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INTRODUCTION
La formation d’un gestionnaire exige que celui-ci se familiarise avec les données pratiques qu’il
pourra rencontrer tout au long de sa vie professionnelle.
Voilà pourquoi la faculté des Sciences Economiques et de Gestion de l’ULPGL dans sa
clairvoyance a bon jugé de marier les connaissances théoriques des étudiants aux connaissances
pratiques sur le terrain en organisant le stage académique.
Passer ce stage nous a permis de mettre en pratique l’ensemble des connaissances acquises le
long de notre formation universitaire. Cela nous a ainsi permis de banaliser le chemin de notre
exercice professionnel car dit-on seul la formation théorique ne suffit pas pour former les futurs
gestionnaires des entreprises et futurs précurseurs de la bonne santé économique du Pays.
D’où pour permettre à nos lecteurs de mieux suivre les travaux que nous avons effectués, il nous
est d’obligation de rédiger un rapport de stage.
Pour sa compréhension, hormis l’introduction et la conclusion, le présent rapport est subdivisé en
deux chapitres :
 Le Premier Chapitre concerne la présentation de la DGDA ;
 Le Deuxième Chapitre concerne le déroulement du stage.
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Chapitre I. PRESENTATION DE LA DGDA


I.1. HISTORIQUE DE LA DGDA
1. De la douane
La douane n’est pas une invention de notre époque. Parler de la douane, revient à situer dans le
temps et dans l’espace ses origines lointaines et ses différentes dénominations, ses missions
spécifiques, ses structures et mécanismes de fonctionnement.
Etymologiquement le mot «  douane » fut emprunté dans la langue française d’abord sous la
forme de « dohanne » en 1281 puis « doane » et « duane » en 1441 à l’ancien italien « doane »
qui lui vient de « douana » en latin pour désigner l’édifice où l’on percevait les droits d’entrées
et de sorties des marchandises.
En 1372, « douana » désignait aussi les services administratifs superviseurs des opérations de
perception.
Pendant l’antiquité le concept « douane » vient du mot « douane » qui désignait le lieu des
réunions des administrations des finances des pays tels que l’Inde, l’Egypte, la chine, la Grèce où
l’on pratiquait les prélèvements de l’impôt sur les commerces des marchandises extérieurs.
2. Définition
« Douane » ou « Customs » en anglais est l’ensemble des structures administratifs responsables
de l’application de législations douanières et de la perception des droits et taxes, et qui sont
également chargés de l’application d’autres lois et règlement relatifs à l’importation, à
l’exportation, à l’acheminement ou au stockage des marchandises.
Employé comme complément, le terme « douane » s’applique aux agents des services, aux
droits et taxes, et aux contrôles auxquels les marchandises sont soumises à l’entrée et à la sortie
ainsi qu’à toute gestion relevant des compétences de la douane (agents des douanes, droits des
douanes, bureaux de douanes.)
3. De l’historique de la DGDA
L’historique de la DGDA est liée à l’histoire de la RDC
Trois étapes importantes marquent l’histoire de la DGDA :

 La période précoloniale ou période de l’E.I.C


 La période coloniale ou période du Congo Belge et
 La période postcoloniale ou période du Congo indépendant
Les activités douanières dans notre pays remontent déjà d’avant 1885. Le roi Léopold II
organisait les perceptions des droits de douane à Banana et Boma, tous deux dans la province du
Bas-Congo.
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A cette époque les services des douanes existaient sous l’appellation de « corps des grandes
frontières » créé par l’ordonnance-loi N°33/245 du 31 Janvier 1949 ; en suite la « section de
recherche et de surveillance douanière » créé par l’ordonnance-loi N°14 du 24 Janvier 1964.
Ainsi suivent les différentes dates ayant marqué l’histoire de la douane Congolaise après
l’accession du Congo à l’indépendance :
 Le 1er Janvier 1962 : Une nouvelle organisation douanière.
 Le 23 Janvier 1964 : Création d’un service des informations douanières et financières, la
police douanière ou la brigade douanière.
 Le 07 Janvier 1968 : Création d’un tarif douanier à l’importation et à l’exportation.
 En 1972 : adhésion de la RDC (Zaïre) au conseil de coopération douanière et adoption
de la nomenclature de Bruxelles.
 Le 15 Mai 1979 : Création de l’office des douanes et accises (OFIDA).
Les PDG étaient des experts coopérants français et belges avec pour mission relancer les
activités douanières. L’OFIDA en tant qu’office avait une autonomie de gestion et un
statut juridique. Les PDG pouvaient prendre des décisions sans consulter les ministres.
L’OFIDA était dirigé comme office avec une autonomie de gestion.
 En 1985 : adhésion de notre pays aux dispositions du système harmonie (SH).
 Le 04 Octobre 1987 : ratification de l’accord pour adhésion au SH.
 Le 10 Mars 1988 : la mise en application du SH.
 Le 13 Mars 2003 : promulgation de la loi N° 002/03 du 13 Mars 2003
Instituant un nouveau tarif des droits et taxes à l’exportation.
 Le 03 Décembre 2009 : Création au sein du ministère de finances d’un service public
doté de l’autonomie administrative et financière dénommé Direction Générale des
Douanes et Accises (DGDA). Cette direction est placée sous l’autorité directe du ministre
ayant les finances dans ses attributions. Le siège de son administration centrale est situé à
Kinshasa.
 Le 20 Aout 2010 : promulgation de l’ordonnance-loi N°10/002 du 20 Aout 2010 Portant
code des douanes.
 Le 25 Janvier 2011 : décret N° 011/06 du 25 Janvier 2011 Portant institution du cadre
organique de la DGDA.

I.2. SITUATION GEOGRAPHIQUE ET NATURE JURIDIQUE


1. Situation géographique
Le siège de l’administration centrale de la DGDA est situé au boulevard du 30 juin en face du
building Ex-royal dans la commune de Gombe, sur l’avenue Likasi, ville de Kinshasa/RDC.
Pour ce qui est de la direction provinciale du Nord-Kivu, son siège est situé au N° 85 Avenue des
orchidées, au quartier les volcans dans la commune de Goma à côté du bureau de la DGM, ville
de Goma/RDC.
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2. Nature juridique
Sur le plan juridique, la DGDA est régie par la loi N° 78/002 du 06 Janvier 11978 portant
disposition générales applicables aux entreprises publiques. L’administration se réfère au code de
travail, à la convention collective et au statut du personnel jouissant d’une particularité, et
présentant certaines caractéristiques d’une entreprise privée notamment par les conditions
d’embauches et de prestations de service.
Son personnel est régi par le décret N° 011/08 du 02 Février 2011 portant règlement
d’administration du personnel de la DGDA et aussi par la loi N° 08/03 du 17 Juillet 1981
portant statut du personnel de carrière du service de l’Etat.
Sur le plan technique, la loi douanière trouve son fondement sur :
 Le décret N° 09/43 du 03 Décembre 2009 portant la création et organisation de la DGDA.
 L’ordonnance-loi N°10/01/2010 portant codes de douanes
 La loi accisienne, l’ordonnance-loi N° 68/01 du 06Janvier 1968 relative aux droits
d’accises ou des consommations.
 La loi N° 08/02 du 16 Mai 2008 modifiant et complétant l’ordonnance-loi N°68/010
 La loi N° 002/003 du 13 Mars 2003 portant sur le nouveau tarif des droits et taxes à
l’importation et à l’exportation.
 Le décret-loi N°05/183 du 30 Décembre 2005 instituant le guichet unique de
dédouanement des marchandises à l’importation et à l’exportation.

