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Ecoles des Hautes Etudes Commerciales

Résumé de cours: Macroéconomie


ème
2 année classes préparatoires en SECG
Elaboré par: Mr ZEKKARI Mohamed
CHAPITRE INTRODUCTIF

1- Origine de la macroéconomie
- La macroéconomie est une discipline relativement ancienne: terme macroéconomie a été
utilisé pour la première fois par l'économiste norvégien R.Frisch en 1933 (prix Nobel, 1969).
Cependant, en faisant référence à la pensé économique, on peut dire que la démarche
macroéconomique est très ancienne puisqu'il est habituel de chercher les origines du circuit
économique dans le tableau économique de F.Quesnay (physiocrate, 1767).
- La macroéconomie est le domaine des sciences économique qui traitent des phénomènes
économiques globaux (inflation, chômage, croissance, …. etc) et de leur interaction.

2- La distinction entre microéconomie/macroéconomie


- La microéconomie étudie le comportement des agents économiques individuels. Elle tend à
comprendre comment les ménages et les entreprises prennent leurs décisions et comment ces
décisions s'influencent mutuellement sur le marché, son hypothèse de base est l'optimisation:
maximiser la satisfaction sous contrainte budgétaire (les ménages maximisent l'utilité et les
entreprises maximisent le profit).
- La macroéconomie étudie les déterminants des variables, les raison de leurs variations dans
le temps et les relations entre elles.

3- Objet et méthode de la macroéconomie


- Objet de la macroéconomie est la compréhension de l'activité économique dans son ensemble.
- La démarche de la macroéconomie peut être résumée en 4 étapes:
1-La recherche des principaux variables déterminants des agrégats macroéconomiques.
2-L'étude des relations entre les variables: Existe-t-il une relation stable entre
la consommation et le revenu par exemple ?
3-L'analyse des causes et des origines des principaux déséquilibres macroéconomiques:
inflation, chômage,… etc.
4-L'apport des solutions à ces problèmes par la mise en œuvre des politiques économiques
efficaces.

4- Les principaux courants de pensée en macroéconomie


D'une manière générale, on peut distinguer deux grandes approches:
- L'approche néoclassique qui fait confiance aux mécanismes du marché (flexibilité des prix)
pour réaliser l'équilibre automatique (toute offre crée sa propre demande).
- L'approche keynésienne (rigidité des prix) c'est la demande qui détermine l'offre,
l'intervention de l'Etat est nécessaire pour établir l'équilibre.

CHAPITRE I: EQUILIBRE ET COMPTABILITE MACROECONOMIQUE

1- Circuit économique et secteur institutionnels

1-1- L'agent économique: Un groupe homogène de décideurs réalisent des opérations


économiques identiques et ayant des caractéristiques communes.

1-2- Secteur institutionnel: Il regroupe un ensemble d'agents économiques ayant un comportement


analogue (même fonction économique et même type de ressources principales).
1-3- Classification des secteurs institutionnels: Deux (02) critères sont utilisés pour distinguer
les différentes catégories de secteurs institutionnels: la fonction économique et l'origine principale
des ressources:

a- Les ménages:
- La fonction: consommations des biens et services (C finale)
- Les ressources: offre de travail (salaires et traitement)

b- Les entreprises:
- La fonction: production des biens et services marchands non financiers.
- Les ressources: ventes des biens et services produits.

C- Les administrations:
- La fonction: fournir des services non marchands (allocations familiales, éclairage, éducation).
- Les ressources: prélèvement fiscaux (impôts, taxes, cotisation sociales).

d- Les institutions financières (banques):


- La fonction: financement de l'économie.
- Les ressources: épargne.

e- Le reste du monde: ensemble des acteurs économiques étrangers (non résidants) ayant
des relations avec les acteurs nationaux.
- La fonction: exportations.
- Les ressources: importations.

1-4- Le marché: est un lieu riel ou fictif ou s'affectent les échanges entre les offreurs
et les demandeurs. On peut distinguer 4 principaux marchés: le marché des biens et services,
marché monétaire, du travail et des capitaux.

1-5- Le circuit économique: est une représentation schématique de l'activité économique d'un pays
sous forme flux de richesse entre les différents agents économiques.

1-6- Le flux: mouvement de biens (réel) ou de valeurs (monétaires) qui se produisent dans un
intervalle de temps déterminé.

