% 73,7% 60,1% 68,1% 64,5% 1-2/3, 1-2/6
l’isolation de mon habitation
Je choisis le programme le plus Actuellement 65,0% 81,5% 75,4% 75,2% 77,0% 75,7% 1/2
adapté pour mon lave-vaisselle/ma Actuellement + dans
77,7% 91,3% 82,0% 83,9% 84,4% 80,7% 1/2, 2/4, 2/6
machine à laver un avenir proche
J’ai amélioré l’efficacité de mon Actuellement 50,8% 58,1% 66,8% 70,7% 70,9% 67,0% 1-2/4-5
système de chauffage (p.e. grâce à Actuellement + dans
66,9% 74,9% 81,9% 85,7% 85,6% 81,0% 1-2/4-5
une chaudière à haut rendement) un avenir proche
J’éteins complètement les appareils Actuellement 69,1% 66,4% 60,2% 52,1% 57,2% 56,4% 1-2/4
électroniques afin d’éviter la consom- Actuellement + dans
82,7% 79,7% 73,9% 65,9% 69,1% 66,5% 1/4-6, 2/5-6
mation énergétique en mode veille un avenir proche

Région Flandre (1) Bruxelles-Capitale (2) Wallonie (3)


Actuellement 66,5% 57,0% 51,4% 1/3
J’ai pris l’initiative d’améliorer
Actuellement + dans
l’isolation de mon habitation 85,4% 76,8% 74,9% 1/3
un avenir proche
Actuellement + dans
J’utilise l’énergie solaire 38,2% 16,3% 36,2% 1/2, 2/3
un avenir proche
J’éteins la lumière lorsque je quitte Actuellement + dans
87,0% 77,6% 86,2% 1/2
une pièce pendant plus de 3 minutes un avenir proche
J’ai amélioré l’efficacité de mon Actuellement 69,0% 61,3% 59,1% 1/3
système de chauffage (p.ex. grâce à Actuellement + dans
83,9% 71,8% 75,7% 1/3
une chaudière à haut rendement) un avenir proche
Actuellement 85,7% 76,6% 85,3% 1/2
J’achète du matériel d’éclairage qui
Actuellement + dans
consomme peu 91,5% 83,4% 90,8% 1/2
un avenir proche
J’éteins complètement les appareils Actuellement 62,2% 41,0% 58,3% 1/2, 2/3
électroniques afin d’éviter la consom- Actuellement + dans
73,4% 57,2% 74,1% 1/2, 2/3
mation énergétique en mode veille un avenir proche
Actuellement 77,6% 66,7% 77,1% 1/2
J’emploie des appareils électro-
Actuellement + dans
ménagers qui consomment peu 89,3% 77,0% 88,6% 1/2, 2/3
un avenir proche
Actuellement 52,8% 58,9% 27,8% 1/3, 2/3
Je suis passé(e) au gaz naturel Actuellement + dans
61,6% 66,1% 33,6% 1/3, 2/3
un avenir proche

Urbanisation 5 centres (1) Villes (2) Petites Zones rurales


localités (3) (4)
Actuellement 10,9% 19,5% 22,6% 24,2% 1/3, 1/4
J’utilise l’énergie solaire Actuellement + dans
24,2% 34,0% 44,7% 38,1% 1/3, 1/4
un avenir proche
Actuellement 59,4% 48,9% 44,0% 36,0% 1/3, 1/4, 2/4
Je suis passé(e) au gaz naturel Actuellement + dans
66,8% 52,6% 51,7% 45,9% 1/2, 1/3, 1/4
un avenir proche

67
RESULTATS - COMPORTEMENT FACE AUX CHANGEMENTS CLIMATIQUES

3.4.1.4 UTILISATION DES AIDES FINANCIERES PUBLIQ UES

Les pouvoirs publics accordent des aides financières pour investir dans un certain nombre de
techniques permettant d'économiser l'énergie. L'enquête a cherché à savoir dans quelle mesure
elles ont déjà été utilisées par les répondants. En 2013, près d'un quart des propriétaires
8
d'habitation avaient déjà eu recours à une aide financière pour l'isolation (26 %) et le placement
de vitrage à haut rendement (24 %). Un sur cinq (19 %) avait déjà eu recours à une aide financière
pour une chaudière à condensation. Il s'agit dans les deux cas d'une nette augmentation par
rapport à 2009.

Pour les autres techniques permettant d'économiser l'énergie, on constate également que les
aides sont davantage utilisées que lors des précédentes enquêtes sur le climat. Le recours aux
aides financières pour les panneaux solaires et les véhicules personnels à faible consommation
émettant peu de CO2 connaît même une hausse spectaculaire par rapport à 2009. Cette
constatation s'applique également à l'audit énergétique et au chauffe-eau solaire.

Figure 22 – Question 23B : Les pouvoirs publics accordent des aides financières
(réductions d’impôts ou primes) pour l’investissement dans certaines techniques
permettant d’économiser l’énergie. Avez-vous déjà bénéficié de ces aides financières ?

16%
*Isolation (toit, sol, murs) 9%
26%
20%
*Vitrage à haut rendement 17%
24%
10%
*Chaudière à condensation (pour chauffer l'habitation) 10%
19%
16%
*Thermostat et vannes de radiateur thermostatiques 7%
15%
*Panneaux solaires (pour la production d'électricité) 2%
15%
**Véhicules personnels à faible consommation (émettant peu de 7%
6%
CO2) 13%
2%
*Audit énergétique 2%
9%
3%
*Chauffe-eau solaire (pour la production d'eau chaude) 2%
6%
*Maison basse énergie/ maison passive
5%
*Pompe à chaleur
4%

0% 10% 20% 30%

2005 2009 2013

**Base: tous les propriétaires (N=1250) – ‘missings’ non compris.


**Base: tous les propriétaires de voiture (N=1397) – ‘missings’ non compris.

8
En 2009, seule l'«isolation du toit» était citée.

68
RESULTATS - COMPORTEMENT FACE AUX CHANGEMENTS CLIMATIQUES

Il apparaît que le recours ou non aux aides financières pour des investissements permettant
d'économiser l’énergie soit principalement fonction de caractéristiques liées à l'environnement
de vie (région et zone urbanisée) plutôt que de caractéristiques personnelles (sexe, âge et
éducation). Ainsi, les Flamands ont plus fréquemment recours aux aides financières publiques
que les Wallons pour les achats permettant d'économiser l'énergie dans l'habitation (à
l'exception des panneaux solaires) et les Belges habitant dans les petites localités accèdent
également plus largement aux aides financières.

Tableau 19: Q23B, différences significatives en fonction des groupes cibles


Différences
Pourcentages
significatives
Sexe Hommes (1) Femmes (2)
Isolation (toit, sol, murs) 23,0% 28,3% 1/2
Maison basse énergie / maison passive 3,4% 6,4% 1/2
Audit énergétique 6,1% 11,2% 1/2

Age 16-35 ans (1) 36-55 ans (2) 56-75 ans (3)

Panneaux solaires (pour la production d’électricité) 12,6% 21,5% 9,0% 1/2, 2/3

École Sec. Sec. prof. Sec. Supérieur


Univ.
Education primaire Inférieur supérieur supérieur non univ.
(6)
(1) (2) (3) (4) (5)
Isolation (toit, sol, murs) 20,5% 17,4% 29,5% 25,0% 30,3% 35,3% 2/5-6
Maison basse énergie / maison passive 12,2% 6,1% 7,7% 3,6% 2,4% 2,0% 1/4-5

Région Flandre (1) Bruxelles-Capitale (2) Wallonie (3)

Isolation (toit, sol, murs) 30,9% 8,8% 17,4% 1/2, 1/3


Vitrage à haut rendement 28,5% 22,6% 16,3% 1/3
Thermostat et vannes de radiateur thermostatiques 18,3% 14,8% 9,3% 1/3
Chauffe-eau solaire (pour la production d’eau chaude) 7,1% 1,8% 3,4% 1/3
Panneaux solaires (pour la production d’électricité) 15,3% 3,5% 16,7% 2/3
Chaudière à condensation (pour chauffer l’habitation) 24,0% 17,8% 9,7% 1/3

Petites Zones
Urbanisation 5 centres (1) Villes (2)
localités (3) rurales (4)
Chauffe-eau solaire (pour la production d’eau chaude) 2,3% 3,5% 8,8% 5,9% 1/3
Panneaux solaires (pour la production d’électricité) 5,7% 14,1% 19,5% 17,8% 1/2, 1/3, 1/4
Pompe à chaleur 2,3% 3,5% 8,1% 2,6% 1/3, 3/4
Maison basse énergie / maison passive 4,7% 0,9% 8,3% 3,6% 2/3, 3/4
Audit énergétique 6,8% 3,8% 15,0% 5,9% 1/3, 2/3, 3/4
Véhicules personnels à faible consommation
11,5% 7,7% 14,0% 15,4% 2/4
(émettant peu de CO2)

69
RESULTATS - COMPORTEMENT FACE AUX CHANGEMENTS CLIMATIQUES

3.4.2 Sensibilisation à la consommation d'énergie

3.4.2.1 CRITERES DE SELECTIO N

Il a été demandé aux répondants d'indiquer quels critères de sélection (image, prix,
consommation d'énergie, qualité, design, aspect écologique) ils appliquent lors de l'achat de
différents produits.

9
Pour l'achat d'une voiture, le critère le plus important est le prix (73 %). Par rapport à 2009
(59 %), l'importance du prix a fortement augmenté. La qualité (64 %) et la consommation
d'énergie (60 %) viennent compléter ce trio de tête des critères les plus importants pour l'achat
d'une voiture.

Pour ce qui concerne l'achat tant d'une machine à laver, d'un sèche-linge ou d'un lave-vaisselle
(79 %) que d'un réfrigérateur ou d'un surgélateur (80 %), ou encore d'une chaudière (70 %), la
consommation d'énergie joue un rôle primordial, suivie de la qualité de ces produits
(respectivement 71 %, 65 % et 60 %). Pour chacune de ces catégories de produits, le prix est le
troisième critère par ordre d'importance.

Il n'y a guère que pour l'achat d'une nouvelle voiture que les critères « image » et « design » sont
pris en considération, dans une mesure limitée toutefois.

Les critères « consommation d'énergie » et « aspect écologique » gagnent en importance par


rapport à 2009, quel que soit le produit considéré. Toutefois, le prix joue un rôle sans cesse
croissant lors de l'achat de nouveaux produits.

Figure 23 – Question 19 : Quels sont vos critères de sélection lors de l’achat des produits suivants ?

Machine à laver / Réfrigérateur /


Voiture sèche-linge / lave- congélateur Chaudière
vaisselle

Aspect écologique 41% 44% 40% 46%


45% 50% 46% 50%
Design 37% 7% 10% 3%
36% 7% 9% 3%
Qualité 63% 66% 63% 54%
64% 71% 65% 60%
Consommation 53% 75% 74% 68%
d'énergie 60% 79% 80% 70%
Prix 59% 56% 52% 42%
73% 63% 60% 51%
Image 27% 5% 6% 4%
26% 8% 7% 5%

2009 2013
Base: tous les répondants (N=1510) – ‘missings’ non compris.

9
Pour cette question, il n'y a pas de comparaison possible avec 2005, puisqu'elle ne figurait pas dans le questionnaire à
l'époque.

70
RESULTATS - COMPORTEMENT FACE AUX CHANGEMENTS CLIMATIQUES

Le tableau ci-dessous reprend les chiffres uniquement pour les propriétaires de voiture (voiture)
et les propriétaires d'habitation (chaudière).

Tableau 20: Q19, Quels sont vos critères de sélection lors de l’achat des produits suivants?

Voiture Chaudière

N % N %
Aspect écologique 636 47% 581 51%
Design 521 38% 32 3%
Qualité 932 68% 711 62%
Consommation d’énergie 863 63% 832 73%
Prix 1046 77% 572 50%
Image 374 27% 57 5%

TOTAL 1.397 100% 1.215 100%

71
RESULTATS - COMPORTEMENT FACE AUX CHANGEMENTS CLIMATIQUES

Les résultats montrent que ce sont principalement l'âge et le niveau d'éducation qui ont une
influence sur l'application de certains critères lors de l'achat d'une voiture, d'électroménager ou
d'une chaudière. En ce qui concerne l'achat d'une voiture, plus le répondant est jeune et instruit,
plus il tient compte des différents critères.

Pour l'achat de gros électroménager (comme une machine à laver, un lave-vaisselle ou un


surgélateur) d'une part, ou d'une chaudière d'autre part, les jeunes Belges âgés de 16 à 35 ans
accordent en général davantage d'importance aux différents critères de sélection que la tranche
d'âge des 56-75 ans, parfois rejoints en cela par la tranche d'âge des 36-55 ans. Lors de l'achat des
appareils susmentionnés, les Belges les plus instruits prêtent plus d'attention au prix, à la
consommation et à la qualité, tandis que les moins instruits se soucient, plus que les premiers, de
l'image et du design.

Tableau 21: Q19, différences significatives en fonction des groupes cibles


Différences
VOITURE Pourcentages
significatives
Sexe Hommes (1) Femmes (2)
Oui 67,5% 61,0%
Qualité 1/2
Non 32,5% 39,0%
Ja 38,8% 33,0%
Design 1/2
Neen 61,2% 67,0%

Age 16-35 ans (1) 36-55 ans (2) 56-75 ans (3)
Oui 42,5% 24,2% 12,8%
Image 1/2, 1/3, 2/3
Non 57,5% 75,8% 87,2%
Oui 85,8% 72,8% 61,9%
Prix 1/2, 1/3, 2/3
Non 14,2% 27,2% 38,1%
Consommation Oui 63,7% 63,6% 51,7%
1/3, 2/3
d’énergie Non 36,3% 36,4% 48,3%
Oui 73,0% 68,9% 49,9%
Qualité 1/3, 2/3
Non 27,0% 31,1% 50,1%
Oui 54,8% 35,5% 17,7%
Design 1/2, 1/3, 2/3
Non 45,2% 64,5% 82,3%
Oui 52,5% 43,6% 39,3%
Aspect écologique 1/2, 1/3
Non 47,5% 56,4% 60,7%

École Sec. Sec. prof. Sec. Supérieur


Univ.
Education primaire Inférieur supérieur supérieur non univ.
(6)
(1) (2) (3) (4) (5)
Oui 58,3% 70,7% 75,0% 74,2% 79,2% 83,5%
Prix 1/3-6
Non 41,7% 29,3% 25,0% 25,8% 20,8% 16,5%
Consommation Oui 45,3% 53,7% 57,2% 64,7% 63,3% 75,1% 1/4-6, 2/4, 2-
d’énergie Non 54,7% 46,3% 42,8% 35,3% 36,7% 24,9% 3/6
Oui 50,0% 54,3% 62,1% 66,9% 76,0% 77,2%
Qualité 1-2/4-6, 3/5
Non 50,0% 45,7% 37,9% 33,1% 24,0% 22,8%
Oui 26,9% 30,6% 33,0% 37,7% 39,5% 48,4%
Design 1-2/6
Non 73,1% 69,4% 67,0% 62,3% 60,5% 51,6%
Oui 33,0% 43,7% 47,0% 47,0% 47,9% 49,9%
Aspect écologique 1/4-5
Non 67,0% 56,3% 53,0% 53,0% 52,1% 50,1%

Petites Zones
Urbanisation 5 centres (1) Villes (2)
localités (3) rurales (4)
Oui 67,9% 71,6% 76,3% 75,8%
Prix 1/3
Non 32,1% 28,4% 23,7% 24,2%
Consommation Oui 53,1% 57,2% 63,6% 63,0%
1/3, 1/4
d’énergie Non 46,9% 42,8% 36,4% 37,0%

72
RESULTATS - COMPORTEMENT FACE AUX CHANGEMENTS CLIMATIQUES

MACHINE À LAVER / SÈCHE-LINGE / Différences


Pourcentages
LAVE-VAISSELLE significatives
Sexe Hommes (1) Femmes (2)
Consommation Oui 75,5% 83,1%
1/2
d’énergie Non 24,5% 16,9%
Oui 43,5% 55,6%
Aspect écologique 1/2
Non 56,5% 44,4%

Age 16-35 ans (1) 36-55 ans (2) 56-75 ans (3)
Oui 11,1% 6,5% 7,2%
Image 1/2
Non 88,9% 93,5% 92,8%
Oui 76,7% 63,4% 48,7%
Prix 1/2, 1/3, 2/3
Non 23,3% 36,6% 51,3%
Consommation Oui 84,4% 85,1% 67,9%
1/3, 2/3
d’énergie Non 15,6% 14,9% 32,1%
Oui 78,9% 73,9% 60,3%
Qualité 1/3, 2/3
Non 21,1% 26,1% 39,7%
Oui 8,0% 4,7% 8,9%
Design 2/3
Non 92,0% 95,3% 91,1%
Oui 56,0% 52,6% 40,3%
Aspect écologique 1/3, 2/3
Non 44,0% 47,4% 59,7%

École Sec. Sec. prof. Sec. Supérieur


Univ.
Education primaire Inférieur supérieur supérieur non univ.
(6)
(1) (2) (3) (4) (5)
Oui 16,1% 8,5% 7,6% 6,2% 6,3% 5,8%
Image 1/4-5
Non 83,9% 91,5% 92,4% 93,8% 93,7% 94,2%
Oui 44,5% 61,1% 64,2% 64,1% 66,7% 79,2% 1/2-6, 2/6,
Prix
Non 55,5% 38,9% 35,8% 35,9% 33,3% 20,8% 4/6
Consommation Oui 61,4% 78,9% 78,1% 83,1% 84,3% 86,2%
1/2-6
d’énergie Non 38,6% 21,1% 21,9% 16,9% 15,7% 13,8%
Oui 48,2% 69,2% 70,2% 73,2% 80,6% 81,3%
Qualité 1/2-6, 2/5
Non 51,8% 30,8% 29,8% 26,8% 19,4% 18,7%
Oui 14,6% 9,1% 4,3% 5,6% 3,5% 4,7%
Design 1/3-5
Non 85,4% 90,9% 95,7% 94,4% 96,5% 95,3%