I.3. DES MISSIONS ET DES ATTRIBUTIONS


I.3.1. Missions de la DGDA
Aux termes de l’article 5du décret N°09/43 du 03 Décembre 2009 de monsieur le 1 er ministre, la
DGDA est chargée de :
 La perception des droits, taxes et redevances à caractère douanier et fiscal présent et à
venir qui sont dus soit du fait de l’importation ou de l’exportation des marchandises de
toute nature, soit de leur transit ou de leur séjour en entrepôt douanier.
 La perception des droits d’accises ou de consommation présente et à venir :
 Classification des marchandises (conformément au système harmonisé de désignation et
de codification des marchandises)
 La détermination de l’origine des marchandises ;
 La détermination de la valeur en douane des marchandises à l’importation et à
l’exportation ;
 Le contrôle des prix Ex-usine des produits soumis aux droits d’accises ; la conception et
la mise en œuvre des mesures visant la facilitation et la sécurisation des échanges
commerciaux ainsi que celles relatives à la production locale des produits soumis aux
droits d’accises ;
 Le renforcement des capacités du personnel aux techniques modernes de gestions dans le
domaine des douanes et accises (formations et stages)
 La protection de l’espace économique national en particulier par l’application des normes
aux frontières (lutte contre la contrebande, la piraterie,…) ;
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 Application des législations connexes aux frontières concernant la protection de


l’environnement conformément aux conventions internationales (CITES) ;
 La protection de la société par lutte contre le trafic illicite des marchandises dangereuses
(radioactives, périmés, cancérigènes)et des déchets toxiques, des produits qui
appauvrissent la couche d’ozone (protocole de Kyoto,…)
 La mise en œuvre des mesures de protection de la chaine logistique internationale (norme
SAFE de l’OMD) ;
 La participation à la politique d’intégration du pays dans les communautés économiques
régionales (CIRGL, COMESA, SADC) ;
 La surveillance des frontières nationales et les fabriques des produits soumis aux droits et
d’accises ;
 La lutte contre les terrorismes, la criminalité transfrontalière organisée ;
 La lutte contre le blanchissement d’argent ;
 La recherche et constatation des infractions en matières de douanes et accises et aux
législations connexes ;
 La lutte contre la contrefaçon et autres atteintes aux droits de la propriété industrielle,
intellectuelle et artistique (Article 15 DPT de la loi tarifaire) ;
 L’établissement et publication des statistiques du commerce extérieur sur la base des
données récoltées lors du dédouanement des marchandises.
En somme, toutes ces missions de la DGDA peuvent être résumées en trois grandes catégories
dont :
1) Mission fiscale ;
2) Mission économique et
3) Mission de protection.

I.3.2. Attributions de la DGDA


Dans l’exercice de ses missions, la DGDA :
 Institue des relations d’ordre consultatif avec des organismes publics et privés ;
 Conclut, sous l’autorité du Ministre ayant les finances dans ses attributions, des accords
d’assistance mutuelle administratives avec les administrations douanières étrangères ainsi
que les protocoles d’accord avec les milieux commerciaux, afin d’établir les méthodes de
travail les plus efficaces et améliorer les contrôles douaniers ;
 En vertu de sa présence aux frontières, la DGDA est la seule compétente pour liquider,
percevoir et recouvrer les impôts, taxes, commissions, redevances ou rémunérations
quelconques pour le compte d’autres administrations et/ou organismes publics lorsqu’ils
sont dus soit à l’occasion de l’importation et/ou de l’exportation des marchandises, soit
du fait de leur transit ou de leur séjour en entrepôt douanier. A ce titre la DGDA assure le
pilotage des guichets uniques institués dans les bureaux de douanes ;
 Elle communique aux administrations et organismes intéressés les informations relatives
aux éléments de taxation à l’importation et à l’exportation ;
 D’une manière générale, la DGDA est garante du respect des lois et règlements en
matière de douane et accises. A cet effet, elle est spécialement chargée de soumettre à
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l’autorité compétente les projets des textes légaux et règlementaires en la matière ainsi
que les projets de leur modification ;
 La DGDA est consultée pour tout projet de texte, de convention ou d’investissement
ayant une incidence sur les douanes et accises.