2- Agrégats macroéconomiques

 Agrégat brut = agrégat net + amortissements


 Agrégat net = agrégat brut – amortissements.
 Agrégat au prix du marché (Agrégat pm) = Agrégat aux coûts des facteurs (Agrégat cf)
+ impôts – subventions d'exploitation.

Définition du PIB: valeur monétaire de l’ensemble des biens et services finaux produits sur
le territoire d'un pays pendant une période donnée (une année).

2-1- Le PIB selon les 3 optiques

 L'approche de production
PIB cf =  VAB
PIB pm = Somme des valeurs ajoutées (VA) + Taxes sur les valeurs ajoutées (TVA) + Droits
de Douanes sur les produits importés (DD) - Subventions sur les importations
Valeur ajoutée (VA) = Production Totale Brute - Consommation Intermédiaire (CI).
3 affectations de la valeur ajoutée: salaires, profits et impôts (prélèvement fiscal à l'administration
publique). (Y = S + P + T)

 L'approche des dépenses


PIB Pm = Consommation Fianle (des ménage et des Adm) + Investissements + Exportations
– Importations
PIB Pm = (C + G) + I + (X – M)
PIB Pm = (consommation finale des ménages + dépenses publiques) + (FBCF + variation des stocks)
+ (solde de la balance commerciale)
I = FBCF + S
FBCF = l’ensemble des dépenses consacré à l’acquisition des biens de production durable (durée
de vie est supérieure à une année).
S = stocks en fin de période – stocks en début de période

 L'approche des revenus


PIB pm = Salaires + Profits + Impôts – subventions d'exploitation (SE)
PIB pm = Rémunérations Salariales (RS) + Excédent Brut d'Exploitations (EBE) + impôts liés à la
production et à l'importation versés aux Adm – Subventions d'Exploitation versés par les Adm (SE).
EBE = Excédent net d'Exploitations (ENE) +consommation des fonds fixes (CFF).

2-2- Le PIB réel et le PIB nominal

 Le PIB nominal (à prix courant, en valeur): la production des biens et services finaux valorisées
aux prix courant pour une période donnée.
PIB nominal en t = ∑ Qit x Pit;
Sachant que: Qit: quantité du bien i produite en période t, Pit: prix du bien i en t.

 Le PIB réel (à prix constant, en volume): la production des biens et services finaux valorisées
aux prix constant (de l'année de base) pour une période donnée.
PIB réel en t = ∑ Qit x Pi0;
Sachant que: Qit: quantité du bien i produite en période t, Pi0: prix du bien i en 0.

2-3- Le RNB et le RNDB

 Définition du PNB: valeur monétaire de l’ensemble des biens et services finaux produits par
les facteurs de production nationale d'un pays pendant une période donnée (une année).

RNB = PNB = PIB + revenus primaires reçus du RDM – revenus primaires versés au RDM
RNB = PIB + revenus primaires versés par le RDM aux UR – revenus primaires versés par les UR
au RDM.

RN cf = PNN (Produit National Net) cf = PNB cf – amortissements


RN cf = (PNB pm - impôts + Subventions d'Exploitation) – amortissements.

RN pm = PNN (Produit National Net) pm = PNB pm – amortissements


RN pm = PNB cf – amortissements + impôts - subventions d'exploitation

RNDB = RNB pm – Impôts directs


RNDB = PNB pm + Revenus de Transferts Reçus (RTR) - Revenus de Transferts Versés (RTV)
RNDB = Consommation Finale Nationale (CFN) + Epargne Nationale Brute (ENB)
2-4- Déflateur et inflation

 Déflateur du PIB: est un des indicateurs économiques permettant de mesurer l'inflation.

Déflateur du PIB en t = (PIB nominal en t / PIB réel en t) x100


Alors: PIB réel en t = (PIB nominal en t / déflateur du PIB en t) x100

Un autre indicateur, plus courant, est l'indice des prix à la consommation.


 L'indice des prix à la consommation (IPC): est une mesure de l’évolution du niveau général des
prix à laquelle le consommateur est confronté.

IPC t = Indice des prix de Laspeyres en t = (∑Qi0 x Pit / ∑ Qi0 x Pi0) x 100
L'indice de Laspeyres, permet de mesurer l'évolution dans le temps du prix à payer pour un panier
de référence, choisi sur une base de consommations d'une année de référence. Il ne tient pas compte
de la modification des habitudes de consommation (composition du panier).