Région Flandre (1) Bruxelles-Capitale (2) Wallonie (3)


Oui 60,0% 64,3% 67,6%
Prix 1/3
Non 40,0% 35,7% 32,4%

73
RESULTATS - COMPORTEMENT FACE AUX CHANGEMENTS CLIMATIQUES

Différences
RÉFRIGÉRATEUR / CONGÉLATEUR Pourcentages
significatives
Sexe Hommes (1) Femmes (2)
Oui 9,3% 5,7%
Image 1/2
Non 90,7% 94,3%
Oui 56,0% 63,8%
Prix 1/2
Non 44,0% 36,2%
Consommation Oui 77,3% 82,3%
1/2
d’énergie Non 22,7% 17,7%
Oui 43,7% 49,0%
Aspect écologique 1/2
Non 56,3% 51,0%

Age 16-35 ans (1) 36-55 ans (2) 56-75 ans (3)
Oui 11,1% 4,9% 6,9%
Image 1/2
Non 88,9% 95,1% 93,1%
Oui 73,0% 60,3% 46,9%
Prix 1/2, 1/3, 2/3
Non 27,0% 39,7% 53,1%
Consommation Oui 84,3% 85,8% 68,6%
1/3, 2/3
d’énergie Non 15,7% 14,2% 31,4%
Oui 71,2% 70,4% 53,5%
Qualité 1/3, 2/3
Non 28,8% 29,6% 46,5%
Oui 18,3% 5,7% 4,9%
Design 1/2, 1/3
Non 81,7% 94,3% 95,1%
Oui 52,0% 49,7% 37,2%
Aspect écologique 1/3, 2/3
Non 48,0% 50,3% 62,8%

École Sec. Sec. prof. Sec. Supérieur


Univ.
Education primaire Inférieur supérieur supérieur non univ.
(6)
(1) (2) (3) (4) (5)
Oui 17,3% 7,1% 9,3% 5,2% 5,9% 4,0%
Image 1/2, 1/4-6
Non 82,7% 92,9% 90,7% 94,8% 94,1% 96,0%
Oui 42,3% 56,8% 55,6% 62,9% 64,5% 79,3% 1/2, 1/4-6, 2-
Prix
Non 57,7% 43,2% 44,4% 37,1% 35,5% 20,7% 5/6
Consommation Oui 65,3% 76,0% 80,9% 83,4% 85,0% 88,6%
1/3-6
d’énergie Non 34,7% 24,0% 19,1% 16,6% 15,0% 11,4%
Oui 46,6% 58,4% 65,1% 68,9% 74,8% 76,7%
Qualité 1/3-6, 2/4-6
Non 53,4% 41,6% 34,9% 31,1% 25,2% 23,3%

Zones rurales
Urbanisation 5 centres (1) Villes (2) Petites localités (3)
(4)
Oui 44,1% 40,0% 45,9% 52,0%
Aspect écologique 2/4
Non 55,9% 60,0% 54,1% 48,0%

74
RESULTATS - COMPORTEMENT FACE AUX CHANGEMENTS CLIMATIQUES

Différences
CHAUDIÈRE Pourcentages
significatives
Sexe Hommes (1) Femmes (2)
Oui 47,1% 55,0%
Prix 1/2
Non 52,9% 45,0%
Oui 45,8% 54,0%
Aspect écologique 1/2
Non 54,2% 46,0%

Age 16-35 ans (1) 36-55 ans (2) 56-75 ans (3)
Oui 8,6% 4,2% 3,9%
Image 1/2, 1/3
Non 91,4% 95,8% 96,1%
Oui 63,9% 53,6% 35,9%
Prix 1/2, 1/3, 2/3
Non 36,1% 46,4% 64,1%
Consommation Oui 74,7% 77,1% 57,5%
1/3, 2/3
d’énergie Non 25,3% 22,9% 42,5%
Oui 71,4% 64,1% 43,7%
Qualité 1/2, 1/3, 2/3
Non 28,6% 35,9% 56,3%
Oui 59,4% 53,9% 36,5%
Aspect écologique 1/3, 2/3
Non 40,6% 46,1% 63,5%

École Sec. Sec. prof. Sec. Supérieur


Univ.
Education primaire Inférieur supérieur supérieur non univ.
(6)
(1) (2) (3) (4) (5)
Oui 28,5% 43,4% 49,1% 58,6% 56,1% 68,5% 1/2-6, 2/4-6,
Prix
Non 71,5% 56,6% 50,9% 41,4% 43,9% 31,5% 3/6
Consommation Oui 44,2% 63,0% 73,2% 75,5% 79,8% 83,0%
1/2-6, 2/4-6
d’énergie Non 55,8% 37,0% 26,8% 24,5% 20,2% 17,0%
Oui 30,9% 50,3% 58,7% 66,8% 72,4% 76,2% 1/2-6, 2/4-6,
Qualité
Non 69,1% 49,7% 41,3% 33,2% 27,6% 23,8% 3/6
Oui 6,2% 1,2% 1,6% 3,5% 1,6% 3,2%
Design 1/2
Non 93,8% 98,8% 98,4% 96,5% 98,4% 96,8%
Oui 32,8% 43,9% 48,5% 56,5% 54,2% 58,7%
Aspect écologique 1/4-6, 2/4
Non 67,2% 56,1% 51,5% 43,5% 45,8% 41,3%

Région Flandre (1) Bruxelles-Capitale (2) Wallonie (3)


Oui 7,5% 1,3% 2,7%
Image 1/2, 1/3
Non 92,5% 98,7% 97,3%
Oui 47,5% 57,9% 56,3%
Prix 1/3
Non 52,5% 42,1% 43,7%

Zones
Urbanisation 5 centres (1) Villes (2) Petites localités (3)
rurales (4)
Oui 2,7% 7,1% 5,6% 6,7%
Image 1/4
Non 97,3% 92,9% 94,4% 93,3%

75
RESULTATS - COMPORTEMENT FACE AUX CHANGEMENTS CLIMATIQUES

3.4.2.2 IMPORTANCE DE LA CONSOMMATION D'ENERGIE

Nous examinons ci-dessous l’importance accordée à la consommation d’énergie dans le passé


pour l’achat de produits spécifiques.

Le graphique ci-après montre que, pour chacun des produits cités, une majorité des répondants
indiquent que la consommation d'énergie était un élément important à extrêmement important
lors de l'achat.

C'est le plus souvent pour les produits dont on estime qu'ils permettent d'engranger les gains les
plus élevés (vitrage, isolation et chaudière) que la consommation d’énergie se révèle être un
aspect important.

Figure 24 – Question 20 : Par le passé, dans quelle mesure la consommation d’énergie


avait-elle une importance pour l’achat des produits suivants ?

TOP2 BOTTOM2

% %

*Vitrage 61 9
30% 31% 30% 8%

*Matériau isolant 56 27% 29% 33% 9% 11

*Chaudière 55 26% 29% 31% 12% 14

Réfrigérateur/congélateur 51 20% 31% 33% 13% 16

Machine à laver/sèche-linge/lave-vaisselle 51 21% 30% 35% 13% 15

Lampes 41 15% 26% 33% 21% 4% 26

**Voiture 36 16% 20% 39% 20% 5% 25

TV/DVD/PC 31 11% 20% 29% 31% 9% 40

0% 20% 40% 60% 80% 100%

Extrêmement important Très important Important Pas important Pas important du tout

**Base: tous les répondants (N=1510) – ‘missings’ non compris.


**Base: tous les propriétaires (N=1250) – ‘missings’ non compris.
**Base: tous les propriétaires de voiture (N=1397) – ‘missings’ non compris.

En dépit de l'échelle atypique, qui ne comporte pas de position neutre, aucune différence
significative n'a été constatée.

76
RESULTATS - COMPORTEMENT FACE AUX CHANGEMENTS CLIMATIQUES

Les répondants ont ensuite exprimé dans quelle mesure ils accorderaient de l’importance à la
consommation d’énergie lors de l’achat futur de ces produits.

Les résultats montrent clairement que la consommation d'énergie sera un critère important à
extrêmement important lors du prochain achat d'un des produits cités. À quelques exceptions
près, tous les Belges tiendront compte de la consommation d'énergie lorsqu'ils achèteront des
vitrages (99 %), une chaudière (99 %), un matériau d'isolation (99 %), une machine à laver, un
sèche-linge ou un lave-vaisselle (98 %), un réfrigérateur (98 %), une voiture (97 %) ou des lampes
(95 %). En ce qui concerne l'achat d'une télévision, d'un lecteur DVD ou d'un ordinateur, cette
proportion s'élève à 89 %.

Figure 25 – Question 21 : A l’avenir, dans quelle mesure la consommation d’énergie


aura-t-elle une importance pour l’achat des produits suivants ?

TOP2 BOTTOM2

09 13 09 13
% % % %

Vitrage 83 84 48% 36% 15% 2 1

Chaudière 82 83 48% 35% 15% 2 1

Matériau isolant 80 82 47% 35% 17% 3 1

Machine à laver / sèche-linge / lave-vaisalle 77 79 38% 41% 19% 3 2

Réfrigérateur / congélateur 76 79 39% 41% 19% 3 2

Voiture 68 73 35% 38% 23% 4 3

Lampes 60 73 33% 39% 23% 4% 7 5

TV / DVD / PC 42 58 21 11
26% 31% 31% 9%

0% 20% 40% 60% 80% 100%

Extrêmement important Très important Important

Basis: alle respondenten (N=1510) – excl. ‘missings’.

77
RESULTATS - COMPORTEMENT FACE AUX CHANGEMENTS CLIMATIQUES

3.4.3 Efforts en vue de lutter contre les changements climatiques

Les passages suivants portent sur la satisfaction des Belges, d'une part, à l'égard de leurs propres
initiatives et, d'autre part, à l'égard des actions des pouvoirs publics pour lutter contre les
changements climatiques.

3.4.3.1 PROPRES EFFORTS

Il a été demandé aux sondés s'ils estimaient prendre actuellement suffisamment d’initiatives en
vue de lutter contre les changements climatiques. Le groupe principal (41 %) se compose de ceux
qui ont répondu « entre les deux », suivi de ceux (un sur trois, 38 %) qui sont très satisfaits ou
extrêmement satisfaits. Un répondant sur cinq n'est toutefois pas vraiment satisfait (19 %) ou pas
satisfait du tout (1 %) des initiatives qu'il prend.

10
Le nombre de Belges satisfaits des initiatives qu'ils prennent a augmenté par rapport à 2009
(38 % contre 12 %). Le nombre de Belges insatisfaits a légèrement diminué (20 % contre 24 %).

Figure 26 – Question 25 : Estimez-vous prendre actuellement suffisamment d’initiatives


en vue de lutter contre les changements climatiques ?

BOTTOM2 TOP2

2009 12% 1% 11% 63% 22% 2% 24%

2013 38% 5% 33% 41% 19% 1% 20%

0% 20% 40% 60% 80% 100%


Plus que suffisamment Suffisamment Entre les deux Pas suffisamment Pas du tout suffisamment

Base: tous les répondants (N=1510) – ‘missings’ non compris.

10
Question 2009 : « Dans quelle mesure êtes-vous satisfait(e) de vos actes et actions pour lutter contre le changement
climatique ? »

78
RESULTATS - COMPORTEMENT FACE AUX CHANGEMENTS CLIMATIQUES

Si l'on examine les résultats en fonction de l'âge, il apparaît que, dans l'ensemble, les participants
les plus jeunes (16-35 ans) sont moins satisfaits de leurs propres initiatives pour lutter contre les
changements climatiques. En outre, les Belges les moins instruits sont généralement plus
nombreux que leurs compatriotes plus instruits à estimer prendre (plus que) suffisamment
d'initiatives en vue de lutter contre les changements climatiques.

Tableau 22: Q25, différences significatives en fonction des groupes cibles


Différences
Pourcentages
significatives
Age 16-35 ans (1) 36-55 ans (2) 56-75 ans (3)
Pas (du tout) suffisamment 31,1% 16,3% 16,3% 1/2, 1/3
Entre les deux 37,8% 42,2% 41,2%
(Plus que) suffisamment 31,1% 41,5% 42,5% 1/2, 1/3

École Sec. Sec. prof. Sec. Supérieur


Univ.
Education primaire Inférieur supérieur supérieur non univ.
(6)
(1) (2) (3) (4) (5)
Pas (du tout) suffisamment 25,3% 11,5% 16,7% 23,2% 23,9% 28,6% 1/2, 2/4-6
Entre les deux 30,8% 38,7% 41,0% 45,3% 40,6% 41,0% 1/4
(Plus que) suffisamment 43,9% 49,9% 42,3% 31,5% 35,5% 30,4% 2/4-6

Urbanisation 5 centres (1) Villes (2) Petites localités (3) Zones rurales (4)
Pas (du tout) suffisamment 23,1% 21,0% 23,6% 16,3% 3/4
Entre les deux 38,9% 41,6% 35,6% 46,1% 3/4
(Plus que) suffisamment 37,9% 37,4% 40,9% 37,6%

79
RESULTATS - COMPORTEMENT FACE AUX CHANGEMENTS CLIMATIQUES

3.4.3.2 EFFORTS DES AUTORITES

Lorsque l'on examine le degré de satisfaction à l'égard des actions des pouvoirs publics pour lutter
contre les changements climatiques, on constate qu'environ la moitié des Belges (51 %) ne sont
pas vraiment satisfaits ou pas satisfaits du tout. Seuls 5 % des répondants sont très satisfaits ou
extrêmement satisfaits des efforts déployés par les pouvoirs publics. Le degré de satisfaction à
l'égard des actions des pouvoirs publics reste stable par rapport à 2009.

Figure 27 – Question 26 : Dans quelle mesure êtes-vous satisfait(e)


des actions des pouvoirs publics pour lutter contre les changements climatiques ?

TOP2 BOTTOM2

2009 4% 4% 44% 45% 7% 53%

2013 5% 3% 45% 45% 6% 51%

0% 20% 40% 60% 80% 100%

Extrêmement satisfait(e) Très satisfait(e) Satisfait(e) Pas vraiment satisfait(e) Pas satisfait(e) du tout

Base: tous les répondants (N=1510) – ‘missings’ non compris.

Le tableau ci-dessous indique les différences significatives en fonction de l'âge et de la région. On


constate que la satisfaction à l'égard des actions des pouvoirs publics augmente avec l'âge et
qu'elle est plus importante en Flandre. On constate en outre que plus le niveau d'éducation est
élevé, plus l'insatisfaction à l'égard des actions des pouvoirs publics est forte. Aucune différence
significative ne ressort en fonction du sexe ou du taux d'urbanisation.

Tableau 23: Q26, différences significatives en fonction des groupes cibles


Différences
Pourcentages
significatives
Age 16-35 ans (1) 36-55 ans (2) 56-75 ans (3)
Pas vraiment/du tout satisfait(e) 55,5% 53,0% 42,6% 1/3, 2/3
Satisfait(e) 40,3% 43,6% 50,2% 1/3
Extrêmement/très satisfait(e) 4,2% 3,3% 7,2% 2/3

École Sec. Sec. prof. Sec. Supérieur


Univ.
Education primaire Inférieur supérieur supérieur non univ.
(6)
(1) (2) (3) (4) (5)
Pas vraiment/du tout satisfait(e) 37,1% 40,5% 45,7% 55,5% 57,8% 67,6% 1-2/4-6, 3/6
Satisfait(e) 47,1% 52,6% 48,9% 43,0% 39,3% 32,1% 2/5-6
Extrêmement/très satisfait(e) 15,8% 6,9% 5,4% 1,5% 2,9% 0,3% 1/2, 1/4-6, 2/4

Région Flandre (1) Bruxelles-Capitale (2) Wallonie (3)


Pas vraiment/du tout satisfait(e) 43,2% 61,1% 61,6% 1/2, 1/3
Satisfait(e) 51,0% 36,5% 35,0% 1/2, 1/3
Extrêmement/très satisfait(e) 5,8% 2,5% 3,4%

80
RESULTATS – POLITIQUE CLIMATIQUE

3.5 Politique climatique


La présente partie examine plus en détail les différents aspects de la politique climatique. Tout
d'abord, elle analyse le point de vue des Belges à l'égard des négociations internationales sur le
climat. Ensuite, un certain nombre de questions ont été posées sur le rôle de la Belgique en ce qui
concerne les changements climatiques. Par ailleurs, les Belges ont été sondés sur l'existence, au
sein de la population, d'une vision à long terme sur les changements climatiques. Enfin, l'influence
que les pouvoirs publics peuvent exercer en matière de changements climatiques est analysée.

Les questions de cette partie sont nouvelles par rapport à 2009 ; il n'y a donc pas de comparaison
possible avec les enquêtes sur le climat réalisées précédemment.

3.5.1 La politique climatique internationale

Un certain nombre d'affirmations concernant les négociations internationales sur le climat ont été
soumises aux participants à l'enquête. Le graphique ci-dessous indique les réponses à ces
affirmations. Les sondés pouvaient répondre sur une échelle allant de 1 à 5 selon qu'ils étaient
« tout à fait d’accord » (5) ou « pas du tout d’accord » (1).

