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ETUDE D’IMPACT ENVIRONNEMENTAL ET SOCIAL

DU PROJET DE CONSTRUCTION
D’UNE CENTRALE THERMIQUE A GAZ DE 150 MW A
KRIBI ET D’UNE LIGNE DE TRANSPORT D’ENERGIE
DE 225 kV ENTRE KRIBI ET EDEA

Par
Richard NDEMANOU
SOCIETE AFRICAINE D’EXPERTISE
Yaoundé - Cameroun
Tél. (237) 99 98 46 51
E-mail: ndemanourichard@yahoo.fr
Identifiant UNYK: 223 LCE
PLAN DE L’EXPOSE

1. BREVE PRESENTATION DU CAMEROUN

2. CONTEXTE

3. DISPOSITIONS LEGALES ET REGLEMENTAIRES

4. JUSTIFICATION ET LOCALISATION DU PROJET

5. DESCRIPTION DU PROJET

6. CADRAGE ET CONSULTATION

7. EVALUATION DE L’IMPACT ENVIRONNEMENTAL

8. EVALUATION DE L’IMPACT SOCIAL

9. PLAN DE GESTION ENVIRONNEMENTALE

10. PLAN DE GESTION SOCIALE


BREVE PRESENTATION DU CAMEROUN

• Situation géographique: Afrique centrale


• Superficie: 475 000 km²
• Pays limitrophes: Nigéria, Tchad, Congo, RCA, Gabon et Guinée
Equatoriale
• 4 grandes régions écologiques: forêt dense humide, zone côtière
littorale, hauts plateaux de l’ouest, zone soudano-sahélienne
• 2 langues officielles: Français et Anglais
• PIB / habitant: 900 $ US
• Economie basée sur l’agriculture, les forêts et le pétrole
• Population: 17 millions d’habitants
• Façade maritime d’environ 350 km
• Organisation administrative: 10 provinces, 58 départements, 385
arrondissements
2. LE CONTEXTE

- Offre actuelle d’électricité au Cameroun: 938 MW


- Demande: près de 1400 MW en 2008
- Augmentation de la demande : 5 % par an
AES Sonel, société concessionnaire d’électricité au Cameroun,
développe actuellement le Projet Centrale Thermique à gaz de Kribi. Ce
projet est conçu pour satisfaire la demande croissante en électricité et
rentre dans le cadre de la mise en œuvre de la stratégie
gouvernementale de développement de l’offre en énergie électrique à
moyen terme au Cameroun.

Le projet sera localisé dans la partie sud du Cameroun. Il comprendra:


La construction d’une centrale thermique à gaz de 150 MW (à environ 9 km au Nord-
Ouest de la ville de Kribi)
et d’une ligne de transport d’énergie haute tension de 225 kV entre la centrale et le
poste 225/90 kV de Magombé à Edéa.

La centrale sera alimentée avec du gaz naturel extrait du champ gazier


de Sanaga-sud, à environ 14 km au Nord-Est de la ville de Kribi. Une EIE
séparée a été réalisée pour le projet gazier, y compris le pipeline
jusqu’au site.
L’EIES a été réalisée conformément à la législation Camerounaise ainsi que les
standards et pratiques internationaux adoptés par la Banque Mondiale et la Société
Financière Internationale (SFI). Le projet est considéré comme faisant partie de la
“ catégorie A “ des procédures opérationnelles de la Banque Mondiale (OP 4.01),
parce qu’il nécessitera l’expropriation des personnes et des biens et leur
réinstallation sur de nouvelles terres.
La méthodologie adoptée pour le Projet est donc basée sur les exigences de la
réglementation Camerounaise, conformément aux dispositions du Décret
N° 2005/0577 du 23 Février 2005 fixant les modalités de réalisation des EIE, ainsi
que les procédures opérationnelles OP 4.01 de la Banque Mondiale.
Les principales phases de l’étude, qui ne sont pas indépendantes et qui ont parfois
été réalisées concomitamment sont :

