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F.

Benoudiba
z
Fractures du
rocher
2

TDM : comment

 Volume de hauteur
variable, sur le scout
view
 Reconstructions
multiplanaires au
moins dans deux
plans
 De la pointe de la
mastoide au toit du
Radio-anatomie de l'oreille

rocher
15/12/2018
3

Quelle technique ?
Résolution spatiale / Résolution en contraste

Oreille moyenne Oreille interne MAI

- Os
- Os - Os
- Liquide
- Air - Liquide
- Nerfs

TDM TDM IRM


Radio-anatomie de l'oreille
15/12/2018

IRM IRM TDM


z Rappel anatomique
Chaine ossiculaire
z
z

 Epidémiologie • 4% des traumatisés crâniens ont une fracture du crâne


dont 14 à 22% concernant l’os temporal.

 • 70% des patients ayant une fracture du temporal ont entre 20 et 40 ans.

 • Les étiologies les plus fréquentes sont :

 - les accidents de la voie publique 41%,

 - les chutes 31%,

 - et les agressions 11%.

 • Bilatéralité dans 10-15%


z

 L’évaluation clinique des fractures du rocher passe souvent au


second plan.

 • Rôle essentiel du radiologue dans le bilan lésionnel

 – Description minutieuse des structures atteintes

 – Évaluation des séquelles et des complications potentielles


z

 Le scanner est l’examen de référence.

 • Le scanner cérébral avec reconstructions en coupes fines Le


scanner cérébral avec reconstructions en coupes fines en
fenêtres osseuses sur le rocher est insuffisant.

 – Jusqu’à 1/3 des fractures non détectées

 – Bilan lésionnel imprécis

 • Nécessité de réaliser un scanner des rochers dédié en ultra


haute résolution ultra haut
z
Technique

 Du M.A.E. au toit du rocher , 0.4 à 0.6 mm d’épaisseur à


l’acquisition

  Incrément de reconstruction des natives : 0,2 - 0,3 mm 


Grand champ – petit champ (50 mm)

 Plan Axial : // canal semi-circulaire latéral

 Plan coronal, sagittal - coronal des osselets, axial du stapes...

  Epaisseur de reconstruction : 0,5 à 0,6 mm, incrément de


reconstruction : tous les 0,4 mm
z

QUAND
 Différé en cas de traumatisme crânio-encéphalique grave → dans
les jours qui suivent en fonction de l état ’ du patient

 • De plus, l’hémotympan peut rendre l’interprétation délicate (caisse


du tympan et osselets +++)

 • Indications du scanner des rochers Indications du scanner des


rochers en urgence en urgence :

 – Otorrhée

 – Paralysie faciale

 – Fistule labyrinthique
z
Classification

 Classification de Ramadier et Causse (1937)

 • Fracture longitudinale (70 Fracture longitudinale (70 -90%) :


parallèle à l axe ’du rocher du rocher par choc latéral

 • Fracture transversale (10-30%) : perpendiculaire à l’axe du rocher


par choc antérieur ou postérieur

 Autres types de fractures

 • Plusieurs traits associés • Fractures obliques

 • Fractures parcellaires : écaille, mastoïde, tympanal …

 • Fractures labyrinthiques microscopiques


z

 Classification de Aubry et Pialoux (1965)

 Repose sur l’ atteinte de la capsule otique

 – Fractures labyrinthiques pures

 – Fractures tympano-labyrinthiques

 – Fractures extra-labyrinthiques
z

 Actuellement, l’association des 2 classifications citées est utilisée :

 – Fractures longitudinales extra-labyrinthiques

 – Fractures longitudinales tympano-labyrinthiques

 – Fractures transversales trans-labyrinthiques

 –Fractures transversales tympano- labyrinthiques

 En pratique : le plus important est de décrire avec précision les


structures anatomiques atteintes, en particulier les lésions qui
engagent le pronostic fonctionnel.
FRACTURES
z
LONGITUDINALES
EXTRALABYRINTHIQUES