Les résultats montrent que, dans l'ensemble, il n'y a guère d'unanimité parmi les Belges sur la
question des négociations internationales sur le climat. La majorité des répondants (63 %) sont
cependant (tout à fait) d'accord avec l’affirmation selon laquelle l'Union européenne doit jouer un
rôle de pionnier dans l'adoption de mesures visant à lutter contre les changements climatiques.

En ce qui concerne l'affirmation selon laquelle un objectif autorisant chaque habitant à émettre
un taux égal de gaz à effet de serre serait une façon de répartir équitablement les efforts sur le
monde entier, on constate plus d'opposants que de partisans (28 % contre 26 %). Environ un
quart des répondants (23 %) n'ont aucun avis sur la question.

81
RESULTATS – POLITIQUE CLIMATIQUE

Figure 28 – Question 11 : Dans quelle mesure êtes-vous d’accord


avec les affirmations suivantes concernant les négociations internationales sur le climat ?

TOP BOTTOM
2 2

L'Union européenne doit jouer un rôle de pionnier dans l'adoption


de mesures visant à lutter contre les changements climatiques, et 63% 10%
ce, même si d'autres pays avec d'importantes émissions de gaz à
43% 20% 15% 4%6% 11%
effet de serre ne fournissent pas autant d'efforts.

La croissance des économies émergentes dans le tiers monde est


accompagnée d'une forte augmentation de la consommation 45% 21%
d'énergie et des émissions de gaz à effet de serre. Néanmoins, les
26% 19% 20% 11% 10% 13%
pays riches et industrialisés devraient fournir les plus gros efforts

Tous les pays devront fournir des efforts dès qu'un nouvel accord 40%
27%
international sur le climat sera atteint. Toutefois, il faut tenir compte 20% 20% 21% 13% 14% 11%
de la capacité financière de chaque pays.

Au sein de l'Union européenne, la Belgique doit jouer un rôle de 38% 23%


pionnier dans le domaine des politiques climatiques européennes.
21% 17% 28% 13% 10% 12%

Les pays industrialisés - étant principalement à la base du


réchauffement climatique dans le Sud - devraient soutenir 36% 23%
financièrement les pays en voie de développement pour compenser
18% 18% 26% 13% 10% 15%
les dommages causés par le réchauffement climatique.

L'objectif suivant lequel chaque habitant émettrait un taux égal de 28%


26%
gaz à effet de serre serait une façon de répartir équitablement les 13% 13% 22% 13% 15% 23%
efforts sur le monde entier.

0% 20% 40% 60% 80% 100%


5 - tout à fait d'accord 4 3 2 1 - pas du tout d'accord Aucune idée

Base: tous les répondants (N=1510) – ‘missings’ non compris.

82
RESULTATS – POLITIQUE CLIMATIQUE

Pour une analyse des différences significatives, on se référera au tableau ci-dessous. Étant donné
que les sondés étaient invités à répondre au moyen d'une échelle ordinale, il a été décidé de
présenter les notes moyennes (sur une échelle de 1 à 5).

Les résultats montrent que les répondants les plus âgés sont plus souvent d'accord avec
l'affirmation selon laquelle le fait que chaque habitant puisse émettre un taux égal de gaz à effet
de serre serait une façon de répartir équitablement les efforts. Néanmoins, toujours selon ces
répondants, les pays industrialisés sont à la base du réchauffement climatique dans le Sud et ce
sont donc ces derniers qui devraient soutenir financièrement les pays en voie de développement.

Tableau 24: Q11, différences significatives en fonction des groupes cibles


Différences
Scores moyens (échelle de 1 à 5)
significatives
Sexe Hommes (1) Femmes (2)
L’objectif suivant lequel chaque habitant émettrait
un taux égal de gaz à effet de serre serait une
2,83 3,07 1/2
façon de répartir équitablement les efforts sur le
monde entier.

Age 16-35 ans (1) 36-55 ans (2) 56-75 ans (3)
La croissance des économies émergentes dans le
tiers monde (comme la Chine, le Brésil ou l’Inde)
est accompagnée d’une forte augmentation de la
consommation d’énergie ainsi que des émissions 3,58 3,33 3,55 1/2, 2/3
de gaz à effet de serre. Néanmoins, les pays riches
et industrialisés devraient continuer à fournir les
plus gros efforts.
L’objectif suivant lequel chaque habitant émettrait
un taux égal de gaz à effet de serre serait une
2,79 2,97 3,12 1/3
façon de répartir équitablement les efforts sur le
monde entier.
Ce sont surtout les pays industrialisés qui sont à la
base du réchauffement climatique dans le Sud. Ce
sont donc ces derniers qui devraient soutenir
3,09 3,27 3,36 1/3
financièrement les pays en voie de développement
pour compenser les dommages causés par le
réchauffement climatique.

École Sec. Sec. prof. Sec. Supérieur


Univ.
Education primaire Inférieur supérieur supérieur non univ.
(6)
(1) (2) (3) (4) (5)
L’objectif suivant lequel chaque habitant émettrait
un taux égal de gaz à effet de serre serait une
3,43 3,08 2,94 2,96 2,75 2,61 1/4-6, 2/6
façon de répartir équitablement les efforts sur le
monde entier.

83
RESULTATS – POLITIQUE CLIMATIQUE

Différences
Scores moyens (échelle de 1 à 5)
significatives
Région Flandre (1) Bruxelles-Capitale (2) Wallonie (3)
Au sein de l’Union européenne, la Belgique doit
jouer un rôle de pionnier dans le domaine des 3,20 3,58 3,41 1/2, 1/3
politiques climatiques européennes.
La croissance des économies émergentes dans le
tiers monde (comme la Chine, le Brésil ou l’Inde)
est accompagnée d’une forte augmentation de la
consommation d’énergie ainsi que des émissions 3,55 3,55 3,31 1/3
de gaz à effet de serre. Néanmoins, les pays riches
et industrialisés devraient continuer à fournir les
plus gros efforts.
Tous les pays devront fournir des efforts dès qu’un
nouvel accord international sur le climat sera
3,24 3,66 3,02 1/2, 1/3, 2/3
atteint. Toutefois, il faut tenir compte de la
capacité financière de chaque pays.
Ce sont surtout les pays industrialisés qui sont à la
base du réchauffement climatique dans le Sud. Ce
sont donc ces derniers qui devraient soutenir
3,17 3,59 3,29 1/2
financièrement les pays en voie de développement
pour compenser les dommages causés par le
réchauffement climatique.

Petites Zones
Urbanisation 5 centres (1) Villes (2)
localités (3) rurales (4)
Au sein de l’Union européenne, la Belgique doit
jouer un rôle de pionnier dans le domaine des 3,46 3,39 3,17 3,24 1/3
politiques climatiques européennes.
Ce sont surtout les pays industrialisés qui sont à la
base du réchauffement climatique dans le Sud. Ce
sont donc ces derniers qui devraient soutenir
3,45 3,30 3,10 3,18 1/3, 1/4
financièrement les pays en voie de développement
pour compenser les dommages causés par le
réchauffement climatique.

84
RESULTATS – POLITIQUE CLIMATIQUE

3.5.2 La politique climatique belge

Un certain nombre d'affirmations ont été présentées aux répondants en ce qui concerne la
politique climatique en Belgique. Il ressort des résultats que près de deux Belges sur trois (63 %)
pensent que les différents gouvernements doivent renforcer leur coopération en matière de
politique climatique. Seuls 9 % des sondés ne sont pas de cet avis.

Environ la moitié des Belges (51 %) estiment que le rôle du gouvernement fédéral dans la
coordination de la politique climatique belge doit être renforcé. En outre, un groupe important
(45 %) est (tout à fait) d'accord avec l'affirmation selon laquelle les objectifs, le cadre et les outils
de la politique climatique belge devraient être fixés dans une loi.

Enfin, 38 % des personnes interrogées ont indiqué que, lors des prochaines élections, elles
tiendront compte des points de vue des différents partis politiques en ce qui concerne les
problèmes de changements climatiques. Un répondant sur cinq (21 %) ne tiendra certainement
pas compte de cet aspect.

Figure 29 – Question 12 : Dans quelle mesure êtes-vous d’accord


avec les affirmations suivantes concernant la politique climatique en Belgique ?

TOP BOTTOM
2 2

Les différents gouvernements (local, régional, fédéral) doivent


renforcer leur coopération en matière de politiques climatiques 63% 38% 25% 16% 5% 13% 9%
belges.

Le rôle du gouvernement fédéral dans la coordination de la 11%


51% 26% 25% 21% 7% 17%
politique climatique belge doit être renforcé.

Les objectifs, le cadre et les outils de la politique climatique belge 14%


45% 24% 21% 22% 8%6% 18%
devraient être fixés dans une loi.

Lors des prochaines élections, je tiendrai certainement compte


des points de vue des différents partis politiques en ce qui 38% 23% 15% 22% 11% 10% 19% 21%
concerne les problèmes de changements climatiques.

0% 20% 40% 60% 80% 100%

5 - tout à fait d'accord 4 3 2 1 - pas du tout d'accord Aucune idée

Base: tous les répondants (N=1510) – ‘missings’ non compris.

85
RESULTATS – POLITIQUE CLIMATIQUE

Le tableau suivant compare les notes moyennes en fonction des différents sous-groupes. Les
Wallons sont moins nombreux que les Flamands ou les Bruxellois à estimer que les différents
gouvernements devraient renforcer leur coopération en matière de politique climatique. Tout
comme les Bruxellois, mais davantage que les Flamands, ils indiquent qu'ils tiendront compte des
points de vue des différents partis politiques en matière de changements climatiques dans leur
choix aux prochaines élections. Les habitants des grands centres urbains seraient plus enclins que
les habitants des petites localités ou des zones rurales à tenir compte des positions électorales
concernant les changements climatiques.

Tableau 25: Q12, différences significatives en fonction des groupes cibles


Différences
Scores moyens (échelle de 1 à 5)
significatives
Age 16-35 ans (1) 36-55 ans (2) 56-75 ans (3)
Le rôle du gouvernement fédéral dans la
coordination de la politique climatique belge 3,83 3,62 3,80 1/2, 2/3
doit être renforcé.
Les objectifs, le cadre et les outils de la
politique climatique belge devraient être fixés 3,56 3,51 3,74 2/3
dans une loi.

Région Flandre (1) Bruxelles-Capitale (2) Wallonie (3)


Les différents gouvernements (local, régional,
fédéral) doivent renforcer leur coopération en 4,06 4,04 3,88 1/3
matière de politiques climatiques belges.
Lors des prochaines élections, je tiendrai
certainement compte des points de vue des
3,24 3,60 3,54 1/2, 1/3
différents partis politiques en ce qui concerne
les problèmes de changements climatiques.

Petites Zones
Urbanisation 5 centres (1) Villes (2)
localités (3) rurales (4)
Les différents gouvernements (local, régional,
fédéral) doivent renforcer leur coopération en 4,11 4,10 3,86 3,99 1/3
matière de politiques climatiques belges.
Les objectifs, le cadre et les outils de la
politique climatique belge devraient être fixés 3,76 3,62 3,44 3,58 1/3
dans une loi.
Lors des prochaines élections, je tiendrai
certainement compte des points de vue des
3,58 3,39 3,25 3,27 1/3, 1/4
différents partis politiques en ce qui concerne
les problèmes de changements climatiques.

86
RESULTATS – POLITIQUE CLIMATIQUE

3.5.3 La vision à long terme des changements climatiques

L'enquête cherchait à sonder la position des Belges à l'égard d’une transition vers une économie
11
et une société bas carbone en tant que solution à long terme aux problèmes climatiques
(jusqu’en 2050). À cet effet, un certain nombre d'affirmations ont une nouvelle fois été
présentées aux répondants. Ici également, ceux-ci avaient la possibilité de répondre sur une
échelle allant de 1 à 5, selon qu'ils étaient « tout à fait d’accord » (5) ou « pas du tout d’accord »
(1).

Les résultats révèlent que la majorité des Belges (59 %) sont (tout à fait) d'accord avec
l'affirmation selon laquelle 100 % de l’énergie produite doit être issue de sources renouvelables,
telles que l'énergie éolienne ou solaire, pour que l'on puisse parler d'une société bas carbone. En
outre, la majeure partie des participants à l'enquête sur le climat (58 %) sont d'accord avec
l'affirmation selon laquelle une stratégie belge à long terme en vue de la transition vers une
société bas carbone n'est possible que si les secteurs public et privé coopèrent. Par ailleurs, plus
d'un Belge sur deux (56 %) estime que la Belgique doit d'urgence définir une vision à long terme
en ce qui concerne la transition vers une société bas carbone.

Respectivement 48 % et 41 % des répondants ne sont pas d'accord avec les affirmations selon
lesquelles, pour parvenir à une société bas carbone, il faut davantage recourir à l'énergie
nucléaire et au charbon (en association avec le captage et le stockage du CO 2 émis). Seuls 15 % et
8 % respectivement des répondants sont d'accord avec ces affirmations.

Quelle que soit l'affirmation, une part (très) importante des sondés n'ont pas d'avis sur la
question. Ce constat laisse penser que ce sujet reste une matière difficile pour de nombreux
Belges.

Les résultats permettent de distinguer trois catégories d'affirmations :


1. les affirmations qui comptent plus de partisans que d'opposants ;
2. les affirmations qui comptent un nombre de partisans et d'opposants du même ordre de
grandeur ;
3. les affirmations qui comptent une majorité d'opposants.

11
Par société bas carbone, on entend une société dont les émissions de gaz à effet de serre sont considérablement
réduites (de 80 à 95 % inférieures à ce que nous connaissons actuellement).

87
RESULTATS – POLITIQUE CLIMATIQUE

Figure 30 – Question 13 : Dans quelle mesure êtes-vous d’accord avec


les affirmations suivantes au sujet d’une transition vers une société bas carbone
en tant que solution à long terme aux problèmes climatiques ?

TOP BOTTOM
2 2

Une société bas carbone implique que 100% de l'énergie


produite soit issue de sources renouvelables (éoliennes, 59% 36% 23% 17% 5% 14% 10%
panneaux solaires).

Une stratégie belge à long terme pour la transition vers une


économie bas carbone ne peut être développée que grâce à 58% 30% 28% 16% 4% 19% 7%
une collaboration entre les secteurs privés et publics.

Il est urgent que nous disposions d'une stratégie belge sur le


long terme en vue d'établir une transition vers une société bas 56% 34% 22% 18% 5% 19% 8%
carbone.

Un ‘conseil des sages’ composé d'experts indépendants doit


être chargé de conseiller le gouvernement sur l'approche à
25% 23% 20% 4% 24% 8%
adopter en vue d'une transition vers une société bas carbone 48%
sur le long terme.
La transition vers une économie bas carbone sera
accompagnée d'une réorganisation de notre économie, dans
36% 16% 20% 22% 8% 31% 12%
laquelle certains secteurs pourront disparaître et d'autres
gagner en importance.

Les mesures permettant de réduire de manière significative


les émissions de gaz à effet de serre nuiront à l'économie 23% 8% 15% 23% 13% 8% 32% 22%
belge.

Les mesures permettant de réduire de manière significative


les émissions de gaz à effet de serre auront un effet bénéfique 18% 7% 12% 22% 12% 8% 40% 20%
sur l'emploi en Belgique.

Une société bas carbone implique que l'énergie nucléaire soit


15% 8% 7% 14% 16% 32% 23% 48%
beaucoup plus exploitée qu'elle ne l'est actuellement.

Une société bas carbone implique que la production d'énergie


soit basée sur le charbon tout en captant et en stockant le 8% 4% 16% 16% 24% 36% 41%
CO2.

0% 20% 40% 60% 80% 100%

5 - tout à fait d'accord 4 3 2 1 - pas du tout d'accord Aucune idée

Base: tous les répondants (N=1510) – ‘missings’ non compris.

88
RESULTATS – POLITIQUE CLIMATIQUE

Des différences significatives se dégagent principalement en fonction de la région en ce qui


concerne la vision à long terme en matière de changements climatiques. Ainsi, les Flamands sont
moins partisans que les Wallons et les Bruxellois d'une limitation des émissions de gaz à effet de
serre car celle-ci pourrait nuire à l'économie belge. Les Flamands opteraient plus que les Wallons
pour une production énergétique basée sur des sources renouvelables, alors que les Wallons
opteraient davantage que les flamands pour une production énergétique basée sur l'utilisation du
charbon, en association avec le captage et le stockage du CO2 émis.

Le taux d'urbanisation de la région de résidence influence également la position des Belges. Dans
les régions plus urbanisées, on estime davantage qu'il est urgent de définir une stratégie belge
pour la transition vers une société bas carbone. Cette stratégie, toujours selon les répondants de
ces régions, ne peut être développée efficacement que grâce à une collaboration entre les
secteurs public et privé, assistés d'un conseil d'experts indépendants. Enfin, dans les zones
urbaines, on est également davantage convaincu de l'effet bénéfique d'une telle transition (c'est-
à-dire la limitation des émissions de gaz à effet de serre) sur l'emploi en Belgique.

Tableau 26: Q13, différences significatives en fonction des groupes cibles


Différences
Scores moyens (échelle de 1 à 5)
significatives
Sexe Hommes (1) Femmes (2)
Une société bas carbone implique que l’énergie
nucléaire soit beaucoup plus exploitée qu’elle ne l’est 2,36 2,14 1/2
actuellement.
Les mesures permettant de réduire de manière
significative les émissions de gaz à effet de serre 3,11 2,89 1/2
nuiront à l’économie belge.
Un “conseil des sages” composé d’experts indépen-
dants doit être chargé de conseiller le gouvernement
3,86 3,72 1/2
sur l’approche à adopter en vue d’une transition vers
une société bas carbone sur le long terme.