Le cadrage : cette phase initiale a permis d’établir les termes de référence pour
l’EIES détaillée en identifiant les impacts environnementaux et sociaux majeurs
potentiels du projet. A l’issue de cette phase, un rapport de cadrage a été
élaboré. Il a consisté en une analyse des différentes variantes de projet, une
visite du site du projet et une revue bibliographique des conditions
environnementales et sociales de la zone d’étude.
Les missions sur le terrain : quatre missions ont été effectuées sur le terrain.
Elles ont permis:
d’examiner en détail les différentes variantes du projet,
d’identifier les problèmes liés à sa réalisation en rapport avec les exigences
du métier,
de réaliser les études de base et de préparer les consultations publiques
L’identification des textes pertinents de la législation et de la réglementation
Camerounaise
Les consultations publiques: Elles ont été faites avec les autorités administratives
et traditionnelles, ainsi que les communautés concernées.
Les données de base : Il s’est agit d’une part de l’examen des statistiques et
informations existantes, et d’autre part de la collecte des données spécifiques sur
le Projet (données primaires).
Les impacts potentiels : Ils ont été identifiés à partir de l’analyse des travaux
projetés en relation avec les caractéristiques environnementales et sociales de la
zone du projet.
Les mesures d’atténuation : Ce sont des mesures de suppression, de réduction
ou de compensation des impacts identifiés. Celles-ci ont été proposées et une
évaluation d’impacts résiduels après mise en œuvre de ces mesures a été faite.
Le plan de gestion environnementale et sociale.
3. DISPOSITIONS LEGALES ET REGLEMENTAIRES
L ’EIES a identifié les différents instruments législatifs et réglementaires nécessaires
pour la mise en œuvre du projet.
Sur le plan national, les principaux textes légaux et réglementaires en matière d’EIE
sont La Loi n° 96/12 du 5 Août 1996 portant Loi-cadre relative à la gestion de
l’environnement, le Décret N° 2005/0577 du 23 Février 2005 fixant les modalités
de réalisation des études d’impact et l’Arrêté N° 0070/MINEP du 22 Avril 2005
définissant les différentes catégories d’opérations dont la réalisation est soumise
à une étude d’impact environnemental.
Au plan international, le rapport a été préparé au regard des principes de la SFI et de
la Banque Mondiale. En cas de nécessité, il a été également fait référence aux
normes internationales afin d’établir une base référentielle du projet qui soit
conforme aux exigences nationales et internationales. Il convient de signaler que
pour la mise en œuvre du projet, AES Sonel envisage un apport financier de la
Banque Mondiale. Par conséquent, le rapport a été également préparé
conformément aux exigences de la SFI et de la Banque Mondiale.
Dans la mesure où il n’existe pas encore de normes sur le bruit ainsi que sur la
qualité de l’eau et de l’air au Cameroun, les normes internationales ont été adoptées
dans la présente étude.
4. JUSTIFICATION ET LOCALISATION DU PROJET

L’infrastructure en matière d’électricité au Cameroun est principalement constituée


du Réseau Interconnecté Sud (RIS). Il existe également un Réseau Interconnecté
Nord et un nombre significatif de centrales thermiques isolées qui fournissent de
l’électricité aux principaux centres urbains.
A l’intérieur du RIS, l’énergie est principalement produite par des centrales
hydroélectriques qui satisfont environ 90% de la demande (barrages d’Edéa et de
Songloulou). Le RIS dispose également de six centrales thermiques qui fournissent
de l’énergie additionnelle nécessaire pour combler le déficit en période de pointe.
Plusieurs options pour satisfaire la demande en énergie à long terme sont en étude
au niveau du Gouvernement. Toutefois, la demande en énergie augmentant à un
rythme de 5% environ par an, la centrale de Kribi est destinée à combler le déficit à
court terme.
Le projet dans son intégralité sera localisé dans la zone côtière équatoriale du
Cameroun. La température moyenne dans cette zone est de 28°C, l’humidité relative
varie entre 60 et 100% et la pluviométrie moyenne annuelle est de 3000 mm.
La zone du projet est caractérisée par la présence d’une plaine côtière alluviale avec
des mangroves et un couvert forestier. Au fur et à mesure que l’on s’éloigne de la
côte, la topographie change et est dominée par de petites collines et vallées. Le
paysage est dominé par une végétation de forêt naturelle (primaire et secondaire).
La grande partie du site du projet se trouve en zone forestière.
L’activité économique dominante dans la zone est l’agriculture de subsistance. Tout
le long des 100 km de la ligne haute tension projetée, se trouvent des villages (16 au
total) et des champs cultivés. Les produits issus de l’agriculture et de la chasse sont
vendus le long de la route Edéa-Kribi ou dans les marchés locaux.
5. DESCRIPTION DU PROJET

Le projet centrale thermique de Kribi comprend :

La centrale thermique : Construction à Mpolongwé (situé à 9 km au Nord-


Ouest de la ville de Kribi, sur l’axe bitumé Edéa-Kribi ) d’une centrale
thermique de 150 MW alimentée par du gaz naturel.
Les Ouvrages de Transport Electrique : Construction des ouvrages de
transport d’énergie haute tension comprenant :

− Un poste élévateur de 11 à 225 kV au site de Mpolongwé ;