 Différences entre le déflateur et l’IPC:


1- L’IPC se concentre sur l’évolution des prix des biens consommés dans l’économie, alors que
le déflateur du PIB se concentre sur l’évolution des prix des biens produits dans l’économie
domestique: le prix des biens importés rentre dans le premier mais pas dans le deuxième.
2- L’IPC compare l’évolution du coût d’un panier de biens qui est fixe, alors que le déflateur du
PIB regarde l’évolution du prix des biens produits couramment par rapport à leurs prix pendant
l’année de base.

Il existe d'autres indices des prix:

 Indice simple en t = (i Pit / i Pi0) x 100


 Indice des prix de Paasche en t = (∑Qit x Pit / ∑ Qit x Pi0) x 100
L'indice de Paasche fixe le numérateur toujours selon la période finale (qt et pt) et ne change que
le dénominateur. S'il s'agit de calculer un indice de prix, alors on utilise p0 (au lieu de pt) au
dénominateur.

 L'inflation: est l'augmentation entretenue du niveau général des prix des biens et services.
Le taux d'inflation c'est le taux de variation en % de l'IPC

 Le taux de croissance économique:

3- Les grands équilibres macroéconomiques

Equilibre emploi ressources: Y = CF + FBCF+S+X-M (c'est une équation d'équilibre comptable


(S assure l'équilibre) mais pas forcément un équilibre macroéconomique)
En économie ouverte avec intervention de l'Etat:

l'offre globale = demande globale


Y+M = C + I + G + X

L'utilisation de la production (revenu national): Y = C + I + G + (X-M) …….(1)


L'affectation du revenu national: Y = C + S + T – TR ….....(2)
(1) = (2): C + I + G + (X – M) = C + S + T - TR
(X – M) = (S – I) + (T – G - TR)
(S – I): Equilibre sur le marché des biens et service (réel)
(T – G): Equilibre budgétaire
(X – M): Equilibre de la balance commerciale

CHAPITRE II: LA MACROECONOMIE KEYNESIENNE

Hypothèses de l'économie keynésienne

- L'analyse à court terme: l'horizon temporel considéré ne dépasse pas quelques trimestres, et
au plus quelques années; (il est possible pour une économie d'être en situation permanente
de sous emploi, puisque la capacité excédentaire de production est limitée par une demande
effective insuffisante)
- Le niveau général des prix (et des coûts) sont considérés constant;
- En cas de déséquilibre macroéconomique, le retour à l'équilibre se fait par l'ajustement
des quantités plutôt que par des prix (la production répond à la demande).

Sur le plan de la politique économique, Keynes suggère aux pouvoirs publics d'intervenir quand
l'insuffisance de la demande globale conduit à un équilibre de sous emploi.

Les fonctions de comportement:

1- La fonction de consommation: C = çYd + C0

ç: la propension marginale à consommer (0ç1)


Yd: le revenu disponible = Revenu – Impôts + Transferts = Y – T + TR
= Revenu – Impôts nets de transferts = Y – (T – TR)
C0: la consommation autonome ou incompressible (seuil minimum de C = minimum vital)

1-1- hypothèses relatives à la fonction de consommation


0ç1 (loi psychologique fondamental de Keynes)
- La consommation est une fonction croissante du revenu disponible (0ç);
- Les accroissements de consommation sont inférieurs aux accroissements du revenu (ç1).

1-2- les propensions à consommer


- Propension marginale à consommer: mesure la variation de la consommation des ménages
conséquente à la variation du revenu disponible d'une unité, elle est constante;


- Propension moyenne à consommer: mesure la consommation des ménages par unité
de revenu disponible, elle est décroissante;
- PMC  PmC.

2- La fonction d'épargne: S = sYd-C0


D'après la fonction de consommation, nous pouvons déduire celle de l'épargne. En effet la partie
du revenu disponible qui n'est pas consommée sera épargné: (épargne apparaît comme un résidu)

S = Yd – C = Yd - (çYd + C0)= (1 - ç)Yd - C0= sYd - C0


S = sYd - C0
s: la propension marginale à épargner (0s1)
2-1- les propensions à épargner
- Propension marginale à épargner: mesure la variation d'épargne des ménages conséquente
à la variation du revenu disponible d'une unité, elle est constante;


- Propension moyenne à épargner: mesure l'épargne des ménages par unité de revenu
disponible, elle est croissante;
- PMS  PmS.