Age 16-35 ans (1) 36-55 ans (2) 56-75 ans (3)
Un “conseil des sages” composé d’experts indépen-
dants doit être chargé de conseiller le gouvernement
3,78 3,71 3,92 2/3
sur l’approche à adopter en vue d’une transition vers
une société bas carbone sur le long terme.

École Sec. Sec. prof. Sec. Supérieur


Univ.
Education primaire Inférieur supérieur supérieur non univ.
(6)
(1) (2) (3) (4) (5)
Une société bas carbone implique que la production
d’énergie soit basée sur le charbon tout en captant et 2,49 2,47 2,32 2,04 1,98 1,91 1-2/4-6
en stockant le CO2.
La transition vers une économie bas carbone sera
accompagnée d’une réorganisation de notre
3,49 3,27 3,39 3,60 3,54 3,77 2/4, 2/6
économie, dans laquelle certains secteurs pourront
disparaître et d’autres gagner en importance.
Les mesures permettant de réduire de manière
significative les émissions de gaz à effet de serre 3,51 2,97 3,12 2,95 2,91 2,92 1/2, 1/4-6
auront un effet bénéfique sur l’emploi en Belgique.

89
RESULTATS – POLITIQUE CLIMATIQUE

Différences
Scores moyens (échelle de 1 à 5)
significatives
Région Flandre (1) Bruxelles-Capitale (2) Wallonie (3)
Une société bas carbone implique que 100% de
l’énergie produite soit issue de sources renouvelables 3,99 3,86 3,78 1/3
(éoliennes, panneaux solaires, etc.).
Une société bas carbone implique que la production
d’énergie soit basée sur le charbon tout en captant et 2,14 1,88 2,30 2/3
en stockant le CO2.
Une stratégie belge à long terme pour la transition
vers une économie bas carbone ne peut être
3,87 4,14 4,08 1/3
développée que grâce à une collaboration entre les
secteurs privés et publics.
La transition vers une économie bas carbone sera
accompagnée d’une réorganisation de notre
3,42 3,63 3,66 1/3
économie, dans laquelle certains secteurs pourront
disparaître et d’autres gagner en importance.
Les mesures permettant de réduire de manière
significative les émissions de gaz à effet de serre 3,12 2,66 2,88 1/2, 1/3
nuiront à l’économie belge.
Les mesures permettant de réduire de manière
significative les émissions de gaz à effet de serre 2,85 3,29 3,07 1/2, 1/3
auront un effet bénéfique sur l’emploi en Belgique.

Petites Zones
Urbanisation 5 centres (1) Villes (2)
localités (3) rurales (4)
Il est urgent que nous disposions d’une stratégie belge
sur le long terme en vue d’établir une transition vers 4,02 4,10 3,99 3,81 2/4
une société bas carbone.
Une stratégie belge à long terme pour la transition
vers une économie bas carbone ne peut être
4,06 4,06 3,93 3,84 1/4
développée que grâce à une collaboration entre les
secteurs privés et publics.
Les mesures permettant de réduire de manière
significative les émissions de gaz à effet de serre 3,13 3,13 2,78 2,91 1/3, 2/3
auront un effet bénéfique sur l’emploi en Belgique.
Un “conseil des sages” composé d’experts indépen-
dants doit être chargé de conseiller le gouvernement
3,96 3,76 3,79 3,68 1/4
sur l’approche à adopter en vue d’une transition vers
une société bas carbone sur le long terme.

90
RESULTATS – POLITIQUE CLIMATIQUE

3.5.4 Politique financière

Ce volet de l'enquête met l'accent sur l'aspect financier de la politique climatique. Il s'agit, d'une
part, de déterminer la mesure dans laquelle les Belges estiment que les pouvoirs publics devraient
accorder la priorité à certaines aides financières et d'autre part, d'examiner quels sont les efforts
financiers que les citoyens sont prêts à consentir pour lutter contre les changements climatiques.

3.5.4.1 PRIORITE EN CE QUI CONCERNE LES AIDES FI NANCIERES

Les aides financières pour l'isolation (88 %), le vitrage à haut rendement (81 %) et les chaudières à
haut rendement (76 %) sont celles qui, selon les répondants, doivent bénéficier de la plus haute
priorité. Ces éléments forment en outre le trio de tête des produits pour lesquels la
consommation d'énergie (tant pour les achats passés que pour les achats futurs) est la plus
déterminante.

En outre, trois quarts des répondants estiment également que les pouvoirs publics doivent
donner la priorité aux aides financières pour les véhicules personnels à faible consommation
émettant peu de CO2.

91
RESULTATS – POLITIQUE CLIMATIQUE

Figure 31 – Question 22 : Vous trouverez ci-dessous différents postes pour lesquels les pouvoirs publics
pourraient accorder une aide financière afin de lutter contre les changements climatiques.
Pouvez-vous, pour chacun d’eux, indiquer dans quelle mesure vous trouvez qu’ils devraient être prioritaires ?

TOP2 BOTTOM2

Isolation (toit, sol, mur, etc.) 88% 54% 34% 10% 2%

Vitrage à haut rendement 81% 42% 38% 15%3% 4%

Chaudière à haut rendement 76% 36% 39% 18% 4% 6%

Véhicules personnels à faible consommation (émettant peu de CO2) 75% 35% 40% 17% 5% 8%

Transports publics 67% 33% 34% 24% 6% 9%

Maison basse énergie/maison passive 66% 32% 34% 25% 6% 9%

Achat d'électricité verte 66% 31% 35% 24% 8% 10%

Lampes économiques 65% 26% 39% 23% 9% 11%

Réfrigérateur/congélateur économique 64% 25% 39% 25% 9% 11%

Panneaux solaires (électricité) 63% 31% 32% 24% 10% 14%

Machine à laver/sèche-linge/lave-vaisselle économique 63% 26% 37% 26% 9% 11%

Chauffe-eau solaire (eau chaude) 62% 28% 34% 27% 8% 11%

Thermostat et vannes de radiateur thermostatiques 57% 19% 38% 31% 10% 12%

Pompe à chaleur 56% 25% 31% 32% 9% 12%

Isolation des conduites de chauffage dans les endroits non chauffés 56% 20% 36% 32% 10% 12%

Audit énergétique 50% 19% 31% 35% 11% 15%

0% 20% 40% 60% 80% 100%

Priorité haute Priorité Entre les deux Pas une priorité Pas une priorité du tout

Base: tous les répondants (N=1510) – ‘missings’ non compris.

92
RESULTATS – POLITIQUE CLIMATIQUE

On note de nombreuses différences entre les hommes et les femmes en ce qui concerne les
mesures que les pouvoirs publics devraient soutenir financièrement en priorité. Quelle que soit la
mesure concernée, les femmes sont systématiquement plus nombreuses que les hommes à
estimer que les pouvoirs publics devraient y accorder la priorité.

Les Belges âgés de 16 à 55 ans, par rapport aux Belges plus âgés, souhaiteraient que le soutien
financier des pouvoirs publics aille en priorité aux chauffe-eau solaires, aux panneaux solaires, aux
pompes à chaleur, à l'achat d'électricité verte et à l'installation de maisons basse énergie/maisons
passives. Pour ce qui est de l'achat d'une chaudière à haut rendement, ce sont principalement les
36-55 ans qui souhaiteraient un soutien prioritaire, tandis que les Belges les plus jeunes (16-
35 ans) verraient davantage un soutien prioritaire à l'achat de véhicules personnels à faible
consommation.

Du point de vue du niveau d'éducation, on note une coupure très nette entre les Belges les moins
instruits (enseignement secondaire inférieur au maximum) et les autres Belges. Les premiers
souhaiteraient que le soutien soit accordé en priorité à l'achat de gros appareils électroménagers
économiques (comme une machine à laver ou un surgélateur), alors que les seconds accordent
plutôt la priorité à des investissements plus lourds comme le placement d'isolation, de vitrage à
haut rendement, d'un chauffe-eau solaire, de panneaux solaires, etc.

Les Bruxellois sont clairement plus nombreux que les autres à souhaiter que les pouvoirs publics
apportent un soutien financier prioritaire aux transports publics. Ce souhait est également
beaucoup plus manifeste chez les habitants des cinq grands centres urbains que chez les Belges
qui habitent dans des régions moins urbanisées ou rurales.

Tableau 27: Q22, différences significatives en fonction des groupes cibles


Différences
Pourcentages
significatives
Sexe Hommes (1) Femmes (2)
Pas une priorité (du tout) 2,5% 1,9%
Isolation (toit, sol, mur) Entre les deux 12,5% 7,9% 1/2
Priorité (haute) 85,0% 90,2% 1/2
Pas une priorité (du tout) 12,1% 11,1%
Thermostat et vannes de
Entre les deux 35,9% 26,9% 1/2
radiateur thermostatiques
Priorité (haute) 51,9% 62,0% 1/2
Machine à laver / sèche- Pas une priorité (du tout) 12,1% 10,2%
linge / lave-vaisselle Entre les deux 30,5% 22,2% 1/2
économique Priorité (haute) 57,4% 67,6% 1/2
Pas une priorité (du tout) 12,8% 10,0%
Réfrigérateur/congélateur
Entre les deux 28,3% 21,9% 1/2
économique
Priorité (haute) 58,9% 68,1% 1/2
Pas une priorité (du tout) 12,5% 8,2% 1/2
Achat d’électricité verte Entre les deux 27,2% 20,7% 1/2
Priorité (haute) 60,2% 71,0% 1/2
Pas une priorité (du tout) 13,8% 9,1% 1/2
Chauffe-eau solaire Entre les deux 28,5% 25,2%
Priorité (haute) 57,7% 65,7% 1/2
Pas une priorité (du tout) 16,1% 11,2% 1/2
Panneaux solaires Entre les deux 25,7% 21,9%
Priorité (haute) 58,2% 66,9% 1/2
Pas une priorité (du tout) 13,9% 10,2% 1/2
Pompe à chaleur Entre les deux 33,3% 30,8%
Priorité (haute) 52,8% 59,1% 1/2

93
RESULTATS – POLITIQUE CLIMATIQUE

Différences
Pourcentages
significatives
Pas une priorité (du tout) 11,1% 6,9% 1/2
Maison basse énergie /
Entre les deux 27,1% 23,1%
maison passive
Priorité (haute) 61,8% 70,1% 1/2
Pas une priorité (du tout) 16,9% 13,1% 1/2
Audit énergétique Entre les deux 36,6% 34,3%
Priorité (haute) 46,4% 52,6% 1/2
Pas une priorité (du tout) 10,0% 8,2%
Transports publics Entre les deux 25,9% 21,5%
Priorité (haute) 64,1% 70,3% 1/2

Age 16-35 ans (1) 36-55 ans (2) 56-75 ans (3)
Pas une priorité (du tout) 0,8% 2,4% 3,3% 1/3
Isolation (toit, sol, mur) Entre les deux 11,1% 8,1% 11,8%
Priorité (haute) 88,2% 89,5% 84,9%
Pas une priorité (du tout) 3,0% 2,9% 6,2% 2/3
Vitrage à haut rendement Entre les deux 20,6% 13,0% 13,2% 1/2, 1/3
Priorité (haute) 76,4% 84,1% 80,6% 1/2
Pas une priorité (du tout) 13,8% 8,6% 13,1% 1/2
Thermostat et vannes de
Entre les deux 34,8% 31,3% 27,8%
radiateur thermostatiques
Priorité (haute) 51,4% 60,1% 59,1% 1/2
Isolation des conduites de Pas une priorité (du tout) 15,1% 9,5% 11,5% 1/2
chauffage dans les endroits Entre les deux 33,7% 32,7% 30,5%
non chauffés Priorité (haute) 51,2% 57,7% 58,0%
Pas une priorité (du tout) 7,4% 7,7% 16,6% 1/3, 2/3
Achat d’électricité verte Entre les deux 24,3% 24,3% 22,9%
Priorité (haute) 68,3% 68,0% 60,5% 1/3, 2/3
Pas une priorité (du tout) 6,8% 8,6% 19,9% 1/3, 2/3
Chauffe-eau solaire Entre les deux 28,8% 23,5% 28,8%
Priorité (haute) 64,4% 67,9% 51,4% 1/3, 2/3
Pas une priorité (du tout) 9,3% 10,7% 21,8% 1/3, 2/3
Panneaux solaires Entre les deux 20,8% 21,8% 29,3% 1/3, 2/3
Priorité (haute) 69,9% 67,4% 49,0% 1/3, 2/3
Pas une priorité (du tout) 5,0% 4,4% 10,0% 1/3, 2/3
Chaudière à haut rendement Entre les deux 23,7% 12,8% 18,3% 1/2, 2/3
Priorité (haute) 71,3% 82,8% 71,7% 1/2, 2/3

Age 16-35 ans (1) 36-55 ans (2) 56-75 ans (3)
Pas une priorité (du tout) 9,0% 7,9% 20,2% 1/3, 2/3
Pompe à chaleur Entre les deux 37,2% 27,0% 32,7% 1/2
Priorité (haute) 53,8% 65,1% 47,1% 1/2, 2/3
Pas une priorité (du tout) 8,3% 6,0% 13,4% 1/3, 2/3
Maison basse énergie /
Entre les deux 19,7% 25,3% 30,3% 1/3
maison passive
Priorité (haute) 72,1% 68,7% 56,3% 1/3, 2/3
Pas une priorité (du tout) 13,4% 10,8% 21,9% 1/3, 2/3
Audit énergétique Entre les deux 37,1% 36,6% 32,3%
Priorité (haute) 49,5% 52,6% 45,9%
Pas une priorité (du tout) 10,8% 7,6% 9,1%
Transports publics Entre les deux 20,4% 28,1% 21,4% 1/2, 2/3
Priorité (haute) 68,8% 64,2% 69,4%
Pas une priorité (du tout) 6,0% 6,0% 11,2% 1/3, 2/3
Véhicules personnels à
Entre les deux 13,7% 20,6% 17,3% 1/2
faible consommation
Priorité (haute) 80,3% 73,4% 71,5% 1/2, 1/3

94
RESULTATS – POLITIQUE CLIMATIQUE

Différences
Pourcentages
significatives
École Sec. Sec. prof. Sec. Supérieur
Univ.
Education primaire Inférieur supérieur supérieur non univ.
(6)
(1) (2) (3) (4) (5)
Pas une priorité (du tout) 1,2% 2,3% 2,8% 2,2% 1,7% 3,9%
Isolation (toit, sol, mur) Entre les deux 24,5% 8,4% 10,2% 7,7% 9,3% 5,6% 1/2-6
Priorité (haute) 74,3% 89,3% 87,1% 90,1% 89,0% 90,5% 1/2, 1/4-6
Pas une priorité (du tout) 12,5% 1,7% 2,6% 3,2% 3,3% 5,1% 1/2-5
Vitrage à haut rendement Entre les deux 19,6% 17,1% 15,5% 12,8% 15,0% 16,2%
Priorité (haute) 67,9% 81,2% 81,9% 84,0% 81,7% 78,7% 1/2, 1/4-5
Pas une priorité (du tout) 19,6% 8,0% 6,7% 11,3% 12,9% 16,4% 1/2-3
Thermostat et vannes de
Entre les deux 23,0% 34,3% 35,9% 32,2% 30,1% 28,1%
radiateur thermostatiques
Priorité (haute) 57,3% 57,6% 57,4% 56,4% 57,0% 55,5%
Machine à laver / sèche- Pas une priorité (du tout) 7,4% 7,4% 11,1% 10,9% 14,5% 17,0% 2/6
linge / lave-vaisselle Entre les deux 20,0% 23,7% 26,6% 29,5% 26,5% 30,7%
économique Priorité (haute) 72,6% 68,8% 62,3% 59,7% 59,0% 52,3% 1/6, 2/6
Pas une priorité (du tout) 8,7% 6,5% 10,2% 12,1% 13,4% 20,3% 2/6
Réfrigérateur/congélateur
Entre les deux 18,6% 24,2% 25,5% 26,6% 27,1% 25,9%
économique
Priorité (haute) 72,7% 69,3% 64,3% 61,4% 59,5% 53,9% 1/6, 2/6
Pas une priorité (du tout) 18,1% 11,7% 9,6% 10,7% 10,2% 11,1%
Chauffe-eau solaire Entre les deux 37,0% 20,6% 28,0% 30,4% 24,2% 21,6% 1/2, 2/4
Priorité (haute) 44,9% 67,7% 62,3% 58,9% 65,6% 67,3% 1/2-3, 1/5-6
Pas une priorité (du tout) 26,8% 14,2% 9,2% 12,7% 10,3% 12,8% 1/2-5
Panneaux solaires Entre les deux 31,0% 19,1% 26,8% 24,9% 23,2% 21,2%
Priorité (haute) 42,2% 66,7% 63,9% 62,4% 66,4% 66,0% 1/2-6
Pas une priorité (du tout) 10,6% 10,5% 7,5% 9,6% 13,8% 20,4% 3-4/6
Lampes économiques Entre les deux 20,7% 18,2% 25,5% 24,8% 24,3% 27,4%
Priorité (haute) 68,7% 71,3% 67,0% 65,6% 61,9% 52,2% 2/6
Pas une priorité (du tout) 16,0% 7,4% 4,9% 4,0% 4,1% 7,5% 1/3-5
Chaudière à haut rendement Entre les deux 28,6% 15,2% 20,3% 17,3% 17,3% 11,7% 1/2, 1/6
Priorité (haute) 55,4% 77,4% 74,8% 78,6% 78,5% 80,8% 1/2-6
Pas une priorité (du tout) 21,8% 13,5% 11,8% 8,5% 9,3% 14,9% 1/4-5
Pompe à chaleur Entre les deux 34,9% 27,9% 31,3% 36,1% 32,3% 25,5%
Priorité (haute) 43,2% 58,5% 56,9% 55,4% 58,3% 59,5% 1/2, 1/5
Pas une priorité (du tout) 12,9% 7,9% 8,1% 8,6% 8,0% 11,9%
Maison basse énergie /
Entre les deux 35,3% 21,4% 29,7% 23,9% 25,4% 19,2% 1/2
maison passive
Priorité (haute) 51,9% 70,7% 62,2% 67,5% 66,5% 68,8% 1/2, 1/4-5
Pas une priorité (du tout) 12,1% 5,4% 5,3% 8,1% 6,3% 11,3%
Véhicules personnels à
Entre les deux 25,9% 14,4% 25,9% 13,3% 18,8% 17,0% 1/2, 1/4, 2/3, 3/4
faible consommation
Priorité (haute) 62,1% 80,2% 68,9% 78,6% 75,0% 71,7% 1/2, 1/4