− Une ligne de haute tension double terne de 225 kV longue de 100
km entre la centrale de Mpolongwé et le poste de Mangombé à
Edéa ;
− Le raccordement de la ligne haute tension au poste de Mangombé
avec installation de travées arrivées lignes 225 kV nécessaires.
6. CADRAGE ET CONSULTATION
6.1. Cadrage
Au regard de la réglementation nationale (Décret N° 2005/0577/PM du 23 Février
2005 sur les EIE) et les canons internationaux en la matière (procédures
opérationnelles de la Banque Mondiale, OP 4.01), l’EIES a été conduite en deux
phases :
- La première phase dite de cadrage, a permis l’élaboration des termes de
références de l’EIES, c’est-à-dire l’identification des impacts environnementaux et
sociaux potentiels du projet qui nécessiteront un examen détaillé. L’étude de
cadrage a également consisté en la revue des alternatives du projet, la visite du
site du projet par l’équipe d’étude ainsi que la revue des données
environnementales et sociales de base existantes sur la zone d’étude. Un rapport
de cadrage a été produit et soumis au Ministère en charge de l’environnement
pour approbation.
- La seconde phase a concerné la réalisation de l’EIES proprement dite.
6.2. Consultation
La consultation prévue dans le cadre de l’EIES a été entreprise conformément à la
réglementation environnementale en vigueur qui requiert :
Les critères d’acceptabilité de l’EIE, qui incluent la nécessité des consultations
publiques préalables (elles visent à recueillir l’avis des populations sur le Projet)
et des réunions tenues pendant la réalisation de l’étude.
L’exigence faite au promoteur du projet d’informer les populations au moins 30
jours avant le début des consultations.
La rédaction des procès verbaux de réunions à inclure dans le rapport d’EIE.
Après la confirmation du chronogramme y afférent, les consultations publiques
doivent être conduites et un rapport dressé et présenté au Ministre en charge de
l’environnement dans les 30 jours.
En outre, comme il s’agit d’un projet de catégorie A, le promoteur du projet est tenu
de fournir à l’intention des populations un résumé des objectifs du projet ainsi que
ses impacts potentiels sur l’environnement préalablement aux consultations.
AES Sonel a donc rendu le rapport disponible pour les populations directement
concernées et les ONG.
7. EVALUATION DE L’IMPACT ENVIRONNEMENTAL
7.1 Méthodologie de l’EIE
L’étude de cadrage a permis d’identifier les impacts environnementaux significatifs.
Par la suite, la méthodologie utilisée s’est appesantie sur la collecte d’informations
de base nécessaires pour évaluer les impacts. Des données primaires ont été
collectées là où il n’existait pas de données secondaires ou lorsqu’elles étaient peu
fiables. Les principaux impacts environnementaux du projet se résument de la manière
suivante :
7.2 Qualité de l’air
Étant donné qu’il n’existe pas de station de mesure et de contrôle de la qualité de l’air
au Cameroun, il n’a pas été possible d’avoir des données de référence dans la zone
du Projet. Des campagnes de suivi de la qualité de l’air ont par conséquent été
menées pendant la réalisation de l’étude (en utilisant des tubes de diffusion), afin de
mesurer les niveaux actuels de Dioxyde d’azote (NO2), de Dioxyde de soufre (SO2) et
d’Ozone (O3). Ce suivi devra se poursuivre pendant les phases de construction et
opérationnelle. Les résultats ont montré que les niveaux actuels de NO2 et SO2 se
situent en dessous des limites préconisées par la Banque Mondiale et l’Organisation
Mondiale de la Santé (OMS). Les niveaux actuels de l’O3 étaient caractéristiques des
régions équatoriales. Dans l’ensemble, la qualité actuelle de l’air dans la zone du
projet est bonne, mais avec une détérioration possible dans la ville d’Edéa.
Pendant la phase de construction, les impacts potentiels de l’air, aussi bien pour le
site de la centrale que pour le corridor de la ligne de transport seront (i) les
émissions de véhicules et (ii) le soulèvement des poussières dû aux activités de
construction. Ce soulèvement présente des nuisances et peut provoquer des risques
pour la santé. Toutefois, ces effets peuvent facilement être atténués et l’évaluation
de cet impact s’est avérée négative, mais d’importance mineure et de courte durée.
Pendant la phase opérationnelle, l’impact potentiel est associé aux émissions de la
centrale, puisque celle-ci fonctionnera au gaz naturel ou au gasoil. Cet impact a été
modélisé en utilisant un logiciel de dispersion de l’air, et s’est avéré négatif, mais
d’importance mineure. Dans le cas d’utilisation du gasoil comme combustible, les
émissions de polluants seront supérieurs à celles du gaz naturel; Toutefois, l’impact
sera de courte durée dans la mesure où la centrale serait alimentée par du gasoil en
continu pendant seulement 8 jours au total par an.
7.3 Eaux de surface
Les impacts majeurs potentiels sur les ressources en eau sont (i) la contamination
de l’eau par l’érosion du sol et l’épandage des matériaux contaminateurs tels que les
combustibles, et (ii) la surexploitation de l’eau disponible et/ou déviation du cours de
