Vous êtes sur la page 1sur 81

17/01/2011

Caractérisation des composants des


réseaux de télécommunication :

Les accessoires radio

Objectifs du cours

- Comprendre le principe de fonctionnement d’une


chaîne d’émission et de réception radio
- Analyser et dimensionner un réseau de communication
- Effectuer des mesures radio appropriées sur un système

Plan du cours

• Introduction
• Rappels
– Propagation et lignes de transmission
– Paramètres S et quadripôles micro-ondes
• Les blocs constituants une chaîne de
transmission
• Influence des non-linéarités dans les systèmes

TD d’applications
TP: techniques de mesures micro-ondes

1
17/01/2011

Introduction: Domaines d’applications

Liaisons satellitaires

Grande portée

Puissance émission/réception

Introduction: Domaines d’applications


MSC/VLR
HLR/AuC/EIR

BSC
GGSN
BTS

MS
PCU

MS BTS SGSN

Interface radio GGSN

Architecture générale d’un réseau GPRS

2
17/01/2011

Introduction: Exemple d’étude d’un lien


radio

MS
BTS

Antenne

Baie radio

Introduction: Domaine des radiofréquences


(RF) et des hautes fréquences (HF)
Tout phénomène électrique correspond à la propagation d’ondes
électriques dont la dépendance est temporelle et spatiale. La
dépendance spatiale implique à un instant donné la variation de
l’amplitude de l’onde (courant et tension) en fonction de la position.

On atteint le domaine des micro-ondes dès que les dimensions des


circuits deviennent comparables à la longueur d’onde (typiquement
à partir du GHz)

Tension Amplitude (enveloppe)


Position

Source

3
17/01/2011

Introduction: Domaine des radiofréquences


(RF) et des hautes fréquences (HF)

A ces fréquences:

- On utilise comme support ou guides de transmission des câbles


coaxiaux, des guides d'ondes, ...

- L’énergie est propagée sur ces lignes de transmission. Elle peut


être réfléchie par les charges placées aux extrémités. Il devient
nécessaire d’adapter les circuits entre eux pour éviter les réflexions
de la puissance, et par là même pour transmettre la puissance
maximale aux charges.

- L’énergie électromagnétique peut également se propager dans l’air :


c’est la transmission radio.

Rappels: Propagation et lignes de


transmission
• Structures de propagation
• Caractéristiques de l’onde électromagnétique
• Caractéristiques de propagation d’une ligne de
transmission
• Paramètres scattering – répartition [S]
– Généralités
– Paramètres S d’un quadripôle

Evaluation: QCM

4
17/01/2011

Structures de propagation: Câble coaxial (1/2)


• Le support de propagation le plus utilisé dans les gammes des
fréquences GSM est le câble coaxial. Il est composé de deux
conducteurs métalliques circulaires centrés (coaxiaux), séparés par
un isolant ou diélectrique (mousse PVC, téflon, air, …)

Conducteur Conducteur
Central Extérieur ou tresse
(rayon r1) (rayon r2)

εr Diélectrique
(Téflon, air, PVC, …)

c
• Plage de fonctionnement: du continu  Fmax =
π. εr (r1 + r2 )

Au delà de cette fréquence, la propagation de deux modes de


caractéristiques et de longueurs d'ondes différentes rend le guide
inutilisable (impossibilité d'adapter en puissance)

Structures de propagation: Guide d’onde


rectangulaire (2/2)

métal

• Pour ces guides, les notions de tension, de courant et d'impédance n'ont


pas de sens (un seul conducteur !). La propagation du mode fondamental
est limitée à une gamme de fréquence (généralement moins d'une octave).
Au delà, plusieurs modes peuvent se propager, ce qui rend les guides
inutilisables.
• En contre partie, ils peuvent transmettre des puissances bien plus élevées
que les guides coaxiaux. Ceci explique leur utilisation dans des applications
nécessitant de fortes puissances (radar, émetteur TV, …).
• Les dimensions du guide doivent être ajustées en fonction de la fréquence
d'utilisation.
• Exemple: (8 à 12 GHz : b = 2.a = 22 mm, à 94 GHz : b = 2.a = 2 mm).

5
17/01/2011

Caractéristique de l’onde électromagnétique


• La longueur d'onde dans le vide ne dépend que
de la fréquence (f) par la relation: c 30 (cm)
λo = =
f f (GHz)
c représente la vitesse de la lumière dans le vide. (c = 3.108 m/s)

• Dans un guide coaxial (et TEM), la longueur


d'onde guidée est toujours inférieure à la ν c λ
longueur d'onde dans le vide à la même λg = f = = o
f εr εr
fréquence. Elle s'exprime à partir de la
relation:
ν représente la vitesse de propagation dans le
diélectrique, εr la permittivité relative du milieu de
propagation.

Caractéristiques de propagation d’une ligne de


transmission

• Charge micro-onde

• Coefficient de réflexion en puissance

• Taux d’onde stationnaire

6
17/01/2011

Charge micro-onde
Dans un système d’impédance caractéristique Zc, une charge
ponctuelle peut être représentée à partir des notions habituelles de
tension et de courant.

V ( z = 0) = Vinc + Vref = Vinc (1 + Γ) I


Vinc
Z V
Vinc Vref Vinc Vref
I ( z = 0) = − = (1 − Γ) avec Γ =
Zc = Zo
Vref
Zc Zc Zc Vinc
z=0

Vinc, et Vref représentent respectivement la tension incidente et réfléchie aux bornes de la charge.

Γ représente le coefficient de réflexion de la charge

De la relation V = Z. I (loi d’Ohm), on déduit l’expression de la charge.

Coefficient de réflexion en puissance (1/2)


Sur une ligne, aux bornes d’une charge, les puissances incidente et
réfléchie s'expriment en fonction de la tension incidente et du
coefficient de réflexion de la charge :
2
V inc
Pinc = V inc . I inc
*
=
Zc
I
2
Pinc
V ref Z V
Pref = V ref . I *
ref = Pref
Zc
2
V inc
= Γ . = Γ . Pinc
2 2

Zc

Le coefficient de réflexion en puissance se défini comme le rapport de


la puissance réfléchie et de la puissance incidente. Il correspond au
module du coefficient de réflexion Γ de la charge élevé au carré.
Pref
ρ2 = =Γ
2

Pinc

7
17/01/2011

Coefficient de réflexion en puissance (2/2)

Pour une ligne sans perte, étant donné que le coefficient de réflexion
ramené à une abscisse z quelconque s’exprime par la relation

Γ( z ) = Γ.e 2 γ z = Γ.e +2 jβz


On obtient Γ( z ) = Γ.e +2 jβz = Γ = ρ

On en déduit que le coefficient de réflexion en puissance d'une


charge placée à l'extrémité d'une ligne sans pertes ne dépend pas
de la longueur de la ligne.

La puissance absorbée par la charge s’exprime par la relation

Pabs = Pinc − Pref = Pinc (1 − ρ 2 )

Taux d’onde stationnaire (1/2)


• Dès qu’une charge crée une onde réfléchie, il existe un système
d'ondes stationnaires sur la ligne. On caractérise celui-ci par le
rapport d'ondes stationnaires (ROS) ou taux d'ondes stationnaires
(TOS). Le TOS (ou SWR pour Standing Wave Ratio) est défini
comme le rapport entre les amplitudes maximales et minimales de
la tension sur la ligne.
Vmax 1 + ρ
TOS = =
Vmin 1 − ρ

Rmq 1: Pour une charge adaptée, ρ = 0, TOS = 1. Dans les autres


cas le TOS est supérieur à 1.

Rmq 2: On considère généralement (en radiocommunication) qu’un


TOS inférieur à 1,2 correspond à une charge « bien adaptée », dont
la réflexion en puissance est négligeable.

8
17/01/2011

Taux d’onde stationnaire (2/2)


Exemples de charges et leur coefficient de réflexion et TOS associés
(Zc = 50Ω)

On remarquera que les charges purement réactives n'absorbent


aucune énergie et possèdent donc un coefficient de réflexion en
puissance égal à 1.

Paramètres scattering (S) de multi-pôles

• Définition des amplitudes d’onde


• Coefficient de réflexion d’une charge
• Interconnexion générateur/circuit
• Adaptation en puissance
• Paramètres S d’un quadripôle
• Applications

9
17/01/2011

Définition des amplitudes d’onde


• Pour une ligne de transmission en mode TEM – Transverse Electro-
Magnétique -, les amplitudes d'ondes (notées a et b) sont définies
comme des grandeurs proportionnelles aux tensions du mode
incident et du mode réfléchi. Ces amplitudes se définissent de façon
à ce que le carré de leur module s'identifie aux puissances guidées
(puissance incidente pour et puissance réfléchie)

Vinc Vref
a= b= b
a
Pinc
Zc Zc
I
V = Vinc+Vref Pref
2 2
Vinc Vref
Pinc = =a z
2
Pref = =b
2
Zo Zo

• Les notions définies ici dans le cas particulier de guides TEM par soucis de
simplification, sont également valables pour des guides hybrides.

Coefficient de réflexion d’un dipôle

• Tout dipôle ou charge réfléchit une onde d'amplitude ‘b’


proportionnelle à l'onde incidente ‘a’. La relation de proportionnalité
découle de la définition des ondes ‘a’ et ‘b’ exprimées en fonction
des tensions incidente et réfléchie.

b
a

b Vref Z − Zo
= =Γ= b = Γ.a
a Vin Z + Zo Γ

10
17/01/2011

Coefficient de réflexion ramené par une


charge
• En considérant l'évolution spatiale des tensions incidente et
réfléchie sur une ligne sans pertes,
bL b

Vinc(−l) = Vinc(0).e− jβ (−l ) =Vinc(0).e+ jβ l


aL a

Vref (−l) = Vref (0).e+ jβ (−l ) = Vref (0).e− jβ l Dipôle Γ


Équivalent ?

On détermine l'expression des ondes le long z = -l z=0


de la ligne et on démontre à nouveau la bL Ligne + charge
aL
formule du coefficient de réflexion ramené.
ΓL Charge
a L = a.e + jβ l bL = b.e − jβ l ΓL = Γ.e −2 jβ l équivalente

On observe que le module du coefficient de réflexion ne dépend pas de la


longueur de la ligne. Il en est de même pour le coefficient de réflexion en
puissance ramené par la charge (|ΓL|2).

Représentation des générateurs


• L'onde 'a' émise par une source est égale à l'onde qu'elle émettrait
sur une charge adaptée (ag), augmentée de l'onde réfléchie 'b' elle
même réfléchie sur le générateur (Γg.b); ce que nous écrivons

a = ag + Γg.b

b
Γg.b
a=ag+Γ
Générateur
charge

Γg
ag,Γ Γ

On remarque que une source adaptée (Γg =0) fournit toujours la même
puissance incidente (a = ag).

11
17/01/2011

Interconnexion générateur/charge (1/2)


• Lorsqu'un générateur et une charge sont connectés localement, sans
ligne d'interconnexion, le calcul des ondes incidente "aL" et réfléchie
"bL" met en jeu les équations du générateur et de la charge.

• Equation du générateur : aL = ag + Γg.bL

(indice L pour "load")

• Equation de la charge : bL = ΓL.aL

bL
aL
Générateur
charge

Γg
ag,Γ ΓL

Interconnexion générateur/charge (2/2)


• On vérifie en imposant ΓL = 0 que la puissance fournie à une charge
adaptée correspond à :

Pinc = | aL |2 = | ag |2 = Pgen

Cette puissance sera qualifiée de puissance du générateur.