I.4. DU MANDAT ET DE L’ORGANISATION


a) Mandat
Conseillère technique du gouvernement en matière de douane, la DGDA est chargée de
l’application des dispositions des législations douanières et connexes ainsi que du code des
accises.
b) Organisation
La DGDA dispose au total de 6 137 agents.
Elle est dirigée par un Directeur Général assisté de deux Directeurs Généraux Adjoints ( le
premier DGA chargé de l’administration et Finances et le second est chargé des questions
techniques).
La DGDA dispose des structures administratives reparties en 5 niveaux :
i. Une administration centrale comprenant 15 directions centrales ci-après :
 Direction des Ressources Humaines – DRH ;
 Direction de la Règlementation et de la Facilitation – DRF ;
 Direction de la Lutte contre la Fraude ;
 Direction du Tarif et des Règles d’Origine – DTRO ;
 Direction de la Valeur – DV ;
 Direction des Huiles Minérales – DHM ;
 Direction des Autres produits d’Accises – DAPA ;
 Direction des Recettes et du Trésor – DRT ;
 Direction des Finances Internes – DFI ;
 Direction des Equipements et Logistique – DEL ;
 Direction des Statistiques, documentation et Etudes Economiques – DSEE ;
 Direction des Affaires Juridiques et contentieuses – DAJ ;
 Direction des Systèmes et Technologies de l’Information – DSTI ;
 Direction de l’Audit Interne – DAI ;
 Direction des Réformes et Modernisation – DRM
ii. Des 12 Directions provinciales suivantes :
 Kinshasa-ville (Kin-Est) ;
 Kinshasa-Aéroport (Kin-aéro) ;
 Congo centrale ;
 Equateur ;
 Province orientale ;
 Nord-Kivu ;
 Kasaï-Oriental ;
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 Kasaï-Occidental ;
 Sud-Kivu ;
 Katanga ;
 Bandundu ;
 Maniema.
Il est à noter que la DGDA n’a pas encore suivi le découpage territorial de la RDC qui compte 26
Provinces. Elle reste attachée à l’ancien découpage du pays qui comptait 11 Provinces ; il faut
tout de même remarquer que la DGDA a 12 directions provinciales au lieu de 11 car la province
de Kinshasa est subdivisée en deux directions provinciales : Kin-Est et Kin-Aéro.
iii. D’un bureau de coordination (le secrétariat technique du DG) ;
iv. Les services centraux ainsi qu’une brigade des douanes (corps spécial constitué
d’un personnel en uniforme astreint à une formation et discipline
paramilitaire) ;
v. Des bureaux de représentation à l’étranger :
 OMD (Bruxelles/Belgique) ;
 ACTT- CN (Mombasa/Kenya) ;
 OMD-BRL (Douala/Cameroun) ;
 ACTT-CN (Dar-es-Salam/Tanzanie) ;
 ACTT-CN (Kampala/Ouganda).
Dans le cadre de la lutte contre la fraude et la facilitation des échanges commerciaux
internationaux, la DGDA a signé des accords d’assistance mutuelle administrative (AAMA) avec
la Belgique, la République du Congo, l’Afrique du Sud, la Zambie, l’Ouganda, le Zimbabwe, le
Kenya, le Rwanda, le Burundi et la Tanzanie.
Elle est en coopération technique avec le BIVAC et AUFS comme mandataires pour inspection
avant embarquement et la surveillance électronique des marchandises.
Il y a lieu d’indiquer que le bureau de douane constitué la structure de base de la DGDA, qui est
l’unité administrative compétente pour l’accomplissement des formalités douanières ainsi que les
locaux et autres emplacement approuvés à cet effet par les autorités compétentes. Il est placé
sous l’autorité du chef de bureau.
En RDC, le bureau de douane est créé ou supprimé par décision du Directeur général des
douanes et accises.
A ce jour, la DGDA compte 28 bureaux de douane informatisés (Guichet unique de
dédouanement) ; viennent par la suite les bureaux secondaires dits succursales et les postes de
surveillance.
c) Organigramme de la DGDZ/Nord-Kivu
La direction provinciale du Nord-Kivu compte en son sein 579 agents hiérarchisés de la manière
suivante :
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TABLEAU DES CORRESPONDANCES ENTRE LES FONCTIONS ET LES GRADES


AU SEIN DE LA DGDA

Catégories Grade et fonction Grade DGDA Fonction DGDA


OFIDA
Commandement  Directeur Directeur Directeur des douanes
et accises
 Sous-Directeur Chef de division Sous-Directeur des
 Inspecteur douanes et accises
Chef de division Inspecteur des
 Contrôleur douanes et accises
Chef de bureau Contrôleur des
douanes et
accises/récepteur
principal des douanes
et accises
Collaboration  Vérificateur Attaché de bureau de Vérificateur des
1ère classe douanes et
accises/Receveur des
douanes et
accises/Commandant
de brigade
 Vérificateur- Attaché de bureau de Vérificateur assistant
assistant 2ème classe des douanes et
accises/receveur
adjoint des douanes et
accises
 Rédacteur Agent de bureau de Rédacteur
principal 1ère classe principal/Brigadier-
chef
Exécution  Rédacteur Agent de bureau de Rédacteur/Brigadier
2ème classe
 Commis Agent auxiliaire de Commis
principal 1ère classe principal/Sous-
Brigadier

 Commis Agent auxiliaire de Sous-Commis


2ème classe
 Huissier Huissier Huissier/Messager

Source : Journal officiel, numéro spécial du 18 Mars 2011, p.83


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I.5. DE L’ORGANISATION FINANCIERE


I.5.1. De l’exercice financier et de la comptabilité
L’exercice financier commence le 1er janvier et se clôture le 31 Décembre de chaque année. Pour
la perception des droits, taxes et redevance à caractère douanier et fiscal, pour la perception des
droits d’accises et pour le budget propre de la DGDA, il sera tenu suivant la règlementation en
vigueur une comptabilité dans chacun des cas.

I.5.2. De la gestion des recettes perçues pour le compte du trésor public


La DGDA est tenue conformément à la législation en vigueur, de verser au compte du trésor
public les produits des recettes perçues.

I.5.3. Du budget propre à la DGDA

Le budget propre de la DGDA est subdivisé en budget de fonctionnement, budget


d’investissement et budget de trésorerie.

Il est élaboré et soumis au ministère ayant les finances dans ses attributions pour non approbation
dans le cadre de la loi budgétaire.

A la fin de chaque exercice, la DGDA transmet au ministre ayant les finances dans ses
attributions un rapport de gestion.
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CHAP II. DEROULEMENT DU STAGE


Comme nous l’avions déjà spécifié dans l’introduction, grand a été le privilège d’être
affecté dans les locaux administratifs de la DGDA/DP-NK, notamment dans la sous-direction de
La PRISE EN CHARGE GOMA –AERO, INSPECTION DE LA LEGISLATION ET
PROCEDURES, INSPECTION DES RECETTES DU TRESOR et RECETTES PRINCIPALES/
MODIFICATION ET CONTRE-ECRITURE.

Notre stage a duré en somme 20 jours. Période pendant laquelle nous avons été affectés
dans une inspection à la fois dans chacune des sous-directions susmentionnées pour une durée de
5 jours par inspection selon le calendrier suivant :

DUREE SERVICE OBSERVATION


Du 19 /08 au 23/ 08 /2019 PRISE EN CHARGE/GOMA-AERO
Du 26/ 08 au 30/ 08/ 2019 INSPECTION DE LA
LEGISLATION ET PROCEDURE
Du 02/09 au 06/09/2019 INSPECTION DES RECETTES DU
TRESOR
Du 09/09 au 13/09/2019 RECETTES
PRINCIPALES/MODIFICATION ET
CONTRE-ECRITURE

TRAVAUX EFFECTUES

II.1. GOMA AERO PRISE EN CHARGE


Quatre services habilités à remplir la formalité douanière lors du dédouanement de la
marchandise :

 La prise en charge
 La vérification
 Le bureau recette
 La brigade
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II.1.1 LA PRISE EN CHARGE


La prise en charge : intervient au début de la formalité douanière. Elle consiste à prendre la
marchandise en charge, donc c'est un service qui reprend la responsabilité avant les procédures
de la marchandise.

Les documents qui accompagnent la marchandise : la facture, liste de colisage ou manifeste, bill
of loading, la note de fret, le document de l'assurance, l'attestation de bivaque, DTDR
(Déclaration de Traite Douanier Routière)

Importance :

La facture : document délivré par le fournisseur après l'achat de marchandise.