l’eau de son lit.
Des mesures d’atténuation seront mises en œuvre pour protéger le sol. Elles
permettront de lutter contre l’érosion et partant contre la pollution des eaux de
surface. Des systèmes sanitaires appropriés seront mis à la disposition du personnel
afin de lutter contre la pollution des ressources en eau et de bonnes pratiques seront
suivies pour s’assurer du non épandage des huiles, etc. l’impact sur les ressources
en eaux de surface est donc considéré comme mineur eu égard au risque limité de
pollution par l’érosion du sol, l’épandage des huiles ou le drainage d’effluents
liquides dans les cours d’eau attenants. Cet impact potentiel se manifestera pendant
toutes les phases de développement du Projet, de la phase de construction jusqu’à
la phase de démantèlement de la centrale et de la ligne de transmission.
7.4 Eaux souterraines
Pendant la phase de construction, les besoins en eau du Projet seront faibles
provenant essentiellement des eaux de surface. Par conséquent, l’eau souterraine
ne sera pas sujette à un impact significatif en terme de réduction de la quantité
d’eau présente dans les nappes souterraines.
En phase opérationnelle, il est envisagé d’utiliser l’eau souterraine pour couvrir les
besoins en eau domestique et les besoins divers à la centrale. Sur la base d’une
estimation du personnel qui sera utilisé durant cette phase, la quantité d’eau
souterraine à utiliser sera de 2.25 m³ environ par jour. Le taux de pompage sera par
conséquent très faible (<0.03 litre/seconde).
Les mesures d’atténuation mises en œuvre pour la phase de construction seront
temporaires mais devront faire en sorte qu’aucun impact sur les eaux souterraines
ne soit significatif. Les latrines seront constituées soit des fosses, soit de type
transportable. Des enclos temporaires sont mis autour des aires de stockage
d’huiles. D’autres produits chimiques tels les graisses et les produits d’entretien
seront stockés en milieu sécurisé afin d’éviter le vol et le tripatouillage. Le sol sera
doté d’une cavité de rétention afin d’éviter les légers épandages.
Les mesures d’atténuation à mettre en œuvre pour la phase de construction
comprendront :
Entourer les réservoirs de stockage du gasoil d’une enceinte de rétention
possédant une capacité de 110% du volume total stocké;
Tous les tuyaux d’alimentation en combustibles ne devront pas être posés à
même le sol;
Une fosse de rétention devra être construite en dessous de chaque
transformateur;
Les ateliers devront posséder des drains et être équipés de séparateurs d’huile;
Les eaux d’égout seront dirigées vers une station d’épuration (STEP) pour
traitement avant rejet dans la nature.
7.5 Bruit
Afin d’établir les niveaux de référence de bruit autour du site de la centrale, une
campagne de mesure de bruit a été entreprise pendant la réalisation de la
présente étude. Trois stations ont été mises sur pied et les mesures prises
pendant une période de 24 heures. Les résultats ont montré une légère
différence entre le jour et la nuit mais les sources de bruit ont varié. Pendant le
jour, le bruit provenait de la route et des activités quotidiennes des populations,
alors que la nuit, le bruit était causé par la faune sauvage.
Les impacts acoustiques potentiels de la centrale projetée proviendront des
activités du Projet pendant la phase de construction, ainsi que d’une légère
augmentation du trafic. En phase opérationnelle, ils proviendront du bruit
engendré par la ligne haute tension, les transformateurs ainsi que du
fonctionnement des turbines. L’impact dû au trafic pour chacune des phases
est considéré comme mineur. Le bruit causé par les lignes haute tension est
généralement influencé par le niveau de tension et les conditions climatiques.
Quoique le niveau de bruit augmente avec l’humidité, ces impacts dans
l’ensemble seront jugés mineurs.
Les mesures d’atténuation de bruit pour la phase de construction incluent :
L’entretien régulier des équipements ;
La coupe, le broyage, le meulage, etc devront être faits dans un espace fermé ;
Les opérations génératrices de bruit devront être localisées à de distances
maximum de récepteurs potentiels ;
Les mouvements devront être limités et contrôlés autour du site.
7.6 Le trafic
Les impacts potentiels du projet sur le trafic seront l’augmentation des
embouteillages, le bruit, les vibrations, la qualité de l’air et les risques d’accidents de
circulation.
Pendant la phase de construction, le trafic proviendra d’une série d’activités,
notamment les terrassements sur le site de la centrale, la construction des routes
d’accès, les travaux de construction de la centrale et de la ligne de transport. Il est
estimé qu’en période de pointe, les mouvements de véhicules atteindront environ
300 par jour. Ces mouvements auront essentiellement pour origine le transport du
matériel à destination ou en provenance du site. Le transport du personnel pendant
cette période pourra générer environ 100 mouvements par jour.
Pendant la phase opérationnelle, le transport du personnel générera seulement 15 à
20 mouvements de véhicules par jour. Le principal produit qui sera livré à la centrale