2-2- Relations entre les propensions à consommer et à épargner


- PmC + PmS = ç + s = ç + 1 – ç = 1;
- PMC + PMS = = ç + 1 – ç = 1.

3- La fonction d'investissement: I = I0 - bi

I0: l'investissement autonome.



b: le coût marginal d'investissement; 
i: le taux d'intérêt.
Selon Keynes l'investissement est inversement lié au taux d'intérêt

3-1- Définition de l'investissement


C'est l'ensemble des achats des biens durables destinés à être utilisés dans le processus productif,
afin d'accroitre les capacités productives ou de remplacer le capital déprécié
Donc la totalité des dépenses d'investissement au cours d'une période constitue l'investissement brut
(I brut), il comporte deux composantes: I net + I de remplacement = FBCF + S.

I brut = I net + I de remplacement = FBCF + S


I net = FBCF: est celui qui augmente les capacités de production.
I de remplacement = S: permet de maintenir constant le stock du capital, il est difficile à estimer, c'est
pourquoi on suppose qu'il est proportionnel à la valeur des stocks de la période antérieure
(I de remplacement =  K t-1/01: coefficient de dépréciation de capital)
Alors: I net est égal à la différence entre I brut et I de remplacement (I net = I brut - I de remplacement),
il correspond à l'accroissement du capital K (I net = K) .

Remarque: selon Keynes l'investissement est une fonction décroissante du taux d'intérêt nominal I=
f(i) (I/i0) (prix constant, pas d'inflation, réel = nominal)

3-2- Déterminant de l'investissement et calcul de la rentabilité

On distingue trois grands déterminants de l’investissement :


- la rentabilité des projets proposés (elle-même liée au coût du capital);
- la rentabilité de l’entreprise qui détermine les conditions de financement des projets;
- la demande anticipée que devra satisfaire l’investissement (Les entreprises vont donc chercher
à augmenter leurs capacités de production quand elles anticipent une hausse de la demande
de biens de consommation à laquelle elles souhaitent répondre).

Le coût du capital
Le taux d’intérêt va jouer un rôle important dans la décision d’investir, et ce, quelles que soient
les modalités de financement de l’investissement:
– si l’entreprise emprunte les fonds pour investir, le taux d’intérêt va représenter le coût de son
emprunt; (taux d'intérêt débiteur).
– si l’entreprise finance son investissement à partir de ses fonds propres, c’est-à-dire si elle
s’autofinance, le taux d’intérêt représente le coût d’opportunité de son investissement. C’est le taux
d’intérêt qu’elle pourrait percevoir en prêtant (plaçant) ses fonds. (taux d'intérêt créditeur)

La rentabilité de l’investissement
C'est en général mesuré à partir de deux critères: la VAN (valeur actuelle nette) et le TRI (taux
de rendement interne)

3-3- Critère de la VAN

L’entrepreneur va comparer ce que va lui rapporter son investissement pendant sa durée de vie, à ce
qu’il lui coûte aujourd’hui, alors on parle de capitalisation et d'actualisation:

- La capitalisation est l’opération qui permet de connaître la valeur future (Sn) d’une somme
initiale S0 placée pendant n périodes à un taux d’intérêt i. Sn = S0 (1 + i)n.
- L’actualisation est l’opération qui permet d’estimer la valeur actuelle (V0) d’une somme
future (Vn).

Supposons que l’entrepreneur anticipe que son investissement va lui rapporter la somme F1 l’année
1, F2 l’année 2, jusqu’à Fn l’année n, année correspondante à la durée de vie du projet.
La valeur actuelle du projet corresponde à la somme actualisée des flux monétaires reçus pendant
les n années:

Avec Ft: flux de liquidités (ou cash flow) anticipé de la période t.


i: taux d'actualisation.

On suppose ici, pour simplifier, que le taux d’actualisation (i) est le même pour toutes les périodes.
L’entrepreneur compare cette valeur actuelle avec sa dépense d’investissement initiale (I0).