 POINTS D’ENTREE :
A : PRE-MEATIQUE : ECAILLE ANTERIEURE
B : SUS-MEATIQUE : ECAILLE MOYENNE
C : RETRO-MEATIQUE : ECAILLE
POSTERIEURE D : FISSURE
PETROSQUAMEUSE
E : MASTOIDIEN
F : RETROLABYRINTHIQUE
z
Hemotympan

 Fracture longitudinale extra-labyrinthique irradiant par la caisse


du tympan avec hémotympan : opacité de la cavité tympanique
z
Pre meatique écaille ant
z
Sus méatique Ecaille moyenne
z Retro méatique Ecaille post
Lésions traumatiques de la chaîne
z
ossiculaire

 • 30% des cas

 • Fracture ou luxation ossiculaire

 • Associées ou non à une fracture du rocher (longitudinale dans


90% des cas)

 • Détection peu sensible en phase aiguë en particulier des


fractures de l’étrier en raison de l’hémotympan associé
z Lésions traumatiques de la chaîne
ossiculaire

 L’enclume est l’osselet le plus instable car c’est l’osselet le plus lourd,
faiblement ancré entre le marteau et l’étrier.

 Par ordre de fréquence :

 1. Luxation uncudo-stapédienne

 2. Luxation uncudo-malléaire

 3. Luxation de l’enclume (uncus)

 4. Luxation du complexe uncudo-malléaire

 5. Luxation stapédo-vestibulaire

 6. Fractures de l’étrier, de l’enclume, du marteau.


z Luxation uncudo-stapédienne
z
Luxation uncudo-malléaire
z Luxation de l’enclume (uncus)

Fracture ancienne enclume


z Luxation de l’enclume (uncus)
z
Luxations complexes
z
Surdité de perception

 Mécanismes :

 • Fracture labyrinthique Fracture labyrinthique

 • Fistule péri-lymphatique : communication anormale entre l’oreille interne


et l’oreille moyenne

 – par fracture tympano-labyrinthique

 – par traumatisme des fenêtres

 Clinique :

 • Surdité neuro-sensorielle fluctuante ou persistante

 • Vertiges / Acouphènes / Céphalées post-traumatiques


z
Surdité de perception

 Sémiologie TDM des fistules péri-lymphatiques :

 • Fracture tympano-labyrinthique avec ou sans


pneumolabyrinthe

 • Traumatisme des fenêtres : sémiologie plus subtile

 • Comblement liquidien du sinus tympani (hypo tympan )

 • Subluxation stapédienne (impaction de l’étrier dans le vestibule


à travers la fenêtre ovale)

 Rechercher attentivement un pneumolabyrinthe


z
z Pneumovestibulie
z
Surdité de perception avec scanner normal

 • C’est une indication d’IRM

 – Hémorragie intra-labyrinthique :
hypersignal spontané T1.

 – Commotion labyrinthique : prise de


contraste du labyrinthe.
z
Lésions vasculaires

 Carotide interne

 – Risque de dissection carotidienne

 Risque de dissection carotidienne

 – Angioscanner des troncs supra-aortiques en


cas de signes neurologiques non expliqués par
le traumatisme crânien ou de fracture irradiant
au canal carotidien.

 • Sinus veineux veineux

 – Thrombophlébite post-traumatique : retardée

 – Angioscanner veineux en cas d’anomalies


neurologiques retardées.
z
Brèches durales

 Otorrhée ou rhinorrhée de LCS

 Risque de m éningite

 • Scanner de la base du crâne en haute


résolution

 • Si nécessaire cisternoscanner

 • Fractures à risque :

 – Fracture du tegmen tympani

 • Fracture irradiée au toit du sinus


sphénoïdal
z
Paralysie faciale (PF)

 • PF retardée, incomplète, transitoire : souvent due à un œdème


et de bon pronostic œdème et de bon pronostic

 • PF immédiate et sévère : pronostic plus sombre, requiert


souvent une exploration chirurgicale

 • Portion la plus fréquemment atteinte par le trait de Portion la


plus fréquemment atteinte par le trait de fracture : ganglion
géniculé