sera le gasoil (combustible de secours), dont les mouvements de camions ont été
estimés au maximum à 200 par an. Dans l’ensemble, le trafic pendant la phase
opérationnelle sera très faible et n’aura pas d’impact majeur sur l’environnement.
Les mesures visant à atténuer les embouteillages sont limitées dans la mesure où il
n’existe qu’une seule route disponible. De même, les personnes et les biens qui
doivent être transportés ne peuvent pas être réduits. Pendant la phase de
construction en particulier, les véhicules sont chargés à leur capacité maximum
lorsque ce sera possible afin de minimiser le nombre de mouvements. Des convois
spéciaux de véhicules devront également être organisés en périodes de haute
activité en dehors des heures de pointe de la journée, ce qui aura pour effet de
réduire les embouteillages.
7.7 Sols et utilisation des terres
Les principaux impacts sur les sols et l’occupation des terres ont pour origine la
nécessité de disposer de surfaces pour l’implantation des ouvrages sur le site de la
centrale et le dégagement de l’emprise de la ligne. Ces impacts se manifesteront
aussi bien durant la phase de construction que pendant la phase opérationnelle, et
seront permanents. Les impacts secondaires pourront être le fait de l’érosion à la
suite des terrassements ou de déversement accidentel d’hydrocarbures, etc.
L’occupation directe des terres pendant la phase de construction est estimée à 7.5
hectares (ha) au niveau du site de la centrale, et comprend notamment l’espace
nécessaire pour la construction des baraques de chantier. Pour la fondation des
pylônes dans le corridor de la ligne de transport, moins de 1 ha sera nécessaire.
Pendant la phase opérationnelle, les terres occupées par la centrale sont estimées à
4.75 ha puisque les baraques de chantier seront détruites.
Néanmoins, la totalité de la superficie du site de la centrale (16 ha) sera clôturée afin
d’éviter l’intrusion des populations avoisinantes pendant toute la durée de la phase
opérationnelle. Il n’y aura donc plus de possibilités d’y pratiquer l’agriculture ou
d’autres activités informelles. La superficie totale occupée par le couloir de la ligne
de transport est estimée à 285 ha, à l’intérieur de laquelle des restrictions
d’utilisation des terres devront être appliquées et toute haute végétation éliminée.
7.8 Flore et faune
Le site de la centrale couvre une superficie totale de 16 ha constituée de jachères
récentes et anciennes ainsi que de forêt dégradée. Une faible portion est occupée
par des champs cultivés de banane-plantain et de manioc. De Kribi à Edéa, la ligne
de transport traversera plusieurs types de végétation. Les plus importants sont les
forêts dégradées, les marécages, les zones de raphias, les jachères de différents
âges et les forêts primaires sur sols rocailleux. Afin de confirmer cette typologie, une
enquête écologique a été menée pendant l’étude.
Cette enquête a révélé que la majorité d’espèces de plantes identifiées dans la zone
du projet sont communes dans les forêts littorales et présentes dans la Réserve de
faune de Douala-Edéa. La plupart d’entre elles sont également présentes dans la
Réserve de Mankombé en cour en cours de classement. Aucune des espèces
animales identifiées n’est protégée et ne présentent donc pas de grande valeur eu
égard au statut de conservation. Toutefois, certains grands mammifères sont utilisés
par les populations pour l’autoconsommation et comme source de revenu (vente du
gibier). Il a donc été conclu que la valeur de conservation de la zone du projet est
très faible. Ceci est principalement dû au degré de perturbation du milieu avec pour
conséquence une dégradation sévère de l’habitat de faune.
Cette zone est très faible en bio-indicateurs de valeur significative et aucune des
espèces de flore ni de faune identifiées pendant l’enquête ne requiert de protection
spéciale.
Le projet nécessitera l’acquisition de terres pour la construction des ouvrages et le
dégagement de l’emprise de la ligne, ainsi qu’une gestion permanente du corridor de
la ligne de transport. Les impacts potentiels sur la flore et la faune seront donc:
La perte permanente de l’habitat suite à la déforestation des espaces pour la
construction de la centrale et la ligne de transport;
La séparation entre différents types d’habitats suite à la déforestation du couloir
de ligne;
L’augmentation de la chasse et de la coupe du bois grâce à l’ouverture de
nouvelles voies d’accès;
La perturbation de la faune sauvage; et
L’augmentation des collisions entre les véhicules et les animaux.
Les mesures d’atténuation proposées consistent donc à minimiser les surfaces
utilisées, utiliser les espaces déjà dégradés (ex: les routes existantes et l’actuel
corridor de ligne), gérer la croissance de la végétation (maintien de la végétation à 2
m de hauteur maximum dans le couloir de la ligne), contrôler le bruit au niveau du
site de la centrale pendant les phases de construction et opérationnelle, et limiter la
vitesse des véhicules.
7.9 Paysage et impact visuel