La différence entre ces deux valeurs est la Valeur Actuelle Nette (VAN): VAN = VA – I0

– si la VAN 0, cela veut dire que VA > I0, c’est-à-dire que l’investissement rapporte plus qu’il
coûte; l’investissement paraît rentable;

– si la VAN 0, cela signifie que la valeur actualisée des revenus nets permis par l’investissement
est inférieure à son coût. Dans ce cas, il est plus rentable pour l’entreprise de renoncer à cet
investissement et de placer les sommes correspondantes, par exemple sur le marché financier au
taux i.

3-4- Critère du TRI


(Efficacité marginale du capital selon Keynes), c'est le taux d’intérêt qui annule la VAN.

VAN = 0 ⇔VA - I0 = 0  VA = I0

C'est-à-dire a ce taux la valeur actuelle (VA) du flux de revenus égale au coût initial
de l'investissement (I0), alors l’entreprise ne gagne et ne perd d’argent.
Soit r, le TRI :

Ici l’entreprise va comparer le rendement attendu de son investissement (r mesuré comme un taux
d’intérêt) avec un taux d’intérêt externe (i), par exemple le taux qu’elle obtiendrait si elle plaçait ses
fonds, ou le taux d’intérêt de l’emprunt nécessaire à son financement. En conséquence, Si le taux
de rendement ri projet accepté, Si le taux r i projet rejeté.

3-5- la théorie de l'accélérateur:

 Définition
Supposons que les producteurs souhaitent maintenir un stock de capitaux proportionnel
à la production. L'accélérateur n'est que le coefficient moyen du capital (le rapport entre le stock
du capital et la valeur de production). Le niveau des dépenses réelles d'investissement est une
fonction (linéaire) de la variation du volume de la production finale (Y). Si les investissements
réagissent rapidement aux variations de la demande, les dépenses d'investissement seront induites
par les variations de la demande courante par rapport à la demande antérieure.
Donc l'investissement est proportionnel aux changements du niveau de la production.

 Hypothèses
H1: plein emploi des capacités de production;
H2: l'investissement s'adapte immédiatement à la production.

 Formulation
I net = K t – K t-1
K t = Y t I net = Y t - Y t-1 = .Y
K t-1 = Y t-1

4- La fonction des impôts: T = tY + T0



t: le taux marginal d'imposition; 
Y: le revenu national.
T0: l'impôt autonome (forfaitaire).
: la propension moyenne d’imposition (le taux de prélèvements obligatoires).

5- La fonction des transferts: TR = TR0 - trY


Sont des interventions publiques dans la répartition des revenus, l’Etat verse des montants aux
ménages défavorisés afin de modifier de façon importante l'échelle des revenus, et corriger
les inégalités sociales.

TR0: les transferts autonomes.



tr: la propension marginale à transférer; 
Y: le revenu national.

6- La fonction des importations: M = mY + M0



m: la propension marginal d'importation; 
Y: le revenu national.
M0: les importations autonomes.
L'équilibre de sous emploi

L'équilibre de sur emploi

Le solde budgétaire et le solde de la balance commerciale

1- Le solde budgétaire:
SB = les impôts – les dépenses publiques + les dépenses de transferts
SB = T – G + TR = T – G - TR
SB = les impôts nets de transferts - les dépenses publiques
SB = les impôts – les dépenses de transferts - les dépenses publiques
SB = T – TR - G = tY + T0 – (TR0 - tr Y) – G0 = (t+tr).Y + (T0 – TR0)  – G0
2- Le solde de la balance commerciale:
SBC = les exportations – les importations = X – M

Un solde  0 ⇔ Un solde excédentaire.


Un solde < 0 ⇔ Un solde déficitaire.
Un solde = 0 ⇔ Un solde équilibré.

La fonction de liquidité (offre et demande de la monnaie)

1- Définition de la monnaie et de la masse monétaire

- la monnaie: c'est un objet qui sert à la fois d'intermédiaire dans les échanges, de moyen
de réserve et d'unité de compte. Elle peut se présenter sous une forme "matérielle" (pièces et billets)
ou "immatérielle" (jeux d'écritures dans les institutions financières).
- la masse monétaire: c'est l'ensemble des moyens de paiements disponibles dans une économie
donnée à une période donnée.