Liste de colisage : document qui répertorie en moindre détail les marchandises importées (nature
et conditionnement de la marchandise).

Bill of loading : document délivré si la marchandise a emprunté la voie maritime (document


important à la douane).

Note de fret : document délivré par le transporteur qui montre la valeur, la nature et le poids de la
marchandise.

Attestation du bivaque : Entreprise partenaire/le bivaque fait la vérification de la marchandise

AV Bivaque : Attestation de vérification bivaque

La DTDR : Déclaration de Traite Douanier Routière

LTA : Lettre de transport aérien

L’assurance : c'est un document important, mais la douane n'exige pas au propriétaire de la


marchandise d'assurer la marchandise.

I.1.2. SERVICE DE LA VERIFICATION


La vérification commence par la conduite en douanes. La conduite en douane c'est le fait que le
propriétaire de la marchandise amène sa marchandise à la douane pour que la douane puisse
prendre en charge cette marchandise.
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A. PRESENTATION DU BUREAU DE GOMA AERO


Code comptable 606 B

Ce bureau est dirigé par un chef de bureau appelé inspecteur chef local.

Ce bureau est situé à l'aéroport international de Goma.

Le chef de bureau est secondé par deux adjoints qui sont : 2 chefs de bureau, et les contrôleurs.

 Un chef de bureau chargé des recettes : c'est le receveur principal


 Le deuxième chef des bureaux est chargé de la vérification ; il est le contrôleur de la
vérification.

Le receveur principal a un adjoint qui est le receveur avec comme grande attaché du
bureau de 1ère classe.

Il a aussi dans son bureau un agent chargé de la prise en charge qui est un vérificateur de douane,
il a le grade d'attacher de bureau de 1ère classe.

Le contrôleur de la vérification sous ses ordres les vérificateurs, ces vérificateurs ont des
grades d'attaché de bureau de 1 ère classe.

L'inspecteur chef local a sous ses ordres une équipe de la brigade douanière et cette équipe de la
brigade a deux agents :

Le 1er a le grade d'attaché de bureau de 1ère classe, il est le commandant de la brigade douanière ;

Le second qui est son adjoint a le grade d'attaché de bureau de la 2ème classe.

Organisation de ce bureau

Chef local

Receveur principal Brigade douanière : un Contrôleur de vérification


commandant et un
commandant adjoint
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Receveur Prise en charge Vérificateurs

B. VERIFICATEUR D'UNE DECLARATION


a) Vérification de dédouanement des marchandises

La vérification = étape importante dans le circuit de dédouanement d'une marchandise

Les étapes qui interviennent dans le circuit de dédouanement

 La déclaration
 La prise en charge
 La vérification
 La liquidation
 Le paiement
 La main levée
 La constatation de sortie

La prise en charge : c'est la présentation des marchandises à la douane ainsi que les documents
qui les accompagnent en vue de leur dédouanement.

La prise en charge des marchandises intervient après la conduite en douane des marchandises qui
est à l’exclusivité de la brigade douanière.

Elle est l’opération par laquelle, la douane réceptionne les documents ayant servi au transfert des
marchandises (T1, TR8, PAC (Passe avant Cautionnement sommaire pour les marchandises
venues par air), et les enregistre au registre 148 qui est un registre comptable à l’arrivée effective
des marchandises dans les installations douanières.

La prise en charge des marchandises se fait en quatre étapes :


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1. A la réception du T1, on le valide. Valider un T1 revient à accuser la réception et


informer le bureau de départ de l’arrivée effective de la marchandise au bureau de
destination. L’information est automatique comme le système douanier est informatisé.
2. Après on génère le manifeste. Générer le manifeste revient à le conférer à la marchandise
réceptionnée, il en sort un numéro d’identification pour permettre au déclarant de
souscrire la déclaration. S’il s’avère qu’il y ait constatation d’une altération du poids
directement à la modification du poids ou soit du nombre de colis.
3. C’est à la fin de toutes les formalités de dédouanement de la marchandise que la
déclaration revient à la prise en charge pour l’émission du bon de sortie pour consacrer la
constatation de la sortie effective de la marchandise des installations douanières. Ce
qu’on appelle accorder la main levée à la marchandise.
4. Et là intervient en fin l’apurement au registre 148 qui constate l’entrée des marchandises
à la douane mais aussi leur sortie des installations douanières par entre autres les
documents ayant servi à leur transfert et par ailleurs la déclaration et le bon de sortie pour
la sortie.

La déclaration : c'est un document administratif, unique qui donne les détails sur les
marchandises à dédouaner.

La vérification : c'est un examen d'une déclaration de marchandise.

La liquidation : c'est une facturation que la douane fait sur base d'éléments de la déclaration.

Le payement : c'est le versement d'un montant des droits et taxes dus à l'Etat

La main levée : c'est l'autorisation de disposer de sa marchandise après payement des droits et
taxes dus. (Cette main levée est donnée par le receveur principal).

Le bon de sortie : document qui constate la sortie des marchandises (au niveau du chef de
l'entrepôt).

La constatation de la sortie : effectivité de la sortie

C. SORTES DE VERIFICATION

Deux sortes de vérification : documentaire et physique


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La vérification documentaire ou sommaire : consiste à un examen minutieux des documents qui


accompagnent la marchandise déclarée.

La vérification physique : consiste à voir et à toucher les marchandises déclarées.

Toutes les sortes de vérification dépendent du circuit dans lequel la déclaration a été orientée.

Circuit rouge : exige une vérification approfondie (physique)

Circuit jaune : exige une vérification documentaire approfondie

Circuit bleu : peut amener à une vérification a posteriori. Il engendre une liquidation automatique
c'est-à-dire la déclaration ne va pas attendre une vérification.

Le circuit vert : n'appelle pas à une vérification de la marchandise.

D. LES REGIMES DOUANIERS

Les régimes douaniers sont codifiés en fonction du type de leur procédure. Le premier
caractère du code de régime sollicité correspond à son type de procédure et restreint.

Les types de déclarations utilisables.

 Types de procédure :

Il y a 10 types de procédure déterminés par le standard international.

1) Exportation définitive

2) Exportation temporaire

3) Réexportation

4) Mise à la consommation

5) Administration temporaire

6) Réimportation

7) Entrée en entrepôt
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8) Transit

9) Autres procédures import/export (enlèvement d'urgence)

10) Procédures internes

Le produit d'accise : produit soumis un impôt indirect.