Région Flandre (1) Bruxelles-Capitale (2) Wallonie (3)


Pas une priorité (du tout) 4,9% 3,3% 2,3%
Vitrage à haut rendement Entre les deux 17,1% 18,1% 11,7% 1/3
Priorité (haute) 78,1% 78,6% 85,9% 1/3
Pas une priorité (du tout) 13,1% 12,9% 8,5% 1/3
Thermostat et vannes de
Entre les deux 33,8% 25,7% 28,0%
radiateur thermostatiques
Priorité (haute) 53,1% 61,5% 63,5% 1/3
Isolation des conduites de Pas une priorité (du tout) 14,4% 8,0% 8,2% 1/3
chauffage dans les endroits Entre les deux 34,6% 28,3% 29,2%
non chauffés Priorité (haute) 51,0% 63,7% 62,7% 1/2, 1/3
Pas une priorité (du tout) 15,6% 12,9% 10,0% 1/3
Panneaux solaires Entre les deux 24,4% 22,7% 22,8%
Priorité (haute) 60,0% 64,3% 67,2% 1/3
Pas une priorité (du tout) 9,6% 7,6% 8,1%
Maison basse énergie /
Entre les deux 28,7% 15,9% 20,4% 1/2, 1/3
maison passive
Priorité (haute) 61,7% 76,6% 71,5% 1/2, 1/3
Pas une priorité (du tout) 17,0% 7,5% 12,6% 1/2
Audit énergétique Entre les deux 34,7% 33,8% 37,3%
Priorité (haute) 48,3% 58,7% 50,1%
Pas une priorité (du tout) 9,8% 1,2% 9,5% 1/2, 2/3
Transports publics Entre les deux 25,2% 8,3% 24,3% 1/2, 2/3
Priorité (haute) 65,0% 90,6% 66,2% 1/2, 2/3

95
RESULTATS – POLITIQUE CLIMATIQUE

Différences
Pourcentages
significatives
Petites Zones rurales
Urbanisation 5 centres (1) Villes (2)
localités (3) (4)
Pas une priorité (du tout) 6,8% 8,4% 7,3% 3,9%
Chaudière à haut rendement Entre les deux 15,2% 17,5% 22,6% 15,9%
Priorité (haute) 77,9% 74,0% 70,1% 80,2% 3/4
Pas une priorité (du tout) 15,2% 11,7% 13,4% 8,1% 1/4
Pompe à chaleur Entre les deux 32,6% 32,0% 32,9% 30,7%
Priorité (haute) 52,2% 56,2% 53,7% 61,2%
Pas une priorité (du tout) 7,2% 14,5% 9,0% 8,0% 1/2
Transports publics Entre les deux 15,4% 25,1% 27,3% 26,2% 1/2, 1/3, 1/4
Priorité (haute) 77,4% 60,4% 63,7% 65,8% 1/2, 1/3, 1/4

96
RESULTATS – POLITIQUE CLIMATIQUE

3.5.4.2 ASPECTS FINANCIERS D E LA POLITIQUE CLIMATIQUE

Plus de la moitié des répondants (53%) sont (tout à fait) d'accord avec l'affirmation selon laquelle
les autorités belges devraient ajouter entièrement les recettes de la vente des droits d'émission
au budget existant pour la politique climatique. En outre, l'idée d'une réforme fiscale consistant à
transférer les charges pesant sur le travail vers une taxe sur les émissions de gaz à effet de serre
et sur l’utilisation de sources d’énergie polluantes compte davantage de partisans que
d'opposants (37% contre 30%).

Lorsqu’il s’agit d’apporter une contribution financière pour remédier aux problèmes climatiques,
le Belge se montre plutôt réticent. Une proportion non négligeable de citoyens se dit toutefois
prête à contribuer.

Figure 32 – Question 15 : Dans quelle mesure êtes-vous d’accord avec les affirmations suivantes ?

TOP2 BOTTOM2

Les autorités belges vendent (vente aux enchères) des droits


d'émissions aux entreprises. Le résultat de ces ventes aux 20%
53% 32% 22% 26% 10% 11%
enchères doit être entièrement ajouté au budget existant
pour la politique climatique.
Le gouvernement fédéral doit mettre en oeuvre une réforme
fiscale de façon à transférer les charges pesant sur le travail 30%
37% 17% 20% 33% 15% 15%
vers une taxe sur les émissions de gaz à effet de serre et sur
l'utilisation de sources d'énergie polluantes.

Entreprises et citoyens doivent payer équitablement pour les 49%


32% 18% 14% 19% 17% 32%
tonnes de CO2 qu'ils produisent.

La coopération au développement belge devrait faire


davantage d'efforts pour aider les pays en voie de 36%
30% 14% 16% 34% 18% 17%
développement à s'adapter aux impacts des changements
climatiques.
Je suis prêt à payer une taxe carbone pour mon ticket d'avion
de façon à ce que le gouvernement puisse aider les pays en 30% 49%
18% 13% 21% 16% 33%
voie de développement à s'adapter aux impacts des
changements climatiques.
Je trouve qu'une taxe européenne sur les transactions
financières devrait être utilisée pour soutenir la politique 29% 18% 11% 21% 16% 34% 50%
climatique dans les pays en voie de développement.
Je suis prêt à payer quelques pourcents de plus pour
l'électricité/le gaz/le pétrole/le charbon si cela peu aider à
21% 10% 11% 18% 14% 47% 61%
lutter contre les conséquences de ma consommation
d'énergie sur le climat.
Je suis prêt à payer quelques pourcents de plus pour
l'essence ou le diesel si cela peut aider à lutter contre les 19% 66%
9% 9% 16% 13% 53%
conséquences de ma consommation de carburant sur le
climat.
0% 20% 40% 60% 80% 100%
5 - tout à fait d'accord 4 3 2 1 - pas du tout d'accord

Base: tous les répondants (N=1510) – ‘missings’ non compris.

97
RESULTATS – POLITIQUE CLIMATIQUE

Il est intéressant de constater que si la moitié des Belges s’opposent à l’idée d’une taxe carbone
sur le ticket d’avion, 30% d’entre eux se prononcent en faveur de cette mesure.

La majorité des Belges (61 %) ne sont pas prêts à payer quelques pourcents de plus pour
l’électricité, le gaz, le pétrole ou le charbon pour contribuer à lutter contre les conséquences de
leur consommation d’énergie sur le climat. Plus d'un Belge sur cinq (21 %) est en revanche
disposé à le faire. Pour la majorité de ces personnes, l'augmentation pourrait atteindre 2 à
5 euros.

Deux Belges sur trois ne sont pas prêts à payer quelques pourcents de plus pour l’essence ou le
diesel afin de contribuer à lutter contre les conséquences de leur consommation de carburant sur
le climat. 19 % indiquent toutefois être disposés à le faire. La majorité de ces personnes pensent
dans ce contexte à une augmentation de 2 à 5 cents ou de 6 à 10 cents par litre.

Tableau 28: V15a, De combien d’euros par mois pourrait donc augmenter votre facture pour
l’électricité/le gaz/le pétrole/le charbon?

L’électricité / le gaz / le pétrole / le charbon

€/mois N %
1€ ou moins 19 1%
2-5€ 144 10%
6-10€ 113 8%
11-20€ 73 5%
21-50€ 60 4%
plus que 50€ 16 1%
montant indéfini 123 9%
pas prêt à payer 854 61%

TOTAL 1.402 100%

Tableau 29: V15b, De combien de centimes d’euro par litre pourrait donc augmenter le prix de
l’essence ou du diesel?

L’essence ou le diesel

cent/litre N %
1ct ou moins 19 1%
2-5ct 89 6%
6-10ct 90 7%
11-20ct 43 3%
21-50ct 45 3%
plus que 50ct 15 1%
montant indéfini 176 13%
pas prêt à payer 912 66%

TOTAL 1.389 100%

98
RESULTATS – POLITIQUE CLIMATIQUE

Pour une analyse des différences significatives en fonction du sexe, de l'âge, de la région et du
taux d'urbanisation, on se référera au tableau ci-dessous. En fonction de l'âge, on constate que les
Belges de la tranche d'âge inférieure (16-35 ans) sont davantage prêts que les Belges âgés de 56 à
75 ans à payer quelques pourcents de plus pour leur consommation d'énergie et de carburant si
cela peut être bénéfique pour le climat. En outre, ils défendent également, davantage que les
Belges plus âgés, l'ajout des recettes de la vente des droits d'émission au budget existant pour la
politique climatique et l'idée que les pouvoirs publics doivent transférer les charges pesant sur le
travail vers une taxe sur les émissions de gaz à effet de serre.

Les personnes les plus instruites sont également davantage disposées que les personnes les moins
instruites à payer un peu plus pour leur consommation d'énergie et de carburant, y compris pour
leurs billets d'avion, de façon à lutter contre les conséquences de leur consommation sur le
climat.

Pour ce qui est des différences par région, on constate que les habitants de la Région de Bruxelles-
Capitale sont davantage disposés à payer plus pour leur consommation d'énergie et de carburant
que les Flamands et les Wallons. Ils estiment en outre plus souvent que la coopération au
développement belge devrait faire davantage d’efforts pour aider les pays en voie de
développement à s’adapter aux conséquences des changements climatiques.

Tableau 30: Q15, différences significatives en fonction des groupes cibles


Différences
Scores moyens (échelle de 1 à 5)
significatives
Sexe Hommes (1) Femmes (2)
Je trouve qu’une taxe européenne sur les
transactions financières devrait être utilisée pour
2,77 2,48 1/2
soutenir la politique climatique dans les pays en
voie de développement.
Les autorités belges vendent (vente aux
enchères) des droits d’émission aux entreprises.
Le résultat de ces ventes aux enchères doit être 3,64 3,44 1/2
entièrement ajouté au budget existant pour la
politique climatique.

Age 16-35 ans (1) 36-55 ans (2) 56-75 ans (3)
Je suis prêt à payer quelques pourcents de plus
pour l’électricité/le gaz/le pétrole/le charbon si
2,39 2,21 2,10 1/3
cela peut aider à lutter contre les conséquences
de ma consommation d’énergie sur le climat.
Je suis prêt à payer quelques pourcents de plus
pour l’essence ou le diesel si cela peut aider à
2,20 2,11 1,97 1/3
lutter contre les conséquences de ma
consommation de carburant sur le climat.
Les autorités belges vendent (vente aux
enchères) des droits d’émission aux entreprises.
Le résultat de ces ventes aux enchères doit être 3,58 3,66 3,37 1/3, 2/3
entièrement ajouté au budget existant pour la
politique climatique.
Le gouvernement fédéral doit mettre en œuvre
une réforme fiscale de façon à transférer les
charges pesant sur le travail vers une taxe sur les 3,19 3,13 2,96 1/3
émissions de gaz à effet de serre et sur
l’utilisation de sources d’énergie polluantes.

99
RESULTATS – POLITIQUE CLIMATIQUE

Différences
Scores moyens (échelle de 1 à 5)
significatives
École Sec. Sec. prof. Sec. Supérieur
Univ.
Education primaire Inférieur supérieur supérieur non univ.
(6)
(1) (2) (3) (4) (5)
Je suis prêt à payer quelques pourcents de plus
pour l’électricité/le gaz/le pétrole/le charbon si 1-2/5-6, 3/6,
2,05 2,01 2,09 2,16 2,48 2,82
cela peut aider à lutter contre les conséquences 4/5-6
de ma consommation d’énergie sur le climat.
Je suis prêt à payer quelques pourcents de plus
pour l’essence ou le diesel si cela peut aider à
1,63 1,99 1,97 2,13 2,24 2,66 1/4-6, 2-4/6
lutter contre les conséquences de ma
consommation de carburant sur le climat.
Je suis prêt à payer une taxe carbone pour mon
ticket d’avion de façon à ce que le gouvernement
puisse aider les pays en voie de développement 2,56 2,46 2,69 2,59 2,86 3,04 2/5-6
à s’adapter aux impacts des changements
climatiques.
Entreprises et citoyens doivent payer
équitablement pour les tonnes de CO2 qu’ils 2,81 2,33 2,58 2,75 2,76 2,96 1/2, 2/4-6
produisent.
La coopération au développement belge devrait
faire davantage d’efforts pour aider les pays en
2,80 2,71 2,82 2,92 3,06 3,25 2/5-6
voie de développement à s’adapter aux impacts
des changements climatiques.
Les autorités belges vendent (vente aux
enchères) des droits d’émission aux entreprises.
Le résultat de ces ventes aux enchères doit être 3,53 3,33 3,52 3,52 3,68 3,85 2/5-6
entièrement ajouté au budget existant pour la
politique climatique.
Le gouvernement fédéral doit mettre en œuvre
une réforme fiscale de façon à transférer les
charges pesant sur le travail vers une taxe sur les 3,15 2,84 3,13 3,06 3,26 3,30 2/5-6
émissions de gaz à effet de serre et sur
l’utilisation de sources d’énergie polluantes.

Région Flandre (1) Bruxelles-Capitale (2) Wallonie (3)


Je suis prêt à payer quelques pourcents de plus
pour l’électricité/le gaz/le pétrole/le charbon si
2,27 2,55 2,08 2/3
cela peut aider à lutter contre les conséquences
de ma consommation d’énergie sur le climat.
Je suis prêt à payer quelques pourcents de plus
pour l’essence ou le diesel si cela peut aider à
2,13 2,57 1,93 1/2, 1/3, 2/3
lutter contre les conséquences de ma
consommation de carburant sur le climat.
Je trouve qu’une taxe européenne sur les
transactions financières devrait être utilisée pour
2,49 3,06 2,78 1/2, 1/3
soutenir la politique climatique dans les pays en
voie de développement.
Entreprises et citoyens doivent payer
équitablement pour les tonnes de CO2 qu’ils 2,46 2,95 3,02 1/2, 1/3
produisent.
La coopération au développement belge devrait
faire davantage d’efforts pour aider les pays en
2,91 3,25 2,83 1/2, 2/3
voie de développement à s’adapter aux impacts
des changements climatiques.

100
RESULTATS – POLITIQUE CLIMATIQUE

Différences
Scores moyens (échelle de 1 à 5)
significatives
Petites Zones
Urbanisation 5 centres (1) Villes (2)
localités (3) rurales (4)
Je suis prêt à payer quelques pourcents de plus
pour l’électricité/le gaz/le pétrole/le charbon si
2,46 2,26 2,15 2,11 1/3, 1/4
cela peut aider à lutter contre les conséquences
de ma consommation d’énergie sur le climat.
Je suis prêt à payer quelques pourcents de plus
pour l’essence ou le diesel si cela peut aider à
2,40 2,19 1,99 1,91 1/3, 1/4
lutter contre les conséquences de ma
consommation de carburant sur le climat.
Je trouve qu’une taxe européenne sur les
transactions financières devrait être utilisée pour
2,87 2,60 2,43 2,62 1/3
soutenir la politique climatique dans les pays en
voie de développement.

101
RESULTATS – POLITIQUE CLIMATIQUE

3.5.5 Influence des pouvoirs publics

3.5.5.1 MESURES POUR MODIFIER LE COMPORTEMENT DES CITOYENS

Un certain nombre de mesures que les pouvoirs publics peuvent prendre pour modifier le
comportement des Belges face aux changements climatiques ont été présentées aux sondés. Il
leur a été demandé quelles étaient celles qui emportaient leur préférence.

Il ressort en premier lieu des résultats que la grande majorité des répondants estiment en effet
que les pouvoirs publics doivent prendre des mesures pour orienter les comportements face aux
changements climatiques. Seuls 14 % des personnes interrogées estiment en effet que les
pouvoirs publics ne doivent pas intervenir.

La mesure qui emporte le plus souvent la préférence est celle consistant à accorder des subsides
pour les produits ou activités qui ne contribuent pas ou peu aux changements climatiques (73 %).
L'interdiction des produits qui contribuent aux changements climatiques (63 %) et la diffusion
d'informations sur les causes des changements climatiques afin de permettre aux citoyens de
faire les bons choix (56 %) viennent compléter ce trio de tête des mesures publiques les plus
populaires.

Figure 33 – Question 16 : Les pouvoirs publics peuvent essayer de modifier le comportement des citoyens en ce qui concerne
les changements climatiques à travers les mesures qu’ils prennent. Lesquelles des mesures suivantes préférez-vous ?