• Dans le cas général de coefficients de réflexion non nuls, ces 2


équations permettent le calcul des expressions de aL et bL :

bL
aL
Générateur
ag ΓL .a g
aL =
charge

ΓL 1 − Γg .ΓL bL =
1 − Γg .ΓL
Γg
ag,Γ

12
17/01/2011

Interconnexion générateur/ligne/charge (1/2)


• Considérons la mise en cascade d'un générateur, d'une ligne
d'interconnexion et d'une charge. Notons ΓL le coefficient de
réflexion équivalent au coefficient Γ ramené dans le plan du
générateur (correspond à l’indice Load précédent). Le schéma équivalent
au générateur ainsi interconnecté s'apparente au circuit considéré
dans les paragraphes précédents.

bL b bL Charge
aL a charge aL équivalente
Générateur Générateur

Γg
ag,Γ Γ Γg
ag,Γ ΓL
Ligne d'interconnexion

Les expressions des ondes 'a' et 'b' aux bornes de la charge se


calculent aisément à partir des amplitudes d'ondes aL et bL.

Interconnexion générateur/ligne/charge (2/2)

• En utilisant les relations


aL = a.e jβ l soit a = aL .e − jβ l bL = b.e − jβ l soit b = bL .e + jβ l

• On déduit les expressions des amplitudes d’onde dans le plan de la


charge

a g .e − jβ l ΓL .a g .e + jβ l
a = a L .e − jβ l = b = bL .e + jβ l =
1 − Γg .ΓL 1 − Γg .ΓL

On en déduit les puissances dans le plan de charge:


Puissance incidente : Pinc = | a |2
Puissance réfléchie : Pref = | b |2 Pabs =
2
(
a g . 1 − ΓL
2
)
2
Puissance absorbée : Pabs = | a |2 - | b |2 1 − Γg .ΓL

Le transfert de la puissance du générateur vers la charge dépend des coefficients de


réflexion. Son optimisation correspond à l'opération d'adaptation en puissance.

13
17/01/2011

Adaptation en puissance (1/2)


• L'adaptation en puissance est obtenue bL
aL
Charge
équivalente
Générateur
lorsque les coefficients de réflexion ramenés
par la charge d'une part, et celui du ΓL ΓL=f(Γ
Γ , l)
Γg
ag,Γ
générateur d'autre part, sont complexes
conjugués l'un de l'autre, soit
ΓL = Γg*
2
• Dans ce cas, on obtient l’expression de la ag
puissance maximale absorbée par la charge Pabs =
1 − ΓL
2

Comme ΓL dépend de la longueur de la ligne, cette adaptation est


problématique. Elle impose de modifier l'adaptation à chaque
changement de câble, par exemple dans un réseau radio d’une
station de base.

Adaptation en puissance (2/2)


• Dans les réseaux GSM, on obtient une adaptation plus pratique en
adaptant le générateur et la charge à la ligne de propagation
• On a alors Γg = ΓL = 0.
• Ce mode d'adaptation permet d'inter-changer un élément
quelconque dans une chaîne de transmission sans perturber le
transfert optimal en puissance.

bL = 0 b=0
aL = ag a

Γg
ag,Γ
L Γ

Γ.e-2jββ l =0
ΓL=Γ Γ=0

• Dans ce cas, on obtient l’expression de la 2


puissance maximale absorbée par la charge Pabs = a g

14
17/01/2011

Paramètres S d’un quadripôle: Définition

• Dans un quadripôle, les ondes incidentes "ai" et réfléchies "bi" sont


reliées entres elles par une relation matricielle. La matrice S ou
matrice "Scattering", ou matrice de répartition donne une information
directe sur la façon dont se répartissent la puissance et les
amplitudes d’ondes dans le circuit.

• En considérant un quadripôle chargé comme illustré ci-dessous, la


relation entre les amplitudes d’onde est obtenue à partir de la
relation matricielle:

Géné. Charge (Load)  b1   S11 S12  a1 


a1 a2   =   
 b2   S 21 S 22  a2 
1 2
Γg
ag,Γ Quadripôle ΓL
b1 = S11 .a1 + S12 .a2
b1 b2
b2 = S 21.a1 + S 22 .a2

Paramètres S d’un quadripôle: Interprétation


physique
• La signification physique de ces paramètres S s’obtient en
chargeant l'un des accès du quadripôle par un générateur adapté, et
l'autre par une charge sans réflexion. Dans ce cas, La charge
adaptée ne réfléchissant aucune puissance, a1 ou a2 est nul. On
obtient alors

Charge b2
Charge
S 11 =
b1 adaptée a1=0 a2
Géné. S 22 =
Géné. a1 a2=0 adaptée a2
a1 a1 = 0
a2 =0 1 2
1 2 Γ=0
Γg
Γ=0 Quadripôle Γg
ag,Γ
ag,Γ Quadripôle b1
S 12 =
b2 a2
b1=S11.a1 b2=S21.a1 S 21 = b1=S12.a2 b2=S22.a2 a1 = 0
a1 a 2 =0

Le coefficient Sii représente le coefficient de réflexion de l'accès i mesuré


lorsque l'autre accès du circuit est fermé sur une charge adaptée

Le coefficient Sij : représente le coefficient de transfert de l'accès j vers l'accès i

15
17/01/2011

Paramètres S et transfert de puissance


• Les carrés des modules des paramètres S correspondent aux
coefficients de réflexion ou de transfert en puissance.

En effet, considérons en premier lieu le cas du quadripôle fermé en


sortie sur une charge adaptée (a2 = 0), on a:

P
2 inc1
2
b Pref 1
= 1 = b P
2
= 2 = tr 2
2
S11 S 21 1 2
a1 Pinc1 a1 Pinc1
P =|S |2 .P P =|S |2 .Pinc1
ref1 11 inc1 tr2 21

De même, en considérant (a1 = 0), on obtient:

2 Pinc2
b2 Pref 2 2
S 22 = =
2
2 b P
= 1 = tr1
1 2
a2 Pinc 2 S12
a2 Pinc 2 Ptr1=|S12|2.Pinc2 Pref2=|S22|2.Pinc2

Paramètres S exprimés en dB
• Si seules les puissances mises en jeu dans un système doivent être
calculées, on peut considérer uniquement les modules des
paramètres S. Dans ce cas, l'échelle logarithmique des dB s'avère
indispensable. Dans ce cas, on a

Sij (dB) = 10.Log10|Sij|2 = 20.Log10|Sij|

Exemples:

S21 = + 20 dB  le quadripôle a un gain de 10 en tension et de


100 = 102 en puissance.

S21 = - 6 dB  le quadripôle atténue d'un facteur 2 en tension


d'un facteur 4 en puissance

16
17/01/2011

Gain et perte d’insertion d’un quadripôle


adapté en entrée et en sortie (1/2)
• Considérons un générateur et une charge adaptée. Insérons un
quadripôle dont l'entrée (ici porte j) est placé du coté du générateur.
Le coefficient de transfert en puissance de l'entrée vers la sortie
(porte i) est |Sij|2. La puissance absorbée par la charge est donc
multipliée par ce coefficient
aj =ag Ptr=|Sij|2.Pg

j i
Γ g=0
ag,Γ S Γ=0 Ptr = |Sij|2.Pg
Pinc= Pg
bi = Sij.ag

Si le module de Sij est supérieur à 1, l'insertion du quadripôle augmente la


puissance délivrée à la charge. Il y a un gain (gain d'insertion). Le gain
d'insertion en dB correspond rigoureusement au coefficient de transfert Sij
exprimé en dB.

G (dB) = Sij(dB) est le gain


Ptr (dBm) = Pg(dBm) + G (dB)

Gain et perte d’insertion d’un quadripôle


adapté en entrée et en sortie (1/2)
aj =ag Ptr=|Sij|2.Pg

j i
Γ g=0
ag,Γ S Γ=0 Ptr = |Sij|2.Pg
Pinc= Pg
bi = Sij.ag

Au contraire, lorsque |Sij| est inférieur à 1, cette même puissance diminue, on


parle d'atténuation ou de pertes d'insertion. Comme Sij exprimé en dB est une
grandeur négative, on définit les pertes d'insertion (L) comme l'opposé du
paramètre S correspondant en décibel.

L(dB) = - Sij(dB) (positif)


Ptr (dBm) = Pg(dBm) - L(dB)
L : abréviation de "Loss" = pertes

17
17/01/2011

Association générateur/quadripôle/charge
dans le cas général (1/4)
On souhaite étudier l’influence de l'insertion d'un quadripôle entre un
générateur adapté (Γg = 0) et une charge de coefficient de réflexion ΓL a
priori non nul. (Calcul des amplitudes d’onde ai et bi)

Comme hypothèse simplificatrice, on considèrera que l’entrée du


quadripôle est adaptée (S11 = 0).

Géné . a2 Charge
a1
1 2
a g ,Γ g
ΓL
Quadripôle

b1 b2

Le calcul des amplitudes d’onde (s’effectue à partir des 3 équations


suivantes:
- Equation du générateur
- Equation de la charge*
- Equation du quadripôle

Association générateur/quadripôle/charge
dans le cas général (2/4)
Equation du générateur Equation de la charge* Equation du quadripôle

a1 = ag + Γg.b1 = ag a2 = ΓL.b2

A partir de ces équations, on obtient

Rmq 1: Bien que l'entrée du quadripôle soit adaptée (S11 = 0) on peut


observer une réflexion (b1). Celle-ci est due à la charge (ΓL).

Rmq 2: Le gain du quadripôle n'est plus S21. Cela résulte de la désadaptation


des éléments de la chaîne de transmission (sortie du quadripôle -charge).

18
17/01/2011

Association générateur/quadripôle/charge
dans le cas général (3/4)

Le terme S22ΓL résulte des réflexions multiples entre la charge et la sortie du


quadripôle. Cela rend l'analyse du circuit plus complexe. En effet si on suppose
S22ΓL négligeable, on obtient

Dans les systèmes micro-ondes, on conçoit les différents étages ou modules


de telle sorte que ces réflexions puissent être négligées.

Les réflexions multiples entre deux éléments pourront être négligées si l'un
des accès est adapté, ou si le produit de leurs coefficients de réflexion est
négligeable.

Association générateur/quadripôle/charge
dans le cas général (4/4)

En général, on tolère une réflexion de 1% de la puissance (ρ < 0,1 et Sii < 0,1 -
TOS < 1,2). Cette contrainte implique qu'une onde subissant plus de deux
réflexions s'atténue suffisamment pour être complètement négligée.

Hormis quelques cas particuliers, les éléments utilisés en micro-ondes


possèdent des TOS inférieurs à 1,2. Nous négligerons les coefficients de
réflexion correspondants, qui sont inférieurs à -20 dB.

19
17/01/2011

Association générateur/quadripôle/charge : Chaîne


de quadripôles adaptés (S11 = S22 = Γg = ΓL = 0)

Dans une chaîne où tous les éléments peuvent être supposés adaptés, aucun
quadripôle ne réfléchit l'énergie. La charge absorbe l'intégralité de la puissance
incidente. La puissance issue du générateur se transmet donc sans réflexion vers
la charge. Les calculs des puissances se simplifient

Pn = Pg.S1.S2.S3 … Sn (échelle linéaire)

Pn (dBm) = Pg(dBm) + S1(dB) + S2(dB)+ S3 (dB) +… + Sn(dB)


(échelle dB)

Si = coefficient de transfert entrée sortie (S21) du ième quadripôle

Paramètres S de multi-pôles

Convention :

- ai : onde incidente sur le port i


- bi : onde réfléchie sur le port i

- Sii : Coefficient de réflexion du port i


- Sij : Coefficient de transfert du port j vers i

Paramètres mesurés avec tous les accès fermés


sur des charges adaptées

20
17/01/2011

Blocs constituant une chaîne de


transmission

Objectif

- Comprendre le principe de fonctionnement des


éléments d’une chaîne d’émission et de réception radio

Plan
• Câbles et lignes de transmission
• Atténuateur
• Isolateur
• Amplificateur
• Coupleurs
• Diviseurs et combineurs
• Filtres
• Duplexeurs et multiplexeurs
• Modèle élémentaire du lien radio

1
17/01/2011

Câbles et lignes de transmission (1/4)


• Dans un système de communication tel que le GSM, des câbles
(feeder) entre la baie radio et l’antenne. Les bretelles sont des
câbles souples et flexibles pour faire des transitions entre différents
éléments de la chaîne radio.