Exemple : bouteilles d'eau


 Modèle et types de déclaration

Le type de déclaration est la combinaison du modèle de déclaration et du type de procédure telle


que décrite ci-dessous :

1. D.E & RG : 0 =DE0 (déchet et évaporation) & RG0 (consommation accise)

2. EX & EX : 1 = EX1 (exportation définitive) &DES1 (déclaration simplifiée à l'export)

3. EX & EX : 2 = EX2 (exportation temporaire) & EX3 (réexportation)

4. IM & DSI : 4 = IM4 (mise à la consommation) & DSI4 (déclaration simplifiée à l'importation)

5. IM, IM & IM : 5, 6, 7 = IM5 (admission temporaire), IM6 (Réimportation) & IM7 (Entrée en
entrepôt)

6. TR & IM : 8, 9= TR8 (travail)& IM9 (déclaration provisoire)

Toutes ces déclarations seront à la portée du vérificateur lorsqu'elles ont étés saisies par le
déclarant et enregistrées.

Chaque déclaration enregistrée porte un numéro précédé par la lettre E.

A noter que le commissionnaire en douane est une profession libérale.

 La valeur en douane (CIF : Cost Insurance and Freight)

La valeur en douane d’une marchandise : est la sommation de son coût, assurance et ses frais.

VD = Coût + Frais (Fret + Autres charges) + Assurance


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Exemple : d'une déclaration avec un article :

Une personne achète 20 vaches à Uganda et chaque vache coûte 150$. Il a loué un véhicule à
1200$ pour le transport. Il n'a pas d'assurance pour ces vaches. Le cours de change est de 1$=
1600fc. Trouvez la valeur des droits et taxes que cette personne doit payer, le tarif de DD= 10%
et TVA =16% ?

FOB= 150X20= 3000$, Fret : 1200$, l'assurance= 0

CIF= 3000$ + 1200$ = 4200$

CIF en franc= 4200$ X1600fc= 6.720.000

La valeur que les vaches doivent payer à la douane lorsqu'elles sont importées est de 6.720.000 x
27,6%= 1.854.720fc

27,6 = (10X16)/ +26


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Taux cumulé ou chiffre de preuve

Une déclaration avec 3 articles :

Les trois articles sont les suivants : cinq valeurs qui coutent 750$, un carton des œufs qui coute
70$ et un carton des pains 100$, transport 500$, assurance 100$ et cours de change 1$ est de
1550$.

Dans le tarif de 10% et 16%, 20% et 16%

Trouvez les droits et taxes à payer pour les trois articles

La facture ou FOB = 750$ + 70$ + 100$ = 920$

Fret = 500$

Assurance = 100$

CIF= 920 + 500 + 100 =1520$


18

CIF en FC = 1520$X1550 = 2356000

CIF
Coefficient = 2356000/920 = 2560,8695
FOB

1er article vache : 2560,8695 X 750= 1920652fc AP


= 1920652 X 27,6%= 530100fc

2ème article œufs = 2560,8695 X 70 = 179.261fc AP = 179261 X


21,8% = 39079

5 X 16
=21,8%
100

3ème article le pain : 2560,8695 X 100 = 256.087

AP= 256.087 X39,2% = 100386

Le total à percevoir pour la déclaration de ces 3 articles est 530.100fc+39.079fc + 100.386fc =


669565fc

1) exemple d'une déclaration de carburant JET A1

JET A1 Quantité = 35.000 litres =35 m3

Valeur en douane = 35 m3 X 1.303.961,71= 45.638.660

DD = 45.638.660 X 10% =4.563.866 FC

DCI (droit de consommation à l’importation) = 35 X (-49.001,34) = - 1.715.047 FC

TVA = (DD + DCI + Valeur en douane) X 16% = (45.638.660 + 4.563.866 – 1.715.047) X


16%=7.757.997

AP = (DD + DCI + TVA) = (4.563.866- 1.715.047 + 7.757.997) =10.606.816 fc

2. JET A1 Quantité 37800l = 37,8 m3

Valeur en douane = 37,8 m3X 1.303.961,71= 49.289.753 FC

DD = 49.289.753 X 10% = 4.928.975 FC


19

DCI = 37,8 X (- 49.001, 34) = - 1.852.251

TVA = (DD + DCI + Valeur en douane) X 16%

TVA = (49.289.753 + 4.928.975 - 1.852.251) X 16% = 52.366.477 X 16%

TVA = 8.378.636 fc

Ap = 11.455.360 FC

3. JET A1 = 148.752 litres

PMF = 1.303.961,71

DCI = - 49001,34

Valeur en douane = 148,752 m3X 1303961,71 = 193.966.912 FC

DD = 193.966.912 X 10% = 19.396.691,2

DCI = 148752 X (- 49001,34) = - 7289047,33FC

TVA = (DD + DCI + Valeur en douane) X 16%

TVA = (19.396.691, 2–7289047,33+193.966.912) X 16%

TVA = 20607455,87

AP = DD + DCI + TVA

AP = 19.396.691,2- 7289047, 33+ 20607455,87

AP = 218182199,74FC

1.1.3. Bureau des recettes


A la recette il y a le receveur principal et le receveur.

Circuit du document dans un bureau de douane


20

La douane est internationale, c.à.d. que la procédure est la même partout car on apprend
dans une même école appelée organisation mondiale de Douane. Après vérification, il y a la
liquidation. On ne peut jamais liquider une marchandise qui n'a pas été vérifiée.

On liquide le droit et taxe dû à l'Etat la personne habilitée à le faire s'appelle receveur principal.
Il remet au déclarant le bulletin de liquidation à présenter à la banque agréée. Après paiement la
Banque remet la quittance (preuve de liquidation/paiement).

Après avoir payé le receveur donne le document appelé le bon à enlever.

Le bon à enlever : autorisation d'entrée en possession de sa marchandise après paiement des


droits et taxes. Après le bon à enlever, le concessionnaire avec le service de la brigade livre le
bon de sortie.

Circuit d'une déclaration dans son bureau de douane

Cinq Etapes :

Le circuit jaune : quand la marchandise est orientée au jaune, cela veut dire que la
déclaration sera vérifiée uniquement sur le plan documentaire.
Le surcuit rouge : exigence d’une vérification documentaire et physique
Le surcuit orange : le déclarant saisie une déclaration, Ici c'est quand il y a douté de la
valeur, et la durée de la déclaration dans ce surcuit est de 2 heures pour communication
de la modalité
Le circuit bleu : pour les marchandises exemptées mais aussi pour celles de petite valeur.
Le circuit vert : Les circuits jaune, rouge et orange sont regroupés ou orientés vert par le
chef du bureau pour que la déclaration soit liquidée.

Pour la marchandise d'une valeur de plus de 2500$ on procède à une déclaration de IM4.Pour
une marchandise de moins de 2500$ de valeur, on paye chez le receveur avec une DS/4

Autant de déclaration autant de régimes regroupés en deux grands régimes dont :

 Régime de consommation
 Régime de suspension
21

1.1.4. Brigade
Avant le jaugeage, il faut qu'il y ait la carburation° plaque : T158 BVZ/T731 BVA (véhicule
jaugé)

1er compartiment : 13000L au SEP CONGO

2ème compartiment : 14000L au SEP CONGO

3ème compartiment : 9000L au SEP CONGO

La carburation donne les renseignements propices au véhicule.