D’un point de vue général, la combinaison d’une végétation forestière haute et de
basses collines ne présentant pas de points en relief limite la visibilité à distance.
Ceci est le cas que ce soit de la route ou des maisons le long du tracé de la ligne.
La déforestation pour la construction de la centrale et sur le long du tracé de la ligne,
et la construction des pylônes ont été identifiés comme les principaux impacts
pouvant affecter le paysage. Les principaux impacts de ces nouveaux éléments sont
visuels.
Les mesures d’atténuation ont été prises en compte dès les études préliminaires du
projet et les aspects liés à l’environnement ont été pris en considération. Ainsi, le
tracé de la ligne de transport a été choisi le plus parallèle possible de la ligne 90 kV
existante et le long de la route bitumée Edéa-Kribi. Quelques déviations ont été
faites lorsque nécessaire afin d’éviter les maisons. Le site d’implantation de la
centrale a été choisi dans une zone faiblement habitée, et situé à 200 environ de la
plus proche maison et à 250 m de la route. De plus, ce site permet le maintien
alentour d’une bonne ceinture végétale. Ce site sera terrassé pendant la phase de
construction, mais engazonné avec quelques arbres replantés au terme desdits
travaux.
8. ÉVALUATION DE L’IMPACT SOCIAL
8.1 Méthodologie de l’évaluation de l’impact social
L’approche méthodologique utilisée pour l’Étude de l’Impact Social a consisté en
l’utilisation des questionnaires et des consultations informelles des populations
affectées par le Projet. Les informations collectées pour l’EIES comprenaient un
ensemble de données primaires et secondaires. Les données secondaires
existantes telles que les données du recensement de la population et les données
socio-économiques de base du Cameroun ont été passées en revue. Comme la
majorité des données existantes sur la zone de projet sont soit incomplètes, soit
obsolètes, une enquête des ménages a été menée afin de collecter des données
actualisées sur la zone de projet et établir une situation de référence fiable en
comparaison de laquelle les impacts potentiels majeurs seront mesurés. Les
paramètres suivants ont été évalués :
– Population et démographie
– Environnement économique
– Infrastructures de base
8.2 Population et démographie
Indépendamment de l’EIS et conformément à la législation Camerounaise, un
recensement exhaustif des biens susceptibles d’être affectées lors de la mise en
œuvre du projet a été effectué par les Commissions de recensement des biens mis
en cause créées par les Préfets de l’Océan et de la Sanaga maritime, en vertu des
dispositions du Décret du Ministère des Domaines et des Affaires Foncières rendant
d’utilité publique les travaux projetés.
Ce recensement a donné les résultats préliminaires suivants sur les personnes et
biens affectés dans l’emprise du projet et qui nécessiteront une expropriation :
Sur le site de la centrale :
8 propriétaires de maisons
17 propriétaires de cultures (y compris les 8 ci-dessus)
2 tombes
Aucun des propriétaires ne possédait de titre de propriété sur le terrain occupé.
Sur le corridor de la ligne de transport :
86 propriétaires d’habitations (18 et 68 dans les arrondissements de Kribi et
d’Edéa respectivement)
665 propriétaires de cultures (342 et 323 dans les arrondissements de Kribi et
d’Edéa respectivement)
55 tombes (12 et 43 dans les arrondissements de Kribi et d’Edéa respectivement)
34 titres de propriété (4 et 30 dans les arrondissements de Kribi et d’Edéa
respectivement)
Les terres affectées par le Projet comprendront essentiellement des parcelles
cultivées qui dans la plupart des cas sont héritées coutumièrement et sur lesquels les
utilisateurs ne possèdent aucun titre de propriété. Compte tenu du fait que les
principaux moyens de subsistance des populations locales proviennent
essentiellement de l’agriculture, le projet est susceptible d’avoir un effet
considérable sur les populations affectées et leurs moyens de subsistance.
La prise des terres le long du corridor de la ligne de transport sera probablement
l’impact social le plus significatif du projet sur les populations et la démographie. Les
impacts potentiels seront :
Le déguerpissement des personnes affectées;
Les conflits sociaux;
La perte des vestiges culturels.
De plus, le projet provoquera certainement l’immigration dans la zone des
travailleurs potentiels.
La principale mesure ayant permis d’atténuer l’impact du projet sur la population est
la localisation du site de la centrale et du corridor de la ligne de transport autant que
possible hors des endroits fortement habités. En effet, cinq sites alternatifs pour la
localisation de la centrale ont été évalués et le site final a été choisi entre autres
compte tenu de sa faible occupation. Le tracé de la ligne de transport a également
été sélectionné afin d’éviter autant que possible les habitations et les vestiges
culturels. De plus, la ligne proposée étant parallèle à la ligne 90 kV existante, les
deux lignes partagent à certains endroits le même couloir, réduisant ainsi les
superficies affectées.