Bretelles

Câbles (feeder)

Câbles et lignes de transmission (2/4)


• Les câbles et lignes de transmission sont des quadripôles passifs
réciproques.
• Dans un système, les câbles ont tous la même impédance
caractéristique et sont donc adaptés entre eux. On ne considère pas
en général les retards dus aux câbles bien moins importants que
ceux apportés par la liaison radio et les filtres.

Matrice S d’un câble

Son atténuation A s'exprime en dB


A = - 20.Log10|a| = - 20.Log10|S21| = AL*Longueur
AL : Atténuation linéique

2
17/01/2011

Câbles et lignes de transmission (3/4)


• A se calcule à partir de AL
- AL s'exprime en dB/unité de longueur (dB/m ou dB/100m ou
dB/100ft)
- Exemple : Câble de 50m, atténuation linéique de 8dB/100m,
 A = 4dB

• Pertes linéiques des câbles GSM : 2 à 10 dB pour 100m


• Pertes approximatives des "bretelles" (câbles de liaisons utilisés en
GSM)
à 900 MHz et 1800 MHz : 0,35 dB pour 1m50 à 0,7 dB pour 3m
• Pertes dues à la connectique :
– < 0,1 dB par connecteur (variable selon le type de connecteur)

Câbles et lignes de transmission (4/4)


En pratique:

- Quel que soit le câble coaxial, la perte de propagation du câble


augmente avec la fréquence du signal propagé

- Différents diamètres de câbles sont disponibles et


l ’affaiblissement du câble est proportionnel avec le diamètre

Caractéristique Unité 1/2" 7/8" 1"1/4


900 1800 UMTS 900 1800 UMTS 900 1800 UMTS
Affaiblissement dB / 100m 7.2 10.3 11.4 4 6.1 6.5 3.3 5.1 5.6
ROS dB 26 23 26 23 26 23
Rayon de courbure
simple minimum mm 70 120 200
Rayon de courbure
multiple minimum mm 150 250 500

3
17/01/2011

Atténuateur
• Les atténuateurs sont des dispositifs passifs réciproques adaptés
à pertes. Leur matrice S s'apparente à celle des câbles.
L'atténuation A qui est leur principale caractéristique s'exprime
généralement en dB

Utilisation
• Dans les bancs de mesure et de tests pour protéger les sources de
puissance
• Permet d'adapter la puissance délivrée par une source (>100W pour
les émetteurs GSM) au niveau de signal admissible par un appareil de
mesures (de l'ordre de 10 à 100 mW).
– Valeurs courantes d'atténuation
– 3 dB, 6 dB, 9 dB, 10 dB, 20 dB, 30 dB

Atténuateur: exemple d’application


10 mW < Pmax < 100 mW

Ptr (dBm) = Pinc (dBm) – A (dB)

On intercale un atténuateur adapté entre un émetteur et un appareil de mesure.


Caractéristiques du système:
Appareil de mesure : Ptrmax = 100 mW (20 dBm)
Emetteur fournissant 200 W (53 dBm)
 Si l'appareil de mesure tolère 100 mW (20 dBm) sur son entrée, l'atténuation minimale
de l'atténuateur sera Amin = 33 dB [A(dB) = Pinc(dBm)-Ptr(dBm)]
- L'atténuateur absorbe la quasi totalité de la puissance de l'émetteur ( #200W)
- Un radiateur placé sur l'atténuateur permettra de dissiper la forte puissance
absorbée (radiateur de puissance)

4
17/01/2011

Isolateur
• C'est un quadripôle passif non réciproque; c'est à dire que ses
coefficients de transfert de l'entrée vers la sortie (l = S21) et de la
sortie vers l'entrée (i = S12) diffèrent. De façon idéale, ce dispositif
permet à la puissance de circuler uniquement de l'entrée vers la
sortie (sens de circulation repéré par une flèche).

Dans le sens de la circulation, la puissance est transmise avec de


faibles pertes d'insertion (L):
L = -20Log10|l| = -20Log10|S21|

Dans le sens opposé au sens de circulation, l’isolation est définie par

I = -20Log10|i| = -20Log10|S12|

Isolateur
• Utilisation: Protection des générateurs, des sources de puissance
micro-ondes

• Illustration de la protection d'un émetteur, lors du débranchement


accidentel d’une charge – exemple d’une antenne débranchée
pendant son fonctionnement (correspond à une charge de coefficient
de réflexion égal à 1 (0 dB), réflexion totale de la puissance)-.

•Puissance transmise à la charge


Ptr = |b2|2 = |S21.ag|2
Ptr(dBm) = Pgen(dBm) – L(dB)

5
17/01/2011

Isolateur
Puissance réfléchie vers le générateur
Pref = |b1|2 = |S21.ag.GL.S12|2
Pref(dBm) = Pgen(dBm) – L(dB) + GL(dB) – I(dB)

Pour une charge débranchée de manière accidentelle on a


ΓL = 1 (0dB) (idem pour un cc en sortie)
Pref(dBm) # Pgen(dBm) – I(dB)

Le rôle protecteur de l'isolateur apparaît clairement.


Comme pour l'atténuateur, ce circuit à pertes doit être capable de
dissiper le cas échéant la forte puissance réfléchie par la charge.

L’amplificateur

L'amplificateur est un quadripôle actif dont le gain en puissance, dans


le cas idéal s'exprime en dB par :

G = 20.Log10|g| = 20.Log10|S21|

(g est le gain en tension)

Ce quadripôle actif est présent près des antennes de réception sur


de nombreux sites GSM. Souvent on néglige les désadaptations en
entrée et en sortie des amplificateurs.

6
17/01/2011

Amplificateur

Lorsque deux amplificateurs sont mis en cascade, leurs gains exprimés en dB


s'ajoutent. Cependant, lorsque les gains sont élevés, la mise en cascade peut
devenir problématique.

Par exemple deux amplificateurs de 40dB cascadés sont théoriquement


équivalents à un amplificateur de 80dB. Pour un gain aussi important, on peut
constater une réaction de la puissance en sortie sur l'entrée du dispositif
(saturation, oscillations)

Dans la pratique, les amplificateurs faible bruit utilisés sur les sites radio GSM
possèdent des gains inférieurs à 10 dB.

Coupleur de mesure

• Les coupleurs sont des hexapôles (circuits à 3 accès) dont la


principale fonction est de prélever par couplage une partie de la
puissance véhiculée sur la chaîne de transmission à des fins de
contrôle ou de mesures.

Pour cette raison on parlera parfois de "coupleurs de mesures".

7
17/01/2011

Coupleur de mesure: caractéristiques

 Les pertes d'insertion (L) caractérisant la transmission dans la voie


directe
L = -20Log10|l| = -20Log10|S21|

 Le couplage (C) traduisant l'atténuation du signal transmis entre


l'entrée et la voie couplée

C = -20Log10|c| = -20Log10|S31|

 L'isolation (I) traduisant le découplage entre les voies directes et


couplées (traduit les imperfections du dispositif)

I = -20Log10|i| = -20Log10|S23|

Coupleur de mesure: caractéristiques

 La directivité (D) qui caractérise la qualité du coupleur

D(dB) = I(dB) – C(dB)

(Valeur positive d'autant plus élevée que le coupleur est performant)

8
17/01/2011

Exemple de mesure à l’aide d’un coupleur


Considérons un coupleur de caractéristiques: L = 1dB, C = 20 dB, Isolation
parfaite

Puissances transmise et couplée


Ptr(dBm) = Pgen(dBm) – L(dB)
= Pgen(dBm) – 1dB # Pgen(dBm)
Pc(dBm) = Pgen(dBm) – C(dB)
= Pgen(dBm) – 20dB << Pgen(dBm)

L'insertion du coupleur dans la chaîne d'émission modifie peu la


puissance transmise à l'antenne. L'appareil de mesure ne reçoit
qu'une faible fraction de cette puissance, dépendant du couplage C.

Exemple de mesure à l’aide d’un coupleur

Si les caractéristiques du coupleur sont connues, on peut déterminer la


puissance fournie par le générateur ou encore la puissance transmise à
la charge, à partir de la mesure de la puissance couplée.

En effet, connaissant la puissance couplée Pc, on détermine les


puissances Pgen et Ptr à partir des relations

Pgen(dBm) = Pc(dBm) + C(dB)

Ptr(dBm) = Pc(dBm) + C(dB) – L(dB)

9
17/01/2011

Utilisation du coupleur en réflectomètre


Objectif: Mesure du coefficient de réflexion d’une charge inconnue
Montage:
2 coupleurs identiques adaptés, parfaitement isolés*, placés tête-bêche;
2 mesureurs de puissance (wattmètre)
1 générateur

Pc1 mesure la puissance incidente (puissance du générateur)


Pc2 mesure la puissance réfléchie

Expression du coefficient de réflexion ΓL?

Utilisation du coupleur en réflectomètre


 Puissances mesurées
– Pc1(dBm) = Pgen(dBm) – C(dB)
– Pc2(dBm) = Pref(dBm) – C(dB)
– Pref(dBm) = Pgen(dBm) – 2.L(dB) + ΓL(dB)

 Détermination expérimentale du coefficient de réflexion


ΓL(dB) = Pref(dBm) – Pgen(dBm) + 2.L(dB)
ΓL(dB) = {Pc2(dBm) + C(dB)} – {Pc1(dBm) + C(dB)} + 2.L(dB)

ΓL(dB) = Pc2(dBm) – Pc1(dBm) + 2.L(dB)

10
17/01/2011

Diviseurs
• Diviseurs : Circuits de type coupleurs à une ou plusieurs voies
couplées (N voies)

• Fonction diviseur : Répartition d'un signal en N signaux vers N voies


couplées

En général, toutes les voies couplées ont le même couplage. Pour un


circuit idéal, chaque voie couplée transmet une fraction de puissance
égale à 1/N

Diviseurs

Pour un diviseur idéal sans pertes, le couplage vaut

Couplage : 3 dB pour N=2, 6 dB pour N=4

La puissance à la sortie de chaque voie est donnée par:

Pouti (dBm) = Pin(dBm) – C(dB)

11
17/01/2011

Combineurs
Le combineur a pour fonction de regrouper de N signaux sur une seule
voie.
En transmission radio, ils permettent de regrouper les signaux issus de
plusieurs émetteurs vers un seul câble ou une seule antenne.

Illustration avec le spectre de 3 signaux d'amplitudes identiques


(triplexeur)

Combineurs
Chaque signal transmis est atténué en proportion de la valeur du
couplage :
Pouti = Pini(dBm) – C(dB)

(même expression qu'avec le diviseur)

Inconvénient : Affaiblissement des puissances d'entrée. Solution


possible: utilisation de filtres (exemple du duplexeur)

GSM GSM 1800


900 UMTS
Duplexeur

Diplexeur : combineur de 2 signaux avec deux gammes de fréquences différentes

Duplexeur : combineur de 2 signaux dans la même gamme de fréquences

12
17/01/2011

Application duplexeur / diplexeur

Filtres
• Les filtres sont des dispositifs qui permettent de sélectionner les
signaux en fonction de leur fréquence. Ils sont très utilisés dans les
applications GSM (entrée et sortie des terminaux radio, …)

Représentations schématiques de quelques filtres

13
17/01/2011

Caractéristiques d’un filtre


Les principales caractéristiques d’un filtre sont:
Fci : Fréquences de coupure
Fsi : Fréquences de réjection
Am : Pertes d'insertion dans la bande passante
As : Pertes d'insertion dans la bande atténuée

Caractéristiques d’un filtre


Les applications GSM nécessitent l'utilisation de filtres sélectifs (B / Fo faible).
Plus le filtre est sélectif, plus sa réalisation technologique devient difficile, et
l'atténuation maximale s'accroît.