100%
73%
80% 63%
56%
51%
14%
60% 39%
17%
19% 20%
40% 25%
26% 15% 14%
21%
20% 39% 12%
19%
20% 16% 7%
8% 12% 5%
0%
Accorder des subsides Interdire les produits Diffuser des Renforcer la législation Imposer des taxes sur Ne pas intervenir
pour les produits qui qui contribuent aux informations sur les afin de limiter les les produits qui
ne contribuent pas ou changements causes des changements contribuent aux
peu aux changements climatiques changements climatiques changements
climatiques climatiques afin de climatiques
vous permettre de
faire les bons choix

1e choix 2e choix 3e choix

Base: tous les répondants (N=1510) – ‘missings’ non compris.

102
RESULTATS – POLITIQUE CLIMATIQUE

Le tableau ci-dessous montre que les femmes donnent significativement plus souvent la
préférence aux subsides, tandis que les hommes répondent plus fréquemment que les pouvoirs
publics ne doivent pas intervenir. En ce qui concerne les différences liées à l'âge, on constate que
la tranche d'âge supérieure accorde plus souvent la préférence au prélèvement de taxes ou à
l'absence d'intervention, tandis que les plus jeunes optent pour les subsides ou un renforcement
de la législation.

En fonction du niveau d'éducation, on constate en premier lieu que les personnes les moins
instruites (diplôme de l'enseignement secondaire inférieur au maximum) privilégient moins les
subsides, Inversement cette même tranche d’âge accorde plus souvent la préférence à l’absence
d’intervention des pouvoirs publics.

Tableau 31: Q16, différences significatives en fonction des groupes cibles


Différences
Pourcentages
significatives
Sexe Hommes (1) Femmes (2)
Accorder des subsides pour les produits qui
ne contribuent pas ou peu aux 64,1% 75,8% 1/2
changements climatiques
Ne pas intervenir 16,3% 11,1% 1/2

Age 16-35 ans (1) 36-55 ans (2) 56-75 ans (3)
Imposer des taxes sur les produits qui
30,7% 35,9% 44,6% 1/3, 2/3
contribuent aux changements climatiques
Accorder des subsides pour les produits qui
ne contribuent pas ou peu aux 77,4% 70,7% 60,9% 1/3, 2/3
changements climatiques
Renforcer la législation afin de limiter les
56,6% 44,1% 45,7% 1/2, 1/3
changements climatiques
Ne pas intervenir 7,5% 13,0% 21,3% 1/2, 1/3, 2/3

École Sec. Sec. prof. Sec. Supérieur


Univ.
Education primaire Inférieur supérieur supérieur non univ.
(6)
(1) (2) (3) (4) (5)
Accorder des subsides pour les produits qui
ne contribuent pas ou peu aux
changements climatiques (par exemple 58,8% 65,8% 71,0% 72,8% 75,3% 72,9% 1/2-6, 2/5-6
l’isolation, l’énergie éolienne, l’énergie
solaire, le télétravail, etc.)
Ne pas intervenir 26,3% 15,9% 16,5% 11,9% 8,4% 10,8% 1/2-6

Région Flandre (1) Bruxelles-Capitale (2) Wallonie (3)


Imposer des taxes sur les produits qui
38,3% 45,3% 32,1% 2/3
contribuent aux changements climatiques
Ne pas intervenir 15,3% 5,6% 12,6% 1/2

103
RESULTATS – POLITIQUE CLIMATIQUE

3.5.5.2 INFLUENCE DES POUVOIRS PUBLICS SUR LE COMPORTEMENT DES CITOYENS

Au moyen d'une note de 1 à 10, les répondants ont pu indiquer dans quelle mesure les pouvoirs
publics peuvent exercer une influence sur le comportement du citoyen face aux changements
climatiques. Une note de 10 signifie que l'on pense que les pouvoirs publics peuvent exercer une
très grande influence sur le comportement des citoyens et une note de 1 signifie que les pouvoirs
publics ne peuvent avoir aucune influence sur ce comportement. Les notes intermédiaires
permettent de nuancer la réponse donnée.

On constate que près de la moitié des Belges (44 %) indiquent que les pouvoirs publics peuvent
exercer une influence modérée sur le comportement des gens (6/10 + 7/10). Trois répondants sur
dix (30 %) estiment que les pouvoirs publics exercent une forte influence (> 7/10). Seuls 10 % des
participants à l'enquête sur le climat affirment que les pouvoirs publics n'exercent pas ou guère
d'influence (< 5/10). La note moyenne sur dix est de 6,6.

Figure 34 – Question 17 : Dans quelle mesure les pouvoirs publics peuvent-ils influencer
le comportement des citoyens en ce qui concerne les changements climatiques ?

Score 1-5 Score 6-10 Moyenne


2%5% 16% 18% 26% 20% 5% 5%
26% 74% 6,6

0% 20% 40% 60% 80% 100%

1 - aucune influence 2 3 4 5 6 7 8 9 10 - très grande influence

Base: tous les répondants (N=1510) – ‘missings’ non compris.

Si l'on examine les résultats par sous-groupes, la principale constatation est que les 16-35 ans
attribuent une note significativement plus élevée que les 56-75 ans en ce qui concerne la mesure
dans laquelle les pouvoirs publics peuvent influencer le comportement des citoyens.

Tableau 32: Q17, différences significatives en fonction des groupes cibles


Différences
Scores moyens (échelle de 1 à 10)
significatives
Age 16-35 ans (1) 36-55 ans (2) 56-75 ans (3)

6,76 6,58 6,38 1/3


École Sec. Sec. prof. Sec. Supérieur
Univ.
Education primaire Inférieur supérieur supérieur non univ.
(6)
(1) (2) (3) (4) (5)

6,06 6,49 6,52 6,58 6,86 6,89 1/4-6

Urbanisation 5 centres (1) Villes (2) Petites localités (3) Zones rurales (4)

6,68 6,61 6,35 6,69 3/4

104
RESULTATS – INFORMATION ET COMMUNICATION

3.6 Information et communication


Ce chapitre examine de plus près les canaux d'information par lesquels les Belges s'informent sur
les changements climatiques. Il s'arrête également sur les canaux d'information qu'ils ont utilisés
pour s'informer sur les aides financières (réductions d'impôt ou primes) accordées par les
pouvoirs publics pour les investissements dans certaines techniques permettant d'économiser
l'énergie.

3.6.1 Information sur la problématique du climat

3.6.1.1 CANAUX D’INFORMATION


Dans la liste de questions, les Belges ont été sondés sur les canaux par lesquels ils reçoivent des
informations à propos des changements climatiques sans en rechercher activement. Ensuite, il
leur a été demandé par quels canaux ils avaient recherché activement des informations sur cette
problématique. Le graphique ci-dessous montre en premier lieu les canaux de « réception
passive », suivis des canaux « de recherche active ». La colonne de droite donne un aperçu de la
mesure dans laquelle un canal spécifique est utilisé globalement (recherche active et réception
passive).

Fig. 35 – Q. 9A+B : Jusqu’à présent, par quels canaux êtes-vous informé(e) à propos des changements climatiques ?

Canaux passifs Canaux actifs Canaux passifs + actifs


kanalen
Télévision: programmes d'information, … 68% 19% 72%
73% 28% 78%
Journaux 69% 15% 71%
73% 19% 76%
Télévision: campagnes de sensibilisation 57% 8% 59%
60% 11% 61%
Magazines 49% 14% 54%
46% 16% 52%
Sites Internet 21% 33% 42%
29% 39% 48%
51% 6% 53%
Radio 47%
44% 7%
Conversations avec des amis, de la famille ou 36% 13% 42%
des collègues 40% 13% 44%
33% 13% 39%
Cinéma/DVD 13% 34%
30%
23% 5% 24%
Enseignement / écoles 7% 26%
23%
19% 9% 24%
Brochures d'information spécifiques 11% 25%
20%
11% 10% 18%
Livres 11% 24%
13%
Médias sociaux 9% 23%
20%
Brochures publicitaires 4% 14%
11%
9% 6% 13%
Expositions 6% 12%
8%
6% 5% 11%
Soirées d'information 6% 9%
7%
2% 2% 3%
Autre 1% 2%
1%

2009 2013

105
RESULTATS – INFORMATION ET COMMUNICATION

Base: tous les répondants (N=1510) – ‘missings’ non compris.

Dans l'ensemble, les Belges s'informent principalement au moyen de programmes d’information,


documentaires ou fictions télévisés (78 %). Les journaux (76 %) et les campagnes de
sensibilisation télévisées (61 %) viennent compléter le trio de tête des canaux d'information les
plus consultés (recherche active et réception passive). Pour la recherche active, les sites internet
constituent toutefois le canal le plus utilisé (39 %).

Si l'on examine les différences significatives par sous-groupe, on constate que l'âge est un facteur
déterminant pour les canaux utilisés (recherche active et réception passive). Ainsi, les Belges de
la tranche d'âge inférieure (16-35 ans) reçoivent plus souvent que ceux de la tranche d'âge
supérieure (56-75 ans) des informations sur les changements climatiques via les journaux, les
programmes d'information télévisés, l'internet, les conversations avec les autres et
l'enseignement. Ils consultent également la plupart des canaux précités davantage que leurs
aînés pour chercher activement des informations sur les changements climatiques.

S'agissant des différences en fonction du niveau d'éducation, elles vont toutes dans le même
sens: les Belges les plus instruits reçoivent davantage d'informations sur les changements
climatiques que les Belges les moins instruits, quel que soit le canal examiné. Ils sont également
plus nombreux à rechercher activement des informations sur les changements climatiques via les
sites internet et les programmes d'information télévisés.

En fonction des régions, on constate que les Flamands reçoivent davantage d'informations sur les
changements climatiques via les journaux et les médias sociaux que les Wallons ; l'inverse vaut
pour ce qui est des campagnes de sensibilisation télévisées et des livres. Pour un canal, les
Bruxellois affichent une singularité par rapport aux Flamands et aux Wallons : ils reçoivent
davantage d'informations sur les changements climatiques que les autres Belges via des
expositions ; ce constat vaut également pour les habitants des cinq grands centres urbains par
rapport à ceux des zones plus rurales.

Tableau 33: Q9A, différences significatives en fonction des groupes cibles


Différences
Pourcentages
significatives
Sexe Hommes (1) Femmes (2)
Journaux 75,7% 70,4% 1/2
Brochures publicitaires 9,5 12,8% 1/2
Cinéma/DVD 27,9% 32,8% 1/2
Expositions 10,0% 6,6% 1/2
Sites Internet 33,3% 25,2% 1/2
Médias sociaux 17,4% 22,4% 1/2
Livres 16,3% 9,9% 1/2
Soirées d’information 8,9% 4,5% 1/2
Conversations avec des amis, de la
36,9% 42,7% 1/2
famille, …
Enseignement / écoles 19,6% 25,5% 1/2

106
RESULTATS – INFORMATION ET COMMUNICATION

Différences
Pourcentages
significatives
Age 16-35 ans (1) 36-55 ans (2) 56-75 ans (3)

Journaux 78,2% 73,2% 67,6% 1/3


Brochures d’information spécifiques 17,5% 24,5% 15,9% 1/2, 2/3
Télévision : programmes d’information 76,2% 77,8% 65,2% 1/3, 2/3
Sites Internet 40,3% 27,3% 20,5% 1/2, 1/3
Médias sociaux 34,4% 14,3% 12,5% 1/2, 1/3
Soirées d’information 3,4% 7,9% 8,5% 1/2, 1/3
Conversations avec des amis, de la
46,0% 38,3% 35,9% 1/2, 1/3
famille, …
Enseignement / écoles 46,0% 15,9% 7,8% 1/2, 1/3, 2/3

École Sec. Sec. prof. Sec. Supérieur


Univ.
Education primaire Inférieur supérieur supérieur non univ.
(6)
(1) (2) (3) (4) (5)
Magazines 34,3% 40,6% 44,3% 47,2% 51,0% 58,8% 1/5-6, 2/6
Télévision : programmes d’information 63,9% 69,3% 69,1% 77,8% 77,2% 77,9% 1/4-5
Cinéma/DVD 20,6% 28,8% 29,6% 30,8% 32,3% 41,0% 1/6
Radio 35,7% 45,0% 45,2% 40,6% 45,1% 56,7% 1/6, 4/6
Sites Internet 21,2% 22,9% 26,3% 31,2% 32,6% 43,4% 1-2/6
Conversations avec des amis, de la
32,6% 39,5% 33,6% 39,3% 43,0% 53,0% 1/6, 3/6
famille, …
Enseignement / écoles 20,7% 19,2% 18,1% 22,3% 25,7% 32,9% 2/6

Région Flandre (1) Bruxelles-Capitale (2) Wallonie (3)

Journaux 76,2% 73,6% 66,9% 1/3


Télévision : campagnes de
55,9% 62,3% 67,3% 1/3
sensibilisation
Expositions 6,4% 18,9% 9,0% 1/2, 2/3
Médias sociaux 22,7% 20,4% 15,0% 1/3
Livres 11,3% 12,2% 16,3% 1/3

Petites Zones
Urbanisation 5 centres (1) Villes (2)
localités (3) rurales (4)
Expositions 13,6% 8,0% 5,7% 6,4% 1/3, 1/4
Médias sociaux 21,6% 26,8% 19,1% 16,2% 2/4

107
RESULTATS – INFORMATION ET COMMUNICATION

Tableau 34: Q9B, différences significatives en fonction des groupes cibles


Différences
Pourcentages
significatives
Sexe Hommes (1) Femmes (2)

Magazines 19,8% 12,5% 1/2


Sites Internet 44,4% 33,4% 1/2
Livres 13,4% 8,1% 1/2
Enseignement / écoles 4,5% 9,7% 1/2

Age 16-35 ans (1) 36-55 ans (2) 56-75 ans (3)

Télévision : programmes d’information 33,7% 26,0% 23,6% 1/2, 1/3


Cinéma/DVD 18,4% 11,9% 8,5% 1/2, 1/3
Radio 6,7% 5,3% 9,5% 2/3
Sites Internet 51,3% 40,9% 24,0% 1/2, 1/3, 2/3
Médias sociaux 12,6% 8,9% 6,5% 1/3
Livres 10,9% 13,1% 7,5% 2/3
Conversations avec des amis, de la
12,9% 15,5% 9,3% 2/3
famille, …
Enseignement / écoles 13,7% 4,9% 3,6% 1/2, 1/3

École Sec. Sec. prof. Sec. Supérieur


Univ.
Education primaire Inférieur supérieur supérieur non univ.
(6)
(1) (2) (3) (4) (5)
Journaux 15,6% 12,6% 20,3% 23,8% 21,3% 23,4% 2/4
Magazines 9,9% 12,9% 11,9% 21,8% 13,6% 24,8% 1-2/4, 1-2/6
Télévision : campagnes de
4,7% 13,8% 13,3% 11,6% 11,6% 8,3% 1/2
sensibilisation
Télévision : programmes d’information 11,2% 22,8% 27,9% 32,6% 32,4% 36,1% 1/2-6
Radio 13,6% 8,4% 5,7% 5,2% 5,8% 4,8% 1/4
Sites Internet 25,1% 25,2% 37,5% 41,4% 51,7% 55,0% 1-2/4-6
Conversations avec des amis, de la
4,9% 12,2% 15,7% 14,1% 11,5% 19,0% 1/3-4, 1/6
famille, …

Région Flandre (1) Bruxelles-Capitale (2) Wallonie (3)

Brochures publicitaires 2,8% 6,0% 5,5% 1/3


Télévision : campagnes de
9,3% 8,0% 15,3% 1/3
sensibilisation
Télévision : programmes d’information 25,5% 26,0% 31,8% 1/3
Sites Internet 35,6% 51,8% 41,5% 1/2

Petites Zones rurales


Urbanisation 5 centres (1) Villes (2)
localités (3) (4)
Sites Internet 47,0% 39,5% 32,8% 37,3% 1/3, 1/4

108
RESULTATS – INFORMATION ET COMMUNICATION

3.6.1.2 CANAUX D'INFORMATION PREFERES

Après les canaux utilisés pour la réception passive et la recherche active d'informations, les
sondés ont été interrogés sur le canal par lequel ils préfèrent rechercher des informations. Les
résultats indiquent que les trois canaux suivants se distinguent : programmes d'information,
documentaires et fictions télévisés (58 %), sites internet (54 %) et journaux (48 %). Les sites
internet sont le plus souvent cités comme le canal bénéficiant de la préférence la plus forte
(30 %).

Les soirées d'information (6 %), les expositions et foires (4 %) et les brochures publicitaires (2 %)
sont les canaux les moins prisés.

e e e
1 /2 /3
Figure 36 – Question 9C : Par quel canal préférez-vous rechercher des informations ? choix

%
Télévision: programmes d'information, fictions 25% 22% 11% 58
Sites Internet 30% 13% 10% 54
Journaux 15% 16% 17% 48
Télévision: campagnes de sensibilisation 8% 10% 8% 26
Magazines 4% 9% 10% 23
Brochures d'information spécifiques 4% 4% 6% 13
Radio 4% 7% 13
Conversations avec des amis, de la famille ou des collègues 4% 8% 13
Cinéma / DVD 5% 4% 11
Médias sociaux 4% 3% 10
Enseignement / écoles 3% 4% 9
Livres 3% 4% 9
Soirées d'information 4% 6

Expositions 2% 4

Brochures publicitaires 2

0% 20% 40% 60%


1e choix 2e choix 3e choix

Base: tous les répondants (N=1510) – ‘missings’ non compris.