La brigade : c'est la police de Douane

Historique : Dès sa création, la brigade a connu plus de nomination pour se retrouver à son état
actuel.

De ce fait, les différentes ordonnances ont vu le jour pour présenter la brigade.

Il s'agit de :

1) L’ordonnance-loi N° 33-245 du 31/07/1962 créant le corps de garde-frontière ;


2) L’ordonnance-loi du 4/09/1964 portant réorganisation de la brigade financière ;
3) L’ordonnance-loi du 4/09/1964 portant réorganisation de la brigade financière ;
4) L’ordonnance-loi N° 78-302 du 16/07/1978 créant la brigade douanière

Rôle de la brigade douanière

Trois sortes de brigade


- La brigade de surveillance de frontière (BSF)

Rôle : accompagner la conduite en douane


- La brigade de prévention et lutte contre la fraude (PLF) : son rôle principal est la
recherche des infractions.
- La brigade de patrimoine et renseignement assidu a posteriori

Rôle du patrimoine : fournir les renseignements


22

La brigade étant la police de douane joue un rôle important pour le fonctionnement de service.

Les agents ont pour mission d'exercer une surveillance continue de ressort du bureau dont ils
dépendent de contribuer à la surveillance générale du frontière et faire de patrouille.

A cet effet, ils sont notamment chargés de :

 Rechercher, recueillir et prendre au sujet les infractions et à donner immédiatement


connaissance à leur chef
 Rendre compte à leur chef de ce qu'ils remarquent du contraire aux lois, décret, arrêté et
règlement, note de service.
 Dépister les tentatives de fraude et d'en rechercher les auteurs
 D'empêcher, d'appréhender et conduire devant le chef de bureau dont ils dépendent tout
individu en flagrance délit de fraude.

A la brigade, on trouve des sous brigadiers, des brigadiers chefs, des commandants adjoints et
des commandants.

Les sous brigadiers et brigadiers constituent les personnels d’exécution tandis que le brigadier-
chef au commandant et commandant chef constituent le personnel au commandement. Les
commandants dont l'équivalent en grade dans ATB1 sont des officiers de police judiciaire en
compétence restreinte. Ils peuvent recourir à tout moment l’appui de force de l'ordre.

II.2. INSPECTION DE LA LEGISLATION ET PROCEDURES

Taches
 Veiller à l’application des législations douanières et connexes.
 Veiller à l’exécution des décisions de création et de suppression des bureaux de douane.
 Veiller à la mise en application des directives relatives aux régimes douaniers classiques
suspensifs et économiques
 Emmètre des avis sur les demandes de remboursement ou de remise des droits et taxes
 S’assurer du suivi des activités des professions auxiliaires à la douane (concessionnaires
d’entrepôts, transporteurs de marchandises sous douane, etc.)
23

 Veiller à la mise en application des directives relatives aux régimes fiscaux particuliers et
aux exonérations
 Mettre en œuvre les activités du forum national « DOUANE SECTEUR PRIVE » au
niveau provincial.

II.2.2. Bureau chargé de la législation


 Veiller à l’application des législations douanières et connexes.
 Veiller à l’exécution des décisions de création et de suppression des bureaux de
douane.
 Veiller à la mise en application des directives relatives aux régimes douaniers
classiques suspensifs et économiques

II.2.3. Bureau chargé des procédures


 Emmètre des avis sur les demandes de remboursement ou de remise des droits et
taxes
 S’assurer du suivi des activités des professions auxiliaires à la douane
(concessionnaires d’entrepôts, transporteurs de marchandises sous douane, etc.)
 Veiller à la mise en application des directives relatives aux régimes fiscaux
particuliers et aux exonérations
 Mettre en œuvre les activités du forum national « DOUANE SECTRUR PRIVE »
au niveau provincial.

II.3. INSPECTION DES RECETTES DU TRESOR


II.3.1. Présentation de l'Inspection

L'inspection des recettes du trésor (IRT en sigle) est l’une des inspections qui Composent
la sous-direction de l'Administration et Finances au niveau provincial de la DGDA. Les trois
autres inspections sont :

 L'inspection des ressources humaines


 L'inspection des finances internes
 Inspection des affaires juridiques et contentieuses

Cette inspection est actuellement animée par un effectif de cinq cadres et agents dont :
24

 1 Chef de division (CD) qui assure les fonctions d'inspecteur


 2 Chefs de bureau (CB) exerçant les fonctions des contrôleurs
 2 attachés de bureau de 1ère classe (A TB 1) exerçant les fonctions de vérificateur

II.3.2. Les principales tâches de l'inspection des recettes du Trésor

L'inspection des recettes du trésor, appelée jadis l'inspection de comptabilité, a pour


tâches :

 La collecte des recettes journalières de différents bureaux de la province suivie des


encaissements bancaires et de leur nivellement a la BCC
 Collecte des relevés journaliers des encaissements, des chèques uniques et des
bordereaux de remise des chèques
 Endossement des chèques uniques
 Centralisation des recettes journalières dans le tableau de situation générale des
recettes
 Centralisation des recettes encaissées et nivelées dans le tableau des recettes
nivelées
 Communication journalière des recettes à la direction provinciale et à la direction
générale
 Communication par internet du tableau des recettes nivelées a la direction des
recettes du trésor
 Communication des projections des recettes à la direction provinciale et à la
direction générale
 Exploitation des pièces comptables de différents bureaux, et tenue des fiches techniques
de vérification des pièces comptables
 Etablissement des feuilles d'observations
 Etablissement des rapports mensuels d'activités
 Participation aux réunions de la chambre de compensations
 Participation aux réunions de certification et de publication des recettes du trésor public
 Répartition des assignations budgétaires entre les différents bureaux de la province
 Préparation des notes techniques en rapport avec la comptabilité des recettes du
trésor
25

 Diffusion et application des instructions de services relatives à la comptabilité des


recettes du trésor
 Examen des dossiers techniques relatifs aux recettes
 Centralisation des recettes connexes
 Classement de relevés journalières des encaissements bancaires
 Classement des pièces comptables

Les recettes de la DGDA proviennent des accises. Il importe de noter que les produits
d’accises sont des marchandises qui payent les droits de consommation du fait de leur
consommation sur le territoire national. Ils peuvent être produits localement ou importés, il s’agit
de :

- Les alcools, les Boisson alcooliques et les boissons alcoolisées


- Les eaux de table, limonade et jus
- Le tabac fabriqué ;
- Les produits pétroliers ;
- Les huiles de graissages et lubrifiants ;
- Les liquides pour freins hydrauliques et autres liquides pour transmission hydrauliques ;
- Les parfums ;
- Les produits de beauté et de maquillage ;
- Les produits capillaires ;
- Les savons, agents de surface organiques, préparations lubrifiantes et cirages ainsi que les
crèmes pour chaussures ;
- Les articles et ouvrages en matières plastiques ;
- Les articles et ouvrages en caoutchouc synthétique ;
- Les véhicules ;
- Les télécommunications.