L'atténuation moyenne permet de quantifier la diminution de puissance du signal


d'entrée.

L'ondulation permet d'évaluer qualitativement les déformations apportées au


signal (atténuation variant avec la fréquence).

Dans la bande atténuée, l'atténuation doit être élevée pour rejeter les signaux
inutiles.

14
17/01/2011

Duplexeurs et multiplexeurs
Les duplexeurs et multiplexeurs sont similaires aux diviseurs et
combineurs, à ceci près qu'ils opèrent un regroupement ou une
séparation de signaux situés dans des bandes de fréquences différentes
par filtrage.

En GSM, ces circuits permettent la séparation des signaux émis et reçus,


situés dans des bandes de fréquences disjointes, véhiculés en sens
opposés sur un câble connecté à l'antenne. Cette séparation permet de
connecter l'émetteur et le récepteur sur la même antenne.

Duplexeurs et multiplexeurs
Principe de fonctionnement: Les signaux reçus situés dans la bande de
fréquence FR sont transmis de la voie E/R (émission/réception) vers la voie de
réception (R). Le filtre passe bande placé sur cet accès a une bande passante
couvrant la plage de fréquence notée FR. Les pertes d'insertion en réception
(transmission à FR, entre E/R et R) correspondent à l'atténuation de ce filtre dans
sa bande passante (Am).

La plage de fréquence FR correspond par ailleurs à une bande coupée du second


filtre. Seule une faible partie du signal reçu est donc transmise sur la voie
d'émission (E). De la même façon, le signal émis est transmis principalement
vers la voie E/R.

15
17/01/2011

Duplexeurs et multiplexeurs: Applications


Sur certains sites GSM, l'utilisation d'amplificateurs à faible bruit placés en tête de
mât (TMA = Tower Mounted Amplifier) nécessite l'utilisation de deux duplexeurs
comme l'illustre la configuration décrite ci-dessous.

Exemple de configuration de BTS

16
17/01/2011

Faisceaux hertziens (FH)


Un faisceau hertzien est une liaison radio point à point fonctionnant à
des fréquences de quelques MHz à une centaine de GHz.

Cette liaison s'établit d'un point à l'autre à l'aide d'antennes, et doit


assurer le transfert de données avec une certaine qualité de service.

Selon la distance ou la topologie du terrain, les liaisons par FH peuvent


éventuellement nécessiter des relais
- Passifs (simples réflecteurs)
- Actifs (le signal reçu est remis en forme, amplifié, puis retransmis

Généralement, la liaison par FH s’effectue en visibilité directe

Exemples illustrés
Utilisation:
En réseaux d’infrastructure (Téléphonie, diffusion TV, …)

En réseaux de desserte
Liaisons BTS-BSC en GSM
Liaisons haut débits dans des zones difficiles d’accès

Les fréquences typiques utilisées en GSM (réseaux de desserte):


6, 13, 18, 23 et 38 GHz.

17
17/01/2011

Faisceaux hertziens: affectation de


fréquence
L’utilisation des fréquences hertzienne est soumise à règlementation,
car c’est une ressource rare.

Pour une liaison FH, le choix de la bande de fréquence va fortement


dépendre de la longueur du bond et de son débit.

Typiquement:

Bandes 6 GHz, 18 GHz: Liaison haut débit de type SDH (trames STM
de débit min. 155 Mbits/s – Liaisons d’interconnexion)

Bandes 13,23 et 38 GHz: liaisons à moyen débit de type PDH (débit


min. de 2x2 Mbits – réseau capillaire ou de désserte)

Faisceaux hertziens: affectation de


fréquence
L’augmentation des capacités nécessite l’utilisation:
- D’un plan de fréquences adapté
- De la polarisation du signal (Polarisation Horizontale ou Verticale)
(permet de réduire les interférences)

Organisation des canaux

Canal duplex 1
H V H V V H V H
F1 F2 F3 F4 F’1 F’2 F’3 F’4
Demi- bande basse Demi- bande haute
Site de parité basse Site de parité haute
(fréquence faible) (fréquence élevée)

18
17/01/2011

Faisceaux hertziens: affectation de


fréquence
On réduira par exemple le brouillage en effectuant une alternance
des fréquences émission et réception d’un relais à l’autre, avec si
possible un croisement des polarisations

F1, V F2, V F1, V

F2, H F1, H F2, H

Exemple de liaison avec relais

Faisceaux hertziens: Equipements


Les antennes utilisées en FH sont de type parabolique, et par conséquent
très directives. Les caractéristiques des antennes sont spécifiques à la
bande de fréquence utilisée.
Un équipement FH est constitué:
- d’un ensemble outdoor
- d’un ensemble indoor

Les parties indoor et outdoor sont reliées par un


câble coaxial unique transportant les signaux
principaux, la télé-alimentation et les signaux
auxiliaires déportés

19
17/01/2011

Faisceaux hertziens: Equipements


L’ensemble Outdoor est constitué de 2 éléments
principaux:
- l’ODU (Outdoor Unit),
- l’antenne.

L’ensemble Outdoor est constitué de 1 ou 2


coffrets (relié(s) ou intégré(s) à une antenne).
En dessous de 60 cm de diamètre, on peut
intégrer le module externe à l'antenne.

Les ODU sont spécifiques à chaque bande de


fréquence, et assurent les fonctions de
modulation, de démodulation, de changement
de fréquence et d’amplification du signal.

Faisceaux hertziens: Equipements

L’ensemble Indoor (IDU : Indoor Unit) est constitué de coffrets placés


en intérieur (ou dans une armoire)

La configuration d’un terminal FH (ensemble Indoor + ensemble


Outdoor) peut varier en fonction :

- de la fréquence et de la sous-bande de fréquence utilisée,


- du débit,
- de l’utilisation ou non de la redondance(canal de secours).

20
17/01/2011

Faisceaux hertziens: Paramètres

(rayon ellipsoïde en
un point)

f : fréquence porteuse en GHz

D : distance du bond (km)

d1 et d2 : distance en km du point
considéré par rapport aux deux
antennes (d1 + d2 = D)

Faisceaux hertziens: Bilan de liaison


L'expression reliant les puissances émise (Pe) et reçue (Pr) par deux
antennes de gains Ge et Gr, séparées d'une distance "D" est donnée par
la relation:

Soit en échelle logarithmique

Pr(dBm) = Pe(dBm) + Ge(dB) + Gr(dB) – Ao(dB) – Ap(dB)

= PIRE(dBm) + Gr(dB) – Ao(dB) – Ap(dB)

21
17/01/2011

Faisceaux hertziens: Bilan de liaison

Ao traduit l'affaiblissement du signal en espace libre.

Ap représente la somme (en dB) de toutes les autres pertes (pertes


dans les RF, pertes dues aux obstacles, hydrométéores, ...)

La "PIRE" (exprimée en W) est la Puissance Isotropique Equivalente


Rayonnée c'est à dire la puissance isotrope que rayonnerait l’antenne si
elle était une source ponctuelle.

Faisceaux hertziens: Bilan de liaison


Pour estimer la qualité d’une liaison, il est d’abord nécessaire d’estimer
le bilan de liaison et la marge d'ingénierie. Le bilan prend en compte
toutes les caractéristiques des éléments présents sur la liaison.

Pr(dBm) = Pe(dBm) + Ge(dB) + Gr(dB) – Ao(dB) – Ap(dB)

22
17/01/2011

Faisceaux hertziens: Expression des pertes

Pertes dues à la propagation en espace libre

Pour les transmissions par faisceaux hertziens (FH), le modèle en ligne


de vue (LOS = "Line Of Sight) permet d'exprimer l'affaiblissement du
signal rayonné en espace libre par la relation:

soit

Ao(dB) = 92,4dB + 20.Log10(F) + 20.Log10(D) avec F (GHz) et D (Km)

Faisceaux hertziens: Expression des pertes


Affaiblissement dû aux gaz atmosphériques (recommandations UIT)

La propagation des faisceaux s’effectue dans l’atmosphère, qui n’est pas


un milieu diélectrique sans perte. Il apparaît alors une atténuation de l’onde
transmise à cause de l’absorption et diffusion des particules présentes.

Les principales causes d'atténuation en dessous de 38 GHz seront


essentiellement l'absorption de l'énergie par l'O2 et par la vapeur d'eau.
L’affaiblissement linéique dû à l’oxygène dépend uniquement de la
fréquence. On l'exprime par la relation :

Condition de validité :
f < 57GHz

23
17/01/2011

Faisceaux hertziens: Expression des pertes


L’affaiblissement linéique dû à la vapeur d’eau:

dépend de la fréquence et de la densité de vapeur d’eau ρ(g/m3)


contenue dans l’air :

Condition de validité : f < 350GHz - Avec ρ=7,5 g/m3 pour la France

L’atténuation globale due aux gaz atmosphériques (principalement


due à la vapeur d’eau) évolue donc linéairement avec la distance D
de la liaison :
Agaz(dB) = (γγ0 + γw).D

Faisceaux hertziens: Expression gain antennes


paraboliques

η : rendement de l'antenne –
Généralement proche de 0,5

Le gain dans la direction principale de rayonnement: augmente avec le


diamètre (2r) et la fréquence

Doublement du diamètre  augmentation du gain de 6 dB

En pratique, diamètre limité à 120 cm à 13GHz et 30cm à 38GHz

Au delà, gains trop importants  réduction de l'ouverture à quelques


degrés, pointage délicat.

24
17/01/2011

Faisceaux hertziens: Equipements

25
17/01/2011

Bruit dans les systèmes micro-ondes

Objectif

- Comprendre les facteurs limitatifs des réseaux de


communications
- Quantifier la diminution du rapport signal à bruit entre l'entrée et
la sortie d'un quadripôle

Plan

• Les origines du bruit

• Bruit dans les dipôles

• Bruit dans les quadripôles

• Facteurs de bruit des dipôles et quadripôles

• Sensibilité des récepteurs

1
17/01/2011

Les origines du bruit


• Expérience menée aux débuts de la radio: Détection d'un signal de
sortie même en l'absence d'un signal d'entrée  appellation bruit
• Origine du "signal" : Signaux aléatoires générés à l'intérieur des circuits
actifs et passifs

Ce phénomène de bruit joue un rôle important dans les circuits et


systèmes électroniques. En effet, si un système est mal conçu, le signal de
sortie peut être noyé dans le bruit.

récepteur

Les origines du bruit


• Elles peuvent être générées par les composants eux-mêmes,

• Provenir des sources de bruit externes au système.

Ce dernier cas de figure relève de la Compatibilité


ElectroMagnétique (CEM). La CEM prend en compte les sources
de bruits externes telles que la foudre, les rayonnements
électriques et magnétiques causés par les lignes à courant fort,
…. Ces différentes sources ne seront pas étudiées dans ce
cours.

2
17/01/2011

Les origines du bruit – cadre du cours


Dans le cadre de ce cours, on s'intéressera en premier lieu au bruit dit
thermique.

Ce bruit émis par tous les corps et les composants passifs se


caractérise une puissance proportionnelle à la température.