109
RESULTATS – INFORMATION ET COMMUNICATION

Si les hommes choisissent plutôt les journaux comme canal d'information, les femmes donnent
beaucoup plus souvent la préférence au cinéma et aux DVD, aux médias sociaux ainsi qu'à
l'enseignement ou aux écoles. En outre, comme on peut s'y attendre, les répondants appartenant
à la tranche d'âge inférieure (16-35 ans) choisissent plus fréquemment le cinéma ou les DVD, les
sites internet, les médias sociaux ainsi que l'enseignement ou les écoles. Leur préférence se porte
moins sur les journaux et les campagnes de sensibilisation télévisées ou radiodiffusées.

Les Belges les plus instruits préfèrent plus souvent les journaux, les sites internet et
l'enseignement, et moins fréquemment les médias sociaux.

Tableau 35: Q9C, différences significatives en fonction des groupes cibles


Différences
Pourcentages
significatives
Sexe Hommes (1) Femmes (2)
Magazines 25,9% 18,4% 1/2
Cinéma/DVD 8,4% 12,7% 1/2
Médias sociaux 7,6% 11,5% 1/2
Enseignement / écoles 5,5% 12,2% 1/2

Age 16-35 ans (1) 36-55 ans (2) 56-75 ans (3)
Magazines 13,9% 23,8% 30,5% 1/2, 1/3
Télévision : campagnes de
15,9% 30,8% 29,3% 1/2, 1/3
sensibilisation
Cinéma/DVD 16,2% 7,7% 7,5% 1/2, 1/3
Radio 8,3% 12,0% 16,9% 1/3
Sites Internet 63,0% 53,6% 38,3% 1/2, 1/3, 2/3
Médias sociaux 17,0% 6,8% 4,0% 1/2, 1/3
Enseignement / écoles 20,8% 3,4% 1,6% 1/2, 1/3

École Sec. Sec. prof. Sec. Supérieur


Univ.
Education primaire Inférieur supérieur supérieur non univ.
(6)
(1) (2) (3) (4) (5)
Magazines 4,5% 24,1% 18,6% 25,2% 22,3% 30,4% 1/2-6
Sites Internet 47,9% 33,2% 53,7% 56,1% 60,1% 66,1% 1/2,5,6, 2/3-6
Médias sociaux 17,1% 9,0% 13,4% 10,4% 5,9% 6,0% 1/2-6
1/2,4-6,
Enseignement / écoles 2,6% 10,9% 5,0% 9,0% 10,2% 9,7%
3/2,4-6

Région Flandre (1) Bruxelles-Capitale (2) Wallonie (3)


Télévision : campagnes de
21,6% 24,1% 32,8% 1/3
sensibilisation
Expositions 2,9% 12,1% 5,3% 1/2
Sites Internet 53,7% 64,5% 48,3% 2/3

Petites Zones
Urbanisation 5 centres (1) Villes (2)
localités (3) rurales (4)
Journaux 42,6% 48,7% 55,5% 39,5% 1/3, 3/4
Expositions 7,6% 3,5% 4,6% 1,8% 1/4
Enseignement / écoles 7,5% 16,0% 6,9% 8,3% 1/2, 2/3, 2/4

110
RESULTATS – INFORMATION ET COMMUNICATION

3.6.1.3 SOURCES D'INFORMATION

Les informations qui précèdent permettent de tirer des conclusions sur les canaux les plus
indiqués pour diffuser des informations sur les changements climatiques.
Nous avons ensuite interrogé les sondés sur la mesure dans laquelle ils souhaitent recevoir des
informations de la part de certaines personnes ou organisations, comme les médecins ou les
associations environnementales.

Les résultats indiquent que les pouvoirs publics ainsi que le secteur de l'enseignement sont une
source d'information tout à fait souhaitée. Les Belges souhaitent avant tout recevoir des
informations des autorités fédérales (64 %), suivies de l'enseignement ou de l'école (63 %) et des
administrations locales (59 %). L'industrie n'est une source d'information (tout à fait) souhaitée
que pour 22 % des Belges en ce qui concerne les changements climatiques.

Figure 37 – Question 10 : Par le biais de quel canal souhaiteriez-vous recevoir


des informations à propos des changements climatiques ?

TOP2 BOTTOM2

Autorités fédérales 64% 26% 38% 23% 7% 6% 20%


13%

Enseignement / école 63% 25% 38% 20% 10% 7% 17%

Administrations locales 59% 19% 40% 26% 9% 7% 15%

Régions 59% 18% 40% 24% 9% 8% 17%

Institutions européennes 56% 21% 34% 25% 11% 8% 19%

Scientifiques indépendants 53% 20% 33% 27% 13% 7% 20%

Journalistes 47% 17% 31% 30% 13% 10% 23%

Associations environnementales 44% 15% 30% 27% 18% 12% 29%

Associations de consommateurs 41% 11% 30% 30% 18% 11% 29%

ONG 38% 9% 29% 34% 18% 11% 28%

Médecins 37% 10% 27% 31% 21% 11% 32%

Industrie 22% 6% 16% 28% 30% 20% 50%

0% 20% 40% 60% 80% 100%

Tout à fait souhaité Souhaité Entre les deux Pas vraiment souhaité Pas du tout souhaité

Base: tous les répondants (N=1510) – ‘missings’ non compris.

111
RESULTATS – INFORMATION ET COMMUNICATION

Tout le monde ne souhaite pas recevoir dans la même mesure des informations sur les
changements climatiques de la part des différentes sources. Ainsi, les hommes indiquent plus
souvent que les femmes souhaiter être informés par des scientifiques indépendants, alors que les
femmes préfèrent plus fréquemment que le hommes recevoir des informations via les médecins
et l’enseignement..

Les répondants les plus jeunes choisissent également l'enseignement comme source
d'information privilégiée, tandis que les plus âgés privilégient les administrations locales mais se
prononcent plus souvent que les jeunes en faveur d’informations provenant de scientifiques
indépendants ou d’associations de consommateurs.

Par rapport aux Belges les plus instruits, les Belges les moins instruits souhaitent plus
fréquemment recevoir des informations sur les changements climatiques de la part de l'industrie.
Les Belges les plus instruits souhaitent, plus que les Belges les moins instruits, être informés via
des scientifiques indépendants, le secteur de l'enseignement, les autorités fédérales et les
institutions européennes.

Les différences entre les régions sont très claires : quelle que soit la source d'information, les
Flamands sont moins nombreux que les Wallons (et les Bruxellois) à souhaiter recevoir des
informations sur les changements climatiques.

Tableau 36: Q10, différences significatives en fonction des groupes cibles


Différences
Pourcentages
significatives
Sexe Hommes (1) Femmes (2)
Pas vraiment/du tout souhaité 33,4% 30,5%
Médecins Entre les deux 34,5% 28,5% 1/2
(Tout à fait) souhaité 32,1% 40,9% 1/2
Pas vraiment/du tout souhaité 16,7% 23,6% 1/2
Scientifiques
Entre les deux 23,5% 29,7% 1/2
indépendants
(Tout à fait) souhaité 59,8% 46,7% 1/2
Pas vraiment/du tout souhaité 17,9% 16,0%
Enseignement/école Entre les deux 24,1% 16,9% 1/2
(Tout à fait) souhaité 58,0% 67,1% 1/2

Age 16-35 ans (1) 36-55 ans (2) 56-75 ans (3)
Pas vraiment/du tout souhaité 26,9% 14,7% 20,1% 1/2
Scientifiques
Entre les deux 25,6% 26,6% 28,0%
indépendants
(Tout à fait) souhaité 47,5% 58,7% 51,9% 1/2
Pas vraiment/du tout souhaité 10,6% 17,6% 22,9% 1/2, 1/3
Enseignement/école Entre les deux 14,3% 22,1% 24,9% 1/2, 1/3
(Tout à fait) souhaité 75,1% 60,3% 52,2% 1/2, 1/3, 2/3
Pas vraiment/du tout souhaité 38,7% 26,7% 21,0% 1/2, 1/3
Associations de
Entre les deux 33,4% 29,2% 28,9%
consommateurs
(Tout à fait) souhaité 27,9% 44,1% 50,1% 1/2, 1/3
Administrations Pas vraiment/du tout souhaité 16,8% 13,9% 15,9%
locales (provinces, Entre les deux 29,7% 25,9% 21,2% 1/3
communes) (Tout à fait) souhaité 53,5% 60,1% 63,0% 1/3

112
RESULTATS – INFORMATION ET COMMUNICATION

Différences
Pourcentages
significatives
École Sec. Sec. prof. Sec. Supérieur
Univ.
Education primaire Inférieur supérieur supérieur non univ.
(6)
(1) (2) (3) (4) (5)
1-4/6
Pas vraiment/du tout souhaité 24,8% 22,8% 24,6% 21,1% 16,9% 8,4% 1/2, 1/4-6, 2-
Scientifiques
Entre les deux 43,0% 28,2% 31,1% 24,5% 22,9% 12,9% 3/6
indépendants
(Tout à fait) souhaité 32,3% 49,1% 44,3% 54,4% 60,2% 78,6% 1/2, 1/4-5, 3/5, 1-
5/6
Pas vraiment/du tout souhaité 30,0% 21,3% 15,3% 14,3% 11,9% 10,7% 1/3-6, 2/5
Enseignement/école Entre les deux 32,4% 19,2% 23,0% 13,5% 23,3% 20,5% 1/2, 1/4, 4/5
(Tout à fait) souhaité 37,6% 59,5% 61,7% 72,2% 64,8% 68,8% 1/2-6, 2/4
Pas vraiment/du tout souhaité 40,7% 28,3% 34,3% 25,5% 24,4% 22,4% 1/4-6
ONG Entre les deux 26,3% 40,0% 34,5% 32,4% 33,4% 29,9%
(Tout à fait) souhaité 33,0% 31,7% 31,2% 42,1% 42,1% 47,7% 2/6
Pas vraiment/du tout souhaité 48,0% 40,5% 45,4% 52,7% 55,3% 62,5% 2/4-6
Industrie Entre les deux 22,0% 33,0% 29,3% 27,8% 28,1% 23,6%
(Tout à fait) souhaité 30,0% 26,5% 25,3% 19,5% 16,7% 13,9% 1/5-6
Pas vraiment/du tout souhaité 15,8% 13,5% 15,7% 13,0% 13,2% 10,3%
Autorités fédérales Entre les deux 41,3% 20,7% 21,7% 20,3% 20,9% 19,1% 1/2-6
(Tout à fait) souhaité 42,9% 65,8% 62,6% 66,7% 65,9% 70,6% 1/2-6
Pas vraiment/du tout souhaité 21,8% 19,9% 23,3% 18,5% 16,8% 14,8%
Institutions
Entre les deux 38,3% 26,4% 23,9% 24,6% 21,6% 16,9% 1/4-6
européennes
(Tout à fait) souhaité 39,9% 53,7% 52,8% 56,9% 61,6% 68,2% 1/4-6

Région Flandre (1) Bruxelles-Capitale (2) Wallonie (3)


Pas vraiment/du tout souhaité 31,5% 26,3% 25,6%
Associations
Entre les deux 28,2% 21,8% 24,7%
environnementales
(Tout à fait) souhaité 40,2% 51,9% 49,7% 1/3
Pas vraiment/du tout souhaité 19,2% 12,3% 13,6% 1/3
Enseignement/école Entre les deux 22,6% 12,5% 18,0%
(Tout à fait) souhaité 58,2% 75,1% 68,4% 1/2, 1/3
Pas vraiment/du tout souhaité 33,1% 17,5% 21,2% 1/2, 1/3
ONG Entre les deux 35,5% 29,7% 31,3%
(Tout à fait) souhaité 31,4% 52,8% 47,5% 1/2, 1/3
Pas vraiment/du tout souhaité 33,5% 21,5% 21,6% 1/2, 1/3
Associations de
Entre les deux 31,8% 26,7% 28,7%
consommateurs
(Tout à fait) souhaité 34,6% 51,8% 49,7% 1/2, 1/3
Administrations Pas vraiment/du tout souhaité 17,3% 13,8% 12,2% 1/3
locales (provinces, Entre les deux 25,6% 33,9% 23,9%
communes) (Tout à fait) souhaité 57,0% 52,3% 63,9% 1/3
Pas vraiment/du tout souhaité 20,1% 12,3% 12,3% 1/3
Régions Entre les deux 26,2% 27,4% 19,9% 1/3
(Tout à fait) souhaité 53,7% 60,4% 67,8% 1/3
Pas vraiment/du tout souhaité 19,8% 17,3% 17,8%
Institutions
Entre les deux 28,2% 25,2% 19,4% 1/3
européennes
(Tout à fait) souhaité 52,0% 57,5% 62,8% 1/3
Pas vraiment/du tout souhaité 29,0% 15,6% 14,0% 1/2, 1/3
Journalistes Entre les deux 32,0% 20,8% 27,0%
(Tout à fait) souhaité 39,0% 63,6% 59,0% 1/2, 1/3

113
RESULTATS – INFORMATION ET COMMUNICATION

Différences
Pourcentages
significatives
Petites Zones
Urbanisation 5 centres (1) Villes (2)
localités (3) rurales (4)
Pas vraiment/du tout souhaité 31,5% 31,8% 34,5% 29,9%
Médecins Entre les deux 25,1% 35,9% 34,8% 31,2% 1/2, 1/3
(Tout à fait) souhaité 43,4% 32,4% 30,7% 39,0% 1/3
Pas vraiment/du tout souhaité 16,8% 14,7% 26,8% 19,4% 1/3, 2/3
Scientifiques
Entre les deux 22,9% 33,9% 27,9% 25,1% 1/2
indépendants
(Tout à fait) souhaité 60,3% 51,4% 45,3% 55,5% 1/3, 3/4
Pas vraiment/du tout souhaité 24,7% 21,0% 34,6% 28,1% 1/3, 2/3
ONG Entre les deux 30,9% 37,3% 31,2% 36,6%
(Tout à fait) souhaité 44,5% 41,6% 34,2% 35,3% 1/3
Pas vraiment/du tout souhaité 13,2% 12,1% 15,0% 12,7%
Autorités fédérales Entre les deux 16,7% 21,6% 29,1% 22,6% 1/3
(Tout à fait) souhaité 70,1% 66,3% 55,9% 64,7% 1/3, 3/4
Pas vraiment/du tout souhaité 17,9% 15,8% 21,5% 18,9%
Institutions
Entre les deux 20,7% 25,8% 28,8% 25,1%
européennes
(Tout à fait) souhaité 61,4% 58,4% 49,7% 56,0% 1/3
Pas vraiment/du tout souhaité 16,0% 24,1% 25,8% 26,1% 1/3, 1/4
Journalistes Entre les deux 26,2% 31,7% 32,0% 29,0%
(Tout à fait) souhaité 57,8% 44,2% 42,2% 45,0% 1/2, 1/3, 1/4

114
RESULTATS – INFORMATION ET COMMUNICATION

3.6.2 Informations sur la politique

3.6.2.1 AIDES FINANCIERES

Les gens peuvent avoir un certain niveau de connaissances sur la politique (par exemple, soutien
financier pour les investissements dans certaines techniques permettant d'économiser l'énergie)
menée par les différentes autorités pour lutter contre les changements climatiques. Il est donc
intéressant d'examiner comment ils ont acquis ce niveau de connaissances. Par quels canaux le
Belge s'est-il informé au sujet des aides financières (réductions d'impôts ou primes) accordées
par les pouvoirs publics ?

La majorité des Belges interrogés se sont informés au sujet des aides financières accordées par
les pouvoirs publics via les journaux (53 %) ou des conversations avec des amis, de la famille ou
des collègues (51 %).

Par rapport à 2009, les journaux (+7 %), les conversations avec des amis, de la famille ou des
collègues et les programmes d'information télévisés (chacun +6 %) ont le plus gagné en
popularité. Les campagnes de sensibilisation télévisées ont en revanche marqué le recul le plus
net (-7 %).

Figure 38 – Question 24 : Si vous êtes au courant de ces aides financières accordées par les
pouvoirs publics (réductions d’impôts ou primes), par quels canaux en avez-vous été informé ?

Journaux 46%
53%
Conversations avec des amis, de la famille ou des collègues 45%
51%
Télévision: campagnes de sensibilisation 52%
45%
Sites Internet 37%
43%
Télévision: programmes d'information, documentaires, fictions 33%
39%
Brochures d'information spécifiques 33%
35%
Radio 30%
32%
Brochures publicitaires
24%
Magazines 24%
22%
Médias sociaux
13%
Expositions
10%
Soirées d'information 7%
9%
Enseignement / écoles
8%
Autre 6%
5%
Livres 2%
4%

2009 2013

Base: tous les répondants qui sont au courant des aides financières accordées par les pouvoirs
publics (N=1388) – ‘missings’ non compris.

115
RESULTATS – INFORMATION ET COMMUNICATION

Les résultats des analyses de signification montrent que l'âge des Belges est à l'origine d'un
certain nombre de grandes différences en ce qui concerne les canaux d'information consultés au
sujet des aides financières publiques. Si les répondants de plus de 35 ans s'informent plus
fréquemment via les périodiques, les campagnes de sensibilisation télévisées et les soirées
d'information, les jeunes (16-35 ans) s'informent davantage via les sites internet et l'école.

Par ailleurs, les Belges les moins instruits s'informent plus souvent que les Belges les plus instruits
via des canaux passifs tels que les folders publicitaires, les programmes d'information télévisés et
la radio. À l'inverse, les Belges les plus instruits s'informent davantage via des medias actifs tels
que les sites internet.

On notera que les pourcentages sont calculés ici aussi uniquement sur la base du nombre de
répondants ayant indiqué avoir connaissances des aides en question (N=1 338).