II.3.3. Réalisation des recettes du Trésor

II.3.3.1. Les bureaux recettes du Nord-Kivu


26

L'IRT encadre techniquement les bureaux qui réalisent les recettes ; ils sont animés par
les receveurs principaux.

Le Nord-Kivu en compte 7 répartis en 2 secteurs :

 Le secteur Goma

Il compte 4 bureaux recettes principaux à savoir :

- Le bureau recette principal de Goma ville


- Le bureau recette principal de Goma-Aero
- Le bureau recette principal de Bunagana
- Le bureau recette principal d'Ishasha
 Le secteur Beni

Ce secteur compte 3 bureaux recettes, à savoir :

- Le bureau recette principal de Beni


- Le bureau recette principal de Butembo
- Le bureau recette principal de Kasindi

II.3.4. Rôles de l'inspection des recettes du Trésor

- L'IRT assure le relai (la liaison) entre ses différents bureaux recettes et la direction
générale (la Direction des recettes du Trésor).
- Elle assure aussi le suivi et l'encadrement des recettes à travers les tâches déjà énumérées

II.3.5. Types des recettes

Les recettes encadrées sont constituées de trois volets, à savoir :

- Les recettes constatées : qui sont celles retracées sur base de déclarations validées et
quittances émises par les receveurs. Elles renseignent sur le chiffre de réalisations des
recettes.
27

- Les recettes encaissées : ce sont des recettes versées dans les comptes transitoires du
Trésor public ouverts au sein des banques commerciales. Elles y sont logées pour une
durée maximum de 48heures. Dépassé ce délai, la banque défaillante supporte de
pénalités constituées d'une amende fiscale et des intérêts de retard pour non reversement.
- Les recettes nivelées : ce sont des recettes encaissées.et enregistrées au compte
général du Trésor public ouvert à la banque centrale du Congo (BCC).

II.3.6. Suivi des encaissements bancaires et de leur nivellement a la BCC

L'exécution de cette tâche de l'IRT se fait quotidiennement par un agent du bureau. Cet
agent fait le tour des banques pour retirer les chèques ainsi que les relevés des encaissements
journaliers.

Après avoir fini le tour des banques, il se dirige à la BCC pour remettre les chèques à
l'encaissement au compte général du Trésor public.

A la BCC, pour attester la remise de ces chèques, il complète un document appelé «


bordereau de remise de chèques et titres valant espèces » sur lequel il transcrit le numéro du
chèque, le montant et appose sa signature. Ensuite, il remet ces chèques tout en apposant la
mention « à porter au compte du Trésor public » au dos du chèque suivi de sa signature et la date
du jour.

Notons qu'il ne peut compléter ce document que si les spécimens sur les chèques ont déjà
été vérifiés par la BCC.

II.3.7. Procédures suivies


1er Etape : A la fin de la journée la banque commerciale ou la CADECO établit un relevé
journalier de perception ou d’encaissement, des recettes reprenant les références de bulletin de
liquidation et de quittances y relatives.

2e Etape : la banque commerciale établit les chèques certifiés et barrés uniques où un bordereau
de versement pour la CADECO, reprendra le montant total du relevé journalier.

3e Etape : les chèques endossés par l’inspecteur des Recettes du Trésor ou son délégué,
accompagnés des relevés journaliers de perception, sont déposés à la banque centrale.
28

4e Etape : le paiement ou le reversement se fait par compensation pour les banques admises en
chambre de compensation, il s’effectue en espèce, au moyen du bordereau de versement pour la
CADECO.

II.3.8. Les délais de reversement


- Les reversements du montant total des recettes des régies financières au compte du trésor
public ouvert dans le compte de la BCC, les agences de la BCC ou correspondants ; s’effectuent
dans les 48h de leur encaissement dans les villes et localités ou la BCC est représentée ou
implantée.

- Dans les localités où la BCC n’est pas implantée ou représentée le reversement se fait au moins
une fois par mois au moyen de B.V ou bordereau de versement, cas de la CADECO Bunagana
par exemple.
II.3.9. Régime de sanction pour non-respect de délai de reversement
- Les reversements par les intervenants des paiements reçus en règlement de dette envers
l’état au-delà du délai règlementaire entrainent, outre les reversements effectifs du
montant dû, l’application d’un intérêt moratoire ou intérêt de retard égal à 3% par jour
ouvrable du montant dû.
- La découverte, au cours d’un contrôle, du non reversement par les intervenants de
paiements reçus des dettes envers l’Etat pendant une période de plus de 30 jours
ouvrables au-delà du délai réglementaire entraine, outre le versement effectif du montant
dû, l’application d’un intérêt moratoire de 3% du dit montant des jours de retard et d’une
amande fiscale égale à la moitié du même montant.

II.3.10. Tâches exécutées


L'IRT nous a chargé d'exploiter les pièces comptables de différents bureaux de recettes,
vérifier les montants sur les relevés des encaissements journaliers correspondant aux montants à
payer indiqués sur les bulletins de liquidation et enfin effectuer l’enregistrement et ainsi que le
classement de ces documents après vérification. Enfin nous avons effectué des tours des banques
pour le retrait des chèques enregistrées sous le compte de la DGDA.
29

II.4. RECETTES PRINCIPALES/MODIFICATION ET CONTRE-


ECRITURE

II.4.1. RECETTES PRINCIPALES

II.4.2. Généralité
Le Bureau des Recettes Principales est l’un des cinq services qui composent la sous-direction du
guichet unique de Goma-Ville.

Cette dernière est composée de :

a. L’inspection de vérification ;

b. L’inspection de la prise en charge et apurement ;

c. L’inspection des litiges, modification et contre écriture ;

d. Les recettes principales et

e. Les archives.

Ce bureau, étant un service du Guichet Unique/Goma-Ville, a comme mission de faire le suivi


des perceptions des droits et taxes à l’importation, à l’exportation et la production locale pour le
compte du trésor et aussi pour le compte des services connexes.

Il est dirigé par un Receveur Principal ayant comme grade, Chef de Bureau ou contrôleur. Il
coordonne toutes les activités au sein de ce service.

Le Receveur principal, appelé autrement Comptable Principal est secondé, dans l’exercice de ses
fonctions, par des receveurs et des receveurs adjoints appelés comptables subordonnés.

II.4.3. Les attributions au sein des Recettes principales


Aux recettes principales, le travail est effectué selon les attributions telle que confiées par les
receveurs principaux.