On prendra également en compte le bruit propre aux composants


actifs que l'on représentera par un facteur de bruit.

On caractérisera le bruit de quadripôles en cascade afin de définir les


règles d'ingénierie permettant d'améliorer la sensibilité des systèmes
de réception.

Bruit dans les dipôles: bruit thermique

• Dans un dipôle, le bruit thermique est dû à la fluctuation de vitesse


des porteurs libres. Cette fluctuation peut se caractériser par une
source de bruit. Le dipôle bruyant peut donc se ramener sous la
forme d'un dipôle non bruyant et d'une source de bruit.

i Source
de bruit
i
v = Z.i + en
v en avec
Z v
Z
(To)
en2 = Se .B
Résistance bruyante

3
17/01/2011

Bruit dans les dipôles: bruit thermique


i Source i
de bruit v = Z.i + en
v en
Z v avec
Z
(To)
en2 = Se .B
Résistance bruyante

• en : Source de bruit en tension / en2 : Tension quadratique moyenne

• Se = 4.k.To.Re(Z) densité spectrale de bruit (Théorème de Nyquist)


(On déduit de ce théorème que les éléments purement réactifs ne
génèrent pas de bruit)
To = 290 K Température de bruit de référence
K = 1,38 10-23 J.K-1 est la constante de Boltzmann

• B représente la bande passante d’observation du signal

Bruit dans les dipôles: transformation


Thévenin-Norton d’une source de bruit
Transformation d'une source de bruit en tension en une source de
bruit en courant
en

Z Y in

Signal = bruit  pas de sens privilégié

v en en
De v = Z i + en on a i = + = Y v + in soit in = = Y en
Z Z Z

in2 = Y en2 = Y 4.k .T0 . Re(Z ).B = 4.k .T0 . Re(Y ).B
2 2

 * 
 1 Z  2
Remarque Re ( Y ) = Re   = Re   = Y Re ( Z)
Z  Z2 
 

4
17/01/2011

Bruit dans les dipôles: Puissance de bruit


d’une source de bruit
Comment traduire de manière électrique la puissance du bruit d'origine
thermique générée par une résistance portée à une température T
dans un système de bande passante B ?

Puissance de bruit que l'on pourrait


mesurer avec un wattmètre non
Rà R' à T=0
bruyant de résistance R' (puissance To
dissipée dans R')

en R' en2 RR'


A partir de i= on a N = R' i 2 = = 4kTo B
R + R' ( R + R ')2
(R + R')2

Bruit dans les dipôles: Puissance de bruit


d’une source de bruit
Dans les conditions d'adaptation (R=R’), la puissance de bruit que
l'on mesurerait est

en2
N= = kTo B Watt
4R

On en déduit l'expression de la densité spectrale de puissance de bruit

No = k.To

Pour une bande passante de B=1 Hz, la puissance de bruit d'une


résistance à la température de référence To est

N = k.To.B = 1,38.10-23 . 290 = 397,3.10-20 mW soit -174 dBm

Cette puissance représente le plancher du bruit thermique

5
17/01/2011

Bruit dans les dipôles: Puissance de bruit


d’une source à une température T≠To
Puissance de bruit donnée par N = k.T.B

Normalisation par rapport à la température To : N = k.To.B.(T/To)

T  B 
N( dBm) = −174 + 10.Log10   + 10.Log10  
 To   1Hz 

Par la suite, ce modèle de la résistance bruyante sera aussi utilisé


pour représenter le bruit des composants actifs et des sources de
bruit.

Modèles représentatifs des sources de bruit

On peut modéliser une source de bruit à une température quelconque


soit :

Par une résistance équivalente de bruit à la température de référence To

en2 = 4kToRn B To fixé, Rn ≠ Re (Z )

Par une température équivalente de bruit. La résistance est supposée


portée à la température fictive Ts telle que

e2 = 4kTsRe (Z) B Re (z) fixée, Ts ≠ To

T 
N = K .Ts .B = K .To .B. s 
Puissance de bruit  To 
correspondante (cas 2) T 
N ( dBm) = −174 + 10.Log10 ( B) + 10.Log10  s 
 To 

6
17/01/2011

Bruit capté par les antennes


 Antenne ⇔ résistance bruyante à la température Tant (température
équivalente de bruit)
On assimile le bruit solaire, atmosphérique ou galactique capté par l'antenne à
un bruit thermique

 Tant dépend de l'origine des rayonnements captés, et de son gain


(Nécessité de réduire l'amplitude des lobes secondaires)
qq 10°K

Soleil
 Antenne "terrestre" : Tant # To
Lobe
principal Tsoleil>T0 (Tolérance de quelques dizaines
Parabole de degrés)

Lobes
secondaires Nant = k.Tant.B
Terre : T = T0

Combinaison de sources de bruit


En chaque point d'un système, l'interconnexion d'un générateur et d'une charge
impose la prise en compte de deux sources de bruit. Nous illustrerons ceci en
prenant l'exemple précédent mais en considérant à présent le bruit de l'appareil
de mesure. Nous modélisons ce bruit par une résistance non bruyante placée à
une température équivalente de bruit notée Te.

T = Ts T = Te

Rg = Zo RL = Zo

Source de Appareil de
bruit Mesure bruyant

Puissance totale de bruit en l'absence de corrélation

N = Ns + Ne = k.(Ts + Te).B

7
17/01/2011

Bruit d’un quadripôle (amplificateur)


Nous allons considérer dans ce chapitre l'étude de quadripôles
parfaitement adaptés dans le but de simplifier l'étude. Comme exemple de
quadripôle actif, nous considèrerons souvent le cas de l'amplificateur.

Illustration qualitative du spectre du signal avant et après amplification


DSP (W/Hz) DSP (W/Hz)

Ss
G (S/N)s
Se Ns Na
(S/N)e
G
Ne

F F

L'observation du signal permet d'estimer le gain G. Le bruit résultant


après amplification est dû à l'augmentation du niveau de bruit par le gain
G, et une contribution supplémentaire due au circuit actif [ bruit ajouté
(Na) ]

Modèle du quadripôle adapté bruyant


Si l'on considère l'impédance d'entrée du quadripôle actif (Zo) non
bruyante, l'adaptation en entrée et en sortie étant assurée, la puissance
de bruit ramenée à la sortie du quadripôle s'exprime sous la forme
Gain G
bruit
Na
Rg=Z0 Z0 Z0
Ts

Source Circuit bruyant


de bruit (amplificateur)

Bruit total en sortie : N = k. Ts.B.G + Na

Na correspond au bruit ajouté à la sortie par l'amplificateur

8
17/01/2011

Modèle du quadripôle adapté bruyant


Si l'on ramène le bruit ajouté en sortie en entrée sous la forme d'une
température équivalente de bruit Te, la puissance équivalente de bruit à
la sortie du quadripôle se met sous la forme

Nin total = k.(Ts + Te)B

bruit Te

Rg=Z0 Z0 Z0
Ts
Source Circuit bruyant
de bruit (amplificateur)

On obtient une équivalence entre les 2 modèles (voir transparent précédent) en


imposant une relation entre Te et Na
Na = k.Te.B.G (Te = Na/k.B.G)

Facteur de bruit d’un circuit actif


L'un des objectifs de l'étude du bruit est de quantifier la diminution du
rapport signal à bruit entre l'entrée et la sortie d'un quadripôle. Le
paramètre le mieux adapté pour mesurer cette dégradation est le
facteur de bruit F (Noise Figure - NF)

(S N ) Sin N out k .To .B.G + N a Na T


F=
(S N ) = = = 1+ = 1+ e
in
. F >= 1
N in Sout G.k .To .B G.k .To .B To
out N in = k .T0 . B

Comme tous les circuits sont bruyants, le facteur de bruit est


nécessairement supérieur à 1. Il est égal à 1 pour les circuits idéaux
non bruyants. On exprimera généralement F en dB.

F (dB) = 10.Log10(F)

9
17/01/2011

Facteur de bruit d’un circuit actif

Le principal inconvénient du facteur de bruit réside dans sa définition


impliquant une température de bruit de la source unique égale à la
température de référence T0 = 290 K.

En considérant la température de bruit de la source de bruit comme


étant T0, on obtient à partir de l'expression précédente la relation
existant entre le facteur de bruit (F), la température équivalente de bruit
d'un quadripôle (Te) et le bruit ajouté en sortie (Na).

Te = To(F – 1) Na = k.To.B(F – 1).G

Quadripôle non bruyant :


Na = 0 F = 1 (0 dB) Te = 0 K

Facteur de bruit d’un circuit actif: exemple


d’application

Entrée
Se = -70 dBm Niveau du signal et bruit en sortie ?
Ampli. Rapport signal sur bruit ?
Ne = -90 dBm (To)

F = 3 dB
G=10 dB
Se /Ne (dB) = +20 dB

(Ne = k.T0.B) Ss = Se + G = -60 dBm

Ss/Ns (dB) = Se /Ne – F = +17dB

Ns (dBm)= Ss (dBm) – (Se /Ne(dB) - F) = - 77 dBm

(Ns > Ne + G = -90 + 10 = - 80 dBm)

*** Existence du bruit ajouté

10
17/01/2011

Facteur de bruit d’un circuit passif

Quadripôle passif : Bruit découle de la nature résistive du composant


et de l'existence des pertes. Pour un quadripôle adapté à la
température de référence, on montre que le facteur de bruit est égal à
l'atténuation. On a donc

F(dB) = A (dB)

Application aux atténuateurs, câbles, filtres, …

En première approximation, on utilise cette règle à l'exception des


conditions extrêmes de température relatives aux charges utiles des
satellites, aux composants refroidis à l'azote liquide et aux dispositifs à
base de supraconducteurs.

Facteur de bruit d’un circuit passif


Dans le cas où plusieurs quadripôles passifs sont associés en cascade,
cet ensemble étant lui-même placé en amont d'un circuit actif unique, le
facteur de bruit global exprimé en décibel correspond à la somme des
facteurs de bruit.

Association de quadripôle passifs (+ dernier étage actif)


Premiers étages, Dernier étage
passifs (gain en dB négatifs) actif

F1=-G1 F2=-G2 FN,GN

Circuit équivalent
FT(dB) = F1 + F2 + … + FN (dB)
FT,GT
GT(dB) = G1 + G2 + … + GN (dB)

Les facteurs de bruit , exprimés en dB s'ajoutent

11
17/01/2011

Association de quadripôles bruyants


Le calcul du facteur de bruit d'une chaîne constituée par l'association
de quadripôles bruyants en cascade s'effectue en appliquant la
"formule de Friis"

Premier Dernier
étage Circuit équivalent
étage
F1, G1 F2, G2 FN,GN FT,GT

FT(dB) = voir formule de Friis


GT(dB) = G1 + G2 + … + GN (dB)

Le facteur de bruit global correspond à la formule de Friis

f 2 − 1 f3 − 1 f N −1
f T = f1 + + + ... +
g1 g1 . g 2 g1.g 2 ...g N −1
N.B.: fi et gi exprimés en linéaire dans la formule de Friis

Conséquences de la formule de Friis

 fT est supérieur à f1 (facteur de bruit du 1er étage)


Etage à faible facteur de bruit à l'entrée des récepteurs

 fT diminue si g1 augmente (masquage du bruit des étages 2, 3, …)


Le premier étage doit avoir un grand gain
On place les étages à pertes loin de l'entrée (du premier étage)

 LNA = Low Noise Amplifier : ampli. à grand gain et faible facteur de


bruit : (TMA  LNA))

24

12
17/01/2011

Sensibilité des récepteurs - Définition


La qualification des performances d'un récepteur vis-à-vis du bruit
consiste à en spécifier le facteur de bruit ou la sensibilité. La sensibilité est
définie comme la puissance minimale requise à l'entrée du récepteur
(Semin), garantissant un rapport signal sur bruit minimal en sortie ((S/N)min
généralement spécifié par les normes). On montre que la sensibilité
dépend de la température équivalente de bruit de l'antenne de réception
(Tant), et du facteur de bruit du récepteur.