2- Les agrégats monétaires

- M1: la quantité de monnaie en circulation = la valeur des pièces de monnaie et billets de papier-
monnaie (monnaie fiduciaire) + la valeur des dépôts bancaires à vue sur lesquels on peut tirer
des chèques. Alors: M1= monnaie fiduciaire + dépôts à vue ou CCP.
- M2: M1 + quasi monnaie (est moins liquide car elle ne constitue pas un moyen de paiement aussi
immédiat que M1, tels que: dépôts d'épargne, dépôts à terme et certificats de dépôt, puisque ces
dépôts ne pouvant pas être retirés avant une échéance convenue d'avance entre la banque et son
client).
- M3: M2 + obligations et emprunts à plus d'un an + épargne logement + épargne projets et I.
- M4: M3 + titres de l'Etat + billets de trésorerie.

3- L'offre de monnaie

D'abord la création monétaire consiste à transformer des créances en moyen de paiement.


Alors la plus grande partie de la masse monétaire est constitué par des jeux d'écriture au sein
des banques et entre banque, alors l'offre de monnaie (virtuelle) est surtout un crédit accordé de la
part des banques suite à une demande de crédit de la part des entreprises notamment, dans le cadre
de leurs activités. Donc la création (et la destruction) monétaire dépend de l'activité des agents
économiques, mais les banques peuvent plus ou moins la freiner en acceptant ou en refusant de faire
crédit, ou en fixant des taux intérêt plus ou moins élevé.
Ainsi, la création (et la destruction) de monnaie suit l'activité économique; elle est essentiellement
endogène. Toute fois comme le système bancaire peut exercer un contrôle sur la quantité
de monnaie en circulation, celle-ci a aussi une composante exogène, qui vient compléter les effets
de l'activité économique.
La plupart des théories et des modèles économiques insistent sur l'aspect exogène de la création
monétaire.
Remarque: La banque centrale peut intervenir sur le marché monétaire (en achetant (création) ou en
vendant (destruction) des bons de trésor aux banques), ou à travers les coefficients de réserves
obligatoires ce qui influe sur la capacité de prêter des banques (diminution des réserves (création)
ou accroissement des réserves (destruction)).

4- La demande de monnaie: Keynes reconnaissait 3 raisons de détention de la monnaie:


- la demande de transaction et de précaution: la somme gardé en dépôt à vue pour financer les
transaction régulières, ou les encaisse gardés sous forme liquide pour faire face aux dépenses
inattendus ou imprévus. La demande de transaction et de précaution sont fonction du revenu L1(Y).
i
L1(Y)

La demande de monnaie
de transaction et de précaution

L
- La demande de spéculation: représente le désir des agents de conserver de la monnaie liquide
bien quel ne rapporte pas un intérêt afin de réaliser rapidement des placements. Cette demande est
inversement liées au taux d'intérêt L2(i), lorsque i est très faible (trappe à liquidité) les agents
consacreront toute leurs richesse à la détention de la monnaie car les agents vont anticipés que les i
ne peuvent que remonter (trappe à liquidité: il y a une préférence absolue pour la liquidité), pour des
niveaux élevés de taux d'intérêt la détention d'encaisse monétaire devient très faible afin de profiter
du gain procuré par le placement financier.

imax trappe à liquidité La demande de monnaie


de spéculation
imin L2(i)

L
d
Alors; M = L1(Y) + L2(i).
i

imax Mo Equilibre sur le marché monétaire

imin Md = L1+L2
Mo, Md

CHAPITRE III: MODELE IS-LM

1- Equilibre sur le marché des biens et service (relation IS)

La courbe IS représente l’ensemble des couples (revenu / taux d'intérêt) qui assurent l’équilibre sur
le marché des biens et services.

Relation IS : si i    I   demande de biens et services   Y (logique keynésienne)


 la courbe IS est décroissante.

2- Equilibre sur le marché monétaire (relation LM)

La courbe LM représente l’ensemble des couples (revenu / taux d'intérêt) qui assurent l’équilibre
sur le marché de la monnaie.

Relation LM : si i    MS, avec Mo constant  il faut  Y (revenu), pour que Mt 


 la courbe LM est croissante.
3- Equilibre simultané (relation IS-LM)

La couple (revenu / taux d'intérêt) = (Y, i) qui assurent l’équilibre simultané sur le marché des biens
et services et sur le marché monétaire.

i Equilibre IS-LM (diagramme de Hicks-Hansen)

LM

i*

IS

Y* Y