Une autre mesure d’atténuation sera l’indemnisation et le recasement des
personnes affectées. Un Plan de Recasement (PR) a ainsi été élaboré en conformité
avec les exigences de la Banque Mondiale (Politique Opérationnelle 4.12).
Le recasement des personnes affectées devra être terminé avant le démarrage
effectif des travaux sur le terrain. Avec la mise en œuvre du PR, l’impact du projet
sur l’occupation des terres sera négatif, de long terme, mais d’importance mineure.
Si ce recasement a lieu sur des terres plus fertiles, alors l’impact sera plutôt positif.
Les conflits sociaux avec les populations hôtes seront minimisés avec le recasement
des personnes affectées dans leurs villages. Conformément aux politiques
opérationnelles de la Banque Mondiale (OP 4.12), les mesures d’atténuation
comprendront également des consultations préalables avec les communautés
affectées et le gouvernement, un règlement effectif et équitable des indemnisations
et/ou le recasement, la mise en place des stratégies pour la résolution des conflits
sociaux entre les ménages expropriés et recasés et les populations hôtes (s’il y en
a), et des mesures nécessaires pour améliorer l’accès à l’électricité et à l’eau dans
les localités hôtes. En appliquant ces mesures d’atténuation, l’impact des conflits
potentiels serait négatif à long terme mais d’importance mineure.
L’immigration se fera essentiellement pendant la phase de construction lorsqu’on
aura besoin entre 550 et 600 employés sur le site et qu’environ 10% seulement
pourrait être recrutés des villages avoisinants compte tenu de la spécialisation des
métiers. Un des impacts potentiels de cet afflux des personnes sera la propagation
des Maladies Sexuellement Transmissibles (MST), le VIH-SIDA, etc. La
sensibilisation des communautés locales et du personnel sur la nécessité des
rapports sexuels protégés et un bon comportement général pourront permettre de
minimiser cet impact négatif. Toutefois, cet afflux de plus de 500 personnes environ,
quoique de courte durée, est considéré comme négatif et d’importance majeure.
8.3 Environnement économique
Les principaux impacts négatifs sur l’environnement économique seront la perte des
terres et les désaccords liés aux indemnisations à travers les conflits fonciers. Ils
seront de court terme et pourront, par une gestion adéquate, être atténués de
manière appropriée. De plus, le Projet aura des impacts positifs à long terme grâce à
l’augmentation de l’offre nationale en énergie électrique et par ricochet aux bénéfices
économiques régionaux y relatifs. De plus, il y aura la création de nouveaux emplois
et de meilleures possibilités de commerce sur le court et le long terme.
Les mesures d’atténuation des impacts négatifs liés au processus d’indemnisation
sont présentées dans le Plan de Recasement. Ces indemnisations seront réalisées
conformément aux politiques opérationnelles de la Banque Mondiale (PO 4.12) et
consisteront en la réparation appropriée du préjudice résultant des pertes
économiques occasionnées par le Projet chez les populations concernées.
En définitive, les impacts bénéfiques sur l’environnement économique seront
significatifs à court et à long terme compte tenu de l’augmentation de l’offre en
énergie électrique, la création d’emplois et l’augmentation es revenus. Ces impacts
se manifesteront aussi bien au niveau régional qu’au niveau local. Néanmoins,
quoique la perte des terres et des revenus agricoles soit un impact négatif majeur,
celui-ci pourra facilement être atténué grâce à la mise en œuvre du Plan de
Recasement.
8.4 Services sociaux et infrastructures
Les principaux impacts potentiels du projet sur les infrastructures concerneront la
pression sur les services de santé locaux et la détérioration de l’offre en eau. En ce
qui concerne les services de santé, l’impact le plus important se produira lors de la
phase de construction pendant laquelle la pression sur les services locaux de santé
deviendront considérable. Comme mesure d’atténuation, l’Entrepreneur devra mette
en place sur le chantier un service de santé de base afin de fournir les premiers
soins si nécessaire. Pendant la phase opérationnelle, le personnel de la centrale
sera de 60 individus environ et tous résideront près du centre urbain où les facilités
existantes pourront couvrir leurs besoins médicaux. Une mesure efficace
d’atténuation de l’impact consistera également en une bonne sensibilisation sur les
Maladies Sexuellement Transmissibles et VIH-SIDA.
Par ailleurs, certains impacts mineurs pourront être enregistrés sur l’éducation,
l’électricité et les services de communication. Le nombre potentiel d’enfants en âge
scolaire venant dans la zone de projet sera faible dans la mesure où la phase de
construction sera de courte durée et la phase opérationnelle emploiera seulement 60
travailleurs permanents. L’impact sur le système éducatifs existant sera donc
insignifiant. L’impact sur les télécommunications sera neutre à positif. Il pourrait y
avoir un impact positif indirect si le Projet génère des revenus qui permettent aux