Tant
Sout/Nout > (S/N)min ⇔ Sin > Sinmin
Contrainte : Sin > Sinmin F, G
Sin > Sinmin
Sinmin = sensibilité

Sensibilité d'un récepteur : Caractérise sa capacité à traiter des


signaux faibles
25

Sensibilité d’un récepteur: Expression


Tant

Contrainte : Sin > Sinmin F, G

Sinmin = sensibilité

On calcule cette sensibilité en supposant que seuls l'antenne et le récepteur


contribuent au bruit, et que le signal émis par l'émetteur n'est pas lui-même
bruité. En général, l'ensemble qualifié de récepteur ci-dessus comprendra en
réalité le récepteur et les câbles d'interconnexion à l'antenne.

S T +T 
S inmin =   k .To .B. ant e 
 N  min  To 
S T +T 
S inmin (dBm) = −174 +   ( dB) + 10 Log10 ( B ) + 10 Log10  ant e 
 N  min  To 
S
si Tant = To ⇒ S inmin (dBm) = −174 +   ( dB) + 10 Log10 ( B ) + F (dB)
 N  min
26

13
17/01/2011

Sensibilité d’un récepteur


S
si Tant = To ⇒ Sinmin (dBm) = −174 +   (dB) + 10Log10 ( B) + F (dB)
 N  min

Cette expression a une validité restreinte au cas d'antennes de


température équivalente de bruit égale à T0. Elle montre l'importance de
réduire le facteur de bruit du récepteur autant que possible.

B = 200 KHz
Norme récepteur GSM (S/B)min = 9 dB
Bande GSM : 35 MHz F mobile = 8 dB

Sensibilité = - 104 dBm pour un TEB = 10-3


27

Sources de bruit dans la section RF d’un mobile

Réception
GSM

Duplexeur
Filtre 1 LNA Filtre 2 Mélangeur
GSM900 DCS
DCS1800 Réception
DCS
Commutateur E/R DCS Circuits
numériques
Emission
DCS

Commutateur
E/R GSM Emission
GSM

Amplificateurs de puissance
Émission GSM et DCS

28

14
17/01/2011

Valeurs typiques de facteurs de bruits

Circuits passifs : F(dB) = A(dB) (câbles, filtres, duplexeurs, …)

Amplificateur : F < 1 dB à 1 GHz

TMA (GSM) : au moins 2 dB en général

TMA avec duplexeurs : ajouter les pertes d'un duplexeur

Mobile GSM (spec. GSM) : 8 dB (maximum) Valeurs élevées car


utilisation de nombreux
BTS GSM (spec. GSM) : 10 dB (maximum) éléments à pertes

Master Pro. Télécoms 2006 29

Plan

15
NON-LINEARITES, COMPRESSION DE GAIN
ET INTERMODULATION

Master Télécoms 1

Phénomènes non linéaires

Les émetteurs et les récepteurs sont constitués d'éléments linéaires et non


linéaires. Ces derniers vont engendrer des effets qui vont réduire les performances
des systèmes, soit en modifiant certains paramètres (gain des systèmes, ...), soit
en introduisant des signaux parasites (harmoniques, produits d'intermodulation
des mélangeurs, ...)

ÉLÉMENTS CONCERNÉS:
Composants actifs (transistors, diodes, …)
Dispositifs actifs (amplificateurs, mélangeurs, …)
Matériaux ferromagnétiques (noyaux de ferrites, …)

La caractérisation des non linéarités se restreint en général à 3 points:


La compression du gain (AM to AM conversion)
La non linéarité des phases (AM to PM conversion)
L’intermodulation d’ordre 3 (3rd order intermodulation)

Master Télécoms 2

1
Phénomènes non linéaires

Illustration d’une non linéarité


Evolution de la caractéristique d’un amplificateur

20
Pout
dBm(HB1.HB.Vout[::,1])

15
linear

10

0
-10 -8 -6 -4 -2 0 2 4 6 8 10
Pin

Modélisation des non-linéarités (1/2)

Dans un système linéaire, les distorsions du signal de sortie à la traversée d'un


dispositif sont liées à des variations d'amplitude et de phase en fonction de la
fréquence.

H( jω) = H( jω) .e j.ϕ.ω


Pour tenir compte des distorsions liées aux éléments non linéaires, on représente
alors le signal de sortie Vs(t) comme une fonction du signal d'entrée Ve(t).

Expression de la caractéristique de transfert instantanée dans le domaine


temporel :

Ve(t) Vs(t) Vs(t) = a1.Ve(t) + a2.Ve2(t) + a3.Ve3(t) + …


G

On se limitera aux non linéarités du 3ème ordre

Master Télécoms 4

2
Modélisation des non-linéarités (2/2)
Cas général: Illustration du phénomène avec un signal d'entrée composé de 2 fréquences

ω1t) + B.cos(ω
Ve(t) = A.cos(ω ω2t)
1 1
Vs ( t ) = a2.A 2 + a2.B2
2 2
3 3
+ (a1.A + a3 .A3 + a3 .AB2 ) cos( ω1t )
4 2
3 3 3
+ (a1.B + a3 .B + a3 .A2.B) cos(ω2t )
4 2
1
+ a2.A cos( 2ω1t )
2
2
1
+ a2.B2 cos( 2ω2t )
2
1
+ a3 .A3 cos(3ω1t )
4
1
+ a3 .B3 cos(3ω2t )
4
+ a2.A.B.[cos( ω1 + ω2 )t + cos( ω1 − ω2 )t ]

a3 .A2.B.[cos( 2ω1 + ω2 )t + cos(2ω1 − ω2 )t ]


3
+
4

a3 .A.B2.[cos( 2ω2 + ω1)t + cos(2ω2 − ω1)t ]


3
+
4
Master Télécoms 5

Non linéarité d'amplitude: Compression de gain (1/4)

Supposons que la tension d’entrée du système ne contient qu'une seule fréquence,


et correspond à une tension sinusoïdale de la forme
ωt),
Ve(t) = A. cos(ω
la tension de sortie s'exprime alors par la relation suivante, en se limitant à l'ordre 3

a2 2  3  a  a 
Vs ( t ) = .A + a1.A + .a3 .A3  cos(ω.t ) +  2 .A 2 . cos(2.ω.t ) +  3 .A3 . cos(3.ω.t ) + ...
2  4  2  4 

Termes éliminés par filtrage

Rmq 1: En régime petit signal le gain du système est est g = a1

Rmq 2: Modification de l'amplitude du fondamental par le terme du 3ème ordre 


distorsion d'amplitude

Rmq 3: Signal d'entrée élevé  modification du gain petit signal (compression,


saturation de la puissance de sortie)

Forte influence du terme du 3ème ordre


Master Télécoms 6

3
Non linéarité d'amplitude: Compression de gain (2/4)

La composante fondamentale du signal de  3 a 


sortie a une amplitude a1.A.1 + . 3 .A2 
 4 a1 
Cette grandeur est inférieure à a1.V (amplitude linéaire) si a3 <0, et est supérieure à
a1.V si a3 >0. Ce phénomène est appelé la compression de gain ou expansion de gain.
La plupart des systèmes fonctionnent dans le cas compressif.
Go
gain linéaire
Le gain à la fréquence fondamentale est donné par Pout 20

dBm(HB1.HB.Vout[::,1])
15
 3 
G = 20.loga1 + .a3.A 2  P1dB

linear
 4  10

Le gain à 1dB de compression est défini par


0
-10 -8 -6 -4 -2 0 2 4 6 8 10
G1 dB = G0 − 1dB Pin

Illustration de la compression de gain

Master Télécoms 7

Non linéarité d'amplitude: Compression de gain (3/4)

20 10
9
dBm(HB1.HB.Vout[::,1])

8
15
7
6
linear

Gain

10 5
4
3
5
2
1
0 0
-10 -8 -6 -4 -2 0 2 4 6 8 10 -10 -8 -6 -4 -2 0 2 4 6 8 10

Pin Pin

20
400
1.5

300

1.0
10
200
ts(HB1.HB.Vout), mV

ts(HB1.HB.Vout), V

0.5
100
0
dBm(HB2.HB.Vout)

0 0.0

-100 -0.5
-10
-200
-1.0

-300
-1.5
-20
-400 0.0 0.2 0.4 0.6 0.8 1.0 1.2 1.4 1.6 1.8 2.0

0.0 0.2 0.4 0.6 0.8 1.0 1.2 1.4 1.6 1.8 2.0 time, nsec

time, nsec
-30

F0 = 1 GHz -40

-50
0.0 0.5 1.0 1.5 2.0 2.5 3.0 3.5 4.0 4.5 5.0
freq, GHz

Master Télécoms 8

4
Non linéarité d'amplitude: Compression de gain (4/4)

Ps
Go
gain linéaire

Point de
1 dB 1 dB compression
à 1dB

"Back off"

Marge fixée par les spécifications


Contrainte de linéarité du système

Point de
fonctionnement
nominal
Pe

Illustration de la compression de gain

Master Télécoms 9

Non linéarité d'amplitude: mesure du point de compression de gain

Atténuateur
Coupleur
Générateur Coupleur Analyseur
G
de spectre

Mesureur de
puissance

Principe de la mesure (TP sur l'amplificateur de puissance)

Master Télécoms 10

5
Non linéarité : Distorsions non linéaires

Ces distorsions sont crées par des éléments non linéaires qui subissent une
variation dynamique du niveau du signal d'entrée. L'élément le plus critique pouvant
engendrer ce type de distorsions est l'amplificateur de puissance.

Ces effets non linéaires sont caractérisés par deux grandeurs appelées compression
AM-AM (variation du module) et conversion AM-PM (variation de la phase).

Ps(dB)
∆Φ Phase de sortie-phase d'entrée
AM/AM
AM/PM

Pe(dB) Pe

Master Télécoms 11

Compression des signaux numériques

Systèmes de transmission numérique: amplitude des signaux constante. Grande tolérance


de la compression de gain. S’accommodent à une marge de linéarité relativement faible.

Au contraire, les modulateurs MAQ à grand nombre d’états voient leurs performances se
dégrader si la linéarité de l'amplificateur n’est pas suffisamment élevée
Constellation MAQ-16
après conversion de gain et de phase

Influence du gain sur le signal de sortie

Conséquences : Dans une chaîne d'émission, les contraintes relatives à la compression


s'appliquent généralement au dernier étage (l'étage de puissance). Pour une compression
importante, la phase du signal est également modifiée  conversion de phase

Master Télécoms 12

6
Intermodulation (1/5)

La plupart des systèmes d'émission ou de réception opèrent sur des signaux répartis dans
plusieurs bandes de fréquences. Les non linéarités des systèmes induisent des brouillages
(interférences) des signaux les uns par rapport aux autres. Ce phénomène est caractérisé par
l'intermodulation.

L'intermodulation est la principale cause de limitation des performances d'un récepteur.