Tableau 37: Q24, différences significatives en fonction des groupes cibles


Différences
Pourcentages
significatives
Sexe Hommes (1) Femmes (2)
Journaux 56,4% 49,7% 1/2
Enseignement / écoles 5,4% 11,1% 1/2

Age 16-35 ans (1) 36-55 ans (2) 56-75 ans (3)
Magazines 16,5% 24,4% 25,3% 1/2, 1/3
Brochures d’information spécifiques 29,4% 41,3% 34,5% 1/2
Télévision : campagnes de sensibilisation 37,0% 44,6% 53,0% 1/2, 1/3
Télévision : programmes d’information 40,7% 34,8% 43,8% 2/3
Radio 28,0% 28,2% 40,5% 1/3, 2/3
Sites Internet 53,3% 47,0% 29,0% 1/3, 2/3
Livres 1,7% 3,1% 7,2% 1/3, 2/3
Soirées d’information 5,5% 10,1% 11,1% 1/2, 1/3
Enseignement / écoles 16,7% 5,9% 2,8% 1/2, 1/3

École Sec. Sec. prof. Sec. Supérieur


Univ.
Education primaire Inférieur supérieur supérieur non univ.
(6)
(1) (2) (3) (4) (5)
Brochures d’information spécifiques 15,9% 40,0% 30,1% 33,8% 33,5% 39,9% 1/2-6
Brochures publicitaires 26,3% 32,3% 22,6% 17,7% 15,1% 17,4% 1/5, 2/4-6
Télévision : campagnes de sensibilisation 45,9% 54,6% 33,7% 38,3% 38,2% 32,6% 2/3-6
Télévision : programmes d’information 47,8% 41,3% 36,0% 37,8% 29,9% 24,0% 1-2/5-6
Radio 40,5% 36,8% 19,4% 27,5% 25,3% 25,4% 1/3-5, 2/3, 2/5
Sites Internet 22,2% 30,7% 37,9% 46,5% 47,1% 52,2% 1/3-6, 2/4-6
Médias sociaux 17,1% 17,7% 12,4% 10,4% 8,3% 7,2% 2/5
Livres 11,4% 2,6% 4,8% 2,2% 2,8% 0,7% 1/2, 1/4-6
Enseignement / écoles 7,1% 11,6% 4,4% 8,6% 4,2% 5,3% 2/5

Région Flandre (1) Bruxelles-Capitale (2) Wallonie (3)


Télévision : programmes d’information 35,6% 41,3% 46,2% 1/3
Sites Internet 47,2% 40,0% 36,9% 1/3
Médias sociaux 15,7% 3,9% 11,3% 1/2
Soirées d’information 10,9% 2,9% 6,7% 1/2, 1/3

116
RESULTATS – CONCLUSIONS

4. Conclusions
Ci-dessous vous trouverez les principales conclusions du rapport organisées en cinq parties : les attitudes, les
connaissances, les comportements, les politiques et l'information. Vous trouverez une information plus
complète au sein des chapitres qui précèdent.

Attitude par rapport aux changements climatiques

 L’environnement est une source de préoccupation importante pour les Belges.


La présente enquête sur le climat montre, comme lors des éditions précédentes, qu'aucune question ne
préoccupe autant les Belges que l’environnement. Les trois quarts des répondants se disent préoccupés ou
très préoccupés par cette question. En outre, l’environnement et la problématique environnementale
suscitent l’intérêt d'une grande majorité des Belges. Il s'agit d'un résultat encourageant dans le cadre de la
présente enquête, même si le fait que le questionnaire était intitulé « Enquête sur le climat » n'est
certainement pas étranger à ce positionnement élevé de la question de l'environnement.

 Sept Belges sur dix, en particulier les jeunes, sont (très) préoccupés par les changements climatiques.
Les changements climatiques sont un sujet de préoccupation pour sept Belges sur dix. Il est frappant de
constater que les préoccupations liées aux changements climatiques et aux autres problèmes
environnementaux dépendent fortement de l'âge des répondants. La tranche d’âge inférieure (16-35 ans) est
significativement plus préoccupée par les changements climatiques que les générations plus âgées, alors que
pour d’autres questions environnementales (par exemple, les pluies acides), c'est l'inverse que l'on constate.

 Le rôle des ménages est sous-estimé.


On constate que de nombreux Belges désignent les « autres secteurs » (l’industrie, le transport de
marchandises et le transport de personnes) plutôt qu'eux-mêmes comme étant la cause des problèmes
climatiques. Par rapport à ces trois secteurs, le Belge trouve que les ménages n'ont qu'une incidence limitée
sur les changements climatiques, et qu'ils n'ont à fournir qu'un effort modeste dans la lutte contre ces
changements. Par rapport aux éditions précédentes, on observe une légère évolution : l'industrie est de
moins en moins désignée comme le « mauvais élève », tandis que l'influence attribuée aux ménages
augmente quelque peu.

Connaissances concernant les changements climatiques

 Le changement climatique est bien un problème.


Une large majorité des Belges sont préoccupés par les changements climatiques. Huit Belges sur dix estiment
que cette problématique mérite que l'on s'y attaque d'urgence. En outre, près de trois quarts des Belges
rejettent l'affirmation (légèrement provocatrice) selon laquelle il n’y a pas de changements climatiques, et
plus de deux tiers estiment que les changements climatiques peuvent être contrés grâce à une modification
de nos habitudes de vie. À cet égard, il est manifeste que les générations les plus âgées (56-75 ans) ont une
connaissance moindre en ce qui concerne les changements climatiques.

117
RESULTATS – CONCLUSIONS

118
RESULTATS – CONCLUSIONS

 Les activités humaines qui influent directement sur le climat sont bien connues, mais les incidences
moins directes (chauffage, consommation d’électricité et alimentation) le sont nettement moins.
La grande majorité des Belges sait que les émissions de gaz à effet de serre en général, les émissions
industrielles, des voitures et des avions, ainsi que la déforestation, ont une (très) forte incidence sur le
climat. Le chauffage des bâtiments et l’utilisation d'aérosols ne sont cités que par un peu plus d’un Belge sur
deux comme une cause des changements climatiques, tandis qu'une minorité de Belges attribuent une
incidence à la consommation d’électricité ou à celle de viande et de fruits et légumes exotiques.

 Les conséquences des changements climatiques sont, en elles-mêmes, bien connues, mais leur
répartition géographique l'est beaucoup moins.
Le Belge connaît particulièrement bien les conséquences directes des changements climatiques (comme la
fonte de la calotte glaciaire, l’augmentation du nombre d’ouragans, des précipitations et des vagues de
chaleur, l'élévation du niveau de la mer ou l’incidence sur la biodiversité), dans une moindre mesure
l’incidence sur la sécurité alimentaire et relativement peu l’incidence sur la propagation des maladies telles
que le paludisme et la fièvre jaune. En outre, six Belges sur dix estiment que la cause des changements
climatiques se trouve principalement dans les pays occidentaux industrialisés, mais seulement la moitié
d'entre eux pensent que les pays en voie de développement sont ceux qui en subiront le plus fortement les
conséquences. Pour les deux questions, les jeunes et les personnes les plus instruites obtiennent des
résultats significativement meilleurs.

 Une majorité des Belges s'estiment assez bien informés.


Le Belge s'attribue une note moyenne de 6,1 sur 10 pour ce qui est de son degré d’information concernant la
problématique du climat. Ces résultats indiquent cependant qu’il subsiste une importante marge
d’amélioration.

 Les connaissances sur les aides financières accordées par les pouvoirs publics pour les investissements
dans certaines techniques permettant d’économiser l’énergie se sont nettement améliorées par rapport à
2005 et 2009.
Les Belges sont bien à très bien informés sur les réductions d'impôts ou primes dont ils peuvent bénéficier de
la part des pouvoirs publics à titre d’aide financière pour les investissements dans un certain nombre de
techniques permettant d'économiser l'énergie. Les mesures les mieux connues sont les aides à l'isolation, à
l'installation de panneaux solaires et au placement de vitrage à haut rendement. Dans ce domaine, on
constate une forte amélioration par rapport à 2005 et 2009.

119
RESULTATS – CONCLUSIONS

Comportement face aux changements climatiques

 Le Belge affiche un comportement de plus en plus respectueux de l’environnement en ce qui concerne


sa mobilité, son ménage et son habitation.
En ce qui concerne le mode de conduite et l’achat d’une nouvelle voiture, le Belge se comporte d'une
manière de plus en plus soucieuse de l'environnement. Une très large majorité des Belges ne laissent pas
tourner inutilement le moteur de leur voiture, optent pour un mode de conduite adapté et achètent une
voiture qui correspond à la taille de leur ménage. En outre, huit Belges sur dix ont actuellement l’intention
d'acheter à l’avenir une voiture qui consomme peu. Toutefois, en ce qui concerne le choix du mode de
transport, le comportement est moins soucieux de l’environnement : une minorité des personnes interrogées
utilisent régulièrement les transports publics, évitent l’avion pour partir en vacances ou recourent au
covoiturage.

C'est dans le domaine du ménage (par exemple tri des déchets, utilisation de la chasse économique des
toilettes, prise d'une douche plutôt que d'un bain) que le comportement respectueux de l'environnement se
manifeste le plus clairement. Moins de la moitié des personnes interrogées achètent régulièrement des
produits issus de l’agriculture biologique ou mangent régulièrement moins de viande ou sont végétariennes.
Toutefois, si l'on en croit les intentions exprimées, dans un proche avenir, ces comportements concerneront
tous plus de la moitié des Belges.

En ce qui concerne l'habitation, une large majorité des Belges prennent de nombreuses initiatives pour
maintenir la consommation d’énergie liée à l’éclairage, au chauffage et aux appareils électroménagers à un
niveau aussi bas que possible. Cependant, tant l’utilisation d’électricité verte que celle d’énergie solaire sont
encore assez faibles, bien que l'on note une forte intention d'y recourir dans un avenir proche.

 Le Belge a concrétisé dans une très large mesure ses intentions exprimées précédemment (2009) et
formule l’ intention de faire encore mieux à l’avenir.
C'est avant tout le cas en ce qui concerne l'habitation. Dans le domaine des déplacements, le Belge a
principalement concrétisé ses ambitions en ce qui concerne l’achat d’une nouvelle voiture (correspondant à
la taille de sa famille et consommant peu).

 L’utilisation des aides financières publiques pour les investissements dans un certain nombre de
techniques permettant d'économiser l'énergie a connu une hausse spectaculaire par rapport à 2005/2009 .

En 2013, près d'un quart des Belges avaient déjà eu recours à une aide financière pour l'isolation et le
placement de vitrage à haut rendement (24 %). Un sur cinq avait déjà bénéficié d'une intervention pour
l'installation d’une chaudière à condensation.

 Lors de ses achats et investissements, le Belge attache une importance relativement grande à la
consommation d’énergie.
Lors de l’achat d’électroménager ou d’une chaudière, la consommation d’énergie prime toujours sur la
qualité et le prix. En revanche, pour l’achat d’une voiture, ce sont la qualité et le prix qui l'emportent. Pour
tous les produits étudiés, le critère « consommation d’énergie » gagne en importance (par rapport à 2009). La
question de la consommation d’énergie est avant tout déterminante pour les produits dont on estime qu'ils
permettent d'engranger les gains les plus importants, tels que le vitrage, l'isolation et le chauffage.

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RESULTATS – CONCLUSIONS

 Une minorité de Belges est satisfaite de ses actions et des actions menées par les pouvoirs publics.
En dépit de la constatation que les Belges se comportent d'une manière plus soucieuse de l'environnement,
seuls 38 % d'entre eux estiment qu'ils prennent suffisamment d'initiatives pour lutter contre les changements
climatiques. Cela représente toutefois une augmentation considérable par rapport à 2009 (ils n'étaient alors
que 12 % à penser ainsi). À l’heure actuelle, un Belge sur cinq estime toujours qu’il ne prend pas assez
d'initiatives. À cet égard, on compte aussi sur les pouvoirs publics : seule la moitié des Belges sont satisfaits
(et à peine 5 % très ou extrêmement satisfaits) des actions des pouvoirs publics visant à lutter contre les
changements climatiques.

La politique climatique

 Pour une part importante des électeurs belges, les points de vue concernant les problèmes liés aux
changements climatiques auront une incidence sur leur vote.
Près de 40 % des répondants indiquent que, lors des prochaines élections, ils tiendront « certainement
compte » des points de vue des différents partis en matière de climat.

 L’Union européenne, plutôt que la Belgique, doit jouer un rôle de pionnier dans le domaine de la
politique climatique, mais l'on attend également des mesures et actions de la part des pouvoirs publics
belges.

Deux belges sur trois sont d'accord avec l’affirmation selon laquelle l'Union européenne doit jouer un rôle de
pionnier dans l'adoption de mesures visant à lutter contre les changements climatiques. Environ un sur trois
estime qu'au sein de l'Union européenne, la Belgique doit prendre l'initiative.

Cela n'empêche pas deux Belges sur trois de penser que les différents gouvernements doivent renforcer leur
coopération en matière de politique climatique. Environ la moitié d'entre eux estiment que le rôle du
gouvernement fédéral dans la coordination de la politique climatique belge doit être renforcé. En outre, 45 %
des Belges pensent qu'une loi sur le climat est nécessaire.

On attend avant tout des pouvoirs publics qu'ils accordent des subsides pour des produits ou activités qui ont
une incidence réduite sur le climat. La majorité estime également que les pouvoirs publics doivent interdire
certains produits, diffuser des informations permettant de faire les bons choix ou renforcer la législation.

 Le Belge souscrit en général à l’objectif d’une transition vers une économie et une société bas carbone à
long terme, mais, pour un groupe important, cela reste une question (trop) complexe.
Plus de la moitié des personnes interrogées sont d’accord avec l’affirmation selon laquelle une transition de
ce type nécessite de toute urgence la définition d'une stratégie à long terme au niveau de la Belgique, et ils
pensent dans la même proportion que cette transition n’est possible que si le secteur public et le secteur
privé coopèrent. Dans les deux cas, seule une toute petite minorité n'est pas de cet avis. En ce qui concerne
les effets positifs et négatifs de cette transition sur l’économie ou l’emploi, les avis sont partagés dans des
proportions similaires. Une (très) grande partie des Belges interrogés (jusqu’à 40 % !) n’a toutefois aucun avis
sur les affirmations présentées relatives à la transition vers une économie et une société bas carbone.

121
RESULTATS – CONCLUSIONS

 Dans une société bas carbone, la production d’énergie doit se baser intégralement sur des sources
renouvelables (énergie éolienne ou solaire), et il n’y a pas de place pour l’énergie nucléaire ou le charbon.
Près de six Belges sur dix estiment que, pour parvenir à une société bas carbone, la production énergétique
doit provenir intégralement de sources renouvelables (énergie éolienne et solaire). À la question (quelque
peu provocatrice) de savoir s'il faut, dans ce contexte, recourir à l'énergie atomique ou se baser sur le
charbon associé au captage et au stockage du CO2 émis, une majorité des Belges répondent par la négative
(respectivement 48 % et 41 % sont opposés et seulement 15 % et 8 % sont d'accord).

 Le soutien en faveur de mesures exigeant une aide financière supplémentaire de la part des pays
industrialisés est actuellement très faible.
Moins de la moitié des répondants est d'accord avec les affirmations suivantes :
 les pays riches et industrialisés doivent fournir les plus gros efforts ;
 tous les pays doivent fournir des efforts tenant compte de leur capacité financière ;
 les pays industrialisés doivent soutenir financièrement les pays en voie de développement pour
compenser les dommages causés par le passé.

L'affirmation selon laquelle les recettes de la vente aux enchères des droits d'émission doivent être ajoutées
au budget existant pour la politique climatique recueille en revanche l'approbation de plus de la moitié des
Belges. Le transfert des charges pesant sur le travail vers une taxe sur les émissions de gaz à effet de serre
compte un peu plus de partisans que d'opposants.

 Les mesures qui exigent un effort financier supplémentaire de la part des particuliers comptent
également relativement peu de partisans.
Le Belge est encore plus réticent lorsqu'il s'agit d'apporter lui-même une contribution financière pour
remédier aux problèmes climatiques :
 trois belges sur dix sont prêts à payer une taxe carbone sur les billets d'avion, mais cinq sur dix y sont
opposés ;
 l'idée d'une taxe européenne sur les transactions financières pour soutenir la politique climatique dans les
pays en voie de développement compte plus d'opposants que de partisans ;
 seul un Belge sur cinq est prêt à payer quelques pourcents de plus pour l’électricité, le gaz, le pétrole et le
charbon et l'essence ou le diesel pour contribuer à lutter contre les conséquences de sa consommation
d’énergie sur le climat.

122
RESULTATS – CONCLUSIONS

Information et communication

 La réception passive d'informations se fait essentiellement par les médias traditionnels (télévisions,
journaux et périodiques), tandis que pour la recherche active d’informations, les sites web tiennent le haut
du pavé.

On constate toutefois quelques différences en fonction de l’âge ou du niveau d'éducation (les jeunes et les
personnes les plus instruites sont mieux informés), et il existe aussi quelques différences régionales (les
journaux et les médias sociaux occupent une place plus importante en Flandre, les livres et la télévision en
Wallonie et les expositions à Bruxelles et dans les cinq grands centres urbains).

 Le Belge souhaite en premier lieu être informé par les différentes autorités et par le secteur de
l’enseignement.
Près de deux tiers des belges souhaitent obtenir des informations du pouvoir fédéral en ce qui concerne les
changements climatiques. En outre, pour la majorité des répondants, le secteur de l’enseignement, les
pouvoirs locaux, les régions et les institutions européennes sont une source d’information souhaitée.

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