populations d’acquérir un téléphone portable. De même pour l’électricité,
l’augmentation des revenus locaux grâce au Projet pourra permettre à plusieurs
ménages de se connecter au réseau électrique et de payer leurs factures.
Étant donné le fait que la création d’emplois sur le long terme sera relativement
faible, une augmentation substantielle de l’accès aux services sociaux de base est
très peu probable.
8.5 Champs électromagnétiques – Santé communautaire
Les champs électriques et magnétiques (CEM) sont présents partout où l’électricité
est utilisée. Pendant les 20 dernières années, le débat sur le caractère
dommageable de ces champs sur la santé humaine a largement focalisé l’attention
des scientifiques. Il existe une variété de vues divergentes, mais les évidences
scientifiques à ce jour indiquent que les CEM n’entraînent pas des maladies.
Toutefois, des organisations internationales comme la Commission Internationale
sur la Protection contre les Radiations Non Ionisantes (CIPCRNI) et des États
indépendants ont élaboré un guide sur les limites d’exposition aux CEM, afin de
minimiser les chocs et les interférences potentiels avec le système nerveux humain.
Pour les besoins de la présente étude, une revue de la littérature a été effectuée sur
les plus récentes publications et informations sur le sujet. Sur cette base, la
possibilité pour ces impacts de survenir à cause de la ligne de transport projetée a
été évaluée.
Les CEM sont produits aussi bien à l’état naturel que comme résultat d’actions
anthropiques. Partout où l’électricité est utilisée, il y a également des champs
électriques et magnétiques. Le présent Projet, qui comporte la construction d’une
ligne haute tension, générera des champs électriques et magnétiques, dont la valeur
sera d’autant plus élevée que l’on se rapprochera de la ligne.
Il n’existe pas de mesure spécifique pour atténuer les impacts potentiels des CEM.
Toutefois, les niveaux de CEM sous et près de la ligne électrique devront se situer à
l’intérieur des limites internationales reconnues. En outre, la ligne sera construite
dans un corridor où les habitations et les pratiques agricoles devront être proscrites.
De ce point de vue, la distance minimale entre un bien (maison ou champ cultivé) et
la ligne de transmission devra être de 15 m. Même comme aucun impact significatif
résultant de ces CEM n’est à craindre, cette distance servira de mesure d’atténuation
en minimisant les risques d’exposition pour les habitations à long terme.
Par ailleurs, la psychose des populations pour les impacts potentiels des CEM doit
être prise en considération dans le cadre des mesures d’atténuation. Même comme
aucune campagne d’information spécifique sur les effets des CEM n’est
recommandée, le personnel impliqué dans les opérations de construction de la ligne
de transmission devra être formé sur les effets potentiels des CEM tels que
présentés dans le rapport d’EIES et être prêt à répondre à toute interpellation relative
qui pourrait provenir des populations avoisinantes.
9. PLAN DE GESTION ENVIRONNEMENTALE
Un cadre général du Plan de Gestion Environnementale (PGE) a été préparé comme
une section séparée de l’EIES conformément aux exigences de la réglementation
Camerounaise et la Banque Mondiale. La structure de ce PGE est la suivante:
Politique environnementale: la politique environnementale de AES Sonel est
présentée dans le rapport d’EIES.
Présentation du Projet
Registre des Impacts Environnementaux: résume les impacts potentiels du projet
et donne un aperçu sur la gestion environnementale
Standards Environnementaux et Objectifs de Qualité: fournit les standards qui
doivent être appliqués pour le Projet, et sont nationaux dans la mesure de leur
applicabilité
Atténuation et Mise en Œuvre: résume les contrôles qui doivent être effectués
pendant la réalisation du Projet afin de supprimer ou de minimiser les impacts
potentiels
Suivi et Évaluation: présente le programme de suivi et les procédures à adopter
Structure de Gestion: présente les exigences de la gestion environnementale du
projet
Collecte des Données: résume les exigences et les responsabilités
Audits et Examens: requis pour assurer la réussite dans la mise en œuvre du
PGE.
Préalablement au début des opérations de construction de la centrale, ce cadre
général devra être traduit en cadre opérationnel par l’élaboration d’un PGE détaillé
qui tienne compte de toutes les mesures d’atténuation, de gestion et de suivi, ainsi
que d’autres mesures institutionnelles qui seront prises par AES Sonel dans le
cadre du Projet Centrale Thermique de Kribi.
10. PLAN DE GESTION SOCIALE
Conformément aux pratiques internationales, un cadre général du Plan de Gestion
Sociale (PGS) a été élaboré et est présenté dans le rapport d’EIES. Ce document
cadre comporte un résumé du système de suivi et de gestion requis pour le
fonctionnement normal du projet. La structure du PGS est la suivante:
Politique Sociale
Présentation du Projet
Standards Sociaux et Objectifs de Qualité
Registre d’Impacts Sociaux
Atténuation et Mise en Œuvre

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