1) Le Receveur principal (Comptable titulaire ou Comptable Principal)


30

Il supervise et coordonne toutes les activités effectuées au sein de son service, il a comme tache :

 Dès son entrée dans son bureau, il doit d’abord avant toute activité journalière, ouvrir le
journal de caisse pour permettre aux banquiers de procéder aux opérations
d’encaissement ;

 Accorder la main levée ou l’autorisation d’enlèvement des marchandises (Art 138. CD).

Pour qu’il y ait main levée, il faut que :

 Le déclarant puisse présenter la quittance et le bordereau de versement ;

 Le receveur puisse vérifier s’il n’y a aucune infraction sur cette déclaration ;

 Le receveur puisse vérifier si tous les droits et taxes ont été payés.

Après avoir tout vérifié, il édicte le bon à enlever.

 Il accorde aussi le crédit d’enlèvement (Art 139, CD) et la vérification à domicile (Art.
130, CD) des marchandises.

N.B : Le crédit d’enlèvement d’une marchandise est accordé et doit être apuré dans un délai de
14 jours à compter de la date du visa de sa demande.

1) 1er Receveur

Il a pour taches :

 La liquidation des droits et taxes après toute vérification (Art 136 et 137 CD) ;

 L’élaboration de relevé mensuel du manque à gagner dû aux exonérations accordées.

Procédure pour liquider les droits et taxes 

 Ouvrir l’applique Sydonia ;

 Sydonia-RD Congo ;
31

 Dédouanement ;

 Déclaration ;

 Déclaration de marchandises ;

 Déclarations de marchandises (encore) ;

 Recherche ;

 Clic droit ;

 Clic droit sur la ligne de la déclaration, puis cliquer sur liquider.

2) 2ème Receveur

Il est chargé :

 De l’établissement de la note de versement du guichet unique ;

 De l’élaboration du relevé mensuel de conciliation des données entre la BIVAC et la


DGDA.

BIVAC : c’est une organisation internationale, qui aide plusieurs pays d’Afrique ou du monde
dans la certification des valeurs, des marchandises importées à travers le monde ;

ATRIVAC : c’est l’attestation de vérification par BIVAC.

3) 3e et 4e Receveurs

Ils sont chargés :

 De la communication des recettes journalières ;

 De l’élaboration des statistiques du bureau Guichet Unique/Goma-Ville ;

 De la tenue de la comptabilité douanière ;

 De la saisie de DS4 (pour les marchandises provenant des entrepôts voir petite barrière)
dont la valeur est inférieur à 2500$.
32

Procédure de dédouanement

La déclaration des marchandises à un caractère obligatoire c’est-à-dire l’importation ou


l’exportation des marchandises doit être déclarée au niveau de la direction douanière.

Pour arriver à percevoir les droits et taxes, la douane doit suivre une certaine logique édictée
dans le livre de code de douane.

 La conduite des marchandises en douane (titre 4 du code de douane chap. I, art 97 et 98) ;

 La prise en charge : procède à l’enregistrement des informations orientées à la


marchandise importée ou exportées pour permettre un bon déroulement de la perception.

 Ces informations sont :

- L’origine de la marchandise (provenance) ;

- Poids de la marchandise ;

- Quantité de la marchandise ;

- Qualité de la marchandise.

 La prise en charge génère un document de manifeste ou une déclaration de chargement et


c’est sur base de ce document que l’opérateur économique crée sa déclaration.

 Création et dépôt de déclaration (cette tache revient à l’opérateur économique ou


commissionnaire en douane).

II.4.3. Tâches exécutées


Dans les recettes principales notre toute première tâche est la communication journalière
des recettes ainsi que les recettes connexes après une petite formation sur l’ouverture de l’état
P531 en SYDONIA WORLD. Ensuite, l’enregistrement et la liquidation des différentes
déclarations où l’on a vu comment faire l’ouverture d’état P531 de la procédure suivante :

- Clé SYDONIA RDC ;


33

- DGDA Rapport ;

- Rapport des partenaires (clique droit) ;

- Bureau (603 B)

- Code rapport (P531)

Enfin nous avons eu à déclencher les circuits de différentes déclarations enregistrées


34

CONCLUSION GENERALE ET SUGGESTIONS

Au terme de notre stage académique passé à la direction provinciale du Nord-Kivu de la DGDA,


nous avons trouvé que c’était une opportunité car ce bref parcours nous a permis de saisir les
généralités sur la DGDA ; plus particulièrement les rôles et tâches de quelques inspections où
nous avons été affecté. Ce stage nous a été d’un double intérêt quant à la pratique et à la théorie ;
ce double intérêt est d’autant plus grand car la théorie sans la pratique reste difficilement dans
l’esprit de l’apprenant.
Ce stage nous a été autant profitable car il nous a facilité la brève connaissance du milieu
professionnel et la pratique sur terrain en nous permettant de voir d’aussi près comment gérer les
hommes.
Nous avons pu constater l’apport du logiciel SYDONIA++ et SYDONIA world dans la gestion
des opérations douanières congolaise qui facilite à grande échelle l'accomplissement d'une des
grandes missions de la DGDA à savoir l'éradication de la fraude au niveau des douanes mais plus
important encore accélère les processus douaniers.
Nous avons également constaté que la DGDA remplit concrètement ses fonctions
en tant qu'une Direction Générale des Douanes et Accises en soutenant l'économie
nationale du pays en général et le ministère ayant les finances dans ses attributions en particulier.
Le stage effectué à la DGDA nous a permis d’apprendre beaucoup en ce qui concerne la
communication se déroulant au sein de l'Administration; entre agents et
cadres, et de connaître les conditions récuses lors de l'importation et exportation des
marchandises dans le domaine douanier.
DES SUGGESTIONS
Nous nous permettons ainsi de suggérer à la DGDA de procéder davantage à l'amélioration des
services
destinés à faire valoir les droits des agents afin de soumettre une requête sur laquelle on
notera la nécessite d'améliorer des conditions actuelles de travail pour permettre à la
DGDA de ne pas défaillir à sa mission qu'elle a depuis plusieurs années avec un leader qui veut
toujours mieux faire qu'hier et moins que le lendemain. Vous comprendrez ainsi
que s'il advenait que les agents ne se sentent plus à l'aise, le niveau de contrôle baissera,
35

la fraude prendra place encore et on ne saura condamner les douaniers car ils ne seront pas les
premiers responsables.

En plus, la Direction Générale des Douanes et Accises doit veiller particulièrement aux
besoins du site informatique car dans très peu de temps il sera difficile de le contourner pour les
processus douaniers; on devrait améliorer la
connexion internet pour faciliter une rapidité et équiper comme il se doit ce service;
penser toujours à la mise à niveau de ses agents afin d'évoluer au rythme du monde de
douane sans ambigüité.