Illustration du phénomène en sortie d'un amplificateur

Intermodulation des canaux n et n+1


(signaux parasites dans les canaux n-1 et n+2

Canaux "utiles"
n et n+1
Ps
IMR3
Pout3

Fn-1 Fn Fn+1 Fn+2 Fn+3

Amplification des canaux n et (n+1), perturbation des canaux (n-1) et (n+2)


Master Télécoms 13

Intermodulation (2/5)

Illustration du phénomène avec un signal d'entrée composé de 2 fréquences

Ve(t) Vs(t)
ω1t) + B.cos(ω
Ve(t) = A.cos(ω ω2t) G Vs(t) = a1.Ve(t) + a2.Ve2(t) + a3.Ve3(t) + …

a2 2
( A + B2 )
2
 3 3 
A a1 + a3.A 2 + a3 .B2  cos(ω1t )
Composantes fondamentales  4 2 
Fréquences ω1, ω2  3 3 
Ba1 + a3.B2 + a3 .A 2  cos(ω2t )
 4 2 

Produits d'intermodulation
a2 AB. cos( ω1 + ω2 )t + a2 AB. cos( ω1 − ω2 )t
ω1 ± ω2

A .B.[cos( 2ω1 + ω2 )t + cos( 2ω1 − ω2 )t ]


3.a3 2
ω1 ± ω2
2.ω
4

A.B2.[cos( 2ω2 + ω1)t + cos( 2ω2 − ω1)t ]


3.a3
ω2 ± ω1

4
Master Télécoms 14

7
Intermodulation (3/5)
Illustration du spectre du signal de sortie Les produits d'intermodulation traduisent la
répartition des puissances sur les différentes
fréquences
On distingue différents types de distorsion:
- Les harmoniques (pas gênantes car en général hors bande passante)
- Les produits d'intermodulation (échange de puissance entre les porteuses)

IMR3 (dBc) dBc : dB carrier

F2-F1 2F1-F2 F1 F2 2F2-F1 2F1 2F2 3F1 3F2


2F1+F2 2F2+F1
F1+F2

Produits d'intermodulation du second ordre F1 + F2 et F2 – F1

Produits d'intermodulation du troisième ordre 2F1 + F2 , 2F1 – F2 , 2F2 + F1 , 2F2 - F1


(intermodulation d'ordre 3)

Produits gênants si la différence ω1 et ω2 faible: 2F1 – F2 , 2F2 - F1

Harmoniques éliminés par filtrage car hors bande passante


Master Télécoms 15

Intermodulation (4/5)

Output Spectrum
50

0
Intermodulation Intermodulation
Spectrum

d’ordre 3 d’ordre 5
-50
Signaux utiles

-100
50

-150
0.0 0.5 1.0 1.5 2.0 2.5 3.0 3.5 4.0 4.5 5.0 5.5 6.0 0
freq, GHz

-50

-100

Zoom
-150
815 820 825 830 835 840 845 850 855 860 865 870 875 880 885
freq, MHz

Master Télécoms 16

8
Point d'interception d'ordre 3 (5/5)

On caractérise l'intermodulation par l'IMP3 (IP3). Ce produit d'intermodulation est défini


comme le signal d'entrée, qui donnerait en sortie des niveaux égaux pour la composante
fondamentale et les produits d’intermodulation d'ordre 3.

Le point d'interception est indépendant du niveau de puissance d'entrée. Il est donc très
utilisé pour caractériser les non-linéarités d'un circuit.

(Puissance de sortie exprimée en dBm)


Ps(dBm) IP3

IP3s Remarque:
Pour A=B, si l'amplitude du signal d'entrée A
P1dB augmente, pour de petites amplitudes, l'amplitude du
fondamental augmente proportionnellement, tandis
que l'amplitude des produits d'intermodulation
augmente de A3; d'où l'évolution des pentes (ordre 1 et
3).
IMR3
Remarque:
Pente 3
Pe L'IP3 est généralement défini:
- En entrée pour un récepteur
IP3e
- En sortie pour un émetteur.
Illustration de la compression de gain
Master Télécoms 17

Intermodulation à 2 tons

Principe de la mesure (TP sur l'amplificateur de puissance)

Géné. 1 Atténuateur
Pe1
Coupleur
Coupleur
Additionneur G Analyseur
de spectre
Géné. 2
Pe2

Psi = f(Pe)
Pout3 = f(Pe)
Mesureur de
puissance

Master Télécoms 18

9
IMP3 = IP3: Point d'interception d'ordre 3

20
IMP3: Point fictif (extrapolation
IMP3 = 15dBm
15 Pout des droites de pentes 1 et 3)
10 Pout3
correspondant à la puissance
de sortie, caractérisant les non
5 linéarités d'ordre 3
0
Ps (dBm)

-15 -10 -5 0 5 10
-5
IMR3 = 20 dB IMR3: Taux de réjection de
-10
l'intermodulation d'ordre 3,
-15 pour une puissance de sortie
donnée.
-20
Marge, exprimée en dB, entre la
-25 puissance des raies utiles et la
puissance des raies
-30
d'intermodulation d'ordre 3
Pe (dBm)

On montre, pour les approximations précédentes que,

IMR3(dB) = 2.(IMP3 – Ps), IMP3 = P1dB + 10,63 dBm

Expression en sortie Master Télécoms 19

Relations utiles (1/2)


Démonstration IMR3(dB) = 2.(IMP3 – Ps)

En partant des relations  9 


générales précédentes, en A a1 + a3.A2 (cos(ω1t ) + cos(ω2t ))
 4 
posant A = B, les composantes
fondamentales et
A .[cos( 2ω1 − ω 2 )t + cos( 2ω 2 − ω1 )t ]
3.a3 3
intermodulation s'expriment par
4

En considérant le gain linéaire [ a1 >> (9/4).a3.A2 ], l'amplitude du point


d'interception d'ordre 3 (niveau d’entrée pour lequel les composantes
de sortie aux pulsations ω1 et ω2 ont le même niveau que les pulsations
ω1-ω
aux fréquences 2ω ω2, 2ω
ω2-ω
ω1) en entrée est donné par

3 4 a1
Expression du point de
a1 .AIP 3 = a 3 .A 3IP 3 soit AIP 3 =
compression en fonction
4 3 a3
des amplitudes

Master Télécoms 20

10
Relations utiles (1/2)-bis
Démonstration IMR3(dB) = 2.(IMP3 – Ps)

P12s

IMR3
PIM3s

2F1-F2 F1 F2 2F2-F1

Pour des niveaux d'amplitude faible, si le point d'interception en entrée ou en sortie est
connu (la différence étant le gain), alors on peut calculer les niveaux des produits
d'intermodulation.

Si on appelle
A12e : niveau des deux signaux d'entrée Expression de IMR3 pour
A12s : niveau des composantes fondamentales en sortie un signal d’entrée donné
AIM3s : niveau des produits d'ordre 3 en sortie

A12 s = a1 . A12e A12 s



1 a1 A12 e 4 a1 1
. = .
AIM 3s 3 a3 A123 e 3 a3 A122 e 4 a1
De On a 4 AIP3 =
3 car 3 a3
AIM 3s =
2
a3 . A123 e A IP3e
= 2
4 A12e

Master Télécoms 21

Relations utiles (2/2)


Transformation relation entre les amplitudes en puissance
A12s A 2IP3e
= 2 20.LogA IMS 3 = 20.LogA 12 s − 20.LogA IP2 3 e + 20.LogA 12
2
De AIM3s A12e On déduit e

Cette relation entre les amplitudes s'exprime en dB, si on considère une charge
normalisée (50 Ω)
PIMS 3 (dBm) = P12 s + 2 P12 e − 2 PIP3e

1
Ou PIP 3e (dBm) = ( P12 s − PIM 3s ) + P12e
2

Différence de puissance = IMR3


P12s
1
IMR3 PIP 3e (dBm) = IMR3 + P12 e ( dBm)
PIM3s 2
ou
2F1-F2 F1 F2 2F2-F1
IMR3 = 2.[PIP 3e ( dBm) − P12e (dBm)]
Expression en entrée
Master Télécoms 22

11
Intermodulation de quadripôles en cascade

Formule de l'IMP cascadée

1 1 1 1 1
= + + + ... +
IMP IMPn G n .IMPn −1 G n .G n−1 .IMPn−2 G n .G n−1 .....G 2 .IMP1
Indices se rapportant à la numérotation des étages
Gains et IMP exprimés en linéaire

Cas de deux quadripôles non linéaires en cascade (expression simplifiée)

Ve(t) Ve1(t) Ve2(t)  1 PIP3s,2 


AIP3e,2
PIP3s (dBm) = PIP3s,2 − 10.Log1 + . 
AIP3e,1 G
 2 PIP3 s,1 

Lorsque plusieurs étages sont utilisés en cascade, on constate que les contributions à
l'intermodulation sont apportées essentiellement par les derniers étages.

Master Télécoms 23

Remarques

En pratique :
On doit placer en sortie de la chaîne d'émission un étage à fort IMP et à fort gain
On doit éloigner les montages à pertes (atténuateurs, mélangeurs, …)

Intermodulation des dispositifs passifs

Les circuits linéaires passifs (atténuateur, coupleurs, câbles, filtres, …) ne sont pas
sujets à l'intermodulation (IP3 infini).

Les circuits passifs à base de ferrite (isolateurs, circulateurs) peuvent présenter des
phénomènes de saturation à puissance élevée.

Master Télécoms 24

12
LE MELANGEUR

Master Télécoms 25

Mélangeur : Principe (1/2)

Elément essentiel en communication, qui permet de réaliser la transposition des fréquences

Processus de mélange: Transfert d'énergie d'une fréquence d'entrée (FRF par exemple) vers
une fréquence de sortie FFI, à l'aide d'un second signal d'entrée (oscillateur local – FOL)

Mélangeur d'émission: Transposition du signal utile en haute fréquence


(conditions de propagation favorables)

Mélangeur de réception : Transposition du signal HF en BF


(démodulation plus efficace)

mélangeur FI
RF
VRF(t) VFI(t)

OL
Oscillateur
Local VOL(t)
FOL

Mélangeur utilisé en réception Représentation


symbolique d'un mélangeur
Master Télécoms 26

13
Mélangeur : Principe (2/2)

Processus non linéaire – Transfert d'énergie sur une autre fréquence

Fonction de transfert (mélangeur en réception)

Vs(t) = ao + a1.Ve(t) + a2.Ve2(t) + a3.Ve3(t) + … avec Ve(t) = VRF(t) + VOL(t)

Produits d'intermodulation de fréquences |mFRF + nFOL| m, n entiers


(cas des signaux sinusoïdaux)

FFI = FRF - FOL si FRF > FOL


Exemple: Transposition basse : m = 1, n = -1
FFI = FOL – FRF si FRF < FOL

Remarque : Amplitude du signal de sortie proportionnelle à l'amplitude du


signal d'entrée et à celle de l'oscillateur local.
Pour des mélangeurs à diode, les puissances nominales d'OL s'échelonnent
typiquement de 7 à 17 dBm (OL: Puissance la plus importante)

Master Télécoms 27

Mélangeur : Intermodulation d'ordre 3 (1/3)


Cas de figure où l'on applique 3 signaux à l'entrée du mélangeur

ω1t) + B.cos(ω
VRF(t) = A.cos(ω ω2t)
Ve(t) = VRF(t) + VOL(t)
ωOLt)
VOL(t) = L.cos(ω

Expression de Vs(t) Génération de fréquences de type f = ±n.FOL ± m1.F1 ± m2.F2


n : ordre de la modulation
Terme a1.Ve(t) : spectre du signal d'entrée |m1|+|m2| ordre de l'intermodulation

.L .[1 − cos( 2.ωOL t )] + 2 .A 2 .[1 − cos( 2.ω1t )] + 2 .B2 .[1 − cos( 2.ω2 t )]
Terme a2.Ve(t)2 a2 2 a a
a 2 .Ve2 ( t ) =
2 2 2
+ a 2 .L.A.[cos( ωOL − ω1 )t + cos( ωOL + ω1 )t ] + a 2 .L.B.[cos( ωOL − ω2 )t + cos( ωOL + ω2 ) t ]
+ a 2 .A.B.[cos( ω1 − ω2 )t + cos( ω1 + ω2 ) t ]

Terme a3.Ve(t)3 a 3 .Ve3 = a 3 .( VOL


3
+ VRF
3
1 + VRF2 + 3.VOL .VRF1 + 3.VOL .VRF2 +
3 2 2

1.VRF2 + 3.VRF2 .VRF1 + 6.VOL .VRF1.VRF 2 )


2 2
3.VRF
Parmi l'ensemble des raies spectrales disponibles en sortie du mélangeur, quelques-unes
ont un intérêt particulier

ω1 – ω2
Pulsations gênantes: 2ω et ω2 – ω1

Master Télécoms 28

14
Mélangeur : Intermodulation d'ordre 3 (2/3)

Terme a3.Ve(t)3 a3 .Ve3 = a 3 .( VOL


3
+ VRF
3
1 + VRF 2 + 3.VOL .VRF1 + 3.VOL .VRF 2 +
3 2 2

1.VRF 2 + 3.VRF 2 .VRF1 + 6.VOL .VRF1.VRF 2 )


2 2
3.VRF

2
3.a3 .VRF 2
[ 2
] 2 B
1.VRF2 = 3.a3 . A .B. sin (ω1t ). sin( ω2 t ) = 3.a3 .A . . sin( ω2 t )
2
2 B 2 B
− 3.a3 .A . . sin(2ω1 − ω2 )t − 3.a3 .A . . sin(2ω1 + ω2 )t
4 4

2
3.a3 .VRF 2
[ 2 2 A
]
2.VRF1 = 3.a3 . B .A. sin(ω1t ). sin ( ω2t ) = 3.a3 .B . . sin(ω1t )
2
2 A 2 A
− 3.a3 .B . . sin(2ω2 − ω1)t − 3.a3 .B . . sin(2ω2 + ω1)t
4 4

Master Télécoms 29

Mélangeur : Intermodulation d'ordre 3 (3/3)

Transposition HF

Spectre d'entrée (FI) Spectre de sortie


Ps=Pe-Pc
Pe
IMR3
∆F ∆F ∆F ∆F
Pout3

F1 F2 FOL FOL+F1 FOL+F2

F0L+2F1-F2 F0L+2F2-F1

Portion de spectre d'émission d'un mélangeur

ω1 – ω2 et 2ω
Pulsations gênantes (peuvent se trouver dans la bande passante): 2ω ω2 – ω1

Master Télécoms 30

15
Mélangeur : Caractéristiques électriques (1/4)

Gain de conversion Gc = Pout/Pin soit Gc(dB) = Pout – Pin (dBm)

Mélangeurs à diode : Gc < 0; on parle alors de pertes de conversion


Lc(dB) = Pin – Pout (dBm)
(Mélangeur à diode: pertes de l'ordre de 6 à 8 dB pour des fréquences RF < 10 GHz.)
Gain mesuré à la puissance nominale de l'OL – typique 7 et 17 dBm

Caractérise la "fuite" de signal présent à l'un des accès du


Isolation mélangeur vers les autres accès. Contribution importante de la
puissance OL qui est la plus importante de toutes.

Origine : Fréquence OL proche de la bande passante RF

Px − y
Ix − y = Px-y : Puissance injectée en x et mesurée en y
Px − x
POL−RF
Exemple
IOL−RF =
POL−OL
Master Télécoms 31

Mélangeur : Caractéristiques électriques (2/4)

Mélangeur = élément non linéaire; détermination de la courbe


Compression Ps = f(Pe) pour obtenir le point de compression à 1 dB

Intermodulation d'ordre 3 Comportement identique au modèle utilisé pour


les amplificateurs

Spectre d'entrée (FI) Spectre de sortie


Ps=Pe-Pc
Pe Taux de réjection
IMR3 d'intermodulation
∆F ∆F ∆F ∆F d'ordre 3
Pout3

F1 F2 FOL FOL+F1 FOL+F2

F0L+2F1-F2 F0L+2F2-F1

Mélangeur d'émission (simple bande)

Master Télécoms 32

16
Mélangeur : Caractéristiques électriques (3/4)

Intermodulation d'ordre 3
IIP3: input intercept point 3rd order
Pout PIM3 OIP3: Output intercept point 3rd order

OIP3

PFI = PRF + GC
IIP3 Pin IMR3 = 2(IIP3 - PRF)

IMR3

Master Télécoms 33

Mélangeur : Caractéristiques électriques (4/4)

Comme tout dispositif à semi-conducteur, le mélangeur génère


Facteur de bruit
du bruit. Le facteur de bruit se définit de façon classique
comme la dégradation du rapport signal sur bruit entre l'entrée
et la sortie

(SN)  PRF


BRF  e
F= 
F=
(SN)
e
Exemple
 PIF 
s  B 
 IF  s

Cas des mélangeurs à diodes : Facteur de bruit # pertes de conversion

Typiquement on considère F = Lc + 1 (dB)

Par conséquent, en réception, on placera le mélangeur en


aval du LNA afin d'améliorer la sensibilité des récepteurs

Master Télécoms 34

17
Bibliographie

Geneviève Baudoin, « Radiocommunications numériques » - DUNOD


Vol. 1- Principe,modélisation et simulation ISBN 2 10 005580 1
Vol. 2- Conception de circuits intégrés RF et micro-onde ISBN 2 10 005581 X

Shingo Ohmori, H. Wakana, S. Kawase, « Mobile satellite Communications »


Artech House Publishers ISBN 0 89006 843 7

Guillermo Gonzales, « microwave transistor amplifiers »


Prentice-Hall ISBN 0 13 254335 4

Stephen C. Harsany, « Principles of microwave technology »


Prentice-Hall ISBN 0 13 205568 6

Master Télécoms 35

Master Télécoms 36

18
G = -7 dB
PIP3s,3 = 15dBm
Calculer le point d'interception en sortie et en entrée
d'une chaîne de transmission du circuit ci-contre
G = -3dB mélangeur

Sortie
Entrée G = 15 dB
PIP3s,2=20dBm
Oscillateur
Local
FOL

Filtre passif: IP3 infini (pas de saturation de la sortie par rapport à l'entrée)

 1 100 
IMP3 en sortie filtre+ampli PIMP 3 s,out = 20dBm − 10 log1+ .  = 20dBm
 31,6 ∞ 
 1 3&,6 
IMP3 en sortie du 3ème étage PIMP 3 s,total = 15dBm − 10 log1+ .  = 15 − 4,1 = 10,9dBm
 0,2 100 
Pour calculer l'IP3 en entrée de la chaîne, il suffit de tenir compte de son gain

PIMP 3e,total = PIMP 3e,total − (G1,G2 ,G3 ) = 10,9 − (−3 + 15 − 7) = 5,9dBm

Rmq: L'IMP3 ne peut que diminuer lorsque l'on ajoute des blocs. L'IP3 des derniers blocs est
critique car le signal est de plus en plus fort
Master Télécoms 37

Exercice: Association de quadripôles et intermodulation


On étudie l'étage de sortie d'un émetteur radiofréquence. Ce circuit comporte trois
quadripôles parmi les quatre suivants:

1 1 1 1  IP32 
Quadripôle Gain (dB) IP3 (dBm) = + = 1 + 
IP3tot IP32 G2 .IP31 IP32  G2 .IP31 
Atténuateur -3 Infini (linéaire) d' où
IP32
Isolateur - 0,5 Infini (linéaire) IP3 tot =
IP32
Amplificateur +15 +15 1+
G2 .IP31
Mélangeur à -6 0
diodes  IP32 
IP3 tot (dB) = IP32 (dB) − 10.Log1 + 
 G2 .IP31 
1)- On étudie en premier lieu la combinaison amplificateur+mélangeur. Le placement du mélangeur en sortie
facilite (faciliterait) l'amplification puisque tous les étages précédents le mélangeur opèrent en FI. Calculer le
point d'interception d'ordre 3 de cet ensemble.

IP3T = 0-10. Log(1 + 1/(0,25 . 31,6 ) = - 0,5 dBm


G = -6 dB
PIP3s,3 = 0dBm
mélangeur

Att ou Isolateur
FOL G = 15 dB
PIP3s=15dBm

2 1 Master Télécoms 38

19
Exercice: Association de quadripôles et intermodulation

2)- On place à présent le mélangeur avant l'amplificateur. Calculer l'IMP3 équivalent et montrer l'avantage de
cette configuration par rapport à la précédente.

G = -6 dB
PIP3s,3 = 0dBm IP3T = 15-10. Log(1 + 31,6/(31,6 . 1 ) # 12 dBm
mélangeur

On améliore la linéarité du système

Att ou Isolateur G = 15 dB
PIP3s,2=15dBm FOL

2 1

3)- Reprendre la question 2 avec un amplificateur de gain égal à 25 dB. Montrer que le gain du dernier étage
réduit l'intermodulation des autres étages. Expliciter ce résultat en comparant les systèmes étudiés aux
questions 1) et 2).
IP3T/1-2 = 15-10. Log(1 + 31,6/(316 . 1 ) # 14,6 dBm

Augmentation du gain du dernier étage  amélioration de l'intermodulation

1 1 1 IMP3G = -3 + 14,6 = 11,6 dBm


= +
IMP3global ∞ Gpassif .IMP3 T1−2
Ou
IMP3global (dBm) = L(dB) + IMP3 T1−2 (dBm)
IMP3G = -0,5 + 14,6 = 14 dBm

Master Télécoms 39

Exercice 2: Association de quadripôles et intermodulation

Pe (dBm) -20 -10 0 5 7 10


Pout (dBm) 0 +10 20 25 26 27
Pout3 (dBm) -60 -30 0 15 17 28

1)- Tracer le diagramme représentant l'évolution des puissances Pout et Pout3 en fonction de la puissance
d'entrée. En déduire:
Le gain petit signal de l'amplificateur
Son point de compression à 1 dB
Son point d'interception d'ordre 3 (IMP3)

Voir fichier excel

Gain petit signal : 20 dB


Point de compression à 1 dB Pe1dB = 7 dBm Ps1dB = 26 dBm
Point d'interception : PIMP3e = 10 dBm PIMP3s = 30 dBm

2)- On applique à l'entrée de l'amplificateur deux signaux de puissance égales à -5 dBm. Déterminer à partir
des résultats du 1°) le taux de réjection d'ordre 3 (IM R3), la puissance de sortie Pout, la puissance des raies
d'intermodulation Pout3. Comparer aux résultats déterminés graphiquement.

Calcul à l'aide formule du cours (utilisation des résultats du 1):


IMR3 = 2[IMP3s – Ps(-5dBm)] = 2 (30 – 15) = 30 dB

Pout = 5 dBm  raies d'intermodulation 30 dB en dessous soit -25 dBm

Voir graphique: Pe = -5 dBm


IMR3 = 30 dB (lecture sur le graphique Master Télécoms 40

20
Exercice 2: Association de quadripôles et intermodulation

3)- Reprendre la question 2) pour Pe = +7 dBm. Discuter les différences observées entre le calcul effectué à
partir du modèle et les résultats issus du graphique relevé expérimentalement. Montrer que le modèle surestime les
effets négatifs l'IMR3 par rapport au cas réel.
4)- En se basant sur les résultats du 2) et en appliquant les formules du cours, déterminer le spectre en sortie
lorsque deux signaux de puissances respectives -5 et +5 dBm sont appliqués simultanément sur l'entrée de
l'amplificateur.

Courbe de puissance

70
60
50
40
30
20
Ps (dBm)

10
Pout(dBm)
0
-10 0 Pout3 (dBm)
-30 -20 -10 10 20
-20
-30
-40
-50
-60
-70
Pe (dBm)

Master Télécoms 41

21